Le lac de Belcaire,
capitale du Pays de SaultUn trésor, une richesse … l'eau, élément essentiel très important, faisant partie des trois composantes indispensables à la vie : Air, Lumière et Eau, chose que l'on a tendance à ne pas préserver. L'eau est omniprésente en montagne.
Nous avons oublié, que dans le passé, avoir de l'eau chez soi, c'était une sacrée corvée, car l'eau courante à domicile, faut-il le rappeler, n'existait pas. On n'y pense pas, le fait de tourner un robinet dans la salle de bain nous simplifie énormément la "vie", mais avant c'était comment :

Répartis dans le village de Belcaire, il y avait des points d'eau et les habitants venaient chercher avec des récipients, l'eau nécessaire à leurs besoins journaliers. Voici quelques unes de ces bornes d’eau avant l’installation individuelle dans les maisons en 1935.
Ces bornes sans leur robinet sont toujours visibles dans Belcaire.
Borne à 100 mètres du château de BelcaireLe conseil municipal de Belcaire, le 15 septembre 1889 décide de remplacer les abreuvoirs en bois des fontaines publiques de la COUME et du SOULA DE FERRIERES par des abreuvoirs en pierre de taille.
Le 15 mai 1890 a été décidé une coupe extraordinaire de bois pour payer les deux fontaines avec réservoirs pour les métairies de la Plaine et Serresèques.
La tarière (avec mèche en forme de gouge) qui sert à percer les tuyaux de fontaine en bois...
EAU : LOISIR OU NÉCESSITÉ
Grâce aux Romains et à leur parfaite maîtrise de la construction des aqueducs, l’eau courante est de toutes les commodités modernes, l’une des plus anciennes.
Admirablement intégré au sein d'un site naturel qui a su garder son charme sauvage, le Pont du Gard fascine chacun de ses visiteurs par son élégance et sa majesté. Deux millénaires après sa construction, cet antique édifice est toujours un véritable un chef d'oeuvre, tant pour ses prouesses techniques que par sa simple beauté.
Ce pont culmine à 48,77 mètres de haut. C’est le plus élevé des aqueducs antiques. Sa longueur est de 275 m dans sa partie supérieure.
En maçonnerie jointe avec du mortier, la partie supérieure est formée d’un ensemble de 35 petites
arcades.
Ces arcades supportent le canal couvert par un dallage.
Il faut souligner que les petites arches du sommet ont une portée de 4,5 mètres.
Pour conduire l’eau de sa source jusqu’à la ville de Nîmes, les ingénieurs romains ont dû enterrer le canal
et construire bien d’autres ponts.
Ainsi, si vous vous promenez dans la région, vous pourrez repérer d’autres ouvrages, aujourd’hui en ruines, qui faisaient initialement partie de l’ensemble.
Le célèbre Pont du Gard
Le cycle de l'eau (connu scientifiquement sous le nom de cycle hydrologique) se rapporte à l'échange continu de l'eau entre l'hydrosphère, l'atmosphère, l'eau des sols, l'eau de surface, la nappe phréatique, et les plantes.
Le volume approximatif de l'eau de la Terre (toutes les réserves d'eau du monde) est de 1,360,000,000 km3. Dans ce volume :
L'eau liquide est trouvée dans toutes sortes d'étendues d'eau, telles que les océans, les mers, les lacs, et de cours d'eaux tels que les fleuves, les rivières, les torrents, les canaux ou les étangs. La majorité de l'eau sur Terre est de l'eau de mer. L'eau est également présente dans l'atmosphère en phase liquide et vapeur. Elle existe aussi dans les eaux souterraines (aquifères).
En quantité, l’activité humaine qui consomme le plus d’eau traitée est l’agriculture, avec 68 % de la consommation, viennent ensuite la consommation humaine (24 %), l'industrie (5 %) et la production d'énergie (3 %).
Emplacement
d’une citerne d’eau en pierre à l’arrière d’une ferme. L’eau de pluie des toits était stockée ici et servait au bétail et aux habitants.
L’eau de Belcaire arrive d’ici
L’eau potable de Belcaire est captée ici
Autre puits de captage pour approvisionner en eau potable le village de
Belcaire
Le premier réservoir à Belcaire : 120 m3 avec 250 m3 à La Coste
Point d'eau, au point le plus haut du village de Belcaire : Le Casteillas, près de l'église de Belcaire
Ancienne pompe à incendie actionnée par la force des bras des
pompiers volontaires, celle-ci est exposée en souvenir à la caserne des pompiers de Belcaire
LES VIEILLES FONTAINES, LAVOIRS ET ABREUVOIRS
Les abreuvoirs en pierre datent de la fin du XIX ème siècle.
Des barres en fer permettaient de poser les seaux pour l’approvisionnement des maisons avant 1935, année de l’arrivée de l’eau dans les maisons.
La fontaine circulaire de la Coume devant la mairie de
Belcaire dans les années 1900
C'est exactement le 15 septembre 1889, que fut décidé de remplacer l’abreuvoir en bois de la fontaine publique de la COUME par un abreuvoir en pierre de taille.
Une anecdote en passant, ayant trait à cette photo
:
A gauche le café chez ALARY. En 1920-1930 les jeunes Belcairois allaient chez le boucher chercher un ou deux seaux de sang. Au début de la nuit l’un deux frappait aux volets du café ALARY et le propriétaire du café en ouvrant les volets recevait le sang au visage. Avec peu de moyens nos anciens tuaient le temps. Amusez vous à faire ce genre de farce aujourd’hui !!!
Aujourd'hui, la
Coume, la fontaine lavoir, se trouve sous la mairie, autrefois (en 1900) elle se situait devant la mairie et était de forme circulaire (voir la vieille carte postale
ci-dessus).

