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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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10 mai 2017

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !  Le  nom d'un petit village des Pyrénées Orientales est à l'origine de ce mystère, Cabestany, identité donné à ce sculpteur artiste de l'art roman sans nom. Je vous propose de découvrir cet artiste anonyme du moyen âge, dont l'identité reste une énigme.

On reste perplexe devant la beauté des sculptures romanes et du travail énorme que cela représente. Neuf siècle plus tard on reste admiratif et contemplatif. L'architecture romane j'adore !

Je constate que vous appréciez mes reportages, qu'ils ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site  www.belcaire-pyrenees.com

Je vous souhaite une bonne découverte.

 

Le maître de CABESTANY

Mais qui était ce Maître de Cabestany ?

Si vous vous intéressez aux "vieilles pierres", aux édifices du Moyen-âge, en Languedoc vous allez souvent entendre citer ce nom "Maître de Cabestany".

Avant toute chose, ce qu'il est faut retenir de l'art roman, c'est qu'il s'agit d'une histoire humaine. Certes, ce sont les Grands de ce monde et l'Église qui, dès le haut Moyen âge ont été les instigateurs de ces monuments, mais quel talent il a fallu pour élever les magnifiques édifices que vous allez pouvoir découvrir en Languedoc Roussillon et dans d'autres régions de France. Pensez à l'énergie qu'il a fallu pour extraire la pierre, la tailler et la transporter… L'habileté et l'ardeur des maîtres maçons, clercs ou laïcs et des ouvriers.

Le chanoine Craplet disait "L'art roman est plus que tout autre, un art monumental. Art de maçons, où le mur est premier. Mais en même temps, art de la foi… qui a le secret de distribuer la lumière autour des formes pures".

Ce n'est pas banal, voici l'histoire d'un des plus grands sculpteurs anonyme de l'âge roman dont on ne connaît pas l'identité. On a attribué un nom à ce sculpteur dont les travaux ont les mêmes particularités et c'est ainsi que l'on a pu identifier ses œuvres.

Un homme seul ?

Un homme, en tout cas, doté d'une forte et originale personnalité, d'une très solide culture chrétienne, acquise sans doute pour partie auprès de ses commanditaires, parmi lesquels figurent principalement des abbayes bénédictines. Un homme doué d'un sens aigu pour l'étonnant et le magnifique, d'une inventivité et d'une fantaisie débordantes.

Le Maître de Cabestany nous a laissé une oeuvre captivante, intrigante même, qu'un éminent historien de l'art n'a pas hésité à comparer à celle du Maître de Saint-Lazare d'Autun : GISLEBERTUS qui, lui, a signé de son nom nombre de ses sculptures, ce qui est rare au XIIème siècle.

 

Comment ce nom "Cabestany" lui fut attribué ?

 

En 1934, à l'occasion de travaux de rénovation dans la petite église de Cabestany en Roussillon dans les Pyrénées Orientales que fut découvert l’œuvre emblématique du Maître, le célèbre tympan en marbre blanc consacré à la glorification de la Vierge. Ce tympan sculpté représentant des scènes de la vie de la Vierge fut mis à jour fortuitement. La composition touffue de ce tympan très détaillé, comporte quatre scènes et vingt et une figures, la morphologie des corps aux mains disproportionnées, celle des visages aux yeux étirés ponctués aux commissures d'un trou de trépan, signature de l'artiste singulier. C’est ce tympan aux caractéristiques sculpturales uniques qui a conféré le nom à l’artiste, personnage énigmatique par sa conception et sa façon de travailler. C'est ainsi qu'il fut surnommé "Maître de Cabestany" ou "Maître du tympan de Cabestany". Découverte récente aux yeux des archéologues et historiens, qui croisent leurs recherches pour déterminer réellement d’où il vient et qui il était.

