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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 06:00

Un diable dans une église, ce n'est pas commun !


Dés que vous franchissez le porche de l'église Sainte Madeleine, sur votre gauche, Asmodée le diable boiteux, ailé et cornu monte la garde !
Il est plié sous le poids du bénitier. Asmodée était le gardien du trésor du temple de Jérusalem. C'est un démon de la bible.
Dans sa main droite, il devait tenir une fourche, instrument que tous les diables possèdent, c'est bien connu ...


Regard et expression terrifiante, bonjour l'accueil ...


L'abbé Saunière avait l'art de la mise en garde et de la mise en scène,  je ne connais pas le nom du sculpteur, mais, c'est une assez belle représentation de ce diable mythique, il fait de l'effet le bougre !
C'est la maison Giscard qui se trouvait à Toulouse, qui confectionna  le diable, et d'autres décors de l'église, elle produisait des statues religieuses.


Un plan un peu plus large sur Asmodée, au-dessus du bénitier surmonté de deux salamandres encadrant les initiales "BS" pour Bérenger Saunière, il y a des statues, représentant, les "quatre frères zélées de la Rose + croix" voir la photo suivante ...
Une remarque quand vous irez sur place, évitez de toucher le diable car il subit des dégradations, il y a quelque temps, il a fallu le mettre sous verre pour le protéger, c'est dommage et ce n'est pas l'idéal pour prendre des photos, donc respectez l'ensemble du site, touchez avec les yeux uniquement.


Les quatres anges surmontant le diable Asmodée. A leurs pieds, l'inscription : "par ce signe tu le vaincras".


Parmi les travaux entrepris, il fait déplacer l'ancien maître-autel qui reposait sur deux piliers wisigothiques sculptés. L'abbé utilisera un pilier par la suite pour en faire le socle d'une vierge de Lourdes visible aujourd'hui près du seuil de l'église, à gauche. L'un d'eux s'avère qu'il était creux, mais l'espace ne peut contenir quatre parchemins cachés dans des cylindres en bois. Il y a des divergences sur ce point. Je pense que les parchemins étaient dissimulés dans un balustre en bois de l'ancienne chaire, plus facilement manipulable par un homme seul (voir photo, dans la partie n°2). Il va de soi que notre abbé a des connaissances latinistes, il est fortement intrigué par la présentation très particulière des textes. Deux seulement nous sont parvenus, aujourd'hui encore, ils étonnent les chercheurs.

Retranscription de l'un des manuscrits réalisée sur calque par l'abbé Saunière sur les conseils de Monseigneur Billard qui seront remis au maire du village ...
Sur celui-ci, l'écriture est principalement en style ancien dit oncial. On pense que les techniques de codage utilisées ici sont d'origine médiévale.
L'auteur avait des connaissances en latin et en grec, c'était donc un érudit ou un membre du clergé. Le déchiffrement de ce texte n'a jamais été convainquant.

Seuls, deux des quatres manuscrits retrouvés à Rennes le Château ont été publiés. Que sont devenus les deux autres ? Contenaient-ils des précisions sur la localisation du trésor ? Il nous manque des pièces au puzzle, ces pièces, l'abbé Saunière les avaient surement trouvées. Il a voulu garder le trésor pour lui seul, après tout, si vous l'aviez trouvé, iriez-vous le crier sur les toits, au risque de ne pas toucher un sou ?


Un deuxième manuscrit sur calque, les originaux que sont-ils devenus, personne ne les a  jamais vus ?
La transcription a t'elle été parfaite ?
Les originaux ont soi-disant, été présentés en 1893 aux experts de Saint Sulpice sur les recommandations de Monseigneur Billard, mais ce voyage à Paris de l'abbé Saunière comporte beaucoup de zones d'ombres. Donc, prudence sur les diverses suppositions qui sont évoquées dans divers ouvrages.
Jusqu'à présent ces documents sont toujours une enigme !

Le texte est en latin et, a été extrait des évangiles de Saint-Luc 6 Vs 1 à 4, mais il comporte plein d'erreurs par rapport à celui de la bible, des mots sont manquants ou ont été rajoutés. Certains pensent qu'il contient plusieurs messages codés. Si vous trouvez la solution, écrivez moi.

Saunière est un homme curieux, érudit, il va étudier ces parchemins, il est persuadé qu'ils sont cryptés et qu'ils recèlent un code secret. Ayant des connaissances en cryptographie (c'est prouvé, dans ses papiers personnels on a retrouvé un étrange manuscrit écrit de sa propre main qu'il a intitulé "sot pêcheur") mais malgré ses efforts, des nuits entières à essayer de dénouer cette énigme, en vain. Le maire du village informé de cette découverte lui réclame les parchemins, qu'il tarde à lui remettre. Sur les conseils de son évêque bienfaiteur Bérenger Saunière proposera des calques de ces parchemins, car il se propose de vendre les originaux à des collectionneurs parisiens afin de soi-disant financer la poursuite de ses travaux dans l'église.
En réalité, il montera à Paris en 1893 pour présenter les documents à des experts de Saint-Sulpice sur les recommandations de son évêque Monseigneur Billard qui lui aussi était intrigué par cette découverte. Pendant que les experts examinent les parchemins, notre abbé visite Paris, rencontre quelques grands noms de cette époque, il visite le Louvre et achète trois copies de tableaux, dont celle des "bergers d'Arcadie" de Poussin.

