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Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
Les Amis du
Sabarthez de Pierre Cortinas
Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :
on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :
Chambre d'Agriculture de l'Aude
Une autre sentinelle des Pyrénées, qui est pour moi une des plus belles, des plus fascinantes car c'est une des mieux conservée et elle est située dans un cadre verdoyant, des forêts à perte de vue, mais toujours très haut perché.
Entre parathèse : pour éviter de confondre avec le village de Puylaurens qui se trouve dans le Tarn,
l'orthographe du château de Puylaurens a changé, c'est désormais PUILAURENS.
La construction d'un château aussi imposant que Puilaurens peut surprendre dans un environnement aujourd'hui entouré de vastes espaces naturels, à l'écart des grands axes de communication, c'est ce qui fait entre autre, son charme !
En fait, les chemins et petites routes qui l'entourent sont d'anciennes voies qui eurent une certaine importance,
notamment sur le plan militaire. Pendant quatre siècles, Puilaurens fut en effet la forteresse la plus méridionale du royaume de France.
Ce château surplombant le village de Lapradelle-Puilaurens en à-pic est très bien conservé. De loin, les pierres claires de la muraille d'enceinte qui suit le relief de la crête ressemble à une broderie piquée dans l'épaisse toison sombre de la forêt des Fanges.
Cette forteresse a été construite sur un piton rocheux, le mont Ardu qui culmine à 697 mètres, aux flancs
escarpés tout comme ces "sœurs". Ce château fort médiéval de Puilaurens domine la vallée de la Boulzane, celle-ci descend du haut Fenouillèdes où se situe l'ancienne frontière entre les
royaumes de France et d'Aragon (puis d'Espagne) dans les Pyrénées Orientales. C'est pour s'opposer à ce puissant voisin que les rois de France firent édifier au cours des XIII ème et XIV ème
siècles les imposantes fortifications dont nous pouvons admirer aujourd'hui les vestiges. Allez sans plus attendre, suivez-moi on commence le reportage photos ...
Nous arrivons en vue du château de Puilaurens face
Sud / Est, qui émerge de la végétation luxuriante de cette contrée
N'est-il pas magnifique ce château moyenâgeux de Puilaurens ? Pour moi c'est le
plus beau des châteaux dit "cathare"
Au centre sous le château entre les sapins, vous apercevez des murs étagés, vous voyez ? Se sont les fameuses chicanes, c'est par là que vous passerez pour accéder au château
Puilaurens sa face Nord / Ouest
En arrivant vous allez contourner le château côté Est pour arriver sur sa face Sud puis
Ouest
Il se dévoilera à vous ainsi, n'est il pas majestueux ce château de Puilaurens, c'est le plus beau !
On ne se lasse pas de les admirer ces citadelles du vertige, elles font corps avec la roche. Il va falloir grimper, mais comme tous les châteaux dit
"Cathare" ça le vaut bien !
De ce nid d'aigle, le premier occupant connu est en 1217, un certain Pierre Catala, vassal du vicomte de Fenouillet, qui figure comme témoin dans les actes de Guillaume de Peyrepertuse.
Le nom de Puilaurens est associé à ceux de Quéribus, de Peyrepertuse, d'Aguilar et de Termes (les cinq fils de Carcassonne), hauts lieux de l'hérésie cathare qui eurent tous à subir les assauts des croisés menés par Simon de Montfort. Bien qu'elle constitue un refuge pour nombre de cathares, cette forteresse reste longtemps à l'écart des armées croisées. Aucun épisode militaire notable ne s'y déroule durant cette période. Le rattachement de Puilaurens à la Couronne n'est pas consécutif à un siège, mais au traité de Paris signé par le roi de France Louis IX et le comte de Toulouse Raymond VII en 1229.
En 1242, le château est maintenu par Roger Catala, fils de Pierre.
On attaque la montée vers cette nouvelle citadelle ensemble ? Voici le chemin
aménagé en sentier botanique que vous emprunterez au début pour accéder à ce site magnifique. Il est ombragé, mais munissez vous d'une bouteille d'eau pour l'ascension vous en aurez besoin et
des chaussures adaptées, évitez les tongs ou talons aiguilles !
Puilaurens était un fief cathare.
