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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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7 avril 2014
bandeau-HISTOIRE.jpgbandeau decouvrir l'histoire d'un chateau

 

Voici la suite du reportage sur le château de Durban-Corbières, la généalogie des seigneurs qui occupèrent successivement ce château pendant plus de 800 ans était tellement importante, que je fus obligé de vous présenter ce reportage en deux parties. Je vous souhaite une excellente découverte de cette Histoire de l'Aude ...

 

logo label Pays Cathare 02

carte 03

Extrait de carte IGN, vous remarquerez que le fameux sentier Cathare passe à Durban-Corbières

Blason de la famille Durban 02

Blason de la famille Durban

chateau de Durban Corbieres 053

Une vue d'ensemble du village de Durban-Corbières avec son château

chateau de Durban Corbieres 051

Le côté Sud des ruines du château de Durban-Corbières

chateau de Durban Corbieres 054

Petite rue du village de Durban-Corbières menant à la tour carrée où se trouve le clocher

chateau de Durban Corbieres 031Le clocher de la tour carrée, qui est une ancienne porte de l'enceinte fortifiée du château

 

Avant d'aborder la généalogie des seigneurs de Durban, je vous propose un petit lexique car il est des termes de vieux français déroutants ainsi :

- "bodule " "bodulation " signifie sans doute borne, bornage. 

- Douaire: portion des biens qui est donnée à une femme par son mari à l'occasion du mariage, dont elle jouit pour son entretien après la mort de son mari et qui descend après elle à ses enfants (définition du Littré).

- Plaid: Se dit des assemblées dans lesquelles se jugeaient les procès. Plaids généraux ou grands plaids: assises des officiers de justice.

- Tester: rédiger un testament.

- Codicile: dispositions modifiant un testament.

- Leude: Nom donné, dans le Moyen-Age, à toute espèce de prestation ou impôt.

- Damoiseau: titre donné à un jeune gentilhomme, qui n'était pas encore reçu chevalier.

 

GÉNÉALOGIE DES SEIGNEURS DE DURBAN

 

LA MAISON DE DONOS

GOMEZINDE, Ier du nom, noble espagnol réfugié dans la Septimanie, obtint, en 795, du roi Charlemagne, des terres à Donos dans les Corbières, en récompense de ses services et de la valeur qu'il avait montrée en repoussant les Sarrazins. Il est mentionné, ainsi que son frère Adéfonse, dans une charte de son fils Gomezinde qui suit :

 

Il y eut ensuite Gomezinde IIème du nom, fils du précédent, puis vint Étienne qui succéda à son père, celui-ci épousa Anne dont on trouve l'existence dans un acte daté du 14 juin 899, ils eurent un enfant :

 

GUILLAUME, Ier du nom, qui possédait, indépendamment d'un grand nombre de terres, les châteaux de Donos, de Durban et de Saint-Martin, situés dans les basses Corbières, au diocèse de Narbonne ; celui de Donos, commandant la vallée de Rieupaut ; celui de Durban, situé sur la droite de la petite rivière de Berre, et celui de Saint-Martin, dominant la plaine de Bizanet. Guillaume avait servi plusieurs fois de témoin entre les vicomtes de Narbonne et ceux de Béziers et de Carcassonne, pour diverses transactions. Il épousa Adalazis ou Adalaisis ou Adélaïde, qui vivait vers 980. Il eut pour enfants :

                1.  Guillaume Hibrini qui suit ;

                2.  Gausbert, Ier du nom, qui fut témoin pour le comte de Fenouillet, vers 1025.

 

GUILLAUME, IIème du nom, surnommé Hibrini ou Hibrin , ou Ebrin , prêta hommage et serment de fidélité à Bérenger, vicomte de Narbonne, et à sa femme Garsinde, pour les châteaux de Durban et de Saint-Martin , l'an 1020 . Par suite de cet hommage, il fut désigné sous le nom de Durban, et nous le voyons qualifié en effet de Ebrin (Ebrinus), de Durban, dans un plaid tenu à Narbonne, sous le règne du roi Robert, le 11 avril 1023, auquel il assista, disent les archives (cum coeteris nobilibus). Il épousa ....? Il eut pour enfants :

                1.  Guillaume qui suit ;

                2.  Gausbert, IIème du nom ;

                3.  Adhémard, lequel assista à une assemblée tenue à Narbonne, et présidée par Pierre, Archevêque, le 7 mai 1080 ; il signa une donation, faite par le même Archevêque, à la cathédrale de cette ville, l'an 1089. Ce même Adhémard figure comme témoin à un jugement rendu par Aymeric, vicomte de Narbonne, dans un plaid tenu dans cette ville, l'an 1097.

 

GUILLAUME DE DONOS, alias de Durban, IIIème du nom, fils d'Ebrin, vivait en 1080 et 1087. A cette dernière époque, Aymeric, vicomte de Narbonne, assigna à sa femme Mathilde ou Mahaut, pour son douaire, entre autres châteaux, ceux de Saint-Martin, et de Durban. Il eut pour enfants :

                1.  Guillaume qui suit ;

                2.  Laurette, qui épousa Guillaume de Pignan, lequel vivait en 1123.

                3.  Bernard, qui fut témoin à l'offrande que Bernard, vicomte de Minerve, fit de son second fils, nommé Raymond, à l'Abbaye de Saint-Pons, l'an 1105.

 

GUILLAUME DE DONOS, alias de Durban, IVème du nom, chevalier, seigneur de Donos, de Durban, de Saint-Martin, d'Ornezons et autres lieux, sieur de Rieupaut et de Porcian, vivait en 1123, époque à laquelle Bernard-Aton lui donna le château d'Ornaisons, pour le tenir de lui en fief, après la mort de Guillaume de Pignan. Il fut présent à un accord entre Trencavel et Bernard-Aton, sur la succession du vicomte Roger leur frère, en 1150. Il assista, comme témoin, à la vente du château de Mèse, faite en 1152, par Géraud de Roussillon, à Trencavel son oncle. Enfin, Guillaume et ses deux petits-fils, Raymond et Bernard, promirent, en 1153, à Ermengarde, vicomtesse de Narbonne, de tenir en fief le château de Monséret, près de Donos, d'elle et de ses enfants, si elle en avait. Il eut pour enfants :

                1.  Guillaume qui suit ;

                2.  Gausbert, IIIème du nom, qui vivait en 1156, époque à laquelle il fut témoin à un accord fait entre Raymond, comte de Toulouse, et Raymond Trencavel, comte de Béziers.

 

GUILLAUME DE DONOS, alias de Durban, Vème du nom, chevalier, seigneur de Donos, de Durban, de Saint-Martin, d'Ornezons et autres lieux ; sieur de Rieupaut et de Porcian, fut témoin, le 4 octobre 1163, lorsque Ermengarde, vicomtesse de Narbonne, confirma l'abbaye de Quarante, dans la possession de la moitié du château de Coemeraco . Il eut pour enfants :

                1.  Guillaume qui suit ;

                2.  Bernard de Durban, qui prêta hommage et serment de fidélité à Ermengarde , vicomtesse de Narbonne, pour le château de Durban, l'an 1157. La même vicomtesse Ermengarde accorda à Bernard, par un acte du mois d'octobre 1173, un marché tous les lundis au lieu de Durban.

