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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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15 mai 2016

Le 19 mai 2016, cela sera l'anniversaire de ce site web que j'ai créé en 2008, 8 ans déjà ! Que le temps passe vite !! Et je n'ai toujours pas réalisé mon rêve, faire le sentier cathare, j'espère que ce rêve sera exhaussé bientôt.Cela serait pas mal de faire un reportage sur ce sentier cathare, je lance un appel à ceux qui l'ont fait, de m'envoyer des photos de ce parcours mémorable de Port-la-Nouvelle à Foix avec leurs impressions.

On se fait des amis dans le monde du web. Pour ma part, je reçois de nombreux courriers électroniques, auxquels je ne peux pas répondre parfois, des invitations, ainsi que des commentaires associés à des questions pertinentes. J'essaye d'y répondre de mon mieux.

Je vous remercie humblement pour votre fidélité et vos commentaires encourageants. J'espère que le retour à l'essentiel et la découverte ou la redécouverte de cette belle région vous embarqueront pour un voyage concret. Car, rien de tel que le regard à 360 degrés pour apprécier à sa juste valeur ces beaux paysages. 

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On reste au pays du Lauragais, aujourd'hui je vous emmène découvrir encore un village médiéval haut perché méconnu situé au Nord de Castelnaudary. Ce village possède un patrimoine intéressant avec son château massif digne des forteresses (propriété privée). Il y a vraiment de belles choses à découvrir dans ce département de l'Aude, cela paraît inépuisable ! N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin du reportage que je vous laisse découvrir. J'espère que vous aurez autant de plaisir à le lire, que j'ai eu à le réaliser, bonne découverte …

 

Labécède-Lauragais se situe à 12 km de Castelnaudary, 59 km de Toulouse, 44 km de Carcassonne, 60 km de Pamiers, 111 km de Narbonne et 141 km de Béziers.

Labécède-Lauragais au pied de la montagne Noire, avec de nombreux circuits de randonnée dans la région.

 

Blason du village de Labécède-Lauragais.

Blason de Labécède-Lauragais tel que l'on trouve dans l'Armorial Général de France réalisé par Charles d'Hozier en 1696.

 

Au village de Labécède-Lauragais, il y a 430 habitants (2013) que l'on appelle des Labécèdois. Au plus fort de son évolution Labécède était un gros village qui comptait en 1851, 1200 habitants, soit trois plus qu'aujourd'hui.

Une vue aérienne du village de Labécède-Lauragais.

On trouve Labécède, au moyen-âge écrit de différentes façons, comme : Labécèdo ou la Bessede ou encore la Becede. Dans les textes anciens Labécède s'écrivait La Bessède, il y a eu agglutination de l'article défini au nom. Pour expliquer le toponyme, le nom du lieu vient de l'ancien français besse qui signifie bois de bouleaux. Celui-ci est un dérivé du gaulois betulbeto ou du latin vulgaire bettius (bouleaux). Les premières habitations ont donc été construites à l'emplacement d'une ancienne boulaie défrichée. Pour les Gaulois le bouleau possédait un statut particulier, il symbolisait la science et l'intelligence. Le suffixe –ède est à sens collectif ; une bessède est donc une boulaie.

Extrait de carte IGN, Labécède-Lauragais.

 

Le joli village de Labécède est situé en Lauragais sur les premiers échelons Sud-Ouest de la Montagne-Noire. Cet ancien fief fortifié ainsi que l'attestent de nombreux vestiges, a été établi sur un éperon rocheux qui domine la vallée encaissée de la rivière Argentouïre. Il couronne une verdoyante colline dominant de trois côtés le profond ravin de l'Argentouïre dont les pentes à pic sont tapissées de verdure et de grands arbres. La colline est elle-même entourée de montagnes boisées de chênes et de pins.

Labécède était, au Xème siècle, un bourg fortifié dépendant du diocèse de Toulouse.

Une vue générale de Labécède-Lauragais.

Il était entouré de fossés. Rien n’a changé depuis le XIVème siècle avec des restes de remparts, une porte fortifiée, des ruelles très étroites et en forte pente, une église romane. On n'y pénétrait que par deux portes l'une au Nord, la porte d'amont ou de Castelas existant encore, solidement construite, à plein cintre, surmontée d'une salle de guet ; l'autre à l'Ouest la porte d'abail, avenue de Castelnaudary, malheureusement elle n'existe plus. On y voit la base de la tour flanquant l'angle. Une grande partie des remparts d'enceinte est toujours debout. Un lavoir communal toujours utilisé, construit sur l'emplacement de la porte fortifiée d'Aval et l'ancienne fontaine du Théron en activité jusqu'en 1864.

Labécède-Lauragais, à droite la maison Sabatéry datant de 1583.

Labécède-Lauragais, voici la plus ancienne maison comportant une porte voûtée en cintre qui porte le blason des "Sabatéry" daté de 1583 (ex maison Bousquet).

 Zoom sur  le blason des "Sabatéry" daté de 1583, c'est la plus ancienne maison comportant une porte voûtée en cintre.

Le village de Labécède Lauragais  fut l'un des refuges pour les derniers Parfaits pourchassés par l’Inquisition. Au XIIIème siècle, les cathares sont nombreux avec des noms célèbres comme Bertrand de la Mothe, l’évêque Guilhabert de Castres et surtout le seigneur des lieux Pagan, lui même Parfait. En 1227 les troupes du Roi s’emparent du castrum et allument le célèbre bûcher collectif, Pagan put s’enfuir. Ce fut en 1232 qu’il périt sur un deuxième bûcher avec une vingtaine de Bonshommes. Durant les siècles suivants, parmi les seigneurs du lieu, régnait la famille des Rigaud de Vaudreuil qui donna deux gouverneurs au Canada français au XVIIIème siècle.

L'entrée Nord du village de Labécède-Lauragais,

La maison de Rigaud de Vaudreuil, connue depuis l'an 1000, mais la filiation concernant Labécède ne commence que plus tard avec Pierre de Rigaud, seigneur de Labécède (La Bécède). Un ancien proverbe usité dans la province du Languedoc prouve que le nom de Rigaud y était connu de temps immémorial ; en voici les termes :

"Les Hunauds, les Lévis et les Rigauds ont chassé les Wisigoths ; Les Lévis, les Rigauds et les Voisins ont chassé les Sarrazins."

