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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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12 avril 2013
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Le Languedoc Roussillon et plus particulièrement l'Aude est un département chargé d'Histoire, vous ne pouvez pas faire un pas, sans qu'il y ait : un château, une forteresse, une abbaye, un monastère, un village médiéval, bref des choses intéressantes à découvrir. Et les beaux paysages ne manquent pas, vous avez les vignobles, les montagnes, la mer Méditerranée, une belle nature, alors pourquoi aller à l'étranger, venez visiter l'Aude ! Aujourd'hui après avoir effectué des recherches, je vais vous présenter en deux parties, le village de Fanjeaux et son histoire ainsi que celle du monastère de Prouille. Je remercie tous ceux qui m'ont autorisé à publier leurs photos afin de documenter ce reportage et n'hésitez pas à m'en envoyer, et si vous avez des infos, je peux toujours compléter ce document. Ce reportage n'a pas la prétention d'être exhaustif, mais il rassemble un maximum d'informations intéressantes que vous ne trouverez nul part ailleurs, à vous de juger. Je vous souhaite une bonne découverte ....

 

logo label Pays Cathare 02

Fanjeaux 06

Vue panoramique du village de Fanjeaux capitale cathare  du Languedoc Roussillon

carte 01 de l'aude

Fanjeaux se situe à 34 km de Carcassonne, 75 km de Toulouse, 92 km de Narbonne et 54 km de Foix.

Au recensement 2010 il y avait 779 habitants à Fanjeaux, en 1901 le village comptait 1288 habitants et environ 2000 en 1793.

carte 02 de Fanjeaux

Zoom sur la carte, le monastère de Prouille se trouve à 3 km de Fanjeaux, vous pouvez voir que le chemin de grande randonnée, le GR7 traverse Fanjeaux.

D'autres chemins de randonnées plus modestes, rayonnent tout autour du village à travers la campagne.

Blason de Fanjeaux

Blason de Fanjeaux

FANJEAUX capitale languedocienne des cathares et le monastère de PROUILLE.

Fanjeaux est un vieux village bâti au sommet d'un promontoire rocheux à 360 mètres d'altitude que l'on repère de très loin. Le village possède de vieilles ruelles, des halles du XVIII ème siècle et des maisons authentiques, ainsi qu'une église gothique superbe pour son chœur baroque, ses tableaux, son trésor.

Fanjeaux est un lieu sacré dès l'époque gallo-romaine, son nom vient de Fanum Jovis, "le temple de Jupiter". A cette époque y avait-il un temple en l'honneur de Jupiter ? Pour l'instant aucun édifice n'a jamais été reconnu par les archéologues. Peut-être que l'église a été bâtie sur cet emplacement. Dés le XIIème siècle le bourg fortifié est sans conteste un lieu de culte.

La cité médiévale compte environ  3000 habitants, le castrum a des fortifications dotées de 14 tours, détruites au cours des temps, quatre d'entre elles étaient encore debout en 1821. Au XVII ème siècle, on dénombrait quatre portes pour pénétrer à l'intérieur du castrum : la porte de la Fontaine située au Sud-Est, en aval de l'actuel pont-aqueduc, la porte du Marché à l'Ouest, devant l'actuel Monument aux Morts, la porte de la Rivière au Nord-Ouest et la porte d'Aymeric au Nord-Est.

A l'époque féodale deux coseigneurs dirigeaient le puissant castrum de Fanjeaux : Dame Na Cavaers et Guillaume de Durfort, dont le château se situait non loin du "Lac de Jupiter" à Fanjeaux.

Le château primitif de Fanjeaux était érigé sur un mamelon à l'extrémité Nord-Ouest du bourg. Déjà ruiné à la fin du XIV ème siècle, il a totalement disparu. A l'Est de l'église paroissiale, s'élevait dès 1303, le nouveau château dit aussi palais royal, où exerçait le juge de Fanjeaux. Seule l'une de ses tours, qui abritait la prison royale, subsistait encore à la fin du XVII ème siècle, au Sud de la Place du "Lac de Jupiter".

