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  • : www.belcaire-pyrenees.com
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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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23 mai 2009

 

Voilà de l'information instructive, comme on l'aime !

Pour tous ceux que l'introduction de l'Ours dans les Pyrénées intéressent,  je vous propose ce reportage, avec en premier lieu les dernières nouvelles sur la réintroduction de la "bête" et en deuxième partie des infos très intéressantes et détaillées, je vous souhaite bonne lecture et réflexion.

 

 

Article du Journal "La Dépêche" Ariège

Ariège. Ours : vers le gel de la réintroduction

Lundi 18 mai 2009

Le député Nayrou, hier dans l'Ariège.

C'est une petite bombe qu'a lâché, hier soir, Henri Nayrou à la salle polyvalente de Luzenac.

Le député organisait une réunion pour les élus ariégeois afin d'alimenter la réflexion de l'association des élus de la montagne (ANEM), dont il est président. Alors, si Henri Nayrou avait de bonnes nouvelles à distiller, aux côtés de la députée Frédérique Massat et du sénateur Jean-Pierre Bel, il avait visiblement choisi le bon quart d'heure."Je comprends vos préoccupations et je vous ai répondu que je serais là", annonce-t-il en préambule à l'ASPAP. Des préoccupations que semblent également saisir Chantal Jouannot, nouvelle secrétaire d'Etat à l'écologie. Nous avons rencontré la secrétaire d'Etat le 28 avril dernier. Je lui ai demandé de prolonger le gel du plan de réintroduction de l'ours. Sa réponse a été on ne peut plus clair. Pour elle, "il n'est pas pensable de continuer la réintroduction de l'ours. Je prends cela pour des engagements".

Nouveaux lâchers d'ours : décision en juin

Pas de lâchers d'ours avant 2010, c'est dit. Mais après ? Une commission doit se prononcer en juin.

Les récentes attaques de troupeau ont relancé la polémique autour de la réintroduction de l'ours.

À peine se lève-t-il d'une longue hibernation qu'il réveille aussitôt des polémiques en cascade. Décidément, l'ours slovène exilé dans les Pyrénées reste un apatride dans l'âme et les quelques brebis ou ruchers consommés sur son passage ne contribuent guère à calmer le jeu. On l'a vu ces derniers jours à travers la bataille de communiqués dont nous révélions en partie la teneur dans notre édition de lundi.

La "boulette" de la secrétaire d'État à l'Écologie Chantal Jouanno annonçant la suspension de nouveaux lâchers en 2009 et 2010, a provoqué une totale confusion, aussi bien au sein des services de l'État que dans les rangs des amis de l'ours surpris d'un tel revirement. Le parlementaire socialiste et président des élus de la montagne, Henri Nayrou, a eu tôt fait de colporter l'excellente nouvelle de nature à rasséréner les opposants. Les élus ariégeois ont eu tôt fait d'interpréter la déclaration de la ministre comme un engagement ferme à couper court à toute politique de restauration des ours dans les Pyrénées.

Une cacophonie qui n'a pas désenflé quand le gouvernement, réagissant à son tour, s'est empressé de rétablir "sa" vérité. Chantal Jouanno a expliqué dans un communiqué que les deux naissances d'ours constatées ce printemps incitaient à conduire le plan de réintroduction jusqu'à son terme et à préparer le plan suivant en 2010 ...

Voilà qui rassure des associations de défense de l'ours qui n'y ont jamais vraiment cru. Ils trouvent aucun fondement la polémique qui a surgi : "On savait depuis longtemps qu'il n'y aurait pas de lâchers en 2009. Que se passera-t-il à partir de 2010. Quel plan prendra alors la relève ? On n'en a aucune idée", indique l'association Pays de l'ours-ADET.

Et de poursuivre : "Le plan de réintroduction relève d'une obligation au regard des mesures européennes. Les suspendre nous exposerait à des sanctions", ajoute ADET qui accuse au passage les élus d'entretenir tout le monde dans l'illusion que la réintroduction de l'ours peut être stoppée. "C'est de l'irresponsabilité. C'est étonnant que des parlementaires se comportent comme si les lois n'existaient pas... "

 

 

Quizz, renseignements communiqués par l'Association "Pays de l'Ours - Adet"

 

L'ours à la trace !

Émetteurs.- Ce mois de mai, les ours sont plus nomades, les femelles restant, elles, plus casanières. On peut suivre à la trace trois bêtes seulement qui sont équipées d'émetteur : Hvala, Balou et Sarousse. Le comité de suivi de l'ours publie sur son site "Loc-Hebdo" qui reprend les déplacements les plus importants des ours.

