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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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20 janvier 2016

Bienvenue sur mon site, aujourd'hui je vous emmène dans une région de l'Aude qui en dépit de ses nombreux atouts et de sa forte identité, reste trop mal connue. Il s'agit du Bas-Razès, territoire vallonné viticole avec un patrimoine riche, dans un cadre exceptionnel, et c'est pour cette raison que je vous convie à découvrir le village d'Alaigne.

 

Un sympathique internaute, Jean-Claude Schmutz m'a proposé l'idée et son aide pour vous faire découvrir l'histoire d'un petit village du Bas-Razès : ALAIGNE. Il m'a bien aidé en me fournissant bon nombre de photos et documents relatant l'histoire de ce village, édités par des associations. Je me suis donc mis au travail et effectué des recherches de mon côté pour rassembler ici l'essentiel.

 

Si vous aussi, vous avez envie de faire découvrir votre village, écrivez moi et suivez l'exemple de Jean-Claude. 

 

 Je vous souhaite une bonne lecture et que cela vous donne l'idée d'aller y faire villégiature. L'Aude le vaut bien !

 

 

Le village d'Alaigne se situe à 88 km de Toulouse, 34 km de Carcassonne, 125 km de Béziers, 95 km de Narbonne, 116 km de Perpignan, 198 km de Cahors et 764 km de Paris.

Alaigne petit village médiéval du Bas-Razès.

Paysage aux alentours du village d'Alaigne que l'on aperçoit ici sur la droite en venant de Bellegarde-du-Razès par la D52.

Le Bas-Razès constitue un petit pays du piémont pyrénéen, il appartenait à l'ancien comté du Razès, puis à la vicomté de Carcassonne. Le village d'Alaigne fait partie des vingt neuf villages composant le Bas-Razès. Au point de vue ecclésiastique le Bas-Razès faisait partie du diocèse de Narbonne depuis le XIIIème siècle.

Le village d'Alaigne vu du lieu-dit chemin de "Bordère" situé au Nord-Ouest du bourg.

Blason du village d'Alaigne (dessiné par Tomkr). Ce blason est celui du dernier archevêque de Narbonne, Arthur Richard Dillon, né le 14 septembre 1721 à Saint-Germain-en-Laye, il décèdera à Londres le 5 juillet 1806, prélat français et fut le dernier archevêque de Narbonne.

Portrait de l'archevêque Arthur Richard Dillon (1721-1806) huile sur toile du XVIIIème siècle. On distingue sur ce portrait de Monseigneur Dillon la croix de commandeur de l’ordre du Saint Esprit attribué le 1er janvier 1776.

Voici une autre version du blason du village d'Alaigne

Le village d'Alaigne vu en arrivant de Belvèze par la D102.

Alaigne est un petit village médiéval situé au Nord-Ouest de Limoux.

Alaigne en occitan ou catalan s'écrit Alanha. Ses habitants sont appelés les Alaignois.

En 2012, le village comptait 343 habitants. En 1377, Alaigne devait être la localité la plus peuplée du Bas-Razès avec 32 feux.  En 1793, il y avait 520 âmes recensées et le nombre d'habitants le plus important fut atteint en 1891 avec 598 hab.

Le village d'Alaigne au fond, paysage viticole.

Les recherches sur la toponymie d'Alaigne, indiquent que le hameau primitif s'appelait Alanianum, qu'il s'est donc développé à partir du domaine d'Alanius. Le suffixe –anum est latin et non gallo-romain, comme son équivalent –acum, il est typique des colonies romaines et fut utilisé jusqu'au Vème siècle à l'époque des grandes invasions. Ce qui explique qu'il se rencontre surtout dans le Sud de la France dans l'ancienne Provincia et qu'il se trouve accolé à des noms latins et très rarement à des patronymes germaniques. On trouve le village cité sous le nom d'Alanban dans un document datant de 1257. On le trouve aussi sous d'autres noms, comme : Alanhano, Alagnan, Alanianum Inferius.

Un petit monastère de moines bénédictins "le couvent de Saint Pierre " s’installa au IXème siècle, l'an 883 à l'Ouest du village. Nous connaissons le nom de quelques prieurs : Arnaud (1173 ; 1186), Bernard Jordan (1191), Izarn d'Aragon, (1196 ; 1215) ; ce dernier, chanoine de Carcassonne et archidiacre du Razès, fut un prieur très puissant, avec des possessions jusqu'en Ariège ; il correspondait avec le pape Honorius III.

Sa pierre tombale serait, dit-on, dans le mur du cimetière.

Alaigne est un village circulaire formé d'anneaux concentriques, bâti au pied du Pic des Trois seigneurs, il est situé à 330 mètres d’altitude. Ce castrum, anciennement limité par des fossés et caractérisé par sa forme circulaire, fut fortifié aux XIVème et XVème siècles.

Presque tous les villages qui faisaient partie de l'ancien comté du Razès dont Limoux était la capitale, sont bâtis en rond, parce qu'ils datent tous d'une époque assez reculée, et qu'ils ont dû s'établir en état de défense dés le XIIème siècle, durant les longues périodes d'agitations dont le Languedoc a été trois fois le théâtre, aux temps des Sarrasins, des Albigeois et des Huguenots.

Centre du castrum, plan du village d'Alaigne.

 Le Bas-Razès est le pays des célèbres "circulades", ce sont des villages médiévaux construits en cercles concentriques autour du noyau central, avec une façade aveugle jouant le rôle de remparts comme ici à Alaigne. 

Pour ceux que cela intéressent, voici la liste des vingt neuf villages circulaires composant le Bas-Razès : Gaja, La Digne d'Aval, Pech Salamon, Villeneuve-les-Montréal, Donazac, Cambrieure, Loupia, Brézihac, Magrie, La Digne d'Amont, Lassère, Malras, Gramazie, Brugairolles, Escueillens, Fenouillet, Bellegarde, Villelongue, Ferran, Cailhau, Pauligne, Mazerolles, Lauraguel, Alaigne, Routier, Cailhavel, Malvies, Hounoux et Ajac. 

C'est une particularité quasiment unique en France, cet habitat rural du Bas-Razès en forme de cercle que l'on appelle "circulades". Au centre du dispositif, dans le plus grand nombre des cas, se situe une vaste place, où s'élevait au moyen âge, l'ancien château comme à Alaigne ou Malvies.

Entrée du village d'Alaigne, panneau de bienvenue.

On sait qu'au moins jusqu'au XIVème siècle, il existait un château, à cette époque il appartenait à l'archevêque de Narbonne. Dans le texte qui en parle, le village d'Alaigne dans son ensemble est désigné par le terme villa ou locus alors que le réduit fortifié central qui correspond à la "Place de l'Ancien Château" n°23 sur le cadastre du XIXème siècle, est appelé castrum. Dans ce même document, ce mot peut aussi prendre le sens de circonscription territoriale : in Castro sive castellania. Au bas Moyen Age, l'archevêque de Narbonne possédait donc à Alaigne "premièrement son propre château avec vergers contigus, l'église du dit lieu, la chapelle du dit château ainsi que la Devèze ; dans le château, devant la grande porte du dit château une maison avec étables au rez-de-chaussée et des greniers à l'étage ; près de la place du village, des planchers pour mettre la paille et le foin, une porcherie près du château, du côté de l'Est ; derrière le château, un local muré mais non couvert... ". Cette mention ne donne aucun renseignement sur les composantes même générales du château, ni sur la présence d'une motte. On peut penser par ailleurs que cette fortification centrale était entourée par un fossé dont des mentions ont pu être repérées dans un livre terrier de 1681. On y cite aussi le "patu auquel estait autrefois le chasteau". Il est donc admissible de penser que le château d'Alaigne a été détruit entre le XIVème et le XVIIème siècle.

