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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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27 mars 2013
bandeau-villages-de-l-aude-825x250.jpg

 

C'est en effectuant des recherches sur des seigneurs de Belvianes près de Quillan, notamment ceux de la famille de Gayraud (si vous avez des infos contactez moi) , que je suis tombé par hasard sur des articles du journal le Midi Libre datant des années 1963, relatant une histoire de trésor caché à Pieusse par un archevêque en 1787, et ce qui est certainement rare, des documents notariaux attesteraient les faits.

 Et, forcément cela a aiguisé ma curiosité sur ce petit village, voici donc son histoire .... je vous souhaite une bonne découverte.

Au détour d'une ruelle, il y a toujours des trésors à découvrir, ouvrez l'oeil !

 

logo label Pays Cathare 02

 

Pieusse 021

Je vous invite à découvrir le village de Pieusse

carte 01 de l'aude

Pieusse se situe à 3,5 kilomètres au Nord de Limoux sur la route qui mène à l'abbaye de Saint-Hilaire.

Pieusse est à 23 km de Carcassonne, 60 km de Pamiers, 98 km de Toulouse et 82 km de Narbonne.

Pieusse 023

Une vue aérienne du village de Pieusse dominant la vallée de l'Aude

carte 02 de Pieusse

Zoom sur la carte, remarquez l'emplacement de l'oratoire au Nord de Pieusse dont il sera question dans le reportage

Pieusse domine la vallée de l'Aude

Blason de Pieuse est celui du dernier archevêque de Narbon

Blason du village de Pieusse, qui est en fait, le blason du dernier archevêque de Narbonne Monseigneur Arthur Richard Dillon en 1762

Pieusse 047 vue generale de Limoux

Une vue générale de la ville de Limoux

Le village de Pieusse se situe à trois kilomètres de la ville de Limoux, sous-préfecture de l'Aude. Placé à 175 mètres d'altitude, le village domine toute la vallée de l'Aude en face de Cépie. Les collines environnantes sont couvertes de vignes qui produisent la blanquette de Limoux. Il y a 951 habitants (recensement 2008) à Pieusse qui s'appellent des Pieussans, Pieussanes.

En arrivant de Pomas par la D504, l'avenue de l'Oratoire, une déclivité prononcée s'accuse au Nord de village, dominée par les restes du château et des vieux remparts.

L'histoire du village de Pieusse remonte à l'époque gallo-romaine. Son nom était alors Castrum Puncianum.

Sa situation stratégique sur la colline permettait de défendre l'accès à la haute vallée de l'Aude.

Dans le village on y trouve des maisons à l'aspect archaïque, quelques unes avec des restes de tours, certaines avec des débris de sculptures et quelques écussons.

Le vieux château dresse sa masse carrée, au milieu de ses dépendances dominant la vallée et montre encore ses fenêtres romanes avec leurs meneaux et leurs chapiteaux tous frustes.

Pieusse 01

Une vue sur la vallée de l'Aude et Limoux depuis Pieusse

Pieusse 02

Le village de Pieusse vu de la D118 qui longe la rive gauche de l'Aude

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Pieusse, l'église Saint-Genest à gauche, et à droite le château, bâtiment le plus élevé. Au fond, on aperçoit la chaîne pyrénéenne

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La mairie de Pieusse à droite, au fond on aperçoit l'église Saint-Genest

Au VII ème siècle, le village est démoli par les Sarrasins et le château fort de Pieusse est brûlé.

En 1119, une bulle du pape Calixte II cite le Castrum Puncianum et ecclesiam.

En 1221, la place forte de Pieusse est prise par Raymond Roger, comte de Foix alors que le domaine était sous la suzeraineté de Roger II, vicomte de Carcassonne.

Pieusse 037

Le château de Pieusse vu du chemin de Ronde, une partie a été rénovée et aménagée en habitation avec un enduit de ciment qui n'est pas du plus bel effet, faut bien l'admettre !

