Partager l'article ! L'AGRICULTURE DE MONTAGNE EN AUDE, 1ère partie: Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé ...
Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé cinq articles avec des photos, qui sont étroitement liés à la vie au Pays de Sault. Je vais donc vous proposer ces cinq reportages intéressants, après avoir réalisé le montage et la mise en forme sur le site.
Voici, les sujets qui seront successivement présentés : "les maisons de bois", "l'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault", "Les cafés et épiceries de jadis à Belcaire", "l'agriculture de montagne en Aude" et "les moissons au Pays de Sault en Aude".
Si vous possédez des photos, par exemple de vos grands parents travaillant aux champs ou si vous voulez apporter des informations, témoignages, photos sur ces sujets, même après la diffusion je peux compléter l'article. C'est le moment d'ajouter votre pierre à l'édifice ... et de faire vivre votre patrimoine !
Pour me contacter : jp@belcaire-pyrenees.com
Voici le Quatrième reportage de la série, signé "Gens de Belcaire" L'AGRICULTURE DE MONTAGNE EN AUDE 1ère partie, je suis obligé de le décomposer en 2 parties, vu le nombre de photos (plus de 350) documentant ce reportage afin d'éviter un téléchargement trop long :
Une "devise" du site web qu'il est bon de rappeler :
"Connaître le passé, l'histoire locale c'est comprendre l'évolution du Pays d'où sont nés des métiers, des traditions, une culture, une façon de vivre.
C'est mieux connaître ses racines, c'est relier le passé au présent, aux réalités du monde rural. La vie continue ..."
Agriculteur Belcairois aux foins
Depuis le milieu du XIXème siècle, la population du Pays de Sault n'a cessé de diminuer (1836 : 8 700 habitants), pour atteindre en 1999, une population de 1579 habitants. Depuis le début des années 90, on constate cependant une diminution du phénomène d'exode de ce territoire rural. On peut même parler d'une stagnation, voir d'une légère augmentation de la population. Ceci est dû à un solde migratoire positif qui s'explique par l'arrivée de jeunes couples venant s'installer à la campagne et de jeunes retraités revenant au Pays. Bien que que la population du Pays de Sault soit, comme au plan national, une population vieillissante, on constate que les effectifs scolaires ont encore augmenté cette année.
La moissonneuse-lieuse avec ses râteau tournant à Belcaire au Pays de Sault en 1938 environ, cette machine a servi de 1926 à 1960. Elle sera remplacée par
la moissonneuse-batteuse.
De 1910 à 1935 on utilisait la faucheuse, munie d'un dispositif à pédale que l'on appelait
"l'appareil'.
La Communauté de communes du Pays de Sault
:
La Communauté de Communes du Pays de Sault créée au 1er janvier 2005, est un établissement public de coopération intercommunale qui réunit 13 communes du canton de Belcaire autour d'un projet de développement et d'aménagement de l'espace. Le territoire de la Communauté de Communes s'étale sur 131 km² pour une population de 1 120 habitants (R.G.P. 99), soit une densité très faible de 7,5 hab/km². La forêt recouvre 40% de la surface communale et l'agriculture qui est encore très présente, occupe près de 35% du territoire. La Communauté de Communes du Pays de Sault est résolument rurale et nature.
Le Pays de Sault en bref,
Localisé au Sud Ouest du département de l'Aude, le Pays de Sault est délimité à l'Est par la vallée de l'Aude, à l'Ouest par les contreforts du massif de Tabe (Ariège), au Nord par la plaine de Puivert et de Nébias et au Sud par la crête de Pailhères. Ce territoire de moyenne montagne situé à une altitude de 1000 mètre est constitué de trois entités géographiques distinctes :
La population de la France est actuellement au 1er janvier 2009, estimée à 65 073 482 habitants, toutes nationalités confondues, répartis de la façon suivante : 62 448 977 en France métropolitaine, 1 854 505 dans les départements d'outre-mer (DOM, sans Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et 770 000 dans les collectivités d'outre-mer (COM, y compris Saint-Martin et Saint-Barthélemy). La population est donc en augmentation de 366 500 personnes par rapport à 2008. En outre, selon le ministère des Affaires étrangères et européennes, il y a deux millions de Français résidant à l'étranger.