Alaigne semble donc avoir été bâti autour de son château. Ce château dont il ne reste aucune trace occupait semble t'il d'après les textes, la place centrale du village, mais rien n'est moins sûr. Au XIIIème siècle, un acte de 1228 retranscrit par un prêtre, évoque Alaigne en ces termes "castellum, castrum et locum" que l'on traduit par "château, place forte et lieu". Un acte datant de 1173 dont la copie est parvenue jusqu'à nous, indique "le château d'Alagnan appartenant au vicomte Guillaume d'Alagnan".

À la fin du XIème siècle, une certain Arnaud Guilhem promet son aide à Guilhem Raimond, seigneur d'Alaigne, sauf contre la vicomtesse de Carcassonne. 

Dans le cartulaire de l'Ordre du Temple inventaire des actes de 1119 à 1150, on trouve, le dimanche 26 mars 1133 et le 8 avril 1134 Guillaume d'Alaigne donne à l'ordre du Temple un homme de Pauligne (certainement pour réaliser une servitude).

Le 2 novembre 1134 Guillaume d'Alaigne, vicomte, vend à l'Ordre du Temple la propriété pour un tiers d'un homme nommé Pierre Vassal, de Casalrevin. 

Notes : Casalrevin, localité disparue, commune de Magrie, Nom donné au XIXème siècle à un village ruiné, nommé Casal Revel sous l'Ancien Régime et Casal Revin au Moyen Age. A partir de 1134, les Vicomtes Guillaume d'Alaigne et Roger de Béziers cédèrent les terres de ce lieu-dit aux Templiers et aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem sous l'égide desquels le village de Magrie devînt une commanderie hospitalière en 1186. Le village nommé Casal Revel périclita dès le XIIIème siècle, mais abrita encore quelques familles jusqu'à la Révolution Française.

Ce seigneur Guillaume d'Alaigne apparaît sous l'orthographe de Guilelmus de Alaiano ou Aleniano.

En 1150, Guillhem de Palaiano est témoin d'une donation du seigneur d'Alaigne, Guillaume d'Alagnan, Vicomte de Sault, aux Hospitaliers de Saint-Jean, à Magrie. 

Le cartulaire des templiers de Douzens (Aude)  écrit en latin stipule que du 3 au 24 novembre 1159,  je cite : "Guilhem d'Alaigne et ses enfants confirment à la milice du Temple la donation qu'ils avaient faite autrefois d'une partie de leur "honneur" situé dans les "villae" et terroirs des Bernots, de Casalrevin, d' "Eisocias" et d'Espéraza, ainsi que de Raimond d'Eisocias demeurant à "Torrelas". Ils s'engagent par ailleurs à ne réclamer aucune redevance servile (servile servicium) dans cet "honneur".

Il est précisé à la fin de l'acte : Gillelmi Alanian et ses enfants Raymond Gauscberti et Gillelmide Alaniano et Eschairunie.

Un autre acte qui est le testament de Guilhem d' Alaigne qui partage tous ses biens entre ses deux fils "per medietatem equis porcionibus", on découvre qu'il s'agit de partager chevaux et cochons.

Le village d'Alaigne, l'église Saint Pierre vue de la rue des Remparts.

Au XIIème siècle, en 1173 une copie du XVIIème siècle mentionne "le château d'Alaigne". Après lequel acte est un autre acte de l'an 1173 par lequel Arnaud prieur d'Alaigne, Bernard de Fontazelles, Pierre Montmigro, Guillaume Moret, Guillaume de Flassan, Bernard Amire, Raymond de Baschau et Raymond d'Alaigne promirent fidélité audit Rougier vicomte de Béziers, pour raison du château d'Alaigne qu'ils tenaient de lui. Les seigneurs d'Alaigne et d'autres petits seigneurs locaux apparaissent comme les vassaux du vicomte de Béziers et de Carcassonne. Dans la première édition de l'Histoire Générale de Languedoc, on apprend que le "Château d'Alagnan" appartenait à "Guillaume d'Alagnan", vicomte de Sault, qui au mois de mai de l'an 1173 reconnut le tenir de Roger, par un acte daté de Fanjeaux, en présence du comte de Foix. En 1179, "Dame Escharonne et Roger Isarn son mari jurèrent au sieur Rougier, vicomte de Béziers, fidélité et hommage pour raison du château d'Alaigne et Montauld qu'ils tenaient de lui. Le château d'Alaigne semble correspondre à la fin du XIIème siècle à une des plus importantes places fortifiées de la région devant être le siège d'une importante famille seigneuriale : en 1173, Guillaume d'Alagnan est cité en tant que vicomte, en 1134, le même personnage était aussi muni du même titre. 

En 1292, le sixième jour des nones de juillet (2 juillet 1292), Philippe IV le Bel étant roi de France à cette époque, se tient à Limoux dans le grand cloître du couvent des Frères mineurs "in claustro majoris domùs fratrum minorum",  et dans la liste des personnes présentes il y a : le frère B. de Carrion, gardien des religieux de l'ordre de Saint-François de Limoux ; les consuls, Bernard de Bosc, Guillaume Assalit, Pierre Ségur, Pierre de Nègre et Pierre d'Alaigne qui participe à cette assemblée très importante pour la communauté de la ville de Limoux et le devenir de son peuple qui reçoit des libertés concédées par Guillaume de Voisins, chevalier, seigneur de Limoux.

Guilhem d' Alaigne  vicomte du Razès épouse en 1131, Braidimenda ou Brandimende fille du comte de Foix Roger III (+1148) et de Jimena de Barcelone.

Une autre source d'informations contradictoire mentionne, Guilhem d'Alion vicomte de Sault et baron de Niort marié à Braidimenda ou Bradimène de Foix en 1131 (Le Pays d'Alion échut au début du XIème siècle, à la branche cadette des comtes de Carcassonne).

Est-ce le même seigneur, qui devient par la suite seigneur d'Alaigne ? Apparemment oui. Il est toutefois difficile d'établir une généalogie faute d'archives. Si vous avez des infos, écrivez-moi cela m'intéresse.

Guillaume d'Alaigne inféode un hommage à un certain Guillelmus Amelii, contre une garde de deux mois par an à Monthaut, château pour lequel la famille d'Alaigne fait elle-même allégeance aux vicomtes.