Pieusse 036

La façade Nord Ouest du château, des vestiges des remparts subsistent comme on peut le voir sur cette photo

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Zoom de la photo précédente

Au début de l'année 1225, alors que s'organise la croisade royale, Guilhabert de Castres réunit un "concile" cathare à Pieusse, un diacre attitré, Pierre de Corona, de l'Église du Toulousain, est nommé pour la Catalogne. Un cinquième évêché indépendant, celui du Razès, couvrant la région de Limoux à Mirepoix, sera détaché de l'évêché du Carcassès. Le catharisme est en train de se déployer en quasi liberté dans la région. Les cathares du Razès souhaitent avoir leur propre Église, ne sachant pas bien s'ils dépendent de celle de Toulouse ou de celle de Carcassonne. Pour Pierre Isarn, l'évêque de Carcassonne, qui se réfère au bornage arrêté à Saint-Félix, en 1167, le Razès relève bien de son Église. L'évêque désigné pour prendre la tête est Benoît de Termes, probablement le frère de Raymond de Termes célèbre faidit des Corbières, et l'oncle d'Olivier de Termes. Benoît de Termes aura pour "fils" le diacre du Sabarthès  Raymond Agulher et Pons Berrnardi  qui avait été parfait à Cabaret avant la croisade. Le premier évêque de l'Église cathare du Razès mourra à Quéribus en 1241.

 

Souvenirs de témoins interrogés par l'Inquisition :

Un inquisiteur fait dire a un hérétique interrogé en 1238 que, treize ans plus tôt, il a vu se réunir jusqu'à cent personnes dans une maison de Pieusse qui ont revendiqué et obtenu l'élection d'un évêque du Razès, eux qui devaient jusqu'alors choisir entre l'évêque de Carcassonne et celui de Toulouse.  L'homme interrogé précisa qu'il a vu les hérétiques faire "un concile général" (et ibi tunc haeretici  fecerunt concilium generale), où les hérétiques du Razès avaient réclamé qu'on leur donne un évêque car ils ne savaient à qui ils devaient se soumettre ou obéir, l'évêque de Carcassonne ou celui de Toulouse et les uns allaient ici, les autres là. Un évêque est choisi, le consolament et l'imposition des mains ou ordination lui sont conférés.

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L'entrée du château de Pieusse

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La façade Sud du castel de Pieusse qui a subi quelques travaux, l'intérieur était en piteux état des rénovations sont en cours

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Photo de gauche, le château après quelques travaux importants de la couverture et reconstruction de murs. Photo de droite, montre l'état du bâtiment principal du castrum avant travaux

Il est intéressant de noter, que des commanderies de templiers, ils y en avaient aussi dans l'Aude, dans le Razès au XII ème siècle, le Temple possédait sur la commune de Saint-Just et le Bézu, un château qui a appartenu un moment aux templiers. Et les templiers ont possédé un moment aussi le château de Pieusse.

Dans le Cartulaire des Templiers de Douzens on trouve ceci :

En 1137, Raimond de Saint-Martin un templier consentait avec sa femme des donations importantes à Pieusse.

Donations faites au Temple, concernant le château (castellum) de Pieusse : A. Raimond de Saint-Martin et sa femme donnent un manse, un colombier et une vigne qu'ils y possédaient ; B. Géraud, Pierre Falchet, Arnaud de Cépie et leurs familles cèdent ce qu'ils possédaient dans cette vigne ; C. Borrel de Pieusse donne un terrain à bâtir limité par des croix ; D. Ysalguier (Udalgerius) et Bernard de Pieusse, Bernard de Blanchefort, Raimond de Duno et Pons de Duno, Arnaud et Raimond de Blanchefort donnent les fiefs que Raimond de Saint-Martin tenait d'eux.

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A gauche, la façade Sud du château, une porte a été murée. A droite, la façade Est

En 1574, durant les guerres de Religion, une troupe armée de protestants occupe le moulin de Pieusse. Les habitants incendient alors le moulin pour les faire fuir.

