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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 01:00
Bandeau le loup des pyrénées

L'ami "Gens de Belcaire" scrutant l'actualité, m'a soumis ce sujet qui est une suite logique, si je puis dire au reportage précédent (Le métier de Berger .... acte 1 et 2). On en parle dans les journaux, c'est le prédateur des moutons et l'ennemi des bergers :  LE LOUP !

 

« Ours, lynx, vautour et maintenant loup : nous avons désormais en Ariège l'ensemble des grands prédateurs ! » Jean-Luc Fernandez, président de la fédération de chasse de l'Ariège.

La réapparition du loup en France

En novembre 1992, les deux premiers loups ont été aperçus en Alpes Maritimes, dans le Parc national du Mercantour. Des analyses ADN de loups installés en France et en Italie ont montré qu'il s'agissait d'individus appartenant à la même sous espèce. Le loup, qui s'étendait déjà en Italie a fait sa réapparition dans le nord de l'Italie, puis en France, dans le parc national du Mercantour. Sa réinsertion est donc naturelle, et non volontaire. En 2000, il y avait une trentaine de loup dans les Alpes françaises, dont une vingtaine dans le massif du Mercantour.

carte de situation des loups en france

 

Le nombre total de loup est estimé à 180 en France début 2010

Depuis la population s'est développée et aujourd'hui  on recensait 180 loups minimum répartis en 29 meutes à travers le pays. 

Canis lupus a officiellement disparu de France dans les années 1930. On sait à quel point la peur du loup nous faisait haïr cet animal. Ce n'est qu'en 1990 que le canidé a commencé sa reconquête du territoire français, en provenance d'Italie où une population de plusieurs centaines de loups est établie. Deux siècles auparavant, le loup vivait encore sur 90% de notre territoire.

Un premier couple installé a été observé en 1992 dans le Parc National du Mercantour, à la frontière franco-italienne.

Le loup est un avaleur de kilomètres : une meute possède un grand territoire avec plusieurs aires de repos (diurne) et territoires de chasses (nocturne). Un loup parcourt de nombreux km mais sa présence permanente n'est avérée que dans certains endroits.

Comme on peut le voir sur cette carte ci-dessus, le loup est majoritairement implanté sur le massif alpin. Petit à petit il occupe plus d'espace et tente d'étendre son territoire à des massifs plus éloignés : Massif Central (présence non permanente signalée depuis 2006) et Pyrénées. Ce schéma n'est pas précis car si 1 seule ZPP est présente actuellement dans le Cantal et dans les Pyrénées, il n'en est pas de même dans les Alpes où plus d'une vingtaine de ZPP ont été répertoriées.

En France on compte 4 à 6 loups par meute sur des territoires de 200 à 300 km². Plus le gibier est abondant et plus le territoire de la meute est réduit. De même : plus les proies chassées par les loups sont imposantes et plus le nombre d’individus dans le clan est important.

Le loup marque sont territoire en urinant. C'est une façon de prévenir les autres meutes que l'on rentre sur son territoire. L'odeur laissée par l'urine peut renseigner celui qui la renifle sur l'identité de l'animal (jeune loup, adulte mâle ou femelle). Les déjections sont aussi un moyens de marquage du territoire. Un loup peut ainsi savoir s'il l'animal fait parti de sa meute ou si c'est un inconnu.

Le territoire d'une meute est très étendu une meute peut parcourir entre 40 à 70 kilomètres par jour, afin de se trouver un territoire plus adapté à sa survie. Lorsqu'une meute se met en route à la recherche d'un autre territoire, les loups marchent à la que leu leu. Leu désignant loup en patois moyenâgeux.

Actuellement avec l'élevage extensif les éleveurs ont réduit comme peau de chagrin le territoire de chasse des loups. Pire encore les chasseurs qui se disent être propriétaire des terres et donc du gibier. N'oublions pas non plus la déforestation et la construction immobilière qui eux aussi ont favorisé en partie une modification du mode de vie des loups.

