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Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
sur le tracé de l'emblématique Sentier Cathare et à proximité des gorges de la Frau et de Montségur

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en Haute-Ariège près d'Ax-les-Thermes
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Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :

     l'Association le Grand Sault

 

on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :

     Chambre d'Agriculture de l'Aude

 

 

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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 09:00



PUIVERT CAPITALE DES TROUBADOURS


Savez-vous que le mot "troubadour" vient de l'ancien occitan trobador, c'est-à-dire "trouveur", auteur de vers d'amour profane en langue d'oc, compositeur de musique pour les poèmes qu'il interprète devant ses amis, ses pairs, le plus souvent devant la cour seigneuriale. Les troubadours sont les initiateurs d'un art d'aimer et d'une nouvelle façon de se comporter en société qui est érigée en valeur dans les cours seigneuriales du Midi de la France aux XIIème et XIIIème siècle.

 

Parchemin de l'époque, sextine
 

Puivert capitale des troubadours et de la musique médiévale ! Beaucoup de légendes courent autour du château.

En voici une :
Aliénor d'Aquitaine naquit en 1122. Son territoire s'étendait de la Loire aux Pyrénées, comptant Poitou, Limousin, Auvergne, Guyenne et Gascogne en plus de l'Aquitaine. Elle naît duchesse, devient reine de France, puis reine d'Angleterre. Les plus grands troubadours d'Occitanie s'en sont amourachés, tels Bernard de Ventadour, Jaufré Rudel, Peire d'Auvergne. Sur la route du retour, le cortége Castillan-Aquitain (comptant les plus fameux troubadours du temps) devant présenter Alphonse VIII à la petite Aliénor, alors âgée de neuf ans, fille de la reine d'Angleterre ; s'arrête à Puivert quelques jours. Le château occupait alors une place importante, aux portes des comtés de Foix, de Toulouse, de Carcassonne, il dénote d'un volume de bâtiments suffisamment grand pour accueillir toute cette cour et son intendance (il est à noter que le logis du château, est deux fois plus grand que le logis de Chinon).

 

On dit aussi :
Qu' en 1170, une importante assemblée de troubadours se réunit à Puivert. Peire d'Auvergne en conserva le souvenir dans ses vers. Il composa ceci "au son des cornemuses à Puivert, parmi les chants et les rires ...". Cette réunion eu lieu dans le sillage d'un mariage princier, celui d'Alphonse VIII de Castille et d'Aliénor, fille d'Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine.

 

  

  

L'instrumentarium du musée du Quercorb à Puivert qu'il faut visiter !


Malgré les tragédies historiques, Puivert a conservé un goût tenace pour la musique. Les félibres occitans du début du XXème siècle ont fait de Puivert le lieu de rendez-vous des "cours d'amour" du Languedoc médiéval, des troubadours provençaux et catalans qui animaient la vie culturelle.
Les rencontres de troubadours à Puivert au XIIème siècle relèvent plus certainement de la légende faute d'écrits. Les félibres du début du siècle et les érudits locaux ont confondu le Puivert audois avec un autre château du même nom en Catalogne dont on sait avec certitude qu'il fut le siège d'une cour brillante et fastueuse, le château de Puivert d'Agramunt.
La célébrité de Puivert audois s'est bâtie sur cette confusion aujourd'hui largement entretenue et qui fait de toute manière partie de l'histoire du site.

 

 Une dernière vue aérienne de ce château moyenâgeux magnifique dans une très belle région

 

Le château médiéval de Puivert en hiver 1980

Pour l'anecdote, un troubadour un vrai de vrai, qui habite Belvis non loin de Puivert, celui-ci m'a contacté un jour, mais j'ai égarée son adresse Email, si vous le connaissez, je voulais simplement lui dire, que, s'il le désire, mes pages lui sont ouvertes, un peu de poésie cela fait du bien à l'âme ! Qu'il m'écrive.

Ainsi se terminent, les articles consacrés  à l'histoire du château de Puivert, j'espère que ce modeste résumé vous a plu, je m'applique au fil des créations, dans la présentation des textes pour que la lecture soit agréable à parcourir. Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures ...
 
