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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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21 janvier 2009

 

 


Rencontre de Simone Weil et Déodat Roché :
C'est par lui, que la philosophe Simone Weil s'intéressa aux cathares.
Un jour elle eut l'occasion de lire une très belle étude sur l'amour spirituel chez les Cathares édité chez Ballard. Elle avait déjà lu auparavant, grâce à Ballard, une brochure sur le catharisme. Ces deux textes ont fait sur elle une vive impression.
Depuis longtemps déjà elle était vivement attirée vers les cathares, bien que sachant peu de choses à leur sujet. Une des principales raisons de cette attraction est leur opposition concernant l’Ancien Testament, que Déodat Roché exprime si bien dans son article, où il dit justement que l’adoration de la puissance a fait perdre aux Hébreux la notion du bien et du mal. A la suite de ces lectures elle se décida, elle écrivit en 1940 à Déodat Roché pour lui faire part de ces réflexions philosophiques sur le sujet. Cette lettre est devenue célèbre : elle voyait dans le catharisme une forme de pythagorisme ou de platonisme chrétien. Et il s'ensuivit des rencontres par la suite …

 

Qui était Simone Weil ? Découverte d'un personnage singulier :

Simone Weil naquit à Paris le 3 février 1909. Ses parents étaient Juifs et libres-penseurs d'origine Alsacienne, son père était médecin. Elle fut élevée dans un climat de haute culture morale. A 14 ans elle tomba dans le désespoir à cause des dons extraordinaires de son frère André, dont la jeunesse fut comparable à celle de Pascal, et qui est peut-être le plus grand mathématicien de sa génération, l'un des fondateurs des mathématiques modernes. Elle regrettait de ne pas avoir accès à ce royaume transcendant où les hommes authentiquement grands sont seuls à entrer et où habite la vérité. Elle aimait mieux mourir que vivre sans celle-ci.
En fait, Simone Weil avait une intelligence brillante et puissante, sans talent particulier sauf sa facilité pour les langues, mais elle avait du génie. Elle arriva à la certitude que n'importe quel être humain pénètre dans ce royaume de la vérité réservé au génie, si seulement il désire la vérité et fait perpétuellement un effort d'attention pour l'atteindre.

 

Au centre de son système, elle place le désir. Elle persévéra dans son effort d'attention pendant dix ans, malgré des maux de tête dont elle craignait pour ses facultés naturelles une paralysie définitive. Ces douleurs accompagnaient le tourment que lui causait l'injustice universelle. Toute sa vie, ce fut pour elle une véritable torture de savoir que la faiblesse est presque toujours et partout opprimée par la force. Sous le nom de vérité, elle englobait dans sa recherche la beauté, la vertu et le bien, et même avant d'avoir lu les Evangiles, elle avait la certitude que quand on désire du pain on ne reçoit pas des pierres. Au centre du coeur humain se trouve cette exigence d'un bien absolu qui y habite toujours et ne trouve jamais aucun objet en ce monde. Il y a au fond de l'homme quelque chose qui, malgré toute l'expérience des crimes soufferts, s'attend invinciblement à ce qu'on lui fasse du bien et non du mal. C'est cela qui est sacré en tout être humain. La partie de l'âme qui demande : Pourquoi me fait-on du mal ? est la partie la plus profonde, qui même dans l'être le plus souillé, est demeurée depuis la première enfance parfaitement intacte et parfaitement innocente.

Dès l'âge de 14 ans, elle se convainquit que les seules choses qui arrivent en réponse à notre désir, ce sont les biens spirituels ; et elle croyait aussi que rien d'autre au monde ne mérite qu'on le désire. Elle était à cette époque stoïcienne et agnostique. Elle concevait la vérité comme le contact avec la vie réelle, c'est-à-dire la vie des défavorisés qui tout au long de l'histoire ont porté le fardeau réel de l'existence : esclaves, serfs, soldats, fermiers, maçons, artisans, agriculteurs, ouvriers prolétaires. Elle entra en 1926 en classe préparatoire au lycée Henri IV, où elle eut comme professeur le Philosophe Alain, et réussit deux ans plus tard le concours de l'École Normale Supérieure.

Reçue à l'agrégation de philosophie, elle fut affectée, pour sa première année d'enseignement, au lycée du Puy, puis à Roanne et ailleurs.