Jusqu'à la Révolution, l'archevêque de Narbonne était le seigneur d'une baronnie comprenant Pieusse, Routier et Alaigne. L'archevêque y possédait la haute, moyenne et basse justice, avec les droits féodaux habituels. Il avait dans le village, un château, une maison avec un verger reconstruite par le bailli Jean de Grave, plus cinq colombiers aux lieux dits Rivals et au Pla du Sou , un four et deux moulins sur le bord de l'Aude (moulin du Gua à 8 roues et le moulin de Marseillens à 4 roues) où les habitants de Pieusse, d'Alaigne, de Routier, de Pignols et de Malemate étaient obligés de faire moudre leur blé sous peine de 40 à 60 sous d'amende. Les plus lourdes charges sont celles qui pèsent sur les habitants de Pieusse. Ils sont assujettis à la boayrie double (corvée en temps de travail avec des bœufs, essentiellement pour le labour). De plus, ils doivent annuellement 5 setiers et 20 pugnières d'orge, une émine de froment par chaque paire d'animaux de labour, et deux migères de vin. En retour, lorsqu'ils cultivent les terres de l'archevêque, celui-ci leur fournit la boisson et la nourriture, et met à leur disposition un maréchal pour ajuster les instruments nécessaires aux travaux des champs.

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La cour du château de Pieusse

LE CHATEAU DE PIEUSSE
 
Que peut-on dire du château de Pieusse, on possède très peu d'informations sur les débuts de cet édifice important dans la région. Si d'aventure vous avez des infos, je pourrai volontiers compléter ce reportage, n'hésitez pas à m'écrire.

Le château de Pieusse a été construit entre 1140 et 1145 par les comtes de Foix, sous le règne du roi Louis VII le Jeune (1120-1180). En 1225, le castel abrite le concile cathare (cité plus haut) En 1229, Bernard Roger, fils du Comte de Foix, cède son fief au roi Louis IX qui le réunit à l'évêché de Narbonne.

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Portrait  de Monseigneur Arthur Richard Dillon (1721-1806) archevêque de Narbonne, huile sur toile datant du XVIII ème siècle

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Une rue de Pieusse porte le nom de Monseigneur Dillon archevêque de Narbonne

Monseigneur Arthur Richard Dillon, né le 14 septembre 17212 à Saint-Germain-en-Laye et mort à Londres le 5 juillet 1806, est un prélat français, dernier archevêque de Narbonne. Cet archevêque de Narbonne devient seigneur et baron de Pieusse de 1764 à 1790. Il sera le dernier président des États généraux du Languedoc et archevêque de Narbonne. En 1764, Il devient alors le propriétaire du château dans lequel il y enfouira son trésor en 1787 (confirmation dans des documents d'époque, voir ci-après).

Lui succèdera l'évêque de Carcassone, Monseigneur Guillaume Besaucèle né à Saissac (Aude) le 3 septembre 1712, décédé à Carcassonne le 4 février 1801, sacré évêque le 15 mai 1791.

Actuellement, seuls quelques bâtiments sont encore visibles. Les pièces étaient dans un état délabré, plusieurs parties ont été réaménagées en lieux d'habitations. Contre la muraille Nord on peut voir un donjon massif et allongé avec une belle voûte cintrée à l'intérieur. Au premier étage de ce donjon, on retrouve deux superbes fenêtres en cintres géminés avec des chapiteaux sculptés, à l'intérieur des sièges en pierre taillée bien conservés, ces fenêtres offrent une vue très étendue sur la vallée de l'Aude et le Razès. Il y a une autre fenêtre géminée mais moins travaillée au second étage. La cour du manoir possède un puits permettant d'alimenter en eau le village lors d'un siège. Des recherches seront effectuées dans ce puits pour trouver le trésor de l'archevêque Dillon (voir plus loin).

Au premier étage on peut admirer un trésor artistique, deux splendides plafonds à poutres et solives apparentes. Ces dernières sont recouvertes d'une multitude d'armoiries et de peintures polychromes, ces peintures ont été classées.

Ce château est actuellement une propriété privée.