Le Maître de Cabestany est un personnage clé de la sculpture romane méditerranéenne de la deuxième moitié du XIIème siècle. N'ayant signé aucune de ses œuvres, ce nom lui a été donné par un historien de l'art, Joseph Gudiol, en 1944 d'après une des plus importantes de ses sculptures : le tympan de l'église Notre-Dame-des-Anges de Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Son style si particulier a permis de lui attribuer un ensemble d'œuvres d'environ 121 pièces sculptées de ses mains, par son atelier ou par son cercle artistique.

Au début du XXème siècle, ce tympan se trouvait encastré dans le mur de la nef principale au sud. Il fut déposé au presbytère lors des travaux d'agrandissement. Il pourrait s'agir d'un marbre de remploi. Ses dimensions sont de 2,05 m de long pour 0,84 m de hauteur maximale. Son épaisseur est de 22 cm. Sous le tympan est sculptée une frise d'animaux sauvages sur lesquels s'appuient les personnages. L'existence de cette frise rend impossible l'emploi de ce marbre comme tympan : Il s'agit plutôt d'un linteau sous lequel les fidèles passaient.

Détails : la scène centrale du tympan présente la glorification de Marie, aux côtés de son fils. De part et d'autre, deux scènes sculptées racontent les moments qui ont précédé cette apothéose : la résurrection de Marie à gauche et son assomption à droite.

Autres détails, l'assomption de Marie dans la partie droite.

Le style du Maître de Cabestany le distingue de ses contemporains et traduit une forte personnalité. Sa sculpture, très expressive, est caractérisée par "l'horreur du vide", l'espace de la matière est saturé de personnages. Ces derniers, aux corps trapus, présentent des mains aux doigts démesurément longs. Le drapé des vêtements est doté de très nombreux plis. Les visages sont triangulaires, le front bas, l'arête de nez tranchante, le menton quasi-inexistant et les oreilles hautes et décollées. Les yeux globuleux et en amande, sont souvent soulignés de deux trous de trépan, outil du sculpteur.

Les mains typiques, aux belles proportions, et surtout les têtes aux proportions du visage si caractéristiques, s'accordent avec la vigueur imprimée à la scène par un mouvement de désordre qui s'intègre dans la plénitude reflète des figures et des félins sans laisser de vide inexplicable. Exemple, les lions prennent des attitudes identiques à ceux qui figurent sur le seuil de Cabestany avec les queues s'enroulant en l'air. Les crinières, frisées ou raides, sont faites de traits parallèles, de même que les chevelures et les barbes des personnages. Comme dans toutes les œuvres du Maître, on constate la note prédominante de l'usage abondant du trépan.

Autre photo, du tympan marial dit du Maître de Cabestany (XIIème siècle) situé dans l'église Notre-Dame-des-Anges. 

Le tympan, en marbre blanc des Pyrénées, reste son oeuvre maîtresse, où prennent place la Résurrection de la Vierge en présence d’anges et de deux apôtres, son Assomption corporelle, et l’épisode de la ceinture envoyée du ciel, selon un récit apocryphe, à l’incrédule Thomas.

Autre photo, du tympan marial dit du Maître de Cabestany (XIIème siècle) situé dans l'église Notre-Dame-des-Anges. 

Toutes ces particularités ont permis de retracer le parcours du Maître et de son cercle. Après de nombreuses recherches et de recoupements d'autres sculptures lui furent attribuées. Allant de chantier en chantier, ils ont orné des édifices religieux principalement en Languedoc audois, en Roussillon et en Catalogne du Nord (Espagne), mais également en Navarre (Espagne) et en Toscane à Gérone (Italie). Cet artiste serait peut être un religieux voyageur dont les créations prennent en compte les avancées de la théologie mariale. Il fut aussi architecte.

Les chapiteaux c'est la partie élargie qui couronne une colonne et sert de support à l'arcade qui s'y appuie. Très souvent sculptés, ils sont soit "historiés", c'est-à-dire décorés de scènes racontant une histoire, soit décoratifs, représentant des plantes, des oiseaux, des animaux …

Saviez-vous que les chapiteaux remplaçaient les livres ! Les sculptures faisaient en sorte que les scènes évoquées soient très explicites. Elles pouvaient ainsi être facilement comprises par tous ceux qui ne savaient pas lire, et ils étaient nombreux à l'époque. Placé à cinq mètres de hauteur, les chapiteaux devaient être très lisibles d'en bas, voilà pourquoi les proportions des personnages n'étaient pas toujours, semble-t-il respectées.

