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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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15 mars 2016

Le patrimoine méconnu de l'Aude est surprenant, en nombre et beauté. Je me suis penché sur l'histoire intéressante d'un château discret et privé, il ne se visite pas. Comme de nombreux châteaux de l'Aude d'ailleurs, son passé historique, permet de comprendre ce qui se passait dans la région à partir du Moyen-âge. Je vous invite à découvrir encore une histoire passionnante, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin du reportage.

 

 

Le village de Marquein à l'Ouest de Castelnaudary, est situé à 49 km de Toulouse, 28 km de Castelnaudary, 65 km de Carcassonne, 122 km de Narbonne et 161 km de Béziers.

Le village de Marquein dans le Lauragais, en limite du département de l'Aude et de la Haute Garonne.

Une vue aérienne du petit village de Marquein.

Extrait de carte IGN, vous situant le village de Marquein et son château, ainsi que le château de Fajac la Relenque plus au Sud qui date de la même époque. Je vous mettrai une photo de ce château, dont je ne possède aucune donnée historique, à la fin du reportage.

Une vue aérienne du village de Marquein et de son château.

Une vue aérienne du château de Marquein.

 

Marquein est un village limitrophe avec le département de la Haute-Garonne, proche de Toulouse située dans le Lauragais, sur le Gardijol. En 2013, la commune comptait 76 habitants. Ses habitants sont appelés les Marqueinois.

Blason du village de Marquein.

On ne possède aucun document permettant de déterminer l'origine du toponyme Marquein avec certitude. Les formes anciennes dans les textes du nom Marquein, qui sont parvenues jusqu'à nous prêtent à confusion : Marcheixum en l'an 979, Marchunium en 1191, Marcucimium en 1274, ou encore, Marchonis en 1295. Le terme a été latinisé en Mariscum et a donné l'ancien français Marchais qui signifie marécage. Ou, autre hypothèse, le nom pourrait venir du mot francique marka (une frontière,  une limite) qui désignait une frontière entre clans, à l'époque des invasions germaniques ; sous les Carolingiens c'était un territoire situé aux confins du royaume. Sous Charlemagne, on nommait marchis les gouverneurs des villes situées sur les marches, les frontières ; le terme a donné marquis. N'oublions pas que Marquein se trouve à la frontière du diocèse de Toulouse et de celui de Mirepoix ; cette frontière correspond à celle des territoires de tribus gauloises.

 

Deux châteaux sont situés sur la commune de Marquein : le château de Marquein au bas du village, reconnaissable à son toit monumental en tuiles plates de type bourguignon et le château de Fajac la Relenque en briques rouges typiques du Lauragais juché sur une colline avoisinante.

Cette partie du Lauragais est bien spécifique de par son paysage très vallonné qui amène les promeneurs à se perdre avec bonheur. Depuis peu, de nombreux chemins pédestres ont été réhabilités et permettent de grandes randonnées. Le village de Marquein fait parti du Lauragais, pays de cocagne, pays de ce pastel détrôné, fin du XVIIème siècle, par l'indigo venu des Indes.

Les coteaux vallonnés près du village de Marquein.

L'église du village de Marquein avec son clocher mur.

  

A gauche, un calvaire situé au Sud, à l'entrée du village. A droite, le centre du village de Marquein.

Le château de Marquein, la façade Nord.

Construit en belle pierre, le château de Marquein dresse ses quatre tours rondes au flanc d'une colline fertile et boisée, à un kilomètre environ du petit village de Marquein, dans l'Aude, mais limitrophe de la Haute-Garonne. Je vous propose de découvrir son histoire.

 

Dans une charte datée des Ides de décembre 979 (Idus decembris 979, anno 25°, regnante Leulario rege), portant donation faite par Aribert et par Garsinde, sa femme, à Dieu, à Saint Jean-Baptiste du monastère de Montolieu (Castri Mallasti), à Tresmire, abbé, et à tout le couvent, de l'alleu qui leur était échu dans le pagus Toulousain, au ministerium Bazadois ou de Baziège et terminium de Marquein (Marcheixo).

Puis il s'écoula une longue période de deux siècles pour voir réapparaître dans les archives le nom de Marquein (Machunio). 

S'ensuit plusieurs donations dont celle-ci faites un vendredi d'octobre 1191, Pierre de Marquein, dit Subirat, et sa femme Albia donnent à l'hôpital du Rival, à Pons Raymond Garsie, au Commandeur Roger de la Rive et à Bernard Barcian tous leurs biens, situés dans le dîmaire de Saint-Jean de Caprescojade, toute la condamine de Cobadel ou Copadel, et le quart de la dîme qu'ils possèdent sur la ville de Saint-Michel-de-Lanès. Cette donation est faite sur les conseils de Bernard et Arnaud de Marquein, en présence de Raymond, chapelain de Lacombe, Guillaume de Castlar et Bernard Amiel du Fossat .

Le clocher mur de l'église du village de Marquein.

Novembre de l'année 1205, Pierre de Marquein (de Marquno) donne à l'hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, représenté par le Commandeur, une certaine quantité d'oblies, assises sur le territoire de Caignac.

En mai 1246, dans les dépositions faites devant les Inquisiteurs de la Foi, à Fanjeaux, il est rappelé que certains hérétiques adorèrent les parfaits à Marquein (Marcunh, Marcuen).

En janvier 1272, le chevalier Adhémar de Marquein (de Marcuehn) est au nombre des nobles de la baylie de Lauracle-Grand qui prêtent serment de fidélité au roi de France.

