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  • : www.belcaire-pyrenees.com
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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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15 février 2016

Voici un reportage un peu particulier qui vous ne laissera pas indifférent et qui va très certainement vous intéresser. Cela faisait un moment que je voulais traiter ce sujet qui a trait aussi au patrimoine, c'est chose faite. Je vous laisse découvrir ce qui passionne certains lors de leurs randonnées. N'hésitez pas à laisser vos commentaires, je vous souhaite une bonne lecture et que cela vous donne l'idée de bonnes balades. Ce reportage est évolutif, car je rajoute en fin de reportage des infos et des photos que les internautes continuent à m'adresser lors de leurs découvertes, qu'ils en soient remerciés. 

 

FLEUR DE LYS GRAVÉE SUR UN CŒUR DE PIERRE

HISTOIRE DES PIERRES GRAVÉES FLEURDELISÉES, BORNES GRAVÉES 

Fleur de lys et numéro du secteur, gravés sur le rocher délimitant une forêt royale.

Vous avez tous entendus parler de bornes routières royales ou milliaires, de bornes frontières ou encore de bornes des forêts royales partout en France. Ce reportage sera surtout consacré à ces dernières, les bornes délimitant les forêts royales en Ariège et dans l'Aude. Je dirai quand même un mot sur les autres bornes de cette même période de notre histoire, à la fin de ce reportage qui se veut sans prétention.

Au hasard de vos promenades en forêt, vous pouvez trouver parfois d’étranges marques faites sur des roches ou sur des pierres dressées comme des croix pattées, fleurs de lys, blason seigneurial, armes du Roussillon ou autres symboles.

La fleur de lys est un symbole marial pré-héraldique, elle est devenue à partir du Moyen Age, d'or sur champ d´azur, l´emblème de la royauté française. Il s´agit également de l´un des plus anciens emblèmes au monde. En l'an 2 révolutionnaire, c'est-à-dire le 4 juillet 1793, toutes les fleurs de Lys évoquant la royauté et la religion sont proscrites. La majorité des fleurs de Lys seront burinées.

 

Zone où se situe cette aventure de passionnés.

Savez vous qu'il y a des passionnés qui partent à la "chasse au trésor", leur trésor c'est rechercher et trouver ces bornes fleurdelisées uniquement pour le plaisir, de les prendre en photo et de les répertorier à leur tableau de chasse. Ces Sherlock de la randonnée se sont fixés un but non lucratif, alliant plaisir et passion, pourquoi pas.

Ces Sherlock peuvent m'écrire et m'envoyer leurs photos je me ferai un plaisir de les rajouter à ce reportage. Si vous détenez des infos sur ces bornes royales partagez vos infos.

 

DÉCOUVERTE D'UN PATRIMOINE SECRET DE L'AUDE

 

Extrait de carte IGN, sentier du Basqui près du village de Comus, le long de ce sentier il y a de nombreuses fleurs de lys gravées sur la roche, voir les photos ci-après. Pour plus de détails, ce sentier a déjà fait l'objet d'un reportage randonnée voir ICI.

On peut retrouver des indications de rochers marqués d'une fleur de lys ou d'une croix le long du sentier du Basqui sur les feuilles cadastrales, comme ici, pour le village de Montségur (Ariège). J'ai grossi volontairement l'indication en rouge.

Après avoir interrogé différents services de l'ONF, de l'IGN, et les archives départementales de l'Aude et de l'Ariège, il n'existe pas à proprement parlé de carte d'implantation de ces bornes royales. Il existe aux AD des cartes d'arpentage datant de 1730, si j'ai l'autorisation de les publier, je vous en présenterai quelques unes à la fin du reportage.

Sentier du Basqui (carte ci-dessus), fleur de lys gravée sur la roche au point B le long du torrent.

Sentier du Basqui, zoom sur la fleur de lys gravée sur la roche au point B le long du torrent.

Sentier du Basqui, fleur de lys et le numéro du secteur, gravés sur la roche au point A le long du torrent.

Sentier du Basqui, une autre fleur de lys repérée, gravée sur la roche le long du torrent.

Autre photo du sentier du Basqui, encore une fleur de lys gravée sur la roche le long du torrent.

Autre photo du sentier du Basqui, fleur de lys gravée sur la roche le long du torrent.

Autre photo du sentier du Basqui, zoom sur la photo précédente, fleur de lys gravée sur la roche le long du torrent.

Extrait de carte IGN, forêt au Nord du village de Prades (Ariège) voir photos ci-après, des découvertes de Catherine Cavernes.

On peut retrouver des indications de rochers marqués d'une fleur de lys ou d'une croix sur les feuilles cadastrales, comme ici pour le village de Prades (Ariège). 

La barre rocheuse de Scaramus près du village de Prades (Ariège).

 

Vous voilà au pied du rocher gravé d'une fleur de lys au rocher de Scaramus à coté de la croix de la Reine Margaux (que l'on aperçoit sur la photo de gauche). Étonnant de graver une fleur de lys à cet endroit et surtout bravo pour la trouvaille ! Cliquez sur les photos pour agrandir.

Zoom sur le rocher de Scaramus. On a du mal à distinguer la sculpture d'une fleur de lys mais elle est bien là ! 

  

Au font d'Andouze au Pla des Sept Cases au dessus de celle de l'Ourza. Cliquez sur les photos pour agrandir.

Zoom sur la gravure de cette fleur de lys au font d'Andouze au Pla des Sept Cases.

Toujours dans le même secteur, au pic de Fourcat (altitude 1929m) situé au Nord-Ouest de Prades (Ariège), rocher sculpté d'une croix d'Aragon faisant office de borne royale.

 

Photo de gauche, un rocher qui recèle une sculpture ! A droite, ce rocher gravé d'une fleur de lys dans la forêt Pla des Sept Cases (1521m) à l'Ouest du village de Prades (Ariège). Le départ du chemin de randonnée qui y mène se situe au col de Marmare sur la D613 (1361m). Cliquez sur les photos pour agrandir.

  

Autres photos de ce rocher gravé d'une fleur de lys dans la forêt Pla des Sept Cases (1521m).Cliquez sur les photos pour agrandir.

  

A gauche, ce rocher peut vous paraître anodin, et pourtant sur une de ses faces, il faut être observateur ...à droite sur le dessus de ce rocher, il y a une grande fleur de lys gravée. Cette borne est située aussi en lisière de forêt au Pla des Sept Cases à l'Ouest du village de Prades (Ariège). Cliquez sur les photos pour agrandir.

 Sur cette photo on distingue mieux la gravure fleur de lys de cette borne est située en lisière de forêt au Pla des Sept Cases à l'Ouest du village de Prades (Ariège).

Extrait de carte IGN dans le secteur du village de Roquefeuil (Aude) il a une borne gravée d'une fleur de lys, voir à la fin de l'article, un internaute l'a trouvé ...