 

La faim fait sortir le loup de sa tanière, ce qui peut être effectivement vrai. L'acte de chasse est inné chez le loup, comme chez tous les prédateurs carnivores. Les loups ont la faculté de mémoriser les endroits où ils ont déjà chassés. Ils repèrent leur proie à l'odeur et aussi à la vue. Ils peuvent ainsi parcourir de longues distances pour chasser. Les loups localisent leur proie et ne la quitte pas des yeux, approchant le plus près possible sans que cette dernière ne les sente. Il arrive aux loups de marquer des longs arrêt sans pour autant quitter leur victime des yeux. La meute attendra le moment idéal pour se jeter sur sa proie. Durant l'attaque les loups harcèlent leur proie, jusqu'à épuisement de cette dernière. Il n'est pas rare de voir une attaque se solder par un échec. Une fois la bête par terre les loups la morde, arrache des morceaux de chairs jusqu'à ce que l'animal meurt. Puis c'est vraiment le repas, si la proie est énorme les loups la mangent en plusieurs fois. En France, une étude démontre que 75% de l'alimentation des loups du Mercantour est d'origine animaux sauvages (cerfs, chamois, mouflons). 15% serait d'animaux domestiques (brebis, chèvres) et le reste soit 10 % environ de petites proies (lapins, marmottes, lièvres, insectes et fruits.

Notez que lorsque le loup chasse en meute, il choisira de préférence une proie malade ou affaiblie. On dit qu'il agit en tant que régulateur, permettant au gibier sain de se développer et mieux se reproduire.


Article publié dans le journal La Dépêche du 25 décembre 2010 : Dossier Dominique Delpiroux

Des loups dans les Pyrénées !

Loup en ariège 05

Les loups des Pyrénées se cantonnaient plutôt sur le Carlit. Ils ont attaqué des troupeaux en Ariège. Ici, les loups du Parc d'Orlu / Photo DDM, David Bécus

Le loup est de retour en Ariège. On a trouvé des traces ADN attestant sa présence dans la vallée d'Orlu, près d'Ax-les-Thermes. Une présence qui ne va pas sans poser quelques problèmes…

Avis au Petit Chaperon Rouge. Si elle avait pour habitude de passer du côté d'Orgeix et d'Orlu, non loin d'Ax-les-Thermes, en Ariège, il faudra qu'elle se méfie désormais : son meilleur ennemi, le loup, l'attend au coin du bois. Un loup qui revient tout à la fois de la nuit des temps et des Abruzzes italiennes…

Car cela fait plus d'un siècle que l'on n'avait pas vu la queue d'un « leu ». Impitoyablement traqué depuis Charlemagne et ses compagnies de louveterie, la bête a résisté aux escopettes, pièges, et à tous les poisons (aconit tue-loup, éponges frites et bulbes de colchique, lichen de mélèze, ciguë aquatique, noix vomique et strychnine) pendant des siècles. Ce n'est qu'au XIXème siècle, avec des fusils capables de tuer à plus de 100 mètres, que l'espèce a fini par décliner. Au début du XXème siècle, il n'y avait plus de loups dans les Pyrénées. Jusqu'à 1992, date officielle de la réapparition du loup en France, on n'a aperçu et tué qu'une cinquantaine de spécimens dans tout l'Hexagone. Sans doute les tout derniers survivants de l'espèce, à moins qu'il ne s'agisse des premiers colonisateurs venus déjà d'Italie. Mais à l'époque, personne ne se souciait vraiment du loup. On avait tout simplement éradiqué un cauchemar collectif, qui hantait l'Occident depuis la nuit des temps. Le Grand Méchant Loup avait vécu.

Mais depuis quelques décennies, des considérations environnementales sont venues au secours du loup. Et lorsque celui-ci est revenu dans les Alpes, à peu près un siècle après en avoir disparu, il n'était plus question de vouloir la peau du loup : l'espèce est devenue protégée. On sait que ce retour n'a pas été du goût de tous les éleveurs des Alpes. Ainsi tout récemment, un loup, portant une trace de balle sur le flanc, a été retrouvé mort le 14 décembre, dans l'étang Malin, dans l'Isère. Il était enfermé dans un sac plastique lesté. Une exécution qui témoigne de toute la haine que suscite encore parfois ce fauve mythique.

Depuis les Alpes, le loup a sauté sur le Massif Central, puis la Montagne Noire, et enfin les Pyrénées où il est arrivé au tout début de notre siècle.

