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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 15:00

Voici quelques photos très anciennes d'Espezel, ce village de 208 habitants, très sympathique est situé près de Roquefeuil sur la D613 à 6 km de Belcaire ...


La place et la grande rue d'Espezel en 1905


Le château d'Espezel en 1905


La grande rue et la fontaine d'Espezel en 1910 ...


L'entrée du village d'Espezel en 1905, il y avait un petit étang à cette époque, alimenté autrefois par un petit ruisseau qui s'appelait "le Blau" qui a disparu depuis longtemps, il servait d'abreuvoir aux animaux domestiques, (photo et renseignements fournis par Henri A.) ...


L'église d'Espezel en 1910 ...


La place de la poste d'Espezel aussi en 1910 ...


La grande rue d'Espezel en août 1950 avec sa pharmacie qui est toujours à Espezel d'ailleurs c'est la seule à des kilomètres à la ronde. La rue qui part à droite va en direction de Roquefeuil me semble t'il ...
Je vous laisse apprécier, ci-dessous la grande rue d'Espezel en 2007 pratiquement au même endroit ...




La rue principale d'Espezel pendant l'été 1950 ...

Voilà, peut-être qu'il y aura d'autres documents tout aussi intéressants par la suite. Je vous ai présenté Belcaire rétro et les villages les plus proches avec plus de 70 photos anciennes, j'espère que ces petites balades dans le passé vous ont plues et qu'elles vous ont rappelé de bons souvenirs avec vos parents et grands parents dans cette région magnifique ... il est important de conserver cette mémoire afin qu'elle serve en quelque sorte pour asseoir l'avenir ... faite vivre ce patrimoine photographique, ne le laissez pas mourir dans un tiroir ou une malle au fond d'un grenier ...

... à suivre ...

 

Par Jean-Pierre LAGACHE
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 18:00




Michel, Jean-Marc, Jean-Pierre et Simon
elle n'est pas belle cette photo des potes !


Patrick, Jean-Pierre et Michel

Par Jean-Pierre LAGACHE
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 00:00


 


Cette année 2008 je m'en souviendrai ! Ce fût une grande joie pour moi de vous avoir retrouvé et de revenir à Belcaire après 33 ans, ... que d'émotions !
J'espère que le site perdurera afin de faire découvrir Belcaire au plus grand nombre et qu'il puisse maintenir un lien entre nous malgré les distances.
J'associe mes amis retrouvés, pour vous souhaiter sincèrement, à vous, à vos familles, à vos proches une très bonne nouvelle année 2009 et que tous vos souhaits se réalisent ...

Meilleurs vœux 2009




Par Jean-Pierre LAGACHE
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 19:00

 


 

 

Prologue

Prenez le temps de lire et de contempler les photos tout en vous instruisant.
Dans les écritures qui vont suivre, il y aura trois articles qui sont, en quelque sorte, liés. Puisqu'ils font partie de la même entité : le village d'Arques près de Couiza, je ne vous en dit pas plus, je vous laisse découvrir ceux-ci, au fur et à mesure de leur édition.


Nous sommes allés visiter ce château du moyen âge magnifique aux couleurs ocres situé pas très loin de Couiza et de Rennes-le-Château. Si vous êtes dans le secteur allez-y !

 

Pour vous situer le village d'Arques il est à 51 km de Carcassonne. Plus en détail par rapport à Carcassonne, vous avez plein sud Limoux (D118), 15 km au sud de Limoux vous avez Couiza, là vous prenez vers l'Est la D613, Arques est à 11 km de Couiza, ou encore 24 km au Nord / Est de Quillan.
De Belcaire compter 50 minutes environs pour vous y rendre.


 

 

 

Je vais vous faire découvrir l'histoire de ce château en photos, suivez le guide ...

 

Le blason d'Arques


Voilà le château tel qu'on l'aperçoit de la route qui mène au village d'Arques


Le territoire d'Arques est situé sur les bords du Rialsès et sa vallée avaient, à l'époque carolingienne comme capitale Rennes-le-Château, à la limite du Razès et du Termenès.