Croix d'Aragon sur la commune de Bélesta (Pyrénées Orientales) située à la frontière au Sud en bordure de la commune d'Ille sur Têt (Pyrénées Orientales).

 

BORNAGE DES FORÊTS ROYALES

Les bornes en pierre, sculptées d'une fleur de Lys, marques de la royauté, sont des bornes très rares que l’on peut encore trouver dans l'Aude notamment au Pays de Sault et en Ariège. Elles sont à préserver, surtout ne pas les déplacer ni les détériorer. Ces bornes sont des joyaux de notre patrimoine historique, elles fixaient les limites des forêts royales.

La gravure est en général une fleur de Lys de la royauté et parfois accompagnée d'un blason seigneurial, on trouve aussi un numéro ou une lettre majuscule gravés sur ces pierres.

Il faut savoir que normalement chaque borne fait l'objet d'un procès-verbal de bornage détaillé établi par le garde forestier.

Le bornage détermine la propriété de chacun ; la confirme dans son intégrité ; il a pour objet d'empêcher ou de réprimer les empiétements ; il fait cesser la promiscuité et forme la garantie et comme le couronnement de la propriété immobilière. Le bornage n'intéresse pas seulement les particuliers, l'ordre public y est aussi éminemment engagé.

 

Ci-dessous je vous présente trois cartes d'arpentage du XVIIIème siècle avec l'autorisation des archives départementales de l'Aude.

Carte d'arpentage délimitant les forêts royales de la Beunague et de Frechenouse situées dans le consulat du village de Roquefeuil (Aude) au Pays de Sault. Elle date du 27 mars 1741.

Carte d'arpentage de la forêt royale des Fanges au Sud-Est de Quillan, elle date du 19 août 1737. Elle a été réalisée par l'arpenteur royal Pierre Louis Veliey. elle a été complétée jusqu'au 10 mars 1750.

Carte d'arpentage des forêts royales de Coumefrede Picausel et Callong situées au Nord du village de Belvis (Aude) au Pays de Sault, le mesurage a débuté le 28 novembre 1737 et la carte date du 10 février 1740. Elle a été réalisée par l'arpenteur royal Pierre Louis Veliey. 

Les actes répertoriant ces bornages sont des livres-terriers, ce sont surtout des livres d'impôts, pareils à ceux qui ont existé chez les peuples les plus anciens, sous des formes diverses. On trouve des traces de ces livres dans les tables de recensement de la Gaule aux IVème et Vème siècles. Dès 1280, Philippe le Hardi avait réglementé la délivrance du bois aux usagers. En 1291, Philippe le Bel crée un corps de Maîtres des Eaux et Forêts répartiteurs et surveillants. En 1346, Philippe VI promulgue "l'ordonnance de Brunoy", genre de premier code royal forestier. 

Pendant les guerres de religion et, ipso facto, l'affaiblissement du pouvoir royal, s'ensuivit la possibilité pour les paysans de se servir sans répression.

Charles V en 1359, Henri IV en 1604, le ministre Colbert en 1669 comme nous le verrons plus loin, ont fait faire ce que nous appelons aujourd'hui les opérations cadastrales.

Ces bornes ou rochers sculptés d'une fleur de lys dateraient des années 1670 environ, suite à la parution de l’Ordonnance des Eaux et Forêts en 1669 comme nous le verrons plus loin.

Comme le stipule l'instruction abrégée pour les gardes des Eaux et forêts du département de Languedoc, Guyenne, Bearn et Navarre rédigée par Monsieur Louis de Froidour en 1683, les gardes forestiers étaient obligés de faire un rapport tous les trois mois sur l'état de ces bornes.

Instruction abrégée pour les gardes des eaux et forêts par Louis de Froidour datant de 1683.

La rareté des procès-verbaux concernant les bornes du Pays de Sault dans l'Aude :

Ici encore, les procès-verbaux sont rares on n'en trouve qu'en1761, 1771, 1776 et pour des secteurs forestiers limités, alors que les textes prévoyaient que les gardes devaient dresser l'état des bornes et des fossés tous les trois mois.

Le 9 février1761, deux bornes sont arrachées, mais laissées sur place, deux autres sont coupées par le milieu, entre la forêt de Coumefrède et celle, privée, de Puivert. La situation est plus grave sur la lisière de Coumefrède : toutes les bornes qui séparent la forêt des broussailles ont été enlevées. Il est vrai que c'est, là, un secteur traditionnel de défrichements. En 1771, toutes les bornes de Callong et de Picaussel, les forêts les mieux surveillées, sont en bon état, tandis que, sur les limites de Canelle et de Niave, plusieurs sont écroulées, arrachées, enlevées, coupées, renversées. Enfin, le 21 septembre1776, dans les forêts d'Aspre et de Niort, les gardes décrivent une situation à peu près identique.

Le corps des gardes forestiers, compte huit membres en 1671 pour l'ensemble de la maîtrise de Quillan. Dans les années 1720-1730, on trouve un garde à Belvis, quatre à Niort un à Bessède, sur le plateau sud du Pays de Sault, et un au Bousquet, dans le Roquefortès, soit sept gardes en tout pour la région. Le règlement de 1754 fixe à 16, pour l'ensemble de la maîtrise, le nombre des gardes. Cette structure restera inchangée jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

Plaque de garde forestier.

Première Réformation forestière en Languedoc.

En 1561, Laurens de Papus, lieutenant-général en la maîtrise des eaux et forêts de Languedoc, résidant à Toulouse, vient à Quillan sur la réquisition du Procureur du Roi en ladite maîtrise, et, du 2 juillet au 11 août 1561, procède à une visite complète des bois du Pays de Sault et à une information régulière contre les principaux détenteurs précaires, usurpateurs et dégradateurs des forêts du roi.

Le seigneur de Lhera est accusé d'usurpation des limites des forêts du roi le 18 juillet 1561, le procureur tranchera et imposera les limites, extrait du "Répertoire de Législation et de Jurisprudence forestières Tome 29, année 1896" :

"Au col de Tadel on plante une borne prise d'un rocher en ce lieu sur lequel roc on grave une fleur de lys, et, sur un avet (sapin) une croix, et entre le rocher et le sapin est un chemin qui sépare le roi au midi du seigneur de Lhera au nord".

Borne fleurdelisée située sur le territoire de Camurac (Aude).

Extrait du Règlement forestier de 1828, suite à une lettre du 23 janvier 1828 de M. Le directeur Général des Forêts à un conservateur, il pose cette question parmi d'autres :

Le Directeur : "Quelle sera la forme des bornes à employer ?"

Réponse du Conservateur : "Celle des bornes de périmètre, les seules dont il s'agit ici, se trouve déterminée par l'art. 82 de l'Instruction du 7 juillet 1824".

 

On peut lire page 93 dans le Traité de l'aménagement des forêts enseigné à l'école royale forestière datant de 1837 au chapitre Soumissions des arpenteurs :  "la confection des plans sera évaluée à l'heure ; l'ouverture des fossés et le tracé des routes au mètre courant ; et le prix des bornes sera fixé à raison des dimensions à leur donner, en y comptant les frais de transport et de plantation (Instruction du 7 juillet 1824, art. 16).