Guillaume n'habitait pas le château d'Alagnan ou d'Alaigne, mais il avait sa résidence à Mont-Aliou (aujourd'hui Montaillou), sur les limites des terres du Razès, vers le pays de Foix. Comme il se faisait appeler "Vicomte Guillaume d'Alaigne", on a pu croire qu'Alaigne était une vicomté, alors que la vicomté était au pays de Sault. 

La collection Languedoc Doat dans le volume 40 n°19 f.84 fait état du testament de Guillaume de Alaiano en date du 4 décembre 1158.

 

Au XIIème siècle, le seigneur d'Alaigne semble faire partie de la haute noblesse puisqu'en 1134 et en 1173, il est présenté avec un titre de vicomte. Il pourrait alors être considéré comme le descendant d'une famille vicariale carolingienne qui, à l'époque des châtellenies indépendantes, se serait transformée en lignage indépendant. Le fait qu'Alaigne soit aujourd'hui chef-lieu de canton tendrait peut-être à prouver la même chose si on s'accorde à penser que la carte des limites cantonales correspond à peu près à celle des châtellenies du XIème siècle. On peut alors se demander si le castrum d'Alaigne ne serait pas apparu précocement dès la deuxième moitié du XIème siècle, du fait de son détenteur.

Le rôle géopolitique du castrum d'Alaigne, chef-lieu actuel de canton, a dû être déterminant tout au long du Moyen Age. Il semble avoir été jusqu'au XIIème siècle le siège d'une petite vicomté.

Le rôle politique d'Alaigne a dû être déterminant dans le cadre des relations féodo-vassaliques face aux Trencavels ou aux Barcelonais. On a déjà vu qu'en 1173, Arnaud prieur d'Alaigne, Pierre et Raymond d'Alaigne, en compagnie de sept autres personnages, promettent fidélité à Roger II Trencavel de Béziers "pour raison du chasteau d'Alaigne qu'ils tenaient de luy". En 1179, Dame Escharonne et Roger Isarn son mari, rendent hommage au même Roger II pour quatre localités, et fidélité et hommage pour raison du château d'Alaigne et de Montauld qu'ils tenaient de lui. Ce castrum a donc joué le rôle d'une petite capitale qui devait aussi aller de pair avec son importance démographique. En 1377, Alaigne devait être la localité la plus peuplée du Bas-Razès avec trente-deux feux.

Vers 1228, Aude de Fanjeaux, parfaite de renom, ouvrit à Alaigne, une maison d'hérétiques, chez Guillaume Arnaud des Arres.

A noter que j'ai trouvé une filiation issue du village d'Alaigne, en effet, sur la branche de Nègre d'Able (Pays de Sault), Jean Thimoléon de Nègre sieur de Gébetx, Montpied, Lacam, etc ; marié en 1665 avec Marie-Anne de Corneille ou Cornille (+1692) ; naquit de ce mariage douze enfants, dont, Marianne qui épousa un dénommé Jacques de Rieunègre habitant Alaigne.

En effectuant mes recherches, j'ai trouvé un autre seigneur ayant pour titre "baron d'Alaigne", il s'agit de messire LeGueux d'Alanha (Alaigne), c'est peut-être la preuve qu'après 1459 il y avait encore un seigneur au château d'Alaigne qui cohabitait avec l'archevêque de Narbonne qui lui gérait le diocèse.

Il faut savoir que dans les textes du Moyen-âge et en l'occurrence dans le livre Vert de Pierre de la Jugie archevêque de Narbonne, le terme seigneurie banale ou seigneurie noble est, un territoire dont le titulaire exerce des droits de puissance publique : pouvoir de justice, pouvoir de police, pouvoir de commandement. Le livre Vert mentionne "les droits de gîte et d’albergue", le droit d’albergue ou de gîte est le privilège des seigneurs de se faire héberger, eux-mêmes ou leurs gens, chez leurs vassaux. Elles peuvent être dues par des chevaliers ou par les communautés. Celles dues par les chevaliers et mentionnées dans le Livre Vert, figurent surtout dans les hommages prêtés à l’archevêque.

Pour résumer, qu'est-ce qu'une seigneurie pour un prélat au XIVème siècle ? Il a des possessions immobilières et foncières ainsi que des droits archiépiscopaux. Une seigneurie est une institution médiévale et moderne occidentale assurant l'encadrement économique et judiciaire des populations par un individu ou une personne morale n’exerçant pas nécessairement la souveraineté. La seigneurie est une réalité distincte du fief, qui est l'un des modes d'exercice de la seigneurie, avec l’alleu.

 

Voici quelques infos concernant le baron LeGeux d'Alanha :

Le baron LeGueux d'Alanha (Alaigne), Pair et Roy d'Armes de France, Comte de Gévaudan, Baron d'Alaigne (Alanha), Seigneur consort de Cazilhac, titulaire de la Grand-Croix du Languedoc, reçut tout d'abord la Croix militaire du Languedoc, le 24 mai 1454. Il fut ensuite anobli au rang de baron par Geoker, alors Comte du Languedoc, le 22 décembre 1454. Par la suite, il fut régent du Languedoc du 13 au 21 février 1455 puis du 15 au 22 avril 1455 avant d'être comte du Languedoc du 22 avril au 19 octobre 1455, règne dont la durée n'a pour l'heure pas été égalée en Languedoc.

Héraut de Languedoc (un héraut ou héraut d'armes est un officier de l'office d'armes, chargé de faire certaines publications solennelles ou de porter des messages importants) puis il sera puis Roy d'Armes. Il fut secrétaire d'État pour le Languedoc.

Il a épousé Paula Estèva, dite Polstephie, Sanchez Villa Lobos Ramirez, alors dame de Cazilhac (vassale de la baronnie de Ganges).

De cette union sont nés trois enfants. Les jumelles, Margarida Dulcia et Magalona Eufrasia, sont nées à Cauvisson dans la nuit du 5 au 6 mai. La première, rousse, juste avant la minuit, la seconde, brune, juste après. Un garçon est venu compléter la famille, quelques années plus tard, né en Vaunage, sur le manteau de Pair de son Père, ils l'appelèrent : Lop Guilhem.

Il a trouvé la mort dans un duel contre Cristòl de Sìarr (Chevalier de l'Ordre de l'Hospital de Saint Jean de Jérusalem, seigneur de Marmorières ), son filleul, alors qu'il était Roy d'Armes et censé se trouver en Provence pour y combattre la folie provençale. Les raisons de ce duel ne sont toujours pas connues.

Blason de LeGeux qui était aussi comte du fief comtal Gévaudan. 

Voici un certificat de succession nobiliaire, document datant du 6 mars 1458, concernant le baron LeGueux d'Alanha :

"Nous, Félix Barrauld, héraut d'armes royal sous le nom héraldique de "Mnémosyne", actons le décès de Sa Seigneurie LeGueux d'Alanha, Roy d'armes & Pair de France, Comte du Gévaudan, Baron d'Alaigne, Seigneur consort de Saint-Martin en Lavardin.