 

Dans cette famille on avait l'habitude comme vous allez le constater, d'appeler Guillaume le fils aîné, jusqu'à ce que la seigneurie de Durban passe dans la famille des Gléon par le mariage de Guillemette. Les enfants de ce Bernard continuèrent de porter le nom de Durban , jusqu'à Guillaume de Durban, lequel eut, de Véziade son épouse, une seule fille, nommée Guillemette, qui apporta, en 1333, la terre et le château de Durban à Guillaume de Treilhes, seigneur de Gléon son mari, et dont la postérité adopta le nom de Gléon-Durban , vers 1371. (Voir plus bas VIII Guillaume)

               3.  Raymond de Durban qui assista, en 1171, à un accord fait entre la vicomtesse Ermengarde et le comte Roger de Béziers ; Bernard et Raymond s'engagèrent avec leur aïeul, envers la vicomtesse Ermengarde , pour tenir d'elle le château de Monséret.

 

GUILLAUME DE DONOS, alias de Durban, VIème du nom, chevalier, seigneur de Donos, du Catourze, de Saint-Martin, de Portel , de Mathes et en partie de Durban ; sieur de Rupaut et de Poursan, etc , établit sa résidence au château de Donos  ; il assista à l'hommage que Pierre de Fenouillet rendit au vicomte de Narbonne, en 1209 (1).

Il épousa  Alamande , qui testa en 1231, faisant son héritier son fils Guillaume. Il eut pour enfants :

                1.  Guillaume qui suit ;

             2.  Gaubert de Donos, IVème du nom, qui assista avec son frère Aymeric, à un plaid tenu à Narbonne.

         3.  Aymeric de Donos, qui fit partie d'une assemblée tenue à Narbonne, en 1236, pour rétablir la paix entre les habitants du bourg et de la cité de cette ville.

 

GUILLAUME DE DONOS, alias de Durban, VIIème du nom, chevalier, seigneur de Donos, du Catourze, de Saint-Martin, de Portel, de Mathes et en partie de Durban, sieur de Rieupaut, de Poursan, etc., fut au nombre des habitants de Narbonne qui prêtèrent serment de fidélité au roi Saint Louis, l'an 1229. Il fit faire une limitation et bodulation des terroirs de Montséret et de Donos, contenant la séparation des juridictions desdits lieux. D'après cet acte, passé en 1259, la juridiction de Donos commençait au lieu vulgairement appelé Camplong ou Larque de Caunels, et finissait là où il y a une bodule regardant le côté de Donos par deçà le Rec, et ce qui est par delà le Rec, du côté de Brugayrolles, regardant le côté de La Roque, appelée Font Bolidouyre inclusivement, était du terroir et juridiction de Montséret. Il épousa noble Ergulose, de laquelle il eut :

                1.  Gaubert qui suit ;

               2.  Alamande, qui testa, en 1293, époque à laquelle elle était veuve de Raymond de Saint-Ferréol, héritier de sa tante Gaillard de l'Espinet, par testament de l'an 1256, et fils d'Arnaud Dalmas de Saint-Ferréol, dont il fut héritier par testament de l'an 1269. Alamande laissa deux enfants :

                                A. Bernard, seigneur de Donos, qui suivra ;

                                B. Raymond qui vivait en 1293.

               3.  Rixende, femme d'Arnaud-Guillelmi de Saint-Nazaire, laquelle fit donation à Gaubert de Donos son frère, de tous les droits qu'elle pouvait prétendre sur les biens de ses père et mère, par acte de l'an 1281. Cette même année, son mari fit aussi donation à Gaubert de ces mêmes droits ;

                4.  Delphine, qui firent donation à Gaubert de Donos leur frère ;

             5.  Graside, fils de Guillaume de Durban, seigneur de Donos, de toutes les prétentions qu'elles pourraient avoir sur les biens de leurs père et mère, par acte passé en 1271 ;

             6.  Mabile, qui fit quittance à son frère Gaubert de Donos, de la constitution de sa dot, avec cession de tous droits qu'elle pourrait prétendre sur les biens de Guillaume de Donos et de sa femme Ergulose , ses père et mère, par acte de l'an 1270 ;

                7.  Fine, qui fit donation à Gaubert de Donos son frère, de tout ce qu'elle pourrait prétendre sur les biens de Guillaume de Durban son père. Elle épousa Adhémar de Saint-Ferréol l'an 1277, et fit à son frère une reconnaissance de sa dot la même année.

 

GAUBERT DE DONOS, alias de Durban, Vème du nom, chevalier, seigneur de Donos, de Portel, de Mathes et en partie de Durban ; sieur de Rupaut, de Poursan, etc, étant en procès avec Dalmas, abbé de Fontfroide, et ses religieux pour les limites et confrontations des terres de Donos et territoire de Rupaut ; ils convinrent de choisir pour arbitre de leurs différends , Amalric, vicomte de Narbonne, lequel jugea que le terme de Donos s'étendrait, du côté du Cers , jusqu'au Castelas de Bevrelle, et comme ledit Castelas descendrait vers l'eau de Rupaut ; du côté d'Aquilon, jusqu'au lieu qui s'appelle Sous la Roque, et du côté du midi, jusqu'au terme de Fontjoncouse. Cet accord fut passé l'an 1264. Dans un dénombrement fait en 1271, par Aymeri, vicomte de Narbonne, à son frère Aymeri, nous voyons figurer le château de Donos (de Donis), et celui de Durban, ce qui justifie l'hommage rendu à Aymeri V, vicomte de Narbonne, par Gaubert de Donos, en 1273, pour le château de Donos. Les droits seigneuriaux qu'il avait sur Portel, furent augmentés en 1283, par la vente qui lui fut faite, par Raymond de Lastours, de tous les droits seigneuriaux, fiefs, censives et usages qu'il avait au lieu de Portel. Gaubert de Donos, ainsi que ses prédécesseurs, prenait tantôt le nom de Durban , tantôt celui de Donos ; c'est ainsi que dans un acte de l'an 1290, où réglant avec ses vassaux d'une manière définitive, les droits, censives et corvées qui lui étaient dus, il se nomma Gaubert de Durban, seigneur de Donos, tandis que dans son testament de l'an 1291, il prend le nom de Gaubert de Donos, seigneur de Donos, et que dans un codicille de l'an 1296, il se donne de nouveau le nom de Gaubert de Durban, seigneur de Donos.

