Partager l'article ! MINERVE AU COEUR DU MINERVOIS, entrez dans l'histoire d'une tragédie cathare. 1ère partie: AU CŒUR DU MINERVOIS, MINERVE LE   ...
AU CŒUR DU MINERVOIS, MINERVE LE "ROC-CITÉ " cher à Léon Cordes (1913-1987) écrivain occitan du Minervois, inhumé à Minerve.
Voici après le reportage sur les châteaux de Lastours, celui concernant Minerve, village situé non loin de là, encore un site exceptionnel, classé parmi les plus beaux villages de France.
Entre Cévennes et Montagne Noire, Minerve est la capitale historique du Minervois.
Le Minervois doit son nom à la déesse Minerve qui, à l'époque de l'occupation romaine, était la protectrice du pagus menerbensis, un territoire adossé à la Montagne Noire qui s'ouvre à l'Est sur la Méditerranée et regarde à l'Ouest, les chemins de Carcassonne et de Toulouse. Au Moyen-âge, cette région partagée aujourd'hui entre les départements de l'Aude et de l'Hérault, fut terre d'hérésie. Elle n'était certes pas dotée de citadelles impressionnantes comme les Corbières, mais elle offrit protection aux cathares. Le Minervois, est une terre aride de vignes renommées, de garrigues et de cyprès, un véritable amphithéâtre exposé plein Sud.
Le 20 juillet 1210, cent quarante hérétiques, hommes et femmes, ont été brûlés vifs à cause de leur choix religieux. Minerve est devenue l'archétype de la cité martyre, je vous propose aujourd'hui l'histoire de cet évènement tragique :
Minerve se situe à l'extrême Sud du département de l'Hérault à la frontière de l'Aude. Béziers n'est qu'à 46 km, Carcassonne 45 km, Narbonne 33 km et Toulouse 140 km
Lastours que je vous ai présenté récemment n'est qu'à 39 km de Minerve et Caunes-Minervois que vous pouvez voir aussi sur ce site est à 24 km.
Le Minervois est une belle région de vignes, le vin est excellent, moi qui adore le rosé ...
Minerve une vue des vignobles, situés au Sud / Est
Le blason de Minerve
Minerve et son pont viaduc en maçonnerie long de 102 mètres et de 38 mètres de hauteur.
Le site de Minerve est occupé dés la préhistoire. On y trouve ensuite la trace d'un petit bourg gallo-romain, confirmé par la découverte en 1932, d'une église Saint-Nazaire du Vème siècle au Nord/Ouest du village et d'un autel en marbre blanc, un des plus anciens conservés en France, daté de 456 par une inscription de l'évêque de Narbonne Saint-Rustique (évêque de 427 à 461). Cet autel vous pouvez le voir actuellement dans l'église Saint-Étienne de Minerve, il porte la mention "+ RVSTICVS ANN XXX EPTVS SVI FF" qui signifie "Rusticus, anno trigesimo episcopatus sui fieri fecit".
Ce maître-autel de l'église de Minerve est considéré, depuis longtemps, comme une curiosité archéologique de premier ordre. Au XVIIème siècle, les frères de Sainte-Marthe le signalèrent et en donnèrent une description, conservée encore à la Bibliothèque Nationale. En 1860, un savant épigraphiste, Edmond Le Blant, lui consacra une étude approfondie. La table de cet autel est constituée par une plaque de marbre blanc, dont la face principale porte cinq trous, qui semblent marquer la place des tenons où il était d'usage d'attacher une guirlande aux jours de fête. La plaque est recouverte de signatures disséminées sur les quatre faces du marbre, la plupart paraissent appartenir à la période carolingienne, d'autres sont antérieurs au XIème siècle. Après de nombreuses discussions, on a prouvé que cette pierre avait été découverte à Narbonne dans la cour de l'archevêché, sous le cloître Saint-Just, sa datation n'est pas remise en cause.
En face du maître autel, dans le coeur, il y a une dalle cachée par un carrelage, recouvrant une tome creusée dans le
rocher. Cette tombe, qui mesure environ un mètre de profondeur, est-elle l'ancienne sépulture du vicomte Bérenger, qui fit en 1135 un don important au clergé, pour obtenir d'être enseveli dans
l'église paroissiale ?