Du Languedoc au Roussillon jusqu'à la Catalogne et la Navarre, l'oeuvre sculpturale marque le passage du Maître de Cabestany. Un maître original qui, à partir du milieu du XIIème siècle, se produisit à l'intérieur d'une zone à la signification artistique intense où il atteint une place prédominante en faisant éclater l'ardeur de sa vivacité et de son audace.

Si son nomadisme nous surprend par l'étendue du chemin parcouru pour l'époque, la surprise est encore plus forte lorsque l'on constate sa présence au-delà de cette région connue et dans le cœur même de la Toscane.

Cela peut paraître paradoxal que l'on n'est pas identifié formellement cet artiste sculpteur d'arts romans, alors que de nombreux documents très anciens nous apportent la lumière de façon parfois très détaillée sur notre histoire antérieure au moyen âge. L'Église doit certainement posséder dans ses archives des "actes de commandes" passés lors de travaux avec le nom de l'artisan. Réaliser un sarcophage en marbre tel que celui de l'église de Saint-Hilaire (Aude) demande de nombreuses heures de travail qui ont un coût important, une commande comme celle-ci laisse forcément des traces écrites, ces archives existent-elles encore ? C'est grâce à ces documents anciens que l'on pourra certainement identifier l'anonyme qu'est le maître de Cabestany. Aujourd'hui le mystère sur l'identité de cet artiste reste entier. Le décryptage des archives nous apportera peut-être un jour la réponse.

Plus de 121 pièces lui sont attribuées, en propre ou à son atelier.

 

Les œuvres majeurs identifiées et attribuées à ce jour au Maître de Cabestany :

 

- Église de Saint-Hilaire (Aude) sarcophage reliquaire en marbre de Saint Sernin, chapiteaux du XIIème siècle.

Le sarcophage reliquaire en marbre de Saint Sernin situé dans l'église de Saint-Hilaire (Aude).

Chapiteau Le tireur d'épines, situé dans l'église romane Saint Hilaire XIIème siècle. 

Chapiteau Mise au tombeau, situé dans l'église romane Saint Hilaire XIIème siècle.

- Église heptagonale Sainte-Marie à Rieux-Minervois (Aude) la réalisation en tant qu'architecte est attribuée au Maître de Cabestany, les chapiteaux en grès.

Chapiteau situé dans l'église Sainte-Marie à Rieux-Minervois (Aude).

- Cabestany (Pyrénées orientales), église Notre-Dame des anges, tympan glorification de la Vierge datant du troisième quart XIIème siècle. On ne sait pas si à l'origine ce tympan fut réalisé pour cette église.

- Frise du portail de l'église Sainte-Marie au Boulou. Ce portail concerne la frise qui coiffe le portail et les modillons qui la soutiennent. Parmi les modillons, on trouve quatre têtes humaines, une pomme de pin, un copeau et peut-être une pomme représentant le mal. Quant à la frise, elle montre l'enfance du Christ.

La corniche du portail de l’église de Boulou attribuée au maître de Cabestany. Sur la corniche du Boulou sont groupées des scènes de l’Enfance du Christ : la Nativité, la Bain de l’Enfant, l’Annonce aux bergers, l’Adoration des Mages, la fuite en Egypte. Non loin du Boulou, le portail de l’église de Monastir del Camp possède des chapiteaux proches par le style et l’iconographie de l’oeuvre du Maître.

Détails du bas relief de l'église de Boulou (voir photo du portail ci-dessus).

Détails du bas relief de l'église de Boulou (voir photo du portail ci-dessus).

- Chapiteaux du portail de l'église de Monastir del Camp à Passa.

- Vestiges à l'abbaye de Notre-Dame de Lagrasse (Aude).

- Le chevet de l'église de l'abbaye de Saint-Papoul.