Fanjeaux 072

Superbe vue aérienne du village de Fanjeaux avec sa vue dominante sur une partie du Razès et le Lauragais.

Jusqu'à l'arrivée des Croisés, la demeure de la célèbre famille de Durfort, coseigneur de Fanjeaux, était édifiée dans l'actuelle enceinte du couvent des Frères Prêcheurs. Il en subsiste quelques vestiges désignés sous l'appellation "Maison du miracle".

La noblesse locale était fort importante, cinquante familles nobles possédaient des biens à Fanjeaux, et fut rapidement acquise aux idées cathares.

vue aerienne de Fanjeaux

Édifices et Monuments de Fanjeaux :
1 - Le Seignadou - Point de vue
2 - Maison dite de Saint-Dominique
3 - Les Halles (XVIIIème siècle)
4 - Ancien Couvent des Frères Prêcheurs (XIVème - XVème siècle)
5 - Église Notre-Dame de l’Assomption (fin XIIIème - XVIIIème siècle)
6 - Croix Discoïdale (XIIIème siècle)
7 - Hôtel de Gramont (XVIème et XIXème siècle) lieu d'exposition
8 - Lavoir (début XVIIIème siècle)

Mais la particularité de Fanjeaux est que ce village médiéval de par son élévation, permet l'observation d'un carrefour de voies de communication importante, contrôlé par un point stratégique, Prouille. C'est en effet ici que se croisent à cette époque, les routes reliant d'une part Mirepoix et Carcassonne, d'autre part Toulouse et Limoux.

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La rue de l'Église au nord de Fanjeaux

Il y a des sites qui semblent prédestinés, Fanjeaux fait parti de ceux là. Fanjeaux est le balcon du Lauragais, de ce village s'offre à vous la plaine languedocienne, un immense horizon géographique et humain.

Le lieu se prête admirablement à l'évocation de l'Histoire avec un grand H : celle des cathares, celle de la prédication de saint Dominique, et celle de la croisade contre les Albigeois.

L'on découvre un paysage chamarré d'ocre, de rouge, de soleil et de vieille civilisation latine de cette terre occitane.

Ce n'est pas étonnant que les organisateurs de nouvelles pages d'histoire religieuse du Midi de la France aient choisi ce bourg de Fanjeaux, à quelques kilomètres au Sud-Ouest de Carcassonne, pour y tenir des réunions annuelles et qu'ils aient consacré leur premier colloque à saint Dominique qui en fut le curé avant d'aller fonder à Toulouse la milice des Frères Prêcheurs.

Le saviez-vous ? Le Lauragais est un vaste territoire composé de plaines, de vallons et qui entre Toulouse et Carcassonne, s'étend sur trois départements : la Haute-Garonne, le Tarn et l'Aude. C'est le village de Laurac qui a donné son nom au pays Lauragais dont il fut la capitale jusqu'au XIV ème siècle.

Fanjeaux 01

Vu du Seignadou, panorama sur les Corbières, au fond la montagne Noire, au centre, légèrement à droite, on aperçoit le monastère de Prouille

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Voici un autre panorama sur les Corbières vu du village de Fanjeaux

Le Lauragais est un passage entre le Languedoc et l'Aquitaine, dont les gros châteaux et les bourgs fortifiés, Laurac, Fanjeaux et Montréal étant les principaux, étaient les places fortes du catharisme. Dès 1195, on y signale la présence de très nombreuses maisons d'hérétiques. Le parfait Guilhabert de Castres y a élu domicile depuis 1193. A cette époque, la plupart des coseigneurs du village semble être convertis aux croyances cathares.

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Église Notre-Dame de l’Assomption de Fanjeaux (fin XIII ème - XVIII ème siècle).

L'église abrite un beau trésor d'art religieux avec des pièces du XV ème siècle et conserve la poutre qui aurait été frappée par le livre échappé des flammes de saint Dominique au cours de l'ordalie dite du "Miracle du feu" à laquelle il avait été soumis.

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Non loin de la place des Halles se trouve l'église du XIII ème siècle, classée aux Monuments Historiques.

