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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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15 septembre 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Comment renouer avec nos racines ? Comment établir le lien avec l'Histoire pourtant providentielle de nos villages ? Le chemin peut paraître long et difficile, mais pour qui veut connaître et découvrir l'histoire de l'Aude, mon site vous propose quelques pistes intéressantes…à vous de juger. Consultez les sommaires répertoriant plus de 300 reportages.

 

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Je constate que vous appréciez mes publications, qu'elles ne vous laissent pas indifférentes et qu'elles aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site www.belcaire-pyrenees.com

Vous aussi, si vous voulez faire découvrir votre village audois ou ariégeois, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.
Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage. 

Bonne découverte.

Gaja-et-Villedieu se situe à 5 km de Limoux, 32 km de Mirepoix, 69 km de Foix, 26 km de Carcassonne, 87 km de Narbonne, 96 km de Toulouse et 205 km de Cahors.

Gaja-et-Villedieu est un petit village situé dans le département de l'Aude et la région de l'Occitanie (anciennement Région Languedoc-Roussillon). Ses habitants sont appelés les Gajaquois et les Gajaquoises, ceux de Villedieu, les Villadéens.

Cette commune comprend dans les limites de son territoire le village de Gaja, le hameau de Villedieu et le domaine de Villemartin.

Le village comptait 157 âmes en 1793, 280 en 1836, 302 habitants lors du recensement de la population de 2006 et une légère baisse en 2014 avec 291 habitants.

La commune s'étend sur 7,8 km² avec une densité de 39 habitants par km², Gaja-et-Villedieu a connu une nette hausse de 14% de sa population par rapport à 1999.

Le village de Gaja-et-Villedieu se situe à 5 km au Nord / Ouest de Limoux.

Le domaine et château de Villemartin se trouve au Nord-Est de Gaja-et-Villedieu et la ville de Limoux tout proche.

Vue aérienne du village de Gaja-et-Villedieu

Entouré par les communes de Lauraguel, Pauligne et Saint-Martin-de-Villereglan, Gaja-et-Villedieu est situé à 2 km au sud-est de Lauraguel la plus grande ville des environs.

Situé à 202 mètres d'altitude, le Ruisseau de Verdeau est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Gaja-et-Villedieu.

La commune est proche du parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Le village de Gaja-et-Villedieu en fin d'après midi.

Le village de Gaja-et-Villedieu au petit matin.

Deux changements de nom de Gaja-et-Villedieu ont été référencé au cours de l'histoire de la commune, en 1793 : Gajat et en 1801 : Gaga.

La toponymie de Gaja-et-Villedieu : Gaja désigne un domaine appartenant à un homme également appelé Gaius, un document de 844 parle de Gaianum villare. Le second élément du toponyme représente une francisation de l'ancienne appellation Villa Dei ou "domaine de Dieu" et rappelle souvent la présence d'une ancienne commanderie des templiers. Ici fut édifié un prieuré placé sous le patronage de saint Ferréol ; celui-ci plus tard uni à l'abbaye de Saint-Polycarpe. Les toponymes terminés en Dieu (Villedieu) évoquent dans la plupart des cas la présence d'une maison religieuse, d'un monastère, d'un prieuré ou même d'un lieu de culte de moindre importance.

Au moyen âge Gaja était qualifié de "Silva densissima" (Forêt très épaisse).

Gaja, jadis couvant de l'abbaye de Saint Polycarpe et uniquement soumis aux redevances seigneuriales, manque de traditions. On sait seulement qu'en 881 le roi Carloman et en 889 le roi Eudes, confirmèrent en faveur de l'Abbaye avec d'autres possessions celle de Gaja et Villedieu qu'elle tenait des bienfaits de Charles le Chauve (Roi de France de 843 à 877).

''Gaja : d'or, à deux pals de gueules (de gueules = rouges), et un chef du même.

Villedieu : d'argent, à deux pointes de sinople (de sinoples = vertes) posées en chevron.''

Sur l'armorial général de France de Charles d'Hozier réalisé en 1696 on trouve ce blason pour Villedieu, est-ce le même village dont il est question dans ce reportage, j'ai un doute ?

Gaja-et-villedieu, le clocher-mur émerge de la végétation.

Gaja-et-villedieu, le clocher-mur de l'église.

Le village de Gaja-et-Villedieu possède une église romane datant du XIème siècle dont la restauration s'est terminée en 2013.

L'église est mentionnée comme église paroissiale dans une bulle du pape Jean XXII du 16 décembre 1331. Les revenus de son recteur étaient évalués à l'époque à 70 livres.

Gaja-et-villedieu, le clocher-mur de l'église.

Gaja-et-villedieu, le porche de l'église au pied du clocher-mur.

Note concernant la bulle papale :

Une bulle que l'on appelle pontificale, papale ou apostolique, est un document originellement scellé (du latin bulla, le sceau), par lequel le pape pose un acte juridique important tel que l'indication d'une année sainte, une nomination épiscopale ou une définition dogmatique, la convocation à un concile, une canonisation, etc. Ci-dessous, une bulle du pape Innocentius XII avec sceau intact 1691-1700.

Bulle papale de Clément VIII datant de 1593.

Bulle pontificale du Pape Innocentius XII avec sceau intact 1691-1700.

A l'origine, le terme désigne le sceau de métal, en plomb ou en or, attaché à un document pour l'authentifier. Adoptant une pratique en cours à Byzance, la chancellerie papale commence au VIème siècle à authentifier ses documents d'un sceau de plomb (la bulla) pour les documents ordinaires, d'une bulla d'or ou d'argent pour d'autres plus importants. Des cordelettes de soie ou chanvre insérées dans le sceau tenaient le document fermé. Sur le sceau (au XIIIème siècle) étaient frappés, d’un côté, les visages des apôtres Pierre et Paul, sur l’autre, le nom du pape régnant. A partir du XIIIème siècle, les documents qui portaient ce sceau furent eux-mêmes appelés "bulles". Depuis environ le XVème siècle, le terme est réservé aux lettres apostoliques scellées du sceau de plomb. En France, après le Concordat de 1801, les bulles ne furent exécutoires qu'après enregistrement par le Conseil d'État. Cependant, les articles organiques ajoutés au Concordat sans l'accord de Pie VIII, soumettraient les bulles au contrôle du pouvoir civil. Les actes pontificaux n'ont plus été à partir du XIXème siècle l'objet d'un contrôle, qui a formellement été abrogé par la loi de séparation de l'Église et de l'État (Loi du 9 décembre 1905).

Les bulles les plus anciennes qui soient parvenues jusqu'à nous sont celles du pape Léon Ier (pape de 440 à 461).

En août 1982, sur le territoire de la commune au lieu dit "Las Gravas" et en février 1983 sur la commune limitrophe de Pauline au lieu dit "Les Plos", des labours profonds ont mis au jour des vestiges céramiques attribuables au Chalcolithique.

Chemin menant au château de Villemartin.

LE CHÂTEAU DE VILLEMARTIN

La toponymie de Villemartin évoque la villa Martini ou domaine de Martinus. Des écrits de 1234 appellent l'endroit Villamartini, en 1262 Villa Martini in Redesio, en 1351 Rector de Vilamartin, entre 1376-1587 Villemartin en Razès, en 1639 Saint Pierre de Villemartin et en 1807 Ville Martin.

C'est une ancienne rectorie du diocèse de Narbonne, sous le vocable de saint Pierre et de saint Paul, située sur le territoire de la commune de Gaja-et-Villedieu

Une vue aérienne du domaine de Villemartin avec la château, le cloître, la chapelle et ses dépendances.

Pendant la guerre des albigeois il fut confisqué pour crime d'hérésie ou de félonie, et devint comme tant d'autres la proie des vainqueurs. Parmi les croisés les plus valeureux figurait au premier rang Lambert de Thurey appelé aussi Lambert de Limoux. Simon de Montfort lui avait donné la baronnie de Lambert en récompense de ses services, mais amoureux des aventures ce chevalier alla mourir en Terre Sainte. C'est sans doute pour dédommager sa famille qu'en 1234 Eudes le Queux, Sénéchal de Carcassonne, assigna l'ordre du Roy à Béatrice sa veuve et à ses deux fils Lambert et Simon de Thurey, quinze cents livres de revenu sur diverses terres telles que : Saissac, Saint Couat, Villelongue, Mongaillard, Lauraguel, Villemartin, et cette concession reçut après la mort de Béatrice l'approbation de Louis IX par lettres royaux du mois de décembre 1256, moyennant l'hommage lige (L'hommage lige est un rituel caractéristique de la féodalité médiévale. Par ce rituel, un homme libre, le vassal, se lie à un autre homme libre qui devient par là-même son suzerain) et le service de six cavaliers.

On ne sait pas à quelle époque Villemartin dont le revenu consistait alors en douze livres et quatorze sous fut bailli en arrière fief sous la suzeraineté du Baron de Saissac. Par le mariage de sa fille unique il devint le patrimoine de la famille de Castéras. En 1569 Jean de Castéras était capitaine gouverneur de Pierre Pertuse en 1640. Jean de Castéras son petit fils, en 1670, et Louis de Castéras en eurent successivement la possession, alors que dès 1640 c'était le seigneur de Coume Loubine et François de Castéras de Taillebois. Ces trois fiefs furent réunis sous la main de Jacques de Castéras en 1746 par le décès de Jean Pierre son frère et sortirent enfin de cette famille par des aliénations volontaires.

Vestiges probablement du cloître des Carmes qui n'ont pas été réutilisés lors de la reconstruction, ou s'agit-il d'arcades du cloître de Saint Polycarpe faisant aussi parties d'une récupération (voir texte plus loin) ?

Détails d'un des chapiteaux du portique ou arcades à colonnes de la photo ci-dessus.

Vestige faisant parti autrefois d'un ensemble d'arcades romanes, ici un arc plein cintre et colonnes hexagonales surmontées de chapiteaux au décor floral.

Après plusieurs mutations Villemartin est devenue la propriété de la famille Guiraud.

C'est à lui que Villemartin doit sa première restauration. Il créa un parc dans lequel on admire un cloître en marbre de style gothique, aux chapiteaux historiés, qu'il fit transporter à grands soins de l'ancien couvent des Carmes à Perpignan, où selon une table de marbre encastrée dans le mur il aurait été édifié par B. de Peyretortes, après neuf ans de travaux en 1342.

Le domaine et le château de Villemartin qui est un ancien "château fort", n'a jamais été un château-forteresse, avec fossés, pont-levis, remparts à mâchicoulis, mais plutôt un château de plaisance.

La cour intérieure du château de Villemartin.

La tour hexagonale avec la porte d'entrée surmontée d'arcs en accolade avec un blason. Cette tour desservant aussi les étages du château de Villemartin.

Les constructions primitives ont changé plusieurs fois d'architecture, et il ne reste aujourd'hui du château seigneurial qu'une tour à facettes qui devait se faire remarquer quand elle s'élevait majestueusement au-dessus du donjon. On voit sculptées au-dessus de la porte d'entrée de cette tour, les armoiries ci-dessous :

La tour hexagonale avec la porte d'entrée surmontée d'arcs en accolade. Blason : d'azur à 2 merlettes d or, accompagnées en chef d'un croissant de même et chargé de trois étoiles, 2 en chef, une en pointe.

Reproduction du blason au-dessus de la porte d'entrée du château de Villemartin.

Ce blason est à identifier à qui appartient-il ?

Peu à peu Villemartin prit de l'extension, au point que cette demeure féodale fut transformée en paroisse ; elle eut alors un cimetière, une église dédiée à Saint-Pierre et un curé desservant. Plusieurs familles seigneuriales ont, pour ainsi dire, régné dans ce manoir.

Villemartin avait appartenu d'abord à Raymond-Bernard, comte de Carcassonne et du Razès (1062), et les descendants de ce dernier le possédèrent à leur tour jusqu'en 1218, avant la sanglante croisade contre les albigeois.

Simon de Montfort, à la tête d'une forte armée, grossie par les seigneurs qui vinrent se grouper sous sa bannière, s'empara de tous les châteaux et forteresses qui faisaient partie du comté et de la vicomté de Carcassonne et du Razès. A tous ses guerriers fidèles il partagea ses conquêtes. Pour récompenser les services que lui avait rendus Lambert, seigneur de Limoux (home balent et brabe) ; blessé mortellement au siège de la forteresse de Puylaurens, il fit don à Béatrix, sa veuve, du manoir de Villemartin. Celle-ci ne pouvant se consoler de la perte de son époux, se retira dans un monastère et céda le château, avec toutes ses terres, à Guy de Lévis II.

Le nouveau châtelain ne jouit pas longtemps de ce domaine, il s'éteignit le 8 octobre 1263, à la survivance de plusieurs enfants. Le partage de sa succession eut lieu en 1264.

Villemartin échut à Eustachie de Lévis, mariée avec Jean de Bruyères, seigneur de Puivert.

Puis eut lieu le partage entre Guy de Lévis III et sa sœur Eustachie, mariée avec Jean de Bruyères.

Vestiges du château de Villemartin, arcs brisés en tiers-point avec en partie basse, deux ouvertures romanes en forme d'ogive, divisées verticalement par un meneau. Dans ces deux baies il devait y avoir des arcs trilobés comme celui qui surmonte cet ensemble.

Pigeonnier du château de Villemartin.

Vestige d'un ensemble d'arcades romanes à arcs brisés.

Vestige d'un ensemble d'arcades romanes à arcs brisés.

Fontaine du château de Villemartin.

Vestige d'une fontaine représentant un visage, du château de Villemartin.

A l'ouest du château, le baron Alexandre Guiraud a composé un ensemble autour de son cloître : orangerie, chapelle, cloître et cabinet du poète. Au nord de cette pièce, se trouve un bâtiment de 2 étages, avec au dessus d'une ancienne forge, une pièce connue comme le cabinet du poète est éclairée de 3 fenêtres dominant la campagne environnante. La partie chapelle-atrium-cloître est terminée en 1846, date de la bénédiction de la chapelle. Le domaine de Villemartin comme beaucoup de réalisations privées sans archives, avec une succession de propriétaires qui sont des bâtisseurs, ne possède pas la documentation qui permettrait de déterminer aujourd'hui la stricte part de Guiraud de celle des Fabre qui ont acheté en 1882. A la fin de la 1ère moitié du XIXème siècle, au moment des premières protections de Mérimée, Guiraud sauve le cloître des Carmes de Perpignan et fait une oeuvre architecturale en même temps que littéraire, qu'il intègre dans un parc romantique, où il rassemble d'autres vestiges, comme les arcades du cloître de Saint-Polycarpe et selon Buzairies (1867) du clocher de Saint-Martin, fenêtres ogivales d'Alet, lambeaux du cloître des Dominicains de Limoux.

Le château de Villemartin est privé et fermé au public, ce qui est bien dommage.

 

LE CLOÎTRE DU CHÂTEAU DE VILLEMARTIN

Ce cloître, tout en marbre, est un monument typique de l'art catalan remarquable par son élégance, sa richesse et sa préciosité. Ce cloître en marbre fait l'admiration de tous les visiteurs. Alexandre Guiraud l'acheta, en 1840, à Perpignan et il le fit transporter, à l'aide de douze charrettes attelées de bœufs, dans le parc du château. Certains éléments proviennent du cloître de l'ancien couvent des Carmes de Perpignan : inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 21 mars 1983. Les grands Carmes l'avaient bâti en 1333.

La reconstitution de l'ancien couvent des Carmes de Perpignan dans le parc du château de Villemartin.

Le cloître du château de Villemartin.

La reconstruction du cloître a nécessité 3 ans de travaux, il mesure 23 mètres de long sur 17 mètres de large. Il y a au total 36 arceaux en marbre blanc et marbre gris.

Le cloître est particulièrement intéressant. Depuis le cloître on y pénètre par un vestibule, sur le seuil une mosaïque reproduisant le Cave canem de Pompéi prévient le visiteur comme à la maison du poète tragique où l'original a été découvert en 1826. L'inspiration est évidente, avec les colonnes cannelées ioniques et les peintures ornant les murs, dans les couleurs brun, rouge et jaune identiques à celles de Pompéi.

Le cloître du château de Villemartin.

Bas relief récupéré dans l'ancien couvent des Carmes de Perpignan.

Les colonnes sont hautes et cannelées, et divisées en deux parties superposées les unes aux autres ; elles ont des socles où sont sculptés, en général, des reptiles ou d'autres animaux fantastiques. Les chapiteaux ont, pour la plupart, à leurs angles, des têtes humaines attachées à des corps de poissons ou de quadrupèdes; sur ceux des quatre angles du cloître figurent des écussons parfaitement conservés, parmi lesquels se distingue celui de Navarre. Le plein cintre des arceaux est orné d'un trèfle moresque intérieur à ogives, ce qui ajoute admirablement à l'effet de l'ensemble.

