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Toujours aussi passionnant et instructif, plus de 220 photos pour documenter le sujet qui rend hommage aux bergers pyrénéens et à tous les bergers de France, voici la seconde partie sur le métier de Berger :
Un berger (une bergère) est une personne chargée de guider et de prendre soin des troupeaux de moutons (quand il n'y a pas de complément de nom, il s'agit toujours de troupeaux de moutons), ou par extension de bétail (ex : berger vacher), dans les prairies ou les zones montagneuses ; elle est souvent aidée par un chien de berger. Le mot vient du latin berbex, brebis.
Belcaire (Aude) pâturage plateau de Langral - berger Roger Ritouret 1952-1953
Le métier de berger est difficile : un troupeau peut être constitué de 800 à 1 300 moutons, qu'il faut tous connaître, surveiller et soigner. Il faut également veiller aux attaques de chiens errants, de loups dans le Mercantour, d'ours exclusivement dans les Pyrénées. Et il ne suffit pas d'emmener son troupeau sur une parcelle d'herbe : il faut connaître les diverses variétés fourragères, de façon à assurer à son troupeau une bonne alimentation, tout en modelant le paysage (en laissant le temps aux différents espaces de se reconstituer). Il faut aussi savoir dresser ses chiens : un pour diriger le troupeau, l'autre pour le surveiller.
Le mouton est la proie idéale pour le loup ou le coyote
Belcaire (Aude) pâturage plateau de Langral l'Abreuvoir en 1952
Autonome et solitaire : Il faut non seulement être un professionnel de l'agriculture, mais aussi de la nature et de ses animaux, avoir le sens de l'observation, aimer vivre dans un milieu montagnard, être endurant face aux nombreux kilomètres à parcourir et aux horaires (5h-22h), être très autonome et apprécier la solitude.
Les moutons et les chèvres sont les premiers animaux à avoir été domestiqués car ils sont appréciés pour leur laine et leur viande
Description :
Il s’agit d’un des métiers les plus anciens de la planète, les premiers bergers étant apparus il y a environ 10 000 ans en Asie mineure (voir domestication). Les moutons étaient élevés pour leur lait, leur viande, leur cuir et surtout pour leur laine. Au cours du millénaire suivant, les moutons et le savoir lié à l'activité de berger (pastoralisme, transhumance) se répandirent à travers l’Europe et l’Asie.
Dans l'art et l'iconographie, le berger ou la bergère sont très souvent représentés avec leur attribut traditionnel, la houlette qui est une canne spécifique, mais on parle aussi du bâton de berger.
Les bergers ne se sont implantés durablement que dans certaines régions : dans les zones de basse altitude ou les vallées fluviales, il était beaucoup plus profitable de cultiver du blé et d’autres céréales plutôt que de laisser paître les troupeaux (voir mythe de Caïn et Abel) : l’élevage des moutons se confina alors essentiellement aux zones accidentées et montagneuses. À l’époque pré-moderne, la pratique du berger se rencontrait ainsi dans des régions telles que la Palestine, la Grèce, les Pyrénées ou l’Écosse. Le pays qui possède le plus de moutons dans le monde est la Chine.
Photo datant de 1950, Jean Vacquié, dit "Pététi" et ses moutons à Camurac (Aude) il y avait à cette époque les meilleurs ovins du pays dans les années 50-60
Formation SIL "Pâtres (berger ou vacher) de haute montagne" CFPPA Ariège Comminges
Programme détaillé de la SIL "Pâtres (berger ou vacher) de haute montagne" proposée par le CFPPA s'articule autour de 4 grands domaines :
1 - Les connaissances liées au milieu montagnard :
- orientation en montagne, notions météorologiques,
- connaissances liées au milieu naturel et à l'écologie des espaces pastoraux,
- notion de ressources fourragères.
2 - L'activité de gardiennage dans le contexte local lié à l'exploitation d'une estive :
- contexte socio-économique du pastoralisme pyrénéen,
- connaissances juridiques et fiscales liées à la conduite d'une estive,
- le fonctionnement d'une exploitation d'élevage transhumant.
3 - La conduite des opérations de gardiennage en estive dans le respect des règles de sécurité :
- connaissances sur les pratiques d'élevage,
- opérations de gardiennage : conduite du troupeau, santé et hygiène des bêtes, techniques et
les opérations de gestion optimale d'une estive (gestion des ressources fourragères de l'estive),
utilisation et entretien des équipements pastoraux, gestion partenariale d'une estive (intégrer les
contraintes liées aux utilisations non pastorales de l'estive).
4 - les relations avec l'ensemble des usagers de l'estive et la construction du projet professionnel :
- les relations avec les employeurs et les autres utilisateurs de l'espace montagnard,
- les différentes formules de statut du pâtre et de son employeur,
- émergence d'un projet professionnel.
Le berger se doit d'être toujours attentif aux soins des animaux dont il a la garde, car une blessure peut vite dégénérer
Exploitation et économie de la zone du massif Pyrénéen :
1 - Le secteur primaire reste fort dans cette région peu propice à une grande urbanisation : on note une grande activité pastorale en altitude, les estives couvrant 575 000 ha, soit près d'un tiers de la surface du massif. Côté agriculture, le versant méditerranéen est propice à la culture de la vigne (massif des Corbières) ; les nombreux cours d'eau autorisent au niveau collinéen et dans les plaines l'irrigation de vergers et de champs agricoles. On note aussi la présence d'une filière bois.
2 - Le secteur secondaire fut très développé durant le XXème siècle, avec des évolutions contrastées actuellement : l'industrie lourde tend à reculer tandis que les activités artisanales (avec plus de 334 activités différentes) se maintiennent, voire progressent.
3 - Le secteur tertiaire est au contraire en fort développement dû à l'essor du tourisme et à une forte immigration sur les côtes. Le tourisme occupe une partie importante dans l'économie actuelle du massif : outre les stations de sports d'hiver, on note un nombre important de stations thermales et d'hôtelleries. La haute montagne attire les randonneurs pour ses paysages et son aspect sauvage, tandis que le piémont est plus visité pour les lieux chargés d'histoire (chemins de Saint-Jacques de Compostelle, sentiers d'appellation cathare...).
