Partager l'article ! LES MOISSONS AU PAYS DE SAULT EN AUDE, 1ère partie: Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé ...
Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé cinq articles avec des photos, qui sont étroitement liés à la vie au Pays de Sault. Je vais donc vous proposer ces cinq reportages intéressants, après avoir réalisé le montage et la mise en forme sur le site.
Voici, les sujets qui seront successivement présentés : "les maisons de bois", "l'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault", "Les cafés et épiceries de jadis à Belcaire", "l'agriculture de montagne en Aude" et "les moissons au Pays de Sault en Aude".
Si vous possédez des photos, par exemple de vos grands parents travaillant aux champs ou si vous voulez apporter des informations, témoignages, photos sur ces sujets, même après la diffusion je peux compléter l'article. C'est le moment d'ajouter votre pierre à l'édifice ... et de faire vivre votre patrimoine !
Pour me Contacter : jp@belcaire-pyrenees.com
Voici le cinquième et dernier reportage de la série, signé "Gens de Belcaire" LES MOISSONS AU PAYS DE SAULT EN AUDE, 1ère Partie :
je suis obligé pour ce reportage aussi de le décomposer en 2 parties vu le nombre de photos (plus de 180) documentant ce reportage afin d'éviter un téléchargement trop long :
Je vous rappelle par ailleurs, que les petites photos, vous pouvez les agrandir en cliquant simplement dessus .
"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France"
Maximilien de Béthune, duc de Sully, pair de France, (1559-1641) est un ministre d'Henri IV, roi de France et de Navarre.
Henri IV comprend vite qu'il ne peut confier les finances du royaume qu'à l'homme qui administre si bien ses propres affaires. Il le nomme en 1596 au Conseil des Finances puis, vers 1598, surintendant des finances. Sully remet alors de l'ordre dans les comptes, en créant en 1601, une Chambre de justice destinée à lutter contre les malversations financières.
Il va pousser les paysans à produire plus que nécessaire afin de vendre aux autres pays, pour cela, il fait augmenter la surface cultivée, fait assécher des marais.
Afin de les protéger du fisc, il interdit la saisie des instruments de labour et leur procure une remise sur les arriérés de la taille. Il va aussi faire cesser la dévastation des forêts, étendre la culture de la vigne...
Il encourage surtout l'agriculture en répétant une phrase devenue célèbre "Pâturage et labourage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou". Dans ce but, il proclame la liberté du commerce des grains, et abolit un grand nombre de péages qui sont autant de barrières entre les provinces, il ouvre de grandes voies de communication, et il fait creuser plusieurs canaux, notamment le canal de Briare qui relie la Seine à la Loire, commencé en 1604 et terminé en 1642.
LA MOISSON À L'ANCIENNE EN PAYS DE SAULT
L'association "LOU CALEL" a organisé la fête de la moissons première édition à ESPEZEL le 15 août 2009, 3 000 visiteurs à la
Fête des moissons Pour une première, ce fut une grande première. La manifestation, organisée par l'association Lou Calel, d'Espezel, a séduit ... A l'ancienne et avec savoir-faire !
"Fabuleux, magnifique ...", les membres de l'association Lou Calel ne manquent pas d'adjectifs pour qualifier la Fête des moissons qui a accueilli quelque "3 000
visiteurs", samedi 15 août 2009, à Espezel. Organisateurs de la manifestation, ils semblent ne pas revenir, encore aujourd'hui, de son succès retentissant.
A
l'ancienne. Il faisait bon se promener, en ce 15 août, au coeur de ce charmant village du Pays de Sault. Dès le matin, "Les Tradadous", groupe folklorique, emmenaient le cortège des tracteurs,
boeufs et autres charrettes vers les champs. C'est là que le grand spectacle, pourtant reflet de la vie d'antan eut lieu... Pour le plus grand bonheur des petits, mais aussi et surtout des
grands : "Je me rappelle avoir vu faire mes grands-parents quand j'étais enfant". C'est une foule nostalgique, mais tellement heureuse qui a vu se dérouler le fauchage des blés, à
l'ancienne. Les lavandières en avaient laissé leur linge au lavoir, pour profiter de l'instant ... Tandis que, ragaillardies par tant d'enthousiasme, les autochtones reprenaient les gestes
d'autrefois et liaient les gerbes de blé, avec autant de dextérité qu'il fut un temps.
Ravis. Plus de 320 repas ont été servis, à midi, par l'association. Sans compter les restaurants, pleins à craquer et qui refusaient du monde. De nombreux commerçants ambulants proposaient
également des plats, sur place ou à emporter. "Le pizzaïolo a dû fermer son camion, ayant écoulé son stock".
Les membres de Lou Calel étaient "ravis". Comme les bambins ont pu l'être, plongés dans le bassin du village pour récupérer les truites, non plus à la ligne, mais à la main.
L'après-midi a également été l'occasion d'assister au dressage de chiens de bergers. "Alors que le technicien devait rester deux heures, il a finalement proposé 5 h de démonstration".