D'après la tradition, elle aurait été érigée sur les vestiges du temple de Jupiter

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A droite de l'entrée de l'église, cette belle façade à colombages datée de 1666

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Le clocher de l'église de Fanjeaux présente une tour octogonale percée de nombreuses baies en arcature brisée, la pointe sommitale est couronnée par une flèche triangulaire parachevée d'un globe de pierre.

Le clocher subit une restauration en 1854. Au-dessus du portail de l'édifice, une statue en pierre de la Vierge à l'enfant.

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Typique du gothique languedocien, l'église fut bâtie entre 1278 et 1281, une inscription commémorative l'atteste sur le mur extérieur sud, voir la photo ci-dessous ...

Le portail occidental que vous pouvez voir, est profondément ébrasé, des voussures supportées par des colonnettes à chapiteaux feuillagés ornent ce belle ensemble architectural.

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En 1278, le 5e des Ides de juin, fut posée la première pierre de l’église de Fanjeaux, et en 1281, le jour de la fête de la Nativité de la bienheureuse Vierge Marie, fut célébrée la première messe dans cette église par frère Arnaud Séguier qui avait posé la première pierre sous Philippe III le Hardi, roi des français, Bertrand, évêque de Toulouse, et Arnaud Mannes, recteur de la dite église

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La Vierge à l'enfant au-dessus du porche de l'église

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Détails du portail occidental profondément ébrasé, avec ses voussures supportées par des colonnettes à chapiteaux feuillagés

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Devant l'église, la croix dite du Sicaire, proviendrait du lieu du Miracle de saint Dominique

C'est donc là, que s'établira Dominique de Guzman pour combattre l'hérésie, tel était sa mission Languedocienne. En premier lieu, il s'installe à Montréal de 1206 à 1215, où il dirige en 1207 une dispute générale d'évangélisation. A Prouille, il installe une communauté de moniales converties par sa prédication. L'évêque de Toulouse le nomme chapelain en 1214 à Fanjeaux. C'est plus strictement de ce dernier bourg, où depuis le belvédère du Seignadou, que Dominique pouvait contempler tout le terroir de son ministère, qu'il a pris conscience de sa vocation apostolique. A partir de 1215, il s'installa à Toulouse pour fonder sa communauté de frères. En 1219-1220, il prie la décision : "la pauvreté mendiante était le moyen formel de rémission des péchés du religieux ; l'ordre ne devait avoir ni propriété, ni revenus d'aucune sorte".

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L'église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux

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L'intérieur de l'église, remarquez  la charpente apparente de la nef, sur arcs diaphragmes et le bénitier en marbre de Caunes-Minervois.

La nef est dotée de quatre travées comportant des arcs doubleaux brisés retombant sur des culs de lampe moulurés.

Cette vaste nef est bordée de six chapelles latérales construites entre les contre-forts, elles sont toutes voûtées d'ogives.

La chapelle Saint-Dominique, la 2ème à gauche, abrite la poutre, témoin du "miracle du feu".

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L'église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux, une vue du choeur voûtée d'ogives

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Église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux, moulage de la clef de l’abside.

L’Agnus Dei, porteur de l’étendard et de la croix. Le rebord de la clé représente un bestiaire fantastique au style ornemental et graphique :
des petits dragons-lézards affrontés dont la queue devient rinceau ou palmette, s’enroulant deux à deux

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L'orgue de l'église de Fanjeaux, au-dessus du portail occidental

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Photo de gauche, le bénitier en marbre de Caunes-Minervois. A droite, décor singulier du choeur de l'église

Fanjeaux 067Le choeur voûté d'arêtes de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux. Ce choeur raffiné, présente un bel ensemble décoratif de six peintures du XVIII ème siècle.
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A gauche, la statue de Saint-Roch. A droite, la statue de Notre-Dame du Rosaire
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L'intérieur de l'église compte deux statues de la Vierge à l'enfant, l'une date de la fin du XIII ème siècle et l'autre du XIV ème siècle
Fanjeaux 016Le magnifique clocher de l'église Notre-Dame de l’Assomption de Fanjeaux

Revenons un peu en détail sur les préludes de la croisade des Albigeois.