Je rappelle que les Cathares, pacifistes convaincus, n'ont jamais construit ces citadelles qu'on leur attribue par abus de langage. Propriétés de seigneurs occitans qui les prenaient sous leur protection tout en défiant les croisés, ces forteresses médiévales étaient leur seul refuge. D'ailleurs Puilaurens ne fait pas exception, puisqu'en 1229 le cathare Guilhem de Peyrepertuse trouva refuge dans la citadelle ainsi qu'un groupe de cathares en 1240. En 1241, le diacre cathare du Fenouillèdes, Pierre Paraire y séjourne.
La forteresse ne sera jamais prise par Simon de Montfort.
La croisade contre les Albigeois permet au roi de France Louis IX (1214-1270) connu sous le nom de Saint-Louis, d'intégrer au royaume de nombreuses possessions méridionales, Puilaurens devient à cette occasion une forteresse royale.
Contrairement à la forteresse de Peyrepertuse dont je vous ai déjà parlé ICI, le château de Puilaurens dut faire face à plusieurs sièges au cours de son histoire. Retranchées derrière d'épais murs d'enceinte, bénéficiant de remarquables atouts défensifs naturels, les garnisons françaises triomphèrent le plus souvent de leurs ennemis hispaniques. Ainsi en fut-il notamment en 1473 et en 1494. Mais l'édifice n'était pas invulnérable et, en 1635, 800 espagnols en armes parvinrent à s'en emparer. Profitant de l'absence du gouverneur de Puilaurens, Henri Montserrat du Vivier, l'armée espagnole dirigée par Don Felipe de Sîlva pénétra dans les lieux sans rencontrer de réelle résistance.
La voie vers le château comme si vous y étiez ! Vous allez emprunter des anciennes calades (chemins pavés de
pierres)
Juste au-dessus de vous, les murailles du château apparaissent ... à l'extrême gauche, la tour Sud-Ouest
dite de la Dame Blanche
J'en profite pour vous glisser ce croquis explicatif en rapport avec la photo précédente qui tombe à
pic
Le premier mur des chicanes, vous verrez le cheminement sur le plan ci-après, c'est un accès unique que l'on ne trouve pas sur les autres sites des châteaux
arrivez là, vous levez les yeux, c'est impressionnant cette masse qui vous
domine
Vous approchez de l'entrée en serpentant entre les chicanes empierrées
Sur cette photo, on voit très bien la succession des murs qui se superposent, matérialisant ces chicanes
peut-être le dernier mur à franchir ?
Voici un croquis, pour mieux comprendre l'accès au château au travers de cette succession de chicanes
Ces chicanes sont percées d'ouvertures par endroit pour permettre le tir d'armes à feux, ce qui permet de protéger la montée. Ce système défensif correspond essentiellement aux dernières phases d'aménagement de la forteresse. Comme vous pouvez le remarquer sur le plan, ces chicanes d'accès sont sous le contrôle de la tour Ouest et du chemin de ronde de l'enceinte supérieure.
Encore un petit effort, levez les yeux dégustez ce décor moyenâgeux
ça grimpe, ça grimpe !! cela n'en finit pas de monter, mais vous verrez c'est agréable, faite des poses pour admirer le paysage verdoyant, respirez
l'odeur des sapins ...
Allez ! je ne vais pas vous faire languir d'avantage, voici un petit aperçu du décor environnant, elle n'est pas belle la nature de l'Aude ?
Plein Est, voici le Pech de Carabatets qui culmine à 1342 mètres, à droite c'est la vallée qui mène au petit village de Salvezines
Nous sommes sur le flanc
Sud-Ouest du mont Ardu
Le catharisme à Puilaurens
Un petit rappel pour être dans le contexte de l'époque: Le catharisme est une dissidence chrétienne touchant l'Europe dés l'An Mil. Pour les Cathares, l'âme est emprisonnée sur terre par le diable. Elle ne peut se libérer qu'en recevant l'esprit Saint, grâce au baptême par imposition des mains, appelé "consolament" en occitan.
Au début du XIII ème siècle, devant l'influence grandissante du catharisme au sein de l'aristocratie méridionale, la Papauté déclencha la Croisade contre les Albigeois. Après plus de vingt ans de combats, le comté de Toulouse et le vaste comté de Carcassonne furent annexés au royaume de France.