Jusqu'à maintenant, il s'était cantonné aux Pyrénées Orientales. Prudemment. Le nombre des indemnisations versées pour des prédations dues au loup dans ce secteur est extrêmement faible. Mais le loup semble bien décidé à coloniser les Pyrénées. Et pas grand-chose ne pourra l'en empêcher. Ce qui effectivement, risque de poser problème. La grosse différence, cependant entre le loup et l'ours, c'est que, même s'il est protégé, le loup n'est pas directement menacé d'extinction. Alors, s'il exagère, le croque-mouton risque fort de se retrouver un jour face aux louvetiers. Les amis du Petit Chaperon rouge.

Loup en ariège 01

Les loups sont de grands voyageurs

Jean-Luc Fernandez et les chasseurs ariégeois s'interrogent sur les capacités de déplacement des loups. Et s'étonnent que ces animaux aient pu venir des Alpes jusque dans les Pyrénées. « Les loups se déplacent très vite et sans problème, répond Gilbert Simon, le président de Férus, association de protection des grands prédateurs (Ours, Loup, Lynx). Tout le contraire de certains animaux, comme les cerfs, qui sont très timides. Même quand on leur construit des passages, au-dessus des autoroutes, par exemple, ils ont du mal à les franchir. Le loup, lui, passe partout où l'homme passe. Les ponts, les routes, rien ne les arrête. »

Les loups qui colonisent l'Hexagone viennent tous des Abruzzes, des montagnes italiennes assez peu éloignées de Rome. En remontant les Appenins, ils ont réussi à atteindre les Alpes italiennes, puis le Mercantour en 1992, date officielle du retour du loup en France. Et de là, ils ont poursuivi leur chemin vers le Massif Central, en traversant la Vallée du Rhône. Certains sont remontés vers le nord et le Puy de Dôme, d'autres ont longé la Montagne Noire et ont gagné les Pyrénées Orientales où ils sont arrivés en 2001-2002. On a même réussi à « tracer » le voyage de certains d'entre eux :

> Un loup mâle identifié dans les Pyrénées espagnoles en 2000 était présent entre 1996 et 1998 dans le Mercantour, au sein de la meute Vésubie-Tinée.

> Une louve, identifiée en 2003/2004 dans le massif du Carlit, était présente en 2001/2002 dans le massif du Queyras (Hautes-Alpes).

> Un loup mâle identifié dans les Pyrénées-Orientales en 2006 était présent dans la meute italienne de Basse Stura jusqu'en 2005. Belles trottes !

Loup en ariège 02

Le chiffre : 7

7 loups > comptabilisés dans les Pyrénées Orientales. Ils y sont arrivés il y a une dizaine d'années en provenance des Alpes, via le Massif Central. Ce sont certainement eux qui ont poussé jusqu'en Ariège.

« Ours, lynx, vautour et maintenant loup : nous avons désormais en Ariège l'ensemble des grands prédateurs ! » Jean-Luc Fernandez, président de la fédération de chasse de l'Ariège.

Traces de loup Italien

Traces de loups dans la neige italienne

« Ce retour est inéluctable »

Les chasseurs ariégeois signalent la présence du loup dans la vallée d'Orlu, cela vous semble-t-il possible ?

Gilbert Simon, président de Férus (protection des grands prédateurs). La présence du loup est relevée depuis 2002 dans le massif du Carlit. Depuis l'hiver 2007/2008, ce massif est même la seule zone de présence permanente du loup dans les Pyrénées françaises. Or, le secteur de Mérens-les-Vals constitue le versant ariégeois de ce massif. Toutefois, jamais plus de deux individus n'ont été identifiés dans ce massif.

Les chasseurs s'étonnent que des loups puissent venir d'aussi loin… et pas de l'Espagne toute proche ?

Six individus ont été identifiés génétiquement dans les Pyrénées-Orientales. Parmi ces individus, trois avaient déjà été identifiés, quelques années plus tôt, dans les Alpes : ils se sont donc bel et bien déplacés ! Les jeunes loups sont capables de déplacement sur de très grandes distances à la recherche d'un territoire (déplacements de plus de 1 000 kilomètres déjà documentés en Europe). De plus, contrairement à ce qu'on pourrait croire, les populations espagnoles les plus proches se situent au nord-ouest du pays à grande distance des Pyrénées-Orientales. Aussi, la distance est similaire entre les Alpes françaises et les Pyrénées-Orientales qu'entre les Pyrénées-Orientales et les populations ibériques les plus proches.

