Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : www.belcaire-pyrenees.com
  •  www.belcaire-pyrenees.com
  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
  • Contact

ANNONCES-MESSAGES-ACTUALITÉS

Ils veulent vous informer !

Pour découvrir les annonces

  cliquez sur la photo

Photo pour les annonces 02

Faites Une Recherche Sur Ce Site

LIENS UTILES

En cliquant sur l'une des images ci-dessous :

1 - vous pouvez écouter Radio Montaillou en direct

 

logo 01cliquez sur le logo RADIO MONTAILLOU ci-dessus pour écouter la Radio en direct
(en cliquant sur leur site en haut à droite)
pendant que vous consultez les pages du site
 

 

 

Pour suivre la progession et connaître la position des ours dans les Pyrénées
téléphonez au 05.62.00.81.10
 
Vous pouvez m'écrire
CLIQUEZ SUR LE PETIT CHIEN ROMÉO POUR ME CONTACTER
 
 
LIVRE D'OR
cliquez sur la photo pour déposées vos marques de sympathie et pour les visionner

Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
sur le tracé de l'emblématique Sentier Cathare et à proximité des gorges de la Frau et de Montségur
 
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
en Haute-Ariège près d'Ax-les-Thermes
 
Hôtel Restaurant Bayle ** à Belcaire

 

Sites d'Ami(e)s

Les Amis du Sabarthez de Pierre Cortinas

 

Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :

     l'Association le Grand Sault

 

on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :

     Chambre d'Agriculture de l'Aude

 

Logo réduit office du tourisme du pays de sault

Office du Tourisme du Pays de Sault

Chemin départemental 613

11340 ROQUEFEUIL

Tél : 04.68.20.75.89

 

Retour à la page d'accueil

LES LIVRES CONSEILLÉS

Nouvelle Rubrique pour découvrir

des livres intéressants

cliquez sur la photo

livres conseillés

MESSAGE

25 avril 2013
bandeau-villages-de-l-aude-825x250.jpg

Voici donc la seconde partie du reportage consacré au village de FANJEAUX capitale cathare et au monastère de PROUILLE. Cette suite sera spécialement dédiée à l'histoire du monastère de Prouille situé proche de Fanjeaux et avec, encore quelques belles photos du village de Fanjeaux. Je remercie les auteurs des clichés pour m'autoriser leur diffusion afin de documenter ce reportage. Je vous souhaite une bonne découverte de cette magnifique région chargée d'Histoire, comme vous pouvez le constater sur ce site Number One du Languedoc Roussillon tout au long des parutions des articles (il suffit de visualiser les sommaires dans le menu pour choisir celui qui vous intéresse).

 

logo label Pays Cathare 02
 
Avant de vous parler du monastère Notre-Dame de Prouille, on poursuit notre découverte du village de Fanjeaux avec encore de belles photos :
 
