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Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :

     l'Association le Grand Sault

 

on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :

     Chambre d'Agriculture de l'Aude

 

Logo réduit office du tourisme du pays de sault

 Le site de l'Office du Tourisme du Pays de Sault


 

 

 

 

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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 01:00
Je remercie "Gens de Belcaire", qui m'a proposé de réaliser un reportage formidable sur la forêt du Pays de Sault, je n'ai pas hésité une seconde, il m'a fourni la plus part des textes et photos qui documentent ces deux articles. C'est vraiment avec grand plaisir, grâce à son travail, que j'ai réalisé la composition et la présentation de ce récit en hommage à tous ces "hommes de la forêt", voici un sujet intéressant que nous vous invitons à découvrir, ... il ne manque plus que l'odeur du sapin ...
Le lac de Belcaire capitale du Pays de Sault et aux alentours ses magnifiques forêts
L'église de Belcaire et son presbytère sur le point culminant du village que l'on nomme "la croix" et "le Casteillas"

LE PAYS DE SAULT

LE TRAVAIL DE BOIS A BELCAIRE

village de moyenne montagne à 1000 mètres d'altitude

 

La forêt :

Créée sous Louis XIV par ordonnance de Louis de Froidour en 1660, dite forêt royale. En effet, le bois, richesse ô combien importante sous l'Ancien Régime, servait non seulement de combustible pour les forges, mais aussi de base à la construction des navires de guerre. De ce fait, le roi possédait de nombreuses forêts royales surveillées où le vol de bois était puni de mort. Afin de matérialiser ce périmètre interdit, étaient visibles sur chaque chemin des rosaces fleurdelisées (la fleur de Lys étant l'emblème royale), sculptées sur un rocher.
  rosace fleurdelisée, la fleur de Lys étant l’emblème royale, sculptée sur un rocher
Exemple de fleur de lys gravée sur la roche que vous pouvez découvrir dans la région, celle-ci se situe à côté de la borne 44 au-dessus de Comus sur la route des Sapins entre le col du Boum et le col de Gargante dans la forêt communale de Comus, comme vous pouvez le voir elles sont toutes numérotées ...
vous trouverez des infos complémentaires sur ces fleurs de lys gravées ici dans l'article "RANDONNÉES - SENTIERS CATHARES - n°2"

 

L'O.N.F. (Office Nationale des Forêts) :

"La gestion durable signifie la gérance et l'utilisation des forêts et des terrains boisés, d'une manière et à une intensité telles qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et mondial ; et qu'elles ne causent pas de préjudices à d'autres écosystèmes."

Gérer les forêts

Gérer la forêt, c'est préserver l'équilibre entre les lois de la nature et les besoins des hommes. Une connaissance approfondie de chaque forêt permet de fixer des objectifs et de prévoir les actions correspondantes à mener. Cette démarche régulièrement renouvelée permet d'assurer dans la durée la gestion durable des forêts.

Cabane des gardes forestiers à Niave altitude 1470 m environ au sud de Belcaire

  

Ancienne maison forestière située à Callong près de Belvis

L'aménagement, instrument clef de la gestion durable des forêts :

Les "aménagements forestiers" planifient les actions à mener dans les forêts qui relèvent du régime forestier. Ces documents opérationnels sont rédigés à l'issue de l'étude du milieu naturel, du contexte socio-économique et de la gestion passée.


Un suivi régulier :

Chaque forêt fait l'objet de bilans réguliers qui s'assurent de l'exécution des mesures prévues à l'aménagement et comparent les actions réalisées aux objectifs. De plus, depuis 2006, un "bilan patrimonial" dresse tous les 5 ans un état des lieux complet des forêts domaniales.

La production de bois résulte d'actes de gestion sylvicole qui permettent d'entretenir et valoriser le patrimoine forestier.