Le tableau de Nicolas Poussin "les bergers d'Arcadie"

 Il s'écoula trois bonnes semaines, les documents confiés, ne sont pas restitués, y a-t-il eu tractation avec des contreparties, cela n'a jamais été élucidé, nul ne le sait. Toujours est-il, que notre curé rentre à Rennes le Château, et c'est à ce moment qu'il a un comportement étrange. Il reprend les travaux dans son église, il fait soulever une large dalle située à même le sol au pied de l'ancien autel. Cette dalle appelée "dalle des Chevaliers" avait sur sa face cachée des motifs anciens gravés, authentifiée par les services historiques comme étant du VIII ème siècle, de l'époque carolingienne. Mais cette dalle recouvrait une tombe car deux squelettes sont mis au jour, ils avaient des entailles rituelles aux crânes, un gros pot rond en terre typiquement méridional fut aussi découvert, il était rempli de pièces brillantes. Les ouvriers qui l'interrogent, il leur dit que c'est des médailles religieuses sans valeur et il les congédie sans autre explication. L'abbé Saunière avait probablement trouvé un magot !

La dalle dite "des chevaliers" exposée dans le musée. Elle recouvrait une tombe sous le pavement de l'église. Ce bas relief est une plaque de chancel, elles apparaissent à l'époque de Charlemagne, c'est un élément de clôture qui séparait le coeur de la nef. Celle-ci date de fin du VIII ème siècle.

Les travaux reprennent, mais dans le cimetière, sous prétexte d'un réaménagement faute de place l'abbé se met à fouiller le cimetière de fond en comble, il fait exécuter des excavations de plusieurs mètres de profondeur.
Dans la nuit, clandestinement il effectue des travaux étonnants, aidé par sa nouvelle bonne, Marie Dénarnaud, il déplace des tombes, efface des inscriptions gravées par l'abbé Bigou sur la pierre tombale de Marie de Nègre d'Ablès, dont je vous ai parlé dans la 2ème partie. Ce message codé l'abbé Saunière serait-il parvenu à le déchiffrer ?
L'abbé Saunière avait pris pension dans une nouvelle famille du village, les Dénarnaud. Et c'est la fille de cette famille qui deviendra la bonne du curé, jeune, jolie, bonne cuisinière, les ragots vont bon train, mais elle restera avec dévouement au service du prêtre toute sa vie. Pendant 10 ans l'abbé Saunière restera un pauvre curé, et un changement radical se produisit, il semble disposer d'une fortune inépuisable et on s'en rend rapidement compte dans le village. L'église est entièrement refaite ainsi que le presbytère qui étaient en ruine depuis un siècle. Tout est refait, du sol au plafond, toiture neuve, décoration intérieure étrange, on se sent intrigué dans cette église, je vous épargnerai la liste des étrangetés relevées dans cette décoration peu commune, renfermerait-elle un message occulte ?

Un calvaire est édifié par l'abbé Saunière en l'honneur de la visite de son protecteur, Monseigneur Billard le 6 juin 1897.
Vous l'apercevez à votre droite avant de pénétrer dans l'église, prés de la grotte dédiée à Sainte Madeleine.


En 1897 Monseigneur Billard lors d'une visite pastorale pour voir l'incroyable restauration, est pris d'un vertige lorsqu'il pénètre dans l'église, après un prompt discours il repartit pour ne plus jamais revenir. L'abbé avait fait graver en haut du porche de l'église cette phrase comme un avertissement, "Terribilis est locus iste", ce lieu est véritablement terrible. Asmodée n'a pas arrangé l'effet sur Monseigneur ...
Je vais vous présenter quelques photos intéressantes de l'intérieur de l'église Sainte Madeleine, la décoration a été  pensé entiérement dans le moindre détail, par l'abbé Saunière, vous me direz c'est normal, c'est lui qui a payé.

Le fond de l'église avec le confessionnal, la grande fresque au-dessus et le chemin de croix commandé par l'abbé Saunière le 20 novembre 1896 aux ateliers Giscard à Toulouse. Moulages (1,26 m x 0,60 m) le chemin de croix est représenté, par 14 tableaux. Elles sont fantaisistes dans la représentation et bon nombre d'églises possèdent le chemin de croix inversé. Les "stations" du chemin de croix sont les étapes du chemin parcourue par jésus lors de sa montée au calvaire. Se sont les franciscains au XIV ème et  XV ème siècle qui sont à l'origine de cette représentation. Sur cette photo de gauche à droite vous avez les stations IX - VIII - VII et VI.

Au-dessus du confessionnal de l'église l'abbé a fait sculpter sur le fronton, que l'on aperçoit ici, un berger et sa brebis évoluant dans une grotte, a t'il voulu remémorer l'épisode du berger Paris survenu en 1645 ?

Un jour de printemps 1645, Ignace Paris vieux berger de Rennes rentrant son troupeau s'aperçut qu'il lui manquait une brebis. Il retourna où les bêtes avaient passées la journée. Il entendit bêler, l'appel venait de la terre. S'approchant, il vit que l'animal était tombé au fond d'un trou. Il descendit dans l'excavation, mais l'animal apeuré s'engouffra plus profondément dans un étroit boyau sous terre. Le berger s'y glissa tant bien que mal, c'est à ce moment là dans le noir, qu'il heurta des objets, en tâtonnant il saisit des pièces de monnaie, continuant sa progression, il toucha des ossements humains, effrayé il prit peur et rebroussa chemin. De retour à Rennes le Château la chose se sut dans le village et le seigneur Henry de Hautpoul fit saisir le bergé et le soumit à la question pour lui faire avouer l'origine des pièces d'or qu'il avait trouvées. Le vieux bergé succomba sous les coups de ses bourreaux sans avoir indiqué le lieux de sa découverte. Le seigneur furieux fit exécuter les bourreaux malhabiles.
Le berger était-il tombé dans l'une des galeries de l'ancienne citadelle de Rhedae ? Une légende est née.