C'est dans ce testament qu'il institue son héritier universel, Bernard son neveu, à la charge de porter ses noms et armes. Gaubert de Donos exerça, envers des marchands de Lagrasse qui traversèrent le terroir de Donos, le droit de leude ou péage sur leurs marchandises, en vertu du pouvoir qu'il tenait du Roi, et à cause du prix excessif qu'ils avaient prélevé sur les habitants de Donos, en échange de leurs marchandises. il épousa en l'an 1249, Rayne de Laurac, fille de Jean de Laurac de Narbonne,  et dont il n'eut point d'enfants.

chateau de Durban Corbieres 056

Très belle vue sur les vignobles environnants de Durban-Corbières

chateau de Durban Corbieres 055

Les Corbières et ses paysages magnifiques

carte 04 Gléons

Extrait de carte IGN vous montrant le hameau de Gléon situé à 9 km au Nord de Durban-Corbières

 

blason famille La Treilhe                              blason ancien Durban Gleon

A gauche, le blason de la Famille de Treilhes (réalisé par J-P Fernon). A droite, l'ancien blason de Durban-Gléon description faite dans les textes anciens : "Écartelé au 1er et 4ème de gueules, à trois fasces d'argent, qui est de Durban ; au 2ème et 3ème d'azur, au chevron d'argent qui est de Gléon".

Ci-dessous une autre interprétation de ces armoiries

Blason de l'union des Maisons Treilhes-Gléon-Durban

 

LA MAISON GLÉON OU GLEU DE DURBAN

Au commencement du XIV ème siècle la seigneurie de Durban passa aux Sires de Gléon.

Contrairement à la coutume locale du partage égal entre les héritiers, les seigneurs de Durban appliquaient le droit d’aînesse dans les successions. Dans la famille de Durban, pas de partage entre les héritiers en dehors d’une partition entre deux coseigneuries vers 1250, mais qui restera intacte jusqu’en 1450, date à laquelle à la suite d’un double héritage, la totalité de la seigneurie sera la propriété des familles La Treilles-Gléon-Durban.

Cette famille a essaimé dans toutes les Corbières, abandonnant le nom de Durban pour celui du nouveau fief occupé, augmentant ainsi le patrimoine de cette puissante famille. Des branches collatérales se sont ainsi développées tout autour de la vallée de la Berre.

 

Gléon ou Gleu de Durban, Maison connue dès les IX ème et X ème siècles, par des Chartes qui existent dans différentes archives du Languedoc. La Généalogie de cette Maison, établie dans la Vicomte de Narbonne, a été faite et  dressée au Château de Durban en 1714, sur des actes originaux, par le père  Ange  Augustin Déchaussé.

La Maison de Gleu, dit-il, comme il est écrit dans les actes anciens et que l'on a depuis écris en français Gléon, est très ancienne dans la Vicomté de Narbonne. Elle a porté premièrement le nom de Treilles ou Treilhes, qu'elle avait pris de la Terre de Treilhes, au Diocèse de Narbonne, sur la frontière du Roussillon. Dans le courant du XIII ème siècle, le Vicomte de Narbonne leur fit donation du Château de Gleu ou Gléon, dans le même Diocèse, et leurs descendants prirent tantôt le nom de Treilles, tantôt celui de Gléon, jusqu'en 1371. Ensuite, ils renoncèrent au surnom de Treilles, pour prendre celui de Gléon de Durban.

Le château et  la terre de Durban situés dans le diocèse de Narbonne, sont entrés dans la Maison de Treilles-Gléon, en 1339. Ceux-ci s'y établirent et  furent obligés de joindre à leur nom celui de Durban, leur blason a toujours été conservé pour leur descendants par la suite.

 Enfin ces seigneurs n'ont plus porté le nom de Gleu ou Gléon que dans les actes publics, et se sont contentés de celui de Durban, cette terre ayant été érigée en baronnie, par le roi Louis XIV, en 1654.

 

I-  PIERRE-RAYMOND, seigneur de Treilles, est le premier de cette Maison qui soit connu par titres. Le nom de son père est ignoré ; mais sa mère se nommait Hermisende, ainsi qu'il est porté dans un acte, par lequel ledit Pierre-Raymond reconnut tenir ce château de Treiles en fief d'Aimery, Vicomte de Narbonne, fils de la Comtesse Mathilde, et mari d'Ermengarde. Cet acte doit être du XII ème siècle, puisque ladite Ermengarde, fille aînée du vicomte Aimery, IVème du nom, succéda à son père en 1134, et qu'elle vivait encore en 1167. On ne connaît pas le nom de la femme de ce seigneur de Treilles ; mais il eut pour enfants :

                 1. OLIVIER, seigneur de Treilles, qui suit ;

               2. RAYMOND, aussi seigneur de Treilles, mentionné au contrat de mariage de sa sœur Escarronie ;

                3. SAURIMONDE, mentionnée au même contrat, comme femme de Bernard de Durfort ;

                4. ESCARRONIE, mariée, par ses frères, à Bernard de Balbonne, seigneur de la Roque de Fa et de Motemet, et à laquelle ils donnèrent 1000 sols tournois, à prendre sur les biens qu'ils avaient eus de leur sœur Saurimonde, sis au bourg de Vieille-Vigne.

 

II- OLIVIER, Ier du nom, seigneur de Treilles, mentionné au contrat de mariage de sa sœur Escarronie, a été père de, qui suit ;

 

III- AMALRIC, seigneur de Treilles, qui épousa Guillemette de Fraisse, sœur de Raymond-Arnaud de Fraisse, prouvé par un acte du  5 des Nones de mai (c'est à dire le 3 de ce mois) 1221, dans lequel Pierre de Fraisse, fils dudit Raymond-Arnaud, qualifie de son cousin germain, Olivier de Treilles, fils, dit-il, d'Amalric de Treilles et de Guillemette de Fraisse, sœur de son père. Il eut pour enfants :

                1. OLIVIER, qui suit ;

                2. RAYMOND-SEIGUIER de Treilles.

 

IV- OLIVIER, IIème du nom, seigneur de Treilles, reçut d'Aimery, Vicomte de Narbonne, qui le qualifiait son chevalier, la terre de Gleu, en fief perpétuel, par acte du 3 des Calendes, du mois d'Octobre (24 septembre) 1220, et le 5 des Nones de Mai de l'année suivante ; Pierre de Fraisse, son cousin, lui fit cession du droit d'albergue (du latin médiéval, alberga, albergarium, signifiant demeure, logement, auberge), qu'il avait audit lieu de Gleu, le 2 des Calendes de mai (30 avril) 1223. Le même Aimery, Vicomte de Narbonne, fit donation à Olivier, seigneur de Treilles, de toute la Roche d'Espradel, sise au territoire de Gleu, avec faculté d'y faire bâtir un château, et d'y élever des fortifications. L'année suivante, au 8 des Calendes du mois d'août (25 Juillet), Olivier et Bernard de Termes, frères, firent présent audit Olivier de Treilles, et à son fils Raymond-Seiguier et leurs descendants, de tout ce qu'ils avaient et possédaient en ces lieux de maisons et de la Valette, sur les habitants de ces lieux. Enfin Aimery, vicomte de Narbonne, confirma au même Olivier de Treilles, tout ce que lui et ses prédécesseurs tenaient et avoient toujours tenu au château de Treilles, dont celui-ci lui fit hommage aux Ides du mois (13) d'août 1232. Dans l'acte, il y est fait mention de l'hommage qui avait été fait (sans indiquer l'année), des mêmes lieux et château de Treilles, par Pierre-Raymond, fils d'Hermisende, au vicomte Aimery, époux d'Ermengarde, et fils de la comtesse Mathilde. Il eut pour enfants :

