Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : www.belcaire-pyrenees.com
  •  www.belcaire-pyrenees.com
  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
  • Contact

ANNONCES-MESSAGES-ACTUALITÉS

Ils veulent vous informer !

Pour découvrir les annonces

  cliquez sur la photo

Photo pour les annonces 02

Faites Une Recherche Sur Ce Site

LIENS UTILES

En cliquant sur l'une des images ci-dessous :

1 - vous pouvez écouter Radio Montaillou en direct

 

logo 01cliquez sur le logo RADIO MONTAILLOU ci-dessus pour écouter la Radio en direct
(en cliquant sur leur site en haut à droite)
pendant que vous consultez les pages du site
 

 

 

Pour suivre la progession et connaître la position des ours dans les Pyrénées
téléphonez au 05.62.00.81.10
 
Vous pouvez m'écrire
CLIQUEZ SUR LE PETIT CHIEN ROMÉO POUR ME CONTACTER
 
 
LIVRE D'OR
cliquez sur la photo pour déposées vos marques de sympathie et pour les visionner

Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
sur le tracé de l'emblématique Sentier Cathare et à proximité des gorges de la Frau et de Montségur
 
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
en Haute-Ariège près d'Ax-les-Thermes
 
Hôtel Restaurant Bayle ** à Belcaire

 

Sites d'Ami(e)s

Les Amis du Sabarthez de Pierre Cortinas

 

Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :

     l'Association le Grand Sault

 

on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :

     Chambre d'Agriculture de l'Aude

 

Logo réduit office du tourisme du pays de sault

Office du Tourisme du Pays de Sault

Chemin départemental 613

11340 ROQUEFEUIL

Tél : 04.68.20.75.89

 

Retour à la page d'accueil

LES LIVRES CONSEILLÉS

Nouvelle Rubrique pour découvrir

des livres intéressants

cliquez sur la photo

livres conseillés

MESSAGE

2 avril 2017

 Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Aujourd'hui escapade et visite un petit village historique peu connu situé au pays du Razès.

Vous aussi, si vous voulez faire découvrir votre village audois ou ariégeois, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage.

Le village de Caudeval se situe à  9 km de Mirepoix, 24 km de Limoux, 92 km de Toulouse, 47 km de Carcassonne, 110 km de Narbonne.

Caudeval à la "frontière" de l'Aude et de l'Ariège proche de Mirepoix (concernant Mirepoix, un reportage est visible sur ce site voir les sommaires). 

Le village de Caudeval 163 habitants, situé le long de D626  entre Mirepoix et Limoux.

Vue aérienne du village de Caudeval, et le château situé à l'Ouest du lieu.

Vue aérienne du château de Caudeval.

Blason du village de Caudeval.

Blason du village de Caudeval tel qu'on le trouve dans l'édition de 1696 du grand Armorial général de France par Charles d'Hozier.

Une vue générale côté Nord du village de Caudeval.

Une vue générale côté Sud du village de Caudeval. Vous emprunterez le chemin de Labade pour un point de vue sur le val de l'Ambronne.

Caudeval est une ancienne commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie, devenue, le 1er janvier 2016, une commune déléguée de la commune nouvelle de Val-de-l'Ambronne. Le village de Caudeval appartient à l'arrondissement de Limoux et au canton de Chalabre. À mi-chemin entre Mirepoix (Ariège) et Limoux (Aude), Caudeval est un village culminant à 360 mètres.

En 2013, la commune comptait 163 habitants. L'évolution du nombre d'habitants a connu son apogée en 1851 avec 374 habitants. Les habitants de Caudeval se nomment les Caudevalois et les Caudevaloises.
 

 

La rue principale du village de Caudeval avec la mairie.

Caudeval en occitan Caudavalh, l'adjectif occitan caude, issu du latin calda signifie chaude. Le toponyme vient d'une forme latine "calida vallis" qui signifie "la fin de la vallée" ou "vallée chaude". Bien exposé au soleil, la vallée en question est la l'Ambronne, d'où la rumeur qu'il y aurait eu des sources thermales.