Le lavoir de l’Oum
Vue d'ensemble du lavoir de l’Oum à Belcaire
Quartier de Ferrières (Ouest de Belcaire) : Le conseil municipal du 15 septembre 1889 décide de remplacer l’abreuvoir en bois de la fontaine publique du SOULA DE FERRIERES par un abreuvoir en pierre de taille.
Le Soula à Belcaire. Le terme "Le Soula" vient du mot soleil ici cela désigne un lieu que l'on peut traduire
par "Le chemin du soleil".
La fontaine du Soula à Belcaire
La fontaine du Casteillas (c'est un endroit que je
connais bien, car c'est à côté de mon ami Guy)
La fontaine contemporaine du
Foirail à Belcaire
La fontaine que l'on appelle le "Fond du trou"
Autre vue de la fontaine du "Fond du trou"

Fontaine La Canalette
On trouve aussi, des fontaines qui ne sont plus alimentées et à l'abandon, comme ici la Fontaine
Cuxac
La Plaine prés de la borde de PUEL. Le 15 mai 1890 à été décidé une coupe extraordinaire de bois pour payer les deux fontaines avec réservoirs pour les métairies de la Plaine et de Serre-Sèque.
Le savoir faire des anciens, la fontaine Cuxac, assemblage de pierres de taille, voilà très certainement une fontaine à
réhabiliter
Fontaine de Langrail avec le procédé d’assemblage des pierres pour réaliser la fontaine

D'autres clichés de la Fontaine de Langrail en pierre de taille
Autre point d'eau, la
fontaine du hameau de Trassoulas
La fontaine et
lavoir de Trassoulas
L’épuration et le tout à l’égout à Belcaire datent de 1967-1968 :
La station d'épuration actuel se trouvant à l'Est du village de Belcaire
Une station d'épuration de type végétal sera certainement retenue pour le futur .
Inscrivant le projet dans une démarche de développement durable, le dispositif d’assainissement de la station d’épuration végétale est, à plus d’un titre, naturel, simple et écologique :
- il s'intègre parfaitement dans le paysage comme en témoigne la photo du site ci-contre
- il est peu consommateur d’énergie et n’utilise pas de réactif chimique, pour des performances de traitement comparables à celles des installations classiques et des coûts d’exploitation réduits,
- les boues sont minéralisées directement sur les filtres plantés de roseaux pendant une dizaine d’années avant d’être valorisées en compostage avec des déchets verts ou en épandage sur les terres agricoles,
- un fauchage partiel des roseaux et des bambous chaque année permet de réutiliser ces végétaux en compostage (roseaux) et dans l’artisanat (bambous).
Exemple : vue aérienne d'une station d'épuration par épandage
LESSIVE SOUVENIR DES BELCAIROISES
Le lavoir de l’Oum
Originellement, la lessive désignait l'eau de lavage ou l'action de laver du linge, puis le linge lui-même : on fait la lessive dans une buanderie, une laverie, au lavoir, à la main, dans une lessiveuse ou dans une machine à laver, encore appelée lave-linge.
La lessive désigne également le mélange liquide ou solide de produits chimiques utilisés pour le lavage domestique ou industriel. L'action nettoyante est notamment assurée par des produits détersifs comme le savon. On parle par exemple de "détergent pour lessive", ce qui signifie "lessive pour machine à laver".
Lessive à la cendre de bois voici les ingrédients nécessaires :
- cendre de bois,
- eau,
- un grand récipient allant au feu (lessiveuse),
- un vieux torchon, et un tamis.
Mode d’emploi :
- tamiser les cendres pour ne garder que les plus fines, il ne doit pas rester de morceaux de charbon,
- remplir le torchon avec les cendres et le fermer avec un nœud solide,
- faire bouillir l'eau, plonger le torchon et laisser bouillir quelques minutes,
- couper le feu et laisser infuser une heure, tremper le linge dans cette infusion pendant quelques heures puis le rincer à l'eau chaude.
Les premières lessives à base de savon datent de la fin du XIX ème siècle. Cependant, ce n'est qu'à partir de 1930 que la lessive "moderne" fait son apparition. Le savon est alors remplacé par des tensioactifs de synthèse. Avant cela, on utilisait aussi des lessives 100 % naturelles à base de cendre de bois pour venir à bout des taches rebelles. La cendre contient de la potasse composé chimique dérivée du potassium et du carbonate de sodium qui dissolvent les graisses. On utilisait aussi la saponaire, une plante aux effets identiques. Mais pour débarrasser le linge de ces substances, il fallait alors le battre interminablement...