                1. RAYMOND, qui suit ;

                2. SEIGUIER ; tous deux vivants en 1255.

 

V- RAYMOND, seigneur de Treilles, est nommé, avec son frère, dans un acte du 7 des Ides (7) de juin 1255, par lequel Aimery, vicomte de Narbonne, leur accorda le droit de Justice dans toutes les terres, lieux et châteaux qu'ils possédaient dans sa vicomté. Il fut père de, qui suit ;

 

VI- GUILLAUME, Ier du nom, damoiseau, seigneur de Treilles, de Gleu ou Gléon, de la Roche d'Espradel  et autres lieux. Il fut le premier qui se servit indistinctement des surnoms de Treilles et de Gléon. Il épousa Raymonde fille de Guillaume de Sainte-Valière, veuve de Pierre de Poilevis, damoiseau, et ils vivaient ensemble le 3 des Calendes de mars (27 février) 1312, suivant un acte de ce jour. Il eut pour fils unique :

 

VII. OLIVIER, IIIème du nom né en 1297, damoiseau, seigneur de Treilles, de Gléon, et qui avait plus de 14 ans, lorsqu'il fut émancipé par son père, le 4 des Ides (10) de février 1311 et il venait d'épouser, par contrat du 4 des Nones (2) des mêmes mois et an, Jeanne de Holme (de Hulmo), fille de Bernard de Holme ou d'Homs. Ce contrat de mariage fut passé en présence de Gilles, Archevêque de Narbonne, dont le surnom était  Aiscelin. Il vivait en 1337, il testa en 1342 en faveur de son fils Guillaume II et sa femme fit son testament le 17 février 1344, en faveur aussi de son fils, qui suit ;

 

VIII- GUILLAUME, IIème du nom, damoiseau, seigneur de Treilles, de Gléon, et, fut marié, par ses père et mère, en 1333, à Guillemette dame de Durban et de Jonquières, fille unique et héritière de Guillaume de Durban (ce Guillaume descendait de Bernard de Durban, auquel Ermengarde, Vicomtesse de Narbonne, avait accordé, par acte du mois d'octobre 1173, un marché tous les Lundis de l'année au lieu de Durban), et de noble dame Véziade, son épouse. Pierre-Arnaud de Durban, coseigneur et châtelain du château de Durban et du château de Jonquières de Preignan, reconnut, par acte du 7 décembre 1337, conjointement avec son frère, François de Durban, tous deux fils de feu Guillaume de Durban, chevalier, devoir à Olivier de Treilles, damoiseau, seigneur de Gléon, et à Jeanne, son épouse, la somme de 20 mille tournois d'argent, pour reste de la dot de Guillemette de Durban, leur nièce, qu'ils avaient donnée, quatre ans auparavant, en mariage, à Guillaume de Treilles, leur fils. Celui-ci fit donation, en l'an 1375, de son château de Gléon, à son fils aîné, se réservant seulement 300 florins d'or, pour en disposer à sa volonté, et 500 deniers d'or, à l'écu du bon coin du feu Roi Philippe, pour la dot de sa fille Véziade (voir plus bas X-OLIVIER). Peu de temps après, Guillemette de Durban, étant veuve, abandonna à son dit fils aîné l'usufruit, la régie et la gestion de ses biens, par acte du 20 janvier 1375. Ses enfants furent :

                1. OLIVIER, qui suit ;

               2. GUILLAUME, à qui sa mère fit donation entre-vifs, par acte du 26 avril 1371, des parts qu'elle avait au château de Durban et à celui de Jonquières, à condition que lui, ses héritiers et successeurs, porteraient à l'avenir les noms, armes et sceau de feu Guillaume de Durban, son père. Il fit son testament le 15 juillet 1415, et légua toutes les parts qu'il avait aux terres de Durban, Jonquières et ailleurs, à Olivier de Treilles, seigneur de Gléon, son neveu, sous la charge que s'il avait deux fils, il instituerait celui des deux qu'il jugerait à propos, héritier des dits biens, et il l'obligerait de porter ses armoiries, de même manière qu'il les avait portées ;

         3. JEANNE, nommée au testament de Jeanne de Holme, sa grand'mère en 1344. Elle était apparemment morte, lorsque son père testa, puisqu'il n'en fait aucune mention ;

                4. VÉZIADE, nommée au testament de son père ; on ne sait point si elle fut mariée.

 

IX- OLIVIER, IVème du nom, damoiseau, seigneur de Gléon, Treilles, de Durban et de Jonquières, avait environ 22 ans, lorsque son père l'émancipa, le 4 février 1360. Il avait épousé par contrat du même jour en 1360 donc, Raymonde de Sabols de Ségur, fille de feu Raymond, seigneur de Ségur au Comté de Foix, et de Raymonde, son épouse, alors vivante. Jean et  Raymond de Sabols, ses frères, en faveur de ce mariage, lui constituèrent 1150 deniers d'or, à l'écu du premier coin du feu Roi Philippe. Il vivait en l'an 1375, suivant les actes de son père et  de sa mère fait  en sa faveur, et ne vivait plus en octobre 1385. Il eut pour fils :

                 1. OLIVIER, qui suit ;

                2. GUILLAUME, coseigneur de Durban, damoiseau. Ce seigneur s'absenta de France, en sorte que son frère Olivier, n'ayant point eu de ses nouvelles , et jouissant cependant de tous ses biens et revenus, se crut obligé de constituer Jean de Sô, coseigneur de Fitou, au diocèse de Narbonne, pour être son procureur, par acte du 2 octobre 1385, afin de donner à son dit frère, sur tous ses biens meubles, une somme annuelle de deniers, en cas que l'on sut où il était, pour subvenir a ses besoins et nécessités. On ne trouve aucun acte qui fasse connaître si ledit Guillaume réapparut.

 

X- OLIVIER, Vème du nom, damoiseau, seigneur de Gléon, Treilles, de Durban, de Jonquières, est qualifié haut et puissant seigneur, dans une donation de l'an 1448. Il fut chambellan de Charles VI et de Charles III roi de Navarre. Il assista à l'assemblé des États Généraux du Languedoc en 1426. Il fut légataire de son oncle, Guillaume de Treilles. En 1415, il épousa, par contrat du 13 juin 1406, Jeanne de Lettes, fille de feu Nicolas, chevalier, seigneur de Villa, des Ports et de Paroza, au diocèse de Narbonne, et de Jaucionde, dame de Sauveterre , au diocèse de Castres, alors vivante, en présence de Jean de Lettes, chevalier, seigneur de Villa, des Ports et de Paroza, son frère. Il  eut pour enfants:

                 1. OLIVIER, qui suit ;

                2. GUILLAUME, à qui son frère donna la seigneurie de Treilles, par acte du 5 février 1448, chevalier, ambassadeur de Marie d'Anjou reine de France ;

               3. VÉZIADE, morte avant le 6 mars 1441. Son frère Olivier, en qualité de son héritier, institua son fils Guillaume, son Procureur, pour poursuivre ses demandes, et recevoir une dette de 460 livres barcelonaises, constituée, par acte du 6 août 1432, au profit de la dite Véziade de Gleu, sa sœur, par noble dame Éléonore, fille d'Hugues d'Almaude-Cerveillon, et de Béatrix, son épouse.

