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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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31 janvier 2012
Bandeau découvrirbandeau metier passion

 

Ce site ne vous propose pas qu'un regard sur le passé historique du Languedoc Roussillon, et de l'Aude en particulier, il est aussi ouvert sur les relations humaines toutes simples, sans chichis. Voici l'histoire pas banale d'un expatrié Belcairois, un Toustou à l'honneur !

Il y a quelque temps déjà, j'ai reçu un message sympathique dont le contenu concernait la généalogie des Pugens à la suite du reportage que j'ai réalisé sur les châteaux de Belcaire que vous pouvez consulter ICI. Il s'ensuivit des échanges de courriels, et curieux de nature je me suis intéressé à mon interlocuteur internaute dont l'adresse email ne laissait aucun doute sur sa localisation sur cette planète internet ; les messages émanaient du Canada ! Je fus tout de suite intrigué par le fait qu'un correspondant canadien ait des informations sur la famille Pugens implantée à Belcaire depuis plusieurs générations. Un courant amical passa tout de suite entre nous. Mon correspondant s'appelle Simon TOUSTOU et dieu sait que j'en connais des Toustou sur le plateau de Sault, d'ailleurs Simon m'apprit que le nom naquit dans un petit bourg à côté de Belcaire qui se nomme Trassoulas, j'aurai l'occasion de développer la généalogie des Toustou avec l'aide de Simon, du moins de tenter de la développer car d'après Simon c'est un imbroglio pas facile à démêler (si vous avez des infos je compte sur vous pour nous aider).


Vous allez me dire, mais où veut-il en venir Jean-Pierre ? Pour le moment, un Belcairois expatrié au Canada, certes il ne doit y en avoir un nombre important, cela n'a rien d'extraordinaire ! Et bien figurez-vous qu'en interrogeant Simon, il me raconta comment il avait quitté la France et son village de Belcaire pour un pays inconnu qu'était le Canada. Mais, c'est son métier et la fabrication d'un objet insolite à mes yeux, qui a fait que j'ai demandé à Simon de se raconter et de faire découvrir ce métier particulier, métier qui a changé et guidé toute sa vie. Cela vaut bien un reportage sur le site internet le plus visité du Midi-Pyrénées, il n'y a pas que du virtuel dans ce bas monde, voilà du vécu et de la chaleur humaine comme vous l'aimez. Je laisse maintenant la plume à Simon Toustou :

 

" Je suis le fils d'Adrien TOUSTOU et de Simone PÉLOFY, né le 22 août 1941 à Carcassonne. J'ai habité à Belcaire jusqu'au 15 mai 1962, c'est une date que je n'ai jamais oubliée, j'y ai donc vécu 20 ans et quelques mois. Lorsque j'eus 11 ans mon père a décidé de m'envoyer au collège à Limoux. Il était cultivateur et il ne voulait pas que son fils reste comme il disait dans un pays de misère à trimer dur sur quelques hectares de terre et pour quelques vaches. Il voulait que son fils soit instituteur, je me souviens encore quand il disait qu'un instituteur se mariait à une institutrice, cela faisait un double emploi  sûr, donc un double salaire garanti, et ensuite ils avaient beaucoup de vacances, les samedis et dimanches, bref la vie de rêve. Mais voilà, il ne m'avait pas demandé mon avis, ce n'est pas au collège que je voulais aller, mais plutôt apprendre un métier. Plus tard on s'apercevra que j'étais un manuel et non un intellectuel. Ma grand-mère en avait ajouté en patois "si ba pas en farem un ritou" ce qui voulait dire : si cela ne va pas on en fera un curé. Pauvre grand-mère, je n'avais pas la tête d'un curé. Et arriva ce qui devait arriver, au collège je n'étudiais pas, j'étais toujours 32 ème sur 33, alors pour faire enrager mon père, je lui disais que je n'étais pas le dernier. A 15 ans je quittais le collège et de 15 à 20 ans, cela ne vaut pas la peine d'en parler et je préfère oublier ces années là, ce fut du temps de perdu.

Fête communale de Belcaire le 28 septembre 1958 (2)

Photo Jour de la fête communale à Belcaire le 28 septembre 1958. Tous les jeunes de la bande à Bonnot !
Debout de gauche à droite :
Jean-Pierre MORA - Guy RABAUTE - Simon TOUSTOU indiqué par la flèche - Pierrot FOURIÉ - Jean-Baptiste SARDA
Assis de gauche à droite :
Jean COSTE - Émile TOUSTOU - Michel MORA - François ARNAUD - Baptiste MAUGARD - Étienne VAQUIÉ

la bande de copains Simon Toustou-Pierre Fourié-Louis Pelo 

Vers la "croix" au Casteillas à Belcaire en 1958

La bande de copains, de gauche à droite : Simon Toustou - Pierre Fourié - Louis Pelofy dit Lili- René Faucher- Jean-Pierre Mora

Simon Toustou en 1961 faisait parti de l'équipe de rugby de Belcaire, d'ailleurs vous pouvez le voir en photo ICI

 

Mais voilà, il y a le destin et j'y crois. En 1961, un jour mon copain Antonin Bonnet, natif de Belcaire comme moi, me dit ceci " Simon, on devrait changer de pays, ici c'est la misère, on devrait faire comme Clergue de Montaillou, on devrait aller vivre au Canada". Ouf, il en avait des idées Antonin, c'est vrai l'ami Clergue de Montaillou avait émigré au Canada. Mais l'idée me plut, je fis des démarches, j'ai demandé des informations au consulat canadien à Bordeaux, bref, après avoir analysé tout cela, eh bien pourquoi pas, je dis à Antonin d'accord on va au Canada. Mais Antonin l'initiateur se défila et décida de rester en France. C'est vrai qu'il faut une dose de courage pour s'expatrier, les dés étaient jetés, le 1er juin 1962, j'embarquais au Havre sur l'Homéric, destination Montréal Canada. Voilà les faits qui m'ont conduit au Canada.
Je puis vous dire que les premiers mois et les premières années passées dans ce grand pays furent fantastiques. Je trouvais des gens accueillants, d'une philosophie de pays jeune, nouveau, et puis beaucoup d'espace et un sentiment de liberté, si bien que l'adaptation fut facile. Je trouvais un emploi à mon arrivée en 62, le taux de chômage n'était qu'à 4 % et il y avait de l'emploi dans tous les domaines.
En 1964, je me mariais avec une Québécoise et je m'établissais à Crabtrée où il y avait une grosse usine de fabrication de papier. Je pris des cours du soir et aussi en fin de semaine pour devenir machiniste. Je n'étais bon à rien au collège mais pour apprendre un métier, j'y ai mis toutes mes énergies.
En 1969, il y aura un triste épisode de 3 ans où j'ai décidé un retour en France avec mon épouse et nos trois enfants. Je travaillais aux talcs de Luzenac, comme machiniste à Trimouns. Ce retour fut un vrai échec, donc 3 ans plus tard nous retournions à Crabtrée au Canada. Coup de chance, je retrouve mon emploi à la papeterie comme machiniste.


