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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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10 mai 2017

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !  Le  nom d'un petit village des Pyrénées Orientales est à l'origine de ce mystère, Cabestany, identité donné à ce sculpteur artiste de l'art roman sans nom. Je vous propose de découvrir cet artiste anonyme du moyen âge, dont l'identité reste une énigme.

On reste perplexe devant la beauté des sculptures romanes et du travail énorme que cela représente. Neuf siècle plus tard on reste admiratif et contemplatif. L'architecture romane j'adore !

Je constate que vous appréciez mes reportages, qu'ils ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site  www.belcaire-pyrenees.com

Je vous souhaite une bonne découverte.

 

Le maître de CABESTANY

Mais qui était ce Maître de Cabestany ?

Si vous vous intéressez aux "vieilles pierres", aux édifices du Moyen-âge, en Languedoc vous allez souvent entendre citer ce nom "Maître de Cabestany".

Avant toute chose, ce qu'il est faut retenir de l'art roman, c'est qu'il s'agit d'une histoire humaine. Certes, ce sont les Grands de ce monde et l'Église qui, dès le haut Moyen âge ont été les instigateurs de ces monuments, mais quel talent il a fallu pour élever les magnifiques édifices que vous allez pouvoir découvrir en Languedoc Roussillon et dans d'autres régions de France. Pensez à l'énergie qu'il a fallu pour extraire la pierre, la tailler et la transporter… L'habileté et l'ardeur des maîtres maçons, clercs ou laïcs et des ouvriers.

Le chanoine Craplet disait "L'art roman est plus que tout autre, un art monumental. Art de maçons, où le mur est premier. Mais en même temps, art de la foi… qui a le secret de distribuer la lumière autour des formes pures".

Ce n'est pas banal, voici l'histoire d'un des plus grands sculpteurs anonyme de l'âge roman dont on ne connaît pas l'identité. On a attribué un nom à ce sculpteur dont les travaux ont les mêmes particularités et c'est ainsi que l'on a pu identifier ses œuvres.

Un homme seul ?

Un homme, en tout cas, doté d'une forte et originale personnalité, d'une très solide culture chrétienne, acquise sans doute pour partie auprès de ses commanditaires, parmi lesquels figurent principalement des abbayes bénédictines. Un homme doué d'un sens aigu pour l'étonnant et le magnifique, d'une inventivité et d'une fantaisie débordantes.

Le Maître de Cabestany nous a laissé une oeuvre captivante, intrigante même, qu'un éminent historien de l'art n'a pas hésité à comparer à celle du Maître de Saint-Lazare d'Autun : GISLEBERTUS qui, lui, a signé de son nom nombre de ses sculptures, ce qui est rare au XIIème siècle.

 

Comment ce nom "Cabestany" lui fut attribué ?

 

En 1934, à l'occasion de travaux de rénovation dans la petite église de Cabestany en Roussillon dans les Pyrénées Orientales que fut découvert l’œuvre emblématique du Maître, le célèbre tympan en marbre blanc consacré à la glorification de la Vierge. Ce tympan sculpté représentant des scènes de la vie de la Vierge fut mis à jour fortuitement. La composition touffue de ce tympan très détaillé, comporte quatre scènes et vingt et une figures, la morphologie des corps aux mains disproportionnées, celle des visages aux yeux étirés ponctués aux commissures d'un trou de trépan, signature de l'artiste singulier. C’est ce tympan aux caractéristiques sculpturales uniques qui a conféré le nom à l’artiste, personnage énigmatique par sa conception et sa façon de travailler. C'est ainsi qu'il fut surnommé "Maître de Cabestany" ou "Maître du tympan de Cabestany". Découverte récente aux yeux des archéologues et historiens, qui croisent leurs recherches pour déterminer réellement d’où il vient et qui il était.

Le Maître de Cabestany est un personnage clé de la sculpture romane méditerranéenne de la deuxième moitié du XIIème siècle. N'ayant signé aucune de ses œuvres, ce nom lui a été donné par un historien de l'art, Joseph Gudiol, en 1944 d'après une des plus importantes de ses sculptures : le tympan de l'église Notre-Dame-des-Anges de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Son style si particulier a permis de lui attribuer un ensemble d'œuvres d'environ 121 pièces sculptées de ses mains, par son atelier ou par son cercle artistique.

Au début du XXème siècle, ce tympan se trouvait encastré dans le mur de la nef principale au sud. Il fut déposé au presbytère lors des travaux d'agrandissement. Il pourrait s'agir d'un marbre de remploi. Ses dimensions sont de 2,05 m de long pour 0,84 m de hauteur maximale. Son épaisseur est de 22 cm. Sous le tympan est sculptée une frise d'animaux sauvages sur lesquels s'appuient les personnages. L'existence de cette frise rend impossible l'emploi de ce marbre comme tympan : Il s'agit plutôt d'un linteau sous lequel les fidèles passaient.

Détails : la scène centrale du tympan présente la glorification de Marie, aux côtés de son fils. De part et d'autre, deux scènes sculptées racontent les moments qui ont précédé cette apothéose : la résurrection de Marie à gauche et son assomption à droite.

Autres détails, l'assomption de Marie dans la partie droite.

Le style du Maître de Cabestany le distingue de ses contemporains et traduit une forte personnalité. Sa sculpture, très expressive, est caractérisée par "l'horreur du vide", l'espace de la matière est saturé de personnages. Ces derniers, aux corps trapus, présentent des mains aux doigts démesurément longs. Le drapé des vêtements est doté de très nombreux plis. Les visages sont triangulaires, le front bas, l'arête de nez tranchante, le menton quasi-inexistant et les oreilles hautes et décollées. Les yeux globuleux et en amande, sont souvent soulignés de deux trous de trépan, outil du sculpteur.

Les mains typiques, aux belles proportions, et surtout les têtes aux proportions du visage si caractéristiques, s'accordent avec la vigueur imprimée à la scène par un mouvement de désordre qui s'intègre dans la plénitude reflète des figures et des félins sans laisser de vide inexplicable. Exemple, les lions prennent des attitudes identiques à ceux qui figurent sur le seuil de Cabestany avec les queues s'enroulant en l'air. Les crinières, frisées ou raides, sont faites de traits parallèles, de même que les chevelures et les barbes des personnages. Comme dans toutes les œuvres du Maître, on constate la note prédominante de l'usage abondant du trépan.

Autre photo, du tympan marial dit du Maître de Cabestany (XIIème siècle) situé dans l'église Notre-Dame-des-Anges. 

Le tympan, en marbre blanc des Pyrénées, reste son oeuvre maîtresse, où prennent place la Résurrection de la Vierge en présence d’anges et de deux apôtres, son Assomption corporelle, et l’épisode de la ceinture envoyée du ciel, selon un récit apocryphe, à l’incrédule Thomas.

Autre photo, du tympan marial dit du Maître de Cabestany (XIIème siècle) situé dans l'église Notre-Dame-des-Anges. 

Toutes ces particularités ont permis de retracer le parcours du Maître et de son cercle. Après de nombreuses recherches et de recoupements d'autres sculptures lui furent attribuées. Allant de chantier en chantier, ils ont orné des édifices religieux principalement en Languedoc audois, en Roussillon et en Catalogne du Nord (Espagne), mais également en Navarre (Espagne) et en Toscane à Gérone (Italie). Cet artiste serait peut être un religieux voyageur dont les créations prennent en compte les avancées de la théologie mariale. Il fut aussi architecte.

Les chapiteaux c'est la partie élargie qui couronne une colonne et sert de support à l'arcade qui s'y appuie. Très souvent sculptés, ils sont soit "historiés", c'est-à-dire décorés de scènes racontant une histoire, soit décoratifs, représentant des plantes, des oiseaux, des animaux …

Saviez-vous que les chapiteaux remplaçaient les livres ! Les sculptures faisaient en sorte que les scènes évoquées soient très explicites. Elles pouvaient ainsi être facilement comprises par tous ceux qui ne savaient pas lire, et ils étaient nombreux à l'époque. Placé à cinq mètres de hauteur, les chapiteaux devaient être très lisibles d'en bas, voilà pourquoi les proportions des personnages n'étaient pas toujours, semble-t-il respectées.

Du Languedoc au Roussillon jusqu'à la Catalogne et la Navarre, l'oeuvre sculpturale marque le passage du Maître de Cabestany. Un maître original qui, à partir du milieu du XIIème siècle, se produisit à l'intérieur d'une zone à la signification artistique intense où il atteint une place prédominante en faisant éclater l'ardeur de sa vivacité et de son audace.

Si son nomadisme nous surprend par l'étendue du chemin parcouru pour l'époque, la surprise est encore plus forte lorsque l'on constate sa présence au-delà de cette région connue et dans le cœur même de la Toscane.

Cela peut paraître paradoxal que l'on n'est pas identifié formellement cet artiste sculpteur d'arts romans, alors que de nombreux documents très anciens nous apportent la lumière de façon parfois très détaillée sur notre histoire antérieure au moyen âge. L'Église doit certainement posséder dans ses archives des "actes de commandes" passés lors de travaux avec le nom de l'artisan. Réaliser un sarcophage en marbre tel que celui de l'église de Saint-Hilaire (Aude) demande de nombreuses heures de travail qui ont un coût important, une commande comme celle-ci laisse forcément des traces écrites, ces archives existent-elles encore ? C'est grâce à ces documents anciens que l'on pourra certainement identifier l'anonyme qu'est le maître de Cabestany. Aujourd'hui le mystère sur l'identité de cet artiste reste entier. Le décryptage des archives nous apportera peut-être un jour la réponse.

Plus de 121 pièces lui sont attribuées, en propre ou à son atelier.

 

Les œuvres majeurs identifiées et attribuées à ce jour au Maître de Cabestany :

 

- Église de Saint-Hilaire (Aude) sarcophage reliquaire en marbre de Saint Sernin, chapiteaux du XIIème siècle.

Le sarcophage reliquaire en marbre de Saint Sernin situé dans l'église de Saint-Hilaire (Aude).

Chapiteau Le tireur d'épines, situé dans l'église romane Saint Hilaire XIIème siècle. 

Chapiteau Mise au tombeau, situé dans l'église romane Saint Hilaire XIIème siècle.

- Église heptagonale Sainte-Marie à Rieux-Minervois (Aude) la réalisation en tant qu'architecte est attribuée au Maître de Cabestany, les chapiteaux en grès.

Chapiteau situé dans l'église Sainte-Marie à Rieux-Minervois (Aude).

- Cabestany (Pyrénées orientales), église Notre-Dame des anges, tympan glorification de la Vierge datant du troisième quart XIIème siècle. On ne sait pas si à l'origine ce tympan fut réalisé pour cette église.

- Frise du portail de l'église Sainte-Marie au Boulou. Ce portail concerne la frise qui coiffe le portail et les modillons qui la soutiennent. Parmi les modillons, on trouve quatre têtes humaines, une pomme de pin, un copeau et peut-être une pomme représentant le mal. Quant à la frise, elle montre l'enfance du Christ.

La corniche du portail de l’église de Boulou attribuée au maître de Cabestany. Sur la corniche du Boulou sont groupées des scènes de l’Enfance du Christ : la Nativité, la Bain de l’Enfant, l’Annonce aux bergers, l’Adoration des Mages, la fuite en Egypte. Non loin du Boulou, le portail de l’église de Monastir del Camp possède des chapiteaux proches par le style et l’iconographie de l’oeuvre du Maître.

Détails du bas relief de l'église de Boulou (voir photo du portail ci-dessus).

Détails du bas relief de l'église de Boulou (voir photo du portail ci-dessus).

- Chapiteaux du portail de l'église de Monastir del Camp à Passa.

- Vestiges à l'abbaye de Notre-Dame de Lagrasse (Aude).

- Le chevet de l'église de l'abbaye de Saint-Papoul.

Console sculptée d'une tête de monstre situé dans la nef de l'église abbatiale de Saint-Papoul (Aude).

- Fragment de tailloir avec masque de loup au dépôt lapidaire de l'abbaye de Caunes-Minervois.

- En Catalogne, restes de l'ample portail de l'abbaye Saint-Pierre de Roda et chapiteaux dans l'église Saint-Pierre de Galligants à Gérone.

Reliève provenant du monastère de Saint Pierre de Roda (Catalogne).

- En Toscane (Italie), les chapiteaux de l'abbaye Saint-Antime à Monticiano, une colonne sculptée provenant de la chapelle de la Pieve Vecchia à Sugana, près de Florence, aujourd'hui au musée d'Art Sacré de San Casciano Val di Pesa.

Chapiteau de l'abbaye romane Saint-Antime du XIIème siècle à Monticiano province de Sienne en Toscane du Sud (Italie), représentant Daniel dans la fosse aux lions.

Chapiteau de l'abbaye romane Saint-Antime du XIIème siècle à Monticiano province de Sienne en Toscane du Sud (Italie), représentant Daniel dans la fosse aux lions.

- En Toscane, trois chapiteaux du cloître de l'actuelle cathédrale du Prado.

Colonne sculptée conservée aujourd'hui au musée d'art religieux de San Casciano in Val di Pesa (Toscane) provenant de l'église San Giovanni in Sugana.

 

LE VILLAGE DE CABESTANY

 

Cabestany se situe pour ainsi dire en proche banlieue à l'Est de Perpignan, et à 214 km de Toulouse, 121 km de Carcassonne, 100 km de Béziers, 144 km de Foix et 323 km de Cahors.

Dès l'antiquité, Cabestany constituait une station romaine entre le IIème siècle avant J-C et le Vème siècle de notre ère comme le prouvent des céramiques, des pièces de monnaie et autre mobilier découverts lors de fouilles.
La Via Domitia (la voie Domitienne était une route romaine très empruntée) passait au sud-est de la ville.

Le blason du village de Cabestany.

La commune de Cabestany a adopté il y a quelques années le blason décrit par le chroniqueur Jaume Febrer vers 1650 comme étant celui du chevalier Père de Cabestany, qui aurait participé à la conquête de Valence en 1238. Ces armoiries portent une tête de Maure, entourée d’un serpent. L’emblème des têtes de Maure appartient aux traditions héraldiques de la Reconquête espagnole, et sont passées de la couronne d’Aragon à la Sardaigne et à la Corse au XIVème siècle.

Cabestany, place de la fontaine. 

Cabestany, place de la fontaine.

La commune de Cabestany est située immédiatement au sud de Perpignan, dans la plaine du Roussillon. Le village compte 9683 habitants (2014).

Le nom catalan de la commune (de Cap, "Tête" et "Estany", lac) n’a pas été francisé, (du latin caput stagni) veut dire en catalan "tête de l’étang", 
et désigne un village situé à l’extrémité d’un étang (un village de l’Hérault, Capestang, porte un nom semblable pour les mêmes raisons).

Les premières mentions du nom sont Cabestagnium en 927 et Caput stagnum en 1042.

Cabestany, la mairie.

- 927 Première mention, dans les textes, du village de Cabestany. Cette première mention du village de Cabestany, Cabestagnium, dans un acte de vente, Aton (prince wisigoth) vend à Wadalde (évêque d'Elne) deux alleux. Diverses appellations ont été répertoriées, en 927 : Villa de Cabestagnio, en 1211 : Villa de Capite Stangno, en 1342 : Villa de Capitestanyo.
- Au XIème siècle construction de l’église Notre-Dame des Anges (citée pour la première fois en 1089).
- 1175 Arnau, premier seigneur de Cabestany qui soit connu, rédige son testament.
- 1160/1212 Vie du troubadour Guillem de Cabestany, fils d’Arnau.
- 1260 Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (plus tard Chevaliers de Malte) acquièrent la seigneurie de Cabestany et le patronage de l’église.
- 1378/1381 Le village compte environ 145 habitants (39 feux).
- 1730 Fonte d’une cloche, qui existe encore de nos jours.
- 1793 Bataille franco-espagnole d’Orle et de Cabestany. Mise à sac du village.
- 1901 Le village compte  1497 habitants.
- 1930 Agrandissement de l’église vers le sud. Découverte du tympan de Cabestany qui suscite un intérêt.
- 1948 Le tympan de Cabestany est classé Monument historique.

 

L'ÉGLISE NOTRE DAME DES ANGES

   

Cabestany, à gauche, le clocher et à droite, l'accès à l'église Notre Dame des Anges. Une des cloches date de 1730.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges vue côté Sud.

Cabestany, le chevet de l'église Notre Dame des Anges.

Notre Dame des Anges est dédiée à la Vierge. C'est un édifice à nef unique avec abside semi-circulaire, construit aux XIème et XIIème siècles, dont la voûte a été refaite à la fin du moyen âge, époque où l'on a aussi ajouté deux chapelles latérales d'architecture gothique.

L'église Notre-Dame-des-Anges, qui abrite le tympan marial dit du Maître de Cabestany (fin du XIIème siècle) à qui on doit aussi le linteau 
de Saint-Génis de Fontaines et la frise du portail de l'église du Boulou. 

La charpente d'une travée de l'église date du XIVème siècle. À proximité de l'église, des restes de jarres enterrées, signes de présence d'un grenier et peut-être d'une villa romaine, ont été trouvés. Une autre villa de grande taille occupait très certainement les légers reliefs de l'actuelle rue de la Colline.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, la nef centrale de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, le choeur de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges, détails de la voûte du choeur.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges, nef unique avec abside semi-circulaire, construit aux XIème et XIIème siècles, dont la voûte a été refaite à la fin du moyen âge.