 

XI- OLIVIER, VIème du nom, chevalier, seigneur  de Gléon, Treilles, de Durban, de Jonquières, est qualifié, comme son père, de noble et puissant seigneur, dans un acte du 7 août 1452. Il ne vivait plus alors. Il fit son testament le 16 janvier 1444, et y substitua ses enfants les uns aux autres. Il avait épousé, par contrat du 6 juin 1417, Agnès de

Villacorbe, fille de Bernard, lieutenant du gouverneur des comtés de Roussillon et de Cerdagne, et de Catherine, son épouse. Elle fut dans sa viduité usufruitière de tous les biens de son époux, et fut reconnue pour telle, par acte de son fils Guillaume, en date du 7 août 1452. Elle fit son testament le 31 août 1463, et laissa de son mariage :

                     1. GUILLAUME, qui suit ;

                2. OLIVIER, chevalier, marié, par contrat du 17 mai 1459, à Confiance, dame de Frestres, au diocèse de Gironne. Il testa le 25 juin 1478, en faveur de Jean de Gleu, son neveu, et était mort avant le 6 septembre 1481 ; sa veuve vivait encore le 26 avril I493 ;

                      3. AIMERIC, né en 1441, chevalier, seigneur de Montalba, au diocèse d'Alet, par acquisition qu'il en fit. Il avait 25 ans le 10 mai 1466, qu'il donna quittance à son frère Guillaume, de la somme de 1000 moutons d'or, à lui légués par ses père et mère, et testa à Perpignan le 21 mai 1492, en faveur de Jean de Gleu, son neveu, le 20 août 1493. Florence, sa veuve, fille de François de Villarase, donna procuration à Jean de Gleu, son neveu, pour toucher une somme qui lui était due à Perpignan ;

           4. MARGUERITE, femme de François Baille, damoiseau, demeurant à Rivesaltes, en Roussillon ; ils étaient morts tous deux avant le 15 juin 1519 ;

                5. ELISABETH, mariée, le 20 novembre 1443, à Bernard de Montault, seigneur du Puy-Daniel, et coseigneur d'Auterive, dont il y eut postérité ;

                6. VÉZIADE, épouse Pierre Riera, damoiseau, et seigneur d'Avali, au diocèse d'Elne ;

                7. AGNÈS, Religieuse au noble Monastère de Saint-Sauveur, Ordre de Saint-Augustin, dans la Ville de Perpignan ;

                  8. SIBYLLE, mariée, par son frère Guillaume, avec la dot de 5oo moutons d'or, à Aimery de Miglos (cet Aimery de Miglos descendait de la même maison de laquelle était Arnaud de Miglos, seigneur d'Alon, sénéchal de Carcassonne, qualifié de conseiller, chambellan et grand écuyer du Roi), au pays de Foix. Sibylle et Aimery, son mari, étaient morts avant le 7 mars 1491, que leur fils Antoine de Miglos, écuyer, seigneur de Junac, recueillit leur succession ;

                9. CATHERINE, mentionnée, de même que tous ses frères et sœurs, au testament de son père.

 

XII- GUILLAUME, IIIème du nom, chevalier, seigneur de Gléon, de Treilles, de Durban et de Jonquières, était lieutenant du Sénéchal de Carcassonne, comme on l'apprend d'une quittance originale de lui, en date du 12 août 1450, où il se qualifie du titre de seigneur de Gléon, et  Jean de Foix, Vicomte de Narbonne, seigneur de Rivière et d'Auterive, l'établit son lieutenant et gouverneur de sa vicomté, par lettres-patentes du 10 octobre 1473. Il est qualifié de magnifique et puissant seigneur, dans une procuration qui lui fut passée le 21 Mai 1471, par sa femme, Yolande de Ribes, fille et héritière de François de Ribes, chevalier, demeurant au Boulon en Roussillon et de Confiance, sa femme. Il fit son testament olographe le 7 Janvier 1490, et sa veuve testa le 20 Octobre 1500. Elle vivait encore le 7 février 1503, et eut 4 enfants :

                1. EDOUARD, écuyer, seigneur de Gléon, Durban, marié, par contrat du 23 octobre 1485, à Françoise de Rocaberti, fille de Pierre, chevalier, seigneur de Château et de Saint-Maurice, au diocèse de Gironne, et de Catherine d'Ortassa. Il répudia, le 19 avril 1493, le legs qu'Aimery de Gleu, son oncle, seigneur de Montalba, lui avait fait à certaines conditions, qui lui parurent trop onéreuses, et il était mort le 13 septembre 1493, jour auquel l'inventaire de ses biens fut fait par sa mère et par sa femme, qu'il avait laissée enceinte. Celle-ci testa le 16 octobre 1528, n'ayant eu que quatre filles :

                                 1. YOLANDE, mariée à Olivier VIIème du nom, son cousin germain, comme on le verra ci-après ;

                              2. FLORENTINE, femme de Jean d'Oms; elle était morte avant le 20 décembre 1547 ;

                              3. ISABELLE, religieuse et abbesse du monastère de l'Ordre de Sainte-Claire à Lezignan, dans le diocèse de Narbonne ; elle testa le 24 décembre 1509, ayant fait quelques legs à sa mère, à sa soeur Florentine et à son oncle Jean, seigneur de Montalba ;

                                4. CATHERINE, née posthume, à qui sa mère légua, par son testament, la somme de 1000 livres, à prendre sur ses biens.

               2. JEAN, qui suit;

              3. FRANÇOIS, écuyer, mentionné au testament de son père, lequel testa lui-même le 13 du mois de décembre 1499,

                    en faveur de sa mère, avec substitution à son frère Jean, seigneur de Montalba ; mais il vivait encore le 7 février 1503 ;

             4. ELÉONORE, mariée, lors du testament de sa mère, avec N ???..., seigneur de Motimet ou Monthoumet.

 

