Comme je vous le disais dans la troisième partie, j'ai reçu de nombreuses photos et mon ami Henri TOUSTOU originaire de Belcaire, s'est proposé d'aller à Naurouze pour prendre quelques clichés de l'obélisque de Riquet, et du secteur spécialement pour mon reportage, je l'en remercie. C'est ce qui a fait, que j'ai pu vous offrir cette suite qui sera la dernière partie de ce reportage qui m'a demandé beaucoup de temps pour le réaliser. Tout n'est pas parfait, car il y a encore, très certainement des choses intéressantes à rajouter à ce récit. En tout cas, sur l'ensemble des 4 parties du reportage, se sont plus de 383 photos qui le documentent, je remercie aussi tous ceux qui m'ont adressé celles-ci. Je vous laisse découvrir cette suite tranquillement, car je pense déjà au reportage suivant ...
Portrait de Pierre Paul Riquet Baron de
Bonrepos
En rouge le tracé du canal du Midi, au centre l'obélisque de Riquet et le
point de partage des eaux de Naurouze.
Le lieu est remarquable à plus d'un titre. Appelé "Seuil de
Naurouze", il se situe sur une double limite : à la jonction des départements de l'Aude et de la Haute Garonne, et sur la ligne de partage des eaux entre versants Atlantique et
Méditerranéen.
canal du Midi, le biez du partage des eaux à Naurouze (voir le détail des plaques ci-dessous)
LE PARTAGE DES EAUX AU SEUIL DE NAUROUZE :
Déjà, du temps des Romains et sous l'empire d'Auguste, on s'était occupé d'établir une communication intérieure de l'Océan Atlantique à la Méditerranée. Sous le règne de François 1er, en 1539, un plan fut dressé pour construire un canal qui devait joindre l'Aude et la Garonne. Ce projet fut repris sous le roi Charles IX (1550-1574). Henri IV (1553-1610), après avoir pacifié la France, chargea le cardinal de Joyeuse de faire examiner sur les lieux la possibilité de cette entreprise. En 1614, 1617, 1633, 1636 et 1650, on s'en occupa encore, tant on sentait dés lors les immenses avantages qui devaient résulter de la solution de ce grand problème, la jonction des deux mers par une navigation intérieure. Mais tous ces projets échouèrent par l'impossibilité de franchir le plateau élevé qui séparait le versant des deux fleuves, dont le point culminant était déjà indiqué à la place où se trouvent aujourd'hui les pierres de Naurouze. Pierre Paul Riquet venait méditer le grand projet qui absorbait toutes ses pensées sur ce point élevé, lorsqu'un jour enfin, se trouvant à peu de distance de ces rochers de Naurouze, près d'une source nommée dans le pays "La fontaine de la Grave", il vit avec surprise les eaux qui en jaillissaient se séparer d'elles-mêmes et couler en deux sens opposés.
Ce phénomène si simple en lui-même fut cependant pour Riquet un trait de lumière ; il sembla lui révéler tout l'avenir et lui livrer le secret que la nature lui avait dérobé si longtemps. Il entrevit dés ce moment que si l'on parvenait à réunir et à amener sur ce point une quantité d'eau suffisante pour alimenter un canal supérieur, on pourrait ensuite, par le moyen d'écluses, descendre des deux côtés opposés, jusqu'aux fleuves dont les cours divergents portaient les eaux vers les deux mers, et dé lors la question de la jonction serait résolue. C'est ainsi que le grand projet du canal du Midi fut résolu par Riquet.
Voici le détail des plaques apposées au biez (bief) de partage des eaux (cliquez sur les photos pour agrandir)
Gros plan sur le repère du nivellement général de la France (NGF) marquant l'altitude du biez (bief) de Naurouze 190,61 mètres
C'est ici que s'effectue le partage des eaux du canal du Midi, le bief de Naurouze
A Naurouze, ligne de partage des eaux, vous êtes au point le plus haut de l'ensemble du canal du Midi. Des eaux que Riquet a amené ici de façon
artificielle grâce à cette "Rigole", qui, sans elle le canal serait à sec.
le canal du Midi, vers l'écluse de l'Océan depuis le bief du partage des eaux
Le biez (bief) de partage des eaux est le plus haut du canal du Midi, altitude 189,43 m à son niveau normal. Un biez est une portion de canal situé entre deux écluses ; ici entre l'écluse de l'Océan (exemple écluse de Montferrand), située à 0,5 km et l'écluse de la Méditerranée (exemple écluse du Médecin) située à 4,5km. L'eau arrive donc depuis l'ouvrage d'alimentation dans ce biez long de 5 km. Elle est ensuite "distribuée" par les agents du canal du Midi, selon les besoins de la navigation et de l'irrigation sur le versant atlantique par l'écluse de l'Océan et sur le versant méditerranée par l'écluse de la Méditerranée.
Le profil en long du canal du Midi dispose de divers points d'alimentation en eau sur toute la ligne navigable de Naurouze jusqu'à l'étang de Thau.