Le Nord de la France est le plus peuplé avec environ 40 000 000 d'habitants (soit 2/3 de la population) contre approximativement 22 500 000 au Sud (soit 1/3 de la population) (France métropolitaine seulement).
Nous allons aborder les sujets suivants :
- l’agriculture,
- l’agriculture en montagne,
- vêtements traditionnels du Pays de Sault,
- l’habitat du paysan,
- la maison du paysan,
- la table, le buffet /vaisselier, l’horloge, la machine à coudre,
- la lessive, le repassage,
- la chambre,
- l’eau, la toilette, WC,
- l’habitat de pierre et de bois,
- le plateau de Langrail, (estive ou alpage), Serre-Sèque, la Plaine hameaux de Belcaire
Le château de Belcaire XVII ème siècle ( des chambres sont à louer, il y a une piscine)
Photo de gauche, elle représente tout un symbole du monde paysan à mon sens, le Semeur Jean-Émile TOUSTOU
dit Marcou à Trassoulas dans les années 1950
Photo de droite, les bêtes ont leur joug et partent aux champs pour le labour, la mise en place du joug nécessite du savoir faire car la maîtrise du boeuf est délicate si la bête est récalcitrante, c'est très différent du cheval.
L’agriculture est née avec la mise en terre de semence ou graine par l’homme. Au début, Moyen-Orient, ainsi qu'en Nouvelle-Guinée.
Aujourd’hui, avec la démographie galopante, l'augmentation du niveau de vie des pays les plus développés et la mondialisation des marchés, l'agriculture est l'Homme et son Environnement, dans le domaine de l'agriculture mais également dans le cadre de toutes les activités humaines.
L'activité agricole assure principalement l'alimentation des humains. En outre, l’agriculture produit un nombre important de produits tels que des peaux d’animaux, des engrais, des produits destinés à l’industrie (éthanol, fécule, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Elle représente un maillon indispensable dans la chaîne agroalimentaire, en lui assurant l’approvisionnement en matières premières (fécule, oignon, céréale, fruit, etc ...).
Je commence en avoir ras le bol des "patanes" (patates), vive les pâtes.
Note : Je vous mettrai un petit article sur
la culture de la patate au Pays de Sault en 2ème partie
La délimitation précise de ce qui entre ou non dans le champ de l’agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l’objet d’un consensus. Certaines production peuvent être considérées comme ne faisant pas partie de l'agriculture : la mise en valeur de la forêt (sylviculture), l’élevage d’animaux aquatiques (aquaculture), l’élevage hors-sol de certains animaux (volailles et porcs principalement), la culture sur substrat artificiel (cultures hydroponiques)... Mis à part ces cas particuliers, on distingue principalement la culture pour l'activité concernant le végétal et l'élevage pour l'activité concernant l'animal.
La culture, ou production végétale, est divisée en grandes cultures (blé, maïs, des légumes), arboriculture fruitière, viticulture (production du raisin), sylviculture et horticulture.
L'élevage, ou production animale, vise à faire naître et élever des animaux pour la consommation directe (viande) ou pour leurs produits (lait, œuf, laine, miel, etc). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins / caprins ou les granivores.
Exemples de produit primaire pour l’alimentation humaine ou animale : bœuf, veau, cochon, poulet, lapin, cheval, agneau, canard, dinde, oie, escargot, ...
Exemples de produit secondaire : miel, lait et autres produits laitiers, foie gras, soie, laine, ...

De nombreux facteurs interviennent dans l'agriculture en favorisant ou perturbant la production :
- l’eau en terme de disponibilité au moment opportun mais aussi en terme de qualité
De ce fait, l'agriculture est le domaine le plus ancien et le plus complexe du monde civilisé, mais aussi le plus impacté par les techniques modernes et les aspirations de l'Homme.
