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Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
Les Amis du
Sabarthez de Pierre Cortinas
Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :
on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :
Chambre d'Agriculture de l'Aude
Michel et moi nous travaillions déjà en 72 donc aucun problème pour financer ce voyage, mais Patrick plus jeune que nous, était encore étudiant à l'époque, et afin de payer ses billets de train et sa nourriture, il décida de travailler pendant toutes ses vacances scolaires.
Les discussions allaient bon train pour faire l'inventaire du matériel et des fringues que l'on emporterait pour un mois, le choix d'une tente canadienne et des sacs à dos pour transporter tout cela.
La tente canadienne 6 places, on avait vu grand, fut achetée d'occasion à Paris place des Vosges. Les sacs à dos adaptés avec une armature en aluminium ont été achetés neufs au marché aux puces de la Porte de Clignancourt à Paris avec des accessoires pour faire la popote. Fin mai 1972 l'opération grand sud se matérialisait.
On calcula la répartition du matériel de camping et les éléments de la tente que chacun transporterait et ce n'était pas du matériel comme on fait de nos jours, cela avait un certain poids.
Les billets de train furent achetés, on attendait avec impatience le départ, on ne pensait plus qu'à cela
!
A suivre …
Samedi 29 juillet 1972, fin d'après midi départ, nous avons rejoint en bus et métro la gare d'Austerlitz à Paris, je n'ai aucun souvenir de l'heure de départ, je me rappelle que l'on a voyagé de nuit, mangé des casse-croûtes que l'on avait préparés, arrivée à Gaillac dans le Tarn dimanche 30 juillet au matin.
Nous avons planté notre tente sur le terrain de camping municipal de Gaillac situé derrière le château et bordant le Tarn. Il faisait très chaud, nous étions blanc comme des cachets d'aspirine, gare aux coups de soleil.
La journée du lundi fut consacrée aux ravitaillements et à rendre visite à mes cousines Roseline et Evelyne qui habitaient Gaillac à l'époque.
Terrain de camping de
Gaillac
Mardi 1er août nous nous rendîmes en car à Albi, pour visiter la ville et sa cathédrale.
Albi et la cathédrale Sainte Cécile
Mercredi 2 août au matin nous avons visité le village de Cordes et nous sommes rentrés dans le milieu de l'après-midi.
Jeudi 3 août repos visite de Gaillac car vendredi on lèvera le camp pour Carcassonne via Toulouse en train.
Vendredi 4 août arrivée à Carcassonne, le camping municipal était plein comme un œuf, on trouva une petite place pour installer notre tente coincée entre deux toiles, il a fallu que l'on fixe nos tendeurs sur les "sardines" des voisins tellement nous étions à l'étroit, il n'y avait pas un poil d'herbe. Ce n'était pas terrible, on ne s'attardera pas dans ce camping pensions nous déjà !
La journée du samedi fut consacrée à la visite de la ville fortifiée de Carcassonne.
Jean-Pierre sur les remparts de Carcassonne
Comme prévu nous décidâmes de partir au plutôt, avant qu'une pluie transforme en bourbier ce terrain de camping sans verdure.
Patrick, Michel et Jean-Pierre face à la gare de Carcassonne
Donc dimanche 6 août en fin de matinée nous prîmes le train en direction de Quillan via Limoux, où nous arrivâmes vers 14 heures. Nous étions dans l'Aude au terme de notre première partie véhiculée. Car la suite de notre itinéraire allait s'effectuer à pied, 60 km entre Quillan et Ax-les-Thermes !
A suivre …
J'aimerai profiter de ce blog pour remercier et leur dire qu'on les aime, à toutes les filles rencontrées à Belcaire en 1972 et qui ont, en quelque sorte marquées notre jeunesse et je sais que pour elles il en est de même. Mon plus grand regret et que l'on a laisser filer tant d'années (33 ans depuis notre dernière visite) sans se revoir, sans avoir garder contact, vous allez me dire, cela fait parti des aléas de la vie. Mais je voudrais qu'elles sachent que je ne les ai jamais oubliées et que les potes y sont associés.