Par Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 08:00


Il existe au Pays de Sault, les plus belles forêts sauvages de France, et d'innombrables chemins de randonnées balisés et ceci dans tout le département de l'Aude. D'ailleurs c'est ici que l'on trouve le fameux sentier Cathare qui court de la Méditerranée au pays de Foix sur 200 kilomètres à travers des sites magnifiques et les citadelles du vertige comme Quéribus, Peyrepertuse pour les plus connues, moins long que le chemin de Compostelle, mais il est aussi propice à la rêverie et à la découverte d'une belle région chargée d'histoire médiévale. C'est un sentier à faire !

 

Sur les hauteurs de Comus, le secteur du Pla du Boum

Balisage soigné des sentiers de randonnées


J'ai eu cette idée ! Je vais essayer de monter des articles sur des randonnées sympas à faire, en Pays de Sault, en Ariège, en Aude, voyons large en Languedoc Roussillon. Mais pour y arriver, je vais avoir besoin de votre aide, alors si vous avez des suggestions à me soumettre dans ce domaine, prenez contact avec moi.
Décrivez votre itinéraire, prenez des photos de vos balades que vous voulez voir publier, vous participerez ainsi à la promotion de votre région. Je sais que des randonneurs il y en a beaucoup dans l'Aude, vous n'avez pas d'excuse, Allez, bougez-vous !

Nous appellerons cette rando "COMUS LE PAS DE L'OURS"


Pour les premiers jours de printemps, je vous propose un premier article qui sent le frais aux odeurs sauvages de la nature, avec 38 photos, pas moins. En août 2008 nous avons fait une petite rando, un jour où il faisait super beau, dans la matinée, de Comus au Pas de l'Ours en passant par le col du Boum et ensuite le col de la Gargante, c'est cool, balade pépère, compter 2h30 à 3 h00 aller et retour.
Soyons généreux, par la même occasion, comme j'adore le secteur du plateau de Niave, sur les hauteurs de Belcaire je vous fais profiter de quelques clichés pour que preniez la mesure du côté sauvage de cette nature luxuriante du Pays de Sault avec ses plus belles forêts de France. Surprise, le tout accompagné d'un petit flashback 1974, nostalgie, souvenirs ...

Le village de COMUS (Aude) point de départ de notre balade se situe à 25 km d'Ax-les-Thermes (Ariège)

arrivé à Camurac prenez à gauche

Laissez la voiture à l'entrée du village (repère 1) . Face au monument aux morts, prenez la rue de droite qui monte dans Comus, à un moment donné pratiquement au bout du village à droite, vous allez apercevoir le balisage du sentier, vous quittez Comus par un petit chemin qui monte. Arrivé au col du Boum (repère 2), prenez la petite route de gauche, jusqu'au col de la Gargante (repère 3) il y a une aire de pique-nique, prenez le sentier de droite montant vers le Pas de l'Ours (repère 4) comme indiqué sur la plan.

Je vous laisse admirer la parcours en photos.

Une vue magnifique du Pla du Boum (repère 2)

Une autre vue dans la continuité du Pla du Boum

Nous empruntons une petite route pas très large, où il passe un véhicule tous les 3 jours, balade très sympa en direction du col de la Gargante, le temps est au beau !
  Voici le très connu Chardon Faux-Acanthe (cardus Acabnthoïdes) dommage ce n'est pas le magnifique Chardon bleu des Pyrénées

Pris à la volée, ce papillon "petit collier argenté" (Clossina Selene)

Voici le "Carline artichaut soleil" ou "Chardouse"  (Carlina Acanthifolia)
Il faut savoir que dans l'Aude, qu'au XIX ème siècle, cette plante séchée , on l'accrochait à une des portes de la maison afin d'assurer sa protection.
Elle peut se manger à la façon des artichauts. Son cœur, qui a la finesse d’un artichaut, était consommé avec du gros sel par les bergers. Les marmottes en raffolent aussi.

