Partager l'article ! LES 4 CHATEAUX MÉDIÉVAUX DE LASTOURS, HAUT LIEU CATHARE, 2ème partie: Voici la suite de ce reportage "histoire de ce site exceptio ...
Voici la suite de ce reportage "histoire de ce site exceptionnel de Lastours" que vous attendiez toutes et tous, j'ai essayé comme à mon habitude d'être le plus complet possible. Si vous désirez apporter des compléments d'informations ou des photos, c'est faisable, ils seront les bienvenus, pour cela, il suffit de me contacter à l'adresse email indiquée à la fin de l'article. Je vous souhaite une bonne découverte ...
Voici pour commencer cette seconde partie du reportage, un plan de repérage de l'important site de Lastours
L'ensemble des quatre châteaux sur le site de Lastours, de gauche à droite, le château de Cabaret, la Tour Régine, le castel de Surdespine et le plus au Sud la forteresse de Quertinheux
Découverte du village castral médiéval de Cabaret (sur le plan, au Nord / Ouest du château de Cabaret)
Le village castral de Cabaret situé au fond de la plaine du Grésilhou est abandonné entre 1230 et 1240, délaissé au profit du site du village actuel de Lastours.
En 1269 le village change d'appellation, castrum de Cabareto devient Ripparia Cabareti (Rivière de Cabaret).
L'archéologie du site a révélé ce que les textes ne disent pas, que le village castral a été entièrement détruit, qu'il a été déplacé ensuite sur les bords de l'Orbiel, d'où le nom de Rivière qui restera jusqu'à la Révolution où il prendra ensuite le nom de Lastours.
Le village castral ne refit "surface" qu'en 1987 à l'initiative de l'archéologue Marie-Élise Gardel. Les fouilles qui ont été menées depuis plus de 25 ans vous permette aujourd'hui de visiter deux quartier du village castral (XIème au XIIIème siècle), l'un est situé au Nord, entourant le château primitif, constitué d'un ensemble de maisons, de forges, de citernes et une rue pavée ; l'autre est situé au Sud, sont les vestiges de la chapelle romane Saint-Pierre de Cabaret datant de la fin XIème, début XIIème siècle, entourée d'un cimetière, de plusieurs maisons, de citernes et d'une forge. Ces fouilles ont livré de nombreux objets de la vie quotidienne comme des céramiques grises, des clés, des boucles et accessoires de vêtement, des ustensiles et outillage. Ces ruines du village castral, ont été préservées en quelque sorte grâce à la construction de terrasses en pierres sèches destinées aux cultures entre le XVIIIème et le XXème siècle, d'ailleurs de nombreux murets subsistent encore actuellement.
Une exposition présente sur le site les objets retrouvées lors des fouilles, comme ici : une pièce d'échec, un dé à jouer, un soc d'araire, des clés médiévales, une marmite et une dourne (en bas à droite). La dourne fait partie de la famille des cruches de tête destinées à contenir de l'eau domestique
Les fouilles ont permis la mise au jour de maisons au bâti serré, dense, où l'implantation s'organise en fonction des courbes de niveau des coteaux. Pour le moment, seize bâtiments au plan rectangulaire ou légèrement trapézoïdal ont été mis au jour. La superficie des maisons varie entre 32 et 50 m², les murs sont très épais, un mètre en moyenne, elles possèdent des dépendances, cours et annexes couvertes ou non. Par ailleurs, ces maisons sont toutes dotées d'au moins un étage où l'on accédait par une échelle de meunier. Toutes les toitures avaient une couverture mixte de lauzes de schistes et de tuiles canal, retrouvées pendant les fouilles, l'ossature des maisons était solide. Les hauteurs sous plancher des rez-de-chaussée sont comprises entre 1,90 et 2,20 m, l'habitation principale se trouvait à l'étage. On a retrouvé, à l'intérieur la présence de plusieurs foyers à même le sol, aux fonctions différentes, chauffage, culinaire et four à pain. Trois bûches de chêne calcinées bien conservées ont été retrouvées dans un des foyers de chauffage, ce qui tant à en déduire, qu'il faisait froid lors de l'abandon précipité du site. Des reliefs de repas ont été retrouvés, tel que le mouton, le porc et le bœuf. Parmi les ustensiles domestiques la céramique domine, représentant près de 50% des objets découverts. Il y a des rues d'une largeur comprise entre 1,20 m à 2 m serpentant entre les bâtiments et les rochers, le revêtement est en argile mêlé à un cailloutis ou les rues sont pavées de blocs de calcaire émoussé témoins du passage des hommes et des bêtes. Les murs ne sont pas enduits, les roches sont très présentent car il a fallu combiner avec elles. L'habitat médiéval ici est très grossier, car la priorité de cette époque n'était pas le confort, mais la défense et la protection. Plusieurs forges ont été découvertes sur le site, témoignant de la fabrication d'objet en fer pour la maréchalerie et l'armement ; des clous, des fers de traits et de l'outillage jonchaient le sol noir de suie.