 

La maison de Rigaud de Vaudreuil a brillé avec éclat dans nos fastes maritimes sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. C'est une des plus anciennes familles du Languedoc, qui possédait depuis plus de 600 ans la terre et la baronnie de Vaudreuil dans le diocèse de Lavaur.

 

Donc, les de Rigaud ont d'abord été les seigneurs de Labécède. Un Guilhaume de Rigaud de Labécède est compté comme vassal du vicomte Roger II Trencavel dans des actes de 1150-1170. On trouve un Pierre de Rigaud, seigneur de Labécède en 1250, il testa en 1260.

Voir la généalogie des seigneurs de Labécède plus loin.

Dans les archives on découvre :

- Le 16 février 1387, une vente de la moitié de la seigneurie de Tréville, par Etienne Martin, aux frères Elisée et Jean Rigaud, coseigneurs de Vaudreuil, Issel et Labécède-Lauragais, pour le prix de 360 livres. 

- En 1405, Marguerite de Bellafar, baronne d'Auriac, de Taïx, de Blaye, de Sainte-Gemme, épouse A. Rigaud, seigneur de Labécède, et c'est ce qui explique la venue de ce dernier à Blaye.

- En 1595, lors d'un arbitrage de bail, on trouve, noble Jean-Jacques Rigaud, sieur de Villemagne et coseigneur de Labécède.

- Le 15 décembre 1627, Vidimus d'un testament de Pons d'Ambres qui fonde une chapellenie dans l'église Sainte-Marie du cimetière de Labécède.

- Le 25 mai 1643, une réquisition adressée par Jean de Senaux ou Seneaux, président aux enquêtes au Parlement de Toulouse et seigneur de Labécède, aux consuls de Labécède, au sujet d'une proposition officieuse de rachat de la seigneurie par la communauté. 

- En 1656, le bourg de Labécède fut pillé par les soldats du roi.

- En 1681, une requête est présentée au roi par Jean Joseph de Senaux contre les consuls et les habitants de Labécède-Lauragais concernant des terres et droits seigneuriaux.

- En 1729, une donation a été faite par Jean Guiraud, originaire de Labécède-Lauragais, à Jean Guiraud, son cousin, de Labécède-Lauragais, concernant l’ensemble de ses biens.

- En 1855 une épidémie de variole a sévi sur le village de Labécède-Lauragais, et d'après le résumé fourni par l'administration, elle aurait frappé l'âge adulte dans une proportion tout à fait inusitée : 180 hommes, 75 femmes et 45 enfants. C'est un total de 300 malades pour une population de 500 habitants ; et sur ce nombre, il y a eu 21 décès, dont 6 enfants, 10 hommes et 5 femmes.

  

Labécède-Lauragais, deux photos prisent de la porte fortifiée d'Amont, surmontée d'une salle de garde. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

- Selon une légende relative au château de Vaudreuil, situé entre les communes de La Pomarède et de Labécède, en Lauragais, le chien d'un paysan ayant étranglé un lièvre, celui-ci ne trouva rien de mieux que d'envoyer le gibier au châtelain de Vaudreuil par son fils, un jeune enfant de douze ans. Le féroce seigneur, sous prétexte que le paysan avait usurpé sur son droit de chasse, ordonna de faire accrocher le petit, tout vivant, par la mâchoire inférieure à un crochet de fer placé dans l'ouverture d'un puits.

Labécède-Lauragais, croix discoïdale située à l'angle Sud-Est du cimetière.

- Selon une autre légende du XIXème siècle les habitants observaient le ciel le 5 février pour la Sainte-Agathe, la direction des nuages leur indiquant le chemin qu'emprunteraient, tout au long de l'année, les orages. Dans le Lauragais la nuit de Sainte-Agathe était surtout consacrée à la protection magique. Sainte-Agathe était considérée comme une sorcière pourvoyeuse de grêle et d'orages, on pensait les curés investis de fonctions magiques et le pouvoir d'écarter les orages. Le jour de la Sainte-Agathe, pour écarter du territoire ces orages, le carillonneur et ses aides sonnaient les cloches de la tombée de la nuit à l'aube sans discontinuer. On racontait l'histoire de deux curés, celui de Cammazes et celui de Labécède Lauragais, dont la dispute aboutit à un affrontement à coups d'orages que chacun tentait d'envoyer chez l'autre.

Une vue aérienne du centre du village de Labécède-Lauragais.

 

LE CHÂTEAU DE LABÉCÈDE-LAURAGAIS

 

Le premier château ancien castrum du moyen âge, que l'on appelle le "Castelas" (ou château de Villemagne) était contigu à la porte fortifiée d'Amont et aux remparts qui, à l'époque, possédaient trois tours côté amont. Voir ce passage en voûte existant dans le mur d'enceinte.

Le second château appelé "La Citadelle" existant avant le XVème siècle au centre du village, il occupait un site important, allant du château actuel jusqu'à la maison maintenant rénovée où subsiste une tour d'angle dominant le village au Sud-Est. Ce qui subsiste aujourd'hui de la "citadelle", est une très vieille maison comportant une porte voutée en cintre qui porte le blason des "Sabatery" daté de 1583 (ex maison Bousquet).

La façade Nord-Est du château de Labécède-Lauragais.

Le château ou le Castelas de Labécède s'élevait au Nord, près de l'église. Il n'en reste que trois murs, bâtit en moellons taillés. L'ancienne porte d'entrée à plein cintre, murée, est visible au mur de l'Ouest. Une belle porte Renaissance en pierres bosselées et chapiteaux ioniques, s'ouvre sur la place de l'Église.

En 1142, Labécède fut le motif d'un différend entre le Comte de Toulouse et le Vicomte de Carcassonne.

En 1227, Humbert de Beaujeu, commandant les troupes du Roi en Languedoc, assisté de l'Archevêque de Narbonne et de l'Evêque de Toulouse, fit le siège de Labécède où Pons de Villeneuve et Olivier de Termes commandaient pour le Comte de Toulouse. Plusieurs défenseurs purent s'enfuir. L'évêque sauva, autant qu'il put, la vie aux femmes et aux enfants, mais on ne fit aucune grâce à Gérard de la Mothe, diacre hérétique, et à ses partisans qui furent tous pris et brûlés vifs.