Profil en long du canal du midi entre Toulouse et Béziers afin que vous puissiez comprendre le problème majeur de son alimentation en eau
Une vue aérienne du site de Naurouze où s'effectue le partage des eaux du canal du Midi, c'est aussi ici que se trouve l'obélisque mémorial de Pierre Paul Riquet
Le bassin de Naurouze, voici un extrait de la carte réalisée par J-B. Nolin et publiée en 1697
En bas, le Fresquel de Baraigne (indiqué ici sous le nom de "Rigole d'Entrée") illustre le phénomène de capture de versant.
Coulant d'abord dans une direction nord-ouest vers l'océan, il se dirige brusquement vers le nord-est, puis vers le sud-est, en direction de la Méditerranée (à droite entre la Rigole et le Canal).
Son cours a été perturbé par la construction du bassin, puis lors de sa dérivation par Vauban vers l'aqueduc de Baraigne.
LA RIGOLE DU CANAL DU MIDI :
La Rigole est une rivière artificielle, créée vers 1665 par Riquet. Plusieurs projets de canal, depuis l'Antiquité, avaient été abandonnés faute d'avoir trouvé le moyen d'alimenter en eau le canal du Midi. Riquet imagine de capter les eaux de la Montagne Noire, dernier contrefort du Massif Central, où il pleut deux fois plus que dans la plaine, et où passe la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée. La rigole de la plaine débute au lieu dit "Pont-Crouzet" dans la montagne Noire près de Revel. Là, à environ 650 mètres d'altitude, il prélève une partie du débit de deux ruisseaux méditerranéens : l'Alzau et le Lampy. Par une "rigole" artificielle, il oriente ces eaux vers le Sor, ruisseau atlantique, qui les amène progressivement vers la plaine de Revel, à 190 mètres d'altitude. Pour régulariser le débit en toute saison, Riquet crée trois réservoir : un au Lampy, une à Naurouze, mais surtout sur un affluent du Sor : le Laudot (immense réservoir à Saint Ferréol de 67 ha, grâce à un barrage de 780m de long et de 35m de haut, le plus grand du monde à cette époque). La liaison Sor / Laudot fut achevée par Vauban grâce à un tunnel de 122m de long (la percée des Cammazes). Beaucoup plus tard en 1957, un barrage fut réalisé sur le Sor, aux Cammazes.
Ces rigoles, appelées " rigole de la montagne " et " rigole de la plaine " connectent les 3 réservoirs supérieurs (Lampy, Cammazes et Saint-Ferréol) au seuil de Naurouze. La rigole de la montagne mesure 24,269 km de long et possède 22 ouvrages d'art entre la prise d'Alzau et le saut des Cammazes. Tandis que la rigole de la plaine mesure 38,121 km de long avec 21,45 m de dénivelé et comprend 68 ouvrages d'art, entre le Pont Crouzet et le seuil de Naurouze. C'est la seule source d'alimentation du canal du Midi entre Carcassonne et Toulouse, soit 105 km de linéaire et près de 3 millions de mètres cubes.
La "Rigole" qui amène les eaux vers le canal du Midi à Naurouze
Le canal de la "Rigole" au
pied de l'ancienne Minoterie, grand établissement où se préparaient les farines qui devaient être
livrées au commerce
(voir le plan ci-après)
La voici l'ancienne Minoterie
située à la fin de la "Rigole" qui débouche dans le bassin de Naurouze
Autre photo de
l'ancienne Minoterie prise en novembre
canal du moulin en aval près de la Minoterie de Naurouze
La rigole de la plaine est aménagée avec une piste cyclable.
extrait de carte du secteur de Naurouze
Riquet, il y a plus de 300 ans, n'avait pu prévoir l'agriculture mécanisée intensive, mais il faut admirer son intuition et son intelligence car il a sut tracer ce réseau, sans carte géographique précise, à l'aide d'un simple niveau. Riquet sut capter ainsi les ressources en eau nécessaires et suffisantes, sans assécher les rivières et en créant des réserves disponibles pour d'autres usages : irrigation des champs voisins, eau potable. Mais de nos jours, les besoins de la navigation sur le canal entrent en concurrence avec le développement agricole, surtout en période estivale.
