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Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
Les Amis du
Sabarthez de Pierre Cortinas
Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :
on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :
Chambre d'Agriculture de l'Aude
L'aude, terre romane, toi l'amoureux (se)
des vieilles pierres et de l'histoire, c'est là que tu dois te rendre, l'Aude ne te décevra pas !
Ce vitrail est magnifique
et d'une originalité surprenante, il représente la glorification du ChristCe n'est qu'au XIX ème siècle qu'elle renaît avec l'installation de bernardins.
Les bâtiments échappent de justesse à la destruction, ils sont dans un triste état. En 1833, les hospices de Narbonne vendent Fontfroide à la famille, des Saint-Aubin, qui s'attelle à la restauration de l'abbaye et Viollet-le-Duc obtient leur classement partiel et contrôle les travaux, l'église, le cloître et la salle capitulaire sont classés en 1843.
Une communauté de cisterciens de l'Immaculée Conception reprend possession des lieux en 1858, elle est sous l'autorité du Père Jean. En 1875, Saint Antoine Marie Claret, ancien confesseur de Catherine II, chassé d'Espagne, vient se réfugier à Fontfroide, il décédera à l'abbaye et y sera enterré dans le cimetière.
En 1895 le Père Jean meurt à son tour, il est l'avant dernier abbé de Fontfroide, car en octobre 1901 la communauté de Fontfroide s'exile en Espagne le jour même de l'entrée en application de la loi sur les congrégations religieuses et devant la montée de l'anticléricalisme républicain.
Une des 5 chapelles situées dans le collatéral sud datant du XV ème siècle
Ensemble statutaire en marbre blanc du XVIII ème siècle représentant Saint Benoît et Saint Bernard entourant
la Vierge et l'enfant. Vous pouvez admirer les détails sur la photo suivante ...
Gros plan sur le bas relief ci-dessus
Statue en bois sculpté doré polychromé
Est-ce celle du Pape BENOÎT XII (20 décembre 1334 - 25 avril 1342) ?
Jacques Fournier, de Saverdun (Languedoc), moine cistercien. Né vers 1279 dans les environs de Saverdun.
Élevé au couvent de Boulbonne, il rejoindra plus tard son oncle devenu Abbé de Fontfroide. Il sera Évêque de Pamiers en 1317, évêque de Mirepoix en 1326, Cardinal en 1327 sous le titre de
St-Prisque, Pape pieux et sévère, réforma la Curie romaine et les Ordres religieux. Construisit le palais des papes, à Avignon.
A gauche, calvaire ayant subi les assauts des intempéries, il a été placé dans l'église. A droite, très belle pierre tombale en marbre gris, on pense que c'est le tombeau d'un vicomte de Narbonne.
Sur le pourtour de ce gisant il y a des inscriptions, sur la gauche on peut lire, (ce qui est lisible), avis aux latinistes: ANNIS.EIUS.VIBI.DE.IPSIUS.D.MARIETE.PROPRIIS.PECUNIIS.DIE.ANNO.DNI.MDXXII.DIE
au pied : IN.OBSERVATIONE.LEGATI.DICTI.OVON.D.IO
à la tête : HUNC.MARHUM.LAPIDEM .... il y a des manques
à droite : PONENDUM.FILRC.CURAULI .... il y a des manques
Il semblerai qu'une date en partie effacée soit 1523
A côté de l'évangile vous verrez les vestiges de deux tombeaux, on pense que celui-ci appartient à la famille des vicomtes de Narbonne
Autre tombeau relativement bien conservé, situé dans l'église, c'est un gisant d'un chevalier du XIII ème
siècle, (il s'agirait d'une pièce rapportée d'Espagne par les propriétaires)
Deux statues similaires de Marie priant jésus ornent les lieux
A gauche, blason ou écu datant de 1640, je n'ai malheureusement pas d'autres précisions, on y voit un P
majuscule surmonté à droite d'un petit P et dessous un M majuscule surmonté aussi à droite d'un petit A. La photo de droite, date de 1950, la nef de l'église de Fontfroide
A gauche, la ruelle des convers, longeant le cellier, la porte du fond accède à l'église. A droite, les contreforts latéraux Sud de l'église
Depuis 1910 c'est la salle à manger d'été, cette belle pièce, avant, servait
aux moines de chauffoir.
Le jardin de cloître vu du promenoir au 1er étage, cette terrasse légèrement en pente sert à récupérer l'eau de pluie
Photo de gauche, le cloître vu du promenoir. Statue se trouvant à l'extérieur près de la chapelle des Étrangers, représentant un seigneur avec à ses pieds, un ange et un lévrier.
Il paraîtrait que cette statue représente Saint Roch, patron des médecins, des chirurgiens, des pharmaciens, des carriers et des paveurs, à cause de son nom, des brossiers, des fripiers, des brocanteurs et des confréries d'ensevelisseurs. Saint Roch se fête le 16 août.
Le dortoir des convers, situé au dessus du cellier, splendide salle grâce au grès avec ses tons ocres,
orangés, roses. Le silence y était obligatoire. Les frères n'avaient d'ailleurs le droit de s'adresser la parole qu'un quart d'heure par jour ! la voûte en berceau brisé sans aucun doubleau sur
toute sa longueur, date du XII ème siècle.
Le dortoir des convers sous un autre angle, la longueur de cet espace fait au moins 25 mètres. Remarquez
aussi le dallage au sol. Les moines dormaient tout habillé sur des paillasses à même le sol.
Le mur Ouest du dortoir des convers dispose de quatre ouvertures appareillées de magnifiques vitraux des
années 1920 que vous pouvez admirer ci-après ...
Les quatre vitraux sont situés dans le dortoir des convers, ils sont très beaux, réalisés aussi par René
Billa. Ces vitraux ont une particularité, non seulement se sont des oeuvres d'art, mais ils ont été réalisés avec la récupération de débris de verrières des cathédrales ou d'églises, bombardées
en 1914-1918. Étonnant non ! Je me suis appliqué pour prendre ces photos afin de cadrer au plus près. Un petit mot encore sur ces vitraux, ils furent tous exécutés d'après un traité sur la
fabrication de vitraux rédigé au XII ème siècle par le moine Théophile.
Dans la roseraie de Fontfroide, on trouve aussi cette plante très parfumée, qui s'appelle Perowkia "Blue
spire", si vous habitez dans le Sud et que vous avez un jardin je vous la conseille
La face Sud de l'église vue de la roseraie
Balade dans la roseraie de l'abbaye, au fond se trouve le cimetière du monastère où sont enterrés les
religieux, moines et convers. depuis le XII ème siècle plus de deux mille sépultures se sont superposées. 2500 rosiers embellissent cette roseraie et représentent onze coloris différents. On y
trouve aussi des roses anciennes anglaises associées à des plantes odorantes de la garrigue.