Fanjeaux 071
Jolie céramique représentant les armoiries du village de Fanjeaux, scellée sur le parapet ceinturant le Seignadou
Fanjeaux 202 en 1980
Photos souvenirs de Fanjeaux datant de 1980
Fanjeaux 080
L'esplanade du Seignadou et la croix de saint Dominique.
Le Seignadou (Senhador, de l'occitan senhar qui signifie "faire le signe de croix" ou " lieu du signe") de se promontoire vous avez une vue panoramique sur la Montagne Noire, l'Alaric et la chaîne pyrénéenne.
Fanjeaux 045
L'esplanade du Seignadou et la croix de saint Dominique. L'oratoire actuel consacré à saint Dominique a été érigé en 1868.
Fanjeaux 09
Panorama vu de l'esplanade du Seignadou sur la plaine du Lauragais
Fanjeaux 043   Fanjeaux 042
Bas reliefs, placé dans l'entrée de l'ancien couvent des pères dominicains datant du XIV ème siècle à Fanjeaux.
En octobre 1323, le roi Charles IV le Bel autorise les consuls de Fanjeaux à construire une église commémorative du Miracle de Feu dans le château des seigneurs de Durfort.
Fanjeaux 043b
Détail, l'autre face du bas relief
Fanjeaux 05
Fanjeaux, durant la période médiévale, le village était ceinturé d'un rempart et d'un fossé.
Cette muraille défensive était protégée par quatorze tours dont quatre d'entre elles étaient encore debout en 1821.
Plusieurs portes permettaient d'accéder à l'intérieur du village fortifié.
Fanjeaux 069
Le porche de l'église Notre-Dame de l'Assomption, un ensemble architectural typique du gothique méridional et vous remarquerez la croix dite du Sicaire qui proviendrait du lieu du "Miracle de Fanjeaux".
Beaucoup se sont inspirés de cette croix pour confectionner des bijoux.
Fanjeaux 084
La voici la fameuse poutre miraculeuse exposée dans l'église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux, qui est évoquée dans la première partie du reportage.
Fanjeaux 047   Fanjeaux 062
Photo de gauche, la route qui mène à Fanjeaux. A droite, une habitation à caractère médiéval qui possède une sculpture (voir cercle rouge) placée au-dessus de la clé de voûte, voir le détail ci-dessous.
Fanjeaux 065  Fanjeaux 063
Détail du visage d'un homme moustachu décorant un voussoir de fenêtre à Fanjeaux
Fanjeaux 066Ayez l'oeil attentif, une des gravures médiévales à Fanjeaux
Fanjeaux 019Les Halles de Fanjeaux avec sa belle charpente de chêne, édifice datant du XVIII ème siècle
Fanjeaux 218 de 1970Photo de 1970 des Halles de Fanjeaux
Fanjeaux 017   Fanjeaux 032
Les Halles de Fanjeaux
Fanjeaux 018Les Halles de Fanjeaux, la rue Bourguet Nau, avec au bout, l'ancien couvent des Frères Prêcheurs (XIV ème - XV ème siècle) qui est l'ancienne sellerie du château des seigneurs Durfort.
 Cet ancien couvent abrite un oratoire qui perpétue le souvenir du saint prédicateur Dominique.
Le portail monumental qui vous apercevez date du XVIII ème siècle. L'église conventuelle est toujours visible, elle date de la fin du XIV ème siècle et du début du XV ème.
Fanjeaux 015   Fanjeaux 030
Les ruelles étroites du village de Fanjeaux
Fanjeaux 020
Maisons à caractère médiéval ceinturant la place des Halles, rue Bourguet Nau.
Fanjeaux 026   Fanjeaux 033
Ruelle et porche des Halles de Fanjeaux
Fanjeaux 029
Au gré de votre promenade dans le village de Fanjeaux vous trouverez bien un petit coin ombragé comme celui là.
Fanjeaux 028   Fanjeaux 038
A gauche, rue des Fargues débouchant sur la place des Halles. A droite, la rue du Tenda
Fanjeaux 041
Place du lac de Jupiter, maisons à caractère médiéval.
Ce lieu se nomme ainsi, car autrefois à cet endroit il y avait une mare jouxtait le chevet de l'église et dénommée "Lac de Jupiter".
Cette mare fut comblée en 1936, elle était alimentée par une eau siphonnée provenant des collines alentours. La légende raconte : qu'au fond du lac se trouvait une pierre qui portait l'inscription "si tu lèves la pierre, Fanjeaux, tu périras par les eaux".
Fanjeaux 238 La maison de St-Dominique   Fanjeaux 239 Maison de St-Dominique XIII eme siecle
Anne Castagnou m'a adressé ces trois photos datant des années 1950, Fanjeaux la maison de Saint-Dominique datant du XIII ème siècle.
Fanjeaux 240 Oratoire de St-Dominique XIII eme siecle  Oratoire dans la maison de Saint-Dominique datant du XIII ème siècle.
carte 02 de FanjeauxLe monastère de Prouille n'est qu'à 3 km au Nord-Est de Fanjeaux
vue aerienne monastère de Prouille

Vue aérienne du monastère de Prouille, l'entrée se situe en haut à gauche, sur la D4 reliant Fanjeaux à Bram

Fanjeaux 06b

Panorama sur le village de Fanjeaux, capitale cathare du Languedoc Roussillon

Fanjeaux 014

Des chemins de randonnées serpentent tout au tour de Fanjeaux 

 

LE MONASTÈRE DE PROUILLE

Dominique Guzman né vers 1170 à Caleruega, dans l'actuelle province de Burgos, dans la Vieille-Castille à 80 kilomètres de Burgos. Il est issu d'un milieu aisé en Espagne, son père Félix Guzman est gouverneur de Caleruega. Très tôt destiné à une carrière ecclésiastique, il fera des études de théologie, en 1195 il est nommé  chanoine du chapitre de la cathédrale d'Osma. Il sera ordonné prêtre à vingt cinq ans, puis deviendra sous-prieur en 1201.