Gigantesque fresque recouvrant tout le mur du fond de l'église, avec ces inscriptions "Laissez venir à moi ceux qui souffrent". Noter la bourse crevée en bas à gauche, est-ce un signe ? ...

Voici trois plans larges de l'intérieur de l'église Sainte Madeleine

A gauche la statue de Saint Antoine Ermite, la chaire , on y accède par un escalier caché qui juxte le mur de l'église.


Le chemin de croix, les stations IX  ( jésus tombe pour la 3ème fois) et VIII ( jésus console les filles de Jérusalem).
 
A gauche Saint Marie Madeleine et à droite Saint Roch

Statue de Sainte Madeleine, entourée des "stations" (de droite à gauche) XII et XIII. 


Statue de Sainte Germaine, originaire de Pibrac, près de Toulouse, elle était une bergère très pieuse et priait dans la boue devant un buisson. Un jour un ruisseau se divisa devant elle pour lui laisser le passage.

Au centre l'autel, à gauche la chaire, à droite Saint Antoine de Padoue porté en triomphe par quatre anges. Saint Antoine devint le "Marteau des Hérétiques" en combattant les Cathares, puis enseigna à Montpellier, où il composa les "Homélies sur les Psaumes". On invoque Saint Antoine de Padoue pour retrouver les choses perdues.
Au fond, vous apercevez le vitrail de Marie Madeleine et la voûte étoilée.

Gros plan sur la chaire, d'où l'abbé faisait ses sermonts et apostrophait ses fidèles paroissiens pour les remettre dans le droit chemin ...

  La statue de Saint Roch, il était issu d'une grande famille de Montpellier, il possèdait de naissance un signe distinctif qui était une croix rouge sur la poitrine. Mort dans la misère et l'ignorance, c'est ainsi que l'on identifia son cadavre.  De part et d'autre, de droite à gauche les "stations" X (jésus dépouillé de ses vêtements) et XI (jésus cloué sur la croix).

Le maître autel, au pied de celui-ci sous le tableau, il y avait autrefois un pannonceau avec des inscriptions voulues par l'abbé "JESU. MEDELA. VULNERUM + SPES. UNA. PENITENTIUM. PER MAGDALAN AE. LACRYMAS + PECCATA. NOSTRA. DILUAS." la graphie est curieuse, cette légende latine ne devrait pas comporter de points ...

Sous le maître autel, tableau représentant Marie Madeleine agenouillée. Cette fresque a été peinte par l'abbé lui-même.
Le maître autel se trouve exactement à l'emplacement où l'abbé découvrit  le tombeau sous la dalle dite "des chevaliers" ...

Les quatre anges surmontant le bénitier et le diable Asmodée, remarquez en bas, les initiales BS pour Bérenger Saunière. Soyez attentif ! Que font ces anges ? Ils se signent de la main droite, "par ce signe tu le vaincras".

A gauche la statue de Saint Joseph et derrière l'autel un magnifique vitrail réalisé par Henri Feur peintre vitrier de Bordeaux, dont vous pouvez voir un agrandissement ci-après ...

Vitrail représentant Marie Madeleine au pied de  jésus.

Retour vers la porte d'entrée pour admirer encore une fois cette magnifique composition.

nota : tous ces articles seront certainement complétés par la suite ...


 
Par Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 06:00


Asmodée le démon, "Attention ! " semble t'il crier, "je vais vous dévoiler un terrible secret ..."

Après être sortie de l'église sur votre droite vous avez l'accès au presbytère dans lequel a été installé le musée, sur deux étages. De nombreux documents y sont exposés ainsi que de nombreux objets, des vitrines et des parures religieuses ornent les murs. Et bien sûr, l'histoire est racontée en détail.
Je ne vais pas vous montrer énormément de photos du musée, je vous laisse la surprise de découvrir les lieux quand vous irez sur place !

Reconstitution de la cuisine du presbytère de l'époque, avec l'abbé et Alexandrine Dénarnaud la mère de Marie. Saunière vivait essentiellement dans son presbytère, la villa Béthania servait pour les invités, nombreux pendant une période, et que du beau monde !

Alexandrine Dénarnaud la mère de Marie assura au début le service de l'abbé ... 

L'abbé lisait énormément, il avait installé sa bibliothèque et son cabinet de travail dans la tour Magdala. Il avait acheté des ouvrages luxueux qui ont été vendus après sa mort, c'est dommage nous n'avons aucun inventaire de cette vente, il aurait été intéressant de connaître en détail les livres que contenait cette bibliothèque qui devait étre superbe, nous visiterons celle-ci dans l'article suivant ...

Les personnages réalisés par le musée Grévin à Paris, sont d'un réalisme surprenant, c'est l'entrée en matière du musée ...