Vue extérieure de l'abbaye face Sud, avec sa roseraie
A gauche, la façade principal côté Ouest de l'église, à droite la porte romane de l'entrée principale de
l'église. Un imposant linteau constitué d'un unique bloc soutien le tympan.
Porte d'entrée de l'église, gros plan sur le fronton plein cintre relativement sobre de tout ornement. Les
claveaux, finement taillés, épanouissent leur éventail en longues lignes trapézoïdales.
Abandonné depuis 1901 la propriété devint privée par la suite, 7 ans plus tard, Gustave et Madeleine Fayet d'Andoque rachètent par surenchère l'abbaye de Fontfroide alors qu'un collectionneur américain Georges Grey Barnard c'est déjà porté acquéreur du cloître, la restauration de l'abbaye a été entamée dès 1908 et durera 10 ans. Gustave Fayer avec cette acquisition, il devient maître d'ouvrage et à la fois maître d'oeuvre de cet immense chantier de restauration. Pendant les travaux, les Fayet invitent leurs amis peintres, musiciens et écrivains, Fontfroide devient alors un haut lieu artistique, qui verra dans ses murs : Odilon Redon, Burgsthal, Bauzil, Henri de Montfreid et aristide Maillol, tous artistes peintres. Des compositeurs comme Maurice Ravel et Déodat de Séverac sont venus aussi à Fontfroide.
Gustave FAYET était artiste peintre, potier dés son jeune âge, collectionneur exceptionnel et, au début du XX ème siècle, il était le plus grand propriétaire du Languedoc. Il dessinait en secret les paysages de Mistral mais ce n'est que 87 ans après, que cette œuvre est publiée.
Le portrait de Madeleine Fayet peint par
Odilon Redon et en desous Gustave Fayet à Fontfroide avec Madeleine et leurs enfants
Le 24 septembre 1925, quand il meurt à Carcassonne, âgé de 61 ans, Gustave Fayet est un des hommes les plus prospères du Languedoc. La fortune familiale bâtie sur le commerce du vin rassemble alors 600 hectares de vignobles, plusieurs châteaux entre Béziers et Narbonne, un appartement à Paris, une villa balnéaire dans le Var, deux abbayes : Fontfroide dans l’Aude, Saint-André à Villeneuve-lès-Avignon.
Aujourd'hui encore, la famille Fayet est propriétaires des lieux.
Les Fayet ont su restaurer avec goût cette abbaye de Fontfroide. Au soleil couchant, les belles tonalités ocre et rose des pierres taillées dans le grès des Corbières se réveillent, s'enflamment un temps avant la nuit.
Actuellement l'abbaye de Fontfroide accueille des musiciens en résidence et programme des concerts estivaux, notamment dans le domaine des chants grégorien.
Pour terminer ce reportage, qui, je l'espère vous a intéressé, voici quelques vieilles photos de l'abbaye de Frontfroide.
Sachez aussi, que des rectifications ou compléments d'informations peuvent
être apportés, donc n'hésitez pas à me contacter.
Fontfroide côté Est, celle-ci date des
années 1950
L'église de Fontfroide vue du côté Nord /
Est en 1950
Le côté Est du monastère, à peu près la même époque, les années 1950
L'église de Fontfroide vue côté Sud / Est en 1920, à droite la chapelle funéraire avec le tombeau du Père Jean
Photo de la Grande Cour Louis XIV du monastère datant de 1900
Photo de la Grande Cour Louis XIV du monastère, 50 ans sépare celle-ci de la précédente, en 1950
Voici quelques photos du cloître de Fontfroide à des époques différentes, celle-ci date de 1930
Cloître de Fontfroide la salle Capitulaire ou salle du Chapitre, 1950
Cloître de Fontfroide côté Ouest, 1950
Cloître de Fontfroide la salle Capitulaire ou salle du Chapitre , 1970
Voici l'extrait d'un ouvrage datant de 1901 que l'on trouve uniquement à la Bibliothèque Nationale de France à Paris, qui s'intitule "Fontfroide, Impressions, souvenirs et réflexions" auteur P.-E. SARROT, qui reflète encore aujourd'hui ce sentiment malgré l'absence de moines, car lors de sa visite à Fontfroide, l'auteur fut hébergé par les moines cisterciens encore là :
" Une fois entré dans cet asile du recueillement et de la prière, on dirait que le temps et les accidents ordinaires de la vie n'ont plus leur caractère habituel. Ce n'est plus, l'agitation quotidienne de l'exil, ce n'est pas non plus le repos de la patrie ; c'est quelque chose d'intermédiaire. L'âme se trouve ici transportée, en quelque sorte, dans une région calme et sereine : là, sans qu'elles s'écoulent vite, les heures ne fatiguent pas ; elles semblent, au contraire, en s'envolant doucement, soulever l'âme comme si on lui ôtait le poids et le souvenir même des choses qui l'oppressent ailleurs."
Pour me contacter : jp@belcaire-pyrenees.com
Le lac de Belcaire,
capitale du Pays de SaultUn trésor, une richesse … l'eau, élément essentiel très important, faisant partie des trois composantes indispensables à la vie : Air, Lumière et Eau, chose que l'on a tendance à ne pas préserver. L'eau est omniprésente en montagne.
Nous avons oublié, que dans le passé, avoir de l'eau chez soi, c'était une sacrée corvée, car l'eau courante à domicile, faut-il le rappeler, n'existait pas. On n'y pense pas, le fait de tourner un robinet dans la salle de bain nous simplifie énormément la "vie", mais avant c'était comment :

Répartis dans le village de Belcaire, il y avait des points d'eau et les habitants venaient chercher avec des récipients, l'eau nécessaire à leurs besoins journaliers. Voici quelques unes de ces bornes d’eau avant l’installation individuelle dans les maisons en 1935.
Ces bornes sans leur robinet sont toujours visibles dans Belcaire.
Borne à 100 mètres du château de BelcaireLe conseil municipal de Belcaire, le 15 septembre 1889 décide de remplacer les abreuvoirs en bois des fontaines publiques de la COUME et du SOULA DE FERRIERES par des abreuvoirs en pierre de taille.
Le 15 mai 1890 a été décidé une coupe extraordinaire de bois pour payer les deux fontaines avec réservoirs pour les métairies de la Plaine et Serresèques.
La tarière (avec mèche en forme de gouge) qui sert à percer les tuyaux de fontaine en bois...