C'est lors de son séjour à Fanjeaux, qu'à la pointe Est de l'éperon du village, du "Seignadou" le lieu du signe, où, trois nuits de suite, lors de prières, saint Dominique, le visage tournée vers la plaine, aurait vu un globe de feu traverser le ciel et se poser sur le hameau de Prouille, indiquant l'endroit où fonder la communauté dominicaine primitive. Pour info : l'oratoire actuel "le Seignadou" consacré à Dominique a été érigé en 1868.

Durant l'hiver 1206-1207, Diègue d'Osma et Dominique de Guzman établissent, dans l'ancienne église abandonnée Sainte-Marie de Prouille, située à 1,5 km au Nord-Est, au pied de la colline de Fanjeaux, le noyau d'une communauté de dames converties, dont le couvent sert aussi de base pour une prédication nouvelle, dans l'esprit de l'Évangile. Son ami Diègue d'Osma mourra en 1207.

monastere de Prouille 013

Une superbe vue aérienne du monastère de Prouille situé à quelques lieux de Fanjeaux

monastere de Prouille 012

Sur cette vue aérienne du monastère de Prouille, au centre s'élève la basilique de style romano-byzantin qui est restée inachevée

monastere de Prouille 02

L'entrée du monastère de Prouille bordée de platanes.

A droite de cette allée, s'élève une butte artificielle sur laquelle a été placée une statue de la Vierge au XIX ème siècle.

Cette motte castrale n'a pas été placée là par hasard, elle figure sur les ruines de l'ancien habitat fortifié médiéval de Prouille qui avait une petite église paroissiale dédiée à Sainte-Marie.

Saint Dominique en 1208 a une apparition de la Vierge Marie qui se présente sous le vocable de Notre-Dame du Rosaire et qui lui tend un chapelet, par la suite,  les dominicains seront d'ardents propagateurs du rosaire.

L'acte de fondation de Prouille date de 1206. Foulques, évêque de Toulouse, donne à saint Dominique l'église de Prouille, mais il en réserve les dîmes, prémices et autres droits paroissiaux à l'église de Fanjeaux.

Il faisait cette donation "en faveur des femmes converties ou à convertir". Cet acte dut être rédigé en 1206, entre le 22 juillet et le 27 décembre date de prise de possession des lieux. Les religieuses n'étaient que neuf au départ. La première prieure, responsable du monastère s'appelait Guillelmine de Fanjeaux, elle mourut au monastère en 1225.

Avant la fondation du monastère, l'église Notre-Dame de Prouille était paroissiale. Elle avait un cimetière.

Le monastère primitif avait des bâtiments misérables. L'église avait été longtemps abandonnée et, au cours du siècle, il fallut la rebâtir entièrement dans de plus vastes proportions. Le couvent prit rapidement une grande importance, il y avait plus de cent sœurs dans la première moitié du XIV ème siècle. Les biens affluèrent avec les vocations et bientôt, l'humble couvent de 1206 devint le centre de propriétés considérables, assurant aux sœurs d'importants revenus.

Ce fut le 1er septembre 1209, que le chef de la croisade Simon de Montfort vit Prouille pour la première fois ; il venait de prendre Carcassonne, de soumettre Limoux, Montréal, Fanjeaux et les autres places voisines, et il poursuivait sa marche vers Toulouse, quand son armée passa le long du monastère. C'est là une date forte importante pour l'histoire du couvent ; car elle marque le commencement de son développement matériel.