En 1792, pendant la Révolution on avait muré les arceaux du cloître d'origine pour le convertir en écurie. Cette profanation a duré trente ans environ ; et c'est à cela du reste qu'est due la parfaite conservation des figures qui ornent les chapiteaux. Puis, la Révolution de 1830 ordonna la démolition du cloître pour laisser plus d'espace au développement des manœuvres de l'artillerie.

Le cloître avec sa chapelle et l'ensemble des bâtiments qui le jouxtent, comprenant l'orangerie, la chapelle, l'atrium, la forge et le cabinet du poète ainsi que le parc avec ses fabriques et les vestiges architecturaux qu'il contient, en totalité, à l'exclusion du château proprement dit, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 22 avril 2015.

En choisissant des marbres de diverses couleurs et en les mélangeant avec goût, les galeries claustrales produisaient un effet très agréable. Les arches sont plus élancées que celles qui abritaient les moines de notre région; les colonnettes, toujours uniques et cannelées, supportaient des arcs à plein cintre dans lequel s'épanouissait un trèfle lancéolé.

Sur une plaque en pierre, placée à l'un des angles du cloître, on lit l'inscription suivante en latin, qui est en quelque sorte son acte de naissance, comme le disait avec vérité Alexandre Guiraud. Dont voici la traduction en français : "L'an du Seigneur 1333, ce cloître fut commencé par frère Arnaud de Peyrestortes, et il fut terminé l'ail du Seigneur 1342".

 

Voici l'inscription originale en latin du cloître de Villemartin :

ANNO DOMINI M CCC XXXIII

FVIT 1NCEPTVM CLAVSTR

TM ; (sic) PER FRATREM Arnaldum DE PARIETIBVS

TORTIS ET FVIT COMPLET

VM ANNO DOMINI M CCC XLII

Une guirlande de feuillages encadre celle inscription.

A la fin du XIXème et au début du XXème, Aristide Fabre riche viticulteur s'enthousiasme, comme son contemporain Fayet, pour les ruines relevées par son prédécesseur, réalisant non pas des reconstitutions mais des remplois de vestiges (colonnade provenant de l'église de Vias au bord de la pièce d'eau, projet sous le belvédère) et continue l'aménagement du parc “ à l'anglaise ”, toujours à la mode à la fin du XIXème, en le complétant de fabriques, grottes et cascades, dans l'héritage du parc à fabriques "anglo-chinois" de la fin du XVIIIème siècle : belvédère du poète qui sert de réservoir, petit pont, serre, oisellerie, lavoir ... Au sud du château, une autre pièce d'eau a été aménagée en cascade avec grotte de fraîcheur, rochers et barrière faux-bois en ciment armé datant de 1910. L'ensemble de ce parc est cohérent avec les vestiges d'architecture médiévale qu'il contient (arcades du cloître de Saint-Polycarpe), dont certains ont apparemment disparus et dont tous sont en danger du fait de l'abandon et du manque d'entretien du domaine.

Baies romanes avec arcs polylobés éclairant de la chapelle du château de Villemartin.

Le choeur de la chapelle du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Voici une série de photos en noir et blanc prisent par André Signoles et misent sur le site des Monuments Historiques :

Entrée de la chapelle du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Entrée de la chapelle du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Le cloître du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Le cloître du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Ci-dessous, toute une série de photos montrant la multitude de décors des chapiteaux et socles des colonnes du cloître du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Socle de colonne au décor sculpté représentant des reptiles ou des animaux fantastiques.

Socle de colonne au décor sculpté représentant des reptiles ou des animaux fantastiques.

 

 

 

Voici l'histoire de la réhabilitation des éléments du cloître des Carmes de Perpignan :

Le couvent des Carmes à Perpignan se trouve face à la caserne militaire et le collège Jean Moulin, il prend le pâté de maisons situé entre les rues Vieilledent, Côte des Carmes, des Carmes et Remparts Saint Jacques.

Il a une grande superficie au sol, même si elle n'atteint pas celle du couvent des franciscains, anciennement à la place de l'ancien hôpital militaire.

Les Grands Carmes s'établirent à Perpignan en 1213. La construction de ce couvent date de 1270 sous l'impulsion du futur roi Jacques 1er de Majorque. Ce dernier avait concédé l'eau d'une source qui jaillissait du fossé du château royal. De nos jours cette source se nomme "Fontaine des Carmes".

Voici ce qu'il reste du couvent des Carmes à Perpignan (66).

La construction de leur couvent, dont subsiste actuellement l'église, semble dater des années 1332-1341. La construction du cloître s'est effectuée de 1333 à 1342, comme en témoigne la pierre de fondation, ce cloître polychrome en marbre gris et blanc existait sur le flanc méridional de l'église ses décors furent sculptés par Arnaud de Peyrestortes de l'ordre du Carmel. Au XVIIème siècle, le couvent fut transformé en arsenal. Au début du XIXème siècle, le génie militaire détruisit le cloître. Vers 1840, les éléments sculptés et les colonnes furent récupérés par le baron Alexandre Guiraud et transportés dans son domaine de Villemartin, près de Limoux. Ces éléments y furent remontés selon un plan légèrement différent de celui de leur disposition d'origine, ils servirent à l'édification d'un cloître formant un rectangle beaucoup plus allongé que le cloître du couvent. D'autres éléments sculptés furent intégrés dans la construction d'une petite chapelle ouvrant sur la galerie ouest du cloître. La sculpture des chapiteaux forme un ensemble exceptionnel caractéristique de l'art gothique catalan du milieu du XIVème siècle. Elle ne comporte aucune représentation proprement sacrée (motifs végétaux ; représentations animales réelles ou fantastiques ; scènes allégoriques ; scènes de chasse).

L'église à nef unique ne fut achevée qu'en 1325 et elle fut remaniée en 1343, soit très peu de temps après. A cette occasion elle fut recouverte d'une charpente. Il subsiste de nos jours les restes du portail gothique en marbre polychrome rose et blanc sculpté de monstres fantastiques. La moitié du toit s'est effondrée suite à un incendie survenu en 1944, lorsque les allemands, en abandonnant la ville, on fait sauter leurs munitions. Il faut dire qu'ils se servaient du couvent comme entrepôt de munitions. Ils ne subsistent aujourd'hui que les vestiges de l’église Sainte-Marie, fortement endommagée par cette explosion et l'incendie de 1944, le chœur et la nef s’étant effondrés vingt ans plus tard, subsiste aussi les enfeus peints de l'ancien cloître, la fontaine souterraine et le portail gothique en marbre polychrome rose et blanc sculpté de monstres fantastiques est orienté au nord de l'église face au parvis.

Clé de voûte du couvent des Carmes de Perpignan (66).

En partie loués à l’Armée au début du XVIIIème siècle, dès 1710-1715, après 1776, les moines acceptent la démolition de certains bâtiments comme le cloître, la cuisine, les réfectoires, les divers appartements pour la construction de l'Arsenal royal, l'armée occupe donc une grande partie des bâtiments conventuels qui furent transformés en arsenal en 1792. Après la Révolution, l'armée occupe la totalité des locaux et ce jusqu'en 1999. Le cloître, démonté et vendu en 1830, fut reconstitué chez le baron Alexandre Guiraud, dans l’Aude : un marquage au sol en indique l’emplacement. En 1961, s'est produit l'effondrement du couronnement du chœur voûté. On peut encore voir les sculptures des chapiteaux et des clefs de voûtes représentant des motifs de feuillages, d'animaux fantastiques, de saints et de blasons.

Des fouilles archéologiques, au début du XXIème siècle, révélèrent l’existence d’une crypte du XVème siècle devant le chœur.

On note qu'un des moines du couvent, le fameux Gui de Terrena ou Gui de Perpignan, fut général de l'Ordre des Carmes puis évêque de Palma de Majorque et enfin évêque du diocèse d'Elne Perpignan. Les reliques de saint Honorat, jusqu'alors dans le couvent, furent transférées à l'église Saint-Jacques en 1791.

L'édifice est classé : portail extérieur, façade Nord, l'église est propriété de la Ville de Perpignan.

De nos jours le couvent est complètement à l'abandon. On peut voir sa carcasse pointer vers le ciel, mais un projet de mise en valeur du patrimoine de Perpignan, lancé en 2003 et nommé "L'arc gothique", devrait le faire renaître.

LE BARON ALEXANDRE GUIRAUD

Portrait d'Alexandre Guiraud entrant à l'académie française en 1826.

Alexandre Guiraud né à Limoux le 24 décembre 1788 et il décéda à son domicile, 14, rue du Cherche-Midi à Paris, le 24 février 1847. Ses obsèques eurent lieu à l’Abbaye-au-Bois, en présence de Victor Hugo. Fils d'un riche marchand de draps, Alexandre Thérèse Guiraud n’a pas vingt ans lorsque son père meurt à Limoux, le 24 mai 1808. Il reçoit des biens considérables et les fabriques de draps qui constituent la meilleure part de son héritage.

Alexandre Guiraud fait des études à l’École de droit de Toulouse où il crée un "Gymnase littéraire". Il fait de fréquents séjours à Paris, où le succès de ses poésies lui ouvre les portes de l'Académie française à laquelle il est élu contre Lamartine le 10 mai 1826. Il est nommé baron par Charles X le 17 mars 1827 en récompense de sa contribution à l'opéra Pharamond. Le poète Alexandre Guiraud, créateur avec Jules de Rességuier, le baron de Montbel et le vicomte de Panat, du romantisme toulousain. Abandonnant la profession de son père, riche industriel de Limoux, Alexandre Guiraud partit pour Paris où il composa ses "Chants élégiaques" (dont le célèbre "Petit Savoyard") et où il fit représenter les "Macchabées". Il est l'auteur de nombreuses poésies élégiaques ainsi que de tragédies et de romans. Le baron était un grand amateur d'architecture antique et médiévale.

Portrait d'Alexandre Guiraud.

Dans un poème publié en 1943, "Le cloître de Villemartin" il explique le remontage du cloître des Carmes récupéré à Perpignan, entre 1830 et 1836. Entre 1835 et 1845, la mode chez les érudits languedociens est d'acheter des sculptures aux officiers du Génie et de les utiliser pour orner leurs jardins romantiques.

Le 21 août 1826, il épouse à Limoux Marie Elisabeth Espardellier, dont la famille joue un grand rôle dans la vie politique locale, et dès ce moment il s’établit au domaine de Villemartin qu’elle vient de lui apporter, afin d’y passer chaque année, toute la belle saison. Il eut un fils, Léonce de Guiraud (1829-1873), qui fut député.

Monument d'Alexandre Guiraud à Limoux, jardin Alexandre Guiraud (Île de Sournies).

Zoom sur le buste d'Alexandre Guiraud exposé à Limoux.

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GÉNÉALOGIE

Généalogie des de Lévis, seigneurs de Villemartin

I - Guy de Lévis I, marié avec Guiburge, maréchal de la Foi dans la croisade contre les Albigeois (1210) ; il eut pour enfants :

1 - Guy, qui suit ;

2 - Philippe, chevalier ;

3 - Jeanne qui seconde femme de Philippe de Montfort, comte de Castres.

 

II - Guy de Lévis II, seigneur de Mirepoix et de Montségur, marié avec Jeanne, eut pour enfants :

1 - Guy III, marié avec Isabelle de Malri, 1286 ;

2 - Eustachie de Lévis, mariée avec Jean de Bruyères, seigneur de Puyvert, 1264.

Dans le courant de la même année et par acte authentique, Eustachie confia la gestion de ce domaine à Etienne de Malras. Plus tard, en 1322, le même fief fut géré par Pierre d'Apian. Ce dernier finit par s'en rendre maître.

Ses descendants, pendant le cours du XVème siècle, cédèrent leurs droits à la famille de Textoris.

Jeanne de Textoris, dame de Villemartin, s'était alliée, en 1476, avec Pons de Castéras, seigneur de Campagne et elle lui apporta en dot les domaines dont elle avait hérité de Jean de Textoris, son père.

 

- NOTE : En1306, au mois de mars , la veille de l'Apparition de Notre-Seigneur , Arnaud de Soulier de Villemartin, promet à Georges Picarel , Guillaume Pierre de Saint-Félix , Jeanne , femme d'Egide de Malras, la seigneurie de Villefloure ; et aux consuls de Villefloure, faisant pour l'universalité des habitants, que pendant toute sa vie il tiendra feu et maison dans le village de Villefloure et y fera sa résidence avec sa famille , et qu'il payera toutes les tailles et collectes, ainsi que les autres habitants, à raison des biens qu'il possède. Et les dits coseigneurs et consuls permettent au dit Soulier de jouir de tous les privilèges dont jouissent tous les autres habitants, des herbages, eaux et bois, sauf en tous les droits des seigneurs de Villefloure. Acte retenu par Raymond Ainelier, notaire.

 

 

Généalogie des de Castéras, seigneurs de Villemartin

    

Blasons de la famille de Castéras.

La maison de CASTÉRAS , d'ancienne chevalerie, et l'une des plus distinguées des provinces méridionales de France, est originaire d'Espagne, et tire, son nom du château de Castéras, près Ciudad Rodrigo, dans la province de Salamanque.

Les branches de Villemartin et de Sournia portent : Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à la tour du château d'argent, maçonné, ouvert et ajouré de sable ; aux 2 et 3 d'azur, à 3 maillets d'or.

 

La lignée concernée par le château de Villemartin commence avec Pons de Castéras Ier du nom.

Pons de Casteras, Ier du nom, seigneur de Campagne, second fils d'Arnaud de Castéras, et de N.... de Cazaux, assista, en qualité de gentilhomme, aux états de Foix, en 1429 et 1436. Il fit hommage au Roi, touchant la seigneurie de Castéras, dont le titre original est aux archives de la cour des comptes de Montpellier, n°36. Il fut convoqué avec la qualité de seigneur de Campania, aux états de Foix, en 1429, 1436 et 1448, et reçut, avec les autres seigneurs de cette province, le serment de Gaston, comte de Foix, à son nouvel avènement. Il eut pouf fils :

1- Pons de Castéras IIème du nom, dont l'article suit ;

2- Arnothon de Castéras, qui fonde la branche dos seigneurs de Servier, rapportée en son lieu ;

3- Pons - Arnaud de Castéras, seigneur de la Fayolle, au diocèse de Lincours, qui assista, avec Pons de Castéras, IIème du nom, au contrat de mariage de Nicolas de Castéras, avec Séguine de Séverac, du 7 juillet 1512.

 

I - Pons de Castéras, IIème du nom, fils de Pons de Castéras Ier du nom et de Catherine de Massot (ou Marie Bertrande de Sauton ?) ; seigneur de Castéras, coseigneur de Campagne (de Campania) légataire de son père le 1er juin 1476. Noble Pons de Castéras, reçu un legs de son frère aîné le 22 août 1493. Il fit son testament devant Michel de Valle, notaire à Limoux le 30 avril 1517. Marié en 1476 avec Jeanne Textoris dame de Villemartin. Dame de Villemartin , héritière des biens et armes de son nom, qu'elle apporta à son mari. A la survivance de Jeanne Textoris, sa femme héritière de Jean de Textoris seigneur des lieux et château de Villemartin, et de Jean Ier, qui suit ;

Le couple a eu pour enfants :

1- Jean Ier qui suit ;

2- Guillaume de Castéras, vivait en 1533;

3- Nicolas de Castéras marié le 7 juillet 1512 avec Catherine d'Hélie ;

4- Charles de Castéras, vivait en 1533.

 

II - Jean Ier de Castéras, est nommé dans l'aveu et dénombrement de la seigneurie de Villemartin, rendu par son père en 1503. Marié le 3 avril 1498 avec Jourdette ou Jourdèle de Maireville, fille Berthomieu de Maireville seigneur de Montgranier, succéda à son père. Elle était veuve lors du testament de Pons IV de Castéras le 30 avril 1571. De ce mariage naquit :

1- Jean IIème du nom, qui suit ;

2- Arnaud de Castéras, légataire en 1517 ;

3- Catherine de Castéras, légataire en 1517.

 

III - Jean II de Castéras, succéda à son père, co-seigneur de Villemartin, fut institué héritier universel de Pons IV de Castéras, son aïeul, le 30 avril 1517. Il fît son testament à Fontarabie, ayant été blessé par les Espagnols, le 10 janvier 1522. Il était marié depuis peu avec Jeanne de Hautpoul qui fit son testament le 18 septembre 1570, fille du seigneur Georges de Hautpoul, seigneur de Rennes le Château, et de Marguerite de Mauléon-Narbonne. Ils eurent pour enfants :

1- Jean IIIème du nom, qui suit ;

2- Marguerite de Castéras, mariée à Henri d'Arces ;

3- Euridice de Castéras mariée avec Henri de Maisonneuve.