Les trois dernières photos : le hameau l’Écho du village Bonneval sur Arc à 2050 m d’altitude (en haute Maurienne à une dizaine de kilomètres du col de l’IZERAN 2770 m), plus haut village habité toute l’année jusqu’en 1965. Au printemps dès que la neige commençait à fondre, les habitants du hameau répandaient les cendres de la cheminée pour accélérer la fonte afin de pouvoir commencer les cultures. La bouse de vache séchée servait de combustible pour la cheminée.
ÊTRE AGRICULTEUR EN FRANCE
Qui est agriculteur en France ?
Par définition, une structure sur laquelle un candidat a le projet de s'installer, doit lui permettre de
développer une ou des activités agricoles.
L'agriculteur est la personne physique ou morale qui pratique des activités définies comme agricoles et qui est affiliée à la Mutualité Sociale Agricole.
L'agriculteur à titre principal doit :
- Consacrer à son activité agricole plus de 50 % de son temps de travail
- Retirer au moins 50 % de son revenu global des activités de production agricole et forestière ainsi que des activités touristiques ou autres qui sont dans le prolongement
de l'acte de production agricole ou forestière, et qui ont pour support l'exploitation.
La part de revenu provenant directement de l'activité de production ne peut être inférieure à 25 % du revenu
global de l'exploitation.
(Décret n°96.462, 29/05/1996 - J.O. du 30/05/1996).
Le labour avec le Brabant datant de 1920 et pesant 130 kg tiré ici par des vaches. Le tracteur sera l'ouverture vers un autre monde paysan.
L’agriculture en montagne :
Le zonage agricole de la montagne française couvre plus de 122 000 km2, soit près de 23% du territoire national, mais 7,7% seulement de la population. Le nombre d’exploitations ne cessent d’y décliner – comme c’est le cas sur le reste du territoire – pour atteindre aujourd’hui environ 100 000. Elles sont pour la plupart orientées vers l’élevage de bovins, ovins et caprins. Si globalement, les activités et les hommes parviennent à se maintenir dans les zones de montagne, de très nettes disparités existent entre les différents massifs (les alpes du Nord et le Jura étant les plus dynamiques), et la situation reste dans l’ensemble fragile, tant économiquement que démographiquement. Ainsi, l’agriculture de montagne nécessite des soutiens spécifiques, cependant les revenus agricoles restent, en montagne, inférieurs à la moyenne nationale. Par ailleurs, notons que le tourisme en montagne représente 10% du tourisme national, générant environ 120 000 emplois, liés aux sports d’hiver.
La politique de la montagne :
Les sept massifs français (Alpes, Pyrénées, Jura, Vosges, Massif Central, Hauts de la Réunion, Corse) couvrent 30% du territoire et concernent 7,7 millions d’habitants. La prise en compte de ce milieu par les pouvoirs publics est intervenu dès le début du 19è siècle, avec la politique de restauration des terrains en montagne. Elle s’est vue largement renforcée à partir des années 60, sous le pilotage de la DATAR, développant des soutiens spécifiques à l’agriculture de montagne (Indemnité Spéciale Montagne, notamment). La loi montagne de 1985 pour le développement et la protection de ce milieu a permis notamment d’instaurer le Conseil national de la Montagne et les comités de massif.
Des atouts et des relances :
La montagne est apte à répondre à une demande sociale forte en matière d’environnement et d’espace. Riche de 6 parcs nationaux et de 16 parcs régionaux, sa richesse patrimoniale bénéficie de nombreux outils de protection. Selon plusieurs rapports, valoriser ce milieu et freiner la déprise agricole passe par la multifonctionnalité des agriculteurs, le développement du secteur touristique, la valorisation de produits de qualité et du pastoralisme, la mise en oeuvre du développement durable. Bref, par une politique globale marquant la singularité de la montagne par rapport aux autres espaces ruraux, qui dépasse la seule compensation des handicaps naturels.
