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DÉCOUVERTE

Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 03:00
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Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé cinq articles avec des photos, qui sont étroitement liés à la vie au Pays de Sault. Je vais donc vous proposer ces cinq reportages intéressants, après avoir réalisé le montage et la mise en forme sur le site.

Voici, les sujets qui seront successivement présentés : "les maisons de bois", "l'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault", "Les cafés et épiceries de jadis à Belcaire", "l'agriculture de montagne en Aude" et "les moissons au Pays de Sault en Aude".

Si vous possédez des photos, par exemple de vos grands parents travaillant aux champs ou si vous voulez apporter des informations, témoignages, photos sur ces sujets, même après la diffusion je peux compléter l'article. C'est le moment d'ajouter votre pierre à l'édifice ... et de faire vivre votre patrimoine ! 

Pour me Contacter :    jp@belcaire-pyrenees.com

 

Voici le cinquième et dernier reportage de la série, signé "Gens de Belcaire" LES MOISSONS AU PAYS DE SAULT EN AUDE, 2ème partie :

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LE LABOUR :

Sous l’Ancien Régime, les laboureurs sont généralement des paysans qui se sont enrichis et ont ainsi réussi à échapper partiellement au système de la féodalité.

Ils sont considérés comme des notables des campagnes, très présents dans les assemblées villageoises et, parfois, interlocuteurs directs du seigneur du lieu. Certains sont très riches, d'autres moins, mais ils représentent néanmoins l'élite de la paysannerie avec les fermiers aisés.

La catégorie de paysans moins favorisée est celle des "ménagers", ne possédant que de (très) petits lopins de terre et bien sûr pas de cheval, seulement un âne ou une mule (ou mulet).

Les plus pauvres, parmi la population rurale active, sont ceux qui louent, au jour le jour, leurs services, leurs forces et ne disposent que de leurs bras, leurs mains. On les désigne donc comme des "journaliers", des "brassiers", des "manouvriers", etc.


En agriculture et agronomie, le labour (ou labourage) est une technique (ou façon culturale) de travail du sol, ou plus précisément de la couche arable d'un champ cultivé, généralement effectuée avec une charrue, qui consiste à l'ouvrir à une certaine profondeur, à la retourner, avant de l'ensemencer ou de la planter.

Par extension, le terme "labour" désigne le champ labouré (par opposition à la partie non labourée, le "guéret").

Le terme vient de "labourer", du latin, laborare, travailler. C'est un doublet indirect de "labeur".

De nos jours, les agriculteurs labourent avec des charrues en métal tractées par un tracteur ou portées par l'intermédiaire de l'attelage trois points. Les plus populaires sont réversibles car elles prennent moins de temps et elles compactent moins le sol.

Depuis peu, on expérimente un labour très profond sur lequel les arbres semblent particulièrement bien pousser, avec aussi quelques expériences agricoles (culture sur sol inversé en rizière par exemple).

image235 Le labour, en climat continental (tempéré froid), à une profondeur ne dépassant pas 20 cm, aère le sol en le décompactant. Il mélange au sol les résidus de culture, les fumiers solides, la chaux et les engrais minéraux tout en y introduisant de l'oxygène. Ce faisant, il réduit les pertes d'azote par volatilisation, accélère la minéralisation et augmente l'azote disponible à court terme pour la décomposition de la matière organique. Il efface les empreintes de pneus et les ornières causées par la machinerie de récolte. Il contrôle plusieurs mauvaises herbes vivaces et repousse la croissance des autres mauvaises herbes au printemps en même temps que la culture. Il accélère le réchauffement du sol et l'évaporation de l'eau au printemps du fait de la moins grande quantité de résidus en surface. Il brise le cycle des maladies. Il facilite le semis par un semoir moins pesant. Il contrôle plusieurs ennemis des cultures (limaces, tipules, mouches des semis, noctuelles, pyrales, vers gris). Il fait augmenter le nombre de vers de terre "mangeurs de terre" (endogés) mais au détriment des gros vers de terre fouisseurs (anéciques).

Le labour perturbe aussi le travail des vers de terre en les exposant aux pesticides, et en ne les incitant plus à remonter chaque nuit en surface, puisqu'ils trouvent la matière organique enfouie. Leur travail d'aération du sol est donc diminué ou interrompu en surface. La diminution de la biomasse en vers de terre, associée à la disparition de l'humus diminue rapidement et fortement la capacité du sol à infiltrer et retenir l'eau.

Avec les méthodes de labour actuelles, les sols s’érodent d’un millimètre par an. Or, pour reconstituer cette minuscule épaisseur, il faut 10 années.

Le labour est pour ces raisons de plus en plus remis en cause, notamment sur les sols fragiles, secs ou exposés aux climats tropicaux, pour ses conséquences sur la dégradation ou stérilisation des sols et pour la diminution des rendements qu'il entraîne, par rapport aux cultures sans labour, qui sont cependant techniquement plus exigeantes, délicates et complexes.

image237 La jachère Pratiquée périodiquement au sein de la rotation des cultures, la jachère permettait autrefois aux sols labourés de reconstituer une couche humique plus riche et un sol plus résilient aux aléas climatiques et au labour, mais depuis l'avènement des engrais, on a souvent cru pouvoir s'en passer en cultivant avec plus d'engrais chimiques et avec des tracteurs plus puissants, ce qui a finalement conduit à une dégradation accrue de la qualité biologique et structurelle des sols.

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Joug fabriqué par Noël de Belcaire en 2005

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Le joug est une pièce de bois permettant d'atteler des animaux de trait en exploitant au mieux leur force de traction.

Le joug s'emploie généralement avec des bovins, parfois des chevaux, et se place sur la tête ou sur le garrot. Il est le plus souvent double afin d'atteler ensemble une paire de bœufs pour labourer ou tirer un chariot.

Beaucoup d'outils agricoles sont faits pour être attelés à l'aide d'un joug. On rencontre encore au Moyen-Orient des attelages asymétriques âne-chameau ou âne-vache par exemple quand un paysan est trop pauvre pour posséder deux animaux identiques.

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L'utilisation d'animaux de trait nécessite généralement la création d'un équipement d'attache, l'attelage, permettant à l'animal de tracter une charge, sans se blesser. Le plus ancien système serait le joug à cornes, où dans l'Égypte antique, une barre en bois était placée entre les cornes d'un bovidé. Avec le temps, la barre en bois est sculptée pour mieux s'adapter à la morphologie de l'animal et des trous sont réalisés pour y faire passer les liens en cuir permettant la traction de la charge.

Le joug de garrot est une évolution du joug à cornes qui permet l'utilisation d'animaux sans cornes ou dont la forme des cornes ne se prêtent pas au joug de cornes. Il consiste en une barre en bois posée sur le garrot, avec une attache passant au-dessus des épaules et prenant appui sur la cage thoracique. Le problème du joug de garrot est qu'il écrase le cou de l'animal, l'empêchant d'utiliser toute sa force.

Les jougs s'utilisent exclusivement avec des animaux ayant le cou dans le même alignement que celui de la colonne vertébrale, ce qui n'est pas le cas du cheval. C'est ainsi qu'est créé ce que l'on nomme l'attelage antique, qui consiste en une large bande en cuir placé sur la cage thoracique, la bricole. Cette bande est ensuite attachée à une barre en bois posé sur le garrot. Ainsi l'animal tracte la charge avec comprimant son torse. Le problème est que cet attelage n'est pas très efficace, car il écrase le torse de l'animal, ce qui l'empêche de respirer correctement et il réduit donc son allure.

Pour les chevaux, le collier d'épaules, connu dès le 1er siècle, mais qui se répand seulement à partir du XI ème siècle, permettait une meilleure transmission de la puissance du cheval et ne gênait pas sa respiration.

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En agriculture, un instrument aratoire est un outil ou une machine qui sert à au travail du sol, c'est-à-dire à l'ameublir, le labourer, le biner.

"Aratoire" est un adjectif emprunté au bas latin juridique aratorius, dérivé de arare, "labourer", qui signifie relatif au labourage. On parle également de travaux aratoires.

La charrue est un instrument aratoire utilisé en agriculture depuis des temps immémoriaux qui sert à labourer les champs. La charrue à soc, type le plus répandu actuellement, se distingue de l'araire par le fait qu'elle est munie d'un versoir qui rejette la terre d'un seul côté (travail dissymétrique). Il existe également d'autres types de charrues (à disques, spécialisées...) travaillant selon des principes différents.

Le labour permet d'ameublir la terre et de la préparer à recevoir le semis. Il permet d'enfouir également les résidus des cultures précédentes et les mauvaises herbes.

Les charrues modernes, mues par des tracteurs de plus en plus puissants peuvent comporter de nombreux socs travaillant en parallèle.


ÉVOLUTION DE LA CHARRUE :

Les éléments essentiels d'une charrue sont à peu près les mêmes que ceux de l'araire : age, sep et mancherons. Mais l'ajout d'autres pièces entraîne d'importantes modifications : c'est d'abord l'avant-train, muni de roues de dimensions souvent inégales pour permettre à la charrue de garder sa stabilité lors du labour (une roue passe sur le guéret, partie de la terre non encore travaillée, l'autre dans la raie précédemment tracée). Autre élément nouveau par rapport à l'araire, le coutre, lame de fer destinée à découper la motte de terre, qui sera ensuite soulevée par le soc et renversée par le versoir. La charrue, beaucoup plus lourde que l'araire, nécessite la présence de deux mancherons pour assurer une meilleure conduite par le laboureur. L'age devient un axe très long sur lequel sont fixées toutes les pièces travaillantes. Soc et versoir sont dans le prolongement l'un de l'autre, formant en fait une seule pièce reliée à l'age par les étançons et située sur le côté de celui-ci (n'oublions pas que le principe du labour à la charrue repose sur la dissymétrie).


L’araire au départ était constitué d’une seule pièce de bois, il évolua et finit par avoir jusqu'à cinq pièces.

Le plus souvent en bois, l'araire est composé de trois parties essentielles :

     - le mancheron, tenu par la main de l'homme, permet de guider l'araire.

     - le sep (souvent appelé dental), pièce centrale qui entre en contact avec la terre, ouverte par la reille qui y est fixée.  
     - l'age, pièce généralement recourbée, relie l'araire au brancard ou au joug auquel sont attelées les bêtes de trait.

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L'araire est considéré à tort comme l'ancêtre de la charrue. En fait, ces deux instruments aratoires ont coexisté au fil des siècles, chacun ayant ses propres spécificités. Dans l'araire, tous les éléments sont symétriques par rapport à l'axe de l'age. L'araire effectue un travail en surface, rejetant sur les deux côtés la terre émiettée et déplacée par le soc. La charrue est pour sa part un instrument aux éléments dissymétriques : les pièces travaillantes sont situées sur le même côté de l'age. Avec la charrue, la terre est travaillée en profondeur, mais rejetée d'un seul côté. L'araire est l'instrument typique de l'assolement biennal, adapté aux sols légers et en pente du bassin méditerranéen, et ne nécessite qu’une bête de trait peu puissante (un âne). La charrue est plus adaptée aux terres lourdes des plaines du Nord, mais demande un attelage plus puissant pour être pleinement efficace (bœufs ou chevaux).

Autrement dit, l'araire permet un labour superficiel, tandis que la charrue est utilisée pour les labours profonds. Dans certaines régions aux sols caillouteux l'araire a été utilisé jusqu'au milieu du XX ème siècle.


D'amélioration en amélioration, et toujours pour faciliter le labour à plat, on allait arriver à la charrue Brabant double. L'instrument est composé de deux corps de charrue superposés que le cultivateur, à l'aide d'une poignée, fait pivoter de 180° ou de 90° (cas du brabant dit 1/4 de tour) autour de l'axe quand il arrive à l'extrémité des raies. On se retrouve donc avec deux coutres, deux socs et deux versoirs, auxquels on a même ajouté deux rasettes placées en avant des coutres, qui permettent de nettoyer le sol avant son retournement (la rasette, formée d'un petit soc et d'un petit versoir, permet de retourner l'herbe à l'endroit où passera le coutre). L'avant-train automatique avec régulateur entraîne la suppression des mancherons, réduits le plus souvent à de simples poignées.

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image266 LE BLÉ :

Le blé est un terme générique qui désigne plusieurs céréales appartenant au genre Triticum. Ce sont des plantes annuelles de la famille des graminées ou Poacées, cultivées dans de très nombreux pays. Le terme blé désigne également le grain (caryopse) produit par ces plantes.

Le blé fait partie des trois grandes céréales avec le maïs et le riz. C'est, avec environ 600 millions de tonnes annuelles, la troisième par l'importance de la récolte mondiale, et, avec le riz, la plus consommée par l'homme. Le blé est, dans la civilisation occidentale et au Moyen-Orient, un composant central de l'alimentation humaine. Il a été domestiqué au Proche-Orient à partir d'une graminée sauvage. Sa consommation remonte à la plus haute Antiquité. Les premières cultures apparaissent au VIII ème millénaire av. J.-C., en Mésopotamie et dans les vallées du Tigre et de l'Euphrate (aujourd'hui l'Irak), dans la région du Croissant fertile.

image268 Il existe plusieurs blés, dont deux ont une grande importance économique à l'heure actuelle :  

     - le blé dur (Triticum turgidum ssp durum) est surtout cultivé dans les zones chaudes et sèches (sud de l'Europe, par exemple sud de la France ou Italie). Le blé dur est très riche en gluten. Il est utilisé pour produire les semoules et les pâtes alimentaires ;  

     - le blé tendre, ou froment, (Triticum æstivum) de beaucoup le plus important, est davantage cultivé dans les hautes latitudes (par exemple en France, au Canada, en Ukraine). Il est cultivé pour faire la farine panifiable utilisée pour le pain.


Parmi d'autres variétés autrefois beaucoup cultivées, signalons :  

     - l'épeautre, sous-espèce du blé tendre, à grain vêtu (qu'il faut donc décortiquer avant de moudre) (Triticum aestivum ssp. spelta) ; très apprécié pour l'agriculture biologique en raison de sa rusticité et de la qualité du pain qu'il permet. Ne réagissant pas aux engrais chimiques à base d'azote, il a été écarté par l'agriculture conventionnelle.

     - l'engrain ou petit-épeautre, (Triticum monococcum), espèce à grain vêtu également, à faible rendement, très anciennement cultivée, qui est en partie à l'origine des blés cultivés actuels.

 

image270 Champs de blé à Espezel (Aude - Pays de Sault)

HISTORIQUE :

Les premières cultures furent à l'origine de bouleversements majeurs pour les sociétés humaines. En effet, l'homme sachant désormais produire sa propre nourriture, sa survie devenait moins dépendante de son environnement. L'agriculture marque aussi le début du commerce.

Dans un premier temps, le blé semble avoir été consommé cru puis grillé ou cuit sous forme de bouillie puis de galettes sèches élaborées à partir des grains simplement broyés entre deux pierres. Le blé s'impose par la suite comme l'aliment essentiel de la civilisation occidentale. Il se présente sous forme d'aliments variés, le pain, la semoule, les pâtes, les biscuits...


La culture du blé est beaucoup moins difficile que celle du riz : elle ne demande pas d'aménagement spécial du champ ni un trop lourd travail d'entretien. Entre la période des labours-semailles et celle de la moisson, les travaux sont plutôt réduits. Après la récolte, le blé, à la différence du riz, ne demande pas d'opération spéciale comme le décorticage. Les pays reposant fortement sur la culture du blé comptent moins de travailleurs que les régions du maïs et du riz.

La culture du blé s'est imposée en raison de cette facilité de culture, mais aussi parce que l'essentiel des progrès agricoles ont été expérimentés sur lui. Les instruments aratoires simples ont été le plus souvent remplacés par du matériel beaucoup plus perfectionné.

LE SEMIS :

Le blé est une plante annuelle cultivée dans les régions tempérées. Il représente la majeure partie de la production française de céréales. Le blé d'hiver est semé en octobre-novembre. Il pousse en prairie à 10 centimètres de haut et ne change plus de taille jusqu'à la fin de l'hiver. Il peut aussi être semé en avril comme blé de printemps. Blé de printemps et blé d'hiver se récoltent tous deux en été.

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Avant le semis, l'agriculteur prépare la terre : le sol doit d'abord être aéré et labouré, puis désherbé. Des épandages d'engrais de fond l'enrichissent et le préparent à recevoir les semences. Il faut enfin y passer la herse pour émietter les mottes de terre (2 cm constitue une bonne taille de mottes).