Marie Dénarnaud, elle avait 24 ans quand Saunière la prit à son service, elle lui restera fidèle toute sa vie.
Les portraits de Saunière (article 3) et celui-ci,  je les ai photographié dans le musée.

Voici une plainte, déposée par les paroissiens à la mairie, contre l'abbé Saunière suite aux déplacements de tombes et travaux dans le cimetière sans autorisation. De nombreux documents sont visibles dans le musée, parmis lesquels nous pouvons contempler, des notes, des carnets de comptes de l'abbé etc ...


Voici le pilier wisigothique original dans la bonne position, il a été raccourci par l'abbé qui l'avait à l'époque installé à l'extérieur comme la copie actuelle, celui-ci se trouve dans le musée.


Parures religieuses de grande qualité ayant appartenues à l'abbé Bérenger Saunière.

Saunière pose pour la postérité sur le parvis de son église en 1905. Le bréviaire qu'il tient dans la main est celui avec lequel il a été enterré. Le prie-dieu sur lequel il s'appuie est visible dans la villa Béthania.

L'abbé devant le pilier de l'ancien maître autel qui fut tranformé en piédestal pour Notre Dame de Lourdes.
Cette photo datant des années 1900, fait partie de la trentaine de cartes postales que l'abbé fit éditées pour la vente aux visiteurs.

Bérenger Saunière continuera à dépenser des fortunes sans compter, mais cette fois pour son compte personnel.
En 1899, il décide la construction d'un domaine, face au presbytère, la villa Béthania dont les travaux commence en 1901 et la tour Magdala d'allure néogothique, abritant son bureau et sa bibliothèque sort de terre. Une magnifique terrasse belvédère surélevée reliant la tour et une serre pour les orangers, offre une vue extraordinaire jusqu'aux massifs pyrénéens. Le soir venu, l'on peut voir, s'allumer les feux de vingt-sept villages dans ce panorama qui s'offre à vous !
Les travaux seront définitivement achevés en 1906.
Tout cela lui a coûté des sommes colossales, l'ameublement est luxueux, mais il ne ralenti pas, il continue son train de vie, il offre des réceptions et reçoit tous les notables de la région, dont le député ainsi que le ministre des arts de l'époque M. Dujardin-Beaumetz. Plus surprenant encore, il reçoit un invité de marque, un des membres de la famille des Habsbourg régnant sur l'empire d'Autriche-Hongrie. Pour un pauvre curé, cette vie surréaliste va durer des années !
Monseigneur Billard qui protégeait l'abbé décède en 1901, Monseigneur Beauséjour lui succèdera, il va enquêter, mais les choses bougeront seulement en 1908, l'abbé Saunière est sommé de s'expliquer sur la source de ses revenus. L'abbé résiste, traîne un peu les pieds, invente des excuses, il fournit des certificats médicaux prétextant qu'il ne peut se déplacer aux convocations de son évêque. En 1909, la sanction tombe, l'évêché annonce à Bérenger Saunière sa mutation à la cure de Coustouge.
Bérenger accueille cette nouvelle fraîchement, il envoie un courrier "je ne peux quitter une paroisse où mes intérêts me retiennent" et il joint sa démission à compter du 28 janvier 1909. Mais l'église ne l'entend pas ainsi et lui intente un procès canonique pour trafique de messes.
L'affaire va naturellement s'envenimer et cela va durer des années, de condamnations en appels, le petit curé de campagne tient bon. L'évêché obtient une condamnation le 5 novembre 1910, il est suspendu de ses fonctions, l'affaire est portée à Rome. Les instances pontificales finissent par donner raison au prêtre, mettant fin à de longues années de procédures. Nous sommes alors en 1915.
L'abbé a beaucoup souffert de cette affaire, l'âge commence à se faire sentir, c'est le début de la première guerre mondiale, malgré tout il échafaude de nouveaux projets plus grandioses encore, il désire même financer la nouvelle route en bitume qui mène au village, qu'importe le prix, les plans sont dressés, les démarches entreprises.
Le 17 janvier 1917, l'abbé Saunière fait une attaque d'apoplexie sur le porche de sa bibliothèque, il décèdera quelques jours plus tard, le 22 janvier à 5 heures du matin.
L'émotion est immense dans le village, il est mis en bière et porté en terre dans le cimetière avec tous les honneurs.
L'ouverture de son testament est à l'origine d'une curieuse découverte tous ses biens sont au nom de sa fidèle bonne, Marie Dénarnaud. Ainsi l'évêché n'aura rien du prêtre !
Seule, Marie connaissait la vérité.
A la fin de sa vie elle confirmera que l'abbé avait trouvé un trésor sans en dire d'avantage, elle meurt le 23 janvier 1953 en emportant avec elle tous ses secrets.


portrait de l'abbé

Autre portrait de l'abbé datant de 1893, photo prise lors de son voyage à Paris, il a 41 ans.

Ce n'est pas fini, je pensai faire 5 articles mais au final, il y en aura 6 car j'ai énormément de photos à vous montrer. Il est préférable de les décomposer pour éviter des temps de chargement des pages trop long. Je prévilégie de vous présenter des photos avec une résolution convenable pour un confort visuelle de qualité. Et cette décomposition, me laisse le temps de les élaborer et je vous les livre au fur et à mesure.

Dans les articles suivants, nous visiterons le domaine, la villa Béthania, la tour Magdala, les jardins, les panoramas, donc un peu de patience, le temps de mettre en forme ceux-ci. Je reçois des messages "alors c'est pour quand la suite".