La situation du Languedoc au XII ème siècle était lamentable, non pas tant à cause des hérésies, mais par suite de troubles politiques et des guerres féodales : autorité des comtes de Toulouse battue en brèche par leurs vassaux, classes armées, les unes contre Ies autres ; de plus, les mercenaires flamands et espagnols, employés par les princes pour leurs querelles particulières, opéraient souvent par et pour eux-mêmes, pillant et rançonnant le pays.

Au milieu de tous ces désordres qui paralysent les autorités civiles, la propagande du catharisme continue de manière incessante ; quelques princes songent à utiliser les sectaires ; c'est ainsi Roger II, vicomte d'Albi, les emploie dans sa querelle, avec son beau-père, le comte de Toulouse.

C'est dans ces circonstances, que le cardinal Henri d'Albano organise sa mission ; un grand nombre de seigneurs catholiques le suivent, appuyant ses prédications par la force. Le cardinal et son armée marchent contre Roger et assiègent la ville de Lavaur, centre de l'hérésie, où s'étaient réfugiés deux des principaux chefs du catharisme.

Les assiégés opposèrent une résistance énergique, mais, finalement, la femme de Roger II fut obligée de faire sa soumission, Roger II ne tarda pas à se soumettre à son tour ; il fit la promesse de rompre avec les hérétiques et de les pour- chasser. Il livra même au cardinal les deux évêques hérétiques, qui, pour éviter, la mort, se convertirent. On les retrouva même, plus tard, réconciliés avec l'Église et pourvus de grasses prébendes.

Ces succès de l'Église catholique ne, parvenaient pas pourtant à abattre l'hérésie, qui grandissait encore ; mais, par les ruines épouvantables qu'accumula la mission du cardinal d'Albano, le Midi eut, on peut le dire, l'avant goût des horreurs qui, pendant vingt ans, suivront les expéditions féroces dirigées contre lui par les Septentrionaux, expéditions connues sous le nom de guerre des Albigeois.

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On aperçoit le village de Fangeaux en arrivant de Prouille par la D119

Au moment de l'avènement du pape Innocent III, au trône pontifical, en 1103. En cette fin du XII ème siècle, la situation de l'Église ; après l'insuccès de sa double tentative de répression du catharisme, était fort périlleuse.

L'hérésie croissait et se propageait ; l'Église catholique craignait d'être débordée et même, comme cela lui arrivera

au XVI ème siècle avec le protestantisme, d'être contrainte d'entrer en partage avec  l'hérésie. Innocent III inaugura une politique toute différente de celle de ses prédécesseurs, politique systématique et rigoureuse.

Ce pape de 37 ans, qui succédait à l'octogénaire timoré Célestin III, se préoccupa, dès le lendemain de son exaltation, de la situation religieuse du Midi de la France. Il ordonna aux deux moines qu'il envoyait en légation de prendre des mesures rigoureuses contre les hérétiques, fit appel au bras séculier, enjoignant aux évêques, à tous les princes et aux populations de soutenir ses représentants dans leur mission, d'observer leurs ordres et de faire exécuter leurs sentences sous peine de confiscation de leurs biens et de plus grandes sévérités s'il était nécessaire. Le pape n'ignorait pourtant pas que cette nouvelle période de lutte contre l'hérésie n'aurait chance de succès qu'à la condition préalable de rétablir l'ordre dans le gouvernement intérieur de l'Église. En effet, les Églises du Midi étaient, à cette époque, très troublées par des querelles intestines et des compétitions, sans nombre.