 

IV - Jean III de Castéras, capitaine, gouverneur de Pierrepertuse du 18 août 1568 à novembre 1578 qu'il reçu par brevet du roi Charles IX, il en reçu un autre en 1579. Il épousa d'abord en première noce, le 30 juin 1548, Jeanne de Chambert, fille Bertrand de Chambert, seigneur de Bisanet et de Jeanne d'Abban ; et puis en secondes noces le 25 avril 1558, Antoinette de la Redorte, fille de François Nigri, alias le Noir, seigneur de La Redorte. Il avait fait un testament le 22 août 1578. Ses enfants furent :

1- Jean IVème du nom, qui suit ;

2- Guillaume de Castéras, coseigneur de Villemartin, qui donna quittance, en qualité de capitaine du château de Pierrepertuse, à Gabriel Gilbert, trésorier du domaine du Roi, le 23 juillet 1579 ;

3- Bernard de Castéras, le 23 juin 1613 il fit son testament en faveur de noble Henri de Castéras de son neveu ;

4- Marguerite de Castéras, mariée le 4 septembre 1588 à Henri Montserrat du Vivier de Lansac, seigneur du Vivier et de Montfort. Il fit son testament le 1er avril 1634.

5- Jeanne de Castéras, épousa M. de Ferreyroles.

 

V - Jean IV de Castéras, capitaine de Pierrepertuse à partir du 9 août 1612, suivant une lettre à lui adressée par la reine Catherine de Médicis, du 9 août de ladite année, capitaine d'une compagnie de cent hommes de guerre, par commission de l'an 1615. Il avait épousé, le 20 août 1593, Jacquette de Castéras, sa cousine qui fit un testament le 20 septembre 1631, fille de Louis de Castéras, Seigneur de Saint Martin et de Louise de Montesquieu, Dame de Sournia. Son esprit élevé, son jugement clair, son intégrité, le firent rechercher comme arbitre dans les différends qui divisaient les petits seigneurs. Il eut pour enfants :

1- Henri 1er du nom, qui suit ;

2- François de Castéras seigneur de Tailleboux vivait en 1669 ;

3- Bernard de Castéras, chanoine de l'église métropolitaine de Narbonne en 1636 ;

4- Jeanne de Castéras, chanoiseuse de Sainte-Marthe ;

5- Diane de Castéras, morte en bas âge ;

6- Charlotte de Castéras, morte en bas âge.

 

- NOTE : Le 18 août 1590, si l'on en croit une lettre écrite par Montmorency au roi, des négociations auraient été entamées dès cette époque entre ce prince et Joyeuse. Montmorency écrit à Henri IV que le chef des ligueurs le trompe ; tandis qu'il le berce de vaines espérances il traite avec l'Espagne par l'intermédiaire de Montbérault, de Villemartin, de Larcayre et de Salses. Il termine en demandant la confiscation des biens de la famille de Joyeuse à son profit, de même que sous le feu roi les Joyeuse avaient obtenu confiscation des siens au leur.

 

VI - Henri 1er de Castéras, seigneur de Villemartin et Cambous, gouverneur de Pierrepertuse de 1618 à 1642. Capitaine au régiment Royal-Roussillon, infanterie, fut grièvement blessé au siège de Leucate en 1637. Il a épousé le 20 décembre 1618 Françoise du Lac de Boutenac, fille du seigneur Bertrand de Boutenac et de Marguerite de Saix. Pendant sa vie, il fit le dénombrement de la terre de Villemartin en 1671. Ils eurent pour enfants :

1- François 1er du nom, qui suit ;

2- Louis Dominique, seigneur de Combeloubine, archidiacre de Narbonne ;

3- Marie Eudoxie de Castéras mariée avec Olivier de Belcastel ;

4- Jean-Pierre, chanoine et doyen en 1697, de l'église métropolitaine de Saint-Just de Narbonne ;

5- Marie qui épousa en première noce N… de Crestia et en secondes noces le 1er janvier 1666 à Narbonne avec Pierre d'Aragon, seigneur de Fitou, au diocèse de Narbonne ;

6- Jeanne morte en bas âge ;

7- Marguerite morte en bas âge.

8- Françoise de Castéras.

 

VII - François 1er de Castéras, colonel des milices bourgeoises de Limoux et d'Alet par arrêt du conseil d'état du Roi, du mois de décembre 1694, succédant à son père. Il reçut de M. de la Lande, lieutenant-général en Languedoc, l'ordre de former quatre compagnies dans le pays de Sault, pour le couvrir et préserver de toute insulte de l'ennemi. Il épousa le 8 juillet 1689 Gabrielle Dax, née le 18 août 1662 à Chalabre (11). Étant veuve de François, elle épousa messire François de Bruyère le Chatel-Joyeuse, marquis de Chalabre, le 6 juillet 1729, et fit son testament le 20 décembre 1730, par lequel elle constitue son héritier, noble Pierre-Paul de Casteras, son petit-fils, fils de Henri, tous ses autres enfants étant morts. Elle décédera le 22 mars 1743 à Limoux (11) à l’âge de 80 ans, inhumée le 23 mars 1743 à Villemartin, Gaja-et-Villedieu. Fille de Jean dit le baron d'Axat DAX, seigneur d'Axat décédé en 1673 et d'Élisabeth de Bruyères née vers 1636-1724. François mourut à la survivance de sa femme et de quatre enfants :

1- Henri II ème du nom, qui suit ;

2- Anne de Castéras, prébendé au chapitre d'Alet ;

3- François, (1685-1716) lieutenant dans le régiment Royal-Roussillon, infanterie ;

4- Louis Dominique, (1688-1718) lieutenant dans le régiment Royal-Roussillon, infanterie.

 

VIII - Henri II ème du nom, de Castéras, né en 1684. Lieutenant dans Royal-Roussillon, infanterie, par brevet du 17 mars 1706 puis colonel des milices de Limoux et d'Alet, succéda à son père en 1709 et épousa le 22 avril 1721à Serres (11) Jeanne Dalmais de Curnieu née le 28 octobre 1689 et décèdera le 17 décembre 1770 à l'âge de 81 ans. Il décèdera le 7 octobre 1732 à Villemartin, il a institué son héritier à la survivance de sa femme, son fils unique Pierre-Paul qui suit. M. l'abbé Pechmarty, curé de la paroisse, prononça une éloquente oraison funèbre en l'honneur de celui qui était pour les pauvres un second père.

 

IX - Pierre-Paul de Castéras né le 3 décembre 1723, seigneur de Villemartin, lieutenant dans le bataillon de Valence, fut fait prisonnier dans les guerres d'Italie, par les Barbets, et fit son testament le 24 avril 1767, il décède le 8 mai 1767 à Tuchan (11). Il se maria le 26 septembre 1745 à Tuchan avec Jeanne de Russon ou Russen de Francon née en mars 1725 à Tuchan (11), inhumée le 28 décembre 1765 à Gaja-et-Villedieu, fille de messire Guillaume de Russon de Francon, seigneur de Ségure et de Marie Madeleine de Foulquier-Lastix. Jeanne de Russon fit son testament le 4 décembre 1765, décède le 28 décembre 1765 à Gaja et Villedieu. Ayant contracté des dettes, il vendit la seigneurie de Villemartin, dont il avait hérité, à un marchand de Limoux, appelé Roques.

Ils eurent pour enfants :

1- Jacques de Castéras, qui suit ;

2- Jeanne de Castéras, née en 1747, fille de Pierre-Paul de Castéras, mariée, au mois de novembre 1769, à noble Alexandre de Cardevacq d'Havrincour de Gouy, chevalier de Gouy, mort sans postérité le 16 mars 1777. Il était fils de Chrétien de Cardevacq, chevalier, seigneur de Gouy, et de Marie-Henriette-Josèphe de Sucre ;

3- François Marc Antoine de Castéras né en 1747 ;

4- Louis Hippolyte de Castéras (1752) ;

5- Gabriel de Castéras, fils cadet de Pierre-Paul, né le 15 février 1753, officier du régiment de Pierrepertuse, capitaine dans le régiment Royal-Picardie, infanterie. Il émigra, revint prendre part à la défense de Lyon pour la cause royale, et fut tué d'un éclat d'obus à l'une des portes de cette ville, le 27 octobre 1793. Gabriel de Castéras, fils cadet de Pierre-Paul, voulant faire rentrer dans sa famille le manoir vendu par son père, épousa Marie la fille de Roques (contrat passé devant Maître Ribes, notaire royal à Limoux, le 15 février 1777). Donc, il avait épousé en première noce Marie-Anne Roques ; et en secondes noces Rose d'Espezel de Roquetaillade, fille de Joseph d'Espezel, seigneur de Roquetaillade.

Il a laissé du premier lit :

A- Louis-Auguste de Castéras, qui épousa Caroline de Rivairolis de Caudeval qui suit en XII ;

B- Éléonore de Castéras, mariée à Gabriel Denis de Castéras, son cousin germain.

C- Thérèse de Castéras, mariée à M. Pérès.

Du second lit :

D- Aimé de Castéras, tué d'un coup de canon en 1814.

 

6- Isabelle Marie Colombe de Castéras (1754-1762) ;

7- Marie Magdeleine de Castéras (1756).

NOTE :

Le domaine de Villemartin appartenait aux Casteras en toute seigneurie ; il empiétait sur divers taillables, Limoux, Cépie, Pieusse, Saint-Martin-de-Villeréglan, Malviès et Lauraguel.

Pierre Paul dut vendre la seigneurie de Villemartin pour honorer ses dettes. Son fils Gabriel épousera la fille de l'acquéreur (voir plus loin), Marianne Roques, fille de Jacques, faisant temporairement rentrer Villemartin dans la famille.

 

X - Jacques de Castéras, chevalier, né le 15 septembre 1746, seigneur de Villemartin, de Segure, de Faste et de Cardières, il épousa, le 29 juin 1767 à Brax (31), Elisabeth de Polastron la Hillière née le 11 juin 1738 à Muret (31), décédée le 4 mars 1795, en sortant des prisons de la terreur. Elle était fille du comte Jérôme de Polastron la Hillière (1708-1764), seigneur de Brax, de Saint-Cassian, de Pujaudron, etc. Lieutenant-colonel du régiment de la Garonne, et de noble dame Catherine de Baron de Gachedat. Jacques de Casteras est décédé le 10 mai 1832 à Marseillette (11) il avait 85 ans, ayant eu de son mariage :

1- Gabriel-Denis, dont l'article suit en XII ;

2- Louis-François de Castéras Villemartin Russon de Castéras, auteur de la seconde branche de Castéras-Villemartin. Chevalier Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, né en 1771, marié le 28 mai 1797 à Chandolas (07), avec Marie Anne Lucie Camone de Banyuls de Montferré (1765-1808). Il décède en 1844 ;

3- Marc-Antoine de Castéras, né en 1772, marié le 29 octobre 1828 à Toulouse (31), avec Rose Paris née en 1778 ;

4- Alexandrine de Castéras née en 1769, épouse d'Antoine de Riols de Fonclare de Pradels né en 1779 ;

5- Jeanne Jacquette de Castéras, née en 1774, non mariée.

 

XI - Gabriel-Denis, né le 16 mai 1768 à Tuchan (11), comte de Castéras de Villemartin, a fait en Espagne toutes les campagnes de l'émigration et est entré dans les gardes du corps du roi Charles IV. Il a été agrégé capitaine de cavalerie à la place de Castel-Léon, vallée d'Aran, par brevet du 20 mars 1801, et est décédé le 15 septembre 1818. Il avait épousé en première noce, en Espagne, dona Elisabeth de Lessé (décédée avant 1823), fille de don Joseph de Lessé, gentilhomme de la maison de Charles III, roi d'Espagne, et de dona Maria Carmen de Salazar ; en secondes noces, Éléonore de Castéras née en janvier 1778, sa cousine-germaine qui décèdera en 1809; et en troisième noce, mariage le 12 avril 1809 à Narbonne avec Emilie de Bonet de Salleles, née le 2 janvier 1780 à Perpignan (66), fille d'Hercule de Bonet, marquis de Salelles, conseiller au conseil souverain de Roussillon, et de noble dame Françoise Bénédicte Amélie de Massia de Treille.

Il a laissé du premier lit :

A- Jeanne Honorine Louise de Casteras, née vers 1800, décédée le 27 novembre 1822 ;

Du troisième lit :

B- Émilie de Castéras (1811-1812) ;

C- Alexandre de Castéras, né en 1816 ;

D- Julie de Castéras, (1818-1882).

 

XII - Louis-Auguste de Castéras né le 3 décembre 1779 à Limoux, fabricant de draps à Limoux et percepteur des contributions directes, il fut le dernier seigneur de Villemartin. Il épousa le 29 décembre 1805 à Limoux (11) Caroline Rouvairolis, née en 1780 à Mirepoix (09), fille de Jean Clément Rouvairolis, Baron de Caudeval né vers 1733 et de dame Rose Champflour (1745-1811). Louis-Auguste décèdera le 16 décembre 1844 à Limoux à l'âge de 65 ans.

Ils eurent quatre enfants :

1- Anne Rose Marie Elvire de Castéras née en 1806 ;

2- Thérèse Zénobie Clémence de Castéras née en 1808 ;

3- Jacques Marie Françoise Sidonie de Castéras né le 22 janvier 1809 à Limoux, il décède le 27 juillet 1892 à Limoux à l'âge de 83 ans ;

4- Jeanne Marie Rose Octavie de Castéras née en 1810.

 

POUR LA PETITE HISTOIRE :

La seigneurie a ensuite été revendue à Lazare Roques, marchand drapier à Limoux, frère de Jacques Roques, le premier acquéreur. Il semble que ce soit la femme de Louis Auguste, née Rouvairolis (Caudeval), qui ait vendu après la mort de son mari.

Louis-Auguste aura été le dernier Castéras à porter le titre de seigneur de Villemartin. La seigneurie avait été vendue à un Mr Roques par son arrière grand père, Pierre Paul (IX). Mais son grand père Gabriel (XI) était redevenu Seigneur de Villemartin par mariage, ayant épousé la fille de Roques. Louis-Auguste de Castéras ne garda pas longtemps les terres de ses ancêtres ; il les vendit à son oncle maternel Lazare Roques, marchant drapier à Limoux, frère de Jacques Roques. Ce dernier vendit à son tour Villemartin à son cousin Louis Espardellier, fabricant de draps à Limoux.

M. Espardellier maria sa fille Marie Elisabeth avec le baron Alexandre Guiraud.

Extrait du contrat de mariage :

"Contrat de mariage, portant adoption du régime dotal, passé devant Me Majorel, notaire, le 21 août 1828. Entre le baron Guiraud Pierre-Marie-Jeanne-Alexandre-Thérèse, fils de Alexandre, fabricant de draps et de Thérèse Laffon ; et Espardellier Marie-Elisabeth, fille de Louis Cadet, négociant, et de Elisabeth Maigna. Donation en avancement d'hoirie à la future épouse par son père du château et de la terre de Villemartin".

Le mariage fut célébré avec pompe le même jour à la Mairie de Limoux. Les témoins du futur étaient: MM. Viviès-Fournil, fabricant de draps, le chevalier Dupuy de Pauligne ; ceux de la future : Duston de Villereglan, chef de bataillon en retraite, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et Buzairies Jean-Louis, membre honoraire de l'Université.

Le célèbre poète le baron Guiraud Pierre-Marie-Jeanne-Alexandre-Thérèse, ne tarda pas à transformer Villemartin en un palais moderne. Il l'entoura de jardins à l'anglaise avec de grandes pièces d'eau, agrandit le parc et établit de bons chemins.

Le baron Guiraud Pierre-Marie-Jeanne-Alexandre-Thérèse décèdera à paris le 24 février 1847 à l'âge de 59 ans.

Madame la Baronne et son fils Léonce ont habité et administré le château de Villemartin pendant plusieurs années. Lors du mariage de son fils Léonce avec Mademoiselle Adrienne-Adèle Benoît, la baronne quitta Villemartin pour aller habiter avec sa fille, Madame de La Prade. Le jeune baron lavait des goûts modestes, mais sa femme était ambitieuse. Elle poussa son mari à se présenter à la députation contre Isaac Pereire. Ces élections (1869) furent trop célèbres. Au second tour, de Guiraud fut élu.

Il ne jouit pas longtemps de son triomphe. Ruiné, il mourut à Paris, le 28 juillet 1873, sans postérité.

Madame Cousin de Mauvoisin mourut, en 1875, à la survivance de son fils Roger.

La Baronne de Guiraud mourut à son tour à Montpellier, le 1er mai 1880, à la survivance de ses deux filles et de son petit-fils.