EAU : LOISIR OU NÉCESSITÉ
Grâce aux Romains et à leur parfaite maîtrise de la construction des aqueducs, l’eau courante est de toutes les commodités modernes, l’une des plus anciennes.
Admirablement intégré au sein d'un site naturel qui a su garder son charme sauvage, le Pont du Gard fascine chacun de ses visiteurs par son élégance et sa majesté. Deux millénaires après sa construction, cet antique édifice est toujours un véritable un chef d'oeuvre, tant pour ses prouesses techniques que par sa simple beauté.
Ce pont culmine à 48,77 mètres de haut. C’est le plus élevé des aqueducs antiques. Sa longueur est de 275 m dans sa partie supérieure.
En maçonnerie jointe avec du mortier, la partie supérieure est formée d’un ensemble de 35 petites
arcades.
Ces arcades supportent le canal couvert par un dallage.
Il faut souligner que les petites arches du sommet ont une portée de 4,5 mètres.
Pour conduire l’eau de sa source jusqu’à la ville de Nîmes, les ingénieurs romains ont dû enterrer le canal
et construire bien d’autres ponts.
Ainsi, si vous vous promenez dans la région, vous pourrez repérer d’autres ouvrages, aujourd’hui en ruines, qui faisaient initialement partie de l’ensemble.
Le célèbre Pont du Gard
Le cycle de l'eau (connu scientifiquement sous le nom de cycle hydrologique) se rapporte à l'échange continu de l'eau entre l'hydrosphère, l'atmosphère, l'eau des sols, l'eau de surface, la nappe phréatique, et les plantes.
Le volume approximatif de l'eau de la Terre (toutes les réserves d'eau du monde) est de 1,360,000,000 km3. Dans ce volume :
L'eau liquide est trouvée dans toutes sortes d'étendues d'eau, telles que les océans, les mers, les lacs, et de cours d'eaux tels que les fleuves, les rivières, les torrents, les canaux ou les étangs. La majorité de l'eau sur Terre est de l'eau de mer. L'eau est également présente dans l'atmosphère en phase liquide et vapeur. Elle existe aussi dans les eaux souterraines (aquifères).
En quantité, l’activité humaine qui consomme le plus d’eau traitée est l’agriculture, avec 68 % de la consommation, viennent ensuite la consommation humaine (24 %), l'industrie (5 %) et la production d'énergie (3 %).
Emplacement
d’une citerne d’eau en pierre à l’arrière d’une ferme. L’eau de pluie des toits était stockée ici et servait au bétail et aux habitants.
L’eau de Belcaire arrive d’ici
L’eau potable de Belcaire est captée ici
Autre puits de captage pour approvisionner en eau potable le village de
Belcaire
Le premier réservoir à Belcaire : 120 m3 avec 250 m3 à La Coste
Point d'eau, au point le plus haut du village de Belcaire : Le Casteillas, près de l'église de Belcaire
Ancienne pompe à incendie actionnée par la force des bras des
pompiers volontaires, celle-ci est exposée en souvenir à la caserne des pompiers de Belcaire
LES VIEILLES FONTAINES, LAVOIRS ET ABREUVOIRS
Les abreuvoirs en pierre datent de la fin du XIX ème siècle.
Des barres en fer permettaient de poser les seaux pour l’approvisionnement des maisons avant 1935, année de l’arrivée de l’eau dans les maisons.
La fontaine circulaire de la Coume devant la mairie de
Belcaire dans les années 1900
C'est exactement le 15 septembre 1889, que fut décidé de remplacer l’abreuvoir en bois de la fontaine publique de la COUME par un abreuvoir en pierre de taille.
Une anecdote en passant, ayant trait à cette photo
:
A gauche le café chez ALARY. En 1920-1930 les jeunes Belcairois allaient chez le boucher chercher un ou deux seaux de sang. Au début de la nuit l’un deux frappait aux volets du café ALARY et le propriétaire du café en ouvrant les volets recevait le sang au visage. Avec peu de moyens nos anciens tuaient le temps. Amusez vous à faire ce genre de farce aujourd’hui !!!
Aujourd'hui, la
Coume, la fontaine lavoir, se trouve sous la mairie, autrefois (en 1900) elle se situait devant la mairie et était de forme circulaire (voir la vieille carte postale
ci-dessus).

Le lavoir de l’Oum
Vue d'ensemble du lavoir de l’Oum à Belcaire
Quartier de Ferrières (Ouest de Belcaire) : Le conseil municipal du 15 septembre 1889 décide de remplacer l’abreuvoir en bois de la fontaine publique du SOULA DE FERRIERES par un abreuvoir en pierre de taille.
Le Soula à Belcaire. Le terme "Le Soula" vient du mot soleil ici cela désigne un lieu que l'on peut traduire
par "Le chemin du soleil".
La fontaine du Soula à Belcaire
La fontaine du Casteillas (c'est un endroit que je
connais bien, car c'est à côté de mon ami Guy)
La fontaine contemporaine du
Foirail à Belcaire
La fontaine que l'on appelle le "Fond du trou"
Autre vue de la fontaine du "Fond du trou"

Fontaine La Canalette
On trouve aussi, des fontaines qui ne sont plus alimentées et à l'abandon, comme ici la Fontaine
Cuxac
La Plaine prés de la borde de PUEL. Le 15 mai 1890 à été décidé une coupe extraordinaire de bois pour payer les deux fontaines avec réservoirs pour les métairies de la Plaine et de Serre-Sèque.
Le savoir faire des anciens, la fontaine Cuxac, assemblage de pierres de taille, voilà très certainement une fontaine à
réhabiliter
Fontaine de Langrail avec le procédé d’assemblage des pierres pour réaliser la fontaine

D'autres clichés de la Fontaine de Langrail en pierre de taille
Autre point d'eau, la
fontaine du hameau de Trassoulas
La fontaine et
lavoir de Trassoulas
L’épuration et le tout à l’égout à Belcaire datent de 1967-1968 :
La station d'épuration actuel se trouvant à l'Est du village de Belcaire
Une station d'épuration de type végétal sera certainement retenue pour le futur .
Inscrivant le projet dans une démarche de développement durable, le dispositif d’assainissement de la station d’épuration végétale est, à plus d’un titre, naturel, simple et écologique :
- il s'intègre parfaitement dans le paysage comme en témoigne la photo du site ci-contre
- il est peu consommateur d’énergie et n’utilise pas de réactif chimique, pour des performances de traitement comparables à celles des installations classiques et des coûts d’exploitation réduits,
- les boues sont minéralisées directement sur les filtres plantés de roseaux pendant une dizaine d’années avant d’être valorisées en compostage avec des déchets verts ou en épandage sur les terres agricoles,
- un fauchage partiel des roseaux et des bambous chaque année permet de réutiliser ces végétaux en compostage (roseaux) et dans l’artisanat (bambous).