Lorsqu'on emploie des pierres - bornes, on leur donne la forme déterminée par l'art. 82 de l'instruction du 7 juillet 1824.

Dommage, je n'ai pas pu mettre la main sur cette instruction du 7 juillet 1824 qui contient des informations intéressantes.

 

LOUIS DE FROIDOUR, LA VIE D'UN HOMME QUI RÉFORMA LA GESTION DE NOS FORÊTS, UN GRAND NOM DANS L'HISTOIRE FORESTIÈRE LOCALE :

Au XVIème siècle, les forêts françaises sont dévastées, une réglementation pour une gestion rigoureuse des forêts est nécessaire. Et pourtant, édits, lois et règlements s'accumulaient depuis des siècles. Les premières ordonnances parurent en 1302 et 1318. Auparavant, nul n'avait songé, semble-t-il, à limiter les défrichements. Philippe V le Long, Jean le Bon, Charles V prennent des mesures. Mais, de Charles VI à François Ier, c'est l'incurie. François Ier en 1554, Charles IX en 1563 et 1573, Henri IV en 1587 et 1588 essaient de réagir. Henri IV, qui venait de réunir la Navarre à la France, voulut  "pourvoir à cette dilapidation". En 1596, à Rouen, pendant la tenue de l'Assemblée des Etats généraux, il réunit à cet effet plusieurs officiers des eaux et forêts. Il fit un édit spécial, en 1597, pour la Grande Maîtrise de Toulouse. Mais il fut difficile aux officiers forestiers de le faire admettre.

Estampe, portrait de Jean Baptiste Colbert, Marquis de Seignelayné le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, il est un des principaux ministres de Louis XIV. Contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683 (archives BNF).

Colbert ministre du roi Louis XIV va régler ce problème majeur grâce à un homme : Louis de Froidour.

Louis de Froidour disait de lui-même : "Je suis un homme curieux qui s'est appliqué à tout voir et tout connaître afin que rien ne pût échapper à sa connaissance".

Louis de Froidour est né vers 1625 à La Fère (Aisne), écuyer du roi, seigneur de Serilly, en 1651, il a 26 ans, il est nommé lieutenant général des Eaux et Forêts au bailliage de la Fère.

Il est remarqué par M. de Choiseul qui lui accorde sa protection, et le recommande à Colbert. En 1654, il rencontre pour la première fois Colbert alors ministre de Louis XIV (intendant de finances puis contrôleur général des finances ayant le département des bois de 1665 à 1683).

 

LE TRISTE BILAN DE 1661 SUR LA FORÊT :

En 1661, l'avocat général des Eaux et Forêts de France, le sieur Levassor, adressait à Colbert  une lettre et un mémoire alarmant sur la situation forestière de la France, celui-ci décida de lancer une grande réforme des forêts du Royaume.

Dès le 15 octobre 1661, Colbert obtient du conseil d'état, le premier acte de sa grande réformation des forêts royales, qui consiste à les fermer et à suspendre tous les anciens droits d'exploitation, ce qui fragilise la survie d'une population paysanne et forestière (bucherons, charbonniers) qui en profitait jusque là, ainsi que la Marine royale qui exploite également ces richesses en se réservant des arbres choisis, notamment les arbres de futaie, pour la construction des bateaux.

 

En 1662, Colbert nomma Louis de Froidour en tant que commissaire réformateur des forêts du Languedoc, Rouergue, Quercy, Navarre, Béarn, provinces pyrénéennes et Angoumois.

Louis de Froidour aura un travail à la fois juridique et économique à réaliser.

Dans les Pyrénées et en Auvergne, des milliers de plans d'inventaire seront adressés à Colbert par Louis de Froidour de Sérizy, même si au début la tâche s'avère immense, car il doit recenser tous les titres de propriété et la façon dont ils sont utilisés, ce qui l'amène à découvrir de nombreuses preuves de concussion.

A la suite de cette étude et bilan, en 1663, paraîtra une instruction de Colbert aux Commissaires réformateurs, concernant les forêts appartenant au clergé, sur lesquelles le roi a désormais "droit de gruerie", ce qui permet de multiplier par vingt les recettes des forêts royales, passant de 50.323 livres en 1662 à 1,05 million de livres en vingt ans.

Bornes avec sur la face Nord des blasons gravés délimitant la forêt royale au col de Roquefort.

Bornes avec sur la face Sud des fleurs de lys gravées délimitant la forêt royale au col de Roquefort.

Nommé commissaire le 6 mars 1666, Froidour devint grand-maître en 1673.

Donc le 8 août 1666, il prend ses fonctions à Toulouse en qualité de commissaire député pour la réformation des forêts et visite une par une les forêts royales de la maîtrise de Toulouse (Haute-Garonne, Gers, Tarn et une partie de l’Aude). Il fit aussi la visite du comté de Foix, du Couserans, du Comminges et d’une partie de la Bigorre.

Les forêts sont "en grand état de ruine" avec des troncs morts ou vivants coupés à hauteur d'homme par les paysans pour leur consommation. Le bois de feu est parfois vendu, le bois de débit est dessouché et tout le reste est considéré comme bois d'usage. Les riverains sont déjà révoltés contre les initiatives de Froidour qui essaiera de ramener le calme en outrepassant même ses droits et en légiférant contre les intérêts royaux. Ici et là se réveillent des amorces de jacqueries prémonitoires. Colbert reconstitue le patrimoine au maximum et précise que pour les "bois de marine", de la Royale il est "interdit aux habitants des Pyrénées, de Bayonne à Perpignan, de faire aucune coupe dans les futaies", (pour information, une frégate de 74 canons nécessitait 3700 arbres).

Borne située sur Gébets ou Gébetz, c'est un bois où autrefois il y avait le village d'origine de la commune de Mérial (Aude) au Pays de Sault, l'archevêque de Narbonne en était alors le seigneur. Il fut ruiné entre le XIIème et le XIVème siècle. Cette borne porte le symbole d'un propriétaire terrien.

Autre borne située dans la forêt Gébets ou Gébetz, à l'ouest du village de Mérial (Aude) au Pays de Sault. Celle-ci porte un numéro de repère cadastral.

Fréquemment les cochons des paysans sans terre vivaient de manière semi-sauvage dans la forêt communale ou royale où ils se nourrissaient de glands et de jeunes pousses, ce qui entraînait sa déforestation. Les communautés villageoises des Pyrénées avaient également l'habitude de déforester pour créer de nouveaux pâturages ou pour en vendre le bois et contribuer ainsi aux besoins collectifs.

Une réorganisation des forêts de la grande Maîtrise de Toulouse, est entreprise de manière à en améliorer le rendement et à mettre le holà dans les habitudes que les habitants ont prises d'aller s'y servir librement en bois de construction et de chauffage. L'objectif est d'améliorer le rendement et notamment de rompre avec les droits locaux qui permettent aux habitants de s'y servir librement en bois de construction et de chauffage. 