 

approchons un peu de l'enceinte ...


Panorama de l'ensemble du site historique ...


Les couleurs de la pierre sont magnifiques, elles varient selon le temps, mais une fois encore nous n'avons pas eu de chance, le temps était mitigé ce jour là ...

 

On approche de l'entrée, remarquez la machine de guerre sur la gauche ...

Reconstitution d'une machine de guerre du moyen âge. Il s'agit d'un mangonneau à roue de carrier qui permettait d'abaisser la flèche chargée de lourdes pierres, vous devinez la suite ...

 

 

Un haut donjon destiné à illustrer à jamais le patrimoine monumental du Languedoc médiéval ...

 

Accès dans l'enceinte du château par cette porte à herse et assommoir sur la face Sud-Est

Le blason, motif héraldique aux armes de la famille Voisins situé au-dessus de la porte d'accès de l'enceinte fortifiée.

 

Plan masse du lieu

Avant de franchir cette entrée, je vais vous relatez l'histoire du Château en quelques mots ...

 


il y a peu de châteaux français et même européens pour présenter un plan d'une si belle simplicité, toute de rigueur féodale et d'efficacité militaire.
Le château d'Arques est un chef-d'œuvre de l'art gothique en architecture militaire. Il faut savoir, qu'il n'y a pas eu de résistance cathare en ces murs.

Voici son histoire : Simon de Montfort s'empara et pilla en 1210 le village fortifié d'Arques. Pierre Voisins compagnon d'armes et lieutenant de Simon de Montfort est récompensé et confirmé baron d'Arques en 1226, et lui donna les terres du Haut Razès en 1231, après la croisade contre les Albigeois en terre cathare.

En complément d'information, sachez que Pierre Voisins était originaire de l'actuel département des Yvelines.

Le château a été construit un peu plus tard, par ses descendants, Gilles de Voisin un des fils, commença la construction en 1280, pour se terminer à ce que nous connaissons aujourd'hui en 1310 par le petit fils Gilles II, mais il ne fut jamais achevé et devint une résidence aristocratique plus qu'une forteresse militaire. Il s'agissait à l'époque de défendre la vallée du Rialsès et de contrôler les voies qui conduisaient aux Corbières et au pays Cathare.
Arques fut délaissé vers 1518 lors de l'extinction de la famille Voisin, la famille De Joyeuse en prend possession lorsque la dernière descendante des Voisins, Françoise épouse le vicomte De Joyeuse. C'est en résistant victorieusement au siège installé par les protestants en 1575 que le château d'Arques entre vraiment dans l'histoire. Le château fut vendu comme bien national à la révolution et subit quelques dommages. Il sera classé monument historique en 1887. Le donjon deviendra propriété communale en 1910.

Ce que l'on peut voir aujourd'hui a donc été construit aux 13ème et 14ème siècle. L'enceinte de se site fortifié est rectangulaire 55 x 51 mètres, on y accède par une porte en arc brisé munie d'un mâchicoulis ornée au sommet d'une clef de voûte aux armes de la famille Voisins, que vous avez pu voir sur les photos précédemment (pour ceux que cela intéressent, ces armoiries sont décrites ainsi "De gueules à trois fusées d'or en fasce, accompagnées en chef d'un lambel à quatre pendant de même").

 

Tour logis dans l'angle Sud-Ouest


Dans l'angle Sud-Ouest, il y a une tour logis carrée qui date du 14ème et 15ème siècle dont on visite actuellement deux niveaux desservis par un escalier à vis situé dans une petite tour attenante qui comporte une archère au nord au-dessus de la porte. Vous découvrez, une salle basse partiellement souterraine est voûtée en berceau et percée de trois petites ouvertures de lumière, et une salle haute voûtée d'ogives avec des culots sculptés avec art représentant 3 hommes et 1 femme cela rappelle le style du château de Puivert, deux fenêtres géminées trilobées éclairent cette salle. Une cheminée orne la construction. De nombreux bâtiments devaient exister le long de l'enceinte à l'époque.


