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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /2009 19:00

 


 

 

  DÉODAT ROCHÉ, ILLUSTRE HISTORIEN DU CATHARISME

 

 vu du haut du donjon du château d'Arques, la D613 menant au village d'Arques au delà de la cime des arbres ...

 

  Zoom sur le village d'Arques vu du haut du donjon du château d'Arques ...

 

Le village d'Arques, est la patrie de Déodat Roché (1877-1978) magistrat, philosophe, anthroposophe, franc-maçon et grand spécialiste historien du Catharisme et, peut-être, quelque peu cathare lui-même.
Personnage hors du commun, né à Arques le 13 décembre 1877, Déodat ROCHÉ s’intéresse très tôt à la spiritualité sous l’influence de son père. Avec celui-ci, il étudie les écrits occultes. Donc très jeune il avait pris conscience de la tragédie de la Croisade Catholique contre les Albigeois.


 


Ordonné diacre en 1903 sous le nom de Théodotos, évêque agnostique de Carcassonne. Il prend ses distances avec l'église gnostique qu'il considère trop figée.
Il fonde la revue : "Le réveil des Albigeois" qui devient un peu plus tard : "La Gnose Moderne".
Lorsqu’il termine sa licence de droit, il entame des études de philosophie qu’il ponctue également d’une licence. Il devient avocat mais il s'intéresse toujours autant à la philosophie à laquelle il reste fidèle en participant à des revues et des associations ayant trait à la spiritualité, comme la Société de culture morale et de recherches psychiques..
Devenu franc-maçon au Grand Orient de France, il y occupera des fonctions supérieures.
Sa carrière de magistrat est interrompue par le gouvernement de Vichy en 1941, il est radié du barreau et une seconde vie commence pour lui, puisqu’il se consacre désormais exclusivement à ses études sur le catharisme.
Il a été maire d'Arques en 1925 mais il a démissionné en 1935. Il a aussi été Conseiller du Canton de Couiza.
Il découvre avec délices l'œuvre de Rudolf Steiner, puis il devient membre d'une société anthroposophique.
En 1948, il fonde la "Société du Souvenir et des Etudes Cathares" avec Lucienne Julien qui sera d'abord secrétaire puis présidente.

 

Lucienne Julien et Déodat Roché

Lucienne Julien à la stèle commémorative du château de Montségur en 1975 ...


Les activités de la Société du souvenir sont répercutées par la publication du premier numéro des "Cahiers d’Etudes Cathares", âgé alors de 72 ans, il reste le principal maître d’œuvre de cet organisme jusqu’à sa mort.
Sa principale collaboratrice a été Simone Hannedouche.
A partir de 1956, ils instaurent des séminaires d'été dans les Hautes Corbières. On y fait de la peinture, du chant, de la méditation, de la musique, et les participants font des "recherches spirituelles".
Déodat Roché a fait installer une stèle de commémoration au pied du pog (le rocher) de Montségur en 1960.

 



La stèle commémorative au pied du pog de Montségur installé par Déodat Roché en 1960 ...

Il décèdera dans sa maison natale à Arques le 12 janvier 1978, il avait 100 ans et 1 mois.

En 1996, sa maison natale située au cœur du village d'Arques a été transformée en musée et abrite une exposition permanente très intéressante sur la religion cathare. Actuellement le billet vous permettant de visiter le château d'Arques vous offre aussi l'accès au musée Déodat Roché.


La maison natale de Déodat Roché transformée en musée, celle-ci est située au centre du village d'Arques ...

Par Jean-Pierre LAGACHE
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