Vu les édits héraldiques ; Su les coutumes héraldiques ; Vu le testament du défunt ; 

Considérant que l'épouse du défunt, Paula Estèva d'Alanha (Polstephie), est vive ;

Nous décrétons que le fief comtal du Gévaudan, sis en province de Languedoc, revient en héritage à Paula Estèva d'Alanha qui pourra jouir de tous les droits contingents à la tenure dudit fief. D'ore en avant, Paula Estèva d'Alanha est comtesse du Gévaudan. Nous l'enjoignons à porter titre & armes de son fief & à remplir les devoirs y afférents.

Nous décrétons que le fief baronnal d'Alaigne (dit Alanha en Occitan), sis en province de Languedoc, revient en héritage à Paula Estèva d'Alanha qui pourra jouir de tous les droits contingents à la tenure dudit fief. D'ore en avant, Paula Estèva d'Alanha est baronne l'Alaigne. Nous l'enjoignons à porter titre & armes de son fief & à remplir les devoirs y afférents. 

Nous invitons Actarius d'Euphor, vicomte de Tornel, filleul du défunt, désigné exécuteur testamentaire à exécuter les autres volontés du défunt sur lesquelles notre juridiction n'a point connaissance. 

Donné à Paris, la veille des Nones de Mars (6 Mars) mil quatre cent cinquante-huit, au cours du règne de notre Sire le Roy Levan III ", (Lévan III de Normandie fut le roi de France entre 1452 et 1458).

 

Dans les minutes de la cérémonie d'allégeances au comte Klan l'Acier du 27 octobre 1459, il y a d'écrit ceci :

"Paula Estèva d'Alanha : "Nous, Paula Estèva d'Alanha, Épouse de Cristòl de Sìarr, renonçons ce jour, devant la présente assemblée, à tous nos titres et terres en faveur de notre fille Magalona-Eufrasia. Nous souhaitons nous retirer définitivement en l'Abbaye de Gellone où nous avons pris nos dispositions et où nous avons déjà nos quartiers.

Aimelina ayant été dotée par son père, Cristòl de Sìarr, et nos autres enfants ayant été rappelés auprès du Très-Haut, nous souhaitons léguer le Gévaudan, Alaigne et Mireval à notre fille désormais aînée. Nous savons qu'elle gèrera et chérira ces terres comme nous l'avons fait.

Il s'agit là d'une décision irrévocable, prise en accord avec les volontés de mon défunt époux et faisant suite aux décisions de mon époux actuel".

Prenons acte de la volonté formulée de vive-voix et en notre présence par Sa Grandeur Paula Estèva d'Alanha, comtesse du Gévaudan, baronne d'Alaigne, dame de Mireval de transmettre de son vivant les titres et terres du Gévaudan, d'Alaigne et de Mireval à sa fille Magalona Eufrasia, fruit de son union légitime avec feu Legueux d'Alanha ; conséquemment, considérant la majorité du donataire et la renonciation à toute noblesse de la donatrice et considérant les coutumes héraldiques et les lois héraldiques royales du neuf juillet de l'an de grâce mille quatre cent cinquante-huit révisées le six juillet de l'an de grâce mille quatre cent cinquante-neuf au chapitre relatif au lignage noble et à l'hérédité, décrétons que ladite Magalona Eufrasia jouit désormais de plein droit du comté du Gévaudan, de la baronnie d'Alaigne et de la seigneurie de Mireval, mouvants du comté du Languedoc, et de tous les droits, prérogatives, honneurs, préséances, privilèges, franchises, fruits et profits y étant attachés ; enjoignons la nouvelle comtesse à porter titres et à arborer armes de ses fiefs ; précisons qu'en vertu des coutumes et lois susdites, Paula Estèva d'Alanha abandonne par suite tout droit sur les fiefs ainsi transmis et retourne du fait du caractère totale de la cession à la roture. 

Rédigé et scellé à Montpellier le vingt-huitième jour d'octobre de l'an de grâce MCDLIX".  

 

Après la croisade des Albigeois, Alaigne fut donné en fief aux archevêques de Narbonne qui prirent en main les destinées du couvent de Saint-Pierre ; l'archevêque devint seigneur temporel du lieu ; le prieuré alaignois vit alors son influence décroître peu à peu, puis disparut vers le milieu du XIIIème siècle.

 

LE VILLAGE ALAIGNE SOUS LA BARONNIE DE L'ARCHEVÊQUE DE NARBONNE

 

Donc, avant la Révolution, Alaigne faisait partie avec Pieuse et Routier d'une baronnie de l'archevêque de Narbonne. Dès le XIIIème siècle jusqu'à la Révolution, les archevêques de Narbonne en furent les seigneurs.

Le premier bayle d’Alaigne cité pour les années 1330, l'archevêque Pierre de Nucibus, se fait surtout remarquer par son incapacité à gérer la baylie.

Puis la seigneurie d'Alaigne appartenait entièrement à l'archevêque Pierre de la Jugie (1319-1376).

Extrait d'une carte du diocèse de Narbonne datant de 1704, où l'on voit le village d'Alaigne (cercle rouge).

Cette carte a été éditée pour l'archevêque Charles le Goux de la Berchère (1647-1719). A la suite de la mort du cardinal de Bonzi, le roi lui donna l'archevêché de Narbonne le 15 août 1703. Ce fut lui qui, le 24 janvier 1708, en sa qualité de président, proposa aux États de Languedoc de faire rédiger à leurs frais une histoire complète de la province, ouvrant ainsi la voie à la publication entre 1730 et 1745 de l'Histoire Générale de Languedoc.

La présence de la seigneurie archiépiscopale dans la baylie d’Alaigne est stipulée dans le Livre Vert où les possessions réelles de l’archevêque sont relativement limitées. Il dispose d’un château susceptible de l’accueillir à Alaigne et à Pieusse. Ces résidences permettent à l’archevêque d’affirmer son autorité par des séjours au cœur de la baylie pendant lesquels il peut surveiller la gestion. Il les utilise aussi pour des villégiatures ou pour faire étape lors de ses déplacements. Les biens de l’archevêque sont plus immobiliers que fonciers. L’archevêque ne possède aucune parcelle cultivée selon le Livre Vert mais il détient en revanche des portions de saltus avec des droits réservés.

Le Livre Vert mentionne, qu'à Alaigne, il possède une maison dont le rez-de-chaussée est occupé par des stabula et l’étage par des greniers (graneria), près de la place un solier pour le foin et la paille et plus loin une maison pour les porcs. Des aires de battage sont à sa disposition à Alaigne, Routier et Pieusse, il possède aussi des moulins à Alaigne ainsi que quatre prés et cinq bois avec garennes de lapins.

L’ensemble des terres agricoles, les vignes sont aux mains des habitants, paysans ou pas, qui paient des taxes et redevances proportionnelles aux récoltes.

Les profits tirés de l’ensemble des formes de seigneurie de l’archevêque sont considérables. Ils assurent le train de vie princier de la cour archiépiscopale.

Le bayle est le représentant l’archevêque ; il exerce par délégation le pouvoir seigneurial. Il est chargé de veiller à la défense des droits du seigneur et notamment au recouvrement des droits et revenus. Et c'est Alaigne, qui centralise les recettes de toute la baylie, un vicaire Bernard de Arris et un clavaire Étienne Pomarède d’abord puis Raymond Perdigonis secondent le bayle. Des sergents assistent le bayle qui exerce une mission parfois dangereuse. Ils sont deux à Alaigne, un à Routier et un nombre indéterminé à Pieusse.