En 1229, Raymond, comte de Toulouse, promit au Roi de détruire les fortifications de Labécède.

Les religionnaires s'emparèrent de Labécède en 1584, mais ils l'abandonnèrent quelque temps après.

La façade Sud du château de Labécède-Lauragais.

On peut dire que le château seigneurial date de la première moitié du XVIIème siècle, il est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 13 avril 1948. Il est situé dans le village en face l'avenue de Castelnaudary.

Ce château contemporain a été remanié en style renaissance, sur l'emplacement de ce qui subsistait de l'ancien château du XIVème, XVème et XVIIème siècle, vers 1900, par la famille De Barbot. (Devise sur le fronton du château : "faïre pla e daissa dire").

Le château de Labécède Lauragais est imposant par ses dimensions, il fut amputé de la partie orientale où subsiste une tour circulaire, on l'appelle encore de nos jours "La Citadelle", avec des tours d’angle, des murs impressionnants, c'est une puissante forteresse. A la révolution, il fut endommagé, les blasons sculptés sur les murs, datant du XIVème siècle, furent burinés, il en subsiste des traces.

La tour crénelée côté Ouest du château de Labécède-Lauragais.

 

Première moitié du XVIIème siècle, la seigneurie de Labécède appartenait pour un quart au roi et pour le reste à des seigneurs particuliers. Le portail est la seule partie à peu près intacte de l'ancien château. En plein cintre, l'arc, encadré de pilastres, est, tout comme eux, appareillé à bossages, alternant avec des claveaux plats. Les pilastres sont surmontés de chapiteaux ioniques à oves simples. De l'entablement, il ne subsiste qu'une frise plate, un filet et un épais boudin camus.

L'église de la nativité de Notre Dame de Labécède-Lauragais.

Comme dit plus haut, le château fut remanié à la fin du XIXème siècle par la famille du vicomte de Barbot et de Carayon-La-Tour qui lui apporte un style Renaissance et beaucoup de clarté.

En 1920  la vicomtesse de Barbot, vivait au château de Labécède-Lauragais. Elle élevait des Berger des Pyrénées, née Carayon-La-Tour, elle est décédée au château de Labécède Lauraguais en mars 1934, elle avait soixante dix ans.

Il a été récemment restauré et transformé en une magnifique résidence. Le château est encore entretenu, il est ouvert aux particuliers et aux entreprises, visite gratuite du jardin pour les journées du patrimoine.

 

L'ÉGLISE DE LA NATIVITÉ DE NOTRE DAME

L'église de style gothique est d'origine romane, elle a été érigée en 1880-1881 suite aux vœux des habitants de Labécède prononcé en 1870. Cette église a été bâtie sur les fondations de l'ancienne église romane datant du moyen âge et appelée "Notre Dame de Labécède". A l'intérieur, on y trouve un reliquaire de Saint Roch en argent. L'église agrandie, forme un bel édifice de style ogival. Elle a un beau clocher, dont la base sert de porche.

Les cloches : la première pèse 1066kg, et date du 13 février 1881, elle s'appelle "Marie" et est accordée en "ré". La seconde pèse 531kg, et date du 07 septembre 1902, et a pour parrains le vicomte et la vicomtesse De Barbot elle est accordée en "fa dièse".

 L'église de la nativité de Notre Dame de Labécède-Lauragais. 

L'église de la nativité de Notre Dame de Labécède-Lauragais.

L'église actuelle, de style gothique, a été érigée en 1880-1881, suite à un voeu des habitants de Labécède prononcé en 1870. Elle est bâtie sur les fondations de l'ancienne église romane datant du moyen âge.

L'église de Labécède, située non loin des centres religieux de Saint-Papoul et du Mas-Saintes-Puelles, importants à l'époque des premiers chrétiens, possède une relique de Saint-Orens, un petit os de son poignet célèbre, disait-on parce qu'il guérissait les gens de la peur. Cette relique aurait été trouvée dans une boîte, le 22 octobre 1637, par l'Évêque de Saint-Papoul, Mgr Bernard Despruel, mise dans un reliquaire, le 19 Novembre 1886, par Mgr Félix Arsène Billard. Saint-Orens venait d'Espagne, enfant il fut domestique dans une ferme de Labécède, par la suite il devint vers 410 évêque d'Auch, il mourut en 440. En 1664, Saint-Orens était particulièrement vénéré. Une chapelle lui était dédiée dans l'église, il avait sa statue avec deux Anges en bosse, en outre un retable et deux colonnes dorées avec un tableau de Saint-Orens au milieu.

  

Deux photos prisent de la porte d'Amont de l'église de la nativité de Notre Dame de Labécède-Lauragais. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

Deux photos de l'église de la nativité de Notre Dame de Labécède-Lauragais. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

FAIT DIVERS :

En 1938, une disparition étrange et mystérieuse c'est produit sur le territoire de Labécède-Lauragais et fit la Une de tous les journaux de l'époque. Le 23 janvier 1938, madame Clerc-Vayssière 32 ans et sa fillette Denise âgée de 9 ans furent aperçues pour la dernière fois près de la ferme des Choclazeur, le fermier interrogé et soupçonné se suicida le 21mars 1938. Trois mois après leur disparition, elles n'étaient toujours pas retrouvées. L'enquête a-t-elle abouti ?

 

A VOIR AUSSI :

Dans le village vous pouvez admirer la porte d'accès amont fortifié surmontée d'une salle de garde et qui a servi de tour prison, elle est située à l'angle de la place de la Brèche. Elle est la propriété de monsieur Cros Robert.

- Une fraction de cinquante mètres environ des anciens remparts près de la porte d'Amont subsiste et est encore visible ; sur le glacis rocheux une croix discoïdale a été installée. Deux autres croix discoïdales existent il y en a une en mairie et l'autre à l'angle Sud-Est du cimetière.