Par acte authentique du 7 août 1882, le château de Villemartin est devenu la propriété de M. Aristide Fabre, propriétaire à Ornaisons.

- En 1921, M. Aristide Fabre, était encore le propriétaire du château de Villemartin.

 

NOTES DIVERSES :

- Il existe de nombreuses branches de cette famille Castéras, j'en ai dénombré cinq.

- En 1697, N. de Castéras seigneur de La palme en 1697, avait été châtelain de Quéribus. Philippe de Gouget de Castéras, lieutenant des archers de la garde du roi Henri IV, tut blessé au combat d'Arques auprès de Sa Majesté, qui, en récompense de ses services, le fit capitaine du château de Montgaillard (1558). Son fils, Gouget, 2ème du nom, eut la survivance du gouvernement de son père.

- Un neveu du chanoine de Saint Just, Jean-Pierre de Castéras de Villemartin, archidiacre du Razès qui a joué un rôle considérable à Narbonne au temps de la Ligue.

- En 1788, la seigneurie de Ségure passa à la famille de Castéras. Noble Jacques de Castéras, époux d'Elisabeth de Polastron, fut seigneur de Ségure à cette date.

Voici quelques photos anciennes de Gaja-et-Villedieu pour les amateurs :

 

Gaja-et-Villedieu, la place et son réservoir en 1905.

Gaja-et-Villedieu, en 1905.

Bibliographie,  je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Base Mérimée, ministère français de la Culture.

- Le site des Monuments Historiques.

- Dictionnaire topographique du département de l'Aude, rédigé en 1912 par l'abbé Sabarthès.

- Le dernier Livre vert de l'archevêque de Narbonne  par l'abbé Sabarthès.

- Généalogie de la famille de Castéras. Dictionnaire de la Noblesse. La Chesnaye. Desbois.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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15 juillet 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la 3ème et dernière partie consacrée au village de Badens réalisé par Éric Masy que je remercie encore une fois pour sa participation et le travail qu'il a effectué avec un grand plaisir m'a t'il confié.

Je constate que vous appréciez mes reportages, qu'ils ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site www.belcaire-pyrenees.com

Je vous souhaite une bonne découverte.

 

PERSONNAGES ILLUSTRES DE BADENS

 

1. Georges GUILLE – homme politique

Né le 20 juillet 1909 à Badens (Aude).

Décédé le 17 novembre 1985 à Toulouse (Haute-Garonne).

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Aude).

Député de l'Aude de 1946 à 1958.

Secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil, chargé de la recherche scientifique et de l'énergie atomique du 1er février au 17 mars 1956.

Secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil, chargé des relations avec les Assemblées et de l'énergie atomique du 17 mars au 13 juin 1957.

Sénateur de l'Aude de 1959 à 1967.

2. Gérald BRANCA – militaire, joueur de rugby au XV de France

Gérald Branca (29 décembre 1902 à Sedan - 4 décembre 1983 à Badens) était un joueur de rugby à XV français.

Bien que né à Sedan, où son père le Commandant Napoléon Branca était en garnison, Gérald Branca est un authentique fils du Minervois de Badens.
Gérald Branca, troisième ligne centre, a été formé à la Violette de Toulouse; de 1927 à 1929 il joue à Paris au Stade français, en 1930 il joue au Stade toulousain à Toulouse; il en est le capitaine. Il termine sa carrière de joueur de rugby à Lyon où en 1936 il épouse Josette Lair, membre de l'Équipe de France de hockey sur gazon.

Domaine de St Eulalie, propriété de Mr le commandant Branca

Henri GOUT – Homme politique

Né le 9 novembre 1876 à Badens (Aude - France)
Décédé le 7 décembre 1953 à Carcassonne (Aude - France)
Député de l'Aude de 1928 à 1940, il est vice-président de plusieurs commissions, successivement, notamment la commission d'Hygiène et la commission d'Assurances et de prévoyance sociale.
Il fait partie des quatre-vingts parlementaires qui votent contre la remise du pouvoir constituant à Philippe Pétain le 10 juillet 1940. De 1941 à 1942 il prend la tête de plusieurs manifestations d'opposition au tandem Pétain-Laval. Ce qui lui vaut d'être interné et ensuite assigné à résidence dans l'Ariège.
Lors de la Libération il est Président de la Commission de la Santé Publique à l'Assemblée consultative. Désigné (par arrêté du Préfet de l'Aude) maire de Carcassonne du 18 octobre 1944 au 28 avril 1945. Puis élu Maire de Carcassonne le 29 avril 1945 il le reste jusqu'au 27 octobre 1947.

 

 

Georges CLOLUS (1867-1948) - co-inventeur du 1er simulateur de vol du Monde,
 

Officier de Cavalerie diplômé de St Cyr, Georges CLOLUS décide en 1910 (à l’instar du Cne Burgeat) de se former à ses frais au pilotage à l'école Antoinette située en Champagne. Il suggère alors dans le cadre de cette formation la création de ce qui deviendra le 1er simulateur de vol du Monde avec les moyens du bord (un tonneau coupé en deux). Grâce à cette formation il se voit attribuer le 10 juin 1910, le brevet de pilote N° 97 délivré par l'Aéro-Club de France. Le 14 juin 1910, il remporte le Prix des Débutants, attribué pour la sixième et dernière fois par l'Aéro-Club de France. Aux grandes manœuvres de Picardie, où des aéroplanes participent pour la première fois, le commandant Clolus vole avec le capitaine comte de Robillard et malgré le mauvais temps, ils repèrent les avant-postes et les signalent à l'état-major.

Le simulateur de vol en question : tonneau « Marie-Antoinette »

 

Joseph RUFFEL – chirurgien vétérinaire

Né à Badens le 25 février 1772 et décédé à Trèbes le 20 septembre 1856, Joseph Ruffel exerça dans l’Aude, pendant plus de 40 ans, les rôles d’officier de santé, de chirurgien et de vétérinaire.

 

LE PASSÉ – LE PRÈSENT TOUT EN IMAGE…

 

Avenue de Carcassonne

 

Avenue de Carcassonne - Pompe et Bascule

 

 

Avenue « Georges des Grands » (!)

 

 

Avenue Georges Degrand

 

 

Château et Place

 

 

Ancien château Féodal et Place

 

 

L'ancien château féodal seigneural

 

 

 

Le groupe scolaire de Badens

 

 

L'église

 

 

Ferme Saint-Léon

 

 

Rue du Centre (Grand’Rue)

 

 

Château de Miremont

 

 

 

La Place et le Château

 

 

Place Saint Joseph

 

 

 

 

 

Rue du Château (Grande épicerie de l’Etoile du Midi et Rue Principale)

 

 

Domaine de St-Eulalie, propriété de Mr le Commandant Branca

 

 

Domaine de St-Eulalie, propriété de Mr le Commandant Branca

 

 

Villa Saint-Léon

 

 

 

 

Carte postale

 

 

Avenue de Carcassonne et Entrée du Village

 

 

 

Château de Miremont

 

 

Route d’Aigues-Vives

 

 

 

 

La Place

 

 

Avenue de Carcassonne et Pont sur le Canet

 

 

 

L’église

 

 

AUTRES ANCIENNES CARTES OU PHOTOS…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Abrégé de l'Histoire Générale de Languedoc Vaissette 1749.

- Annuaire héraldique 1897 à 1902.

- Armoiries Hozier 1696.

- Armorial de la noblesse du Languedoc 1860 Tome 1.

- Armorial Le Breton 1667.

- Armorial universel 1844.

- Bibliothèque de l'école des chartes XLVIII - 1887.

- Cartulaire Mahul.

- Catalogue général des gentilshommes de Languedoc 1676.

- Clergé régulier avant 1790 Série H.

- Dictionnaire de la noblesse de France - 1786.

- Dictionnaire topographique de l'Aude 1912.

- Documents pour Histoire de l'inquisition dans le Languedoc 1900.

- Essai historique sur les Etats-Généraux Languedoc 1818.

- Etudes scientifiques de l'Aude.

- Histoire du Comté et de la vicomté de Carcassonne tome 1 1846.

- Histoire Générale de Languedoc.

- Hélène Débax - Cartulaire, Titulature Sceau - le programme politique du vicomte Roger II (1180) 2006.

- Hélène Débax - Comtés de Carcassonne et de Razès et leurs marges (IXe-XIIe siècle) 2007.

- Hélène Débax - L'aristocratie languedocienne et la société féodale 2008.

- Inventaire sommaire archives départementales avant 1790 Aveyron tome 1 1866.

- Inventaire sommaire archives départementales avant 1790 Hérault tome 2 1865.

- Liste des chevaliers de l'Ordre de St Lazare 1875.

- Millénaire de Badens - Livre Badens en Minervois.

- Petit historique de familles d'Aigues-Vives 2010.

- Viollet Le Duc - la cité de Carcassonne Ed 1939.

 

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25 juin 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la suite du reportage réalisé par Éric Masy, que je remercie encore vivement pour sa participation.

Le site engrange chaque jour de plus en plus de visiteurs le chiffre 1 million cent mille internautes a été dépassé au compteur que vous pouvez visualiser en bas des pages. Merci à tous.

Je constate que vous appréciez mes reportages, qu'ils ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site www.belcaire-pyrenees.com

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L’EGLISE DE BADENS

 

 

Ste-Eulalie de Badens était un bénéfice sous le nom de Prévôté, desservi originairement par un chanoine du Chapitre cathédral de Carcassonne, aujourd’hui succursale du Doyenné de Trèbes.

Elle remonterait à la fin du XIIe siècle – début du XIVe siècle.

Le 7 novembre 1307, l’église Sainte Eulalie est mentionnée dans la bulle du Pape Clément V. Les revenus de son recteur s’élèvent à la somme de 38 livres.

1329 – Arnaud de Amorand, curé de Badens, a siégé le 8 et 9 septembre à l'Assemblée des conseillers dans la maison de l'Inquisition de Carcassonne sous l'égide d’Henri Chamayou (de Chamayo), frère prêcheur, inquisiteur, résidant à Carcassonne. (L’Inquisition en Languedoc. Bibliothèque Saint Libère).

1330. « Ste-Eulalie de Badens était un bénéfice sous le nom de Prévôté, desservi originairement par un chanoine de Saint Nazaire de la Cité, en 1330. Il est du Chef de Trebbes».

1619. Réparations à l’église de Badens.

1633. Badens donnait une aumône 100 pains par an au chapitre St Nazaire de Carcassonne.

1743 et 1763. Deux des enfants de GABRIEL-BAPTISTE DUPAC, Seigneur de Septcerous, de Saint-Amans, et de Badens, né le 18 Avril 1685, qui a épousé, le 2 Mars 1726, Catherine [d’]Aldin, sont enterrés dans le sanctuaire de l’église Ste Eulalie de Badens :

MARIE (1831-1743)

MARGUERITE (1742-1763)

1756. Procès de Catherine Despujols, de Badens, contre Bourdiol, prêtre.

1762. Réparations à l’église de Badens, le 23 octobre.

1763. Réparations à la sacristie de Badens, le 8 juin.

1763. Délibération au sujet de l’abbé de Badens, chanoine, tombé en enfance (folio 38). 10 septembre.

1778. Réparations à l’église, le 13 octobre.

 

 

 

  

 

  

 

 

Histoire : Mentionnée dans l'enquête de 1269, elle est unie en 1299 à la dignité de sacristain de l'église cathédrale. L'église fut reconstruite à la fin du 13e siècle. La recherche générale du diocèse de Carcassonne (1641) indique une superficie de 62 cannes de l'église : le plan de l'église serait à nef unique avec une seule chapelle latérale. En 1843, le clocher de l'église est exhaussé. En 1854, une chapelle est construite au sud de la nef. En 1895, trois fenêtres ont été ouvertes dans le sanctuaire. En 1897, une fausse voûte d'ogives a été élevée sur la charpente d'origine. En 1973, la fausse voûte s'écroula et il fut décidé de revenir au parti de la charpente apparente. Malheureusement, les éléments de la charpente apparente d'origine furent brûlés et seuls cinq corbeaux sculptés et peints furent sauvés du feu.

 

 

   

 

 

 

 

 

 

L’autel, et derrière, l’endroit où sont enterrées MARIE DUPAC DE BADENS (1735-1743) et MARGUERITE DUPAC DE BADENS (1742-1763)

(Les 5 vitraux de l’Abside)

 

 

 

 

 

(Bénitier en marbre rouge de Caunes)

(Chapelle St Roch)

(Chapelle de la Vierge Marie)

(Chapelle Ste Croix, ou du Sacré-Cœur)

Chapelle Sainte Croix : les culots qui reçoivent les retombées des arcs diagonaux à côté de l'arc doubleau sont sculptés de têtes coiffées à la mode Saint-Louis.

(L’enfant de Prague (1894) et une de ses couronnes)

 

 

(Statue de Ste Eulalie et relique de la sainte)

(Relique de la vraie Croix, venu de Rome en date du 9 Mai 1785)

     

 

   

(Le ciboire du XIXe siècle)

(L’horloge d’origine, salle de la Mairie)

21/05/2015 : Emmanuel Terrol, horloger, campaner de profession, basé à Rivesaltes (PO), a effectué un travail impressionnant sur l'ancien mécanisme de l'horloge du clocher de l'église Sainte-Eulalie. Il effectue depuis plusieurs années l'entretien et la maintenance annuelle de l'horloge du clocher, et cela faisait un certain temps qu'il était envisagé de rénover et de remonter l'ancien mécanisme qui était stocké en pièces détachées. Ces pièces rouillées, ont été nettoyées, dégraissées, polies, le mécanisme a été remonté sur son châssis malgré la perte de certaines pièces, dont les poids.

(Poids de l’horloge)

 

Cette horloge mécanique, marquée P.F., provient de Morez (Jura). P.F signifie à la fois Prost Frères et Paget Francis. Ce dernier a repris la partie horlogerie de Prost Frères vers 1910. Les horloges Paget sont reconnaissables à l'inscription «P.F.» sur le bâti, au pont évidé en forme de cœur, aux hauts de platine horizontaux, au cadran de contrôle monté avec une patte verticale. Ce mécanisme date de 1892. Il trône maintenant fièrement dans la salle du conseil municipal sous une vitrine de protection, et a été dévoilé à la population lors de la cérémonie du 8-Mai.

(Intérieur tour et horloge actuelle)

 

La cloche de bronze date de 1598.

 

 

(Vitraux des chapelles de la Vierge Marie et de la Ste Croix)

 

(Autres vues)

 

  

 

 

 

 

 

 

AUTRES CURIOSITÉS ET LIEUX REMARQUABLES…

 

ARBRE DE LA LAICITÉ

Tout comme dès 1790 les arbres de la liberté sont une référence explicite à la Révolution Française, les arbres de la laïcité sont une commémoration de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’État, loi qui a véritablement institué la laïcité en France.

L’arbre de la laïcité, autrement appelé arbre du vivre-ensemble, un chêne vert, fut planté à Badens en décembre 2012, sur un coin du carrefour dit de l‘autogare, au début de la route Ste Eulalie.

 

 

 

BASSIN DE RETENTION

Suite aux inondations de 1999 (120 habitations sinistrées) et pour protéger les populations en amont immédiat du village de Badens contre le risque inondation, le SMBA a porté au cours de l’été 2015 la maîtrise d’ouvrage d’un bassin écrêteur de crues (130.000 m³).

 

Désormais, le village est protégé en cas de crue centennale du ruisseau Le Canet. Le Syndicat Mixte des Balcons de l’Aude (SMBA) met à disposition à titre gracieux un terrain d’environ 7 hectares pour un exploitant en blé qui accepte le risque de submersion temporaire en cas de crue. Les terres seront donc entretenues avec de la végétation rase (blé) qui ne risque pas d’obstruer le bassin. Une reconstitution d’une frênaie et un développement d’essences méditerranéennes est mis en place avec 1800 nouveaux plants. 20 oliviers ont aussi été offerts à Badens pour le fleurissement d‘une place de village.

L’inauguration a eu lieu le 19 avril 2016.

 

BIBLIOTHÈQUE

Relai de bibliobus. Anciennement WC public (porte de gauche, devant lequel les habitants du village venaient auparavant faire la file le matin avec leur seau d‘aisance pour l’y vider), douches publiques femmes au centre et hommes à droite.

 

BOULODROME

La Boule Minervoise est riche de 70 membres, honoraires ou licenciés, et 54 concours ont été disputé lors de l’année 2016 avec une moyenne de 35 joueurs par concours.

 

 

 

CANET, LE

  

 

 

CIMETIÈRE (ACTUEL)

 

Jusqu’en 1768, le cimetière se situait face au parvis de l’église, et des ossements y furent retrouvés en 2016, lors de l’aménagement de la nouvelle Place de l’Eglise.

