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Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
Les Amis du
Sabarthez de Pierre Cortinas
Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :
on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :
Chambre d'Agriculture de l'Aude
Rencontre de Simone Weil et Déodat Roché :
C'est par lui, que la philosophe Simone Weil s'intéressa aux cathares.
Un jour elle eut l'occasion de lire une très belle étude sur l'amour spirituel chez les Cathares édité chez Ballard. Elle avait déjà lu auparavant, grâce à Ballard, une brochure sur le
catharisme. Ces deux textes ont fait sur elle une vive impression.
Depuis longtemps déjà elle était vivement attirée vers les cathares, bien que sachant peu de choses à leur sujet. Une des principales raisons de cette attraction est leur opposition concernant
l’Ancien Testament, que Déodat Roché exprime si bien dans son article, où il dit justement que l’adoration de la puissance a fait perdre aux Hébreux la notion du bien et du mal. A la suite de
ces lectures elle se décida, elle écrivit en 1940 à Déodat Roché pour lui faire part de ces réflexions philosophiques sur le sujet. Cette lettre est devenue célèbre : elle voyait dans le
catharisme une forme de pythagorisme ou de platonisme chrétien. Et il s'ensuivit des rencontres par la suite …
Qui était Simone Weil ? Découverte d'un personnage singulier :
Simone Weil naquit à Paris le 3 février 1909. Ses parents étaient Juifs et libres-penseurs d'origine Alsacienne,
son père était médecin. Elle fut élevée dans un climat de haute culture morale. A 14 ans elle tomba dans le désespoir à cause des dons extraordinaires de son frère André, dont la jeunesse fut
comparable à celle de Pascal, et qui est peut-être le plus grand mathématicien de sa génération, l'un des fondateurs des mathématiques modernes. Elle regrettait de ne pas avoir accès à ce
royaume transcendant où les hommes authentiquement grands sont seuls à entrer et où habite la vérité. Elle aimait mieux mourir que vivre sans celle-ci.
En fait, Simone Weil avait une intelligence brillante et puissante, sans talent particulier sauf sa facilité pour les langues, mais elle avait du génie. Elle arriva à la certitude que n'importe
quel être humain pénètre dans ce royaume de la vérité réservé au génie, si seulement il désire la vérité et fait perpétuellement un effort d'attention pour l'atteindre.
Au centre de son système, elle place le désir. Elle persévéra dans son effort d'attention pendant dix ans, malgré des maux de tête dont elle craignait pour ses facultés naturelles une paralysie définitive. Ces douleurs accompagnaient le tourment que lui causait l'injustice universelle. Toute sa vie, ce fut pour elle une véritable torture de savoir que la faiblesse est presque toujours et partout opprimée par la force. Sous le nom de vérité, elle englobait dans sa recherche la beauté, la vertu et le bien, et même avant d'avoir lu les Evangiles, elle avait la certitude que quand on désire du pain on ne reçoit pas des pierres. Au centre du coeur humain se trouve cette exigence d'un bien absolu qui y habite toujours et ne trouve jamais aucun objet en ce monde. Il y a au fond de l'homme quelque chose qui, malgré toute l'expérience des crimes soufferts, s'attend invinciblement à ce qu'on lui fasse du bien et non du mal. C'est cela qui est sacré en tout être humain. La partie de l'âme qui demande : Pourquoi me fait-on du mal ? est la partie la plus profonde, qui même dans l'être le plus souillé, est demeurée depuis la première enfance parfaitement intacte et parfaitement innocente.
Dès l'âge de 14 ans, elle se convainquit que les seules choses qui arrivent en réponse à notre désir, ce sont les biens spirituels ; et elle croyait aussi que rien d'autre au monde ne mérite qu'on le désire. Elle était à cette époque stoïcienne et agnostique. Elle concevait la vérité comme le contact avec la vie réelle, c'est-à-dire la vie des défavorisés qui tout au long de l'histoire ont porté le fardeau réel de l'existence : esclaves, serfs, soldats, fermiers, maçons, artisans, agriculteurs, ouvriers prolétaires. Elle entra en 1926 en classe préparatoire au lycée Henri IV, où elle eut comme professeur le Philosophe Alain, et réussit deux ans plus tard le concours de l'École Normale Supérieure.
Reçue à l'agrégation de philosophie, elle fut affectée, pour sa première année d'enseignement, au lycée du Puy,
puis à Roanne et ailleurs.