En septembre 1274, une lettre d'amortissement du roi Philippe III, dit le Hardi, donnée à Paris, mentionne une donation de six deniers Toulousains faite par Adhémar de Marquein (de Marcucimio) au monastère de Prouille.

Après le chevalier Adhémar de Marquein, quelques actes notariés, retenus entre le 18 avril 1297 et le 23 avril 1311, portent que Bertrand de Marquein, damoiseau, était coseigneur du dit lieu et y possédait des "honneurs" ou domaines.

Le château de Marquein, la façade Sud avec ses dépendances à gauche.

La question reste posée : les seigneurs de Marquein avaient-ils leur sépulture dans l'église du village et si leur demeure seigneuriale ou maison forte était située aussi dans le village, ou bien à l'endroit même où en 1539 fut élevé l'actuel château de Marquein ?

Le tombeau de la Maison de Roquefort dont des documents du XVIIème siècle signalent son existence, n'existe plus aujourd'hui.

Deux documents paraissent indiquer que les seigneurs ou coseigneur de Marquein avaient leur maison forte hors du village.

Le premier indique que, le 27 mai 1325, Guillaume de Relhane, commandeur de Caignac, approuva l'acquisition faite par Raymond Roque d'une parcelle de terre située à Marquein au lieu dit La Canal, dans le décimaire de Saint-Sernin, entre l'honneur de Bertrand de Marquein, damoiseau et coseigneur de Marquein, et le Rival de Lasaur sous l'oblie de un denier tolza.

Le second rapporte que, le 25 juin 1464, noble Rogier de Roquefort, seigneur de Marquein, dénombra le lieu de Marquein avec toutes les justices, trente sétérées de pré et une Maison forte.

Septembre 1460 à Husseau près de Tours, anoblissement de maître Jean de Roquefort docteur ès lois, juge du comté de Foix.

 

A l'origine la famille Roquefort-Marquein habitait une Maison forte, si l'on en croit la tradition, elle occupait l'emplacement du pigeonnier actuel, situé à une dizaine de mètres au Sud du château actuel et au pied d'une pente très raide. Le château commencé par Dauphine de Montbrun a remplacé cette Maison forte.

Extrait de la carte IGN situant le château par rapport au village de Marquein.

Le château de Marquein, la façade Nord.

Le château de Marquein a été bâti en 1539 par Dauphine de Montbrun, veuve de Jean de Roquefort décédé le 15 octobre 1521, seigneur de Marquein et coseigneur de Salles et de Saint-Michel de Lanès, qui fut tué en 1521, au siège de Fontarabie où il servait sous les ordres de l'amiral Bonnivet. Grande famille que ces Roquefort-Marquein, enracinée depuis, des siècles dans ce coin de terre lauragaise et apparentée avec la meilleure noblesse du pays, les Roquefeuil, les Rigaud de Vaudreuil, les Varagne-Gardouch, etc.

Le château remontant à 1539 appartenait à la famille de Roquefort-Marquein. Au début du XXème siècle, la maison de Roquefort n'existe plus. Les branches du Vivier, d'Arignac, de Sarnhac, d'Engarravagues, de Daumazan, d'Esperce ne sont plus. Toutes sont tombées en quenouille après de nombreux services militaires.

 

Le château de Marquein fut achevé en 1554.

Le village de Marquein.

En 1569, François de Roquefort était alors baron de Marquein il avait pour beau-frère le sire Bacou de Brassac. Ce capitaine Bacou sévit pendant les guerres de la ligue en Languedoc. Bacou sire de Brassac natif de Saint-Pons, capitaine protestant du Narbonnais, souvent cité dans les Mémoires de Gaches. Fait prisonnier en 1586, il fut assassiné dans sa prison du château de Marquein où il séjournait. Le 16 février 1586 vers 22h00, l'ordre fut donné par le vicomte de Montgomméry qui était gouverneur du diocèse de Castres, sous le duc de Montmorency. Bacou endormi, fut assommé avec un marteau et jeté la tête la première près de la rivière, puis le comte fit tirer sur lui, on dira qu'il tenta de s'évader. Bacou était un tyran pour les habitants de Brassac.

Croquis du château de Marquein réalisé en 1902 par Cardes (extrait du bulletin du SESA).

 

Du 20 au 27 avril 1579, le roi de Navarre Henri le futur Henri IV de France  séjournait au château de Marquein quand vint le rejoindre son épouse Marguerite de Valois (1553-1615) dite la reine Margot et sa mère Catherine de Médicis femme d'Henri II. Le but de cette mission dans la région, était d'établir une "Chambre de Justice en ce pays de Languedoc, et parachever un traité de paix", les conférences préparatoires se tinrent durant six jours à Saint-Michel de Lanès. Les États de Languedoc s'étaient réunis selon l'ordre de la reine-mère Catherine de Médicis et ils tenaient séance à Castelnaudary, sous la présidence de Monseigneur de Bardis, évêque de Saint-Papoul, ils se séparèrent le 4 mai 1579.

Henri IV fit au château de Marquein un séjour de quinze jours, avant de repartir pour Pau.

 

17 juillet 1689 date du testament de Marc-Antoine de Roquefort on découvre que quelques-uns d'entre eux furent ensevelis dans l'église du château, comme Antoine de Roquefort (27 décembre 1681) et son épouse Marie d'Arnave (30 mai 1681).

 

Charles de Roquefort-Marquein fut grand-prieur de Malte, à Toulouse, de 1747 à 1748 ; quand il mourut, il fut enseveli dans la chapelle de Saint-Jean, près de la Dalbade et les pierres qui formaient son tombeau, décorées de marbres de diverses couleurs où se voilent les armes de sa maison et des panoplies, sont conservées au musée de Toulouse.