Borne royale gravée d'une fleur de lys du côté de Rodome (Aude).

Autre borne royale gravée d'une croix d'Aragon du côté de Rodome (Aude).

De plus, en Ariège, une activité locale de production de fer, très atomisée avec des forges "à la catalane", y consomme également une énorme quantité de bois, sous forme de charbon de bois, à défaut de charbon de terre et de hauts-fourneaux. De plus, la consommation est anarchique, et le domaine boisé est donc globalement mis en danger. L'exploitation des plus beaux arbres destinés à la mâture, peut entrainer le sacrifice de clairières entières.

Louis de Froidour s'enquiert des nombreux droits des communes et des seigneuries, en fait une nouvelle répartition garantissant tant les approvisionnements des arsenaux de la Marine que la satisfaction des besoins locaux. Des coupes raisonnées tous les 20 ans permettent de produire de façon optimale, tout en laissant les plus beaux arbres de mâture, soigneusement marqués et identifiés, qui peuvent devenir centenaires. Il systématise le replantage des forêts abattues.

 

Il publie en 1668 son Instruction pour les ventes des bois du Roy, et un manuel technique largement repris par les rédacteurs de l’ordonnance royale de 1669 sur les Eaux et Forêts. Il crée une maîtrise particulière du Comminges dont le siège est fixé à Saint-Gaudens. Il dresse des procès verbaux de leur aménagement, qui auront force de loi, jusqu'à la publication de l'ordonnance de 1669.

Conférence de l'ordonnance de Louis XIV du mois d'août 1669. Tome 1 d'un ouvrage datant de 1725.

En 1669, parution de l’Ordonnance des Eaux et Forêts concernant les fonctions et devoirs des gardes et traité pour servir d’instruction aux gardes des Eaux et Forêts, pêches et chasses du département de la Grande Maîtrise de Toulouse. Elle sera rééditée durant tout l’ancien régime pour la formation des gardes forestiers. Cette ordonnance de 1669 restera en vigueur jusqu'à la promulgation en 1829 du Code forestier qui nous régit.

 

A partir de 1669, le travail des arpenteurs est engagé, des procès-verbaux d'arpentage et des plans forestiers sont réalisés. C'est à cette période que les bornes fleurdelisées vont faire leur apparition des les forêts royales. 

Pour réaliser les plans l'unité employée est la perche (la perche vaut 3,15 m, l'arpent 0,56 ha). Une échelle accompagne le plan. Mais rien ne dit comment ces mesures sont prises sur le terrain. Sans doute en utilisant une chaîne. Mais on est en montagne, sur des versants souvent escarpés. Les arpenteurs ont l'habitude de travailler en plaine. Ils ne transforment pas les mesures comme ils devraient le faire pour tenir compte de la pente. Les distances sont ainsi accentuées par rapport à la réalité. Quant aux angles, ils étaient seulement estimés.

Borne royale gravée d'une belle fleur de lys.

Le roi nomma Louis de Froidour grand maître à Toulouse sans lui faire payer son office "C’est une marque de satisfaction que Sa Majesté a des services que vous lui avez rendus" lui écrit alors Colbert. Puis jusqu’en 1674, il est envoyé réformer les forêts de la maîtrise d’Angoulême, proches de l’arsenal royal de Rochefort.

Le 6 septembre 1683 à Paris, décès de Jean-Baptiste Colbert.

Louis de Froidour souffrant de la goutte, décèdera le 11 octobre 1685 à Toulouse. Il sera inhumé dans la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, à côté de son ami Pierre Paul Riquet, au pied du pilier d'Orléans, aucune plaque n'indique son nom.

Son successeur, Dralet, sous l'Empire, dira qu'il a sauvé la forêt pyrénéenne.

Henri Louis Duhamel du Monceau et Buffon prendront sa suite pour tenter d'appliquer de nouveaux procédés scientifiques, destinés à améliorer les techniques forestières.

Malgré cette ordonnance et le code forestier, la pression des prélèvements sur les forêts perdure une grande partie du XIXème siècle, époque où se combinent maximum démographique dans les zones rurales et augmentation exponentielle des besoins de l’industrie et du bâtiment. Les paysans ont un besoin vital de pâturages pendant que les urbains consomment charbon de bois et bois d’oeuvre. Notamment dans les régions montagnardes, la forêt est l’enjeu de nombreux conflits. Avec l’exode rural, la fin du XIXème siècle voit un apaisement.

 Bivouac de gardes forestiers dessin réalisé par Daguzan Léon Victor 1821-1911 (Bibliothèque municipale de Toulouse). 

LA GUERRE DES DEMOISELLES

Je ne pouvais pas parler de l'histoire des forêts, sans aborder ce type de la lutte anti forestière par son refus de renoncer aux archaïques droits d'usage.

L'intervention de Charles X par la loi du 21 mai 1827, promulguée en 1829 sous le nom de Code forestier allait, tout au moins dans l'Ariège, mettre le feu aux poudres. Il comprenait de nombreux articles aberrants contraignants et difficilement applicables. Cela déboucha sur la guerre des Demoiselles, une rébellion ayant lieu en Ariège de 1829 à 1832, et se prolongeant de façon moins intense jusqu'en 1872. C'est à partir de l'été 1830, que les actions seront les plus violentes et s'étendront à toute l'Ariège. C'est le mouvement de contestation le plus connu parmi ceux qui se développent dans les Pyrénées au XIXème siècle. La Jacquerie des Demoiselles qui embarrassera les pouvoirs publics pendant environ 40 ans avec plus ou moins de virulence est une étape dans l'histoire de la forêt.

La guerre des Demoiselles doit son nom au fait que les paysans apparaissent déguisés en femmes, avec de longues chemises blanches ou des peaux de moutons, des foulards ou des perruques, le visage noirci ou caché pour attaquer, la nuit les grands propriétaires, les gardes forestiers et gendarmes, les maîtres de forges et les charbonniers.

 

En 1877, la IIIème République, rattache la direction des Forêts au ministère de l’Agriculture. En haute montagne, le déboisement, qui provoque des ravinements et des inondations torrentielles catastrophiques, justifie la création d’une nouvelle politique de restauration des terrains en montagne avec la loi de 1882.

En 1966, création de l’Office National des Forêts (l'ONF), chargé de gérer la forêt publique.

LES BORNES TERRITORIALES

Description des bornes : Arrêté publié en 1804, qui prescrit l'abornement des Territoires de toutes les Communes des départements. Extrait de la collection de lois, arrêtés, instructions et circulaires relatifs à l'arpentement et à l'expertise des communes 26 vendémiaire an XII.

