Notre première nuit à BELCAIRE ! Je vous prie de croire que la nuit fût excellente et réparatrice après cette journée harassante avec nos 30kg sur le dos et cette grimpée de Quillan. Au réveil il y avait un magnifique soleil, avec un ciel que l'on ne trouve nul part ailleurs. La preuve en est sur cette photo, qui fut la première photo prise à Belcaire au Foirail.
Michel notre première matinée à Belcaire lundi 7 aout 1972
A l'époque le numérique n'existait pas, dommage ! Toutes les photos de cette période figurant sur le blog ont été scanné.
Première toilette matinale dans l'école maternelle, les sanitaires sont mis à disposition juste en face du foirail. Soit dit en passant, aujourd'hui cela serait impensable because les problèmes de responsabilité de la commune avec les lois nouvelles.
En attendant les copains je réalisais d'autres photos proche du Foirail :
ancienne scierie près du foirail lundi 7 aout 1972
Rue de la promenade en direction de la place de la mairie
Belcaire vu de la rue de la Coume de Larène à l'époque c'était un chemin jeudi 10 aout 1972
La première résolution de la matinée fut de faire quelques provisions pour les repas de la journée. Je me souviens de l'épicerie située en contre bas, dans le centre du village proche de la mairie. Épicerie tenue par une dame charmante qui avait la gentillesse de nous offrir un paquet de gâteaux à chaque fois que nous venions faire nos courses, raviolis, coucous en boîte, ratatouille, etc... Et oui des conserves, car les ustensiles de cuisine que nous avions emportés étaient réduit à leur plus simple expression : un petit réchaud de camping gaz et trois casseroles emboîtables. Nous nous contentions de faire réchauffer nos repas, et la vaisselle nous l'a faisions à tour de rôle, voilà pour l'intendance.
Nos premières rencontres amicales avec quelques jeunes filles du village se sont passées dans l'après midi du premier jour, lundi 7 août 1972. Elles s'étaient mises un peu à l'écart, et s'approchèrent timidement. La curiosité féminine fit que la conversation s'engagea d'abord avec les deux filles croisées la veille au soir en sortant du resto.
Plus tard nous nous liâmes d'amitié avec Guy le frère de Nadine. Un petit jeune que l'on surnommait Basile de son prénom usuel Henri (pourquoi basile ? on lui posera la question lors de nos retrouvailles en août 2008) venait souvent nous voir sur notre campement au foirail, on a sympathisé et nous allions faire des balades dans la région ensemble. Les conversations allaient bon train, et cet accent magnifique, ensoleillé où roule les "r" avec les phrases ponctuées et se terminant très souvent par l'emblématique "con", je te le dis con, tu vas voir con…cela mettait une ambiance chaleureuse. Les deux premiers jours on resta à musarder dans le village, d'autres filles vinrent grossir la bande, les jeunes garçons du village commençaient à faire un peu la "gueule" du fait que l'on s'accaparait toutes leurs copines ! Toutes les filles nous tournaient autour pourquoi ? j'ai appris tout récemment que nous étions et faisions "exotique" par rapport aux garçons du village plutôt "rustique", j'ai trouvé cette comparaison mignonne.
Nous devions rester que quelques jours à Belcaire et continuer notre itinéraire, mais on se sentait tellement bien et en agréable compagnie qu'à chaque fois on retardait notre départ.
Nous avions remarqué, qu'au fur et mesure que la fin de semaine approchait, une certaine excitation chez les filles, et pour cause. Le premier vendredi suivant notre arrivée à Belcaire, donc le 11 août (petit clin d'œil à quelqu'un qui me comprendra), dans la conversation on apprend qu'il y avait des bals populaires chaque vendredi, samedi et dimanche dans différents villages de la région et que l'ambiance y était champêtre (et c'est toujours le cas actuellement). Aussitôt que l'on nous parle musique, vous pensez bien que pour les trois hippies que nous étions, on était partant.
Le problème est qu'il fallait trouver quelqu'un pour nous véhiculer, eh oui nous étions à pied. Guy se proposa de nous emmener. Et c'est comme cela que commencèrent les amourettes de la bande. Je ne vous parlerai pas des bagarres magistrales lors de ces festivités, c'était quelque chose !
Par la suite nos journées furent ponctuées de balades à pied avec quelques filles autour de Belcaire, où il y a des coins sauvages et magnifiques comme sur les hauteurs vers la forêt domaniale de Niave.
vues de Belcaire en montant au plateau de Niave 1316 m jeudi 10 aout 1972
vue sur le fameux plateau de Niave altitude 1316 m jeudi 10 aout 1972
... à suivre ...
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