Le village castral situé le long du Grésillou au pied du château Cabaret sur le versant Nord/Ouest du site
Je possède un rapport intéressant rédigé suite à l'excursion aux châteaux de Lastours le 28 juillet 1890 par M. Germain SICARD de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude, dans ce document d'époque, il note ceci :
"C'est près de l'endroit où nous sommes arrivés qu'en février 1836, lorsque l'on travaillait à la route actuelle du Mas-Cabardès, on découvrit, en faisant jouer la mine, une double caverne sépulcrale. Une grosse pierre bouchait l'entrée et masquait une ouverture de 0,40 cm de largeur par 1,50 m de hauteur. dans la première grotte quinze squelettes étaient couchés, rangés en cercle, les pieds formant le centre, les crânes les points de la circonférence. Une autre caverne fut bientôt découverte à quelques pas de la première : celle-ci contenait vingt-six squelettes disposés comme les précédents ; sept étaient placés à l'entrée les uns sur les autres ; des ossements d'animaux emplissaient la galerie qui conduisait à cette deuxième caverne. Un mémoire signé G.-P. Cros a été déposé à ce sujet à la Société Archéologique du Midi de la France (vol. III, p.126) ; il est accompagné d'un plan et d'une vue perspective lithographiée des châteaux du Cabardès. L'auteur de ce mémoire suppose que ces squelettes seraient ceux des Albigeois cachés en cet endroit à l'époque de la promulgation des statuts du Comte Raymond VII de Toulouse contre les religionnaires.
Malheureusement il n'a été recueilli près des squelettes aucun objet pouvant faire déterminer l'époque de leur ensevelissement. La science préhistorique et anthropologique était lors de la découverte ce qu'elle est aujourd'hui. Il est fort probable, en effet, que l'ensevelissement de ces cadavres doit remonter à une époque bien antérieure à celle des Albigeois."
LES CHÂTEAUX
Donc un centre important, dû à l'activité des Romains, auraient eu sa place ici, avant que les Wisigoths devinssent maîtres du pays et que les forts du Cabardès formassent la limite Nord de leur province gauloise. C'est en 588 que commence exactement l'histoire écrite des châteaux de Lastours. Grégoire de Tours rapporte qu'à cette date Récarède, roi des Wisigoths, prit sur Gontran, roi des Burgondes, les châteaux de Caput-Arietis et tous les historiens sont d'accord pour que ces châteaux soient ceux du Cabardès. Plus tard, Charles-le-Chauve, en 871, concéda les châteaux à Oliban, 3ème Comte de Carcassonne.
Comme nous venons de le voir, les quatre châteaux sont pour l'essentiel, postérieurs à la croisade albigeoise (1208-1249). On distingue la marque de nombreux remaniements. Tel qu'on les voit aujourd'hui, les quatre châteaux ont acquis leurs architectures au milieu du XIIIème siècle, après la Croisade Albigeoise, quand le roi de France renforce les fortifications de ses forteresses Languedociennes et y place des garnisons. Des modifications ont été apportées aussi au XVIème siècle, par l'ajout de courtines extérieures.
Le castrum sera dans son ensemble terminé en 1260, à partir de cette époque les châteaux du Cabardès deviennent une châtellenie, le roi nommant des chefs militaires qui les commandaient. Les villages compris dans un certain rayon étaient obligés de subvenir à l'entretien des forts et d'y fournir une certaine garnison ; par contre ils étaient dispensés de taille, d'impôts et du service militaire hors de chez eux. Pendant les jours troublés de la ligue, Joyeuse s'en empara en mars 1591. Plus tard les forteresses résistent à Montmorency. Puis peu de faits sont relatés jusqu'en 1789, époque où finit l'existence légale de la châtellenie. Les châteaux sont abandonnés et passent à l'état de ruines, tels que nous les voyons aujourd'hui.
VOICI LA DESCRIPTION DE CHACUN D'ENTRE EUX
LE CHÂTEAU DE CABARET, d'une superficie modeste, 233 m², de plan allongé, se compose de trois parties. Une enceinte est accessible par une porte flanquée de deux tourelles, précédée par une barbacane. Elle s'appuie au Nord sur une tour quadrangulaire. La crénelure subsiste en partie ainsi que le chemin de ronde soutenu par une série de petites arcatures en arc brisé. On y accède par un escalier étroit. Cette enceinte précède un ensemble fortifié constitué par une cour intérieure fortifiée et flanquée au Sud par un donjon en éperon, voûté d'ogives.