En 1768, suite à une décision royale motivée par la trop mince couche de terre utilisable (moins de 6 pieds), le cimetière sera fermé, et les 61 décès enregistré les dix années suivantes seront inhumés à Rustique ou à Aigues vives.

En 1778, un nouveau cimetière est créé rue de Buadelle, et sera utilisé, après un agrandissement en 1873, jusqu’en 1910. A cette date, un nouveau cimetière est créé au lieu-dit Cuguillère (nom disparu). C’est le cimetière actuel.

La croix placée en son centre en 1910 est déplacée en 1925 au carrefour de la Croix, et est remplacée par une statue allégorique de la Paix, sous laquelle sont fixées deux plaques reprenant en lettres dorées les noms des victimes badenoises des deux grandes guerres.

 

  

Le cimetière sera à nouveau agrandi vers le milieu des années 1990.

 

CIMETIERE (ANCIEN)

Situé rue de Buadelle, a servi de 1778 à 1910.

 

 

 

 

CLOS (LE)

Ferme exclusivement pastorale (moutons) construite au début du XXème siècle à l’est de Badens.

En 1989, dans le bâtiment du fond à gauche, s'est créée une faisanderie, et en 1999 une ferme équestre jusqu'en 2005.

 

CROIX (CARREFOUR DE LA)

La croix de ce carrefour est une croix de mission qui provient du dernier cimetière construit en 1910. En 1925, elle est déplacée à son emplacement actuel, et une statue allégorique de la Paix est construite à son ancienne place dans le cimetière.

 

  

 

CROIX (CHEMIN DE MILLEGRAND)

 

 

DISTILLERIE (ANCIENNE)

Date de 1921

 

 

ÉCOLES

Badens possède sa première école en 1807, que fréquentaient 24 enfants. L’école des filles était séparée de celle des garçons.

Le village comprend actuellement une petite centaine d’élèves, répartis entre une école maternelle et une école élémentaire. Les établissements d’enseignement sont regroupés depuis 1997 avec ceux du village voisin, Rustiques.

 

ENCLOS (L’)

 

 

 

  

 

FONTAINE AUX PETITS (ANCIENNE)

Elle datait de 1865. A disparu dans les années 70, pour permettre aux véhicules transportant le raisin de pouvoir tourner aisément.

 

FOUR BANAL (ANCIEN)

Ancien four du village où les habitants de Badens venaient faire cuire leur pain contre une taxe au seigneur propriétaire. Il a été localisé dans la rue Basse (emplacement marqué de jaune sur la carte postale à gauche), mais le bâtiment le contenant a maintenant disparu (photo de droite), et il n’en reste qu’une appellation « Rue du vieux Four », nommant la petite rue entre la rue Basse et le château.

 

FOYER (LE)

C’est dans ce bâtiment à l’architecture moderne que se réunissent les badenois et badenoises pour les fêtes locales. On y retrouvera aussi les manifestations organisées par la Boule Minervoise et le Club de l’Amitié (3ème âge).

 

 

 

LAVOIR

Construit en 1930.

 

 

MAIRIE

La première mairie se situait à l’étage du Four Banal, rue Basse. Elle a ensuite été située dans l’actuel bâtiment de la Poste, locaux qu’elle partageait alors avec le télégraphe et l’école des garçons. Elle a finalement été déplacée en 1926 dans le bâtiment actuel.

 

La salle principale de la Mairie expose sur ses murs de très beaux tableaux prêtés par le ministre de la Culture grâce à l’intervention de Georges Guille : Bouquet de roses de Sacha Leroy (1946), Prairie bordée d‘arbres, d’André Dauchez (1910), Femmes dans un paysage de Jacques Denier (1946), et Les toits de Boulogne, de Jean Feugereux (1954).

 

MAISON DES JEUNES

Idéalement située à côté du terrain de sports de Badens.

 

 

MAISON DU GARDE

Date de 1900

 

 

MIREMONT, CHÂTEAU DE

Le château date de 1892, et était la maison secondaire de Mr Clolus, avocat à Toulouse.

Le dernier étage et les toitures ont brûlé en 1982 lors d’un incendie accidentel et n’ont pas été reconstruits.

La clinique de Miremont, créée en 1963 par le docteur Gleizes dans les locaux du château, contient une statue de la Vierge et de l'enfant (14ème siècle) Elle est actuellement dirigée par Mr Benjamin Gleize, fils du docteur.

 

 

 

MOULIN (ANCIEN)

Le moulin banal de Badens a été construit au milieu du XVIIIème siècle, en remplacement d’un premier moulin trop vétuste qui se situait au tènement des « Espaillargues ».

 

    

 

PAYSAGES

Pour comparaison, photos prises quasi du même endroit… Repérez le château, l’église, Septserous, la maison de gauche…

 

 

Moulin, Château, Eglise, et Septserous sur la même photo…

 

POIDS PUBLIC (LA BASCULE)

Construit en 1897, pour peser le fourrage.

 

 

POMPES

Quatre pompes alimentèrent Badens… Une construite en 1822 en bordure du ruisseau de Canet (la « pompe fraîche ») et une auge en pierre de 2,50m pour les chevaux fut également mise en place.

 

Deux autres pompes furent construites en 1865 (La fontaine des petits et une autre au milieu de la place St Joseph),

 

    

 

et une dernière en 1884 près de l’école des garçons.  Elle a depuis été déplacée dans une propriété privée pour ne pas être perdue."
 

 

PORTE DU TEMPS

La Porte du Temps a été créée et offerte à la commune à l'occasion du Millénaire de notre village par Grégoire GONZALEZ le 20 août 1993. Cette Porte du Temps a la particularité de comporter gravées de chaque côté, les années 993 et 1993 sur la clé de voûte, ce qui permet de passer d’un millénaire à l’autre en passant dessous l’arche…

 

 

 

POSTE

Ancienne mairie et école des garçons…

 

 

RÉSERVOIR D’EAU

Erigé en 1914 en béton de ciment armé. Sera bientôt restauré par la mairie, par apposition de grands panneaux vantant les points forts touristiques du village.

  

 

 

SAINT LEON, FERME

La propriété Saint Léon, touchant au nord-ouest du centre du village, non de l’église, porte le nom de la villa que lui a donné son ancien propriétaire, Monsieur Caffort, et est située elle en plein centre de Badens.

 

SAINT LÉON, VILLA

 

 

Superbe maison de village, avec serre d’origine 19ème siècle, et cour intérieure.

 

 

SAINTE EULALIE, CHÂTEAU DE

 

Propriété des familles Astruc et Branca (voir personnages illustres), nichée depuis 1843 au pied d’un mamelon issu d’une plate-forme naturelle appelée ‘La plaine’. Le château est construit en 1901 par Emile Martignole, au sud de Badens.

 

 

 

 

SEPTSEROUS, CHÂTEAU ET DOMAINE DE

 

 

Photo un peu flou d'Internet

Au nord-ouest de Badens, Septserous est un ancien prieuré du XI° siècle ayant appartenu à Noble Madeleine de Ferroul de Celles, Dame de Badens, qui apporta la seigneurie de Badens par son mariage avec Jean-François Dupac en 1583. Depuis le XIII° siècle, Septserous connaît l'art de la culture de la vigne. C’est au début du XXème siècle que Monsieur Turcy a fait bâtir au milieu des bois de pins et de chênes, un superbe château ainsi qu’une chapelle où il repose.

Fin 2003, le Château – vide d’occupation - subit une effraction et un incendie, et seule l’aile gauche n’est pas été touchée par le feu ou la fumée. C’est un épouvantable gâchis.

 

STATUE SAINT JOSEPH ET JÉSUS

 

  

 

TERRAIN DE SPORT

Il nous faut citer ici le Racing Club Badens / Rustiques / Aigues Vives (RCBR), digne club représentant le football, aux maillots verts et blancs.

 

13  RUES, CHEMINS, ET PLACES

 

 

 

QUELQUES VUES….

ASPRES, CHEMIN DES

 

 

BASSE, RUE

 

 

BUADELLE, CHEMIN DE

 

 

CENTRE, RUE DU

 

 

CHÂTEAU, RUE DU

 

 

CROIX, CARREFOUR DE LA

 

 

ÉGLISE, PLACE DE L’

 

 

ÉGLISE, RUE DE L’

 

 

FER A CHEVAL, RUE DU

 

 

FOYER, RUE DU

 

 

FRANÇOIS MITTERAND, PLACE

 

 

 

 

GEORGES DEGRAND, AVENUE

Anciennement appelée Grand Rue. En 1900 on envisage la rectification de virages qui s'impose dans la traversée du village et on ébauche la possibilité d'une route plus large, de 6,50m, qui partirait de l’angle de la maison de Bernard Itié (autogare) jusqu'à la bascule ... " Attendu que le Sieur Itié offre gratuitement son terrain, le conseil approuve le projet ". Ce projet de nouvelle route sera réalisé par la suite dès que " Mme Clolus, fille de M. Georges Degrand cèdera à titre d'échange a la commune une parcelle de terrain et l'assiette d'un chemin partant de l’angle Sud-Ouest de la maison Bonnafous jusqu'à la maison Itié ".     .

La commune aura l'obligation d'établir sur ce chemin neuf, deux plaques portant la mention "Avenue Georges Degrand et d'entretenir ces plaques à perpétuité..." (Séance du 27 janvier 1904).

 

 

GEORGES GUILLE, IMPASSE

 

Photo Google

 

HORTE, RUE DE L’

 

 

LOU COURREDOU, IMPASSE

 

 

MARSEILLETTE, ROUTE DE

 

 

MIJEANE, CHEMIN DE

 

 

MILLEGRAND, CHEMIN DE

 

 

MINERVOIS, RUE DU

 

 

MIREMONT, CHEMIN VERS

 

 

MOULIN, ESPACE LE

 

Photo Google .

MOUNA, CHEMIN DU

 

Photo Google .

MULETTE, CHEMIN DE LA

 

Photo Google .

POSTE, RUE DE LA

 

 

SAINT JOSEPH, PLACE

 

 

SAINTE EULALIE, CHEMIN DE

 

 

TERRIER, IMPASSE DU

 

 

TILLEULS, PASSAGE DES

 

 

TRAVERSIÈRE, RUE

 

 

VIEUX FOUR, RUE DU

 

 

VIEUX MOULIN, IMPASSE DU

 

 

FIN de cette seconde partie

Attention ! Ce reportage comporte 3 parties, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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5 juin 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Éric est belge, suite à des recherches sur l'Aude il est tombé sur mon site qui lui a plu, il m'a contacté et de fil en aiguille nous avons sympathisé. Le voyant très intéressé par l'histoire de son village je lui ai proposé d'écrire un reportage et de prendre des photos, et je mettrai le tout en forme sur mon site. Avec enthousiasme il se prit au jeu, et voici le résultat que je vous propose de découvrir. Soit dit en passant, il y avait bien longtemps que je n'avais pas eu de participation aussi active, cela m'a fait énormément plaisir, Merci Éric.

Je constate que vous appréciez mes reportages, qu'ils ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site www.belcaire-pyrenees.com

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ATTENTION ! CE REPORTAGE RICHE EN INFORMATION EST RÉALISÉ EN  3 PARTIES

Une info le reportage intitulé "fleur de  lys gravée sur un coeur de pierre" a été complété en fin d'article par des photos adressées par des internautes passionnés. A voir ICI .

PRÉSENTATION DE L'AUTEUR DE CE REPORTAGE

Je suis tombé amoureux de ce village !

Je suis citadin dans une ville de 27.000 habitants, en Belgique, où quand il ne pleut pas, c’est qu’il va pleuvoir, et lorsqu'en 2014 mon épouse a voulu acheter une maison de vacances au soleil, nous sommes tombés amoureux de ce village au creux des vignes… Badens. Moins de 800 habitants. Une différence ! J’y retourne quasi tous les mois, et, lorsque faisant des recherches Internet sur tous les lieux remarquables de l’Aude et des Pyrénées Orientales, je suis tombé sur le site de Jean-Pierre, depuis devenu un ami, et qui regroupe énormément de reportages écrits avec passion, et, je puis le dire, avec amour, sur ces belles régions. Sur l'initiative et les conseils de Jean-Pierre, j’ai eu moi aussi envie de faire un article sur "mon" village. Au fur et à mesure de mes photos et investigations, j’en apprenais tous les jours un peu plus, et ai ainsi diversifié mon article. Celui-ci m’a fait rencontrer des gens fort agréables, dont Reine Pons, notre voisine, Alain Estival, le maire, ancien instituteur de Capendu (bourgade proche), Pierre Ferret, propriétaire d’une partie du château, Alain Courtois, passionné de l’histoire de Badens et d’antiquités,… qu’ils soient ici remerciés de leur grande gentillesse et de leur aide précieuse. Cependant, j’ai l’impression profonde de n’avoir fait que survoler les différents aspects du village, j’en apprendrai toujours de plus en plus sur Badens… et je l’aimerai de plus en plus !

Mes prospections m’ont fait lire des tonnes d’anciens livres, mais m’ont également fait découvrir que je n’étais pas le premier à vouloir creuser le passé pour mieux apprécier le présent de ce village, et qu’il y a près de 25 ans, des incroyables recherches - et même études - formidablement poussées avaient été effectuées par certains habitants du village à l’occasion du millénaire de celui-ci. Ils ont formé l’« Association du Millénaire », et ne voulaient au départ ne publier qu’un fascicule. Mais devant les mines d’informations et, je n’en doute pas une seconde, le plaisir qu’ils ont eu à les explorer, ils ont fini par publier un formidable livre, intitulé Badens en Minervois, son histoire retrouvée…, publié en 1993, et qui, ab-so-lu-ment incontournable, se retrouvera souvent ici. Cependant, ayant mené des recherches individuelles, je garde espoir que les badenois qui liront mon humble reportage, réalisé avec un regard plus photographique, y découvriront l’une ou l’autre information qu’ils ignoraient… ce serait ma plus belle récompense !

Les plans, cartes, visuels que j’ai créé ainsi que toutes mes photos personnelles sont libres de droit,… une simple citation de votre source suffira (Eric MASY, Un Regard sur Badens, 2017, Ed. Manoir Saint Roch, Nivelles, Belgique). Les photos satellite sont de Google Maps.

Le village de Badens se situe à 109 km de Toulouse, 14 km de Carcassonne, 51 km de Narbonne, 64 km de Béziers, 105 km de Perpignan et 218 km de Cahors.

GÉOGRAPHIE

Prolongeant la plaine du Bas-Languedoc qui s'étend au nord de Béziers, la plaine de l'Aude constitue la partie méditerranéenne du sillon audois. En retrait du littoral, à l'arrière de la montagne de la Clape, elle s'enfonce loin dans les terres entre Narbonne/Béziers jusqu'à Carcassonne, sur une soixantaine de kilomètres. Cette vaste plaine drainée par l'Aude, l'Orbieu et la Cesse, occupe les bords de l'Aude sur une dizaine de kilomètres de largeur et s'avance dans les Corbières vers Fabrezan et Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. Elle est bordée par la Montagne Noire au nord et les Corbières au sud, et se trouve rétrécie au niveau de Lézignan-Corbières par les collines du Bas-Minervois qui s'étendent entre le Minervois et la montagne d'Alaric. Présentant un relief nettement aplani, elle constitue l'axe naturel de communication privilégié vers Toulouse. Cette "gouttière" naturelle était traversée dès l'époque romaine par la voie d'Aquitaine qui permettait de joindre l'Atlantique à la Méditerranée. Aujourd'hui, la RN 113, l'A61 et la ligne de chemin de fer la longent au sud, tandis que le Canal du Midi reste proche du cours de l'Aude et la traverse au nord.

Badens est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon. C’est un petit village situé à 15 km à l’est de Carcassonne, entre la montagne Noire et Les monts d'Alaric, premiers versants des Corbières. Ses habitants sont appelés les Badenois. D’une superficie de 9,6 km², et s’il comptait 209 habitants en 1793, il est passé à 793 habitants en 2014, et montre donc une densité de 83,3 habitants par km². Ses coordonnées géographiques sont 43° 13′ 08″ Nord et 2° 31′ 32″ Est.

Pourtant à proximité des axes de circulation, ce village n'en est pas moins resté un peu à l'écart, ce qui favorise calme et tranquillité.

À partir de Trèbes, il faut s'enfoncer dans l'arrière-pays audois par la RD 206, à travers les collines du Minervois, pour découvrir le village, niché au milieu des vignes, ceinturé au couchant par des massifs boisés en limite de commune... Ces vignes, parfois centenaires, témoignent de la vocation viticole de Badens dont le sol s'est conjugué au climat méditerranéen et a favorisé le renom de son vignoble pour la qualité supérieure de son vin.