L'emploi en français du mot vallée est relativement récent et qu'on lui a longtemps préféré le terme vallvau. Le mot a survécu dans des expressions figées comme à vau-l'eau, par monts et par vaux ou au diable Vauvert ou dans des toponymes comme Val d'Oise.

Le village de Caudeval est cité sous le nom de Caldavale dans un document de 1202. Jusqu'au XIIème siècle les textes appellent l'endroit Vallis de Vindras ou Vallis Vintronis.

La tour Sud du château de Caudeval.

La rue qui mène au château de Caudeval.

                                

Le charme des rues de Caudeval.

La rue principale de Caudeval.

L'histoire de Caudeval se confond avec l'historique du château de Caudeval.

À la fin du XIIème siècle, le village de Caudeval fut créé au pied du château ; il comprenait une rue centrale et une ceinture de remparts, dont l'entrée se situait à l'angle Est ; il subsiste un angle de cette ceinture, appelé "la tourette". Des fossés entouraient le village. Les habitants étaient "à la disposition" du seigneur soit à titre de "main d’œuvre", soit comme adjoints d'hommes de guerre, tels que guetteurs. Les seigneurs épousèrent la cause cathare et la famille Aniort domina la région ; ce fait méconnu a écarté Caudeval, à tort et à l'encontre de l'Histoire, des sites cathares de l'Aude.

L'église de Caudeval.

L'église de Caudeval côté Sud.

L'église bâtie en moellon taillé, est dans son ensemble de style ogival. La belle fenêtre gothique du chœur est de construction récente. Il y a deux chapelles latérales. Porte d'entrée ogivale avec un blason martelé sous la Révolution. Une croix appuyée au mur extérieur érigée en 1752.

L'église de Caudeval côté Nord.

Le proche de l'église de Caudeval, le blason au-dessus de celui-ci fut martelé lors de la Révolution.

 

LE CHÂTEAU DE CAUDEVAL

Situé à la limite occidentale de l'Aude, à 9 km. Est de Mirepoix, le château de Caudeval était avant le XIIIème siècle, un fief du Comté de Foix.

Avant la construction du château, le site était une terre des comtes de Foix, appelée en 1132, "Vallée de Vendras", aux Xème et XIème siècles, nom gallo-romain formé sur "Venerius" plus suff."anum".

Le château de Caudeval, la façade Nord.

Le château de Caudeval, la façade Sud, la tour hexagonale abrite un escalier à vis.

La tour carrée du château de Caudeval située au Nord Est.

Le comte de Foix, Roger III, fit don de la moitié de ses droits sur la vallée de Vendras, quand sa fille, Brandimende, épousa Guilhem d'Alaigne, vicomte de Razès, en 1132. Le château comprenait l'actuelle partie Sud, de section rectangulaire et de dimension réduite (moins de la moitié de la surface de l'actuel château). Les défenses du château étaient puissantes, avec des courtines, sur une double rangée, et constituaient un très grand rectangle, "engerbant" la tour du IXème siècle. L'entrée était située sur la face Est ; deux corbeaux, de grande dimension, subsistent ; ils supportaient le mâchicoulis au-dessus de l'entrée, à la place de la tour extérieure Est.

La façade Est avec l'entrée du château de Caudeval.

   

La tour Nord Est du château de Caudeval.

Couvrant Mirepoix face à l'Est, le château de Caudeval fut pris en 1209 lors du passage des forces de Simon de Montfort. Deux boulets de pierre ont été trouvés datant du siège de 1209. Le pierrier était en position, selon toute vraisemblance, sur la colline sud et à moins de 100 mètres, là où des Templiers ont construit un ouvrage dont les fondations subsistent. Les suzerains de Caudeval furent, dès lors, durant près de six siècles les Levis-Mirepoix- Montbrun. Le château fut agrandi, puis doublé en volume : le mur ouest, fait de très beaux moellons, et des ouvertures intérieures sont le témoignage de ces travaux. Les courtines furent renforcées ; la courtine est subsiste avec ses trous de boulins pour, en cas de menace ou de siège, la mise en place de hourds.