Que pensez-vous de cette réapparition du loup dans le massif pyrénéen ?

Ce retour est inéluctable. On ne pourra pas l'empêcher… Mais en ce qui nous concerne, nous, association de protection de la nature, nous pensons qu'il y a déjà assez de difficultés dans les Pyrénées avec l'ours sans en rajouter avec les loups. Car s'il s'implante réellement, le loup risque de causer beaucoup plus de dégâts que le plantigrade. Cela ne veut pas dire que nous sommes favorables au braconnage, ou au recours aux vieilles méthodes pour le faire disparaître : il faudra malgré tout le traiter avec égard.

Loup Italien

Du côté des chasseurs

« Nous voulons savoir d'où ils viennent »

Jean-Luc Fernandez est le président de la Fédération de Chasse de l'Ariège et également le président de la toute nouvelle association Ariège Ruralité, destinée à donner la parole au monde rural.

Averti de la présence du loup en Ariège, il monte au créneau :

On vous a donc signalé la présence de loups dans le secteur d'Ax-les-Thermes ?

Oui, c'est une population de loups qui est installée et qui a commis des dégâts sur les secteurs d'Orlu, d'Orgeix, et aux Bézines. Des collègues de la fédération de chasse les ont vus avec leurs jumelles. Et les techniciens de l'Office national de la Chasse et de la faune sauvage ont confirmé cette présence avec des analyses ADN. Les loups sont là de manière continue

Cela vous inquiète ?

Ce qui est inquiétant c'est que nous en Ariège, nous avons désormais la totalité des prédateurs possibles. Le loup, l'ours, le lynx (on en a aperçu) et le vautour ! Car cet oiseau n'est plus seulement un charognard, il s'attaque aussi aux bêtes vivantes.

Nous allons d'ailleurs demander des explications au préfet.

Pourquoi souhaitez-vous des explications ?

Nous souhaitons, par exemple avoir des éclaircissements sur les parcs à loups qui existent dans la région. Nous aimerions comprendre comment ces animaux sont élevés, les entrées, les sorties, ce que deviennent leur progéniture, comment tout cela est géré, par qui c'est contrôlé…

Vous laissez entendre que des loups peuvent s'en échapper ?

Je ne veux rien laisser entendre du tout et je n'accuse personne. Seulement, nous les chasseurs, nous connaissons bien la nature. Et nous avons du mal à nous imaginer que des loups puissent venir aussi facilement qu'on nous le dit depuis les Alpes ou les Abruzzes, en passant par le Massif Central, comme on nous le raconte. Ainsi, pourquoi est-ce que nous avons des loups qui viennent d'Italie, alors que les loups espagnols eux, ne viennent pas ? Ce sont toutes ces questions que se posent les chasseurs et au-delà, le monde rural ariégeois. Nous souhaitons que tout cela soit éclairci.

 

Une première meute de loups dans les Pyrénées ?

Loup en ariège 04

Dernière minute ! Après renseignements auprès du Réseau Loup de l’ONCFS, chargé du suivi de l’espèce en France, aucune meute de loups n’a été confirmée. Voir les détails ci-après :

 

Venu des Alpes, le loup est de retour officiellement dans les Pyrénées (confirmation génétique) en 1999. Toutefois, ils ne sont que quelques individus à fréquenter la partie orientale des Pyrénées, côtés français et espagnol. En hiver 2007-2008, le massif du Carlit  devient la 25éme Zone de Présence Permanente en France (c’est à dire zone où la présence du loup est confirmée pendant au moins 2 hivers consécutifs)  et la 1ère hors du massif alpin. Jusqu’à présent aucune meute n’avait été observée dans les Pyrénées.

Selon le journal Libération du 27 juillet 2010, ça serait désormais chose faite !  Ainsi a déclaré Chantal Jouanno : «Nous avons désormais la confirmation de la présence d’une meute dans les Pyrénées-Orientales ».

A suivre. Attendons quand même confirmation par le réseau loup de l’ONCFS.

Source : Libération

 

Ils hurlent avec les meutes pour compter les loups

Loup en ariège 03

Article publié dans la journal La Provence du 19 août 2010

Dans les Alpes, des agents spécialisés sont chargés de surveiller l'évolution des meutes de loups

comptage des loups en france

Dans le Grand Coyer, les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ont recueilli des traces ce printemps. L'été, ils hurlent pour compter les loups.