Cabestany, le balcon de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, le Christ agonisant dans l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, les fonts baptismaux de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, chapelle latérale de l'église Notre Dame des Anges.

L'ARCHITECTURE ROMANE

 

Pour faire court, voici un petit résumé concis sans prétention sur l'origine de l'architecture romane. Sans aborder les détails de l'architecture, il existe de nombreux ouvrages pour cela.

Architecture romane, adoptée et consacrée par l'usage depuis le début du XIXème siècle ; mais, il faut dire que la qualification : romane, appliquée à l'architecture, n'est pas contemporaine de la construction des monuments très anciens. S'il est vrai que l'origine du grand art de l'architecture remonte à la plus haute antiquité, il est non moins certain que le mot roman, désignant la période historique, est tout à fait moderne puisqu'il n'existe que depuis 1825. Avant d'être romane, en vertu de conventions archéologiques modernes, l'architecture était chrétienne, ainsi que le prouvent ses origines historiques.

Si l'on veut trouver l'origine de l'architecture romane, il faut chercher bien au delà de la fin de la domination romaine et étudier à Rome les basiliques civiles transformées en temples chrétiens dès les premiers siècles du christianisme.

Tailleur de pierres, un métier d'artiste.

Chapiteau représentant un tailleur de pierres au moyen âge.

Les églises reproduisent les dispositions et les formes des basiliques de Rome ; le style de ces constructions est romain, modifié par les influences locales, tout en gardant le souvenir très marqué des arts antérieurs, et surtout par la nature des matériaux que les architectes avaient à leur disposition et qui ont imprimé à leurs œuvres un caractère particulièrement original.

L'art mérovingien, c'est la fin de l'art impérial et le timide début de l'art roman. Le renouveau s'affirme avec la période carolingienne (VIIIème - Xème siècles), surtout avec Charlemagne, qui relève peu à peu le prestige de l'antiquité. L'Art roman est la première expression de notre génie national, c'est l'art des XIème et XIIème siècles.

Tailleur de pierres, un métier d'artiste qui n'a pas droit à l'erreur.

L'architecture romane qui la première a le sens de l'équilibre, dont l'art gothique perfectionnera le jeu délicat. C'est même elle qui inventera timidement) l'arc-boutant. Le dynamisme monumental est une des grandes inventions du Moyen Age, une trouvaille du génie humain.

 

Les outils des tailleurs de pierres.

   

Les outils des tailleurs de pierres.

- Pioche à pierre tendre – fig. 12.13.14.15

- Pioche à pierre dure – fig. 16

- Boucharde – fig. 17

- Boucharde mixte – fig. 18

- Boucharde à layer – fig. 19

- Ciseaux – fig. 20.21.22.23

- Gradines – fig. 24.25.26.27.28

- Poinçon – fig. 29

- Maillet – fig. 30

- Ciseaux et gradines avec manche en bois – fig. 32.33.34.35

- Ripes – fig. 38.39

   

Les outils des poseurs de pierres.

Le tailleur de pierres Franco Ripamonti de Loisail devant l'église Notre Dame à Mortagne au perche (61) en 1988.

Qu'elle est la différence entre l'art Roman et l'art Gothique :

L'art roman est apparu aux Xème – XIIème siècles, il est caractérisé par ses voûtes en berceau et par la construction de contreforts pour arrêter la poussée. Sur les chapiteaux, les colonnes et les tympans des portails, les artistes créent également tout un monde de personnages inquiétants,  monstres grimaçants et animaux fantastiques, qui entretien la peur de la justice de Dieu. Il faut suivre les principes de l'Église pour sauver son âme, suivre les sacrements. Ce sont des édifices relativement bas, aux murs épais et sombres, fenêtres peu nombreuses et petites.

Quand à l'art gothique apparu aux XIIème – XVème siècles, il se caractérise par des croisés d'ogives qui sont deux arcs qui se croisent en ogive. Il comportait de nombreux vitraux qui décorent la cathédrale, instruisant sur la bible les nombreux analphabètes. Le style gothique se reconnaît par la forme des ouvertures : partie supérieure en ogive, des édifices à la fois hauts et fins, des flèches souvent pointues et ciselées, un transept nettement développé, des vitraux nombreux et colorés, représentant des scènes très complètes des évangiles, la présence de rosaces sur la façade des cathédrales, des statues colonnes contre les murs à l'extérieur. Il y avait aussi des sculptures, des gargouilles et des anges. Ce sont des édifices très lumineux.

 

Pour les amateurs de photos anciennes en voici quelques unes du village de Cabestany :

Cabestany, la rue principale en 1900.

Cabestany, les écoles en 1910.

Cabestany, la Place en 1900.

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1910 (photo colorisée).

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1950.

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1950.

Cabestany, l'église qui fut le siège de la confrérie de Notre Dame des Anges en 19310.

Cabestany, le tympan oeuvre du maître en 1980.

Cabestany, le tympan oeuvre du maître tel qu'il était enchâssé dans le mur de l'église en 1950.

Cabestany, une vue aérienne en 1980.

Il existe un centre de sculpture romane "Maître de Cabestany" Parc Guillem 66330 Cabestany.  Le Centre est à la fois un musée, un centre de ressources, un espace dédié à des ateliers pédagogiques, un lieu d'expositions et de conférences.

 

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Architecture romane du midi de la France 4 tomes.

- BNF revue Les Grandes Industries de France 1891 (concernant les tailleurs de pierres).

 

 Si vous désirez participer et créer un reportage sur votre village, n'hésitez pas à collationner vos documents, photos et rédiger votre texte, je me charge de le mettre en forme sur ce site web. Je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

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Tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! 
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Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

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L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.  

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Réalisé par Jean-Pierre
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2 avril 2017

 Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Aujourd'hui escapade et visite un petit village historique peu connu situé au pays du Razès.

Vous aussi, si vous voulez faire découvrir votre village audois ou ariégeois, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage.

Le village de Caudeval se situe à  9 km de Mirepoix, 24 km de Limoux, 92 km de Toulouse, 47 km de Carcassonne, 110 km de Narbonne.

Caudeval à la "frontière" de l'Aude et de l'Ariège proche de Mirepoix (concernant Mirepoix, un reportage est visible sur ce site voir les sommaires). 

Le village de Caudeval 163 habitants, situé le long de D626  entre Mirepoix et Limoux.

Vue aérienne du village de Caudeval, et le château situé à l'Ouest du lieu.

Vue aérienne du château de Caudeval.

Blason du village de Caudeval.

Blason du village de Caudeval tel qu'on le trouve dans l'édition de 1696 du grand Armorial général de France par Charles d'Hozier.

Une vue générale côté Nord du village de Caudeval.

Une vue générale côté Sud du village de Caudeval. Vous emprunterez le chemin de Labade pour un point de vue sur le val de l'Ambronne.

Caudeval est une ancienne commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie, devenue, le 1er janvier 2016, une commune déléguée de la commune nouvelle de Val-de-l'Ambronne. Le village de Caudeval appartient à l'arrondissement de Limoux et au canton de Chalabre. À mi-chemin entre Mirepoix (Ariège) et Limoux (Aude), Caudeval est un village culminant à 360 mètres.

En 2013, la commune comptait 163 habitants. L'évolution du nombre d'habitants a connu son apogée en 1851 avec 374 habitants. Les habitants de Caudeval se nomment les Caudevalois et les Caudevaloises.
 

 

La rue principale du village de Caudeval avec la mairie.

Caudeval en occitan Caudavalh, l'adjectif occitan caude, issu du latin calda signifie chaude. Le toponyme vient d'une forme latine "calida vallis" qui signifie "la fin de la vallée" ou "vallée chaude". Bien exposé au soleil, la vallée en question est la l'Ambronne, d'où la rumeur qu'il y aurait eu des sources thermales.

L'emploi en français du mot vallée est relativement récent et qu'on lui a longtemps préféré le terme vallvau. Le mot a survécu dans des expressions figées comme à vau-l'eau, par monts et par vaux ou au diable Vauvert ou dans des toponymes comme Val d'Oise.

Le village de Caudeval est cité sous le nom de Caldavale dans un document de 1202. Jusqu'au XIIème siècle les textes appellent l'endroit Vallis de Vindras ou Vallis Vintronis.

La tour Sud du château de Caudeval.

La rue qui mène au château de Caudeval.

                                

Le charme des rues de Caudeval.

La rue principale de Caudeval.

L'histoire de Caudeval se confond avec l'historique du château de Caudeval.

À la fin du XIIème siècle, le village de Caudeval fut créé au pied du château ; il comprenait une rue centrale et une ceinture de remparts, dont l'entrée se situait à l'angle Est ; il subsiste un angle de cette ceinture, appelé "la tourette". Des fossés entouraient le village. Les habitants étaient "à la disposition" du seigneur soit à titre de "main d’œuvre", soit comme adjoints d'hommes de guerre, tels que guetteurs. Les seigneurs épousèrent la cause cathare et la famille Aniort domina la région ; ce fait méconnu a écarté Caudeval, à tort et à l'encontre de l'Histoire, des sites cathares de l'Aude.

L'église de Caudeval.

L'église de Caudeval côté Sud.

L'église bâtie en moellon taillé, est dans son ensemble de style ogival. La belle fenêtre gothique du chœur est de construction récente. Il y a deux chapelles latérales. Porte d'entrée ogivale avec un blason martelé sous la Révolution. Une croix appuyée au mur extérieur érigée en 1752.

L'église de Caudeval côté Nord.

Le proche de l'église de Caudeval, le blason au-dessus de celui-ci fut martelé lors de la Révolution.

 

LE CHÂTEAU DE CAUDEVAL

Situé à la limite occidentale de l'Aude, à 9 km. Est de Mirepoix, le château de Caudeval était avant le XIIIème siècle, un fief du Comté de Foix.

Avant la construction du château, le site était une terre des comtes de Foix, appelée en 1132, "Vallée de Vendras", aux Xème et XIème siècles, nom gallo-romain formé sur "Venerius" plus suff."anum".

Le château de Caudeval, la façade Nord.

Le château de Caudeval, la façade Sud, la tour hexagonale abrite un escalier à vis.

La tour carrée du château de Caudeval située au Nord Est.

Le comte de Foix, Roger III, fit don de la moitié de ses droits sur la vallée de Vendras, quand sa fille, Brandimende, épousa Guilhem d'Alaigne, vicomte de Razès, en 1132. Le château comprenait l'actuelle partie Sud, de section rectangulaire et de dimension réduite (moins de la moitié de la surface de l'actuel château). Les défenses du château étaient puissantes, avec des courtines, sur une double rangée, et constituaient un très grand rectangle, "engerbant" la tour du IXème siècle. L'entrée était située sur la face Est ; deux corbeaux, de grande dimension, subsistent ; ils supportaient le mâchicoulis au-dessus de l'entrée, à la place de la tour extérieure Est.

La façade Est avec l'entrée du château de Caudeval.

   

La tour Nord Est du château de Caudeval.

Couvrant Mirepoix face à l'Est, le château de Caudeval fut pris en 1209 lors du passage des forces de Simon de Montfort. Deux boulets de pierre ont été trouvés datant du siège de 1209. Le pierrier était en position, selon toute vraisemblance, sur la colline sud et à moins de 100 mètres, là où des Templiers ont construit un ouvrage dont les fondations subsistent. Les suzerains de Caudeval furent, dès lors, durant près de six siècles les Levis-Mirepoix- Montbrun. Le château fut agrandi, puis doublé en volume : le mur ouest, fait de très beaux moellons, et des ouvertures intérieures sont le témoignage de ces travaux. Les courtines furent renforcées ; la courtine est subsiste avec ses trous de boulins pour, en cas de menace ou de siège, la mise en place de hourds.

Ce château a une histoire intéressante car au milieu du XVème siècle, il a appartenu à Jean d'Aulon, écuyer de Jeanne d'Arc et conseiller du roi.

Le château est en partie du XIVème siècle en l'occurrence : sous-sol, portes du rez-de-chaussée, tour avec escalier de pierre hélicoïdal.

Un document datant de 1132 mentionne le château, on estime à une vingtaine de défenseurs occupant la place.

Caudeval en 1565, à cette époque fut construit à la tour hexagonale un escalier en vis. La cour sud était pavée et on entrait dans la tour en franchissant deux marches, découvertes récemment en 1995. À l'extérieur, le renforcement des défenses fut réalisé par les Levis, quand ils construisirent les deux tours entre 1300 et 1350, la tour Est s'appuyant sur le mur-porte du premier château. Ces tours, de section carrée, étaient plus basses qu'actuellement. Le château est en partie du XIVème siècle.

Le château fut pris une deuxième fois, en 1575, lors des guerres de religion par des troupes protestantes. Il fut repris un an après.

Deux tours de défense extérieures datent de 1606, construites par les Labat.

Par suite d'alliances, la famille des Comtes de Rochechouart, Marquis de Faudoas, s'installa à Caudeval. Une aile est fut construite avec la cage du grand escalier. La toiture, plate, fut refaite avec un couronnement de génoises à cinq rangées. La tour du XVIème siècle fut rehaussée, ainsi que les tours extérieures. Dans treize salons et cabinets, des décors de gypseries furent réalisés. Certains décors sont uniques en France, ils représentent à la fois les armoiries des Rochechouart-Faudoas, les symboles de sièges de villes prises par certains Rochechoaurt et les attributs de Gouverneur de Province. D'autres rappellent les prénoms des enfants des Seigneurs de Caudeval au XVIIème siècle. Comme ces décors étaient de couleur blanche, il était nécessaire qu'ils soient fortement éclairés. Par voie de conséquences, les ouvertures à meneaux furent supprimées et de nouvelles ouvertures furent percées, doublant leur surface. Les façades actuelles sont identiques à celles du XVIIème siècle. Les fossés en eau furent comblés ; le sol de la cour pavée et les rues du village surélevées de 1,20 m.

La courtine fut percée pour construire le portique de pierres avec bossages et boules d'amortissement. Le portail en bois fut remplacé au XIXème par un portail en fer forgé, rappelant les décors de la rampe du grand escalier et dominé par une lyre, puisque le propriétaire, le comte de Tréville au XIXème siècle, était musicien et avait créé, au château, un atelier de luthier.

Le comte de Tréville fit détruire la tour du IXème siècle, de même que les Rochechouart firent démolir au XVIIIème siècle les courtines, sauf celles de l'est, combler les fossés et relever le niveau de la cour sud, ainsi que le niveau de la "cour des armes" ou "cour des tours".

Au XIXème siècle, l'Orangerie et les "communs" furent construits, en reliant le bâtiment principal aux anciennes petites écuries.

Le château a reçu de très riches et importants décors de gypseries. Des cinq niveaux, trois sont ornés de décors de gypseries, toutes blanches (treize salons et cabinets, cage du grand escalier). Ils datent de la fin du XVIIème, du milieu du XVIIIème, ceux de la salle de billard entre 1758 et 1765, enfin de 1780-1790 (guirlandes de fleurs, feuillages, chasse, nature). Trois panneaux de la salle de billard (7,50 m de h.) représentent, par l'art militaire et l'héraldique, les armoiries ainsi que la carrière militaire et civile de François-Charles, Comte de Rochechouart, Marquis de Faudoas, Lieutenant Général des Armées, Gouverneur de l'Orléanais et autres places. La réalisation de ces décors a entraîné l'agrandissement des ouvertures comme il a été dit ci-avant, afin de laisser davantage de lumière pour les éclairer ; des éléments de meneaux ont ainsi été retrouvés.

La façade Nord du château de Caudeval.

Galerie située au pied de la tour Nord-Est du château de Caudeval. Cette galerie voûtée doit à mon avis servir à l'évacuation des eaux de pluie de l'enceinte du château. Construction datant de l'époque où les fossés furent remblayés.

Château de Caudeval, on aperçoit la galerie voûtée, photo ci-dessus, à gauche au pied de la tour Nord-Est.

Le corps de bâtiment a été engerbé par une vaste construction en 1672, comportant en particulier un important escalier de pierre avec rampe en fer forgé de grande ampleur. Toutes les constructions sont en pierre de taille. Les Rochechouart firent démolir au XVIIIème siècle les courtines, sauf celles de l'Est, combler les fossés et relever le niveau de la cour sud, ainsi que le niveau de la "cour des armes" ou "cour des tour". Au XIXème siècle, l'orangerie et les "communs" furent construits, en reliant le bâtiment principal aux anciennes petites écuries.

Au XIIIème siècle, lors de l'Inquisition, "la question" fut très certainement pratiquée dans château de Caudeval, on a retrouvé dans les sous-sols des anneaux scellés dans le mur près du sol avec un fer de prisonnier.

Les portes datables des XIIIème-XIVème siècles se trouvent sur la partie ajoutée à l'arrière.

En 1885, il fut trouvé dans ce château un trésor en pièces d'or caché dans un sac dissimulé dans un mur de l'actuelle salle d'Armes. Les propriétaires à l'époque étaient Mr Ludovic de Tréville et sa soeur, Mademoiselle de Fournas.

Travaux de restauration : Depuis 1972, 700 m2 de toitures furent refaites ainsi que les façades des trois tours ; les intérieurs ont été aménagés. Pour tous ces travaux, le prix de l'Obélisque du Conseil de l'Europe des VMF et un prix de Chefs-d'œuvre en péril furent décernés. Le propriétaire reçut en 1982, de monsieur le ministre de la Culture, une lettre personnelle de félicitations.