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Labours avant la semence du blé

Il existe en gros trois types de préparation de sol avant le semis :  

     - Lors du labour, la terre est profondément retournée par un premier outil, puis émiettée par un second. Cette technique tend à déstructurer les sols, à parfois les tasser et créer ce qu'on appelle une croûte de battance ;  

     - La technique du faux semis consiste à faire lever les adventices durant l'interculture (août par exemple) puis à les détruire, ensuite, avec le passage d'un déchaumeur ;

Dans le cas du semis direct, un seul outil assure la création de la rainure de semis, le dépôt puis le recouvrement de la graine. Cette technique est de plus en plus utilisée car elle est plus respectueuse de la structure et de la vie du sol. Elle limite par exemple les phénomènes d'érosion des sols.

Blé après quelques semaines et quelques mois ...

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Voici ci-après, quelques données de la production mondiale en 2006 en tonnes par pays, et le classement des plus gros producteurs de céréales en 2005

tableau production mondiale de blé    tableau les plus gros producteur de céréales

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La quantité exportée en % de leur production :

tableau des principaux exportateurs

Souvenirs, souvenirs !!!

Pour préserver intacte la mémoire ancienne et le patrimoine local, certains amoureux de matériels agricoles se sont regroupés pour sauvegarder de vieux tracteurs. Ils ne font pas forcément partie du monde agricole, puisque nous y trouvons des ouvriers, des artisans, des cols blancs et bien sûr des agriculteurs.

Certaines machines servent encore pour les labours. Les Renault, Mc Cormick, Someca, Massey-Ferguson, Field-Marschall, Porsche diesel, SF Vierzon 1949, retrouvent une seconde jeunesse grâce à ces manifestations qui ont un énorme succès. Et c'est l'occasion de vous faire photographier en parfait paysan que nous sommes tous ;-)

Les photos proviennent des fêtes des moissons de Roquefeuil, Espezel, Caussou ...

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Ne prenez pas exemple sur la petite Dame !!!

Ne me demandez pas la marque et le modèle des superbes engins qui vont suivre, par contre vous pouvez me les communiquer, je pourrais les rajouter en légende ...

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Et dans ces fêtes des moissons de Roquefeuil, Espezel, Caussou, il y a aussi des voitures anciennes !! pour les amateurs ... Souvenirs, souvenirs ...

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La Citroën Traction 11 (1934-1956) et la 4 cv Renault (1956)

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La Citroën Méhari et la Simca Arronde (1956)

image379 L'auteur "Gens de Belcaire" ce fait plaisir avec cette Alpine Renault !

gens de Belcaire Et il a bien voulu apparaître à l'écran pour la première fois !

 

Le mot de la fin : Nous espérons que le contenu de ces 5 reportages éclectiques vous ont ravi. C'est bien évidemment sans prétention, mais il y a un "travail" énorme pour vous faire découvrir un territoire riche d'un patrimoine historique et culturel abondant, d'un environnement préservé et diversifié que vous offre le Pays de Sault. Il est bon d'avoir ce miroir sur le passé, cela renforce les liens entre les générations. Respect pour les anciens qui sont des "sages", au travers de leurs expériences, de leur vie simple et riche, prenons exemple sur eux. Je remercie pleinement "Gens de Belcaire" pour cette énorme collaboration. Il l'a fait avec plaisir ! Et j'ai été heureux de monter ses réalisations.

Pour  ne pas rater le prochain reportage qui est en gestation,  c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :

 

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 01:30
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Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé cinq articles avec des photos, qui sont étroitement liés à la vie au Pays de Sault. Je vais donc vous proposer ces cinq reportages intéressants, après avoir réalisé le montage et la mise en forme sur le site.

Voici, les sujets qui seront successivement présentés : "les maisons de bois", "l'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault", "Les cafés et épiceries de jadis à Belcaire", "l'agriculture de montagne en Aude" et "les moissons au Pays de Sault en Aude".

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Voici le cinquième et dernier reportage de la série, signé "Gens de Belcaire" LES MOISSONS AU PAYS DE SAULT EN AUDE, 1ère Partie :

je suis obligé pour ce reportage aussi de le décomposer en 2 parties vu le nombre de photos (plus de 180) documentant ce reportage afin d'éviter un téléchargement trop long  :

Je vous rappelle par ailleurs, que les petites photos, vous pouvez les agrandir en cliquant simplement dessus .


"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France"

Maximilien de Béthune, duc de Sully, pair de France, (1559-1641) est un ministre d'Henri IV, roi de France et de Navarre.

Henri IV comprend vite qu'il ne peut confier les finances du royaume qu'à l'homme qui administre si bien ses propres affaires. Il le nomme en 1596 au Conseil des Finances puis, vers 1598, surintendant des finances. Sully remet alors de l'ordre dans les comptes, en créant en 1601, une Chambre de justice destinée à lutter contre les malversations financières.

Il va pousser les paysans à produire plus que nécessaire afin de vendre aux autres pays, pour cela, il fait augmenter la surface cultivée, fait assécher des marais.

Afin de les protéger du fisc, il interdit la saisie des instruments de labour et leur procure une remise sur les arriérés de la taille. Il va aussi faire cesser la dévastation des forêts, étendre la culture de la vigne...

Il encourage surtout l'agriculture en répétant une phrase devenue célèbre "Pâturage et labourage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou". Dans ce but, il proclame la liberté du commerce des grains, et abolit un grand nombre de péages qui sont autant de barrières entre les provinces, il ouvre de grandes voies de communication, et il fait creuser plusieurs canaux, notamment le canal de Briare qui relie la Seine à la Loire, commencé en 1604 et terminé en 1642.

image001 LA MOISSON À L'ANCIENNE EN PAYS DE SAULT

image003 L'association "LOU CALEL" a organisé la fête de la moissons première édition à ESPEZEL le 15 août 2009, 3 000 visiteurs à la Fête des moissons Pour une première, ce fut une grande première. La manifestation, organisée par l'association Lou Calel, d'Espezel, a séduit ... A l'ancienne et avec savoir-faire !
"Fabuleux, magnifique ..."
, les membres de l'association Lou Calel ne manquent pas d'adjectifs pour qualifier la Fête des moissons qui a accueilli quelque "3 000 visiteurs", samedi 15 août 2009, à Espezel. Organisateurs de la manifestation, ils semblent ne pas revenir, encore aujourd'hui, de son succès retentissant.
A l'ancienne. Il faisait bon se promener, en ce 15 août, au coeur de ce charmant village du Pays de Sault. Dès le matin, "Les Tradadous", groupe folklorique, emmenaient le cortège des tracteurs, boeufs et autres charrettes vers les champs. C'est là que le grand spectacle, pourtant reflet de la vie d'antan eut lieu... Pour le plus grand bonheur des petits, mais aussi et surtout des grands : "Je me rappelle avoir vu faire mes grands-parents quand j'étais enfant". C'est une foule nostalgique, mais tellement heureuse qui a vu se dérouler le fauchage des blés, à l'ancienne. Les lavandières en avaient laissé leur linge au lavoir, pour profiter de l'instant ... Tandis que, ragaillardies par tant d'enthousiasme, les autochtones reprenaient les gestes d'autrefois et liaient les gerbes de blé, avec autant de dextérité qu'il fut un temps.
Ravis. Plus de 320 repas ont été servis, à midi, par l'association. Sans compter les restaurants, pleins à craquer et qui refusaient du monde. De nombreux commerçants ambulants proposaient également des plats, sur place ou à emporter. "Le pizzaïolo a dû fermer son camion, ayant écoulé son stock".
Les membres de Lou Calel étaient "ravis". Comme les bambins ont pu l'être, plongés dans le bassin du village pour récupérer les truites, non plus à la ligne, mais à la main. L'après-midi a également été l'occasion d'assister au dressage de chiens de bergers. "Alors que le technicien devait rester deux heures, il a finalement proposé 5 h de démonstration". Le potier n'en revenait pas de vendre autant, tandis que le forgeron exposait son savoir-faire. "Les spectateurs étaient fous de voir le fonctionnement si particulier du manège à boeufs".
Cela s'appelle une journée bien remplie !
Un partage. Pour sa grande première, on peut dire que la Fête des moissons a fait carton plein. "Les gens nous félicitent encore, nous sommes très contents". Les membres de Lou Calel précisent : "Ce qui nous a touchés, c'est que l'événement a rassemblé les villageois de l'ensemble du Pays de Sault. Nous remercions la communauté de communes et le maire d'Espezel pour leur participation, ainsi que les maires des villages alentours, nombreux à avoir été présents à nos côtés en cette journée si importante pour l'association".
D'ores et déjà, le rendez-vous est pris pour une 2 ème édition, en 2011. Pour 2010, est prévue la fête des estives, fête de l'élevage fin octobre 2010 (contact tél : 04.68.31.11.82) ... C. V.

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Vêtements traditionnels des paysans et/ou agriculteurs du Pays de Sault.

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image023 En agriculture, la moisson est la récolte de plantes à graines, principalement les céréales. Le terme s'emploie préférentiellement pour les céréales à paille (blé, orge, avoine, seigle) ; pour le maïs on parle plutôt de récolte.

Par extension, le terme s'emploie également pour certaines cultures industrielles, notamment les oléagineux dont la récolte se fait à l'aide des mêmes machines. Il désigne aussi la période pendant laquelle se fait la moisson, et le produit de cette récolte.

La moisson s'est longtemps faite de manière manuelle, à l'aide de faux, de faucille ou de sape, et c'est encore le cas dans certaines régions moins avancées. La moisson manuelle consistait à confectionner des gerbes qui étaient entassées en meules, dans l'attente de l'opération suivante, le battage, consistant à séparer le grain de la paille. Ces opérations étaient assez pénibles et coûteuses en main d'œuvre, forçant les paysans à se regrouper pour disposer des moyens nécessaires à la réaliser dans les temps impartis.

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Il est fier le Belcairois sur son tracteur.

L'apparition de la faucille remonte au néolithique. Les premiers agriculteurs inventent un instrument composé de plusieurs lames de silex insérées et collées avec de la résine dans la courbure d'une branche. Cette forme demi-circulaire, pratique pour grouper les tiges de céréales puis les trancher en manœuvrant la lame vers soi, sera pérennisée pour la fabrication des outils façonnés en bronze puis en fer.

Dans les civilisations agraires la faucille s'impose souvent comme symbole de la moisson et de la terre nourricière. L'iconographie antique et médiévale est riche de cette prédominance dans l'outillage rural. Le faucilleur prend un faisceau de blé sous les épis dans une main, et de l'autre, « scie » les tiges avec la lame finement dentée.

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A partir du 18 ème siècle cet outil va progressivement décliner en occident au profit de la faux. Cette dernière, déjà connue pour couper le foin, est sans conteste plus expéditive pour les moissons, notamment lorsqu'elle est armée d'un râteau à javeler.

Cependant plusieurs facteurs vont faire perdurer l'usage de la faucille jusqu'au 20 ème siècle. Beaucoup moins onéreuse que la "faulx", l'instrument se maintient dans les petites exploitations ainsi que dans les contrées où la main d'œuvre est suffisamment abondante et bon marché; d'autant que l'on peut en confier le maniement aux femmes, aux enfants et aux vieillards. On privilégie également la faucille dans les champs médiocrement aplanis, où le bon faucheur refusera de casser le taillant de sa faux ou de sa sape. Enfin et surtout, la théorie agronomique qui reproche à ces deux derniers outils de secouer trop violemment les grains, pouvant causer une perte jusqu'au trentième de la récolte, restera, comme la mémoire des disettes, tenacement ancrée dans les esprits. Notons qu'en 1922, alors que les faucheuses et les moissonneuses se perfectionnent depuis plusieurs décennies, le Larousse Agricole admet, en décrivant notre instrument, que "lorsqu'il s'agit de couper des plantes dont les graines mûres tombent aisément, telles que le colza, on maintient encore son usage".

On ne peut consacrer un article à la faucille sans citer son proche cousin le volant. Cet outil se manie différemment car sa lame, plus grande et plus épaisse, est rarement posée mais le plus souvent projetée sur les tiges; il résulte de cette action le même inconvénient d'égrenage des céréales décrit ci-avant.

Du blé à l'herbe la faucille perd ses dents et se fait plus légère. Rarement employée pour la fenaison si ce n'est sur de faibles étendues, elle est surtout associé à la ration des lapins prélevée dans la parcelle de luzerne ou sur le bord des chemins et les talus. Sa lame unie se bat comme celle de la faux, sur une enclumette, et s'aiguise avec une pierre.

Il existait jadis de nombreux modèles de faucilles. Les lames, pouvant être coudées et renforcées par une côte, varient par leur longueur, largeur, épaisseur, ouverture de l'angle. Certaines sont spécialement conçues par le taillandier pour les betteraves, les fèves, le maïs, la bruyère, les roseaux, le pastel des teinturiers, et bien d'autres plantes qui par leur nature dicteront les caractéristiques de chaque outil. Cette diversité artisanale puis industrielle s'est estompée dans le deuxième quart du 20° siècle du fait de la mécanisation agricole.

LA FAUX, est un outil manuel utilisé en agriculture et en jardinage pour faucher l'herbe et récolter les céréales. La faux est formée d'une longue lame effilée (60 à 90 cm) et arquée, fixée perpendiculairement sur un manche relativement long (140 à 160 cm) muni de deux poignées, l'une à mi-hauteur et l'autre à l'extrémité opposée à la lame.

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La traditionnelle fourche et râteau en bois, la faucille, et la pierre à aiguiser (photo de droite)

D'abord utilisée pour couper l'herbe, la faux ne remplaça la faucille pour la récolte des céréales qu'à partir du XVI ème siècle. Son usage a fortement régressé depuis l'apparition des faucheuses mécaniques puis des moissonneuses-batteuses. On a longtemps cru que la faux était apparue vers le XII ème siècle en France. Elle est en réalité beaucoup plus ancienne : En 2007, au cours de fouilles précédant la construction de l'Autoroute française A19, il a été découvert à Chevilly, dans le département du Loiret, une lame de faux gauloise datant du III ème siècle avant notre ère, soit plus de 1000 ans plus tôt.

Utilisation de la faux :

Le fauchage requiert un apprentissage spécifique ; il s'effectue par un balancement régulier des deux bras tout en maintenant la lame bien horizontale à la hauteur voulue.

Le faucheur doit fréquemment aiguiser sa lame (toutes les 15 mn ou 30 mn, suivant la résistance des végétaux coupés et la qualité de la lame), grâce à une pierre à aiguiser rangée dans un étui à pierre à faux ou coffin, qui est traditionnellement porté à la ceinture. Cette opération répare les plus fines atteintes au tranchant de la lame et, comme tout aiguisage, enlève une petite partie de métal (ébavurage).

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 Les moissons au Pays de Sault dans les années 1920, l'affûtage de la lame avec la pierre à aiguiser

De temps en temps (environ 12 h de fauche) il doit "battre" sa faux avec un marteau et une petite enclume nommée enclumette, Cette opération est en fait un forgeage à froid destiné à affiner le tranchant, réparer les microfissures, combler les trous laissés par les éclats de métal partis, ainsi qu'à orienter les molécules d'acier dans le meilleur sens pour la coupe. Cette opération modèle le métal sans en enlever. Elle est toujours suivie d'un nouvel aiguisage à la pierre.

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Faux à javeler pierre, porte pierre, enclume et marteau. Enclumes anciennes pour rabattre une faux

image051 Cette photo représente tout un symbole du monde paysan à mon sens, le semeur Jean-Émile TOUSTOU dit Marcou à Trassoulas dans les années 1950 (photo fournie par Justin de Belcaire 2009)

D'abord utilisée pour couper l'herbe, la faux ne remplaça la faucille pour la récolte des céréales qu'à partir du XVI ème siècle. Son usage a fortement régressé depuis l'apparition des faucheuses mécaniques puis des moissonneuses-batteuses.

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Fête des moissons à Roquefeuil

Les photos ci-dessous vous montre la réalisation du lien, de la gerbe, et du gerbier.

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Réalisation du lien

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Réalisation de la gerbe

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Gerbes liées 

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Le gerbier terminé

La première étape de la mécanisation est intervenue avec l'invention de la moissonneuse, inventée aux États-Unis par Cyrus McCormick en 1831, qui assurait la coupe des tiges grâce à une barre de coupe mécanique. Puis vint vers la fin du XIX ème siècle la moissonneuse-lieuse, machine tractée à l'origine par des chevaux qui permettait de couper les tiges et de les lier en gerbes. La mécanisation du battage s'est faite grâce à l'emploi de batteuses fonctionnant à poste fixe. Puis sont apparues les moissonneuses batteuses combinant les deux opérations réalisées simultanément sur le champ.