Il existe plus de 50 stations de sports d'hiver réparties tout le long de la chaîne.
En 1999, les statistiques concernant la répartition socio professionnelle (côté français) étaient les suivantes :
- Agriculteur – exploitant : 7 %
- Artisan, commerçant : 9,5 %
- Professions intermédiaires : 19 %
- Employé : 32 %
- Ouvrier : 26,5 %
- Cadres - professions intellectuelles : 6,5 %
Le mouton bêle mais le bélier blatère (comme le chameau). Les brebis ont une période de gestation d'environ 5 mois (150 jours) et la mise bas dure normalement de une à trois heures.
Pastoralisme :
Le pastoralisme décrit la relation interdépendante entre les éleveurs, leurs troupeaux de ruminants et leur biotope. Cette relation débute il y a environ 10 000 ans avec la domestication de certains animaux à l'instinct grégaire.
Économiquement et socialement très important dans les sociétés rurales ou primitives, le pastoralisme a décliné dans le monde occidental avec l'exode rural et l'agriculture industrielle. En France, l'activité pastorale a existé au XIXème siècle dans les régions de grande culture. Aujourd'hui, elle se confine essentiellement aux zones d'accès difficile où les grandes cultures n'ont pas leur place.
Une des spécificités du pastoralisme est la transhumance, qui voit le déplacement ou le transport du bétail de la plaine à la montagne au printemps et de la montagne à la plaine en automne. Les zones d'altitude où le bétail pâture à la belle saison sont dites alpages dans le Massif Alpin, montagnes dans le Massif Central et estives dans le Massif Pyrénéen.
Le pastoralisme en zone de montagne connaît un recul continu, la pression du tourisme conduit beaucoup d’éleveurs à se tourner vers des activités touristiques, plus lucratives. Paradoxalement, c’est le pastoralisme qui représente l’un des attraits touristiques majeurs de ces régions.
Les pratiques pastorales :
En montagne, les bergers gèrent la ressource fourragère en déplaçant le cheptel tout au long de l’année.
D'octobre à juin, les troupeaux séjournent au point le plus bas de l’exploitation.
Au printemps, les bêtes sont conduites dans les zones intermédiaires de moyenne montagne, de 1000 à 1500 m.
En été, les troupeaux montent aux estives, au delà de 1500 m d’altitude, pour regagner la moyenne montagne à l’automne et retourner à l’exploitation pour l’hiver.
L’évolution du pastoralisme :
Le recul du pastoralisme induit une modification des pratiques. Dans les Pyrénées, le déplacement des troupeaux se fait de plus en plus directement de l’exploitation de la vallée à l’estive. Les troupeaux, moins nombreux, n’ont plus besoin de gérer les herbages aussi finement que par le passé. La zone intermédiaire, escarpée et plus pentue, est alors abandonnée au profit des zones plus dégagées de la vallée et de l’estive. C’est pourtant cette zone qui est la plus sensible car elle s’enfriche beaucoup plus vite que les prairies d’estive, endormies par la neige.
Les conséquences environnementales et sociales :
Dans la vallée d'Ossau par exemple, le recul du pastoralisme soumet les paysages naturels à la pression de l’aménagement foncier avec l’extension des infrastructures et le mitage du paysage.
L’abandon des zones intermédiaires conduit à leur fermeture progressive. Contrairement à une opinion répandue, le retour du boisement sauvage ne conduit pas à une réapparition de la forêt initiale.
On voit au contraire taillis et broussailles reconquérir ces sites abandonnés par les troupeaux. Les bergers disent: la montagne est salie. Cette évolution est difficilement réversible car les bêtes refusent de pacager sur des prairies embroussaillées, l’herbe y est moins abondante et l’ombre inquiète les animaux.
Le maintien du pastoralisme :
Les communautés locales ont compris l’intérêt du maintien de l’activité pastorale :
- Projets collectifs de débroussaillage.
- Contrats de gestion et soutien financier des agriculteurs qui assurent le débroussaillage et l’entretien des prairies de fauche.
- Organisation de l’héliportage du matériel des bergers jusqu'aux estives.
- Rénovation et mise à disposition des cabanes pastorales.
L'estive de Sept Cases de Prades (Ariège)
Transhumance de belles vaches Aubracs , l'estive dure en général de fin mai à mi-octobre
Transhumance :
La transhumance, du latin trans (de l'autre côté) et humus (la terre, le pays), est la migration périodique d'une part du bétail (bovidés, équidés et ovins) de la plaine vers la montagne ou de la montagne vers la plaine, d'autre part des abeilles d'une région florale à une autre, et ce en fonction des conditions climatiques et donc de la saison.
L'estive Alpine en Haute Maurienne
La transhumance hivernale (ou transhumance inverse), qui est le fait de troupeaux de montagne, lesquels, l'hiver venu, fuient les rigueurs du climat montagnard en descendant vers les plaines tempérées (dans le Valais et en Vallée d'Aoste on parle de désalpe).
Pour soulager les exploitations agricoles relativement étroites en Ariège, la transhumance est
nécessaire, et les bêtes peuvent profiter des herbages de qualité supérieure.
En Europe, l'estive dure en général de fin mai à mi-octobre.
Un abri de berger à l'estive de Camurac (Aude)
Abris de bergers, estive Alpine en Haute Maurienne
Intérêt écologique :
Quand la transhumance n'est pas le signe d'une surexploitation d'un milieu, elle présente divers intérêts écologiques. Elle semble d'ailleurs pour partie copier des mouvements migratoires qui devaient exister chez de nombreux herbivores sauvages dans les temps préhistoriques et qui perdurent parfois en zone tropicale.
En particulier les animaux se déplacent avec des graines et propagules (animales, végétales, microbiennes et fongiques) (dans leur toison, sous leurs sabots, dans leur tube digestif). D'un certain point de vue, ils se substituent ainsi pour partie aux grands mammifères qui, avant leurs disparitions, jouaient ce rôle de dispersion de propagules et d'entretien de la diversité génétique. Le bétail qui est conduit sur les routes de transhumance (ex : drailles en France) n'est cependant pas libre d'aller où il veut, ni quand il est arrivé sur le lieu d'estive, ni quand il rentre à son lieu d'hivernage ; les deux systèmes ne peuvent donc tout-à-fait être comparés.