L'exploitation des forêts contribue à leur gestion durable et à la préservation du patrimoine forestier. "Nous ne sommes pas dans un système d'exploitation minière de la forêt qui consisterait à prélever tous les bois au gré des besoins".
Elle définit ainsi le rôle de la sylviculture : "Nous accompagnons dans leur croissance une mosaïque des peuplements de différents âges, du jeune semis à l'arbre mûr dont les dimensions ont atteint l'optimum économique. Au cours de leur cycle de vie, il est nécessaire de faire des éclaircies qui diminuent progressivement le nombre d'arbres d'un peuplement, pour favoriser les arbres les mieux à même de produire du bois de qualité, maintenir leur vitalité et leur potentiel de croissance, assurer leur bon état de santé, maintenir une diversité d'espèces, et enfin préparer leur régénération lorsqu'ils arrivent en fin de cycle sylvicole".
La sylviculture se résume souvent dans cette formule : "Imiter la nature et hâter son œuvre". Aux différents âges de cette conduite sylvicole de la forêt sont réalisées des coupes qui fournissent des produits à commercialiser.

  

Dans la forêt de Callong proche de Quillan et Belvis, il y a une aire de repos en face de l’ancienne maison forestière, à 1,9 KM vous trouverez le sapin géant

 

Suivez les panneaux pour cette "promenade de grand-mère", dix minutes après la dernière indication vous arrivez devant l’un des "géants"

Le sapin géant : âge 210 ans environs, hauteur totale 47,50 mètres, circonférence 4,10 mètres pour un volume total de bois de 28 m³

Le sentier descend vers le sapin géant

C'est une balade intéressante, car dans ce secteur vous avez aussi le sentier sylvicole avec des panneaux d'informations sur la vie de la forêt

L'aménagement forestier : un plan de gestion généralement pour vingt ans :

L'aménagement forestier est le maillon essentiel de la gestion forestière. Ce plan de gestion est établi pour quinze ou vingt ans par les forestiers de l'ONF. Il est avalisé par le ministère de tutelle pour les forêts domaniales, et par les préfets de région pour les forêts des collectivités territoriales. Il a donc une valeur juridique.

L'aménagement forestier comprend :


- une analyse qui, outre le bilan de l'aménagement précédent, décrit la composition de la forêt et ses différentes fonctions : protection des sols en montagne ou des dunes sur la côte, usages récréatifs en forêt péri-urbaine, forêt majoritairement de production, volonté de conserver la biodiversité...


- une fois ces fonctions mises en évidence, des objectifs hiérarchisés sont alors assignés à la gestion forestière, tant au niveau de la production de bois, du paysage, de l'accueil du public, de la biodiversité....

Tout cela se traduit par des actions concrètes, dont la récolte des bois, avec les coupes programmées sur vingt ans, ou des travaux à caractère patrimonial dans la forêt, qui sont refinancés par le produit de la vente des coupes.

Le document précise à quel moment une parcelle sera exploitée, en application d'un principe de sylviculture.

Pour protéger la biodiversité, le document identifie les habitats particuliers pour lesquels les exploitations seront adaptées ou même exclues temporairement.


Perpétuer le patrimoine :

L'aménagement forestier, même s'il est précis dans ses objectifs, n'est pas figé.

"Nous gérons des écosystèmes vivants, des aléas surviennent et tout ne se déroule pas toujours comme le forestier l'avait prévu. Il peut alors être nécessaire de procéder à des ajustements du plan d'action, voire si nécessaire de le réviser en profondeur".

La volonté de léguer aux générations futures le même patrimoine forestier, voire un patrimoine amélioré, est un objectif qui anime l'aménagement forestier. Il faut savoir que le renouvellement de la forêt se fait principalement par régénération naturelle, et de telle sorte que toutes les classes d'âges soient représentées.

Dendrochronologie : les arbres nous parlent


La dendrochronologie est une science qui étudie les cernes formés annuellement dans les arbres ce qui permet de déterminer la période durant laquelle un arbre a vécu et de préciser la date à laquelle il a été abattu. Ce procédé permet ainsi de dater précisément tout objet ou structure en bois : charpente, plafond, retable, etc. Ses applications sont multiples car cette discipline est au carrefour de problématiques variées. En plus d'être utilisée en climatologie ou dans le domaine des études forestières, elle représente un outil de datation précieux pour l'archéologie et l'historien de l'art.