Merci pour votre fidélité et vos encouragements ...


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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 05:00

La tour Magdala réalisée par l'abbé Saunière tel que l'on peut la voir de l'extérieur du domaine, cette petite forteresse a un petit côté féminin ... aux proportions très équilibrées, on a l'impression qu'elle sort d'un conte de fée ...

Elle n'est pas belle cette tour Magdala ?
Magdale en hébreu ancien signifie "Tour"

Je vous  propose diverses photos de cette tour insolite, parfait mirador. Profitez-en aucun site ne vous la présentera avec autant de photos sous des éclairages différents ...


La tour Magdala, bibliothèque et cabinet de travail de l'abbé Saunière. C'est là, qu'il passait ses journées à la fin de sa vie.

Entre 1906 et 1908, l'abbé va garnir les rayons de son cabinet de travail.
Il va faire venir un relieur de Castelnaudary, Henri Barret, qui restera trois mois sur place, pour relier, revues, journaux (L'illustration, La Veillée des Chaumières, etc ...). L'abbé était abonné à de nombreuses publications
.

Vous n'êtes pas sur la terrasse de la tour, mais la vue est déjà très belle et s'offre à vous pour la contemplation sur la chaîne pyrénéenne !

Voici les 3 articles qui furent à la une de "La Dépêche du Midi" pendant trois jours, en janvier 1956.
C'est à partir de ce moment là, que la médiatisation de cette affaire prit son essor.
Ensuite, le journal "Détective" s'en fait aussi l'écho, mais à l'échelon national, le résultat ne se fait pas attendre, les touristes de la France entière affluent dans la région ...





Comment et pourquoi cette affaire locale de trésor a-t-elle pris une telle ampleur ?

Après le décès de Marie Dénarnaud, Noël Corbu achète le domaine de l'abbé Saunière qu'il avait en viager depuis 1945 et en 1956, le transforme en hôtel, l'Hôtel de la Tour, or Rennes le Château c'est le bout du monde et pour faire venir la clientèle, Noël Corbu excellent conteur, il se met à raconter l'histoire de fabuleux trésor de l'abbé Saunière. Il ne se contente pas de raconter cette histoire à quelques clients de passage, il en fait littéralement la promotion dans des articles de la presse locale comme la "Dépêche du midi", le rêve est en marche.
Les chercheurs de trésor affluent et se mettent à creuser partout.
Un premier livre "L'or de Rennes"concernant l'affaire sera publié en 1967, écrit par Gérard et Sophie de Sède, se fut un succès commercial énorme. Dans un premier temps, la notoriété de l'abbé Saunière fut nationale et devint internationale suite à la traduction du livre en plusieurs langues.
Seul un ouvrage le dépassera en nombre de tirages, il s'intitule "L'énigme sacré".
Le mythe de Rennes le Château a fait surgir tout un tas d'hypothèses extraordinaires sur l'origine de cette fortune tombée du ciel, l'abbé Saunière se serait enrichi grâce à la découverte du trésor des cathares, des templiers, d'Alaric, du berger Paris, de Blanche de Castille caché en février 1250, à moins qu'il n'est été financé par la famille de Habsbourg, par une mystérieuse société secrète, qu'il n'est découvert l'Arche de l'Alliance ou un secret religieux tel que le mariage de Jésus et de Marie-Madeleine ... etc. Vous voyez les hypothèses ne manquent pas, mais absolument invérifiables comme il se doit. On a écrit que le Prieuré de Sion était dans le coup, mais sachez que l'existence et la création du Prieuré de Sion en France est tout simplement postérieur à cette affaire.
A la question, l'abbé Saunière a t'il réellement trouvé un trésor, la réponse est oui !
Je vais vous dire, l'hypothèse la plus vraisemblable, l'abbé Bérenger Saunière a effectivement trouvé un trésor il n'y a aucun doute sur cette question. Il a bel et bien trouvé, parchemins et pièces de monnaies, qu'il a su négocier à prix d'or du fait de l'importance de ceux-ci. Par la même occasion il a aussi vendu son silence sur cette trouvaille et sur le nom du ou des acquéreurs.
Dans le sol de l'église, il y avait bien un tombeau seigneurial, une crypte, après recherche, les archives révèlent que le 30 mars 1705 c'est dame Anne Delsol qui est inhumée dans l'église, le 24 octobre 1724, c'est Henry de Vernet à son tour, tout ceci est noté dans le testament des H. Hautpoul du 24 octobre 1724, ce tombeau fut condamné en 1740 car il était complet.

Pour info :
Déodat Roché, illustre personnage, éminent spécialiste de l'histoire des cathares, né a Arques en 1877 (voir mon article page 13 du site) a connu personnellement l'abbé Saunière. Le médecin de l'abbé, ainsi que son notaire faisaient aussi parties de la famille de Déodat Roché. Le village d'Arques est tout proche de Rennes le Château. L'abbé les avait t'il interrogés sur cette affaire, c'était-il renseigné sur l'histoire de la région auprès de Monsieur Déodat Roché ?
  
Revenons à l'intérieur du domaine, après avoir visité le musée, vous sortez dans le parc du domaine, dirigez vous sur la gauche vous verrez une véranda aux baies de couleurs, c'est l'entrée de la villa Béthania qui donne sur les jardins ...