Avec les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), Dominique Melleton hurle dans les montagnes. "Nous voulons provoquer les hurlements des louveteaux pour savoir si la meute a connu des naissances, explique-t-il. Le suivi des loups fait partie de nos missions." Comme les constats d'attaques de troupeaux pour lesquels le responsable de l'ONFCS a recruté deux CDD cette année.

Les observations, les relevés de traces, les poils et excréments ont permis de déterminer les zones de présence permanente des loups. Sur les 21 établies en France depuis le retour naturel des meutes il y a douze ans, on en dénombre 6 dans les Alpes-de-Haute-Provence, 5 dans les Hautes-Alpes, deux dans la Drôme et une dans le Var. Avec des difficultés à suivre des animaux qui se déplacent beaucoup et dont on perd la trace.

"Le terrain des Alpes-de-Haute-Provence, moins urbanisé, avec moins d'axes routiers que la Savoie, et des zones très peu peuplées, convient particulièrement bien au loup, même s'il s'adapte à tout et bouscule toutes les pratiques", constate Anne Dumé, en charge du pastoralisme à la direction des territoires. Comme sa mission est de permettre la cohabitation entre les éleveurs et le loup protégé, cela devient complexe.

Les bénévoles du programme Pastoraloup viennent en appui du dispositif de protection des bergers, déjà important. Mais dans la région, avec des troupeaux très conséquents, les failles existent. Et les éleveurs réclament des tirs de défense moins réglementés pour tuer les loups. "Cela ne réglera pas forcément le problème, reprend Anne Dumé. On a vu des cas où, après avoir perdu un individu dominant, la meute désorganisée faisait plus de dégâts ensuite. Il n'y a pas de solution idéale."

On met toujours en avant la meilleure cohabitationdes moutons avec leurs bergers dans les montagnes espagnoles, avec des loups bien plus nombreux mais, là-bas, les troupeaux sont plus réduits et le loup n'est pas protégé partout. "Il y a des permis de chasse qui sont vendus très chers", indique Anne Dumé.

Même si c'est politiquement incorrect, pourquoi ne pas confier alors la régulation de la population de loups aux chasseurs ? "Il y a trop peu de loups en France pour permettre des prélèvements raisonnables", conclut Jean-Luc Borelli, de l'association de protection Ferus. Fin

Loup en ariège 07

Communication :
Entre les meutes

Leur moyen de communication est le hurlement, ils poussent des cris. Les loups hurlent entre autres pour se rassembler et maintenir une cohésion dans le groupe. Leurs gémissements avertissent également les loups aux alentours de la présence de la meute, afin de prévenir contre les intrusions. Tout comme les gémissements, les hurlements sont composés de plusieurs harmoniques ce qui donne l'impression que la meute qui hurle est beaucoup plus nombreuse qu'elle ne l'est réellement. Il arrive parfois qu'un loup solitaire hurle pour se signaler à un conjoint potentiel. Chaque loup a une fréquence vocale distinctive. Rarement, certains loups peuvent présenter le même hurlement. On peut enregistrer les hurlements d'une meute et développer des algorithmes pour décomposer le signal sonore. Ces algorithmes peuvent attribuer à chaque animal ses vocalisations propres.

Un autre sens utilisé pour la communication externe chez le loup est l'odorat. Ses facultés olfactives supérieures à celles de l'homme lui permettent de distinguer l'odeur de ses congénères. Il utilise ainsi des marquages au sol tel que l'urine ou les fèces (excréments). Ces marquages servent à délimiter son territoire ainsi qu'à donner des renseignements sur lui-même, par exemple tel que l'état sexuel (hormonal) des femelles pendant la période de reproduction.

Loup en ariège 08

Entre les individus au sein de la meute

Les loups utilisent tout un éventail de grognements, gémissements et brefs aboiements pour communiquer entre eux au sein de la meute que ce soit pour exprimer la peur, l'anxiété, la domination ou la soumission, la protestation ou encore pour jouer ou avertir la meute de la présence d'un intrus.