Un plan du site de Naurouze pour vous repérer
Épanchoir du bassin de Naurouze en direction du bief du partage des eaux
Ouvrage d'alimentation du canal situé avant le bief du partage des eaux, ici en remontant vers le bassin de Naurouze
Vu dans l'autre sens, l'ouvrage d'alimentation du canal situé avant le bief du partage des eaux que l'on aperçoit au fond
Épanchoir pour palier au débordement, situé juste avant l'ouvrage en photo ci-dessus
En revenant de la "Rigole" à Naurouze
L'ancienne maison de l'ingénieur sur le site de Naurouze
Entre parenthèse : Lors de la chute de l'Empire, après la bataille de Toulouse, le général Pierre Benoît Soult ( 1770-1843) signa l'armistice avec Wellington à Naurouze dans la maison de l'Ingénieur du canal, le 18 avril 1814
LE BASSIN DE NAUROUZE :
Nolin qui en 1697 fit une carte du bassin de Naurouze dit ceci : " Ce bassin a 400m de long sur 300m de large, revêtu de pierre de taille, il est sans contredit le plus beau du monde, il a en tout 3 mètres d'eaux que la "Rigole" lui fournit. Le pourtour du bassin est d'environ 1000 mètres, Riquet le fit creuser pour servir de bief de partage. Creusé et construit de 1669 à 1673, c'était en effet, à l'origine, un vaste plan d'eau autour duquel était envisagée la construction d'une ville avec des pavillons sur le modèle, à peu près, de la place Royale de Paris, une paroisse, un arsenal ou magasin pour les bateaux. 1672, Riquet avait même projeté de placer au milieu du bassin l'effigie du Roi dans un char tiré par des chevaux marins. Prévu comme bassin de régulation, il avait l'inconvénient de se combler trop vite d'alluvions et fut abandonné avant 1750. Aujourd'hui, la Rigole maintenue sur sa périphérie nous permet de mesurer son ampleur et de lire sa forme hexagonale.
le bassin de Naurouze
Une bitte d'amarrage de l'époque où le bassin de Naurouze avait toute sa dimension
Au bord du bassin de Naurouze, les vestiges d'une pompe à eau à roue
Gros plan sur les vestiges de cette pompe à eau, elle porte l'inscription " La Castraise" après recherche il s'agit d'une pompe fabriquée au XIXème siècle par les frères Gillet qui possédaient une fonderie à Castres.
Cette fonderie est une affaire de plusieurs générations, qui s'est installée à Albi le 30 novembre 1687, un des descendant (Joseph +1913) s'établira à Castres vers 1850 comme fondeur-constructeur, la fonderie existe toujours aujourd'hui.
C'est à Joseph GILLET, décédé en 1855, que sont dûs les colossaux robinets en bronze du Bassin de Saint-Ferréol (lac artificiel je vous le rappelle, créé par Pierre Paul Riquet et qui alimente le Canal du Midi)
Autour du bassin de Naurouze Henri a photographié ce fragment de meule, vestige d'une autre époque
Le bassin de Naurouze à
proximité de la minoterie
Cette eau ceinture aujourd'hui l'ancien bassin octogonal conçu par Riquet à Naurouze (voir plan ci-dessus)
De la minoterie vers la "Rigole"
De l'écluse de l'Océan en remontant vers le bassin de Naurouze
L'écluse de l'Océan à Naurouze
L'écluse de l'Océan à Naurouze
L'écluse de l'Océan à Naurouze
Détails des fondations vers l'écluse de l'Océan (cliquez sur la photo pour agrandir)
De l'écluse de l'Océan vers la minoterie
De l'écluse de l'Océan en regardant vers Toulouse
Une belle vue de l'allée de platanes qui mène à l'obélisque de Riquet aux pierres
de Naurouze
canal du Midi, l'allée de l'obélisque à Naurouze érigé en 1825, à l'endroit où le canal du Midi reçoit la "Rigole" venant du bassin de Saint-Ferréol dans la Montagne Noire.
Le début de l'allée centrale depuis la minoterie menant à l'obélisque de Riquet aux pierres de Naurouze
canal du Midi, l'allée de l'obélisque de Riquet à Naurouze
L'OBÉLISQUE DE NAUROUZE :
Le 9 octobre 1823 fut lancé par le comte de Caraman, les travaux de l'obélisque. En 1825, les héritiers de Riquet inaugurent l'obélisque au seuil de Naurouze pour marquer la symbolique du lieu. Situé sur le point culminant qui sépare les deux versants, il est érigé près de l'emplacement de l'ancien réservoir hexagonal abandonné quelques années après la construction du canal à cause de son ensablement récurrent. C'est à cet endroit que Riquet eut la lumière pour son projet. L'obélisque possède une dédicace : " A Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, auteur du canal des Deux Mers en Languedoc ".
Les pierres de Naurouze étaient déjà célèbres par de nombreuses traditions populaires ; quelques idées superstitieuses s'y attachaient, et les prophéties de Nostradamus les désignaient comme destinées à annoncer la fin du monde lorsque les fentes qui divisent ces pierres viendraient à se fermer. Je vous en dirais plus ci-après ...
canal du Midi, l'allée vue de l'obélisque à Naurouze
canal du Midi, l'obélisque en hommage à Pierre Paul Riquet
Les pierres de Naurouze ceinturent l'obélisque
canal du Midi, l'obélisque en hommage à Pierre Paul Riquet
Naurouze, l'altitude la plus élevée (201 mètres) sur la route de Narbonne à Toulouse et à l'Aquitaine, route déjà fréquentée par les romains il y a plus de deux mille ans ...
L'obélisque mesure 20 mètres de haut, il a été élevé sur les "pierres de Naurouze" (chantées au XIIIème siècle par les troubadours et citées par Nostradamus au XVIème siècle)
Un petit mot sur les " pierres de Naurouze", se sont des rochers de poudingue de l'ère tertiaire, dégagés de leur gangue sédimentaire à l'ère quaternaire, par l'action des vents et de la pluie (origine probable : "peiras enaurosas" qui veut dire en occitan : les pierres exposées à tous les vents).