En 1974, je construisis une maison, nous avons alors six enfants, trois garçons et trois filles, durant nos trois ans en France un garçon est né à Foix en Ariège. Actuellement nous avons 18 petits enfants de 22 à 4 ans.
Mon métier actuel intrigua Jean-Pierre, et ce, à juste titre, car le métier de FUSELIER est de plus en plus rare. Alors qu'est-ce qui m'a amené à exercer ce nouveau métier totalement différent de celui de machiniste ?
Après avoir fini de construire la maison, j'avais un petit atelier. En 1975, j'ai fabriqué un tour à bois, facile pour un machiniste et je me suis mis à tourner des morceaux de bois, je trouvais que le bois sentait bon, donc j'ai fabriqué une rampe pour mon escalier, des tabourets pour les enfants et toutes sortes de petites choses, si bien que mes moments de loisirs je les passais dans l'atelier. De fil en aiguille, je constatais que j'avais des aptitudes pour faire de la menuiserie, donc à côté de ma maison je construisis un autre atelier d'une bonne grandeur et, achetais des machines à bois, scie à ruban, scie radiale, dégauchisseuse, raboteuse, etc. Et là, j'ai commencé à faire des meubles en m'inspirant des meubles traditionnels québécois en pin. Je vous ai joint les photos de mes deux premiers meubles à pointe de diamant sculptée à la main.

Tour à bois 001Voici le premier tour à bois que Simon a fabriqué dans les années 1976-1977, une machine qui a changé sa vie
Simon Toustou 017  Simon Toustou 018b 

Voici les deux premiers meubles à pointe de diamant sculptée à la main par Simon

Quelques années plus tard, en 1981, j'avais un ami dont son épouse décida de prendre des cours de dentelle aux fuseaux et il vint me demander si je voulais faire des fuseaux pour ses cours, il en voulait une centaine ! Il me donna un modèle qui provenait du Puy en Velay en France, ce n'était pas gros, mais je réussis à lui faire ses cent fuseaux. Par la suite, la dentellière qui donnait des cours vint me rencontrer, elle avait trouvé les fuseaux de son goût et bien sûr me demanda d'en faire pour ses élèves. Et c'est ainsi que la grande aventure a commencé, fuseaux, instruments, tables, coussins, je mis au point avec l'aide des professeurs de dentelle tout le matériel nécessaire pour fabriquer de la dentelle, c'était toujours des produits haut de gamme, travaillant des bois locaux et les plus beaux bois exotiques, ébène, bois de rose, palissandre, etc. J'ai ainsi travaillé des bois en provenance du monde entier.


En 1988, tout mon matériel était connu chez nos voisins du Sud, les États-Unis, et au mois de novembre de la même année, j'étais invité à une exposition à Chicago, ce fut un succès. En 1989, je retournais à Chicago et fis une autre exposition au New Jersey. En 1990, 1991 Chicago, Détroit et en 1992 à Los Angeles, par la suite tous les ans au mois d'août, ce fut dans toutes les grandes villes, Seattle, New York, Boston, San Antonio, Détroit, Indianapolis, en 2002, je retournais en Californie à San Diego, je fis la dernière exposition en 2006 au Colorado à Denver.
L'aventure fut fantastique, je chargeais mon matériel dans une fourgonnette et avec mon épouse nous partions pour trois semaines, trois jours d'exposition, et le reste pour visiter. Vous savez aux USA, il y a des paysages des plus magnifiques, exemple, le Grand Canyon.

Simon Toustou aux USA002

Simon m'a adressé de nombreuses photos de ses périples aux USA lors de ses expositions, j'en ai scanné quelques unes que je vous présente, comme ici le Grand Canyon

Simon Toustou aux USA001

Sur la route 66 au Nouveau Mexique à 1500 m d'altitude, à côté de Jackass Junction.

La route 66 nommée Historique, va de Chicago à Los Angeles

Simon Toustou aux USA003

En 2002 traversée de l'Utah

Simon Toustou aux USA004

Au bord du Grand Canyon, boucle Sud à Grand Canyon village 8h du matin

Simon Toustou aux USA005

En 2002, l'Arizona le désert Point, traversée de la forêt pétrifiée parc national, la partie sud du parc renferme la plupart des troncs pétrifiés ainsi que des pétroglyphes amérindiens.

Ici, des morceaux de troncs d'arbre pétrifiés, fossilisés, moi qui suit un amateur de fossiles je suis admiratif.

Je vendais 95% de ce que j'emmenais, donc, le succès était total. Mes fuseaux et coussins se sont vendus sur les cinq continents. J'ai des clients au Japon, en Australie, dans toute l'Europe, en Amérique du Sud, mes produits sont exposés tous les ans au mois de février à Paris, dans le salon de l'aiguille en fête, un des plus grands événements de broderie et dentelle en France.
Aujourd'hui, je suis fier, je ne suis pas instituteur, mais je suis récompensé des efforts faits. Vous savez, je crois que j'ai quand même hérité du caractère et de la ténacité de ceux qu'on appelait les Montagnards, les gens du Pays de Sault.
Je dois avouer que depuis quelque temps, j'ai la nostalgie, mes racines sont à Belcaire et le merveilleux site internet de Jean-Pierre me fait revivre tous les bons souvenirs de cette belle région.
Cette année j'ai eu 70 ans et mon excellente santé pour le moment me permet de travailler encore et je vous avoue que j'ai des projets pour au moins 20 ans ... après on verra !! "


Cette histoire n'est pas banale, il suffit parfois de très peu de choses pour changer sa vie et forcer ainsi son destin.
Bravo Simon et à bientôt pour nous raconter tes projets ...