Le poids de la montagne dans l’agriculture nationale
Démographie et emplois :
D’après le Recensement agricole, les zones de montagne regroupaient, en 2000, 101 930 exploitations agricoles, dont 42% correspondaient à des unités dites non professionnelles (Chatellier et al, 2004). En montagne, la diminution du nombre d’exploitations a été de 32% entre 1988 et 2000, soit un recul un peu moins intense que celui observé dans les territoires non montagneux (35%). Cette évolution varie cependant assez fortement en fonction des
orientations technico-économiques (OTEX) : -53% en polyculture, -47% en bovins-lait, -22% en ovins-caprins, -17% en fruits et autres cultures permanentes, -9% en bovins-viande.
Les exploitations agricoles individuelles, dont le nombre a fortement diminué, valorisaient toujours, en 2000, près de 70% de la superficie agricole utile (SAU) de montagne, soit un taux supérieur à la moyenne nationale (57%). Néanmoins, les structures sociétaires jouent un rôle croissant dans l’occupation de la SAU, leur part relative ayant progressé de 13% en 1988 à 29% en 2000.
En 2000, les zones de montagne rassemblaient 15% des exploitations agricoles et 14% des Unités de travail agricole (UTA). Entre 1988 et 2000, elles ont perdu 63 240 UTA (soit l’équivalent d’environ 15 UTA par jour), ce recul provenant exclusivement de la population familiale (Tableau 2). Près des deux tiers des UTA correspondaient aux chefs d’exploitation et aux co-exploitants, le salariat ne représentant que 9% de la main d’oeuvre totale. Seulement 4% des exploitations agricoles avaient, en 2000, recours au salariat permanent et 23% au salariat saisonnier. La part des chefs d’exploitation à temps complet a augmenté (de 51% en 1988 à 56% en 2000) pour atteindre un niveau supérieur à la plaine. De même, un rajeunissement de la population doit être soulignée, la proportion d’exploitants âgés de plus de 55 ans diminuant de 42% à 29% au cours de la période étudiée.
Surfaces et cultures :
En 2000, les zones de montagne couvraient près du quart de la surface totale du territoire national et 14% de la SAU. La SAU moyenne par exploitation agricole est passée de 26 hectares en 1988 à 39 hectares en 2000 (contre 42 hectares en moyenne nationale), soit une hausse de l’ordre de 50%. Les exploitations de montagne de plus de 100 hectares représentaient, en 2000, 8% des effectifs pour 35% de la SAU (contre respectivement 3% et 20% en 1988).
Cet agrandissement rapide des structures ne doit pas masquer le fait que 46% des exploitations (Notes et études économiques – n°25, août 2006) agricoles de montagne avaient, toujours en 2000, une superficie inférieure à 20 hectares (pour seulement 8% de la SAU). La part de la SAU des zones de montagne qui relève du faire-valoir direct (propriété) est passée de 54% en 1988 à 42% en 2000, ceci traduisant un développement du fermage, phénomène également constaté en plaine.
Parmi les 3,9 millions d’hectares de SAU relevant des zones de montagne, 71% correspondent à des Surfaces toujours en herbe (STH), 27% à des terres labourables et 2% à des cultures permanentes. La Surface fourragère principale (SFP) couvrait, lors du dernier recensement agricole, 90% de la SAU (Agreste, 2005). Si les zones de montagne représentaient le tiers de la STH nationale, elles couvraient moins de 4% des superficies de céréales, d’oléagineux, de protéagineux, de jachères, de cultures industrielles, de pommes de terre, de légumes et de vignes. Entre 1988 et 20004, la STH a faiblement reculé dans les zones de montagne (-2%) contrairement aux superficies de prairies artificielles (qui ont été transformées en prairies temporaires dont la hausse est de 54%) et aux céréales (Tableau 3).
Cheptel :
Compte tenu des conditions du milieu naturel, les zones de montagne sont principalement orientées vers les activités d’herbivores. En 2000, elles regroupaient ainsi 87% des brebis laitières françaises, 32% des brebis nourrices, 23% des chèvres, 22% des vaches allaitantes, 17% des vaches laitières et 11% des bovins mâles âgés entre un et deux ans (Tableau 4). Elles jouaient, en revanche, un rôle nettement plus modeste dans les productions de porcs (5% du cheptel de truies) et de volailles (3% des poulets de chair).