Un pâturage itinérant ayant une pression soigneusement ajustée aux capacités du milieu, peut contribuer à l'entretien d'une partie du réseau écologique paneuropéen, et en France à la trame verte promue par le Grenelle de l'Environnement en 2007.
Les fêtes de la transhumance
La transhumance depuis quelques années devient un moment de l'animation des vallées par des fêtes, qui permettent de redécouvrir le terroir mais aussi les métiers du pastoralisme. Ceci dans les Pyrénées, les Alpes, l'Aubrac, etc. Les pratiques de conduite des troupeaux, qui avaient disparu au profit des transports en camions, revoient le jour.
Photo datant de 1950, Merlin et son troupeau au pied du pic des Sarrasis près de Belcaire
Mouton
Le mouton (Ovis aries) est un mammifère domestique herbivore de la famille des bovidés, de la sous-famille des Caprinés et du genre Ovis. L'homme élève le mouton pour sa viande, son lait, sa laine et sa peau avec laquelle on prépare un cuir appelé «basane».
C'est un mammifère ruminant qui est présent aujourd'hui surtout sous sa forme domestiquée, bien que six espèces sauvages existent toujours. À l'instar de tous les ruminants, les moutons sont des ongulés marchant sur deux (un nombre pair) doigts (Cetartiodactyla). Ils descendent très probablement d'un mélange de sous-espèces de l'espèce de mouflon sauvage (Ovis gmelini ou Ovis orientalis) la plus occidentale, à 54 chromosomes, originaire du Moyen-Orient.
C'est l'un des premiers animaux à avoir été domestiqué et il est surtout apprécié pour sa laine et sa viande. La laine de mouton est le poil animal le plus utilisé et est généralement récoltée par une coupe avec des cisailles (la tonte).
Les moutons sont élevés dans le monde entier et ont joué un rôle central dans de nombreuses civilisations. À l'heure actuelle, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Patagonie et le Royaume-Uni sont les principales régions consacrées à cet élevage.
Animal clé dans l'histoire de l'agriculture, le mouton a profondément marqué la culture humaine. Les moutons sont souvent associés aux scènes champêtres. Le mouton figure dans de nombreuses légendes, comme la Toison d'Or et dans les grandes religions, en particulier les religions abrahamiques. Dans certains rites, les moutons sont utilisés comme animaux de sacrifice (notamment chez les Musulmans lors de l'Aïd el-Kebir).
Moutons transhumant vers la vallée dans le parc national des Pyrénées
Du fait de la proximité de cet animal avec l'homme, le vocabulaire autour de l'espèce est riche. Le petit du mouton est l'agneau (féminin : agnelle), la femelle est la brebis et le mâle est le bélier, le terme mouton désigne un mâle châtré ou par un usage impropre l'espèce. La mise bas s'appelle l'agnelage et la bergerie est le nom du bâtiment construit pour accueillir les moutons. Les termes "ouaille(s)" et "pecus" ont été longtemps utilisés pour désigner les troupeaux de moutons puis, par analogie, les sociétés humaines.
Le mouton bêle mais le bélier blatère (comme le chameau).
Les moutons sont des ruminants relativement petits, le plus souvent avec des cornes situées sur le côté de la tête et des poils bouclés appelés laine. Les moutons domestiques se distinguent de leurs cousins sauvages et de leurs ancêtres sur plusieurs points, après être devenus des animaux largement néoténiques sous l'influence de l'homme. Quelques races primitives de moutons conservent quelques caractéristiques de leurs cousins sauvages, telles que la queue courte. En fonction de la race, l'espèce ovine domestique peut ne pas avoir de cornes du tout, des cornes chez les deux sexes (comme chez les moutons sauvages), ou chez les mâles seulement. La plupart des races à cornes en ont une seule paire.
Les moutons sont des animaux qui, lorsqu'ils peuvent se sentir menacés, ont un fort instinct grégaire et ce trait peut être considéré comme le trait comportemental fondamental de l'espèce. La hiérarchie dominante naturelle des moutons et leur inclinaison à suivre docilement un chef de file vers de nouveaux pâturages ont été certainement les facteurs essentiels qui en ont fait une des premières espèces animales domestiquées. Tous les moutons ont tendance à se tenir à proximité des autres membres du troupeau, bien que l'intensité de ce comportement varie avec les races. Les agriculteurs exploitent ce comportement pour garder les moutons ensemble sur des pâturages non clos et pour les déplacer facilement. Les bergers peuvent aussi s'aider de chiens de berger dont les capacités peuvent les aider au déplacement des troupeaux. Les moutons sont aussi très intéressés par les aliments et le fait d'être souvent nourris par l'homme fait qu'on les voit venir solliciter les gens pour avoir de la nourriture. Les éleveurs qui ont des moutons à déplacer peuvent exploiter ce comportement en marchant en tête du troupeau avec un seau de nourriture ce qui permet de les déplacer sans contrainte.
Sans intervention humaine, les béliers luttent au cours de la période du rut pour déterminer quels individus pourront s'accoupler avec les brebis. Les béliers, en particulier ceux qui ne se connaissent pas, s'affrontent également en dehors de la période de rut pour établir leur position dominante; si on les laisse s'affronter, un bélier peut en tuer un autre. Au cours du rut, des béliers, même normalement très amicaux envers leur maître, peuvent devenir agressifs envers l'homme en raison d'une augmentation de leurs hormones mâles.
Après l'accouplement, les brebis ont une période de gestation d'environ cinq mois (150 jours) et la mise-bas dure normalement de une à trois heures. En France, elle a lieu généralement de janvier à juillet. La plupart des brebis ont des portées de un ou deux agneaux bien que certaines races puissent avoir régulièrement des portées plus importantes. Au cours ou peu de temps après la mise-bas, les brebis et leurs agneaux peuvent être placés dans des petits parcs d'agnelage, de petits enclos conçus pour aider la brebis et ses petits à cimenter leurs liens entre eux.