Lire le passé dans les cernes du bois, recueillir le témoignage de charpentes centenaires, prévoir la croissance des arbres sous le climat de demain grâce à des pins vieux de plus de 4 000 ans : il ne s'agit pas de fiction mais d'une science, la dendrochronologie est une discipline toute récente.


En grec dendron désigne l'arbre, khrônos le temps et logos la science : c'est donc en toute logique que la dendrochronologie permet de remonter le temps en analysant les cernes (en arboriculture, un des cercles concentriques de l'aubier d'un arbre) du bois. Curieusement, c'est à un astronome américain que l'on doit la mise au point de la dendrochronologie au début du XX ème siècle. Andrew Ellicott Douglass (1867-1962) s'est intéressé aux cernes de croissance des arbres pour vérifier certaines de ses hypothèses sur des variations climatiques liées au cycle solaire.

Le principe de base est simple : les arbres produisent un cerne de croissance par an, dont la largeur varie essentiellement en fonction du climat. Ces cernes sont facilement visualisables sur les souches sous la forme d'anneaux concentriques. En les comptant et en les analysant, on peut établir, pour chaque espèce d'arbre et par région, un catalogue de référence permettant de remonter le temps de nos jours jusqu'à la préhistoire.

Une technique capable de donner des résultats d'une très grande précision, et qui ne cesse de trouver de nouvelles applications. Datation de monuments, d'épaves, de cités lacustres, de statues : la dendrochronologie rend de précieux services à l'archéologie, mais elle nous renseigne aussi, au-delà de l'histoire de l'homme, sur celle de notre planète. En permettant l'analyse du climat sur plusieurs millénaires, elle ouvre une fenêtre sur le monde de demain. Des charpentes des églises, aux épaves de bateaux en Méditerranée, en passant par des arbres de plus de 4 000 ans en Californie, des experts nous font découvrir leur spécialité à travers un voyage dans l'espace et le temps où les arbres ont la parole...


La vie d'un arbre est marquée par une période de repos (automne et hiver) et par une double période de croissance : une au printemps et une l'autre en été.

     - La couche naissant au printemps (dite "bois précoce") marque la reprise de la croissance. Elle est généralement plus large, plus claire et plus tendre que celle qui suit : le bois d'été.

     - La deuxième pousse de bois d'été (ou bois tardif) fournira une couche plus mince, plus dure et plus sombre.

Dans un tronc vu en coupe on peut donc observer une alternance d'anneaux clairs et foncés qui sont le reflet des pousses annuelles.

A partir de ces éléments, l'âge d'un arbre peut être évalué. Les variations qui existent sur la largeur des cernes seront autant de signaux d'interprétation sur la vitalité et les conditions de croissance de l'arbre concerné.

 

Les arbres "RECORDS"

 

EN FRANCE

DANS LE MONDE

LES PLUS VIEUX

2000 ans

Le chêne de la Chevasse

(St-Sulpice le Verdon - Vendée)

10500 ans

Pin Huon

(Australie)

LES PLUS HAUTS

55,50 m

Douglas de Claveisolles

(rhône)

112,10 m

Séquoia toujours vert "tall tree"

(Redwood Park-USA)

LES PLUS GROS

(circonférence)

14 m

Châtaignier de Troubois

(Haute-Savoie)

57,90 m

Cyprès de Tule

(Oaxaca- Mexique)

 

Au Pays de Sault il y a des sapins surnommés "Sapins Géants" de 210 ans environs d'une hauteur totale de 47,50 m circonférence 4,10 m pour un volume total de bois de 28 m³. Pourquoi de gros arbres à cet endroit ? 3 conditions sont réunies :

- une pluviométrie suffisante à une altitude moyenne de 1000 m (1200 mm/an)

- une exposition Nord dans un vallon frais et humide avec un sol profond et riche

- une zone abritée des coups de vents et donc des risques de chablis (arbre cassé par le vent ou renversé)

 

Le fait de conserver les vieux arbres cela s'appelle un acte sylvicole. Le renouvellement de la forêt passe par l'exploitation des vieux arbres et le remplacement par des semis. Ce qui est appelé "l'âge d'exploitabilité" est en fait la durée de vie fixée par le sylviculteur soit environ 120 ans. Cette tranche d'âge est celle de la période de croissance optimale ...