ORIGINE, BADENS A MILLE ANS

Le village a changé de nom au fil des siècles : Villa Badencus (993) ; Villa de Badenco (1108) ; Badenx (1119) ; Castellum et villa de Badencs (1149) ; Castrum de Badincho (1262) ; Ladenx-Badenx (1262) ; Beata Eulalia de Badincis (1269) ; De Badinchis (1299) ; De Badensis (1330) ; De Badinchis (1351 - 1494) ; Badins (1529) ; Badenlx (1532) et finalement Badens (XVlle siècle).

Vers 118 av. J-C, les romains envahissent le territoire des Volques Tectosages, peuplade gauloise, qui s’étendait de Narbonne à Toulouse, et, tout en en prenant le contrôle, vivent en paix avec la population (période gallo-romaine). Un recensement de la population et l’établissement d’un cadastre agraire apparaissent. De multiples villages couvrirent peu à peu le territoire, composées d’une habitation principale et de nombreux bâtiments agricoles annexes, et leur exploitation est assurée par des fermiers et des esclaves.

Du milieu du IIIème siècle jusqu’à la fin du Vème siècle, des hordes de barbares viennent du nord, et parmi eux, les Wisigoths en 435, qui chassent les romains, et établissent leur royauté jusqu’au début du VIIIème siècle.

Le nom de Badens aurait une origine germanique. Les Wisigoths d'origine germanique étaient devenus les maîtres de la Narbonnaise qui faisait partie du royaume wisigoth de Toulouse (de 414 à 507). Clovis les attaqua, les vainquit à Vouillé en 507 (près de Poitiers), les poursuivit jusqu'à Toulouse, envahit le Lauragais et vint mettre le siège devant Carcassonne, mais dut se retirer sans l'avoir prise. Les Wisigoths fortifièrent Carcassonne et la placèrent sous la protection des deux forts d'Alairac (11km au SW de Carcassonne) et de Miramont (à Barbaira, à 13km à l’est de Carcassonne). Ils imitèrent les Romains en toute chose mais ils n'en avaient pas le génie. Leur langue seule a laissé des traces : les villages en -ens (Douzens, Badens, Sauzens, Pezens, Moussoulens, Maquens…) ou le nom du Mont d’Alaric, datent des Wisigoths.

En 725, Carcassonne est conquise par les Berbères et devient sarrasine.

 

 

Charles Martel et la dynastie carolingienne la reconquerront à l’aube du IXème siècle, et une stabilité relative s’installera jusqu’à l’avènement de Hugues Capet… nous sommes alors en 993, et Badens s’appelait Badencus….

Le plus ancien écrit mentionnant Badens, date de novembre 993, est écrit en latin, et fait en effet état de la "villa Badencus" dans un échange d’alleus entre Udulgarius, abbé de Caunes, et Roger, comte de Carcassonne, concernant Aquaviva, qui plus tard deviendra Aigues-Vives, village voisin qui existe toujours. À cette époque moyenâgeuse, la villa était un terroir et correspondait à une forme d'habitat différent de celle du village actuel qui a dû s'implanter par la suite et s'organiser autour du château. Un ‘alleu‘ (‘alaudem’) était une terre libre de toute sujétion (par opposition au fief).

QUELQUES DATES DANS L'HISTOIRE DU VILLAGE ...

- En 1149 (le 29 août), sous le règne du roi Louis (II Le Jeune), le village et son château seigneurial furent donnés en fief par Roger, vicomte de Carcassonne, dans un de ses derniers actes, à Pierre de Minerve, qui se reconnaît son vassal, du village et du château de Badens et autres.

- En 1315. Juillet. Louis le Hutin convoqua, pour la guerre des Flandres, tous les vassaux de la couronne […] et les communes de chaque baillage ou sénéchaussée furent obligés de lui fournir un certain nombre de gens d’armes ou de pied entretenus à leurs dépens. […] On trouve, parmi les [gens d’armes de la sénéchaussée de Carcassonne]… Jean de Saint Denys, coseigneur de Badens,….

- En 1329, « Le seigneur de Badins » est nommé au Roulle du ban et arrière ban de la Sénéchaussée de Carcassonne.

- En 1367, 26 avril. — Acte de vente faite à Koger-Bernard de Lévis I°, seigneur de Lagarde et de Montségur, par Maurice Poisson, seigneur de Badens, d'un moulin situé dans le territoire de Mirepoix, sur la rivière de l'Hers, plus de trente setiers de grains de renie, dont deux parts d'orge et une part de froment, que ledit vendeur possède sur plusieurs particuliers, entre autre sur Jean Baile, fils de Raymond, du Cazal-des-Bailes. Le prix de vente était de 200 écus d'or au coin du roi. (Fonds Cujus-Mirepoix, liasse A3, n° 21)

- En 1644, 22 août – Serment de fidélité prêté au Roi, par les consuls de Badens. Les habitants de ce lieu ont la faculté de faire dépaître leur bétail dans tout le terroir de la Commune (Viguerie, ut supra).

La maison DUPAC possèdera la seigneurie de Badens depuis la moitié du XVIème siècle jusqu’à la Révolution. Avant la Révolution de 1789, le seigneur de Badens possédait, à titre patrimonial, la haute, moyenne et basse justice, laquelle ressortissait de la Sénéchaussée de Carcassonne. Il y avait deux conseils dans cette communauté ; ils entraient en fonction le premier jour de l’an. La communauté, par délibération, présentait deux sujets pour le premier consulat, et deux pour le second, parmi lesquels le seigneur choisissait. Le serment était prêté devant le seigneur.

Le seigneur était propriétaire du château féodal, de plusieurs habitations au centre du vieux bourg, de pratiquement toute la partie nord du territoire de Badens, et de multiples parcelles disséminées au sud.

En 1993, Badens fêtait ses 1.000 ans d'existence.

À l’occasion de la commémoration des mille ans du village, le boulanger de Badens créa un gâteau qu'il baptisa Le Millénaire.

 

Une fresque murale extérieure, peinte par Anne-Marie COSTESEC, aidée par Elisabeth TAUDOU fut réalisée pour l’événement au mois de juillet de cette année. Cette superbe fresque retrace l'histoire badénoise au travers des événements marquants comme le premier document datant de 993, la donation du château en fief à Pierre de Minerve par Roger de Carcassonne en 1149, la vente faite aux calendes de juin le départ du seigneur de Badens pour la guerre des Flandres en 1315, etc.

Les différents tableaux sont repris individuellement en plus grand format dans ce reportage, aux chapitres les concernant.

 

HYDROGRAPHIE

Dans la commune de Badens, le ruisseau de Trachaman, qui coule au nord-ouest de la commune, rejoint le ruisseau de Buadelle qui lui a pris naissance encore plus au nord-ouest, puis continue sud-est, devient le ruisseau de Réals, qui coule vers l’est jusqu’à sortir de la commune.

A l’ouest, le ruisseau Maire passe au-dessus du village et rejoint à l’est le ruisseau Canet, qui lui vient également de l‘ouest, mais passe à travers le village, puis continue encore à l’est après sa jonction avec le ruisseau Maire.

Le ruisseau Mijane prend naissance à l’est du village, et coulera parallèlement au ruisseau Canet vers l’est pour le rejoindre en dehors des frontières communales.

Le ruisseau Ste Eulalie passe à travers la commune au sud du village, longe la frontière communale au sud-ouest pour rejoindre le ruisseau de l 'Aqueduc qui longe aussi un morceau de la frontière sud, tandis que le ruisseau des Escanals longe un morceau de la frontière de la commune au sud-est.

 

 

HÉRALDIQUE

Les premières traces des armoiries de Badens remontent en 1696, et sont décrites en 1703 :

Inventorié par Charles d’Hozier en 1696.

1703. La Communauté des habitants du lieu de Badens : « De sinople à un chef d'argent ». Sinople signifie vert, et argent, blanc).

OENOLOGIE

La vocation de Badens est viticole, et l’on retrouve déjà en 1293 la trace d’un vignoble dans les textes historiques :

1539 Dénombrement fait par Jean de Grave, devant le sénéchal de Carcassonne, le 26 février 1539.

[…] 31° (Je tiens) A Badens, une vigne.

Le cartulaire de Mahul, tome 1 de 1857, ne cite, comme agriculture de Badens, que les vignes, mais indique également la référence suivante :

1295. — Vente faite aux calendes de juin 1293, par le susdit Rogier, à Creche d‘Aurenche, d’une vigne au terroir de Badens, relevant de la directe de la dame dudit lieu. Acte retenu et signé par le susdit Amel, notaire (DOAT. vol 233, fol 939. recto).

Les vignes parfois centenaires témoignent de la vocation viticole de Badens. Sept domaines viticoles sont répartis sur la commune : La Grave, Mirausse, Borie-Neuve, Septserous, Saint-Georges, Milleret et Sainte-Eulalie.

Sur les 960 ha du territoire badenois, les vignes en occupent 605. La commune bénéficie d’une appellation particulière de vins de pays : Hauts de Badens.

Le vin produit concerne cette commune uniquement, ce qui est rare pour un vin de pays. Le terroir est typique des paysages de vignes du Sud de la France. Grenache, syrah, mourvèdre, cinsault et carignan sont plantés autour du village, et accompagnés de cépages bordelais qui agrémentent les assemblages des vins rouges et rosés. Le chardonnay, clairette et ugni blanc sont utilisés dans l'élaboration des vins blancs légèrement acides et fruités.

"Les producteurs actuels sont : Château Badens-Ferret, Pierre Cros, Château Astruc Sainte Eulalie, Château La Grave, Château Mirausse, Château Borie Neuve, tandis que d’autres vignerons producteurs amènent leur vin en coopérative : Mrs Campet-Cabal, Pierre et Paul Estival, Christian Gieules, Antoine Garcia, Laïd Kimoun, Yamina Klouchi, Vidal, Melle Carole Ortéga. Cependant, comme les vignerons ne sont plus obligés de déclarer leur récolte en mairie, j’ai peut-être omis certains noms. Soyez gentils de me signaler mes erreurs…"

Ont disparu, pour la plupart pour des raisons de difficultés de la filière, entre autres : Château Septserous, Château Saint-Léon, Château de Miremont, Château Milleret,…

BADENS, VILLAGE ÉTOILÉ

Présentation de Badens

Badens est un tout petit village de 800 habitants (12163ème ville au niveau national), s'étalant sur une surface au sol de 10km².

(Evolution de la population de la commune de 1973 à 2014)

Badens, village étoilé

Depuis l'année 2009, la commune de Badens, suite à une décision du conseil municipal, pratique l'extinction de l'éclairage public de 0h30 à 5 heures Cette extinction a permis à la commune de participer au concours «Villes et villages étoilés» organisé par l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN) afin d'obtenir le label honorifique «Villes et villages étoilés», qui récompense les communes faisant des efforts pour réduire la pollution lumineuse, générée notamment par l'éclairage public. Suite à cette initiative, la commune de Badens a obtenu ce label (une étoile attribuée en fonction de l'économie d'énergie réalisée) ; le nombre d'étoiles évoluera suivant l'évolution de l'économie d'énergie.

Badens, Video de présentation

Une vidéo de présentation du village aux nouveaux arrivants d’une durée de 13 minutes a été tournée par A.Escourrou, responsable du Service de la Jeunesse municipale de Badens. Différents badenois(es) souhaitent la bienvenue à de nouveaux habitants, et leur présentent quelques services du village.

Cette vidéo peut être visionnée à l’adresse :

http://www.dailymotion.com/video/xmothq_badens-se-presente_shortfilms

Voici des anciennes cartes postales présentant une vue générale du village de Badens, toutes différentes (réédition comprise), mais toutes prises depuis le site du château de Miremont.

 

 

D’autres cartes postales sont éditées plus récemment sur le village, soit sur base de photos :

 

 

Soit sur base de dessins édités par Y. Ducourtioux et mis en vente sur Internet.

 

Une carte postale remarquable trouvée au cours de mes investigations, datant de décembre 1940, adressée à « Meur et Mme Julien, propriétaires à Badens (Aude)». :

 

 

LES ÉTANGS DE MARSEILLETTE

Badens est situé à 2 km à l’ouest des étangs de la Marseillette, cuvette de 2000 hectares dont les eaux étaient purifiées, il y a 40.000 ans, par les eaux de l’Aude. Edmond Baichère affirme qu’au VIIIe siècle, les travaux de défrichement et déboisement des collines environnantes ont tari ou affaibli les ruisseaux en été : le lac, manquant d’eau, a vu son niveau baisser et il n’a plus été en communication avec l’Aude. Il s’est transformé ainsi en marécage nauséabond pendant l’Antiquité.

Au Moyen-âge, les populations avoisinantes, dont celles de Badens, sont décimées par les fièvres paludéennes et le choléra, véhiculés par les moustiques de l’étang. (La légende du Pont Naturel de Saint Jean à Aigues-Vives apportait une explication aux épidémies de ces fièvres, voir ci-dessous). La population de Badens a chuté vers 1350, diminution qui pourrait être attribuée à la peste noire. A partir de 1302, on procède à plusieurs tentatives d’assèchement, qui fut réussi en 1625 par la famille Ranchin. Cependant, les épidémies de peste de 1626 à 1632 et les guerres déciment à nouveau la population, et le manque d’entretien de la rigole qui évacuait l’eau fait que l’étang se remplit d’eaux stagnantes qui gangrènent encore plus la santé des villageois des alentours. De multiples tracas administratifs, des subdivisions, de nombreux changements de propriétaires et des projets opposés (réservoir d’eau pour le canal du midi pour les uns ou au contraire assèchement des terres pour cultures pour les autres) feront que des travaux d’assèchement ne seront à nouveau accomplis qu’en 1808 par le creusement de trois nouvelles rigoles de vidange par une irlandaise, Marie-Anne Lawless, qui a racheté la totalité des parcelles de l’étang ; cela permet que de riches moissons croissent dès lors à leur emplacement (1200 ha de céréales, 30 ha de vignes, le reste des terres sont improductives ou presque).

Mais l’entretien et l’exploitation de l’étang reviennent plus chers qu’ils ne rapportent, et M-A Lawless s’endette. L’étang est racheté en 1844 par la Caisse Hypothécaire. Celle-ci, afin de laver les terres du sel qui y est contenu, fait creuser le tunnel dit de Naudy (2,2km), qui amènera les eaux de l’Aude dans l’étang, puis morcelle les terres et les revend.

Mais, négligés, les étangs vont se retrouver à nouveau partiellement immergés. Rachetés en 1912 par la famille Camman, 820 hectares se verront pourvus d’une centrale hydroélectrique et ses canaux à nouveau entretenus pour la culture. L’étang fut encore revendu vers 1941, puis racheté par la SAFER (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) en 1965. On y fait actuellement pousser du riz, des vignes et des pommiers.

Légende du Pont Naturel de Saint Jean à Aigues-Vives (apportait une explication aux épidémies de ‘fièvres pestilentielles’ du Moyen-âge) (extrait de la revue ‘Etudes Scientifiques de l'Aude’) :

[Parlant du Pont Naturel de Saint Jean :] Très intéressant par lui-même, splendide observatoire permettant à l'œil d'examiner tous les replis de terrain depuis la Montagne-Noire jusqu'à l'Alaric, un pareil site ne pouvait manquer d'exciter la verve des conteurs durant les longues veillées d'hiver: « Tout le monde sait qu'à une époque le pays était décimé par les fièvres paludéennes. Les villages d'alentour se trouvaient chaque année plus ou moins atteints. A ce propos, les malins racontent qu'après la disparition des moines du prieuré, tous les ans, le 24 juin, vers minuit, des fées en grand nombre se rendaient sur ce pont pour clôturer à leur manière la fête de Saint-Jean. Tandis que tout dormait aux environs, ces fées, revêtues ce soir-là de leurs plus beaux atours, se voyaient servir comme par enchantement le festin le plus somptueux qu'on puisse imaginer ; à la fin, ivres de joie, elles ôtaient leurs riches parures et, tout autour d'un grand feu, dont la flamme montait, montait jusqu'au ciel, elles dansaient la farandole in albis (vêtues ‘en blanc’). Puis, après de nouvelles et copieuses libations, elles tiraient au sort pour désigner le village qui aurait les fièvres l'année suivante. Mais, soit préférence, soit rancune à l'égard de tel ou tel village, certaines fées en venaient parfois à se quereller, à se disputer furieusement, à se prendre même aux cheveux !!!

Finalement, suivant que le sort en était jeté et proclamé, Aigues-vives, Saint-Frichoux, Laure, Puichéric, Badens ou Marseillette devenait, l'année d'après, victime des fièvres » Pauvres fées ! Le défrichement de l'étang et l'assainissement de toute la région circonvoisine, conséquence heureuse de cette œuvre remarquable, leur ont causé un irréparable dommage, au grand dam des curieux qu'aurait singulièrement intéressés la scène du feu de la Saint-Jean.