De belles Gasconnes au plateau de Beille (Ariège)
Les vaches Gasconnes de Philippe pendant l'hiver 2009 / 2010
Peut-être que lors de vos balades dans les montagnes pyrénéennes vous verrez le lys des pyrénées Lilium pyrenaicum
Hiver 2009 / 2010 en Ariège, elles attendent le printemps avec impatience
Prédateurs
En dehors des maladies, la prédation est une menace pour les moutons qui diminue la rentabilité des éleveurs. Les moutons ont peu de moyens de défenses, comparés à d'autres espèces de bétail. Même s'ils survivent à une attaque, ils peuvent mourir par la suite de leurs blessures ou tout simplement de panique. Cependant, l'impact de la prédation varie considérablement selon les pays. En Afrique, en Australie, en Amérique et dans certaines régions d'Europe et d'Asie, les prédateurs posent un problème grave. Aux États-Unis, par exemple, plus du tiers des moutons décédés en 2004 sont morts par suite des prédateurs.
La fin de l'hiver, par beau temps les Gasconnes sont heureuses de retrouver les
grands espaces
En estive 2009, plusieurs petits sont nés, en voici un, fin de l'hiver 2009 qui a déjà bien
grandi
En revanche, d'autres pays sont pratiquement dépourvus de prédateurs, en particulier des îles (Grande-Bretagne, Irlande, Islande...) connues pour un important élevage extensif des moutons. De par le monde, les canidés, y compris le chien domestique, sont les principaux responsables de la mort de moutons. D'autres animaux se nourrissent de temps en temps d'ovins. Ce sont : les félins, les ours, les oiseaux de proie, les corbeaux et les porcs sauvages. Des croyances attribuent même la mort de certains moutons à des créatures imaginaires tels que le Chupacabra, le Drekavac ou autres.
Les moutons participent de façon importante à l'économie agricole mondiale. Cependant, ils sont maintenant largement concurrencés par d'autres espèces de bétail, en particulier le porc, le poulet et les bovinés. La Chine, l'Australie, l'Inde et l'Iran ont les plus importants troupeaux de moutons, utilisés à la fois pour la consommation locale et l'exportation de laine et de viande. D'autres pays, comme la Nouvelle-Zélande, ont de plus petits troupeaux, mais ils ont un grand impact économique international en raison du volume de leurs exportations. Les moutons jouent aussi un rôle majeur dans de nombreuses économies locales, dans des marchés très particuliers basés par exemple sur l'agriculture biologique, les produits durables et chez les partisans d'une économie locale. Dans les pays en voie de développement, en particulier, les troupeaux peuvent faire partie de l'agriculture de subsistance plutôt que d'une agriculture commerciale. Les moutons eux-mêmes peuvent être une monnaie d'échange dans une économie de troc.
Les moutons fournissent une vaste gamme de matières premières. La laine a été un des premiers textiles largement répandus mais, depuis la fin du XXème siècle, son prix a commencé à baisser de façon spectaculaire à la suite de la popularisation et des prix bon marché des fils synthétiques. Pour de nombreux bergers, le coût de la tonte est plus élevé que le prix de vente de la toison, ce qui rend le commerce de la laine pratiquement impossible sans subventions. Les toisons sont utilisées comme matériau pour d'autres produits tels que la laine d'isolation. Au XXIème siècle, la vente de la viande est la partie la plus rentable dans l'industrie du mouton, même si on consomme beaucoup moins de viande ovine que de poulet, de porc ou de bœuf.
En France, en 2000, l'élevage des moutons a fourni 141 000 tonnes de viande, 235,6 millions de litres de lait qui ont permis de fabriquer 46 700 tonnes de fromages et 12 000 tonnes de laine.
Le berger seul en
altitude fait souvent des rencontres insolites comme ici le bouquetin ...
... Où encore cet excellent montagnard l'isard pyrénéen. Les chamois et les marmottes font aussi partie de ses rencontres
La viande de mouton et le lait de brebis ont été une des premières sources de protéines consommées par les humains après le passage de la chasse et de la cueillette à l'agriculture.
À l'heure actuelle, les pays ayant la plus forte consommation de viande ovine sont les États du Golfe Persique, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, la Grèce, l'Uruguay, le Royaume-Uni et l'Irlande. Ces pays consomment de 3 à 18 kg de viande ovine par habitant et par an. La viande de mouton est également populaire en France, en Afrique (en particulier au Maghreb), dans les Caraïbes, le reste du Moyen-Orient, en Inde et dans certaines parties de la Chine. Ces pays ont souvent une vieille tradition de production ovine. Dans ces pays, en particulier, d'autres plats comprenant des abats peuvent être très populaires ou traditionnels.
Les testicules de jeunes béliers-appelés animelles ou rognons blancs sont considérés comme un mets délicat dans de nombreuses régions du monde.
La neige a surpris tout le monde cette année !
La tonte avec les Pyrénées comme décor !
Tonte du mouton, cette opération a lieu au printemps, en général une fois par an. Il arrive que l'on puisse effectuer deux tontes dans l'année, car dans les premiers mois, la laine pousse particulièrement vite.
La tonte des moutons, s'effectue aujourd'hui à l'aide d'une tondeuse électrique. On arrive à tondre un mouton en moins de trois minutes. Mais ici c'est la méthode à l'ancienne, aux ciseaux car les moutons ne sont pas très nombreux
La tonte aux ciseaux c'est tout un art et il y a un sens, attention de ne pas blesser la bête !
Pour tondre une brebis aux ciseaux il faut au berger entre 10 et 15 minutes pour les plus expérimentés
La toison coupée se tient d'une seule pièce, grâce à l'enchevêtrement serré des fibres.
La laine de mouton est un bon isolant thermique, notamment du fait qu'elle emprisonne près de 80 % d'air dans son propre poids. Elle absorbe facilement l'humidité (1 kg de laine contient environ 150 g d'eau)
Le mouton se retrouve nu, attention qu'ils ne subissent pas un choc thermique, il est préférable de le mettre en étable après. Sachez qu'il existe des qualités différentes de toison sur le corps de l'animal.
Une blonde d'Aquitaine
Trassoulas petit village proche de Belcaire (Aude) ...
A Trassoulas il y a encore des bergers ...