Simone Weil pensait que, dans la société moderne, la possession de la culture et du savoir était une source décisive de pouvoir. Voulant aider la classe ouvrière, elle obtint de donner des cours de littérature et d'économie politique à la Bourse du travail de Saint-Étienne en 1931.

En janvier 1932, Simone Weil soutient une manifestation de chômeurs à Saint-Étienne.

En même temps elle prit contact avec des mineurs syndicalistes à Saint-Etienne et participa à leurs luttes. En 1934, elle partagea pendant un an la vie des ouvriers de la grande industrie électrique et automobile. Elle travailla dur, en usine pour étudier dans sa chair la condition ouvrière. Chaque soir elle tient son journal notant tous les détails de cette expérience qui débouchera sur un ouvrage intitulé "La condition ouvrière", un livre remarquable dans son unité, sa diversité, sa précision et sa qualité d'écriture.

Elle s'implique dans la grève générale de 1936, et cette même année, titulaire d'une carte de journaliste, Simone Weil franchit la frontière espagnole pour participer à la guerre d'Espagne avec les brigades internationales.


A Pâques 1938, contrainte d'interrompre son enseignement en raison de ses maux de tête, elle se rend avec sa mère à Solesmes pour entendre la musique grégorienne des offices. Une des premières conséquences de cette expérience fut de lui faire découvrir des valeurs chrétiennes dans des religions et traditions philosophiques différentes et plus anciennes.

Après l'invasion allemande en 1940, ne pouvant plus en tant que juive exercer son métier de professeur (non plus que son père celui de médecin), elle se réfugia en Ardèche chez Gustave Thibon qui lui fit faire les vendanges chez un vigneron voisin. Ces expériences lui ont fait sentir les humiliations qui sont à la base du déracinement de la condition ouvrière. Elle s'est trouvée marquée à jamais des stigmates de l'esclavage.

Et dans sa dernière lettre à Gustave Thibon, de mai 1942, alors qu'elle s'embarquait pour l'Amérique avec ses parents, rejoindre son frère qui enseignait là- bas, elle écrira cette phrase terrible : Je suis prête à mourir pour l'Eglise plutôt qu'à y entrer, car mourir ne comporte aucun mensonge. Jamais le cléricalisme n'a reçu un soufflet aussi cinglant que celui-là, venant d'une telle intelligence et d'une femme qui avait la foi.
On peut penser que Simone Weil était pacifiste, et en effet elle approuvait les mouvements pacifistes d'avant-guerre. Cela ne l'a pas empêchée d'aller deux mois en Espagne participer à la guerre civile. Elle en revint par suite d'un accident, mais elle avait été si horrifiée qu'elle n'y est pas retournée. Elle a abandonné son pacifisme pour participer à la lutte contre Hitler, davantage par le sacrifice de soi que par l'extermination d'autrui.

 


Elle voulait constituer un corps d'infirmières de première ligne, qui par leur héroïsme à sauver des vies auraient rendu une orientation morale à la conscience des combattants. Elle passa quelque temps à New-York, où elle visita assidûment le quartier des noirs à Harlem. Ensuite elle vint en Angleterre pour essayer de participer aux opérations militaires, mais on ne le lui permit pas.  Elle souhaitait être parachutée au-dessus de la France pour aider à consolider les liens entre la résistance intérieure et la France libre. Mais André Philip lui opposa un refus catégorique. A la suite de ce refus, elle considère que sa vie est vide de sens et se sous-alimente volontairement, ce qui aggrave encore son état de santé.

Le 15 avril 1943, une amie la trouva dans sa chambre, couchée à terre et prostrée. Elle fut transportée à l'hôpital du Middlesex, atteinte de tuberculose, elle meurt d'un arrêt cardiaque au sanatorium d'Ashford le 24 août 1943.

Simone Weil, qui avait donné pour toujours son coeur au Saint Sacrement sur l'autel, n'a jamais reçu la Sainte Eucharistie qu'elle désirait ardemment. Elle est restée sur le seuil de l'Eglise comme une pierre d'attente. Son itinéraire est résumé dans cette phrase rapportée par une de ses élèves de philosophie "la morale ne procède pas de Dieu, c'est Dieu qui procède de la morale"...

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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commentaires

Fabrissa 30/11/2011 15:45


Magnifique commentaire sur Simone Weil


un bel hommâge


bien cordialement


Fabrissa