La durée de vie réelle d'un sapin qui, en moyenne est de 300 ans et peut atteindre, dans certaines forêts pyrénéennes, 800 ans !

Il est essentiel de conserver de vieux ou de très vieux arbres pour ne pas interrompre un cycle de l'écosystème forestier aussi riche que fragile.

L'arbre mort est aussi source de vie ! Beaucoup présentent des cavités avec un micro habitat varié : chauves-souris forestières (barbastelle), martres, grives draine, pigeons ramiers, insectes (peltis grossum, platycis minutus, pytho-depressus, etc...), pics (pic épeiche, pic noir), mousses, lichens, fougères, champignons (polypore)....

Je vous ai concocté ces deux petits montages afin que vous puissiez visualiser les petites bêtes citées précédemment



Quelques Hommes du bois au Pays de Sault

 

Voici Lucien (à gauche) ancien bûcheron, Gérard (au centre) menuisier en retraite, et Noël (à droite) ancien bûcheron, qui nous a quitté début 2009 pour d'autres forêts

François retraité et ancien propriétaire de scierie

Notre ami Guy à gauche, bientôt retraité de l'ONF (Jean-Pierre à droite), quand nous avons sympathisé en 1972 il était débardeur et conducteur de tracteur forestier. C'est un homme super gentil que j'apprécie énormément, qui aime son village Belcaire et sa forêt.

Marie-Pierre Lacroix précise : Le père de Guy Calmens a été ouvrier forestier lorsque mon père, Joseph Lacroix, était garde-forestier sur le secteur de Belcaire (1961-1971)

Malheureusement quelques uns y ont laissée leur vie : Pierre (année 1946), François  (année 1950), Iréné (année 1969) Jean-Robert (année 1970) ...

Hommage à tous ceux qui vivent ou ont vécu de la forêt et dont nous ne détenons pas la photo, car certains ont peur d'internet !!!

 

Les  bûcherons :

- Ce métier nécessite :

- une grande habilité, car les techniques de travail sont difficiles à maîtriser. Chaque arbre est un cas particulier et il faut une longue pratique pour devenir un vrai professionnel ;

- de très bonnes capacités physiques. Les accidents peuvent être très graves et il est nécessaire de prendre de nombreuses précautions ;

- une réelle capacité d'autonomie, car les bûcherons, s'ils travaillent le plus souvent en petites équipes (2 à 5) doivent organiser individuellement leur travail.

Le bûcheron est soit salarié à la tâche, soit entrepreneur indépendant (sa rémunération dépend donc directement de sa production). Les risques d'accident sont réels et il est indispensable que les bûcherons maîtrisent parfaitement les techniques d'abattage et organisent les chantiers en respectant les règles de sécurité. De même, les matériels et vêtements utilisés doivent être conformes aux normes de sécurité.

Abattre

Le bûcheron commence sur les arbres de fort diamètre par dépatter les contreforts du pied de l'arbre. Il fait une entaille à l'avant, dans la direction choisie pour la chute.

Puis, il tronçonne à l'arrière, en préservant une zone charnière sur laquelle va s'articuler la chute du tronc. Il lui est parfois nécessaire de contrarier le penchant naturel de l'arbre, en enfonçant des coins dans l'entaille arrière.

Tout au long du tronçonnage, le bûcheron reste vigilant. Les tensions et défauts cachés (pourriture du cœur par exemple) peuvent modifier l'abattage. L'arbre chute dans un fracas de branches.

Découper

L'arbre à terre, le bûcheron commence par retirer les contreforts restants. Il continue avec l'ébranchage et le façonnage du tronc.