Des décors de l'époque romaine ont été trouvés sur le site du château, en particulier deux fûts de colonne de 7 m de hauteur chacune. Au XIème siècle une tour existait à l'angle Nord-Ouest du château ; les fondations de cette tour ont été retrouvées et dégagées en 1988.

Le château était ouvert au public pendant une certaine période, à voir sur place si c'est toujours le cas, c'est fonction des nouveaux propriétaires. Il mérite d'être visité pour ses gypseries et son architecture.

 

POURQUOI LES CHÂTEAUX ONT-ILS DES TOURS RONDES ?

Une grande majorité des châteaux forts possèdent des tours rondes. A partir du XIIème siècle, tous les édifices médiévaux en étaient dotés, pour des questions de solidité. Celles-ci, pourtant difficiles à construire, se montraient très résistantes grâce à une surface d'impact réduite. La force exercée dessus se répartissait sur l'ensemble de la structure, à l'exemple de la pression exercée sur une voûte. De plus, la tour ronde permettait aux défenseurs et aux archers d'avoir une meilleure visibilité sur les alentours, sans angle mort. Ce choix de construction s'est imposé au détriment des tours carrées. Alors qu'elles surmontaient les premiers châteaux dès la fin du Xème siècle, les tours carrées s'avéraient trop faciles à détruire. Il suffisait aux assaillants d'en briser un angle pour qu'elles s'écroulent.

Le château de Caudeval façade Nord.

Blason gravé au-dessus d'un porche, à quelle famille appartient cette armoirie ?

Place devant l'entrée du château de Caudeval.

 

LES SEIGNEURS DE CAUDEVAL

Bertrand de Antihaco, seigneur de Caudeval en 1428.

En 1428, lettres patentes données par Charles VII (Loches, 9 décembre 1428) accordant à noble Jean d'Aulon, seigneur de Caudeval, maître des ponts et passages dans la sénéchaussée de Carcassonne, une pension de 200 livres tournois par an.

Jean d'Aulon le jeune mourut le 12 octobre 1446, probablement sans enfants, car, le 20 du même mois, sa châtellenie de Montréal avait passé à noble Mathieu d'Aulon, d'Olon ou de Lon (Mahul cartulaire du diocèse de Carcassonne), que nous présumons son neveu, parce que le fief de Caudeval, appartenant à Jean d'Aulon, après la mort de celui-ci, fut hérité par ledit Mathieu, qui devait être son fils, comme aussi, peut-être, Jean d'Aulon, en 1463 archiprêtre de Laurac-le-Grand, et Philippe d'Aulon, en 1469 homme d'armes de la Maison du Roi.

Aux Archives Départementales de la Haute-Garonne, série B, on trouve une indication datée de 1486 attribuant Mézerville au chevalier Jean d’Aulon né vers 1390 dans le comté de Fézensac, sa famille était originaire d'Aulon (Haute-Garonne), petite enclave du Nébouzan au coeur du Comminges + août 1458), conseiller du roi et sénéchal de Beaucaire.

Cette indication figure dans les actes du procès qui opposa le petit fils de Jean d’Aulon à Hélène de Mauléon. A l’issue de ce procès, Mézerville est attribué au petit-fils, comme faisant partie des biens propres apportés par feu Jehan d’Aulon lors de son mariage. En effet une autre indication, antérieure, nous est donnée par Maurice Vuillier dans « Histoire de la famille de Mauléon ». Il cite Hélène de Mauléon, dame de Caudeval, mariée le 23 septembre 1428 à Jean d’Aulon, chevalier, seigneur de Mézerville, Peyrefitte et Belesta.

Jean d’Aulon, personnage considérable selon l’historienne Régine Pernoud , « est célèbre pour avoir été pour Jeanne d’Arc le compagnon de tous les instants » de Poitiers à Rouen puisqu’il fut fait prisonnier avec elle. Une quittance, du 26 septembre 1450, nous confirme que Jean d'Aulon était seigneur du Caudeval, et que Charles VII, non content de lui conférer la capitainerie du château royal de Pierrepertuse, dont il jouit jusqu'à sa mort, l'avait encore honoré de la dignité de chambellan. Il décèdera en août 1458. Il fut gouverneur de Castelnaudary, puis gouverneur de Peyrepertusse, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes, enfin conseiller du Roi.

- Pierre d'Aulon, fils de Jehan d'Aulon. Noble Pierre d'Aulon, sera pourvu parle Roi de la châtellenie de Pierrepertuse le 18 décembre 1458.

- Gui de Levis, seigneur de Caudeval en 1493.

D’autres pièces d’archives citent en 1504 un Jean d’Aulon, petit-fils de Jehan d'Aulon, comme seigneur de Caudeval et de Mézerville. Le 23 juin 1517, ce Jean d’Aulon est condamné à avoir la tête tranchée, ses biens confisqués sauf un tiers à ses enfants légitimes.

- Astorg de Labat, marchand ; en 1570, son fils, noble Hector de Labat, bourgeois de Toulouse, capitoul en 1569-1570 qui fait érigé le domaine en baronnie ; et en 1626, le fils de ce dernier, noble Jean de Labat, d'Autignac, seigneur de Caudeval.

- Hector de Labat, seigneur d'Antignac, baron de Caudeval en 1565. Capitoul à Toulouse en 1569.Les deux coseigneuries furent réunies en une baronnie en 1565.

- Labat d'Antignac, barons de Caudeval, famille anoblie par le capitoulat de la ville de Toulouse dans la personne d'Hector Labat, seigneur d'Autignac. Capitoul en 1569. Il eut pour fils :

Armoirie de la famille Labat d'Antignac.

- Jean Labat, seigneur d'Antignac, qui épousa N. de Villeneuve qui était veuve le 20 juin 1648, dont il eut :

Une info supplémentaire : le 13 septembre 1626. François de Béon Cazaux, de la Bastide de Cazaux, château proche de celui de Caudeval, épouse Jeanne Labat d’Antignac, fille de Noble Jean Labat d’Antignac, seigneur de Caudeval.

- Jean-Pierre Labat, seigneur de Caudeval, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, épouse le 4 février 1636 Anne Olivier. Ils eurent pour enfant :

- Pierre Labat, d'Antignac, baron de Caudeval, maintenu par M. de Bezons, intendant en Languedoc, en 1670, en vertu du capitoul exercé par son bisaïeul. Baptisé le 6 mars 1647.

L'histoire néanmoins, fait mention d'un Guillebert de Labat, qui, l'an 1219, fut chargé conjointement avec Bernard de Montant, de la défense de la porte del Pontvielh, à Toulouse. L'un des descendants d'Hector de Labat, Jean François de Labat écuyer, sera à la tête de la baronnie de Caudeval en 1683.

On trouve aussi un Benoît Labat, anobli pour services en 1480. Armorial : "parti, au 1 de gueules à la fasce d'argent, accompagnée de 6 roses de même, les trois en pointe, posées 2 et 1 ; au pal d'or et d'azur ; au chef de gueules, cahrgé de trois besants d'argent".

- Pierre de Labat d'Antignac, en 1696 seigneur de Caudeval.

Document de vente datant de 1700, Insinuations faites en la cour du sénéchal du Lauragais, contenant : la vente faite par messire Pierre de Labat d’Antignac, seigneur de Caudeval, à Jacques Martin, habitant de Toulouse, de sept des vingt-quatre portions de la justice haute, moyenne et basse, de la directe et des autres droits seigneuriaux de la terre de Molandier, au diocèse de Mirepoix, ainsi que de tous arrérages de ces droits dus au moment de la vente.

Par suite d'alliances, la famille des comtes Clermont de Rochechouart, au baron de Rigaud de Rivayrolles conseiller au Parlement de Toulouse. Le marquis de Faudoas, s'installa à Caudeval. Peu après la Révolution, il a appartenu aux familles de Saint André et de Tréville le propriétaire, le comte de Tréville au XIXème siècle, était musicien et avait créé, au château, un atelier de luthier. Le comte de Tréville fit détruire la tour du IXème siècle, de même que les Rochechouart firent démolir au XVIIIème siècle les courtines, En 1885, il fut trouvé dans ce château un trésor en pièces d'or caché dans un sac dissimulé dans un mur de l'actuelle salle d'Armes. Les propriétaires à l'époque étaient Mr Ludovic de Tréville et sa soeur, Mademoiselle de Fournas. Son dernier propriétaire connu fut le général Delpoux. A Caudeval, ils fréquentent la famille Rouvairollis de Rigaud.

Armoirie de la famille Calouin de Tréville.

Vers 1660 Marguerite de Rochechouart fille de Jean François de Rochechouart + 27/06/1659 baron de Clermont, vicomte de Soulan, baron de Lescure et de Jeanne de Foix (x 28/08/1640), épouse N? seigneur de Caudeval. Elle est restée veuve sans enfant.

- François Charles de Rochechouart, comte de Rochechouart, le chef du nom et des armes de Rochechouart, né le 17 août 1703, marquis de Faudoas, premier baron chrétien de Guyenne, comte de Clermont et d'Aureville, vicomte de Soulan, seigneur de Caudeval et autres lieux, baron des États du Languedoc ; fut d'abord colonel d'un régiment de son nom, ensuite du régiment d'infanterie d'Anjou ; brigadier le 20 février 1734 ; maréchal de camp de 1er mai 1745 ; lieutenant général le 10 mai 1748 ; ministre plénipotentiaire de sa majesté. Fils de Charles de Rochechouart et de Françoise de Montesquiou. Enfants : Gabriel-Charles (mort en 1734), Antoine-Charles (mort en 1737), Diane-Adélaïde, Zéphirine-Félicité, Charlotte-Gabrielle, Aimery-Louis-Roger.

A partir de 1765, le château de Caudeval passa du duc de Rochechouard, au baron de Rigaud de Rivayrollis (conseiller au Parlement de Toulouse).

- Ludovic Antoine Joseph Calouin de Tréville, né le 7 janvier 1855 à Caudeval. En 1910 comte de Tréville propriétaire du château et maire de Caudeval.

- Le comte Gérard de Fournas Moussoulens en septembre 1936 meurt au château de Caudeval.

Son dernier propriétaire connu fut le Général Claude Delpoux décédé à ce jour.

Une vue sur le village de Caudeval.

L'entrée du château de Caudeval.

Place devant le château de Caudeval.

La tour carrée Nord-Est du château de Caudeval.

Le château de Caudeval.

Pour les amateurs voici quelques photos anciennes, si vous en possédez d'autres vous pouvez me les adresser afin de compléter cet article :

 

Groupe d'écoliers du village de Caudeval en arrière plan, en 1905.

La façade Sud du château de Caudeval en 1905.

Vue aérienne du village de Caudeval en 1975.

Bibliographie,  je citerai simplement les documents les plus pertinents :
 

- Revues de Comminges Société des études du Comminges T67 et T111.

- Dictionnaire universel de la noblesse.

- Revues l'AUTA.

- Pièces fugitives, pour servir a l'histoire de France Tome 3.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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10 mars 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !  Un petit village classé parmi les plus beaux villages de France se cache en Ariège à la limite départementale de l'Aude. Je vous propose une escapade en Ariège à la découverte de ce village au passé historique et religieux important pour la région au moyen âge.

Je constate que vous appréciez mes reportages, qu'ils ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site  www.belcaire-pyrenees.com

Je vous souhaite une bonne découverte.

 

Le village de Camon se situe à 101 km de Toulouse, 43 km de Foix, 55 km de Carcassonne, 31 km de Limoux, 124 km de Narbonne, 153 km de Béziers et 210 km de Cahors.

Camon entre Mirepoix et Puivert en passant par Chalabre (des villages dont un reportage leur a été consacré sur mon site, voir les sommaires), Montségur tout proche, vraiment un secteur où il y a de quoi éveiller en vous une passion d'historien.

Camon proche de la base de loisirs de Léran-Montbel. La voie verte en Pyrénées cathares (GR7) vous permet de rejoindre le village de Chalabre à pied. Le village de Léran le fief de la famille de Lévis.

Blason du village de Camon (Ariège).

Une vue aérienne du village de Camon.

Camon et son abbaye avec jardins en terrasse.

Camon est une commune limitrophe avec le département de l'Aude région Languedoc-Roussillon, le village s'est construit dans un méandre de l'Hers-Vif.

En 2013, la commune comptait 152 habitants. L'évolution du nombre d'habitants a connu son apogée en 1831 avec 628 habitants que l'on appelle les Camonais et Camonaises.

La commune fait partie de l'association Les plus beaux villages de France.

          

Camon, à gauche, la tour clocher fortifié de l'abbaye datant du XIVème siècle. A droite, porte d'entrée à l'abbaye du XIIème siècle, au moyen âge s'était l'entrée principale de village.

Camon, l'ancienne abbatiale.

Camon, les fortifications au Nord de l'abbaye avec sa tour carrée, rue des Remparts.

Toponymie : l'adjectif gaulois cambos,  camba,  cambon, paraît issu le substantif masculin cambo-, qui se retrouve sous cette forme ou celle de chambo, plus ou moins déclinés à la latine, dans les textes du moyen âge, et a donné généralement en France Cambo, Cambon ou Chambon, précédés ou non de l'article ; ce substantif devient au féminin Camba ou Cambe, en français Cambe ou Cambre, Chambe ou Chambre, parfois Champ, avec ou sans article ; le neutre Cambonum, qui est peut-être une contraction de Cambodunum, donne ordinairement Chambon, quelquefois Camon. (Dictionnaire archéologique de la Gaulle : Cambonum in pago Tolosano, Camon (Ariège).

Camon, le village aux mille rosiers.

Camon, une rue du village.

Le marché de Mirepoix tout proche du village de Camon.

Camon, ancienne fontaine du village.

Lors de la création des départements, Camon fut compris dans l'Aude et fut réuni à l'Ariège en 1794. Camon fait parti du canton de Mirepoix (Ariège), à 13 km au sud-est de cette ville, sur la route de Mirepoix  à Quillan, un petit monastère, dit de Notre-Dame de Camon.

Le village de Camon vu côté Sud.

Le village de Camon vu côté Nord avec la chaîne pyrénéenne au fond.

Camon a conservé avec ses vieilles maisons de style renaissance, dont l'une n'est autre que la maison du prieur, son église et son couvent, un cachet archaïque que l'on retrouve dans presque toutes les localités des environs ; les Bénédictins du couvent de Camon, si puissants au moyen âge, se partageaient avec les seigneurs de Chalabre et de Mirepoix, la suzeraineté de ces régions.

Le village de Camon, l'abbaye placée sous l'invocation de la Vierge Marie.

Camon, porte en arc du XIIème siècle, entrée de la citadelle.

Camon, rue verdoyante et ombragée du village.

Camon, porte d'accès à l'abbaye avec ses fortifications.

On pénètre dans la vieille citadelle par une porte en arc surmontée d'une petite vierge en pierre, et en remontant une petite rue, on arrive au pied d'un vieux perron.

Camon avec ses remarquables restes du passé religieux et féodal permet d'admirer du haut de la terrasse de l'abbaye, le beau panorama qui se déroule sur la vallée de l'Hers, petit cirque en cet endroit, limité par les collines boisées, arrosé par le cours méandreux de la rivière.  

Camon, le pont sur l'Hers à l'Ouest de village.

Camon, l'abbaye vue du pont sur l'Hers.

Camon, une vue sur l'abbaye et la chaîne pyrénéenne.

La tradition veut que ce soit Charlemagne qui ait, en 778, fondé un monastère sur cette petite éminence rocheuse située dans une courbe de l'Hers, placé sous l'invocation de la Vierge Marie et dénommé à l'origine : Sancta Maria monasterii Cambionis, l'abbaye fortifiée fut bâtie par la suite, donnée en 943 à l'abbaye de Lagrasse. Au XIIème siècle elle en devint un simple prieuré. La première enceinte fortifiée fut édifiée à la même époque, ainsi que le château de Montaragou. Le 18 juin 1279, l'abbaye avec ses fortifications fut détruite par la rupture du barrage de Puivert, qui emporta également Mirepoix et les autres villages de la vallée. En 1494, le village et son abbaye sont de nouveau mis à sac, cette fois par une bande de pillards.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Ouest.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Nord.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Sud-Ouest.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Sud-Ouest.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Sud-Ouest.

    

Camon, à gauche, la rose est omniprésente dans les ruelles du village. A droite, rue Charlemagne.

Camon, l'abbaye et ses remparts côté Nord.

Camon, la porte de l'horloge autrefois entrée principale du village fortifié.

Camon, la porte de l'horloge autrefois entrée principale du village fortifié.

    

Camon, autres vues de la porte de l'horloge avec sa tour clocher.

C'est Philippe de Lévis-Mirepoix, évêque de Mirepoix et prieur de Camon, qui va reconstruire au début du XVIème siècle l'ensemble des bâtiments que l'on voit aujourd'hui, dont le rempart du village. Entre 1560 et 1570, le cardinal Georges d'Armagnac, alors prieur de Camon, termine l'enceinte en y accolant une tour ronde.

Camon, l'ancienne abbatiale.

Camon, la tour clocher de l'abbaye avec ses contreforts côté Nord.