Ce château a une histoire intéressante car au milieu du XVème siècle, il a appartenu à Jean d'Aulon, écuyer de Jeanne d'Arc et conseiller du roi.

Le château est en partie du XIVème siècle en l'occurrence : sous-sol, portes du rez-de-chaussée, tour avec escalier de pierre hélicoïdal.

Un document datant de 1132 mentionne le château, on estime à une vingtaine de défenseurs occupant la place.

Caudeval en 1565, à cette époque fut construit à la tour hexagonale un escalier en vis. La cour sud était pavée et on entrait dans la tour en franchissant deux marches, découvertes récemment en 1995. À l'extérieur, le renforcement des défenses fut réalisé par les Levis, quand ils construisirent les deux tours entre 1300 et 1350, la tour Est s'appuyant sur le mur-porte du premier château. Ces tours, de section carrée, étaient plus basses qu'actuellement. Le château est en partie du XIVème siècle.

Le château fut pris une deuxième fois, en 1575, lors des guerres de religion par des troupes protestantes. Il fut repris un an après.

Deux tours de défense extérieures datent de 1606, construites par les Labat.

Par suite d'alliances, la famille des Comtes de Rochechouart, Marquis de Faudoas, s'installa à Caudeval. Une aile est fut construite avec la cage du grand escalier. La toiture, plate, fut refaite avec un couronnement de génoises à cinq rangées. La tour du XVIème siècle fut rehaussée, ainsi que les tours extérieures. Dans treize salons et cabinets, des décors de gypseries furent réalisés. Certains décors sont uniques en France, ils représentent à la fois les armoiries des Rochechouart-Faudoas, les symboles de sièges de villes prises par certains Rochechoaurt et les attributs de Gouverneur de Province. D'autres rappellent les prénoms des enfants des Seigneurs de Caudeval au XVIIème siècle. Comme ces décors étaient de couleur blanche, il était nécessaire qu'ils soient fortement éclairés. Par voie de conséquences, les ouvertures à meneaux furent supprimées et de nouvelles ouvertures furent percées, doublant leur surface. Les façades actuelles sont identiques à celles du XVIIème siècle. Les fossés en eau furent comblés ; le sol de la cour pavée et les rues du village surélevées de 1,20 m.

La courtine fut percée pour construire le portique de pierres avec bossages et boules d'amortissement. Le portail en bois fut remplacé au XIXème par un portail en fer forgé, rappelant les décors de la rampe du grand escalier et dominé par une lyre, puisque le propriétaire, le comte de Tréville au XIXème siècle, était musicien et avait créé, au château, un atelier de luthier.

Le comte de Tréville fit détruire la tour du IXème siècle, de même que les Rochechouart firent démolir au XVIIIème siècle les courtines, sauf celles de l'est, combler les fossés et relever le niveau de la cour sud, ainsi que le niveau de la "cour des armes" ou "cour des tours".

Au XIXème siècle, l'Orangerie et les "communs" furent construits, en reliant le bâtiment principal aux anciennes petites écuries.

Le château a reçu de très riches et importants décors de gypseries. Des cinq niveaux, trois sont ornés de décors de gypseries, toutes blanches (treize salons et cabinets, cage du grand escalier). Ils datent de la fin du XVIIème, du milieu du XVIIIème, ceux de la salle de billard entre 1758 et 1765, enfin de 1780-1790 (guirlandes de fleurs, feuillages, chasse, nature). Trois panneaux de la salle de billard (7,50 m de h.) représentent, par l'art militaire et l'héraldique, les armoiries ainsi que la carrière militaire et civile de François-Charles, Comte de Rochechouart, Marquis de Faudoas, Lieutenant Général des Armées, Gouverneur de l'Orléanais et autres places. La réalisation de ces décors a entraîné l'agrandissement des ouvertures comme il a été dit ci-avant, afin de laisser davantage de lumière pour les éclairer ; des éléments de meneaux ont ainsi été retrouvés.