Vu l'instruction donnée par le ministre des finances, le 3 frimaire an 11 (24 nov.1802), pour l'exécution de l'arrêté des Consuls du 12 brumaire précédent (3 nov.1802), par laquelle il recommande aux préfets de prescrire aux maires de faire poser des bornes de séparation dans toutes les communes qui n'ont pas de limites naturelles , telles que rivières , ruisseaux, fossés invariables, etc.

L'article Ier dit ceci :

Les bornes qui seront employées, devront être en pierre de taille *, et avoir 1 mètre 5 palmes de hauteur ; elles seront plantées à la profondeur de 9 palmes. La portion de la borne qui restera hors de terre, et qui devra être élevée de 6 palmes, sera carrée et taillée de manière que la partie supérieure présente une surface unie de 2 palmes 4 doigts carrés, et qu'en sortant de terre chaque côté ait 3 palmes de largeur. 

Article II : Sur chaque côté de la borne seront gravées les lettres initiales des deux noms des communes dont elle séparera les territoires ; au-dessous, et à un palme de distance, les lettres initiales des sections ; et plus bas sera gravé le numéro d'ordre de la borne. Au-dessus de la borne, et seulement lorsqu'elle sera placée et invariablement fixée, il sera tracé un guidon qui indiquera la direction à suivre pour arriver d'une borne à l'autre. Les lettres initiales et les guidons seront gravés à la profondeur d'un doigt.

 

* Les pierres n'étant pas également communes dans toutes les contrées, le ministre a pensé qu'en tenant rigoureusement à ce que l'abornement fût fait en pierres de taille , il en pourrait résulter une dépense trop forte : en conséquence, et sur les représentations qui lui ont été faites par MM. les préfets de plusieurs départements , son Excellence a autorisé, dans les uns, l'usage des pierres brutes, ou des bornes de bois, et elle a consenti , pour les autres, qu'il fût posé des bornes seulement aux endroits les plus nécessaires, tels que les extrémités de la base et les principaux points du périmètre qui séparent plusieurs territoires.

 

LES BORNES ROUTIÈRES OU MILLIAIRES

Les bornes routières ou milliaires se trouvent un peu partout en France. Ce bornage à la romaine de nos grandes routes royales a été réalisé entre 1768 et 1769. Ces bornes sculptées d'une fleur de lys étaient disposées toutes les milles toise (1948 m) au lieu des mille doubles pour les romaines (1481 m). On rencontre encore beaucoup ces bornes dans la traversée des forêts où les routes anciennes ont été généralement préservées.

Les bornes royales à la fin du XVIIIème siècle ne donnaient guère d'indications de direction aux voyageurs et leur permettaient seulement de se situer, quelque peu, en fonction de leur distance à Paris. La plupart  de ces bornes ont disparu ou parfois elles terminent leur vie dans un musée d'histoire locale.

Borne milliaire romaine d'Alba Helviorum en Ardèche, datée de 145. Elle est exposée au musée archéologique national.

Dans la Rome antique, les bornes milliaires (en latin miliaria au pluriel, milliarium au singulier) étaient des bornes routières en pierre généralement en forme de colonne portant une inscription et destinées à marquer les distances sur le tracé des principales voies romaines d'Italie et des provinces romaines. Comme leur nom l'indique, les distances étaient mesurées en milles romains, soit environ 1 481 mètres. Toutefois dans les provinces gauloises les distances peuvent parfois être exprimées en lieues ; on parle alors de borne leugaire.

Au mois d'avril 1877, une borne milliaire romaine, convertie en sarcophage à l'époque mérovingienne, fut découverte à Paris, dans l'ancien cimetière de Saint-Marcel. D'après l'étude des inscriptions relevées, cette borne était sur la route conduisant de Paris à Rouen, elle date de l'an 305.

Sous la Révolution, la plupart des fleurs de lys qui les ornaient furent martelées et, parfois, remplacées par un bonnet phrygien. Puis on leur substitua des aigles en saillie sur le corps de la borne, jusqu'en 1814 où l'on sculpta à nouveau des fleurs de lys, mais dans un renforcement ovale à la place des aigles.

 

GÉNÉALOGIE DE LOUIS DE FROIDOUR

Armoirie de la famille Louis de Froidour de Sérizy (ce blason est similaire à celui de la ville de Caunes Minervois).

On ne sait pas grand-chose sur sa vie privée. J'ai tenté de réaliser la généalogie de la famille de Froidour, cela n'est pas évident car j'ai trouvé très peu d'éléments. En l’absence de registres paroissiaux avant 1672, la date de naissance de Louis de Froidour, reste inconnue. 

La famille a été anoblie par lettres du mois de janvier 1653, confirmées au de mai 1666.

Son arrière-grand-père et son grand-père, qui se nomment Nicolas de génération en génération, exercent les fonctions de notaires royaux dès la seconde moitié du XVIème siècle.

Son père achète la charge de substitut du procureur général du roi au comté de Marle et de La Fère, puis celle de procureur du roi au bailliage de 1645 environ à 1654.

 

- Nicolas de Froidour, échevin de La Fère en 1615, avocat procureur du roi en 1630, écuyer seigneur de Sérisy président lieutenant général du baillage de La Fère en 1665, (+ après 1665). Il épousa Élisabeth Regnault  avant 1627. 

Dans un inventaire et ventes de meubles délaissés datant de 1627/1630 on trouve une Élisabeth Regnault, femme de Nicolas de Froidour.

Apparemment ce sont les parents de Louis et de Claude de Froidour qui suivent (cela reste à vérifier) :

 

- Louis de Froidour, seigneur de Sérizy (Cerisy dans l'Aisne) né à La Fère (Aisne) vers 1620/1625, décédé le 11 octobre 1685 à Toulouse. Il vécut à Toulouse de 1666 à 1685.On sait qu'il a eu deux épouses successives qui étaient originaires de La Fère. Sa dernière femme reviendra finir ses jours à La Fère après le décès de son époux.

J'ai trouvé l'identité de sa dernière femme : il épousa avant 1674 Elisabeth Jacob de Pont-Saint-Mard (Aisne).

Armoirie de la famille de Froidour extrait de l'armorial général de France par Charles Hozier 1696.

Descendance : 

- Le 24 mai 1700, parrainage de Nicolas de Froidour capitaine au régiment de cavalerie de Villeroy fils de feu Louis de Froidour et d'Élisabeth Jacob.

Je n'ai pas d'autres infos concernant sa descendance. Sauf que, voir ci-après, il y a un Julien de Froidour qui épousa  Marie-Claude de Froidour le 16 décembre 1710, est-ce un fils à notre Louis de Froidour ?

Première feuillet du testament de Louis de Froidour rédigé entre 1666 et 1685, au total il y a 46 pages.