Après la défaite occitane, "l'église des Bons Chrétiens" devint un mouvement clandestin contre lequel le pape institua l'Inquisition. Ce tribunal religieux chargé de la répression systématique de l'hérésie, se donna pour objectif d'éliminer en priorité les membres du clergé cathare, désignés sous le nom de "Parfaits". Les contrées montagneuses, comme le Fenouillèdes constituèrent alors des abris sûrs pour les cathares en fuite. Mais au début du XIV ème siècle, la répression et les bûchers vinrent définitivement à bout du catharisme occitan.
En règle générale, l'aristocratie du Fenouillèdes est favorable à l'hérésie. La vicomté de Fenouillet, dont relève le château de Puilaurens, était tenue par les Saissac, famille notoirement hérétique venue du Nord de Carcassonne. Les registres de l'Inquisition mentionnent, dans les années 124, la présence d'une communauté cathare structurée à Puilaurens et dans les châteaux voisins. Dans les inexpugnables châteaux du Fenouillèdes, chevaliers dépossédés entrés en rébellion (appelés "Faydits" en occitan) se mêlent aux prédicateurs cathares traqués par l'Inquisition. Une à une, le plus souvent par reddition, ces places fortes tombent aux mains du roi de France, contraignant les réfugiés qu'elles abritaient à se disperser et à fuir.
Sachez aussi, que le terme Cathare était rarement employé au Moyen Âge et toujours de façon péjorative, ce mot s'est répandu au cours du XX ème siècle pour désigner une certaine catégorie d'hérétiques médiévaux. A l'époque, ceux que nous appelons aujourd'hui "cathares" se désignaient eux-mêmes comme étant les "Bons Chrétiens".
Quand au nom "Parfait", ce terme technique a été créé par l'Inquisition médiévale pour désigner l'hérétique "achevé", "complet", c'est-à-dire celui qui a reçu le "consolament". Les Parfaits constituaient, en quelque sorte, le clergé des cathares, le réception du sacrement les différenciant du simple croyant.
Une vue sur le château de Puilaurens plein Sud
Vous y êtes, la voilà, la porte d'entrée principale
couverte par un arc surbaissé masquant un assommoir. Cette porte est très bien conservée.
L'autre côté de la porte d'entrée principale à
assommoir, vous pénétrez dans la place forte ... sur les côtés, percés de meurtrières, c'est ce que l'on appel la souricière, double la protection de l'entrée, au cas où l'assaillant
franchirait la première porte
Vous voici dans la cour entourée de courtines
crénelées où court le chemin de ronde. Les murailles ont conservé leur hauteur primitive et cas assez rare, l'essentiel de leur crénelage et de leur chemin de ronde
La porte d'entrée principale derrière laquelle a été
aménagée au XVII ème siècle une souricière carrée que vous pouvez voir ici percée de meurtrières pour tirer sur l'ennemi. Au dessus, la rampe d'accès au château supérieur et au donjon
La cour basse est longue d'une soixantaine de mètres
pour une largeur maximale de 25 mètres. Les murailles hautes de 8 à 10 mètres suivent parfaitement les contours de la falaise, elles ont une épaisseur constante de 1,20 mètres, au fond la
poterne Sud / Est
De la forteresse côté Nord, vous avez une magnifique
vue sur le village de Lapradelle et son viaduc ainsi que sur le hameau de Lavagnac et la forêt des Fanges. Au fond les premiers contreforts des Corbières.
Un petit coup de zoom sur Lapradelle, son viaduc et le
hameau de Lavagnac
Voici la même vue, prise dans les années 1950-55,
on remarque que le tissu urbain a peu évolué par rapport aux photos précédentes, mais toujours le même constat, que la végétation par contre c'est énormément développée
Le château de Puilaurens est cité dans des documents datant de la deuxième moitié du X ème siècle, notamment en 958 dans une charte où Lothaire concède à l'Abbaye Saint-Michel de Cuxa la prévôté de Puilaurens qui est composée de la vallée de la Boulzane ou vallée Saint-Croix. Le document mentionne aussi la présence d'une église Saint-Laurent servant de refuge fortifié et perché d'époque carolingienne.Le nom de Puilaurens apparaît aussi dans une bulle datée de 985, émanant du pape Jean XV. On ignore cependant à peu près tout du château de cette époque, si ce n'est qu'il est rattaché à la Vicomté de Fenouillèdes, "le Pays des foins", dont le vicomte est suzerain du comte de Besalù.