Simon de Montfort fit au monastère une importante donation. Le 15 mai 1211, dix jours après la prise de Lavaur, il lui donna le grand domaine de Sauzens. Il réserva aussi à Saint Dominique et à ses religieuses une partie des biens confisqués aux hérétiques qui avaient pris les armes, les faidits. Et les chevaliers croisés firent de même, et suivirent l'exemple de leur chef, en faisant de nombreux dons au monastère de Prouille. Grâce à la protection des croisés et à leurs victoires, l'avenir du monastère était assuré lorsque Saint Dominique mourut en 1221.

Au cours du XIII ème et du XIV ème siècle, les vocations religieuses et les dons de toutes sortes y affluèrent ; et bientôt, Prouille fut le centre d'une nombreuse colonie religieuse et d'une importante exploitation agricole, étendant ses ramifications dans le Lauragais jusqu'aux forêts de la Montage-Noire et dans le Razès jusqu'aux sapins du pays de Sault.

monastere de Prouille 09

Prouille (Prulianum) monastère de Dominicaines sous le vocable de Notre-Dame, fondé par saint Dominique en 1206, l'entrée de la basilique

monastere de Prouille 05

Détails de la façade de la basilique de style romano-byzantin

monastere de Prouille 03

Détails de la toiture de la basilique de Prouille

monastere de Prouille 08

La basilique de Prouille a reçu le titre de Notre-Dame du Rosaire. Des difficultés matérielles ont empêché la reconstruction de la basilique au XIX ème siècle.

Longtemps interrompus des travaux ont repris en 2003.

Encore en activité de nos jours, ce couvent fut le premier lieu de résidence de l'ordre des Frères Prêcheurs (les Dominicains) qui y accueillaient des femmes cathares converties pour leur réapprendre la vie selon les principes de la religion catholique.

Les anciens compagnons de Dominique restés à Prouille sont devenus des Prêcheurs en 1215, au moment de la création de l'ordre des Frères Prêcheurs ou de l'ordre Dominicain, solidement formés en théologie. Leur communauté est érigée en couvent en 1217.

Prouille et Fanjeaux constituent ainsi le berceau de l'ordre des Prêcheurs (les Dominicains), constitué dans un cadre diocésain à Toulouse en 1215, puis étendu à l'ensemble de la  chrétienté en 1217-1218. De ce fait, l'histoire dominicaine a fixé sur Fanjeaux un ensemble de traditions hagiographiques (biographie, analyse d'un système philosophique) liées au fondateur et aux origines de l'ordre.

En 1221, Dominique appelle huit sœurs de Prouille pour fonder la communauté féminine de Saint-Sixte à Rome.

C'est dans cette même année 1221, que saint Dominique décède le 6 août à Bologne en Italie.

En 1235, le pape retire aux évêques la responsabilité de l'Inquisition, qu'il confie aux théologiens les plus reconnus de l'époque, les Dominicains. Ironie du sort, qui éloigne gravement l'ordre du pacifisme évangélique de ses débuts.

Par la suite, les sœurs vont durement batailler pour rester à l'intérieur de l'ordre dominicain. Elles sont officiellement maintenues en 1236. En 1283, Prouille est une vraie réussite et compte cent soixante religieuses, issues principalement de la noblesse régionale.

monastere de Prouille 028Le sceau du monastère de Prouille, conservé à la Bibliothèque Nationale

monastere de Prouille 01

Le choeur de la basilique

monastere de Prouille 027

La nef de la basilique

monastere de Prouille 010

Le sas latéral permettant l'accès de la basilique avec le bâtiment d'habitation des religieuses

 

Dans l'Église comme dans la province du Languedoc, le monastère de Prouille a tenu une place importante.

Il joua un rôle majeur dans la défense active de la doctrine catholique au Moyen Âge et constitue, à ce titre, l'un des plus importants monastères royaux de l'Ancien Régime.