Simon Toustou 003Simon Toustou vendant les produits de sa fabrication lors d'une exposition à Québec en 1989

Simon Toustou 006

Voici les fameux fuseaux en action, que réalise Simon, ainsi que les coussins dont voici un exemple que l'on appelle "métier à rouleau"

Simon Toustou 004

Simon ne se contente pas de fabriquer des fuseaux, il réalise tout l'équipement nécessaire à une dentellière, comme ce coussin, métier à rouleau trois tiroirs.

Simon Toustou 002Voici Simon Toustou et sa femme Lise lors d'une exposition à Ottawa

Réponse de Simon à mes questions lors de nos échanges par mails : les coussins (en France on dit carreaux) sont en fait des métiers pour faire la dentelle, les fuseaux sont les instruments qui servent comme des bobines on enroule du fil sur la partie supérieure, pour réaliser une pièce de dentelle il faut entre 40 et des fois 400 fuseaux dépendant de la technique employée, les fuseaux sont manipules toujours par paires .Tu remarqueras qu'il existe plusieurs formes et grosseurs de fuseaux ceci aussi dépendant de la technique employée. Tous mes modèles de fuseaux sont ma conception, ici on dit ce sont des fuseaux Québécois ou Canadiens fabriqués par un Français,

Simon Toustou 007

Voici toute une collection de fuseaux fabriqués par Simon Toustou, il travaille toutes les essences de bois et même l'os,

comme ici où les fuseaux ont été monté avec un mélange d'os d'Orignal et de bois d'ébène ou de bois de rose

Simon Toustou 012

Fuseaux en bois collé

Simon Toustou 010

Fuseaux mélange de bois et os d'Orignal

Simon Toustou 011

Fuseaux en os d'Orignal

Simon Toustou 014

Fuseaux en ébène, en bois de rose, et en Cocobolo

Simon Toustou 001Simon Toustou place du marché Joliette à Québec avec la présidente de l'association des dentellières du Québec en 1988

Quand Simon me parla de son métier actuel, la fabrication de fuseaux, je dois dire que je fus perplexe, de quoi s'agissait-il ? Il m'envoya des photos de ces fuseaux en bois qu'il confectionnait. Je ne voyais toujours pas à quoi cela pouvait servir, depuis je sais que son utilité est liée à la confection de dentelle ! Je suis complètement ignare dans ce domaine et vous, vous savez comment ça se fait, de la dentelle ?
Pour ne pas mourir idiot, je me suis renseigné, cela vous intéresse dans avoir une description succincte ? Et bien voici comment naît la dentelle :

dentelle 17 Carreau de la Dentelière permettant la fabrica

Mais comment fait-elle pour s'y retrouver ?? Cela m'a l'air compliqué, je veux bien croire que la confection de la dentelle est un art !

Attention ! je ne parle pas de la dentelle mécanisée

dentelle 19 Carreau de la Dentelière permettant la fabricaL'art de la dentelle

dentelle 02 jeune femme point d'irlande de 1910

Jeune femme travaillant le point d'Irlande de 1910

La dentelle, est un tissu à jours composé, non pas comme les autres tissus, d'une chaîne et d'une trame, mais de points semblables ou différents formés par des croisements  de fils, parfois se succédant, parfois entremêlés, de façon à produire un dessin.
Ce qu'on appelle "point" en dentelles est une figure régulière, dont les contours sont formés par le fil. Ainsi, le point le plus simple est un triangle et suppose un fil attaché à trois points, ou deux fils dont l'un serait attaché à deux points et l'autre à trois, ou enfin trois fils dont chacun serait attaché à deux points communs.
Si deux fils, attaché chacun à deux points différents, se croisent, ils forment une croix ; s'ils sont attachés chacun à trois points, dont deux communs, ils forment un carré.
Et puis, pour mieux faire comprendre cette démonstration, il faudrait la voir réaliser car à décrire ce n'est point évident.
Pour que ces figures puissent conserver leur forme dans le tissu, il faut que le fil soit attaché à chacun des points servant de sommets aux angles de la figure. Cela nécessite l'emploi des épingles et force à boucler le point, c'est à dire à faire une sorte de boucle ou de nœud qui maintienne le fil.

dentelle 05 une dentellière de Cosne sur Loire en 1950    dentelle 06 une dentellière en 1950

A gauche, une dentellière de Cosne sur Loire en 1950. A droite, une dentellière aussi en 1950

dentelle 01création école dentellière différents motifs

Création de l'école dentellière, présentation de différents motifs, le véritable point d'Alençon

La valeur d'une dentelle se trouve dans l'invention et l'exécution du point. Cela exige une longue pratique et une connaissance profonde des diverses combinaisons que présente ce tissage spécial. Aussi, la difficulté n'est pas seulement de construire une certaine quantité de figures semblables avec un nombre donné de fils, sans repasser deux fois un fil sur le même contour, mais de changer la disposition et la forme de ces figures, en conservant le même nombre de fils.
Le métier à dentelles est formé d'une planchette de bois, munie d'un rembourrage très doux, et recouverte d'un morceau de drap bien tendu ; sur le contour, est enroulé un parchemin présentant une série de trous ou piqûres qui reçoivent successivement les épingles autour desquelles l'ouvrière croise ses fils. Ce parchemin, avec ses piqûres, représente le dessin qu'il faut suivre.
Ce métier à dentelles comprend encore les fuseaux (comme les fameux fuseaux de Simon Toustou) dont le nombre varie suivant la largeur de la dentelle et la complexité des points.
Les fuseaux sont en bois lisse et ont trois parties : la poignée, la casse et la tête.
La poignée comme son nom indique l'usage, ressemble à une poire allongée ; sous la partie renflée de cette poignée, le bois s'évide en forme de bobine, c'est la casse ; enfin, au-dessus de la casse, à l'autre bout du fuseau, vient la tête, qui n'est autre chose qu'une petite rainure circulaire.