Testament de Louis de Froidour rédigé entre 1666 et 1685. Ce testament contient 46 feuillets dont voici la première page :

In nomine Patris, et filii spiritus sancty amen. Je Louis de Froidour chevalier seigneur de Sérizy conseiller du roi grand maître enquesteur et général réformateur des eaux et forêts au département de Languedoc, Haute et Basse Guyenne, Béarn, Basse Navarre, Soulle et Labourd, estant de present a Toulouse  logé rue de la Seneschaussée en la paroisse de St Estienne, reconnaissant que je suis mortel et que je dois mourir en soit ainsy que toute les années hommes, reconnaissant aussy qu'il n'y a rien de plus incertain que le jour auquel la mort doit venir et que c'est avec grande raison que l'écriture sainte nous avertit de nous tenir sur nos gardes parce qu'elle nous surprend ordinairement comme un larron ….

Suivit de la signature de Froidour

Acte d'enregistrement de son incorporation dans la compagnie toulousaine des Pénitents blancs suivi de la mention décédé en bas de page.

Voici la copie de l'acte intégral de décès de Louis de Froidour, décédé le 11 octobre 1685 à Toulouse en la paroisse de Saint-Étienne.

Louis, a un frère, Claude de Froidour (+ entre 1693 et 1695), écuyer, avocat et procureur du roi. Il épousa  Marie Dany ou Danie. 

1665, lettres de provision de l'office du procureur du roi au baillage de La Fère accordées par le roi Louis XIV à Claude de Froidour, avocat.

En 1679 ils avaient 3 enfants : 

- Marie- Claude qui épousa le 16 décembre 1710 Julien de Froidour (+ 22 février 1741) capitaine des dragons au régiment d'Épinay seigneur de la paroisse de Pont-Saint-Mard fils de feu Louis de Froidour, Au mariage il y avait parmi les assistants Nicolas et Joseph de Froidour, dame Louise de Froidour, demoiselles Madeleine-Elisabeth de Froidour.

- Charles vivait encore en 1695 ;

- François (né avant 1625) ;

- Louise semble être née après 1676, elle épousa le 10 novembre 1698 Jean Louis de Cugnac seigneur de Caussade et du Bourdet, brigadier des armées du roi. En 1760 elle était veuve et seule héritière de Marie Dany sa mère.

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J'ai trouvé lors de mes recherches dans les inventaires des AD de l'Aisne mention de ces personnes qui ont certainement un lien familial avec les de Froidour :

- 1587 / 1619, mention de Marie de Froidour femme de Jérôme Bottée de La Fère.

- 1626, mention de Catherine Moysset veuve de François de Froidour.

- 1638 / 1661, mention de Jacqueline de Froidour veuve de Laurent Helin grenetier au grenier à sel de Coucy.

- 1654, mention de Louise de Froidour femme de Pierre Charbonneau major à La Fère. (Aisne)

- 1677, mention de Claude de Froidour, procureur au baillage de La Fère, sa femme Marguerite ou Madeleine Gossard, est-ce un premier mariage ?

- 1706 / 1715, mention de François de Froidour avocat au parlement de Paris, sa femme Marie Éléonore Humblot.

- 1712, Testament de Marguerite de Froidour veuve de Claude Poulain écuyer secrétaire du roi. Ils se sont mariés le 20 août 1700.

- 1706 / 1723, mention de Claude François de Froidour avocat au parlement de Paris (+ à l'âge de 57 ans).

 

- 26 juillet 1721, Acte règlement de succession où figure, la mention des enfants : Marie-Catherine, Catherine-Geneviève, Marie-Marguerite et Claude-François, héritiers de défunt Maximilien Nicolas de Froidour leur père, conseiller du roi, procureur au grenier à sel à Paris, sa femme Catherine Marguerite Le Cousin. Maximilien Nicolas de Froidour avait rédigé son testament le 5 novembre 1719 devant le notaire Lavalette.

Acte de succession de Maximilien de Froidour datant du 26 juillet 1721.

- 3 janvier 1724 paroisse de Pont-Saint-Mard (Aisne) baptême de Nicolas-Louis fils de Joseph-Nicolas de Froidour (+9 avril 1747) lieutenant de cavalerie au régiment de Villeroy et de Louise Marguerite Auger. Parrain Louis-Charles de Froidour.

- 24 avril 1720 paroisse de Pont-Saint-Mard (Aisne) baptême d'Élisabeth fille de Joseph-Nicolas de Froidour lieutenant de cavalerie au régiment de Villeroy et de Louise Marguerite Auger.

 

Dans le dictionnaire de la noblesse de François-Alexandre Aubert de la Chenaye-Desbois Tome 6 datant de 1773 on peut lire :

- Joseph de la Fons, chevalier et seigneur de Pont-Saint-Mard, lieutenant au régiment de Picardie et major de Coucy second fils de feu François de la Fons chevalier seigneur de Saint-Algis famille originaire de Picardie et de Marie Garipeaux de la Ménodière. Joseph de la Fons a épousé le 13 février 1703, près de Coucy le Château à la paroisse Saint-Médard de Pont-Saint-Mard, Élisabeth de Froidour fille de feu Joseph Nicolas de Froidour. Ils eurent 4 enfants : Louise-Élisabeth baptisée le 16 septembre 1714, Louis de la Fons de Pont-Saint-Mard baptisé le 7 mars 1757, Charles Joseph dit le chevalier de Pont-Saint-Mard, et Marie-Adélaïde baptisée le 17 septembre 1759.

 

Dans l'armorial de Charles d'Hozier volume 32 Soissonnais année 1697-1709, le blason de la famille Froidour est représenté "d'azur à trois lions d'or", en marge de ce blason il est indiqué : "Elisabeth Jacob veuve de Louis Froidour écuyer grand maître des eaux et forêts du parlement de Guyenne et Languedoc".

 

Voilà ce que je peux dire sur cette recherche généalogique, et si vous avez des compléments d'infos, écrivez-moi.

Vous pouvez aussi trouver lors de vos ballades une croix en fer forgé gravée comme celle-ci, qui est située au Nord-Est de Camurac, sur le chemin (altitude 1316m) en direction de "les Cols" , elle est gravée, sur la branche verticale en haut : 1201 le 8 juillet sur la verticale du bas : ici le .............., sur les horizontales il y a deux prénoms avec le nom de VACQUIE.

Erigées depuis le Moyen-âge partout en France, ces croix avaient un double rôle, celui de guider les voyageurs et de les protéger de l’inconnu et des mauvaises rencontres.

Ce calvaire commémore quelque chose mais quoi, est-ce une mission ?

Voici quelques photos anciennes qui feront plaisirs aux amateurs nostalgiques :

Forêt domaniale de Callong-Mirailles en 1905. Cette forêt est située au Nord du village de Belvis (Aude) au Pays de Sault.

Forêt domaniale de Callong-Mirailles en 1905. Cette forêt est située au Nord du village de Belvis (Aude) au Pays de Sault. Sapin mesurant 5 mètres de circonférence et 50 mètres de hauteur.

Maison du garde forestier général en 1905, implantée dans la forêt domaniale de Bélesta (Ariège).

Forêt domaniale des Fanges en 1905, chargement de bois tracté par des bœufs. Cette forêt est située au Sud-Est de Quillan entre Axat, Saint-Martin-Lys et Caudiès-de-Fenouillèdes.