 

L'ANCIEN PRIEURÉ, ANCIENNE ABBATIALE DE LA NATIVITÉ DE LA VIERGE ET LES REMPARTS 

Lorsqu'on arrive à Camon, que l'on appelle aussi la "petite Carcassonne", on ne peut rater cette imposante bâtisse à l'architecture sévère. La légende veut que cette abbaye bénédictine fondée au VIIIème siècle ait été construite sur ordre de Charlemagne en 778. Quoi qu'il en soit, le premier acte mentionnant ce palais fortifié date de 943 comme simple couvent dépendant de la puissante abbaye de Lagrasse, dont au XIIème siècle elle est devenue un prieuré simple. Le pape Jean XXII (1316-1334), après avoir créé l'évêché de Mirepoix le 27 septembre 1317, décréta, par une bulle du 17 juillet 1318, que douze moines de Lagrasse viendraient mener la vie régulière au prieuré de Camon. Le prieur était seigneur féodal des habitants de la localité, ainsi que l'établit un acte d'hommage des gens de Camon au prieur Jordan de Roquefort, daté du 9 juin 1311, existant dans les archives de M. le duc de Lévis-Mirepoix. Des documents du 8 avril 1326, 16 mars 1331, le janvier 1356, montrent ce dignitaire de l'Eglise accomplissant ses fonctions de seigneur féodal, pour autoriser des paysans à faire moudre du grain ailleurs qu'à Camon, pour transformer des redevances en rentes annuelles, pour consentir et régulariser des baux de location.

   

Camon, à gauche la tour clocher. A droite, l'entrée de l'abbaye avec le chevet de l'église au fond.

Camon, l'abbaye et ses remparts côté Nord-Ouest.

Camon, la cour intérieur de l'ancien couvent.

L'ensemble conventuel fut abandonné et détruit en 1420 à la suite des troubles qui marquèrent cette période, le pape Alexandre VI donna ce prieuré de Camon à Philippe de Lévis, devenu évêque de Mirepoix (1497-1537) aux termes d'une bulle du 3 novembre 1498, confirmée par une seconde du 21 juin 1501, il entreprit, vers 1504, une reconstruction et une extension du prieuré et de l'église qui s'achevèrent en 1535. Il y fit installer un mobilier et des stalles, en 1515. Les bâtiments du prieuré, protégés par la rivière, furent défendus par une enceinte irrégulière dont on voit une grande partie le long du mur nord. Philippe de Lévis évêque de Mirepoix et prieur de Camon fit dresser les tours, mais les murs furent surélevés au moment des guerres de Religion. Les tours sont bâties à la fin du XVème siècle. À la fin du XVIème siècle, au moment des guerres de Religion, on surélève les murs. Il subsiste de l'enceinte principalement le mur nord. La forteresse du méandre, en référence au cours de l'Hers-Vif, fut fortifiée à trois reprises. Les vestiges de l'église et des remparts sont inscrits Monuments historiques.

La façade à 3 étages est percée de fenêtres de style Renaissance.

Camon, l'ancien couvent.

    

Camon, la cour intérieur de l'ancien couvent.

La porte d'entrée imposante, à deux battants, est surmontée d'une imposte ornée d'une grille en fer forgé et précédée d'un palier dans le mur duquel on peut admirer une croix romane sculptée en pierre avec encorbellement. Ce palier est précédé de sept marches.

Cette immense demeure, a conservé son dallage de forme spéciale qui pave le vestibule. C'est un assemblage de briques rouges placées de champ, et les dessins du carrelage sont coupés de briques de couleur noire.

A gauche par des baies ouvertes sur une cour, on aperçoit l'église, avec des fenêtres trilobées du meilleur style et des murs bâtis en pierre taillée, le tout du XIVème et du XVème siècle.

A droite sont établis les appartements de l'abbaye que l'on traite aujourd'hui de château : un cabinet de travail, où l'on remarque sur les murs, et au plafond des sculptures Louis XV (attributs de musique, école espagnole), un salon dont les murs sont recouverts de tapisseries, œuvre des religieux de Camon, et représentant les quatre saisons ; ces toiles sont remarquablement bien conservées, d'un bleu camaïeu et brun sépia, elles font un ensemble très gai ; une salle à manger meublée dans le style Louis XVI, dont les murs sont ornés de peintures naïves ; deux salles voûtées en ogive avec arcs doubleaux font suite à la vaste cuisine ornée d'un fourneau en pierre datant des moines et d'une belle collection d'ustensiles de cuisine en cuivre.

    

Camon, les fortifications de l'abbaye au Nord, rue des Remparts.

Camon, accès Nord à l'abbaye.

    

Camon, à gauche, accès à la cour intérieur à l'abbaye côté Nord. A droite, le clocher avec ses contreforts et une première ligne de muraille défensive.

    

Camon, les fortifications de l'abbaye au Nord, rue des Remparts.

Un escalier à dalles très larges et à cage très spacieuse amène au premier étage dont les ouvertures sont en pierre de taille à arc surbaissé ; les appartements sont spacieux avec des plafonds à caisson. On y trouve une salle voûtée en berceau, dont les murs récemment dépouillés de la couche de plâtre qui les cachait, montrent des peintures à fresque du génie italien. A côté, grande salle dite du Prieur avec un plafond à caissons reliés par des poutres merveilleusement sculptées, touillées et peintes de fleurs de l'époque Louis XV. Au milieu, superbe cheminée en pierre. Cette salle est pavée de petits carreaux XVIIème siècle. Une terrasse ouverte vers le midi permet d'admirer un splendide panorama sur la vallée de l'Hers et les collines boisées qui en limitent le cours.

    

Camon, à gauche, le clocher avec ses contreforts. A droite, la tour Nord-Ouest à l'angle de la rue de la poste.

    

Camon, à gauche, la rue des Remparts situé au Nord. A droite, le clocher et le chevet de l'église avec ses contreforts. 

Camon, porte de l'église autrefois abbatiale.

Cette vieille demeure est entourée de fortifications ou plutôt de murs d'enceinte. Le Prieuré de Camon était un monastère de l'ordre de Saint-Benoît situé sur les bords de la rivière de l'Hers, dédié à Saint-Sauveur et à la Vierge. On lit dans l'histoire des Ariégeois de Duclos que "d'après d'anciens manuscrits, l'Eglise et le monastère furent bâtis par Charlemagne à son retour d'Espagne". Le Prieuré de Camon existait en réalité depuis le commencement du Xème siècle. La première année du règne du roi Raoul, en 929, le Prieuré reçut une donation de Tendad et de Béliarde, sa femme.

Avant la grande réforme de la deuxième moitié du XIème siècle, plusieurs monastères lui avaient été déjà soumis. Ainsi, dès l'année 943, un archidiacre de Toulouse du nom de Sulpice avait rattaché à Lagrasse le monastère de Sainte-Marie de Camon, en Toulousain.

    

Camon, le clocher de l'église et son chevet, entrée Ouest. 

    

Camon, ancien couvent de l'abbaye et le château.

A cette époque donc, il était gouverné par l'abbé Sulpice auquel appartenait le fond sur lequel il était construit. Comme dit ci-avant, ce même Sulpice le soumit en 943 à l'abbaye de Lagrasse au moment où Sunarius était abbé de Lagrasse à condition de jouir, sa vie durant, du couvent, sous l'autorité de l'abbé de ce monastère.

Après sa mort, son neveu Bernard devait le régir de même, et après lui un autre Sulpice. Ils devaient professer la règle de Saint-Benoît. Après la mort de ces trois abbés, le pouvoir de l'abbé de Lagrasse fut absolu.

Le premier abbé de Camon choisi par l'abbé de Lagrasse en 999 fut Etienne qui était à la tête de Camon avec douze religieux. Arnaud fut abbé au moment du partage entre Pierre Roger, évêque de Girone et comte de Carcassonne, et Roger Bernard, comte de Foix. Camon avait encore titre d'abbaye ; l'évêque se la réserva avec celle du Mas d'Azil en1034.

En 1068, Camon est considéré comme une simple prévôté dépendant de Lagrasse avec Rigaud comme prieur dans est mentionné comme comptant parmi les possessions de Lagrasse.

L'ÉGLISE

L'église faisait partie du système défensif de la ville, sa façade nord étant appuyée sur les murs d'enceinte. Étroite et longue, l'église est resserrée entre les bâtiments claustraux et le chemin de ronde. Le clocher fortifié carré du XIVème siècle, soutenu par deux contreforts d'angle. L'état actuel date des XIVème et XVIème siècle.

Camon, le chevet de l'église avec ses contreforts, côté Ouest.

Le prieuré devint, à dater de 1580 l'apanage des cadets de la Maison Villemeur-Pailhès, le baron de Pailhès était gouverneur du comté de Foix et ami du roi Henri de Navarre (1572-1610), futur roi de France (1589-1610) ce qui évita la destruction.

Détruite en 1420 à la suite des troubles qui marquèrent cette période, elle fut reconstruite par Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix (1497-1537). En 1566, l'église fut incendiée accidentellement par les gardes du prieur Georges d'Armagnac. En 1660, elle est réparée ; mais ce n'est que vers 1699 que les bénédictins de Saint-Maur se réinstallent et entreprennent de refaire le mobilier. À la Révolution, elle est en partie détruite. Elle ne sera restaurée qu'au début du XXème siècle.

L'église de Camon, porte les armes de Philippe de Lévis et que l'on rencontre reproduites dans un certain nombre d'endroits : clef de voûte de l'abside, vitraux, etc.

L'église n'a rien conservé de l'ancienne abbatiale et de la reconstruction réalisée sous Philippe de Lévis. La reconstruction de 1699 n'a rien modifié à ses dispositions. L'édifice étroit et long est resserré entre les bâtiments claustraux au midi et le chemin de ronde au nord. Pour y pénétrer il faut suivre un étroit passage qui fait communiquer la porte nord avec les maisons du village. Les moines, quant à eux, entraient par un petit couloir, au sud, situé entre la chapelle et la sacristie.

L'église a une abside ronde sans transept ; elle a été complétée de deux chapelles latérales construites en 1661 et en 1664, ainsi que deux sacristies : celle du nord n'étant que le rez-de-chaussée du clocher carré.

Cette église possède un retable en bois doré avec colonnes en bois à torsades, des stalles gothiques en chêne sculpté. Seul, le chœur est voûté. Il est de style gothique élégant, il est ajouré par des vitraux de l'époque de Philippe de Lévis. La clé de voûte et ses vitraux portent les armes des Lévis et la légende SPES MEA DEVS.

Camon, la clé de voûte de l'église la nativité de la Vierge, porte les armes des Lévis.

L'église possède un bénitier en granit de forme polygonale sur le pourtour brisé duquel sont sculptés : JESVSMARIE-JOSEPH.

On y trouve encore une petite croix pastorale en argent et fleurdelisée qui a dû renfermer des reliques, données par Monseigneur et Prieur, Philippe de Lévis. Dans la grande chasse de Saint-Félicien, relique obtenue de Rome par Monseigneur de Lévis "une boîte en argent carrée avec le mot PAX et la couronne d'épines".

L'abbé Duclos dans son ouvrage "l'Histoire des Ariégeois" reproduit cette couronne qu'il considère comme le sceau des Bénédictins en 1620 ; "c'est une couronne d'épines et dans l'intérieur une croix grecque dont la branche horizontale est formée par le mot PAX, les extrémités de la branche verticale par une fleur de lys en haut, trois clous en bas".

Une grande croix en fer forgé est appendue très-haut dans la nef à droite. À gauche, sculptés dans le mur, on voit les quatre évangélistes avec leurs attributs.

Il existe aussi dans une chapelle la tombe des derniers abbés.

Il existe aux archives du château de Léran 47 pièces authentiques ou parchemins intéressant l'abbaye et l'église de Camon.

Le clocher carré, de style roman, un petit escalier à vis de 118 marches permet d'accéder à la porte d'entrée du clocher qui renferme quatre cloches. La plus ancienne date de 1513 et a été offerte par Philippe de Lévis, deux autres cloches datent du XVIIème siècle et la plus récente du XIXème siècle.

Il fut découvert en 1908, chez Maître d'Esperonnat, notaire à Tuchan (Aude), au milieu de ses minutes, un sceau en bronze ayant appartenu au prieuré de Camon. En voici sa description :

Le sceau en question porte l'inscription circulaire suivante : + S : CVRIE : BEATE : MAIE : DE : CAMONE = + Sceau de la Cure de la bienheureuse Marie de Camon.

Il y a sur l'autre face un renflement central, terminé par un trèfle ajouré dans le style du XIVème siècle et destiné à faciliter l'apposition sur la cire.

Un autel, un tabernacle à ailes et un petit retable en bois doré, accompagnés de plusieurs toiles-peintes présentent aux visiteurs un décor de qualité. Aménagements intérieurs et décors datent du XVIIIème siècle. La voûte du chœur, le bénitier, le maître-autel sont classés.

 

Camon, secteur rue Charlemagne et la Terrasse.

    

Camon, ancienne porte médiévale avec son clocher, accès à la zone fortifiée.

    

Camon, et ses ruelles pleines de charmes.

Camon, la rue des Remparts.

Camon, ruelles étroites et ombragées.

    

Camon, ruelles étroites et ombragées, belles rénovations de maisons à colombages, caractéristiques au Moyen-âge.

    

Camon, ruelles étroites et ombragées, ancien couvent.

LE CHÂTEAU DE CAMON

Les appartements de l'abbaye que l'on nomme "château" possèdent de riches aménagements intérieurs du XVIIIème siècle qui témoignent de la puissance de ce lieu religieux. Actuellement la bâtisse est un hôtel.

Camon, salon du XVIIIème siècle, une des pièces de château, aujourd'hui aménagé en hôtel.

LE JARDIN D'AGRÉMENT DE L'ABBAYE DE CAMON

Le jardin d'agrément de l'abbaye de Camon, propriété privée, est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable).

Camon, les jardins de l'abbaye.

Camon, les jardins de l'abbaye.

LA MAISON DES PÉNITENTS BLANCS

Une façade ornée de symboles théologaux : l'ancienne chapelle des pénitents blancs du XVIème siècle ; elle est aujourd'hui privée et habitée.

LA MAISON HAUTE

Ancienne tour des remparts, intégrée au système défensif du bourg fortifié, la maison haute fut transformée au XVIIème siècle en demeure seigneuriale. Aujourd'hui privée et habitée, elle est inscrite au Monuments historiques.

Camon, la maison Haute.

COMBAT DE CASTELNAUDARY – Le duc de Montmorency est fait prisonnier le mercredi 1er septembre 1632 suite à de nombreuses blessures. Le maréchal de Schomberg ne voulant pas laisser le duc de Montmorency à Castelnaudary. Il transporter le duc le 05 septembre pour le mettre en lieu sûr au château de Lectoure dont le maréchal de Roquelaure était gouverneur. Il posta aux environs huit cornettes de cavalerie pour la sûreté du prisonnier. Henri de Montmorency fut envoyé devant le Parlement de Toulouse présidé par le garde des sceaux. Sur ordre de Richelieu le parlement le condamna à mort. Le duc fut décapité dans la cour de l'hôtel de ville le samedi 30 octobre 1632.

Selon une légende, dans la maison "haute" à Camon on prétend qu'en 1632 après sa défaite de Castelnaudary par les troupes royales, le duc Henri de Montmorency aurait trouvé refuge jusqu'au jour où il aurait été livré à Richelieu qui lui fit trancher la tête à Toulouse.

Camon, autre prise de vue de la maison Haute.

La Maison Haute du XVIIème siècle, intégrée au système défensif du bourg fortifié présente, sur un puissant soubassement maçonné, un remarquable exemple de mise en oeuvre des techniques du pan de bois et du torchis attribuable au XVIIème siècle. La Maison est un ensemble résidentiel conséquent, réunissant au moins trois propriétés distinctes, installé sur un soubassement à vocation défensive. Il s'agit peut-être d'un programme mixte, à la fois civil et militaire.

LE MÉTIER À FERRER LES BŒUFS

Jadis dans les villages ruraux, il était de tradition de ferrer les bœufs pour éviter l'usure de la corne de leurs sabots. Le ferrage s'effectuait pour les animaux les moins dociles avec un métier à ferrer. Celui de Camon a été utilisé jusque dans les années 1970. Restauré en 1993, il est l'un des rares en état de fonctionner dans la région Midi-Pyrénées.

Vieux métier à ferrer les boeufs en 1905.

Les environs de Camon.

LES CABANES DE CAMON

Une des 120 cabanes en pierres sèches de Camon "La Gaita".

Autre nom donné à ces cabanes : capitelle, l'orthographe capitèle est des plus rares, cette forme francisée de l'occitan capitèl, employé en Ardèche, employé dans les garrigues du Gard, est attestée dès 1620 (sous la forme "cappitelle") en français notarial à Nîmes, où il désigne une cabane de vigne ; propagé par les érudits gardois et ardéchois du XXème siècle, "capitelle" a connu un franc succès et une grande diffusion, supplantant totalement ou partiellement les vocables vernaculaires dans d'autres régions ainsi dans les Pyrénées-Orientales, dans l'Hérault et dans l'Aude et même tendant à prendre le sens générique de "cabane de pierre sèche" dans l'ensemble du Languedoc-Roussillon; le terme capité, employé dans la région du Monastier, en Haute-Loire, est une forme locale de capitèl.