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Le château de Pieusse vu de l'avenue de l'Oratoire

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Les plafonds à poutres et solives apparentes du château de Pieusse, recouvertent de peintures polychromes

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Détails des peintures polychromes des plafonds du château de Pieusse

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Autre bâtiment visible du castrum côté Ouest

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Vestiges du château, probablement des éléments décoratifs de hotte de cheminée

 

LE TRÉSOR DU CHATEAU OU DU MANOIR DE PIEUSSE

Vers 1960, le propriétaire en titre du château où disons plus tôt de la maison forte de Pieusse, Mr Jacques Alins, découvrit chez lui une liasse de documents très intéressants. Parmi lesquels figuraient une attestation d'une déclaration faite devant notaire et le texte incomplet d'une déposition y afférente. Dans ce document ancien, le signataire déclare avoir caché dans le souterrain du manoir de Pieusse une certaine somme en or dont il donne le détail, et cela en raison du climat d'insécurité qui sévit dans le pays.

L'attestation en question a été portée au registre du Parlement de Toulouse le 4 mars 1787. En voici le texte exact :

Extrait du registre du Parlement de Toulouse :

"Aujourd'hui quatrième mars mil sept cent quatre-vingt sept est comparu au greffe des Affirmations dudit Parlement, Me Février procureur au sénéchal de Limoux demeurant à ... assisté de Bonnet cler, du not. Lebret.

Procureur, lequel affirme être venu exprès en ville pour la conduite du procès qu'il a pendant en la cour contre le comité des procureurs Sud-Limoux. Dont acte. Et ont signé au registre.

Lequel a déclaré devant nous avoir déposé dans le souterrain du Manoir de Pieusse la somme de quatre cent septante serties d'or, qui vaut cin cent vint livres chacun, sertir, pour les cacher à la guerre qui est dans le païs, et il a signé avec nous Consul de Pieusse. Brousse, Ralot de Pieusse, seigneur Baitisse, Baitien."

La déposition qui suit semble une déclaration libre de l'enfouisseur entérinée par le notaire consultant. Elle est malheureusement incomplète. La voici reproduite telle quelle, avec ses obscurités de vocabulaire :

"La fortune se trouve sous le château à six brasses en dedan il y a une grosse lausse qui cache le petit colidor qui sen va jusqu'au font du souterrain. On y trouve une porte en fer, quand on aura doubert la porte il y a une grande salle ou il y z le trésor il ya 13 sestiers de piesses de louis d'or de 10 livres ce qui fait troi cenbt cincente mille livres de 20 sou, à pui 19 pugnères des pieces de 6 franc, ce qui fait set mille livres, et puis toute l'argenterie du château, et puis toutes les armes du château, et puis des croix d'or ambe de diamans, et puis des sabres qui ont le manche en argent orné de pierre précieuse qui tout vaut ensemble pour quatre million de livres à 20 sou chacun. Cau aun aura tout le trésor il faut con fasse faire lechato tou neuf et penser ...."

On n'en sait pas plus sur cette affaire. Le trésor a-t-il été retiré de sa cachette ?

Son propriétaire est-il mort par la suite sans avoir récupéré son bien ? Le mystère reste entier.

 

Quelques années plus tard, en 1963, la maison forte de Pieusse est cédée à un nouveau propriétaire, Mr François Sarda qui était déjà propriétaire d'une maison au centre du village qui aurait été un ancien couvent. Cette maison d'après un document aurait appartenue en 1753 à un dénommé Antoine Garrigue. Celui-ci connaît les papiers qui parlent du trésor. Il entreprend assez rapidement des fouilles, et notamment il explore un puits qui est dans la cour Nord du vieux manoir. Ce puits alimentait Pieusse il y a plus de mille ans, au moyen âge, quand la ville était assiégée. Il a été comblé à des époques indéterminées et les trois derniers mètres qui restaient l'ont été par Mr Sarda en 1967. Lors de l'exploration de ce puits MM Mestres Marcel (maire de Pieusse) et Sarda François ont remonté, des verreries finement ouvragées, des chaudrons en cuivre, un robinet, des plats magnifiquement décorés, un fragment de bénitier, un taste vin en céramique et toute une série de cruche en terre cuite avec une ornementation moyenâgeuse. Les six premiers mètres sont bâtis en bel appareil de pierres, ensuite le puits est bien taillé dans le roc. Plus d'une vingtaine de mètres en 1963 ont été dégagée.