Fondé par saint Dominique lui-même qui en fut le premier prieur, Prouille peut être considéré comme la plus ancienne maison de l'ordre des Prêcheurs. C'est là que pour la première fois les religieuses du grand ordre pratiquèrent, dans la plus stricte clôture, la vie de contemplation et de pénitence qui devait servir de modèle à Sainte Thérèse pour la fondation de ses Carmels. C'est là aussi que les prédicateurs de l'orthodoxie catholique contre les Albigeois se retrouvaient après leurs missions pour recevoir les encouragements et les instructions de leur maître saint Dominique, et qu'à côté du couvent des femmes se créait un couvent d'hommes précédant de quelques années celui de Saint Romain de Toulouse. Prouille apparaît donc comme le berceau de l'ordre des Prêcheurs.

Il a été aussi l'un des quartiers généraux de l'Église dans sa longue lutte contre l'hérésie albigeoise du XIII ème siècle. Élevés en plein pays cathare, au milieu d'une population hostile, les bâtiments de Prouille abritaient les missionnaires catholiques qui de là s'élançaient à travers le Razès et le Lauraguais, et les inquisiteurs qui poursuivaient de leur redoutable répression ceux que les prédications n'avaient pu convaincre.

Le monastère de Prouille se trouvait à un carrefour de voies historiques importantes.

En 1340, les religieux qui en avaient la direction se plaignaient que trop souvent le silence du cloître et l'équilibre des finances de la maison fussent troublés par la multitude des passants de toute provenance et de toute condition qui prenaient le monastère pour une hôtellerie.

Pendant la croisade Albigeoise et l'Inquisition, les parfaites étaient condamnées pour faiditisme, poursuivies et dépouillées de leurs biens, elles s'empressaient, à la fin du XIII ème siècle, de donner au monastère une partie de leur fortune et parfois même leurs filles.

L'idéal apostolique des sœurs dominicaines du monastère de Prouille nécessite tout d'abord la séparation du monde extérieur par une vie austère, faite de jeûnes, de veilles, de pénitences, à laquelle les cathares reconverties par Saint Dominique étaient toutes préparées.

Dans les archives du couvent, on trouve plusieurs des familles qui ont joué un rôle souvent important dans la vie de la province au moyen-âge, comme les Lordat et de puissants seigneurs du Pays de Sault, comme les Niort, qui fournirent vers 1270, une prieure aux sœurs de Prouille et des Lévis-Mirepoix.

 

Dans la nuit du 4 au 5 mars 1715, les bâtiments médiévaux sont ravagés entièrement par un violent incendie Le monastère, est à reconstruire.

En septembre 1734, Louis XV charge Monseigneur Daniel Bertrand de Langle, évêque de Saint-Papoul, de cette reconstruction. Du fait des difficultés budgétaires de la communauté, celle-ci traîne jusqu'aux années 1740.

En 1746, l'évêque et la maîtrise chargés de la reconstruction soumettent leur projet au ministre chargé des provinces du Haut et Bas-Languedoc, Louis Phélyppeaux de La Vrillière, comte de Saint-Florentin. Ministre de la Maison du roi et grand ami de Louis XV, Saint-Florentin sollicite l'avis de son architecte favori, Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne (1711-1778), dernier des Mansart et petit-fils de Jules Hardouin-Mansart. Mansart est très en vue à la cour de Versailles depuis que le roi lui a confié la construction de l'église Saint-Louis de la ville en 1742, grâce à Saint-Florentin. Par arrêt du conseil du 21 mai 1746, Mansart de Sagonne est officiellement chargé de la reconstruction du monastère. Il s'agit là de sa seconde grande réalisation royale après Saint-Louis de Versailles. Suivant cet arrêt, le roi affecte pour le financement du projet, le produit de l'exploitation de la belle forêt de Ramondens voisine. Pour la reconstruction, le Conseil royal imposa aux sœurs un plan de Mansart.

En janvier 1747, Mansart se rend à Prouille, conformément aux ordres du roi. Il laisse ses instructions à son inspecteur, Jean-Charles Damesme de Furcy, arrivé en octobre 1746. Malheureusement, celui-ci, peu expérimenté dépense des sommes folles sans parvenir à faire avancer les travaux. Devant les plaintes de la prieure, Mme de Bellegarde, Damesme est démis en mars 1751 ainsi que Mansart, en novembre 1753. L'architecte reçoit 1000 écus d'indemnité pour son éviction. Seul le rez-de-chaussée d'une des ailes du bâtiment est alors achevé. Le chantier ne reprend qu'en 1757, sous la direction du Frère Raymond Vergès, dominicain de la province occitane, qui rechercha de nouvelles ressources et des solutions pour enfin faire aboutir le projet de Mansart en 1786.

monastere de Prouille 024 en 1900Proposition d'une étude de restauration de Notre-Dame de Prouille qui n'a pas abouti, Alexandre du Mège 1900

 

Puis la Révolution arriva peu de temps après, le monastère de Prouille fut encore entièrement détruit, les pierres du monastère ont servi à la construction de nombreuses maisons du village de Fanjeaux.