La façade Nord du château de Caudeval.

Galerie située au pied de la tour Nord-Est du château de Caudeval. Cette galerie voûtée doit à mon avis servir à l'évacuation des eaux de pluie de l'enceinte du château. Construction datant de l'époque où les fossés furent remblayés.

Château de Caudeval, on aperçoit la galerie voûtée, photo ci-dessus, à gauche au pied de la tour Nord-Est.

Le corps de bâtiment a été engerbé par une vaste construction en 1672, comportant en particulier un important escalier de pierre avec rampe en fer forgé de grande ampleur. Toutes les constructions sont en pierre de taille. Les Rochechouart firent démolir au XVIIIème siècle les courtines, sauf celles de l'Est, combler les fossés et relever le niveau de la cour sud, ainsi que le niveau de la "cour des armes" ou "cour des tour". Au XIXème siècle, l'orangerie et les "communs" furent construits, en reliant le bâtiment principal aux anciennes petites écuries.

Au XIIIème siècle, lors de l'Inquisition, "la question" fut très certainement pratiquée dans château de Caudeval, on a retrouvé dans les sous-sols des anneaux scellés dans le mur près du sol avec un fer de prisonnier.

Les portes datables des XIIIème-XIVème siècles se trouvent sur la partie ajoutée à l'arrière.

En 1885, il fut trouvé dans ce château un trésor en pièces d'or caché dans un sac dissimulé dans un mur de l'actuelle salle d'Armes. Les propriétaires à l'époque étaient Mr Ludovic de Tréville et sa soeur, Mademoiselle de Fournas.

Travaux de restauration : Depuis 1972, 700 m2 de toitures furent refaites ainsi que les façades des trois tours ; les intérieurs ont été aménagés. Pour tous ces travaux, le prix de l'Obélisque du Conseil de l'Europe des VMF et un prix de Chefs-d'œuvre en péril furent décernés. Le propriétaire reçut en 1982, de monsieur le ministre de la Culture, une lettre personnelle de félicitations.

Des décors de l'époque romaine ont été trouvés sur le site du château, en particulier deux fûts de colonne de 7 m de hauteur chacune. Au XIème siècle une tour existait à l'angle Nord-Ouest du château ; les fondations de cette tour ont été retrouvées et dégagées en 1988.

Le château était ouvert au public pendant une certaine période, à voir sur place si c'est toujours le cas, c'est fonction des nouveaux propriétaires. Il mérite d'être visité pour ses gypseries et son architecture.

 

POURQUOI LES CHÂTEAUX ONT-ILS DES TOURS RONDES ?

Une grande majorité des châteaux forts possèdent des tours rondes. A partir du XIIème siècle, tous les édifices médiévaux en étaient dotés, pour des questions de solidité. Celles-ci, pourtant difficiles à construire, se montraient très résistantes grâce à une surface d'impact réduite. La force exercée dessus se répartissait sur l'ensemble de la structure, à l'exemple de la pression exercée sur une voûte. De plus, la tour ronde permettait aux défenseurs et aux archers d'avoir une meilleure visibilité sur les alentours, sans angle mort. Ce choix de construction s'est imposé au détriment des tours carrées. Alors qu'elles surmontaient les premiers châteaux dès la fin du Xème siècle, les tours carrées s'avéraient trop faciles à détruire. Il suffisait aux assaillants d'en briser un angle pour qu'elles s'écroulent.

Le château de Caudeval façade Nord.

Blason gravé au-dessus d'un porche, à quelle famille appartient cette armoirie ?

Place devant l'entrée du château de Caudeval.

 

LES SEIGNEURS DE CAUDEVAL

Bertrand de Antihaco, seigneur de Caudeval en 1428.