XIII. JEAN DE GLEU, chevalier, fut héritier de ses oncles, nommés Olivier et Aimery de Gleu ; ce dernier lui avait légué sa seigneurie de Montalba ; sur plusieurs titres il est qualifié de seigneur de Montalba. Sa mère lui laissa aussi tous ses biens par son testament de l'an 1500. Il reconnut, le 25 juillet 1502, avoir reçu pour la dot de sa femme, Marie de Castello, la somme de 2334 livres, 15 sols, monnaie de Perpignan, et la lui assigna par ce même acte, sur son château de Montalba et autres biens qu'il avait à Durban. Elle était fille de François de Castello, honorable et noble bourgeois de Perpignan, et soeur de François de Castello, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de la Commanderie d'Espluga-Calva, et depuis prieur de la Catalogne (Guillaume de Castello, évêque d'Elne, vers l'an 1440, était de cette maison). Jean de Gléon soutiendra un siège dans son château de Gléon contre les Espagnols commandés par le duc d'Albe. Avec les secours envoyés par le comte Dunois, il arrivera à chasser l'envahisseur et à reprendre par la même occasion Castelmaure. Jean, seigneur de Montalba, fit son testament le 2 septembre 1531, en faveur de François de Gléon , fils de feu Olivier de Gléon, son fils aîné. Ils eurent :

                1. OLIVIER, qui suit ;

                2. AIMERY, qui a fait une branche, rapportée ci-après ;

                3. CONSTANT ;

            4. FRANÇOIS, qui fut au service, et était fort éloigné de son pays, lorsque son père fit son testament, en sorte qu'il le recommanda à son autre fils Constant ;

                5. GASPARD, écuyer, qui testa le 20 mai 1552, en faveur de François de Gleu, seigneur de Durban, son neveu, et mourut le 12 juin suivant ;

               6. ANTOINE, Antoine de Gleu (Gléon) obtint en 1535 des lettres de main-mise pour prendre possession du lieu de Saint-Estève en Roussillon, comme héritier des biens de Bernard Casteillo qui avait épousé, en 1506, Constance de Gleu, sœur de Jean de Gleu, seigneur de Durban. Ce dernier, grand séculier de Saint-Gilles, avait épousé de son côté Marie de Casteillo, sœur du grand Prieur de Catalogne ;

              7. JEAN, reçu chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, au Grand-Prieuré de Saint-Gilles, de la langue de Provence, en 1525. Il fut commandeur de Mariant, puis de Marseille, Prieur de Saint-Gilles, et Grand Croix de son Ordre, auquel il rendit de grands services. Il vivait encore le 13 mars 1561, et il fit présent à son neveu, François de Gléon, de plusieurs petites pièces de canon de bronze, qui se conservaient encore, en juillet 1714, sur une des tours du château de Durban. Il laissa une fille naturelle, nommée Louise, qui fut mariée, par contrat du 11 septembre 1570, à Jean de Houltre, coseigneur de Fabrezan, au diocèse de Narbonne.

                8. LOUISE, mariée à Jean de Fant-Faux, seigneur de Diladéon ou d'Alandeii. Elle vivait encore le 24 août 1560, que son frère le Grand-Prieur de Saint-Gilles, lui fit un don.

 

XIV. OLIVIER DE GLÉON, VIIème du nom, écuyer, fut accordé une dispense du pape Léon X datée du 8 mai 1514 pour son mariage, lui n'avait que 10 ans, avec sa cousine germaine Yolande de Gleu-Durban, fille unique et héritière d'Édouard de Gleu, seigneur de Durban, âgée de 8 ans. Leurs parents et amis des deux côtés s'obligèrent, par acte du 7 du mois de Février 1523 (c'est-à-dire en l'an 1504, nouveau style), de les marier ensemble lorsqu'ils auraient l'âge. Yolande fut élevée chez son oncle Jean, seigneur de Montalba, avec Olivier, son futur mari. Le Pape Léon X leur accorda dispense pour ce mariage, en date du 8 mai 1514. Olivier reçut une donation de son père le 29 février 1523, et mourut avant lui. Sa veuve ne vivait plus en l'an 1545, lors du mariage de sa dernière fille.

Les 3 enfants qu'ils eurent ensemble furent :

                 1. FRANÇOIS, qui suit ;

                2. CATHERINE, mariée, par contrat du 19 août 1538, à Guillaume de Brignac, seigneur de Pignan, Diocèse de Montpellier ;

                3. MARGUERITE, alliée, après la mort de sa mère, par contrat du 6 octobre 1545, à Pierre de Château, seigneur de Laval. Ils vivaient ensemble le 18 décembre 1565.

 

XV. FRANÇOIS DE GLÉON, seigneur de Durban, de Gléon, de Jonquières, de Treilles, de Montalba, fut institué héritier par son aïeul Jean, seigneur de Montalba, et épousa, du vivant de sa mère, par contrat du 17 juillet 1540, Catherine de Montesquieu, fille de Jean de Montesquieu, seigneur de Coustaussa, au Diocèse d'Alet, et de Germaine de Levis-Léran. Il transigea, le 20 décembre 1547, avec Jean d'Oms, mari de feu Florentine de Gleu, et Paul d'Oms, leur fils, sur la part qu'il prétendait avoir sur les biens de feu Édouard de Gléon, seigneur dé Durban, père de ladite Florentine, et le 6 juin 1555, il donna 300 écus d'or au soleil, à Yolande de Fant-Faux, sa cousine germaine, femme de Nicolas de Voisins. Le 18 décembre de l'an 1565, Marguerite de Gléon, sa sœur, lui donna quittance de tous ses droits et prétentions sur la succession de leurs père et mère. Sa femme, nommée Catherine de Montesquieu, qui avait fait son testament le 25 août 1565, en faveur d'Édouard de Gléon, son fils aîné, auquel elle substituait ses deux autres fils, Pierre et Paul de Gléon, vivait encore le 13 mars 1567, qu'elle donna procuration à son mari de recevoir ce qui lui était dû par Arnaud de Montesquieu, seigneur de Coustaussa, son frère. Il y a encore des actes de François, seigneur de Durban, des 25 octobre 1572 et 14 juin 1575.

 Il eut pour enfants :

                1. EDOUARD, seigneur de Durban, qui suit ;

                2. JEAN, né en mars 1543, reçu chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem au Grand- Prieuré de Saint-Gilles en 1554, et ensuite Commandeur de la Bastide-de-Trévoux ;

             3. GUILLAUME, religieux et aumônier de l'Abbaye de Lagrasse, Ordre de Saint-Benoît, au Diocèse de Carcassonne, et prieur de Saint-Martin en 1598;

                 4. PIERRE, nommé au testament de sa mère ;

           5. PAUL DE GLÉON, auteur de la branche des seigneurs de Jonquières, de Saint-Félix, de Pérignan et de Maurières rapportée ci-après. Il épousa en 1641 Constance de Pompadour ;

                6. CATHERINE, mariée à Antoine de Saint-Félix, seigneur de Longan, au Diocèse de Béziers, par contrat du 15 mars 1571, sa mère étant morte et son père étant vivant ;

                7. 8. 9. 10. et 11. YOLANDE, LUCRÈCE, GUILEMARE, GERMAINE et ANNE, toutes nommées dans le testament de leur mère.