Un village fortifié médiéval est attesté à l'époque carolingienne. Le 23 avril 873, sous le règne du roi Charles le Chauve, un plaid judiciaire est tenu dans le castrum de Minerve. Des fouilles menées sur le site de l'église Saint-Nazaire ont montré la présence d'un édifice détruit par le feu, mais qui existait au IXème siècle.
L'église de Minerve, remarquez que le clocher actuel, est différent avec la photo ci-dessous
Voici une très belle photo N/B de l'église Saint-Étienne de Minerve dans les années 1920. Le clocher de forme carrée a été
modifié à la suite de dégâts causés par la foudre.
Plan de l'église Saint-Étienne de Minerve réalisé dans les années 1925. On ignore la date de fondation de cette église, les plus anciens documents ne la signalent qu'au XIème siècle (1er mai 1095 exactement). Abside en cul de four, voûte en berceau soutenue par des pilastres, arcs en décharge contre les murs de la nef, porte sans ornement, un cordon de pierre noire encadre la partie supérieure des fenêtres.
Le clocher de l'église Saint-Étienne de Minerve
Très belle photo de Minerve au mois de mai, il y a encore de l'eau dans les gorges de la Cesse et du Brian. En été vous pouvez vous y promener, c'est
à sec.
Toute cette région dépendait du diocèse de Narbonne et en 865, un archidiacre était spécialement chargé d'en recueillir tous les revenus.
Vers l'an mil, le territoire de Minerve est élevé au rang de vicomté. Le nom du plus ancien vicomte connu est Raynald, il vivait vers 950, et aurait donné sur son lit de mort une part de ses états à Roger-le-Vieux ou Roger Ier, comte de Carcassonne.
En 1066, nous apprenons l'existence d'un vicomte Bernard e Minerve, mais nous ne savons pas si c'est le même qui en 1103 offrit son fils Raimond à l'abbaye de Saint-Pons-de-Thomières pour y être religieux.
En 1071, l'histoire nous parle d'un vicomte Pierre, dont le fils Pons restitua en 1095 certains biens à l'église Sainte-Marie de Minerve fondée dans le château.
En 1127, on trouve le vicomte Guillaume, puis son fils Bérenger prend la succession, car on trouve un don à l'église Saint-Étienne de Minerve, acte datant du 27 avril 1135 signé Bérenger vicomte de Minerve.
Son successeur est probablement son fils Pierre qui vivait en 1146 et qui partagea la vicomté avec Guillaume l'autre
fils.
En 1127, Minerve est placée sous la dépendance des seigneurs de Carcassonne. Cela sera confirmé en 1171, quand le roi Louis VII le Jeune donne le castrum de Minerve en fief à Roger Trencavel, vicomte de Béziers, à la suite de son mariage avec Adélaïde, la nièce du roi.
En 1179, Roger Trencavel revient sur son engagement vis-à-vis du roi de France pour reconnaître la suzeraineté du roi d'Aragon sur Minerve et de ses autres possessions.
Que devint ensuite Minerve jusqu'en 1210, nous l'ignorons, car la généalogie de ses vicomtes a laissé peu de traces dans
l'histoire du Languedoc.
C'est à cette époque que Minerve devient un des lieux de séjour préféré des cathares de la région. Les vicomtes semblent les tolérer et leur offrir leur protection.
Le pont de Minerve enjambant la Cesse, c'est l'accès principal au village. Des parkings sont aménagés en dehors du village pour recevoir les nombreux visiteurs en période estivale.
Je vous propose une petite rétrospective historique pour bien comprendre la chronologie des faits à partir de cette époque :
1209, la croisade albigeoise initiée par le pape innocent III était déclarée ainsi que la guerre des châteaux. Des hommes avaient fait vœu de croisade pour servir quarante jours comme "chevaliers du Christ" dans la guerre sainte, cette armée levée par la Saint-Siège contre les hérétiques et leurs protecteurs. C'était aussi l'occasion pour eux de gagner par la même occasion des indulgences, c'est à dire faire, après leur mort, l'économie d'un certain temps de purgatoire.