Bergeries des pastous encore en activités à Trassoulas ...
L'estive du Basqui de Comus (Aude) ...
Berger et ses chiens menant ces moutons au Pla du Boum à Comus (Aude)
Bergerie de Trassoulas (Aude) ...
A gauche, un pastou Belcairois. A droite, le semeur Jean Émile Toustou dit Marcou de Trassoulas (Aude) village proche de Belcaire
Les abreuvoirs de l'estive des Sept Cases de Prades (Ariège) ...
Une bergère regroupant ses bêtes ...
La cabane de berger abandonnée de Langrail de Belcaire, elle reste un hébergement sommaire ...
Plus confortable le chalet d'alpage à Saint Pierre de Chartreuse ...
L'intérieur d'un chalet d'alpage avec la potence du chaudron dans la cheminée ...
Des éleveurs agriculteurs Belcairois des amis de "Gens de Belcaire" ...
Les gros travaux d’été sont la fenaison et le stockage du foin pour l’hiver.
Estives et prairies de fauche
Voici une superbe photo des foins sur les hauteurs d'Aunat ou Galinagues (Aude) si vous reconnaissez l'endroit, contactez moi ...
Outre le fait que pour le pastoralisme les estives et les prairies de fauche sont la base alimentaire des troupeaux, elles sont aussi la source d'une biodiversité remarquable tant pour le vivant végétal qu'animal. Leur préservation est essentielle et leur existence n'est due qu'à la présence des animaux d'élevage dans leur diversité et leur spécialité alimentaire qu'il s'agisse des ovins, bovins, caprins ou équidés.
Les techniques de gestion de l'herbe en fonction des types et races d'élevage, des saisons, des modes d'exploitation, de l'altitude, du versant, des particularisme du terrain et de la flore qu'il recèle, sont à prendre en compte pour la gestion des écosystèmes dont certains sont connus depuis des millénaires par l'observation des comportements de la nature et des bêtes.
La fenaison est importante afin d'assurer la nourriture des bêtes pendant l'hiver ...
Pour faciliter le transport, la manutention et stockage des foins et permettre une utilisation ultérieure, il existe plusieurs types de conditionnement : bottes rondes, bottes carrées ...
Les surfaces de pâturages permanents augmentent en 2007 en France
Alors que les surfaces cultivables en France diminuent de 66 000 ha tous les ans, selon une information d'Argrisalon.com, en France, les pâturages permanents ont augmenté entre 2005 et 2007 : sur la base des déclarations de surfaces des agriculteurs, ils atteignent cette année 8.109.165 hectares, contre 8.065.063 hectares en 2005 (soit une progression d’environ 44 000 hectares).
La part des pâturages permanents dans la surface agricole utile (SAU) s’établit donc à 29,76 % en 2007, contre 29,66 % en 2005.
A noter que les estives pyrénéennes comme les alpages alpins font partie des "prairies permanentes".
Pour information, dans les Hautes-Pyrénées, département de montagne, il y a 220 700 ha de SAU et 147 800 ha d'estives de montagne pratiquement toutes soumises à des règles de protection diverses (Parc National, Natura 2000, …etc.) et dans un excellent état de conservation favorable au développement de la biodiversité.
Référence : AgriSalon.Com du 30 novembre 2007
Autrefois le travail du foin se faisait à la main avec les outils que vous voyez à droite qui appartenaient au père de "Gens de Belcaire"...
La fenaison désigne la coupe et la récolte des fourrages, ainsi que par extension la période correspondante. Elle se décompose en trois étapes :
- le fauchage, moment où l'on coupe l'herbe ;
- le fanage qui consiste à retourner l'herbe pour accélérer son séchage, suivi de l'andainage qui facilite la récolte du foin par la botteleuse ;
- le pressage qui compacte le foin en bottes, afin d'être facilement transporté et stocké. La ramasseuse-presse est une machine agricole pour la récolte du foin.
Cet outil sert à conditionner les andains pour faciliter le transport, la manutention et le stockage des foins et permettre leur utilisation ultérieure.
Il existe plusieurs types de conditionnement : bottes rondes, bottes carrées. Les balles rondes ou rouleaux sont les plus utilisées actuellement.
Je ne pouvais pas clore le sujet sans vous proposer cette idée inovante, je pense aussi que cela intéressera certainement tous ceux qui vont en vacances dans la région de Tarascon sur Ariège :
http://labelleourse.monsite.orange.fr/
C'est le site d'Éric et de Chrystel, qui pourront lors de votre visite dans l'Ariège vous accueillir en chambre et table d'hôte à la "BELLE OURSE".
Ils vous feront découvrir la vie pastorale au cours d'une randonnée en montagne avec un berger-vacher du pays. Venez passer une journée de découverte, faune, flore et troupeaux, une nuit en montagne, goûté à un vrai repas pastoral suivi d'une veillée au coin du feu dans le refuge du berger ou à l'extérieur sous les milliards d'étoiles.
Contes, légendes et anecdotes seront présents.
Le berger Philippe accompagne bien souvent les groupes de randonneurs aux ruines du Lujat ... J'aurai bientôt l'occasion de vous proposer un reportage rando sur ce secteur avec l'itinéraire, ne perdez pas de vue le site
Cuisson du pain de berger lors d'une randonnée à l'estive ...
Le berger Philippe explique à Quentin son fils, la façon de placer la pâte à pain de berger autour du bâton ...
C'est le passage obligé pour tous les randonneurs montant à l'estive de Philippe : l'initiation à la fabrication du pain
de berger, la cuisson est tout un art ... tous les détails vous serons dévoilés en fin du reportage
Vaches Gasconnes dans un beau paysage de fin d'hiver ...
Éric et Chrystel, sont accompagnateurs en montagne diplômés d'état, et vous proposeront des sorties rondo à la journée ou en demi-journée. Ils vous suggéreront également des séjours tout compris.