 

XVI. EDOUARD, IIème du nom, écuyer, seigneur de Durban, Gléon, épousa, par dispense du Pape Grégoire XIII, le 7 octobre 1575, Gabrielle de Voisins de Cornebarrieu, sa cousine au troisième degré, issue de la branche de Cornebarrieu, fille de Nicolas, écuyer, seigneur de Voisins, et  d'Yolande de Fant-Faux. Il testa à Cornebarieu, le 18 décembre 1581, en faveur d'Olivier de Gleu, son fils, auquel il substitua Paule de Gleu, sa fille, en cas que Paul de Gleu, son frère, ne voulut pas prendre la substitution de tous et un chacun de ses biens ; que si celui-ci l'acceptait après la mort d'Olivier, fils du testateur et de l'enfant posthume que sa femme mettrait au monde, si c'était un mâle, ledit Paul serait obligé de donner 25 mille livres à ses deux filles, précomptant leurs droits, et cette somme serait partagée, savoir : 15 mille livres à Paule, et 10 mille livres au posthume qui naîtrait. Il nomma pour la régie et administration des biens dudit Olivier, son fils, durant sa minorité, Aaron de Voisins, seigneur de Cornebarieu, son beau-frère ; Jean, seigneur de Breignou, et Lion de Château, seigneur de Poumy, ses cousins. Sa veuve, en qualité de tutrice de son fils Olivier, transigea, le 23 novembre 1583, avec Paul de Gléon, Yolande et Germaine de Gléon, frères et sœurs de feu son mari, au sujet de la succession de François de Gléon, leur père. Elle assista au mariage de son fils en 1598, et transigea avec lui le 28 mai 1601 et le 29 juillet 1603. Ses enfants furent :

                1. OLIVIER, qui suit ;

            2. PAULE, mariée, par contrat du 8 septembre 1596, à Jean de Maireville, seigneur de Montgranier, Diocèse de Mirepoix ;

                3. Et un fils, posthume, mort jeune.

 

XVII. OLIVIER, VIIIème du nom, écuyer, seigneur de Durban, Gléon, vicomte de Perillos en Roussillon, testa au château de Durban, sa femme étant vivante, le 5 juin 1631. Le 5 février 1632, il émancipa son fils. Il avait épousé, par contrat du 8 novembre 1598, Jeanne de Voisins, fille de Gabriel, seigneur de Ponas, au Diocèse de Carcassonne, et de N... de Celles, dont il eut pour enfants :

                1. GABRIEL, qui suit ;

               2. EDOUARD, qui servit le roi dans les guerres de Piémont et l'île de Ré ;

                3. FRANÇOIS, sieur de Durban, marié, par contrat du 20 février 1652, à Claire de Soulette, de noble extraction, dont des enfants qui subsistent dans le Diocèse de Saint-Pons ;

                4. 5. et 6. MADELEINE, FRANÇOISE et FRANÇOISE-DE-PAULE, nommées au testament de leur père, où il est dit que la dernière avait une place au Monastère de Prouille.

Olivier eut aussi pour filles naturelles :

                GERMAINE et PAULE DE GLÉON, religieuses de Lézignan, nommées dans son testament.

En 1637, sur l'ordre de Richelieu, le duc d'Halwin gouverneur du Languedoc, attaqua avec les nobles de la Province les Espagnols à Leucate, ceux-ci furent vaincus, 1300 furent tués, 1200 français périrent. Aux côtés d'Alexandre de Levis fut trouvé le cadavre d'Edouard de Gléon Durban, vicomte de Périllos. C'est en faveur d'Edouard que la terre de Gléon fut érigée en baronnie par lettres patentes du 10 décembre 1654.

 

XVIII. GABRIEL DE GLÉON, baron de Durban, seigneur de Gleu, de Jonquières, de Treilles, de Feuilla, Montalba, vicomte de Perillos, fut émancipé par son père le 5 février 1632. Au cours du siège de Perpignan, le prince de Condé arriva à Narbonne le 6 juin 1639. Le 8 juin à Sigean il passa en revue l'armée du Languedoc. C'est à cette occasion que Gabriel de Gléon eut l'honneur de recevoir plus d'une fois M. le Prince de Condé dans son château de Durban.

Le roi Louis XIV, par ses lettres de patente données à Paris le 10 décembre 1654, érigea, en considération de ses services militaires, la terre de Durban, en baronnie, avec ses appartenances.

Il testa le 11 mars 1667, et mourut le 27 mai suivant. Il avait épousé, en 1er mariage par contrat du 27 février 1634 Marie d'Hélie, fille de Jean, seigneur de Villarsel, et d'Anne de Gouzeux-Marart ; en 2ème mariage avant l'an 1639, Anne de Thézan du Lud ; et en  3ème mariage une fille, dont on ignore le nom. Il vendit les terres de Treilles et de Feuilla, et eut de ses trois femmes, savoir,

Du premier lit :

                1. JEAN, qui suit.

Du second lit vinrent :

                2. MARC-HENRI, seigneur de Jonquières, baptisé le 14 janvier 1639, lequel eut un fils ;

                3. FRANÇOIS, baptisé le 30 avril 164,1, qui vivait en l'an 1669 ;

                4. GABRIEL-ANGE, baptisé le 2 février 1642, vivant en 1669, mort Prieur de Durban;

             5. ANNE, femme de Guillaume d'Arces, écuyer, seigneur de Cascastel, au Diocèse de Narbonne, morte en 1704.

Et du troisième lit naquirent :

                6. HECTOR, mort avant le 17 juin 1669 ;

                7. MARIE, héritière de son frère Hector et de sa sœur Anne ; ils furent tous trois nommés dans le testament de leur père. Elle épousa N... de Sorgues, écuyer, seigneur de Vinassan, au Diocèse de Narbonne, et ils vivaient ensemble, sans enfants, en janvier 1725 ;

                8. Et ANNE, morte fille.

 

XIX. JEAN DE GLÉON, IIème du nom, baron de Durban, vicomte de Perillos, baptisé le 22 juin 1635, et mort à Durban le 24 février 1711, avait épousé Dona Béatrix de Marguerite, fille de Don Joseph de Margarit, marquis d'Aguillar, seigneur de Castel-Ampourdan, lieutenant général des Armées du roi Louis XIII, et de Dona Marie, Dame de Bivre  et Cardonne. Elle mourut à Durban le 24 janvier 1712, et ils eurent pour enfants :

                1. GASPARD, qui suit ;

           2. JEAN-FRANÇOIS DE GLÉON DE DURBAN, chevalier de l'ordre Saint-Louis, colonel d'un régiment d'infanterie de son nom, par Brevet du 14 février 1700, puis maître de camp de cavalerie, et guidon des gendarmes Dauphins, par commission du 11 mars 1720. En 1738, Messire Jean-François se maria avec Mlle Marianne Piquer, habitante de Pia, au diocèse d'Elne et fille de noble Joseph Piquer et dame Françoise Lagarre. Les témoins furent Nouveilles, marquis d'Aguilar, Joseph de Gléon, marquis de Durban.  Jean-François décèdera le 20 janvier 1740.