On peut distinguer trois types d'archères, dans le donjon sept archères à fente simple bien appareillées en calcaire blanc, sont visibles. Dans l'enceinte et le logis des archères plus rudimentaires couvertes à l'intérieur d'un linteau de schiste sont moins bien appareillées. Et enfin, au sommet de donjon on peut observer les restes de quelques archères canonnières.
Une bretèche disparue, dont il reste deux consoles à ressauts en quart de rond, est observable au-dessus de la porte d'entrée du logis. On y voit aussi deux citernes, l'une dans le logis près du donjon, et l'autre à l'extrémité Nord du château, entre la tour carrée et la chemise.
Dans la chapelle Sainte-Catherine de Cabaret a été découvert en 1564 par Pierre Saulière, un calice en vermeil, garni de sa patène. Sur le pied se trouve d'un côté le Christ, de l'autre un écusson. Où est-il conservé actuellement ? Ce vase sacré était à Carcassonne en 1859 ...
Plan détaillé des ruines du château de Cabaret
Le château de Cabaret, côté Sud avec son donjon carré en partie éventré
La courtine Sud/Ouest de Cabaret
La façade plein Ouest du château de Cabaret
La cour intérieure du château de Cabaret
Le château de Cabaret, photo de gauche, donjon carré en partie éventré (une restauration serait bénéfique pour la sauvegarde du donjon). Photo de droite, les arcatures en arc brisé soutenant le chemin de ronde
Le côté Sud/Est du donjon éventré laisse apercevoir la voûte gothique de sa salle-haute retombant sur de simples culots (photo ci-dessus), tandis que sa salle-basse est ouverte en berceau brisé. Le donjon est percé de sept archères simples et d’une remarquable fenêtre en plein cintre, à l’Ouest.
Le chemin de ronde au sommet des courtines repose sur des arcades aveugles en arcs brisés
Le mur d'enceinte voûté d’ogives protégeant la cour intérieure. L'ensemble est construit avec un appareil irrégulier et des pierres de taille pour les angles et les ouvertures.
Le chemin de ronde parcourant ces courtines n'est pas accessible au public
La tour carrée face Ouest de Cabaret, la cour intérieure avec ces arcades aveugles en arcs brisés supportant le chemin de ronde
L'escalier à vis intérieur permettant l'accès aux niveaux supérieurs de la tour carrée
La cour intérieure, au fond le donjon, à gauche on aperçoit un escalier extérieur accolé au mur nord du logis permettait d’accéder au chemin de ronde, ce dernier escalier est postérieur à la construction du logis puisqu'il obture, trois archères de ce bâtiment
La cour intérieure du château de Cabaret, vestiges des murailles séparant les deux cours
Escalier extérieur accolé au mur nord du logis permettait d’accéder au chemin de ronde
Courtines Nord aux arcades aveugles en arcs brisés
Courtines Ouest au pied du donjon
Entre les deux cours, à doite l'entrée du corps logis
LA TOUR RÉGINE qui signifie tour de la reine, dont le nom pourrait provenir de la régente Blanche de Castille. Citée en 1242, elle se compose pour l'essentiel des vestiges d'une enceinte polygonale s'accolant à une tour de plan circulaire, empattée à la base et flanquée d'une tourelle d'escalier. Elle est percée d'archères en étrier dans la partie basse de la tour, et d'archères simples, plus larges dans les parties hautes. Les matériaux utilisés sont identiques que pour Cabaret, mais l'appareillage semble plus homogène, avec une disposition en assises plus régulières. Les murs sont beaucoup plus épais que ceux de l'enceinte avec un empattement à la base très important. Deux rangées parallèles de trous de boulins dans la partie supérieure de la tour servaient à maintenir les hourds, dans lesquels on pénétrait par des ouvertures rectangulaires que l'on voit encore. Les ouvertures de la tour sont appareillées en calcaire blanc. La cage d'escalier à vis tournant à gauche est prise dans le mur Est de la tour, il y a des meurtrières sur sa face Sud. La porte située à l'étage, comme celle de Cabaret, ont été restaurée, les linteaux reposaient sur des corbeaux moulurés, c'étaient les seuls éléments décoratifs architecturaux dans ces châteaux. Une citerne de 25 m3 occupe la moitié Ouest du rez-de-chaussée de la tour, c'est la plus grande du site. Il y a une latrine dans l'angle extérieur Sud. L'étude des châteaux a permis de constater de grandes similitudes dans la conception avec le château Comtal de la cité de Carcassonne datant de la même période.