La lessive au lavoir, même comme ici à gauche, par grand froid
Les Belcairoises se rendaient au lavoir avec les
corbeilles de linge sur une brouette

Le linge est trempé dans l’eau, savonné et battu à l’aide du battoir. Après quelques répétitions la lessive est terminée et étendue.
La lessive à l’aide d’une lessiveuse :
Au fond d'une lessiveuse se trouve un double-fond. De ce double-fond remonte une cheminée avec, au bout, un pommeau qui arrose le linge d'eau bouillante. L'eau redescend en traversant le linge et retombe au fond pour remonter à nouveau.
Après avoir bouilli dans la lessiveuse, le linge est relativement propre et brûlant. Avant d'être rincé pour retirer le savon, il est encore souvent nécessaire de frotter le linge avec une brosse et du savon pour nettoyer les endroits les plus souillés, comme par exemple les couches d'enfant.
Puis il est rincé dans le baquet, avant d'être suspendu ou être étendu au soleil pour sécher.
La fameuse lessiveuse pour laver le linge
La toilette, l’eau courante est arrivée dans les maisons de Belcaire en 1935, le WC et salle de bain en 1967-1968 avec le tout à l’égout. Avant le WC était une cabine au coin du tas de fumier ou "cabanon" en bois situé au fond du jardin.
Ensemble pot à eau
Le lavabo de la première moitié du siècle dernier et le Plat à barbe
Le blaireau est une brosse utilisée pour appliquer du savon à barbe sur un visage avant de le raser. Traditionnellement fabriqué en poils de blaireau, il existe aussi en soies de sanglier, de moindre qualité et en nylon, de piètre qualité. Bien qu'il soit moins utilisé depuis la généralisation de la mousse à raser, il est encore possible d'en trouver, notamment chez les vendeurs de savon à barbe. L'application de mousse à raser à l'aide d'un blaireau permet un massage de la peau ainsi qu'un assouplissement du poil qui ne peut être obtenu avec les bombes à raser modernes, où l'homme se contente de l'appliquer sur la peau sans massage.
Le Pot de chambre d'époque,
Certain pot de chambre ou "pichadou" pour les mariés avait un oeil bleu cerné de noir à l'intérieur.
Il s'agirait d'une tradition totalement franco-française, un peu en désuétude de nos jours, mais qui n'a pas beaucoup évolué au fil des années. Cela viendrait tout droit de la région aveyronnaise, puis aurait été pratiquée en Bretagne et en Savoie, avant d'être reprise par d'autres régions françaises.
En fait, le jour du mariage, les mariés se promenaient sur une charrette tirée par un âne, en tenant le pot de chambre, annonçant ainsi la "cérémonie" aux villageois ("La Danse de l'âne"). Puis, le lendemain du mariage, très tôt le matin, les jeunes se mettaient à la recherche des mariés, qui s'étaient éclipsés, pour leur apporter le pot de chambre : Il s'agit de la Course aux Mariés. Les jeunes invités étaient séparés en 2 groupes, l'un étant chargé de faciliter la fuite des nouveau mariés, et l'autre de trouver les mariés, en se rendant au passage dans toutes les maisons du village pour se faire offrir à boire. La course était réussie lorsque, après voir bien bu, le second groupe réussissait à retrouver les mariés. Les jeunes époux devaient être bien cachés, mais la tradition voulait qu'ils soient finalement toujours rattrapés : Alors, ils étaient sortis du lit et devaient boire le pot de chambre. La mariée buvait en premier puis le marié, et enfin les invités présents. Le pot de chambre revêtait une grande importance : Il devait redonner vigueur aux mariés après leur nuit de noces. Il symbolisait ainsi la fin des noces et le changement de statut des nouveaux mariés, qui devenaient définitivement des adultes.
Les recettes du pot de chambre varient en fonction des goûts et des régions. On y retrouve souvent des bananes, du chocolat, divers alcools, des épices, du pain…, parfois accompagné de papier toilette, ce qui ne va pas sans rappeler ce qui se trouve habituellement dans un pot de chambre.
Quelques Symboles :
- Les Marguerites et Les Roses : Au Moyen-Âge, lorsque la main d'une demoiselle était demandée, cette femme pouvait porter une couronne de marguerites, indiquant qu'elle prenait le temps de considérer la demande, ou une couronne de roses, indiquant qu'elle acceptait la requête de son futur époux.
- Les Couleurs : Le blanc symbolise la virginité, le bleu symbolise la fidélité, le gris symbolise les voyages lointains, le vert symbolise la pudeur, le noir symbolise le refus du mariage, et le jaune symbolise l'adultère.
- Le Lierre symbolise l'attachement et l'amour éternel : Cela provient de son feuillage toujours vert et de sa propension à se fixer fortement là où il pousse.
Pour me contacter : jp@belcaire-pyrenees.com
Bravo encore à vous deux.
Anne Marie
Jean-Christophe
Sur les photos,la presque totalité des fontaines ont perdues leur toit,qui abritaient nos mamans BASILE