Le potier n'en revenait pas de vendre autant, tandis que le forgeron exposait son savoir-faire. "Les spectateurs étaient fous de voir le fonctionnement si particulier du manège à
boeufs".
Cela s'appelle une journée bien remplie ! Un partage. Pour sa grande première, on peut dire que la Fête des moissons a fait carton plein. "Les gens nous félicitent encore,
nous sommes très contents". Les membres de Lou Calel précisent : "Ce qui nous a touchés, c'est que l'événement a rassemblé les villageois de l'ensemble du Pays de Sault. Nous
remercions la communauté de communes et le maire d'Espezel pour leur participation, ainsi que les maires des villages alentours, nombreux à avoir été présents à nos côtés en cette journée si
importante pour l'association".
D'ores et déjà, le rendez-vous est pris pour une 2 ème édition, en 2011. Pour 2010, est prévue la fête des estives, fête de l'élevage fin octobre 2010 (contact tél : 04.68.31.11.82) ... C.
V.
Vêtements traditionnels des paysans et/ou agriculteurs du Pays de Sault.
En agriculture, la moisson est la récolte de plantes à graines, principalement les céréales. Le terme s'emploie préférentiellement
pour les céréales à paille (blé, orge, avoine, seigle) ; pour le maïs on parle plutôt de récolte.
Par extension, le terme s'emploie également pour certaines cultures industrielles, notamment les oléagineux dont la récolte se fait à l'aide des mêmes machines. Il désigne aussi la période pendant laquelle se fait la moisson, et le produit de cette récolte.
La moisson s'est longtemps faite de manière manuelle, à l'aide de faux, de faucille ou de sape, et c'est encore le cas dans certaines régions moins avancées. La moisson manuelle consistait à confectionner des gerbes qui étaient entassées en meules, dans l'attente de l'opération suivante, le battage, consistant à séparer le grain de la paille. Ces opérations étaient assez pénibles et coûteuses en main d'œuvre, forçant les paysans à se regrouper pour disposer des moyens nécessaires à la réaliser dans les temps impartis.
Il est fier le Belcairois sur son tracteur.
L'apparition de la faucille remonte au néolithique. Les premiers agriculteurs inventent un instrument composé de plusieurs lames de silex insérées et collées avec de la résine dans la courbure d'une branche. Cette forme demi-circulaire, pratique pour grouper les tiges de céréales puis les trancher en manœuvrant la lame vers soi, sera pérennisée pour la fabrication des outils façonnés en bronze puis en fer.
Dans les civilisations agraires la faucille s'impose souvent comme symbole de la moisson et de la terre nourricière. L'iconographie antique et médiévale est riche de cette prédominance dans l'outillage rural. Le faucilleur prend un faisceau de blé sous les épis dans une main, et de l'autre, « scie » les tiges avec la lame finement dentée.
A partir du 18 ème siècle cet outil va progressivement décliner en occident au profit de la faux. Cette dernière, déjà connue pour couper le foin, est sans conteste plus expéditive pour les moissons, notamment lorsqu'elle est armée d'un râteau à javeler.
Cependant plusieurs facteurs vont faire perdurer l'usage de la faucille jusqu'au 20 ème siècle. Beaucoup moins onéreuse que la "faulx", l'instrument se maintient dans les petites exploitations ainsi que dans les contrées où la main d'œuvre est suffisamment abondante et bon marché; d'autant que l'on peut en confier le maniement aux femmes, aux enfants et aux vieillards. On privilégie également la faucille dans les champs médiocrement aplanis, où le bon faucheur refusera de casser le taillant de sa faux ou de sa sape. Enfin et surtout, la théorie agronomique qui reproche à ces deux derniers outils de secouer trop violemment les grains, pouvant causer une perte jusqu'au trentième de la récolte, restera, comme la mémoire des disettes, tenacement ancrée dans les esprits. Notons qu'en 1922, alors que les faucheuses et les moissonneuses se perfectionnent depuis plusieurs décennies, le Larousse Agricole admet, en décrivant notre instrument, que "lorsqu'il s'agit de couper des plantes dont les graines mûres tombent aisément, telles que le colza, on maintient encore son usage".
On ne peut consacrer un article à la faucille sans citer son proche cousin le volant. Cet outil se manie différemment car sa lame, plus grande et plus épaisse, est rarement posée mais le plus souvent projetée sur les tiges; il résulte de cette action le même inconvénient d'égrenage des céréales décrit ci-avant.
Du blé à l'herbe la faucille perd ses dents et se fait plus légère. Rarement employée pour la fenaison si ce n'est sur de faibles étendues, elle est surtout associé à la ration des lapins prélevée dans la parcelle de luzerne ou sur le bord des chemins et les talus. Sa lame unie se bat comme celle de la faux, sur une enclumette, et s'aiguise avec une pierre.
