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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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15 septembre 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Comment renouer avec nos racines ? Comment établir le lien avec l'Histoire pourtant providentielle de nos villages ? Le chemin peut paraître long et difficile, mais pour qui veut connaître et découvrir l'histoire de l'Aude, mon site vous propose quelques pistes intéressantes…à vous de juger. Consultez les sommaires répertoriant plus de 300 reportages.

 

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Je constate que vous appréciez mes publications, qu'elles ne vous laissent pas indifférentes et qu'elles aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site www.belcaire-pyrenees.com

Vous aussi, si vous voulez faire découvrir votre village audois ou ariégeois, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.
Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage. 

Bonne découverte.

Gaja-et-Villedieu se situe à 5 km de Limoux, 32 km de Mirepoix, 69 km de Foix, 26 km de Carcassonne, 87 km de Narbonne, 96 km de Toulouse et 205 km de Cahors.

Gaja-et-Villedieu est un petit village situé dans le département de l'Aude et la région de l'Occitanie (anciennement Région Languedoc-Roussillon). Ses habitants sont appelés les Gajaquois et les Gajaquoises, ceux de Villedieu, les Villadéens.

Cette commune comprend dans les limites de son territoire le village de Gaja, le hameau de Villedieu et le domaine de Villemartin.

Le village comptait 157 âmes en 1793, 280 en 1836, 302 habitants lors du recensement de la population de 2006 et une légère baisse en 2014 avec 291 habitants.

La commune s'étend sur 7,8 km² avec une densité de 39 habitants par km², Gaja-et-Villedieu a connu une nette hausse de 14% de sa population par rapport à 1999.

Le village de Gaja-et-Villedieu se situe à 5 km au Nord / Ouest de Limoux.

Le domaine et château de Villemartin se trouve au Nord-Est de Gaja-et-Villedieu et la ville de Limoux tout proche.

Vue aérienne du village de Gaja-et-Villedieu

Entouré par les communes de Lauraguel, Pauligne et Saint-Martin-de-Villereglan, Gaja-et-Villedieu est situé à 2 km au sud-est de Lauraguel la plus grande ville des environs.

Situé à 202 mètres d'altitude, le Ruisseau de Verdeau est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Gaja-et-Villedieu.

La commune est proche du parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Le village de Gaja-et-Villedieu en fin d'après midi.

Le village de Gaja-et-Villedieu au petit matin.

Deux changements de nom de Gaja-et-Villedieu ont été référencé au cours de l'histoire de la commune, en 1793 : Gajat et en 1801 : Gaga.

La toponymie de Gaja-et-Villedieu : Gaja désigne un domaine appartenant à un homme également appelé Gaius, un document de 844 parle de Gaianum villare. Le second élément du toponyme représente une francisation de l'ancienne appellation Villa Dei ou "domaine de Dieu" et rappelle souvent la présence d'une ancienne commanderie des templiers. Ici fut édifié un prieuré placé sous le patronage de saint Ferréol ; celui-ci plus tard uni à l'abbaye de Saint-Polycarpe. Les toponymes terminés en Dieu (Villedieu) évoquent dans la plupart des cas la présence d'une maison religieuse, d'un monastère, d'un prieuré ou même d'un lieu de culte de moindre importance.

Au moyen âge Gaja était qualifié de "Silva densissima" (Forêt très épaisse).

Gaja, jadis couvant de l'abbaye de Saint Polycarpe et uniquement soumis aux redevances seigneuriales, manque de traditions. On sait seulement qu'en 881 le roi Carloman et en 889 le roi Eudes, confirmèrent en faveur de l'Abbaye avec d'autres possessions celle de Gaja et Villedieu qu'elle tenait des bienfaits de Charles le Chauve (Roi de France de 843 à 877).

''Gaja : d'or, à deux pals de gueules (de gueules = rouges), et un chef du même.

Villedieu : d'argent, à deux pointes de sinople (de sinoples = vertes) posées en chevron.''

Sur l'armorial général de France de Charles d'Hozier réalisé en 1696 on trouve ce blason pour Villedieu, est-ce le même village dont il est question dans ce reportage, j'ai un doute ?

Gaja-et-villedieu, le clocher-mur émerge de la végétation.

Gaja-et-villedieu, le clocher-mur de l'église.

Le village de Gaja-et-Villedieu possède une église romane datant du XIème siècle dont la restauration s'est terminée en 2013.

L'église est mentionnée comme église paroissiale dans une bulle du pape Jean XXII du 16 décembre 1331. Les revenus de son recteur étaient évalués à l'époque à 70 livres.

Gaja-et-villedieu, le clocher-mur de l'église.

Gaja-et-villedieu, le porche de l'église au pied du clocher-mur.

Note concernant la bulle papale :

Une bulle que l'on appelle pontificale, papale ou apostolique, est un document originellement scellé (du latin bulla, le sceau), par lequel le pape pose un acte juridique important tel que l'indication d'une année sainte, une nomination épiscopale ou une définition dogmatique, la convocation à un concile, une canonisation, etc. Ci-dessous, une bulle du pape Innocentius XII avec sceau intact 1691-1700.

Bulle papale de Clément VIII datant de 1593.

Bulle pontificale du Pape Innocentius XII avec sceau intact 1691-1700.

A l'origine, le terme désigne le sceau de métal, en plomb ou en or, attaché à un document pour l'authentifier. Adoptant une pratique en cours à Byzance, la chancellerie papale commence au VIème siècle à authentifier ses documents d'un sceau de plomb (la bulla) pour les documents ordinaires, d'une bulla d'or ou d'argent pour d'autres plus importants. Des cordelettes de soie ou chanvre insérées dans le sceau tenaient le document fermé. Sur le sceau (au XIIIème siècle) étaient frappés, d’un côté, les visages des apôtres Pierre et Paul, sur l’autre, le nom du pape régnant. A partir du XIIIème siècle, les documents qui portaient ce sceau furent eux-mêmes appelés "bulles". Depuis environ le XVème siècle, le terme est réservé aux lettres apostoliques scellées du sceau de plomb. En France, après le Concordat de 1801, les bulles ne furent exécutoires qu'après enregistrement par le Conseil d'État. Cependant, les articles organiques ajoutés au Concordat sans l'accord de Pie VIII, soumettraient les bulles au contrôle du pouvoir civil. Les actes pontificaux n'ont plus été à partir du XIXème siècle l'objet d'un contrôle, qui a formellement été abrogé par la loi de séparation de l'Église et de l'État (Loi du 9 décembre 1905).

Les bulles les plus anciennes qui soient parvenues jusqu'à nous sont celles du pape Léon Ier (pape de 440 à 461).