Les blocs ont continué à se détacher, et le 18 décembre 1960, après un hiver très rigoureux le pont s'est écroulé, laissant un grand vide dans le panorama.

 

 

 

LA MAISON DUPAC DE BADENS

Cette famille noble est divisée en trois branches. La première est celle de DUPAC, seigneurs de Bellegarde, au Diocèse de Narbonne ; la seconde branche est celle de DUPAC, seigneurs de Badens, au diocèse de Carcassonne ; et la troisième est celle de DUPAC, seigneur de Ponserme, au Diocèse de Narbonne.

Le blason de la famille DUPAC peut se voir à l’intérieur de l’église de Badens.

Cette noblesse est originaire du Béarn et attachée de temps immémorial aux Rois de Navarre. C‘est sans doute de là que lui est venue la concession de joindre à ses armes une vache de gueules clarinée d‘azur semblable à celle de l’écu de Béarn.

La maison DUPAC a possédé la terre et seigneurie de la Salle, dans la vallée de Biros, en Comminges, avant l‘an 1389 et plusieurs siècles après.

Si l’on peut remonter la généalogie de la famille DUPAC jusqu’à un duc de Normandie DE PACQ en l’an 860, la branche qui nous intéresse commence avec François DUPAC IIème du nom, qui décède en 1566 en laissant pour descendance, Antoine, Pierre, Anne, Geneviève, Jean François III et Philippe..

Si c’est Antoine qui deviendra seigneur de Bellegarde, et Pierre, seigneur de Ponserme, c’est Jean-François qui sera auteur de la branche des seigneurs de Badens.

C’est en effet par ses épousailles avec Madeleine FERROUIL de SEILLES, dame de Badens, que Jean-François DUPAC III fait en effet entrer Badens dans ses possessions, le 8 mai 1583.

Auront donc la propriété et le nom de DUPAC DE BADENS :

Branche François II du PAC seigneur de Lasalle

1) JEAN-FRANCOIS DUPAC, Seigneur de Badens, né en 1555

2) BLAISE DUPAC, Seigneur de Badens, né vers 1590

3) GABRIEL DUPAC, Seigneur de Badens

4) GABRIEL-BAPTISTE DUPAC, Seigneur de Badens, né le 18 Avril 1685. Il aura etre autres deux filles qui sont enterrées dans le sanctuaire de l’église Ste Eulalie de Badens.

5) GABRIEL DUPAC, Seigneur de Badens, né le 22 Octobre 1737. Il fut le dernier seigneur de Badens. Ancien officier d'infanterie, imbu de ses prérogatives, inflexible, hautain, il est élu second député de l’ordre de la noblesse de la Sénéchaussée de Carcassonne aux États généraux du 26 mars 1789.

 

Il siège à l'extrême droite, est opposé à toutes les idées de réforme, de concession et révolution. Au cours de la nuit du 4 août 1789, il proteste contre l'abolition des privilèges. Le 30 janvier 1790, il se démet de son mandat de député.

(30 janvier 1790 : Lettre de Gabriel-Marie Dupac de Badens à son suppléant Henri de Paschal de Rochegude (1741-1834))

Badens 30 janvier 1790,

Ma santé est si dérangée Monsieur le marquis que ne pouvant plus prévoir l'époque où je serai en état de rejoindre l'assemblée nationale, j'écris par ce même courrier à Mr le président pour le prévenir et le prier de supplier l'assemblée d'accepter ma démission, afin que la sénéchaussée de Carcassonne ne soit pas privée plus longtemps d'un de ses représentants et quelle profite de l'avantage d'en avoir un tel que vous. Je m'empresse d'avoir l'honneur de vous faire part de la démarche que je viens de faire. J'ai l'honneur d'être Monsieur le marquis, avec mes sentiments les plus distingués, votre très humble et très obéissant serviteur.

Le marquis du Pac de Badens

Le château de Badens fut vendu peu après la Révolution, le 27 Ventôse An II (= 17 mars 1794.)

 

Gabriel Dupac de Badens émigre tour à tour à Chambéry, en Angleterre et en Pologne. Avec Louis XVIII, il rentre à Paris en 1800. En 1813, il formule une requête auprès du Conseil d'État afin de récupérer son domaine de Mirausse et ses terres sur la commune d'Aigues-Vives, qui lui ont été confisquées et vendues comme biens nationaux en adjudication par le Directoire du District de Carcassonne (1794).

Il est décédé à Paris le 29 avril 1829, et repose maintenant dans l’ancien cimetière du Mont-Valérien à Suresnes (92).

6) Gabriel-Paul-Marie du PAC, né le 13 mai 1770 à Badens, marquis de Badens. Mort sans postérité, Gabriel Paul du PAC reconnait par testament du 9 juin 1869 comme l'aîné des du Pac son cousin Antoine Joseph Charles Henri du Pac (1836-1894) et lui demande de relever le titre de marquis de Badens.

Branche Mathieu du PAC 1532-ca 1579

7) Antoine Joseph du PAC de MARSOLIES, marquis de Badens 1836-1894

Badens, photo de la marquise du Pac de Badens Madame Flavie de La Bruyère en 1870.

8) Henri Guy du PAC de MARSOLIES, marquis de Badens 1862-1927

9) Jean du PAC de MARSOLIES, marquis de Badens 12/1892

 

LE CHÂTEAU FÉODAL

 

En 1149 (le 29 août), sous le règne du roi Louis (II Le Jeune), le village et son château seigneurial furent donnés en fief par Roger, vicomte de Carcassonne, dans un de ses derniers actes, à Pierre de Minerve, qui se reconnaît son vassal, du village et du château de Badens et autres.

« In nomine Domini, Ego Rogerius de Biteri, donator sum tibi Petro de Minerba et posteritati vestræ, totum hoc quod habeo et habere debco in castello et in villa de Badencs, et in suis terminis, exceptis ipsis justitiis quas ibi retineo.

… Ego jam dictus Petrus de Minerba, laudo et recognosco vobis domino Rogerio prædicto, quod propter hoc donum prædictum sum vester homo. et similiter homo erit vester qui prædietum honorem habuerit post me. »

Traduction : « Au nom du Seigneur, moi, Roger de Béziers, je te donne à toi, Pierre de Minerve et à ta postérité tout ce que je possède et dois posséder dans le château et le village de Badencs, et dans ses limites, excepté les droits de justice que je conserve. – Et moi, Pierre de Minerve, je te loue et je te remercie, et je reconnais qu’à cause de ce précité je suis ton homme et sera aussi ton homme mon successeur. »

En 1313, Jean de Saint Denys, le seigneur de Badens s'y est installé.

(Façade nord. Tour arasée du château.)

 

(Façade ouest. Tour arasée du château à gauche.)

 

En rouge, l’église. En jaune, le château d’origine. En bleu, les ailes ajoutées.

La partie nord (en jaune) est la plus ancienne du château.

Elle est bâtie sur le rocher et est érigée sur 4 niveaux.

 

La toiture est à 4 pentes couverte de tuiles de terre cuite, quatre rangs de génoises ont été soigneusement façonnés.

 

À l'Ouest, 2 tours carrées reliées par un couloir interne harmonisent l’ensemble.

La façade principale au Nord, dominait les terres du seigneur de Buadelle à Mirausse ; elle est composée au 2ème niveau de 4 grandes fenêtres cintrées. Pour les autres étages, 12 fenêtres de dimensions et de nivellement très différents éclairent les pièces spacieuses. Quand fut instaurées, sous le directoire, l'impôt sur les portes et fenêtres, plusieurs ouvertures ont été murées ou réduites, ce qui explique en partie cette façade mouvementée.

 

On y accédait par le patio appelé “basse-cour”, situé entre le château et l'église, à l’ouest.

(Escalier d’entrée.)

(Aile Ouest : Escalier du château lors d’un ancien Carnaval)

 

ou n'y accédait par l'écurie côté nord, d'où démarre un superbe escalier en colimaçon de pierre qui relie tous les étages.

A la fin du XVIIIème siècle, le château est sinistré et est même presqu’entièrement rasé. Après l’avoir restauré, le seigneur a entrepris un agrandissement en plusieurs tranches de travaux.

La première élévation (supposée en orange) est accolée à l'ancien bâtiment. Le fronton construit en pierre du pays reprend l'architecture existante avec de grandes fenêtres rectangulaires à volets et des oeils-de-boeuf pour ajourer les combles. Cette extension conserve une relative majesté. La toiture à une seule pente n’est pas visible depuis les rues du village.

Au Midi, la troisième partie (en vert) est plus récente. À la réalisation, l'aspect cubique a été conservé ainsi que les grandes fenêtres et les œils-de-bœuf. Seuls ont été rapportés des bandeaux de pierre entre les niveaux et au faîtage.

 

 

Après tous ces agrandissements successifs, l’ensemble du bâtiment est imposant. D'une hauteur moyenne de 25 mètres, avec une base rectangulaire de 24 mètres sur 31 mètres, il abrite plus de 40 pièces.

Ces parties forment en fait le château originel. Les autres ailes ont été bâties après la révolution car le château avait été presqu'entièrement rasé. La demeure avait donc souffert de ces destructions et a été en partie reconstruite au XVIIIème siècle mais certains endroits sont d'origine, donc du Xème siècle, et le château conserve encore l’aspect monumental.

Il n’était pas encore achevé lorsqu’il fut confisqué au seigneur.

Le château de Badens fut en réalité vendu peu après la Révolution, le 17 mars 1794.

(Cartulaire de Badens)

(Schéma d‘après plan cadastral)

Une ancienne carte postale de Badens, année d’édition inconnue, indiquait : « L’ancien château seigneurial s’élève à l’entrée du village. Il venait d’être rebâti par le seigneur de Badens et n’était pas encore achevé lorsqu’il fut confisqué comme bien d’émigré et vendu en 1793. Il est aujourd’hui divisé en trois propriétaires (MM. Cathary, Costesec et Ferret) et conserve encore l’aspect monumental».

Au jour d’aujourd’hui, Mr Philippe Costesec habite l'aile sud, Mr Jean-Paul Sicard l'aile est, et l'aile nord est appartient toujours à la famille Pierre Ferret, qui ne l’habite plus.

(Aile sud du château)

 

(Aile est du château)

 

 

(Aile nord du château)

 

(Aile ouest du château)

 

Le monument visible sur les cartes postales a, dixit Alain Estival, maire, été perdu. Il s’appelait la « Fontaine aux petits ». Il aurait été enlevé il y a quelques dizaines d‘années pour permettre aux camions transportant le raisin de pouvoir prendre le tournant de la rue du Château, et a probablement été détruit par des ferrailleurs.

 

 

 

Attention ! Ce reportage comporte 3 parties, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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10 mai 2017

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !  Le  nom d'un petit village des Pyrénées Orientales est à l'origine de ce mystère, Cabestany, identité donné à ce sculpteur artiste de l'art roman sans nom. Je vous propose de découvrir cet artiste anonyme du moyen âge, dont l'identité reste une énigme.

On reste perplexe devant la beauté des sculptures romanes et du travail énorme que cela représente. Neuf siècle plus tard on reste admiratif et contemplatif. L'architecture romane j'adore !

Je constate que vous appréciez mes reportages, qu'ils ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site  www.belcaire-pyrenees.com

Je vous souhaite une bonne découverte.

 

Le maître de CABESTANY

Mais qui était ce Maître de Cabestany ?

Si vous vous intéressez aux "vieilles pierres", aux édifices du Moyen-âge, en Languedoc vous allez souvent entendre citer ce nom "Maître de Cabestany".

Avant toute chose, ce qu'il est faut retenir de l'art roman, c'est qu'il s'agit d'une histoire humaine. Certes, ce sont les Grands de ce monde et l'Église qui, dès le haut Moyen âge ont été les instigateurs de ces monuments, mais quel talent il a fallu pour élever les magnifiques édifices que vous allez pouvoir découvrir en Languedoc Roussillon et dans d'autres régions de France. Pensez à l'énergie qu'il a fallu pour extraire la pierre, la tailler et la transporter… L'habileté et l'ardeur des maîtres maçons, clercs ou laïcs et des ouvriers.

Le chanoine Craplet disait "L'art roman est plus que tout autre, un art monumental. Art de maçons, où le mur est premier. Mais en même temps, art de la foi… qui a le secret de distribuer la lumière autour des formes pures".

Ce n'est pas banal, voici l'histoire d'un des plus grands sculpteurs anonyme de l'âge roman dont on ne connaît pas l'identité. On a attribué un nom à ce sculpteur dont les travaux ont les mêmes particularités et c'est ainsi que l'on a pu identifier ses œuvres.

Un homme seul ?

Un homme, en tout cas, doté d'une forte et originale personnalité, d'une très solide culture chrétienne, acquise sans doute pour partie auprès de ses commanditaires, parmi lesquels figurent principalement des abbayes bénédictines. Un homme doué d'un sens aigu pour l'étonnant et le magnifique, d'une inventivité et d'une fantaisie débordantes.

Le Maître de Cabestany nous a laissé une oeuvre captivante, intrigante même, qu'un éminent historien de l'art n'a pas hésité à comparer à celle du Maître de Saint-Lazare d'Autun : GISLEBERTUS qui, lui, a signé de son nom nombre de ses sculptures, ce qui est rare au XIIème siècle.

 

Comment ce nom "Cabestany" lui fut attribué ?

 

En 1934, à l'occasion de travaux de rénovation dans la petite église de Cabestany en Roussillon dans les Pyrénées Orientales que fut découvert l’œuvre emblématique du Maître, le célèbre tympan en marbre blanc consacré à la glorification de la Vierge. Ce tympan sculpté représentant des scènes de la vie de la Vierge fut mis à jour fortuitement. La composition touffue de ce tympan très détaillé, comporte quatre scènes et vingt et une figures, la morphologie des corps aux mains disproportionnées, celle des visages aux yeux étirés ponctués aux commissures d'un trou de trépan, signature de l'artiste singulier. C’est ce tympan aux caractéristiques sculpturales uniques qui a conféré le nom à l’artiste, personnage énigmatique par sa conception et sa façon de travailler. C'est ainsi qu'il fut surnommé "Maître de Cabestany" ou "Maître du tympan de Cabestany". Découverte récente aux yeux des archéologues et historiens, qui croisent leurs recherches pour déterminer réellement d’où il vient et qui il était.

Le Maître de Cabestany est un personnage clé de la sculpture romane méditerranéenne de la deuxième moitié du XIIème siècle. N'ayant signé aucune de ses œuvres, ce nom lui a été donné par un historien de l'art, Joseph Gudiol, en 1944 d'après une des plus importantes de ses sculptures : le tympan de l'église Notre-Dame-des-Anges de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Son style si particulier a permis de lui attribuer un ensemble d'œuvres d'environ 121 pièces sculptées de ses mains, par son atelier ou par son cercle artistique.

Au début du XXème siècle, ce tympan se trouvait encastré dans le mur de la nef principale au sud. Il fut déposé au presbytère lors des travaux d'agrandissement. Il pourrait s'agir d'un marbre de remploi. Ses dimensions sont de 2,05 m de long pour 0,84 m de hauteur maximale. Son épaisseur est de 22 cm. Sous le tympan est sculptée une frise d'animaux sauvages sur lesquels s'appuient les personnages. L'existence de cette frise rend impossible l'emploi de ce marbre comme tympan : Il s'agit plutôt d'un linteau sous lequel les fidèles passaient.

Détails : la scène centrale du tympan présente la glorification de Marie, aux côtés de son fils. De part et d'autre, deux scènes sculptées racontent les moments qui ont précédé cette apothéose : la résurrection de Marie à gauche et son assomption à droite.

Autres détails, l'assomption de Marie dans la partie droite.

Le style du Maître de Cabestany le distingue de ses contemporains et traduit une forte personnalité. Sa sculpture, très expressive, est caractérisée par "l'horreur du vide", l'espace de la matière est saturé de personnages. Ces derniers, aux corps trapus, présentent des mains aux doigts démesurément longs. Le drapé des vêtements est doté de très nombreux plis. Les visages sont triangulaires, le front bas, l'arête de nez tranchante, le menton quasi-inexistant et les oreilles hautes et décollées. Les yeux globuleux et en amande, sont souvent soulignés de deux trous de trépan, outil du sculpteur.

Les mains typiques, aux belles proportions, et surtout les têtes aux proportions du visage si caractéristiques, s'accordent avec la vigueur imprimée à la scène par un mouvement de désordre qui s'intègre dans la plénitude reflète des figures et des félins sans laisser de vide inexplicable. Exemple, les lions prennent des attitudes identiques à ceux qui figurent sur le seuil de Cabestany avec les queues s'enroulant en l'air. Les crinières, frisées ou raides, sont faites de traits parallèles, de même que les chevelures et les barbes des personnages. Comme dans toutes les œuvres du Maître, on constate la note prédominante de l'usage abondant du trépan.