Témoins du passé viticole de Camon, les constructions en pierres sèches ont défié les lois du temps. Au Xème siècle alors que l'abbaye devient possession de Lagrasse, les paysans vont commencer à cultiver les terres autour du village. Pour faciliter la culture de la vigne et des céréales, ils construiront aidés du savoir-faire des moines, terrasses, cabanes, puits, aqueducs en pierres sèches. Ces cabanes et la culture en terrasse seront utilisées jusqu'à l'épidémie du phylloxera à la fin du XIXème siècle. Ces constructions en pierres sèches ont bénéficié d'une attention particulière au travers d'un inventaire et de restauration. On peut les découvrir aujourd'hui lors d'une très agréable balade guidée.

Cabane en pierre sèche de Camon.

A SAVOIR : Un inventaire de titres et de documents historiques de Camon a été réalisé par l'abbé Edmond Baichère le 31 janvier 1790 et 12 août 1791. L'inventaire détaillé fait la liste des meubles et effets du monastère de Camon à cette période (Mémoires de la société des arts et des sciences de Carcassonne 1910).

LISTE DES PRIEURS DE CAMON

Le premier abbé de Camon choisi par l'abbé de Lagrasse en 999 fut Etienne qui était à la tête de Camon avec douze religieux.

- Arnaud fut abbé au moment du partage entre Pierre Roger, évêque de Girone et comte de Carcassonne, et Roger Bernard, comte de Foix. Camon avait encore titre d'abbaye ;

En 1068, Camon est considéré comme une simple prévôté dépendant de Lagrasse avec Rigaud comme prieur.

- Bertrand de Villemur en 1172 plus tard évêque de Toulouse.

- Pierre de Clermonl de 1180 à 1190.

- Palassin de 1221 à 1227.

- Guilhem de la Crouzille qui en 1237 avait des différends avec les seigneurs de Lordat et de Mirepoix ; il vivait encore en 1247.

- Peitavin 1247-1251.

- Pons de Vilar, appelé par l'abbé Duclos : Pons de Villiers en1272 qui en 1273 transigea avec Jean Ier de Bruyères, seigneur de Puivert et de Chalabre, au sujet de certaines rentes.

- Bertrand de Caslelnau, religieux de l'abbaye de Lagrasse 1296-1298.

- Jourdain de Roquefort, 1316-1328.

- Baynaud Foucault 1328-1366 qui devint chapelain du roi Jean le Bon en 1351, succéda à Jourdain de Rochefort. Il eut une querelle avec François et Pierre de Lévis qui avaient tué des vassaux du monastère. Puis vinrent :

- Guilhaume de Folcrand 1336.

- Olivier de Pompilin 1396-1401.

- Bernard de Laroque 1420.

- Bernard de Queysses 1470-1481.

- Ondouin d'Abzac 1482.

- En 1494, l'Église et le monastère étaient ruinés et détruits ; les religieux, manquant de ressources, abandonnèrent le monastère. Seul resta le Sacristain.

- En 1501, Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix depuis l'an 1497, plus tard nommé par François Ier abbé de Lagrasse, fut élu Prieur de Camon.

- En 1538, Charles Bernard d'Enonville, cardinal évêque de Macôn remplaça Philippe de Lévis.

Puis vinrent successivement :

- Georges d'Armagnac 1531-1560, cardinal archevêque de Toulouse.

- Jacques de Villemur, 1580.

- Jacques.de Villemur 1600-1603, son neveu.

- Jacques Philibert de Villemur 1650-1712, par suite de la résignation du précédent.

- Georges de Villemur, 1712-1718.

- Thomas Lavaur, 1720.

Les religieux restèrent au couvent de Camon jusqu'en 1608, à cette époque le monastère fut abandonné, la régularité n'y fut rétablie qu'en 1699 longtemps après l'union de Lagrasse à la Congrégation de Saint-Maur.

Pour les amateurs de photos anciennes en voici quelques unes du village de Camon :

L'abbaye de Camon vu du pont sur l'Hers situé à l'Ouest du village, en 1905.

Camon, entrée de la citadelle porte de l'horloge en 1905.

    Camon, entrée de la citadelle porte de l'horloge en 1905.

        

Camon, à gauche, résidence seigneuriale du XIème siècle, en 1905. A droite, entrée principale de l'abbaye habitée par les Bénédictins dés le VIIIème siècle, en 1905. L'abbaye selon la légende, servit de cachette au duc de Montmorency.

Camon, l'église de l'ancienne abbaye des Bénédictins datant du VIIIème siècle, photo datant de 1905.

Camon, une vue générale du village en 1955.

  

Camon, à gauche, "la maison haute" résidence seigneuriale du XIème siècle, en 1905. A droite, le clocher de l'abbaye datant du XVème siècle, en 1950.

 

Bibliographie :

- Mahul, Carlulaire et archives de l'ancien diocèse de Carcassonne T. 11, p221 et 305.

- Chartrier de M. le duc de Lévis-Mirepoix.

- L'histoire des Ariégeois, par M. l'abbé Duclos.

- Bulletins de la société d'études scientifiques de l'Aude SESA T31.

- Histoire du Languedoc.

- Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale T75.

- Revue d'histoire de l'Église de France.

- Mémoires de la société des arts et des sciences de Carcassonne tome 1.

 

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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15 février 2017

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! J'avais déjà abordé le sujet du château de Durfort lors du reportage sur celui de Termes, mais je m'étais dit qu'un jour je peaufinerai l'article et lui consacrerai un reportage à part entière. Retour dans les corbières, après avoir visité Villerouge –Termenès et Termes, c'est en empruntant cette petite route que j'aperçue émergeant de la cime des arbres ces remparts sortis comme dans un conte de fées. Je me suis arrêté pour prendre quelques photos et tenter de l'approcher, mais dommage le propriétaire n'était pas là pour me donner l'autorisation de visiter les ruines et de prendre des photos plus intimes avec ces ruines pour le reportage. Cette forteresse à vraiment un côté mystérieux, elle mériterait que l'on entreprenne une sauvegarde de ses murs. Vous aussi, si vous voulez faire découvrir votre village audois ou ariègeois, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage.

Le village de Vignevieille et le château de Durfort se trouve à 132 km de Toulouse, 43 km de Carcassonne, 65 km de Narbonne, 89 km de Béziers, 77 km de Perpignan et 242 km de Cahors.

Au centre de Corbières vous avez des forteresses et abbayes splendides à visiter. C'est un secteur où il faut prendre son temps en empruntant les petites routes dans un magnifique cadre verdoyant au son des cigales. A voir aussi, les châteaux de Termes, de Villerouge-Termenès, Bouisse, Arques, Couiza, les abbayes de Saint-Polycarpe, d'Alet-les-Bains et de Lagrasse. Retrouvez tout ce patrimoine sur mon site en consultant les 3 sommaires.

Dans le secteur du village de Vignevieille et du château de Durfort, deux autres sites intéressants sont à visiter, il s'agit des châteaux de Termes et de Villerouge-Termenès.

Une vue aérienne du village de Vignevieille.

Blason du village de Vignevieille tel qu'il est dessiné dans l'armorial général de France par Charles d'Hozier en 1696.

Blason du village de Vignevieille.

VIGNEVIEILLE

Commune située dans les Corbières au sud-est de Carcassonne, elle compte 99 habitants (2013), en 1831 il y avait 372 habitants c'est l'apogée en nombre d'habitants que l'on appelle les Vignevieillais.

Toponymie concernant le village de Vignevieille : Attestée dans un texte en 1215 sous la forme villa Vinea Vetula. Le nom du village indique qu'elle était l'activité de ses premiers habitants. Dans la France du Moyen Âge ce type de village était souvent situé à proximité d'un établissement religieux afin de produire le vin de messe. Le développement de la vigne dans notre pays doit en effet beaucoup au christianisme car monastères et abbayes s'entourèrent de vastes vignobles.

Le village de Vignevieille.

Le village de Vignevieille, les ruines du château de DURFORT.

Toponymie concernant Durfort : une hypothèse est privilégiée, dans un manuscrit daté de 1093, il est fait mention du castrum quod vocator Durfort, traduction "château qu'on appelle Durfort". Certains l'interprète comme une juxtaposition des adjectifs dur et fort, au sens château fort qui constitueraient une allusion à un ouvrage militaire défensif réputé imprenable.

Le village de Vignevieille, la mairie.

Au XIIème siècle, les seigneurs de Gléon possédaient des biens sis au bourg de Vignevieille. Après la guerre des Albigeois, Alain de Roucy fut seigneur de Vignevieille. Du XIIIème aux XVIème siècles, les de Mage seigneurs de Salsa possède la seigneurie de Vignevieille. Les sieurs de Mage étaient, à la même époque, seigneurs de Nouvelles.

Le village de Vignevieille, fut toujours la propriété de l'abbaye de Lagrasse, elle se consacrait à l'élevage et la culture de céréales. Au XIVème siècle, les habitants n'échappèrent pas aux horreurs de la guerre de Cent Ans (1337-1453) et à l'épidémie de peste Noire (1347-1349). Par contre, ils furent protégés des condamnations abusives prononcées par les tribunaux de l'Inquisition. Même remarque lors des Guerres de Religions (1562-1598) qui virent s'affronter le gouverneur du Languedoc François de Joyeuse qui était aussi abbé de Lagrasse.

La "fontaine de la place" construite en 1897. Elle est constituée d'un bassin rond  en marbre rose de la carrière du Pic de Berlès située sur les Communes de Vignevieille et Salza. Cette Fontaine  monumentale, a en son centre une colonne où est inscrit : République Française 1897, Jouve. Elle coulait en permanence même pendant les années de grande sécheresse mais depuis 2014, le circuit d'eau a été automatisé, l'eau venant à manquer aux habitants.

Le village de Vignevieille, la place de la Fontaine.

Le village de Vignevieille, la place de la Fontaine.

Le village de Vignevieille, la place de la Fontaine.

Le marbre rouge du Pic de Berlès a servi aussi à la réalisation du bénitier de la petite et modeste église romane et l'autel style Louis XV de la chapelle de la Vierge. Cet autel avait appartenu à l'église du château de Durfort. Le pupitre, à ornements gothiques, à pied triangulaire, que l'on remarque dans le sanctuaire, est l'oeuvre d'un des derniers desservants de la paroisse.

Le village de Vignevieille, l'église Sainte Eulalie.

La chapelle Sainte Eulalie de Vignevieille est bâtie en dehors du village, sur une place ombragée par huit magnifiques platanes plantés en 1708. L'église est un édifice roman, vraisemblablement du XIIème siècle qui n'est apparu dans les textes qu'en 1351.

 

LA MAISON DE DURFORT

La communauté du hameau de Durfort était déjà unie à celle de Vignevieille dés le début du XVIIIème siècle. L'ordonnance du roi Charles V, du mois de mai 1366, attribue à Durfort 14 feu d'imposition.

Le château de Durfort est compris dans l'énumération des terres et seigneuries adjugées à Alain de Roucy seigneur de Termes, à titre de fief de l'abbaye de Lagrasse.

Ce château fut entrainé dans le parti des Espagnoles en même temps que celui de Termes, par le capitaine Saint-Aunès qui y commandait.

Une charte du XIème siècle, découverte depuis la publication du P. Anselme, fait mention de Foulques, seigneur de Durfort, au diocèse de Narbonne, vivant en 1050, premier auteur connu de cette maison Durfort Duras.

Donation de Bertrand de Durfort à Saint-Martin-des-Puits en 1093. Bertrand de Durfort reconnaît qu'il a retenu contre le droit l'abbaye de Saint-Martin-des-Puits qu'il avait reçue en héritage de son père Foulque, et décide, en accord avec ses frères et ses cousins, de la donner au monastère de Lagrasse.

Le château de Durfort, émergeant de la végétation abondante du lieu.

Le château de Durfort, les remparts Est de l'extrémité Sud où se trouve la tour.

Le nom de Durfort fut adopté par une branche de la maison de Foix. Lorsque les Anglais furent contraints d'abandonner la Guyenne, ils transportèrent en Angleterre la plupart des chartes de cette province, ainsi que celles des autres provinces du Midi, ce qui rend difficile de rechercher cette première origine, et la filiation qui remonte à la maison de Foix.

Les Durfort avaient le rang le plus distingué parmi les grands seigneurs du comté de Toulouse. Cette famille était tellement considérable que ses branches étaient établies dans les provinces du comté de Foix, dans le Quercy, le Languedoc et la Guyenne. Un grand nombre de localités portent encore aujourd'hui le nom de Durfort, dans les départements du midi de la France, l'Aude, le Gard, l'Ariège, le Lot, et la Lozère.

En 1138, Bertrand de Durfort épousa Melicente, cousine de Gaudefroy de Bouillon, roi de Jérusalem.

En 1163, le seigneur de Terme rend hommage au Vicomte Raymond de Trencavel, pour le château de Durfort.

Bernard de Durfort s'allia à Bernarde de Treilles en 1163.

Guillauniette de Durfort fut mariée en 1270 à Jourdain V, seigneur de l'Ile Jourdain ; en 1032 noble Pierre d'Auriac, seigneur de Durfort, épousa Louise de Couzina.

Le château de Durfort, la façade Ouest. 

Pendant les croisades, les Durfort se distinguèrent à la suite des rois de France. Philippe-Auguste s'embarqua en même temps que Richard Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre, pour la croisade qui fut entreprise, en 1190, contre Saint-Jean d'Acre. Le roi de France et le roi d'Angleterre avaient imposé tous ceux de leurs sujets qui ne prendraient pas les armes, de la dîme appelée dîme saladine. Bernard de Durfort se mit à la tête de quelques chevaliers français.

En 1209, début de la croisade des Albigeois. Le seigneur de Durfort se range du coté des cathares par son alliance avec Olivier de Termes son voisin. Il va donc subir une attaque des Barons du Nord.

La guerre des albigeois fournit à la famille de Durfort l'occasion de signaler sa valeur. Cette famille suscita en 1212 une opposition formidable à Simon de Montfort dans les provinces de l'Agenais.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Olivier de Termes (1200-1274), seigneur de Termes était aussi celui de Vignevieille.

Durant les XIIème et XIIIème siècles, les seigneurs de Durfort furent les témoins constants de tous les actes officiels de leurs suzerains, des restitutions faites par les seigneurs les plus puissants du midi au Chapitre de Carcassonne, à l'Abbaye de Lagrasse, à l'Abbaye de Villelongue ; ils assistèrent aux plaids donnés par le comte Alphonse Jourdain, à Toulouse, et plus tard par Raymond Trencavel, vicomte de Béziers. Ils furent témoins des hommages rendus par les seigneurs vassaux à leurs suzerains, ainsi que des traités signés entre le comte de Toulouse et le comte de Foix (1229), de la transaction passée entre Pierre d'Aragon et Raymond, comte de Toulouse (1201). Très puissants eux-mêmes et alliés à d'illustres familles, les Durfort étaient vassaux des seigneurs de Termes, qui prêtent serment à Raymond Trencavel non seulement pour Termes mais aussi pour le château de Durfort.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, l'éperon Nord avec l'échauguette.

Un seigneur redoutable, Robert de Mauvoisin, qui commandait sous les ordres de Simon de Montfort, s'étant emparé de la ville de Marmande, en fut récompensé par un don que lui fit Simon de Montfort, de toutes les propriétés que possédait à Fanjeaux Guillaume Durfort  en 1212.

Le 24 août 1215, à Alain de Roucy lieutenant du chef des Croisés sont adjugés les châteaux de Durfort, Laroque-de-Fa et Tuchan, les villages de Paziols, Maisons, Fauste, Bouisse, sept casals de Cazapié, les villages de Vignevieille, Villaret, Massac, les hameaux de Massaguel, Fourques, Cedeilhan, Couisse, les vallées de Caulière et Caudelière, Aureria et Lauriol, les châteaux de Triviac et Montrouch, la moitié des mines de Palairac et de son terroir, une albergue de deux chevaliers sur chaque casal "acasalé" de Palairac, Quintillan, Lairière et autres lieux du Termenès sauf le bourg de Lagrasse. Simon de Montfort confirme la sentence.

Irrités par cette spoliation les seigneurs du Termenès s'allièrent avec Ollivier de Termes et le fils de Trencavel, et se révoltèrent contre les agissements de Simon de Montfort. Mais ils furent obligés de se rendre et Hugues de Durfort est cité parmi les seigneurs et barons du Termenès qui prêtèrent serment de fidélité au roi.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, le côté Nord-Ouest.

19 novembre 1234, un acte de vente où Guilhem de Durfort, et sa femme Maceldis, sont cités.

 

En juillet 1241, délibération pour un contentieux entre l'abbé de Lagrasse, et son monastère, à Simon de Montfort et à Alain de Roucy, seigneur de Termes. L'abbé et le monastère de Lagrasse assurent que les villages et châteaux de Palairac, Lairière, Quintillan, Triviac, du Taichou, de Boussac et de Maisons et le terroir de Fourques sont de leur propriété et que les villages de Bouisse, Aureria et Lauriol, de Castillou, Fauste, Paziols, le Villaret, Massac, Massaguel, Cedeilhan, la Roque-de-Fa, Caulière et Caudelière, Tuchan, la moitié de Vignevieille et le château de Durfort sont tenus d'eux en fief Simon de Montfort et Alain de Roucy assurent que tout cela relève de la seigneurie de Termes, tombée entre les mains de Simon pour cause de l'hérésie des précédents seigneurs de Termes.

