LE TOUR DE FRANCE 2010 PASSE DANS LE PAYS DE SAULT !!
Extrait de la revue les " AMIS DU MUSÉE PYRÉNÉEN"
15 octobre 2009
Pour fêter le centenaire du passage du tour dans les Pyrénées celui-ci y fera un long séjour en 2010 : le 18 juillet il sera à Ax-3 Domaines, le 19 à Bagnères-de-Luchon, le 20 à Pau, le 21 jour de repos à Pau, le 22 arrivée au col du Tourmalet où se déroulera une cérémonie du souvenir d’Henri Desgrange fondateur de l’épreuve, le 23 départ de Salies-de-Béarn vers Bordeaux.
En effet c’est en 1910 que les organisateurs du tour osent le franchissement de la haute montagne : ils
choisissent les Pyrénées en les traversant en deux étapes de Perpignan à Bayonne, le point culminant en étant le col du Tourmalet. Le vainqueur de ces deux étapes Octave Lapize (France) fut
également vainqueur de l’épreuve, lire son histoire ci-après.
De tout temps le col du Tourmalet fut franchi, bergers, pèlerins, colporteurs, mais l’histoire a surtout
retenu le passage de Mme de Maintenon en 1675 en chaise à porteurs : ce fut le premier exploit réalisé… par ses porteurs.
Des exploits, il y en eut dans ce secteur quand en 1906 la coupole Baillaud terminée au Pic du Midi il fallut transporter le télescope au col en char à bœufs. De là, les 22 caisses, pesant
entre 300 et 800 kilos, furent transportées au sommet par une douzaine de soldats d’un régiment d’artillerie de Tarbes. Les difficultés furent telles que, au bout d’un mois d’efforts, ils ne
parvinrent qu’au col de Sencours. Les caisses y passeront l’hiver et le télescope ne fut monté au sommet qu’en septembre 1907 et opérationnel en 1909.
Les temps ont bien changé, l’an prochain l’étape mythique Bagnères-Pau sera à l’honneur, mais en 1910 le parcours allait jusqu’à Bayonne. Octave Lapize passait le Tourmalet en tête mais dut alterner les séances de pédalage et de course à pieds, seul Garrigou fit l’escalade sans mettre pied à terre et reçut pour ce fait une prime spéciale de 100 francs.
Si l’on fait abstraction du côté noir parfois glauque dans lequel baignent tous les sports très fortement médiatisés, il faut bien admettre que le tour de France, spectacle sportif, est une grande fête populaire qui sied parfaitement aux Pyrénées et qui génère une puissance émotionnelle hors du commun.
HISTOIRE DU TOUR 1910 :
Les Pyrénées et le Tour, c’est une histoire d’amour commencée il y a un siècle.
La Grande Boucle qui en est à sa 8e édition (4 737 km en 15 étapes) a certes déjà rencontré la montagne en 1905 mais, là, on franchit un cap. Henri Desgrange, le patron du Tour, redoute ces onze cols inconnus, culminant avec le Tourmalet et ses 17 km de pente, à 2 115 m. D’ailleurs, il a fallu qu’au printemps, Alphonse Steinès, collaborateur à "L’Auto", le journal organisateur, et déjà découvreur du Ballon d’Alsace, lui force la main et se rende sur les flancs du Tourmalet enneigé pour lui prouver que l’ascension du col serait possible.
La course a rendez-vous avec son destin les 19 et 21 juillet 1910 entre Perpignan et Luchon (289 km de routes improbables hérissées de 4 cols) et, après un jour de repos, entre Luchon et Bayonne (326 km assortis de 7 cols d’enfer).
Parmi les 110 partants, des champions qui se nomment François Faber, Octave Lapize, Louis Trousselier ou Gustave Garrigou, et des seconds couteaux, d’un courage indomptable. Desgrange a pourtant peur, et quand il voit les efforts déployés par Lapize pour gagner à Luchon après avoir avalé les cols du Portel (601 m), de Port (1 249 m), du Portet d’Aspet (1 069 m), et des Ares (797 m), il quitte la course et confie les clefs à Victor Breyer.
Pas de dérailleur, des routes impossibles, peut-être des ours et des aigles, un départ à 3 heures et demie du matin, dans la nuit, de quoi frémir en effet… Lapize, qui livre à Faber, vainqueur du Tour 1909, un duel homérique dans une course qui se joue aux points, le premier marque un point, le deuxième deux… , et non au temps, a attaqué. En tête à Peyresourde (1 569 m) et Aspin (1 489 m), il entreprend le Tourmalet sur sa machine ou à pied. Derrière, Garrigou, lui, ne descend pas de vélo.
Au sommet, il y a une centaine de mordus dont un photographe inconnu qui saisit la scène historique. Il est 7 heures. Il y a de la neige sur le bord de la route. Le
dossard 4, celui du "Frisé", surnom de Lapize, arrive. Le voilà couvert de boue, machine à la main. C’est magique. Ce troisième "calvaire" franchi, Lapize et Garrigou foncent dans la descente,
attaquent Soulor (1 474 m), Tortes (1 799 m) et Aubisque (1 709 m).
L’empoignade est rude. Garrigou, tombe. Lapize, seul, est à pied. Et à bout. Breyer l’interroge. Lapize lève sur lui des yeux révulsés et répond : "il y a que vous êtes des criminels ! On ne demande pas à des hommes de faire un effort pareil. J’en ai assez." Là, Breyer et Steinès devinent le désastre.
Quand, soudain, résonne une exclamation sonore : "Oui, c’est moi !" Et apparaît François Lafourcade. C’est un petit gars du coin, originaire de Lahontan. Il
brûle la politesse à Lapize, lui prend 16 minutes et passe en tête au sommet. Lapize remet en route. L’arrivée est à 175 km. Victime de la "faim vaille", Lafourcade sera repris avant
Osquich (507 m) par Lapize qui s’impose à Bayonne au sprint devant Albini après 14 h et 10 min de selle. Ils ont fait l’impossible ! Les quatre points que Lapize a repris à
Faber dans les Pyrénées, seront essentiels à Paris où il triomphe. Lafourcade, le petit Pyrénéen, est 14 ème sur 41 classés.
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L'ÉVÉNEMENT ! TOUR DE FRANCE 2010
le Dimanche 18 juillet, lors de la 14 ème étape, Revel / Ax-3 Domaines, les coureurs passeront dans le département de l'Aude et plus particulièrement dans le Pays de Sault pas très loin de sa capitale BELCAIRE !
Je vous ai tracé le parcours que vont emprunter les coureurs sur la carte ci-dessous.
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