Du premier coup de faucille à l'enlèvement de la récolte, la moisson traditionnelle s'accompagne ou s'accompagnait dans toutes les cultures de rituels divers : en Europe, par exemple, les rituels liés à la dernière poignée d'épis, la dernière gerbe, la dernière charrette, le repas de clôture de moisson, les croix de moisson, la messe des blés.

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image085 La faucheuse d'antan

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La mécanisation arrive !

C'est l'américain Cyrus McCormick qui obtint le brevet de la moissonneuse mécanique, en 1834. Un autre américain, Hiram Moore obtint le brevet de la moissonneuse-batteuse la même année. En 1866, Célestin Gérard construit la première batteuse mobile de France.

La moissonneuse-lieuse est une ancienne machine agricole, qui améliorait la moissonneuse. Cette machine fut inventée en 1872 par Charles Withington. Comme la moissonneuse elle fauchait les tiges des céréales, mais en outre elle permettait de les lier automatiquement en gerbes. Celles-ci étaient entassées ensuite en meules de façon à assurer le séchage des épis pendant plusieurs jours avant le battage qui se faisait à poste fixe.

La machine inventée par Withington utilisait du fil de fer pour lier les gerbes. Cela posa divers problèmes, car le fil de fer était ingéré par le bétail, endommageait les meules des moulins, et causa des accidents aux mains des agriculteurs, et très rapidement William Deering mit au point un modèle utilisant de la ficelle tandis que John Appleby inventa un lieur.

Les premières moissonneuses-lieuses étaient tractées par des chevaux et actionnées par un barbotin (sorte de roue dentée). Par la suite, les chevaux furent remplacés par des tracteurs. Elles étaient équipées d'un moulinet-rabatteur et d'une barre de coupe analogues à ceux que l'on trouve à l'avant des moissonneuses-batteuses.
Les tiges fauchées tombaient dans une toile qui les convoyait en arrière vers le mécanisme lieur. Ce dernier formait les gerbes et les liait à l'aide d'une ficelle. Une fois celle-ci nouée, la gerbe était déversée au sol à l'arrière de la machine.

Avec l'apparition de la moissonneuse-batteuse qui a remplacé définitivement la batteuse, la moissonneuse-lieuse est devenue obsolète. Certaines céréales, comme l'avoine sont encore récoltées et mises en andains à l'aide d'une faucheuse. Généralement, notamment pour le blé, la coupe et le battage sont exécutés en une seule opération grâce à la moissonneuse-batteuse.

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La moissonneuse-lieuse tractée par des vaches à la fête des moissons de Roquefeuil

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La moissonneuse-lieuse tractée par un tracteur à la fête des moissons d’Espezel en août 2009

En agriculture, le battage est une opération consistant à séparer de l'épi ou de la tige les graines de certaines plantes, le plus souvent des céréales. Les techniques employées ont évolué au cours du temps et varient selon les aires géographiques. Le battage peut être réalisé manuellement à l'aide d'un fléau, et depuis la fin du XIX ème siècle à l'aide de batteurs mécaniques incorporés dans une batteuse à poste fixe ou une moissonneuse-batteuse, dont l'emploi s'est généralisé dans les pays industrialisés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Il existe d'autres opérations voisines, le dépiquage, à l'aide d'une planche à dépiquer ou le foulage (par piétinement humain ou animal), le chaubage, etc.

L'écrivain Pierre Jakez Hélias donne une description très complète de cette opération telle qu'elle était effectuée dans les campagnes françaises dans la première moitié du XX ème siècle. Il évoque le passage du fléau à la batteuse

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Le fléau : deux bâtons liés par des courroies.                                 Préparation des gerbes avant battage.

Le fléau est un instrument agricole utilisé pour le battage des céréales.

Il est composé de deux bâtons liés par des courroies : le plus long est le manche et est levé au-dessus de sa tête par le batteur ; le plus court vient frapper horizontalement les tiges posées sur le sol de l'aire à battre en une épaisseur de quelques centimètres ; les chocs répétés donnés avec un petit décalage dans le temps par plusieurs batteurs finissent par séparer les grains qui peuvent alors être rassemblés une fois la paille.

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La récolte était donc généralement étalée dans une grange et une paire d’hommes venaient frapper la paille étendue sur le sol. Jusqu’à 10 hommes pouvaient frapper et donner jusqu’à 12000 coups par jours chacun. Le rendement était bon mais le travail était pénible et l’homme chercha encore à améliorer cette étape indispensable dans la chaîne de récolte en la mécanisant.

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Battage au fléau à Caussou – Ariège en août 2009.

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Retrait de l’épis ou paille, le grain de blé reste sur le tissu. Caussou Ariège août 2009.

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Les grains de blé sont recueillis dans ce tissus et ensuite passé au ventadou

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Le ventadou sert à créer un vent artificiel qui permet ainsi de séparer les grains de leur enveloppe

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Les grains de blé sont déposés dans la trémie

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La roue du ventadou provoque un courant d’air et l’enveloppe du grain s’envole

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Le blé ainsi récupéré était porté aux moulins du Rébenty pour être moulu grâce aux roues à aube

Le dépiquage "animal". Les débuts du battage : piétinement et dépiquage :

Pratiquée depuis la nuit des temps, depuis les débuts de l’homme agriculteur en Mésopotamie, le battage, c'est-à-dire le principe de séparation du grain de la plante fut, pendant des lustres, effectué de la manière suivante : On étalait sur le sol la plante coupée, on la laissait griller au soleil quelques heures, et lorsque que celle-ci était sèche et craquante, on faisait piétiner des bêtes (généralement des bœufs) avant de ramasser la paille et de récupérer le grain amassé dessous. Moyennement efficace et peu productif, le piétinement fut remplacé par le dépiquage, ou toujours sur le même principe, les cultures sèches se faisaient écraser non par des bêtes mais une pierre cylindrique ce qui augmenta le rendement jusqu'à environ 20 hectolitres de blé par jour.

C'est une méthode qui était jusqu'au début du 19ème siècle plutôt pratiquée dans le sud de la France et de l'Europe.

Selon l'encyclopédie des gens du monde, le dépiquetage animal se pratiquait généralement en plein champ sur une "aire" ou "place" de terre battue avec régularité et force. On y amenait les gerbes de céréales (dont les pailles étaient alors plus longues qu'aujourd'hui). On en coupait les liens de manière à former des cercles, où la paille occupe la partie supérieure, alors que les épis reposent sur le sol. Deux ou trois couples de chevaux, bœufs, ânes, baudets ou mulets, attachés eux à deux et les yeux bandés étaient alors guidés par un conducteur debout au centre de l'aire au moyen d'une longe assez longue. Armé d'un fouet, le conducteur faisait tourner les animaux "dépiqueurs". Aux extrémités du cercle, avec des fourches en bois des valets repoussaient sous les sabots des animaux la paille incomplètement brisée et l'épi non dépouillé de son grain.

Le cheval et la mule étaient préférés aux bœufs, leur trôt dépiquetant le grain plus rapidement. Que le nombre des couples soit de deux, de trois ou de quatre paires, selon l'importance de la récolte ou la nécessité de presser le dépiquage, on les met de front, et, L'opération pouvait durer du lever au coucher du soleil. Chaque quart d'heure, les animaux avaient droit à un court repos, avec un repos, un peu plus long aux heures des repas.

L'inconvénient de cette méthode était que la paille était systématiquement salie par les déjections des animaux et qu'elle ne pouvait alors être conservée correctement.

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A Espezel en août 2009, manège tournant avec des vaches ou des chevreaux pour permettre le battage du blé

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Le dépiquage au manège de Prades en Ariège (proche de Montaillou), cette opération avait lieu en septembre la plus part du temps, et les enfants mettent la main à l'ouvrage.

agriculture de montagne en Aude013 Le dépiquage de la récolte de blé au Pays de Sault, ici les bêtes se sont arrêtées pour la photo.

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Le moteur à explosion arrive 1920/1930 . Caussou Ariège août 2009.

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La machine fait le travail du fléau, le grain de blé est séparé de l’épi

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La paille est séparée des grains de blé.

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Les grains de blés sont stockés dans ce tissu et ensuite le blé est passé au ventadou (photo ci-dessous)

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Le ventadou en action

Battage, secouage et nettoyage :

Faucher la culture, la lier, la ramener à la ferme, la battre, la secouer et la nettoyer, autant d’opérations aussi longues qu’éprouvantes. C’est pourquoi toujours dans sa volonté de  simplifier le travail, l’homme, en supprimant les étapes, ou plutôt en les regroupant (Le batteur avec les secoueurs (vers 1843) et à la même époque, l’incorporation du tarare) fit évoluer son parc matériel de manière flagrante. C’est pourquoi l’on voit apparaître dès fin du XIX ème siècle, des trépigneuses (genre de tapis sur lequel un cheval marche pour entraîner l’ensemble batteur-secoueur) et les premières batteuses (incorporant de la fonction nettoyage ou la puissance d’un cheval ne suffit plus. Entraînées par des locomobiles à vapeur d’abord, par les tracteurs ensuite, elles regroupent les fonctions battages, secouages et nettoyages auquel viendra ensuite s’ajouter le trieur à grain).

Les batteuses à poste fixes :

Apparu dès la fin du XIX ème siècle, les batteuses à postes fixes eurent beaucoup de succès surtout auprès des entrepreneurs de battages. Devenu fiable, productive et rentable à la même époque que les premiers tracteurs monocylindres, l’ensemble, auquel viendra s’ajouter plus tard les presses, furent plus que répandu dans les campagnes, si bien que les derniers modèles, métalliques, furent produits jusqu’à la fin des années 50 où la production s’arrêta,  supplanté par les moissonneuses-batteuses.

image162 Le principe du battage mécanique a été inventé en 1784 par un ingénieur écossais, Andrew Meikle. Il a permis un énorme progrès de productivité dans l'agriculture. C'est l'américain Cyrus McCormick qui obtint le brevet de la moissonneuse mécanique, en 1834. Un autre américain, Hiram Moore obtint le brevet de la moissonneuse-batteuse la même année. En 1866, Célestin Gérard construit la première batteuse mobile de France. Toujours en France André Grusenmeyer améliore la batteuse.

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L'organe principal de la batteuse est constitué par le batteur cylindrique tournant, entouré d'une grille fixe, le contre-batteur. La récolte est engagée entre les deux pièces et sous l'effet du mouvement, les épis sont brisés et les grains ainsi qu'une partie de débris, balles et poussières, passent à travers le contre batteur. La vitesse de rotation du batteur ainsi que l'écartement entre batteur et contre-batteur sont réglés en fonction de l'état et des caractéristiques de la récolte.

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image176 La paille après avoir traversé le batteur passe sur des secoueurs qui permettent de récupérer les grains encore mélangés à la paille, qui passent à travers un crible et rejoignent ceux récupérés par le batteur. Le mélange de grains et de balles est ensuite soumis à des opérations de nettoyage : criblage, vannage, puis un élévateur remonte les grains nettoyés vers le haut de la machine avant qu'ils subissent un second nettoyage et de passer à l'ensachage.

En général, la batteuse qui est à poste fixe, est actionnée au moyen de poulies et courroies par une machine à vapeur fixe, ou une locomobile ou par la prise force d'un tracteur agricole. Ce système impose de rassembler la récolte, précédemment mise en gerbes puis en meules, en un seul point, généralement proche de la ferme.

La moissonneuse-batteuse réalise simultanément la moisson et le battage et a presque totalement remplacé la batteuse dans les pays industrialisés. Le principe du battage est cependant toujours le même. La moissonneuse-batteuse en supprimant toutes les manipulations intermédiaires a engendré à nouveau un important gain de productivité.

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On considère que la culture des céréales a permis l'essor des grandes civilisations, car elle a constitué l'une des premières activités agricoles. En effet, en fournissant une alimentation régulière et abondante aux populations, les céréales ont permis l'organisation de sociétés plus denses et plus complexes. Ceci tient au fait que les rendements sont élevés et la conservation des graines est bonne, ce qui permet la constitution de réserves.

C'est ainsi que les civilisations moyen-orientales puis européennes se sont construites autour du blé, celles d'Extrême-Orient autour du riz, celles des peuples amérindiens autour du maïs et celles d'Afrique noire autour du mil.

En alimentation humaine ce sont surtout le blé, le riz et secondairement le maïs qui sont utilisés aujourd'hui. L'orge sert surtout en brasserie pour la fabrication du malt.


Certaines céréales secondaires sont remise au goût du jour avec le retour à une agriculture biologique, comme l'épeautre, le seigle ou l'avoine.

D'autres plantes comme le quinoa qui est cultivé traditionnellement en Amérique du Sud, ont un marché en expansion, notamment dans le secteur de l'agriculture biologique.

  • Principales formes de consommation des céréales :
    • en grains : riz, maïs, blé (souvent précuit), épeautre, orge, avoine, quinoa ;
    • farine : blé tendre, seigle, épeautre, pour la boulangerie (pain, galettes) et la pâtisserie ;
    • semoule : blé dur (couscous, pâtes alimentaires, boulghour), maïs (polenta), fonio ;
    • bouillie : avoine (gruau ou porridge : nourriture anglaise prise pour le déjeuner) ;
    • flocons : avoine ;
    • pâtes alimentaires : blé dur, seigle, épeautre, riz.

Les cinq céréales les plus cultivées dans le monde sont dans l'ordre le riz, le maïs, le blé, l’orge et le sorgho.

tableau production mondiale de céréales

La farine est une poudre obtenue en broyant et en moulant des céréales ou des graines. La farine issue de céréales contenant du gluten, comme le blé, est un des principaux éléments de la nourriture de tous les peuples du monde. Elle est à la base de la fabrication des pains, des pâtes, des crêpes, des pâtisseries et de plusieurs mets préparés. L'activité de fabrication de la farine s'appelle la minoterie. Le meunier est celui qui l'exerce. Le lieu où l'on moud le blé est le moulin.

Les farines sont classées selon leur teneur en minéraux calculée sur la matière sèche (taux de cendre). Plus le type est élevé, plus la proportion de son est importante dans la farine, et donc moins la farine est blanche.

tableau teneur en minéraux des farines

LA PRODUCTION :

Le fraisage de la farine est réalisé par broyage des céréales entre des pierres ou des roues d'acier. Aujourd'hui, quand on dit que la farine a été faite avec des pierres, cela signifie généralement que le grain a été fait dans un moulin dans lequel une pierre de roulement roue tourne sur une roue en pierre immobile, verticalement ou horizontalement, avec le grain entre les deux. Bon nombre de petites usines exploitant le procédé existent, certaines à manivelle et d'autres électriques. Les pierres du moulin se frottent souvent les unes contre les autres, ce qui aboutit parfois à l'effritement de la farine. La sécurité de cet aspect n'a pas été vérifiée, mais la recherche sur la dentition des squelettes médiévaux indiquent que cette forme de fraisage conduit à une usure excessive sur les dents. Les moulins à rouleaux en acier n'ont pas ce problème.

UTILISATION :

 Le pain, les pâtes, les crackers, de nombreux gâteaux, et bien d'autres aliments sont fabriqués en utilisant de la farine. La farine de blé est aussi utilisée pour faire un roux. La farine de blé blanche est la base de la pâte de papier peint. C'est également à la base de certaines fabrications de papier-mâché.

INFLAMABILITÉ :

La poussière de farine en suspension dans l'air est explosive, étant donné que c'est un mélange d'une fine poudre inflammable avec de l'air. Dans les usines du Moyen Âge, les bougies, les lampes, et les autres sources de feu étaient interdites. Certaines explosions dévastatrices se sont déjà produites dans les moulins à farine.

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Autrefois il y avait un moulin tout les 2 km en moyenne sur les rivières françaises.

Actuellement on atteint le maximum d'équipement possible en micro et mini centrales hydrauliques à turbines à cause des dégâts qu'elle provoque sur la faune et le milieu.

     - Variations fortes et brusques de pression dans la turbine, faisant exploser les organes internes dont la vessie natatoire des poissons.

        - Effets de chasse d'eau occasionnels, détruisant les frayères, minant les berges.

Les turbines ont un bien meilleur rendement que les anciennes roues à aubes, typiquement de l'ordre de 60% au lieu de 30%. Mais les roues à aubes n'ont pas les inconvénients de turbines, et les faits ont démontré que des siècles d'usage de cette technologie n'ont pas détruit la faune ou abîmé les cours d'eau, au contraire. Donc il y aurait lieu de réexaminer cette technologie, peut être améliorée, pour la production d'électricité.

L'ÉNERGIE HYDRAULIQUE DOUCE :

Autrefois les moulins à eau servait à de nombreux usages, meunerie, tannerie, foulage de la laine pour fabriquer du feutre, fabrication du papier, etc..