Le pont de Minerve vu de la rue de Cabarets au Nord / Ouest du village
Parmi ces hommes, un modeste seigneur de la vallée de Chevreuse accepta le cadeau du Saint-Siège, celui-ci n'était autre que Simon, seigneur de Montfort et d'Épernon. Issu d'une branche cadette des comtes d'Évreux, il avait hérité d'une tante maternelle le comté de Leicester en Angleterre, mais le roi Jean Sans Terre, en guerre contre la France le lui avait confisqué. La vision de prendre possession en fief la quadruple vicomté de Trencavel venait à point nommé pour compenser très largement la perte de ce comté Anglais. Encore fallait-il s'en rendre maître.
Voici une très belle vue d'ensemble de Minerve. Cette vue, vous l'apercevez quand vous stationnez votre véhicule sur le parking que je vous conseille, situé au Nord de Minerve. De là, vous gagnez le village par une petite voie piétonne très agréable.
La même vue que la précédente mais sous un soleil moins clément. Il y a, au dernier recensement de 2004, 112 habitants à
Minerve.
En moins d'un mois, l'armée de la croisade, arrivée par la vallée du Rhône, a pris et rasé Béziers, a reçu la soumission des Narbonnais et, sur la route de Carcassonne, a occupé sans combats quelques villages abandonnés, parfois incendiés par leurs habitants. Dans cette région du Biterrois, une douzaine au moins de seigneurs locaux vont se soumettre spontanément, terrorisés par ce qui est arrivé à Béziers le 22 juillet 1209. Le 15 août 1209, Carcassonne tomba à son tour, mais il restait à conquérir le Minervois, la Montagne Noire, l'Albigeois, le Lauragais, les Corbières, le Razès …
Vu du pont de Minerve on aperçoit l'entrée du deuxième tunnel naturel creusé par la Cesse
Vous voilà dans les gorges de la Cesse et du Brian, à sec l'été, il est agréable de s'y promener.
La sortie du second tunnel naturel creusé par la Cesse au cours des siècles. Le premier tunnel mesure 228 mètres de longueur avec une hauteur variant de 6 à 28 m. Ce second tunnel à une longueur de 126 mètres. La balade à pied y est autorisé.
Le canyon du Brian, une vue prise à la sortie Nord du village de Minerve
Les gorges ou canyon du Brian au Nord de Minerve, le sentier empierré que vous voyez à gauche c'est le GR77, en contre-bas vous apercevez le "pont du Moulin", joli pont de pierre
Voici une photo du "pont du Moulin" dans la vallée du Brian prise en 1910, ce pont de pierre existe toujours, il n'est pas
très loin au Nord de Minerve
Vous êtes ici dans le second tunnel naturel de la Cesse, il mesure 126 mètres de longueur, la hauteur moyenne ici est de
15 m
Le Causse est un plateau calcaire. Dans le secteur de Minerve vous pouvez observer des strates sédimentaires comme ceux-ci. Ils sont formés de matériaux déposés horizontalement au fond des mers. Postérieurement à leur dépôt, les couches peuvent être déformées, plissées par des forces internes, c'est-à-dire des mouvements qui sont à l'origine de la formation des montagnes. Les plis forment des ondulations lorsque les couches sont ployées vers le haut, on a un anticlinal, ployées vers le bas, on a un synclinal.
Le plateau calcaire (roche sédimentaire) de Minerve. Le karst est le type de relief des roches calcaires.
Les seigneurs de Cabaret (les châteaux de Lastours), de Minerve, de Termes au cœur des Corbières, d'Albedun dans le haut Razès, de Puivert en Quercorb, et bien d'autres, lieux où se sont réfugiés des parfaits et parfaites Cathares. Tous se sont enfermés en toute hâte avec leurs propres chevaliers et sergents dans leurs forteresses abondamment approvisionnées en armes et en vivres. Les nouvelles parviennent à Simon, qui comprend que prendre possession de l'ensemble de son nouveau domaine ne sera pas chose aisée. Il va falloir qu'il agisse très vite, car il sait que la plupart des croisés, leur "quarantaine" achevée, rentrerons chez eux, et que la mauvaise saison est peu propice à la guerre. Simon de Montfort décida que son premier objectif serait Fanjeaux en Lauragais qui était un véritable lieu stratégique, et à partir de Fanjeaux, se lança dans une série de conquêtes en étoile. En six semaines, il conquit Limoux au cœur du Razès, puis il se rendit au Nord de Castres, puis à Lombers et à Albi, il se rendit aussi sur les terres du comte de Foix, prenant Mirepoix, Pamiers et Saverdun, isolant ainsi ses deux plus grands adversaires les comtes de Foix et de Toulouse. Il tenta aussi de prendre Cabaret qui tint bon (voir l'histoire des châteaux de Lastours ICI).