L'accession de Charles de Roquefort-Marquein à la charge enviée de grand-prieur de Toulouse était la consécration de l'ancienne noblesse de sa famille, comme la construction du magnifique château de Dauphine de Montbrun était l'emblème de sa puissance. 

A la mort de Charles de Roquefort survenue au château de Marquein le 6 novembre 1748, le domaine de Marquein passe sur la tête de Pauline de la Tour, sa petite fille, représentée par Gabriel Florent de la Tour, son grand-père maternel.

Le château de Marquein, la façade Nord avec ses deux tours crénelées.

 

DESCRIPTION DU CHÂTEAU DE MARQUEIN

 

Le château de Marquein est demeuré tel que nous l'a laissé la Révolution, qui se contenta de faire marteler les rocs d'échiquier du blason des Roquefort, sculpté dans un panneau de pierre, au-dessus de la porte d'entrée, petite et basse sous son arc en anse de panier, mais plus facile à défendre, et surmontée de deux colonnes torses, d'un bel effet décoratif. Seuls, les anciens fossés et la contrescarpe ont disparu.

Imaginez la construction de ce château à l'époque féodale où les seigneurs ne cessaient de se faire la guerre entres eux, ce ne fut certainement pas facile pendant cette période troublée.

Le château de Marquein est un des rares châteaux de la Renaissance qui porte une date : 1539, et cette date est accompagnée du nom de la grande dame qui le fit construire. C'était Dauphine de Montbrun, veuve de Jean de Roquefort, seigneur de Marquein et coseigneur de Salles et de Saint-Michel de Lanès. Le château de Marquein fut achevé en 1554.

Le château de Marquein, la façade Nord avec ses deux tours crénelées.

Le château est situé sur un petit plateau, dominé à l'Est par une colline en pente douce, qui s'arrête brusquement aux abords d'un fossé dont la contrescarpe a disparu. Au Nord, le terrain s'incline lentement. Du côté Ouest, le terrain est presque horizontal et a reçu des constructions à usage d'exploitation rurale. Au Sud, il existe un terre-plein d'une largeur de quatorze mètres terminé par un versant rapide et presque à pic, au pied duquel coule un petit ruisseau.

La base du château est un parallélogramme régulier de 27,50 mètres par 18,50 mètres, avec à chacun de ses angles, une tour ronde d'un diamètre de 7,50 mètres.

Des meurtrières placées dans chacune des deux tours Nord et Sud commandent la porte d'entrée. Il en est de même pour les autres façades, où la disposition des meurtrières rend presque impossible toute tentative de pénétration immédiate par escalade ou par les croisées. Celles-ci sont munies de volets que des leviers en fer maintiennent solidement au dedans.

Le château de Marquein, la façade Sud.

La hauteur totale du château est de 26 mètres. Les murs extérieurs du château et ceux des tours, mesurent 1,40 mètre.

Des flèches en briques terminent les deux tours Sud et le faîte de la toiture du château. Les deux tours du côté Nord ne possèdent plus leurs toitures élancées. Des créneaux leur servent de couronnement.

Une aquarelle sur toile du XVIIème siècle, dans le corridor du rez-de-chaussée du château, représente une chasse avec vue du château. Dans cette aquarelle on voit que déjà à cette époque les deux tours au Nord étaient terminées par des toitures à pentes faibles et couvertes de tuiles plates de couleur rouge brique.

Croquis du fronton de la porte d'entrée et panonceaux du château de Marquein avant la Révolution (extrait du bulletin du SESA).

Zoom sur le croquis du fronton de la porte d'entrée avec la reconstitution du blason Roquefort Marquein (extrait du bulletin du SESA).

Concernant la porte d'entrée du château, le panneau avant la Révolution était sculpté avec les armes de la maison de Roquefort- Marquein. Pour rompre l'unité de la ligne droite un peu austère, l'architecte a construit la partie supérieure de la porte d'entrée en forme de voûte surbaissée. Il a disposé des deux côtés du panneau deux colonnes à torsades creuses qui prennent leur point d'appui sur des corbeaux qui arrêtent les moulures extérieures du cintre de la porte. L'effet obtenu est très gracieux.

 

Les fenêtres du rez-de chaussée de la façade du midi présentent la même ornementation à ligne droite, tandis que celles du premier étage qui sont encadrées dans des demi colonnes à forme ronde. Les unes et les autres sont à meneaux, de même grandeur et de même style. Les fenêtres des tours sont tantôt géminées et à demi-meneaux, tantôt simplement à demi-meneaux et de moitié grandeur que celles de la façade.

 

On pénètre dans le château par un escalier en pierre de taille se composant de onze marches avec rampe de pierre de Beaucaire, de construction récente. Car à l'époque féodale il en était autrement, il devait y avoir un accès mobile pour assurer la défense du château. Deux entailles pratiquées dans les pierres de taille de la tour et à droite de la porte d'entrée, indiquent que l'architecte avait prévu et organisé cette défense au moyen de madriers en bois.

La porte d'entrée donne accès à un large et long corridor. Derrière cette porte se trouve l'escalier d'honneur en pierre de taille et en forme d'escargot. Il occupe tout l'intérieur de la tour Sud-Ouest. A la hauteur du premier étage une niche a été pratiquée dans le mur pour l'éclairer au moyen d'une lampe ou d'une torche de cire.

Le château n'a qu'un rez-de-chaussée et un premier étage pouvant servir de logement. Au dessus du premier étage sont d'immenses combles couverts par une toiture en bois à pente presque verticale dont la hauteur prise au milieu de la salle mesure quatorze mètres au dessus du plancher.