CONCLUSION
Le devenir de l’agriculture de montagne, qui exploite des milieux remarquables et intervient dans l’entretien des espaces montagnards, ne dépendra pas uniquement de la dynamique propre aux exploitations (gains de productivité, recherche d’efficacité, diversification des activités, etc.). Il dépendra aussi de plusieurs autres facteurs tels que : l’évolution du consentement à payer des consommateurs pour des produits alimentaires démarqués issus des zones de montagne ; le degré de protection du marché communautaire face aux importations de produits agricoles et agroalimentaires à bas prix en provenance de pays plus compétitifs .
VÊTEMENTS TRADITIONNELS DES PAYSANS ET / OU AGRICULTEURS DU PAYS DE SAULT
Les différents habits portés aux XVIII ème et XIX ème siècles au Pays de Sault

Godillots à clous et les sabots que l'on portait encore en 1920
Liquettes
Les tenues vestimentaires que portaient les femmes au Pays de Sault avant 1950
Un petit tour sur la lingerie féminine que portaient nos ancêtres au Pays de
Sault
Vous avez la possibilité d'agrandir la photo en cliquant dessus
L'HABITAT PAYSAN
Certainement la plus vieille ferme inactive de Belcaire debout et dans l’état de 1950 : La Borde de PUEL à la Plaine
MERLIN et son troupeau dans les années 1950
Certainement la dernière ferme en activité et les dernières vaches au milieu du village de Belcaire.
Jean de PÉTÉTI prend sa retraite en 2010. Une page d’histoire de la vieille paysannerie Belcairoise se termine avec cet agriculteur formé par son père jusqu'au début 1970.
A l'écart du village, étables en activités d’agriculteurs Belcairois

Bergeries des pastous (berger) en activités à Trassoulas
Les nouvelles exploitations agricoles ont quitté le coeur des villages, une seule est encore en activité au coeur de Belcaire, mais pas pour très longtemps.
Le logement familial, bien que proche des bâtiments d'élevage, n'est plus intégré à l'étable comme cela se
faisait au siècle dernier.

Bergerie en activité 2009, au fond le Pic Saint Bartélemy Maisons et dépendances d’agriculteurs retraités
Habitation de Romain de Belcaire regroupée autour d’une cours avec l’étable (vaches), le paillé (herbe et paille), hangar (machines et outils agricoles)
L’étable qui se trouvait sous les habitations à cette époque, lieu de vie des vaches et autres animaux

Avant : Étable en activité en 2009 Après : Étable d’un agriculteur retraité
Abreuvoirs d’étable
Cordage, jougs et nécessaire à l’attelage des vaches
Une collection de cloches à vaches
Nécessaire aux vaches, cordages divers, sur la photo de droite, se sont des "mouralh" sorte de panier que l'on met au museau des bêtes pour les empêcher de manger l'herbe lors des labours, se qui gênerait la progression de l'araire
Carafes - bouteilles - nécessaire huile & vinaigre
Diverses vaisselles
cliquez sur les photos si vous voulez les agrandir
Une des rares cheminées Belcairoises restée comme il y a soixante dix ans.
La cuisinière blanche réchauffait mes petits os lors des hivers froids et rigoureux de 1950.
Banc que l’on trouvait à côté du feu. Photo de droite, un pétrin où les Belcairoises pétrissaient et faisaient cuire le pain jusqu’en 1955
La cuisine, lieu de vie de la maison avec la grande cheminée et les fours à pain de Trassoulas
Chaudrons en cuivre pour la confiture et la cochonnaille
Autres chaudrons et marmites en fonte d'époque
Cocotte en fonte, le coin du feu où les repas étaient mis à chauffer, poêles
Les chopes en étain et l'éclairage de l'époque, bougeoirs et la fameuse lampe "pigeon" que les ménagères ont tant astiqué
Voilà différents modèles de barattes à beurre
Tables de ferme
Table vue à l’Ourza par mon ami Francis dans les années 1950. Les assiettes sont creusées dans la table
Nous prolongerons cet inventaire de meubles d'époque réalisé par "Gens de Belcaire" dans la seconde partie, car rien ne lui a échappé ...