Les loups ajoutent à ces signaux sonores des signaux visuels, principalement par l'expression de leur visage, leur posture leur mouvements et la position de leur queue. Un loup dans un état agressif aura par exemple le regard fixe, les babines retroussés, les crocs apparents, se tiendra droit les poils du dos hérissés et la queue levée pour chercher à impressionner. Inversement, un loup en état de soumission se fera plus petit, le regard fuyant et les oreilles baissés, la queue entre les jambes. Le loup peut en cas de soumission passive, rouler sur le dos et exposer sa région génito-anale afin de montrer qu'il est le dominé à l'autre loup.

En plus des marquages au sol, l'odeur laissée par un loup s'il se roule sur la neige ou se frotte contre un arbre sera comme une « carte de visite ». Le loup sécrète de nombreuses substances odorantes : à la base des poils, des pattes, au niveau de la région génito-anale.

Il reste une part de mystère dans la communication chez le loup, notamment sur les fonctions exactes du hurlement bien que sa fonction première soit après le plaisir, la réaffirmation des liens qui unissent les loups du clan. La communication tactile (par exemple : le contact physique du museau du louveteau sur les lèvres d'un aîné pour régurgiter de la nourriture) et la communication gustative sont également encore peu étudiées.
Loup en ariège 06

Avec les hommes

Le loup est un animal sauvage doté d'instincts précis lui permettant d'exceller dans la vie sauvage. Domestiquer le loup nécessiterait une sélection permettant de limiter les instincts les plus incompatibles avec une vie domestique, ce qui nécessiterait de nombreuses générations comme cela fut le cas pour le chien.

Le cas le plus fréquent pour l'apprivoisement se fait via une imprégnation, où l'humain se substitue aux parents en élevant le louveteau, ou, comme pour les chiens, en mettant fréquemment le louveteau au contact d'humain durant ses premières semaines. Le comportement de l'animal demeure foncièrement différent de celui du chien, ce qui est source éventuelle de danger et d'autres problèmes.

D'autres personnes tentent de "minimiser" ce comportement typique du loup en hybridant chien et loup. Il demeure que, dans les deux cas, loup apprivoisé ou hybride, ces animaux ont une faible crainte de l'humain et du fait d'un comportement très spécifique, auquel en général les humains ne sont pas habitués, des incidents ou des accidents graves peuvent survenir. Ainsi, aux USA, entre 1986 et 1994, ont été répertoriés plusieurs cas d'enfants mutilés dont 9 cas ayant entraîné la mort de l'enfant. Ces pratiques sont déconseillées entre autres par l'IUCN Wolf Specialist Group.

 

Dernière info, publiée dans le journal La Dépêche du 7 janvier 2011 - Dominique Delpiroux

6 naissances d'ours dans les Pyrénées :

oursons nés dans les pyrenees

C'est plutôt de la layette rose que vont tricoter les mamans ourses : les analyses viennent de tomber, et il y a cinq femelles parmi les six oursons nés récemment. Plutôt une bonne nouvelle pour la survie de l'espèce.

Il va peut-être se sentir un peu seul pour jouer au foot ou à la bagarre, au milieu de cette bande de filles. Lui, c'est le seul ourson mâle, né dernièrement dans les Pyrénées. Car dans les six dernières naissances, cinq sont des femelles. Voilà ce qu'indiquent les analyses qui viennent d'être réalisées avec l'ADN des nouveaux venus.

Alors, récapitulons : dans la famille Hvala, les deux petits nés en 2009, et que l'on avait appelés Noisette et Nheu (ce qui veut dire neige, rappelons-le) sont toutes les deux des femelles. Pour 2010, on sait que quatre petits sont nés. Dans la famille Caramelles, nous avons eu un garçon et une fille qui sont nés en Couserans (Ariège). Et enfin dans la famille Bambou, nous avons deux oursonnes, qui elles sont nées en Espagne, dans le Val d'Aran. A noter que notre Bambou est plutôt précoce : d'habitude, les femelles n'ont leur première portée qu'à quatre ans et là, Bambou n'était âgée que de trois ans.

« Ces naissances sont bien sûr une bonne nouvelle, assure Alain Reynes, directeur de Pays de l'Ours Adet. Car le nombre de femelles est capital pour la reproduction. Le hasard a donc plutôt bien fait les choses, et cela laisse augurer d'une évolution favorable à court terme. »

Mais pour Alain Reynes, pas question de se réjouir trop vite.