 La villa Béthania, vue de la petite ruelle montante que vous avez entrevue sur les photos dans la 2 ème partie ...

Vue sous un autre angle de la villa de l'abbé Saunière ...

Façade Est, de la villa Béthania dont la construction a débutée en 1901 ...

Zoom sur le christ rédempteur sur la façade de la villa Béthania ...

L'entrée principale de la villa donnant sur la ruelle Béthanie. L'abbé continua à vivre dans le modeste presbytère. La villa lui servait à loger ses invités.

Le presbytère et le clocher de l'église à gauche de la villa Béthania, cette photo a été prise dans les années 1905, la villa venait d'être terminée, la facture des papiers peints date de cette époque. La villa a été photographiée de la tour Magdala à peine terminée. L'abbé avait fait réaliser un jardin magnifique avec des palmiers, c'était inhabituel dans cette région aride rocailleuse, où il n'y avait pas l'eau courante, qu'à cela ne tienne ! Il était écolo avant l'heure, puisqu'il fit construire deux citernes afin de récupérer l'eau de pluie des toitures.  Il réussit à créer un véritable oasis de verdure et de fraîcheur avec des fontaines alimentées par ces citernes.
L'abbé, avait fait éditer trente-trois cartes postales afin de les vendre aux curistes de Rennes les Bains qui venaient en balade dans sa paroisse.

Cette photo noir et blanc, du presbythère, du clocher de l'église et de la villa Béthania, date de 1958, au fond à droite, on aperçoit le château des Hautpoul.

Celle-ci date de 1968 elle a été prise de la tour Magdala, c'est un angle de vue que je n'ai pas pensé à prendre !

Vous pénétrez dans la villa par la véranda aux baies multicolores où l'abbé avait fait réaliser une petite chapelle privée ...

Les effets de lumières différents sur les baies de la véranda au cour de la journée donnent  de belles photos ...

en voici une autre , le soleil a disparu ...

Entrée de la véranda, l'autel de la chapelle privée se trouve à droite en entrant ...

L'autel de la chapelle privée de l'abbé Saunière sous la véranda ...

Les constructions terminées, il faut meubler la maison. Comme vous pouvez en juger sur ces photos, tentures, tapisseries, tableaux, argenterie et objets d'art emplissent la demeure. La plupart des factures de meubles sont adressées par la maison Noubel de Carcassonne à Mr L'abbé Saunière. Celui-ci les revendra officiellement à Marie Dénarnaud pour une somme dérisoire, tout en précisant dans l'acte de vente qu'il en conserve la jouissance sa vie durant.
Toujours le souci de mettre ses biens à l'abri et d'apparaître officiellement comme un pauvre curé de campagne ...

Le salon où ont été rassemblé des objets, vêtements de culte et mobiliers ayant appartenu à l'abbé Saunière.

Deux vitraux identiques ornent le dessus de la porte d'entrée principale qui donne sur la rue Béthanie.

Ces deux vitraux ont été posés à la demande de Bérenger Saunière. Ils sont illustrés de deux cœurs flamboyants splendides quand ils sont illuminés par le soleil levant.


Zoom sur le coeur flamboyant d'un vitrail de la villa Béthania.

La salle à Manger, le carrelage et le papier peint sont d'origine ...

Vue opposée de la salle à manger

Le salon de la villa où Bérenger Saunière recevait ses invités.
Le papier peint d'origine, est dû au talent du célèbre affichiste Mucha dont une oeuvre reproduite ornait également l'escalier. L'abbé ne se refusait rien !

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 06:00

Après avoir visité la villa Béthania, en sortant face à vous, vous apercevez la Tour Magdala au travers du feuillage des arbres ...



La tour Magdala, vue des jardins du domaine de l'abbé Bérenger Saunière. Le parc devait être mieux entretenu à l'époque, d'après ce que j'ai pu lire, mais il est très ombragé, c'est très agréable lors de fortes chaleurs.

Vous avez traversé le parc pour accéder au belvédère par ces escaliers, le dessous de cette terrasse avait été aménagée en cave à vin, il y avait des citernes récupérant l'eau de pluie par un ingénieux système, des réserves et une cuisine d'été. Pour créer les jardins, l'abbé fit tout remblayer avec des tonnes de terre meuble, car il n'y avait que caillasse, roches et vestiges d'une vieille citadelle à cet endroit, un travail énorme fut accompli.
Arrivé en haut de l'escalier, à gauche vous avez la tour Magdala et à droite la serre-orangerie (reportez-vous au plan de la 2ème partie).

Vous êtes sur la terrasse, l'entrée de la tour Magdala tel qu'elle se présente à vous du haut de l'escalier ...

On s'approche de l'entrée, (photo prise un autre jour, le temps est maussade),  je vous la montre car elle est symbolique en quelque sorte, c'est en effet ici, sur le pas de cette porte que Marie Dénarnaud a retrouvé l'abbé Saunière inanimé, victime d'une attaque d'apoplexie le 17 janvier 1917 ...

Photo opposée à la précédente, comme vous le voyez, la terrasse belvédère est assez impressionnante de par sa longueur, on peut apercevoir la région à plus de 270 degrés ...
Cette terrasse l'abbé l'avait faite protégée contre le vent de Nord-Ouest par des verrières à l'époque.

Vous êtes entré dans la tour Magdala par la porte à gauche sur cette photo, tout l'ameublement a été réalisé sur mesure avec des bois précieux, admirez le carrelage d'époque ...