Par contre du petit hydraulique à base de roues à aubes peut être re-développée. Autrefois, il y avait un moulin tout les 2 km sur les cours d'eau français. Les roues à aubes sont moins rentables énergétiquement que les turbines, mais ne nuisent pas à la faune, sont plus facile à construire par des artisans locaux et améliorent notre capital paysager (tourisme source de devises).

Leur usage pour la production électrique ne serait pas une hérésie.
La restauration de nombreux moulins anciens amènerait aussi un capital paysager, qui a une vraie valeur économique en France, qui est toujours une des nations les plus touristiques du monde.

Que les roues à aubes aient un rendement inférieur à celui des turbines n'est pas grave si on peut en installer deux fois plus sans nuire à l'environnement, tout en agréant le paysage.

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LE MOT "BOULANGER" est issu de l'ancien picard boulenc (datant du XII ème siècle) celui qui fabrique la boule de pain, dérivant lui-même du néerlandais bolle, pain rond.

Le saint patron des boulangers est saint Honoré.

En France, il existe 34 100 artisans boulangers, dont la production représente 70 % des ventes totales de pain (chiffres de l'Institut national de la boulangerie-pâtisserie, 2004).
Depuis la loi du 25 mai 1998 née sous l'impulsion de Jean-Pierre Raffarin, et suite au "décret pain" du 13 septembre 1993, les dénominations "boulanger" et "boulangerie" sont réservées aux professionnels artisans qui choisissent leurs matières premières, pétrissent la pâte, en contrôlent sa fermentation ainsi que sa mise en forme et enfin cuisent le pain sur le lieu de vente. Les textes prévoient par ailleurs que dans ce cas, les produits nécessaires à la fabrication du pain ne doivent à aucun moment être surgelés ou congelés.

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Le pétrin (photo ci-dessous à gauche)  à l'origine (depuis le XII ème siècle), le pétrin était ce coffre en bois dans lequel le boulanger pétrissait la pâte à pain. Avec la mécanisation, ce coffre a été remplacé par une cuve dans laquelle un bras mélange mécaniquement la pâte et qui a pris le nom de "pétrin".

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Ci-dessus certainement les derniers fours à bois Belcairois avec la voûte de Gérard et Lucien (photo de droite).

Les Belcairoises pétrirent le pain à leur domicile jusqu’en 1955/1960

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PÉTRIN.

A QUOI SERT DE PÉTRIR LA PÂTE ?

Pour que votre pâte lève et vous donne une mie aérée il faut qu'elle soit étanche à l'air ; sinon le gaz carbonique dégagé à l'intérieur du pain par les levures lors de la levée s'échappe. C'est le gluten contenu dans la farine qui rendra votre pâte élastique et étanche à l'air. Mais il faut pour cela qu'il soit mélangé à votre pâte de manière homogène donc que votre pâte soit pétrie.

Le pain de campagne ou pain paysan est l'appellation donnée en France dans la deuxième moitié du XX ème siècle à certains types de pain de fabrication courante, censés posséder le goût et les caractéristiques du pain ordinaire des campagnes d'autrefois en opposition au pain à la mie très blanche et de peu de saveur qui était devenu la norme quasi-industrielle dans les décennies suivant la Seconde guerre mondiale. C'est donc un pain "Citadin" bien rarement fabriqué selon le savoir-faire traditionnel et qui ne justifie pas, au-delà de l'aspect flatteur recherché (même - comme souvent - par saupoudrage d'un peu de farine avant l'enfournage), par ses qualités gustatives et de tenue dans le temps une appellation propre.

Il peut être acheté dans une boulangerie, ou assez facilement être fait à la maison, notamment avec des paquets de farine prête à l'emploi.

Des recettes de pain de campagne traditionnel prévoient l'ajout de l'ordre de 10 % de farine de seigle par rapport au blé.

la tourne la tourne ...

fabrication du pain 01

Le boulanger met les pâtons en forme de baguette, de pain rond (miche) ou en forme de couronne ...

fabrication du pain 02b  fabrication du pain 02

Le boulanger met les pâtons sur une couche en toile huilée pour qu'ils ne collent pas ...

Il laisse ensuite reposer 1h30 dans un meuble appelé "parisien" ...

le four

Le boulanger monte le four à chauffer 250 degrés avec beaucoup d'humidité ...

fabrication du pain 03  fabrication du pain 05

Le boulanger enlève les pâtons de la couche et les met sur un grand plateau ...

fabrication du pain 04 Le boulanger signe son pain. Il donne des petits coups de lame sur les pâtons. C'est très important pour que le pain cuise bien ...

Pains divers image213 L'ancienne boulangerie Belcairoise jusqu’en 1980 rue de la côte

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Les corbeilles sommeillent aujourd'hui ...

la pate a pain repose

La pâte à pain au repos avant la cuisson ...

image225 JUJU la boulangère Belcairoise par intérim qui remplace la boulangère momentanément indisponible ...

La boulangerie fait partie des métiers de la "bouche", le pain fait partie intégrante des repas, un bon pain, vaut tout l'or du monde !!!, le métier de boulanger est un métier ou il faut avoir un vrai savoir faire, c'est aussi un métier physique, par le fait qu'il faut ou travailler de nuit ou commencer très tôt le matin, ensuite pouvoir supporter la station "debout" à longueur de temps, savoir travailler dans une chaleur constante, avoir une certaine conscience de l'hygiène, de la rigueur, être affable avec la clientèle, le boulanger fait aussi des pâtisseries et viennoiseries . Les conditions de Travail du boulanger, se sont considérablement améliorées, avec les nouvelles techniques, four électrique, pétrin mécanique, mais il n'en reste pas moins source de fatigue. Certains boulangers, anciens ou nouveaux, pétrissent encore manuellement ou ont repris la technique du four à bois, ceci dans le l'optique de refaire le pain, comme à "l'ancien temps", car la clientèle est demandeuse de pains fait comme jadis, pendant des années, manger du pain n'était plus très à la mode ! il est revenu en force dans les menus, le pain ne fait pas grossir ! le boulanger maintenant fait des pains de toutes sortes, pain à l'ancienne, pain aux céréales, pain au son, etc... Avoir un bon boulanger dans sa ville ou son village, c'est le souhait de chacun. Il y a très peu de boulangers qui sont demandeurs d'emploi, c'est une profession ou le personnel est très recherché. Pour devenir boulanger, entreprendre une formation pour obtenir un CAP de boulangerie, ensuite si vous le voulez un BP en 2 ans de boulanger, ou encore une formation en alternance par le biais d'un contrat d'apprentissage entre un boulanger et une école, ou un contrat de professionnalisation chez un boulanger. Votre diplôme de boulangerie en poche, vous pourrez travailler chez un artisan boulanger, dans une boulangerie industrielle, devenir chef d'équipe d'une grande boulangerie, gérant, ou vous installez à votre compte, comme patron boulanger. Les bons boulangers, et il y en a, sont des passionnés, des amoureux du pain bien fait. Il faut rendre hommage à notre boulanger, sans pain, que deviendrions-nous ?

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La boulangerie pâtisserie actuelle de Belcaire sur la D613

Le pain est l'aliment de base de nombreuses sociétés. Il est fabriqué à partir de farine, de sel et d'eau.

Lorsqu'on ajoute levain ou levure, la pâte du pain est soumise à un gonflement dû à la fermentation. Le pain est ainsi une mousse solide.

La farine provient principalement de céréales panifiables : blé et seigle. On peut y adjoindre, en quantité modérée des farines d'autre provenance : orge, maïs, châtaigne, noix … Les céréales panifiables se caractérisent par la présence de gluten, ensemble de protéines aux propriétés élastiques, qui permettent d'emprisonner les bulles de dioxyde de carbone dégagées par la fermentation qui permet la montée de la pâte, dite « pâte levée », et crée la mie. Sans ajout de levain ou levure, le pain est dit  "azyme ".

tableau consommation de pain en france et en europe

"ÊTRE DANS LE PÉTRIN"
Signification : Être dans une situation délicate, embarrassante, d'où il semble impossible de sortir.
Origine : Le boulanger vous dira que, de son pétrin, il vous sort une pâte amoureusement malaxée avec laquelle il va pouvoir vous préparer de succulentes baguettes. Car, à l'origine (depuis le XII ème siècle), le pétrin était ce coffre en bois dans lequel le boulanger pétrissait la pâte à pain. Avec la mécanisation, ce coffre a été remplacé par une cuve dans laquelle un bras mélange mécaniquement la pâte et qui a pris le nom de 'pétrin'.
Nous avons ici une simple métaphore qui date de la fin du XVIII ème siècle, le contenu du pétrin étant une matière pâteuse et collante de laquelle il serait difficile de sortir si on tombait dans un très grand récipient qui en contiendrait.

image231Avant d’acheter le pain à la charmante boulangère qui va devenir une star à Belcaire, il faut préparer les champs par le labour ... Voir le 2ème partie pour connaître la suite de ce superbe reportage ...

Pour  ne pas rater la seconde partie du reportage "LES MOISSONS AU PAYS DE SAULT EN AUDE, 2ème partie" c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :

 

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 02:00
bandeau le monde rural 825x250

Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé cinq articles avec des photos, qui sont étroitement liés à la vie au Pays de Sault. Je vais donc vous proposer ces cinq reportages intéressants, après avoir réalisé le montage et la mise en forme sur le site.

Voici, les sujets qui seront successivement présentés : "les maisons de bois", "l'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault", "Les cafés et épiceries de jadis à Belcaire", "l'agriculture de montagne en Aude" et "les moissons au Pays de Sault en Aude".

Si vous possédez des photos, par exemple de vos grands parents travaillant aux champs ou si vous voulez apporter des informations, témoignages, photos sur ces sujets, même après la diffusion je peux compléter l'article. C'est le moment d'ajouter votre pierre à l'édifice ... et de faire vivre votre patrimoine ! 


Pour me contacter  :    jp@belcaire-pyrenees.com

 

Voici le Quatrième reportage de la série, signé "Gens de Belcaire" L'AGRICULTURE DE MONTAGNE EN AUDE 2ème partie, je suis obligé de le décomposer en 2 parties vu le nombre de photos (plus de 350) documentant ce reportage afin d'éviter un téléchargement trop long  :

 

La maison du paysan et actuellement de l’agriculteur ou éleveur, suite ...

Nous continuons à visionner l'inventaire de meubles d'époque réalisé par "Gens de Belcaire", car rien ne lui a échappé ...

 

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Le buffet et le vaisselier, meubles traditionnels d'après guerre dans une maison Belcairoise, comme vous pouvez le voir ce n'est pas de la photo de "musée" ! Le Pays de Sault vous ouvre ses portes.

"Gens de Belcaire" vous montre aussi que les conditions de vie dans le milieu agricole au travers de ces photos authentiques, peuvent être très rustiques, vous êtes dans la vraie vie, pas dans le farfelu. Il y en a qui s'en sortent très bien, à ce moment là, les conditions de vie sont tout autre. Et puis, il y a les autres, qui gagnent parfois à peine de quoi sur-vivre. L'agriculteur, l'éleveur, le Paysan avec un P majuscule est passionné par son métier, certes les conditions de travail ne sont plus les mêmes qu'autrefois, mais pour faire ce métier il faut la "foi". Quoiqu'on en pense, ce reportage rend hommage à ces hommes et femmes d'hier et d'aujourd'hui, prochent de la Terre.

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D'autres styles de meubles que l'on trouve au Pays de Sault

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La traditionnelle horloge, style Comtoise que l'on retrouve dans de nombreux foyers, qui rythmait les journées bien remplies

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La machine à coudre. Celle-ci a une histoire :

Le propriétaire a récupéré la machine à coudre à Quillan en descendant de Belcaire avec des vaches et une charrette, soit soixante kilomètres aller / retour au début des années 1930

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La machine à coudre était indispensable dans les foyers à l'époque, non seulement pour entretenir les vêtements déchirés mais aussi pour en confectionner, car l'argent ne coulait pas à flot dans tous les foyers comme certains pourraient le penser.

Originellement, la lessive désignait l'eau de lavage ou l'action de laver du linge, puis le linge lui-même : on fait la lessive dans une buanderie, une laverie, au lavoir, à la main, dans une lessiveuse ou dans une machine à laver, encore appelée lave-linge.

De tout temps beaucoup de femmes Belcairoises faisaient la lessive. Nous voulons rendre hommage à toutes ces lavandières, blanchisseuses et repasseuses qui, dans l'ombre de leur atelier ou buanderie, ont lavé le linge de leur mari et enfants.

Savez-vous comment votre grand-mère, et votre arrière-grand-mère faisaient la lessive ?

Connaissez-vous les produits que les femmes utilisaient pour laver le linge avant l'invention du savon ? Pourquoi a-t-on construit de nombreux lavoirs publics au milieu du 19eme siècle ? Pourquoi met-on le linge à "blanchir " sur le pré ?


LA LESSIVE

LE SOUCI DE LA MAÎTRESSE DE MAISON

SON ÉVOLUTION AU COURS DES DERNIERS SIÈCLES

- 18 ème siècle ; trempage du linge dans un cuvier avec des cendres de bois. On chauffe le "lissieu", on arrose, on "coule la lessive". La grande lessive se faisait deux fois par an. On lavait aussi le linge dans la mare.

- 19 ème siècle : Même procédé, mais on emploie des cristaux de soude et du savon.

- 20 ème siècle : le bac à laver apparaît suivi des lessiveuses.

Plus tard, vers 1930, la première machine à laver est une formidable évolution : chauffage de l'eau au bois, brassage et essorage du linge avec la manivelle.

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Le lavoir de l’Oum à Belcaire en 2010

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 Le lavoir de l’Oum à Belcaire avec un toit en 1955

image407 La fontaine et le lavoir de Ferrière à Belcaire dans les années 1955

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Brouette permettant le transport du linge au lavoir (fabriqué par Noël de Belcaire)

 Un moment privilégié (sauf en hiver !), on retrouve les voisines au lavoir public ou au bord du ruisseau. " Alors chère voisine, rien de neuf ?"

Un lavoir est un bassin public alimenté en eau détournée d'une source ou d'un cours d'eau, en général couvert, où les lavandières rinçaient le linge après l'avoir lavé, en général chez elles. Le passage au lavoir était la dernière étape avant le séchage. Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d'eau, il pouvait avoir lieu à la maison, mais le rinçage nécessite de grandes quantités d'eau claire, uniquement disponible dans les cours d'eau ou dans une source captée.

Le bord du lavoir comporte une pierre inclinée. La lavandière, à genoux, jette le linge dans l'eau, le tord en le pliant plusieurs fois, et le bat avec un battoir en bois afin de l'essorer le plus possible. En général, une solide barre de bois horizontale permet de stocker le linge essoré avant le retour en brouette vers le lieu de séchage.

Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment. L'utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XX ème siècle.

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Lavandières à la fête des moissons d’Espezel 8/2009

Une lavandière (mot ancien et souvent poétique pour désigner une blanchisseuse, ou une "buandière", terme plus rare et plus vieux encore) était une femme dont le métier était de laver le linge à la main.

Les premières lessives à base de savon datent de la fin du XIX ème siècle. Cependant, ce n'est qu'à partir de 1930 que la lessive "moderne" fait son apparition. Le savon est alors remplacé par des tensioactifs de synthèse. Avant cela, on utilisait aussi des lessives 100 % naturelles à base de cendre de bois pour venir à bout des taches rebelles. La cendre contient de la potasse composé chimique dérivée du potassium et du carbonate de sodium qui dissolvent les graisses. On utilisait aussi la saponaire, une plante aux effets identiques. Mais pour débarrasser le linge de ces substances, il fallait alors le battre interminablement...

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Au fond d'une lessiveuse se trouve un double-fond. De ce double-fond remonte une cheminée avec, au bout, un pommeau qui arrose le linge d'eau bouillante. L'eau redescend en traversant le linge et retombe au fond pour remonter à nouveau. Après passage dans la lessiveuse, le linge est brossé et frotté. Puis il est rincé dans le baquet, avant d'être suspendu pour le séchage.

Après avoir bouilli, le linge est relativement propre et brûlant. Avant d'être rincé pour retirer le savon, il est encore souvent nécessaire de frotter le linge avec une brosse et du savon pour nettoyer les endroits les plus souillés, comme par exemple les couches d'enfant.

Le linge pourra ensuite être étendu au soleil pour sécher. Le linge pouvait être blanchi sur la pelouse.

Alors que l'on utilisait plus souvent autrefois l'expression "pendre le linge", l'expression plus logique "d'étendre le linge" a fini par la supplanter.

L'expression étendoir est parfois remplacée par séchoir, bien que ce dernier terme désigne plus souvent un système mécanisé de séchage (par une source artificielle de chaleur et/ou d'aération).