Il existait jadis de nombreux modèles de faucilles. Les lames, pouvant être coudées et renforcées par une côte, varient par leur longueur, largeur, épaisseur, ouverture de l'angle. Certaines sont spécialement conçues par le taillandier pour les betteraves, les fèves, le maïs, la bruyère, les roseaux, le pastel des teinturiers, et bien d'autres plantes qui par leur nature dicteront les caractéristiques de chaque outil. Cette diversité artisanale puis industrielle s'est estompée dans le deuxième quart du 20° siècle du fait de la mécanisation agricole.
LA FAUX, est un outil manuel utilisé en agriculture et en jardinage pour faucher l'herbe et récolter les céréales. La faux est formée d'une longue lame effilée (60 à 90 cm) et arquée, fixée perpendiculairement sur un manche relativement long (140 à 160 cm) muni de deux poignées, l'une à mi-hauteur et l'autre à l'extrémité opposée à la lame.
La traditionnelle fourche et râteau en bois, la faucille, et la pierre à aiguiser (photo de droite)
D'abord utilisée pour couper l'herbe, la faux ne remplaça la faucille pour la récolte des céréales qu'à partir du XVI ème siècle. Son usage a fortement régressé depuis l'apparition des faucheuses mécaniques puis des moissonneuses-batteuses. On a longtemps cru que la faux était apparue vers le XII ème siècle en France. Elle est en réalité beaucoup plus ancienne : En 2007, au cours de fouilles précédant la construction de l'Autoroute française A19, il a été découvert à Chevilly, dans le département du Loiret, une lame de faux gauloise datant du III ème siècle avant notre ère, soit plus de 1000 ans plus tôt.
Utilisation de la faux :
Le fauchage requiert un apprentissage spécifique ; il s'effectue par un balancement régulier des deux bras tout en maintenant la lame bien horizontale à la hauteur voulue.
Le faucheur doit fréquemment aiguiser sa lame (toutes les 15 mn ou 30 mn, suivant la résistance des végétaux coupés et la qualité de la lame), grâce à une pierre à aiguiser rangée dans un étui à pierre à faux ou coffin, qui est traditionnellement porté à la ceinture. Cette opération répare les plus fines atteintes au tranchant de la lame et, comme tout aiguisage, enlève une petite partie de métal (ébavurage).
Les moissons au Pays de Sault dans les années 1920, l'affûtage de la lame avec la pierre à aiguiser
De temps en temps (environ 12 h de fauche) il doit "battre" sa faux avec un marteau et une petite enclume nommée enclumette, Cette opération est en fait un forgeage à froid destiné à affiner le tranchant, réparer les microfissures, combler les trous laissés par les éclats de métal partis, ainsi qu'à orienter les molécules d'acier dans le meilleur sens pour la coupe. Cette opération modèle le métal sans en enlever. Elle est toujours suivie d'un nouvel aiguisage à la pierre.
Faux à javeler pierre, porte pierre, enclume et marteau. Enclumes anciennes pour rabattre une faux
Cette photo représente tout un
symbole du monde paysan à mon sens, le semeur Jean-Émile TOUSTOU dit Marcou à Trassoulas dans les années 1950 (photo fournie par Justin de Belcaire 2009)
D'abord utilisée pour couper l'herbe, la faux ne remplaça la faucille pour la récolte des céréales qu'à partir du XVI ème siècle. Son usage a fortement régressé depuis l'apparition des faucheuses mécaniques puis des moissonneuses-batteuses.
Fête des moissons à Roquefeuil
Les photos ci-dessous vous montre la réalisation du lien, de la gerbe, et du gerbier.
Réalisation du lien
Réalisation de la gerbe
Gerbes liées
Le gerbier terminé
La première étape de la mécanisation est intervenue avec l'invention de la moissonneuse, inventée aux États-Unis par Cyrus McCormick en 1831, qui assurait la coupe des tiges grâce à une barre de coupe mécanique. Puis vint vers la fin du XIX ème siècle la moissonneuse-lieuse, machine tractée à l'origine par des chevaux qui permettait de couper les tiges et de les lier en gerbes. La mécanisation du battage s'est faite grâce à l'emploi de batteuses fonctionnant à poste fixe. Puis sont apparues les moissonneuses batteuses combinant les deux opérations réalisées simultanément sur le champ.
Du premier coup de faucille à l'enlèvement de la récolte, la moisson traditionnelle s'accompagne ou s'accompagnait dans toutes les cultures de rituels divers : en Europe, par exemple, les rituels liés à la dernière poignée d'épis, la dernière gerbe, la dernière charrette, le repas de clôture de moisson, les croix de moisson, la messe des blés.
La faucheuse
d'antan
La mécanisation arrive !
C'est l'américain Cyrus McCormick qui obtint le brevet de la moissonneuse mécanique, en 1834. Un autre américain, Hiram Moore obtint le brevet de la moissonneuse-batteuse la même année. En 1866, Célestin Gérard construit la première batteuse mobile de France.