 

Le rez-de-chaussée se compose de huit pièces, dont trois occupent les tours Sud-Est, Nord-Est et Nord-Ouest. Les autres ont leur porte d'entrée sur un second corridor perpendiculaire au grand corridor de service, les deux ayant la forme d'un T majuscule renversé.

Le salon de compagnie, appelé la salle basse (ou vaste) dans l'inventaire d'avril 1636 (Arch. de l'Aude, B2120: Inventaire des biens mobiliers et immobiliers de feu Sébastien de Roquefort-Marquein), a une entrée sur l'un et l'autre corridor. Cette salle qui a 16 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur pourrait être appelée la salle des fêtes.

De l'autre côté du corridor de service, qui divise intérieurement le château en deux parties égales, on entre, par une porte faisant face à celle du salon, dans la cuisine.

A côté de la cuisine et vers l'Est était située la pastandière, c'est-à-dire la chambre à pétrir. En face de la cuisine, prenant jour par une fenêtre exposée au Sud, était la pièce appelée la chambre jaune.

Les chambres des tours servaient de magasins d'armes et de débarras. L'une contenait les armes complètes du seigneur de Marquein. Plus tard, dans la seconde moitié du XVIIème siècle, la tour Nord-Est servira de chambre à Mademoiselle Victoire de Roquefort-Marquein, et prendra le nom de chambre de Mademoiselle.

Le château de Marquein émergeant à gauche de la végétation.

La salle d'honneur du château comprise entre quatre murailles avec ses fondations, serait le seul vestige de l'antique demeure des seigneurs de Marquein.

Les caves occupent seulement le sous-sol de la partie Nord-Ouest du château. On y accède par deux entrées, l'une extérieure, l'autre intérieure. Par celle extérieure, qui est la principale, on arrive aux caves par un corridor à fortes murailles construites en pierres et chaux et à voûte surbaissée construite en briques. Les voûtes des caves ont la même forme que celle de la porte d'entrée, aussi on ne peut douter qu'elles aient été élevées en même temps que le château. On est frappé par le corridor qui mène aux caves, comme, du reste, les corridors qui donnent accès aux salles du rez-de-chaussée et du premier étage, ait été aménagé sur un seul des côtés du château. Il en est de même quand on voit aboutir des murs de refend à la place où devrait se trouver une fenêtre, pour donner à la façade principale un aspect régulier.

Cet aménagement s'expliquerait par le fait que l'architecte chargé de la construction aurait voulu utiliser les murailles de l'ancienne Maison forte.

 

Au premier étage, les appartements sont disposés sur le même plan. On y accède non seulement par l'escalier d'honneur, mais encore par deux escaliers de service, disposés à droite et à gauche et vers le milieu du corridor qui coupe le château en deux parties presque égales. En 1636, les salles du premier étage portent les noms de chambre violette (nom dû à la couleur des rideaux du lit de l'époque), de salle haute, de chambre rouge, de chambre des Soldats que la légende loge dans les combles. Quelques-unes ne sont pas dénommées.

En 1902, une galerie des portraits de la famille de Roquefort-Marquein ornait la salle des fêtes du château ainsi que des tapisseries et aquarelles sur toile qui servaient de tentures au vestibule d'entrée.

Une vue aérienne du château de Marquein.

Dans le corridor qui conduit aux caves du château était creusé le puits destiné à l'alimentation en eau des habitants du château en cas de siège. On raconte que pendant la Révolution française, à la suite d'une dénonciation faite contre le "citoyen" Charles de Roquefort, un gendarme se présente au château pour le mettre en état d'arrestation. Les serviteurs du châtelain ayant pris son parti contre le représentant de la Loi, le gendarme fut précipité dans le puits et l'on n'entendit plus parler de lui. Chacun resta muet sur son malheureux sort. Ce ne fut que longtemps après la mort des propriétaires du château, et lorsque aux temps troublés de la Révolution eut succédé une ère de tranquillité, que la vérité se fit jour. Des recherches ordonnées par l'autorité judiciaire amenèrent la découverte de son cadavre dans le puits. Mais il était trop tard pour punir les coupables.

 

Les de Roquefort Marquein, sous le siècle de Louis XIV, avaient refusé de soumettre leur blason à l'enregistrement ordonné par l'édit de 1696. Donc leur blason ne figure pas dans l'armorial général d'Hozier.

 

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1972.

Au petit matin aux abords du château de Marquein.

 

LES SEIGNEURS DE MARQUEIN

 

Par le mariage d'Olivier (mariage qui eut lieu avant le 27 septembre 1387), fils de Vésian de Roquefort, seigneur d'Arignac (Ariège) et de Crampagnac (Ariège) et de N. de Durban (Ariège), avec Jeanne de Foix, fille de Corbeyran de Foix, seigneur de Foix et d'(Er)mengarde de Villar, la seigneurie de Marquein advint dans la maison de Roquefort. Dans son testament, en date du 14 juin 1443, damoiselle Jeanne de Foix lègue à son fils cette seigneurie qu'elle tenait du chef de sa mère.

 

La baronnie de Roquefort (commune du canton de Lavelanet en Ariège), dont les seigneurs de Marquein portent à présent le nom, était, à la fin du XVIIème siècle, possédée par la maison de Lévis-Mirepoix. Elle était située dans le comté de Foix.

Depuis, elle a été tenue et possédée par la famille de Roquefort et les ancêtres de la branche de Marquein jusqu'au 19 décembre 1620. A cette date, elle fut adjugée par arrêt rendu par la cour du parlement de Provence à la maison de Comenge, comme héritière de Françoise de Roquefort mariée à Mathieu de Comenges.