Aprés avoir franchi la porte conduisant dans la vaste cour, vous tombez nez à nez avec la tour maîtresse qui constitue l'élément dominant du site, magnifiquement bien conservé. Celle-ci est le complément de l'aile résidentielle.

Avant de pénétrer dans le donjon examinons celui-ci de l'extérieur ...


La tour-résidence ou donjon est un très bel exemple d'architecture civile des années 1300 ...


Remarquez la disposition des archères à bêche ...

 


Le donjon est flanqué de 4 tourelles sur contreforts perpendiculaires avec mâchicoulis dans les angles ...

Magnifique, admirez l'architecture de ces contreforts ...


On aperçoit un nombre impressionnant d'archères à bêche et le passage à l'appareil à bossages dans la partie supérieure que l'on détaille mieux sur la photo suivante ...

La tour est bâtie en pierres lisses jusqu'aux trois quarts de sa hauteur, la tour est ensuite appareillée en bossages, on le distingue trés bien sur cette photo ...

 

L'arrière du donjon ...


Au centre de l'enceinte, s'élève un donjon élégant quadrangulaire intact du 13ème siècle, 13 mètres par 12,50 mètres et s'élevant à 25 mètres de haut avec 4 niveaux voûtés d'ogives desservis par un escalier à vis dans l'échauguette du sud-est. Bâti en beau grès doré et pourvu de très nombreuses meurtrières. Ce donjon est un des plus beaux de France, il est original à cause de ses tourelles d'angle montées sur des socles évidés et sa partie supérieure est ornée d'un appareil à bossage avec chacune 6 archères à bêches. Chaque base des tourelles sont percées d'ouvertures formant des mâchicoulis, 4 archères à bêches dont 5 sur la face avant et 2 à étrier sur chaque face et un assommoir au-dessus de la porte d'entrée.


Voici en coupe l'élévation du donjon


 

 


La salle basse, avec son plafond voûté en ogive et sa clé de voûte percée dont j'ignore la fonction principale, peut être un usage domestique et de surveillance ...

 


 

Montons au premier étage par un escalier à vis


Salle du 1er étage voûté d'ogives octopartites et cheminée ...

 

 

Au niveau 1 la salle dénote un certain niveau de confort.


Admirez l'assemblage de cette voûte et cette croisée d'ogives magnifique ...

Fenêtre à niches et coussièges, à minces profils et trilobes formant des croisées sans vraiment l'être ...

 

Gros plan sur la cheminée du 1er étage ...

 

Accédons au 2 ème étage ...

 


panorama du 2 ème étage ...

 

le 2 ème et 3 ème étage sont des étages plus nobles servant de grandes salles dotées de très belles fenêtres, celle-ci du niveau 2 reçoit un plancher et un plafond à poutres, équipée d'une grande cheminée....

Ouverture prouvant l'émergence d'un escalier en bois dans ces années 1300 ...

 

Le puit de l'escalier bois qui n'a pas été rénové ...

Nous arrivons au 3 ème niveau ...

 


panorama de la grande salle monumentale du 3 ème étage superbe, aux nombreuses ouvertures ...

 



Je vous laisse admirer cette salle superbe ...

 

gros plan sur la charpente rénovée ...

 

Au niveau 3 c'est l'étage principal de défense, la salle est octogonale, les murs sont troués d'archères à bêches et de baies rectangulaires avec une disposition symétrique. C'était l'endroit où était logé la garnison qui pouvait compter une quarantaine de soldats pouvant défendre en même temps le donjon.


J'ai rassemblé ici des extraits de mes photos, quelques exemples des ouvertures que l'on peut admirer au château d'Arques ...

 

 

 

Fenêtres à niches et coussièges du XIII ème siècle ...

Fenêtre à niche et coussièges sous un éclairage différent, ouverture offrant une superbe vue sur les alentours ...

 

Accès et couloir menant aux pièces situées dans les tourelles ...