J'en ai pour preuve que je les ai recherchées et toutes retrouvées une à une pour notre plus grand plaisir.
Chantal, Lynda, Marie-Christine, Marithé, Nadine, Nicole, Suzanne, Valérie. En 1974 vinrent grossir notre communauté : Anne-Marie, Céline, Françoise, Gaby, Gonaria, A. et Graziella, Rolande, ces 16 filles mon gars elles sont formidables, elles ont vraiment comptées pour nous, et je les remercie encore pour leur gentillesse et les souvenirs que l'on a en commun. J'espère qu'à l'avenir nous nous perdrons plus de vue et que l'on puisse continuer à avoir de bonnes relations amicales car les moyens techniques d'aujourd'hui nous permettent de maintenir cela.
Rendez-vous est pris, pour se retrouver en Août 2008 !!
Après être sorti de la gare de Quillan, une chose nous frappa, la ville semblait déserte, il est vrai que l'on était dimanche 14 heures, ceci pouvait expliquer la déshumanisation des rues. Il faisait un soleil de plomb, sous une chaleur accablante nous prîmes la route pour Ax-les-Thermes, via la D79 en passant par Ginoles proche de Quillan pour rattraper la D117 et ensuite la D613.
A Ginoles il y avait une fontaine, nous fîmes le plein de nos gourdes, sage précaution.
Au départ cela allait, mais dès la sortie de Ginoles, à environ 3 km de la gare de Quillan, c'est là que les choses sérieuses commencèrent, nous étions chargés comme des ânes, la pente se faisait plus raide.
Il fallait boire par petites gorgées pour économiser cette eau si précieuse. Nous ne savions pas à quelle distance se trouvait le prochain village. Et obligation de nous arrêter très souvent pour récupérer.
On vient de traverser la ville de Ginoles proche de Quillan
Avec notre fardeau et cette chape de plomb, cela ne nous a pas facilité la grimpée, arrivé à l'embranchement avec la D613 (col du Portel 601m) nous avions fait 7 km environ et gravit une dénivelée de 300m.
Patrick a commencé à montrer des signes de fatigue. Alors Michel et moi l'avons soulagé d'une petite partie de son sac à dos.
Je me souviens qu'à environ 3 km avant Coudons, la route faisait un virage très serré, cela faisait plus de 2 heures que l'on marchait, il était 16h30, nous étions fatigués. On décida de s'arrêter là, de dormir à la belle étoile et de continuer notre route à la fraîche le lendemain matin.
Le problème c'est que nous n'avions pas emporté de provisions et nos réserves d'eau en avaient pris un coup, Michel se porta volontaire pour rejoindre Coudons pour essayer de trouver de quoi manger pour le soir et faire le plein des gourdes, on avait besoin de reprendre des forces.
chaleur accablante ce jour là sur la D117 qui n'en finnissait pas de monter !
toutes ces photos ont été prisent pendant notre calvaire
Patrick et moi on s'installa avec nos sacs à dos sur le bord de cette D613 pour récupérer, on admirait la vue splendide sur Quillan et Ginoles en contre bas.
Le temps passa, cela faisait une heure que Michel était parti, quand un véhicule break montant vers Coudons s'arrêta à notre hauteur, et le conducteur nous interpella et nous proposa de nous emmener.
Vous pensez bien qu'une telle proposition cela ne se refuse pas et nous acceptâmes son offre. On chargea les trois sacs à dos à l'arrière du break et nous expliquâmes au chauffeur qui était accompagné de son fils, qu'un copain était parti à pied vers Coudons pour chercher du ravitaillement. Pas de problème me répondit celui-ci on s'arrêtera là-bas, sur cette route il y avait un petit bar et que c'est probablement là que l'on retrouverait Michel, nous voilà parti.