Une vue du pont en regardant vers le Nord, sur les hauteurs au fond à gauche, vous avez un grand parking lors de l'affluence touristique
Octobre 1209 arriva, et l'immense armée de la croisade se retira, Simon de Montfort resta seul avec une poignée de chevaliers fidèles, pour la plupart issus comme lui de la vallée de Chevreuse. Il leur distribua les fiefs conquis, où ils installèrent de petites garnissons d'occupations prises sur leurs troupes personnelles.
Les semaines passèrent, lorsque Simon de Montfort qui revenait à Carcassonne suite à un séjour à Montpellier en novembre, apprit de très mauvaises nouvelles. Une large part du pays conquis, le Carcassès, le Lauragais, le Sud Albigeois, était en train de se soulever. Profitant de son éloignement, une quarantaine de villages du Lauragais s'étaient aussi soulevés, et avaient massacré les garnissons françaises, ou les assiégeaient dans les donjons où elles s'étaient réfugiées. Les habitants de Cabaret n'hésitaient pas, et ce jusqu'à Carcassonne, à lancer des attaques commandos pour intercepter les convois de ravitaillement des croisés et incendier les machines de guerre. Guiraud de Pépieux, à qui Simon avait confié la garde de plusieurs castra du Minervois, paraît avoir été le premier à revenir sur son serment d'allégeance, car un croisé aurait tué son oncle. Guiraud attaqua la garnison que Simon avait laissée à Puisserguier, et fit prisonniers deux chevaliers. On sut par la suite que Guiraud s'était replié sur Minerve, où il avait fait crever les yeux, couper les oreilles, le nez et la lèvre supérieure à ses deux prisonniers avant de les renvoyer nus à Carcassonne. L'un mourut de froid en chemin, et l'autre, conduit par un mendiant, parvint à Carcassonne. Simon s'en souviendra, et fera payer au centuple le forfait perpétré par Guiraud de Pépieux.
Photo de gauche, "La Candela" vestige de la Tour du château de Minerve datant du XIIIème siècle. Photo de
droite, la "Grande Rue"
Les toits de Minerve, cette cité paisible est bâtie sur un éperon rocheux. Nombreuses sont les maisons qui conservent encore un aspect d'antiquité. La simple traversée de la vieille Grande-Rue nous transporte dans les temps médiévaux.
Nous sommes en novembre 1209, Amaury et Guillaume de Poissy étaient assiégés par des faidits (chevaliers sans terre) au château d'Alaric sur la rive droite de l'Aude. Simon vola à leur secours, mais à cause des inondations, il fit un grand détour pour franchir l'Aude et il arriva trop tard, le château était tombé, et ses deux compagnons avaient été massacrés. Simon à peine était-il revenu à Carcassonne, qu'on lui annonça une autre mauvaise nouvelle. Bouchard de Marly le cousin de son épouse Alix, qui patrouillait autour de Cabaret, avec Gaubert d'Essigny et une cinquantaine de sergents, sont tombés dans une embuscade. Gaubert d'Essigny qui refusa de se rendre fut tué sur place. Bouchard de Marly un croisé de haut rang donc un proche parent de Simon, fut capturé et emprisonné au château de Cabaret, où il devait rester captif près d'un an et demi.