fuseaux 01 simon toustou

Voici encore des échantillons de fuseaux par fabriqués par Simon " le Fuselier " et divers accessoires pour la confection de la dentelle ci-dessous, tous ces ustensiles sont évidemment réalisés par Simon

fuseaux 04 simon toustou

 

fuseaux 08 simon toustou

Aiguilles de dentellière fabriquées par Simon

fuseaux 06 simon toustou

Le fil est enroulé sur la casse ; de là, il passe dans la rainure ou tête et va ensuite s'attacher en haut du métier à de grosses têtes d'épingles fichées exprès pour le recevoir et le soutenir.
L'ouvrière, placée devant son métier, commence par piquer des épingles dans les piqûres indiquées du parchemin. Ces épingles indiquant les angles de la figure que doit rendre le point serviront, comme il a été dit précédemment, d'attache ou d'appui au fil qui en formera les contours. Cela fait, l'ouvrière compte ses épingles et sait que par leur nombre combien il lui faut de fuseaux.
Elle plante ensuite une rangée horizontale de grosses épingles en haut du métier, puis charge ces épingles. Pour cela, elle enroule autour de sa première épingle deux ou trois tours de fil de son fuseau et fait une boucle au quatrième tour, puis elle évide de la casse le fil nécessaire à son travail ; mais pour empêcher qu'il ne s'en évide trop, elle lui fait deux ou trois tours dans la rainure de la tête ; elle arrête ces tours par une boucle.
Elle laisse alors ce fuseau ainsi suspendu et en place un nouveau de la même manière sur la même épingles ; un troisième, un quatrième fuseau se succèdent ainsi.
Quand cette épingle est chargée d'autant de fuseaux qu'elle peut en soutenir, l'ouvrière passe à la seconde, à la troisième, à la quatrième épingle, et ainsi de suite, jusqu'à ce que tous les fuseaux soient employés.
Enfin pour exécuter son travail, la dentellière prend quatre de ses fuseaux dans le tas qui pend à droite, les amène au milieu du métier, croise les fils, les tord en faisant le point et les rejette à gauche en leur conservant leur ordre, après avoir placé une épingle à chaque point d'appui ; elle prend ensuite quatre autres fuseaux, leur fait subir le même déplacement, posant ses épingles à tous les points d'appui et ainsi de suite jusqu'à la fin du travail, croisant différemment les fils suivant la nature des points indiqués.
Les principales sortes de dentelles sont le point d'Alençon, le point d'Angleterre ou de Bruxelles, la dentelle de Malines, la dentelle de Lille et la Valenciennes.
Ces cinq types de dentelles sont toujours faites à la main, mais il existe aussi des métiers à dentelles. Les dentelles dites de Chantilly, sont fabriquées mécaniquement comme beaucoup aujourd'hui. La dentelle réalisée à la main est un passe temps et une passion.


Pour bien comprendre la fabrication d'une dentelle à la main, il faut l'avoir vu de vos yeux et si vous voulez vous lancer il faut, à mon avis, prendre des cours.

Je vais maintenant vous proposer toute une série de photos anciennes et elles seront suivies de photos montrant d'autres réalisations de Simon Toustou " le fuselier "

dentelle 03 c dentelle du puy en Velay de 1910

dentelle du Puy en Velay de 1910

dentelle 11 le Puy en Velay en 1905

 

dentelle 07 atelier de dentelle en bretagne en 1920

Atelier en plein air de dentelle en Bretagne, la Guipure d'Irlande à Plouhinec en 1920

dentelle 03 d dentelle du puy en Velay de 1910    dentelle 08 une dentellière en 1910

A gauche, dentellières du Puy en Velay en 1910. A droite, même période 1910, dentellières Normandes

dentelle 04 école de dentelle en 1910

école de dentelle de Coppet (Suisse) en 1910

dentelle 03 dentelle du puy en Velay de 1910

dentelle du Puy en Velay en 1910

dentelle 03 b dentelle du puy en Velay de 1910   dentelle 15 motifs de dentelle Retournac haute loire

A gauche, dentelle du Puy en Velay en 1910. A droite, motifs de dentelle de Retournac (Haute Loire)

dentelle 13 en 1910

Dentelle d'Argentan, mouchoir au point d'Alençon en 1910

Dentellières en train de travailler

Dentellières en train de travailler dans les années 1900

exposition des petites industries rurales en mars 1908

Exposition des petites industries rurales de dentelle en mars 1908

dentelle 09 des dentellières en Belgique à Brugge en 1965

Dentellières en Belgique à Bruges en 1965

dentelle 14 des dentellières en Belgique à Brugge en 1965Dentellières en Belgique à Bruges en 1965

dentelle 10 gants en dentelle 

Gants en dentelle

dentelle 18 Carreau de la Dentelière permettant la fabrica

Carreau de la dentellière permettant la fabrication de la dentelle à la main à Puy en Velay

dentelle 20 Carreau de la Dentelière permettant la fabricaCarreau de la dentellière permettant la fabrication de la dentelle à la main à Bruges en Belgique

dentelle 22 Carreau de la Dentelière permettant la fabricaGros plan sur le carreau de la dentellière permettant la fabrication de la dentelle aux fuseaux

dentelle 12 Carreau de la Dentelière permettant la fabricaGros plan sur le carreau de la dentellière permettant la fabrication de la dentelle à la main (Haute Loire)

dentelle 21 Carreau de la Dentelière permettant la fabricaJeune fille avec son carreau de dentellière permettant la fabrication de la dentelle aux fuseaux ici à Bruges (Belgique)

Simon Toustou 009

Coffret en palissandre contenant des aiguilles et crochets divers fabriqué par Simon

marchepied dentellière 05 simon toustou

Simon réalise ces coffrets dans des essences de bois noble 

Simon Toustou 008

Instruments réalisés en ébène, en bois de rose, bois de violette et parfois en ivoire

Simon Toustou 005

Coffret en palissandre réalisé par Simon

Simon Toustou 013

Porte fuseaux en érable pixie (érable du japon), en bois de Bocote et en palissandre des Indes

marchepied dentellière 04 simon toustou

Marchepied pour la dentellière fabriqué par Simon

Simon Toustou 016  Simon Toustou 015

A gauche, table dentellière réalisée par Simon en érable pixie (érable du japon). A droite table en cerisier.