En août 1982, sur le territoire de la commune au lieu dit "Las Gravas" et en février 1983 sur la commune limitrophe de Pauline au lieu dit "Les Plos", des labours profonds ont mis au jour des vestiges céramiques attribuables au Chalcolithique.

Chemin menant au château de Villemartin.

LE CHÂTEAU DE VILLEMARTIN

La toponymie de Villemartin évoque la villa Martini ou domaine de Martinus. Des écrits de 1234 appellent l'endroit Villamartini, en 1262 Villa Martini in Redesio, en 1351 Rector de Vilamartin, entre 1376-1587 Villemartin en Razès, en 1639 Saint Pierre de Villemartin et en 1807 Ville Martin.

C'est une ancienne rectorie du diocèse de Narbonne, sous le vocable de saint Pierre et de saint Paul, située sur le territoire de la commune de Gaja-et-Villedieu

Une vue aérienne du domaine de Villemartin avec la château, le cloître, la chapelle et ses dépendances.

Pendant la guerre des albigeois il fut confisqué pour crime d'hérésie ou de félonie, et devint comme tant d'autres la proie des vainqueurs. Parmi les croisés les plus valeureux figurait au premier rang Lambert de Thurey appelé aussi Lambert de Limoux. Simon de Montfort lui avait donné la baronnie de Lambert en récompense de ses services, mais amoureux des aventures ce chevalier alla mourir en Terre Sainte. C'est sans doute pour dédommager sa famille qu'en 1234 Eudes le Queux, Sénéchal de Carcassonne, assigna l'ordre du Roy à Béatrice sa veuve et à ses deux fils Lambert et Simon de Thurey, quinze cents livres de revenu sur diverses terres telles que : Saissac, Saint Couat, Villelongue, Mongaillard, Lauraguel, Villemartin, et cette concession reçut après la mort de Béatrice l'approbation de Louis IX par lettres royaux du mois de décembre 1256, moyennant l'hommage lige (L'hommage lige est un rituel caractéristique de la féodalité médiévale. Par ce rituel, un homme libre, le vassal, se lie à un autre homme libre qui devient par là-même son suzerain) et le service de six cavaliers.

On ne sait pas à quelle époque Villemartin dont le revenu consistait alors en douze livres et quatorze sous fut bailli en arrière fief sous la suzeraineté du Baron de Saissac. Par le mariage de sa fille unique il devint le patrimoine de la famille de Castéras. En 1569 Jean de Castéras était capitaine gouverneur de Pierre Pertuse en 1640. Jean de Castéras son petit fils, en 1670, et Louis de Castéras en eurent successivement la possession, alors que dès 1640 c'était le seigneur de Coume Loubine et François de Castéras de Taillebois. Ces trois fiefs furent réunis sous la main de Jacques de Castéras en 1746 par le décès de Jean Pierre son frère et sortirent enfin de cette famille par des aliénations volontaires.

Vestiges probablement du cloître des Carmes qui n'ont pas été réutilisés lors de la reconstruction, ou s'agit-il d'arcades du cloître de Saint Polycarpe faisant aussi parties d'une récupération (voir texte plus loin) ?

Détails d'un des chapiteaux du portique ou arcades à colonnes de la photo ci-dessus.

Vestige faisant parti autrefois d'un ensemble d'arcades romanes, ici un arc plein cintre et colonnes hexagonales surmontées de chapiteaux au décor floral.

Après plusieurs mutations Villemartin est devenue la propriété de la famille Guiraud.

C'est à lui que Villemartin doit sa première restauration. Il créa un parc dans lequel on admire un cloître en marbre de style gothique, aux chapiteaux historiés, qu'il fit transporter à grands soins de l'ancien couvent des Carmes à Perpignan, où selon une table de marbre encastrée dans le mur il aurait été édifié par B. de Peyretortes, après neuf ans de travaux en 1342.

Le domaine et le château de Villemartin qui est un ancien "château fort", n'a jamais été un château-forteresse, avec fossés, pont-levis, remparts à mâchicoulis, mais plutôt un château de plaisance.

La cour intérieure du château de Villemartin.

La tour hexagonale avec la porte d'entrée surmontée d'arcs en accolade avec un blason. Cette tour desservant aussi les étages du château de Villemartin.

Les constructions primitives ont changé plusieurs fois d'architecture, et il ne reste aujourd'hui du château seigneurial qu'une tour à facettes qui devait se faire remarquer quand elle s'élevait majestueusement au-dessus du donjon. On voit sculptées au-dessus de la porte d'entrée de cette tour, les armoiries ci-dessous :

La tour hexagonale avec la porte d'entrée surmontée d'arcs en accolade. Blason : d'azur à 2 merlettes d or, accompagnées en chef d'un croissant de même et chargé de trois étoiles, 2 en chef, une en pointe.

Reproduction du blason au-dessus de la porte d'entrée du château de Villemartin.

Ce blason est à identifier à qui appartient-il ?

Peu à peu Villemartin prit de l'extension, au point que cette demeure féodale fut transformée en paroisse ; elle eut alors un cimetière, une église dédiée à Saint-Pierre et un curé desservant. Plusieurs familles seigneuriales ont, pour ainsi dire, régné dans ce manoir.

Villemartin avait appartenu d'abord à Raymond-Bernard, comte de Carcassonne et du Razès (1062), et les descendants de ce dernier le possédèrent à leur tour jusqu'en 1218, avant la sanglante croisade contre les albigeois.

Simon de Montfort, à la tête d'une forte armée, grossie par les seigneurs qui vinrent se grouper sous sa bannière, s'empara de tous les châteaux et forteresses qui faisaient partie du comté et de la vicomté de Carcassonne et du Razès. A tous ses guerriers fidèles il partagea ses conquêtes. Pour récompenser les services que lui avait rendus Lambert, seigneur de Limoux (home balent et brabe) ; blessé mortellement au siège de la forteresse de Puylaurens, il fit don à Béatrix, sa veuve, du manoir de Villemartin. Celle-ci ne pouvant se consoler de la perte de son époux, se retira dans un monastère et céda le château, avec toutes ses terres, à Guy de Lévis II.

Le nouveau châtelain ne jouit pas longtemps de ce domaine, il s'éteignit le 8 octobre 1263, à la survivance de plusieurs enfants. Le partage de sa succession eut lieu en 1264.

Villemartin échut à Eustachie de Lévis, mariée avec Jean de Bruyères, seigneur de Puivert.

Puis eut lieu le partage entre Guy de Lévis III et sa sœur Eustachie, mariée avec Jean de Bruyères.

Vestiges du château de Villemartin, arcs brisés en tiers-point avec en partie basse, deux ouvertures romanes en forme d'ogive, divisées verticalement par un meneau. Dans ces deux baies il devait y avoir des arcs trilobés comme celui qui surmonte cet ensemble.