Simone Weil pensait que, dans la société moderne, la possession de la culture et du savoir était une source décisive de pouvoir. Voulant aider la classe ouvrière, elle obtint de donner des cours de littérature et d'économie politique à la Bourse du travail de Saint-Étienne en 1931.
En janvier 1932, Simone Weil soutient une manifestation de chômeurs à Saint-Étienne.En même temps elle prit contact avec des mineurs syndicalistes à Saint-Etienne et participa à leurs luttes. En 1934, elle partagea pendant un an la vie des ouvriers de la grande industrie électrique et automobile. Elle travailla dur, en usine pour étudier dans sa chair la condition ouvrière. Chaque soir elle tient son journal notant tous les détails de cette expérience qui débouchera sur un ouvrage intitulé "La condition ouvrière", un livre remarquable dans son unité, sa diversité, sa précision et sa qualité d'écriture.
Elle s'implique dans la grève générale de 1936, et cette même année, titulaire d'une carte de journaliste, Simone Weil franchit la frontière espagnole pour participer à la guerre d'Espagne avec les brigades internationales.
A Pâques 1938, contrainte d'interrompre son enseignement en raison de ses maux de tête, elle se rend avec sa mère
à Solesmes pour entendre la musique grégorienne des offices. Une des premières conséquences de cette expérience fut de lui faire découvrir des valeurs chrétiennes dans des religions et
traditions philosophiques différentes et plus anciennes.
Après l'invasion allemande en 1940, ne pouvant plus en tant que juive exercer son métier de professeur (non plus
que son père celui de médecin), elle se réfugia en Ardèche chez Gustave Thibon qui lui fit faire les vendanges chez un vigneron voisin. Ces expériences lui ont fait sentir les humiliations qui
sont à la base du déracinement de la condition ouvrière. Elle s'est trouvée marquée à jamais des stigmates de l'esclavage.
Et dans sa dernière lettre à Gustave Thibon, de mai 1942, alors qu'elle s'embarquait pour l'Amérique avec ses
parents, rejoindre son frère qui enseignait là- bas, elle écrira cette phrase terrible : Je suis prête à mourir pour l'Eglise plutôt qu'à y entrer, car mourir ne comporte aucun mensonge. Jamais
le cléricalisme n'a reçu un soufflet aussi cinglant que celui-là, venant d'une telle intelligence et d'une femme qui avait la foi.
On peut penser que Simone Weil était pacifiste, et en effet elle approuvait les mouvements pacifistes d'avant-guerre. Cela ne l'a pas empêchée d'aller deux mois en Espagne participer à la
guerre civile. Elle en revint par suite d'un accident, mais elle avait été si horrifiée qu'elle n'y est pas retournée. Elle a abandonné son pacifisme pour participer à la lutte contre Hitler,
davantage par le sacrifice de soi que par l'extermination d'autrui.
Elle voulait constituer un corps d'infirmières de première ligne, qui par leur héroïsme à sauver des vies auraient
rendu une orientation morale à la conscience des combattants. Elle passa quelque temps à New-York, où elle visita assidûment le quartier des noirs à Harlem. Ensuite elle vint en Angleterre pour
essayer de participer aux opérations militaires, mais on ne le lui permit pas. Elle souhaitait être parachutée au-dessus de la France pour aider à consolider les liens entre la résistance
intérieure et la France libre. Mais André Philip lui opposa un refus catégorique. A la suite de ce refus, elle considère que sa vie est vide de sens et se sous-alimente volontairement, ce qui
aggrave encore son état de santé.
Le 15 avril 1943, une amie la trouva dans sa chambre, couchée à terre et prostrée. Elle fut transportée à l'hôpital du Middlesex, atteinte de tuberculose, elle meurt d'un arrêt cardiaque au sanatorium d'Ashford le 24 août 1943.
Simone Weil, qui avait donné pour toujours son coeur au Saint Sacrement sur l'autel, n'a jamais reçu la Sainte Eucharistie qu'elle désirait ardemment. Elle est restée sur le seuil de l'Eglise comme une pierre d'attente. Son itinéraire est résumé dans cette phrase rapportée par une de ses élèves de philosophie "la morale ne procède pas de Dieu, c'est Dieu qui procède de la morale"...
Pendant ce temps, la cigale, quant à elle, faisait la fête avec ses amis dans les bals des villages avoisinant
comme Roquefeuil, Espezel, Camurac et j'en passe, ne gaspillant pas même une minute, dansant, profitant du soleil, flânant dans les vides greniers de Comus, Belvis et Puivert, chantant jusqu'à
la fin de l'automne, prenant du plaisir sans se préoccuper de la mauvaise saison qui finirait bien par arriver...