En bout de course, mais ce suivi risque d'être interrompu dès lors que les émetteurs cesseront de fonctionner. Cela fait trois ans que les lâchers de 2006 ont eu lieu et les batteries des systèmes d'émission intra abdominaux arrivent en bout de course.

À la trace. Balou a hiberné sur la commune d'Orlu en Ariège et s'est déplacé vers l'Aude dès le mois de mars. Quant à Sarousse, elle a séjourné dans le Val d'Aran jusqu'à la mi-avril, a fait une courte incursion en pays Luchonnais pour prendre ensuite la nationalité espagnole.

Hvala a hiberné aussi dans le Val d'Aran où elle a mis bas ses deux oursons. Depuis, la mère rivée à ses petits ne bouge pas du territoire espagnol. Pendant l'hiver 2006/2007 elle avait déjà donné une première portée, deux oursonnes baptisées Bambou et Pollen.

La femelle a été observée le 2 mai à Bossost.

 

Que mange un ours ?

Qu'il soit d'origine pyrénéenne ou slovène, l'ours brun est un omnivore opportuniste. Il glane le long de ses déplacements tout ce qui peut le nourrir. L'ours connaît bien son territoire et il sait où et quand il trouvera des aliments très variés au fi l de l'année. C'est donc le milieu et les ressources du territoire qu'il fréquente, bien plus que son origine géographique, qui conditionnent la composition du régime alimentaire de l'ours. Pas étonnant donc que les ours lâchés dans les Pyrénées aient le même régime alimentaire, végétarien à 70%, que les ours d'origine pyrénéenne.

 

Que représentent les dégâts d'ours ?

Les ours tuent environ 300 bêtes par an, pour l'ensemble des Pyrénées françaises (mais seulement 152 en 2008). Cela représente environ 1% de la mortalité domestique (30 000 à 40 000 bêtes meurent chaque année dans les Pyrénées d'accidents, maladies, prédations, vols, foudre...). En valeur économique, les dégâts infligés aux cultures par les sangliers sont environ dix fois plus importants que les dégâts d'ours.

 

 

L'ours est-il dangereux ?

Pas particulièrement. L'ours brun européen est méfiant et craintif envers l'homme. Il évite toute rencontre autant que possible. En cas de rencontre, l'ours cherche toujours à fuir. S'il se lève, ce n'est pas un signe d'agressivité, mais une position lui permettant de mieux identifier ce qui approche grâce à son odorat. En France aucun homme n'est mort d'une attaque d'ours depuis 1850.

 

Que faire en cas de rencontre ?

Rester calme ; ne surtout pas chercher à l'effrayer ; se manifester calmement s'il ne vous a pas repéré ; s'éloigner sans courir en lui ménageant un chemin de fuite. Les anciens conseillaient aux enfants de parler à l'ours, en étant poli avec lui afin de ne pas l'offenser.

 

 

Qui est responsable en cas d'attaque ?

Les animaux sauvages n'appartenant à personne, personne en particulier n'est responsable de leurs agissements. Le fait que des animaux soient réintroduits ne change rien à leur statut juridique. C'est volontairement et sans obligation que l'État a décidé d'indemniser les dégâts des ours faits aux troupeaux afin de favoriser la cohabitation élevage / ours.

 

 

Pourquoi ne soigne-t-on pas les ours blessés ?

C'est une opération courante pour les oiseaux et les petits mammifères. Mais capturer un ours est une opération délicate, présentant des risques, pour l'animal comme pour les hommes. De plus, si l'animal n'était pas soignable sur place, toute mise en captivité pour soins, même courte, rendrait son relâcher impossible car il s'accoutumerait à la présence humaine. En septembre 2008, la capture de Balou, blessé à la patte par balle, a toutefois été tentée. Il était devenu tellement méfiant que cela a été impossible. Heureusement, il s'en est remis, tout comme Boutxy, percuté par un véhicule en août 2008.

 

Photo d'un ours pyrénéen abattu en 1902

Nos ancêtres s'en sont débarrassés, pourquoi les réintroduire ?