Il démonte entièrement la tête de l'arbre : les grosses branches sont débitées en rondins qui seront empilés, les autres branches (rémanents) sont laissés sur place.

Le tronc prend alors une forme cylindrique. La grume ainsi obtenue est ensuite débitée en morceaux de longueurs différentes suivant la qualité : la bille et la sur bille.

 

Membres de l'équipe de forestiers Ariégeois travaillant dans la forêt de Bélesta en 2009, le premier contact est "rustique", mais quand "Gens de Belcaire" a précisé qu'il connaissait Guy l'atmosphère c'est détendue.

Notre ami Guy est connu comme le loup blanc dans la région !

Une équipe de forestiers Ariégeois travaillant dans la forêt de Bélesta, le dialogue s'est instauré

Il fallait du muscle et non de la guimauve

Les différents outils du bûcheron d'antan, les haches et la scie passe partout, 1960, arrivée de la tronçonneuse, quel miracle et quel changement de vie, on peut enfin parler de rentabilité.

Jusqu'en 1955 - 1960 "les haches et le passe partout", vous imaginez l'effort fournit et le 4/4 n'existait pas. Ils se déplaçaient à pied dans les forêts.

Les tronçonneuses au côté des outils anciens, les appareils de mesures ont eux aussi évolué

Un métier pas facile celui de bûcheron !

 

Les débardeurs :

Le travail du débardeur consiste à transporter les bois coupés par le bûcheron jusqu'à une place de dépôt située au bord d'une route forestière où un camion pourra venir les charger.

Le débardeur peut utiliser plusieurs moyens :

- un débusqueur, tracteur équipé d'un treuil permettant de tirer des bois de grande longueur.

- un porteur (ensemble composé d'un tracteur et d'une remorque avec grue), il permet de sortir les bois de courte longueur. Les bois sont chargés à l'aide d'un grappin puis empilés en bord de route.

On rencontre également des entrepreneurs de bûcheronnage qui possèdent un tracteur de type agricole équipé d'une remorque et qui effectuent les opérations de chargement et de déchargement manuellement (stères, petites grumes).

- un cheval : autrefois largement utilisée, cette technique a considérablement régressé. Aujourd'hui, certaines entreprises cherchent à favoriser un nouveau développement du débardage à cheval, car il fait moins de dégâts que les engins mécanisés et peut rester économiquement intéressant sur certains types de chantiers.

Le métier de débardeur est très proche de celui de celui de conducteur d'abatteuse. Des machines de très grande taille permettent d'abattre, d'ébrancher et de tronçonner des arbres sans intervention manuelle. L'importance de l'utilisation de ces machines s'est développée au cours des dernières années, en particulier à cause du relief.

Débardage effectuez ici en 1950 par des boeufs

Transport impressionnant du bois en 1900

Forêt de Callong près de Quillan en 1905, transport du bois par charrette à boeufs

 

On change de "Temps" la mécanisation a fait son apparition


 

 

 

 

 

 

Les grumiers :

Le nouveau porteur grumier Scania : un R 620 LB6x4EHZ. Ce véhicule s'inscrit dans la grande tradition Scania de véhicules robustes et puissants adaptés aux exigences et aux impératifs de l'activité de transport de bois.

Le grumier est un véhicule qui transporte des grumes!! La grume est un tronc d'arbre dégagé de toutes ses branches. Il faut des véhicules spéciaux pour ce transport exceptionnel. Ils doivent pouvoir transporter des troncs assez longs, et pouvoir circuler sur des chemins défoncés.

Avec ce type de véhicule, on peut avoir l'impression de participer à la déforestation industrielle. Mais, il existe au moins un moyen de lutter contre cela, en sélectionnant les arbres à abattre ...

Le grumier effectuant son chargement

Dans certains pays, lorsque les grumiers arrivent sur le chantier, il y a une grue mobile qui permet le chargement. En France, cela ne fonctionne pas ainsi, et les grues sont embarquées sur les camions. Certains roulent en convoi, mais il y a toujours au moins un véhicule équipé d'une grue embarquée. Sur le modèle, et pour des raisons de sécurité, j'ai choisi de bloquer la rotation de la grue.