Le lavoir communal de Labécède-Lauragais. Edifié en 1864 grâce à un don de Madame De Carayon-Latour. Construit à l'emplacement de l'ancienne porte d'Aval démolie à cet effet.

- Ne pas rater le musée des Vieux Métiers et Coutumes d'antan, qui est situé près de l'église. Ce musée réalisé en 1990 est géré par l'association "Patrimoine", il occupe des locaux à l'étage de la mairie, 3 salles en tout, on y accède par le préau.

- Au Théron vous pouvez voir aussi, un joli pont en pierre datant de 1840, il fut emporté plusieurs fois par l'Argentouïre, car à l'origine, il était en bois.

- La porte de l'évêque, c'est un passage avec escalier entre deux pans de murs ; la voûte de couverture a disparue suite à écroulement.

- Le moulin à eau, propriété Massot dont il ne subsiste que 2 meules.

- La fontaine du moyen âge, utilisée jusqu'en 1858, qui recevait l'eau de la source de la Garrigue.

La Vierge protège le village de Labécède-Lauragais, elle est située sur la D302 à l'entrée Nord-Ouest du village.

- Sur les rives de l'Argentouïre il y a une triple Cascade, au fond du ravin, à l'ancien moulin de Pantoï appartenant à la famille Belaud. Site des plus agréables entouré de prairies, de fruitiers et d'un fouillis d'arbustes.

Labécède-Lauragais constitue vraiment une station estivale de premier ordre.

Carrière Sorèze située au Nord du village de Labécède-Lauragais.

Ils font de l'extraction de pierres ornementales et de construction, pierre et granulats.

 

DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES A LABÉCÈDE-LAURAGAIS

 

- Un très ancien four de métallurgie du fer à carneaux de récupération, a été mis au jour sur le territoire de la commune de Labécède-Lauragais aux environs de l'année 1937. En effet, au cours de travaux de labourage près de la ferme des Mousques, un bœuf tomba dans un trou qui s'était formé à son passage. Intrigué de voir apparaître sur une paroi du trou une sorte de voûte en terre cuite, il dégagea les abords et il fut surpris de découvrir l'ouvrage qui est décrit comme suit : 

Une plate-forme de 3,30 m sur 2,20 m et de 0,18 m d'épaisseur, couvre quatre carneaux à sole inclinée, terminés par une entrée voûtée, de 0,90 m à 1,10 m de hauteur, avec une largeur de 0,44 m pour chaque carneau et la sole, inclinée à 30 degrés sur l'horizontale, occupant toute la longueur du carneau. Un certain nombre d'orifices sont percés dans la plate-forme supérieure et ainsi disposés : à la partie arrière de chaque carneau, trois trous carrés de 0,12 m de côté ; en avant, répartis par 3 sur 5 rangs, 15 trous tronconiques, de diamètre supérieur 0,08 m et de diamètre inférieur 0,065 m, le sommet du cône étant donc vers le bas. En avant de l'un des carneaux étaient encore visibles une sorte de puisard rectangulaire de 0,53 m X 0,40 m, profond de 1,65 m, et un deuxième puisard carré de 0,40 m X 0,40 m. Le premier portait, sur ses quatre angles, des rainures de forme semi-circulaire (diamètre 0,06 m), paraissant avoir subi l'action d'un certain frottement (parois lisses). Le mode de communication des puisards entre eux et avec le carneau n'a pu être bien déterminé, en raison de la mauvaise conservation de la partie inférieure de l'ouvrage.

Les restes d'autres puisards, situés en face d'autres carneaux, étaient visibles. De même on pouvait noter l'emplacement de deux canalisations cylindriques dans la murette placée en avant de l'ensemble. L'ouvrage occupait un rectangle de 3,80 m sur 3,30 m. La plate-forme supérieure était recouverte d'environ 0,50 m de terre végétale.

L'ouvrage tout entier était en terre argileuse, de même nature que le terrain où il se trouvait. De son aspect il ressortait nettement que l'ensemble avait été façonné par forage dans le terrain même et soumis à une cuisson intense, ce qui en avait permis la conservation malgré l'humidité du sous-sol. Les recherches aux abords du four n'ont pas permis de constater l'existence d'une scorie comportant des petits cailloux roulés enrobés d'une matière ferrugineuse, le tout paraissant nettement avoir subi l'action du feu et présentant des cavités dans son intérieur.

  

Labécède-Lauragais vieilles maisons qui ont du charme et très bien conservées pour l'époque. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

- En 1941, découverte d'une urne de facture espagnole en terre non vernissée ni à l'intérieur ni à l'extérieur. Elle est de couleur gris-fer, légèrement bleuté. L'ouverture est arrondie et elle porte deux anses petites. La décoration est faite de lignes en relief, horizontales et verticales s'entrecoupant. C'est une poterie espagnole du XVIIIème siècle, trouvée avec des tessons d'une deuxième urne semblable dans un silo au château de Labécède de Lauragais.

  

Deux photos de l'église de la nativité de Notre Dame de Labécède-Lauragais. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

GÉNÉALOGIE DES SEIGNEURS DE LABÉCÈDE LAURAGAIS

Le premier seigneur connu de Labécède en 1222, était Pagan Faidit cathare. Guilhabert de Castres, évêque cathare du toulousain séjournait souvent à Labécède dans sa maison, sous la protection du seigneur du lieu, Pagan.

En 1232, Pagan qui était le seigneur de Labécède, accompagné de dix neuf autres cathares, qui se cachaient dans les bois, furent pris par Raymond VII, comte de Toulouse et le nouvel évêque de Toulouse Fauga. Tous furent condamnés à mort et brûlés sur ordre du comte.

Puis il y eut en 1249, quatre consuls de Labécède qui prêtèrent serment au Roi à l'occasion de l'avènement du comte Alphonse, frère de Saint Louis.

A partir  de la croisade des Albigeois en 1249, Labécède appartient au comte Alphonse, frère de Saint Louis et mari de la princesse Jeanne, fille de Raymond VII comte de Toulouse.

Puis le castrum appartiendra pour un quart au roi de France et pour trois quart au seigneur du lieu.

Au début du XIVème siècle la famille de Rigaud de Vaudreuil possède Labécède, généalogie de cette famille ci-après.