Puis, lorsque vint le froid, surtout à 1050 m d'altitude dans les Pyrénées, la petite fourmi, exténuée par tout ce travail, se réfugia prés du Foirail dans sa modeste demeure remplie de
nourriture jusqu'au plafond.
La porte à peine refermée, voilà que quelqu'un appelle la fourmi depuis l'extérieur.
En ouvrant la porte, elle se trouve éberluée devant son amie la cigale aux rênes d'un carrosse rouge avec le blason du carrossier italien très connu Ferrari et tiré par quatre chevaux noirs et
portant un somptueux manteau de fourrure d'ours pyrénéen !
La Cigale lui dit :
- Bonjour mon amie ! Je vais passer l'hiver à Paris. Tu voudrais bien veiller sur ma petite maison rue de l'Oum ?
La petite fourmi lui répondit :
- Mais bien sûr ! Sans problème.
Mais dis-moi, que t'est-il arrivé ? Où as-tu trouvé l'argent pour aller à Paris, t'acheter ce carrosse Ferrari et ce magnifique manteau ?
Et la cigale :
- Figure-toi que je chantais dans une taverne à Quillan la semaine dernière et un troubadour producteur à la cour a adoré ma
voix. J'ai signé un contrat pour des spectacles à Paris.
- À propos, as-tu besoin de quelque chose de là-bas ?
- Oui, répondit la petite fourmi, si tu rencontres La Fontaine, envoie-le promener pour moi !
Morale
Profitez de la vie, trouvez le bon équilibre entre le travail et les loisirs, car trop travailler n'apporte des avantages que dans les fables de La Fontaine.
Travaillez et profitez de la vie, car elle est unique. Si vous ne trouvez pas votre moitié d'orange, ne vous découragez pas, cherchez un demi citron, ajoutez-lui du sucre, de l'alcool,
des glaçons et soyez heureux !
Et souvenez-vous de ceci : ne vivre que pour travailler fait du bien ... au patrimoine du patron !
Aujourd'hui, escapade qui vaut le détour au coeur des Pyrénées ariègeoises , voici
MONTSÉGUR FORTERESSE ROYALE, HAUT LIEU HISTORIQUE DANS L'HISTOIRE CATHARE.
PROLOGUE
Le mouvement cathare possède une importance dans l’histoire française. En l’espace de deux siècles, il a suffi à déclencher la croisade des albigeois au sein même de la chrétienté et a conduit
à l’annexion du Midi au royaume de France. Il a aussi été en partie à l’origine de l’Inquisition française et a laissé derrière lui une influence culturelle et architecturale
considérable.
On a déjà beaucoup écrit sur l'histoire de Montségur, une pléthore d'ouvrages et articles divers traitent du sujet. Mais à partir du moment où l'on "touche" de
quelque façon que se soit aux cathares, au pays de Sault et en règle général au Languedoc, vous ne pouvez pas échapper à l'histoire du château de Montségur ! 34 ans après notre dernière visite
du lieu, nous y sommes retournés en août 2008 et l'endroit est toujours aussi magique, relaxant malgré l'effort a consentir pour approcher de près ce majestueux édifice médiéval dont on ne sait
pas grand chose du fait qu'il n'y a pas énormément d'archives le concernant.
Ce château a la singularité de porter une cicatrice d'un fait marquant l'histoire des cathares du Languedoc avec un grand H, c'est ce que je me propose de vous faire
découvrir.
Voici la citadelle telle qu'elle se présente à vous au début du chemin qui mène jusqu'à elle
!
HISTOIRE
On connaît avec certitude, grâce surtout aux documents historiques des archives de l'inquisition, une période détaillée des événements tragiques qui se sont produits ici au XII ème siècle. En
ce qui concerne l'antériorité historique par rapport à cette période, il n'y a que les résultats des fouilles archéologiques qui se sont succédées sur le site depuis les années 1960. Entres
parenthèses pour ceux que cela intéressent, un Centre d'Archéologie Médiévale du Languedoc existe, c'est une association qui s'est créée en 1976 pour promouvoir l'archéologie médiévale dans le
Midi de la France dont le siège est à Carcassonne, 5 rue de l'Olivier.
Certains racontent que les allemands auraient effectué des fouilles pendant l'occupation de 1940-45 au château de Montségur, je pense que c'est pour rendre crédible l'histoire du Graal qui
serait enfoui dans la région. Aucun document ne prouve que ces fouilles ont eu lieu. L'imaginaire ne connaît pas de limites.