Il existe plusieurs systèmes, pour que les grumiers puissent circuler à vide à moindre coût. J'en connais deux, soit avec la remorque portée par le camion, soit avec les essieux relevables. C'est cette deuxième solution que j'ai choisie. Elle permet d'économiser un train de pneumatique, sur le trajet du retour.

 

 

 

 

Les Scieries :

SOUVENIR ET PASSÉ DE BELCAIRE


  

La photo de gauche : maison de Mr Martre propriétaire de l'ancienne scierie du même nom, scierie qui était située à l'emplacement de la salle des fêtes de Belcaire (à droite)

  

Photo de gauche : l'ancienne scierie Toustou puis scierie Adroit et actuellement entreprise Mora chemin de la plaine à Belcaire.

Photo de droite : Quartier de la Coume, la maison basse, c'est celle de Mr Joseph Adroit l'ancien propriétaire de la scierie, à gauche c'était celle d'Augustin Rouzaud qui travaillait aussi dans la scierie Adroit, un petit rappel nostalgique aux Belcairois

  

  Photo de gauche : la scierie Maugard située en bordure de la D613 maintenant propriété de la commune de Belcaire pour le stockage des plaquettes bois. A droite : la maison de Mr Maugard, l'ancien propriétaire de la scierie, le beau frère d'Angèle. Souvenirs, souvenirs ...

Photo de la scierie Toustou, après elle devînt la scierie Adroit et ensuite l'entreprise Mora

de gauche à droite :

Augustin ROUZAUD (le grand-père de Marie-Pierre Lacroix), François TOUSTOU patron de la scierie, Louis ARNAUD, Jean DIEUZÈRE (frère de la mère de Liliane Malet), Baptiste DIEUZÈRE (père d'Angèle et neveu du grand père de Liliane Malet), Jules DARBAN

Voici les employés de la scierie Adroit à Belcaire qui a remplacé la scierie Toustou.

Ce changement de propriétaire je ne sais pas en quelle année cela a eu lieu ?

La scierie Maugard dans les années 1970, photo de "Gens de Belcaire"

Les employés de la scierie Maugard à Belcaire en 1934, entreprise familiale créée en 1920 elle déménagea en 2002 pour  Quillan.

L'ancienne scierie Maugard de Belcaire est située le long de la D613, un hangar existe toujours aujourd'hui

Devant la scierie Maugard à Belcaire en 1934.

A Belcaire, il y avait une deuxième scierie, la scierie Martre qui était située à l'emplacement de la salle des fêtes actuelle, elle appartenait à Pierre Martre l'arrière grand père de Françoise Ainié, puis le fils Paul qui était le frère de Jean Martre grand père de Françoise Ainié prit la succession de cette scierie.

L'introduction du machinisme en Pays de Sault fut lente jusqu'en 1925, plus rapide par la suite. Le Pays de Sault connut longtemps l'ère des scieries. Les premières fonctionnaient à l'eau, et les chariots portant les grumes étaient poussés à la main. En même temps existaient des scies mobiles actionnées par une machine à vapeur, la locomobile, alimentée par des déchets de bois. Petit à petit, les scieries fonctionnant au courant électrique prirent le pas sur les moulins à scier.

Les scieurs de long :

Les scieurs de long débitent des grandes pièces de bois dans le sens

de la longueur c'est un travail pénible.

Après écorçage et traçage des traits de coupes dessus et dessous, le

tronc est hissé sur un chevalet,  la chèvre  et solidement amarré.

Le sciage peut alors commencer avec une scie  cadre maniée par deux

personnes. Le scieur au sol,  le Renard, tire la scie vers le bas, celui

du haut  le chevrier, remonte la scie. L'opération se répète

inlassablement  jusqu'au sciage complet de la première moitié de la

longueur, puis le tronc est retourné pour sciage de la seconde moitié.