Toujours dans le Livre Vert on trouve des hommages rendus à l’archevêque, dans le château de Pia, par Guillaume d’Alaigne et Béranger de Viviers pour tout ce qu’ils tiennent dans le château de Pia.

Les séjours à Alaigne de l'archevêque Bernard de Farges neveu du pape Clément V (1311-1341), sont fréquents comme le montre le relevé des comptes. Il fait aussi largement profiter sa famille des ressources de la baylie. Son neveu Amanieu est à Alaigne du 13 janvier au 21 juin 1338, souvent en compagnie de l’archidiacre de Fenouillèdes et de Congia, germains de Bernard. Ils séjournent avec leur famille et des hôtes. Ils dépensent sans compter. Le bayle doit envoyer de la nourriture et du linge pour les déplacements du prélat et de ses proches, fournir des ânes, veiller à l’entretien des montures. D’importantes sommes d’argent sont utilisées pour régler les dettes de l’archevêque de mai à octobre 1337.

Blason de Bernard de Farges, archevêque de Narbonne du 15 mai 1311 à juillet 1341. La cathédrale de Narbonne renferme son tombeau.

 

Un inventaire de Gasbert de Valle (1297-1347), archevêque de Narbonne de 1341 à 1347 et camérier du Saint-Siège, qui fut camerlingue et, en cette qualité, géra toutes les finances de l'Église au XIVème siècle. Cet inventaire et le précédent donnent des renseignements très curieux sur l'orfèvrerie, l'ameublement et la vie économique à cette époque. Plusieurs manuscrits concernent Alaigne. Ils donnent avec une grande précision les dépenses du châtelain d'Alaigne en indiquant le prix de chaque objet, le détail des travaux exécutés avec le salaire des journées.

 

Village d'Alaigne, la rue principale des remparts.

Village d'Alaigne, la rue principale des remparts.

Village d'Alaigne, vestiges de l'ancien rempart ceinturant le bourg.

Village d'Alaigne, rue de la Place, comparez avec la photo ci-dessous datant de 1905.

Village d'Alaigne, promenade des platanes en 1905, même endroit que la photo ci-dessus, 110 ans plus tard.

Paysage, alentours du village d'Alaigne.

 

LE VILLAGE D'ALAIGNE

 

Ce village castral d’Alaigne en Bas-Razès, possède encore un pan d’enceinte du bas Moyen Âge d'environ  deux mètres de hauteur, en bon état de conservation ce qui a permis de réaliser des observations en mars avril 2004, afin de comprendre sa structure et la technique de sa réalisation. D’après l'étude réalisée et le mobilier recueilli, l’origine bas-médiévale des vestiges d’Alaigne ne fait pratiquement aucun doute, une anse de marmite typique du XIVème siècle a même été retrouvée. Une mention datant de 1196 constitue la plus ancienne attestation d'un mur lié à un fossé, on parle du "mur et cave dudit lieu". Cet acte de l'an 1196 par lequel Guillaume de Flassan vendit audit Isarn d'Aragon prieur, une maison qu'il avait dans Alaigne, confrontant d'autan la rue, de cers avec le mur et cave dudit lieu pour 300 sols melgoriens.

Le village d'Alaigne, l'ancienne boulangerie.

 

Le village d'Alaigne, autres photos de l'ancienne boulangerie.

Le village d'Alaigne, ancien rempart.

 

Le village d'Alaigne, chemin de Ronde.

Le village d'Alaigne côté Sud.

 

Le village d'Alaigne, chemin de Ronde.

Les vignes ceinturent le village d'Alaigne, ici côté Sud-Est en venant de Limoux par la D102.

  

Le village d'Alaigne, à gauche le haut de la rue de Malbourget. A droite, la rue de Malbourget.

Le village d'Alaigne en arrivant par la route de Villelongue au Sud.

  

Vieille maison du village en attente d'une rénovation.

Le village d'Alaigne côté Nord-Est, avec la chaîne pyrénéenne se détachant au loin.

  

Le village d'Alaigne, à gauche, place de L'Ourmeau face à l'entrée de l'église Saint Pierre. A droite, la rue de la Chapelle.

A l'entrée du bourg on peut encore voir les vestiges d’enceinte comportant la porte fortifiée dite de "Pépi" datant de la fin du XVème siècle, avec son cadran solaire, et la porte d’Arres du XVIème siècle.

  

A gauche, la porte de Pépi donnant sur la place du Château. A droite, l'autre côté, sortie par la porte de Pépi. Alaigne s'enorgueillit d'avoir gardé quelques vestiges de son passé, ce passé historique qui caractérise chaque village.

 

A gauche, la porte de Pépi donnant sur la place du Château. A droite, l'autre côté, sortie par la porte de Pépi. Par arrêté du 5 avril 1948, cette porte a été inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques. Cette porte est surmontée d'une tour contenant trois salles superposées. Le passage sous la tour est couvert d'une voûte plein cintre. En avant de l'arc plein cintre, la première voûte présente une fente à mâchicoulis que l'on voit sur la photo de gauche.

Ce blason, situé au-dessus du cadran solaire sur la porte de Pépi est celui de Monseigneur François Hallé, archevêque de Narbonne et seigneur d'Alaigne, de 1482 à 1492. Cet écu est encadré par deux pinacles à crochets et surmonté d'une accolade. Dans le langage héraldique on le définit ainsi : "rencontres de boeuf en 2 et 3  (saillants ?) et 2 croix latines en 1 et 4. En chef une croix tréflée Rencontre, (tête de face)  (mot masc.)". Remarquez que le blason est surmonté des initiales IHS en gothique c'est un monogramme christique. On peut voir aussi un autre blason sculpté dans le mur du presbytère, répertorié à l'inventaire des Monuments Historiques. C'est celui de Monseigneur François Guillaume de Castelnau de Clermont Lodève, archevêque de Narbonne et seigneur d'Alaigne de 1502-1507.

Blason de la famille François Hallé qui correspond bien à l'écu de la porte de Pépi.

  

Que représente ce blason situé sous le cadran solaire. Plusieurs hypothèses ont été émises. Serait-il un peigne à carder le lin ? On sait que cette culture était florissante au moyen âge. On le tissait, et les draps confectionnés à Limoux, d'excellente qualité, étaient exportés jusqu'à Constantinople. Ou serait-il l'arme parlante d'Alaigne ? Dans ce cas, ce serait une aile. L'on peut voir, en effet, au Musée des Augustins à Toulouse, un blason semblable du XIVème siècle, celui d'un moine basque, Jean de Alava ; son meuble, c'est-à-dire sa partie centrale, figurerait une aile, qui serait l'arme parlante de ce moine. Un des toponymes du village d'Alaigne fut "Alanha" ; il est plausible donc qu'une aile ait été choisie comme arme parlante ; à moins que ce blason soit celui d'un seigneur de la famille des Alaigne. "Alanha", "Alava", on remarque en effet, le préfixe "ala" c'est-à-dire "aile", dans chacun de ces noms. Il y a aussi un blason sculpté au-dessus de la porte du presbytère ; il est répertorié à l'inventaire des Monuments historiques. On ne sait trop ce qu'il représente, il rappelle un peu ce blason qui figure sur la porte de Pépi.