Le piédestal est orné d'inscriptions et bas-reliefs allégoriques. Côté Nord : les armes et médaillon de Pierre Paul Riquet, soutenus par Minerve, déesse de la sagesse, et par Mercure, dieu du commerce.
Côté Sud : une nymphe, symbolisant la Montagne Noire, verse l'eau d'une urne, alimentant la Rigole de la Plaine. Cette eau se divise ensuite en deux courants, symbolisant le PARTAGE DES EAUX du canal du Midi.
Neptune veille sur le versant océanique et Vénus sur le versant méditerranéen.
UN PETIT MOT AUSSI SUR LE CANAL DE BRIENNE A TOULOUSE :
Depuis longtemps, la chaussée du Bazacle était une entrave à la remontée des bateaux jusqu'au coeur de Toulouse. Loménie de Brienne entreprend donc au XVIIIème siècle de construire un canal reliant les quais du centre au port de l'Embouchure. Important point de rencontre entre Garonne et canal du Midi. Le Bazacle est ainsi évité. Le canal de Brienne a une longueur d'1,6 km entre l'amont du Bazacle et le bassin de l'Embouchure, point de rencontre avec le canal du Midi marqué par les Ponts-Jumeaux. La qualité et le charme du canal de Brienne planté de platanes magnifiques en font un des hauts lieux des promenades toulousaines. Les travaux commencèrent en 1765 il fut inauguré le 14 avril 1776. Au départ nommé canal Saint-Pierre, il prendra le nom de canal de Brienne, en l'honneur d'Étienne-Charles de Loménie de Brienne (1727-1794), archevêque de Toulouse.
canal de Brienne à Toulouse
canal de Brienne
à Toulouse
Henri nous propose un petit retour sur Toulouse où il a pris quelques clichés que voici :
canal du Midi en rouge, extrait de carte au sud de Toulouse
canal du Midi, le bassin du port de l'embouchure à Toulouse
canal du Midi, le bassin du port de l'embouchure à Toulouse
Le bas relief de François Lucas entre les Ponts Jumeaux du canal du Midi à Toulouse.
Au bassin de l'embouchure, il y a 2 ponts qui enserrent la fresque, à droite le pont sur Brienne, à gauche le pont du
canal du midi qui vient de Matabiau et le
Lauragais, et à gauche de celui-ci il y a un autre pont, celui du canal latéral qui est en fait la continuité du canal du
Midi vers l'océan.
canal du Midi, zoom sur la fresque de François Lucas entre
les Ponts Jumeaux à Toulouse
La Garonne est représentée tenant une corne d'abondance, avec à ses
côtés un laboureur stimulant ses bœufs.
Ce bas relief je vous le rappelle a été réalisé en marbre de Carrare entre 1773 et 1775.
Il s'agit d'une allégorie : la Garonne est représentée tenant une corne d'abondance, avec à ses côtés un laboureur stimulant ses bœufs.
Au centre, personnage féminin représentant l'Occitanie qui tient le gouvernail d'une barque frappée aux armes du Languedoc. Par un geste de commandement, elle ordonne au canal de recevoir les eaux de la Garonne.
canal du Midi, détails du bas-relief des Ponts Jumeaux à Toulouse, les génies des arts
Au dessus des génies des arts, une voile de bateau et la représentation des toits de
Toulouse
canal du Midi, perspective sur la fresque de François Lucas entre les Ponts Jumeaux à Toulouse
canal du Midi, la croix occitane (crotz occitana) ou croix du Languedoc surplombe la fresque de François Lucas entre les Ponts Jumeaux à Toulouse
Autre vue sur le bas relief de François Lucas entre les Ponts Jumeaux du canal du Midi à Toulouse.
Ponts Jumeaux, le canal du Midi de l'autre côté du port de l'Embouchure
Ponts Jumeaux, le canal du Midi débouchant dans le port de l'Embouchure à Toulouse
canal latéral à Toulouse en direction de l'Océan
canal de Midi vers Matabiau à Toulouse
canal de Midi proche de la gare Matabiau à Toulouse
canal de Midi vers la gare Matabiau à Toulouse
canal de Midi vers le Lauragais à Toulouse. Le pont de Constantine, enjambe le canal du Midi depuis la rue Gabriel Péri à l'avenue du cimetière de "terre cabale"
La statue de Pierre Paul Riquet face à la médiathèque de Toulouse
La statue de Riquet face aux allées Jean Jaurès à Toulouse
La statue de Pierre Paul Riquet face à la médiathèque de Toulouse
La statue de Pierre Paul Riquet face à la médiathèque de Toulouse sous des angles de prises de vue
différents
Le socle de la statue du Riquet, hommage de la ville de Toulouse rendu le 18 septembre 1853
La statue de Pierre Paul Riquet face à la médiathèque de Toulouse
canal du Midi, drôle d'embarcation, serait-ce l'arche de Noé ou celle de Robinson Crusoé ?