Malgré tous leurs efforts pour rester, les sœurs furent expulsées et le monastère détruit en 1792.

Saisi et vendu en 1793 pour 165 000 livres à l'élu révolutionnaire Hugues Destrem, celui-ci entame la démolition du monastère à des fins mercantiles en cédant la pierre et les matériaux divers aux villages environnants dont Bram et Fanjeaux. Ces éléments, dont certains ornements, sont encore visibles sur les maisons de ces villages.

La Révolution avait détruit le monastère jusqu'aux fondations, les archives du couvent avaient été dispersées en plusieurs endroits, et ainsi étaient jetées aux quatre vents les documents qui permettaient d'en reconstituer l'histoire.

Prouille est abandonné pendant un demi-siècle. Le père Henri Lacordaire y passe la première fois en juillet 1852. Après sa visite, il écrit le 7 août 1852, une lettre à la Baronne de Prailly qui disait ceci: "J’ai visité les lieux les plus célèbres de l’histoire de saint Dominique : Montréal, Fanjeaux, Prouille. Prouille qui était le premier couvent de notre Ordre ; il ne reste qu’un champ avec une maison qui servait d’hospice et qui est aujourd’hui une auberge, appelée encore : l’auberge de Prouille. Mon dessein est d’acheter quelques ares de ce terrain où le monastère était situé et d’y bâtir une chapelle commémorative dédiée à Notre-Dame de Prouille afin de refonder notre ordre".

Le 19 juillet 1853, Mme de Chambert, propriétaire du site de Prouille, lui fait donation a cet effet d'une parcelle de la motte féodale.

Et ses voeux se réaliseront plus largement grâce à une bienfaitrice, Marie-Antoinette Camille Panon-Desbassyns, vicomtesse Jurien de la Gravière (1811-1876), veuve sans enfants, à la tête d’une immense fortune provenant de l’émancipation de ses 300 esclaves de l’Ile-Bourbon (la Réunion à l'époque), et qui consacrait tous ses revenus aux bonnes œuvres. Elle résout d’employer sa fortune à la reconstruction du monastère et de l’église de Prouille.

L’acte de vente pour l'acquisition de terrains supplémentaires est signé à son nom, le 27 décembre 1855, jour anniversaire de la fondation de Prouille en 1206. Les plans de construction étant établis en juin 1857, la première pierre est bénite et posée le 4 août 1857. La construction s’élève peu à peu sur les plans de M. Charles Saint-Père, architecte à Paris, qui jette aussi les fondations d'une chapelle. Les travaux durent plusieurs années jusqu’à ce que des revers de fortune et des obstacles de toutes sortes viennent arrêter l’élan de la fondatrice en 1861. Tout restait encore à faire. Or l'achèvement de la construction allait être sérieusement ralenti par les déboires financiers de Mme Jurien, puis par le décès de celle-ci le 11 août 1876.

Ces nouveaux travaux réalisés, pour les Dominicains, remplaça l'antique chapelle Notre-Dame de Prouille, dans laquelle la Sainte Vierge révéla l'efficacité du Rosaire à son grand serviteur : chapelle Notre-Dame du Rosaire.

Les moniales dominicaines s'y établirent en avril 1880.

En 1885, on construisit une basilique qui est restée inachevée de style romano-byzantin comparable à celui du Sacré-Cœur de Paris.

La basilique de Prouille qui était encore en travaux en 1901, Monseigneur Billard qui a tant œuvré pour ce lieu de prière, n'a pu inaugurer la fin de la construction, car celui-ci décédait en décembre 1901.