« Tout d'abord, l'effectif reste trop faible pour assurer vraiment une pérennité de l'espèce. Et puis il y a un autre problème, c'est la consanguinité. Depuis 1998, Pyros est le père de quasiment tous les oursons qui sont nés dans les Pyrénées. » Il y aurait dans cette nouvelle population comme un zeste d'inceste…

Voilà pourquoi les défenseurs de l'ours continuent d'attendre avec impatience un peu de sang neuf. Celle-ci pourrait intervenir avec l'introduction d'une ourse femelle dans le noyau ouest, où pour l'instant, il n'y a que deux mâles, qui devraient être ravis d'accueillir une belle étrangère venue des Pays de l'Est. En préalable à cette opération, une enquête a débuté le 26 décembre dernier dans plus de 900 communes des Pyrénées.

Il s'agit de recueillir les opinions des habitants concernés. Une enquête sur fond de querelle inextinguible entre les « pro » et les « anti » ours. Si une nouvelle ourse arrive en Béarn, le problème de la consanguinité restera entier dans le noyau central, où pour l'instant, Pyros règne sur son harem.

 

 

L'HIVER AU TEMPS DES LOUPS AU PAYS DE SAULT, voici divers témoignages récoltés en 1998 et publiés dans le journal L'Indépendant de l'époque !

 

Vers 1850 le loup était présent sur le plateau de Sault. A une époque où cet animal reconquiert le territoire, il est bon de rappeler certaines anecdotes. Cependant, il est nécessaire de démystifier les légendes. Pas si mauvais que cela, mais quand même carnassier, cet animal attaque pour se nourrir et en premier lieu les bêtes malades ou isolées, rarement l'homme.

En 1864, il y avait des loups en Pays de Sault, Madame Élise Fontvieille de Mazuby, douée d'une excellent mémoire raconte :

"Un nommé Candille revenait à pieds de la scierie Lacroix à Mérial. Après avoir emprunté la vallée du Rébenty, passé par les "Bessines", Labau et chemin de Cagnes, il s'aperçut qu'il était suivi par un loup. Notre homme avait peur, cependant il tenait à arriver au village avec les quelques planches qu'il portait sur son dos. Pas très rassuré, rendu devant sa maison, il lâcha bruyamment son chargement pour se dépêcher d'ouvrir sa porte. Le bruit des planches heurtant le sol fit sursauter le loup qui s'éloigna et Candille put rentrer dans son domicile".

 

Lors du retour des veillées en plein hiver, alors que la neige abondait, il n'était pas rare que les habitants aperçoivent des loups rodant dans le village et hurlant à la lune. Un musicien revenant la nuit de Bélesta, par la forêt de la "jasse" était lui aussi, suivi par plusieurs loups. Les animaux ne l'attaquaient pas, mais ne le quittaient pas d'un pouce. A un moment, notre homme trébucha et les cymbales qu'ils portaient firent du bruit. Les loups eurent peur et firent un écart. Le musicien leur dit alors en patois : "si té cal musico per té fé paou, ja t'en vaou fé !" (si la musique te fait peur je vais t'en faire) et les loups s'enfuirent.

 

La famille Olive, originaire de Mazuby avait un gros troupeau de brebis. C'était l'époque où pour fumer un champ, on clôturait celui-ci à l'aide de claies en bois de pin, appelées "Clièdes". Cela se passait au Sarrat d'en Crémy au-dessus du rocher de Souquiès ou au Campas où de jolies terres étaient en culture. Toute la nuit, et à tour de rôle, chacun des deux bergers surveillait le troupeau et faisait du feu pour éloigner les loups.

 

Un douanier en service à La Cabanasse, dans les Pyrénées Orientales, rejoignait souvent Mazuby par les montagnes de Bentaïoles et Ourthizet. Il n'était pas rare qu'il voit un ou plusieurs loups.

 

A Espezel, ces animaux hurlaient la nuit au pied des maisons. Un nommé Jean-Baptiste Pousse, facteur de profession, nous racontait que pour faire taire ces hurlements, ses parents étaient obligés de leur jeter du pain ; cela se passait dans le Barry d'Amout.

 

Petit à petit, les loups victimes d'une lutte acharnée, ont disparu …


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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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