Forêt domaniale des Fanges en 1905, chargement de bois tracté par des chevaux. Cette forêt est située au Sud-Est de Quillan entre Axat, Saint-Martin-Lys et Caudiès-de-Fenouillèdes.

Forêt domaniale des Fanges en 1905, maison du garde forestier. Maison située au Pré du Roi (Prat-del-Rey) au Sud-Est de Quillan entre Axat, Saint-Martin-Lys et Caudiès-de-Fenouillèdes.

Forêt domaniale des Fanges en 1905, maison du garde forestier. Maison située au Pré du Roi au Sud-Est de Quillan entre Axat, Saint-Martin-Lys et Caudiès-de-Fenouillèdes.

Forêt domaniale des Fanges en 1905, maison du garde forestier. Maison située au Pré du Roi au Sud-Est de Quillan entre Axat, Saint-Martin-Lys et Caudiès-de-Fenouillèdes.

Forêt domaniale des Fanges en 1910, maison du garde forestier. Maison située au Pré du Roi au Sud-Est de Quillan entre Axat, Saint-Martin-Lys et Caudiès-de-Fenouillèdes.

Village de Lapradelle (Aude) situé entre Axat et Caudiès-de-Fenouillèdes sur la D117. Pâturages dans la montagne de la forêt des Fanges en 1905.

Forêt de la Pinouse située à l'Ouest du village de Belviane-et-Cavirac, maison des gardes forestiers, fontaine et chalet de Carach situé à 3 km au Sud de Quillan en 1905.

Village de Montaillou près de Prades (Ariège) en 1905. La forêt est pratiquement inexistante à cette époque sur cette photo.

Village de Camurac au Pays de Sault (Aude) en 1950, on aperçoit le village de Comus au loin. Là aussi, la forêt est pratiquement inexistante à cette époque sur cette photo.

Village de Camurac au Pays de Sault (Aude) en 1945-1950, pour ceux qui connaissent, on aperçoit le village de Montaillou au loin, à gauche. Là aussi, la forêt est pratiquement inexistante à cette époque sur cette photo. Entre parenthèses, j'adore cette photo, elle me fait penser au film "L'auberge rouge" réalisé en 1951 par Claude Autant-Lara avec Fernandel, peut-être pour l'ambiance qu'elle dégage. 

Village de Camurac au Pays de Sault (Aude) en 1960-1965. La forêt a repris ses droits sur cette photo.

Village de Camurac au Pays de Sault (Aude) en 1975. La forêt a bien repoussé sur cette photo.

Dernière minute, suite à la diffusion de ce reportage je reçois des photos intéressantes de pierres gravées que des internautes partagent avec nous et que je diffuse ci-après :

Voici celles de Pierre Fontecave qui m'a contacté et envoyé ces photos ci-dessous, prisent dans la forêt de Ramondens situé au Nord-Est de Saissac (Aude). Cette forêt de Ramondens appartenait au XIIIème siècle aux dominicaines du monastère de Prouille, elle fait partie aujourd'hui la forêt domaniale de la Montagne Noire.

Forêt de Ramondens, borne située entre Saint-Denis et La Galaube.

  

Zoom sur la borne ci-dessus. 

Ce pilier granitique est sculpté en relief et représente le blason du monastère des dominicaines de Prouille. Cette borne date de 1530 et marque la limite du domaine de Ramondens leur appartenant, avec la seigneurie de Saissac, appartenant au comte de Clermont, un chicanier.

La gravure représente une croix avec au-dessus, un chevron et une barre horizontale surmontée par trois fleurs de lys que l'on distingue encore. 

  

Nous sommes toujours dans la forêt de Ramondens, la photo de gauche, borne avec un blason, identique à celle ci-dessus. A droite, cette borne porte la gravure d'une crosse d'évêque (délimitant les possessions de l'évêque de Carcassonne). Ces deux bornes ont été déplacées dans le jardin de la Maison Forestière de Lacombe afin de les sauvegarder. Cliquez sur les photos pour agrandir.

Voici les photos de Chantal Chinaud qui habite Le Bousquet (Aude 11140) un petit village d'une trentaine d'habitants, situé au Sud de Quillan proche d'Escouloubre. Au cours de ses balades dans "ses" montagnes, elle est tombée sur ce genre de bornes sculptées :

Rocher gravée d'une fleur de lys dans le massif de Madres, sur le versant de "La Jasse Grande" en-dessous du col de la Marrane (forêt domaniale du Carcanet).

Rocher gravée d'une fleur de lys dans le massif de Madres, sur le versant de "La Jasse Grande" en-dessous du col de la Marrane (forêt domaniale du Carcanet).

  

Bornes gravées délimitant "la frontière" entre les deux départements l'Ariège et l'Aude, au lieu-dit le "Pountarou". Elles sont en pleine forêt et très faciles d’accès. Cliquez sur les photos pour agrandir.

Ce lieu dit est sur le territoire de Senesse-de-Senabugue, une localité de Dun, village situé au Sud-Ouest de Mirepoix (il est indiqué sur la carte IGN).

  

Bornes gravées délimitant "la frontière" entre les deux départements l'Ariège et l'Aude, au lieu-dit le "Pountarou". Elles sont en pleine forêt et très faciles d’accès. Cliquez sur les photos pour agrandir.

Borne gravée délimitant "la frontière" entre les deux départements l'Ariège et l'Aude, au lieu-dit le "Pountarou". Elle est en pleine forêt et très facile d’accès

  

Bornes gravées délimitant "la frontière" entre les deux départements l'Ariège et l'Aude, au lieu-dit le "Pountarou". Elles sont en pleine forêt et très faciles d’accès. Cliquez sur les photos pour agrandir.

  

Borne royale gravée d'une fleur de lys et d'un blason, elle est située  au dessus du col de la Malairède, dans le massif dit de Monjubre. D’un côté il y a la fleur de lys que l'on voit ici, de l’autre les armes de Montesquieu, seigneur de Roquefort de Sault. Cliquez sur les photos pour agrandir.

Zoom sur la borne royale gravée d'une fleur de lys et d'un blason ci-dessus, elle est située  au dessus du col de la Malairède, dans le massif dit de Monjubre. D’un côté il y a la fleur de lys que l'on voit ici, de l’autre les armes de Montesquieu, seigneur de Roquefort de Sault.

Borne royale gravée d'une fleur de lys et d'un blason, elle est située  au dessus du col de la Malairède, dans le massif dit de Monjubre. D’un côté il y a la fleur de lys, de l’autre les armes de Montesquieu, seigneur de Roquefort de Sault que l'on voit ici.

Borne royale gravée d'une fleur de lys et d'un blason, elle est située  au dessus du col de la Malairède, dans le massif dit de Monjubre. D’un côté il y a la fleur de lys, de l’autre les armes de Montesquieu, seigneur de Roquefort de Sault, que l'on voit ici.