L'année suivante encore, en compagnie d'un journaliste local, féru d'archéologie, Mr Noël Vacquié, il découvre dans une salle de la maison forte une série de graffitis du plus haut intérêt. Dans son musée du Catharisme en 1966, René Nelli en a publié les photographies. Mais il peu probable que ces marques aient un quelconque rapport avec cette histoire de trésor.

Cette histoire de trésor de Pieusse, le journal Le Midi Libre en a fait largement les échos dans ces colonnes  tout au long de l'année 1963.

Pieusse 049 montage des graffitis

Montage des photos d'André Signoles, des curieux graffitis retrouvés dans la maison forte de Pieusse en 1964

Pieusse 022Texte gravé sur le mur de la cave du chateauZoom sur une zone de ces graffitis, il semblerait qu'il y est un texte de gravé ... l'a-t-on déchiffré ?

Pieusse 045 extrait du journal le Midi Libre du 9 sept 1963

extrait du journal le Midi Libre du 9 sept 1963

A signaler aussi, quelques vestiges de villa gallo-romaine ont été signalés en 1963, à la suite de découvertes fortuites au lieu-dit de "Fourques" (tuiles, coquillages, tessons de poterie sigillée, morceaux de mortier).

Pieusse 09

Le carrefour de la D504 et l'avenue Brousse (à gauche) en 2012, faites la comparaison avec le photo ci-dessous prise dans le années 1950

Pieusse photo ancienne 02 en 1950

L'église Saint-Genest de Pieusse en 1950 et le lavoir en bas à droite

Pieusse photo ancienne 01b en 1905

Photo prise au même endroit en 1905, le lavoir existait, mais n'était pas couvert.

 

L'ÉGLISE SAINT-GENEST DE PIEUSSE

L'église Saint-Genest a été bâtie au XIV ème siècle à l'emplacement d'un édifice primitif consacré en 1088, près des remparts de l'Est, à son côté les jardins du presbytère.

Le saint patron du sanctuaire est Saint Genès martyrisé au IV ème siècle et célébré le 25 août.

Au Moyen Age, Pieusse figurait parmi les paroisses sur lesquelles l'archevêque de Narbonne percevait des redevances qu'il partageait, semble-t-il avec l'abbé de Saint-Hilaire si l'on en juge par l'hommage que celui-ci rendait au roi pour les églises de Pieusse en 1481.

C'est un édifice de type gothique méridional, à nef unique et chevet pentagonal ; ses murs gouttereaux et son chevet, à l'origine couronnés par une corniche chanfreinée, ont été surélevés. Le chevet polygonal a probablement reçu un rang de mâchicoulis dont il ne subsiste que les corbeaux.

On remarque à 2,50 mètres du sol, dans le mur de l'église, une porte voûtée qui donnait jadis accès à la chaire. Au-dessous, là où se trouve l'escalier, on voit encore un corbeau de soutien terminé par une figure humaine.

L'église possède une belle nef, avec une abside à cinq pans et éclairée par des fenêtres à nervures.

Les fausses voûtes en briques et plâtre lancées sur la nef sont du XIX ème siècle.

L'entrée de l'église est au Sud, au niveau de la troisième travée, elle est protégée par un porche qui porte la date 1551 sur l'une des clefs ainsi que les armoiries de l'abbaye de Saint Hilaire. Au début du XIX ème siècle ce porche a été muré et a servi quelques temps de chapelle des Fonts Baptismaux ; ces transformations expliquent la création du portail occidental.

L'ancien porche qui donnait accès dans l'église au fond de la nef, côté évangile, possède une belle voûte à liernes et tiercerons dont les arêtes sont ornées de feuillages, une petite porte s'ouvre au fond donnant dans l'église. Je pense que la grande entrée a été ouverte fin du XIX ème siècle au fond de la nef, car son style ne correspond en rien avec le reste de l'édifice. En face de l'ancienne entrée dans une niche on peut voir une grande statue de la vierge tenant jésus datant du XII ème siècle, sous ses pieds, un sarcophage en marbre blanc très ancien.