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Le repassage consiste à lisser une pièce de tissu, généralement les vêtements et le linge de maison venant d'être lavés, afin d'en retirer les plis. L'outil principalement utilisé est appelé fer à repasser, bien que de nos jours, celui-ci ne soit plus constitué de fer.

Techniquement, le repassage défait les liens entre les longues molécules de polymère des fibres du tissu. Les molécules chauffées sont redressées par le poids du fer puis prennent leur nouvelle forme en refroidissant. Certains tissus, tel le coton, exigent un apport d'eau afin que les liens intermoléculaires se défassent. Beaucoup de tissus modernes (à partir de la deuxième moitié du XX ème siècle) sont censés ne nécessiter qu'un simple coup de fer ou pas de repassage du tout.

À partir du XVII ème siècle, en Europe, on commence à employer des outils en fonte de forme triangulaire et munis d'une poignée que l'on chauffe dans un feu. Par la suite, on utilisa une boîte en fer remplie de charbons chauds périodiquement aérés à l'aide d'un soufflet attaché. Ce type de fer était en vente aux États-Unis au moins jusqu'en 1902.

 

L'ameublement intérieur de ce monde rural

La chambre (meubles Belcairois, du Jura, du Massif Central) :

image433    A Belcaire jusqu’en 1970 de nombreuses cuisines possédaient dans un coin le lit des parents.

Nos grands parents nous faisaient faire la sieste pendant que toute la famille se trouvait aux champs.

Une chambre à coucher est la pièce d'une habitation destinée à assurer le sommeil ou le repos de l'habitant, et qui comporte habituellement au moins un lit. D'autres meubles, essentiellement de rangement, sont habituellement prévus pour permettre de s'apprêter, de se vêtir et se dévêtir ; dans cet ordre d'idée, le cabinet de toilettes est souvent en communication direct avec la chambre quand il n'y est pas davantage intégré. Quand le lit, sa table de chevet et l'armoire à linges, voire un cosy, sont d'une même facture et forment un ensemble, celui-ci prend en français le nom de "chambre à coucher", notamment dans les catalogues et les petites annonces.

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  Mobilier à Belcaire

Dans l'habitat campagnard ultérieur, les chambres apparaissent par spécialisation progressive d'un unique espace de vie ; le lieu du sommeil se différencie de l'ensemble en même temps qu'il s'isole par des aménagements plus ou moins importants. Chez le paysan, il faudra attendre parfois le XIX ème siècle pour qu'une pièce de ce nom commence à devenir la norme. Dépourvue de toute ébauche de chambre, la maison-longue abritant de part et d'autre le bétail, les maîtres et leurs domestiques, appelée pour cela maison mixte, évolue au long du Moyen Âge par une séparation croissante entre les animaux et les humains, entrées séparées et édification de murs-cloisons, appelés mur de refend. Selon les régions, pays, classes sociales, le principe d'une séparation du lieu du sommeil du reste du logement s'impose à des époques variables, donc avec un décalage plus ou moins important avec la partition analogue qui se produit de son côté dans l'habitat de la noblesse féodale.


Dans l'habitat urbain, la genèse de la chambre par scission d'une pièce à usage unique est plus confuse : d'une part en raison de la verticalité architecturale et la disposition d'étages multiples, et d'autre part en conséquence de la spécialisation professionnelle du rez-de-chaussée ; les ateliers et boutiques imposent la rationalité de l'activité sur la distinction du public et du privé. D'autre part, les familles modestes disposèrent longtemps d'une seule pièce ; c'est, selon Raymond Cazelle, la situation à Paris au début du XIV ème siècle.

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Mobilier à Belcaire

Du côté de la population la plus pauvre, disposer d'un lit, ou même seulement en partager un à deux ou trois, était déjà un idéal auquel plus d'un renonça de longue date, résigné à passer ses nuits dans les granges et greniers, emplis de foin ou de paille, ou dans l'écurie et sa chaleur animale. De plus, selon les époques, le retard de la construction immobilière sur le développement de la population, amenait à des improvisations durables de lits sommaires disposés partout où cela était possible. En Haute-Vienne, en 1850, une séance du conseil général évoque cette question du coucher dans le cadre des conditions de logement habituelles : "Dans le grenier, il est commun de trouver quatre, cinq et six lits".

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La commode et la table de chevet, mobilier à Belcaire

En France au moins, la chambre à coucher individuelle est apparue peu à peu comme une quasi-norme architecturale au cours du XIX ème siècle : elle cesse d'être considérée comme un luxe et répond à de nouveaux impératifs, notamment hygiénistes. L'importance accordée à la respiration et à l'oxygène depuis Lavoisier sur fond des ancestrales préventions contre les exhalaisons plaide sans discontinuer pour l'élimination de toute promiscuité et la possession d'espaces individuels d'un volume adéquat. Bien que des inconvénients soient évoqués concernant la sexualité, sans parler de préjugés concernant l'eau, la chambre est également considérée comme favorable à l'hygiène du corps maintenant libéré (provisoirement) du regard d'autrui. Les nécessaires de toilette font partie du mobilier usuel, complété selon le standing et l'époque par une baignoire mobile ; les ménages plus modestes se contentant du rustique baquet ou s'équipant à la fin du XIX ème siècle du tub, métallique et pratique.

image447 Le lit, à Belcaire on trouve ce modèle

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Remarquez l'astuce, le berceau au pied du lit, suspendu, en tirant sur la corde tout en étant allongé, on pouvait donner un mouvement de balancement, pour que l'enfant s'endorme

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Faute de posséder une armoire, on disposait aussi de coffres à vêtements comme ceux-ci

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Une commode coffre qui a bien vécu !

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Le contenu des armoires

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Lors des grands froids comment réchauffait-on la literie ?

Avec le moine que l’on glisse entre les draps pour les réchauffer.

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Photo de gauche, on remplissait la chaufferette de braise et que l'on déposait après dans le moine, photo de droite, celui-ci était ensuite glissé entre les draps pour diffuser la chaleur

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Voici le moine en gros plan avec son caisson que l'on remplissait de braise

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Il y avait aussi la bassinoire que l’on remplit de braise et l’on réchauffe les draps, d'où l'appellation : bassiner un lit.

Petite précision, la bassinoire de droite a été réalisée par l’auteur de cet article

image511 Autre modèle de bassinoire moins facile à manipuler

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Nécessaire à eau de la fontaine. Fontaine de Ferrière à Belcaire tel que vous pouvez la voir encore aujourd'hui

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Belcaire, avant la construction des fontaines en pierre disposait de fontaines en bois.

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Belcaire, l'arrivée de l’eau "courante" dans les maisons date des années 1930.  Le bac à douche jusqu’en 1968 année d’arrivée de l’égout

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Quelques modèles d'éviers taillés dans la pierre que l’on trouvait avant 1968

LA SALLE DE BAIN

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LES W.C.

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Les W.C., la chaise percée, sceau et pot de chambre

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Que ceux qui ont connu les W.C. au fond du jardin lève le doigt !

L’HABITAT EN PIERRE ET BOIS

Rustiques, pratiques, peu coûteuses, avec du bois brut, de nombreuses maisons Belcairoises étaient construites de la sorte.

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  Habitat de construction mixte à Belcaire où le bois est omniprésent.

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Poutres, chevrons et escaliers réalisés avec du sapin des forêts de Belcaire

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La construction H.Q.E côtoie le traditionnel, quel type de construction résistera  aux intempéries :

Le RDC des maisons que l'on appelait, la passade en Pays de Sault :

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Poules, lapins, cochons occupaient le RDC de la maison.

image581 Le grenier : ces caisses en bois contenaient le blé.


LA " PATANE" DU PAYS DE SAULT

Patates 014 bandeau Annonce : La "patane" cru se récolte à Rodome, l'association de défense de la pomme de terre du pays de Sault prépare sa toute première fête de la patate. Authentique ! Rendez-vous sur le plateau. La commune de Rodome va inaugurer la première fête de la pomme de terre du Pays de Sault le 28 août, quelques jours avant le lancement officiel à la foire d'Espezel.

La patate du pays de Sault... Tout un programme ! Dès le matin, à 10 h, les visiteurs seront accueillis par les membres organisateurs de l'Adepopas (Association pour le développement de la pomme de terre du pays de Sault). Le marché des producteurs sera alors ouvert au public.
A 10 h 30, viendra le moment de la récolte et le départ pour les champs. A l'aide du traditionnel cheval ou muni d'un engin mécanisé, les agriculteurs mettront les patanes à jour. Le fruit de ce dur labeur sera ensuite porté au village... aux alentours de midi.
La réalité du quotidien. C'est ainsi que les spectateurs pourront découvrir ce qu'est, en partie, la vie d'un producteur de pommes de terre. Car l'un des objectifs de la manifestation qui aura lieu demain à Rodome, au coeur du plateau, est de "montrer la réalité du quotidien d'un agriculteur en Pays de Sault".
A 12 h 30, table paysanne agrémentée de produits "locaux" et de la fameuse frite "du Pays de Sault", cela va de soi ! A 14 h 30, le visiteur aura la possibilité de participer au tri et à l'ensachage des pommes de terre fraîchement récoltées.
Ensuite mises à la vente, elles feront le bonheur des amateurs de purée, pot-au-feu ... Car la patane du Pays de Sault est une patane à tout faire.
Des animations. Un marché du terroir ainsi que de nombreux jeux et animations seront proposés au public... que l'Adepopas compte bien séduire ! A la saveur de ses frites, pourquoi pas ? C. V.
Un court-métrage sur lequel est filmée une récolte de pomme de terre sera diffusé en boucle tout au long de la journée. Une exposition sera réalisée. Pour les petits : balade à cheval, pêche à la truite et course de petits cochons sont prévues. Un groupe de musique rythmera la manifestation. Enfin, des jeux anciens seront proposés aux jeunes comme aux moins jeunes.

La pomme de terre ou patate (langage familier, québécisme et français régional) est un tubercule produit par l'espèce Solanum tuberosum, appartenant à la famille des Solanacées. Il s'agit d'un des légumes les plus consommés dans le monde. Outre ses vertus alimentaires, la pomme de terre est largement utilisée dans l'industrie, sa fécule ayant de multiples destinations. Le terme désigne également la plante elle-même, plante herbacée, vivace par ses tubercules, originaire des Andes.

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La pomme de terre est originaire des Andes où elle a été domestiquée et cultivée depuis le huitième millénaire avant notre ère ; les agriculteurs andins avaient créé de très nombreuses variétés. La première description connue date de 1533, que l'on doit à Pedro de Cieza de León dans sa Chronique du Pérou. Introduite en Espagne en 1534, elle est cultivée par des moines de Séville en 1573 pour nourrir des personnes malades, également sous le nom de papa. En deux siècles, la pomme de terre va conquérir l'Europe : d'abord en Espagne où elle prendra le nom de patata (sous l’influence de batata, patate douce et le mot papa ayant vraisemblablement entraîné une confusion avec le mot Papa désignant le Pape), puis l'Italie taratouffli (petite truffe), l'Irlande potato, l'Allemagne puis la France. Elle est introduite en France vers 1540 et cultivée à Saint-Alban-d'Ay (il s'agissait là de la variété dite "Truffole"). Elle est figurée pour la première fois par Gaspard Bauhin dans Pinax Theatri Botanici de 1596.

Mais c'est surtout Antoine Parmentier, de retour d'un séjour en captivité en Prusse, qui fait la promotion de la pomme de terre comme aliment humain et réussit à développer son usage dans toutes les couches de la société française. Il avait été capturé par les Prussiens pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) et avait découvert à cette occasion la pomme de terre, principale nourriture fournie aux prisonniers. À la suite d'une terrible disette survenue en 1769, l'académie de Besançon lance en 1771 un concours sur le thème suivant : "Indiquez les végétaux qui pourraient suppléer en cas de disette à ceux que l'on emploie communément à la nourriture des hommes, et quelle en devrait être la préparation". Parmentier remporte le premier prix, devant d'autres concurrents qui avaient eux aussi rédigé un mémoire sur la pomme de terre, preuve que l'usage de ce tubercule était vraiment à l'ordre du jour.


Techniques culturales de la "Patane" :

Patates 02 développement de la pomme de terre

La pomme de terre est une plante exigeante en engrais, de préférence organique par du fumier ou du compost, un engrais vert peut être utilisé. Ses besoins par tonne de pomme de terre sont de l'ordre de 3,2 kg d'azote, 1,6 kg de phosphore et 5,5 à 6 kg de potassium. En agriculture intensive, ces fertilisants sont apportés sous forme d'engrais minéraux chimiques. La plupart du temps un labour est effectué suivi de plusieurs hersages. Dans la plupart des terres, elle est cultivée sous une butte dans une terre assez fine. Une terre sableuse est plus propice à sa croissance.

Patates 01

 

Pour tubériser, c'est-à-dire former des tubercules, la pomme de terre à besoin d'obscurité. Le buttage en apportant de l'obscurité aux rameaux souterrains favorise donc l'augmentation du nombre de tubercules. Il a aussi pour but de couvrir les tubercules pour éviter leur verdissement au soleil, ce qui les rend toxiques par production de solanine.

Les rendements varient de 20 à 50 tonnes par hectare.

En 1835, la culture de la patane couvrait de 20 à 30% des terres labourables. On cultivait aussi la fève, la lentille, le pois et le chou.

En 1848 une attaque de la pourriture noire ravagea toutes les plantations de pommes de terre du Pays de Sault provoquant pratiquement une famine dans la région.

agriculture de montagne en Aude031 Cette photo représente tout un symbol, à méditer : "la femme et l'homme sont complémentaires" en voici la preuve s'il en est !

Patates 010  Patates 011  Patates 012 fleurs de la patate

Patates 07  Patates 06

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Le ramassage de la patane à Belcaire.

Le soir on pourra déguster un ragoût avec la patane nouvelle. C'est une coutume de chez nous.

Pour les jardiniers amateurs, il faut noter que les pommes de terre non issues de l'agriculture biologique sont souvent traitées afin d'éviter leur germination. Lorsqu'on ne dispose que d'un petit potager, on peut opter pour la technique de la "tour de pommes de terre" qui permet de produire de grosses quantités de pommes de terre sur une petite surface.

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Photo des années 1905, fournie par Justin de Belcaire 2009. Cette photo je l'adore c'est du Millet.

Récolte des patanes à Espezel, c'est la pose repas au champs de Zaccharie Lacroix et sa famille.

Les pommes de terre "primeurs" sont cueillies avant leur maturité mais ne se conservent pas. Pour récolter en vue de la conservation, il faut attendre que les feuilles soient complètement fanées. Après avoir éliminé les tubercules blessés, la récolte sera ensuite conservée dans un local aéré, sec et à l'abri de la lumière.

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Champs de patanes à Belcaire, au pied du pic des Sarrasis dont on aperçoit le contre-fort à gauche

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La récolte des patanes aux environs de Belcaire en 1935, que fait ce citadin sur la photo, probablement un ami du photographe

agriculture de montagne en Aude026 Ici c'est au pied du village de Comus dans les années 1950avec Marius Vergé qui trace les sillons avec araire.

Marie Vergé et Marie Rousset sont en train de "talhounar". Le panier se nomme "desquet" et "cabetta".

agriculture de montagne en Aude023 A Comus une paire de jeune bovins entre le bouvier Jean Sarda surnommé "la lune" et la laboureur. Il prépare le labour pour les pommes de terre. L'araire ici est en bois.

Le joug du pays était fabriqué à Niort de Sault encore dans les années 1950. Les bêtes portent le "mouralh" pour les empêcher de prendre de l'herbe de temps à autre qui gêne la progression.

La "patane" du Pays de Sault a une très bonne renommée dans le sud-ouest de la France, à cause de son goût de noisette, de la qualité de sa chair et de sa longue conservation.

La preuve qu'elle est bonne la "patane" du  Pays de Sault : la pomme de terre du Pays de Sault est à la carte d'un chef trois étoiles connu dans le monde entier ! Gilles Goujon, chef de L'auberge du Vieux Puits à Fontjoncouse (Aude), petit village de 137 habitants, à 50 km de Perpignan. Il a été consacré meilleur ouvrier de France 1997, il a déjà obtenu cinq toques, la note la plus haute au Gault Millau 2010, avec sa cuisine authentique, décidément l'Authenticité fait partie du paysage Audois !

Dans le même registre : Bernard Poux, producteur de viande race gasconne à Belcaire, produit une excellente viande. Il est vrai que l'on mange bien en Pays de Sault, que des bons produits du terroir d'excellente qualité.