LES 42 000 PLATANES DU CANAL DU MIDI SONT MALADES !!
Voici des explications issues de différents articles parus dans les journaux de "La Dépêche du Midi" en 2011 qui suit ce problème de très près.
Pour tous les amoureux et les défenseurs du Canal du Midi, c'est un véritable arrache-coeur : il va falloir abattre 42000 platanes le long de ce cours d'eau artificiel considéré comme le plus grand chantier français du XVIIème siècle !
Le canal perd peu à peu sa chevelure verdoyante en raison, non pas de son âge vénérable, mais de ce mal implacable qui a
pour nom le chancre coloré. Depuis plusieurs années, les platanes du Canal du Midi sont atteints par ce chancre coloré, une maladie létale provoquée par un champignon microscopique, le
Ceratocystis platani. Les premiers foyers ont été détectés en 2006, Le nombre de platanes infectés atteignant 83 en 2008 et 153 en 2009, des campagnes ponctuelles d'abattages ont été
menées pour limiter la propagation, restées sans effet. De plus, il n'existe pas de traitement efficace contre le chancre. En 2011, le nombre d'arbres malades est estimé à 2 000. D'ici
quinze à vingt ans, les platanes du canal du Midi devraient être abattus en totalité et remplacés soit par d'autres essences (frênes, micocouliers et des tilleuls) soit par une variété de
platane résistante au parasite (platanor).
C'est un cadeau empoisonné hérité des GI's qui, en août 1944, débarquèrent en France avec leurs caisses d'armes en platane. Dans le bois, se dissimule un parasite que les ingénieurs agronomes ont mis trente ans à identifier.
le canal du Midi aux environs de Toulouse
UNE MALADIE INCURABLE :
Ceratocystis Platani n'a été détecté qu'en 2006 sur le canal du Midi. Ce champignon microscopique est capable de tuer un platane centenaire en quelques années. C'est dans le Languedoc-Roussillon que le foyer est le plus brûlant. Mais les spécialistes s'inquiètent légitimement de la propagation du chancre coloré.
Le diagnostic est maintenant connu mais sans qu'il existe de traitement. Il a fallu porter de 2 000 à 4 000 le nombre d'arbres abattus d'ici la fin de l'année prochaine. Pour tenter d'enrayer la progression de la maladie, il faut abattre les arbres sains dans un rayon de 50 mètres autour de chaque foyer. Pour Jacques Noisette, responsable de VNF, la maladie connaît une « croissance exponentielle ». Selon le spécialiste du chancre, André Vigouroux, ancien chercheur de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), 90 % des arbres sont déjà contaminés. L'ennui, c'est que le platane n'est pas seulement un élément constant et symbolique du paysage du midi. L'arbre avait été choisie sous Napoléon III pour sa capacité à retenir les berges, grâce à son système de racines qui s'entremêlent sous l'eau.
On attend maintenant les résultats de l'étude conduite par la Commission nationale supérieure des sites pour connaître le montant exact de la facture qui nous attend tous.
le canal du Midi aux environs de Toulouse
L'ARRIVÉE DU "PLATANOR" :
Mais personne n'est parvenu à se débarrasser de cette plaie. Jusqu'à ce qu'un chercheur de l'Inra, André Vigouroux, finisse par trouver une variété hybride plus résistante. Une bataille génétique qui, à force de croisements, a donné le «platanor» censé lutter contre le champignon ravageur. Mais impossible de savoir si le mal est à la racine ou ailleurs.
Le Canal du Midi propriété de l'État, dont la gestion est assurée par Les Voies navigables de France (VNF), n'a jamais été aussi fragile. Sa dégradation résulte du peu d'attention qu'on a portée au fil des années à ce fil de l'eau qui enchante les touristes.
Contrairement à des idées reçues, le classement du canal au patrimoine mondial en 1996 n'a apporté aucun moyen financier supplémentaire pour l'entretien. Il est vrai que cette notoriété, fût-elle tardive, a permis d'accroître régulièrement la fréquentation touristique. Mais le label Unesco peut être remis en cause à tout moment.
Il y a donc urgence à trouver la solution, d'autant plus difficile que l'État se dessaisit en partie du dossier en demandant à la collectivité de financer aussi. Une bataille que Nathalie Kosciusko-Morizet, aura bien du mal à trancher.
Alain Chatillon, mandaté par François Fillon pour mener la médiation, a bien des pistes, mais n'en dit mot.
D'autres estiment que les agences de bassin par exemple, établissements publics gestionnaires de la ressource en eau, pourraient entrer dans le tour de table financier. Le débat est largement ouvert…
canal du Midi proche de Trèbes, l'allée des pins parasol
QUESTIONS A NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET, MINISTRE DE L'ÉCOLOGIE :
- Est-il vraiment nécessaire de couper les 42 000 platanes qui bordent le canal du Midi ?