En 1539, la famille de Rigaud vend la seigneurie à Bertrand de Sabatery, procureur au parlement de Toulouse.

La commune inféodée au roi de France par lettres d'amortissement n'a plus vraiment de vrai seigneur depuis 1688.

Puis par acte du 16 mai 1719 le château et les terres passent entre les mains de la famille de Senaux ou Seneaux. Vont ce succéder :

- François de Senaux ou Seneaux.

- Bertrand de Senaux ou Seneaux qui fut Conseiller au parlement de Toulouse de 1635 à 1651.

- En 1643, Jean de Senaux ou Seneaux .

- Amans de Senaux ou Seneaux qui fut Conseiller au parlement de Toulouse en 1653.

- En 1681, Jean-Joseph de Senaux ou Seneaux qui fut Conseiller au parlement de Toulouse de 1674 à 1718 et président à mortier en 1759, mort en avril 1789. 

En 1789, le château est vendu comme bien national au seigneur Gailliassou qui était officier municipal à la révolution. La veuve et ses descendants (la famille Bastouil) conserveront la propriété jusqu'en 1839.

En 1839, le château est vendu à monsieur de Carayon-Latour, bienfaiteur du village avec sa femme. Le château sera ensuite légué à leur nièce madame De Barbot. 

Au XVIIIème siècle, le siècle des Lumières, le château de Labécède appartenait donc à la Famille de Barbot (voir la généalogie ci-après).

A la fin du XIX ème siècle le château était la propriété de Marie Joseph Mélanie Marguerite de Carayon-Latour femme d'Adolphe Joseph Anne Lionel dit le Vicomte de Barbot.

Mort du vicomte De Barbot en 1966.

En 1966, vente du château à la famille Naudy.

En 1971, vente du château à la famille Gabolde.

En1987, la famille Ricard achète le château.

En 2000, achat du château par M & Mme Chauvet-Fougoux.

  

Labécède-Lauragais, à gauche, les petites rues du village avec ses vieilles maisons. A droite, la rue de la porte d'Amont. Une fraction de 50 mètres environ des anciens remparts subsiste le long de cette porte. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

LES SEIGNEURS DE RIGAUD 

Blason de la famille de Rigaud de la Roujane.

La maison de RIGAUD dont les seigneurs ont possédé Labécède. Maison qui prouve l'ancienneté de sa noblesse depuis le XIème siècle, et la possession de la terre de Vaudreuil dans le diocèse de Saint Papoul en Languedoc. Les seigneurs de cette terre ont eu plusieurs fois séances aux états de la province dans le XVème siècle. La généalogie ne  commence qu'à :

I- Pierre de Rigaud seigneur de Vaudreuil. Il semble devoir être fils d'un autre Pierre Rigaud, aussi seigneur de Vaudreuil qui fit un codicille à Tivoli près de Rome, le 17 décembre 1320. Pierre Rigaud y et sa femme nommée Bonnete, firent des legs à l'église de Vaudreuil, et eurent pour fils Guillaume  qui suit ;

 

II- Guillaume de Rigaud, seigneur en partie de Vaudreuil et de Labécède (la Becede ou la Bessede dans le texte), acquitta  le 8 aout 1340, aux marguilliers de l'église de Vaudreuil, les legs fait par père et mère, aussi bien que ceux que Germain Rigaud son oncle, avait fait à l'église. Il est qualifié damoiseau, dans un don qu'il fit le 8 mars 1332 et il créa des consuls à Vaudreuil en 1335.

Il fit codicile le 25 juillet 1361. Il épousa en première noce, Gaudiose de Quers Belpech, fille de Jacques de Quers, seigneur de Genat et de Tremoler qui donna en dot à sa fille 1000 livres tournois le 8 février 1331. Il épousa en secondes noces, Aspaïs Delcun, veuve du chevalier Jean de Marsan, laquelle fit une donation le 9 février 1355, à Marsanne, sa fille du premier lit, en la mariant à Arnaud de Rigaud, fils de son mari.

Guillaume de Rigaud eut de sa première femme :

        - Arnaud de Rigaud, seigneur de Vaudreuil, qui suit ;

          - Girard de Rigaud ;

        - Jean de Rigaud, chevalier de Saint Jean de Jérusalem ;

        - Aimeri de Rigaud, archidiacre de Lavaur ;

        - Guillaume de Rigaud, abbé de Lezar.

 

III- Arnaud de Rigaud, seigneur de Vaudreuil. Il testa le 29 août 1376. Il épousa en première noce, N. de Marsan fille de Jean de Marsan, chevalier, et d'Aspaïs Delcun. Il épousa en secondes noces, Jeanne de Lanta, qui était veuve le 24 mai 1378. Elle fit hommage au roi en 1389 pour son fils Jean de Rigaud, elle vivait toujours le 19 décembre 1395. Elle eut pour enfants :

        - Elzias de Rigaud seigneur de Vaudreuil, qui suit ;

        - Jean de Rigaud qui fit la branche d'Aigrefeuille. Celui-ci passa un acte le 17 février 1386, avec Elzias de Rigaud son frère aîné, en présence de sa mère et, où les deux frères sont qualifiés de coseigneurs de Vaudreuil, d'Ycel et de la Bessede ;

        - Delphine de Rigaud, morte jeune.

 

IV- Elzias de Rigaud, seigneur de Vaudreuil, fit hommage au roi pour la terres de Vaudreuil le 6 décembre 1389. Il fut un des barons de la sénéchaussée de Toulouse, et assistera aux états du Languedoc en 1424 et 1426. Il testa le 20 septembre 1435. Il épousa en 1405, Marguerite de Bellassar, fille de Guiraud de Bellassar, baron d'Auriac et de Jeanne de Lautrec qui testa étant veuve le 11 octobre 1437(fille de Pierre vicomte de Lautrec).