 

Langrail "estive ou alpage" et Serre-Sèque dans la région de Belcaire :

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Serre-Sèque d’en haut et d’en bas, des lieux autrefois "agricoles" laissés aujourd'hui à l'abandon :

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La baraque du "Bouvier BERDAGUE, sa femme et la moto 125 Peugeot". La cheminée laissée à l’abandon après des décennies de bons et loyaux services.

Belcaire plateau de Langral berger Roger Ritouret 1936-1937 Le plateau de Langrail, Roger RITOURET bouvier 1952-1953

En bordure du plateau de Langrail une communauté de paysans y vivait.

image623La photo de Joséphine et son époux Augustin sur la photo d’hommes ci-dessous à l’extrême droite.

la scierie adroit a belcaire en 1933

Augustin, jeune ouvrier à droite, dans la scierie ADROIT à Belcaire

Augustin ne parlait que le patois, ayant quitté l’école très jeune et ne se souvenant certainement plus des rudiments que leur avaient inculqués les instituteurs, tendait le porte monnaie aux commerçants qui passaient devant sa maison pour régler les commissions.

Essayez de gruger l’Augustin et il vous le faisait constater.

Les dernières familles quittèrent le hameau de Serre-Sèque d’en haut et d’en bas furent PINEAU Louis dit Louison, PINEAU le Turc ,FOURIE et ROUZEAUD en 1948.

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De SERRE-SÈQUE d’en haut et d’en bas il ne reste que l’allée de frênes et peut être quelques arbres fruitiers. La nature a eu le dernier mot, l’homme est parti, la forêt revient après cinq siècles de mise en culture.

LA PLAINE  avec la dernière famille qui habita la PLAINE et la quitta en 1932-1933.

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Belcaire "La Plaine" route du plateau de Langrail dans les années 1910

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image641 Citerne à eau effondrée car à La Plaine il n'y avait pas de source :

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Une ferme en sommeil à La Plaine 

agriculture de montagne en Aude007Marie et Louis OURTAL et Dernière famille qui habita LA PLAINE et la quitta en 1932-1933. La Marie et Louis OURTAL de Belcaire avec leur vache "Marquise".

image648 Pierre Ourtal "le Suisse" en habits d'apparat pour les grandes occasions il guidait avec majesté les processions. Mais il était aussi doté de pouvoirs de police et il était le garde champêtre de Belcaire.

Il fut garde champêtre jusqu’en 1965. Jean FERRAT lui succéda pour les annonces. Il effectuait les annonces avec un tambour, certainement conservé à la mairie de Belcaire.

Changement d'époque, changement de philosophie, avant on produisait pour vivre, maintenant seule la sacro-sainte rentabilité compte ... la vie continue.

Dans ce plateau agricole du Pays de Sault, les méthodes anciennes de travail de la terre ont bien changé. Avec l'arrivée du modernisme, l'agriculteur d'aujourd'hui devient de plus en plus un technicien haut de gamme utilisant les techniques les plus high-tech (ordinateur, tracteurs automatisés avec GPS, …etc) dans un seul but, l'amélioration du rendement.

Pour prolonger ce reportage de "Gens de Belcaire" et comme j'aime ces vieilles photos prisent entre 1900 et 1950 de ces hommes et femmes qui vivaient de la terre au Pays de Sault, comme promis dans la première partie je vous en offre d'autres car elles font parties de votre patrimoine !

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Dépiquage de la récolte de blé au manège à Camurac en 1920, devant la maison des Dupuy place du Roc de l'Oum.

Le travail commence très tôt le matin pour éviter les grosses chaleurs, les deux grands enfants dont Marie Grauby font avancer les vaches, car le rythme doit être soutenu pour battre  l'épi et obtenir un travail de qualité. A droite sur la photo le père Dupuy et son épouse Élisa s'affairent auprès de la batteuse, engin que vous pourrez voir dans le reportage suivant sur la moisson. Sur la gauche, deux jeunes mariés Anna et Benjamin Graule, endimanchés venus voir la scène. agriculture de montagne en Aude013

Autre photo du dépiquage de la récolte de blé au Pays de Sault, ici les bêtes se sont arrêtées pour la photo.

agriculture de montagne en Aude014 Le dépiquage au manège de Prades en Ariège (proche de Montaillou), cette opération avait lieu en septembre la plus part du temps, et les enfants mettent la main à l'ouvrage  agriculture de montagne en Aude015

Le dépiquage par manège, c'est une petite batteuse, munie d'une barre cylindrique de transmission, et la batteuse proprement dite avec tambour et tablier.

Cette petite machine facile à transporter et à installer a servi durant un demi-siècle de 1875 à 1930 environ. Elle sert pour plusieurs exploitations et à l'époque on se prêtait les bêtes et les bras, il y avait de l'entraide paysanne. Autour de la batteuse, l'empailleur, le patron, le délieur, des hommes et des femmes secouant avec la fourche la masse qui sort du tambour. La paille est écartée, les grains à vanner sont mis de côté. On vannera ensuite en famille au vent ou avec le tarare, ou le "ventadou" vent artificiel que vous verrez aussi dans le reportage suivant ou que vous pouvez admirer aussi ICI 

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Saviez-vous que les lentilles furent la renommée dans le passé de la région de Camurac et de Prades sa voisine ?

Engrangées au début de l'automne, les lentilles sont triées au tarare. Ici vers 1938 on voit Henri Rousset (4ème à partir de la gauche) et son épouse Marie (6ème) qui ont convié parents et voisins à la besogne, ce qui permettait aussi des soirées festives.

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Le battage du blé chez "la Polka" à Camurac dans les années 1950. Le mouvement de la batteuse étaient assuré par tracteur et tarnsmission par courroie. Il fallait 15 à 20 hommes pour assurer le travail. A cette époque les moissonneurs peinaient parfois 14 heures par jour dans des conditions très dures.

Celui qui était juché sur la meule distribuait les gerbes au coupeur de liens qui les passait au démêleur chargé d'éparpiller la gerbe sur le plancher de la batteuse. Chacun avait son rôle.

agriculture de montagne en Aude017 Une petite dernière photo, qui a été prise à Belcaire dans les années 1955. Le battage du blé par l'entrepise Pierre Médus.

La machine ici à mouvement assuré par un moteur électrique, sous la batteuse il fallait récupérer la paille débarassée de ses grains pour en faire des bottes ensuite engrangées en meules par des entasseurs. De l'autre côté, le minotier surveillait la mise en sac des grains dans de grands sacs de toile pouvant contenir jusqu'à 100 kg de blé, il fallait des gars costauds pour monter ses sacs au grenier ensuite.

Justement pour faire suite à ces belles photos anciennes ne ratez pas le prochain reportage de cette série, signé "Gens de Belcaire" :  LES MOISSONS AU PAYS DE SAULT EN AUDE, 1ère partie 

c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 01:00
bandeau le monde rural 825x250

Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé cinq articles avec des photos, qui sont étroitement liés à la vie au Pays de Sault. Je vais donc vous proposer ces cinq reportages intéressants, après avoir réalisé le montage et la mise en forme sur le site.

Voici, les sujets qui seront successivement présentés : "les maisons de bois", "l'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault", "Les cafés et épiceries de jadis à Belcaire", "l'agriculture de montagne en Aude" et "les moissons au Pays de Sault en Aude".

Si vous possédez des photos, par exemple de vos grands parents travaillant aux champs ou si vous voulez apporter des informations, témoignages, photos sur ces sujets, même après la diffusion je peux compléter l'article. C'est le moment d'ajouter votre pierre à l'édifice ... et de faire vivre votre patrimoine ! 


Pour me contacter :    jp@belcaire-pyrenees.com

 

Voici le Quatrième reportage de la série, signé "Gens de Belcaire" L'AGRICULTURE DE MONTAGNE EN AUDE 1ère partie, je suis obligé de le décomposer en 2 parties, vu le nombre de photos (plus de 350) documentant ce reportage afin d'éviter un téléchargement trop long  :


Une "devise" du site web qu'il est bon de rappeler :

  "Connaître le passé, l'histoire locale c'est comprendre l'évolution du Pays d'où sont nés des métiers, des traditions, une culture, une façon de vivre.

C'est mieux connaître ses racines, c'est relier le passé au présent, aux réalités du monde rural. La vie continue ..."

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Agriculteur Belcairois aux foins 

tableau 01

 

Depuis le milieu du XIXème siècle, la population du Pays de Sault n'a cessé de diminuer (1836 : 8 700 habitants), pour atteindre en 1999, une population de 1579 habitants. Depuis le début des années 90, on constate cependant une diminution du phénomène d'exode de ce territoire rural. On peut même parler d'une stagnation, voir d'une légère augmentation de la population. Ceci est dû à un solde migratoire positif qui s'explique par l'arrivée de jeunes couples venant s'installer à la campagne et de jeunes retraités revenant au Pays. Bien que que la population du Pays de Sault soit, comme au plan national, une population vieillissante, on constate que les effectifs scolaires ont encore augmenté cette année.

agriculture de montagne en Aude006 La moissonneuse-lieuse avec ses râteau tournant à Belcaire au Pays de Sault en 1938 environ, cette machine a servi de 1926 à 1960. Elle sera remplacée par la moissonneuse-batteuse.

De 1910 à 1935 on utilisait la faucheuse, munie d'un dispositif à pédale que l'on appelait "l'appareil'.


La Communauté de communes du Pays de Sault :

La Communauté de Communes du Pays de Sault créée au 1er janvier 2005, est un établissement public de coopération intercommunale qui réunit 13 communes du canton de Belcaire  autour d'un projet de développement et d'aménagement de l'espace. Le territoire de la Communauté de Communes s'étale sur 131 km² pour une population de 1 120 habitants (R.G.P. 99), soit une densité très faible de 7,5 hab/km². La forêt recouvre 40% de la surface communale et l'agriculture qui est encore très présente, occupe près de 35% du territoire. La Communauté de Communes du Pays de Sault est résolument rurale et nature.

 

Le Pays de Sault en bref,

Localisé au Sud Ouest du département de l'Aude, le Pays de Sault est délimité à l'Est par la vallée de l'Aude, à l'Ouest par les contreforts du massif de Tabe (Ariège), au Nord par la plaine de Puivert et de Nébias et au Sud par la crête de Pailhères. Ce territoire de moyenne montagne situé à une altitude de 1000 mètre est constitué de trois entités géographiques distinctes :

tableau 2

La population de la France est actuellement au 1er janvier 2009, estimée à 65 073 482 habitants, toutes nationalités confondues, répartis de la façon suivante : 62 448 977 en France métropolitaine, 1 854 505 dans les départements d'outre-mer (DOM, sans Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et 770 000 dans les collectivités d'outre-mer (COM, y compris Saint-Martin et Saint-Barthélemy). La population est donc en augmentation de 366 500 personnes par rapport à 2008. En outre, selon le ministère des Affaires étrangères et européennes, il y a deux millions de Français résidant à l'étranger.

Le Nord de la France est le plus peuplé avec environ 40 000 000 d'habitants (soit 2/3 de la population) contre approximativement 22 500 000 au Sud (soit 1/3 de la population) (France métropolitaine seulement).

image007 Nous allons aborder les sujets suivants :

     - l’agriculture,

     -  l’agriculture en montagne,

     - vêtements traditionnels du Pays de Sault,

     - l’habitat du paysan,

     - la maison du paysan,

     - la table, le buffet /vaisselier, l’horloge, la machine à coudre,

     - la lessive, le repassage,

     - la chambre,

     - l’eau, la toilette, WC,

     - l’habitat de pierre et de bois,

     - le plateau de Langrail, (estive ou alpage), Serre-Sèque, la Plaine hameaux de Belcaire

image011 Le château de Belcaire XVII ème siècle ( des chambres sont à louer, il y a une piscine)

image009   agriculture de montagne en Aude004

Photo de gauche, elle représente tout un symbole du monde paysan à mon sens, le Semeur Jean-Émile TOUSTOU dit Marcou à Trassoulas dans les années 1950

Photo de droite, les bêtes ont leur joug et partent aux champs pour le labour, la mise en place du joug nécessite du savoir faire car la maîtrise du boeuf est délicate si la bête est récalcitrante, c'est très différent du cheval. 

L’agriculture est née avec la mise en terre de semence ou graine par l’homme. Au début, Moyen-Orient, ainsi qu'en Nouvelle-Guinée.

Aujourd’hui, avec la démographie galopante, l'augmentation du niveau de vie des pays les plus développés et la mondialisation des marchés, l'agriculture est l'Homme et son Environnement, dans le domaine de l'agriculture mais également dans le cadre de toutes les activités humaines.

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L'activité agricole assure principalement l'alimentation des humains. En outre, l’agriculture produit un nombre important de produits tels que des peaux d’animaux, des engrais, des produits destinés à l’industrie (éthanol, fécule, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Elle représente un maillon indispensable dans la chaîne agroalimentaire, en lui assurant l’approvisionnement en matières premières (fécule, oignon, céréale, fruit, etc ...).

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Je commence en avoir ras le bol des "patanes" (patates), vive les pâtes.

Note : Je vous mettrai un petit article sur la culture de la patate au Pays de Sault en 2ème partie

La délimitation précise de ce qui entre ou non dans le champ de l’agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l’objet d’un consensus. Certaines production peuvent être considérées comme ne faisant pas partie de l'agriculture : la mise en valeur de la forêt (sylviculture), l’élevage d’animaux aquatiques (aquaculture), l’élevage hors-sol de certains animaux (volailles et porcs principalement), la culture sur substrat artificiel (cultures hydroponiques)... Mis à part ces cas particuliers, on distingue principalement la culture pour l'activité concernant le végétal et l'élevage pour l'activité concernant l'animal.

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La culture, ou production végétale, est divisée en grandes cultures (blé, maïs, des légumes), arboriculture fruitière, viticulture (production du raisin), sylviculture et horticulture.

L'élevage, ou production animale, vise à faire naître et élever des animaux pour la consommation directe (viande) ou pour leurs produits (lait, œuf, laine, miel, etc). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins / caprins ou les granivores.

Exemples de produit primaire pour l’alimentation humaine ou animale : bœuf, veau, cochon, poulet, lapin, cheval, agneau, canard, dinde, oie, escargot, ...

Exemples de produit secondaire : miel, lait et autres produits laitiers, foie gras, soie, laine, ...

image027   Pains

De nombreux facteurs interviennent dans l'agriculture en favorisant ou perturbant la production :  

- l’eau en terme de disponibilité au moment opportun mais aussi en terme de qualité

- le climat et ses variations inattendues (chaleur, sécheresse, pluie, grêle, gel et autres calamités climatiques)  
- le sol  
- les espèces végétales  
- les espèces animales  
- les prédateurs (parasites, maladies, et consommateurs de toute sortes :
  végétaux, insectes, animaux sauvages...)  
- la mécanisation agricole  
- l'agronomie (fertilisation, biologie, génétique, etc) et globalement tout  l'environnement socio-économique (prix du pétrole, législation, consommateur,  gouvernement, etc ...).

De ce fait, l'agriculture est le domaine le plus ancien et le plus complexe du monde civilisé, mais aussi le plus impacté par les techniques modernes et les aspirations de l'Homme.

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Les trois dernières photos : le hameau l’Écho du village Bonneval sur Arc à 2050 m d’altitude (en haute Maurienne à une dizaine de kilomètres du col de l’IZERAN 2770 m), plus haut village habité toute l’année jusqu’en 1965. Au printemps dès que la neige commençait à fondre, les habitants du hameau répandaient les cendres de la cheminée pour accélérer la fonte afin de pouvoir commencer les cultures. La bouse de vache séchée servait de combustible pour la cheminée.

ÊTRE AGRICULTEUR EN FRANCE

Qui est agriculteur en France ?

Par définition, une structure sur laquelle un candidat a le projet de s'installer, doit lui permettre de développer une ou des activités agricoles.
L'agriculteur est la personne physique ou morale qui pratique des activités définies comme agricoles et qui est affiliée à la Mutualité Sociale Agricole.

L'agriculteur à titre principal doit :

     - Consacrer à son activité agricole plus de 50 % de son temps de travail
    - Retirer au moins 50 % de son revenu global des activités de production agricole et forestière ainsi que des activités touristiques ou autres qui sont dans le prolongement de l'acte de production agricole ou forestière, et qui ont pour support l'exploitation.

La part de revenu provenant directement de l'activité de production ne peut être inférieure à 25 % du revenu global de l'exploitation.
(Décret n°96.462, 29/05/1996 - J.O. du 30/05/1996).

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Le labour avec le Brabant datant de 1920 et pesant 130 kg tiré ici par des vaches. Le tracteur sera l'ouverture vers un autre monde paysan.

