Partager l'article ! LE VAUTOUR PYRÉNÉEN, LE GYPAÈTE BARBU, découvrez ce beau rapace utile !: Reportage élaboré sur une idée de l'ami "Gens de Belcaire", enco ...
Reportage élaboré sur une idée de l'ami "Gens de Belcaire", encore lui ! Il surveille d'un oeil attentif l'actualité de
sa région natale, et sa collaboration est un exemple à suivre, je l'en remercie. Merci aussi, à tous pour votre aimable participation photographique afin de documenter ce reportage. En vous
souhaitant une agréable lecture ...
Le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est une des quatre grandes espèces de vautours européens. C'est la seule espèce du genre Gypaetus. Il appartient à l'ordre des Accipitriformes et à la famille des Accipitridés.
Aujourd’hui considéré comme le rapace le plus menacé d’Europe, les effectifs de la population européenne sont estimés à moins de 140 couples dont les trois quarts demeurent dans les Pyrénées.
En Espagne, près de 80 couples sont recensés. En France, le Gypaète ne subsiste de façon naturelle qu’en Corse (10 couples), dans les Alpes et dans les Pyrénées (29 couples).
Famille : Accipitridae
Nom scientifique : Gypaetus barbatus - Du grec « Gyps »: Vautour et «
aetos » : Aigle et du latin « barbatus »: qui a de la barbe
Signe distinctif : Sa "barbe" de poils noirs sous le bec, mais aussi son
œil cerclé de rouge et ses pieds bleuâtres !
Poids moyen : 5-7 kg
Envergure : 2,60 à 3,00 m
Longévité : estimée à 30 ans
Nourriture : Le gypaète barbu est un charognard original qui se nourrit exclusivement d'ossements. Pour les briser, il les lâche au-dessus des rochers.
Son envergure varie de 260 à 300 cm pour un poids de 5 à 7 kg et sa longueur varie de 105 à 130 cm.
En Suisse, il vit dans le massif des Alpes bernoises. En France, il est présent en Corse et dans les Pyrénées. Il a été réintroduit dans les Alpes françaises d'où il avait disparu au début du XXème siècle, faussement accusé des pires maux : les derniers spécimens ont été notés dans les Hautes-Alpes et le Mercantour en 1935.
C'est aujourd'hui une espèce protégée dans toute l'Europe.
Ce vautour se nourrit principalement d'os, qu'il laisse tomber sur les rochers, afin qu'ils se brisent, mais aussi de pattes, de tendons et de ligaments d'ongulés sauvages ou domestiques qu'il ingère grâce à un gosier élastique. Doté de puissants sucs digestifs, il est capable d'utiliser les protéines, graisses et sels minéraux contenus dans cette nourriture très spéciale.
Le gypaète est surnommé :
- le « casseur d'os », car il a l'habitude de laisser tomber les os les plus gros (de préférence les os "longs") d'une hauteur de 50 à 100 mètres sur les flancs de falaise ou sur les pierriers (champ de pierres), il en mange alors les débris et les ligaments ;
- ou le « nettoyeur des alpages », car il joue un rôle sanitaire essentiel en se nourrissant de cadavres d'animaux de la faune sauvage (chamois, bouquetins) et d'animaux d'élevage (moutons, chèvres).
Ici le Gypaète Barbu dans les Alpes au Mont Blanc
Zoom sur ce Gypaète Barbu dans les Alpes au Mont Blanc
Le gypaète est un oiseau des montagnes d'Europe, d'Afrique de l'Est et d'Asie. En général, il niche dans les zones de montagnes situées aux limites supérieures de la forêt, de préférence dans une grotte ou vire surplombée sur falaise escarpée, à proximité ou non de pierriers.
Le gypaète barbu adulte arbore un plumage ventral d'un beau rouille orangé. Cette coloration provient d'une teinture due à des bains répétés d'eau et de boue ferrugineuse.