La moissonneuse-lieuse est une ancienne machine agricole, qui améliorait la moissonneuse. Cette machine fut inventée en 1872 par Charles Withington. Comme la moissonneuse elle fauchait les tiges des céréales, mais en outre elle permettait de les lier automatiquement en gerbes. Celles-ci étaient entassées ensuite en meules de façon à assurer le séchage des épis pendant plusieurs jours avant le battage qui se faisait à poste fixe.
La machine inventée par Withington utilisait du fil de fer pour lier les gerbes. Cela posa divers problèmes, car le fil de fer était ingéré par le bétail, endommageait les meules des moulins, et causa des accidents aux mains des agriculteurs, et très rapidement William Deering mit au point un modèle utilisant de la ficelle tandis que John Appleby inventa un lieur.
Les premières moissonneuses-lieuses étaient tractées par des chevaux et actionnées par un barbotin (sorte de
roue dentée). Par la suite, les chevaux furent remplacés par des tracteurs. Elles étaient équipées d'un moulinet-rabatteur et d'une barre de coupe analogues à ceux que l'on trouve à l'avant des
moissonneuses-batteuses.
Les tiges fauchées tombaient dans une toile qui les convoyait en arrière vers le mécanisme lieur. Ce dernier formait les gerbes et les liait à l'aide d'une ficelle. Une fois celle-ci nouée, la
gerbe était déversée au sol à l'arrière de la machine.
Avec l'apparition de la moissonneuse-batteuse qui a remplacé définitivement la batteuse, la moissonneuse-lieuse est devenue obsolète. Certaines céréales, comme l'avoine sont encore récoltées et mises en andains à l'aide d'une faucheuse. Généralement, notamment pour le blé, la coupe et le battage sont exécutés en une seule opération grâce à la moissonneuse-batteuse.
La moissonneuse-lieuse tractée par des vaches à la fête des moissons de Roquefeuil
La moissonneuse-lieuse tractée par un tracteur à la fête des moissons d’Espezel en août 2009
En agriculture, le battage est une opération consistant à séparer de l'épi ou de la tige les graines de certaines plantes, le plus souvent des céréales. Les techniques employées ont évolué au cours du temps et varient selon les aires géographiques. Le battage peut être réalisé manuellement à l'aide d'un fléau, et depuis la fin du XIX ème siècle à l'aide de batteurs mécaniques incorporés dans une batteuse à poste fixe ou une moissonneuse-batteuse, dont l'emploi s'est généralisé dans les pays industrialisés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Il existe d'autres opérations voisines, le dépiquage, à l'aide d'une planche à dépiquer ou le foulage (par piétinement humain ou animal), le chaubage, etc.
L'écrivain Pierre Jakez Hélias donne une description très complète de cette opération telle qu'elle était effectuée dans les campagnes françaises dans la première moitié du XX ème siècle. Il évoque le passage du fléau à la batteuse
Le fléau : deux bâtons liés par des courroies. Préparation des gerbes avant battage.
Le fléau est un instrument agricole utilisé pour le battage des céréales.
Il est composé de deux bâtons liés par des courroies : le plus long est le manche et est levé au-dessus de sa tête par le batteur ; le plus court vient frapper horizontalement les tiges posées sur le sol de l'aire à battre en une épaisseur de quelques centimètres ; les chocs répétés donnés avec un petit décalage dans le temps par plusieurs batteurs finissent par séparer les grains qui peuvent alors être rassemblés une fois la paille.
La récolte était donc généralement étalée dans une grange et une paire d’hommes venaient frapper la paille étendue sur le sol. Jusqu’à 10 hommes pouvaient frapper et donner jusqu’à 12000 coups par jours chacun. Le rendement était bon mais le travail était pénible et l’homme chercha encore à améliorer cette étape indispensable dans la chaîne de récolte en la mécanisant.
Battage au fléau à Caussou – Ariège en août 2009.
Retrait de l’épis ou paille, le grain de blé reste sur le tissu. Caussou – Ariège août 2009.
Les grains de blé sont recueillis dans ce tissus et ensuite passé au ventadou
Le ventadou sert à créer un vent artificiel qui permet ainsi de séparer les grains de leur enveloppe
Les grains de blé sont déposés dans la trémie
La roue du ventadou provoque un courant d’air et l’enveloppe du grain s’envole
Le blé ainsi récupéré était porté aux moulins du Rébenty pour être moulu grâce aux roues à aube
Le dépiquage "animal". Les débuts du battage : piétinement et dépiquage :
Pratiquée depuis la nuit des temps, depuis les débuts de l’homme agriculteur en Mésopotamie, le battage, c'est-à-dire le principe de séparation du grain de la plante fut, pendant des lustres, effectué de la manière suivante : On étalait sur le sol la plante coupée, on la laissait griller au soleil quelques heures, et lorsque que celle-ci était sèche et craquante, on faisait piétiner des bêtes (généralement des bœufs) avant de ramasser la paille et de récupérer le grain amassé dessous. Moyennement efficace et peu productif, le piétinement fut remplacé par le dépiquage, ou toujours sur le même principe, les cultures sèches se faisaient écraser non par des bêtes mais une pierre cylindrique ce qui augmenta le rendement jusqu'à environ 20 hectolitres de blé par jour.