Très belles réalisations, bravo !!

fuseaux 03 simon toustou  fuseaux 07 simon toustou

cliquez sur les photos pour agrandir

fuseaux 05 simon toustou  fuseaux 10 simon toustou

A gauche, fourches courtes moyennes longues et diviseurs. A droite, gabarits de dentelle en noyer foncé et en érable (cliquez sur les photos pour agrandir)

fuseaux 09 simon toustou

Crochets et aiguilles divers tournés dans de l'os d'Orignal (réalisation Simon Toustou)

fuseaux 02 simon toustou

Voici encore différents modèles de fuseaux fabriqués par Simon

table dentellière 01 simon toustou

Métier de dentellière ou coussin ou carreaux à trois tiroirs que l'on nomme aussi carreau

table dentellière 02 simon toustou  table dentellière 03 simon toustou

Tous ces modèles sont réalisés par Simon Toustou (cliquez sur les photos pour agrandir)

table dentellière 06 simon toustou  table dentellière 07 simon toustou

A gauche table de dentellière en merisier. A droite, table en érable

table dentellière 04 simon toustou  table dentellière 09 simon toustou

Table de dentellière en noyer (cliquez sur les photos pour agrandir)

table dentellière 08 simon toustou

Table de dentellière pliable et portable fabriquée en noyer

 

1er février 2012, suite à la diffusion de cet article Marie-Claude (qui c'est déjà manifestée sur ce site) m'a adressé un courriel destiné à Simon. Je vous livre un extrait du texte qui concerne le sujet abordé ici.

Marie-Claude nous dit ceci :

" On a longtemps cru  que ce savoir faire  de la dentelle aux fuseaux aurait  été apporté par les réfugiés huguenots. Il semble que cet apport ait résidé surtout dans le type de dentelle. L’âge d’or de la dentelle se situa entre1750 et 1825. Cela s’est répandu et  concentré dans les Montagnes et le Val-de-Travers, où ce  travail occupa toutes les familles pendant plus d’un siècle. Le quart de la population y était occupé. Aux Ponts-de-Martel, il était peu de femmes qui ne fussent occupées au coussin.  Le nombre de dentellières augmenta jusqu’en 1817 puis baissa quand la dentelle mécanique concurrença la dentelle aux fuseaux.
En 1842, lors du séjour du roi de Prusse dans la principauté, les pensionnaires de l’asile des Billodes, au Locle, qui avaient toutes appris la dentelle, offrirent à la reine un voile de dentelle.


L’apprentissage commençait très tôt dès l’âge de 4 ou 5 ans. Une mère, une grand-mère, une tante… apprenaient  aux enfants à « coussegnotter ». Le « coussegnet » était le nom familier donné au coussin recouvert de tissu vert, qui servait au support du piqué, sur lequel se déplaçait l’ouvrage au fur et à mesure de la danse agile des doigts  avec les fuseaux et les épingles. Cette activité n’était pas exclusivement féminine. Souvent, les piqués étaient réalisés par les hommes,  tout comme les bobinoirs  montés avec des rouages de pendule. Cette précision, cette minutie,  avaient besoin d’un éclairage particulier comme pour l’horlogerie. Le jour, lumière oblige, la place privilégiée était  devant la fenêtre. A la nuit tombée, le travail pouvait se poursuivre grâce à un ingénieux système : le globe ou globier. Des globes remplis d’eau bien pure étaient placés sur des supports entre une source lumineuse, simple chandelle ou lampe à huile, et le coussin. Ils jouaient le rôle de loupe en multipliant l’intensité de la lumière sur le plan de travail. On répartissait autant de globes que de dentellières, en formant un cercle autour de la source de lumière. Cercle qui pouvait être répété si le nombre de personnes l’exigeait.   

globe neuchâtelois 01Voici une photo de l'ingénieux système dont parle Marie-Claude ci-dessus

Les points avaient les jolis noms de  la neige, le point de la vierge, le point à la rose, le point d'esprit … Une mignonnette était une dentelle étroite, les dents-de-loups avaient un  large bord dentelé. Une dentelle de soie blanche ou noire devenait une blonde.
Si les veillées s’accompagnaient de chants et de causeries, il serait utopique de faire de ces moments le  tableau idéal que des passéistes voient parfois dans l’autrefois. Les gains étaient faibles : il fallait se tenir longtemps à la tâche  pour gagner peu. Celles qui avaient talent et dextérité gagnaient plus que les autres.
Toute cette production  dépassait les besoins de la principauté. Elle se trouvait commercialisée par des réseaux d’intermédiaires et  négociants habiles  qui assuraient l’exportation et la vente. Pour vendre et se faire connaître, il fallait se déplacer et montrer des cartes d’échantillons pour essayer de répondre au goût et à la demande de la clientèle. La foire de Beaucaire, ( Non ! Pas Belcaire…) qui se tenait chaque année dans le sud de la  France, était incontournable. Il ne fallait pas manquer non plus celle de Francfort ou de Leipzig.…"

 

Si les produits réalisés par Simon au Canada vous intéresse, contactez moi, je vous mettrai en relation.

Voilà encore un beau reportage qui sort des sentiers battus, j'espère qu'il vous aura intéressé, et si vous désirez poser des questions à Simon n'hésitez pas à m'écrire à l'adresse email ci-dessous je lui transmettrai avec plaisir, ou, laissez tout simplement un commentaire, pour cela cliquez en bas de l'article sur "Ecrire un Commentaire".

J'en profite pour saluer les nombreux Canadiens francophones et Québécois en particulier qui parcourent avec intérêt les pages de mon site.

Et pour ceux que la dentelle aux fuseaux passionnent (car je reçois beaucoup de demandes) voici de la part de Simon deux infos :

 

  1 - Guilde des Dentellières et des Brodeuses e-mail : gravelc@videotron.ca


  2 - Le site de l'Association des Dentellières du Quebec :  www.dentellieresquebec.com

 

Avant de vous quitter et pour ceux que cela intéresse, j'ai un petit cadeau à vous faire, je vous offre en téléchargement un ouvrage qui date de 1879 avec 112 illustrations, qui s'intitule "Traité de la Dentelle au Fuseau"  écrit par Louise d'Alq à télécharger au format pdf et à sauvegarder sur votre disque dur en cliquant  ICI  ; à bientôt pour de nouvelles aventures ...

dentellière de Vermeer

" La dentellière " toile datant de 1669 de Johannes Vermeer, j'adore les peintres hollandais

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

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L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

Julie logo aout 2011 500x330

 

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Réalisé par Simon Toustou / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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commentaires

Diane Rioux 22/03/2017 23:58

Bonjour,
Je suis l'une des intéressée par une table de dentellière. Pourrais-je avoir l'adresse courriel de monsieur Simon Toustou
Cordialement

Diane Rioux 23/03/2017 19:39

Bonjour,
J'ai finalement eu son adresse courriel. Merci. J'ai lu votre reportage sur la venue de Monsieur Toustou au Canada. J'ai bien aimé et trouvé cela touchant. Comme je suis une québecoise de la Côte-Nord, je suis entrée en contact avec Monsieur Toustou pour commander. Je peux vous dire que l'homme est aussi plaisant que la description que vous en faite. Grand bien nous fasse de l'avoir parmi nous.