Aussi, l'hérésie grandissait ; les sectaires se faisaient toujours plus audacieux ; Guilhabert, de Castres, tenait avec succès, à Fanjeaux des réunions publiques ; dans une de ces réunions, en 1204, cinq personnages de la plus haute noblesse du pays, parmi lesquelles la célèbre Esclarmonde devenue veuve du seigneur Jourdain de l'Isle accompagné de son frère, le comte de Foix Raymond Roger ; Aude de Fanjeaux veuve d'un grand officier du vicomte de Carcassonne ; Faye de Durfort et Raymonde de Saint-Germain, vont prendre "la vêture", c'est à dire recevoir le consolament qui va  les ordonner  parfaites cathares. Une soixantaine d'autres personnes, nobles et chevaliers, recevront ce jour là aussi le consolament. Bien d'autres dames se feront ordonner parfaites à Fanjeaux avant l'arrivée des croisés, c'est à dire jusqu'en 1209.

Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux, le père du défenseur de Montségur, blessé lors de combats vers 1204, se fit porter à Fanjeaux, et y reçut le consolament des mains de Guilhabert de Castres.

 

Un autre légat, Pierre de Castelnau,  qui tentait lui aussi de remettre dans le droit chemin les brebis égarées de la foi catholique, n'obtint que de minces succès. Le pape lui adjoignit bientôt ce féroce Amalric qui, quelques années plus-tard, devait être l'âme de la croisade contre les Albigeois.

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Le caractère médiéval de Fanjeaux se lit sur ses façades, ici l'ancien couvent des Frères prêcheurs, avec son portail monumental du XVIII ème siècle donnant sur le rue du Four

Après avoir remis de l'ordre dans son Église, le pape Innocent III organisa de grandes missions contre l'hérésie.

Il donna donc l'ordre à ses légats de s'adjoindre un certain nombre d'abbés, capables de les seconder dans leur mission. Ils se mirent tous en route, mais leur insuccès fut complet ; leur apparence était fastueux, ils étalent richement vêtus, couverts d'or, de broderies et de bijoux, ils montaient des chevaux de grand prix et se faisaient suivre de nombreux serviteurs. Or, le principal grief des populations du Midi, depuis deux siècles, était dans le contraste entre la doctrine de l'Evangile, qui prêchait, la vertu et le renoncement aux biens de ce monde, et la vie de désordre et de luxe du haut clergé. Aussi, les missionnaires, furent-ils la risée du peuple : "Voyez ces insolents, disait-Il ; ils viennent, prêcher  Jésus-Christ, qui était pauvre et qui allait à pied !".

Pratiquement tous les documents d'origine cathare ont été détruits pendant l'Inquisition, pour le plus grand dommage de l'histoire.

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La maison de saint Dominique à Fanjeaux. Maison en pierre qui était l'ancienne sellerie du château royal de Fanjeaux, elle abrite un oratoire qui perpétue le souvenir du saint prédicateur.

L'édifice a été restauré entre 1958 et 1960, on peut voir aussi, la chambre de saint Dominique avec sa cheminée monumentale du XIII ème siècle remaniée au XIV ème et XV ème siècles.

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La porte de la maison de saint Dominique

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Zoom, détails de la serrure et du butoir de la porte de la maison de saint Dominique

Saint-Dominique s'installe à Fanjeaux, il y vécut neuf ans afin de purger le Lauragais de l'hérésie :

Les missionnaires commandités par le pape Innocent III rencontrèrent l'Espagnol Diego d'Azebès, évêque d'Osma et son sous-prieur, le fameux Dominique de Guzman, qui rentraient de Rome où ils étaient, allés accomplir une mission du roi de Castille.  Ces deux hommes, de mœurs austères, sachant que les hérétiques blâmaient surtout les scandales et le faste du clergé, engagèrent les missionnaires à parcourir tout le Languedoc, nu-pieds, en mendiant leur pain, et à être ainsi un motif d'édification. Les légats hésitaient, mais Diego et Dominique donnèrent l'exemple.

Ces prédicateurs espagnols combattirent la doctrine cathare par la théologie et la dialectique. Ses joutes verbales, les “disputes”, avec les dignitaires cathares.

Tout, cela n'aboutit pourtant qu'à faire organiser des colloques où catholiques et cathares discutèrent longuement. Saint-Dominique s'établit en plein pays hérétique, à Fanjeaux, et parcourut les pays avoisinants. A peine réussit-il à ramener quelques cathares à la foi catholique ; en somme, il ne réussit pas plus que ses prédécesseurs.