 

La Porte de Pépi constitue encore une entrée Sud dans le village. Elle est datable du XVème siècle et est assimilable aux portes-tours de certains castelmaux gascons qui, d'après B. Cursente, symbolisent les prérogatives communautaires face au pouvoir seigneurial. Par arrêté du 5 avril 1948, cette porte a été inscrite à l'inventaire des Monuments historiques.

Ce nom Pépi ou Pépy, est la forme occitane de Pépin, qui semblerait être un personnage de grande notoriété dans la région.

La clef de l'arc brisé d'entrée, au sud, est sculptée d'un cadran solaire et de deux blasons. On reconnaît l'écu écartelé de François Halle (1482-1491) (aux 1 et 4 d'azur à la croix d'argent, aux 2 et 3 d'or au rencontre de bœuf de gueules, surmonté d'une étoile à six rais) ; le même blason décore un tailloir, dans l'église de Peyriac-de-Mer (Aude).

  

A gauche, la porte d'Arres donnant sur la place du Château. A droite, l'autre côté, sortie par la porte d'Arres.

  

A gauche, la porte d'Arres donnant sur la place du Château. A droite, l'autre côté, sortie par la porte d'Arres. Cette porte n’est pas sans rappeler aussi l’origine du nom Arras venant du peuple celte Atrebate (en celte Adtrebates de Ad-treba-ti ceux qui habitent et possèdent le village). Cette similitude basque et celte est surprenante. 

Village d'Alaigne, détail de l'écu de la porte d'Arres. Cette porte d'Arres est située au nord du village. Elle est surmontée d'un écu, suspendu par un lien retordu ; les armoiries ont été effacées lors de la Révolution, il est difficile de la dater. Mais la suspension de l'écu par un lien retordu, l'apparente à ceux de la porte sud du même village (écus anciens du XIVème siècle) et non à ceux des évêques des XVème et XVIème siècles. Sa restauration, en 2005, a fait apparaître la date 1551 qui semblerait correspondre à une restauration antérieure.

Village d'Alaigne, en remontant le passage d'Arres. 

La porte d'Arres, situé au Nord du village est le seul vestige défensif encore visible dans ce secteur. Un écu ancien en grande partie martelé fait apparaître une date de 1551 qui semblerait correspondre à une restauration antérieure. Tout comme la porte de Pépi, la porte d'Arres permettait l'accès à la place centrale du village.

Ce nom Arres est un nom de famille. Comme dit plus haut, on sait qu'en 1228, Aude de Fanjeaux, parfaite cathare, ouvrit une maison à Alaigne, chez Guillaume Arnaud des Arres (Guillelmus Arnaldus Darras). Il pourrait alors avoir pour origine, les arrès (ou lapiès) qui sont des ciselures superficielles d'un relief karstique, résultant de l'érosion de la roche par le ruissellement de l'eau. En effet, le domaine des Arres, cité plus haut, jouxte la rivière du Sou, à l'Ouest d'Alaigne, dont le lit, profondément encastré entre les berges, laisse encore apparaître des roches blanchâtres, vraisemblablement calcaires, striées par endroits. 

 

Le village d'Alaigne, la place du château où chante l'eau d'une fontaine du second Empire.

 

Le village d'Alaigne, la fontaine sur la place du château.

Le village d'Alaigne, la fontaine sur la place du château.

Le village d'Alaigne vue en arrivant de Belvèze du Razès. 

Le village d'Alaigne, la fontaine sur la place du château.

Le village d'Alaigne, le café "La Galloise".

  

Le village d'Alaigne, l'église Saint Pierre.

L'ÉGLISE SAINT-PIERRE D'ALAIGNE

L'église est construite dans le village en référence au monastère cité plus haut, elle fut un temps la chapelle du château construite en bordure de la "circulade", ce qui explique que la place située au centre de la circulade s'appelle aujourd'hui : "place de l'ancien château".

L'église d'Alaigne, dédiée à Saint Pierre, jouxte le presbytère, elle est de style gothique languedocien, à nef large, facilitant l'évangélisation.

Le clocher date du XIème siècle, de forme carré avec une flèche de 28 m de haut, il a été remanié au XIVème puis au XIXème siècle. Les cloches datent de 1757.

La plus grosse cloche nommée Saint Pierre d'une hauteur de 90cm pour un diamètre de base de 83 cm, elle est décorée sur un coté d'une croix avec vingt-et-une fleurs de lys.

Sainte-Anne est le nom de la plus petite. Elles datent du XVIIIème siècle. Elle a été cassée, et refondue entre 1773 et 1777 (H. Castel).

Cette église daterait du XIVème siècle ; cependant, dans "Archéologie du Midi médiéval, tome 4 -1986" qui donne un extrait de la collection Languedoc Doat du volume 5 f.185, on peut lire : "1129 : Ecclesia Sancti Petri de Alaniano" ; n'était-ce, qu'une chapelle à l'époque du château seigneurial ?

Le premier centre paroissial était autrefois plus haut vers le cimetière.

Il faut savoir qu'à la fin du XVIème siècle, Alaigne a été occupé par les protestants.

  

A gauche, l'église Saint Pierre vue de la rue de la Fontaine. A droite, l'église Saint Pierre vue de la rue du chemin de ronde.

La position de l’église du XIVème siècle est bâtie sur un schéma idéal : l’axe de l’édifice suit un rayon tracé à partir du centre. Elle a été remaniée au XIXème siècle.

Au XVIIIème siècle, elle était moins longue que celle que nous connaissons aujourd'hui. Elle fut restaurée à partir de 1869 ; en 1872, une décision du Conseil municipal stipulait : "Détruire l'ancien clocher qui menace ruine".

Lors de la restauration en 1869, l'inventaire fait mention d'un tabernacle en bois doré en mauvais état, et de mobilier en marbre de Caunes. L'église démolie n'était pas grande et ne comportait que le chœur et la nef. Lors de la reconstruction de l'église, comme en attestent les devis et factures datant de 1869 à 1876, deux chapelles ont été ajoutées de chaque côté de la nef, les cinq autels furent recouverts de placage de marbre blanc et des grilles en fonte dont certaines existent encore ont remplacé dans le chœur la table de communion en marbre, ces grilles séparent les chapelles de la nef.

La fin des travaux de restauration date en partie de janvier 1873 ; l'église restaurée apparaît alors agrandie du chœur, de deux chapelles, avec des vitraux modernes et surmontée du clocher à flèche actuel.

L'église fut consacrée en 1878 et baptisée St Pierre es liens. Le récit de la vie de Saint-Pierre se trouve décrite dans les vitraux de la nef. Nous trouvons une grande nef sans piliers bordée de quatre chapelles, à droite : Notre- Dame de Lourdes et l'enfant Jésus de Prague, puis Saint- Joseph ; à gauche : Notre-Dame de la Saiette, et le Sacré-Cœur avec le monument aux morts.