J'aimerai vous montrer maintenant quelques photos prisent entre 1900 et 1950 de ces hommes et femmes qui vivaient de la terre au Pays de Sault, c'est ma façon de leur rendre hommage, je vous en présenterai d'autres aussi dans la seconde partie de ce reportage ...
Le couple au labeur, ensemble il faisait vivre "l'oustal" (maison). La femme s'occupait de multiple tâches, tenue de la maison, de la basse-cour, du jardin, de l'éducation des enfants et elle trouvait le temps de travailler aux champs et à la forêt, surtout au moment des récoltes où il fallait beaucoup de main-d'oeuvre.
La photo a été prise le long de la D613 au pied du pic des Sarrasis dans les années 1940

Photo de gauche, Jean-Baptiste Vergé, le grand-père, amène son fils et ses petits fils sur le char à boeufs. Photo de droite, récolte de la patate au pied du Pech à Belcaire
Trois attelages pour le labour à Montaillou dans les années 20. L'araire est en fer façonnée par le maréchal ferrant, cela coûtait de 100 à 140 francs en 1910. Le bouvier tient une longue "agulhada" aiguillon solide muni d'un "ferralhat" (pointe métallique).
Le labour avec araire divise une pièce en "selhous" de la largeur d'une perche. La "rabattue" forme le bombement, la "curade" donne le creux du sillon.
Le "râteau" pour ratisser le fourrage avant 1914, une femme conduit l'attelage de boeufs
La retraite dans le monde paysan, il n'y en avait pas à cette époque. La grand-mère se rendait utile ici en
maniant le râteau, jusqu'au jour où elle ne quitterait plus le coin de l'âtre, puis le lit. Et alors la mort viendrait vite.
Le charroi des gerbes en août 1935 après la moisson pour les stocker sous le "couvert" ou le hangar. On
commence toujours par l'avoine qui craint l'intempérie.
Fouchac Jules menant l'attelage en 1911 à Quirbajou près de Saint-Martin-Lys au sud de Quillan. On aperçoit le village de Quirbajou qui est en impasse au loin à gauche.
Les "montagnards" du "Pays-Haut" descendaient au "Pays-Bas" pour vendanger en septembre dans le Minervois et
vers Rivesaltes
Au Pays de Sault la vache devait être utilisée aux labours voire aux charrois. Ici en 1935 pâturages le long de la forêt de Callong entre Belvis et Coudons.
Les trois richesses du Pays de Sault à cette époque, les champs et pâturages, le bétail et la forêt qui a pris le"pas" aujourd'hui.
Jean Vacquié, dit "Pététi" et ses moutons à Camurac où il y avait les meilleurs ovins du Pays. La photo date probablement des années 50.
Dans le passé, deux ou trois cents troupeaux de 220 ovins pâturaient en Pays de
Sault.
Le grand-père aidé de ses chiens conduit son troupeau au pâturage à proximité du village.
En général, c'était "l'affaire" des personnes âgées, surtout ne prenoncez jamais le mot : retraité
!
La pomme de terre est devenue le légume primordial de l'alimentation. C'est la culture par excellence de la montagne grâce à sa prédilection pour la fraîcheur. Avec les patanes (patates) on engraissera les cochons, et on aura du lard et du jambon.
Le 15 octobre, date fatidique, toutes les pommes de terre, d'en haut et d'en bas doivent être rentrées.

Pour ne pas rater le prochain reportage de cette série, signé "Gens de Belcaire" : L'AGRICULTURE DE MONTAGNE EN AUDE, 2 ème partie
c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :
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Bravo pour ces belles images qui témoignent d'un regard passionné.
De très belles images, un talent certain, qui rend humble... les photographies se suffisent à elles-mêmes. Merci et bravo !
Félicitations et bonne continuation....
Je vois que, comme moi, tu aimes la nature et que ton oeil exercé sait repérer les détails interessants qui méritent la photo.