La branche de Marquein est, d'après l'étude de spécialistes, une branche cadette de la maison de Roquefort. Elle a pour chef Olivier II, fils de Roger et d'Isabeau de Bonne.

Olivier II de Roquefort, seigneur de Marquein, d'Arignac, La Bastide de Garderenouf, Saint-Léon de Caussidières, gouverneur de Leucate, capitaine de cinquante lances, fut marié à Hélène de Bruyères, dame de Chalabre, Puivert et Sonac qui ne figure dans aucune des généalogies publiées sur cette illustre famille du Chalabrais. Il habitait certainement la maison forte dénombrée le 24 juin 1464 par son père.

Olivier testa le 13 février 1515 et Hélène sa femme le 19 février 1522. Tous deux instituèrent pour leur héritier leur fils Jean Roger.

Olivier fut nommé  gouvernement de la place de Leucate le 31 mai 1514, par le cardinal de Narbonne. Il décéda avant 1520.

 
 

GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE ROQUEFORT-MARQUEIN

 

Blason de la famille de Roquefort de Marquein. Extrait de l'armorial général de France par Charles d'Hozier 1696.

Armes : Echiqueté d'argent et de sable au chef de gueules, chargé de 3 rochers d'argent à 3 coupeaux d'or avec deux griffons pour supports (B. N., Cabinet d'Hozier : 293, cote 8132)

 

La généalogie des maîtres du castel est compliquée.

On va surtout s'intéresser à la branche de Marquein qui est une branche cadette de la maison de Roquefort et qui a pour chef :

 

1- Olivier II de Roquefort, fils de Roger de Roquefort et d'Isabeau de Bonne ou plutôt à Alix de Bonne. Il épousa Hélène de Bruyères dame de Chalabre, Puivert et Sonac. Ils eurent trois enfants connus :

         1a- Jean Roger, qui fut seigneur de Marquein qui suit ; 

         1b- Gaston, marié à Dauphine de Montbrun (voir ci-après), mort sans enfants ;

         1c- Marguerite, mariée à Pierre III du Vivier, qui était veuf d'Isabeau de Durban.

 

1a- Jean Roger de Roquefort, seigneur et baron de Marquein, la Bastide de Garderenouf, Saint Léon de Caussidrères, Saint Michel de Lanès, épousa Dauphine de Montbrun. C'est lui qui  commença la construction du château de Marquein sa femme poursuivit la construction avec son fils Sébastien.

Concernant Dauphine de Montbrun, elle est la fille de demoiselle Françoise d'Abban et de Jean de Montbrun, seigneur de Roquecourbe-Rive-d'Aude mort vers 1515. Elle fit un premier mariage avec Gaston de Roquefort, après la mort de celui-ci, elle fit un second mariage avec le frère de son premier mari. Mariage qui fut autorisé par une bulle papale du 28 juillet 1517, accordant la dispense nécessaire. Ce second époux, était Jean Roger de Roquefort, il était seigneur de Marquein et coseigneur de Salles et de Saint-Michel de Lanès. Lors de l'assaut le 15 octobre 1521de Fontarabie en Espagne, Jean Roger de Roquefort Marquein fut blessé et mourut des suites de ses blessures. De ce second mariage naîtra deux fils connus :

 

1aa- François I de Roquefort qui succèdera à son père dans les biens paternels. François I de Roquefort, épousa le 27 janvier 1566 demoiselle Gabrielle de La Palu, fille de messire Gabriel de La Palu (+12 juillet 1565), gentilhomme de la chambre du roi, sénéchal de Castres, qui fut aussi capitaine du château de Quéribus. François de Roquefort, baron de Marquein, seigneur de Salles, rendit hommage, le 15 décembre 1550, pour ses biens situés en Lauraguais à Catherine de Médicis, comtesse de cet ancien pagus, érigé en comté par Louis XI en janvier 1477. En 1554, il présente aux Commissaires de la reine, comtesse du Lauraguais, le dénombrement de ses biens. Il décèdera vers 1595-1596.  Gabrielle de la Palu épousa en secondes noces le 30 octobre 1597 Antoine de Saint-Lary de Fiteria. Du premier mariage naîtra trois enfants : 

 

      1aaa - Jeanne Antoinette de Roquefort, mariée le 9 mai 1597 à noble Louis de Siran, seigneur de Cavanac.

 

        1aab- Jean-Sébastien I de Roquefort, baron de Marquein en 1539 (+ avril 1636 à Paris), qui épousa le 7 avril 1596 Antoinette de Lévezou de Vezins, fille de messire Antoine de Lévezou de Vezins, chevalier de l'Ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de la chambre de Sa Majesté, seigneur dudit Vezins et d'Engarrevagues et de Jeanne de Roquefort (1534- après 1604). Après la mort de son mari Antoinette se retira dans son château de Salles. Ils eurent cinq enfants :

                          1aaba- Marc-Antoine de Roquefort seigneur de Marquein, de Brassac et de Durfort. Marié à N…? de Durfort de Rouzines. Il mourut au château de Marquein le 12 avril 1696 il avait 98 ans environ. Il institua pour son héritier universel Antoine Joseph de Roquefort  son petit neveu. Il eut deux filles, dont Jeanne mariée à Me Samuel Bonnefous, maître-apothicaire, à Brassac ;