Exemple : vue aérienne d'une station d'épuration par épandage
LESSIVE SOUVENIR DES BELCAIROISES
Le lavoir de l’Oum
Originellement, la lessive désignait l'eau de lavage ou l'action de laver du linge, puis le linge lui-même : on fait la lessive dans une buanderie, une laverie, au lavoir, à la main, dans une lessiveuse ou dans une machine à laver, encore appelée lave-linge.
La lessive désigne également le mélange liquide ou solide de produits chimiques utilisés pour le lavage domestique ou industriel. L'action nettoyante est notamment assurée par des produits détersifs comme le savon. On parle par exemple de "détergent pour lessive", ce qui signifie "lessive pour machine à laver".
Lessive à la cendre de bois voici les ingrédients nécessaires :
- cendre de bois,
- eau,
- un grand récipient allant au feu (lessiveuse),
- un vieux torchon, et un tamis.
Mode d’emploi :
- tamiser les cendres pour ne garder que les plus fines, il ne doit pas rester de morceaux de charbon,
- remplir le torchon avec les cendres et le fermer avec un nœud solide,
- faire bouillir l'eau, plonger le torchon et laisser bouillir quelques minutes,
- couper le feu et laisser infuser une heure, tremper le linge dans cette infusion pendant quelques heures puis le rincer à l'eau chaude.
Les premières lessives à base de savon datent de la fin du XIX ème siècle. Cependant, ce n'est qu'à partir de 1930 que la lessive "moderne" fait son apparition. Le savon est alors remplacé par des tensioactifs de synthèse. Avant cela, on utilisait aussi des lessives 100 % naturelles à base de cendre de bois pour venir à bout des taches rebelles. La cendre contient de la potasse composé chimique dérivée du potassium et du carbonate de sodium qui dissolvent les graisses. On utilisait aussi la saponaire, une plante aux effets identiques. Mais pour débarrasser le linge de ces substances, il fallait alors le battre interminablement...

La lessive au lavoir, même comme ici à gauche, par grand froid
Les Belcairoises se rendaient au lavoir avec les
corbeilles de linge sur une brouette

Le linge est trempé dans l’eau, savonné et battu à l’aide du battoir. Après quelques répétitions la lessive est terminée et étendue.
La lessive à l’aide d’une lessiveuse :
Au fond d'une lessiveuse se trouve un double-fond. De ce double-fond remonte une cheminée avec, au bout, un pommeau qui arrose le linge d'eau bouillante. L'eau redescend en traversant le linge et retombe au fond pour remonter à nouveau.
Après avoir bouilli dans la lessiveuse, le linge est relativement propre et brûlant. Avant d'être rincé pour retirer le savon, il est encore souvent nécessaire de frotter le linge avec une brosse et du savon pour nettoyer les endroits les plus souillés, comme par exemple les couches d'enfant.
Puis il est rincé dans le baquet, avant d'être suspendu ou être étendu au soleil pour sécher.
La fameuse lessiveuse pour laver le linge
La toilette, l’eau courante est arrivée dans les maisons de Belcaire en 1935, le WC et salle de bain en 1967-1968 avec le tout à l’égout. Avant le WC était une cabine au coin du tas de fumier ou "cabanon" en bois situé au fond du jardin.
Ensemble pot à eau
Le lavabo de la première moitié du siècle dernier et le Plat à barbe
Le blaireau est une brosse utilisée pour appliquer du savon à barbe sur un visage avant de le raser. Traditionnellement fabriqué en poils de blaireau, il existe aussi en soies de sanglier, de moindre qualité et en nylon, de piètre qualité. Bien qu'il soit moins utilisé depuis la généralisation de la mousse à raser, il est encore possible d'en trouver, notamment chez les vendeurs de savon à barbe. L'application de mousse à raser à l'aide d'un blaireau permet un massage de la peau ainsi qu'un assouplissement du poil qui ne peut être obtenu avec les bombes à raser modernes, où l'homme se contente de l'appliquer sur la peau sans massage.
Le Pot de chambre d'époque,
Certain pot de chambre ou "pichadou" pour les mariés avait un oeil bleu cerné de noir à l'intérieur.
Il s'agirait d'une tradition totalement franco-française, un peu en désuétude de nos jours, mais qui n'a pas beaucoup évolué au fil des années. Cela viendrait tout droit de la région aveyronnaise, puis aurait été pratiquée en Bretagne et en Savoie, avant d'être reprise par d'autres régions françaises.
En fait, le jour du mariage, les mariés se promenaient sur une charrette tirée par un âne, en tenant le pot de chambre, annonçant ainsi la "cérémonie" aux villageois ("La Danse de l'âne"). Puis, le lendemain du mariage, très tôt le matin, les jeunes se mettaient à la recherche des mariés, qui s'étaient éclipsés, pour leur apporter le pot de chambre : Il s'agit de la Course aux Mariés. Les jeunes invités étaient séparés en 2 groupes, l'un étant chargé de faciliter la fuite des nouveau mariés, et l'autre de trouver les mariés, en se rendant au passage dans toutes les maisons du village pour se faire offrir à boire. La course était réussie lorsque, après voir bien bu, le second groupe réussissait à retrouver les mariés. Les jeunes époux devaient être bien cachés, mais la tradition voulait qu'ils soient finalement toujours rattrapés : Alors, ils étaient sortis du lit et devaient boire le pot de chambre. La mariée buvait en premier puis le marié, et enfin les invités présents. Le pot de chambre revêtait une grande importance : Il devait redonner vigueur aux mariés après leur nuit de noces. Il symbolisait ainsi la fin des noces et le changement de statut des nouveaux mariés, qui devenaient définitivement des adultes.
Les recettes du pot de chambre varient en fonction des goûts et des régions. On y retrouve souvent des bananes, du chocolat, divers alcools, des épices, du pain…, parfois accompagné de papier toilette, ce qui ne va pas sans rappeler ce qui se trouve habituellement dans un pot de chambre.
Quelques Symboles :
- Les Marguerites et Les Roses : Au Moyen-Âge, lorsque la main d'une demoiselle était demandée, cette femme pouvait porter une couronne de marguerites, indiquant qu'elle prenait le temps de considérer la demande, ou une couronne de roses, indiquant qu'elle acceptait la requête de son futur époux.
- Les Couleurs : Le blanc symbolise la virginité, le bleu symbolise la fidélité, le gris symbolise les voyages lointains, le vert symbolise la pudeur, le noir symbolise le refus du mariage, et le jaune symbolise l'adultère.