Console sculptée d'une tête de monstre situé dans la nef de l'église abbatiale de Saint-Papoul (Aude).

- Fragment de tailloir avec masque de loup au dépôt lapidaire de l'abbaye de Caunes-Minervois.

- En Catalogne, restes de l'ample portail de l'abbaye Saint-Pierre de Roda et chapiteaux dans l'église Saint-Pierre de Galligants à Gérone.

Reliève provenant du monastère de Saint Pierre de Roda (Catalogne).

- En Toscane (Italie), les chapiteaux de l'abbaye Saint-Antime à Monticiano, une colonne sculptée provenant de la chapelle de la Pieve Vecchia à Sugana, près de Florence, aujourd'hui au musée d'Art Sacré de San Casciano Val di Pesa.

Chapiteau de l'abbaye romane Saint-Antime du XIIème siècle à Monticiano province de Sienne en Toscane du Sud (Italie), représentant Daniel dans la fosse aux lions.

Chapiteau de l'abbaye romane Saint-Antime du XIIème siècle à Monticiano province de Sienne en Toscane du Sud (Italie), représentant Daniel dans la fosse aux lions.

- En Toscane, trois chapiteaux du cloître de l'actuelle cathédrale du Prado.

Colonne sculptée conservée aujourd'hui au musée d'art religieux de San Casciano in Val di Pesa (Toscane) provenant de l'église San Giovanni in Sugana.

 

LE VILLAGE DE CABESTANY

 

Cabestany se situe pour ainsi dire en proche banlieue à l'Est de Perpignan, et à 214 km de Toulouse, 121 km de Carcassonne, 100 km de Béziers, 144 km de Foix et 323 km de Cahors.

Dès l'antiquité, Cabestany constituait une station romaine entre le IIème siècle avant J-C et le Vème siècle de notre ère comme le prouvent des céramiques, des pièces de monnaie et autre mobilier découverts lors de fouilles.
La Via Domitia (la voie Domitienne était une route romaine très empruntée) passait au sud-est de la ville.

Le blason du village de Cabestany.

La commune de Cabestany a adopté il y a quelques années le blason décrit par le chroniqueur Jaume Febrer vers 1650 comme étant celui du chevalier Père de Cabestany, qui aurait participé à la conquête de Valence en 1238. Ces armoiries portent une tête de Maure, entourée d’un serpent. L’emblème des têtes de Maure appartient aux traditions héraldiques de la Reconquête espagnole, et sont passées de la couronne d’Aragon à la Sardaigne et à la Corse au XIVème siècle.

Cabestany, place de la fontaine. 

Cabestany, place de la fontaine.

La commune de Cabestany est située immédiatement au sud de Perpignan, dans la plaine du Roussillon. Le village compte 9683 habitants (2014).

Le nom catalan de la commune (de Cap, "Tête" et "Estany", lac) n’a pas été francisé, (du latin caput stagni) veut dire en catalan "tête de l’étang", 
et désigne un village situé à l’extrémité d’un étang (un village de l’Hérault, Capestang, porte un nom semblable pour les mêmes raisons).

Les premières mentions du nom sont Cabestagnium en 927 et Caput stagnum en 1042.

Cabestany, la mairie.

- 927 Première mention, dans les textes, du village de Cabestany. Cette première mention du village de Cabestany, Cabestagnium, dans un acte de vente, Aton (prince wisigoth) vend à Wadalde (évêque d'Elne) deux alleux. Diverses appellations ont été répertoriées, en 927 : Villa de Cabestagnio, en 1211 : Villa de Capite Stangno, en 1342 : Villa de Capitestanyo.
- Au XIème siècle construction de l’église Notre-Dame des Anges (citée pour la première fois en 1089).
- 1175 Arnau, premier seigneur de Cabestany qui soit connu, rédige son testament.
- 1160/1212 Vie du troubadour Guillem de Cabestany, fils d’Arnau.
- 1260 Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (plus tard Chevaliers de Malte) acquièrent la seigneurie de Cabestany et le patronage de l’église.
- 1378/1381 Le village compte environ 145 habitants (39 feux).
- 1730 Fonte d’une cloche, qui existe encore de nos jours.
- 1793 Bataille franco-espagnole d’Orle et de Cabestany. Mise à sac du village.
- 1901 Le village compte  1497 habitants.
- 1930 Agrandissement de l’église vers le sud. Découverte du tympan de Cabestany qui suscite un intérêt.
- 1948 Le tympan de Cabestany est classé Monument historique.