Jusqu'à l'âge de 4 à 5 ans, le gypaète effectue une sorte de long voyage initiatique au cours duquel il va affronter de nombreux dangers dus à des phénomènes naturels, mais dont une autre partie est de la responsabilité des hommes (câbles électriques, remontées mécaniques, tirs de fusils, empoisonnements).
Au terme de son voyage (6-7 ans, âge de sa maturité sexuelle), il va commencer à se sédentariser, à former un couple et à construire une aire inaccessible pouvant mesurer plus de deux mètres de diamètre. Les parades nuptiales, incluant de spectaculaires piqués à deux, débutent entre octobre et février. La femelle pond 1 à 2 œufs entre décembre et mars, après une incubation de 53 à 58 jours, mais un seul oisillon est conservé, les parents ne pouvant en nourrir deux. L'envol du jeune s'effectue entre juillet à août.
En captivité, un gypaète a vécu jusqu'à l'âge de 44 ans. Dans son milieu naturel la longévité est estimée à 30 ans.
Depuis les années 1970 il fait l'objet de divers programmes internationaux de réintroduction dans les alpes autrichiennes, françaises, italiennes et suisses.
Avec le concours de l'Organisation mondiale de protection de la nature, de l'UICN et de la Société zoologique de Francfort, des oiseaux sont élevés dans le cadre d'un projet international d'élevage dirigé par des chercheurs de plusieurs pays. La première réintroduction a lieu en 1986 dans la vallée du Rauris en Autriche, d'autres lâchers se succèdent en Autriche, en France, en Italie, en Suisse.
Depuis la fin des années 1980, il est l'objet d'un programme réussi de réintroduction dans les Alpes françaises (Haute-Savoie, Savoie, Isère et Mercantour). Dès 1972, Gilbert Amigues, ingénieur à la DDAF et Paul Géroudet, ornithologue, lancent l'idée d'une réintroduction dans les Alpes françaises et vont fédérer autour d'eux de nombreux autres chercheurs, ornithologues et amoureux de la nature. La première réintroduction a eu lieu dès 1987 dans la vallée du Reposoir en Haute-Savoie et la première naissance dans la nature a eu lieu en 1997. On a le plus de chance d'apercevoir un gypaète barbu dans le massif des Aravis, dans le massif du Bargy, dans la chaîne des Fiz, dans la Moyenne Tinée, dans le massif de la Vanoise et dans le massif des Écrins.
Au total, depuis 1986, 137 gypaètes barbus ont été réintroduits, formant en 2006, une vingtaine de couples dans tout l'arc alpin. Lors de la seule année 2005, huit gypaètes barbus ont été réintroduits dans l'arc alpin et sept poussins sont nés dans la nature. Au total depuis le début 27 jeunes sont nés ainsi et se sont envolés. En Suisse, un petit gypaète barbu est sorti de son œuf fin mars 2007 au col de l'Ofen, aux Grisons, au-dessus du Parc national suisse. Cela n'était plus arrivé en Suisse depuis 122 ans, un autre est né près de Derborence en Valais à la fin avril 2007.
Depuis 1998, un nouveau programme Life nature, intitulé « Conservation du gypaète barbu dans les Alpes françaises » et piloté par l'association Asters, réunit sept pays dans le but d'établir une population autonome et naturelle de gypaètes barbus dans l'ensemble des Alpes. Dans le cadre de ce programme, ont été prises des actions de sensibilisation auprès du grand public, de création d'observatoires, de protection des sites de nidification et de vie, de mise en place de balises rouges sur les câbles aériens et de suivi des oiseaux par satellite.
Publié dans le journal La Dépêche du 26 décembre 2010
Le gypaète est-il menacé ?
Trop souvent victime d'intoxication / Photo DDM
Martine Razin tire la sonnette d'alarme sur l'avenir du gypaète, menacé, selon elle, de disparition en raison des produits nocifs que l'on trouve dans les zones de montagne.
Martine Razin, coordinatrice du réseau « Casseur d'os » (LPO Pyrénées Vivantes) a présenté lors d'un colloque sur la protection des oiseaux, l'évolution de la situation du gypaète barbu dans les Pyrénées : malgré un certain dynamisme apparent, la situation du gypaète barbu pourrait évoluer négativement à moyen terme.