Nous sommes en 1208.

Dès lors, la papauté décida pour venir à bout de l'hérésie grandissante, d'employer la force en organisant une croisade.

Fanjeaux depuis vingt ans peut-être, est quasiment la capitale du catharisme occitan, ne fût-ce, on l'a vu, que par la présence de Guilhabert de Castres, fils majeur de l'évêque de Toulouse, Gaucelin et véritable directeur de conscience de toute la noblesse hérétique du Lauragais et du Toulousain.

A l'automne 1209, les croisés occupent Fanjeaux qui est la position clef, déserté par les chevaliers et la noble dissidence, qui se réfugient pour la plupart à Montségur. Simon de Montfort trouvant la situation de Fanjeaux parfaite face aux terres du comte de Toulouse, qu'il en fait son quartier général. Le bourg demeurera la base principale d'opérations des armées croisées jusqu'en 1215 et leur entrée dans Toulouse. Simon de Montfort lancera en quelques semaines une série de raids en étoile qui lui assure en peu de temps le pouvoir sur un vaste territoire.

Profitant de l'absence de Simon de Montfort, qui était à Carcassonne, Raymond Roger comte de Foix, dans la nuit du 29 septembre 1209 tenta de reprendre Fanjeaux, mais il fut repoussé.

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Missel dominicain fin XV ème siècle

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Manuscrit dominicain enluminé datant de 1420

Le 25 mai 1214, Foulque, évêque de Toulouse concède l'église de Fanjeaux et ses revenus à saint Dominique, qui devient curé du lieu.

Les croisés quittent Fanjeaux en 1221, en juin le comte de Foix Raymond Roger occupe Limoux et Fanjeaux, ce qui permet aux coseigneurs, chevaliers et nobles, comme aux bons hommes de rentrer à Fanjeaux en 1222. Guilhabert de Castres devenu évêque revient s'installer lui aussi à Fanjeaux vers 1222.

Fanjeaux fut le théâtre d'une véritable ruée de parfaits et de parfaites impatients  de se réinstaller en ce haut lieu du catharisme, et d'y rouvrir publiquement leurs maisons ateliers, et d'y reprendre leur prédication.

En 1229, le comte de Toulouse Raymond VII réclame et obtient Fanjeaux au moment de la signature du traité de Paris. L'adhésion à la foi des bons hommes continue à Fanjeaux

Dans les années 1240, l'Inquisition menée par les Dominicains partira à la recherche des croyants cathares de Fanjeaux.

Fanjeaux deviendra par la suite un haut lieu dominicain.

L'incursion du Prince Noir en 1355 dans le Languedoc n'épargna pas Fanjeaux qui fut incendié.

Fanjeaux se releva assez rapidement de ce triste épisode de la guerre de Cent Ans et connut avec la culture du pastel au XVI ème siècle une paisible prospérité.

Durant la période révolutionnaire, un enfant de Fanjeaux se distingua particulièrement. Homme politique fidèle à ses convictions républicaines, Hugues Destrem, après avoir été maire de son village natal en 1783, fut élu député à l'Assemblée Législative (1791-1792). Représentant au Conseil des Cinq Cents en 1798, il désapprouva Bonaparte lors du coup d'Etat du 18 brumaire. Cette opposition lui valut le bannissement.

Dotée de 2092 habitants en 1790, puis 1307 en 1891, la commune compte 855 Fanjuvéens en 1990. Actuellement chef-lieu du canton, Fanjeaux est essentiellement tourné vers l'activité agricole et l'accueil touristique. Il est un des hauts-lieux saint-dominicains.