Alaigne, l'église Saint Pierre, le transept avec ses chapelles latérales et le choeur.

L'arc triomphant porte les armoiries de Mgr Dillon archevêque de Narbonne de 1763 à 1790. Que vous pouvez voir aussi sur la photo précédente au-dessus du choeur.

  

A gauche, le transept avec l'entrée de l'église et au-dessus, le balcon. A droite, la chaire du XIXème siècle.

Balustres en marbre de Caunes Minervois bordant l'autel.

Le chœur a été restauré en 2007 à la suite des travaux de restauration de l'église qui ont commencé en 2004. L'autel tombeau est en marbre de Caunes ainsi que les balustres et la table de communion. L'arc triomphant porte les armoiries de Mgr Dillon archevêque de Narbonne de 1763 à 1790, le Razès faisait partie de son évêché. Il porte l'inscription "DUM SPIRO SPERO" : "tant que je respirerai (je vivrai) j'espèrerai"... avec la croix archiépiscopale, chapeau de sinople, cordon de l'ordre du Saint Esprit. On retrouve le même blason à Pieusse et à Gruissan. En 2013 la voute du chœur a été restaurée à l'identique.

La restauration de la toiture a été entreprise en 2005 et la restauration intérieure doit se poursuivre dans les prochaines années.

On y a inventorié de remarquables objets de culte (calice, patène, ciboire, ostensoir), ainsi que deux bénitiers du XVIIIème siècle, en marbre rouge de Caunes.

 

Village d'Alaigne, l'église Saint Pierre.

Village d'Alaigne, le clocher de l'église Saint Pierre.

L'église Saint-Pierre possède aussi une croix-reliquaire en argent de 1792, contenant les reliques de Sainte Julie. Son pied est ovale et décoré d’acanthes. D’un côté est représenté le Christ crucifié, de l’autre, la Vierge, les mains jointes. Le reliquaire est placé aux pieds du Christ. Plusieurs inscriptions y sont apposées : "A. L’EGLISE. DE. LAIGNE" (sous le pied). "Sa JVLIA" (au-dessous du reliquaire), Poinçon de maître (initiales) "MFL" (Martin-François Luxembourg, maître-orfèvre de Limoux, décédé en 1686), Poinçon de ville "L couronné" pour la ville de Limoux. 

La chaire du XIXème siècle réalisée par Mr Jean Cassignol est bien décorée, elle est en marbre blanc polychromé.

Le chemin de croix a été érigé le 14 février 1874, la croix "via çrutis" est genre gothique, les tableaux en terre cuite.

De nombreuses statues ornent l'église Saint-Pierre, elles ont été offertes par des familles du village. Elles ont été réalisées pour la plupart par la manufacture Giscard de Toulouse entre 1855 et 2005. Elle était dépositaire officiel des statues de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus. Dans le chœur il y a les statues de : Saint Jean, Saint Paul, Saint Pierre, Saint Marc. Dans la nef : Sainte Jeanne d'Arc, Sainte Germaine, Saint Antoine de Padoue, Sainte Thérèse de l'enfant Jésus.

Les vitraux ont été réalisés par Louis Victor Gesta en1869 lorsque l'église a été agrandie par deux chapelles dans la nef, une dédié à la Sainte Vierge, l'autre à Saint Joseph. Louis Victor Gesta, est né le 26 septembre 1828 à Toulouse où il est mort le 6 septembre 1894.

 

 

Les vitraux éclairant le choeur de l'église Saint Pierre. Ils relatent la vie de Saint Pierre : Saint Pierre renie par 3 fois Jésus, Saint Pierre sans liens, Saint Pierre pêcheur d'hommes. Les vitraux ont été réalisés par Louis-Victor Gesta en1869. Il était peintre-verrier français, fondateur de la manufacture de vitraux Gesta qui, aux dires de son fondateur, décora entre 7000 et 8500 églises. Sa résidence, lieu d'exposition et manufacture existe toujours, en partie, il s'agit du "Château des Verrières" à Toulouse.

  

Les vitraux éclairant le choeur et chapelles de l'église Saint Pierre. Celui de droite éclaire la chapelle de la Vierge, il comporte deux scènes ; La vierge confiant le rosaire à Saint Dominique, et l’Annonciation.

Vitrail de la chapelle Saint Joseph représentant : La mort de Joseph, entouré de Jésus et de Marie. Bienheureux ceux qui meurent dans le seigneur. Et il leur soumit.

  

Vitraux en rosace, celui de gauche représente : Saint Roch né et mort à Montpelier et celui de droite, Sainte Anne. 

  

Le vitrail de gauche représente : Le cœur de Jésus brûlant d’amour et celui de droite : Le cœur de Marie transpercé d’un glaive selon la prophétie du vieillard Siméon.

  

Le vitrail de gauche, représente : Saint Jean L’Évangéliste. Le serpent sortant de la coupe rappelle l’épisode de la Coupe empoisonnée à Ephèse. Celui de gauche : Saint Jean-Baptiste, considéré comme le dernier prophète. Il annonce l’agneau de Dieu. Sur l’oriflamme : Agnus Dei.

  

Le vitrail de gauche, représente : Sainte Anne et celui de droite : Saint François d’Assise 1181-1226. Il présente ses stigmates rayonnants.

Ce vitrail représente : La Vierge Marie et l’enfant Jésus.

Classés au Monuments Historiques ou répertoriés, on a : le maitre-autel et la table de communion en marbre rouge du XVIIIème siècle, deux croix de sépulture à la main bénissant du XVIème siècle et deux bénitiers en marbre de Caunes. Ainsi que, la croix reliquaire de Sainte Julie du XVIIème siècle et deux calices et patènes fin XVIIIème siècle.

Le village d'Alaigne, le Chemin du Moulin.
Le village d'Alaigne, le Chemin du Moulin.
  

Le village d'Alaigne, deux photos du chemin du Moulin.

Le village d'Alaigne, ancien moulin avant sa restauration. Situé au Nord-Est du village, ce moulin, au dire de certains, ne serait qu'un ancien pigeonnier. Or, c'est le vestige d'un moulin à blé, datant du XVIIème siècle. Il est en effet répertorié en temps que "moulin" sur les plans cadastraux napoléoniens. A cette époque, il aurait eu un toit plat, pivotant, afin de permettre l'orientation des ailes par rapport au vent ; au XIXème siècle, ce toit aurait été remplacé par un toit pointu.

Le village d'Alaigne, ancien moulin en restauration au pied de la nouvelle poste.

  

Le village d'Alaigne, ancienne croix derrière le cimetière, route de Bellegarde. La croix est posée sur un socle qui serait un bénitier renversé et pourrait être un des vestiges du monastère de Saint-Pierre.

Le village d'Alaigne en arrivant de Belvèze du Razès.

Le village d'Alaigne en arrivant de Belvèze du Razès.