 

Magnifique exemple de l'architecture du XIII / XIV ème siècle, fenêtre géminée trilobée rénovée  de la tour du Logis ...

 

Justement, revenons à la tour logis du Sud-Ouest dont je vous ai déjà donné une description au début de l'article ...

 

 

La tour logis vue de l'extérieur de l'enceinte ...

 

A l'intérieur de l'enceinte fortifiée, accès à la tour logis sud-ouest , l'entrée de la salle basse demi enterrée est à droite et l'accès de la salle haute s'effectue par un escalier à vis situé dans la tourelle ...



La tour logis possède une salle haute voûtée d'ogives avec blason de la famille Voisins ...

... et les ogives se terminant par des culots sculptés historiés ...

 

Ce site reste le témoin du savoir faire technique et artistique des bâtisseurs de l'époque médiévale et vous dévoile le goût et la richesse des maîtres des lieux, les seigneurs de Voisins.


La chronologie historique d'Arques :
- Les premières traces écrites datent de 1011, Amiel Arques le seigneur du lieu est cité dans un manuscrit
- Au 12ème siècle un conflit oppose le vicomte de Carcassonne et plusieurs seigneurs dont Arques, Lagrasse. Les terres d'Arques deviennent la propriété des seigneurs de Termes.
- En 1217 Béranger d'Arques figure parmi les proches de Guillaume de Peyrepertuse
- En 1231 après la défaite du château de Termes durant la croisade des Albigeois, Simon de Montfort s'attaque à Arques. Après avoir pillé et brûlé le village, il donne les terres du Haut Razès à son lieutenant Pierre de Voisins. Il s'agissait de contrôler les voies de transhumance des moutons vers les Corbières.
- En 1260 le village s'appelle Arquis.
- En 1265 Pierre de Voisins en visite dans ses sénéchaussées fait régner la terreur. En qualité de Sénéchal de Carcassonne il est investi du pouvoir de haute et basse justice. Il accuse de sorcellerie plusieurs hommes et femmes, et les fait brûler en place publique, puis s'en retourne à Carcassonne où il réside.
- Vers 1266 Louis IX (Saint Louis) doutant de la culpabilité de ces ex-cathares subissant la "chasse aux sorcières", ordonne à Pierre de Voisins de ne plus condamner pour sorcellerie.
- Vers 1280 Gilles 1er succède à son père Pierre de Voisins. Il démarre en 1280 la construction du donjon qui sera sa nouvelle résidence.
- En 1291 le seigneur rédige une charte de coutume pour Arques. La nouvelle bastide d'Arques est mentionnée. Ce document définit les règles entre la communauté villageoise et son seigneur en matière de justice et de vie économique. Les habitants subissent de fortes pressions.
- En 1316 Gilles II de Voisins (dit Gilet) remanie et achève la construction du château.
- En 1320 le village se nomme "Vallem de Arquis".
- En 1518 par le mariage de la dernière héritière Françoise de Voisins avec le vicomte Jean de Joyeuse, l'illustre nom de Voisins s'éteignit après 287 années de règne sur Arques. Le château fut délaissé au profit de celui de Couiza commencé vers 1540 il devint la résidence favorite des de Joyeuses.
- En 1538 le village se nomme Arcas.
- En 1546 les Espagnols font une incursion dans le Languedoc et passent par Arques et incendient le village. Le donjon est épargné.
- En 1575 les protestants assiègent le château qui fut presque entièrement détruit. Seul le donjon résiste aux attaques des soldats commandés par les capitaines Rascles et Rastelrens. La façade de l'ancien prieuré porte encore les traces des balles.
- En 1781 le village porte son nom actuel Arques.
- Vers 1790 le château est vendu comme bien national puis subit quelques dommages.
- En 1887 le château est classé monument historique.
- En 1910 le château et les restes de l'enceinte actuelle sont achetés par la commune dans cet état ...


Le château d'Arques en 1905


- Fin du 20ème siècle des sondages archéologique s'organisent, les vielles pierres restaurées et le château s'ouvre aux visiteurs.
- Aujourd'hui la visite est payante, mais cela vaut le coup de visiter librement ce château à l'architecture militaire merveilleux, son élégant donjon suscite l'admiration des curieux et des passionnés de l'époque cathare.