Actuellement, 141 couples de gypaètes sont recensées sur l'ensemble du massif dont 74 % en Espagne, 1 % en Andorre et 25 % en France. Depuis dix ans, l'espèce gagne en moyenne trois couples par an côté espagnol et 1 couple côté français. La productivité moyenne durant la dernière décennie est identique sur les deux versants pyrénéens : chaque année, 40 % des couples réussissent à élever un jeune.
Une mortalité inquiétante entre 2000 et 2010
Depuis l'an 2000 et en particulier durant les 5 dernières années, le nombre de cas de mortalité recensés est en augmentation, une mortalité que les efforts de détection ne peuvent expliquer. Nombreux sont les
oiseaux qui meurent dans des lieux où il est impossible de les retrouver. Sur les 52 cas connus, fait très inquiétant, la moitié concerne des gypaètes équipés d'émetteurs, de bagues ou de bandes alaires (afin d'augmenter les chances de les retrouver) et moins de 15 % des gypaètes sont équipés. L'inquiétude est d'autant plus forte pour la Ligue de protection des oiseaux que plus des deux tiers des oiseaux retrouvés morts sont des adultes ; or chez les espèces longévives comme le gypaète barbu, la mortalité des adultes devrait être plus faible que celle des jeunes, ce qui n'est pas le cas dans les Pyrénées.
Comme les autres rapaces nécrophages situés en fin de la chaîne alimentaire, il est particulièrement exposé au risque
d'intoxication lié à l'ingestion de produits toxiques répandus dans la nature : produits toxiques utilisés légalement tels que le plomb et les pesticides, appâts empoisonnés utilisés illégalement pour détruire d'autres espèces animales. Ces données sont révélatrices de la santé des écosystèmes montagnards… et de l'urgence à mobiliser des moyens pour lutter efficacement contre ce risque d'intoxication qui pourrait provoquer le déclin du gypaète barbu à moyen terme dans les Pyrénées ! La présence de câbles aériens en montagne notamment les lignes à haute tension, tue encore trop de gypaètes des deux côtés des Pyrénées. Une seule note encourageante : les cas de tirs, qui étaient la cause majeure de mortalité de 1980 à 2000, sont en nette diminution.
Je vous laisse admirer ce festival de belles photos de ce beau rapace libre comme l'air, elles se passent de commentaire :
Il est bien barbu notre Gypaète !
jp@belcaire-pyrenees.com
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inscrite depuis peu j'ai bien aimé l'article sur les rapaces .je conte lire tout les articles depuis le debut .cela va prendre du temps.quand on est éloigné cela fait plaisir de se tenir au courrant de ce qui se passe.
Bonjour Josyane
Merci à vous pour votre commentaire, votre inscription à la Newsletter et de l'intérêt que vous portez aux reportages publiés sur mon site. Si vous lisez les articles depuis le début vous découvrirez des tas de choses intéressantes et l'histoire de la naissance du site.
je vous souhaite une bonne découverte et j'espère que vous resterez une fidèle lectrice participative. Au plaisir de vous lire.
Jean-Pierre
Bonsoir,
l'été dernier debut septembre nous avons eu la chance d'observer une trentaine de vautours fauves. Nous etions au col du boum (au dessus de Comus). en contre bas de la route nous avons vu plonger environs 30 rapaces ils ont sous nos yeux nettoyé une carcasse (de mouton semble t il) ce nettoyage a duré environ 20 min.
le spectacle nous a fascinés nous etions Jyves Gautier et moi "scotchés".
Cordialement
Genevieve et J Yves Pelofy
nota nous avons des photos mais comment les joindre à votre message
Bonjour Geneviève, merci pour votre commentaire intéressant.
Pour l'envoi de photos, voici une adresse mail (attention pyrenees sans accent) : jp@belcaire-pyrenees.com mais je prends contact directement avec vous
Jean-Pierre