 

Les seigneurs de Durfort avaient adopté les idées religieuses de leurs suzerains ; car, en 1244, Bernard, Pierre-Raymond, Hugues et Guillaume, tous seigneurs de la Maison de Durfort, furent cités devant l'Inquisition de Carcassonne comme ayant assisté à une assemblée d'hérétiques albigeois.

En 1256 le roi se saisit du château de Durfort mais le restitua peu de temps après à Gaucelin de Durfort.

En 1263, on trouve Hugues de Durfort servant au siège de Montségur contre les hérétiques enfermés dans la forteresse.

En 1353, Guillaume de Durfort chevalier banneret fut commis à la garde du pays albigeois.

En 1376, on trouve un seigneur de Durfort, Guillaume Raymond, à la tête d'un corps de troupes du comte d'Armagnac, vassal du rai d'Angleterre, et en 1377, Gaillard de Durfort, seigneur de Duras, fut fait prisonnier par le comte d'Anjou en même temps que plusieurs barons de Gascogne, du parti des Anglais.

Raymond de Durfort, coseigneur de Saverdun, fut un des nobles qui, en 1331, cautionnèrent pour le payement de la dot assignée par Gaston II, comte de Foix, à sa sœur, Jeanne de Foix, qui épousa Pierre-Joseph d'Aragon.

Le château de Durfort, dans son écrin de verdure qui peut lui être néfaste si la végétation envahissante n'est pas contrôlée.

Le blason de Raymond de Durfort, chevalier français, tel qu'il est représenté par l'auteur des trobes, est un château fort qu'un lion s'efforce d'abattre. Sur les murs du château est l'inscription suivante : "SI ELL DUR, YO FORT" "S'il est dur, je suis fort".

La seigneurie de Durfort passa en 1652 à noble Pierre d'Auriac.

En 1659, le traité des Pyrénées scelle une paix entre l'Espagne et la France. Dans cette période de calme, le château est remanié pour donner plus de confort.

C'est le comte de Grave qui était seigneur de Durfort en 1789 ; l'archevêque de Narbonne possédait un fief sur ce domaine.

François Saury le grand père de Maître François Saury, notaire à Vignevieille, décédé en 1828, avait été fermier à Durfort et demeurait dans la partie encore habitable du château.

A la suite de l'émigration du comte de Grave, Durfort fut confisqué et vendu comme bien national à M. Malavialle, originaire de Pézenas, lequel le transmit, par ordre de primogéniture, à ses descendants jusqu'en 1885, époque à laquelle M. Brousté-Vié en devint propriétaire suivant jugement d'adjudication du tribunal civil de Carcassonne, sur licitation du bien de feu Hippolyte Malavialle, dernier de ce nom, ayant possédé le domaine et le château.

Au XVIIIème siècle, le château semble abandonné. Le fait que le château soit éloigné d'un village important, la ruine survirera car il y eut très peu de pillage de pierres.

La forteresse aurait besoin d'une sauvegarde, de consolidations de ses murs, pour permettre de la visiter car elle vaut le détour dans un cadre naturel splendide.

 

Le château de Durfort, sa façade Est.

Un petit mot sur les Durfort-Duras :

Les Durfort possédèrent cette seigneurie fort longtemps puisque en 1609 Duras lut érigé en marquisat, en duché en 1689 et en duché paierie en 1757 en faveur de la maison de Durfort. Duras est aujourd'hui un chef-lieu de canton du département de Lot-et-Garonne. Le premier nom que l'on trouve de la famille des Durfort dans les généalogies du père Anselme, est celui de Bernard de Durfort et de Ava, son épouse, lesquels eurent une fille nommée Aiguina, dont le nom a été conservé dans un acte de donation fait en faveur de l'abbaye de Moissac en 1063 ; mais quelle que soit l'ancienneté des Durfort, la terre de Duras n'est entrée dans cette maison que depuis l'année 1306, par le mariage de Marquésie de Goth, fille d'Arnaud Garcie de Goth, vicomte de Lomagne, avec Arnaud de Durfort, seigneur de Bajaumont. Arnaud Garcie de Goth était frère du pape Clément V, et de Galhard de Goth.

Blason de la maison Durfort-Duras.

Béraud de Goth, père de Bertrand de Goth, qui fut Clément V, d'Arnaud Garcie de Goth, et de Galhard de Goth, était seigneur de Villandraut, d'Uzeste, de Rouillac et d'Auvillars. La famille de Goth fonda un grand nombre de châtellenies dans l'Agenais et le Périgord. Un anniversaire était célébré dans l'église de Saint-Caprais d'Agen pour le repos de l'âme des principaux membres de cette famille. Ces souvenirs pieux ayant été abandonnés, Marquésie de Goth les renouvela par un obit. Galhard de Goth, frère de Clément V, avait fait testament le seize janvier 1305, en faveur de sa nièce ; et parmi les biens considérables qu'il léguait se trouvait la terre de Duras que Marquésie de Goth apporta en mariage en 1306. Galhard de Goth est qualifié de damoiseau dans les vieilles chroniques : Il portait le titre de seigneur de Duras. Telle fut l'origine de la maison de Durfort Duras. Ces deux mots Durfort et Duras ayant quelque similitude, les chroniqueurs ont écrit tantôt Durfort, Durefort et Duras-fort.

Extrait de carte IGN, le château de Durfort en partie ceinturé par une boucle de l'Orbieu, le chemin de grande randonnée GR36A passe à proximité.

Une vue aérienne du château de Durfort. 

LE CHÂTEAU DE DURFORT

Voici une photo datant de 1910, le château de Durfort majestueux entouré d'olivier et d'une végétation maîtrisée par nos anciens. Comparez la, avec celle ci-dessous, où tout l'environnement est laissé à l'abandon, la nature a repris ses droits, c'est dommage qu'un site comme celui-ci soit laissé dans cette état, il est temps de sauver ce patrimoine.

Le château de Durfort envahit par la végétation.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, zoom sur sa façade Nord-Est.

Le chemin d'accès au château de Durfort.

Sur un éperon à pic, les ruines de Durfort s'allonge et s'étirent, façade de grés jaune aux puissants contreforts, beau navire soutenu par des cales robustes, vaisseau de guerre démâté ; ce château était la première sentinelle avancée. La forteresse médiévale est posée sur une masse rocheuse, ses murailles massives venant se fondre dans la roche, entourée sur trois cotés par une boucle de la rivière Orbieu, rendant sa prise par l'ennemi difficile. Au XIXème siècle les collines autour du château  étaient couvertes de chênes verts, de champs cultivés et d'olivettes jusqu'au bord de l'Orbieu. Côté Est les vieilles murailles du château sont soutenues par de puissants contreforts.

Une vue aérienne du château de Durfort.

Une autre vue aérienne du château de Durfort.

Une échauguette désignait, du XIVème au XVIème siècle, la sentinelle. Le terme désigne une petite loge carrée ou cylindrique contenant une petite pièce, le plus souvent construite en encorbellement, munie de mâchicoulis et de meurtrières, destinée à abriter, dans un château fort ou une fortification, le veilleur surveillant le territoire environnant sur un large horizon, et à jeter des projectiles sur les assaillants.

L'éperon Nord du château de Durfort avec son échauguette encore debout.

Au rez-de-chaussée du château côté Est se trouvait une grande salle voûtée qui fut le corps de garde. Vers le Nord des baies en plein cintre sont encore là éclairaient l'intérieur d'un couloir et votre regard porte jusqu'au fond du ravin et au lit de l'Orbieu. A l'Ouest existe encore un passage couvert qui devait être un chemin de ronde, où se trouve une échauguette encore en état de bonne conservation. Au-dessus de la salle de garde on peut reconnaître les vestiges de la chapelle à l'architecture romane. Côté Sud les murailles épousent le rocher à pic de 50 à 60 mètres de hauteur. Le château comportaient d'anciennes oubliettes, et à partir de l'une d'elle un souterrain permettait aux gens du château d'arriver en cas de siège jusqu'au bord de l'Orbieu pour renouveler leurs vivres et leur eau.

Le château de Durfort, sur cette photo datant de 1910 on aperçoit très bien la tour ronde située à l'extrémité Sud-Est.

Le château de Durfort, la partie Sud-Est avec les contreforts.

Le château de Durfort, la partie Nord-Est, avec l'échauguette.

    

Le château de Durfort, à gauche, salle voûtée en partie effondrée. A droite, la tour de l'extrémité Sud vu de l'intérieur de l'enceinte.

Le château de Durfort, la tour de l'extrémité Sud.

Le château de Durfort, la muraille Sud-Est, au fond la tour.

     

Le château de Durfort, à gauche, l'extrémité Sud-est en contre bas que des contreforts, on remarque les salles voûtées en partie écroulées et des arbres poussent dans l'enceinte même du château, ce qui est très néfaste pour ses ruines. A droite, une vue Nord-Est très courante du château.

Le château de Durfort, salles voûtées en partie écroulées, à cause de la végétation envahissante.

Le château de Durfort, la façade Est.

Le château de Durfort, la partie Nord-Est.

Le château de Durfort, une des rares photos de la partie Nord-Ouest.

Le château de Durfort, une des rares photos de la partie Ouest comme celle ci-dessous.

Le château de Durfort, une des rares photos de la partie Ouest

Les ruines actuelles de la forteresse, comprenant une chapelle, des logis à fenêtres rectangulaires et une tour. De hauts murs épais, des caves et puits, des salles voûtées de bâtiments carrés, des tourelles d'angle, des échauguettes et une tour maîtresse sont encore visibles de nos jours.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, une vue d'ensemble de la face Est.

Le château de Durfort, la façade Est.

Le château de Durfort, vestiges de la tour carrée et de l'échauguette.

Le château de Durfort, une vue aérienne de l'extrémité Sud avec son cloisonnement de murs intérieurs.

ARCHÉOLOGIE 

 

Lors de travaux agricoles (année non précisée) ont mis au jour une fosse de 1,80 m de diamètre et de 0,70 m de profondeur, paraissant isolée : elle contenait une dizaine d'amphores écrasées (type IA et IC de Dressel). Ce type d'amphore trouve son origine sur la côte tyrrhénienne de l’Italie, la Dressel 1A est utilisée pour le transport du vin. L’époque de circulation constatée commence au 3ème tiers de IIème siècle avant JC jusqu’au 1er tiers du Ier siècle avant JC.

 

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Le village de Vignevieille, pont sur l'Orbieu en 1960. 

Le village de Vignevieille, et le pic Berlès (692 m) en 1960.

Entrée du village de Vignevieille, en 1975.

Le village de Vignevieille, place de la Fontaine en 1905.

Le village de Vignevieille, l'église en 1925.

Le village de Vignevieille, l'église en 1975.

Le village de Vignevieille, en 1980.

Le village de Vignevieille, le pont sur l'Orbieu en 1905.

Le village de Vignevieille, une vue aérienne en 1955.

Le village de Vignevieille, place de la Fontaine en 1975.

Le village de Vignevieille, en 1955.

     

Le village de Vignevieille, à gauche, l'ancien château en 1955. A droite, place de la Fontaine en 1975

Le village de Vignevieille, place de la Fontaine en 1905.

Le village de Vignevieille, en 1955.

Le village de Vignevieille, en 1970.

Le village de Vignevieille, la place de la Fontaine en 1905.

Le village de Vignevieille, en 1955.

Le village de Vignevieille, l'ancien château transformé en café hôtel "Hôtel Sourgnies" en 1905.

Le village de Vignevieille, carte postale double en 1925.

Le village de Vignevieille, le château de Durfort en 1980.

Le village de Vignevieille, le château de Durfort en 1955.

A voir sur ce site d'autres reportages sur les châteaux proches de celui de Durfort :

- Le château de Termes 1ère partie ICI.

- Le château de Termes 2ème partie ICI.

- Le château de Villerouge-Termenès ICI.

 

Bibliographie,  je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Cartulaire de Jacques Alphonses MAHUL.

- Précis historique sur la famille de Durfort-Duras.

- Recueil des chartes de l'Abbaye de Lagrasse. T. II, 1117-1279.

- Histoire générale du Languedoc.

- Bulletin de la société d'études scientifiques de l'Aude SESA.

- Chartes de l'abbaye de Lagrasse.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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30 janvier 2017

 Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Un petit coucou aux ami(e)s canadiens, américains et australiens qui consultent ce site régulièrement. Une petite balade dans le Minervois cela vous dit ? Le village d'Ouveillan vous savez où il se trouve ? Non ! Alors suivez-moi.
Vous aussi, si vous voulez faire découvrir votre village audois ou ariégeois, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.
Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage. 

 

Le village d'Ouveillan, se situe à 151 km de Toulouse, 56 km de Carcassonne, 15 km de Narbonne, 24 km de Béziers, 80 km de Perpignan et 262 km de Cahors.

Ouveillan, dans le Minervois, pays viticole.

Ouveillan, extrait de carte IGN avec les ruines de la Grange cistercienne Foncalvy.

Une vue aérienne d'Ouveillan.

Blason du village d'Ouveillan.

Ouveillan en occitan Auvelhan, ses habitants sont appelés les Ouveillanais.
Située dans le Minervois, elle est limitrophe avec le département de l'Hérault.
En 2013, la commune comptait 2 277 habitants. Son plus fort taux de population fut atteint en 1901 avec 2845 habitants. En 1793 le village comptait 900 âmes.

Toponymie : nom patronymique romain Ovilius,-anum. Le hameau primitif s'est donc développé à partir du domaine d'Ovilius.
Le nom d'Ouveillan peut avoir deux acceptions selon que l'on considère son origine latine ou occitane :
– en bas latin Ovilianum ou Ovelianum, vient de ovile, is, signifiant "bergerie", oveillo "berger", pourrait faire référence à l'élevage de la brebis, dont la bergerie de la grange cistercienne de Fontcalvy deviendra emblématique ;
– en occitan, Auvelhan, pourrait venir de auve, " île d'alluvion", et ferait référence à sa situation géophysique de promontoire au milieu d'un étang salin, aujourd'hui asséché.

La sortie du village d'Ouveillan.

Au petit matin l'église Saint-Jean d'Ouveillan.

Selon les époques, le village a porté les noms suivants :
Ovilianum en 924 ; Ecclesia Sancti Johannis de Oviliano en 1129 ; Castrum inferius de Oviliano en 1188 ; Ovelhanum en 1319 ; Ovelhan au XIVèm siècle ; Oveilhan en1639 ; Ouveillan en 1781. On trouve aussi castrum d'Ovilhiaino dans les archives.

La fondation d'Ouveillan est estimée au Xème siècle. À cette époque on parlait de la "villa (ou villare) de Oviliano", petit hameau d'exploitation agricole. Ouveillan ne sera qualifié de "château" (castrum) qu'à partir du XIIème siècle.
Extrait du Dictionnaire topographique du département de l'Aude, comprenant les noms de lieu anciens et modernes rédigé en 1912 par l'abbé Sabarthès curé de Leucate  : 
- Ouveillan, canton de Ginestas ; église paroissiale dédiée à saint Jean l'Évangéliste ; la cure était à la collation du chapitre Saint-Just de Narbonne ; fief du domaine royal ; sénéchaussée de Carcassonne. Les documents mentionnent le Château-Bas ou Vieux, sur le bord de l'étang desséché, et le Château-Haut, dans le fort. Première citation en 993 sous le nom "d'Ovelianum", puis "Ecclesia Sancti Johannis de Ociliano" en 1139.
- Le Terral, fief de la commune d'Ouveillan ; ancien prieuré sous le vocable de saint Martin ; ancienne propriété de l'abbaye de Fontfroide. Première citation en 1176 sous le nom "Castrum de Terrallo".
- Fontcalvi, fief de la commune d'Ouveillan ancienne propriété de l'ordre de Malte, puis de l'abbaye de Fontfroide. Première citation en 1275 sous le nom " Grangia de Fonte Calvio ".

Le village d'Ouveillan.

Le village d'Ouveillan.

Le village d'Ouveillan.

Ouveillan a été le nom d'une famille qui, pendant deux siècles du XIIe au XIIIe, comptait parmi les chevaliers du Narbonnais, dont on trouve trace dans des actes notariaux : Pierre d'Ouveilhan (1121), Raymond d'Ouveilhan et son épouse Adalaïs (1152), Guiraud ou Géraud d'Ouveilhan et Bernard son frère (1153), Bérenger d'Ouveilhan (1163), Guillaume d'Ouveilhan (1188), Raymond-Bérenger d'Ouveilhan (1188), Bernard ou Bertrand l'Ouveilhan (1208), Raymond d'Ouveilhan (1208), Pierre d'Ouveilhan et sa fille Adalaîs (1217), Bernard d'Ouveilhan (1229), Raymond d'Ouveilhan et sa femme Grègue (1239), Pierre-Raymond d'Ouveilhan et son frère Bertrand (1240), Raymond-Bérenger d'Ouveilhan (1260), Bérenger d'Ouveilhan (1323).