Joelle et Jean-Pierre, ... nous sommes peut-être des descendants de Pierre Voisins, sait-on jamais ...


Gente dame du château d'Arques ... notre amie Gaby

 




Le château d'Arques élégant, majestueux dans ce décor naturel splendide ...


Par Jean-Pierre LAGACHE
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 19:00

 


 

 

  DÉODAT ROCHÉ, ILLUSTRE HISTORIEN DU CATHARISME

 

 vu du haut du donjon du château d'Arques, la D613 menant au village d'Arques au delà de la cime des arbres ...

 

  Zoom sur le village d'Arques vu du haut du donjon du château d'Arques ...

 

Le village d'Arques, est la patrie de Déodat Roché (1877-1978) magistrat, philosophe, anthroposophe, franc-maçon et grand spécialiste historien du Catharisme et, peut-être, quelque peu cathare lui-même.
Personnage hors du commun, né à Arques le 13 décembre 1877, Déodat ROCHÉ s’intéresse très tôt à la spiritualité sous l’influence de son père. Avec celui-ci, il étudie les écrits occultes. Donc très jeune il avait pris conscience de la tragédie de la Croisade Catholique contre les Albigeois.


 


Ordonné diacre en 1903 sous le nom de Théodotos, évêque agnostique de Carcassonne. Il prend ses distances avec l'église gnostique qu'il considère trop figée.
Il fonde la revue : "Le réveil des Albigeois" qui devient un peu plus tard : "La Gnose Moderne".
Lorsqu’il termine sa licence de droit, il entame des études de philosophie qu’il ponctue également d’une licence. Il devient avocat mais il s'intéresse toujours autant à la philosophie à laquelle il reste fidèle en participant à des revues et des associations ayant trait à la spiritualité, comme la Société de culture morale et de recherches psychiques..
Devenu franc-maçon au Grand Orient de France, il y occupera des fonctions supérieures.
Sa carrière de magistrat est interrompue par le gouvernement de Vichy en 1941, il est radié du barreau et une seconde vie commence pour lui, puisqu’il se consacre désormais exclusivement à ses études sur le catharisme.
Il a été maire d'Arques en 1925 mais il a démissionné en 1935. Il a aussi été Conseiller du Canton de Couiza.
Il découvre avec délices l'œuvre de Rudolf Steiner, puis il devient membre d'une société anthroposophique.
En 1948, il fonde la "Société du Souvenir et des Etudes Cathares" avec Lucienne Julien qui sera d'abord secrétaire puis présidente.

 

Lucienne Julien et Déodat Roché

Lucienne Julien à la stèle commémorative du château de Montségur en 1975 ...


Les activités de la Société du souvenir sont répercutées par la publication du premier numéro des "Cahiers d’Etudes Cathares", âgé alors de 72 ans, il reste le principal maître d’œuvre de cet organisme jusqu’à sa mort.
Sa principale collaboratrice a été Simone Hannedouche.
A partir de 1956, ils instaurent des séminaires d'été dans les Hautes Corbières. On y fait de la peinture, du chant, de la méditation, de la musique, et les participants font des "recherches spirituelles".
Déodat Roché a fait installer une stèle de commémoration au pied du pog (le rocher) de Montségur en 1960.

 



La stèle commémorative au pied du pog de Montségur installé par Déodat Roché en 1960 ...

Il décèdera dans sa maison natale à Arques le 12 janvier 1978, il avait 100 ans et 1 mois.

En 1996, sa maison natale située au cœur du village d'Arques a été transformée en musée et abrite une exposition permanente très intéressante sur la religion cathare. Actuellement le billet vous permettant de visiter le château d'Arques vous offre aussi l'accès au musée Déodat Roché.


La maison natale de Déodat Roché transformée en musée, celle-ci est située au centre du village d'Arques ...

Par Jean-Pierre LAGACHE
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