Jean-Pierre 23/03/2017 08:15

Bonjour Diane pouvez vous m'adresser votre adresse mail ici : jp@belcaire-pyrenees.com afin de vous communiquer l'adresse de Simon

Claude SIMON 15/02/2016 13:04

Bonjour,
Reportage très interessant.
J'aimerais avoir des informations sur les tables de dentellière . Pouvez-vous me dire comment faire.
Je vous remercie.
Bien à vous.
Claude SIMON
claudel.simon@sfr.fr

catherine LEGAVRE 29/09/2015 12:36

Bonjour
je fais partie d une association de dentellière et j aimerais commander des fuseaux et autre matériel chez Mr TOUSTOU
Puis je avoir ses coordonnées merci

Jean-Pierre 29/09/2015 15:48

Bonjour Cathy, je vous contacte pour vous communiquer son adresse mail, cordialement JP

ma rie therese lardiere 05/07/2015 14:32

bonjour monsieur super reportage nous sommes un groupe de dentellières aux fuseaux qui se situe à muret en haute Garonne et nous sommes très intéressées du travail de Monsieur TUSTOU, merci de nous transmettre ses coordonnées pour achat de matériel de dentelle. Monsieur TUSTOU votre travail est magnifique les canadiennes ont beaucoup de chance.
pour info, nous serons présentent à Saint Girons pour les fêtes du Couserans le 02 aout 2015 merci de nous rendre visitent sur le stand démonstrations et initiations à la dentelle aux fuseaux toute la journée.

Jean-Pierre 06/07/2015 16:03

Bonjour Marie-Thérèse je viens de vous envoyer l'adresse mail de Simon, cordialement JP

Christiane Lucas 08/10/2014 21:43


 Je viens de découvrir  votre reportage  sur M Toustou et la dentelle au fuseau, c'est passionant  , je transmettrai à quelqes amies  qui seornt surement comme moi très
intéresées . Bravo  pour votre site  . Christiane 

Nicole porebois 14/04/2014 18:28


Bonjour je fait aussi  de la dentelle et je suis tomberpar hasard sur votr cite,que j'ai trouve tres interessant ,surtout en plus avec tous les accessoires qu'il comporte, helas je n'irais
surement jamais au canada,je cherche depuis trés longtemps une table de dentelliere qui puisse ce replier ,mais j'ai beau faire les couviges je n'en ai jamais trouvé est-ce qu'il serai possible
que je m'en procure une, et comment je doit faire en espérant recevoir bien vite de vos nouvelles , recevez monsieur Mes cinseres salutation Nportebois 

jean robert 01/04/2014 16:01


Vraiment tres intéressant cet historique de mon ami Simon Toustou.Je connais assez bien Simon puisque nous habitons le même patelin, et que nous partagons nos passions pour les bois exotique et
bien sur ( la pétanque ).


Simon est un travailleur perfectionniste dans tous ce qu'il fait.Je  vais souvent à son atelier pour le voir travailler ses fuseaux ,et je peux vous assurez que les produits que
vous achetez de ce monsieur,sont d'une qualité exceptionnelle.


bravo Simon et à bientôt.  jean robert 

daniele leduc 16/03/2014 22:28


très belle histoire beaucoup de changement dans une vie et surtout avoir eu beaucoup de courage.  Longue vie à vous!

Sylvie Reynaud 01/09/2012 15:23


Le Canada n'est jamais loin
Bonjour Jean-Pierre,
Je viens de faire une lecture très intéressante, il s'agit de l'histoire de Simon Toustou. Avant d'aller plus loin, je souhaite vos remercier pour votre investissement humain et ce que vous
racontez dans votre blog, le temps est précieux, c'est encore plus appréciable quand il est offert en partage.
Beaucoup de choses me rapproche de Simon, mon amour pour ce grand pays qui est le Canada, un attachement particulier pour une deuxième province autre que le Québec, la Saskatchewan, des gens de
ma famille maternelle s'y sont installée, cela fait trop longtemps, et les quelques tentatives pour y retrouver quelques liens du passé sont tout simplement tombées dans le vide, peu importe, mon
lien avec le Canada reste indéfectible, mon mari est Canadien Français, le hasard fait bien les choses. Bien avant de connaître Eric (mon mari) ce pays et moi entretenions une relation suivie,
tous les ans j'y allais passer au moins deux semaines. J'ai même fait des démarches pour y rester définitivement, mais la vie vous fait prendre des virages et des routes que vous ne soupçonniez
même pas. Chose encore plus étonnante, je pratique le dentelle aux fuseaux, les photos jointes au texte sont éloquentes et bon nombre de fuseaux présentés trouverait tout de suite leur place et
leur utilisation immédiate dans le matériel que j'ai déjà.
Tout cela pour vous dire que sommeille au fond de moi (et de tant d'autres) une parcelle de Simon Toustou, l'envie d'ailleurs, une empreinte vive et profonde laissée dans le temps, une aventure
qui ne se termine jamais.
Encore merci Jean-Pierre pour cet article.
Et qui sait peut-être lors de mon prochain séjour à Ste Dorothée (cela fait partie de Laval, sur la rivière des Prairies), je ferais l'acquisition de beaux matériels fabriqué par Simon
Toustou.
Bonne continuation et bon courage.
Bien à vous.
 