                          1aabb - Louis de Roquefort de La Palu, baron de Marquein, seigneur de Salles et de Brassac, avait épousé le 6 avril 1630, demoiselle Gabrielle de Roquefeuil, fille de messire Antoine de Roquefeuil, baron de Granval et Bésacoul, seigneur de Sauveterre, la Barthe, la Bastide-de-Ganatisse et de dame Marie de la Forest, dame de Grise, veuve de messire Christophe d'Urfé, comte de Châtillon et du Pont-de-Vellé. Gabrielle de Roquefeuil avait une sœur utérine : Marie d'Urfé. Louis décédera vers 1667-1668 qui suit ;

                          1aabc- François, seigneur de Salles, baron de Marquein, tué le 26 août 1622, au siège du Peyrat où il servait sous les ordres du comte de Caraman ;

                          1aabd- Diane, mariée à Jacques de Capriol, seigneur de Cuq;

                          1aabe - Françoise de Roquefort, dame de Marquein mariée avec Bertrand de Maurel seigneur d'Aragon (+10 février 1654) fils de Pierre de Maurel d'Aragon, seigneur d'Aragon, Reyssac, Roquefère, Villarlon et de Catherine de Franc.

        1aac – Sébastien, seigneur de Marquein mort sans enfants.

 

C'est une période où il y eut beaucoup de procès de successions dans la famille Roquefort Marquein.

 

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1aabb - Louis de Roquefort de La Palu, seigneur de Marquein puis à la mort de son père, il prit le titre de seigneur de Salles. Il épousa le 6 avril 1630 Gabrielle de Roquefeuil fille d'Antoine de Roquefeuil et de Marie La Forest. Il décédera entre 1667 et 1668. Ils eurent six enfants :

          1aabba – Louis Antoine Joseph de Roquefort La Palu  né le 20 août 1635 au château de  Brassac. Baron de Marquein, Granval en Albigeois, Salles, Besacoul, Saint-André d'Ustre et de la Fourre. Il épousa le 18 octobre 1658 Marie d'Arnave fille de messire Gaspard d'Arnave, baron d'Ornolac en Foix, de Vernioles, Cadarcet, coseigneur de Saverdun et Gardouch et de dame Claire de Sers. Louis Antoine décèdera à Gardoube le 27 décembre 1681 et fut enseveli dans l'église du château de Marquein. Sa femme Marie d'Arnave décédera au château de Marquein le 30 mars 1681. Ils eurent dix enfants : 

                          - Antoine Joseph de Roquefort, marié vers 1690 à Hyppolyte de Foix, il décède à Toulouse, sans enfants, le 21 février 1740, il avait 72 ans ;

                         - Barthélemy de Roquefort, seigneur de Grandval, il décède vers 1745. Il eut deux filles : Louise et Catherine ;

                         - Charles Louis Victor Auguste de Roquefort Marquein, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, grand prieur du prieuré de Toulouse, qui suit ;

                          - Louis de Roquefort, décédé célibataire le 7 novembre 1720 au château ;

                          - Autre Charles de Roquefort ;

                          - Marie de Roquefort qui épousa le 20 novembre 1686  Charles de Varaignes fils aîné de feu messire Louis de Varaignes, baron de Bélesta, de Gardouch et de dame Jeanne de Morlion et de Samensa. Il fut capitaine de cavalerie dans l'armée de Dauphin Etranger et maître de camp en 1703. Ils moururent tous les deux en 1716. Ils eurent deux enfants : Jean-Sébastien et Ludovic-Hippolyte, tous deux de Varaignes-Bélesta.

                        - Françoise de Roquefort, mariée à Joseph de Madron écuyer demeurant à Toulouse;

                        - Thérèse de Roquefort, née le 26 décembre 1676 à Toulouse ;

                        - Gabrielle de Roquefort ;

                        - Claire de Roquefort, mariée à Étienne de Foucault sieur de Mouzens.

 

          1aabbb - Antoinette de Roquefort Marquein née vers 1644, mariée en 1669 avec Clément de Clairac – Laroque (1644-1715) ils eurent pour enfants :

                         - Louis de Clairac né le 19 janvier 1671 dans la paroisse Saint Michel de Cordes ;

                        - Isabeau de Clairac sœur jumelle de Louis ;

                        - Jacques né le 1er mars 1670 ;

                        - Clément de Clairac née en 1674  épousa le 25 août 1715 Marie-Thérèse de Lordat +1729 ;

                        - Catherine de Clairac, épousa le 17 juillet 1715 Philippe Joseph de Roquefeuil-Cahuzac, 1er marquis de Roquefeuil-Cahuzac 1685-1735 ;

                        - Louise de Clairac née en 1681, épousa  le 29 novembre 1710 François de Regnaudin, seigneur de Cormier seigneur de Fondousse.

 

          1aabbc - Jean Sébastien II de Roquefort, seigneur de Salles et de Labastide-Gabausse, héritier universel de dame Marie d'Urfé. Il était encore vivant après janvier 1716. Il épousa en première noce le 2 novembre 1672 Françoise de Bonnéry et en secondes noces vers 1690 Anne de Varaignes, ils eurent pour enfant :

                                     - Jean de Roquefort Marquein marié le 29 juin 1700 avec Madeleine de Toulouse-Lautrec.

          1aabbd – Barthélemy, prêtre bachelier en théologie, prieur commendataire de l'hôpital de Granjoul ;

          1aabbe – Françoise, mariée le 6 mars 1666 avec François de Roger de Cahuzac de Caux ;

          1aabbf – Marie entrée en religion au couvent des Clarisses de Lavaur avant 1690.

 

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LE DERNIER SEIGNEUR DE SALLES ET DE MARQUEIN

Croquis du blason de Charles de Roquefort de Marquein (extrait du bulletin du SESA).