Nous arrivons au col de la Gargante (repère 3 sur la plan) altitude 1352 mètres, ici il y a même, un endroit aménagé pour faire un pique-nique barbecue, prenez le sentier de droite qui monte vers le Pas de l'Ours

A gauche, vous pouvez prendre la Route des Sapins qui vous emmène jusqu'à Belcaire, mais faute de temps, nous prendrons à droite, direction le "Pas de l'Ours"

Cela grimpe jusqu'au "Pas de l'Ours" où il y a un point de vue magnifique, nous y étions déjà allé en 1974 et 1975, c'est un peu notre pèlerinage

On approche, on aperçoit la montagne de la Frau altitude 1925 mètres

Vraiment magnifique, les gorges apparaissent


 Séquence émotion, descente au belvédère du "Pas de l'Ours", Jean-Marc contemple déjà la vue superbe, notre dernière visite date d'il y a 33 ans !!


 Le voilà le belvédère du "Pas de l'Ours" (repère 4) avec une vue vertigineuse sur les gorges de la Frau et de la montagne du même nom, on aperçoit aussi de là, Montségur, nous sommes à 1500 mètres d'altitude environ.

Dans les commentaires on me pose la question  : qu'elle est l'origine du nom "le pas de l'ours" ?

J'ai donné une première version dans les commentaires, voici la deuxième version.

Légende ou histoire vraie ? Cette légende raconte qu'un ours énorme terrorisait les habitants de Comus, qui décidèrent de s'en débarrasser. Ils scièrent le pied de l'arbre sur lequel l'ours venait se frotter quotidiennement et lorsque celui-ci vint s'y coller, l'arbre tomba par le poids de l'animal dans les gorges de la Frau, entraînant l'ours avec lui. Les villageois en furent débarrassés et ils se partagèrent la dépouille.

Un texte m'a été communiqué par Anne Pagès qui possède des gîtes à Comus, un peu plus tard, ce qui confirme ce que j'ai écri, voici le texte en question, ci-dessous


 Petite photo souvenir, Jean-Marc et Jean-Pierre

Petite précision, le sentier Cathare qui mène à Montségur puis Foix, passe au fond de ces gorges impressionnantes


 Photos Flashback, le "Pas de l'Ours" en 1974, Jean-Marc, Simon, Jean-Pierre et Philippe


Le "Pas de l'Ours" en 1974, Jean-Marc et Simon

Retour en août 2008, Jean-Marc (pour faire plaisir à une Belcairoise)

Re-descente vers Comus, Jean-Marc, un petit resto nous attend !

Sur le chemin du retour, un papillon "demi-deuil" (Melanargia Galathea), les insectes sont nombreux, il y avait longtemps que je n'avais pas vu autant de papillons, sauf en Afrique du Sud, un de nos derniers voyages. C'est la preuve que la région n'est pas polluée !

Un chardon faux-acanthe en fleur (Cardus acanthoïdes)

Sur une centaurée, un Zygène du trèfle (Zygaena Trifolii)

Pour se rebooster le moral, on se refait un petit plaisir, petite pose en admirant ce beau paysage du Pla du Boum

Descente sur Comus, avec la vallée de Camurac et Montaillou au fond, légèrement à gauche

Les sentiers sont beaux, pas de détritus, vraiment superbe balade

Nous sommes de retour à Comus

Changement de secteur, petite balade au plateau de Niave, juste au dessus de Belcaire, Jean-Marc et Jean-Pierre en août 2008, nous l'avions déjà emprunté ce chemin en 1972, la végétation était moins dense qu'aujourd'hui


Les odeurs, hummm, je ne vous dis que ça !

Voici une partie du Domaine de Niave, sauvage, comme je les aime

Ce n'est pas beau ??

Ce sentier descend vers Belcaire sud,  ... j'ai l'impression d'être né ici !
Regardez la photo qui suit, le même endroit en 1974

Gonaria, Lynda, Patrick et Cathy en août 1974 sur les hauteurs de Belcaire en direction du Plateau de Niave

Autre flashback de nos balades en 1974, Jean-Marc et Jean-Pierre, on a quelque peu changé !

