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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /Avr /2009 06:00


Asmodée le démon, "Attention ! " semble t'il crier, "je vais vous dévoiler un terrible secret ..."

Après être sortie de l'église sur votre droite vous avez l'accès au presbytère dans lequel a été installé le musée, sur deux étages. De nombreux documents y sont exposés ainsi que de nombreux objets, des vitrines et des parures religieuses ornent les murs. Et bien sûr, l'histoire est racontée en détail.
Je ne vais pas vous montrer énormément de photos du musée, je vous laisse la surprise de découvrir les lieux quand vous irez sur place !

Reconstitution de la cuisine du presbytère de l'époque, avec l'abbé et Alexandrine Dénarnaud la mère de Marie. Saunière vivait essentiellement dans son presbytère, la villa Béthania servait pour les invités, nombreux pendant une période, et que du beau monde !

Alexandrine Dénarnaud la mère de Marie assura au début le service de l'abbé ... 

L'abbé lisait énormément, il avait installé sa bibliothèque et son cabinet de travail dans la tour Magdala. Il avait acheté des ouvrages luxueux qui ont été vendus après sa mort, c'est dommage nous n'avons aucun inventaire de cette vente, il aurait été intéressant de connaître en détail les livres que contenait cette bibliothèque qui devait étre superbe, nous visiterons celle-ci dans l'article suivant ...

Les personnages réalisés par le musée Grévin à Paris, sont d'un réalisme surprenant, c'est l'entrée en matière du musée ...


Marie Dénarnaud, elle avait 24 ans quand Saunière la prit à son service, elle lui restera fidèle toute sa vie.
Les portraits de Saunière (article 3) et celui-ci,  je les ai photographié dans le musée.

Voici une plainte, déposée par les paroissiens à la mairie, contre l'abbé Saunière suite aux déplacements de tombes et travaux dans le cimetière sans autorisation. De nombreux documents sont visibles dans le musée, parmis lesquels nous pouvons contempler, des notes, des carnets de comptes de l'abbé etc ...


Voici le pilier wisigothique original dans la bonne position, il a été raccourci par l'abbé qui l'avait à l'époque installé à l'extérieur comme la copie actuelle, celui-ci se trouve dans le musée.


Parures religieuses de grande qualité ayant appartenues à l'abbé Bérenger Saunière.

Saunière pose pour la postérité sur le parvis de son église en 1905. Le bréviaire qu'il tient dans la main est celui avec lequel il a été enterré. Le prie-dieu sur lequel il s'appuie est visible dans la villa Béthania.

L'abbé devant le pilier de l'ancien maître autel qui fut tranformé en piédestal pour Notre Dame de Lourdes.
Cette photo datant des années 1900, fait partie de la trentaine de cartes postales que l'abbé fit éditées pour la vente aux visiteurs.

Bérenger Saunière continuera à dépenser des fortunes sans compter, mais cette fois pour son compte personnel.
En 1899, il décide la construction d'un domaine, face au presbytère, la villa Béthania dont les travaux commence en 1901 et la tour Magdala d'allure néogothique, abritant son bureau et sa bibliothèque sort de terre. Une magnifique terrasse belvédère surélevée reliant la tour et une serre pour les orangers, offre une vue extraordinaire jusqu'aux massifs pyrénéens. Le soir venu, l'on peut voir, s'allumer les feux de vingt-sept villages dans ce panorama qui s'offre à vous !
Les travaux seront définitivement achevés en 1906.
Tout cela lui a coûté des sommes colossales, l'ameublement est luxueux, mais il ne ralenti pas, il continue son train de vie, il offre des réceptions et reçoit tous les notables de la région, dont le député ainsi que le ministre des arts de l'époque M. Dujardin-Beaumetz. Plus surprenant encore, il reçoit un invité de marque, un des membres de la famille des Habsbourg régnant sur l'empire d'Autriche-Hongrie. Pour un pauvre curé, cette vie surréaliste va durer des années !
Monseigneur Billard qui protégeait l'abbé décède en 1901, Monseigneur Beauséjour lui succèdera, il va enquêter, mais les choses bougeront seulement en 1908, l'abbé Saunière est sommé de s'expliquer sur la source de ses revenus. L'abbé résiste, traîne un peu les pieds, invente des excuses, il fournit des certificats médicaux prétextant qu'il ne peut se déplacer aux convocations de son évêque. En 1909, la sanction tombe, l'évêché annonce à Bérenger Saunière sa mutation à la cure de Coustouge.
Bérenger accueille cette nouvelle fraîchement, il envoie un courrier "je ne peux quitter une paroisse où mes intérêts me retiennent" et il joint sa démission à compter du 28 janvier 1909. Mais l'église ne l'entend pas ainsi et lui intente un procès canonique pour trafique de messes.
L'affaire va naturellement s'envenimer et cela va durer des années, de condamnations en appels, le petit curé de campagne tient bon. L'évêché obtient une condamnation le 5 novembre 1910, il est suspendu de ses fonctions, l'affaire est portée à Rome. Les instances pontificales finissent par donner raison au prêtre, mettant fin à de longues années de procédures. Nous sommes alors en 1915.
L'abbé a beaucoup souffert de cette affaire, l'âge commence à se faire sentir, c'est le début de la première guerre mondiale, malgré tout il échafaude de nouveaux projets plus grandioses encore, il désire même financer la nouvelle route en bitume qui mène au village, qu'importe le prix, les plans sont dressés, les démarches entreprises.
Le 17 janvier 1917, l'abbé Saunière fait une attaque d'apoplexie sur le porche de sa bibliothèque, il décèdera quelques jours plus tard, le 22 janvier à 5 heures du matin.
L'émotion est immense dans le village, il est mis en bière et porté en terre dans le cimetière avec tous les honneurs.
L'ouverture de son testament est à l'origine d'une curieuse découverte tous ses biens sont au nom de sa fidèle bonne, Marie Dénarnaud. Ainsi l'évêché n'aura rien du prêtre !
Seule, Marie connaissait la vérité.
A la fin de sa vie elle confirmera que l'abbé avait trouvé un trésor sans en dire d'avantage, elle meurt le 23 janvier 1953 en emportant avec elle tous ses secrets.


portrait de l'abbé

Autre portrait de l'abbé datant de 1893, photo prise lors de son voyage à Paris, il a 41 ans.

Ce n'est pas fini, je pensai faire 5 articles mais au final, il y en aura 6 car j'ai énormément de photos à vous montrer. Il est préférable de les décomposer pour éviter des temps de chargement des pages trop long. Je prévilégie de vous présenter des photos avec une résolution convenable pour un confort visuelle de qualité. Et cette décomposition, me laisse le temps de les élaborer et je vous les livre au fur et à mesure.

Dans les articles suivants, nous visiterons le domaine, la villa Béthania, la tour Magdala, les jardins, les panoramas, donc un peu de patience, le temps de mettre en forme ceux-ci. Je reçois des messages "alors c'est pour quand la suite".

Merci pour votre fidélité et vos encouragements ...


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Par Jean-Pierre LAGACHE
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