Restons dans le domaine historique sans tomber dans les déviances de l'ésotérisme.
Montségur, se situe en Pays d'Olmes
dans les Pyrénées cathares à la frontière de l'Aude et du Pays de Sault. Sachez que les gorges de la Frau (que l'on peut admirer du Pas de l'ours prés de Comus pour ceux qui connaissent), où
passe le sentier cathare menant à Montségur, est en Pays d'Olmes.
Rien de tel qu'un extrait de plan pour vous situer ce lieu historique où se rendent plus de 100.000 visiteurs annuellement.
De Belcaire, compter 30 minutes environs pour vous rendre à Montségur
Montségur aux temps les plus reculés, d'après les fouilles archéologiques, il semble que le site était occupé
dés le Néolithique, et que par la suite il y a eu des occupations romaines sur le pog, on a retrouvé des traces.
Le pog a une altitude de 1207 mètres. Ce plateau a environ 700 mètres dans sa plus grande longueur et une largeur varie de 60 à 150 mètres représentant une surface d'environ 5 hectares. Des
falaises de 80 à 150 m de haut lui procurent de redoutables défenses naturelles sur presque tout son périmètre; cependant, quatre voies permettent d'y accéder : les voies du Roc de la Tour,
du Pas del Roc, du Pas du Trébuchet, et enfin la plus facile et la plus fréquentée, celle du versant sud-ouest.
Apparemment, d'après ce que j'ai pu lire lors de mes recherches, il est très difficile de reconstituer
l'histoire de Montségur du haut moyen âge c'est-à-dire V ème siècle époque mérovingienne, jusqu'au début du 13ème siècle faute d'élément, aucune trace, aucun document.
Ce n'est qu'au XIII ème siècle que Raymond Péreille, vassal du comte de Foix, remarque qu'en ce lieu il y avait un village fortifié déserté dont l'origine n'est pas connue. La hiérarchie
cathare juge qu'il y a nécessité de ménager un refuge sur lequel elle pourra compter. Et Montségur est choisi, position reculée pour se protéger des incursions et proche de la Catalogne. Le
site bénéficie de défenses naturelles qui lui valent sa réputation de "Mont sûr" d’où son nom.
La conquête de la forteresse impressionne, n'oubliez de prendre de l'eau pour gravir la paroi, et une fois en haut vous aurez le vertige de part la beauté des paysages
!
Les premiers cathares s'y installent vers 1209. Durant la croisade albigeoise les hauts dignitaires cathares viendront s'y réfugier. L'évêque cathare de
Toulouse Gaucelin et son successeur Guilhabert de Castres se mettront à l'abri devant l'avancée des troupes de Simon de Montfort.
En 1229 Montségur devient le haut lieu de résistance des
hérétiques.
... suite, de l'histoire de Montségur, 2 ème partie.
Allez ! vous grimpez avec moi au sommet, pour visiter la forteresse ...
Panorama que vous aperceverez sur la droite du chemin qui vous mènera au sommet du pog, au fond, la montagne de la
Frau 1925 m
Avant de pénétrer dans la partie ombragée du parcours, vous pourrez vous recueillir sur la stèle commémorative du bûcher, inaugurée en 1960 par la société du Souvenir et des Études Cathares fondée par Déodat Roché (voir l'article que je lui est consacré "déodat roché historien du catharisme" page 14)
La stèle vue de face
La stèle vue de dos
Gros plan sur la croix cathare
La montée au sommet du pog, s'effectue en 35 minutes environ, bien sûr évitez les talons aiguilles ! Voici le
sentier en partie ombragé qui vous ménera au pied de la forteresse.
En 1232, l'évêque cathare de Toulouse Guilhabert de Castres demande à Raymond de Péreille d'ériger le village
fortifié en siège et capitale de l'Église cathare. Péreille en confie la garde à son gendre Pierre-Roger de Mirepoix qui en assure la défense avec l'aide des chevaliers languedociens chassés
par la croisade. Montségur se peuple de 500 à 600 âmes où se côtoient religieux, civils et hommes d'armes.
D'ailleurs, au nord-est du château les vestiges d'habitations encore visibles aujourd'hui représentent les derniers témoins de ce peuplement.
Les campagnes de fouilles conduites sur le pog ont permis de mettre au jour de nombreux objets de la vie quotidienne, exposés en partie dans le musée archéologique du village de Montségur, qu'il faut visiter.
Montségur prend de plus en plus d'importance, une telle situation était intolérable aux yeux de l'Église romaine.