En 1974 Jean-Marc et Jean-Pierre au col de Chioula sur les hauteurs d'Ax-les-Thermes, remarquez les broderies sur les jeans, cela rappellera des souvenirs aux filles !

J'adore cette photo, une partie des copines et copains en randonnée, je pense que nous étions sur la route entre Belcaire et Camurac

Un petit dessin fait maison, c'est un petit clin d'oeil à Suzanne, qui comprendra pourquoi !

J'oubliai, un renseignement important pour vous restaurer après la balade, dans le secteur il y a des restos que je vous recommande, jetez un oeil ici !

Je vous dis à bientôt en espérant que vous m'aiderez, pour qu'il y ait une suite avec un "RANDONNÉES - SENTIERS CATHARES - n°2" !


Par Jean-Pierre LAGACHE
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 10:00


Eh ! non,  je ne vous fais pas le coup du poisson d'avril en ce 1er jour du mois, je vous propose une escapade aérienne au-dessus de BELCAIRE, prenons de la hauteur, voici une vue d'ensemble, de la capitale du Pays de Sault !
 J'ai réalisé ce montage intéressant, avec de nombreux clichés.


Zoom sur le centre de BELCAIRE, au milieu, la zone libre est le point culminant du village "le Casteillas"
, qui était au XIII ème siècle, l'emplacement de l'ancienne forteresse.
Pour en savoir plus sur l'histoire de Belcaire rendez-vous ici, page 3 du site.

Zoom sur le secteur Est de Belcaire.
Pour découvrir une vision plus terre à terre si je puis dire, rendez vous ici, page 9 du site, pour une balade au Foirail et dans les rues du village authentique.


Dans la continuité de la photo précédente, la partie la plus à l'Est, sortie de BELCAIRE, en direction de Quillan, se sont des constructions nouvelles, datant pour la plupart, après 1980

L'Ouest, sortie de BELCAIRE en direction d'Ax-les-Thermes.

En cour de réalisation des articles intéressants qui demandent un certain temps de préparation, normal, je m'applique. Je pense qu'ils vous plairons ...
Soyez vigilant, gardez un oeil sur le site !
Pas de soucis, pour ceux qui sont inscrits sur la Newsletter, ils seront prévenus automatiquement !


Par Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 09:00

LE VILLAGE DE RENNES LE CHÂTEAU AU PAYS DE LA HAUTE VALLÉE DE L'AUDE
ET L'HISTOIRE DE L'ABBÉ BÉRENGER SAUNIÈRE


Du village d'Antugnac au Nord / Ouest de Couiza, on est situé à 8 km de Rennes le Château

Préambule,
J'ai longuement hésité à "créer" des articles sur cet extraordinaire histoire concernannt l'abbé Saunière, car c'est bien de lui qu'il s'agit dans cette aventure, sans lui, Rennes le Château serait aujourd'hui un paisible village avec uniquement cette précision dans les guides touristiques "vaut le détour pour son point de vue sur la vallée de l'Aude" !


J'ai hésité, pourquoi ? On a tellement écrit, commenté sur cette histoire, je me suis dit à quoi bon !
Mais, ce n'est pas l'envie qui me manquait, car je suis un passionné de toutes affaires insolites, mystérieuses, non élucidées, tout en restant très cartésien, c'est aussi une façon de s'évader, de rêver, de s'interroger, de se documenter, apprendre, et apprendre encore ...
S'en vouloir faire dans l'originalité, cela serait audacieux et difficile, car des originaux dans cette affaire très particulière ont été attiré comme par un aimant ! 
Je ne dis pas cela à la légère puisque j'ai beaucoup lu sur le sujet, et les idées farfelues ne manquent pas, l'ésotérisme est passé par là aussi !
Donc je vais essayé d'être le plus concis possible, et vous présenter les faits simplement en vous montrant de nombreuses photos des lieux de cette aventure hors du commun. Si vous désirez approfondir cette histoire reportez vous aux nombreux ouvrages qui sont prolixes en la matière, et ils n'en manquent pas.

En tout cas moi, je vais vous dévoilez la vérité, qui est toute simple, .... mais non je blague, vous voyez c'est si facile.
Allez, on y entre dans cette aventure !