Quelques minutes suffirent pour arriver à Coudons, le chauffeur gara sa voiture sur le bas coté, la route est en pente, je descendis et courus pour franchir le seuil d'un petit bar situé un peu en contre bas le long de la D613 à la sortie d'un virage, (la devanture du bar existe toujours en 2008, le propriétaire a pris sa retraite et y habite encore) je me souviens que des lanières multicolores pendaient dans l'ouverture de la porte, j'étais à peine entré que j'aperçu Michel attablé dans la salle, il était seul en train de boire un verre d'eau, "Michel vient vite un gars en voiture s'est proposé de nous emmener" lui criais-je, il me regarda les yeux éberlués tout surpris de me voir surgir de nulle part. La patronne du bar lui avait préparée du pain et des boîtes de sardines à l'huile pour confectionner des casse-croûtes et remplie les trois gourdes, il se dépêcha de régler la note et nous nous précipitâmes dehors pour s'engouffrer dans la voiture qui nous attendait.
On avait expliqué au chauffeur notre destination et celui-ci nous proposa de nous déposer sur un terrain de camping gratuit qui n'en était pas vraiment un, mais que l'on pouvait accéder aux sanitaires de l'école maternelle qui jouxtaient le terrain qui restaient ouverts pour l'occasion. On lui dit que c'était très sympa à lui, car il faisait un détour rien que pour nous rendre service, et c'est comme cela que nous avons planté la tente à BELCAIRE vers 18 heures un dimanche 6 août 1972 !
L'endroit était super, à l'ombre de platanes, le "foirail" c'est comme cela que les habitants appelaient ce terrain, le monument aux morts de 1918 trônait au milieu, ainsi qu'une fontaine dans l'angle nord-ouest du lieu. L'endroit était sympa et calme malgré la D613, à l'époque le trafic était relativement faible et je suppose que c'est toujours le cas aujourd'hui (on aura l'occasion de le vérifier puisque 33 ans après notre dernier pèlerinage, on y retourne en août 2008!).
Nous étions contents, nous avions parcouru 30km dans l'après midi, nous étions à mi-distance entre Quillan et Ax-les-Thermes et en avance sur notre programme. Nous étions bien installés, la fatigue avait disparue et pour fêter cela on décida tous les trois d'aller faire un tour dans le village pour voir à quoi ressembler BELCAIRE, un restaurant qui s'appelle d'ailleurs toujours "Bayle" 33 ans après situé sur la D613 traversant le village offrait des repas à des prix abordables.
Pour se remettre de nos efforts et fêter notre endroit idyllique en un clin d'œil on prit la décision de prendre un bon repas ! je me souviendrai toujours du moment où nous avons pénétré dans le resto qui faisait hôtel, tout le monde s'arrêta de parler et nous dévisagea. Vous pensez bien qu'en 1972, les années hippies qui nous collaient à la peau, notre tenue vestimentaire faisait que l'on ne passait pas inaperçu.
La salle du restaurant est située en bas à droite en entrant par le bar, une cheminée orne le lieu, le patron nous installa au milieu de la salle afin de nous avoir à l'œil, le choix du menu fut fait, qu'à peine le plat de charcuterie servi nous lui réservâmes un très bon accueil, la suite du repas fut copieux sous la surveillance constante du patron qui ne nous quittait pas des yeux, dès fois que l'on partirait sans payer. Mais quand la facture fut réglée il arbora un large sourire, il était rassuré. Malheureusement nos finances ne nous permettaient pas de renouveler l'expérience.
notre restaurant hôtel Bayle à Belcaire sur la D613
Nous sortîmes du resto repu et détendu à l'idée que nous allions passer une bonne nuit, quand nous croisâmes sur la route du foirail deux filles qui arboraient un grand sourire et qui nous disent bonsoir. Plutôt sympa le coin pensions-nous ! Plus tard nous apprîmes que ces deux filles se prénommaient Nadine et Nicole .
A suivre…….
Retrouvailles 33 ans après ! Gonaria et Jean-Pierre sur le pont des arts à Paris le 23 juillet
2008
Gonaria et Jean-Marc
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