Vers 950, les archevêques de Narbonne exhortaient les chanoines à vivre à l'avenir des revenus de cette terre de l'Aude dans une commune fraternité. Afin d'encourager cette exhortation, des droits et avantages furent accordés. L'archevêque Arnaud de Lévezon, confirma en 1129 les donations que Dalmace, son prédécesseur, avait faites aux chanoines, et toutes les dimes et autres droits dont il jouissait dans Ouveillan et autres lieux.
Le 2 août 1119, Raymond Bérenger, du consentement de Pierre Bérenger son frère, donne à Dieu, à sainte Marie, à saint Just et saint Pasteur et à Richard, archevêque de Narbonne, l'église d'Ouveillan (d'Oviliano) avec ses appartenances, excepté la forteresse du dit lieu qu'il promet tenir en fief dudit archevêque, en présence d'Aton, archevêque d'Arles.

Le village d'Ouveillan.

L'hôtel de ville d'Ouveillan.

Le 9 mars 1129, Bernard III de Luc, signe l'acte de donation de la seconde église d'Ouveillan faite par l'archevêque Arnaud de Lévezon au chapitre de Narbonne. Cette donation aux chanoines réguliers de Saint-Just de l'église d'Ouveillan, par l'avis de Bermond, évêque de Béziers, d'Adalbert, évêque d'Agde, et d'Arnaud, évêque de Carcassonne. L'église ainsi que les dîmes et prémices, droits et appartenances d'Ouveillan furent cédés pour en jouir à perpétuité "pour la restauration de la misérable captivité où cette église était réduite ". Cette église avait été donnée autrefois aux chanoines par l'archevêque Dalmace.
L'église d'Ouveillan, dit l'inventaire Ducarouge, "est du plus ancien patrimoine de Saint-Just. Aussi fut-elle donnée par un grand archevêque au vénérable chapitre qui dans le XIème siècle avait besoin d'un tel secours pour la subsistance des ministres de Saint-Just, puisqu'on voit clairement par les actes que cette même église d'Ouveillan avait des biens considérablement pour l'entretien des clercs ou chanoines qui desservaient cette église, laquelle, malgré tous ses biens, était réduite dans une misérable captivité ; ce qui obligea Arnaud, archevêque de Narbonne, d'unir cette église à la mense de son chapitre, autant pour la restauration d'icelle église que pour augmenter les rentes de Saint-Just".

Chaque chanoine recevait tous les ans, y compris la portion de son vicaire, 85 setiers de blé payables en espèces de trois mois en trois mois, outre ces revenus les chanoines jouissaient d'une grosse en blé et autres grains provenant des dîmes d'Ouveillan, Saliès, et de l'abonnement du Terral et de Fontcalvy.
Deux domaines, le Terral et Foncalvy occupent une large part du territoire ouveillanais. Deux ordres monastiques occupèrent dans la région une place importante au Moyen Âge : les hospitaliers, avec la grange de Preissan et surtout Cîteaux, avec celles du Terral et de Foncalvy.

La meilleure partie des biens de l'église sont les diverses acquisitions de dîmes et prémices faites par le clergé soit par achats, donations ou fondations, elles y sont en très grand nombre dans le Chapitre Saint-Just. Exemples : La dîme du vin, le 26 septembre 1741, il afferme la dîme du vin d'Ouveillan à Jean Calas, Jean-Pierre Rivière et Paul Pellety, habitants du lieu, moyennant la rente annuelle de 30 muids 5 pagelles de vin. Où encore, Le 15 septembre 1774, il afferme la dîme de la vendange d'Ouveillan à Guillaume Pailhès, Paul Pezetis, Jean Barthas et Baptiste Calcat, ménagers, du dit lieu, moyennant la rente de 96 muids de vin rouge. Il en est de même pour le grain, les olives etc …

Le village fut le théâtre de la guerre entre Roger, vicomte de Carcassonne, et Pierre Raynard de Béziers, qui le donna à sa fille, veuve de Pierre Armengard et épouse de Pierre de Minerve.
Fortifié dès le XIIème siècle, ses défenses consistaient dès le siècle suivant en deux châteaux, tous deux couverts par des remparts percés de trois portes, le portail d'amont, le portail d'aval et le portail salinier. Le château bas, ou vieux château, était situé près de l'étang. Le château haut, ou château fort, était situé sur la colline.
Ruinées en 1355 par le Prince noir, Édouard de Woodstock, ces fortifications furent relevées en 1365, réparées en 1565, 1571 et 1574. La muraille du fort fut refaite en 1627, les portes et les murs restaurés en 1628.

Le village d'Ouveillan, passage couvert.

Le village d'Ouveillan, trompe l'oeil.

Les seigneurs, surtout ceux dont les terres touchaient à la frontière, faisaient surveiller les routes et les passages pour empêcher l'exportation des laines. En 1294, suite à des plaintes de marchands de laine, on apprend qu'Étienne Auriol, juge de la terre d'Amauri de Pérignan dans le château d'Ouveillan, siégeant sur la place du château, procéda au jugement de contrebandiers.
Le 4 décembre 1294, à Ouveillan, sentence d'acquittement prononcée par Étienne Auriol, juge de la terre d'Amauri de Pérignan, au château d'Ouveillan, en faveur des gardes des laines de Fitou qui avaient tué un contrebandier, dans une rixe où le dit contrebandier et ses compagnons s'étaient défendus à main armée.

Amalric de Narbonne, seigneur de Talairan, second fils d'Aymery V vicomte de Narbonne, eut un différent avec Aymery vicomte de Narbonne son frère aîné, au sujet de son partage et ils s'en remirent à Guy de Lévis, seigneur de Mirepoix, lequel par sentence arbitrale donnée le 7 des calendes de septembre 1281, adjugea à Amalric pour sa part les châteaux, s'en suit une liste impressionnante de châteaux dont celui d'Oveilhan. Amalric mourut en 1311.

Le 9 octobre 1305, Amauri de Pérignan seigneur d'Ouveillan et de Pérignan, autorisa l'abbaye de Fontfroide à dessécher l'étang d'Ouveillan.
Amauri de Pérignan décédera entre mai 1309 et avril 1313. Il a comme héritier deux fils, Amauri et Aimeri. Son second fils Aimeri de Pérignan né en décembre 1295, porte le titre de seigneur d'Ouveillan et de Pérignan.
Le 7 avril 1322, Aimeri promet de vendre Ouveillan à l'archevêque, mais les consuls et la communauté d'Ouveillan obtiennent de se racheter du pouvoir d'Aimeri et de revenir sous la domination royale.
Constance de Lévis née vers1345 épousa le 17 juin  1371 Amalric IV de Narbonne né vers1335/45 + après 24/04/1381, baron de Talairan, seigneur de Pérignan, Malagas, Ouveillan et Cruzy, il est le fils d’Amalric de Narbonne, baron de Talairan, et de Sibylle d’Arpajon ; veuf de Jeanne de Boussa(r)gues, dame de Montbazens.


La seigneurie d'Ouveillan appartint d'abord au roi ; elle passa ensuite aux de Conti et à plusieurs autres engagistes, de Gléon, d'Olive, de Nigri. L'archevêque avait perdu sur l'église d'Ouveillan une pension annuelle de 18 setiers une quartière de blé, 28 setiers une quartière de froment et 28 sous d'argent. A Saint-Paul-de-Preissan (chapelle de la commanderie de Preisse), autrefois rectorie du taillable d'Ouveillan, l'archevêque percevait primitivement deux tiers de la dime, le commandeur prenant l'autre tiers. L'archevêque percevait seulement une pension annuelle de 14 setiers de blé et autant d'orge, mesure de Narbonne.

Aux archives de l'Aude j'ai glané des informations sur ces différents seigneurs qui se sont succédés au château d'Ouveillan.
En 1596, le village d'Ouveillan était géré par trente et un régents.
En 1723-1777, procuration de Louis-Antoine Nigri de La Redorte, seigneur d'Ouveillan, à Me Pierre Bétirac pour foi et hommage pour la seigneurie directe du lieu d'Ouveillan et un fief noble à Cuzac.
En 1760-1763, aliénation par le roi des domaines de Coursan, Cuxac et Ouveillan, échangés ensuite avec Louis-François, prince de Conti, contre ceux de Pézenas et Cessenon.
En 1760-1786, un procès intenté devant le Conseil du roi par la communauté de Coursan à l’encontre de Jean-Baptiste, marquis de Gléon, déclaré seigneur engagiste de Coursan, de Cuxac et d’Ouveillan par l’arrêt du Conseil du 17 avril 1760.

Le chevet roman de l'église Saint-Jean d'Ouveillan.

L'ÉGLISE SAINT-JEAN D'OUVEILLAN

Au IXème siècle, une modeste chapelle carolingienne se dresse sur le site de l'église actuelle, l'existence de cette chapelle située sous l'église actuelle est attestée par un document de 895 qui mentionne une donation "d'une pièce de vigne" faite à l'église d'Ouveillan.

En 1090, l'archevêque Dalmace rattache l'église et son patrimoine devenu important au Chapitre Saint-Just de Narbonne et y crée une communauté de chanoines.
Plus tard, le patrimoine de l'église ayant encore augmenté, on détruit l'ancien édifice carolingien au début du XIIème siècle pour le remplacer par une église de style roman plus majestueuse dont il subsiste principalement le chevet et la façade occidentale et son porche.

     

A gauche, le chevet roman de l'église Saint-Jean. En architecture religieuse, le chevet désigne généralement l'extrémité du chœur d'une église derrière le maître-autel et le sanctuaire de l'église, parce que, dans les édifices au plan en croix latine, le chevet correspond à la partie de la croix sur laquelle le Christ crucifié posa sa tête. A droite, l'entrée du sanctuaire avec en surplomb une croix pattée en basalte noir, inscrite dans un cercle. Elle signifie entre autre que vous êtes sur un site chrétien.

L'église romane d'Ouveillan subira ensuite de nombreuses modifications au cours des siècles.
Au XIVème siècle, construction d'une chapelle aujourd'hui disparue sur le flanc Sud, à hauteur de la travée de chœur. En 1368, fut le premier épisode de fortification de l'église, à l'époque des chevauchées du Prince Noir en Languedoc. En 1565 le clocher, endommagé par la foudre, est entièrement refait. En 1570, le deuxième épisode de fortification de l'église durant les guerres de religion fut entrepris, les murs des nefs latérales et du chœur sont rehaussés en forme de courtine, les toitures des collatéraux servants de chemin de ronde. En 1597, la paix revenue, destruction des fortifications construites sur le toit des collatéraux.
En 1676, le percement de fenêtres ovales dans la partie haute des murs de la nef centrale provoque l'effondrement des toitures et de quatre des six piliers.
Fin XVIIème siècle, reconstruction de l'intérieur de l'église, les toitures de la nef centrale et des nefs latérales ne sont pas reconstruites et sont remplacées par une toiture unique.
En 1981, suppression des bâtiments qui s'étaient accumulés au cours des siècles le long du mur Sud et destruction, à l'intérieur, d'une tribune disgracieuse qui cachait une niche datant probablement de la première église.

Le décor voûté d'une des chapelles latérales de l'église Saint-Jean d'Ouveillan.

Ouveillan, le côté Nord de l'abside de l'église Saint-Jean.

Différentes chapelles latérales de l'église Saint-Jean.

Le 24 novembre 1613 M. Raphanel, chanoine et syndic de Saint-Just, répondant à M. Guillaume Fabre, second consul d'Ouveillan, lui indique, à propos d'une réparation à faire à l'église de cette paroisse, de prendre le bois à Sallèles, et les briques à Truillas.

Facture datant du 22 janvier 1619 pour la réalisation de la peinture sur le retable de l'église d'Ouveillan par Antoine Rodière. Ce retable fut doré seulement en octobre 1638 par le même artiste. Les prix payés pour ces travaux indiquent bien que le prix de l'or y entrait pour une part considérable. Tandis qu'Antoine recevait seulement 90 livres pour les peintures, il recevait 500 livres pour la dorure.
Le 4 février 1619 Barthélémy de Raynoard, aussi chanoine et vicaire perpétuel d'Ouveillan, baillent à prix conclu à Jean Solignac, maître-menuisier, de Béziers, pour la réalisation d'un retable avec deux colonnes sur le devant, et ses pilastres par derrière, et suivant l'ordre Corinthe, avec son fronton dessus et même ordre, avec son piédestal par le bas, jusques à terre, avec ses socles, ses molures et ses pilastres cannelés, de même que les colonnes  avec son chapiteau et sa base ; et au milieu un tabernacle en dehors avec deux colonnes sur le devant, ses chapiteaux et sa base ionique ; le tout décemment et à proportion du cadre, qui sera de douze pans d'hauteur et de huit de largeur, de bon bois de chêne, bien façonné et recevable, suivant le dessin signé "desd. sieurs et dud. Solignac, demeuré au pouvoir dud. Solignac".
Ce retable devait lui être payé 150 livres. La livraison fut effectuée le 20 juin 1619.
François Laucel, sculpteur et architecte de Narbonne, est cité comme ayant restauré, en 1688, le retable d'Ouveillan moyennant 550 livres.

Le 3 novembre 1662, au sujet d'une réparation à faire par le chapitre Saint-Just à l'église d'Ouveillan, Jean Gabriel Malbert, consul et député d'OuveilIan, déclare au chapitre que la communauté est prête à faire le charroi des matériaux pour la réparation de l'église de la paroisse, à la condition qu'ils seront sur le territoire de la communauté, qui n'est pas obligée d'aller les chercher plus loin.
Le 10 septembre 1662, Pierre Casalbou sculpteur de Narbonne réalise une chaire à prêcher dans l'église.

Le choeur de l'église Saint-Jean.

Le choeur et la nef de l'église Saint-Jean.

Décor des voûtes de différentes chapelles latérales de l'église Saint-Jean.

Une des chapelles latérales de l'église Saint-Jean.

Le choeur et la nef de l'église Saint-Jean.


Comme il a été dit plus haut, l'église d'Ouveillan est du plus ancien patrimoine de Saint-Just aussi fut-elle donnée par un grand archevêque au Chapitre qui, dans le XIème siècle, avait besoin d'un tel secours pour la subsistance des ministres de Saint-Just, puisqu'on voit clairement par les actes que cette même église d'Ouveillan avait des biens considérable pour l'entretien des clercs ou chanoines qui desservaient cette église, laquelle, malgré tous ces biens, était réduite dans une misérable captivité ; ce qui obligea Arnaud, archevêque de Narbonne, d'unir cette église à la mense de son Chapitre, autant pour la restauration d'icelle que pour augmenter les rentes de Saint-Just.

LE CHEVET ROMAN
L'église possède un impressionnant chevet roman à triple abside orné d'une très belle polychromie. Le chevet, édifié en pierre de taille, a été surélevé en moellon lors de la fortification de l'église. Le soubassement d'origine de l'abside et de ses absidioles est maintenant caché par un empâtement de maçonnerie à l'esthétique très discutable rendu nécessaire par l'abaissement du sol de la rue. Ce chevet est de style roman lombard, l'abside et les absidioles sont rythmées de pilastres au relief marqué supportant des arcades au nombre de quatre pour l'abside centrale et de trois pour chacune des absidioles.
L'abside est percée de deux fenêtres à double ébrasement tandis que chacune des absidioles est percée d'une fenêtre à simple ébrasement. Les arcs des fenêtres et les arcades du chevet sont mis en valeur par un cordon de lave noire qui en borde l'extrados.
L'encadrement de la fenêtre de l'absidiole gauche présente encore les traces d'une décoration en forme de frise d'oves.
LA FAÇADE OUEST
La façade ouest est percée d'un beau portail s'articulant sur une simple porte de bois surmontée d'un linteau monolithe, d'un tympan non décoré, et d'un arc en plein cintre à l'intrados partiellement souligné de basalte noir. Cette porte est protégée par un massif saillant porté par deux hauts pilastres aux impostes sculptées. Le portail présente une remarquable composition ornementale constituée de plusieurs éléments ; une croix pattée en basalte noir, inscrite dans un cercle ; une corniche moulurée ; deux baies aveugles géminées surmontées par un cordon de basalte et séparées par une colonne de marbre blanc au chapiteau orné de feuilles d'acanthe et d'entrelacs ; un grand arc de décharge mis en valeur par un cordon de basalte.

Le clocher de l'église Saint-Jean d'Ouveillan.


LE CLOCHER
Au sud, dominant la rue du Capitoul et l'impasse du Calvaire, l'église présente un beau clocher. Ce clocher compte trois niveaux, séparés l'un de l'autre par un cordon de pierre. Le premier niveau est aveugle tandis que le deuxième niveau, percé d'une minuscule baie sur sa face orientale, porte les horloges sur les autres faces. Le dernier niveau, percé sur chaque face d'une baie campanaire à abat-sons, est orné à chaque angle d'une gargouille en forme d'animal et surmonté d'une flèche octogonale en pierre.

L'église Saint-Jean l'évangéliste d'Ouveillan. Surplombant l'entrée du sanctuaire une croix pattée en basalte noir, inscrite dans un cercle.

             

Ouveillan, clocher de l'église Saint-Jean.

Le 2 mai 1562, Bertrand Barral ou Barrau maçon de Narbonne, remporta le marché pour réparer le clocher.
Le 19 mai 1582, André Solier maçon de Narbonne fit des travaux de réparation de l'église et des greniers de la maison presbytérale.
Le 5 mai 1597, François Solier charpentier de Peyriac intervient sur la charpente de l'église.
Le 11 août 1638, réparation du clocher.