2 - Charles Louis Victor Auguste de Roquefort de Marquein, marquis de Marquein, baron de Salles, né vers 1710. Fils de Louis Antoine Joseph de Roquefort La Palu et de Marie d'Arnave (voir ci-dessus). Il a succédé comme seigneur de Marquein à son frère Barthélemy de Roquefort. Il faisait parti de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et fut grand prieur de 1747 à 1748 au prieuré hospitalier de Toulouse. Il fut aussi général des galères. On lui donne les armoiries celles des Rochefort d'Ailly. Il décède au château de Marquein le 6 novembre 1748. Il épousa le 9 janvier 1745 Marie Jacobe de Fontenu de Montauban née vers 1722, fille de Gaspard de Fontenu, commissaire général de la marine et de Jacob-Pétronille de Hochepied. Elle décèdera au château de Marquein le 5 décembre 1797 à l'âge de soixante-quinze ans. Ils eurent une fille :

 

    02a - Madeleine Pétronille de Roquefort Marquein, née le 14 juillet 1746 à Marquein, mariée le 13 avril 1767 avec Louis Philippe de Rigaud marquis de Vaudreuil (1724-1802). Elle décèdera en avril 1817 à Paris elle avait 70 ans. Ils eurent cinq enfants :

 

          02aa – Jean Charles Philippe Joachim de Rigaud de Vaudreuil, né le 30 juin 1769 au château de Marquein. Il fut colonel de la Cavalerie (+1848) ;

          02ab – Marie Louise Pétronille Madeleine de Rigaud de Vaudreuil (1772-1825). Elle épousa le 28 février 1790 au château de Revel Joseph Denis Édouard Bernard de La Tour d'Auvergne-Lauraguais ;

          02ac – Charlotte Thérèse Louise Hippolyte Joachime Marie Caroline de Rigaud de Vaudreuil (1787- ?) ;

          02ad – Louise Élisabeth Charles Marie de Rigaud de Vaudreuil, comtesse de Serrant  née le 23 novembre 1770 (+1825). Elle épousa en première noce le 6 octobre 1783 Jacques Godefroy Charles Sébastien Xavier Jean Joseph d'Izarn, de Freyssinet, de Valady. Il fut député de l'Aveyron à la Convention Nationale, condamné à mort comme girondin le 5 décembre 1794, il avait 26 ans. Elle se maria en seconde noce le 17 janvier 1795 avec Antoine Joseph Philippe Wals, comte de Serrant d'origine irlandaise. Lieutenant général des armées du Roi (1744+1817). Elle eut une relation en 1804 avec Napoléon Bonaparte, empereur des Français (1769-1821). Elle fut dame d'Honneur de l'Impératrice Joséphine de Beauharnais. Elle décède à Angers en 1831 elle avait 61 ans. Elle eut deux enfants : 

          - Victoire de Rigaud de Vaudreuil (1775-1815) mariée en 1795 avec Joseph de Rigaud de Vaudreuil, comte de Vaudreuil (1740-1817). Elle eut une relation en 1798 avec Louis VI Henri Joseph de Bourbon-Condé, Duc d'Enghien (1756-1830).

           - Valentine de Rigaud de Vaudreuil, (1814, +1887). 

          02ae - N….? , mariée au marquis de Ferreti.

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Diverses infos trouvées lors de mes recherches :

- Le 31 juillet 1670, lors de la liquidation des biens de feue dame Hippolyte d'Arnave et Ornolac, veuve de feu Jean-Georges de Foix, baron de Rabat, était présent, dame Marie d'Arnave, mariée au baron de Marquein.

- Le 9 août 1670, à la demande du mandataire du créancier, le notaire va au château de Marquein. Dans une des chambres, on trouve : "En premier lieu un grand coffre et bahut fermé à clef, laquelle clef ledit seigneur d'Ornolac a dit n'avoir point ; icelluy ouvert par un serrurier, a esté trouvé une robe de tabis (tissa de soie, plus couramment nommé atabi, du genre des camelots : celui-ci était orné de roses) à rosiers de ladite feue dame de Rabat, usée, etc."

- La sœur d'Elisabeth, Melle Hippolyte de Foix fille de Jean-Roger de Foix épouse le marquis Joseph de Rochefort Marquein fils de Louis Antoine Joseph de Roquefort La Palu.

- Elisabeth de Foix épouse le 19 juillet1691 Pierre de Montesquieu. Après le décès de son époux, qualifiée de baronne de la Gardiolle , la veuve de  Pierre de Montesquieu "marquis du Faget", demeurant à Toulouse, donne le 12 mars 1740 devant le notaire Rieux, à son beau frère Barthélemy de Roquefort de Marquein seigneur de Grandval, habitant au château de Marquein, les terres, baronnie et seigneurie de Durban et Clermont.

Blason de Barthélemy de Roquefort de Marquein, seigneur et percepteur de l'Hospitalet. Extrait de l'armorial général de France par Charles d'Hozier 1696.

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A la mort de Charles de Roquefort, le domaine de Marquein passe sur la tête de la comtesse Charlotte-Gabrielle-Madeleine-Pauline de la Tour d'Auvergne, arrière petite fille, âgée de six ans elle était représentée par Gabriel Florent de la Tour d'Auvergne (1735-1800) chevalier marquis de Saint-Paulet, son grand-père maternel qui habitait le château d'Auzeville près de Toulouse. Gabriel Florent de la Tour d'Auvergne  décède le 19 mai 1800, un nouveau tuteur fut nommé parmi les oncles paternels, le sieur de la Tour évêque d'Arras jouira des biens délaissés par Charles de Roquefort.