Le pont vu du village de Minerve (en direction de l'Ouest)
Simon de Montfort dut attendre le mois de mars 1210, l'approche du printemps, pour que l'arrivée de puissants renforts conduits par sa propre épouse Alix de Montmorency, lui permît de reprendre sa conquête des châteaux. Il avait été piqué au vif par ces villages rebelles, il voulut les châtier. Le village de Bram fut parmi le premier à être assiégé et prit d'assaut. Simon ordonna de couper le nez et de crever les yeux à une centaine de prisonniers, et les envoya sous la conduite d'un borgne jusqu'à Cabaret, dans la Montagne Noire, afin d'effrayer les habitants. Trois grands vassaux de Trencavel avaient pris la tête de cette rébellion : Pierre-Roger de Cabaret, Guillaume de Minerve et Raymond de Termes, trois insoumis qui avaient des liens personnels avec les milieux hérétiques. Enfermés dans des forteresses réputées imprenables, qui étaient les chefs-lieux du Cabardès, du Minervois et des Corbières, ils formaient trois nids de résistance sur les arrières de cette armée de croisés.
Le quartier Sud de Minerve
Après avoir repris en deux mois, Bram, Alzonne, Montlaur, Capendu, Alaric et quelques autres localités rebellées, Simon de Montfort décida, de mettre à profit l'arrivée de troupes fraîches pour frapper un grand coup et en finir avec les trois grandes poches de résistance. Craignant certainement pour la vie de son compagnon retenu prisonnier au château de Cabaret, il décida de prendre Minerve.
Une vue générale de Minerve
D'habitude, pour les amateurs, je vous présente quelques photos anciennes en fin de reportage, pour changer les voici dés la première partie :
Minerve en 1905, au premier les vestiges de la Tour du
château
Minerve en 1910, les gorges de la Cesse avec l'entrée du grand pont naturel
Minerve la poterne et les remparts Sud avec une des tours, photo datant de 1905
Minerve, le Brian et les vestiges de la Tour du château en 1905
Minerve quartier Sud en 1905
Voici deux photos datant des années 1975, à gauche, la rue des Martyrs et porte des Parfaits. A droite, ruelle descendant vers la poterne Sud.
Minerve en 1950
Celle-ci aussi date des années 1950, on voit très bien ici les restes des fortifications avec une des Tours et la
poterne Sud. Celle ci-dessous, date de la même période, mais prise sous un autre
angle.
On reste toujours dans cette période des années 1950, le village n'a pas changé
Une jolie vue aérienne de Minerve en 1955
Il me reste quatre photos des années 1970 de Minerve ...
Pour les amoureux des vieilles pierres, très belle photo de la poterne et rempart Sud de Minerve en 1970. Ces fortifications datent du XIIème siècle et sont encore bien apparentes sur toute la périphérie du village. La poterne Sud a été semble t'il réparée dans le courant du XIIIème siècle, elle présente de curieux détails lorsqu'on l'examine de près. Les assises de maçonnerie sont redressés par des chistes introduits dans les lits. Les pieds droits ne portent aucune trace de vantaux, mais deux rainures visibles à l'intérieur, ce qui veut dire, que l'ouverture était fermée par des madriers en temps de guerre, et habituellement la porte restait ouverte.
Minerve en 1970, on voit très bien ici les vestiges des remparts côté Sud / Est
Le Nord du village de Minerve en 1970
L'un des deux gigantesques tunnels naturels de Minerve en 1970
La Candela de Minerve en 1970 vestige de la Tour du château
datant du milieu du XIIIème siècle. Concernant le château, les défenses primitives, contemporaines du siège,
ont à peu près disparu, seules les traces d'une tour sont encore visibles en arrière du fossé Nord. Ce sont de bien maigres vestiges pour permettre d'avoir une idée exacte de la configuration
de cette citadelle.
Ne manquez pas la suite, dans la seconde partie du reportage je vous dévoilerai tous les
détails du siège et la chute de Minerve ... avec pour votre plus grand plaisir, de nombreuses photos grand format.
Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, peut être pour des enfants d'effectuer un travail de groupe dans une classe d'école primaire. Par exemple, vous voulez "parler" et faire découvrir votre village, comment faire ? C'est simple, ce n'est pas compliqué, il suffit de taper votre article au format word ou avec tout autre logiciel de traitement de texte, d'y incorporer vos dessins, photos ou de me les envoyer à part, je me charge du montage sur le site ... Et, s'il vous vient tout simplement une idée de sujet que vous voudriez voir diffuser sur ce site, pourquoi pas, sautez le pas, voici mon adresse email pour me joindre :
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