Pendant cette journée en estive le berger, le vacher, vous livrera ses secrets de travail, vous promènera au cœur de la tradition et vous fera partager son métier. Montée et visite de l'estive, contact avec les animaux, fabrication du pain pastoral, découverte des plantes et autres pharmacies utilisées depuis des siècles par les gardiens de troupeaux, conception d'un bâton de marche avec toute sa symbolique, pique-nique en commun, apporté par chacun sur le site. A votre disposition aussi pour contacter "la Belle Ourse", un mail eric.mina@wanadoo.fr
Philippe CHAIX est très actif, il oeuvre beaucoup pour faire découvrir le PASTORALISME
Philippe est un berger qui fait découvrir le pastoralisme auquel il est très attaché, au plus nombre. Il participe parfois aux spectacles que donnent les "poésiciens" dont je vous ai déjà parlé ICI :
A gauche Daniel Conte, à droite André Soum deux des membres
des "Poésiciens" (que je salue) avec Philippe au centre, ils répondent toujours présents quand une belle fête pastorale se prépare dans les Pyrénées.
Au programme de chaque spectacle, une alternance entre musique, chants et dialogues choisis autour du berger du pays, Philippe "lou pastou" et son jeune apprenti Quentin. Acteurs authentiques de la vie de nos montagnes. Philippe pratique ce beau métier et cette vie pastorale depuis sa plus jeune enfance. Il nous invite au partage de ses expériences, ses rites, son histoire, les traditions, les légendes … etc. L'art de sa communication s'inspire des grands thèmes qui touchent à l'universalité de sa condition. Le pain du berger, les outils, l'habitat, la faune et la flore, les pierres, le bois, la solitude, l'amour ...
Philippe parcourt en été le Languedoc Roussillon, pendant qu'un ami garde les bêtes à l'estive. Il affectionne les fêtes pastorales pour communiquer ses connaissances. Et je vous livre un secret, quand il explique la confection du pain de berger et montre sa cuisson, il tisse un lien particulier avec son auditoir, qui lui permet d'expliquer la vie d'un berger et les coutumes pyrénéennes ... c'est un formidable conteur !
Philippe répondant aux questions du public ...
Le pain de berger passionne les enfants ... et
les grands !
A travers le temps et l'espace du berger d'ici et d'ailleurs, s'écrit l'évolution du patrimoine, des techniques, de l'habitat ... Ainsi, au fil d'un spectacle élaboré en théâtre vivant, s'emmêlent, chants, notes et magie des mots qui inspirent nos souvenirs, éveillent au fil des saisons nos richesses enfouies, quand le berger témoigne de son art de vivre sa condition en prises directes sur la réalité, au chevet d'une civilisation traditionnellement antique dans la transition d'un métier résolument tourné vers l'avenir.
TEXTES CHANTÉS : "Toi le berger, Le boulanger, Ma terre, Je ne savais pas, Je t'invite, Petit cheval, Au tournant de la carretère, La jane, Les chercheurs d'or, J'avais un arbre, Les jardins, L'ours, La route, Le sarrasin Et bien d'autres.
"Venez nombreux à nos rencontres, venez découvrir un autre monde" proclame t'il ...
Il pratique une première approche de la profession au sein des écoles maternelles et primaires en expliquant son métier de berger à travers le pastoralisme.
Le partage du pain de berger ...
Il adapte son programme et son circuit pastoral ainsi que les ateliers aux différentes tranches d'âge des jeunes visiteurs. Un encadrement complémentaire à celui des écoles est prévu. Les tous petits découvrent le milieu de l'élevage, à petits pas.
La confection de petits pains de berger et d'autres ateliers sont proposés. Le déroulement de la journée se termine toujours en après-midi avec un super goûter. Tous les enfants repartent avec un petit cadeau. TOUT CELA EST GRATUIT POUR LES ECOLES.
Les enfants sont nos meilleurs ambassadeurs et nos bergers de demain.
La Gasconne est une vache robuste à la viande excellente ...
La neige a pratiquement disparue les vaches retrouvent le sourire ... les sonnailles se font à nouveau entendre sur les
hauteurs !
Philippe Chaix, le Lou Pastou nous avait promis aussi dans la
première partie du reportage, de nous livrer le secret du pain de berger, voici donc la recette et avec des photos !! Prenez des notes pour réaliser ce pain lors de vos
randonnées.
Fruit du savoir faire ancestral la fabrication du pain de berger fait parti des apprentissages transmis oralement de berger à berger.
Dans la vallée d'Ax-les-Thermes, je perpétue la tradition du pastoralisme dans les Pyrénées.
RECETTE DU PAIN DE BERGER
Pour 1 Kg de farine, 25 à 30 cl d'eau, 2 sachets de levure boulangère ou bien 1/4 de cube à lever acheté chez votre boulanger, une cuillère à café de gros sel.
Mélanger eau plus sel et levure dans un récipient non plastique, laisser reposer 1/4 d'heure ensuite ajouter la farine tout en remuant, toujours dans le même sens ; obtenir un pâton assez solide que l'on sèche au fur et à mesure jusqu'à épuisement de la farine. Pétrir pendant 25 minutes laissé reposer jusqu'à ce que la pâte lève. Une fois levée, la repétrir 5 à 6 mn, puis laisser lever à nouveau. Faire la même action que pour la première levée, laisser reposer et faire de même pour la troisième levée. Le pâton est prêt. Couvrir d'un linge, coton ou lin à température ambiante et déposer dans un lieu obscur. La cuisson ne se fait pas dans un four, mais sur un feu de bois, dans la flamme et non dans la braise, au moyen d'un bâton de noisetier ou châtaigner, écorcé et sec.
Avec la pâte confectionner un boudin de 50 cm de long. Enrouler et plaquer le boudin de pâte autour de l'extrémité du bâton, prendre soin d'enrouler la pâte de manière à obtenir une torsade assez ouverte, (comme sur les photos) de manière à ce que la chaleur circule bien autour. Le bâton est le four qui va cuire le pain ; dès le début de la mise en flamme, ne pas oublier de faire tourner votre pain dans la flamme, comme une broche, en vous accroupissant près du feu de bois. Sur la flamme intense, après 6 à 7 minutes le pain est cuit. Laisser refroidir l'ensemble à l'air et faire glisser la torsade de son support.