Sur les orgues sont peintes les armoiries de Monseigneur Dillon, dernier archevêque de Narbonne.

Pieusse photo ancienne 07 le lavoir et l'église en 1950

L'église Saint-Genest de Pieusse et le lavoir en 1950 

Pieusse 010Le lavoir et l'église Saint-Genest de Pieusse en 2012

Pieusse 012

La nef de l'église Saint-Genest de Pieusse après restauration

 

 UN TRÉSOR DERRIÈRE LE RETABLE DE L'ÉGLISE DE PIEUSSE

En 1998, une importante découverte fut faite dans l'église de Pieusse, un trésor derrière le retable.

C'est en voulant déplacer le retable de la petite église de Pieusse, tout simplement pour le restaurer, que l'on a découvert des fresques vieilles de 600 ans, merveilleusement conservées.

Deux anges équipés de leur encensoir, illuminent désormais le plafond de l'église.

Ces peintures murales représentant le Tétramorphe d'évangélistes (Représentation des quatre évangélistes sous leurs formes allégoriques, l’homme pour Saint Mathieu, l’aigle pour Saint Jean, le taureau pour Saint Luc et le lion pour Saint Marc).

Sous leurs regards forcément angéliques, Luc, Marc, Mathieu et Jean entreprennent d'évangéliser les visiteurs du petit édifice.

Devant ces fresques remarquables, fut installé ce retable datant du XVIIème siècle, il est vrai de fort élégante facture.

C'est  pour effectuer la restauration urgente de la partie arrière de l'autel que le maire de Pieusse, Jean-Pierre Robert avait pris la décision de faire déplacer le retable. Et là, surprise, la monumentale parure de bois cachait une peinture merveilleusement conservée.

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Voici quelques photos des peintures murales représentant le Tétramorphe d'évangélistes découverts derrière le retable de Pieusse

Pieusse 017

 

Pieusse 015   Pieusse 014

Détails des peintures découvertes derrière le retable de Pieusse

Pour tout dire, le premier mouvement du maire de Pieusse fut vite de repousser le retable devant cette découverte, car sans être spécialiste d'histoire de l'art, Jean-Pierre Robert, viticulteur et amateur de patrimoine comprit immédiatement que ses "ennuis" ne faisaient que commencer. Mais l'occasion était trop belle. Alors on dépêcha experts et responsables des monuments de France sur les lieux et leur admiration fut unanime. Cette fresque remonte bel et bien au XIVème siècle, et réunit les quatre évangélistes manifestement en plein travail.

Plus question, donc, de se contenter de la restauration du retable. Un spécialiste du sauvetage de ces fresques, monsieur Savreux de Villegly, est désormais à l'œuvre. Et la peinture révèle son immense beauté.

Car si le retable est déjà une fort belle pièce de patrimoine, la fresque mise au jour, relève de l'exceptionnel, du rarissime.

Pieusse 03

En descendant l'avenue de l'Oratoire qui longe l'église Saint-Genest, on aperçoit au bout, cet oratoire

Pieusse 04

L'oratoire champêtre de Pieusse

 

L'ORATOIRE DE PIEUSSE

Au Nord du village, route en direction de Pomas, prenez l'avenue de l'Oratoire, au croisement de la rue de la Barque et de cette avenue, vous verrez sur votre droite, un oratoire champêtre, monument religieux qui se fait remarquer par son étrangeté. Il a été classé aux Monuments Historiques le 17 février 1926. Il est de style gothique et date du XII ème siècle. Oratoire de forme carrée de 3,50 mètres de côté, avec  quatre ouvertures ogivales, voûté en croix d'ogives, couvert de dalles et accompagné à chaque angle d'un contrefort terminé en pinacle. la clé de voûte est à 3,40 mètres du sol environ. Au centre de l'édifice se dresse une crois de pierres de 2,65 mètres de hauteur qui est plus récente que l'édifice. Sur les bras de la croix et à son centre il y a des inscriptions : FOVO - JHOS - 1662. Quatorze coquilles sont sculptées en relief sur la croix, ce monument serait un lieu de passage pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. Cette croix pourrait provenir d'un ancien cimetière. Aucun document ne permet de savoir à quoi servait ce monument, marque t'il la place d'un événement remarquable ou miraculeux ? Mais une antique tradition conservée par les anciens du pays, rapporte, qu'avant la croix actuelle, bien plus récente que l'édifice, il y avait à la place de celle-ci, une pierre droite surmontée d'une croix. D'après cela, on pourrait supposer qu'il s'élevait jadis en ce lieu un menhir auquel les habitants attribuaient un caractère religieux et venaient s'y livrer à des pratiques sacrilèges, comme on le voit d'ailleurs en Bretagne. Pour faire cesser ces pratiques païennes, et pour ne pas irriter la population en détruisant l'objet de ce culte, le clergé chrétien de l'époque le sanctifia en le surmontant d'une croix. Ce n'est qu'une hypothèse.