Pigeonnier du château de Villemartin.

Vestige d'un ensemble d'arcades romanes à arcs brisés.

Vestige d'un ensemble d'arcades romanes à arcs brisés.

Fontaine du château de Villemartin.

Vestige d'une fontaine représentant un visage, du château de Villemartin.

A l'ouest du château, le baron Alexandre Guiraud a composé un ensemble autour de son cloître : orangerie, chapelle, cloître et cabinet du poète. Au nord de cette pièce, se trouve un bâtiment de 2 étages, avec au dessus d'une ancienne forge, une pièce connue comme le cabinet du poète est éclairée de 3 fenêtres dominant la campagne environnante. La partie chapelle-atrium-cloître est terminée en 1846, date de la bénédiction de la chapelle. Le domaine de Villemartin comme beaucoup de réalisations privées sans archives, avec une succession de propriétaires qui sont des bâtisseurs, ne possède pas la documentation qui permettrait de déterminer aujourd'hui la stricte part de Guiraud de celle des Fabre qui ont acheté en 1882. A la fin de la 1ère moitié du XIXème siècle, au moment des premières protections de Mérimée, Guiraud sauve le cloître des Carmes de Perpignan et fait une oeuvre architecturale en même temps que littéraire, qu'il intègre dans un parc romantique, où il rassemble d'autres vestiges, comme les arcades du cloître de Saint-Polycarpe et selon Buzairies (1867) du clocher de Saint-Martin, fenêtres ogivales d'Alet, lambeaux du cloître des Dominicains de Limoux.

Le château de Villemartin est privé et fermé au public, ce qui est bien dommage.

 

LE CLOÎTRE DU CHÂTEAU DE VILLEMARTIN

Ce cloître, tout en marbre, est un monument typique de l'art catalan remarquable par son élégance, sa richesse et sa préciosité. Ce cloître en marbre fait l'admiration de tous les visiteurs. Alexandre Guiraud l'acheta, en 1840, à Perpignan et il le fit transporter, à l'aide de douze charrettes attelées de bœufs, dans le parc du château. Certains éléments proviennent du cloître de l'ancien couvent des Carmes de Perpignan : inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 21 mars 1983. Les grands Carmes l'avaient bâti en 1333.

La reconstitution de l'ancien couvent des Carmes de Perpignan dans le parc du château de Villemartin.

Le cloître du château de Villemartin.

La reconstruction du cloître a nécessité 3 ans de travaux, il mesure 23 mètres de long sur 17 mètres de large. Il y a au total 36 arceaux en marbre blanc et marbre gris.

Le cloître est particulièrement intéressant. Depuis le cloître on y pénètre par un vestibule, sur le seuil une mosaïque reproduisant le Cave canem de Pompéi prévient le visiteur comme à la maison du poète tragique où l'original a été découvert en 1826. L'inspiration est évidente, avec les colonnes cannelées ioniques et les peintures ornant les murs, dans les couleurs brun, rouge et jaune identiques à celles de Pompéi.

Le cloître du château de Villemartin.

Bas relief récupéré dans l'ancien couvent des Carmes de Perpignan.

Les colonnes sont hautes et cannelées, et divisées en deux parties superposées les unes aux autres ; elles ont des socles où sont sculptés, en général, des reptiles ou d'autres animaux fantastiques. Les chapiteaux ont, pour la plupart, à leurs angles, des têtes humaines attachées à des corps de poissons ou de quadrupèdes; sur ceux des quatre angles du cloître figurent des écussons parfaitement conservés, parmi lesquels se distingue celui de Navarre. Le plein cintre des arceaux est orné d'un trèfle moresque intérieur à ogives, ce qui ajoute admirablement à l'effet de l'ensemble.

En 1792, pendant la Révolution on avait muré les arceaux du cloître d'origine pour le convertir en écurie. Cette profanation a duré trente ans environ ; et c'est à cela du reste qu'est due la parfaite conservation des figures qui ornent les chapiteaux. Puis, la Révolution de 1830 ordonna la démolition du cloître pour laisser plus d'espace au développement des manœuvres de l'artillerie.

Le cloître avec sa chapelle et l'ensemble des bâtiments qui le jouxtent, comprenant l'orangerie, la chapelle, l'atrium, la forge et le cabinet du poète ainsi que le parc avec ses fabriques et les vestiges architecturaux qu'il contient, en totalité, à l'exclusion du château proprement dit, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 22 avril 2015.

En choisissant des marbres de diverses couleurs et en les mélangeant avec goût, les galeries claustrales produisaient un effet très agréable. Les arches sont plus élancées que celles qui abritaient les moines de notre région; les colonnettes, toujours uniques et cannelées, supportaient des arcs à plein cintre dans lequel s'épanouissait un trèfle lancéolé.

Sur une plaque en pierre, placée à l'un des angles du cloître, on lit l'inscription suivante en latin, qui est en quelque sorte son acte de naissance, comme le disait avec vérité Alexandre Guiraud. Dont voici la traduction en français : "L'an du Seigneur 1333, ce cloître fut commencé par frère Arnaud de Peyrestortes, et il fut terminé l'ail du Seigneur 1342".

 

Voici l'inscription originale en latin du cloître de Villemartin :

ANNO DOMINI M CCC XXXIII

FVIT 1NCEPTVM CLAVSTR

TM ; (sic) PER FRATREM Arnaldum DE PARIETIBVS

TORTIS ET FVIT COMPLET

VM ANNO DOMINI M CCC XLII

Une guirlande de feuillages encadre celle inscription.

A la fin du XIXème et au début du XXème, Aristide Fabre riche viticulteur s'enthousiasme, comme son contemporain Fayet, pour les ruines relevées par son prédécesseur, réalisant non pas des reconstitutions mais des remplois de vestiges (colonnade provenant de l'église de Vias au bord de la pièce d'eau, projet sous le belvédère) et continue l'aménagement du parc “ à l'anglaise ”, toujours à la mode à la fin du XIXème, en le complétant de fabriques, grottes et cascades, dans l'héritage du parc à fabriques "anglo-chinois" de la fin du XVIIIème siècle : belvédère du poète qui sert de réservoir, petit pont, serre, oisellerie, lavoir ... Au sud du château, une autre pièce d'eau a été aménagée en cascade avec grotte de fraîcheur, rochers et barrière faux-bois en ciment armé datant de 1910. L'ensemble de ce parc est cohérent avec les vestiges d'architecture médiévale qu'il contient (arcades du cloître de Saint-Polycarpe), dont certains ont apparemment disparus et dont tous sont en danger du fait de l'abandon et du manque d'entretien du domaine.

Baies romanes avec arcs polylobés éclairant de la chapelle du château de Villemartin.