- Le Lierre symbolise l'attachement et l'amour éternel : Cela provient de son feuillage toujours vert et de sa propension à se fixer fortement là où il pousse.
Pour me contacter : jp@belcaire-pyrenees.com
BELCAIRE ÉTAIT DÉJÀ OCCUPÉ À L'ÉPOQUE DE LA PRÉHISTOIRE PAR DES ÉLEVEURS-AGRICULTEURS, EN VOICI LA
PREUVE,
AVEC L'HISTOIRE DE LA DÉCOUVERTE DE LA GROTTE DE GARDOUCH, ET CE N'EST PAS UN HASARD SI UN VILLAGE A PRIS RACINE ICI ... SE SONT EUX LES ANCÊTRES BELCAIROIS.
Au centre du village,
dans sa partie haute, l'église de Belcaire domine la grotte
de Gardouch qui se situe à ses pieds
Avant de vous conter cette découverte importante, je tiens à préciser, que j'ai pris contact avec monsieur Pierre Clottes qui me donne l'autorisation de publier les textes de son étude archéologique. Je l'en remercie, c'est sympathique à lui, que le plus grand nombre en profite.
La Grotte de Gardouch (BELCAIRE, Aude) daterait de l'âge de bronze ancien, dans l'époque géologique Holocène, soit environ -5000 avant JC. Elle est située sur le plateau de Sault à 1050m d'altitude.
On situe mieux l'entrée de la grotte sur cette photo pointée par la flèche
L'entrée de la grotte de Gardouch à Belcaire sur le flanc abrupt de la paroi rocheuse
L'église de Belcaire
domine l'entrée de la grotte de Gardouch
Anthropologie de l'ossuaire de Belcaire (Bronze ancien du département de l'Aude) :
Les premières recherchent dans la grotte de Gardouch situé sous les ruines du château moyenâgeux de Belcaire dont il ne reste que quelques traces d'enceinte, ont commencé, au cours des années 1938-1939. C'est le docteur Martre, médecin de Belcaire aidé des gens du village qui commença la désobstruction de la grotte Gardouch, ce trou avait été bouché depuis des lustres par des résidus divers et variés. Érudit, le docteur ayant connaissance de l'emplacement approximatif de l'ancienne forteresse médiévale, supposa qu'il s'agissait d'une communication avec les oubliettes du château, puisqu'il trouva quelques ossements humains. Mais à cette époque, il ne fit vider que partiellement la cavité.
Une autre vue de l'entrée de la grotte de Gardouch
Il est utile de préciser
que l'accès à la grotte de Gardouch reste dangereuse du fait de l'étroitesse du boyau et des éventuels éboulis
Ce n'est que 24 ans plus tard, que Pierre Clottes instituteur à Belcaire apprit par ces élèves que des ossements avaient été trouvés dans cette grotte il y a de nombreuses années. Heureusement que la mémoire orale perdurait, car il s'en racontait des histoires fabuleuses autour de cette grotte. Pierre Clottes jeune instituteur fut très intéressé et décida d'entreprendre des fouilles plus poussées dans la grotte de Gardouch pendant l'année scolaire 1964-1965 avec la participation des élèves de la classe du certificat d'études.
La galerie a une section ovale de 2 mètres sur 1 mètre à l'entrée, puis se rétrécie de 60 cm à 50 cm au bout de 5 à 6 mètres. Cette première partie devait, d'après les observations, être obstruée par un bouchon d'argile. Malgré le déblaiement antérieur, il restait néanmoins dans ce premier tronçon de 6 mètres de long, 30 à 40 cm de sol archéologique, puis les 7 à 8 mètres suivant complètement déblayé. Au bout de ces 8 mètres de galerie, c'est là que les choses deviennent intéressantes, car la longueur restante du boyau avait été protégée de toutes intrusions par un bouchon d'argile. C'est dans cet espace profond et inviolé depuis des milliers d'années que fut trouvé la plus grande partie des vestiges, englués dans la glaise collante qui dut être séchée, puis trempée et tamisée au jet d'eau. Les recherches furent difficiles du fait de l'étroitesse de cette galerie, il fallait ramper à reculons sur 10 ou 15 mètres pour remonter les vestiges. Les enfants étaient très habillent pour ce genre d'épreuves, (en parenthèse : qu'un instituteur monte ce genre d'opération aujourd'hui avec ses élèves, en cas d'accident je n'ose imaginer à quoi il s'expose ...).
La première partie de la galerie abritait une sépulture incomplète, dans une poche de terre limitée par les parois de la cavité et un empilement de blocs de pierres placé à l'étranglement des parois d'une façon intentionnel et vraisemblablement destiné à murer la cavité, afin peut-être, pour protéger les sépultures.
A l'entrée de la grotte le sol fut fouillé aussi jusqu'à la roche, et là, surprise on y découvrit fortement soudé à la roche, le squelette entier d'un adolescent replié sur le côté, en position fœtale. Il était protégé par six blocs de pierre juxtaposés horizontalement au-dessus de lui. Cette sépulture intacte devait être à l'origine, protégée par une avancée de la voûte de la grotte, aujourd'hui disparue.
L'un des squelette retrouvé
dans la grotte de Gradouch, photo prise par Pierre Clottes lors de sa découverte
Il s'est avéré que cette grotte est une cavité sépulcrale, Pierre Clottes a pu étudier plusieurs sépultures datant du Chaolcolithique et du Bronze ancien.
Au total, elle mesure 25 mètres de long sur un parcours sinueux et exiguë, son accès s'ouvre en plein cœur du village dans une paroi rocheuse supportant les restes de la forteresse médiévale, près de l'église. Deux squelettes ont été découverts encore en place, outre les restes de nombreux individus.
Le mobilier funéraire est très abondant, varié et parfois original pour cette période comme : une quarantaine de perles de colliers en variscite et des pendeloques en calcite, test de coquillage, jayet, variscite et schiste ; un bracelet en bronze aux extrémités pointues, des poinçons et alênes en os ou ivoire, des éclats de silex dont certains retouchés, une petite hache polie, un broyon et des racloirs en quartz ou quartzite et divers éléments de parure dont plusieurs boutons prismatiques perforés en V.
De nombreux tessons de céramique ont été trouvés, comprenant surtout un pichet caréné à une anse et fond rond de 10,5 cm de haut sur 11 cm de diamètre, un gobelet à fond plat à profil en S de 10,5 cm de haut sur 9 cm de diamètre, les restes de plusieurs vases dont l'un intact, un petit vase double de forme phallique. il est en effet composé de deux petits gobelets hémisphériques accolés, munis d'une paroi interne commune perforée et d'une languette permettant la préhension et donnant une assise à ce très curieux objet quand il est posé. Son usage était sans doute celui d'une petite lampe à huile.