De ce mariage naîtra :

      - Guillaume de Rigaud, seigneur de Vaudreuil et de Tremolet, qui fit hommage au roi le 11 mai 1463 pour les terres de Vaudreuil, Tréville, Boscaut, Bartenit et la moitié des villes d'Ycel, Villemagne et la Bessede. Il épousa en 1439, Seguine d'Ornezan, fille de Bernard seigneur d'Ornezan ;

       - Pierre de Rigaud ;

         - Philippe de Rigaud, baron de Taix et d'Aguts, qui suit ; 

         - Jeanne de Rigaud, mariée le 8 décembre 1448 avec Antoine de Montlaur, fils d'Hector seigneur de Montlaur. Elle eut un fils, Jean de Rigaud ;

 

- Philippe de Rigaud, seigneur de Taix, de Blaye et de Saint Geniés et Lantarais. Il donna procuration le 29 mars 1461 pour gérer les biens de sa mère et il testa le 29 août 1465. Il épousa Jeanne du Palais, fille de Bertrand, seigneur de Tarabel et de Lombarde d'Escalquens, fille de Guillaume d'Escalquens. Ils eurent une fille connue : Jeanne de Rigaud.

 

- Vital de Rigaud, seigneur de Taix, d'Aguts, de Vaudreuil, baron d'Auriac et d'Auriaguais, d'Aliat, de Trémolet, coseigneur de Fournés, de la Bessede, d'Ycel, de Cabanial et de la baronnie de Gaudiès. Il testa le 9 août 1526. Il épousa Rose de Rochefort, fille d'Aimeri de Rochefort, seigneur de la Pomarède, et d'Aude de Belpech. Ils eurent pour enfants :

         - Jean de Rigaud, seigneur de Vaudreuil, chevalier de l'Ordre, ainsi qualifié dans des lettres royaux du 21 mai 1597. Il épousa le 15 juillet 1537 Marguerite d'Antin, fille de feu Jean d'Antin et d'Anne de Roquefeuil. Il testa le 12 août 1563 ;

         - Antoine de Rigaud ;

         - Pierre de Rigaud, religieux ;

         - Gaillarde de Rigaud ;

         - Jeanne de Rigaud, qui épousa le 5 octobre 1518 Pierre de Toulouse de Lautrec, coseigneur de la Bruguière au diocèse de Lavaur ;

         - Isabelle et Delphine de Rigaud, toutes deux religieuses dominicaines au prieuré de Prouille au diocèse de saint Papoul ;

         - Isabelle de Rigaud, religieuse Bernardine à Nouengue au diocèse de Vabres.

 

Vital de Rigaud épousa en secondes noces, le 30 juin 1506, Catherine de Lausière, fille de Gui de Lausière, seigneur de la Capelle, et de Jeanne de la Roche. Il eut de ce second mariage :

         - François de Rigaud, seigneur d'Aguts en 1526, qui suit ;

         - Gui-Armand de Rigaud, qui épousa Françoise de Montesquieu, dame de Morseux ;

         - Jacques de Rigaud, seigneur d'Aguts ;

         - Jeanne de Rigaud, qui testa le 9 novembre 1563, elle avait épousé le 21 mars 1518, Gaillard de Varagne, seigneur de Bélesta, de Gardouch et des Casses ;

         - Martine de Rigaud.

- François de Rigaud, Le 17 décembre 1526, son frère aîné Jean dans le partage lui donna Aguts, Nosents, Cuq, Pechaudié, la Bessede et Ycel.

- A partir de l'an 1595, Jean-Jacques de Rigaud est signalé comme seigneur de Villemagne et coseigneur de Labécède.

 

La famille de Rigaud de La Roujane, au diocèse de Saint-Papoul, en Languedoc, forment une branche de l'ancienne maison de Vaudreuil. Il existe un grand nombre d'actes publics relatifs à cette famille, dans lesquels sont consignées des qualifications nobiliaires, comme par exemple : "Ce mardi, Vème jour du mois de juillet 1661, ont été par moi, curé soussigné, épousés en l'église, Jean de Rigaud, écuyer, sieur de La Roujane, fils naturel et légitime de Jean-Jacques de Rigaud et de demoiselle Catherine de Perraire, natif du lieu de Souille au diocèse de Saint-Papoul, sénéchaussée de Lauragais, avec demoiselle Gabrielle Gouaud."

  

Labécède-Lauragais, les vieilles maisons typiques de l'époque du moyen-âge. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

LES SEIGNEURS DE SENAUX ou SENEAUX

Blason de Jean Joseph de Sénaux conseiller au parlement de Toulouse, tel que l'a dessiné Charles d'Hozier dans son Armorial Général de France en 1696.

 

Il semblerait que François de Senaux fut coseigneur de Labécède.

Marguerite de Senaux, se fit religieuse de l'ordre de saint Dominique à l'âge de 29 ans, au couvent de Sainte Catherine de Sienne à Toulouse, célèbre sous le nom de la mère Marguerite de Jésus, et fondatrice des monastères de saint Thomas et de la Croix à Paris, née à Toulouse en l'an 1590, était fille de François de Senaux, seigneur de Montbrun, secrétaire du roi, dont le frère était conseiller au parlement de Toulouse , fut mariée à M. Raymond de Garibal, conseiller au parlement de Toulouse, juge d'une grande intégrité et capacité, avec lequel elle vécut jusqu'en 1618 : se voyant sans enfants, ils se séparèrent d'un commun consentement. Elle mourut le 7 juin 1657, âgée de 68 ans. Le frère de cette dame fut président aux enquêtes au parlement de Toulouse, et  aïeul de Bertrand de Senaux qui fut nommé évêque d'Autun en 1702, sur la démission volontaire de son oncle maternel Gabriel de Roquette. Il mourut en 1709.

 

Si vous avez des infos sur les seigneurs de Senaux de Labécède, contactez- moi.

  

Labécède-Lauragais, c'est la plus ancienne des maisons. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

LES SEIGNEURS DE BARBOT

Blason de la famille de Barbot.

Bertrand de Barbot, épousa en 1698 Jeanne de Bousquet dont ils eurent pour fils :

- Pierre de Barbot, écuyer, lieutenant particulier au sénéchal et présidial de Toulouse, capitoul en 1763, conseiller au sénéchal en 1767. Il épousa en première noce, Marguerite Calage. Et en 1769, en seconde noce, Antoinette Chamouin, fille d'Étienne et de Marie Roque de Carbonne, dont il eut pour fils :

- Marie-Étienne de Barbot, né le 2 avril 1770 à Toulouse et mort dans la même ville le 16 février 1839. Il fut successivement, écuyer, inspecteur général de l'infanterie, lieutenant général en 1821et général français du Premier Empire. Commandeur de la Légion d'Honneur. Baron d'Empire le 22 novembre 1808, puis vicomte le 24 octobre 1825 enregistré par la cour royale de Toulouse.