Le choeur de la chapelle du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Voici une série de photos en noir et blanc prisent par André Signoles et misent sur le site des Monuments Historiques :

Entrée de la chapelle du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Entrée de la chapelle du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Le cloître du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Le cloître du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

Ci-dessous, toute une série de photos montrant la multitude de décors des chapiteaux et socles des colonnes du cloître du château de Villemartin, © Monuments Historiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Socle de colonne au décor sculpté représentant des reptiles ou des animaux fantastiques.

Socle de colonne au décor sculpté représentant des reptiles ou des animaux fantastiques.

 

 

 

Voici l'histoire de la réhabilitation des éléments du cloître des Carmes de Perpignan :

Le couvent des Carmes à Perpignan se trouve face à la caserne militaire et le collège Jean Moulin, il prend le pâté de maisons situé entre les rues Vieilledent, Côte des Carmes, des Carmes et Remparts Saint Jacques.

Il a une grande superficie au sol, même si elle n'atteint pas celle du couvent des franciscains, anciennement à la place de l'ancien hôpital militaire.

Les Grands Carmes s'établirent à Perpignan en 1213. La construction de ce couvent date de 1270 sous l'impulsion du futur roi Jacques 1er de Majorque. Ce dernier avait concédé l'eau d'une source qui jaillissait du fossé du château royal. De nos jours cette source se nomme "Fontaine des Carmes".

Voici ce qu'il reste du couvent des Carmes à Perpignan (66).

La construction de leur couvent, dont subsiste actuellement l'église, semble dater des années 1332-1341. La construction du cloître s'est effectuée de 1333 à 1342, comme en témoigne la pierre de fondation, ce cloître polychrome en marbre gris et blanc existait sur le flanc méridional de l'église ses décors furent sculptés par Arnaud de Peyrestortes de l'ordre du Carmel. Au XVIIème siècle, le couvent fut transformé en arsenal. Au début du XIXème siècle, le génie militaire détruisit le cloître. Vers 1840, les éléments sculptés et les colonnes furent récupérés par le baron Alexandre Guiraud et transportés dans son domaine de Villemartin, près de Limoux. Ces éléments y furent remontés selon un plan légèrement différent de celui de leur disposition d'origine, ils servirent à l'édification d'un cloître formant un rectangle beaucoup plus allongé que le cloître du couvent. D'autres éléments sculptés furent intégrés dans la construction d'une petite chapelle ouvrant sur la galerie ouest du cloître. La sculpture des chapiteaux forme un ensemble exceptionnel caractéristique de l'art gothique catalan du milieu du XIVème siècle. Elle ne comporte aucune représentation proprement sacrée (motifs végétaux ; représentations animales réelles ou fantastiques ; scènes allégoriques ; scènes de chasse).

L'église à nef unique ne fut achevée qu'en 1325 et elle fut remaniée en 1343, soit très peu de temps après. A cette occasion elle fut recouverte d'une charpente. Il subsiste de nos jours les restes du portail gothique en marbre polychrome rose et blanc sculpté de monstres fantastiques. La moitié du toit s'est effondrée suite à un incendie survenu en 1944, lorsque les allemands, en abandonnant la ville, on fait sauter leurs munitions. Il faut dire qu'ils se servaient du couvent comme entrepôt de munitions. Ils ne subsistent aujourd'hui que les vestiges de l’église Sainte-Marie, fortement endommagée par cette explosion et l'incendie de 1944, le chœur et la nef s’étant effondrés vingt ans plus tard, subsiste aussi les enfeus peints de l'ancien cloître, la fontaine souterraine et le portail gothique en marbre polychrome rose et blanc sculpté de monstres fantastiques est orienté au nord de l'église face au parvis.

Clé de voûte du couvent des Carmes de Perpignan (66).

En partie loués à l’Armée au début du XVIIIème siècle, dès 1710-1715, après 1776, les moines acceptent la démolition de certains bâtiments comme le cloître, la cuisine, les réfectoires, les divers appartements pour la construction de l'Arsenal royal, l'armée occupe donc une grande partie des bâtiments conventuels qui furent transformés en arsenal en 1792. Après la Révolution, l'armée occupe la totalité des locaux et ce jusqu'en 1999. Le cloître, démonté et vendu en 1830, fut reconstitué chez le baron Alexandre Guiraud, dans l’Aude : un marquage au sol en indique l’emplacement. En 1961, s'est produit l'effondrement du couronnement du chœur voûté. On peut encore voir les sculptures des chapiteaux et des clefs de voûtes représentant des motifs de feuillages, d'animaux fantastiques, de saints et de blasons.

Des fouilles archéologiques, au début du XXIème siècle, révélèrent l’existence d’une crypte du XVème siècle devant le chœur.

On note qu'un des moines du couvent, le fameux Gui de Terrena ou Gui de Perpignan, fut général de l'Ordre des Carmes puis évêque de Palma de Majorque et enfin évêque du diocèse d'Elne Perpignan. Les reliques de saint Honorat, jusqu'alors dans le couvent, furent transférées à l'église Saint-Jacques en 1791.

L'édifice est classé : portail extérieur, façade Nord, l'église est propriété de la Ville de Perpignan.

De nos jours le couvent est complètement à l'abandon. On peut voir sa carcasse pointer vers le ciel, mais un projet de mise en valeur du patrimoine de Perpignan, lancé en 2003 et nommé "L'arc gothique", devrait le faire renaître.

LE BARON ALEXANDRE GUIRAUD

Portrait d'Alexandre Guiraud entrant à l'académie française en 1826.

Alexandre Guiraud né à Limoux le 24 décembre 1788 et il décéda à son domicile, 14, rue du Cherche-Midi à Paris, le 24 février 1847. Ses obsèques eurent lieu à l’Abbaye-au-Bois, en présence de Victor Hugo. Fils d'un riche marchand de draps, Alexandre Thérèse Guiraud n’a pas vingt ans lorsque son père meurt à Limoux, le 24 mai 1808. Il reçoit des biens considérables et les fabriques de draps qui constituent la meilleure part de son héritage.

Alexandre Guiraud fait des études à l’École de droit de Toulouse où il crée un "Gymnase littéraire". Il fait de fréquents séjours à Paris, où le succès de ses poésies lui ouvre les portes de l'Académie française à laquelle il est élu contre Lamartine le 10 mai 1826. Il est nommé baron par Charles X le 17 mars 1827 en récompense de sa contribution à l'opéra Pharamond. Le poète Alexandre Guiraud, créateur avec Jules de Rességuier, le baron de Montbel et le vicomte de Panat, du romantisme toulousain. Abandonnant la profession de son père, riche industriel de Limoux, Alexandre Guiraud partit pour Paris où il composa ses "Chants élégiaques" (dont le célèbre "Petit Savoyard") et où il fit représenter les "Macchabées". Il est l'auteur de nombreuses poésies élégiaques ainsi que de tragédies et de romans. Le baron était un grand amateur d'architecture antique et médiévale.