Sylvie Reynaud

Isabelle TOUSTOU 16/03/2012 16:31


Bonjour Jean-Pierre,  je viens de lire le reportage sur mon père.  Merci.  Je trouve cela magnifique, je suis fière d'être sa fille.  Je me nomme Isabelle, et je suis agée de
45 ans.  Il me reste de merveilleux souvenirs de l'époque où nous habitions en France.  Lorsque nous sommes arrivés au Canada,  j'avais environ 7 ans.  Que j'ai pleuré... je
ne voulais pas rester ici, je voulais retourner chez moi, en France.  L'adaptation fut difficile.  Le Canada est un pays magnifique, immense.  J'y ai bati ma vie, m'y suis fait des
amis.  J'ai 3 enfants, et je travaille dans le domaine de la santé et de l'intervention.  Je suis toujours restée nostalgique des souvenirs que j'ai de la France, il me reste dans la
mémoire des saveurs, des odeurs, des couleurs que je ne retrouve pas ici.  De plus en plus, je veux y retourner...Les paysages que je vois sur les photos me laissent nostalgique,  je
voudrais y être.  Il y a quelque chose qui m'appele et que j ai de la difficulté à definir.  Tout ce que je sais, c'est que je voudrais y être.   Peut-être même y finir mes
jours.  Au fond de moi, c'est ce que je voudrais.  Merci pour ces beaux reportages, qui me font vivre de beaux moments.  Merci également a mon père pour ce bel héritage.  Je
promet, a l'avenir, de le faire partager à mes enfants.
Au plaisir,  Isabelle Toustou

NEGRE M. 28/02/2012 12:15


C'est le plus grand des hasards qui m'a fait découvrir ce site,


le point de départ est la recherche de mes racines familiales, qui, peut-être passerait par BELCAIRE.


Grand étonnement au fur et à mesure sur la richesse du contenu...


Encore plus surprise, de trouver cet article sur Monsieur TOUSTOU, puisque je me suis mise à faire de la dentelle aux fuseaux, voilà 3 ans, au moment de ma
retraite....


J'apprécie beaucoup ce clin d'oeil du hasard, et je vous félicite pour ce blog si riche, passionnant, j'y reviendrai régulièrement avec un immense plaisir, et je
vous encourage à poursuivre cet énorme travail de rédaction.


Un grand BONJOUR de mon département du TARN.

Jean-Pierre 28/02/2012 12:45



Bonjour Marie,


Merci pour l'intérêt que vous portez à mon site qui aujourd'hui j'en suis intimement persuadé plaît énormément, le travail énorme pour mener à bien cette tâche est enfin récompensé et je pense
qu'il me réservera d'autres surprises. Car certains et certaines comme vous, se rendent compte qu'il y a du "boulot" derrière tout cela, et cela fait plaisir que vous le reconnaissiez par vos
commentaires ou email que je reçois.
J'aurai aimé vous présenter les reportages sous une autre forme de présentation, mais cela prend beaucoup de temps pour réaliser un design adapté. Mais ce qui compte, c'est le contenu avant tout,
la preuve est, que le compteur des visites en bas du site, tourne à plus de 15 000 visiteurs par mois en ce moment avec des visites quotidiennes de plus de 500 internautes.
Le hasard à bien fait les choses et j'espère vous compter parmi mes fidèles lecteurs et abonnés à ma newsletter et que vous apporterez vous aussi, votre pierre à "l'édifice" si vous avez des
informations intéressantes pour compléter les reportages.


A bientôt
Très cordialement, Jean-Pierre




Gérard LaPerrière 21/02/2012 12:45


Cher Simon
Le site Belcaire-Pyrénée est aussi volubile, imagé et coloré que vous.  Ceci dit (avec une pointe d'humour) il est fort intéressant et je trouve que votre biographie "paradoxalement" est un
excellent résumé.  Sans connaître toutes les péripéties de votre cheminement, il me semble que dans le cadre du sujet (la broderie), vous avez couvert l'essentiel.  Les photos apportent
le supplément d'information et le texte de Jean-Pierre (le chroniqueur et créateur) ajoute à la compréhension de l'ensemble.
De plus j'ai parcouru le site (section châteaux etc.) où, comme vous m'aviez prévenu, j'ai découvert des endroits merveilleux et des informations qui m'étaient totalement inconnues.
Pour terminer, j'ai bien aimé votre site personnel du Fuselier, sobre, facile à consulter et de bonne facture.
Toutes mes félicitations et merci de me l'avoir proposé.
Amitiés,
Gérard LaPerrière

Jean-Pierre 21/02/2012 13:01



Que dire de plus Simon, Gérard à tout dit ! Merci au chummy Québecois et à tous les canadiens qui visitent le site.


Je crois que l'on dit  "A bientôt" en québecois "A la revoyure"


Jean-Pierre



Véronique Louppe 16/02/2012 04:22


Oui, les dentellières Nord-américaines sont bien chanceuses de pouvoir profiter de l'excellent et minutieux travail de M. Toustou, si passionné. Ce que personne ne dit, c'est qu'il est
l'encyclopédie, la mémoire de l'histoire récente de la dentelle au Québec. Nous attendons son récit, ses mémoires. Il a traversé le temps avec les dentellières et les connait toutes.
Impressionnant ! J'ai un point commun avec son histoire, je suis une immigrante belge et je suis bien d'accord avec ce que notre fuselier pense de son nouveau pays ! Sur les photos, vous pouvez
voir deux fuseaux qui n'ont pas de tête, mais un crochet. Ces fuseaux servent au travail du fil de métal. Le crochet tient le fil de métal au lieu du noeud habituel. Nous avons expérimenté ces
fuseaux, M.Toustou et moi (Véronique Louppe). Depuis 2004, je travaille uniquement le fil de métal, (cuivre émaillé, or et argent) avec le fuseau de droite sur la photo, tout en utilisant, de
manière bien personnelle, mes connaissances en dentelle aux fuseaux.  Mes créations sont parures et sculptures. Pour illustrer mes propos visitez mon site internet : www.veroniquelouppe.com.
Ceci complète votre intéressant reportage.

Geralde NIVEL-COSTERASTE 02/02/2012 21:12


Bonjour, Jean-Pierre et Simon


Un vrai moment de bonheur, ce reportage.


L'art de la dentelle aux fuseaux je l'ai découvert il y a 3 ans maintenant c'est devenu une passion. Votre mobilier et surtout tout le matériel de dentellière fait rêver j'espère un jour pouvoir
en acquérir.


Peut être qu'un jour j'aurai le plaisir de vous rencontrer a Belcaire !!!


Gerard et Marie France sont de grands amis 


Merci Jean-Pierre pour tous les reportage que vous partagez avec nous.