En 1428, lettres patentes données par Charles VII (Loches, 9 décembre 1428) accordant à noble Jean d'Aulon, seigneur de Caudeval, maître des ponts et passages dans la sénéchaussée de Carcassonne, une pension de 200 livres tournois par an.

Jean d'Aulon le jeune mourut le 12 octobre 1446, probablement sans enfants, car, le 20 du même mois, sa châtellenie de Montréal avait passé à noble Mathieu d'Aulon, d'Olon ou de Lon (Mahul cartulaire du diocèse de Carcassonne), que nous présumons son neveu, parce que le fief de Caudeval, appartenant à Jean d'Aulon, après la mort de celui-ci, fut hérité par ledit Mathieu, qui devait être son fils, comme aussi, peut-être, Jean d'Aulon, en 1463 archiprêtre de Laurac-le-Grand, et Philippe d'Aulon, en 1469 homme d'armes de la Maison du Roi.

Aux Archives Départementales de la Haute-Garonne, série B, on trouve une indication datée de 1486 attribuant Mézerville au chevalier Jean d’Aulon né vers 1390 dans le comté de Fézensac, sa famille était originaire d'Aulon (Haute-Garonne), petite enclave du Nébouzan au coeur du Comminges + août 1458), conseiller du roi et sénéchal de Beaucaire.

Cette indication figure dans les actes du procès qui opposa le petit fils de Jean d’Aulon à Hélène de Mauléon. A l’issue de ce procès, Mézerville est attribué au petit-fils, comme faisant partie des biens propres apportés par feu Jehan d’Aulon lors de son mariage. En effet une autre indication, antérieure, nous est donnée par Maurice Vuillier dans « Histoire de la famille de Mauléon ». Il cite Hélène de Mauléon, dame de Caudeval, mariée le 23 septembre 1428 à Jean d’Aulon, chevalier, seigneur de Mézerville, Peyrefitte et Belesta.

Jean d’Aulon, personnage considérable selon l’historienne Régine Pernoud , « est célèbre pour avoir été pour Jeanne d’Arc le compagnon de tous les instants » de Poitiers à Rouen puisqu’il fut fait prisonnier avec elle. Une quittance, du 26 septembre 1450, nous confirme que Jean d'Aulon était seigneur du Caudeval, et que Charles VII, non content de lui conférer la capitainerie du château royal de Pierrepertuse, dont il jouit jusqu'à sa mort, l'avait encore honoré de la dignité de chambellan. Il décèdera en août 1458. Il fut gouverneur de Castelnaudary, puis gouverneur de Peyrepertusse, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes, enfin conseiller du Roi.

- Pierre d'Aulon, fils de Jehan d'Aulon. Noble Pierre d'Aulon, sera pourvu parle Roi de la châtellenie de Pierrepertuse le 18 décembre 1458.

- Gui de Levis, seigneur de Caudeval en 1493.

D’autres pièces d’archives citent en 1504 un Jean d’Aulon, petit-fils de Jehan d'Aulon, comme seigneur de Caudeval et de Mézerville. Le 23 juin 1517, ce Jean d’Aulon est condamné à avoir la tête tranchée, ses biens confisqués sauf un tiers à ses enfants légitimes.

- Astorg de Labat, marchand ; en 1570, son fils, noble Hector de Labat, bourgeois de Toulouse, capitoul en 1569-1570 qui fait érigé le domaine en baronnie ; et en 1626, le fils de ce dernier, noble Jean de Labat, d'Autignac, seigneur de Caudeval.

- Hector de Labat, seigneur d'Antignac, baron de Caudeval en 1565. Capitoul à Toulouse en 1569.Les deux coseigneuries furent réunies en une baronnie en 1565.

- Labat d'Antignac, barons de Caudeval, famille anoblie par le capitoulat de la ville de Toulouse dans la personne d'Hector Labat, seigneur d'Autignac. Capitoul en 1569. Il eut pour fils :

Armoirie de la famille Labat d'Antignac.