Dans cette salle, l'abbé avait installé son cabinet de travail, il y avait son bureau et un magnifique fauteuil en cuir. Il était entouré de milliers d'ouvrages qui composaient sa bibliothèque. Il avait aménagé un petit nid très confortable avec une cheminée pour chauffer l'ensemble.

Dans la bibliothèque, il y avait la collection que l'abbé avait fait relié du "Petit Journal" ainsi que son recueil de sermons, il collectionnait les cartes postales il en possédait plus d'un millier ainsi que les photographies. Il acheta aussi une collection de 100 000 timbres. Nous ne connaissons pas , malheureusement en détail les ouvrages que contenait cette bibliothèque. Tous les livres ont été vendus après la mort de l'abbé.

C'est un menuisier d'Alet nommé Vila qui a réalisé toute la menuiserie de la tour Magdala, il lui a fallu toute une demi-journée pour décharger la bibliothèque à la gare de Couiza ...

Voici une anecdote concernant cette bibliothèque : Mr. Vila avait chargé ce meuble volumineux sur un chariot tiré par deux boeufs, mais le poids était trop lourd. Il décida d'atteler un cheval devant les boeufs. Ne perdez pas de vu, qu'à cette époque la route qui montait à Rennes le Château était très mauvaise. Mais on ne sait pourquoi, les bovins effrayés par les mouvements du cheval, lui administraire un coup de corne, qui blessa gravement le cheval. On dut l'abattre. L'abbé dédommagea Mr. Vila de ce triste accident.

L'escalier à vis qui vous mène en haut de la tour Magdala munie de créneaux, débouche dans cette échauguette. La vue y est superbe !

Autre photo de l'échauguette ...

Gaby et Jean-Pierre contemplant de la terrasse de la tour Magdala, point le plus haut du domaine, l'ampleur du travail accompli et le panorama sur l'ensemble de la région qui est magnifique ...

Voici le panorama vu du belvédère, sur cette photo le temps est brumeux sur la chaîne Pyrénéenne, mais sur la suivante, le spectacle est superbe ...

Droit devant, en direction de la forteresse de Puilaurens, la chaîne Pyrénéenne ...

Un vaste horizon s'offre à vous, prenez le temps de contempler, vous avez devant vous tout le charme du Razès ! Pensez à vous munir de jumelles, s'il fait beau le spectacle en vaut la peine.

Un ciel bleu et une terre d'ocre rouge, les gorges où coule le "ruiseau de Couleurs", toutes ces photos sont prises du belvédère, je vous disais, vous avez une vue à 270 degrés !

Que dire de plus, sinon : admirez !

On ne se lasse pas de la vue ...

Cette terre ocre rouge qui apparaît par endroit, c'est une terre argileuse ferrugineuse chargée en oxyde de fer qui présente des contrastes surprenant comme sur une toile de maître ...

Panorama sur la vallée de l'Aude, on aperçoit Quillan et Campagne -sur-Aude, ce jour là, la visibilité est mauvaise sur la chaîne Pyrénéenne ...

Angle de vue direction "le Bézu", c'est  non loin de ces gorges que passe le fameux sentier Cathare que j'aimerai faire un jour sur toute sa longueur ... beau projet à mettre en oeuvre, les amis préparez-vous !

A l'autre bout de la terrasse belvédère, à l'Ouest se trouve la serre-orangerie et sa tour de verre ...

Vous entrez dans la serre, et par un escalier à vis, vous accédez dans une salle située sous la terrasse et qui débouche dans les jardins ...

La serre - orangerie et sa tour de verre vue du pied des remparts du domaine ...

La serre - orangerie et sa tour de verre, vue côté jardins, non loin de là se trouve la tombe de l'abbé Saunière ...

Entre la serre - orangerie et le mur d'enceinte du cimetière, adossé au mur Ouest du domaine se trouve la tombe de l'abbé Bérenger Saunière décédé le 22 janvier 1917, il avait 65 ans ...

Le corps de l'abbé Saunière a été transféré à cet endroit le 14 septembre 2004, auparavant, il reposait dans le cimetière près de Marie Dénarnaud décédée le 29 janvier 1953, elle avait 85 ans.

Le cimetière est fermé au public pour cause de vols et dégradations.


Le village de Rennes le Château :
L'abbé lui-même s'intéressait à l'antique Rhedae et à son passé fabuleux. Le village de Rennes le Château a des origines antiques et représente un patrimoine archéologique important.
A l'époque de Charlemagne il existait trois citées d'importance dans la région : Narbonne, Carcassonne et Rhedae. Cette dernière fut détruite au XIV ème siècle et ce n'est que vers 1880 qu'un érudit local, Louis Fédié, proposa son identification avec le village de Rennes le Château. Les vestiges archéologiques de Rennes le Château méritent une investigation plus approfondie pour la connaissance de l'histoire de la région. Savez vous que proche de Rennes le Château on a découvert des œufs fossilisés de dinosaures.
L'église, le presbytère, la villa Béthania, les jardins, la tour Magdala et le petit musée où sont exposés beaucoup de documents et de pièces à conviction concernant cette affaire, se visite et c'est très intéressant.

Un dernier regard à la tour Magdala, en attendant une prochaine visite ...

Gaby, Dame de Roquefeuil et Jean-Pierre au restaurant "Amarante" de Rennes le Château.
Un bon repas, avant la visite du château d'Arques tout proche, que vous pouvez visitez ici.