Présentation des métiers de la forêt d'autrefois, les scieurs de long en action

Le travail de scieur de long mettait leur dos à rude épreuve

Entres parenthèses, cela me fait penser que lors de mes recherches généalogiques,  j'ai retrouvé des ancêtres directs qui avaient la profession de charpentier de 1655 à 1857 et parmi eux il y avait aussi des scieurs de long

 

La vie contemporaine, le progrès est passé aussi par là !

Les scieurs de long des temps modernes avec leur scierie mobile

Le scieur de long en action

Définition et mise en oeuvre d'une procédure de réception des bois en scierie :

 

Le cubage est l'opération qui permet de déterminer le volume des bois. Celui-ci se fait traditionnellement en forêt, et parfois plusieurs fois par des acteurs différents (ex : gestionnaire forestier, bûcheron, etc.). En forêt, le cubage manuel des bois s'effectue à un coût non marginal puisqu'il représente, pour les bois d'œuvre résineux, de l'ordre de 1,5 €/m3. Cette opération est désormais réalisée de plus en plus fréquemment par la scierie ou l'industrie avec des cubages qui se font en entrée usine. Des gains économiques sont donc attendus, puisque les différents cubages deviennent redondants.

 

La méthode de cubage n'est pas la même entre la scierie et l'industrie :

- en scierie, il s'agit d'un cubage à la pièce en volume (m3),

- en industrie, il s'agit d'un cubage par camion au tonnage ou au stérage.

Le cubeur en tant qu'instrument de mesure doit être certifié par un organisme habilité et régulièrement vérifié, afin de ne permettre aucun doute sur son fonctionnement et donc sur ses résultats.

 

Le but des travaux a donc été la rédaction d'un cahier des charges admis et reconnu par tous pour aboutir à l'élaboration d'une charte sur les bonnes pratiques de cubage en scierie ou en industrie. Celui-ci doit permettre de prescrire les règles minimales à respecter, de la désignation des bois en forêt, en passant par l'exploitation et jusqu'au cubage des bois en usine.

Cette démarche concerne l'ensemble des intervenants dans la chaîne de production pour :

- optimiser la traçabilité des bois au cours de l'intervention des différents acteurs, en fiabilisant l'itinéraire des bois entre leur mise à disposition bord de route en forêt et leur arrivée au cubeur en usine, par le respect de pratiques simples et concertées,

- assurer un approvisionnement en bois frais par l'optimisation des délais de mise à disposition,

- assurer la fourniture de documents homogènes, clairs et lisibles (bulletin de livraison, listing de cubage),

- assurer un paiement des bois à l'ensemble des acteurs dans les mêmes délais que pour des bois cubés en forêt,

- donner confiance à l'ensemble des acteurs pour le développement de ce mode de dénombrement en faisant preuve d'un maximum de transparence, afin d'obtenir un volume cubé en usine accepté par tous.

 AFFUTEUR :

  • Affûte tout ou partie des lames de scies circulaires ou à rubans, des chaînes de tronçonneuses.
  • Maintient en état de fonctionnement tout instrument coupant.
  • Affûter (mécaniquement ou manuellement) et marteler
  • Régler les machines
  • Maintenir en état les outils d'affûtage (entretien du matériel mécanique, électrique, hydraulique)

OUVRIER POLYVALENT

  • Effectue toutes tâches en scierie.
  • Manipule le bois tout au long de la chaîne : billonneur, écorceur, rogneur, déligneur, empileur, cloueur, agrafeur fendeur, cariste

SCIEUR :

  • Scie des billes de bois.
  • Débiter les billes de bois en fonction des commandes
  • Changer les lames de scie et maintenir le banc de scie, assurer un premier niveau de nettoyage et de réparation

TRONÇONNEUR EN CABINE

  • Met à la bonne longueur les billons (poste en cabine totale).
  • Repérer la grume dans les différents tas, la saisir avec la griffe, la poser sur la chaîne et la tronçonner en morceaux
Voici tous ces éléments mécaniques d'une scierie en pleine action



  

  

  

  

  

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Belcaire, ambassadrice de la production

 bois énergie !