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L’agriculture en montagne :

Le zonage agricole de la montagne française couvre plus de 122 000 km2, soit près de 23% du territoire national, mais 7,7% seulement de la population. Le nombre d’exploitations ne cessent d’y décliner – comme c’est le cas sur le reste du territoire – pour atteindre aujourd’hui environ 100 000. Elles sont pour la plupart orientées vers l’élevage de bovins, ovins et caprins. Si globalement, les activités et les hommes parviennent à se maintenir dans les zones de montagne, de très nettes disparités existent entre les différents massifs (les alpes du Nord et le Jura étant les plus dynamiques), et la situation reste dans l’ensemble fragile, tant économiquement que démographiquement. Ainsi, l’agriculture de montagne nécessite des soutiens spécifiques, cependant les revenus agricoles restent, en montagne, inférieurs à la moyenne nationale. Par ailleurs, notons que le tourisme en montagne représente 10% du tourisme national, générant environ 120 000 emplois, liés aux sports d’hiver.

La politique de la montagne :

Les sept massifs français (Alpes, Pyrénées, Jura, Vosges, Massif Central, Hauts de la Réunion, Corse) couvrent 30% du territoire et concernent 7,7 millions d’habitants. La prise en compte de ce milieu par les pouvoirs publics est intervenu dès le début du 19è siècle, avec la politique de restauration des terrains en montagne. Elle s’est vue largement renforcée à partir des années 60, sous le pilotage de la DATAR, développant des soutiens spécifiques à l’agriculture de montagne (Indemnité Spéciale Montagne, notamment). La loi montagne de 1985 pour le développement et la protection de ce milieu a permis notamment d’instaurer le Conseil national de la Montagne et les comités de massif.

Des atouts et des relances :

La montagne est apte à répondre à une demande sociale forte en matière d’environnement et d’espace. Riche de 6 parcs nationaux et de 16 parcs régionaux, sa richesse patrimoniale bénéficie de nombreux outils de protection. Selon plusieurs rapports, valoriser ce milieu et freiner la déprise agricole passe par la multifonctionnalité des agriculteurs, le développement du secteur touristique, la valorisation de produits de qualité et du pastoralisme, la mise en oeuvre du développement durable. Bref, par une politique globale marquant la singularité de la montagne par rapport aux autres espaces ruraux, qui dépasse la seule compensation des handicaps naturels.

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Le poids de la montagne dans l’agriculture nationale

Démographie et emplois :

D’après le Recensement agricole, les zones de montagne regroupaient, en 2000, 101 930 exploitations agricoles, dont 42% correspondaient à des unités dites non professionnelles (Chatellier et al, 2004). En montagne, la diminution du nombre d’exploitations a été de 32% entre 1988 et 2000, soit un recul un peu moins intense que celui observé dans les territoires non montagneux (35%). Cette évolution varie cependant assez fortement en fonction des

orientations technico-économiques (OTEX) : -53% en polyculture, -47% en bovins-lait, -22% en ovins-caprins, -17% en fruits et autres cultures permanentes, -9% en bovins-viande.

Les exploitations agricoles individuelles, dont le nombre a fortement diminué, valorisaient toujours, en 2000, près de 70% de la superficie agricole utile (SAU) de montagne, soit un taux supérieur à la moyenne nationale (57%). Néanmoins, les structures sociétaires jouent un rôle croissant dans l’occupation de la SAU, leur part relative ayant progressé de 13% en 1988 à 29% en 2000.

En 2000, les zones de montagne rassemblaient 15% des exploitations agricoles et 14% des Unités de travail agricole (UTA). Entre 1988 et 2000, elles ont perdu 63 240 UTA (soit l’équivalent d’environ 15 UTA par jour), ce recul provenant exclusivement de la population familiale (Tableau 2). Près des deux tiers des UTA correspondaient aux chefs d’exploitation et aux co-exploitants, le salariat ne représentant que 9% de la main d’oeuvre totale. Seulement 4% des exploitations agricoles avaient, en 2000, recours au salariat permanent et 23% au salariat saisonnier. La part des chefs d’exploitation à temps complet a augmenté (de 51% en 1988 à 56% en 2000) pour atteindre un niveau supérieur à la plaine. De même, un rajeunissement de la population doit être soulignée, la proportion d’exploitants âgés de plus de 55 ans diminuant de 42% à 29% au cours de la période étudiée.

Surfaces et cultures :

En 2000, les zones de montagne couvraient près du quart de la surface totale du territoire national et 14% de la SAU. La SAU moyenne par exploitation agricole est passée de 26 hectares en 1988 à 39 hectares en 2000 (contre 42 hectares en moyenne nationale), soit une hausse de l’ordre de 50%. Les exploitations de montagne de plus de 100 hectares représentaient, en 2000, 8% des effectifs pour 35% de la SAU (contre respectivement 3% et 20% en 1988).

Cet agrandissement rapide des structures ne doit pas masquer le fait que 46% des exploitations (Notes et études économiques – n°25, août 2006) agricoles de montagne avaient, toujours en 2000, une superficie inférieure à 20 hectares (pour seulement 8% de la SAU). La part de la SAU des zones de montagne qui relève du faire-valoir direct (propriété) est passée de 54% en 1988 à 42% en 2000, ceci traduisant un développement du fermage, phénomène également constaté en plaine.

Parmi les 3,9 millions d’hectares de SAU relevant des zones de montagne, 71% correspondent à des Surfaces toujours en herbe (STH), 27% à des terres labourables et 2% à des cultures permanentes. La Surface fourragère principale (SFP) couvrait, lors du dernier recensement agricole, 90% de la SAU (Agreste, 2005). Si les zones de montagne représentaient le tiers de la STH nationale, elles couvraient moins de 4% des superficies de céréales, d’oléagineux, de protéagineux, de jachères, de cultures industrielles, de pommes de terre, de légumes et de vignes. Entre 1988 et 20004, la STH a faiblement reculé dans les zones de montagne (-2%) contrairement aux superficies de prairies artificielles (qui ont été transformées en prairies temporaires dont la hausse est de 54%) et aux céréales (Tableau 3).

Cheptel :

Compte tenu des conditions du milieu naturel, les zones de montagne sont principalement orientées vers les activités d’herbivores. En 2000, elles regroupaient ainsi 87% des brebis laitières françaises, 32% des brebis nourrices, 23% des chèvres, 22% des vaches allaitantes, 17% des vaches laitières et 11% des bovins mâles âgés entre un et deux ans (Tableau 4). Elles jouaient, en revanche, un rôle nettement plus modeste dans les productions de porcs (5% du cheptel de truies) et de volailles (3% des poulets de chair).

CONCLUSION

Le devenir de l’agriculture de montagne, qui exploite des milieux remarquables et intervient dans l’entretien des espaces montagnards, ne dépendra pas uniquement de la dynamique propre aux exploitations (gains de productivité, recherche d’efficacité, diversification des activités, etc.). Il dépendra aussi de plusieurs autres facteurs tels que : l’évolution du consentement à payer des consommateurs pour des produits alimentaires démarqués issus des zones de montagne ; le degré de protection du marché communautaire face aux importations de produits agricoles et agroalimentaires à bas prix en provenance de pays plus compétitifs .


VÊTEMENTS TRADITIONNELS DES PAYSANS ET / OU AGRICULTEURS DU PAYS DE SAULT

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Les différents habits portés aux XVIII ème et XIX ème siècles au Pays de Sault

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Godillots à clous et les sabots que l'on portait encore en 1920

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Liquettes

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Les tenues vestimentaires que portaient les femmes au Pays de Sault avant 1950

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Un petit tour sur la lingerie féminine que portaient nos ancêtres au Pays de Sault

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Vous avez la possibilité d'agrandir la photo en cliquant dessus

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L'HABITAT PAYSAN

 

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Certainement la plus vieille ferme inactive de Belcaire debout et dans l’état de 1950 : La Borde de PUEL à la Plaine

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MERLIN et son troupeau dans les années 1950

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Certainement la dernière ferme en activité et les dernières vaches au milieu du village de Belcaire.

Jean de PÉTÉTI prend sa retraite en 2010. Une page d’histoire de la vieille paysannerie Belcairoise se termine avec cet agriculteur formé par son père jusqu'au début 1970.

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A l'écart du village, étables en activités d’agriculteurs Belcairois

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Bergeries des pastous (berger) en activités à Trassoulas

Les nouvelles exploitations agricoles ont quitté le coeur des villages, une seule est encore en activité au coeur de Belcaire, mais pas pour très longtemps.

Le logement familial, bien que proche des bâtiments d'élevage, n'est plus intégré à l'étable comme cela se faisait au siècle dernier.

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Bergerie en activité 2009, au fond le Pic Saint Bartélemy          Maisons et dépendances d’agriculteurs retraités

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Habitation de Romain de Belcaire regroupée autour d’une cours avec l’étable (vaches), le paillé (herbe et paille), hangar (machines et outils agricoles)

L’étable qui se trouvait sous les habitations à cette époque, lieu de vie des vaches et autres animaux

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 Avant : Étable en activité en 2009                                       Après : Étable d’un agriculteur retraité 

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Abreuvoirs d’étable

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Cordage, jougs et nécessaire à l’attelage des vaches

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Une collection de cloches à vaches

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Nécessaire aux vaches, cordages divers, sur la photo de droite, se sont des "mouralh" sorte de panier que l'on met au museau des bêtes pour les empêcher de manger l'herbe lors des labours, se qui gênerait la progression de l'araire

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Objets divers, permettant atteler les bêtes et de les entretenir -- Crochets divers pour atteler la charrette -- Pots à lait. 
La maison du paysan et actuellement de l’agriculteur ou éleveur image190 image192 image194
Moulin à café et pots à saler
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Les poêlons -- le moulin à café -- le réchaud -- la balance
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Photo de gauche : Le frigo d’époque
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A l'époque il y avait beaucoup de vaisselle en terre cuite
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Photo de gauche : gourde d’un poilu 1914/1918 et pot à eau. Photo de droite : remarquez l’épaisseur des assiettes
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  cruches et moulins à café et ustensiles de cuisine
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Photo de droite, la cruche servant à mes grands parents lors des travaux des champs en été de 1920 à 1940
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Photo de gauche : la bombonne ayant servi à mes grands parents lors des travaux des champs  en été de 1950 à 1980
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Poure et pilon                                                   Soupière                                       Pot à eau

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Pots à lait – cruche

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Carafes - bouteilles - nécessaire huile & vinaigre

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Diverses vaisselles

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cliquez sur les photos si vous voulez les agrandir

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Une des rares cheminées Belcairoises restée comme il y a soixante dix ans.

La cuisinière blanche réchauffait mes petits os lors des hivers froids et rigoureux de 1950.

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Banc que l’on trouvait à côté du feu. Photo de droite, un pétrin où les Belcairoises pétrissaient et faisaient cuire le pain jusqu’en 1955

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La cuisine, lieu de vie de la maison avec la grande cheminée et les fours à pain de Trassoulas

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Chaudrons en cuivre pour la confiture et la cochonnaille

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Autres chaudrons et marmites en fonte d'époque

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Cocotte en fonte,       le coin du feu où les repas étaient mis à chauffer,       poêles

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Le trépied que l'on glisse au-dessus des braises dans la cheminée, les crémaillères, les soufflets et mourdaches. Cafetière avec filtre chaussette
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Les chopes en étain  et l'éclairage de l'époque, bougeoirs et la fameuse lampe "pigeon" que les ménagères ont tant astiqué

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Voilà différents modèles de barattes à beurre

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Pressoir et forme à fromage sert aussi de moule à beurre
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Placards et buffet à vaisselle que l’on trouvait dans les cuisines
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Tables de ferme

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Table vue à l’Ourza par mon ami Francis dans les années 1950. Les assiettes sont creusées dans la table

Nous prolongerons cet inventaire de meubles d'époque réalisé par "Gens de Belcaire" dans la seconde partie, car rien ne lui a échappé ...

J'aimerai vous montrer maintenant quelques photos prisent entre 1900 et 1950 de ces hommes et femmes qui vivaient de la terre au Pays de Sault, c'est ma façon de leur rendre hommage, je vous en présenterai d'autres aussi dans la seconde partie de ce reportage ...

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Le couple au labeur, ensemble il faisait vivre "l'oustal" (maison). La femme s'occupait de multiple tâches, tenue de la maison, de la basse-cour, du jardin, de l'éducation des enfants et elle trouvait le temps de travailler aux champs et à la forêt, surtout au moment des récoltes où il fallait beaucoup de main-d'oeuvre.

La photo a été prise le long de la D613 au pied du pic des Sarrasis dans les années 1940

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Photo de gauche, Jean-Baptiste Vergé, le grand-père, amène son fils et ses petits fils sur le char à boeufs. Photo de droite, récolte de la patate au pied du Pech à Belcaire

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Trois attelages pour le labour à Montaillou dans les années 20. L'araire est en fer façonnée par le maréchal ferrant, cela coûtait de 100 à 140 francs en 1910. Le bouvier tient une longue "agulhada" aiguillon solide muni d'un "ferralhat" (pointe métallique).

Le labour avec araire divise une pièce en "selhous" de la largeur d'une perche. La "rabattue" forme le bombement, la "curade" donne le creux du sillon.

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Le "râteau" pour ratisser le fourrage avant 1914, une femme conduit l'attelage de boeufs

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La retraite dans le monde paysan, il n'y en avait pas à cette époque. La grand-mère se rendait utile ici en maniant le râteau, jusqu'au jour où elle ne quitterait plus le coin de l'âtre, puis le lit. Et alors la mort viendrait vite.

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Le charroi des gerbes en août 1935 après la moisson pour les stocker sous le "couvert" ou le hangar. On commence toujours par l'avoine qui craint l'intempérie.

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Fouchac Jules menant l'attelage en 1911 à Quirbajou près de Saint-Martin-Lys au sud de Quillan. On aperçoit le village de Quirbajou qui est en impasse au loin à gauche.

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Les "montagnards" du "Pays-Haut" descendaient au "Pays-Bas" pour vendanger en septembre dans le Minervois et vers Rivesaltes

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Au Pays de Sault la vache devait être utilisée aux labours voire aux charrois. Ici en 1935 pâturages le long de la forêt de Callong entre Belvis et Coudons.

Les trois richesses du Pays de Sault à cette époque, les champs et pâturages, le bétail et la forêt  qui a pris le"pas" aujourd'hui.

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Jean Vacquié, dit "Pététi" et ses moutons à Camurac où il y avait les meilleurs ovins du Pays. La photo date probablement des années 50.

Dans le passé, deux ou trois cents troupeaux de 220 ovins pâturaient en Pays de Sault.

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Le grand-père aidé de ses chiens conduit son troupeau au pâturage à proximité du village.

En général, c'était "l'affaire" des personnes âgées, surtout ne prenoncez jamais le mot : retraité !

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La pomme de terre est devenue le légume primordial de l'alimentation. C'est la culture par excellence de la montagne grâce à sa prédilection pour la fraîcheur. Avec les patanes (patates) on engraissera les cochons, et on aura du lard et du jambon.

Le 15 octobre, date fatidique, toutes les pommes de terre, d'en haut et d'en bas doivent être rentrées.
Dans la seconde partie du reportage nous reparlerons de la "patane"

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Le paysan Belcairois près de l'âtre, après une dure journée de labeur passé aux champs.
Cette photo marque toute une époque passée, à suivre ...

Pour ne pas rater le prochain reportage de cette série, signé "Gens de Belcaire" :  L'AGRICULTURE DE MONTAGNE EN AUDE, 2 ème partie 

c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :

 

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 01:00
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Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé cinq articles avec des photos, qui sont étroitement liés à la vie au Pays de Sault. Je vais donc vous proposer ces cinq reportages intéressants, après avoir réalisé le montage et la mise en forme sur le site.

Voici, les sujets qui seront successivement présentés : "les maisons de bois", "l'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault", "Les cafés et épiceries de jadis à Belcaire", "l'agriculture de montagne en Aude" et "les moissons au Pays de Sault en Aude".

Si vous possédez des photos, par exemple de vos grands parents travaillant aux champs ou si vous voulez apporter des informations, témoignages, photos sur ces sujets, même après la diffusion je peux compléter l'article. C'est le moment d'ajouter votre pierre à l'édifice ... et de faire vivre votre patrimoine ! 


Contactez moi :    jp@belcaire-pyrenees.com

 

Voici le troisième reportage de la série, signé "Gens de Belcaire" LES CAFÉS ET ÉPICERIES DE JADIS A BELCAIRE - PAYS DE SAULT  :

 

 


Les cafés ALLARY  - BOUTEILLER  - BAYLE à BELCAIRE capitale du Pays de Sault

epiceries et cafes de Belcaire001 Le café ALLARY (à gauche au premier plan, où il y a l'enseigne) au coeur du village de Belcaire place de la mairie en 1905. La mairie est située face à vous, avec ses deux arches.