- Jean Labat, seigneur d'Antignac, qui épousa N. de Villeneuve qui était veuve le 20 juin 1648, dont il eut :

Une info supplémentaire : le 13 septembre 1626. François de Béon Cazaux, de la Bastide de Cazaux, château proche de celui de Caudeval, épouse Jeanne Labat d’Antignac, fille de Noble Jean Labat d’Antignac, seigneur de Caudeval.

- Jean-Pierre Labat, seigneur de Caudeval, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, épouse le 4 février 1636 Anne Olivier. Ils eurent pour enfant :

- Pierre Labat, d'Antignac, baron de Caudeval, maintenu par M. de Bezons, intendant en Languedoc, en 1670, en vertu du capitoul exercé par son bisaïeul. Baptisé le 6 mars 1647.

L'histoire néanmoins, fait mention d'un Guillebert de Labat, qui, l'an 1219, fut chargé conjointement avec Bernard de Montant, de la défense de la porte del Pontvielh, à Toulouse. L'un des descendants d'Hector de Labat, Jean François de Labat écuyer, sera à la tête de la baronnie de Caudeval en 1683.

On trouve aussi un Benoît Labat, anobli pour services en 1480. Armorial : "parti, au 1 de gueules à la fasce d'argent, accompagnée de 6 roses de même, les trois en pointe, posées 2 et 1 ; au pal d'or et d'azur ; au chef de gueules, cahrgé de trois besants d'argent".

- Pierre de Labat d'Antignac, en 1696 seigneur de Caudeval.

Document de vente datant de 1700, Insinuations faites en la cour du sénéchal du Lauragais, contenant : la vente faite par messire Pierre de Labat d’Antignac, seigneur de Caudeval, à Jacques Martin, habitant de Toulouse, de sept des vingt-quatre portions de la justice haute, moyenne et basse, de la directe et des autres droits seigneuriaux de la terre de Molandier, au diocèse de Mirepoix, ainsi que de tous arrérages de ces droits dus au moment de la vente.

Par suite d'alliances, la famille des comtes Clermont de Rochechouart, au baron de Rigaud de Rivayrolles conseiller au Parlement de Toulouse. Le marquis de Faudoas, s'installa à Caudeval. Peu après la Révolution, il a appartenu aux familles de Saint André et de Tréville le propriétaire, le comte de Tréville au XIXème siècle, était musicien et avait créé, au château, un atelier de luthier. Le comte de Tréville fit détruire la tour du IXème siècle, de même que les Rochechouart firent démolir au XVIIIème siècle les courtines, En 1885, il fut trouvé dans ce château un trésor en pièces d'or caché dans un sac dissimulé dans un mur de l'actuelle salle d'Armes. Les propriétaires à l'époque étaient Mr Ludovic de Tréville et sa soeur, Mademoiselle de Fournas. Son dernier propriétaire connu fut le général Delpoux. A Caudeval, ils fréquentent la famille Rouvairollis de Rigaud.

Armoirie de la famille Calouin de Tréville.

Vers 1660 Marguerite de Rochechouart fille de Jean François de Rochechouart + 27/06/1659 baron de Clermont, vicomte de Soulan, baron de Lescure et de Jeanne de Foix (x 28/08/1640), épouse N? seigneur de Caudeval. Elle est restée veuve sans enfant.

- François Charles de Rochechouart, comte de Rochechouart, le chef du nom et des armes de Rochechouart, né le 17 août 1703, marquis de Faudoas, premier baron chrétien de Guyenne, comte de Clermont et d'Aureville, vicomte de Soulan, seigneur de Caudeval et autres lieux, baron des États du Languedoc ; fut d'abord colonel d'un régiment de son nom, ensuite du régiment d'infanterie d'Anjou ; brigadier le 20 février 1734 ; maréchal de camp de 1er mai 1745 ; lieutenant général le 10 mai 1748 ; ministre plénipotentiaire de sa majesté. Fils de Charles de Rochechouart et de Françoise de Montesquiou. Enfants : Gabriel-Charles (mort en 1734), Antoine-Charles (mort en 1737), Diane-Adélaïde, Zéphirine-Félicité, Charlotte-Gabrielle, Aimery-Louis-Roger.