Une superbe vue aérienne du château de Puilaurens face Nord vous permet de constater que son environnement est effectivement verdoyant !
La face Sud du château de Puilaurens, bel ensemble qui vous permet de voir aussi
les chicanes
Panorama de la cour intérieur du château de Puilaurens, à gauche la muraille et la tour Sud, au fond, côté Ouest, le donjon et la tour de la Dame Blanche
La muraille et la tour Sud, en arrière plan, la montagne Estable et son pic qui culmine à 1495 mètres
On remarque de nombreuses traces sur les murs, une importante partie des bâtiments accolés aux murailles devait être consacrée au stockage.
Outre les armes et les munitions (carreaux d'arbalète), il était nécessaire qu'en cas de siège, la place soit bien pourvue en vivres.
L'intendance royale gérait depuis Carcassonne l'approvisionnement des garnisons de la frontière en denrées pouvant être conservées.
Ces réserves étaient surtout constituées de blé, en grain ou en farine et de viande salée, principalement du porc. Les fouilles archéologiques ont aussi livré des traces de consommation de mouton et de chèvre, plus rarement de bovin ou de gibier, volailles et lapins, élevés sur place, amélioraient ponctuellement l'ordinaire.
Vu du donjon, la tour Sud
et le pech Carabatets en arrière plan
La forteresse domine au Nord, le
village de Lapradelle
Au XII ème siècle, le comté de Besalù disparaît au profit du comté de Barcelone et Puilaurens devient alors possession espagnole. Lorsque le royaume d'Aragon est fondé en 1162, Puilaurens et plus généralement le Fenouillèdes se retrouve en position de marche-frontière. Ils seront rattachés à la couronne de France en 1255, après les succès de la croisade contre les Albigeois (1208-1229). Puilaurens devient alors le plus méridional des châteaux du royaume français.
Au cœur de la rivalité franco-espagnole, le roi de France, Louis IX, ordonne en août 1255 au sénéchal de Carcassonne la consolidation du château, édifié dans un site en tous points stratégique. En 1258, le château devient le siège d'une garnison royale après le traité de Corbeil. En 1259 cette garnison forte de vingt-cinq hommes est placée sous les ordres d'Odon de Montreuil. Du haut de son piton rocheux, Puilaurens surveille la vallée de la Boulzane qui constitue une importante voie de communication entre la France et l'Espagne. Philippe Le Hardi (1270-1285) et Philippe Le Bel (1285-1314) renforceront encore, au cours de leur règne, le caractère défensif de Puilaurens. De ce fait, ces mesures ne furent pas inutiles, car la forteresse eut à subir de nombreux assauts. Dans la seconde moitié du XIV ème siècle, Puilaurens doit ainsi repousser plusieurs incursions menées par les Aragonais, comme en 1362 ou en 1376. Un siècle plus tard, la guerre entre ces deux royaumes est réactivée du fait des visées expansionnistes du roi de France Louis XI qui parvient à étendre son royaume en conquérant le Roussillon et la Cerdagne au détriment du roi Jean II d'Aragon.
Plan de la citadelle de Puilaurens
Au pied de la poterne Nord, les archéologues ont mis au jour ici une citerne extérieure d'environ 25 m³ alimentée par l'eau de pluie.
Deux autres citernes sont encore visible dans le château, les réserves en eau
atteignaient au total plus de 50 m³, volume sur-dimensionné par rapport aux seuls besoins de la garnison et des animaux présents dans le château. Par contre, l'importance de ce dispositif est
pleinement justifiée par les grandes quantités d'eau utilisées lors de travaux de maçonnerie et d'entretien des constructions adossées aux murailles. L'eau de pluie était acheminée par des
canalisations de plomb ou de terre cuite, l'eau traversait, à l'entrée de la citerne un système de filtrage à base de gravier, de charbons ou de scories de forge. L'étanchéité de la citerne
était assurée par du mortier de chaux mêlé de terre cuite broyée, appelé mortier de tuileau. Quatre couches au minimum, étaient très soigneusement lissées sur les parois. Différents produits
comme le vinaigre ou des macérations d'écorce de chêne pouvaient être ajoutés à la dernière couche pour provoquer des réactions chimiques favorisant l'étanchéité.