Ses décorations :

- chevalier de la Légion d'honneur : 5 février 1804

- officier de la Légion d'honneur : 14 juin 1804

- commandeur de la Légion d'honneur : 9 août 1815

- chevalier de Saint-Louis : en 1814

Son nom est gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris : pilier Ouest, 35ème et 36ème colonnes.

Marie-Étienne de Barbot était le fils de Pierre Barbot, avocat au Parlement, lieutenant au Sénéchal et Présidial de Toulouse, qui a été capitoul en 1763 (fonctions qui lui conféraient la noblesse) et de la seconde femme de celui-ci, Antoinette de Chamouin. 

Marie-Étienne de Barbot fait de fortes études, en grande partie au célèbre collège de Sorèze où il est entré en 1781.

Sous-lieutenant puis capitaine de grenadiers dans la Garde nationale de Toulouse, capitaine dans un bataillon de Volontaires de la Haute-Garonne en septembre1791 puis lieutenant-colonel en 1792. Il fait en 1792 la campagne de Savoie, puis en 1793, il assiste au siège de Toulon.

Portrait du général Étienne de Barbot.

Il fait ensuite la campagne d'Espagne à l'armée des Pyrénées Orientales et prend part à l'affaire du Boulou, au siège du fort Saint-Elme, aux batailles de la montagne Noire (1794) et au siège de Roses. Il obtint le grade de chef de brigade en 1794.

De retour en France, le 20 juin 1795, lors de la paix avec l'Espagne, il se marie la même année avec Elisabeth Aubian, fille de Joseph Aubian, avocat au Parlement, et de Jeanne Duclos de Laas. Ils auront cinq enfants : Adèle, née en 1796 ; Emile, né en 1797 ; Théophile, né en 1799 ; Nathalie, née en 1808 et Louise, née en 1816, (voir la généalogie de la famille de Barbot ci-après).

Il devient chef d'état-major d'une subdivision à l'armée de l'Ouest en 1795, il sert quelque temps en Vendée. En août-septembre 1799, il "mate" la révolte des royalistes toulousains, menés par le Comte de Paolo, à la bataille de Montréjeau.

En 1804 il part pour les Antilles en qualité de chef d'état-major du général Lagrange, et se signale par la prise du Roseau, capitale de la Dominique et la prise de l'île Saint-Christophe en février 1805.

En 1807, Napoléon Ier, irrité contre la ville de Hersfeld, dont le peuple était accusé d'avoir assassiné un officier français, ordonne que trente des habitants soient fusillés, et charge Barbot de cette exécution. Celui-ci s'étant convaincu de l'innocence des habitants de Hersfeld, désobéit aux ordres de l'Empereur ; et pour mieux assurer le succès de sa désobéissance, il rédige son rapport comme si les trente victimes désignées avaient été exécutées.

Il sert en Espagne de 1808 à 1811. Il est promu au grade de général de brigade le 6 août1811. Il participe à la bataille des Arapiles le 22 juillet 1812.

Il rentre en France avec le maréchal Soult, se trouve à tous les engagements qui ont lieu près des Pyrénées, et se signale aux batailles d'Orthez et de Toulouse.

Quand on apprend le débarquement de Napoléon au golfe Juan, il reçoit le commandement supérieur de Bordeaux. Barbot reste fidèle au serment qu'il a prêté au roi et après avoir coopéré aux efforts faits par la princesse la duchesse d'Angoulême et à la protection qui lui a accordé quand elle doit quitter Bordeaux, il se retire, pendant les Cent-Jours, dans ses foyers, à Verdun-sur-Garonne (entre Toulouse et Montauban).

À la rentrée du roi, il est nommé chef d'état-major à Toulouse en juillet 1815 et commande pendant quelques mois le département de l'Ariège. Il est élevé au grade de lieutenant-général (général de division) le 3 juillet 1816 et trois mois après, il reçoit le commandement de la 10ème division militaire à Toulouse, qu'il conservera jusqu'à l'avènement de Louis-Philippe en 1830, époque où il est mis à la retraite. Il peut ainsi se consacrer davantage à cette famille aimée dont il a été séparé pendant si longtemps.

En 1825, par lettres patentes du 24 octobre, le roi lui confère le titre personnel de vicomte de Barbot.

Il est fait chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d'honneur.

Admis à la retraite en 1835, il meurt à Toulouse le 16 février 1839.

Il est enterré au cimetière de Terre-Cabade, où l'on trouve son tombeau tout près du monument consacré aux défenseurs toulousains de Belfort.

  

Labécède-Lauragais, la rue du Presbytère. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE DE BARBOT DE TOULOUSE

 

- Marie-Étienne de Barbot, baron d'Empire le 22 novembre 1808 puis vicomte le 24 octobre 1825, commandeur de l'Ordre de Saint-Louis et de l'Ordre de la Légion d'honneur, Né le 2 avril 1770 à Toulouse. Décédé le 16 février 1839 à Toulouse, à l’âge de 68 ans. Général de brigade en 1811, lieutenant général commandant la Ière subdivision militaire (Gironde et Landes), vicomte à titre personnel.

Il épousera en 1795,  Elisabeth d'Aubian fille de Joseph d'Aubian et de Jeanne Duclos de Laas. Ils eurent cinq enfants :

 

1 - Adèle de Barbot, née en1796, elle épousa en 1820 Fortis-Charles de Carrère †1856, ils eurent une fille :

      - Elisabeth de Carrère de Loubère 1832 mariée avec Henry de Foix-Fabas, comte de Foix-Fabas 1833, ils eurent trois enfants :

                           - Marie de Foix-Fabas 1860 ;

                                 - Charles de Foix-Fabas  ca 1863-1898 ;

                                 - Louis de Foix-Fabas 1870.