Mon ami Philippe Chaix montre la façon de faire le pain de berger, démonstration qu'il pratique lors des fêtes pastorales
en Ariège et dans tout le Languedoc Roussillon
Pour réaliser la pâte suivre la recette ci-dessus, voici la façon d'enrouler le boudin de pâte autour du bâton, Philippe merveilleux conteur, n'est pas avare d'explication !
Regardez bien les photos, vous pourrez essayer vous aussi chez vous
La cuisson, maintenez toujours le bâton au-dessus des
flammes, en tournant lentement pour bien répartir la chaleur ...
6 à 7 minutes de cuisson suffisent. Laisser refroidir avant de "démouler"
Autre lieu, autre audience toujours intéressée par les explications de Philippe
Les jeunes enfants veulent apprendre le savoir faire de Philippe, très attentif, attention au feu. Il communique
tout ce qui touche au pastoralisme, à sa vie de berger, vraiment un grand bonhomme !
Dégustation du pain de berger à la cuisson originale
Le décor du Lujat où Philippe réside quand il garde son troupeau, il est en communion avec cette belle nature qui lui
parle. C'est une cabane pastorale qui appartient à la commune d'Ornolac. La mise en place de ce projet de construction, a permis à la montagne et à ceux
qui en vivent ainsi qu'à tous ceux qui l'apprécient d'avoir un point de chutte, un abri et un outil de travail pour le pastoralisme.
Nous allons nous écarter en peu de l'Aude et de l'Ariège en effet, Philippe m'a adressé des photos
superbes de ses amis Bergers dans les Hautes Alpes, Dominique Marocco dit "Ben" et sa compagne Laurence. On vous en propose quelques unes car il y a en des centaines, Merci à
eux.
Voici
l'estive Réallon dans les Hautes Alpes près du lac de Serre Ponçon. La tête d'Eslucis 2579 mètres
Dominique dit "Ben" à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Laurence à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
La cabane du berger (suivez la flèche rouge) à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes, l'endroit est vertigineux !
Autre cabane de berger (suivez la flèche rouge) sur un autre versant, à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Elle dégage quelque chose cette photo superbe à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Les moutons sur les pentes escarpées à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
L'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Laurence à droite surveille son troupeau à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Un berger ne se sépare jamais de son bâton (décrit dans la première partie). Estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Des passages délicats pour les bêtes, comme ici à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Encore plus dangereux le passage d'un névé (accumulation de neiges éternelles) à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Dominique au sommet de l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
Rencontre fortuite à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes, une marmotte curieuse
Dominique avec son bâton de berger surveillant ses bêtes à l'estive du Réallon dans les Hautes Alpes
C'est grâce à ces bergers et bergères que vous avez dans votre assiette des viandes de qualité ! Respect !
Ici nous sommes dans les Alpes Maritimes en 2009 estive Daluis à plus de 2000 mètres au-dessus d'Entrevaux
A l'estive Daluis les pentes sont raides, il faut être bon physiquement et très prudent
Dominique Marocco le berger "Ben" avec ses chiens à Fontarèche dans le Gard
Le départ en estive à Ancelle dans les Hautes Alpes à l'ouest de Gap
Voici le troupeau groupé, la montée en estive peut prendre plusieurs jours
Impressionnant cette montée en estive d'Ancelle, j'ai compté, il y a plus de 700 bêtes !
Une très jolie photo des chiens de Dominique à l'estive de Crots (Hautes Alpes)
Dominique surveille cette fois un troupeau de vaches à l'estive de Crots (Hautes Alpes)
Les effectifs de vaches en France (2007) : 18 904 000 têtes dont 3 799 000 vaches laitières et 4 077 000 vaches allaitantes
Laurence sa compagne suit partout Dominique, ici à Crots (Hautes Alpes)
Les estives de hautes montagnes sont propices à des rencontres comme celle-ci, une marmotte et son petit à l'estive de Crots (Hautes Alpes)
Elles ne sont pas belles les vaches de Dominque à l'estive de Crots (Hautes Alpes)
Il y a en France 42 races bovines. Estive de Crots (Hautes Alpes)
Une Blonde d'Aquitaine à la peau blanche à l'estive de Crots (Hautes Alpes)
Une belle Blonde d'Aquitaine à l'estive de Crots (Hautes Alpes)
Encore une très belle
photo des chiens de berger de Dominique et Laurence à Crots (Hautes Alpes), cela mérite un tirage en poster !
Une Blonde d'Aquitaine et son veau à l'estive de Crots (Hautes Alpes)
On dirait une Rouge des Près ? Où serait-ce une Montbéliarde ? eh bien non ! Ce sont des Abondances et celles qui les entoures sont des Croisées

Dominique et Laurence sont venus en Ariège, garder des troupeaux ici à Miglos
Pas belle la vie à Miglos (Ariège) !
Miglos en Ariège. Merci de m'avoir suivi jusqu'ici ...
Un cadeau pour vous !
Pour terminer cet excellent reportage, nous vous avions promis un petit cadeau surprise sympa, Philippe s'est remémoré comment sa vocation à devenir berger était née. I l a laissé vagabonder ses souvenirs et sa plume, pour donner naissance à cette autobiographie de 24 pages, que j'ai préféré mettre en libre téléchargement, lisez-le c'est émouvant et plein de sensibilité.
Pour télécharger et lire le texte de mon ami Philippe le berger vacher, cliquez
simplement ICI
Berger pyrénéen photo datant de 1905
Cette photo date de 1910
Le berger pyrénéen en 1900
Berger pyrénéen et son chien préparant
le sel pour les bêtes, cette photo date de 1950 et celle ci-dessous date de 1920
Merci à mes amis : Philippe Chaix et "Gens de Belcaire"
Il se passe toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater le prochain reportage qui est déjà en gestation, c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :
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Vos 2 articles sur les bergers sont particulièrement intéressants. C'est une très bonne réalisation ; d'une richesse exceptionnelle. Je suis présidente d'un établissement d'enseignement agricole (une MFR-Maison Familaile Rurale) en région Bourgogne. Je vais transmettre ces dossiers aux formateurs qui enseignent en filière agricole afin qu'ils les partagent avec les élèves. Merci à vous pour tous ces reportages qui sont d'excellents supports pédagogiques. J'ai beaucoup aimé les châteaux Cathares (sujet qui me passionne et pour lequel je suis toujours à la recherche de documentation. Que l'année 2011 nous apporte encore des reportages aussi nombreux et passionnants. Recevez tous mes voeux les meilleurs et bonne continuation...Que votre site dure très longtemps encore...Je ne peux que vous encourager. Une fidèle lectrice.