De nombreux restes de blaireaux et de renards montrent bien que ces animaux fouisseurs ont largement contribué au bouleversement des vestiges.
Des charbons de bois recueillis sur site, ont fait l'objet d'une datation au radiocarbone et ont donné l'âge surprenant de 7140 ± 350 BP* soit 5190 ± 350 Avant JC.
Déjà en 1934, lors de la construction d'un bassin de réserve d'eau potable, un entrepreneur mit au jour des tessons de poterie, des graines de céréales grillées et une ou plusieurs lames de métal vert (sans doute du bronze) on ignore ce que sont devenus ces objets archéologiques.
Poteries diverses exposées au Musée de la Préhistoire de Belvis
n° 1 et 3 poteries de Fontanès de Sault - 2, 4 et 5 poteries de la grotte de Gardouch à Belcaire
Une très jolie pendeloque
trouvé à Belcaire, taillée dans un morceau d'ivoire, le recto ressemblerait à une tête de sanglier ou de cervidé, symbole de puissance, le verso représenterait un loup portant sur son dos un
aigle. L'objet mesure 2 cm de long, 1,5 cm de large et 3 mm d'épaisseur.
Concernant l'étude anthropologique des restes osseux d'époque chalcolithique retrouvés dans la grotte de Gardouch, celle-ci a permis de dénombrer 12 adultes ou adolescents masculins, 12 féminins, 10 indéterminés et 7 à 8 enfants. Ils étaient tous dolicho-mésocéphales à face étroite et de petites tailles (1,61 m pour les hommes et 1,51 pour les femmes), alors que pendant cette même période on trouve un peu partout dans le Midi, des individus brachycéphales et de plus grande taille. La différence est que le mésocéphale a la longueur de son crâne égale à sa hauteur, tant dis que le brachycéphale a la longueur de son crâne inférieure à sa hauteur. Ces constatations laissent à penser que nous avons à faire ici, à des individus issus d'une population indigène présentant des caractères hérités du Mésolithique. D'après l'aspect des ossements et des dents la santé de ce groupe paraît avoir été bonne. Il n'a pas été trouvé de trace des grands brachycrânes ou brachycéphales qui se rencontrent souvent dans les sépultures ayant livré des éléments de la civilisation à gobelets campaniformes.
En conclusion de cette étude anthropologique, les spécialistes messieurs Barthès et Riquet, nous disent : "la population des villages examinés possède des traits génétiques d'un groupe pyrénéen occupant la région orientale de la chaîne pyrénéenne. Ces groupes s'apparentent à ceux du Capcir, du Languedoc-Roussillon, aux populations nord-méditerranéennes, à celles d'Espagne, de Sardaigne et même d'Afrique du Nord. Ces caractères peuvent correspondre aux populations d'agriculteurs-éleveurs qui, depuis le Moyen-Âge et de l'Afrique du Nord ont peuplé le Sud de l'Europe, il y a 10 000 ans environs..."
* L'expression "avant le présent", ou "Before Present" en anglais (abrégée en BP), est utilisée en archéologie pour désigner les âges exprimés en nombre d'années comptées vers le passé à partir de l'année 1950 du calendrier grégorien.
Ce reportage a été réalisé sur la base d'informations provenant de la revue "L'anthropologie" datant de 1980 tome 84
Auteurs publiés dans la revue : B. Barthet - Raymond Riquet - J. Clottes et P.Clottes
Pour l'anecdote, je voudrais rendre un petit hommage ayant un rapport avec ce reportage : je me souviens qu'en 1972, lorsque nous sommes arrivés à Belcaire dans les circonstances relatées dans les premiers articles du site, le maire de Belcaire, qui était à l'époque Monsieur Émilien CAUX (maire de 1965 à 1977), celui-ci nous avait prêté les clés du petit musée où, à cette époque, avaient été entreposés tous les vestiges issus des fouilles de la grotte de Gardouch. Émilien CAUX nous l'avait proposé spontanément et si gentiment, à notre grand étonnement, il a eu confiance ! Pendant nos vacances nous l'avions rencontré plusieurs fois, nous l'avions trouvé très avenant et vraiment très sympathique, la preuve on s'en souvient encore, il y a des choses comme cela dans la vie, que des personnages communiquent, font que l'on ne les oublie pas. Si vous voyez Monsieur Émilien CAUX qui a aujourd'hui 89 ans, passez lui mon amical Bonjour, il se souvient peut être de nous.
J'ai le souvenir aussi, qu'en
1974 mon copain Philippe Lottin est entré en rampant dans la grotte accompagné de notre ami Guy Calmels. C'est impressionnant car le boyau est vraiment étroit, faut être spéléo
!
Pour votre information, tous les vestiges de la grotte de Gardouch sont aujourd'hui visibles au Musée de la Préhistoire à Belvis sur la D613 près de Quillan, un musée qu'il faut visiter ! voici l'adresse :
Musée de la Préhistoire
La Cauna
11340 BELVIS
Le responsable du musée s'appelle Mr Francis FARGUES
Le musée est ouvert sur rendez-vous
Tél. 04.68.20.37.62
Tél. (heures repas) 04.68.20.78.35
La Cauna de Belvis est en fait un site paléolithique sur lequel a été créé le Musée de La Préhistoire où sont exposés tous les vestiges trouvés dans toutes les grottes du Pays de Sault depuis de nombreuses années.
Diverses haches taillées dans différentes roches finement polies, la hache n° 6 est en bronze et la 9 est constitué par un rognon de silex.
Les spécimens n°1-2-3-4 proviennent de Roquefeuil, le n° 5 de Belcaire, n°6-7-8-9 de Le Bousquet et de
Roquefort-de-Sault
Meules
néolithiques en granit rose provenant du Pech des Sarrasis près de Belcaire.
Si vous avez des photos ou de
compléments d'informations à apporter à cet article cela sera avec plaisir que je compléterai celui-ci, prenez contact avec moi ...
Ce site est aussi le vôtre je vous l'ai déjà dit, vous pouvez profiter de ses pages pour réaliser un "document" qui vous tient à coeur, Jean-Christophe fidèle lecteur, un ami bien sympathique, originaire de Belcaire, a saisi cette opportunité, pour partager avec vous un texte qu'il a composé et que voici :
Derrière les fenêtres de mon école, en entendant Jean Ferrat, je ne croyais pas comprendre trente ans plus tard ces mots, qui résonnent aujourd’hui.
Se Canto que Canto ne se chante plus qu'à la fin des repas, comme une rigolade, plus comme l’hymne qui résonnait jadis.