Plan détaillé des ruines de la Tour Régine
La Tour Régine qui signifie Tour de la Reine vue du château de Cabaret
La Tour Régine de plan circulaire a été édifiée grâce aux moyens matériels et financiers du roi de France Saint-Louis
(Louis IX). Les dénominations de "Tour-Neuve" au XIIIème siècle puis "Tour Régine" confirment qu'il s’agit d’une construction effectuée par les ingénieurs royaux
La Tour Régine est la réplique de certaines tours de l’enceinte du château Comtal de la Cité de Carcassonne. Au fond, à droite le donjon de Cabaret éventré
La Tour Régine, remarquez l'étroitesse de la plate forme où s'élève cette tour, et le précipice à gauche, audacieux non
!
La tour est constituée de trois étages desservis par un escalier à vis. L’appareillage des pierres est plus homogène et disposé en assises régulières par rapport à Cabaret.
Dans sa partie supérieure à l'extérieur, une double rangée de trous de boulin servait à recevoir des hourds. On y accédait
par des baies rectangulaires aujourd’hui à l’état de vestiges. A l’Ouest, la tour est percée d’une porte située à l’étage, desservie par un escalier en bois qui permet, à l’aide d’un escalier
restauré d’accéder au rez-de-chaussée. Celui-ci abrite essentiellement une citerne. Le deuxième étage est desservi par un escalier en bois hélicoïdal aménagé à l’Est et éclairé par des
meurtrières. Ce second niveau largement éclairé, est intéressant pour sa coupole circulaire appareillée en limaçon (voir photo ci-dessous)
La coupole appareillée en limaçon de la Tour Régine. Au sous-sol, la tour contient la citerne la plus vaste des quatre châteaux.
Fenêtre à gauche et Canonnière à droite
L'étroit passage de l'escalier à vis permettant l'accès aux différents niveaux réalisés en plancher bois
Canonnière de la Tour Régine
La Tour Régine et les vestiges de la courtine Ouest
La Tour Régine et le château de Surdespine vu de Cabaret, le château de Questinheux en
contre-bas
LE CHÂTEAU DE SURDESPINE (appelé plus tard Fleur d'Espine), c'est celui qui occupe la position la plus élevée et qui a la plus grande superficie, 512 m², avec une enceinte polygonale plutôt médiocre sur laquelle s'appuient plusieurs bâtiments. Il s'agit de deux tours de plan quadrangulaire encadrant une citerne. On connaît un premier témoignage écrit de ce château en 1145. Un édifice primitif a donc précédé à celui que l'on voit aujourd'hui. C'est le château le moins bien conservé des quatre. La structure du logis est composée de trois bâtiments accolés, les deux extrêmes sont semble t'il des pièces d'habitation de 25 à 30 m² environ. La partie centrale très étroite est une citerne couverte en berceau brisé avec des murs aveugles d'une capacité de 26 m3. On distingue encore l'enduit de tuileau qui recouvre ses parois et le conduit en terre cuite qui amenait l'eau des toitures. Il y a peu d'archères dans cet édifice, quatre subsistent dans le logis et une seule dans l'enceinte. Il existe encore côté Est du coté du ravin et sur deux niveaux, quatre fenêtres maladroitement restaurées, elles sont en plein cintre à voussoir en pierre de taille de calcaire blanc.
Plan détaillé des ruines du château de Surdespine
Vue sur la Tour Régine et le château de Cabaret. Photo de droite, fenêtre plein cintre, voussoirs en pierres de taille blanche
Les vestiges de la tour du château de Surdespine
Fenêtre en plein cintre bien conservée
LE CHÂTEAU DE QUERTINHEUX, plus loin au Sud, se compose d'une enceinte polygonale précédée des vestiges d'une enceinte extérieure. La tour est assez comparable à la Tour Régine, la salle intérieure a la voûte d'ogives à six quartiers. Des archères canonnières sont visibles au sommet de la courtine Est. Des vestiges de plusieurs réduits qui devaient servir de cave apparaissent dans la cour. Ce château dispose de deux citernes situées au Nord et au Sud de la cour contre la courtine.
C'est du haut des remparts de Quertinheux que l'on aperçoit la cité de Carcassonne et le vaste panorama des Corbières.
Plan détaillé des ruines du château de Quertinheux
Le château de Quertinheux cité dans les textes après 1100. Une avancée en
chicane défend l'entrée du château. Il surplombe les restes d'une église romane détruite.