C'est une méthode qui était jusqu'au début du 19ème siècle plutôt pratiquée dans le sud de la France et de l'Europe.
Selon l'encyclopédie des gens du monde, le dépiquetage animal se pratiquait généralement en plein champ sur une "aire" ou "place" de terre battue avec régularité et force. On y amenait les gerbes de céréales (dont les pailles étaient alors plus longues qu'aujourd'hui). On en coupait les liens de manière à former des cercles, où la paille occupe la partie supérieure, alors que les épis reposent sur le sol. Deux ou trois couples de chevaux, bœufs, ânes, baudets ou mulets, attachés eux à deux et les yeux bandés étaient alors guidés par un conducteur debout au centre de l'aire au moyen d'une longe assez longue. Armé d'un fouet, le conducteur faisait tourner les animaux "dépiqueurs". Aux extrémités du cercle, avec des fourches en bois des valets repoussaient sous les sabots des animaux la paille incomplètement brisée et l'épi non dépouillé de son grain.
Le cheval et la mule étaient préférés aux bœufs, leur trôt dépiquetant le grain plus rapidement. Que le nombre des couples soit de deux, de trois ou de quatre paires, selon l'importance de la récolte ou la nécessité de presser le dépiquage, on les met de front, et, L'opération pouvait durer du lever au coucher du soleil. Chaque quart d'heure, les animaux avaient droit à un court repos, avec un repos, un peu plus long aux heures des repas.
L'inconvénient de cette méthode était que la paille était systématiquement salie par les déjections des animaux et qu'elle ne pouvait alors être conservée correctement.
A Espezel en août 2009, manège tournant avec des vaches ou des chevreaux pour permettre le battage du blé
Le dépiquage au manège de Prades en Ariège (proche de Montaillou), cette opération avait lieu en septembre la plus part du temps, et les enfants mettent la main à
l'ouvrage.
Le dépiquage de la récolte de blé au Pays de Sault, ici les bêtes se sont
arrêtées pour la photo.
Le moteur à explosion arrive 1920/1930 . Caussou – Ariège août 2009.
La machine fait le travail du fléau, le grain de blé est séparé de l’épi
La paille est séparée des grains de blé.
Les grains de blés sont stockés dans ce tissu et ensuite le blé est passé au ventadou (photo ci-dessous)
Le ventadou en action
Battage, secouage et nettoyage :
Faucher la culture, la lier, la ramener à la ferme, la battre, la secouer et la nettoyer, autant d’opérations aussi longues qu’éprouvantes. C’est pourquoi toujours dans sa volonté de simplifier le travail, l’homme, en supprimant les étapes, ou plutôt en les regroupant (Le batteur avec les secoueurs (vers 1843) et à la même époque, l’incorporation du tarare) fit évoluer son parc matériel de manière flagrante. C’est pourquoi l’on voit apparaître dès fin du XIX ème siècle, des trépigneuses (genre de tapis sur lequel un cheval marche pour entraîner l’ensemble batteur-secoueur) et les premières batteuses (incorporant de la fonction nettoyage ou la puissance d’un cheval ne suffit plus. Entraînées par des locomobiles à vapeur d’abord, par les tracteurs ensuite, elles regroupent les fonctions battages, secouages et nettoyages auquel viendra ensuite s’ajouter le trieur à grain).
Les batteuses à poste fixes :
Apparu dès la fin du XIX ème siècle, les batteuses à postes fixes eurent beaucoup de succès surtout auprès des entrepreneurs de battages. Devenu fiable, productive et rentable à la même époque que les premiers tracteurs monocylindres, l’ensemble, auquel viendra s’ajouter plus tard les presses, furent plus que répandu dans les campagnes, si bien que les derniers modèles, métalliques, furent produits jusqu’à la fin des années 50 où la production s’arrêta, supplanté par les moissonneuses-batteuses.
Le principe du battage mécanique a été inventé en 1784 par un ingénieur écossais, Andrew Meikle. Il a permis un énorme progrès de
productivité dans l'agriculture. C'est l'américain Cyrus McCormick qui obtint le brevet de la moissonneuse mécanique, en 1834. Un autre américain, Hiram Moore obtint le brevet de la
moissonneuse-batteuse la même année. En 1866, Célestin Gérard construit la première batteuse mobile de France. Toujours en France André Grusenmeyer améliore la batteuse.
L'organe principal de la batteuse est constitué par le batteur cylindrique tournant, entouré d'une grille fixe, le contre-batteur. La récolte est engagée entre les deux pièces et sous l'effet du mouvement, les épis sont brisés et les grains ainsi qu'une partie de débris, balles et poussières, passent à travers le contre batteur. La vitesse de rotation du batteur ainsi que l'écartement entre batteur et contre-batteur sont réglés en fonction de l'état et des caractéristiques de la récolte.