 

L'ÉGLISE NOTRE DAME DES ANGES

   

Cabestany, à gauche, le clocher et à droite, l'accès à l'église Notre Dame des Anges. Une des cloches date de 1730.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges vue côté Sud.

Cabestany, le chevet de l'église Notre Dame des Anges.

Notre Dame des Anges est dédiée à la Vierge. C'est un édifice à nef unique avec abside semi-circulaire, construit aux XIème et XIIème siècles, dont la voûte a été refaite à la fin du moyen âge, époque où l'on a aussi ajouté deux chapelles latérales d'architecture gothique.

L'église Notre-Dame-des-Anges, qui abrite le tympan marial dit du Maître de Cabestany (fin du XIIème siècle) à qui on doit aussi le linteau 
de Saint-Génis de Fontaines et la frise du portail de l'église du Boulou. 

La charpente d'une travée de l'église date du XIVème siècle. À proximité de l'église, des restes de jarres enterrées, signes de présence d'un grenier et peut-être d'une villa romaine, ont été trouvés. Une autre villa de grande taille occupait très certainement les légers reliefs de l'actuelle rue de la Colline.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, la nef centrale de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, le choeur de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges, détails de la voûte du choeur.

Cabestany, l'église Notre Dame des Anges, nef unique avec abside semi-circulaire, construit aux XIème et XIIème siècles, dont la voûte a été refaite à la fin du moyen âge.

Cabestany, le balcon de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, le Christ agonisant dans l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, les fonts baptismaux de l'église Notre Dame des Anges.

Cabestany, chapelle latérale de l'église Notre Dame des Anges.

L'ARCHITECTURE ROMANE

 

Pour faire court, voici un petit résumé concis sans prétention sur l'origine de l'architecture romane. Sans aborder les détails de l'architecture, il existe de nombreux ouvrages pour cela.

Architecture romane, adoptée et consacrée par l'usage depuis le début du XIXème siècle ; mais, il faut dire que la qualification : romane, appliquée à l'architecture, n'est pas contemporaine de la construction des monuments très anciens. S'il est vrai que l'origine du grand art de l'architecture remonte à la plus haute antiquité, il est non moins certain que le mot roman, désignant la période historique, est tout à fait moderne puisqu'il n'existe que depuis 1825. Avant d'être romane, en vertu de conventions archéologiques modernes, l'architecture était chrétienne, ainsi que le prouvent ses origines historiques.

Si l'on veut trouver l'origine de l'architecture romane, il faut chercher bien au delà de la fin de la domination romaine et étudier à Rome les basiliques civiles transformées en temples chrétiens dès les premiers siècles du christianisme.

Tailleur de pierres, un métier d'artiste.

Chapiteau représentant un tailleur de pierres au moyen âge.

Les églises reproduisent les dispositions et les formes des basiliques de Rome ; le style de ces constructions est romain, modifié par les influences locales, tout en gardant le souvenir très marqué des arts antérieurs, et surtout par la nature des matériaux que les architectes avaient à leur disposition et qui ont imprimé à leurs œuvres un caractère particulièrement original.

L'art mérovingien, c'est la fin de l'art impérial et le timide début de l'art roman. Le renouveau s'affirme avec la période carolingienne (VIIIème - Xème siècles), surtout avec Charlemagne, qui relève peu à peu le prestige de l'antiquité. L'Art roman est la première expression de notre génie national, c'est l'art des XIème et XIIème siècles.

Tailleur de pierres, un métier d'artiste qui n'a pas droit à l'erreur.