La tour de la Dame Blanche constituée de pierres à bossage très caractéristique au moyen-âge.
Différentes ouvertures que l'on nomme "archères"
L'intérieur de la tour Sud / Est, on remarque parfaitement les encorbellements
supportant un plancher autrefois
Gros plan sur les archères de la Tour Sud / Est
Tour Sud / Est gros plan sur la ceinture de "corbeaux" pouvant supporter un
plancher
A droite la souricière de la porte d'entrée de la forteresse surmontée par l'accès
au donjon et à gauche la courtine Nord courant le long du donjon, on remarque les "corbeaux" encore en place soutenant autrefois le plancher du chemin de ronde
On m'a posé plusieurs fois la question, sur la provenance des pierres qui ont
servi à la construction de ces forteresses du vertige, pour la grande majorité, elle proviennent des sites proprement dit où elles sont érigées. Je vous présente ici à gauche, un croquis que
j'ai trouvé intéressant, sur la façon dont ces pierres étaient extraites de la montagne au moyen-âge. A droite une courtine, espace étroit de circulation dans le château
supérieur.
Voici l'état de conservation et les détails architecturaux intéressants du château
supérieur pour les amoureux des vieilles pierres. Les fenêtres relativement larges du premier niveau marquent le caractère résidentiel du bâtiment disparu.
L'entrée et l'intérieur de la Tour de la Dame Blanche
Tour de la Dame Blanche : plafond voûté sur croisée d'ogives retombant sur des culots prismatiques et une clé
cruciforme, de la salle basse, cet espace est muni de deux archères. La tradition du pays affirme que cette salle est la chapelle, dédiée, nous le savons par un texte, à Saint louis, à cause
sans doute de la clé cruciforme de la croisée d'ogives. En fait, rien ne prédispose cet espace à une destination particulière. L'emplacement de la chapelle demeure à ce jour indéterminé
!
Nous sommes toujours dans la partie supérieure du château de Puilaurens
L'entrée de la Tour de la Dame Blanche, on voit aussi ici des fenêtres à coussièges ou bancs, des planchers
devaient occuper cette partie de l'espace, car on distingue les trous (boulins) aménagés pour y loger les poutres supportant un plancher
L'intérieur d'une partie haute du site, c'est une partie habitable, carrée 5,10 x
5,20 mètres, remarquez la rainure creusée dans l'épaisseur de la muraille, elle servait à l'encastrement de planches, l'endroit préfigure l'aménagement de latrines
A gauche une vue prise du donjon et à droite la photo des mâchicoulis Ouest où il ne faut être sujet aux vertiges, vous apercevez aussi la saignée porte-voix creusé dans la paroi reliant les deux niveaux de la tour de la Dame Blanche, ce qui est très rare, et fermé par une grille, des latrines. Vous êtes sur la partie la plus ancienne du château peut-être antérieure au XIII ème siècle
Une vue de la tour de la Dame Blanche plein Ouest, vous apercevez en bas le
parking, votre point de départ pour accéder au château
D'autres photos des aménagements de la partie supérieure du château et des accès au donjon
La cour basse du château de Puilaurens sous un autre angle
De la tour Sud / Est vous pouvez presque toucher le pech Carabatets, la nature est belle !
objectif plein Est sur l'enceinte inférieure et le
pech Carabatets
Au Nord vue de Lapradelle et son viaduc de 190 mètres de long
Une photo aérienne dénichée montrant le château de Puilaurens côté Ouest, ce qui permet de voir, que cette muraille suit parfaitement le profil de la
montagne, c'est le savoir faire médiéval
Une carte postale ancienne montre ici le château de Puilaurens sur sa face Sud
Puilaurens et son donjon avec en avancé la tour de la Dame Blanche
Aux XIV et XV ème siècles, les trêves entre l'Espagne et la France ne sont pas synonymes de paix pour Puilaurens qui peut redouter alors les attaques des Grandes Compagnies. Échappant rapidement à tout contrôle, ces troupes de mercenaires levées par les princes durant la guerre de Cent Ans ravage le sud de la France. Puilaurens, situé dans une région riche et fertile, repousse leurs assauts en 1362, en 1375, en 1381, en 1438 et en 1439. Dans la seconde moitié du XV ème siècle, Charles VII (1422-1461) parvient enfin à disperser ces troupes de mercenaires.