La paille après avoir traversé le batteur passe sur des secoueurs qui permettent de récupérer les grains encore mélangés à la paille, qui
passent à travers un crible et rejoignent ceux récupérés par le batteur. Le mélange de grains et de balles est ensuite soumis à des opérations de nettoyage : criblage, vannage, puis un
élévateur remonte les grains nettoyés vers le haut de la machine avant qu'ils subissent un second nettoyage et de passer à l'ensachage.
En général, la batteuse qui est à poste fixe, est actionnée au moyen de poulies et courroies par une machine à vapeur fixe, ou une locomobile ou par la prise force d'un tracteur agricole. Ce système impose de rassembler la récolte, précédemment mise en gerbes puis en meules, en un seul point, généralement proche de la ferme.
La moissonneuse-batteuse réalise simultanément la moisson et le battage et a presque totalement remplacé la batteuse dans les pays industrialisés. Le principe du battage est cependant toujours le même. La moissonneuse-batteuse en supprimant toutes les manipulations intermédiaires a engendré à nouveau un important gain de productivité.
On considère que la culture des céréales a permis l'essor des grandes civilisations, car elle a constitué l'une des premières activités agricoles. En effet, en fournissant une alimentation régulière et abondante aux populations, les céréales ont permis l'organisation de sociétés plus denses et plus complexes. Ceci tient au fait que les rendements sont élevés et la conservation des graines est bonne, ce qui permet la constitution de réserves.
C'est ainsi que les civilisations moyen-orientales puis européennes se sont construites autour du blé, celles d'Extrême-Orient autour du riz, celles des peuples amérindiens autour du maïs et celles d'Afrique noire autour du mil.
En alimentation humaine ce sont surtout le blé, le riz et secondairement le maïs qui sont utilisés aujourd'hui. L'orge sert surtout en brasserie pour la fabrication du malt.
Certaines céréales secondaires sont remise au goût du jour avec le retour à une agriculture biologique, comme l'épeautre, le seigle ou l'avoine.
D'autres plantes comme le quinoa qui est cultivé traditionnellement en Amérique du Sud, ont un marché en expansion, notamment dans le secteur de l'agriculture biologique.
Les cinq céréales les plus cultivées dans le monde sont dans l'ordre le riz, le maïs, le blé, l’orge et le sorgho.
La farine est une poudre obtenue en broyant et en moulant des céréales ou des graines. La farine issue de céréales contenant du gluten, comme le blé, est un des principaux éléments de la nourriture de tous les peuples du monde. Elle est à la base de la fabrication des pains, des pâtes, des crêpes, des pâtisseries et de plusieurs mets préparés. L'activité de fabrication de la farine s'appelle la minoterie. Le meunier est celui qui l'exerce. Le lieu où l'on moud le blé est le moulin.
Les farines sont classées selon leur teneur en minéraux calculée sur la matière sèche (taux de cendre). Plus le type est élevé, plus la proportion de son est importante dans la farine, et donc moins la farine est blanche.
LA PRODUCTION :
Le fraisage de la farine est réalisé par broyage des céréales entre des pierres ou des roues d'acier. Aujourd'hui, quand on dit que la farine a été faite avec des pierres, cela signifie généralement que le grain a été fait dans un moulin dans lequel une pierre de roulement roue tourne sur une roue en pierre immobile, verticalement ou horizontalement, avec le grain entre les deux. Bon nombre de petites usines exploitant le procédé existent, certaines à manivelle et d'autres électriques. Les pierres du moulin se frottent souvent les unes contre les autres, ce qui aboutit parfois à l'effritement de la farine. La sécurité de cet aspect n'a pas été vérifiée, mais la recherche sur la dentition des squelettes médiévaux indiquent que cette forme de fraisage conduit à une usure excessive sur les dents. Les moulins à rouleaux en acier n'ont pas ce problème.
UTILISATION :
Le pain, les pâtes, les crackers, de nombreux gâteaux, et bien d'autres aliments sont fabriqués en utilisant de la farine. La farine de blé est aussi utilisée pour faire un roux. La farine de blé blanche est la base de la pâte de papier peint. C'est également à la base de certaines fabrications de papier-mâché.
INFLAMABILITÉ :
La poussière de farine en suspension dans l'air est explosive, étant donné que c'est un mélange d'une fine poudre inflammable avec de l'air. Dans les usines du Moyen Âge, les bougies, les lampes, et les autres sources de feu étaient interdites. Certaines explosions dévastatrices se sont déjà produites dans les moulins à farine.
Autrefois il y avait un moulin tout les 2 km en moyenne sur les rivières françaises.
Actuellement on atteint le maximum d'équipement possible en micro et mini centrales hydrauliques à turbines à cause des dégâts qu'elle provoque sur la faune et le milieu.