Merci Marie-Thérèse, recevez tous mes meilleurs Voeux pour 2011. Votre appréciation me touche et je pense qu'elle fera très plaisir à mes amis, avec qui je partage ce reportage. On constate une chose : quand chacun apporte sa pierre à l'édifice, on peut faire de belles choses très intéressantes ensemble, c'est ce qui fait la force de ce reportage à "3 mains".
J'espère qu'il y en aura d'autres, des projets réalisés à plusieurs ... d'ailleurs il y en a un sur "le feu" qui paraîtra vers la fin du mois de janvier, là encore il y a trois participant. C'est aussi cela qui fait le charme du site ! Merci pour vos encouragements qui sont très motivants.
Jean-Pierre
la carte de voeux 2011 représente un bel homme avec une nouvelle coupe de cheveux - toutes mes féliciations - bien sûr aussi pour le contenu et les blles explications merci.
Bonjour, je suis berger depuis 5 ans. Je viens de découvrir votre site sur lequel il y a de très belles photos et des textes simples et explicatifs. J'y ai trouvé des photos d'endroits où j'ai travaillé et d'autres où je me suis promené. C'est vraiment sympa et ça fait plaisir à lire.
Matthieu
Merci Mathieu pour votre sympathique commentaire, qui est tout simplement la récompense d'un "travail pédagogique intéressant", j'essaye de bien faire avec l'aide de mes amis qui spontanément me proposent des reportages. Et je vais vous dire : "je découvre, j'apprends des choses moi aussi en les réalisant et lors du montage sur le site".
Mes respects Mathieu cela me touche
Jean-Pierre
bonjour,
MERCI pour votre site, je viens de vivre un moment exceptionnel en le parcourant.
J'ai pu ressentir au travers du magnifique témoignage de votre ami Philippe, cette liberté empreinte de beauté et d'essentiel.
Cette vie simple et rude m'appelle aujourd'hui
amicalement
Pascale
Merci Pascale, tous les commentaires sont des témoignages d'appréciations qui font chaud au coeur, cela renvoie la chaleur que je mets dans la réalisation de ces reportages avec l'aide de mes amis (es) parfois, comme celui-ci ...
C'est un plaisir de vous compter parmi les fidèles lectrices très nombreuses du site
Mes amitiés, Jean-Pierre
Coucou c'est le berger; apres avoir lu et regardé tous tes reportages je fais un petit tour dans tout ton blog; Je lis les nouveaux commentaires qui se sont ajoutés et je remercie par avance toues celles et ceux qui visitent ce super blog. Pour info, la saison d'été va reprendre d'ici un mois et loin dans les montagnes avec les animaux j'aurai une pensée pour vous tous. Sachez que vous pouvez me rejoindre, vous connaissez l'adresse. Pour toi Jp, Joelle et julie je sais que je peux comter sur votre présence un de ces jours à l'estive. Nous ferons j'en suis sûr de beaux reportages qui, comme tu le dit si bien jean- Pierre interpelleront quelqu'un. Merci encore à toi , bonne continuation, fais nous rêver encore avec du vrai. Cordialement à vous tous Philippe " lou pastou".
Merci Philippe pour ta visite et ton commentaire sur ton reportage que beaucoup apprécie, si des idées d'article te viennent à l'estive, tu sais que tu es le bienvenu sur le site.
Et n'oublie pas ton numérique pour faire de belles photos souvenirs de ces paisibles montagnes que j'aime. Jean-Pierre
Bonjour, je suis Sylvie, je suis montée un jour en rando seule a lugeat et j'ai été acceuilli par le berger Philipe et des amis MERCI Philipe pour ton acceuil c'était super, je voulais te le dire plus tot mais entre que je ne suis pas douée du tout a l'ordi et que l"orage a cramé des trucs, voila ce fut long.Bravo pour le site. A bientot peut etre a Lugeat.Bises.
bonjour a toute lafamille,mon souhait:aide bergère ds les pyrénnées... proche de lourdes.passionné de cet univers; alpage,le métier de bergèrs, bétes..ovin,caprin ,etc...
Bonjour,
Faisant des recherches sur la transhumance je suis par hasard "tombée" sur votre site ! époustouflant ! quelle richesse ! de magnifiques photos ! de l'humour ! bravo à toute l'équipe (que des hommes !)
Peut-être pourriez-vous m'aider ... Je recherche des documents se rapportant à la transhumance inverse en Gironde au début du XXème siècle ... merci beaucoup. Je pense contacter Stéphane IRIBERRI, ce berger qui revient à pied, depuis 10 ans, chaque automne chez lui à LABESCAU depuis le lac d'Estaing où il passe l'été avec ses bêtes.
Je suis inscrite pour votre newletter.
Avec tous mes remerciements.
Bravo !
Hélène Hardy
j'ai trouvé l'"autre jour a Lugeat une cloche et le reste d'un collier le l'ai misesous le bois a la cabane Bises
bonjour Sylvie, c'est certainement une découverte intéressante, je contacte Philippe le Berger en Ariège pour lui transmettre vos coordonnées, il prendra contact avec vous pour se rendre sur place. Merci à vous pour ce renseignement certainement intéressant. Vous nous tenez informé. JP
Le bonjour d'une bergère de provence.Merci pour les belles photos et à bientot
Merci pour ce magnifique reportage .J'appérécie en plus particulièrement les superbes photos ,celles d'hier comme celles d'aujourd'hui .Parlantes et souvent touchantes de vie et d'humanité .
J'anime un petit forum pour les amateurs de ce nouveau type d'élevage de moutons dits "d'agrément" et je vais m'empresser d'y mettre le lien vers votre site .Ces élevages sont souvent de quelques animaux seulement ,il n'en reste pas moins que les connaissances des bergers de toujours sont plus qu'utiles et qu'il serait dommage qu'elles se perdent ou s'oublient .