Une demande : serait il possible d'obtenir les coordonnées des dentellières du Québec afin d'échanger avec elle.


Merci Amicalement


Géralde


 

Francine 02/02/2012 19:07


Je considère ce reportage sur M. Toustou comme mon petit bonheur quotidien. J'ai commencé des cours de dentelle en 2004, et grâce à mon professeur Nicole ,j'ai fait mes débuts avec des fuseaux
fabriqués par Simon. Depuis lors, je n'ai jamais pu décrocher ni de la dentelle ni des fuseaux de Simon.


Toujours à l'écoute des dentellières et de leurs petits caprices, toujours prêt à répondre aux questions et partager ses connaissances avec une grande générosité.


Merci M. Toustou d'avoir choisi mon coin de pays pour vous établir.

Jean-Claude SCHUBERT 02/02/2012 18:18


Cher Simon, une amie de Comus, Michèle SARDA m'a envoyé vôtre blog que je viens de découvrir. Je la remercie de m'avoir offert ce cadeau !!! Quant à vous, je tiens à vous dire mon admiration et
mon respect. Bravo pour le courage, la tenacité, l'imagination....Bravo pour vôtre réussite. Il serait TRES IMPORTANT que la jeunese désoeuvrée s'inspire en vous lisant.    
Recevez mes cordiales salutations.  JC.SCHUBERT

Lily 02/02/2012 16:02


Bravo Jean-Pierre pour raconter le parcours de Mr Toustou,un nom enraciné au Plateau de Sault qui a su se reconvertir dans un superbe métier à doigts d'or.Félicitations et Continuez ainsi

Claude Grauby 02/02/2012 11:03


Je vous remercie de m’avoir fait connaître Simon.


 Nous nous sommes découvert
quelques liens de parenté et depuis,  Internet efface les kilomètres qui nous séparent


J’attendais avec impatience ce reportage et je vous félicite pour la qualité de
son contenu et des photos qui l’illustrent.


Par le courage et l’obstination qu’il a déployés pour devenir un artisan d’art,
il nous montre un personnage attachant qui mérite d’être connu au-delà même du métier insolite qu’il exerce.


 Les réponses successives qu’il a
su apporter au fur et à mesure de son parcourt : le courage de s’expatrier, la découverte de ses dons et leur mise en valeur, sa rencontre insolite avec l’univers  de la dentelle, son opportunisme et finalement  sa réussite professionnelle  méritent de nos jours, d’être cités en exemple  et on ne peut que l’en féliciter !


Claude Grauby

Louise, la comptable et dentellière 01/02/2012 03:19


Superbe reportage! C'est un honneur pour moi de connaître ce fabuleux Simon Toustou et sa charmante épouse, son soutien de toujours. C'est plus qu'un artisan, c'est un artiste de haut calibre et
les canadiennes sont bien choyées de pouvoir s'approvisionner chez un fuselier pareil. Nous faisons des envieuses! C'est aussi bien agréable de voir quelque photos de jeunesse...ça fait sourire,
mais aussi constater combien le temps passe.


Merci pour le reportage

Ginette 01/02/2012 01:07


Quel beau témoignage!!


C'est effectivement une histoire peu banale que j'ai lu avec beaucoup d'intérêts.


Je trouve qu'il faut beaucoup de courage pour partir seul habiter dans un nouveau pays.


Je suis nouvelle dentellière et j'ai eu le plaisir d'avoir rencontrer M. Toustou pour la confection de mes fuseaux et coussins.


Votre blog est très intéressant et je reviendrai vous lire.


 

toustougerard 31/01/2012 22:44


bravo JP ET SIMON pour ce reportage c est une amiee du lot qui ma informe et c est pour cela que repond SIMON  est un cousin a ma femme MARIE FRANCE TOUSTOU EPOUSE TOUSTOU je ferai parvenir
des photos avec SIMON au canada que nous sommmes alles voir  a bientot et bonne continuation  GERARD belcaire

Micheline Guillemette 31/01/2012 22:00


J'ai lu avec grand intérêt l'histoire pas banale de Simon Toustou, très intéressant son récit.


Simon est un grand ami pour moi, je suis dentellière et j'utilise avec bonheur ses réalisations. Je le connais depuis une bonne trentaine d'années, il est d'une grande habilité manuelle, c'est un
bon vivant comme on dit chez-nous et c'est un bel acquis pour nous les dentellières du Québec.


Micheline

Schacre Bernard 31/01/2012 21:31


Cher Jean-Pierre


Cet article est vraiment très émouvant. J'ai particulièrement apprécié la première partie , le témoignage de Simon ; la partie consacrée aux photos est ( à mon avis ) un peu longue. Amitiés .
Bernard

henri basile toustou 31/01/2012 17:06


Chapeau bas Monsieur Simon Toustou. Comme dirait  Michel Fugain "c'est une belle histoire". Quel courage et quelle ténacité.Mes sincères amitiés.

ophelia_diaphane 31/01/2012 14:39





AA CE BLOG ORIGINAL ET SI RICHE  !      

buisson 31/01/2012 14:14


emouvant et magnifique

MC Pinguet 31/01/2012 11:47


Quelle émotion cette histoire ! J'y reviendrai…


Merci monsieur TOUSTOU. Merci Jean-Pierre.


 

GARCIA 31/01/2012 09:38


bonjour


une collégue originaire de l'aude m'a fait connaître hier votre blog, je l'ai parcouru et je me suis inscrit à votre lettre et j'en suis trés content, je vais regarder et lire tous vos articles


le dernier de Mr TOUSTOU est remarquable, cela fait du bien de lire de tels articles en ces temps de morosité ambiante


merci pour votre remarquable site que je vais diffuser à tous mes amis et surtout continuez


cordialement


un Albigeois


GARCIA Jean-Raymond

Jean-Pierre 31/01/2012 12:58



Bonjour Jean Raymond, c'est toujours un plaisir de lire de tel commentaire, je ne m'en lasse pas et un grand MERCI pour avoir témoigné de vos sentiments sincères à l'égard des reportages. C'est
aussi vous qui faites le succès du site. Et je n'oublie pas Simon qui nous lit du Canada à qui cela va faire très plaisir, il me l'a encore dit ce matin par mail.


cordialement, Jean-Pierre