- Variations fortes et brusques de pression dans la turbine, faisant exploser les organes internes dont la vessie natatoire des poissons.
- Effets de chasse d'eau occasionnels, détruisant les frayères, minant les berges.Les turbines ont un bien meilleur rendement que les anciennes roues à aubes, typiquement de l'ordre de 60% au lieu de 30%. Mais les roues à aubes n'ont pas les inconvénients de turbines, et les faits ont démontré que des siècles d'usage de cette technologie n'ont pas détruit la faune ou abîmé les cours d'eau, au contraire. Donc il y aurait lieu de réexaminer cette technologie, peut être améliorée, pour la production d'électricité.
L'ÉNERGIE HYDRAULIQUE DOUCE :
Autrefois les moulins à eau servait à de nombreux usages, meunerie, tannerie, foulage de la laine pour fabriquer du feutre, fabrication du papier, etc..
Par contre du petit hydraulique à base de roues à aubes peut être re-développée. Autrefois, il y avait un moulin tout les 2 km sur les cours d'eau français. Les roues à aubes sont moins rentables énergétiquement que les turbines, mais ne nuisent pas à la faune, sont plus facile à construire par des artisans locaux et améliorent notre capital paysager (tourisme source de devises).
Leur usage pour la production électrique ne serait pas une hérésie.
La restauration de nombreux moulins anciens amènerait aussi un capital paysager, qui a une vraie valeur économique en France, qui est toujours une des nations les plus touristiques du
monde.
Que les roues à aubes aient un rendement inférieur à celui des turbines n'est pas grave si on peut en installer deux fois plus sans nuire à l'environnement, tout en agréant le paysage.
LE MOT "BOULANGER" est issu de l'ancien picard boulenc (datant du XII ème siècle) celui qui fabrique la boule de pain, dérivant lui-même du néerlandais bolle, pain rond.
Le saint patron des boulangers est saint Honoré.
En France, il existe 34 100 artisans boulangers, dont la production représente 70 % des ventes totales
de pain (chiffres de l'Institut national de la boulangerie-pâtisserie, 2004).
Depuis la loi du 25 mai 1998 née sous l'impulsion de Jean-Pierre Raffarin, et suite au "décret pain" du 13 septembre 1993, les dénominations "boulanger" et "boulangerie" sont
réservées aux professionnels artisans qui choisissent leurs matières premières, pétrissent la pâte, en contrôlent sa fermentation ainsi que sa mise en forme et enfin cuisent le pain sur le lieu
de vente. Les textes prévoient par ailleurs que dans ce cas, les produits nécessaires à la fabrication du pain ne doivent à aucun moment être surgelés ou congelés.
Le pétrin (photo ci-dessous à gauche) à l'origine (depuis le XII ème siècle), le pétrin était ce coffre en bois dans lequel le boulanger pétrissait la pâte à pain. Avec la mécanisation, ce coffre a été remplacé par une cuve dans laquelle un bras mélange mécaniquement la pâte et qui a pris le nom de "pétrin".
Ci-dessus certainement les derniers fours à bois Belcairois avec la voûte de Gérard et Lucien (photo de droite).
Les Belcairoises pétrirent le pain à leur domicile jusqu’en 1955/1960
PÉTRIN.
A QUOI SERT DE PÉTRIR LA PÂTE ?
Pour que votre pâte lève et vous donne une mie aérée il faut qu'elle soit étanche à l'air ; sinon le gaz carbonique dégagé à l'intérieur du pain par les levures lors de la levée s'échappe. C'est le gluten contenu dans la farine qui rendra votre pâte élastique et étanche à l'air. Mais il faut pour cela qu'il soit mélangé à votre pâte de manière homogène donc que votre pâte soit pétrie.
Le pain de campagne ou pain paysan est l'appellation donnée en France dans la deuxième moitié du XX ème siècle à certains types de pain de fabrication courante, censés posséder le goût et les caractéristiques du pain ordinaire des campagnes d'autrefois en opposition au pain à la mie très blanche et de peu de saveur qui était devenu la norme quasi-industrielle dans les décennies suivant la Seconde guerre mondiale. C'est donc un pain "Citadin" bien rarement fabriqué selon le savoir-faire traditionnel et qui ne justifie pas, au-delà de l'aspect flatteur recherché (même - comme souvent - par saupoudrage d'un peu de farine avant l'enfournage), par ses qualités gustatives et de tenue dans le temps une appellation propre.
Il peut être acheté dans une boulangerie, ou assez facilement être fait à la maison, notamment avec des paquets de farine prête à l'emploi.
Des recettes de pain de campagne traditionnel prévoient l'ajout de l'ordre de 10 % de farine de seigle par rapport au blé.
la tourne
...
Le boulanger met les pâtons en forme de baguette, de pain rond (miche) ou en forme de couronne ...

Le boulanger met les pâtons sur une couche en toile huilée pour qu'ils ne collent pas ...
Il laisse ensuite reposer 1h30 dans un meuble appelé "parisien" ...