La face Nord / Est très difficile d'accès de Puilaurens, photo rare sous cet angle, en arrière plan dans les nuages, les falaises de la montagne Estable
Après la disparition des Grandes Compagnies, d'autres troupes se présentent devant les fortifications de Puilaurens, restaurées au début du XVI ème siècle. Entre 1635 et 1639 la guerre du Roussillon entre la France et les Espagnoles fait rage. En 1635, l'assaut victorieux des Espagnols, plus de vingt avant le traité des Pyrénées qui marquera la fin de l'importance stratégique, sonne le glas de cette réputation de forteresse imprenable. Celle-ci reposait d'abord sur l'escarpement du site, comme Peyrepertuse, limitant les voies d'accès et facilitant donc leur contrôle. Aujourd'hui encore, on accède à Puilaurens par un abrupt et étroit sentier qui, à proximité du château, fait place à un chemin d'accès en chicane bordé de murs épais percés de meurtrières. L'extrémité du chemin se heurte à une porte à assommoir qui s'ouvre sur une souricière carrée, marquant l'entrée dans la première enceinte. Cette enceinte délimite le château inférieur ou basse-cour, où se trouvent quelques bâtiments, dont une citerne. En empruntant une passerelle de bois, on accède par une nouvelle porte à assommoir à l'intérieur d'une seconde enceinte, qui domine la précédente d'environ 8 mètres. Cette partie haute du château s'organise autour d'une tour carrée habitable et d'une autre citerne.
Une vue de la cour basse côté Sud, photographiée de l'accès au
donjon
La signature du traité des Pyrénées en 1659 ôte tout rôle militaire au château, prélude à une longue période d'oubli.
En 1790 abandon définitif du site de Puilaurens à la Révolution. Il fut un temps transformé en prison.
Il est aujourd'hui, propriété de la commune. Il a été classé monument historique le 12 août 1902.
Depuis son sommet vous pouvez aussi apercevoir, le pic de Bugarach, point culminant des Corbières.
Un petit mot sur le village de Lapradelle situé au pied du château de Puilaurens dont il est le propriétaire :
L'agglomération de Lapradelle 236 habitants n'existe que depuis le XIXe siècle et doit son développement à l'implantation d'activités liées à la force hydraulique puisée dans la Boulzane: filature et scieries.
En 1868, Lapradelle-Puilaurens perdit les hameaux de Salvezines et du Caunil, érigés en commune distincte sous le nom de Salvezines.
En 1904, une voie ferrée est construite de Quillan à Rivesaltes (Ligne Carcassonne - Rivesaltes) en passant à Lapradelle sur un viaduc enjambant le cours de la Boulzane. Cette ligne ne transporta que des voyageurs jusqu'en 1939. Après avoir servi au transport du feldspath (c'est un minéral composé de 25% d'aluminium et 75 % de silicium, les feldspaths sont utilisés en céramique, pour la fabrication de carrelages, la fabrication des verres à bouteille) entre l'Aude et les Pyrénées-Orientales, la voie accueille aujourd'hui un train touristique de Rivesaltes jusqu'aux gorges de la Pierre-Lys.
La ligne touristique Rivesaltes - Axat très appréciée et au succès grandissant
Construite de 1876 à 1901 par la Compagnie des Chemins de Fer du Midi, la ligne Carcassonne-Rivesaltes est aujourd'hui divisée en deux sections distinctes, suite au démantèlement de la traversée du défilé de Pierre-Lys entre Quillan et Axat (la plateforme existe encore, mais la voie a été complètement déposée). Entre Rivesaltes et Axat, la ligne est encore parcourue par des trains de FRET et un service de trains touristiques.
Je vous propose pour conclure ce reportage sur le château de Puilaurens, une série de vieilles photos du site et
de ces environs. Commençons par cette carte postale des années 1950, communiquée par Anne-Marie ...
Château de
Puilaurens en 1950 (photo Anne-Marie Kirchstetter)
Château de Puilaurens, celle-ci date des années 1905, notez
l'absence de végétation à cette époque, les explications de cet état de fait, sont données dans la deuxième partie
Château de Puilaurens, celle-ci date des années 1960
Château de Puilaurens, en 1965
Château de Puilaurens vu du village Lapradelle en 1900, regardez bien les photos suivantes, elles sont prisent du
même lieu, mais à différentes époques
La même photo que la précédente dans les années 1950
La même photo que la précédente dans les années 1960
Toujours la même prise de vue que la précédente mais en janvier 2009, je trouve la succession de ces 4 clichés tout à fait surprenante, comme les deux ci-après !