Le 14 mars 1241, Louis IX (Saint Louis) convoqua le comte de Toulouse Raymond VII et lui fit signer le serment de détruire Montségur dès qu'il pourrait s'en rendre maître.
Le comte de Toulouse Raymond VII se rendit sur place avec ses troupes mais il repartit aussitôt sans engager de siège, et pour cause, en accord avec les habitants de Montségur il prépare un
soulèvement général contre le roi de France ! Mais les projets de Raymond VII échouent lamentablement. Il doit se soumettre et laisse les défenseurs de Montségur, seuls face au roi de France et
à l'Église qu'ils ont bravés.
Les cathares subirent en nombre important les châtiments de l'Église
Un épisode inattendu va précipiter les choses, en effet, dans la nuit du 27 au 28 mai 1242 où les chevaliers de
Montségur apprennent que tous les inquisiteurs de la région ont fait halte dans un village voisin pour y passer la nuit.
Ces chevaliers ont tous des comptes à régler avec l'Inquisition et, à la différence des cathares, ne se dispensent pas de tuer quand l'envie leur en vient. Le 29 mai 1242, une trentaine d'entre
eux, sous le commandement d'un seigneur dont la femme et la fille ont été torturées et brûlées par l'Inquisition, afin de venger leurs victimes, ils se ruent en Laurageais sur le village
d'Avignonet, près de Castelnaudary. Dans la nuit, ils massacrent les onze inquisiteurs dont leur chef, le tristement célèbre Guillaume Arnaud et son frère Étienne de
Saint-Thibéry.
Cet épisode amena un an plus tard le concile de Béziers à décider de la prise de Montségur.
La réaction ne se fit pas attendre, en mai 1243 une armée de 6000 hommes est levée et conduite par le sénéchal de
Carcassonne Hugues des Arcis, placée sous la tutelle spirituelle de l'archevêque de Narbonne Pierre Amiel et de l'évêque d'Albi Durand de Beaucaire, tout ce petit monde s'installe au pied du
pog, le siège commence.
De mai 1243 aux environs de noël de la même année rien d'important ne se passe. Hugues d'Arcis se rend compte que le castrum est hors de portée des catapultes les plus performantes. Les soldats
escaladent le pog et à mi-chemin de la montée, face à la barbacane qui protège l'entrée de la forteresse, sur ce poste avancé appelé roc de la Tour, ils installent un trébuchet. A la mi-février
1244, la barbacane est prise. La forteresse est sous le tir des pierres catapultées.
C'est ici, sur la barbacane que les assaillants prirent position pour installer leur catapulte (trébuchet) versant
S/E
Le fameux mur bouclier au Sud / Est, vu de la barbacane
Ces murailles sont impressionnantes, remarquez l'emplacement des "corbeaux", presque en haut du mur, je vous expliquerai l'utilité de ceux-ci dans le
4 ème article sur Montségur qui suivra
Comment, pour les 400 personnes retranchées, les conditions de vie, déjà austères en temps normal, furent
rendues encore plus dures par l'isolement résultant de ce long siège de 10 mois. La situation des habitants est désespérée.
Le 2 mars 1244 Pierre-Roger de Mirepoix demande un trêve de quinze jours pour négocier une reddition acceptable. Il obtient la vie sauve de tous les laïcs à condition qu'ils acceptent de
témoigner devant l'Inquisition. Quant aux hérétiques cathares, leur sort est fixé d'avance, s'ils n'abjurent pas, ils devront mourir sur le bûcher. La veille de la reddition de la
forteresse, quatre parfaits (cathares) s'évadent pour évacuer les fonds de la communauté, probablement vers la Lombardie.
Le mercredi 16 mars 1244, après 10 mois de siège, les soldats du roi prennent possession de Montségur et s'emparent des parfaits et parfaites, ils seront plus de 230 cathares (on ne connaît
pas vraiment le nombre exact) qui ne veulent pas abjurer leurs croyances hérétiques.
Sans procédure, on construit un enclos dans un champ appelé "Prat des cramats" (Pré des brûlés) autour des hérétiques qu'on remplit de branchages et de bois, on y met le feu. Pour l'Église,
il fallait qu'ils périssent dans les flammes.
Les survivants seront conduits à Bram et remis au tribunal de l'Inquisition.
Il faut savoir que les interrogatoires de l'Inquisition ont été facilités car la doctrine cathare interdit à ses fidèles de mentir.
Ainsi sonna la fin annoncée du catharisme.
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