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Voici l'emplacement 104 ans plus tard de l'ancien café ALLARY, cette photo prise en 2009 pratiquement sous le même angle vous offre une très bonne comparaison d'AUTHENTICITÉ !

A gauche de la mairie vous avez la "Grande Rue"  en 1926 (elle a changé de nom rue de l'Oum aujourd'hui) voir la photo ci-dessous

epiceries et cafes de Belcaire002    Regardez bien cette photo de 1926 et comparez la avec les photos qui suivent datant de 2008 et 2010, vous comprendrez pourquoi j'insiste sur le caractère "AUTHENTIQUE" de cette région !

La voilà la Grande Rue en 1926 aujourd'hui elle s'appelle rue de l'Oum, sur la gauche vous aviez l'ancien hôtel café "La Bouteillère" qui appartenait à monsieur Bouteiller, juste après c'est la mairie et en face du café (à droite sur la photo), c'était l'épicerie Maury-Vergé qui sera rachetée par Émilien Caux, au centre de la photo tout au fond, on aperçoit le château ...

Quelques infos sur les personnages présents sur cette photo très connus à Belcaire : Floriane Caux me précise que la petite fille assise sur les genoux de sa maman Antoinette Vergé née Maury n'est autre que sa grand-mère Marie Vergé qui deviendra la femme d'Émilien CAUX l'épicier (je rajouterai qu'Émilien Caux était maire de Belcaire dans les années 1970, il est à l'origine de la construction du lac, de la venue de la TV dans les foyers, de la construction de la maison de retraite Mariapolis et qu'il était résistant au maquis de Picaussel et c'est lui que l'on a connu lors de notre première venue à Belcaire en 1972). Les épiciers Marie et Émilien CAUX eurent deux enfants Joseph l'aîné (les jeunes l'avaient surnommé Nestor) et Christian (papa de Floriane).

A l'extrême gauche assise, madame Martre est l'arrière grand mère de Françoise Ainié. ainsi que sa grande tante qui est debout sur la photo, Marie Martre qui était la soeur aînée du grand père Jean Martre.

Pour les Anciens, quand ils allaient à l'épicerie Marie CAUX, ils disaient : " on va chez Octavie" (grand-mère de Marie).

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82 années séparent la photo précédente et celle-ci prise en 2008 : Voici l'ancien hôtel café "La Bouteillère" qui appartenait à monsieur Pugens qui avait pour surnom "Bouteille", cette devanture est le témoignage d'une époque qui est à préserver et à classer, pas touche !! L'hôtel café était tenu par la fille Henriette Pugens.

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L'ancienne épicerie Vergé de Marie et d'Émilien CAUX à gauche. A droite, l'ancien hôtel café "La Bouteillère" qui appartenait à monsieur Bouteiller

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Belcaire, l'ancien hôtel café "La Bouteillère" en 2008

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Voici en 2010 l'épicerie de Marie et d'Émilien CAUX qui est fermé, souvenirs, souvenirs ...

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Les jeux de société aussi divers que variés, équipaient très souvent les cafés d'antan

Un café est un établissement de commerce où le personnel sert le breuvage du même nom, et aussi, en règle générale, des boissons alcoolisées. Les synonymes sont nombreux et varient selon l’ancrage culturel de leur public ou de leur implantation géographique : bar, bistrot, troquet, estaminet, etc. Ce type d’établissement est parfois joint à un restaurant ou à un débit de tabac.

Le café occupe dans de nombreuses cultures une fonction essentielle comme lieu de rassemblement collectif ou de détente individuelle. On s’y rend pour prendre un repas léger, vivre une rencontre, jouer à des jeux de société, assister à des conférences publiques, pour lire ou pour écrire.

 

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Belcaire, la D613 en 1900, le relais de poste sera transformé en garage voir la photo ci-après, des clients sont attablés devant le café hôtel Bayle

c'est une des plus vielles photos de l'Hôtel Bayle que je connaisse. Regardez bien la maison à droite, avec le balcon en fer forgé, et visualisez les photos suivantes, plus de 110 ans après elle n'a pas pris une ride ! AUTHENTICITÉ ! En 2010 elle est toujours la même.

Belcaire la recette des postes en 1908

Belcaire (la D613) la recette des postes en 1908 la maison à droite, au centre l'emplacement du garage est occupé par l'hôtel Bayle aujourd'hui, car à cette époque le café hôtel, ce n'était que la maison jouxtant le garage à droite.

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La terrasse de l'hôtel BAYLE à Belcaire en 1905
à droite à table, avec les moustaches et la casquette c'est l'arrière grand-père de Liliane Malet, Guilhaume Dieuzère

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Belcaire l'hôtel restaurant-bar Bayle en 2010, la maison de droite, avec le balcon en fer forgé, c'était la recette des postes en 1908, voir la photo d'époque ci-dessus

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Belcaire une autre vue de l'hôtel restaurant Bayle en 2010

epiceries et cafes de Belcaire012 En France, ce fut un négociant qui avait séjourné à Constantinople qui introduisit le café à Marseille vers 1644, mais ce fut seulement vers 1660 qu’il devint à la mode dans cette ville que Lyon ne tarda pas à imiter.

epiceries et cafes de Belcaire013 A Paris, un Levantin s’était établi, en 1643, dans une des petites boutiques du passage qui conduisait de la rue Saint-Jacques au Petit-Pont et y débita du café sous le nom de cahove ou cahouet ; mais cette tentative n’eut aucun succès. Ce fut seulement en 1669 que l’usage du café se répandit à Paris, grâce à l’intendant des jardins du sérail du sultan, Soliman Aga Mustapha Raca que Mehmed IV avait envoyé à Louis XIV comme ambassadeur extraordinaire et qui offrait à ses visiteurs du café dans des tasses de porcelaine fabriquées au Japon.

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Les cafés étaient parfois meublés de façon rudimentaire dans les petits villages, mais ils avaient le mérite d'exister !

Les cafés sont devenus très vite un centre de diffusion des nouvelles et actualités. Les cafés étant des centres de transmission des renseignements, les discussions intellectuelles y ont naturellement prospéré. Tout le monde avait droit à la parole dans les cafés, même s’ils n’étaient pas gentilshommes ou riches.

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Une vue d'ensemble d'un café jadis au mobilier austère

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L'ameublement classique que l'on trouvait dans tous les cafés de province à une époque pas si lointaine

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L'ÉPICERIE DE JADIS

Une épicerie était un commerce de détail de proximité de denrées alimentaires.

L'épicerie est un secteur d'activité lié à l'achat des denrées alimentaires sèches et appertisées (stérilisées) et à leurs ventes au sein d'un magasin .

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Une balance Roberval, des mesures en étain, des accessoires indispensables dans une épicerie

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Une balance pour les choses achetées en plus grande quantité

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Une vue d'ensemble de l'épicerie

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L'épicerie était autrefois un des lieux les plus importants du village. On y trouvait en effet de tout, du tabac à la droguerie en passant par le café et la mercerie. On découvre ici les objets et boites d'aliments que l'on pouvait acheter autrefois dans cette boutique essentielle à la vie du village.

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 Épicerie : son nom vient du Moyen Âge où la spécialisation des commerces était plus grande que maintenant. L'épicier vendait principalement des épices.

Les épiceries sont devenues de petits commerces de détails de produits alimentaires en complément des épices. Puis, l'épicerie s'est transformée et l'offre alimentaire est devenue prédominante. Elle est devenue un commerce, également appelé "magasin d'alimentation générale", vendant des produits d'alimentation secs, appertisés et frais (à l'exception de la boucherie) et accessoirement propose une gamme courte de produits de droguerie et de bazar.

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Les quantités étaient réduites au minimum, il n'y avait pas de stock, les produits périmés n'existaient pas tout était renouvelé trés régulièrement

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Remarquez que l'éco-emballage existait bien avant que l'on en parle ! On pouvait vous vendre des choses à l'unité !

Dans la seconde partie du XX ème siècle, l'épicerie à peu à peu abandonné son comptoir pour se convertir au libre-service, concept né vers les années 1912 aux États-Unis, où les clients se servent directement sur les gondoles.

Parfois l'épicerie cible une clientèle différente et se spécialise dans la vente de produits de luxe alimentaire et prend le nom d'épicerie fine.

epiceries et cafes de Belcaire033 Une traditionnelle épicerie avec sa balance Roberval toujours à porter de peser pour satisfaire le chaland

Souvent ouvertes tard le soir  ces magasins alimentaires de proximité jouent un rôle social important dans le paysage urbain. La plupart offrent l'essentiel des produits de première nécessité, ainsi que des fruits et légumes frais.

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Les intérieurs toujours modestes et propres où les parfums aussi divers que variés s'entrechoquent

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Le traditionnel comptoir de l'épicier

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On trouvait de tout, mais le strict nécessaire, l'indispensable !

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La balance Roberval, différentes graines et féculents étaient vendu au détail 

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Les fameux bâtons de réglisse que tous les enfants ont machouillé pendant des générations

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L'épicerie telle qu'elle était autrefois

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Meubles, outils et ustensiles sont les témoignages d'une époque "formidable".

Les prix sont généralement élevés mais, dans la mesure où ils ne sont pas toujours observés, il arrive que ce type d'épicerie se révèle concurrentiel face aux grandes enseignes locales (supermarchés ou hypermarchés), tout en demeurant plus cher que le hard-discount. Les clients utilisant ces magasins pour leurs courses habituelles sont rares mais de nombreux citadins, appréciant de trouver dans leur quartier un magasin de dépannage ouvert tard le soir et les jours fériés, y font régulièrement des achats.

 

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L'ÉPICERIE DIEUZÈRE DE MARINETTE ET D'ANGÈLE A BELCAIRE RUE DE LA CÔTE

Cette habitation était jadis l'épicerie de Marinette et d'Angèle, on distingue légèrement à droite de la baie vitrée l'emplacement de l'ancienne porte d'entrée de la boutique qui a été murée, souvenirs, souvenirs ...

Cette épicerie était installée avant 1950 au quartier de Ferrières et elle remplaça ici une boucherie. Le père d'Angèle, Baptiste Dieuzère faisait aussi des "tournées" avec son fourgon pour approvisionner les villages, les fermes et lieux isolés ce que l'on appelle communément "commerçant ambulant".

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L'ancienne boulangerie FERRIÉ juste à côté. Boulangerie que l'on a connu en 1972-1975

(Jean-Luc si tu retrouves quelques photos lorsque tes parents tenaient la boulangerie, nous en faire suivre par adresse électronique, merci)

Par le passé, avant les années 1950 environs, le boulanger se trouvait en face de la vitrine de l'épicerie Dieuzère, Liliane Malet précise : "Il y a toujours la double porte de la grange où se trouvait le four de monsieur JULIA".

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Voici ce qui était autrefois l'épicerie et commerce de vins d'Alfré GRAULLE et aussi distributeur d'essence à Belcaire, les pompes d'essence étaient situées sur la D613 à droite de la maison.

Les lieux sont aujourd'hui occupés par Mr & Mme GRAS les ex-bouchers de Belcaire qui avaient justement leur boutique en face et que nous avons connu en 1972, pour l'anecdote , je me souviens, que Mr Gras m'avait fait cadeau de cornes du bélier qu'il avait tué le matin.

epiceries et cafes de Belcaire074 La voici, l'ancienne boucherie charcuterie de Mr et Mme GRAS rue du Château à Belcaire

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A la UNE  :

Un boucher et une bouchère en retraite ayant contracté une maladie nouvelle au Pays de Sault : l’addiction au travail, maladie survenue à la fin du XX ème siècle auprès de nouveaux retraités

Hommage à Mr Gras Jean-Pierre l'ex-boucher à la retraite occupé à couper du bois, et Mme Gras dit Juju qui officie à la boulangerie, que je salue tous les deux.  

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La boulangerie pâtisserie actuelle de Belcaire sur la D613 (photo 2010)

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La voilà Mme Gras l'ex-bouchère dit "Juju" dans sa boulangerie.  Elle a repris du service, pas pour les effets procurés de l’autre coté du comptoir, mais pour une addiction au sucre. La boulangère titulaire constate des disparitions de sucreries. Le distributeur a été disposé hors de porté des enfants, mais a porté des mains de Juju. 

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   Ici, c'est la devanture rue du château, de l'ancienne épicerie  et commerce de vins d'Alfré GRAULLE, la majorité de habitants entraient par la cour, photo ci-dessus.

Juste à côté c'était la maison de la famille MAURY qui faisait du négoce en bois.

Madame Liliane Malet se souvient qu'il y avait d'autres épiceries installées à Belcaire jadis, mais dont leurs existences furent éphémères, comme l'épicerie "L'ÉTOILE" située rue Gardouch, un peu plus loin que la fontaine lavoir, sur la gauche, elle appartenait à la famille PUGENS. Puis, plus tard une autre épicerie s'est installée proche de la place de la mairie, elle s'appelait le "FAMILISTÈRE". Ces épiceries existaient entre 1935 et 1950, cela évoquera des souvenirs aux anciens qui ont vécu cette période. Dommage, nous ne possédons pas de photos de ces épiceries pour documenter le texte.

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     Aujourd'hui toutes ces épiceries et cafés disséminés dans le village de Belcaire ont disparu. De nouveaux commerces ont vu le jour, regroupés à l'entrée du village le long de la D613. On y trouve la boucherie, ici au premier plan, puis l'Office de Tourisme, puis un centre médical, et enfin,une construction regroupant : une épicerie d'alimentation générale, une petite librairie, un buraliste tabac et un coiffeur (Voir la photo ci-dessous). La boulangerie se trouvant un peu plus haut vers l'hôtel Bayle qui existe toujours avec son bar. 

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L'Office de Tourisme

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Le centre médical

commerces de Belcaire 02    Il reste une seule et unique épicerie de nos jours à Belcaire

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L'épicerie alimentation générale, produits régionaux, la presse ... etc. Et le salon de coiffure !

epiceries et cafes de Belcaire077 La perception de Belcaire

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Pour terminer voici la poste de Belcaire, qui se trouve prés du Foirail, elle est encore là, mais pour combien de temps !

Ah j'oubliai ! On ne pouvait pas finir ce reportage s'en vous montrer ce que beaucoup ignore ...

epiceries et cafes de Belcaire076 ... au château de Belcaire, juste après guerre (si je me trompe vous me corrigerez) on y fabriquait du fromage ! Et pas n'importe quel fromage : le camembert du Pays de Sault ! en voici la preuve :

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Les étiquettes authentiques des camemberts fabriqués à Belcaire après 1945

C'est Mr Camurac qui installa la fromagerie au château, sa principal production était la Tome des Pyrénées, traditionnelle ou à croûte noire.

Parmi les différentes fabrications fromagères on trouvait : "le St-Paulin", un petit camembert ainsi que" le Petit Montagnard", "le Prince des Neiges" et le "camembert du Pays de Sault". Les fromages étaient commercialisés jusqu'à Montpellier et sur les marchés régionaux.


Merci à "Gens de belcaire" qui a fait du bon boulot. J'espère que ce reportage vous a plu, on a essayé d'être le plus complet possible, et si vous avez des infos et surtout des documents photos, n'hésitez pas à me contacter à cette adresse mail :

jp@belcaire-pyrenees.com

Je peux toujours compléter les articles pour enrichir cette mémoire visuelle qu'est le web et pour partager surtout avec les AUTRES !! Des photos enfermées dans des boîtes ne servent à rien.

J'ai pris plaisir en réalisant le montage du reportage de l'ami "Gens de Belcaire", et je me suis fait cette réflexion qui m'avait déjà traversé l'esprit : on constate qu'à Belcaire (je précise que, pour les susceptibles, c'est un exemple parmi tant d'autres) et ce n'est pas si lointain, il y a 30 ans, il y avait 3 épiceries, 3 cafés, 2 garages, 1 tôlier, 1 boucherie, 1 droguerie, 1 buraliste et 1 boulangerie et tous arrivaient à subsister, comment en est-on arrivé là aujourd'hui, à cette disparition d'autant de commerces ? Le centre jadis névralgique de Belcaire proche de sa mairie comme le montre ce reportage, ne possède plus de commerces. Sans entrer dans le "jeu politique", heureusement que la commune fait de gros efforts pour maintenir des commerces indispensables et services comme un centre médical et vétérinaire sur place, ceux-ci regroupés le long la voie de passage qu'est la D613, comme le montre les photos ci-dessus, sinon cela serait une sacrée galère pour les habitants.

Depuis plusieurs années la désertification de certaines zones rurale