2 - Jean Joseph Émile dit le Vicomte de Barbot, chevalier de la Légion d'honneur, chef d'escadron de cavalerie, né en 1797-1798, décédé en 1877. Il épousa Mathilde Victoire Bourgeois, ils eurent trois enfants :

          - Georgette de Barbot 1843-1877

          - Adolphe Joseph Anne Lionel dit le Vicomte de Barbot, né le 8 mai 1849, décédé en1898 à l'âge de 49 ans au château d'Odars à Baziège (31). Il avait un vrai talent d'artiste et élève de l'atelier de Bonnat. Il épousa le 14 février 1885 Marie Joseph Mélanie Marguerite de Carayon-Latour,  fille de Léopold de Carayon-Latour et de marie de Faudoas-Barbazan. Ils eurent une fille : Odette de Barbot, née le 9 juin 1891 à Arcachon et décédée le 17 novembre 1971, âgée de 80 ans, inhumée à La Ferté. Elle épousa le 3 mai 1921 à Paris Saint‐Honoré d’Eylau, Gaétan de La Selle d'Échuilly, né le 10 novembre 1891 à La Ferté et y demeurant. Décédé le 8 novembre 1947, âgé de 56 ans, inhumé à La Ferté. Ils eurent un fils, Amaury de La Selle, né le 30 avril 1924 à Paris 16ème et décédé le 19 février 1983, âgé de 59 ans, inhumé à La Ferté. Sans postérité. 

                                        - Victoire de Barbot 1853-1877.

Apparemment, Jean Joseph Émile dit le Vicomte de Barbot fit un second mariage avec Melle de Puthaux.

 

3 - Marc Antoine Joseph Théophile de Barbot, 1798-1870, chevalier procureur du roi, mainteneur des Jeux Floraux (créé le 3 mai 1324 à Toulouse). Il épousa le 10 octobre 1827 Laure Sophie d'Aldéguier †1883, fille de Jean-Baptiste et de demoiselle Nicolas de Voutron. Ils eurent deux enfants :

      - Adalbert de Barbot, oficier des Chasseurs ;

      - Sophie de Barbot épousa Frédéric de Laparre de Saint-Sernin, comte romain 1826-1905, ils eurent trois enfants :

                        - Théophile-Louis de Laparre de Saint-Sernin  1854-1922

                         - Fernand de Laparre de Saint-Sernin , voir Légion d'Honneur (Chevalier) 1855-1915

                        - Gérard de Laparre de Saint-Sernin  1870-1909

 

4 - Antoinette de Barbot, née en 1808, épousa le 13 avril 1830 Auguste d'Aldéguier , ils eurent trois enfants :

       - Thérèse Jeanne Elisabeth Natalie d'Aldéguier ; 

       - Marie Julie Gabrielle d'Aldéguier ;

       - Alphonse d'Aldéguier  1834-1860.

 

5 - Louise de Barbot,  née en 1816,  mariée avec N. de Chauliac.

Labécède-Lauragais, ses petites rues aux maisons de caractère serrées les unes aux autres.

 

LES SEIGNEURS DE SABATERY

 

Armes : De gueules 3 alérions d'or volant sur trois ondes de même posés 2 et 1. L'écu timbré par une couronne : comte ou marquis.

 

Bertrand de Sabatery, seigneur de Labécède, décédé le 10 juillet 1581, il fut Conseiller du Roi et Procureur général de Toulouse. Il épousa Perrette Lancefoc. Ils eurent une fille, Catherine de Sabatery qui épousa le 4 janvier 1557 Antoine II de Martin de Viviès, seigneur des Avalatz, de Roquecourbe et de Viviers, né en 1538, décédé le 10 juillet 1581 à l'âge de 43 ans. Il fut fait prisonnier par les protestants le 22 août 1574, une rançon pour sa libération fut demandée, en 1580, les seigneuries de Rocquecourbe et des Avalatz furent vendu pour payer cette rançon.

Veuve depuis cinq ans, Catherine de Sabatery fut assassinée en 1586 par son comptable, elle eut pour enfants :

    - Pierre Jean de Martin de Viviès, né en 1566, +15 juillet 1635, marié avec Claire de Cabrilles du Puy ;

     - Antoine Germain de Martin de Viviès, né le 22 novembre 1586 ;

     - Paule de Martin de Viviès,  mariée avec Jacques de Bonne, seigneur de Missègle +1618 ;

    - Pierrette de Martin de Viviès, mariée en 1598 avec Jean de Boissière, seigneur de Carcenac +1628 ;

     - Jacquette de Martin. 

J'ai trouvé une Jeanne de Sabatery qui épousa le 21 décembre 1557 noble Jean de Bonnefons, châtelain et juge de Montréal. A-t-elle un lien avec Bertrand de Sabatery ci-dessus ?

 

 

Voici quelques photos anciennes du château de Marquein qui feront plaisirs aux amateurs :

Labécède-Lauragais, la façade Nord-Est du château en 1905.

Labécède-Lauragais, la façade Sud du château en 1905.

Labécède-Lauragais, la façade Nord du château en 1905.

Labécède-Lauragais, les cascades du Moulin en 1905. 

Labécède-Lauragais, une vue générale du village en 1905.

  

Labécède-Lauragais, deux photos de la porte d'Amont et l'église en 1905. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Labécède-Lauragais, la façade Nord-Ouest, l'entrée du château en 1905.

Labécède-Lauragais, le Perron avec la mairie en 1905.

Labécède-Lauragais, une vue aérienne générale en 1950.

Labécède-Lauragais, une autre vue aérienne générale, même période, en 1950.

Labécède-Lauragais, une autre vue aérienne générale, même période, en 1950.

Labécède-Lauragais, une vue aérienne générale en 1970.

 

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Divers bulletins de la Société d'études scientifiques de l'Aude.

Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables 1907.

- Catalogue des gentilshommes du Languedoc, généralité de Toulouse. 

- Le folklore de l'Aude 1938.

 

 J'ai l'intention de réaliser un reportage sur le village de Bélesta (Ariège), si vous avez des documents, des photos, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

 jp@belcaire-pyrenees.com

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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Berdot Lydia 15/05/2016 09:48

Je reste admirative devant tout ce travail, encore merci pour nous avoir permis de le découvrir.