Portrait d'Alexandre Guiraud.

Dans un poème publié en 1943, "Le cloître de Villemartin" il explique le remontage du cloître des Carmes récupéré à Perpignan, entre 1830 et 1836. Entre 1835 et 1845, la mode chez les érudits languedociens est d'acheter des sculptures aux officiers du Génie et de les utiliser pour orner leurs jardins romantiques.

Le 21 août 1826, il épouse à Limoux Marie Elisabeth Espardellier, dont la famille joue un grand rôle dans la vie politique locale, et dès ce moment il s’établit au domaine de Villemartin qu’elle vient de lui apporter, afin d’y passer chaque année, toute la belle saison. Il eut un fils, Léonce de Guiraud (1829-1873), qui fut député.

Monument d'Alexandre Guiraud à Limoux, jardin Alexandre Guiraud (Île de Sournies).

Zoom sur le buste d'Alexandre Guiraud exposé à Limoux.

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GÉNÉALOGIE

Généalogie des de Lévis, seigneurs de Villemartin

I - Guy de Lévis I, marié avec Guiburge, maréchal de la Foi dans la croisade contre les Albigeois (1210) ; il eut pour enfants :

1 - Guy, qui suit ;

2 - Philippe, chevalier ;

3 - Jeanne qui seconde femme de Philippe de Montfort, comte de Castres.

 

II - Guy de Lévis II, seigneur de Mirepoix et de Montségur, marié avec Jeanne, eut pour enfants :

1 - Guy III, marié avec Isabelle de Malri, 1286 ;

2 - Eustachie de Lévis, mariée avec Jean de Bruyères, seigneur de Puyvert, 1264.

Dans le courant de la même année et par acte authentique, Eustachie confia la gestion de ce domaine à Etienne de Malras. Plus tard, en 1322, le même fief fut géré par Pierre d'Apian. Ce dernier finit par s'en rendre maître.

Ses descendants, pendant le cours du XVème siècle, cédèrent leurs droits à la famille de Textoris.

Jeanne de Textoris, dame de Villemartin, s'était alliée, en 1476, avec Pons de Castéras, seigneur de Campagne et elle lui apporta en dot les domaines dont elle avait hérité de Jean de Textoris, son père.

 

- NOTE : En1306, au mois de mars , la veille de l'Apparition de Notre-Seigneur , Arnaud de Soulier de Villemartin, promet à Georges Picarel , Guillaume Pierre de Saint-Félix , Jeanne , femme d'Egide de Malras, la seigneurie de Villefloure ; et aux consuls de Villefloure, faisant pour l'universalité des habitants, que pendant toute sa vie il tiendra feu et maison dans le village de Villefloure et y fera sa résidence avec sa famille , et qu'il payera toutes les tailles et collectes, ainsi que les autres habitants, à raison des biens qu'il possède. Et les dits coseigneurs et consuls permettent au dit Soulier de jouir de tous les privilèges dont jouissent tous les autres habitants, des herbages, eaux et bois, sauf en tous les droits des seigneurs de Villefloure. Acte retenu par Raymond Ainelier, notaire.

 

 

Généalogie des de Castéras, seigneurs de Villemartin

    

Blasons de la famille de Castéras.

La maison de CASTÉRAS , d'ancienne chevalerie, et l'une des plus distinguées des provinces méridionales de France, est originaire d'Espagne, et tire, son nom du château de Castéras, près Ciudad Rodrigo, dans la province de Salamanque.

Les branches de Villemartin et de Sournia portent : Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à la tour du château d'argent, maçonné, ouvert et ajouré de sable ; aux 2 et 3 d'azur, à 3 maillets d'or.

 

La lignée concernée par le château de Villemartin commence avec Pons de Castéras Ier du nom.

Pons de Casteras, Ier du nom, seigneur de Campagne, second fils d'Arnaud de Castéras, et de N.... de Cazaux, assista, en qualité de gentilhomme, aux états de Foix, en 1429 et 1436. Il fit hommage au Roi, touchant la seigneurie de Castéras, dont le titre original est aux archives de la cour des comptes de Montpellier, n°36. Il fut convoqué avec la qualité de seigneur de Campania, aux états de Foix, en 1429, 1436 et 1448, et reçut, avec les autres seigneurs de cette province, le serment de Gaston, comte de Foix, à son nouvel avènement. Il eut pouf fils :

1- Pons de Castéras IIème du nom, dont l'article suit ;

2- Arnothon de Castéras, qui fonde la branche dos seigneurs de Servier, rapportée en son lieu ;

3- Pons - Arnaud de Castéras, seigneur de la Fayolle, au diocèse de Lincours, qui assista, avec Pons de Castéras, IIème du nom, au contrat de mariage de Nicolas de Castéras, avec Séguine de Séverac, du 7 juillet 1512.

 

I - Pons de Castéras, IIème du nom, fils de Pons de Castéras Ier du nom et de Catherine de Massot (ou Marie Bertrande de Sauton ?) ; seigneur de Castéras, coseigneur de Campagne (de Campania) légataire de son père le 1er juin 1476. Noble Pons de Castéras, reçu un legs de son frère aîné le 22 août 1493. Il fit son testament devant Michel de Valle, notaire à Limoux le 30 avril 1517. Marié en 1476 avec Jeanne Textoris dame de Villemartin. Dame de Villemartin , héritière des biens et armes de son nom, qu'elle apporta à son mari. A la survivance de Jeanne Textoris, sa femme héritière de Jean de Textoris seigneur des lieux et château de Villemartin, et de Jean Ier, qui suit ;

Le couple a eu pour enfants :

1- Jean Ier qui suit ;

2- Guillaume de Castéras, vivait en 1533;

3- Nicolas de Castéras marié le 7 juillet 1512 avec Catherine d'Hélie ;

4- Charles de Castéras, vivait en 1533.

 

II - Jean Ier de Castéras, est nommé dans l'aveu et dénombrement de la seigneurie de Villemartin, rendu par son père en 1503. Marié le 3 avril 1498 avec Jourdette ou Jourdèle de Maireville, fille Berthomieu de Maireville seigneur de Montgranier, succéda à son père. Elle était veuve lors du testament de Pons IV de Castéras le 30 avril 1571. De ce mariage naquit :

1- Jean IIème du nom, qui suit ;

2- Arnaud de Castéras, légataire en 1517 ;

3- Catherine de Castéras, légataire en 1517.