Les occitans ont jeté leurs vielles pierres dans les puits, jeté avec elles ses quelques mots, Volem Viure Al Pais.
Désertant leurs terres, leurs cultures et leurs maisons, j’entends ces mots qui raisonnent comme dans mon enfance, la chanson de Jean Ferrat que "la montagne est belle", il avait raison.
Se Canto que Canto, n’est plus la chanson des occitans, l’accent ne roule plus les R, et peu à peu, s’écroulent les murailles de pierres. Se canto que Canto, c’est la chanson de Gaston. Ses cheveux d’or brillent encore, dans le cœur de celles et de ceux qui se souviennent de ces quelques mots; Volem Viure Al Pais.
Jean-Christophe NICOLAU
Jean-Christophe est un grand défenseur de la langue occitane
je rajouterai trois petites précisions sur le texte de Jean Christophe :
- Il faut savoir que la mairie de Belcaire diffuse (des haut-parleurs sont installés aux quatre coins du village) au début de chaque annonce municipale depuis plus de quarante ans, la chanson de Jean Ferrat "La montagne" écrite en 1964. C'est devenu en quelque sorte l'hymne de Belcaire et ils ont raison, c'est une très belle chanson que j'aime.
Jean Ferrat il a eu 79 ans
le 26 décembre 2009
- La chanson "Se Canto que Canto" dont parle Jean-Christophe dans son beau texte, est attribuée à Gaston Phébus (1331-1391), Comte de Foix, elle est considérée depuis le XX ème siècle comme l'hymne de l'Occitanie, un autre hymne occitan est "La Coupo Santo".
- Traduction de Volèm Viure Al Pais en occitan : Nous voulons vivre au Pays.
Je profite de l'occasion pour vous montrer un autre talent caché de Jean
Christophe, il dessine dans un style bien à lui, que l'on peut comparer au style "tribal". Et si je vous disais qu'il peint et qu'il sculpte aussi, décidément après Basile, Belcaire recèle de talents !
Le poisson
L'arlequin
Le masque
La corse et la croix occitane
Un petit clin d'oeil de Jean Christophe : C'est Basile qui lui a donné le goût de
dessiner
Pour les amoureux de la lecture, des vieux livres, de la typographie, des arts graphiques, vous
êtes tout simplement curieux, ce lieu est fait pour vous !
Au Nord / Ouest de Carcassonne se situe MONTOLIEU le village du Livre, à environ 18 km
Un petit coup de zoom sur la carte, un conseil après avoir visité Montolieu, faites un détour pour aller visiter aussi
Lastours et les ruines du château non loin des mines d'or de Salsigne, c'est magnifique
Un petit village sympa émerge des vignes sur ma route en allant à Montolieu, ce village c'est ARAGON
Aragon sur la D935 à 11 km de Montolieu
Je me suis arrêté pour prendre cette photo, car un beau spectacle s'offre à moi, Aragon joli petit village du CabardèsAu village de Montolieu, bourg haut perché dominant le confluent de la Dure et de l'Alzeau, j'y suis arrivé par une petite route (la D935 puis la D648) qui serpente à flanc de coteau au-dessus de la Rougeanne. Montolieu fut longtemps un village d'Église: sur ses armes figurent une crosse d'abbé et un olivier rappelant l'étymologie de son nom : "le mont des oliviers" d'ailleurs au XIII ème siècle le village s'appelait "Mount a Ouliou".
L'origine du village est issue de la fondation de l'abbaye bénédictine de Saint Jean de Mallast en 800 confirmé par Charlemagne.
En 1146 Roger de Trencavel donne son accord pour l'édification d'un château et d'un habitat villageois à Montolieu afin de protéger l'abbaye bénédictine toute proche.
Pillé et détruit à de nombreuses reprises, le village fut reconstruit par Roger de Trencavel, vicomte de Carcassonne. Il l'entoura de fortifications, chose habituelle à l'époque.
Au XVII ème siècle Louis XV ordonna la construction de la Manufacture Royale à Montolieu en 1734. C'est Colbert qui établit cette manufacture royale de draps et qui fit la prospérité du village jusqu'au début du XX ème siècle, elle a été récemment restaurée et abrite désormais des logements. Le département de l'Aude comptait jusqu'à 6 manufactures royales de draps au XVIII ème siècle.
L'église Saint André de Montolieu
Photo prise du pont qui enjambe la rivière l'Alzeau côté Ouest, (la rivière la Dure étant du côté Est de Montolieu)
L'entrée Sud de Montolieu en venant de Moussoulens par la D629
Le pont qui enjambe la Dure, juste à droite vous avez l'accès à la Manufacture Royale
La rivière Dure qui longe Montolieu côté Est
la fontaine de Montolieu place de la Liberté
En fin d'après-midi, quand il fait moins chaud, les boulistes s'affrontent sur la place avant l'apéro
Soyez attentif, ces ruelles réservent quelques surprises !
A Montolieu, vous trouverez des petits restos très sympa à l'ombre des ruelles
Ici un charmant restaurant " Les anges au plafond" dans un cadre rétro
Les rues et ruelles de Montolieu respirent la tranquillité !
Photo de droite la librairie Abélard avec au fond l'église Saint André, à la fin de ce reportage une photo de 1900 vous montre ce même endroit
Des bouquinistes à chaque coins de rues, aux noms poétiques, en face la librairie "La rose des vents"
Le criquet Audois
L'Église Saint André de Montolieu
L'Église Saint André possède une vaste nef
A droite, une impression d'art graphique, vous pourrez essayer vos dons de créateur dans l'atelier près de la
manufacture royale
Ce fier village du Cabardès de 800 âmes environs, est devenu rural à force de faillites industrielles. En 1989 il n'y avait plus que vingt élèves à l'école qui s'apprêtait à fermer. Une idée lumineuse comme hypothèse de salut émergea.
Montolieu est devenu un village du livre et des arts graphiques pourquoi ? L'idée au départ du fondateur, Michel Braibant, fut de créer pour les métiers du livre (calligraphie, typographie, gravure, reliure, copiste) un conservatoire vivant avec visites et ateliers. Des libraires sont venus ensuite se réunissant autour du projet de Michel Braibant. Cela a redonné vie au village orphelin de ses usines. Depuis 1989 celui-ci connaît une reconversion dans le respect du patrimoine, création du musée des Métiers et Arts Graphiques, des ateliers artisanaux, de librairies en partie spécialisées font de ce village une capitale du livre. A quelques kilomètres de là, en amont de la Dure, le moulin à papier de Brousses tourne à nouveau.