Le village d'Alaigne en arrivant de Belvèze du Razès, ancien pressoir. En arrière-plan ‘’le pech des Trois Seigneurs’’ (altitude de 443 m, un somptueux panorama à 360°, au point culminant nord de l'éperon formé par la crête de Monthaut dans la dépression du Bas-Razès, avec un chemin de randonnée et une table d’orientation inaugurée en 2010, (Carte de la Série Bleue : 2246 E, Topo Guide ‘’L'Aude Pays Cathare à pied’’) à ne pas confondre avec le pic des Trois Seigneurs en Haut-Couserans dans le parc naturel  de l’Ariège sommet des Pyrénées qui culmine à 2 199 m.

Le village d'Alaigne en arrivant de Belvèze du Razès. Ces beaux vignobles sont ceux du versant sud du massif de la Malepère.

Le village d'Alaigne, en arrivant de Fanjeaux par la D102. 

Le village d'Alaigne, en arrivant de Fanjeaux par la D102. 

De Bellegarde à Monthaut puis Alaigne par la D52.

Le village d'Alaigne, jardin de rêves.

Paysage alentours du village d'Alaigne.

Paysage de vignobles sortie du village d'Alaigne.

 

LES RUINES DE LA CHAPELLE SAINT ROCH

L'Association des Amis du Patrimoine alaignois va entreprendre la remise en état de cette petite chapelle Saint-Roch tombée en ruines et se trouvant proche du cimetière. Cet édifice a été construit vers 1870 par les demoiselles Coste, châtelaines du village, qui en ont fait leur sépulture et qui sont toujours enterrées en ce lieu. Auparavant, elles en avaient fait don à la famille Boyer, d'Alaigne.

Le village d'Alaigne, les ruines de la chapelle Saint Roch.

Le village d'Alaigne, les ruines de la chapelle Saint Roch en cours de restauration.

Voici quelques photos anciennes qui feront plaisirs aux amateurs nostalgiques :

Le village d'Alaigne, la place du château en 1905.

Le village d'Alaigne, la promenade des platanes en 1905.

Le village d'Alaigne, autre photo de la promenade des platanes en 1905.

Le village d'Alaigne, la place de la poste en 1905.

Le village d'Alaigne, la place de la République avec sa fontaine en 1905, à laquelle on a rajouté un bassin de nos jours et la place a été rebaptisée place du château.

Le village d'Alaigne, l'école et la mairie en 1910.

Le village d'Alaigne, autre photo de l'école et la mairie en 1905.

Le village d'Alaigne, les écoles en 1905.

Le village d'Alaigne, l'église Saint Pierre en 1905.

Le village d'Alaigne, une vue intérieure de l'église Saint Pierre en 1910.

Le village d'Alaigne, vue aérienne en 1950.

Le village d'Alaigne, quatre vues aériennes en 1955.

Le village d'Alaigne, vue aérienne en 1955.

Le village d'Alaigne, vue aérienne en 1955.

Le village d'Alaigne, vue aérienne en 1980.

Le village de Belvèze-du-Razès, situé au Nord à 3km d'Alaigne, en 1905.

Le village de Belvèze-du-Razès, situé au Nord à 3km d'Alaigne, l'église en 1905.

Le village de Routier, situé à 3,5 km à l'Est d'Alaigne, l'avenue d'Alaigne en 1905.

Zoom sur la photo précédente peut être reconnaîtrez vous des ancêtres.

 

Merci encore à Jean-Claude Schmutz pour nous avoir fait découvrir ce village qu'il adore et surtout pour sa collaboration.

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale : La baylie d’Alaigne d’après les sources locales du XIVème siècle par Marie-Laure Jalabert.

- Cartulaire général de l'Ordre du Temple 1119-1150.

- Cartulaire des Trencavel. Analyse détaillée des 617 actes datant de 957 à 1214 par Joseph Dovetto.

- Archéologie du Midi médiéval : Une forme de villages médiévaux concentrés : le cas du Bas-Razès (Aude) par Dominique Baudreu.

- Livre vert de l'archevêché de Narbonne, Carcassonne.

- "Si Alaigne m'était conté" par Claudie Roland, cet ouvrage est disponible auprès de l'association " Les Amis du patrimoine d'Alaigne".

- Alaigne église Saint Pierre es Liens, document rédigé par un collectif de la paroisse  et édité par la mairie. Ce document est mis à disposition dans l’église Saint Pierre es Liens.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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commentaires

Rolland Claudie 27/01/2016 16:12

Bonjour JPierre; je viens à peine de découvrir votre site et le charmant commentaire illustré de mon beau village d'adoption, Alaigne; j'en suis reconnaissante à JC Schmutz qui m'a donné la référence; je tiens à vous remercier au nom de tous les alaignois pour cette remarquable présentation qu'illustrent à merveille les photos de JClaude; Claudie.

Berdot Lydia 27/01/2016 14:08

Un grand merci, j'apprend toujours qlq chose avec chaque reportage et surtout le plaisir de pouvoir y revenir pour approfondir et revoir ces magnifiques photos.

Martine Cabanne 20/01/2016 14:03

Quel beau reportage Jean-Pierre, travail toujours aussi "pointu" & merveilleuses images, que du bonheur à te lire et à découvrir nos villages audois.
Un grand merci aux" petites fourmis" pour toute l'aide qu'elles t'apportent.
Bonne & heureuse année avec encore beaucoup de découvertes, amicalement,
Martine.
Martine

schmutz 20/01/2016 13:33

Quel merveilleux travail! Du peu d'informations que je t'ai envoyées et de ces quelques photos, tu transmets à tes lecteurs tous les sentiments qui nous envahissent lors de nos escapades dans ce beau pays de l'Aude, dès lors que l'on prend un peu de temps pour admirer, pour rencontrer les habitants, pour parcourir leur histoire. Alaigne méritait bien notre attention, merci de tout cœur d'y avoir consacré tout ce temps. Je continuerai, pour répondre à Yves, ci-dessous, de te faire parvenir mes photos dans la mesure ou elles sont bien identifiées, qui le moment venu alimenteront tes pages historiques, il n'y a pas mieux pour les mettre en valeur. A bientôt JC

BRAGA NADINE 20/01/2016 10:54

super cela fait dix ans maintenant que nous allons à Joucou pratiquement une ou deux fois par an et nous ne connaissons pas ce lieu. Nous arrivons vendredi et je pense que nous allons découvrir ce village d'autant qu'un grand beau temps est annoncé.
Merci de nous faire partager, comme toujours, ces articles riches en découvertes.

cambon yves 20/01/2016 07:34

bonjour jean pierre

encore une belle histoire de pays Ce que j'aime chez vous c'est nous aider à découvrir les lieux les villages autres endroits et leur histoire :
toute cette FRANCE et surtout cette " occitanie " qui n'est pas répertoriée dans les guides touristiques vert ou autre couleur
il me vient une idée serait il possible grâce à la masse de connaissance et info que vous avez amassée de créer un genre de répertoire
qui servirait de base à nos promenades et que chacun pourrait vous aider à alimenter de photos, d'informations diverses, de points de restaurations
et peut être aussi permettre des contacts pour des recherches généalogiques

je ne sais pas si mon idée est bonne et surtout réaliste mais il y a tellement de choses à voir et nous passons à coté par manque d'information
au plaisir de lire votre prochaine article