 

III - Jean II de Castéras, succéda à son père, co-seigneur de Villemartin, fut institué héritier universel de Pons IV de Castéras, son aïeul, le 30 avril 1517. Il fît son testament à Fontarabie, ayant été blessé par les Espagnols, le 10 janvier 1522. Il était marié depuis peu avec Jeanne de Hautpoul qui fit son testament le 18 septembre 1570, fille du seigneur Georges de Hautpoul, seigneur de Rennes le Château, et de Marguerite de Mauléon-Narbonne. Ils eurent pour enfants :

1- Jean IIIème du nom, qui suit ;

2- Marguerite de Castéras, mariée à Henri d'Arces ;

3- Euridice de Castéras mariée avec Henri de Maisonneuve.

 

IV - Jean III de Castéras, capitaine, gouverneur de Pierrepertuse du 18 août 1568 à novembre 1578 qu'il reçu par brevet du roi Charles IX, il en reçu un autre en 1579. Il épousa d'abord en première noce, le 30 juin 1548, Jeanne de Chambert, fille Bertrand de Chambert, seigneur de Bisanet et de Jeanne d'Abban ; et puis en secondes noces le 25 avril 1558, Antoinette de la Redorte, fille de François Nigri, alias le Noir, seigneur de La Redorte. Il avait fait un testament le 22 août 1578. Ses enfants furent :

1- Jean IVème du nom, qui suit ;

2- Guillaume de Castéras, coseigneur de Villemartin, qui donna quittance, en qualité de capitaine du château de Pierrepertuse, à Gabriel Gilbert, trésorier du domaine du Roi, le 23 juillet 1579 ;

3- Bernard de Castéras, le 23 juin 1613 il fit son testament en faveur de noble Henri de Castéras de son neveu ;

4- Marguerite de Castéras, mariée le 4 septembre 1588 à Henri Montserrat du Vivier de Lansac, seigneur du Vivier et de Montfort. Il fit son testament le 1er avril 1634.

5- Jeanne de Castéras, épousa M. de Ferreyroles.

 

V - Jean IV de Castéras, capitaine de Pierrepertuse à partir du 9 août 1612, suivant une lettre à lui adressée par la reine Catherine de Médicis, du 9 août de ladite année, capitaine d'une compagnie de cent hommes de guerre, par commission de l'an 1615. Il avait épousé, le 20 août 1593, Jacquette de Castéras, sa cousine qui fit un testament le 20 septembre 1631, fille de Louis de Castéras, Seigneur de Saint Martin et de Louise de Montesquieu, Dame de Sournia. Son esprit élevé, son jugement clair, son intégrité, le firent rechercher comme arbitre dans les différends qui divisaient les petits seigneurs. Il eut pour enfants :

1- Henri 1er du nom, qui suit ;

2- François de Castéras seigneur de Tailleboux vivait en 1669 ;

3- Bernard de Castéras, chanoine de l'église métropolitaine de Narbonne en 1636 ;

4- Jeanne de Castéras, chanoiseuse de Sainte-Marthe ;

5- Diane de Castéras, morte en bas âge ;

6- Charlotte de Castéras, morte en bas âge.

 

- NOTE : Le 18 août 1590, si l'on en croit une lettre écrite par Montmorency au roi, des négociations auraient été entamées dès cette époque entre ce prince et Joyeuse. Montmorency écrit à Henri IV que le chef des ligueurs le trompe ; tandis qu'il le berce de vaines espérances il traite avec l'Espagne par l'intermédiaire de Montbérault, de Villemartin, de Larcayre et de Salses. Il termine en demandant la confiscation des biens de la famille de Joyeuse à son profit, de même que sous le feu roi les Joyeuse avaient obtenu confiscation des siens au leur.

 

VI - Henri 1er de Castéras, seigneur de Villemartin et Cambous, gouverneur de Pierrepertuse de 1618 à 1642. Capitaine au régiment Royal-Roussillon, infanterie, fut grièvement blessé au siège de Leucate en 1637. Il a épousé le 20 décembre 1618 Françoise du Lac de Boutenac, fille du seigneur Bertrand de Boutenac et de Marguerite de Saix. Pendant sa vie, il fit le dénombrement de la terre de Villemartin en 1671. Ils eurent pour enfants :

1- François 1er du nom, qui suit ;

2- Louis Dominique, seigneur de Combeloubine, archidiacre de Narbonne ;

3- Marie Eudoxie de Castéras mariée avec Olivier de Belcastel ;

4- Jean-Pierre, chanoine et doyen en 1697, de l'église métropolitaine de Saint-Just de Narbonne ;

5- Marie qui épousa en première noce N… de Crestia et en secondes noces le 1er janvier 1666 à Narbonne avec Pierre d'Aragon, seigneur de Fitou, au diocèse de Narbonne ;

6- Jeanne morte en bas âge ;

7- Marguerite morte en bas âge.

8- Françoise de Castéras.

 

VII - François 1er de Castéras, colonel des milices bourgeoises de Limoux et d'Alet par arrêt du conseil d'état du Roi, du mois de décembre 1694, succédant à son père. Il reçut de M. de la Lande, lieutenant-général en Languedoc, l'ordre de former quatre compagnies dans le pays de Sault, pour le couvrir et préserver de toute insulte de l'ennemi. Il épousa le 8 juillet 1689 Gabrielle Dax, née le 18 août 1662 à Chalabre (11). Étant veuve de François, elle épousa messire François de Bruyère le Chatel-Joyeuse, marquis de Chalabre, le 6 juillet 1729, et fit son testament le 20 décembre 1730, par lequel elle constitue son héritier, noble Pierre-Paul de Casteras, son petit-fils, fils de Henri, tous ses autres enfants étant morts. Elle décédera le 22 mars 1743 à Limoux (11) à l’âge de 80 ans, inhumée le 23 mars 1743 à Villemartin, Gaja-et-Villedieu. Fille de Jean dit le baron d'Axat DAX, seigneur d'Axat décédé en 1673 et d'Élisabeth de Bruyères née vers 1636-1724. François mourut à la survivance de sa femme et de quatre enfants :

1- Henri II ème du nom, qui suit ;

2- Anne de Castéras, prébendé au chapitre d'Alet ;

3- François, (1685-1716) lieutenant dans le régiment Royal-Roussillon, infanterie ;

4- Louis Dominique, (1688-1718) lieutenant dans le régiment Royal-Roussillon, infanterie.

 

VIII - Henri II ème du nom, de Castéras, né en 1684. Lieutenant dans Royal-Roussillon, infanterie, par brevet du 17 mars 1706 puis colonel des milices de Limoux et d'Alet, succéda à son père en 1709 et épousa le 22 avril 1721à Serres (11) Jeanne Dalmais de Curnieu née le 28 octobre 1689 et décèdera le 17 décembre 1770 à l'âge de 81 ans. Il décèdera le 7 octobre 1732 à Villemartin, il a institué son héritier à la survivance de sa femme, son fils unique Pierre-Paul qui suit. M. l'abbé Pechmarty, curé de la paroisse, prononça une éloquente oraison funèbre en l'honneur de celui qui était pour les pauvres un second père.