Qui ne connaît pas cette histoire mystérieuse (le mot magique est lâché, c'est pour mettre dans l'ambiance) toutes les âmes qui sont nées dans le Languedoc Roussillon la connaisse, cela serait surprenant qu'il y ait un seul ignorant ne connaissant pas ce nom "l'abbé Saunière", bon, sur Paris je sais il y en a qui ne connaisse pas cette affaire, j'ai vérifié. Allez avouer ! je vous ai appris quelque chose en écrivant ce qui va suivre ? Dites le dans le "commentaire" à la suite des articles.

 

 

 

Rennes le Château se situe à 122 km de Toulouse, 109 km de Narbonne, 92 km de Perpignan, 45 km de Carcassonne, 16 km de Quillan et 44 km de Belcaire.
 

Je vous l'apprends aujourd'hui, Rennes le Château et le nom qui lui est associé : l'abbé Saunière, sont connus internationalement, que dis-je mondialement, depuis que j'ai écrit ces articles, des américains, des canadiens, des polonais, des écossais, des allemands des espagnols, des italiens se connectent sur mon site, ils sont passionnés ! Welcome !

Rennes le Château domine la région du Razès, on l'aperçoit ici du village de Coustaussa situé au nord de Rennes le Château.
C'est dans ce village que l'on découvrit un drame, le 1er novembre 1897 on retrouva l'abbé Gélis assassiné dans son presbytère, c'était un ami de l'abbé Saunière. L'assassin n'a jamais été retrouvé.

Rennes le Château est un petit village de l'Aude, mais alors, vraiment petit, c'est simple, il n'y a qu'une rue principale, et quelques ruelles étroites, vous ne risquez pas de vous perdre, mais là, il y fait bon vivre ! Perché au sommet d'une colline, il offre une très magnifique vue sur la vallée de l'Aude et la chaîne pyrénéenne, sincèrement sans me vanter, je suis resté contemplatif. Que cela doit être agréable de voir la nuit tombée sur ce panorama par une chaude nuit d'été.

Ce village situé près de Couiza est un lieu unique, des dizaines de milliers de touristes laissent leur véhicule au pied de la colline sur un parking aménagé et montent à pied, chaque année la route étroite et sinueuse pour accéder au village. Ici commence une étrange histoire, elle a démarré à la fin du XIX ème siècle, on l'a nommé "le Trésor de l'abbé Saunière" !
Sachez que cette histoire de trésor à fait naître des passions que vous n'imaginez pas, qui dit or, dit chercheur dans tous les sens du terme, et ils sont nombreux à tel point qu'il a fallu interdire par un arrêté municipal datant du 25 juillet 1965, toutes fouilles dans le village et ses environs. Il y a deux librairies dans ce minuscule village, et des livres sur l'abbé Saunière il s'en vend chaque année des milliers.
Mais je l'aime cette histoire passionnante, Jules Vernes aurait pu l'inventer d'ailleurs il aurait consacré à cette affaire un roman crypté intitulé "Clovis Dardentor", Jean-Christophe Grangé aurait pu aussi l'avoir dans sa biographie, mais celle-ci est bien réelle !
George Sand est souvent venue au village, François Mitterrand président de la République aussi est venu visiter le lieu le lundi 2 mars 1981, quinze jour avant son élection à la présidence de la Répuplique.


Le président de la République François Miterrand se rendit à Rennes le Château, guidé par M. Lambège alors maire de Rennes et de M. Capdeville, président du conseil général de l'Aude. Perplexe devant l'énigme, il a tenu à visiter le domaine de l'insolite abbé Bérenger Saunière ...

François Miterrand devant le diable Asmodée gardien de l'église Sainte Madeleine de Rennes le Château, il se fit conter l'histoire de ce lieu historique et les légendes trésoraires qui le hantent. Le président de la République admirant le paysage depuis la tour Magdala a déclaré "être pénétré de la beauté des paysages et de ces villages de l'Aude" ...
 
Rennes le Château très tôt le matin, le temps est nuageux, mais les éclaircies reviennent
 
Rennes le Château dans un calme serein !