A partir de 1765, le château de Caudeval passa du duc de Rochechouard, au baron de Rigaud de Rivayrollis (conseiller au Parlement de Toulouse).

- Ludovic Antoine Joseph Calouin de Tréville, né le 7 janvier 1855 à Caudeval. En 1910 comte de Tréville propriétaire du château et maire de Caudeval.

- Le comte Gérard de Fournas Moussoulens en septembre 1936 meurt au château de Caudeval.

Son dernier propriétaire connu fut le Général Claude Delpoux décédé à ce jour.

Une vue sur le village de Caudeval.

L'entrée du château de Caudeval.

Place devant le château de Caudeval.

La tour carrée Nord-Est du château de Caudeval.

Le château de Caudeval.

Pour les amateurs voici quelques photos anciennes, si vous en possédez d'autres vous pouvez me les adresser afin de compléter cet article :

 

Groupe d'écoliers du village de Caudeval en arrière plan, en 1905.

La façade Sud du château de Caudeval en 1905.

Vue aérienne du village de Caudeval en 1975.

Bibliographie,  je citerai simplement les documents les plus pertinents :
 

- Revues de Comminges Société des études du Comminges T67 et T111.

- Dictionnaire universel de la noblesse.

- Revues l'AUTA.

- Pièces fugitives, pour servir a l'histoire de France Tome 3.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! 
Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact : 

 jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez-moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.  

Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article

commentaires

Yves 20/08/2017 21:25

Bonjour. Dans la liste des noms des jours du calendrier républicain, j'ai repéré 2 erreurs (mais je ne les ai pas tous "épluchés"): "Ravin" pour Raisin et "Aboille" pour Abeille. La première erreur est regrettable, car c'est le 1er jour de l'année!

Jean-Pierre 22/08/2017 17:54

Bonjour Yves, le calendrier républicain proposé en téléchargement dans le menu de gauche a été rectifié selon vos infos.
Cordialement JP

Angeline 15/04/2017 20:49

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog. merci

gisele hottin 03/04/2017 09:35

bonjour Jean Pierre
toujours intéressée par vos articles qui permettent de visiter de jolis villages de France
qui pour moi sont tout à fait inconnus. Merci Amitiés à vous et votre famille .
Gisèle Hottin

Jean-Pierre 03/04/2017 11:08

Bonjour Gisèle merci pour votre commentaire cela fait plaisir. J'espère que vous allez bien. Mes amitiés JP

Christine Belcikowski 02/04/2017 09:53

Bonjour, et bravo pour cet article très intéressant.
Deux petits détails à corriger, qui n'enlèvent rien à la qualité de l'article :
La rivière s'appelle l'AMBRONNE. Il s'agit donc du Val d'Ambronne. Cf. Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambronne
La famille Labat s'appelle Labat d'ANTIGNAC.
Un petit complément d'information : le 13 septembre 1626. François de Béon Cazaux, de la Bastide de Cazaux, château proche de celui de Caudeval, épouse Jeanne Labat d’Antignac, fille de Noble Jean Labat d’Antignac, seigneur de Caudeval.
Amitiés,
Christine Belcikowski

Jean-Pierre 02/04/2017 10:06

Bonjour ok merci pour ces infos je ne peux pas les corriger pour le moment, mais cela sera fait. Bien cordialement Jean-Pierre

Mémé M 02/04/2017 06:29

Merci pour cette bien agréable promenade dominicale... Quel dommage que ce beau bâtiment, probablement industriel, soit ainsi à l'abandon ! L'Aude est vraiment une région truffée de lieux à découvrir. Bon dimanche.