Le 19 août 1990, un grave incendie détruisit une partie importante des bâtiments conventuels mais épargna la basilique. Le monastère fut reconstruit.

En 2003, la communauté entame une nouvelle étape de son histoire en accueillant plusieurs sœurs étrangères.

Aujourd'hui la communauté se compose d'une trentaine de religieuses contemplatives.

Depuis 1883, un pèlerinage a lieu au monastère selon la tradition dominicaine, le premier dimanche du mois d'octobre.

monastere de Prouille 017 en 1970

Le monastère de Prouille, la basilique en 1970

monastere de Prouille 016 en 1970Le monastère de Prouille, la basilique en 1970

monastere de Prouille 020 en 1970Le cloître du monastère de Prouille en 1970

monastere de Prouille 021en 1970La chapelle du monastère de Prouille en 1970

monastere de Prouille 022 en 1970Le réfectoire du monastère de Prouille en 1970

monastere de Prouille 023 en 1950

Le monastère de Prouille, cette photo date des années 1950
monastere de Prouille 019 en 1970
Celle-ci date des années 1970
monastere de Prouille 026 en 1901La reconstruction de la basilique du monastère de Prouille en 1901
monastere de Prouille 025 en 1905
 Voici la basilique du monastère de Prouille terminée en 1905

monastere de Prouille 015 en 1950

La  sacristie  du monastère de Prouille en 1950

monastere de Prouille 014Le monastère de Prouille en 1930

Voici encore quelques vieilles photos concernant la maison de saint Dominique à Fanjeaux :

Fanjeaux 230 de 1950La maison de saint Dominique à Fanjeaux en 1950

Fanjeaux 201 de 1955La maison de saint Dominique à Fanjeaux en 1955

Fanjeaux 215 de 1930La maison de saint Dominique à Fanjeaux en 1930

Fanjeaux 214 de 1970La maison de saint Dominique à Fanjeaux en 1970

Fanjeaux 216 de 1950L'entrée de la  maison de saint Dominique, rue du Seignadou à Fanjeaux en 1950.

Sur les murs, un décor peint représentant les différentes manières de prier.

Fanjeaux 216b de 1970

L'entrée de la  maison de saint Dominique, rue du Seignadou à Fanjeaux en 1970.

Sur les murs, un décor peint représentant les différentes manières de prier.

Fanjeaux 073

Détail une sculpture sur bois de L. Wardeckia réalisée sur une porte donnant dans le vestibule de la maison de saint Dominique.

Cette porte on l'aperçoit dans son intégralité sur la photo de 1970 ci-dessus. monastere de Prouille 04  

Ainsi se termine ce reportage, qui était en deux parties, dédié à Fanjeaux et au monastère de Prouille. N'hésitez pas à me fournir des informations concernant l'histoire de Fanjeaux et du monastère ou des photos, je compléterai ainsi volontiers ce reportage. N'hésitez pas à laisser un commentaire.

C'est le seul site web qui parle de votre région et qui tente de la mettre en valeur, sachez que j'ai toujours besoin de photos pour documenter les reportages, pensez-y ! Vous connaissez mon adresse mail pour me les adresser ou prendre contact :  

jp@belcaire-pyrenees.com

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo janvier 2013 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article

commentaires

Tutulaflutebeauregard 15/01/2017 14:17

Tres émue en regardant votre reportage sur Fanjeaux et Prouille j’aurais souhaité voir au de la du

potail du couvent des dominicaines (pres des halles ) ayant passé cinq ans de mon enfance dans

cet horphelinat . En 1961 il y avait encore des pensionnaires j’ai ete reçue tres chaleureusement

par la congregation dominicaine . A défaut de revoir l’interieur de la pension qui surement a du

changer.... une vue aerienne par drone (si autorisation je pense) aurait touchée mon coeur cela

aurait ete un retour sur les pas de mon enfance . Voila pour la petite histoire de mon



sourire en voyant votre reportage. Merci

BAILLETTE ucien 05/10/2013 09:36


Félicitations pour se magnifique document. Fanjeaux, magnifique région ou reigne encore le mystère de la plénitude accompagné de près par celui des Parfaits.