 

IX - Pierre-Paul de Castéras né le 3 décembre 1723, seigneur de Villemartin, lieutenant dans le bataillon de Valence, fut fait prisonnier dans les guerres d'Italie, par les Barbets, et fit son testament le 24 avril 1767, il décède le 8 mai 1767 à Tuchan (11). Il se maria le 26 septembre 1745 à Tuchan avec Jeanne de Russon ou Russen de Francon née en mars 1725 à Tuchan (11), inhumée le 28 décembre 1765 à Gaja-et-Villedieu, fille de messire Guillaume de Russon de Francon, seigneur de Ségure et de Marie Madeleine de Foulquier-Lastix. Jeanne de Russon fit son testament le 4 décembre 1765, décède le 28 décembre 1765 à Gaja et Villedieu. Ayant contracté des dettes, il vendit la seigneurie de Villemartin, dont il avait hérité, à un marchand de Limoux, appelé Roques.

Ils eurent pour enfants :

1- Jacques de Castéras, qui suit ;

2- Jeanne de Castéras, née en 1747, fille de Pierre-Paul de Castéras, mariée, au mois de novembre 1769, à noble Alexandre de Cardevacq d'Havrincour de Gouy, chevalier de Gouy, mort sans postérité le 16 mars 1777. Il était fils de Chrétien de Cardevacq, chevalier, seigneur de Gouy, et de Marie-Henriette-Josèphe de Sucre ;

3- François Marc Antoine de Castéras né en 1747 ;

4- Louis Hippolyte de Castéras (1752) ;

5- Gabriel de Castéras, fils cadet de Pierre-Paul, né le 15 février 1753, officier du régiment de Pierrepertuse, capitaine dans le régiment Royal-Picardie, infanterie. Il émigra, revint prendre part à la défense de Lyon pour la cause royale, et fut tué d'un éclat d'obus à l'une des portes de cette ville, le 27 octobre 1793. Gabriel de Castéras, fils cadet de Pierre-Paul, voulant faire rentrer dans sa famille le manoir vendu par son père, épousa Marie la fille de Roques (contrat passé devant Maître Ribes, notaire royal à Limoux, le 15 février 1777). Donc, il avait épousé en première noce Marie-Anne Roques ; et en secondes noces Rose d'Espezel de Roquetaillade, fille de Joseph d'Espezel, seigneur de Roquetaillade.

Il a laissé du premier lit :

A- Louis-Auguste de Castéras, qui épousa Caroline de Rivairolis de Caudeval qui suit en XII ;

B- Éléonore de Castéras, mariée à Gabriel Denis de Castéras, son cousin germain.

C- Thérèse de Castéras, mariée à M. Pérès.

Du second lit :

D- Aimé de Castéras, tué d'un coup de canon en 1814.

 

6- Isabelle Marie Colombe de Castéras (1754-1762) ;

7- Marie Magdeleine de Castéras (1756).

NOTE :

Le domaine de Villemartin appartenait aux Casteras en toute seigneurie ; il empiétait sur divers taillables, Limoux, Cépie, Pieusse, Saint-Martin-de-Villeréglan, Malviès et Lauraguel.

Pierre Paul dut vendre la seigneurie de Villemartin pour honorer ses dettes. Son fils Gabriel épousera la fille de l'acquéreur (voir plus loin), Marianne Roques, fille de Jacques, faisant temporairement rentrer Villemartin dans la famille.

 

X - Jacques de Castéras, chevalier, né le 15 septembre 1746, seigneur de Villemartin, de Segure, de Faste et de Cardières, il épousa, le 29 juin 1767 à Brax (31), Elisabeth de Polastron la Hillière née le 11 juin 1738 à Muret (31), décédée le 4 mars 1795, en sortant des prisons de la terreur. Elle était fille du comte Jérôme de Polastron la Hillière (1708-1764), seigneur de Brax, de Saint-Cassian, de Pujaudron, etc. Lieutenant-colonel du régiment de la Garonne, et de noble dame Catherine de Baron de Gachedat. Jacques de Casteras est décédé le 10 mai 1832 à Marseillette (11) il avait 85 ans, ayant eu de son mariage :

1- Gabriel-Denis, dont l'article suit en XII ;

2- Louis-François de Castéras Villemartin Russon de Castéras, auteur de la seconde branche de Castéras-Villemartin. Chevalier Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, né en 1771, marié le 28 mai 1797 à Chandolas (07), avec Marie Anne Lucie Camone de Banyuls de Montferré (1765-1808). Il décède en 1844 ;

3- Marc-Antoine de Castéras, né en 1772, marié le 29 octobre 1828 à Toulouse (31), avec Rose Paris née en 1778 ;

4- Alexandrine de Castéras née en 1769, épouse d'Antoine de Riols de Fonclare de Pradels né en 1779 ;

5- Jeanne Jacquette de Castéras, née en 1774, non mariée.

 

XI - Gabriel-Denis, né le 16 mai 1768 à Tuchan (11), comte de Castéras de Villemartin, a fait en Espagne toutes les campagnes de l'émigration et est entré dans les gardes du corps du roi Charles IV. Il a été agrégé capitaine de cavalerie à la place de Castel-Léon, vallée d'Aran, par brevet du 20 mars 1801, et est décédé le 15 septembre 1818. Il avait épousé en première noce, en Espagne, dona Elisabeth de Lessé (décédée avant 1823), fille de don Joseph de Lessé, gentilhomme de la maison de Charles III, roi d'Espagne, et de dona Maria Carmen de Salazar ; en secondes noces, Éléonore de Castéras née en janvier 1778, sa cousine-germaine qui décèdera en 1809; et en troisième noce, mariage le 12 avril 1809 à Narbonne avec Emilie de Bonet de Salleles, née le 2 janvier 1780 à Perpignan (66), fille d'Hercule de Bonet, marquis de Salelles, conseiller au conseil souverain de Roussillon, et de noble dame Françoise Bénédicte Amélie de Massia de Treille.

Il a laissé du premier lit :

A- Jeanne Honorine Louise de Casteras, née vers 1800, décédée le 27 novembre 1822 ;

Du troisième lit :

B- Émilie de Castéras (1811-1812) ;

C- Alexandre de Castéras, né en 1816 ;

D- Julie de Castéras, (1818-1882).