L'architecture romane qui la première a le sens de l'équilibre, dont l'art gothique perfectionnera le jeu délicat. C'est même elle qui inventera timidement) l'arc-boutant. Le dynamisme monumental est une des grandes inventions du Moyen Age, une trouvaille du génie humain.

 

Les outils des tailleurs de pierres.

   

Les outils des tailleurs de pierres.

- Pioche à pierre tendre – fig. 12.13.14.15

- Pioche à pierre dure – fig. 16

- Boucharde – fig. 17

- Boucharde mixte – fig. 18

- Boucharde à layer – fig. 19

- Ciseaux – fig. 20.21.22.23

- Gradines – fig. 24.25.26.27.28

- Poinçon – fig. 29

- Maillet – fig. 30

- Ciseaux et gradines avec manche en bois – fig. 32.33.34.35

- Ripes – fig. 38.39

   

Les outils des poseurs de pierres.

Le tailleur de pierres Franco Ripamonti de Loisail devant l'église Notre Dame à Mortagne au perche (61) en 1988.

Qu'elle est la différence entre l'art Roman et l'art Gothique :

L'art roman est apparu aux Xème – XIIème siècles, il est caractérisé par ses voûtes en berceau et par la construction de contreforts pour arrêter la poussée. Sur les chapiteaux, les colonnes et les tympans des portails, les artistes créent également tout un monde de personnages inquiétants,  monstres grimaçants et animaux fantastiques, qui entretien la peur de la justice de Dieu. Il faut suivre les principes de l'Église pour sauver son âme, suivre les sacrements. Ce sont des édifices relativement bas, aux murs épais et sombres, fenêtres peu nombreuses et petites.

Quand à l'art gothique apparu aux XIIème – XVème siècles, il se caractérise par des croisés d'ogives qui sont deux arcs qui se croisent en ogive. Il comportait de nombreux vitraux qui décorent la cathédrale, instruisant sur la bible les nombreux analphabètes. Le style gothique se reconnaît par la forme des ouvertures : partie supérieure en ogive, des édifices à la fois hauts et fins, des flèches souvent pointues et ciselées, un transept nettement développé, des vitraux nombreux et colorés, représentant des scènes très complètes des évangiles, la présence de rosaces sur la façade des cathédrales, des statues colonnes contre les murs à l'extérieur. Il y avait aussi des sculptures, des gargouilles et des anges. Ce sont des édifices très lumineux.

 

Pour les amateurs de photos anciennes en voici quelques unes du village de Cabestany :

Cabestany, la rue principale en 1900.

Cabestany, les écoles en 1910.

Cabestany, la Place en 1900.

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1910 (photo colorisée).

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1950.

Cabestany, la Place  et la fontaine en 1950.

Cabestany, l'église qui fut le siège de la confrérie de Notre Dame des Anges en 19310.

Cabestany, le tympan oeuvre du maître en 1980.

Cabestany, le tympan oeuvre du maître tel qu'il était enchâssé dans le mur de l'église en 1950.

Cabestany, une vue aérienne en 1980.

Il existe un centre de sculpture romane "Maître de Cabestany" Parc Guillem 66330 Cabestany.  Le Centre est à la fois un musée, un centre de ressources, un espace dédié à des ateliers pédagogiques, un lieu d'expositions et de conférences.

 

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Architecture romane du midi de la France 4 tomes.

- BNF revue Les Grandes Industries de France 1891 (concernant les tailleurs de pierres).

 

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Réalisé par Jean-Pierre
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commentaires

virjaja 12/05/2017 10:09

j'en apprends plus chez toi que lors de ma visite du village, merci. bonne journée. cathy

Christian Bord 11/05/2017 20:23

Bravo et merci pour cette magnifique balade

Michel 10/05/2017 10:05

Merci pour ce voyage immobile a travers notre belle région.

Henri Basile Toustou 10/05/2017 09:40

Quels artistes tous ces hommes qui ont enjolivé le patrimoine roman et plus tard gothique.
Mais ils avaient tout leur temps......et c'est le maitre mot pour réaliser ces œuvres gigantesques.