(La Dépêche du 17.07.2008)

La commune sera-t-elle, avec le projet de chauffage économique écolo la capitale ambassadrice de la production d'énergie renouvelable au travers de la création d'une chaufferie bois et d'un réseau de chaleur enterré? c'est ce que souhaitent pour le village Emmanuel Bresson, maire, et sa municipalité avec un ambitieux programme de développement durable, projet qu'il a proposé en 2005 et commencé avec l'ancienne municipalité menée par Joseph Vergé. L'idée de valoriser et mettre à l'honneur le patrimoine forestier en se servant des produits des forêts impropres à l'utilisation en bois d'œuvre ou menuiserie : déchets de coupes, arbres secs, chablis, en véritable solution de remplacement du pétrole, gaz, électricité est un grand défi auquel la municipalité s'attaque qui créera de nombreux emplois avec la collaboration efficace de l'ONF.

Vendredi 11 juillet 2008, une journée « portes ouvertes » permettait au public de regarder et comprendre ce recyclage avec le premier chantier de broyage et production de plaquettes forestières qui en une journée a produit la consommation annuelle de bois énergie déchiqueté nécessaire au chauffage de la gendarmerie, bureaux et locaux, maison d'hébergement des personnes âgées le Mariapolis, en passant par les écoles et différents logements privés situés sur le réseau chaleur, soit l'équivalent de 50 000 litres de fuel.

Pour l'organisation de l'approvisionnement, l'ancienne scierie Maugard, emplacement idéal au centre du village, entourée d'un écrin de verdure, rachetée par la mairie, sera réhabilitée en plate-forme de stockage de plaquettes forestières.

L'objectif à très court terme étant d'approvisionner depuis Belcaire une dizaine de chaufferies dans un rayon de 30 km. Dès novembre, la première chaufferie bois énergie communale sera lancée. Lorsque l'on voit la montée en flèche des factures de chauffage, le bois qui a fait la richesse des communes il y a longtemps peut rapidement redevenir un facteur majeur de développement du plateau de Sault et de nos territoires après une longue période de crise grâce à ce formidable projet.


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(Extrait du journal de la commune de Belcaire "le Casteillas" numéro 1 de janvier 2009)

C'est parti pour la chaufferie bois qui fonctionne depuis le 7 janvier 2009 !

Les hausses successives des prix du fuel domestique et du gaz, ainsi que la valorisation nouvelle des sous produits forestiers jusqu'alors inexploités, ont motivé la réalisation de la chaufferie centrale. Située rue de la Petite Versane, elle est maintenant en fonctionnement, et permet d'alimenter en besoins thermiques l'école, la gendarmerie et ses logements, la maison de retraite, ainsi que des logements publics.

Une importante réduction sera donc rapidement réalisée par la commune de Belcaire sur les coûts de chauffage de ces bâtiments municipaux. Coût de l'investissement : 445 000 euros, dont 203 000 euros de subventions.


La plate-forme de stockage :

La chaufferie est alimentée par du bois déchiqueté et stocké sur la plate-forme située à l'emplacement de l'ancienne scierie Maugard le long de la D613. En une journée la broyeuse déchiquète la quantité de bois nécessaire à une année de chauffe. Très rapidement, cette plate-forme, en plus de stocker les plaquettes destinées à Belcaire, alimentera les différentes nouvelles chaufferies dans un rayon de quarante kilomètres. Les premiers travaux de transformation du site ont été réalisés par les employés communaux afin d'assurer provisoirement le stockage des plaquettes forestières. La rénovation complète du bâtiment se fera en 2009.

Coût de l'investissement : acquisition 80 000 €

Coût de la réhabilitation   : 113 000 €

Subventions : Conseil Général : 0 €

                            DGE (état) : 22 566,40 €

                            ADEM (état) : 33 849 €

                            Région, Europe : 48 208 € attendues

 

ma réflexion "faut bien l'admettre, c'est une idée géniale !! au pays du bois ! pourquoi ne pas y avoir pensé plutôt ? visiblement cela a été long à mettre en place"

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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