Et ici, à gauche Lapradelle et le château de Puilaurens en 1920 et à droite en
1965
Lapradelle et son viaduc en 1910
Lapradelle, le viaduc, l'église et le château de Puilaurens en 1970
Lapradelle et son viaduc en 1910
Lapradelle et son viaduc de la même époque que la précédente, en 1910
Lapradelle en 1905
Lapradelle et le château de Puilaurens en 1900, à cette époque on lavait le linge dans la Boulzane
L'église Saint-Laurent de Puilaurens accolée à son cimetière est d'origine romane, le choeur pourrait remonté au
XIIème siècle. Cette photo date des années 1960
Pour finir, une belle photo automnale de la vallée de l'Aude
CARCASSONNE extrait du Journal L'indépendant
Edition du 19 12 2009
CARCASSONNE L'hôpital neuf ouvrira fin 2013 à Montredon
article de Laurent Rouquette
Photo © Ch.
Barreau
Le choix du groupe qui concevra et construira le nouvel hôpital de Carcassonne a été officialisé hier.
L'entreprise perpignanaise Fondeville est associée à un cabinet d'architecture expérimenté.
Le directeur du centre hospitalier de Carcassonne, Bernard Nuytten, entouré de son adjoint François Durand-Gasselin, et du président de la commission médicale Bernard Balza, a officialisé hier
l'information donnée jeudi 17 décembre dans l'Indépendant : c'est bien l'entreprise de BTP de Perpignan, F. Fondeville, qui construira le nouvel hôpital de Carcassonne, sur le site de
Montredon. Le groupement constitué par Fondeville et le cabinet d'architectes AIA de Nantes (concepteur notamment d'un hôpital à Bordeaux et de cliniques en Bretagne), avec le bureau d'études
Cera et les entreprises spécialisées Axima et Ineo, a remporté le marché de "conception-réalisation" de l'établissement après une "longue procédure où toutes les prises de décision ont été
sécurisées afin d'éviter les retards", a précisé hier Bernard Nuytten. Il convenait en effet que les différentes étapes du processus de désignation soient mises à l'abri d'un recours
"qui pourrait faire perdre un an sur le planning", ajoute le directeur-adjoint du Centre hospitalier.
Devant les majors Réception des neuf propositions de départ,
présélection de cinq offres "entrant dans les critères définis, dont celui de la capacité financière et de l'expérience de ce type de chantier", puis commission d'appel d'offres réunie
en jury, laquelle a siégé durant trois jours pleins entre le 1 er et le 3 décembre pour questionner les candidats et classer les offres, le tout pour arriver finalement à placer Fondeville en
tête, devant Eiffage, San-José, Bouygues et Vinci.
"En parallèle, nous avons constitué 10 commissions au sein de l'hôpital, associant le personnel, qui a travaillé sur les différents secteurs du futur hôpital. Ces commissions ont aussi
travaillé sur l'analyse des offres, et elles vont maintenant se regrouper pour travailler à la mise au point définitive du marché", souligne Bernard Balza.
"Chantier du siècle"
Car la marche est encore longue (lire encadré) pour voir s'ouvrir les portes du futur établissement, dont la direction de l'hôpital ne peut encore dévoiler ni plans ni esquisses, tant que la
période de recours n'est pas écoulée. "L'objectif est d'avoir un établissement d'une grande fonctionnalité, qui permette d'économiser un maximum de déplacements des agents. A l'arrivée, le
nouvel hôpital sera adapté aux besoins de tout l'Ouest audois dont il sera l'établissement de référence", assure Bernard Nuytten. En attendant, c'est en quelque sorte le "chantier du
siècle" qui va s'ouvrir : entre les 144 M E de l'hôpital lui-même (financé à 53 % par l'Etat), les 42 M E de la plateforme logistique (déjà en construction à Montredon), et les 23 M E de la
maison de retraite destinée à remplacer, à Prat-Mary, celle du Pont-Vieux, il s'agit incontestablement d'une bouffée d'oxygène dans l'économie locale confrontée à la crise.
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