On ne sait pas soigner la maladie qui touche ces arbres. Une fois qu'un platane est infecté, il meurt. Et il meurt relativement vite, entre trois et cinq ans, de manière visible en devenant un genre de totem décharné. On connaît des techniques pour reculer l'infection mais la maladie est très volatile et on ne sait pas l'arrêter. Tous les arbres finiront donc pas être infectés. En essayant d'isoler des parties du Canal, on peut retarder le moment de l'abattage mais on ne peut pas arrêter la progression de la maladie. La perspective qui se profile, c'est la mort de tous les arbres.
- Faut-il raser tous ces arbres de manière immédiate ?
On n'a pas besoin de les couper tous immédiatement car certaines parties du canal ne sont pas encore infectées, mais dans les années qui viennent on sait qu'il faudra remplacer tous les arbres.
- Quel est le calendrier d'abattage de ces platanes ?
Les travaux commencent dans les sections infectées, et un plan est mis en œuvre pour essayer d'isoler certaines parties afin de retarder l'infection. Je viens à Trèbes sur une de ces sections où il y a abattage et replantation.
- Comment va s'opérer la replantation ?
On ne veut pas tout replanter en platanes. Des marchés sont passés. A Trèbes, il y aura des platanes et des tilleuls car on veut mettre de la variété.
Le coût de l'abattage est estimé à 200 millions d'euros sur 10 ans. Le canal du Midi étant géré par les Voies navigables de France, n'est-ce pas à l'État de prendre en charge la totalité de ce coût ?
Nous prévoyons de diviser le financement des travaux en trois tiers, un pour l'État, un pour les collectivités territoriales, et un pour le mécénat. Pourquoi une telle répartition ? Parce qu'il est normal que tout le monde prenne ses responsabilités dans un contexte difficile sur le plan budgétaire, mais aussi parce que, si par le passé le Canal a été une voie de transport commerciale, donc relevant de l'État, elle ne l'est plus aujourd'hui. Désormais, on y pratique surtout le tourisme avec des retombées importantes en termes d'image et d'emplois pour les collectivités territoriales. Il est donc naturel que celles-ci s'engagent.
- Comment souhaitez-vous faire participer le privé au financement ?
Il y a trois moyens de s'engager pour le privé. Comme on l'a fait pour le château de Versailles, on peut créer une association des Amis du canal du Midi qui participe à des replantations par biefs qui sont les espaces entre deux écluses. Cela permet d'avoir de la visibilité pour les entreprises qui s'engageront. Nous visons aussi les particuliers avec un ticket d'entrée faible pour obtenir la participation la plus populaire possible avec une fibre régionale. J e cherche aussi à développer les outils sur les réseaux sociaux sur Facebook. Enfin, je voudrais parvenir à un autre mode de participation du privé : les financements innovants. Certaines entreprises de transport proposent de la compensation carbone. En l'occurrence, on pourrait compenser l'impact carbone d'un voyage en replantant des arbres du Canal du Midi. J'ai mandaté le sénateur Alain Chatillon pour travailler sur ces trois options de mécénat.
- Vous demandez un effort aux collectivités locales alors qu'elles connaissent déjà des difficultés financières. Lesquelles visez-vous plus particulièrement ?
Toutes les collectivités locales qui bénéficient des retombées économiques locales, qui, je le rappelle, sont évaluées à 122 millions d'euros, ont vocation à se mobiliser. Ensuite, cela dépendra de leurs capacités financières.
canal du Midi, la vengeance du platane, la nature reprend toujours ses droits ne l'oublions pas !
LES TILLEULS REMPLACENT LES PLATANES :
Le long du Canal du Midi, près de Carcassonne, l'opération de remplacement a commencé. Déjà hauts de 5 mètres, de jeunes tilleuls d'Espagne ont été mis en terre (et en compost), accrochés à leur tuteur : la société de Campsas, Tarn-et-Garonne, qui les a plantés, reviendra régulièrement les arroser, avant qu'ils n'offrent, dans les beaux jours des prochaines années, un feuillage argenté et odorant...
Ils devraient atteindre 25 à 30 mètres à l'âge adulte.
Nous avions été les premiers, il y a quatre ans, à suivre la lente agonie des platanes le long de l'œuvre de Riquet avec les premiers abattages au niveau de l'écluse de Villedubert. Suite à la visite de Nathalie Kosciusko- Morizet, les beaux discours et la pose du « premier platane », une éclaircie s'est fait jour avec les ouvriers des établissements Gregori, de Saint-Jory, qui se sont attelés à la replantation.
« Notre travail a démarré voilà déjà quinze jours avec la préparation des fosses de plantation de 1,5 m3 chacune dans lequel nous avons apporté 400 litres de compost », précise Philippe, le chef de chantier. La plantation proprement dite des 163 « platanor » sur les trois allées de la promenade doit durer une semaine à laquelle il faudra ajouter deux de plus pour le tuteurage. « C'est la partie la plus longue, nous planterons trois tuteurs en châtaigner autour de chaque arbre reliés entre eux par des demi-rondins. Auparavant, les racines des platanes dans des mottes grillagés et paillés seront enfouies », poursuit le collaborateur de la société haut- garonnaise. L'ultime opération sera l'arrosage et le déversement d'un engrais naturel à base d'algues afin que l'arbre puisse prendre un bon départ. Afin de respecter les délais fixés à la mi-décembre 2011, trois à cinq ouvriers travaillent en permanence sur le chantier.