Nos ancêtres n'avaient pas le choix. Dans les petits troupeaux de l'époque, la survie de chaque bête était vitale pour l'exploitation. Les bêtes tuées par l'ours n'étaient pas indemnisées et les moyens de protection n'étaient pas subventionnés. Chasser les ours prédateurs rendait donc service aux éleveurs, et générait un revenu important pour des chasseurs spécialisés dans la chasse à l'ours : primes, quêtes, vente de la peau, de la viande, de la graisse... Au 19e siècle, les oursons capturés étaient vendus aux montreurs d'ours et des chasses "safaris" lucratives étaient proposées aux riches touristes. Dire pour autant que nos ancêtres aient cherché à exterminer l'espèce est excessif. S'ils l'avaient voulu, il n'y aurait plus d'ours dans les Pyrénées depuis bien longtemps, comme c'est le cas pour le loup. D'autre part, on conserve bien le patrimoine bâti, pourquoi pas le patrimoine naturel ? N'aurions-nous besoin que de biens matériels et d'objets manufacturés ?

 

Ces photos d'ours pyrénéens datent de 1900

 

Combien coûte la protection de l'ours ?

Le coût du programme Ours s'élève à environ 2 millions d'euros par an, soit 3 centimes d'euros par Français... Soit encore l'équivalent de 4 ronds points par an sur nos routes nationales ... Cela ne représente qu'une très faible part du budget de la France. La protection de l'ours coûte aujourd'hui d'autant plus cher que nous n'avons pas été capables de conserver la population pyrénéenne. Réparer coûte toujours plus que conserver... Un éleveur est indemnisé pour une attaque d'ours :

  • 140 € par brebis (une brebis adulte non inscrite, le cas le plus fréquent)
  • + 50 € par brebis de "manque à gagner" (agneau ou lait qu'aurait eu cette brebis)
  • +115 € par attaque pour le surcroît de travail (recherche du cadavre ...)

Faut-il cantonner les ours dans un parc ?

C'est une proposition de certains opposants. Cela demanderait des surfaces fermées de plusieurs centaines de milliers d'hectares, actuellement inexistantes. Par ailleurs, ce parc n'aurait rien à voir avec la protection de la nature et la nécessaire conciliation entre développement et préservation de l'environnement. De plus, cela ne satisferait pas aux obligations légales de la France de protéger l'espèce.

 

 

Quel est l'impact économique de l'ours dans les Pyrénées ?

Si l'on considère que les dégâts sont bien indemnisés (bétail, ruches), la présence de l'ours n'a pas d'impact négatif sur l'économie locale. Aucune exploitation, aucun apiculteur n'a jamais cessé son activité du fait de l'ours. À l'inverse, la présence de l'ours a permis de mobiliser des moyens en faveur de l'économie locale. En 2007, les aides du programme "Ours" ont cofinancés 188 postes de bergers. La grande majorité n'existerait pas sans ces financements. Par ailleurs, les postes de techniciens, de l'administration ou des associations, directement ou indirectement liés au programme "Ours" représentent une vingtaine d'emplois. En équivalent temps plein, le programme "Ours" génère donc une bonne centaine d'emplois, tous en zone montagne. L'économie pyrénéenne doit-elle, peut-elle, réellement se passer d'une centaine d'emplois ? Quel élu oserait réclamer la fermeture d'une PME de 100 salariés dans les Pyrénées ?

 

 

Et la chasse ?

Beaucoup de chasseurs apprécient l'ours. Là où il est chassé, c'est le gibier le plus "noble". On ne chasse pas l'ours en France, mais certaines pratiques de chasse peuvent déranger les ours, voire conduire à des accidents. Il faut ainsi limiter les battues sur les sites vitaux des ours : zones d'élevage des oursons, de tanière, de nourrissage automnal notamment. Un gros travail d'information et de sensibilisation a été fait en direction des chasseurs, mais il faut le poursuivre. Il faut être imaginatif et volontaire pour mettre en place avec eux des méthodes qui permettent de réduire les risques d'accidents. Les chasseurs pyrénéens doivent réapprendre à chasser et à vivre avec l'ours.

 

Infos sur l'Ours

Une ourse peut avoir dans la même portée des oursons de pères différents. Un ourson ne pèse que 300g à la naissance, soit environ dix fois moins qu'un bébé.

L'hiver, l'ours ne s'alimente pas, ne boit pas non plus. Afin d'éviter la déshydratation, l'eau contenue dans ses urines est recyclée en permanence.

Quand l'ours s'attaque à une ruche, plus encore que le miel, il recherche le couvain (les larves d'abeilles), riche en protéines.

Contrairement à la grande majorité des animaux, les oursons naissent en plein hiver, dans la chaleur et l'intimité de la tanière maternelle.

 

 

 

A bientôt pour de nouvelles infos et aventures de l'Ours et leurs amis ...

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans ARTICLES DIVERS
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