Michel Braibant lui qui a quitté trop tôt ce bas monde en août 1991 doit être satisfait de là-haut, en voyant que le moulin à papier a repris de l'activité et que son idée a fait son chemin.
Par beau temps les étals des bouquinistes prennent possession des ruelles du village, cela permet des rencontres autour du livre dans ce joli petit village de pierres sèches du Cabardès.
Dans cette seconde partie je vais vous présenté des photos de machines typographiques diverses et variées pour le plaisir des yeux,
malheureusement n'étant pas un spécialiste, je serai incapable de mettre un nom sur celles-ci, avis aux
amateurs je peux toujours apporter un complément d'information
Les caractères d'imprimerie en plomb
Casier avec des caractères mobiles en plomb
A gauche une presse d'imprimerie à bras Tissier fabrication Française. A droite une monotype made in
USA
Le clavier de la monotype made in USA
A droite une Linotype 5 Météor
Zoom sur le clavier de la linotype 5 Météor
Une fondeuse de ligne-blocs
Le clavier de la fondeuse de ligne-blocs
Dans l'atelier d'art graphique vous verrez, un autre modèle de linotype, celle-ci a été construite par
Mergenthaler à New York USA
Linotype à gauche et à droite les caractères d'imprimerie sont sous presse, c'est un petit emploi du temps
prêt à être encré et édité
Zoom sur la linotype made in USA
Les casiers contiennent les caractères d'imprimerie en plomb triés par type de police
A vous de composer votre texte dans l'atelier du livre
Des assemblages prêts à être encrés et édités
L'atelier d'art graphique où vous pouvez participer à la fabrication du papier et à la composition de textes jusqu'à l'impression, l'entrée est libre
A côté de l'atelier d'art graphique il y a aussi l'atelier du souffleur de verre
on aperçoit ici le four du souffleur de verre
A gauche des bâtiments de l'ancienne manufacture royale qui tombe en ruine, c'est dommage de laisser un patrimoine dans cet état.
A droite, la porte d'entrée de l'ancienne manufacture royale construite en 1739 sur ordre de Louis
XV
A gauche la plaque figurant sur le côté de la porte d'entrée de la manufacture royale. A droite j'ai trouvé
intéressant de vous montrer l'affichette du règlement intérieur d'une imprimerie en 1880, ci-dessous, je vous ai agrandi le texte pour vous en faciliter la lecture, cela ne rigolait pas à
l'époque !
Le fronton de la manufacture royale datant de 1739
Pour ceux que cela intéresse, et ceux qui ont déjà commandé des ouvrages via internet comme moi, vont
reconnaître ici des noms de librairie parmi cette liste de 14 spécialistes du livre ancien installés de Montolieu (entre parenthèse je vous recommande www.livre-rare-book.com) :
Abélard : Rue saint André. Tèl :
04 68 76 20 41
Livres anciens et modernes, toutes thématiques.
Alcyon : Anne CERAN. Rue de la
Mairie. Tél : 04 68 24 82 08
Littérature, poésie, enfant, arts, essais. (Anciennement Ode aux livres).
Librairie L'Ambassade. Rue
nationale 11170 Montolieu.
Téléphone : 04 68 78 79 84
Mail : librairie.lambassade@wanadoo.fr
Site : www.livre-rare-book.com/ambassade.htm
Littérature, varia.
L'anachronique : Ludovic et Dasha
Marquet. Rue Saint André.
Tél : 04 68 24 47 64
anachronique@wanadoo.fr
Librairie Le Bateau Ivre. Yann
LARTISIEN
Téléphone : 04 68 24 82 70 (répondeur)
Achat et expertise Sur R.D.V. uniquement.
Mail : yann.lartisien@orange.fr
Site : http://stores.ebay.fr/livres-anciens-books
Livres anciens et modernes.
Librairie François Castagné
Place Jean Guéhenno 11170 Montolieu
Téléphone/Fax : 04 68 24 42 05
Mel : fcastagne.libraire@cegetel.net
Site : www.livre-rare-book.com/Castagne.htm
Livres anciens, régionalisme.
Librairie Clio Rue de la Mairie
11170 Montolieu.
Téléphone : 04.68.24.84.45
Mail : clio-montolieu@cegetel.net
cliomontolieu@yahoo.fr
Site : www.livre-rare-book.com/ClioMontolieu.htm
Histoire, littérature, sciences humaines, bandes dessinées.
Le Dilettante : Dominique
GAULTIER. Impasse du Ferradou.
www.ledilettante.com. Littérature, histoire, art, enfant, édition, livres pour petits et grands.
Feu central : Pierre ROJANSKI. Rue
du 8 mai 1945.
Tél : 04 68 24 80 67. Littérature, surréalisme, arts.
Librairie.feucentral@wanadoo.fr
Librairie le Grenier du
Collectionneur
Rue St André 11170 Montolieu. Téléphone : 04 68 24 86 49
Mobile : 06 77 27 48 86
Mail : legrenierducollectionneur11@orange.fr
Journaux, revues, vieux papiers.
La Manufacture : La librairie est ouverte de 10H à 18H, tous les jours, toute l'année. Tel : 04 68 24 92 63
Mille et une pages : Jeanne BLANC. Rue de la mairie ( face au musée ). Tél : 04 68 24 80 13 fax : 04 68 24 82
07.
Poésie, littérature, neuf en dépôt.
www.montolieu.net/1001pages
La rose des vents Rue nationale.
Tèl : 04 68 24 80 09
Régionalisme, sciences, histoire, voyages, nature, loisirs, livres scolaires.
Le Tournefeuille : Sylvain PARÉ.
Rue des Remparts.
Tél : 04 68 24 89 15 .
Sciences, techniques, littérature, voyages, photographie.
www.livre-rare-book.com/tournefeuille.htm
http://libr.tournefeuille.online.fr
Voyelles : Jacques AUDEBERT. Rue
Nationale.
Tél 04 68 24 86 13
XXe SIÈCLE, littérature, éditions originales, reliures, illustrés modernes, Beaux arts, gravures, estampes.
Une presse fabriquée en Hollande chez Jonker et Zoon à Amsterdam
Une photo de Montolieu qui va subir un effet voir ci-dessous
Montolieu en 1900
Montolieu en 1900
Montolieu Place de la Liberté en 1900
Montolieu la manufacture royale de draps en 1920
Montolieu Rue Nationale en 1900
Autre photo de Montolieu Place de la Liberté en 1905
Vue aérienne de Montolieu dans les années 1950
Montolieu en 1970
Montolieu rue de l'église en 1900
Et pour teminer ce reportage, un village voisin de Montolieu, Moussoulens en 1900, situé au
sud à quelques kilomètres
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