Quant à la croissance de ces jeunes platanes de 5 à 6 mètres, Gérard affirme : « Elle est plus rapide que la variété courante. Dès la deuxième année, il va trouver sa place, s'enraciner, se stabiliser, va chercher sa nourriture. Cela favorise le développement des racines au détriment de la partie aérienne, le feuillage ». Après des platanes bicentenaires, 2011 restera une date dans l'histoire du canal du Midi avec cette replantation.
A Trèbes et Villedubert les platanes du canal du Midi sont malades
Déplumé depuis l'hiver dernier, privé de plus de 160 platanes ravagés par le chancre coloré, le chemin de halage à Trèbes a triste mine. Aujourd'hui, tout est prêt pour redonner à la portion son profil arboré. Le terrain décaissé est paré pour la première salve de replantations. Bêche en main, c'est la ministre de l'Écologie qui lance ce matin le chantier. Ce jeudi, histoire de marquer d'un bon coup de pelle le moment, quinze platanes résistants au champignon seront mis en terre. L'opération se poursuivra ensuite jusqu'à la fin du mois avec 145 autres clones. 160 platanor vallis clausa vont ainsi prendre racine et repeupler les berges pour un montant de travaux de 167 000€.
Un petit mot sur la faune et la flore du canal Midi qui est un long ruban d'eau qui s'étire au milieu du paysage et attire de nombreuses espèces animales.
Plusieurs espèces de poissons comme les brèmes s'y reproduisent mais aussi des espèces comme les carnassiers qui viennent des rivières alimentant le canal.
Des mollusques comme des anodontes, sorte de moules d'eau douce, ou des corbicules, sortes de coques d'eau douce, sont aussi présents dans les eaux du canal.
Des ragondins et des rats musqués aiment également creuser des terriers dans les berges. Enfin, de nombreuses espèces animales viennent boire l'eau du canal.
En rouge le tracé du canal du Midi entre Négra et Renneville, longé par l'autoroute A61 et à gauche l'A66 descendant en direction de l'Andorre
Quelques chiffres concernant le canal du Midi :
- En mai 1681 son inauguration officielle
- Longueur du canal du Midi de Toulouse à Marseillan (entrée de l'étang de Thau) = 240 km
- La largeur du chenal = 20 m au niveau de l'eau et 11 m en fond de canal
- Le canal a une profondeur moyenne de 2 m
- Nombre total d'écluses = 63 (elles peuvent être simple, double, triple, quadruple, ou plus comme à Fonséranes)
- La dénivellation moyenne est de 58 m entre Toulouse et le seuil de Naurouze et de 110 m entre Naurouze et Sète
- Il y a en tout 350 ouvrages d'art dont 130 ponts
- Lors des travaux, 7 millions de mètres cube de terre ont été manipulés à la main
- De nombreux passages étaient entaillées dans le rocher, sur une hauteur atteignant souvent une dizaine de mètres dans la vallée de l'Aude entre Trèbes et Marseillette, plus de trente à l'escarpement de Pechlaurier
- Mise en eau du canal de Toulouse à Naurouze en 1673, de Naurouze à Castelnaudary en 1674 et de Béziers à l'étang
de Thau en 1676
- Ce chantier pharaonique a duré 14 années.
- 1996, inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO
Canal du Midi, le port de Capestang au kilomètre 189, un peu avant les écluses de
Fonséranes en descendant vers Béziers
canal du Midi, l'écluse n°55 de Pechlaurier au kilomètre 149,810 entre Homps et Argens en Minervois
canal du Midi, plusieurs ponts se succèdent près de La Redorte au kilomètre 140
en rouge le tracé du canal du Midi entre Marseillette et La Redorte
canal du Midi, les écluses n°48 de Fonfile au kilomètre 130,352
canal du Midi,
Castelnaudary possède un port de 7 hectares appelé " Grand Bassin " construit entre 1666 et 1671.