 

XX. GASPARD DE GLÉON, baron de Durban, vicomte de Perillos, épousa, par contrat du 18 janvier 1703, Dona Marie-Thérèse Ros (que l'on prononce Roux) de Sorribes, fille de Don François Ros, Comte de Saint-Félice en Roussillon, seigneur de Ponteilla, et de Dona Josèphe, Dame de Sorribes et Ortaffa, baronne de Cabrin. Il mourut en son château de Durban le 28 juillet 1717, âgé de 41 ans, et a eu 8 enfants. Ceux qui vivent sont:

                1. JOSEPH, baron de Durban, vicomte de Perillos, allié à Marie-Thérèse de Bon, fille de Xavier de Bon, conseiller d'État, et premier Président de la Cour des Aides de Montpellier, sans enfants ;

                2. JEAN Baptiste François, qui suit ;

                3. BÉATRIX, religieuse carmélite;

                4. MARIE - THÉRÈSE, alliée à Jean de Fosières, écuyer, seigneur de Boutenac  et autres lieux en Languedoc.

 

XXI. JEAN BAPTISTE FRANÇOIS DE GLÉON, marquis dudit lieu, érigé en Marquisat, par lettres-patentes du mois de juillet 1757, en reconnaissance de plus de six siècles de services rendus par ceux de cette Maison, a épousé, le 7 septembre 1748, Geneviève de Savalette, dont ils eurent pour enfants :

                1. CHARLES, né en l'année 1758 ;

                2. MARIE-ANNE, née en juin 1753 ;

                3. Et GABRIELLE, née en août 1756.

 

Le 21 octobre 1739, fut baptisée dans l'église de Saint-Sébastien de Narbonne, Anne-Marie-Thérèse-Jeanne de Fozières, fille de Messire Jean-François de la Treille, seigneur de Fozières, Boutenac et autres places, et dame Marie-Thérèse de Gléon de Durban, (sœur de Messire Jean-François de Gléon ci-dessus indiqué). Dans cet acte de baptême, Messire Jean-François de Gléon de Durban, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, colonel, maître de camp, réformé du régiment de cavalerie, est indiqué comme parrain, et la marraine fut Anne-Elisabeth de la Treille de Fozières, en présence de Marie-Joseph de Gléon de Durban, vicomte de Périllos.

 Les seigneurs de La Treille étaient donc rentrés dans la seigneurie de Gléon-Durban par le mariage de Jean-François de la Treille, avec dame Marie-Thérèse de Gléon-Durban. L'un des derniers représentants de la famille de Gléon, Auguste La Treille, né en 1775, marié avec Pierrette de la Gardiolle, avait acquis le domaine de Gléon de Roch Olivier La Treille de Gléon (Acte de vente du 27 août 1816, Birot, notaire à Narbonne).

 

Les derniers descendants moururent sans postérité, les enfants de Jean Baptiste François, dernier descendant des Treilles-Gléon-Durban, avaient disparu et la Maison finit en quenouille puisque Marie-Thérèse de Gléon-Durban, soeur de Messire Jean François, passa tous ses droits sur Gléon et Durban à Jean François de la Treille seigneur de Fauzières, Boutenac et autres lieux.

 

En 1785, Joseph de Gléon, baron de Durban, vicomte de Périllos, fils de Gaspart de Gléon et de Marie-Thérèse Roux de Saint-Felice de Ponteilla, occupe le château de ses ancêtres. Il est capitaine au régiment de Bourbon. Il épouse Thérèse de Bon, fille de Xavier de Bon en 1731. Joseph administre d'une main de fer ses terres et le village de Durban depuis 70 ans, il mourra dans son château sans postérité le le5 juillet 1787 à l'âge de 82 ans. Il y aura pour uniques héritiers ses neveux et nièces.

La gestion et les intérêts du seigneur seront aux mains d'un juge et d'un baïle, le château restera inoccupé.

 

En juillet 1789, le château sera la propriété de Jean Hercule Joseph Xavier de la Treilles de Fozières, marquis de Gléon, c'est un militaire qui habite Narbonne. Il a 53 ans quand la Révolution éclate, grâce à ses idées révolutionnaires il sauvera sa tête. Il ira même parader dans Narbonne la veille de la fête de la Fédération, le 13 juillet 1790 à la tête de ses 400 dragons. Il reçut une récompense nationale le 4 février 1793 où lui sera attribué une pension annuelle et viagère de trois mille deux cent soixante quinze livres. Il terminera avec le grade de maréchal de Camps. Il décèdera le 11 mai 1794. Il eut cinq enfants, dont Gabriel Auguste qui avait 12 ans à la mort de son père, qui deviendra marquis de Gléon.

Les biens de la famille seront partagés et tirés au sort par un acte du 7 Germinal An VI (27 mars 1798).

 

Gabriel Auguste gardera le château grâce au tirage au sort, il se maria le 17 Messidor de l'An X (5 juillet 1802) avec Émilie Julien Largardiole. Ils n'habiteront pas le château mais à Narbonne. En 1808 il sera élu maire de Durban poste qu'il occupera jusqu'au 24 avril 1815. De 1824 à 1830, il sera successivement, élu maire de Narbonne puis sous-préfet de l'Aude. il fut assassiné avec son fils Gonzague le 12 novembre 1830.

A la suite de ce drame, il restait deux héritiers, Charlotte et Henry, derniers descendants.

 

Le 22 mars 1873, Henry de Gléon vend le château à Paul Combes, habitant de Durban, celui-ci l'achète afin de récupérer des matériaux de construction. Quelque temps après avoir démantelé la forteresse,  il revend le château à un militaire espagnol qui logera dans l'unique pièce encore intacte.

Entre 1930 et 1970, le château subira quelques démolitions afin de sécuriser le site.

Entre 1970 et 1990, des travaux seront réalisés pour la sauvegarde des vestiges restant encore debout.

En 1989, la commune fera l'acquisition des ruines du château.

chateau de Durban Corbieres 057La passerelle piétonne enjambant La Berre face au château de Durban-Corbières

Et pour terminer ce reportage voici quelques photos anciennes :

Durban Corbières photo ancienne 0101 en 1910

Le village de Durban-Corbières et son château en 1910

Durban Corbières photo ancienne 0107 en 1910

Le château de Durban-Corbières en 1910

Durban Corbières photo ancienne 0105 en 1910

Durban-Corbières le quai le long de la Berre en 1910

Durban Corbières photo ancienne 0102 en 1910

Le château Durban-Corbières et sa tour ronde en 1910

Durban Corbières photo ancienne 0103 en 1910

Les vendanges autour du village de Durban-Corbières en 1910

Durban Corbières photo ancienne 0104 en 1910

Le groupe scolaire de Durban-Corbières en 1910

Le groupe scolaire de Durban-Corbières et la passerelle sur la Berre en 1950

Durban Corbières photo ancienne 0106 en 1970

Une vue aérienne de Durban-Corbières en 1970

Thezan proche de Durban Corbières photo ancienne 0104 en 1

La place du village de Thézan-des-Corbières situé à 16 km au Nord de Durban-Corbières en 1910

 

Ainsi se termine ce second reportage d'une série de deux, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
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commentaires

David Durban 26/05/2016 21:16

Bonjour et merci pour toutes ces informations passionnantes .