Borne gravée de blasons, située, limitrophe Roquefort - Le Bousquet (au Vernet). Celle-ci n’est pas royale, elle porte sur deux de ses faces les armes des seigneurs de chaque "Pays" : Fenouillèdes & Pays de Sault.

Borne gravée de blasons, située, limitrophe Roquefort - Le Bousquet (au Vernet). Celle-ci n’est pas royale, elle porte sur deux de ses faces les armes des seigneurs de chaque "Pays" : Fenouillèdes & Pays de Sault.

Rocher gravé d'une fleur de lys, limite royale dans le massif de Madres, sur le versant de "La Jasse Grande" (forêt domaniale du Carcanet).

Rocher gravé d'une fleur de lys, limite royale dans le massif de Madres, sur le versant de "La Jasse Grande" (forêt domaniale du Carcanet).

Une borne gravée n°106 près du canal du Midi.

Une pierre gravée d'une fleur de lys au col de Marrane.

Voici les photos de Paul Fauveau qui habite La Cabanasse (66210). En se promenant dans la forêt des Hares, il a trouvé cette gravure (photo ci-après). Elle se trouve en pleine forêt, sur une éminence en dehors de tout chemin, pas loin du col des Ares (carte au 25000 ème 2249ET Font-Romeu-Capcir), elle est sur la limite Ariège-Pyrénées-Orientales et aussi celle de la forêt domaniale des Hares.

Paul me signale que l'on trouve quantité de ces gravures sur les routes nord du Madres, en parcourant le "chemin Colbert".

Une pierre gravée dans la forêt domaniale des Hares.

Je compléterai par ces infos concernant la forêt domaniale des Hares :

Cette enclave ariégeoise en haute vallée de l’Aude offre des paysages fort différents de nos autres territoires. Plus tout à fait haute chaîne avec son univers forestier omniprésent, à base de résineux et notamment de pins à crochets rappelant le Capcir voisin, mais pas encore méridional avec la présence importante du hêtre témoin d’une humidité atmosphérique parfois encore forte, ce "petit bout du monde" accroché au-dessus des imposants vestiges du château d’Usson saura vous séduire par son aspect sauvage et son ambiance lumineuse de ce territoire privilégié. L’important réseau de lacs, étangs, cascades et ruisseaux apporte ici, plus que partout ailleurs, sa note de fraîcheur et son incomparable palette de teintes aquatiques.
Quérigut se situe à 1h15 de voiture de Carcassonne, Foix et Perpignan, sur la route menant au plateau du Capcir ; Toulouse est à 2h.

__________________

Cet article évolue, un internaute, Pascal LEPAPE m'a contacté et adressé des photos de la borne de Roquefeuil au Pays de Sault, avec un plan de situation et les coordonnées GPS de cette borne, je le remercie pour son initiative.

Plan de situation de la borne de Roquefeuil au Pays de Sault

Plan de situation de la borne de Roquefeuil au Pays de Sault (Aude) les coordonnées GPS sont : N42.81032    E1.98420  ou encore N42°48.619  E001°59.052 selon la grille utilisée.

 Borne gravée d'une fleur de lys à Roquefeuil (Aude)

Borne gravée d'une fleur de lys à Roquefeuil (Aude)

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Merci encore à Catherine Cavernes pour avoir partagé ses photos, ses informations et pour sa collaboration.

Je rajouterai, que j'ai contacté Jean Graule historien ariègeois qui est un passionné des pierres gravées m'a t'on dit, pour qu'il me fournisse des informations sur ce sujet, mais je n'ai reçu aucune réponse de sa part. C'est bien dommage.

 

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Revue du Comminges.

- Revue archéologique : La Borne milliaire de Paris 1880.

- Instruction abrégée pour les gardes des Eaux et Forêts du département de Languedoc, Guyenne, Béarn  et Navarre par Monsieur Louis de Froidour 1683.

- Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France 1914.

- Collection des lois, arrêtés, instructions, circulaires et décisions Tome 1-1804.

- Dictionnaire forestier Tome 1 et Tome 2 – 1802.

 

 J'ai l'intention de réaliser un reportage sur le village de Bélesta (Ariège), si vous avez des documents, des photos, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

 jp@belcaire-pyrenees.com

 

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans HISTOIRE
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commentaires

Schmutz 02/04/2016 14:43

Bonjour Jean-Pierre,
Encore un bon moment de passé en découvrant ton reportage. ''Mille'' merci.
A bientôt de te lire. Amicalement JC

Van De Kerchove 20/03/2016 06:10

Bonjour Monsieur,
Voila un moment que je garde votre récit mais le temps me manquait ...Voila donc, ce matin , j' arrive au bout de ce fabuleux récit riche en découvertes de toute sorte ..je transmets votre site afin de le faire connaître ...a des fines lames !!
Merci encore et bon dimanche ..caresse a Julie . Patricia

Berdot Lydia 17/02/2016 12:16

Encore bravo et merci.

martine C. 16/02/2016 08:38

Superbe & très intéressant reportage Jean Pierre, un "Régal" ; Bravo pour tes idées & ta documentation,
Cordialement,
Martine

robert 15/02/2016 17:10

Bonjour,
Décidément encore un bien beau reportage sur cette région !!! Bravo et merci.
Rob

fontecave 15/02/2016 15:25

Après des recherches dans les recoins des dossiers, j'ai retrouvé la photo qui n'est pas de très bonne qualité. C'est en sous-bois et il faudrait une lumière rasante pour mieux distinguer les détails.
Comment faire pour vous l'envoyer ?
Cordialement
pierre

Jean-Pierre 15/02/2016 15:55

C'est simple voici une adresse mail : jp@belcaire-pyrenees.com
Elle figure en bas de chaque reportage. Mais je vais vous contacter en direct.
JP

Christophe 15/02/2016 15:13

Superbe reportage!

pierre 15/02/2016 10:16

Bonjour Jean-Pierre
En lisant ce bel article bien documenté, une question m'est venue sue le défilé de la Pierre-Lys. Est-ce que ce nom pourrait signifier: le défilé où l'on voit une pierre gravée d'une fleur de lys? D'autant que juste au-dessus des gorges, rive droite on a la forêt royale des Fanges. Je m'interroge et si vous avez la réponse, merci de m'en informer.
Autre chose: au cours d'une randonnée au-dessus du village de St Denis j'ai découvert une borne portant entre autres 3 fleurs de lys; elle séparait les bois et pâturages appartenant aux dominicaines de Prouilhe de ceux des moines d'Arfons. J'avais une photo mais je ne sais plus trop où elle est
Cordialement
pierre

Jean-Pierre 15/02/2016 12:30

Bonjour Pierre,
Le nom du défilé "Pierre lys" proviendrait du nom du village voisin Saint-Martin Lys. Mais je pense que les pierres gravées d'une fleur de lys nombreuses dans la région y sont pour quelque chose. Dommage que vous n'ayez pas retrouvé la photo, j'aurai complété mon reportage.
Cordialement
Jean-Pierre