 

LES CHÂTEAUX D'OUVEILLAN

Les deux châteaux médiévaux d'Ouveillan : le château bas, ou château vieux d'Ouveillan, placé au bord de l'étang et le château haut, ou "le fort", placé sur la colline.
Tous deux étaient couverts par des remparts percés de trois portes, dites le Portail d'Amont, le Portail d'Aval et le portail-Salinier ou Portail-Salé. Des fossés communaux en défendaient les approches.

Reconstitution de ce qu'était le castrum d'Ouveillan en 1498.

Extrait de carte IGN vous situant les châteaux privés de Preissan et du Terral par rapport au village d'Ouveillan.

LE CHÂTEAU DE PREISSAN

Les Frégoze, illustre famille génoise inféodée à Ouveillan en 1594 par un parent alors abbé commendataire de l'Abbaye de Fontfroide.
Le territoire de Preissan, dont l’histoire se perd dans la nuit des temps, devient un bien Hospitalier (une commanderie) en 1193. Mais bien avant, les romains s’y installèrent (Prexanus), puis les wisigoths (présence encore aujourd’hui de tombes trapézoïdales).

Une vue aérienne du château de Preissan.

Le château de Preissan en 1905.

L'intérieur du château de Preissan en 1935.

Son histoire prend un tournant lorsqu'au XIIème siècle, sous la pression de l’archevêque de Narbonne, Adémar de Murviel, sympathisant des cathares, cède ses droits sur les terres de Preissan au profit des Hospitaliers, qui donneront plus tard l’ordre de Malte, créant une commanderie stratégique par son emplacement sur la minervoise, route reliant Carcassonne à Béziers, deux fiefs cathares, quelques années seulement avant la croisade des albigeois en 1209. Passé sous le giron de l’abbaye de Fontfroide, au XVIème siècle, l’abbé commendataire de Frégose, issu d’une illustre famille génoise, donna ce domaine à son neveu (ou fils ?) Alexandre, natif de Padouen, qui le transmis en sa descendance, jusqu’au comte de Frégose, qui épousa en 1774 la nièce de Mgr de Bausset, évêque de Béziers, provençal aimé.
Débuta alors une dévolution largement féminine avec leur fille et héritière mariée en pleine révolution à Pascal Dubreuil, né à Montauban en 1765 devenu général et titré en 1810 baron de Frégose, avec majorat. Il décéda à Béziers en 1844, laissant ce vaste ensemble à leur fille, qui épousa en Provence en 1815, J.P.A., vicomte de Villeneuve-Bargemont, leur postérité s’étant alliée en 1837 avec la famille du fameux Bailli de Suffren de Saint Tropez, et avec la famille de Boigne qui ajoutèrent à l’histoire de Preissan.

Le château de Preissan en 1905.

L'intérieur du château de Preissan en 1935.

Aujourd’hui s’est ajouté le domaine voisin du Bousquet, et s’y poursuit une activité viticole à l’ombre de ce château de briques et de pierre, l’un des fleurons de ce qui fut l’eldorado viticole, agrémenté d’un lac qu’alimente l’eau du proche canal du midi.

L'état actuel du château néo-Louis XIII date de 1860, bâti, rénové par l'un des derniers descendants du Bailli de Suffren faisait parti de l'Ordre de Malte, dont il devint commandeur et bailli. 
 

LE CHÂTEAU DU TERRAL  

La métairie du Terral, située dans la commune d'Ouveillan, appartenait à l'abbaye de Fontfroide depuis l'année 1188, classé aux monuments historiques en 2005.
Le château du Terral est un château situé sur le territoire de la commune d'Ouveillan dans le département de l'Aude, à environ 2 km au nord-est du chef-lieu. Il a été édifié entre 1889 et 1909, suivant les plans des architectes Louis Garros et son fils Alexandre. L'architecture s'inspire du XVIIème siècle pour les extérieurs, et du XVIIIème siècle en ce qui concerne les intérieurs.

Une vue aérienne du château du Terral.

Le château du Terral dans les années 1950.

L'intérieur du château du Terral en 1905.

L'intérieur du château du Terral en 1905.

L'ensemble se compose d'un corps central jouxté de deux pavillons. Sur les façades se trouvent des chaînages à refends, de larmiers sur consoles, ainsi que des balcons à balustres de pierre.
À l'intérieur, l'agencement d'origine a été maintenu. Au sud, donnant sur la route de Capestang, se trouvent une terrasse et des escaliers qui descendent vers un plan d'eau par devant le château.
Achevée en 1909, la chapelle possède un plan rectangulaire dont la nef est couverte par une coupole ajourée. Pour compléter l'ensemble figurent les anciennes écuries, le pavillon de la conciergerie, la clôture et la grille d'entrée.
Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 2005. Cela concerne les façades et toitures du château, de la chapelle, de la loge du gardien et des anciennes écuries, ainsi que, à l'intérieur, les trois salons, la salle à manger, la galerie du rez-de-chaussée et le hall avec la cage d'escalier. À l'extérieur, le parc est concerné à l'exception des parties dites de la métairie et du vieux parc.

Le château du Terral en 1905.

Georges Le Breton, né le 10 août 1862 à Orléans et mort le 28 juin 1913 à Orléans, est un architecte-paysagiste du XIXème siècle. L'une de ses principales réalisations est le parc du Château du Terral à Ouveillan dans l'Aude chez Monsieur le comte d'Andoque.


Le château du Terral appartenait au Comte André d'Andoque.
Le comte André d'ANDOQUE de SÉRIÈGE né le 22 août 1870 à Béziers (34) Décédé le 15 octobre 1954, à l’âge de 84 ans. Fils d'Alban d'ANDOQUE de SÉRIÈGE 1842-1875 et de Marie-Isaure de CASSAGNE 1844-1906.
Il obtient du Tribunal civil de Béziers en 1896 de s'appeler d'Andoque de Sériège et rachète le domaine de Sériège en 1910, son cousin Alexandre d'Andoque de Sériège, chef de la branche aînée de Sériège l'ayant vendu et n'ayant pas de postérité mâle.
Acheva la construction de l'imposant château au Terral à Ouveillan, légué par la suite à son fils cadet Pierre.
André d'ANDOQUE de SÉRIÈGE se maria le 10 juin 1896 avec Germaine de LAMBERT des GRANGES, née le 3 août 1877 - Béziers (34), décédée le 27 avril 1915 - Montpellier (34) à l’âge de 37 ans dont il eut :
- Alban d'ANDOQUE de SÉRIÈGE 1898-1980  marié avec Yseult FAYET 1895-1972 
- Pierre d'ANDOQUE de SÉRIÈGE 1907-1980  marié le 3 janvier 1931, Béziers (34), avec Charlotte VIENNET 1909-1996
- Françoise d'ANDOQUE de SÉRIÈGE 1911-2000  mariée en 1933 avec Pierre-Marie de THÉLIN 1896-1957 

André d'ANDOQUE de SÉRIÈGE épousa en secondes noces : Edith NIXON

 

Extrait de carte IGN vous situant la grange cistercienne Foncalvy au Sud-Est d'Ouveillan.

 

LA GRANGE CISTERCIENNE DE FONCALVY - OUVEILLAN

 

Fontcalvy est la mieux conservée des 24 granges cisterciennes rattachées à l'abbaye de Fontfroide au XIIIème siècle. Elle est située sur la commune d'Ouveillan, sur la départementale D13.
En 1097, Guillaume Pierre de Comson, seigneur d'Ouveillan, s'apprête à partir en croisade en terre Sainte. Il fait don des terres d'Ouveillan à l'abbaye Bénédictine de Sainte Marie de Fontfroide.

 Une vue aérienne des ruines de la grange cistercienne de Foncalvy.

La grange cistercienne de Foncalvy parmi les vignes.


En 1146, l'abbaye de Fondfroide est rattachée aux Cisterciens de Clervaux.
En 1203, la partie Sud de l'immense plaine est acheté par les Cisterciens aux Hospitalers.
En 1287, la petite grange d'origine ne suffit plus. Fondfroide fait construire à Fontcalvy une grange fortifiée. En 1315, la grange est terminée.

Ouveillan, ruines de la grange Foncalvy en 1905.

Ouveillan, ruines de la grange Foncalvy en 1980.

Ouveillan, ruines de la grange Foncalvy en 1910.

La construction se fit entre 1297 et 1320 par des frères convers, la grange servait de bergerie au rez-de-chaussée, et de lieu de stockage des denrées sensibles à l'humidité dans sa partie haute. Fontcalvy est une grange forteresse de 20 sur 70 mètres. Sa cour est entourée de murs percés de meurtrières. Les frères convers parcouraient tous les dimanches les 20 km qui les séparent de l'abbaye de Fontfroide pour assister à la messe.
Durant le XIVème et XVème siècle, Foncalvy prospère malgré les attaques des troupes de l'Archevêque et des Vicomtes de Narbonne.
En 1595, Fonfroide inféode Fontcalvy à Alexandre de Frégoze.
Vers 1792, la grange est réquisitionnée comme bien national par les révolutionnaires. Elle est vendue à plusieurs familles.
Au XIXème siècle, la grange tombe et ruine et sert de carrière de pierres.
En 1943, la grange a échappé à la destruction au cours de la Seconde Guerre mondiale, grâce à l'abbé Sigal et l'architecte Nodet. La zone libre était occupée et les troupes allemandes chargées de mettre en défense le littoral audois contre un éventuel débarquement des Alliés en Méditerranée, avaient décidé de récupérer les pierres de la grange pour construire leurs défenses avec des blockhaus.
 En 1977, la commune décide de sauver la ruine. Elle récupère les parts des héritiers et commence une campagne de consolidation. En 1983, la grange est inscrite aux Monuments Historiques. A la fin du XXème siècle, en été, le festival de Fontcalvy redonne vie à ces vieilles pierres. Au début du XXIème siècle, la découverte de l'extérieur de la grange est libre et gratuite. 

Ouveillan, la grange cistercienne de Foncalvy, la façade Est.

Ouveillan, la grange cistercienne de Foncalvy, la façade Sud.

Ouveillan, la grange cistercienne de Foncalvy, la façade Est.

Ouveillan, la grange cistercienne de Foncalvy, la façade Est.


ARCHITECTURE :
L'édifice est de plan carré, à un étage sur rez-de-chaussée. Ce dernier était constitué, à l'origine, d'une seule et vaste salle, divisée plus tard en salles plus petites par des murs séparatifs dont l'un d'eux subsiste encore. Cette salle est couverte de quatre voûtes sur croisées d'ogives séparées entre elles par des arcs doubleaux. Arcs doubleaux et diagonaux prennent appui au centre sur un imposant pilier fasciculé dont le profil est engendré par la rencontre des différents arcs. L'entrée est placée à l'est, à la base d'une tour de section carrée, volontairement désaxée par rapport à la façade en raison de la retombée d'un arc doubleau et de deux arcs diagonaux dans l'axe médian. L'entrée constitue une sorte de sas entre deux portes en plein cintre, au-dessus duquel un plancher ajouré pouvait faire office d'assommoir. Un plancher divisait, dès l'origine, la vaste salle du rez-de-chaussée en deux niveaux. L'accès à l'étage est assuré par une rampe extérieure adossée à la façade est. Cette disposition, qui ne tient pas compte du système défensif, n'est pas d'origine. Une trappe munie de marches et ménagée dans la voûte au revers de la façade est, semble avoir été l'accès primitif, probablement assuré par une échelle légère. Il y a tout lieu de penser qu'un second système à échelles mobiles devait exister dans la tour est. L'édifice était couvert d'un toit à deux versants dont l'arête supérieure était portée par deux arcs diaphragmes brisés. A l'extérieur, le contrefort médian de la façade sud est évidé à partir d'une certaine hauteur jusqu'à l'étage supérieur, formant ainsi une sorte de gaine dont l'usage est encore mal défini. Au devant de la façade est et dans sa partie supérieure, deux arcs appareillés prennent appui sur les contreforts d'angles et sur la tour centrale. Il est probable que ces arcs supportaient à l'origine une courtine qui ceinturait l'édifice comme paraissent l'indiquer les corbeaux en saillie. Faisant partie du système défensif, les quatre contreforts d'angle étaient aménagés en guettes. Leur partie supérieure correspond à une logette, protégés par un garde-fou, et à laquelle on accède depuis l'étage par un étroit passage.

 

La grange de Foncalvy organisation de dîner spectacle en été.

La grange de Foncalvy organisation de dîner spectacle en été.

A découvrir, tous les ans, pendant la période estivale, un festival pluridisciplinaire ce déroule sur le site de la grange cistercienne de Foncalvy au milieu des vignobles. Festival proposant des repas conviviaux de spécialités régionales et médiévales suivis de spectacles et concerts.

La ferme de Bonne Terre, magnifique bâtiment du début du XIX ème siècle, située au Nord-Ouest du village, sur la route D13 à mi distance entre Ouveillan "La Croisade" sur le canal du Midi .

La ferme de Bonne Terre, façade Sud-Est.

La ferme de Bonne Terre, façade Nord-Ouest.

AU FIL DES SIÈCLES


- La création du canal du Midi fut certainement l'un des plus importants travaux, sinon le plus important de la fin du XVIIème siècle, tous les habitants proches du canal sont impliqués dans la réalisation de ce projet comme on peut le lire ici "Le 28 du mois de mars 1688, Jean Matton architecte de Lyon traite avec les frères Coste d'Ouveillan pour faire tout l'ouvrage qui conviendra pour l'approfondissement et élargissement de la Robine depuis Narbonne jusqu'à la rivière d'Aude, et les fondements de trois écluses, à raison de 19 sols la toise cube". Voir mes 4 reportages sur l'histoire du canal du Midi avec de très nombreuses photos ICI.

- Révolte des vignerons du Languedoc en 1907 voir reportage ICI.


ARCHÉOLOGIE


Lors de mes recherches j'ai trouvé parmi une liste de dons pour le musée de Narbonne que deux fragments de poterie de Milhau dont un orné et l'autre portant une marque de potier, OF-RVTHEN. Trouvés à Ouveillan.

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Ouveillan en 1950.

La cave coopérative d'Ouveillan en 1970.

 

Monument aux morts de 1914-1918 réalisé par le sculpteur René Iché (1897-1954) en 1927. Inauguré le 11 novembre de la même année, en présence de Léon Blum, futur député de l'Aude et d'Albert Sarraut, ami de son père.

Ouveillan, les écoles en 1910.

Ouveillan, l'intérieur de l'église en 1905.

Ouveillan, avenue de la gare en 1905.

Ouveillan, une vue générale au Nord en 1955.

Ouveillan, boulevard Jean Jaurès et l'hôtel restaurant Jalabert en 1955.

Ouveillan, la place Carnot et le marché couvert en 1905.

Ouveillan, l'église Saint Jean du XIIème siècle en 1980.

Ouveillan, parc et château d'Andoque appartenant au comte d'Andoque en 1950 (château du Terral).

Ouveillan, parc et château d'Andoque appartenant au comte d'Andoque en 1955 (château du Terral).

Ouveillan, la place Carnot et le marché couvert en 1905.

Ouveillan, l'intérieur de l'église en 1905.

    

Ouveillan, à gauche, le clocher et la croix. A droite, place de la Lauze. Deux photos prises le 19 décembre 1920 où l'hiver fut très rigoureux moins 13°. un cyclone de verglas c'est abattu sur la région, Narbonne fut paralysée.

Ouveillan, l'école maternelle en 1905.

Ouveillan, l'église, croix du calvaire et la pharmacie Cabanes en 1930.

Ouveillan, groupe scolaire en1905.

Ouveillan, une vue générale en 1905.

Ouveillan, avenue Saint-Chinian en 1905.

Ouveillan, place de la Lauze avec le coiffeur "salon Louis XV" en 1905.

Ouveillan, boulevard Gambetta.

Ouveillan, avenue de la Poste en 1905. 

Ouveillan, avenue de Saint-Chinian en 1945. 

Ouveillan, place de la Lauze et les cafés, en 1905.

Ouveillan, place de la Lauze et Fontaine, en 1905.

Ouveillan, boulevard Carnot, en 1905.

Ouveillan, la place Carnot et la halle, en 1905.

Ouveillan, place de la Lauze et Fontaine, en 1905.

Ouveillan, ancienne chapelle des Pénitents, en 1905.

Ouveillan, l'intérieur de l'église Saint-Jean, en 1965.

Ouveillan, l'église Saint-Jean, en 1980.

Ouveillan, avenue de la gare, télégraphe et téléphone à gauche, en 1905.

Ouveillan, avenue de la gare, en 1905.

Ouveillan, place de la Lauze et Fontaine, en 1905.

Ouveillan, rue Victor Hugo et rue Danton en 1955.

Ouveillan, une vue générale en 1905. 

Ouveillan, boulevard Jean Jaurès en 1955. On aperçoit le maréchal Ferrant au fond à droite.

Ouveillan, boulevard Jean Jaurès et l'hôtel restaurant Jalabert en 1955.

Ouveillan, le calvaire oratoire en 1980.

Ouveillan, la place de la Lauze avec sa fontaine en 1950.


Bibliographie,  je citerai simplement les documents les plus pertinents :
 

- Notice no PA00102844, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Dictionnaire topographique du département de l'Aude, rédigé en 1912 par l'abbé Sabarthès.
- Le dernier Livre vert de l'archevêque de Narbonne  par l'abbé Sabarthès.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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