Autre photo, du tympan marial dit du Maître de Cabestany (XIIème siècle) situé dans l'église Notre-Dame-des-Anges. 

Le tympan, en marbre blanc des Pyrénées, reste son oeuvre maîtresse, où prennent place la Résurrection de la Vierge en présence d’anges et de deux apôtres, son Assomption corporelle, et l’épisode de la ceinture envoyée du ciel, selon un récit apocryphe, à l’incrédule Thomas.

Autre photo, du tympan marial dit du Maître de Cabestany (XIIème siècle) situé dans l'église Notre-Dame-des-Anges. 

Toutes ces particularités ont permis de retracer le parcours du Maître et de son cercle. Après de nombreuses recherches et de recoupements d'autres sculptures lui furent attribuées. Allant de chantier en chantier, ils ont orné des édifices religieux principalement en Languedoc audois, en Roussillon et en Catalogne du Nord (Espagne), mais également en Navarre (Espagne) et en Toscane à Gérone (Italie). Cet artiste serait peut être un religieux voyageur dont les créations prennent en compte les avancées de la théologie mariale. Il fut aussi architecte.

Les chapiteaux c'est la partie élargie qui couronne une colonne et sert de support à l'arcade qui s'y appuie. Très souvent sculptés, ils sont soit "historiés", c'est-à-dire décorés de scènes racontant une histoire, soit décoratifs, représentant des plantes, des oiseaux, des animaux …

Saviez-vous que les chapiteaux remplaçaient les livres ! Les sculptures faisaient en sorte que les scènes évoquées soient très explicites. Elles pouvaient ainsi être facilement comprises par tous ceux qui ne savaient pas lire, et ils étaient nombreux à l'époque. Placé à cinq mètres de hauteur, les chapiteaux devaient être très lisibles d'en bas, voilà pourquoi les proportions des personnages n'étaient pas toujours, semble-t-il respectées.

Du Languedoc au Roussillon jusqu'à la Catalogne et la Navarre, l'oeuvre sculpturale marque le passage du Maître de Cabestany. Un maître original qui, à partir du milieu du XIIème siècle, se produisit à l'intérieur d'une zone à la signification artistique intense où il atteint une place prédominante en faisant éclater l'ardeur de sa vivacité et de son audace.

Si son nomadisme nous surprend par l'étendue du chemin parcouru pour l'époque, la surprise est encore plus forte lorsque l'on constate sa présence au-delà de cette région connue et dans le cœur même de la Toscane.

Cela peut paraître paradoxal que l'on n'est pas identifié formellement cet artiste sculpteur d'arts romans, alors que de nombreux documents très anciens nous apportent la lumière de façon parfois très détaillée sur notre histoire antérieure au moyen âge. L'Église doit certainement posséder dans ses archives des "actes de commandes" passés lors de travaux avec le nom de l'artisan. Réaliser un sarcophage en marbre tel que celui de l'église de Saint-Hilaire (Aude) demande de nombreuses heures de travail qui ont un coût important, une commande comme celle-ci laisse forcément des traces écrites, ces archives existent-elles encore ? C'est grâce à ces documents anciens que l'on pourra certainement identifier l'anonyme qu'est le maître de Cabestany. Aujourd'hui le mystère sur l'identité de cet artiste reste entier. Le décryptage des archives nous apportera peut-être un jour la réponse.

Plus de 121 pièces lui sont attribuées, en propre ou à son atelier.

 

Les œuvres majeurs identifiées et attribuées à ce jour au Maître de Cabestany :

 

- Église de Saint-Hilaire (Aude) sarcophage reliquaire en marbre de Saint Sernin, chapiteaux du XIIème siècle.

Le sarcophage reliquaire en marbre de Saint Sernin situé dans l'église de Saint-Hilaire (Aude).

Chapiteau Le tireur d'épines, situé dans l'église romane Saint Hilaire XIIème siècle. 

Chapiteau Mise au tombeau, situé dans l'église romane Saint Hilaire XIIème siècle.

- Église heptagonale Sainte-Marie à Rieux-Minervois (Aude) la réalisation en tant qu'architecte est attribuée au Maître de Cabestany, les chapiteaux en grès.

Chapiteau situé dans l'église Sainte-Marie à Rieux-Minervois (Aude).

- Cabestany (Pyrénées orientales), église Notre-Dame des anges, tympan glorification de la Vierge datant du troisième quart XIIème siècle. On ne sait pas si à l'origine ce tympan fut réalisé pour cette église.

- Frise du portail de l'église Sainte-Marie au Boulou. Ce portail concerne la frise qui coiffe le portail et les modillons qui la soutiennent. Parmi les modillons, on trouve quatre têtes humaines, une pomme de pin, un copeau et peut-être une pomme représentant le mal. Quant à la frise, elle montre l'enfance du Christ.

La corniche du portail de l’église de Boulou attribuée au maître de Cabestany. Sur la corniche du Boulou sont groupées des scènes de l’Enfance du Christ : la Nativité, la Bain de l’Enfant, l’Annonce aux bergers, l’Adoration des Mages, la fuite en Egypte. Non loin du Boulou, le portail de l’église de Monastir del Camp possède des chapiteaux proches par le style et l’iconographie de l’oeuvre du Maître.

Détails du bas relief de l'église de Boulou (voir photo du portail ci-dessus).

Détails du bas relief de l'église de Boulou (voir photo du portail ci-dessus).

- Chapiteaux du portail de l'église de Monastir del Camp à Passa.

- Vestiges à l'abbaye de Notre-Dame de Lagrasse (Aude).

- Le chevet de l'église de l'abbaye de Saint-Papoul.

Console sculptée d'une tête de monstre situé dans la nef de l'église abbatiale de Saint-Papoul (Aude).

- Fragment de tailloir avec masque de loup au dépôt lapidaire de l'abbaye de Caunes-Minervois.

- En Catalogne, restes de l'ample portail de l'abbaye Saint-Pierre de Roda et chapiteaux dans l'église Saint-Pierre de Galligants à Gérone.

Reliève provenant du monastère de Saint Pierre de Roda (Catalogne).

- En Toscane (Italie), les chapiteaux de l'abbaye Saint-Antime à Monticiano, une colonne sculptée provenant de la chapelle de la Pieve Vecchia à Sugana, près de Florence, aujourd'hui au musée d'Art Sacré de San Casciano Val di Pesa.

Chapiteau de l'abbaye romane Saint-Antime du XIIème siècle à Monticiano province de Sienne en Toscane du Sud (Italie), représentant Daniel dans la fosse aux lions.

Chapiteau de l'abbaye romane Saint-Antime du XIIème siècle à Monticiano province de Sienne en Toscane du Sud (Italie), représentant Daniel dans la fosse aux lions.

- En Toscane, trois chapiteaux du cloître de l'actuelle cathédrale du Prado.

Colonne sculptée conservée aujourd'hui au musée d'art religieux de San Casciano in Val di Pesa (Toscane) provenant de l'église San Giovanni in Sugana.

 

LE VILLAGE DE CABESTANY

 

Cabestany se situe pour ainsi dire en proche banlieue à l'Est de Perpignan, et à 214 km de Toulouse, 121 km de Carcassonne, 100 km de Béziers, 144 km de Foix et 323 km de Cahors.

Dès l'antiquité, Cabestany constituait une station romaine entre le IIème siècle avant J-C et le Vème siècle de notre ère comme le prouvent des céramiques, des pièces de monnaie et autre mobilier découverts lors de fouilles.
La Via Domitia (la voie Domitienne était une route romaine très empruntée) passait au sud-est de la ville.

Le blason du village de Cabestany.

La commune de Cabestany a adopté il y a quelques années le blason décrit par le chroniqueur Jaume Febrer vers 1650 comme étant celui du chevalier Père de Cabestany, qui aurait participé à la conquête de Valence en 1238. Ces armoiries portent une tête de Maure, entourée d’un serpent. L’emblème des têtes de Maure appartient aux traditions héraldiques de la Reconquête espagnole, et sont passées de la couronne d’Aragon à la Sardaigne et à la Corse au XIVème siècle.

Cabestany, place de la fontaine. 

Cabestany, place de la fontaine.

La commune de Cabestany est située immédiatement au sud de Perpignan, dans la plaine du Roussillon. Le village compte 9683 habitants (2014).

Le nom catalan de la commune (de Cap, "Tête" et "Estany", lac) n’a pas été francisé, (du latin caput stagni) veut dire en catalan "tête de l’étang", 
et désigne un village situé à l’extrémité d’un étang (un village de l’Hérault, Capestang, porte un nom semblable pour les mêmes raisons).

Les premières mentions du nom sont Cabestagnium en 927 et Caput stagnum en 1042.

Cabestany, la mairie.

- 927 Première mention, dans les textes, du village de Cabestany. Cette première mention du village de Cabestany, Cabestagnium, dans un acte de vente, Aton (prince wisigoth) vend à Wadalde (évêque d'Elne) deux alleux. Diverses appellations ont été répertoriées, en 927 : Villa de Cabestagnio, en 1211 : Villa de Capite Stangno, en 1342 : Villa de Capitestanyo.
- Au XIème siècle construction de l’église Notre-Dame des Anges (citée pour la première fois en 1089).
- 1175 Arnau, premier seigneur de Cabestany qui soit connu, rédige son testament.
- 1160/1212 Vie du troubadour Guillem de Cabestany, fils d’Arnau.
- 1260 Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (plus tard Chevaliers de Malte) acquièrent la seigneurie de Cabestany et le patronage de l’église.
- 1378/1381 Le village compte environ 145 habitants (39 feux).
- 1730 Fonte d’une cloche, qui existe encore de nos jours.
- 1793 Bataille franco-espagnole d’Orle et de Cabestany. Mise à sac du village.
- 1901 Le village compte  1497 habitants.
- 1930 Agrandissement de l’église vers le sud. Découverte du tympan de Cabestany qui suscite un intérêt.
- 1948 Le tympan de Cabestany est classé Monument historique.

 

L'ÉGLISE NOTRE DAME DES ANGES

   

Cabestany, à gauche, le clocher et à droite, l'accès à l'église Notre Dame des Anges. Une des cloches date de 1730.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges vue côté Sud.

Cabestany, le chevet de l'église Notre Dame des Anges.

Notre Dame des Anges est dédiée à la Vierge. C'est un édifice à nef unique avec abside semi-circulaire, construit aux XIème et XIIème siècles, dont la voûte a été refaite à la fin du moyen âge, époque où l'on a aussi ajouté deux chapelles latérales d'architecture gothique.

L'église Notre-Dame-des-Anges, qui abrite le tympan marial dit du Maître de Cabestany (fin du XIIème siècle) à qui on doit aussi le linteau 
de Saint-Génis de Fontaines et la frise du portail de l'église du Boulou. 

La charpente d'une travée de l'église date du XIVème siècle. À proximité de l'église, des restes de jarres enterrées, signes de présence d'un grenier et peut-être d'une villa romaine, ont été trouvés. Une autre villa de grande taille occupait très certainement les légers reliefs de l'actuelle rue de la Colline.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, la nef centrale de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, le choeur de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges, détails de la voûte du choeur.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges, nef unique avec abside semi-circulaire, construit aux XIème et XIIème siècles, dont la voûte a été refaite à la fin du moyen âge.

Cabestany, le balcon de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, le Christ agonisant dans l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, les fonts baptismaux de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, chapelle latérale de l'église Notre Dame des Anges.

L'ARCHITECTURE ROMANE

 

Pour faire court, voici un petit résumé concis sans prétention sur l'origine de l'architecture romane. Sans aborder les détails de l'architecture, il existe de nombreux ouvrages pour cela.

Architecture romane, adoptée et consacrée par l'usage depuis le début du XIXème siècle ; mais, il faut dire que la qualification : romane, appliquée à l'architecture, n'est pas contemporaine de la construction des monuments très anciens. S'il est vrai que l'origine du grand art de l'architecture remonte à la plus haute antiquité, il est non moins certain que le mot roman, désignant la période historique, est tout à fait moderne puisqu'il n'existe que depuis 1825. Avant d'être romane, en vertu de conventions archéologiques modernes, l'architecture était chrétienne, ainsi que le prouvent ses origines historiques.

Si l'on veut trouver l'origine de l'architecture romane, il faut chercher bien au delà de la fin de la domination romaine et étudier à Rome les basiliques civiles transformées en temples chrétiens dès les premiers siècles du christianisme.

Tailleur de pierres, un métier d'artiste.

Chapiteau représentant un tailleur de pierres au moyen âge.

Les églises reproduisent les dispositions et les formes des basiliques de Rome ; le style de ces constructions est romain, modifié par les influences locales, tout en gardant le souvenir très marqué des arts antérieurs, et surtout par la nature des matériaux que les architectes avaient à leur disposition et qui ont imprimé à leurs œuvres un caractère particulièrement original.

L'art mérovingien, c'est la fin de l'art impérial et le timide début de l'art roman. Le renouveau s'affirme avec la période carolingienne (VIIIème - Xème siècles), surtout avec Charlemagne, qui relève peu à peu le prestige de l'antiquité. L'Art roman est la première expression de notre génie national, c'est l'art des XIème et XIIème siècles.

Tailleur de pierres, un métier d'artiste qui n'a pas droit à l'erreur.

L'architecture romane qui la première a le sens de l'équilibre, dont l'art gothique perfectionnera le jeu délicat. C'est même elle qui inventera timidement) l'arc-boutant. Le dynamisme monumental est une des grandes inventions du Moyen Age, une trouvaille du génie humain.

 

Les outils des tailleurs de pierres.

   

Les outils des tailleurs de pierres.

- Pioche à pierre tendre – fig. 12.13.14.15

- Pioche à pierre dure – fig. 16

- Boucharde – fig. 17

- Boucharde mixte – fig. 18

- Boucharde à layer – fig. 19

- Ciseaux – fig. 20.21.22.23

- Gradines – fig. 24.25.26.27.28

- Poinçon – fig. 29

- Maillet – fig. 30

- Ciseaux et gradines avec manche en bois – fig. 32.33.34.35

- Ripes – fig. 38.39

   

Les outils des poseurs de pierres.

Le tailleur de pierres Franco Ripamonti de Loisail devant l'église Notre Dame à Mortagne au perche (61) en 1988.

Qu'elle est la différence entre l'art Roman et l'art Gothique :

L'art roman est apparu aux Xème – XIIème siècles, il est caractérisé par ses voûtes en berceau et par la construction de contreforts pour arrêter la poussée. Sur les chapiteaux, les colonnes et les tympans des portails, les artistes créent également tout un monde de personnages inquiétants,  monstres grimaçants et animaux fantastiques, qui entretien la peur de la justice de Dieu. Il faut suivre les principes de l'Église pour sauver son âme, suivre les sacrements. Ce sont des édifices relativement bas, aux murs épais et sombres, fenêtres peu nombreuses et petites.

Quand à l'art gothique apparu aux XIIème – XVème siècles, il se caractérise par des croisés d'ogives qui sont deux arcs qui se croisent en ogive. Il comportait de nombreux vitraux qui décorent la cathédrale, instruisant sur la bible les nombreux analphabètes. Le style gothique se reconnaît par la forme des ouvertures : partie supérieure en ogive, des édifices à la fois hauts et fins, des flèches souvent pointues et ciselées, un transept nettement développé, des vitraux nombreux et colorés, représentant des scènes très complètes des évangiles, la présence de rosaces sur la façade des cathédrales, des statues colonnes contre les murs à l'extérieur. Il y avait aussi des sculptures, des gargouilles et des anges. Ce sont des édifices très lumineux.

 

Pour les amateurs de photos anciennes en voici quelques unes du village de Cabestany :

Cabestany, la rue principale en 1900.

Cabestany, les écoles en 1910.

Cabestany, la Place en 1900.

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1910 (photo colorisée).

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1950.

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1950.

Cabestany, l'église qui fut le siège de la confrérie de Notre Dame des Anges en 19310.

Cabestany, le tympan oeuvre du maître en 1980.

Cabestany, le tympan oeuvre du maître tel qu'il était enchâssé dans le mur de l'église en 1950.

Cabestany, une vue aérienne en 1980.

Il existe un centre de sculpture romane "Maître de Cabestany" Parc Guillem 66330 Cabestany.  Le Centre est à la fois un musée, un centre de ressources, un espace dédié à des ateliers pédagogiques, un lieu d'expositions et de conférences.

 

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Architecture romane du midi de la France 4 tomes.

- BNF revue Les Grandes Industries de France 1891 (concernant les tailleurs de pierres).

 

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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