Avant de conclure, j'aimerai vous conter en quelques mots, une autre histoire ayant des similitudes étranges avec celle de l'abbé Saunière . C'est celle du père Coma (1822 - 1911), prêtre jésuite qui construisit dans les années 1860 un domaine impressionnant, avec un financement mytérieux. Le domaine de Carol est situé en Ariège prés de Crampagna entre Pamiers et Foix. Du domaine, il ne reste pratiquement plus rien, car l'évêché de Pamiers ordonna en 1956 la destruction du site à la dynamite. Cette histoire serait-elle venue aux oreilles de l'abbé Saunière, et l'aurait-elle inspirée ?

L'abbé Bérenger Saunière avec une ingéniosité d'esprit a su transformer ce purgatoire en paradis !
La magie du lieu a un tel succès populaire sur l'imagination, laissons nos rêves vagabonder. Ce minuscule village de Rennes le Château entouré de panoramas magnifiques et au passé prestigieux a gardé son secret ainsi que le plus somptueux trésor qui soit, le rêve !
L'énigme demeure.
A bientôt pour de nouvelles aventures ...

Sur l'ensemble des 6 articles consacrés à Rennes le Château, je vous ai présenté plus de 140 photographies pratiquement toutes légendées. Au travers de cette histoire fabuleuse, je serai flâté que cela vous ai donné l'envie de venir visiter la région qui a un potentiel historique et touristique très important. A votre retour venez mettre un commentaire sur le site !

 

6 Août 2011, voici une réflexion que m'a envoyé Claude Marsol à ce sujet et suite à nos échanges (voir les commentaires laissés en bas à droite de l'article) :

" Jean Pierre,

Pour fabuler, il faut de l'imagination. Elle comble les vides, et en histoire c'est très ENNUYEUX. Cette imagination a permis à trop d'auteurs de fabriquer de faux trésors, à travers des ouvrages commercialisables et qui encombrent nos librairies.

On ne peut parler du trésor de Rennes le Château qu'à travers les documents. L'abbé Saunière est arrivé pauvre à Rennes le Château. Il a fini sa vie riche et opulente, donnant tous ses biens à sa servante.

Selon certains auteurs (NON HISTORIEN) il aurait trouvé un trésor. Sans preuve on a rêvé, fantasmé, fabulé, créé des mythes (mythe et histoire ne sont pas des vases communiquant). Effectivement " on " a trouvé des papiers. L'imagination des uns et des autres ont transformé ces papiers en pièces d'or (ces papiers auraient été même négociés à Paris !!!).  Pour augmenter leurs revenus, les prêtres demandaient à l'évéché des "honoraires de messes" refusé à l'abbé Saunière.

 Il décida de demander à des congrégations religieuses en France et ailleurs des honoraires de messe. Il le fit dans des REVUES SPECIALISEES. Il reçu des sommes considérables. La lecture de ses CARNETS en témoigne. Il faisait donc du trafic de Messes ! Plus tard, sa servante ne pouvant entretenir les biens dont elle hérita, trouva un mécène à qui elle promis (pour la garder) de lui donner avant de mourir l'endroit où le trésor était caché.

Elle décède sans rien dire......................

A la mort de l'abbé tout le monde connaissait l'origine de sa richesse. Pourquoi des analyses fantasques sont nées ??

Claude Marsol "

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 06:00


Vendredi 3 avril 2009 ... Rendez-vous 19h30 ... Paris 20 ème ... rue de Belleville ... resto "le Lao Siam" ...
Gonaria était à Paris en même temps que Lynda, c'était l'occasion d'improviser "au pied levé" une rencontre sympathique entre amis (es) et de se faire un petit resto asiatique, histoire de reserrer des liens et de faire connaissance avec Lina et Djamel qui ont bien voulu se joindre à nous pour la soirée ...
je vous propose quelques photos pour que tous les amis (es) en profitent.
On leur passe à Toutes et à Tous le bonjour.


Lynda et Djamel ...

Lina la soeur de Gonaria ...

Lynda et Djamel ...

Mon ami Simon, Sim pour les intimes ....

Gona et Jean-Pierre ...

Lina et Gona ...
 
Lynda et Djamel ...

Lina, Gona, Lynda , Simon et Jean-Pierre ...

Encore une bonne soirée amicale à notre actif, rien que pour se faire plaisir, que du bonheur, le temps passe tellement vite ... 
Lynda  me disait qu'elle avait lu un article qui traitait justement de retrouvailles et "pour celui ou celle qui cherche des amis (es) du passé, c'est une façon pour lui ou elle d'arrêter le temps qui passe" ... je sais que la fuite des heures est inexorable, ce qu'il faut simplement retenir, c'est qu'il y a trente quatre ans maintenant, nous avons vécu de superbes moments ensemble et qu'aujourd'hui nous en vivons d'autres avec toujours des valeurs d'amitiés sincères sans préjugé ! Et aujourd'hui nous avons d'autres moyens qu'à l'époque pour communiquer et rester en contact ! Un petit "coucou" par courriel cela fait toujours plaisir !

J-P Chegala a dit un jour :
"Ne perdez jamais de vue que vous êtes sur cette terre pour un instant "T" inconnu ... il faut donc, savourer chaque bon moment ..."
 
L'aventure continue ... !
 
Par Jean-Pierre LAGACHE
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