La face Sud du château de Quertinheux, c'est le premier château que vous trouverez le long du chemin serpentant à flanc de colline et qui relie les quatre forteresses
La face Sud/Est on distingue parfaitement sur cette photo la protubérance accolée au donjon, abritant l'escalier à vis
Le château de Quertinheux est le moins bien conservé des quatre châteaux, on trouve une tour carrée, un logis quadrangulaire et entre les deux une citerne.
Mais on voit une chose caractéristique, les vestiges des courtines ont les mêmes arcatures en arc brisé soutenant le chemin de ronde qu'au château de Cabaret
Château de Quertinheux face Sud/Est. La tour a été élevée au milieu du XIIIème siècle. Elle s’inspire de la Tour Régine
pour son plan, ses dimensions, son système d’archères, son escalier à vis en ruine, sa porte d’entrée située au-dessus du niveau du sol est surmontée d’une fenêtre rectangulaire. L'intérieur du
donjon ressemble à celui de Cabaret avec sa voûte gothique sur croisée d’ogives. Aujourd’hui en ruine, on peut contempler la voûte au travers d’une ouverture aménagée dans la dalle en béton
armé (réalisée en 1966), qui a eu pour but d’assurer la stabilité générale de la tour.
Les archères à étriers bien appareillées en calcaire blanc de Lassac
Le château de Quertinheux, face Sud/Ouest
L'ensemble des quatre citadelles sont inscrits aux Monuments Historiques depuis le 31 octobre 1905. Un sentier sera aménagé en 1911 pour permettre les restaurations et les premières visites. A ce moment là, d'après ce que j'ai pu lire sur des documents de cette époque, le site décrit, était en très piteux état.
Les cyprès qui ornent le paysage de Lastours ont été plantés pour stabiliser les talus dans les années 1930 se qui rend le décor irréel et magnifique. Cette micro-région qu'est le Cabardès est constituée géologiquement de terrains anciens, généralement primaires, des calcaires ou des schistes très durs et d'une couleur sombre qui donne son caractère à la vallée. Ces schistes sont riches en minerais polymétalliques, tel que le fer, le cuivre, et le plomb argentifère.
Comme d'habitude à la fin de chaque reportage je vous présente quelques photos anciennes sur le sujet concerné, elles ont un certain charme et je trouve intéressant de faire des comparaisons ...
Superbe photo de mon amie Liliane du site de Lastours prise
entre 1920 et 1930
Lastours, avenue de Carcassonne et le Café Restaurant PERRAMOND en 1950
Lastours dans les années 1950
Les bords de l'Orbiel à Lastours en 1910
La passerelle sur l'Orbiel à Lastours en 1910
Lastours en 1905
Lastours partie Nord route de Fournes-Cabardès en 1960
Le village de Mas-Cabardès traversé aussi par l'Orbiel en 1910 (joli village situé au Nord de Lastours)
Les usines de confection de draps à Lastours en 1920 situées sur les rives de l'Orbiel
Lastours en 1950
Les quatre châteaux de Lastours en 1950
Autre vue de Lastours dans les années 1950
Lastours en 1970, Tour Régine au premier plan, puis le
château de Surdespine et en contre bas le château de Quertinheux
En voici une autre des années 1970, vue d'ensemble des
quatre châteaux de Lastours
Lastours favorise le tourisme de cette région, plus de 35 000 visiteurs par an permettent de redynamiser le commerce local et l'emploi du secteur. La passion du passé peut aussi contribuer à faire face aux problèmes de société contemporaine. L'histoire passionnante de ce site, je le répète, exceptionnel est loin d'être terminée car des fouilles archéologiques minutieuses ont lieu encore aujourd'hui pendant la période estivale en général.
Une chose étonnante, à ma connaissance aucun film cinématographique n'a été tourné sur site superbe !
La forteresse de Cabaret et la Tour Régine
Une dernière photo du village de Lastours, avant de reprendre la route pour Minerve que je vous présenterai bientôt ...
On accède au site de Lastours par l'ancienne usine de draps Rabier, transformée en musée consacré à une présentation de l'exposition archéologique, depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours.
Ouverture de 9h à 20h en juillet-août les autres mois de l'année les horaires sont de 10h à 17h, le site est fermé en janvier. Visite guidée des quatre châteaux (tarifs 2011) : adultes, 5,00 € ; enfants : 2,00 €. Adultes (passeport des sites du pays cathare) : 4,00 €. Durée deux heures environs, chaussures de marche conseillées. Visite guidée du village médiéval de Cabaret. Tél : 04 68 77 56 02 Sur place : exposition archéologique. J'oubliai une dernière chose, il y a un son et lumière, au Belvédère en été, à 22h tous les jeudis et dimanches.
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