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Fresque représentant Saint Dominique réalisée par Fra Angelico au couvent San Marco à Florence

Le miracle de Fanjeaux

Au printemps 1207, saint Dominique essayant de convertir les futurs évêques cathares Guilhabert de Castres et Benoît de Termes, un diacre prénommé Arnaud et quelques coseigneurs de la région acquis à l'hérésie. On batailla à coups de citations tirées des Saintes Écritures pour faire valoir chacun sa vérité, en dépit des allégations de l'autre. Dialogues de sourds ? Sans doute, puisqu'il a fallu avoir recours à un procédé surnaturel pour trancher le débat. C'est le fameux miracle de Fanjeaux. A bout, d'arguments, les deux parties se résolurent à jeter leurs écrits au feu, la vraie parole de Dieu étant celle qui sortirait indemne de l'épreuve. Lors de cette ordalie, les cathares virent leurs écrits détruits par les flammes tandis que, par trois fois, les ouvrages de saint Dominique furent projetés violemment hors de la fournaise.

Une poutre calcinée, conservée aujourd'hui dans l'église de Fanjeaux porterait encore témoignage de ce fait miraculeux. Fort de sa victoire, il avait ainsi obtenu la conversion d'une centaine d'hérétiques

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Photo de gauche, peinture espagnole des années 1400 par Pedro Berruguete montrant le miracle de Fanjeaux. Selon le Libellus de Jourdain de Saxe, les livres des Cathares et ceux des catholiques ont été soumis à l'épreuve du feu devant saint Dominique.

Les livres catholiques ont été rejetées à trois reprises par les flammes intacts. Photo de droite, estampe de la bibliothèque de Toulouse représentant le miracle de Fanjeaux (auteur Alexandre Du Mège 1780-1862).

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Voici une autre représentation du miracle de Fanjeaux, peint par Cardenas Bartholome en 1610

 

Voici maintenant pour les amateurs, toutes une série de photos anciennes concernant Fanjeaux :

Fanjeaux 208 de 1905

Fanjeaux en 1905, place de la mairie et la poste

Fanjeaux 212 de 1905

Fanjeaux en 1905, le calvaire qui existe toujours

Fanjeaux 205 de 1905

Fanjeaux en 1905, la maison saint Dominique

Fanjeaux 225 de 1905

Fanjeaux en 1905, la halle

Fanjeaux 217 de 1905   Fanjeaux 227 de 1905

Fanjeaux en 1905, à gauche l'église et le haut de la rue des Fargues, la maison de l'angle c'est la poste aujourd'hui.

A droite, la grande Rue en 1905

Fanjeaux 223 de 1910

Une vue générale de Fanjeaux en 1910

Fanjeaux 232 de 1905

L'église de Fanjeaux en 1905

Fanjeaux 234 de 1910

L'hospice de Fanjeaux en 1910, qui était un ancien hôpital, il y avait deux hôpitaux à Fanjeaux au XVIII ème siècle

Fanjeaux 235 de 1910

Fanjeaux en 1910, vu du chemin menant au monastère de Prouille, on aperçoit un moulin en haut à droite. La preuve sur la photo ci-après ...

Fanjeaux 211 de 1910

Au Nord-Est de Fanjeaux en limite du village dans les années 1910, il y avait encore 3 moulins en activités

Fanjeaux 224 de 1910

Fanjeaux en 1910, chemin menant au monastère de Prouille, ce lieu se nomme "croix de Sicaire", on aperçoit le Seignadou en haut à droite de la croix.

Fanjeaux 237 de 1910

Fanjeaux en 1910, route de Mirepoix et la gendarmerie à gauche.

Fanjeaux 236 de 1920

Fanjeaux en 1920, route de Mirepoix, le même endroit que la photo précédente, mais prise dans le sens opposé, la gendarmerie se trouvant à droite

Fanjeaux 082

Fanjeaux de nos jours, pour comparer avec la photo ci-dessus

Fanjeaux 219 de 1910

Fanjeaux en 1910, entrée du village route de Mirepoix

Fanjeaux 204 de 1905   Fanjeaux 206 de 1955

Photo de gauche, Fanjeaux, en 1905 le Seignadou. Photo de droite, le même lieu en 1955

Fanjeaux 226 de 1905

Fanjeaux en 1905, le pont aqueduc. C'est sur ce pont que se trouve la croix discoïdale du XIII ème siècle.