 

XII - Louis-Auguste de Castéras né le 3 décembre 1779 à Limoux, fabricant de draps à Limoux et percepteur des contributions directes, il fut le dernier seigneur de Villemartin. Il épousa le 29 décembre 1805 à Limoux (11) Caroline Rouvairolis, née en 1780 à Mirepoix (09), fille de Jean Clément Rouvairolis, Baron de Caudeval né vers 1733 et de dame Rose Champflour (1745-1811). Louis-Auguste décèdera le 16 décembre 1844 à Limoux à l'âge de 65 ans.

Ils eurent quatre enfants :

1- Anne Rose Marie Elvire de Castéras née en 1806 ;

2- Thérèse Zénobie Clémence de Castéras née en 1808 ;

3- Jacques Marie Françoise Sidonie de Castéras né le 22 janvier 1809 à Limoux, il décède le 27 juillet 1892 à Limoux à l'âge de 83 ans ;

4- Jeanne Marie Rose Octavie de Castéras née en 1810.

 

POUR LA PETITE HISTOIRE :

La seigneurie a ensuite été revendue à Lazare Roques, marchand drapier à Limoux, frère de Jacques Roques, le premier acquéreur. Il semble que ce soit la femme de Louis Auguste, née Rouvairolis (Caudeval), qui ait vendu après la mort de son mari.

Louis-Auguste aura été le dernier Castéras à porter le titre de seigneur de Villemartin. La seigneurie avait été vendue à un Mr Roques par son arrière grand père, Pierre Paul (IX). Mais son grand père Gabriel (XI) était redevenu Seigneur de Villemartin par mariage, ayant épousé la fille de Roques. Louis-Auguste de Castéras ne garda pas longtemps les terres de ses ancêtres ; il les vendit à son oncle maternel Lazare Roques, marchant drapier à Limoux, frère de Jacques Roques. Ce dernier vendit à son tour Villemartin à son cousin Louis Espardellier, fabricant de draps à Limoux.

M. Espardellier maria sa fille Marie Elisabeth avec le baron Alexandre Guiraud.

Extrait du contrat de mariage :

"Contrat de mariage, portant adoption du régime dotal, passé devant Me Majorel, notaire, le 21 août 1828. Entre le baron Guiraud Pierre-Marie-Jeanne-Alexandre-Thérèse, fils de Alexandre, fabricant de draps et de Thérèse Laffon ; et Espardellier Marie-Elisabeth, fille de Louis Cadet, négociant, et de Elisabeth Maigna. Donation en avancement d'hoirie à la future épouse par son père du château et de la terre de Villemartin".

Le mariage fut célébré avec pompe le même jour à la Mairie de Limoux. Les témoins du futur étaient: MM. Viviès-Fournil, fabricant de draps, le chevalier Dupuy de Pauligne ; ceux de la future : Duston de Villereglan, chef de bataillon en retraite, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et Buzairies Jean-Louis, membre honoraire de l'Université.

Le célèbre poète le baron Guiraud Pierre-Marie-Jeanne-Alexandre-Thérèse, ne tarda pas à transformer Villemartin en un palais moderne. Il l'entoura de jardins à l'anglaise avec de grandes pièces d'eau, agrandit le parc et établit de bons chemins.

Le baron Guiraud Pierre-Marie-Jeanne-Alexandre-Thérèse décèdera à paris le 24 février 1847 à l'âge de 59 ans.

Madame la Baronne et son fils Léonce ont habité et administré le château de Villemartin pendant plusieurs années. Lors du mariage de son fils Léonce avec Mademoiselle Adrienne-Adèle Benoît, la baronne quitta Villemartin pour aller habiter avec sa fille, Madame de La Prade. Le jeune baron lavait des goûts modestes, mais sa femme était ambitieuse. Elle poussa son mari à se présenter à la députation contre Isaac Pereire. Ces élections (1869) furent trop célèbres. Au second tour, de Guiraud fut élu.

Il ne jouit pas longtemps de son triomphe. Ruiné, il mourut à Paris, le 28 juillet 1873, sans postérité.

Madame Cousin de Mauvoisin mourut, en 1875, à la survivance de son fils Roger.

La Baronne de Guiraud mourut à son tour à Montpellier, le 1er mai 1880, à la survivance de ses deux filles et de son petit-fils.

Par acte authentique du 7 août 1882, le château de Villemartin est devenu la propriété de M. Aristide Fabre, propriétaire à Ornaisons.

- En 1921, M. Aristide Fabre, était encore le propriétaire du château de Villemartin.

 

NOTES DIVERSES :

- Il existe de nombreuses branches de cette famille Castéras, j'en ai dénombré cinq.

- En 1697, N. de Castéras seigneur de La palme en 1697, avait été châtelain de Quéribus. Philippe de Gouget de Castéras, lieutenant des archers de la garde du roi Henri IV, tut blessé au combat d'Arques auprès de Sa Majesté, qui, en récompense de ses services, le fit capitaine du château de Montgaillard (1558). Son fils, Gouget, 2ème du nom, eut la survivance du gouvernement de son père.

- Un neveu du chanoine de Saint Just, Jean-Pierre de Castéras de Villemartin, archidiacre du Razès qui a joué un rôle considérable à Narbonne au temps de la Ligue.

- En 1788, la seigneurie de Ségure passa à la famille de Castéras. Noble Jacques de Castéras, époux d'Elisabeth de Polastron, fut seigneur de Ségure à cette date.

Voici quelques photos anciennes de Gaja-et-Villedieu pour les amateurs :

 

Gaja-et-Villedieu, la place et son réservoir en 1905.

Gaja-et-Villedieu, en 1905.

Bibliographie,  je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Base Mérimée, ministère français de la Culture.

- Le site des Monuments Historiques.

- Dictionnaire topographique du département de l'Aude, rédigé en 1912 par l'abbé Sabarthès.

- Le dernier Livre vert de l'archevêque de Narbonne  par l'abbé Sabarthès.

- Généalogie de la famille de Castéras. Dictionnaire de la Noblesse. La Chesnaye. Desbois.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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commentaires

RENEE SERVANT 23/09/2017 11:17

Merci beaucoup pour le "voyage" en Aude ; j'ai gardé un excellent souvenir de la randonnée que je fis fin juin, sur 5 étapes du Sentier Cathare.
Souvenir marquant de Comus, notamment ...
... Et à bientôt de vous lire !
Toute ma sympathie,

Renée SERVANT

chatou11 16/09/2017 11:22

Revanant sur votre site pour finir de lire toutes les explications, bizarre je ne vois pas mon commentaire d'hier.. Est-il bien parti!
Ravie de découvrir ce lieu qui ne doit pas être trop loin de Villasavary. Je ne manquerai pas d'aller visiter ce site. Merci à vous
Bon week end
chatou

Jean-Pierre 16/09/2017 11:42

Bonjour Chatou11 visiblement votre précédent commentaire n'a pas été enregistré je vous invite à le renouveler merci cordialement JP