canal du Midi à Castelnaudary en 1910
canal du Midi, couché de soleil
sur le bassin de Castelnaudary
J'ai encore quelques vieilles photos du canal du Midi dans mon escarcelle que voici :
canal du Midi, Toulouse la passerelle du port Saint Sauveur en 1910
canal du Midi, Toulouse la passerelle du port Saint Sauveur en 1942
Canal du Midi, Toulouse les Ponts Jumeaux bassin de l'Embouchure en 1905
canal du Midi, Toulouse le port Matabiau en 1910
canal du Midi, Toulouse le port Saint Étienne en 1902
canal du Midi, plan des ports Saint Étienne et Saint Sauveur à Toulouse (Archives du Canal du Midi)
canal du Midi, Toulouse le port Saint Sauveur en 1915
canal du Midi, Toulouse le port Saint Sauveur en 1905
canal du Midi, les écluses de Saint Roch à Castelnaudary en 1910
canal du Midi, les écluses de Saint Roch à Castelnaudary en 1910
canal du Midi, le grand bassin de Castelnaudary en 1907
canal du Midi, le grand bassin de Castelnaudary gelé en 1914
canal du Midi, les quatre écluses de Castelnaudary en 1910
La gestion du canal du Midi est assurée par les "Voies Navigables de France" si vous avez des questions techniques vous pouvez les joindre à cette adresse :
VNF Béziers - Pont Rouge - 34500 BÉZIERS Tél : 04.67.11.81.30
Ils ont aussi un site internet : www.vnf.fr
DES ÉCLUSES ET DES HOMMES SUR LE CANAL DU MIDI :
Propriété de l'État, le canal du Midi est géré depuis 1991 par l'établissement public Voies Navigables de France (VNF).
Placés à sa disposition, un peu moins de 200 agents du Service de la navigation de Toulouse assurent l'administration, l'entretien et l'exploitation des canaux du Midi, de jonction et de la
Robine. En quelques années, le paysage humain a considérablement changé le long du canal. Fini le temps où chaque écluse possédait sa maison et sa famille d'éclusiers avec laquelle on discutait
tout en moulinant les manivelles des ventelles et ventaux ; désormais, ils sont moins d'une soixantaine à se partager entre plusieurs écluses et des tâches d'entretien. Conséquence de la
réduction des effectifs, pendant la saison de pointe estivale, les agents techniques, on ne parle plus d'éclusiers, doivent multiplier les heures supplémentaires et recevoir l'aide de
vacataires pour parvenir à écouler le trafic. Fini aussi le temps où le canal était navigable plus de onze mois sur douze, aujourd'hui, la libre navigation n'y est en pratique assurée qu'entre
mai et septembre. Le canal du Midi est vidangé régulièrement en novembre pour permettre son entretien.
NAVIGUER SUR LE CANAL DU MIDI ET VOUS PRENDRE POUR LE VICOMTE OLIVIER DE KERSAUZON (cela va lui plaire d'être à l'honneur du canal du Midi) :
Une quinzaine de sociétés louent des pénichettes de croisière sur le canal du Midi, et à peu près autant proposent des
croisières à bord de péniches aménagées. Juin ou septembre sont les meilleurs mois. Partir si possible à quatre, il y en a deux aux manœuvres pour passer les écluses, un à la barre et le
dernier qui se repose. C'est jouable tout de même à deux, les éclusiers et les voisins donnent souvent un coup de main. Conduite très facile sans permis. On découvre le calme, à travers les
voûtes de platanes et des paysages superbes. L'idéal pour louer un bateau ou faire une croisière sur le canal du Midi, s'est de contacter l'office du tourisme du secteur d'où vous voulez partir
pour avoir tous les renseignements utiles. Mais qui dit canal ne dit pas forcément bateau, ce canal du Midi, on peut aussi le parcourir à pied ou à VTT, le long du chemin de
halage. C'est une découverte nouvelle, un rythme différent, un autre regard. De toutes les façons, la promenade s'avère délicieuse. De Carcassonne à Agde, sur une distance de 126 km, le canal
connaît sa portion la plus riche.
Mais voici déjà quelques adresses en Aude qui louent des bateaux ou organisent des croisières :
- Nicols : allée glacière Le Port du Somail 11120 Somail (Le) tél. 04 68 46 00 97
- Le comptoir nature : maison cantonnière 1 chemin Halage 11120 Somail (Le) tél. 04 68 46 01 61
- Connoisseur Cruisers : port de plaisance route de Béziers 11800 Trèbes tél. 04 68 78 92 79
- Crown Blue Line : av François Miterrand 11400 Castelnaudary tél. 04 68 94 52 72
- Dussel : 9 port Canal 11500 Bram tél. 09 60 01 88 64
- Eaurizon : 51 route Minervoise 11700 Puichéric tél. 04 68 49 99 82
- Connoisseur : Palettos Bassos 11200 Homps tél. 04 68 91 24 00
- site internet : http://www.locaboat.com/12/canal-du-midi.html
canal du Midi, le chemin de halage à Toulouse
On peut à peine croire qu'un ouvrage aussi immense, dirigé par un seul homme, ait pu être terminé en quatorze ans ; et cependant, commencé en 1667, il fut livré à la navigation en 1681. Riquet engagea dans cette oeuvre toute sa fortune, après sa mort le 1er octobre 1680, les héritiers eurent des dettes à rembourser jusqu'en 1724. Riquet fut un bienfaiteur pour son pays.
L'avenir du canal du Midi passe par le développement du tourisme culturel et nautique. Ainsi je termine ce reportage, qui, je l'espère vous aura intéressé et quand vous verrez ce canal ou tout simplement en croisant sa route, vous penserez au travail gigantesque accompli, cette eau qui coule n'est pas le fruit de la nature, mais le fruit réalisé par la main de l'homme .... A bientôt pour de nouvelles aventures ...
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