Laissez la voiture sur le parking en bas du village, allez-y à pied pour en profiter au maximum.
Vous y êtes à Rennes le Château, juste après le panneau, virage à gauche on entre dans le village !


L'entrée du village, remarquez à droite le panneau rappelant que les fouilles sont interdites sur tout le territoire de la commune.

En venant du Sud / Est, de Rennes les Bains à pied, vous apercevez le domaine de l'abbé Saunière avec la tour Magdala, légérement à gauche.

Après avoir découvert l'environnement du site, nous allons entrer dans le vif du sujet.

Sur l'ensemble des 6 articles consacrés à Rennes le Château, je vais vous présenter plus de 130 photographies pratiquement toutes légendées ...


 

Par Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 06:00

Un mythe prend son vol

Rien de tel qu'une bonne carte IGN pour situer le lieu.
Extrait de la carte IGN 2347 OT au 1/25 000 ème.

Vue aérienne, vous apercevez le côté Est de Rennes le Château.

Autre vue aérienne, côté Sud de Rennes le Château.

Ainsi commence cette histoire vraie,

Rennes le Château culmine à 500 mètres d'altitude, situé entre Limoux et Quillan, au sud de Carcassonne, en plein Razès. Construit au sommet d'un antique oppidum, le village actuel a succédé à un bastion wisigoth. Capitale régionale à l'époque de Charlemagne sous le nom de Rhedae.
En 1258, l'antique capitale du Rhedesium prend le nom de Rezea, en 1307 Redde, en 1347 Reddis le nom change sur les archives étudiées. Vers la fin du XIV ème siècle l'héritière de Jacques de Voisins, Jeanne, épouse Sicard de Marquefave. En dot, elle apporte l'ancienne capitale du Razès. De leur union naquit une fille, Blanche, qui le 3 juin 1422 épousa Pierre Raymon d'Hautpoul, sa famille possédait des biens dans le Razès depuis le XI ème siècle.

Pierre Raymon d'Hautpoul devient ainsi seigneur de la baronnie de Rennes.
Les Hautpoul seront les derniers seigneurs de Rennes le Château, c'est une des familles les plus anciennes du Languedoc.

Un siècle s'écoulera, puis pendant quarante années de 1560 à 1596, les guerres de religion vont faire rage dans toute la France et dans l'Aude en particulier. En 1573 les huguenots épargnent le château des Hautpoul, mais détruisent totalement le village de Rennes le Château et une partie de l'église Sainte Marie Madeleine.
Dépeuplée par la ruine, la peste et la disette, Rennes le Château ne se releva qu'au début du XVII ème siècle pour ressembler à ce que l'on connaît aujourd'hui. Plusieurs générations de la famille des Hautpoul vont se succéder dans le château de Rennes le Château.
L'église Sainte Madeleine était autrefois la chapelle des seigneurs de Rhedae, ancien nom je le rappelle de Rennes le Château. elle a été consacré en 1059.


Blason des Hautpoul

d'or à deux faces de gueules, accompagnés de six coqs de sable, crêtés et pattés de gueules, posés 3, 2, 1

 

 En allant vers l'église Sainte Madeleine, vous passez devant le château des Hautpoul sa construction remonte au XV ème siècle.

 
En novembre 1732, François d'Hautpoul, chevalier marquis de Blanchefort, baron de Rennes et du Bézu, épouse une jeune orpheline de 19 ans, Marie de Nègre d'Ablès, Damoiselle de Niort et de Roquefeuil prés de Belcaire.

De cette union naquirent trois enfants :
- Marie d'Aussillon née en 1733 qui épousa en 1752 Joseph Marie de Hautpoul-Félines, marquis de Hautpoul.
- Marie Anne-Elisabeth née en 1735, elle ne se maria pas.
- Marie Gabrielle de Blanchefort née le 5 avril 1739 épousa en 1767 Paul François Vincent de Fleury.