En juillet 1801, à la suite d'un procès contre Pauline de la Tour d'Auvergne au sujet de cette succession, le château de Marquein et de la Salles sont en possession de Marie Louise Pétronille Madeleine de Rigaud de Vaudreuil.

En 1840, il passe des mains de Philippe de Rigaud de Vaudreuil à celles du colonel Paul-Marie Sol de Marquein, qui a restauré le château et l'a remis en l'état où il demeurait encore au début du XXème siècle.

Enfin, à la mort de l'héritier, Georges Adrien Sol de Marquein, conseiller général de l'Aude (2 avril 1898), fils du colonel Paul-Marie Sol de Marquein, le château est devenu la propriété du fils mineur de M. Émile Hérisson Laparre (né en 1859), ingénieur des poudres à Toulouse, il décèdera le 22 juillet 1925.

Au début du XXème siècle le château était la propriété de M. le baron de Rivières.

 

Le château de Marquein, sa façade Sud

Le château de Fajac la Relenque en briques rouges typiques du Lauragais juché sur une colline avoisinante. Ce château est situé à quelques kilomètres au Sud du village de Marquein le long de la D7. Je n'ai aucune information historique concernant celui-ci.
 
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La stèle de Marquein : que représente le symbolisme de ces douze perles entourant cette croix grecque ? Rappelle-t-il les douze signes du zodiaque, ou les douze mois de l'année ? Plus tard, dans la symbolique chrétienne, faut-il y voir l'évocation des douze apôtres ? Ces groupements de trois se rapportent-ils à la Trinité ? Plusieurs auteurs ont fait observer la ressemblance entre les motifs portés sur des monnaies wisigothiques et ceux de certaines stèles. C'est vrai, également, pour des monnaies d'autres origines. La stèle de Marquein datant du XIIème siècle représente une croix grecque cantonnée de douze besans, (besans : pièces d'or ou d'argent frappées à Byzance, elles représentent l'abondance).

Croquis réalisé par Fzancesc de la stèle de Marquein.

 

Voici quelques photos anciennes du château de Marquein qui feront plaisirs aux amateurs :

Le château de Marquein, la façade principale côté Sud avec son porche d'entrée, en 1920.

Le château de Marquein, le côté Est et Nord avec les deux tours crénelées, en 1920.

Le château de Marquein, la façade principale côté Sud avec son porche d'entrée, en 1900-1905.

Le château de Marquein, la façade côté Ouest et l'accès au porche d'entrée, en 1905.

Le château de Marquein, la façade côté Ouest et l'accès au porche d'entrée, en 1905.

 

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Divers bulletins de la Société d'études scientifiques de l'Aude.

- "Voyage de Castelnaudary au château de Marquein", Henry Mullot (extrait de cet ouvrage). Dans son livre "Voyage de Castelnaudary au château de Marquein", Henry Mullot a fait, une étude minutieuse du château de Marquein, c'est dommage, malheureusement cet ouvrage est introuvable ou, il attend sur le rayonnage d'une bibliothèque qu'un érudit s'intéresse à lui.

- Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France 1906.

- La revue de L'Auta avec cette devise : Que bufo un cop cado més (Plus d'une fois chaque souffle) numéro 93.

- La revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-Ouest, société des sciences, lettres et arts d'Agen Tome XXVII-1900.

 

 

 J'ai l'intention de réaliser un reportage sur le village de Bélesta (Ariège), si vous avez des documents, des photos, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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commentaires

AGdH 03/01/2017 17:44

Juste en dessous du titre GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE ROQUEFORT-MARQUEIN, le dessin portant N . ..... de Roquefort ne correpond en rien à la description qui suit immédiatement
(càd : Blason de la famille de Roquefort de Marquein. Extrait de l'armorial général de France par Charles d'Hozier 1696. Armes : Echiqueté d'argent et de sable au chef de gueules, chargé de 3 rochers d'argent à 3 coupeaux d'or avec deux griffons pour supports (B. N., Cabinet d'Hozier : 293, cote 8132)
Cette description ci-dessus correspond par contre à celui entre "LE DERNIER SEIGNEUR DE SALLES ET DE MARQUEIN" & "Croquis du blason de Charles de Roquefort de Marquein (extrait du bulletin du SESA)".

Je n'ai pas utilisé le langage héraldique voyant la confusion dans votre site mais vous pouvez me être certain de l'erreur, faisant parti d'un site spécialisé en héraldique ...

Jennifer 19/10/2016 02:27

If I were to mail a written letter how do I get it to Le Chāteau De Marquiein , la façade ? From the U.S.?

AGdH 03/01/2017 15:48

Address for a letter :
château de Marquein
11410 Marquein,
(FRANCE) You don't need the words "la façade" (as it just means "the building facade")

José M. 22/07/2016 21:29

En rentrant d'une ballade dans le Lauragais aujourd'hui même, je me suis dit, tiens, je vais faire des recherches sur ce château de Marquein ...
Ben franchement bravo :)
Merci pour tant d'informations très intéressantes :)

Henri-Basile 19/03/2016 19:24

Encore un endroit que j'ignorerai encore , merci, un bon lieu de promenade.

Guy Viard. 17/03/2016 17:09

Bravo pour votre travail, je vois que nous avons le même intérêt pour les châteaux et le moyens- âges;
Les régions que je me suis intéressé sont bien plus au Nord .
Encore Bravo .
Guy.

Pidoux anne 15/03/2016 08:29

Magnifique reportage sur ce merveilleux château.
Dommage qu'il ne reprenne pas vie;mais il semble quand même être tenu.
Bravo pour votre travail colossal et merci à vous.