Le boulanger monte le four à chauffer 250 degrés avec beaucoup d'humidité ...
Le boulanger enlève les pâtons de la couche et les met sur un grand plateau ...
Le boulanger signe son pain. Il donne des petits coups de lame sur les pâtons. C'est
très important pour que le pain cuise bien ...
L'ancienne boulangerie Belcairoise jusqu’en 1980 rue de la côte
Les corbeilles sommeillent aujourd'hui ...
La pâte à pain au repos avant la cuisson ...
JUJU la boulangère Belcairoise par
intérim qui remplace la boulangère momentanément indisponible ...
La boulangerie fait partie des métiers de la "bouche", le pain fait partie intégrante des repas, un bon pain, vaut tout l'or du monde !!!, le métier de boulanger est un métier ou il faut avoir un vrai savoir faire, c'est aussi un métier physique, par le fait qu'il faut ou travailler de nuit ou commencer très tôt le matin, ensuite pouvoir supporter la station "debout" à longueur de temps, savoir travailler dans une chaleur constante, avoir une certaine conscience de l'hygiène, de la rigueur, être affable avec la clientèle, le boulanger fait aussi des pâtisseries et viennoiseries . Les conditions de Travail du boulanger, se sont considérablement améliorées, avec les nouvelles techniques, four électrique, pétrin mécanique, mais il n'en reste pas moins source de fatigue. Certains boulangers, anciens ou nouveaux, pétrissent encore manuellement ou ont repris la technique du four à bois, ceci dans le l'optique de refaire le pain, comme à "l'ancien temps", car la clientèle est demandeuse de pains fait comme jadis, pendant des années, manger du pain n'était plus très à la mode ! il est revenu en force dans les menus, le pain ne fait pas grossir ! le boulanger maintenant fait des pains de toutes sortes, pain à l'ancienne, pain aux céréales, pain au son, etc... Avoir un bon boulanger dans sa ville ou son village, c'est le souhait de chacun. Il y a très peu de boulangers qui sont demandeurs d'emploi, c'est une profession ou le personnel est très recherché. Pour devenir boulanger, entreprendre une formation pour obtenir un CAP de boulangerie, ensuite si vous le voulez un BP en 2 ans de boulanger, ou encore une formation en alternance par le biais d'un contrat d'apprentissage entre un boulanger et une école, ou un contrat de professionnalisation chez un boulanger. Votre diplôme de boulangerie en poche, vous pourrez travailler chez un artisan boulanger, dans une boulangerie industrielle, devenir chef d'équipe d'une grande boulangerie, gérant, ou vous installez à votre compte, comme patron boulanger. Les bons boulangers, et il y en a, sont des passionnés, des amoureux du pain bien fait. Il faut rendre hommage à notre boulanger, sans pain, que deviendrions-nous ?
La boulangerie pâtisserie actuelle de Belcaire sur la D613
Le pain est l'aliment de base de nombreuses sociétés. Il est fabriqué à partir de farine, de sel et d'eau.
Lorsqu'on ajoute levain ou levure, la pâte du pain est soumise à un gonflement dû à la fermentation. Le pain est ainsi une mousse solide.
La farine provient principalement de céréales panifiables : blé et seigle. On peut y adjoindre, en quantité modérée des farines d'autre provenance : orge, maïs, châtaigne, noix … Les céréales panifiables se caractérisent par la présence de gluten, ensemble de protéines aux propriétés élastiques, qui permettent d'emprisonner les bulles de dioxyde de carbone dégagées par la fermentation qui permet la montée de la pâte, dite « pâte levée », et crée la mie. Sans ajout de levain ou levure, le pain est dit "azyme ".
"ÊTRE DANS LE PÉTRIN"
Signification : Être dans une situation délicate, embarrassante, d'où il semble impossible de sortir.
Origine : Le boulanger vous dira que, de son pétrin, il vous sort une pâte amoureusement malaxée avec laquelle il va pouvoir vous préparer de succulentes baguettes. Car, à l'origine (depuis le
XII ème siècle), le pétrin était ce coffre en bois dans lequel le boulanger pétrissait la pâte à pain. Avec la mécanisation, ce coffre a été remplacé par une cuve dans laquelle un bras mélange
mécaniquement la pâte et qui a pris le nom de 'pétrin'.
Nous avons ici une simple métaphore qui date de la fin du XVIII ème siècle, le contenu du pétrin étant une matière pâteuse et collante de laquelle il serait difficile de sortir si on tombait
dans un très grand récipient qui en contiendrait.
Avant d’acheter le pain à la
charmante boulangère qui va devenir une star à Belcaire, il faut préparer les champs par le labour ... Voir le 2ème partie pour connaître la suite de ce superbe reportage
...
Pour ne pas rater la seconde partie du reportage "LES MOISSONS AU PAYS DE SAULT EN AUDE, 2ème partie", c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :
--------------------------------------
Derniers Commentaires