La mère qui avait perdu son époux, Marie de Nègre d'Ablès vivait humblement avec sa fille Marie Anne-Elisabeth dans le vieux manoir de Rennes le Château.
En janvier 1781, l'héritière des Hautpoul de Blanchefort est sur le point de mourir. Elle décide de confier un secret d'une importance considérable à son confesseur, l'abbé Antoine Bigou, lui faisant promettre de garder le secret.
Dame de Blanchefort s'éteignit le 17 janvier 1781. L'abbé panique, ne pouvant garder un si lourd secret, il fait graver sur une dalle l'épitaphe de la défunte. Cette épitaphe est codée afin de permettre de trouver le lieu où il a caché le secret. Sa fille Marie Anne-Elisabeth, décèdera à l'âge de quatre vingt six ans le 20 mai 1820.

 

 

 La fameuse dalle avec l'épitaphe de Marie de Nègre d'Ables, gravée par l'abbé Bigou,
entreposée dans le musée de Rennes le Château installé dans le presbythère que vous visitez, ainsi que la villa Béthania, les jardins et la majestueuse tour Magdala qui a belle allure dans le paysage.

Transcription de l'épitaphe composée au XVIII ème  siècle par l'abbé Bigou
il y a dissimulé dans le texte, une clé numérique qui permet de découvrir  la signature de l'abbé.

 

Un siècle plus tard après le décès de Dame de Blanchefort Marie de Nègre d'Ablès, le 1er juin 1885 exactement, un nouveau curé arrive au village de Rennes le Château qui ne compte que 300 habitants à cette époque (de nos jours, ils ne sont que 70).
Il se nomme Bérenger Saunière, il a 33 ans, âge symbolique pour un prêtre. Saunière est né le 11 avril 1852 place du Grifoul à Montazels, petit village pauvre situé juste à coté de Couiza distant de quelques kilomètres de Rennes (4km). Il est l'aîné d'une famille de notables, son père est le régisseur du marquis de Cazemajoux. Ayant des prédispositions, Bérenger Saunière entre au séminaire de Carcassonne, il est ordonné prêtre le 7 juin 1879.
Il démarre sa carrière ecclésiastique comme vicaire à Alet-les-Bains le 16 juillet 1879, puis curé du village du Clat le 16 juin 1882, situé dans le pays de Sault. Sa vive intelligence fut remarquée par son évêque, Monseigneur Billard qui le nomme professeur au séminaire de Narbonne. Mais avec son caractère impétueux, fougueux, et il le montrera toute sa vie durant, il perd son poste et c'est ainsi qu'il est nommé le 1er juin 1885 curé au village de Rennes le Château, non loin de son village natal, de sa famille et de ses amis. C'est un bel homme, grand, athlétique, avec un charisme qui s'exerce sur son entourage et plus particulièrement sur les femmes.

Sa nomination est loin d'être une sinécure, depuis des décennies, l'église délabrée n'est plus entretenue, elle menace de s'écrouler (des rapports d'architecte en font foi dés 1845) et pour parfaire le tout le presbytère est insalubre. La commune qui a en charge son entretien ne peut faire face aux dépenses. On comprend pourquoi qu'aucun curé n'avait occupé le lieu depuis deux ans !

L'abbé Bérenger Saunière, sur cette photo prise dans le musée de Rennes le Château, il a une quarantaine d'années.


1885, cette année de prise de poste du curé, est une année d'élection législative, et l'abbé prend position violemment lors de ses sermons, et appelle à voter conservateur, partie monarchiste. Il sera sanctionné, 6 mois de suspension de revenu. La situation financière se complique pour lui, jusqu'au point qu'il a recours à quelques secours alloués par l'évêché, sinon il n'aurait pas pu joindre les deux bouts. Néanmoins, la comtesse de Chambord dans sa bonté, ayant eu écho de sa prise de position monarchiste lui offre une somme de 3000 Fr or. L'abbé décide d'entreprendre rapidement des travaux de réfection dans son église, pour parer au plus pressé.
C'est précisément pendant cette réfection urgente, que son aventure va commencer !
Avant de vous raconter la suite, nous sommes arrivés près de l'église Sainte Madeleine, voici des photos de l'environnement de notre curé, l'abbé Saunière ... 