Fanjeaux 03   Fanjeaux 010

De nos jours, voici la croix discoïdale datant du XIII ème siécle (inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques) elle est scéllée sur le pont aqueduc romain qui surplombe la D119 à Fanjeaux.

La croix est scultpée d'une main bénissante d'un côté, et sur l'autre face, d'un agneau portant une croix oriflammée.
Ce pont fut restauré au XVII ème siècle. L'aqueduc romain taillé dans le roc est encore visible à proximité de la fontaine publique qui est alimentée pas cet aqueduc.

Fanjeaux 203 de 1910

Fanjeaux en 1910, le pont aqueduc

Fanjeaux 222 de 1950

Fanjeaux en 1950, le même lieu que les photos ci-dessus

Fanjeaux 233 de 1950   Fanjeaux 213 de 1960

Photo de gauche, Fanjeaux, entrée du village route de Mirepoix en 1950. Photo de droite, Fanjeaux le Seignadou en 1960

Fanjeaux 207 de 1950

Voici à présent quelques photos aériennes de Fanjeaux prisent dans les années 1950

Fanjeaux 209 de 1950

Fanjeaux en 1950, l'église et le Seignadou avec son promontoire qui offre un beau point de vue sur toute la région

Fanjeaux 210 de 1955

Cette vue aérienne de Fanjeaux date de 1955, tout en haut on aperçoit le village : La Cassaigne

Fanjeaux 231 de 1950

Cette vue aérienne de Fanjeaux date de 1950, on aperçoit en haut à droite, dans la plaine du Lauragais, le monastère de Prouille qui se distingue par la coupole de sa basilique.

Fanjeaux 228 de 1950

Cette vue aérienne sur l'église de Fanjeaux date de 1950

Fanjeaux 229 de 1950

Cette vue aérienne sur l'église de Fanjeaux date de 1950

Fanjeaux 220 de 1950

Fanjeaux en 1950

Fanjeaux 221 de 1970

Fanjeaux celle-ci date de 1970

 

Ainsi se termine la première partie de ce reportage. J'ai encore plein de choses à vous apprendre et à vous montrer, ne râtez pas la parution de la seconde partie. N'hésitez pas à me fournir des informations concernant l'histoire de Fanjeaux ou des photos, je compléterai ainsi volontiers ce reportage. 

 

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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commentaires

Sabatier pascale 10/02/2016 08:17

Super reportage , et merci beaucoup !

DENIS JUIN 09/02/2016 23:01

Merci à vous pour ce trés beau document,je l'ai publié sur la page facebook de FANJEAUX. (Je suis le maire de la commune). Au plaisir de vous rencontrer.

Anne Castagnou 14/04/2013 10:22


Bonjour Jean-Pierre,


Juste une petite annotation ...  j'apprécie et reprends la lecture de ce documentaire sur Fanjeaux ...  j'y suis sensibilisée pour y être venue deux fois ... mon beau-père m'a fait
connaître l'histoire des Cathares,  je suis passionnée ... je possède des cartes postales des années 1950 ... je vous les adresserai sur le mail ...  le plus vite possible.


Je possède aussi des ouvrages édités par les Dominicains de Fanjeaux ...  les Cahiers de Fanjeaux ...  une somme de connaissances des archives et une bibliographie ... c'est captivant
...


Je vous souhaite un bon dimanche  ensoleillé ici sur le Bassin d'Arcachon,


bien à vous  et un infini merci pour tous vos articles précieux ...


A bientôt


Anne

Jean-Pierre 14/04/2013 15:50



Bonjour Anne, merci pour votre fidélité et votre commentaire, c'est bien d'exprimer votre sentiment sur mon travail, cela me touche, je vous contacte afin de vous donner une adresse mail pour
votre envoi de doc qui est la bienvenue, je vous en remercie, Cordialement Jean-Pierre



Michèle 12/04/2013 13:21


On découvre toujours quelques détails qui nous ont échappé lors de nos passages.


Donc on retournera à Fanjeaux!!


 

Dominique 12/04/2013 09:44


Encore un superbe reportage !!!!


Un vrai régal à lire et à découvrir .