J'ai réalisé un plan de situation du domaine afin que vous puissiez vous orienter et situer tous les éléments présentés en photo dans les articles qui vont suivre ...


Après avoir traversé tout le village, vous arrivez à une intersection et sur la droite, une petite ruelle, avec devant vous le porche de l'église Sainte Madeleine et juste à gauche il y a une autre petite ruelle c'est la rue Béthanie, et vous pouvez apercevoir la villa Béthania, résidence construite aussi par l'abbé Saunière, que l'on voit mieux sur les photos suivantes.

Voici un angle de vue où l'on aperçoit la villa Béthania, c'est une villa très cossue dans ce petit village perdu à l'époque !

A droite la villa Béthania de l'abbé, en face de la villa sur la gauche, il y a le jardin potager.

L'entrée principale de la villa Béthania, vous pouvez visiter le RDC, on y accède à partir du jardin du presbytère, je vous la présenterai sous d'autres angles, plus tard ...

Approchons le porche de cette église qui cause bien des tourments.
A gauche, vous apercevez une arche, c'est l'accès au presbytère transformé en musée où est raconté l'histoire de notre curé et, où sont exposées des choses très intéressantes.

Partie latérale Est de l'église avec son entrée à gauche.

Photo du calvaire (photo détaillée dans la 3ème partie), au fond la porte du cimetière et le reposoir ...

L'entrée du cimetière située à droite, contiguë à l'église.
Le cimetière ne se visite pas, il est fermé à clé car il ya eu des vols et des dégradations les gens ne respectent rien, par exemple, le coeur gravé sur la tombe de Marie Denarnaud a disparu.

Zoom au dessus de la porte du cimetière de Rennes le Château, ... cela rassure !
Un crâne qui vous sourit de ses 22 dents et en dessous, sur le linteau cette inscription "Memento hommo quia pulvis es et in pulverem reverteris" qui veut dire : "
Souviens-toi Homme que tu es poussière et que tu redeviendras poussière"

Grotte dédiée à Sainte Marie Madeleine réalisée par l'abbé Saunière avec des pierres de la campagne environnante, qu'il a lui-même ramené dans une hotte portée sur son dos lors de ces balades. Il était costaud le gaillard. Malheureusement la statue de Marie Madeleine a été volée !

L'accès au petit calvaire situé à droite avant l'entrée de l'église Sainte Madeleine.

Statue de la vierge Notre Dame de Lourdes placée par l'abbé Saunière sur un pilier sculpté d'époque wisigothique, qu'il a déplacé lors de ces travaux dans l'église. C'est un des  piliers qui soutenait le maître autel. L'original se trouve dans le musée. Dans la 5ème partie vous verrez une photo de l'abbé posant près de ce lieu dans les années 1900 ...

Gros plan sur la copie du pilier wisigoth transformé en piédestal, ce pilier a été inversé, l'alpha et l'oméga symboles de l'infini chrétien se trouvent inversés, juste au-dessus de "Mission". Celui-ci, est creux en partie, beaucoup d'ouvrage le site comme ayant contenu les fameux parchemins, c'est une erreur ! Des parchemins se trouvaient aussi dans un balustre creux en bois massif dont voici la photo ci-dessous ...

Le voici le balustre creux où Saunière découvrit aussi des parchemins.

Le fronton de l'entrée de l'église Sainte Madeleine

Fronton et tympan très ouvragé, au dessus de la porte de l'église Sainte Madeleine.

Sur le fronton du porche on peut y lire l'inscription suivante : "Terribilis est locus iste" traduction :"ceci est un lieu terrible"
Le rébus du tympan "triangle Rose + Croix" situé au dessus du porche de l'église Sainte Madeleine.

Magnifique porte de l'église en bois massif très ouvragé.

Détail d'une des sculptures de la porte de l'église Sainte Madeleine.

Au fur et mesure que vous découvrez ces photos, observez le raffinement de l'ensemble du domaine et de l'église Sainte Madeleine, le tout payé par un curé de campagne, étonnant non !




 



Par Jean-Pierre LAGACHE
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