Ou fut-il érigé après une inondation causée par l'Aude en crue et qui serait arrivée jusqu'à ce point ?

C'est un oratoire où la paroisse se rend à l'un des jours des Rogations et le dimanche après la fête de l'Invention de la sainte croix.

C'est un monument rare en France ; un autre semblable existe sur les bords du Rhône, près de Beaucaire.

Viollet-le-Duc les appelait "Reposoirs".

Il a été restauré en 1859 puis la toiture fut refaite en 1968.

Pieusse 05

Sur la gauche de la D504 en allant vers Pomas, vous découvrez l'oratoire de Pieusse datant du XII ème siècle

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Quelques clichés sous différents angles de cet oratoire de Pieusse (cliquez sur la photo pour agrandir)

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L'oratoire de Pieusse, monument rare, classé aux Monuments Historiques le 17 février 1926

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Quelques clichés sous différents angles de cet oratoire de Pieusse (cliquez sur la photo pour agrandir)

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Voici un bel angle de vue de l'oratoire de Pieusse

Pieusse 06Un cliché de l'oratoire en regardant vers le village de Pieusse

 

PERSONNAGE IMPORTANT DE PIEUSSE

Joseph Delteil, écrivain et poète né le 20 avril 1894 à Villar-en-Val (Aude), mort le 12 avril 1978 à Grabels (Hérault).

Delteil était une figure originale et anticonformiste de la littérature française.

Henry Miller, le grand romancier américain a dit : " Pour moi, Delteil, c’est un Maître avec un M majuscule, c’est la grande liberté de la vie. C’est l’allégresse, le chant de l’alouette".

Né dans la ferme de La Pradeille, d’un père bûcheron-charbonnier Jean-Baptiste Delteil (1857-1946) et d’une mère illettrée Magdeleine Sarda (1871-1938). Joseph Delteil vit les quatre premières années de son enfance à la Borie (construction de pierres sèches) de Guillaman, à 30 kilomètres au sud de Carcassonne, dans le Val de Dagne. De cette masure, il ne reste aujourd’hui que des moignons de murs, que l'on peut toujours voir en randonnant sur le "sentier en poésie" créé par Magalie Arnaud et ses amis, maire de Villar-en-Val pour honorer la mémoire du poète.

Joseph à une sœur Marie Françoise Cécile Delteil née en 1896, décédée en 1972.

Pieusse 054 Joseph Delteil

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Plaque commémorative sur la maison de Joseph Delteil, la rue porte aussi son nom

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La maison de Joseph Delteil à Pieusse

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La maison de Joseph Delteil à Pieusse. La maison située, rue Joseph Delteil appartient maintenant à la commune.

L'association Joseph Delteil y présente aujourd'hui, à travers une exposition, sa vie et son oeuvre.

En 1898, son père achète une parcelle de vignes à Pieusse (30 kilomètres plus loin). C’est là, dira Delteil, son "village natal", au cœur des Corbières, "où le paysage s’élargit, où l’on passe de la forêt au soleil, de l’occitan au français". Il y demeure jusqu’à son certificat d’étude en 1907, puis il intègre l’école Saint-Louis à Limoux. Il est ensuite élève au collège Saint-Stanislas (petit séminaire) de Carcassonne, où il mène de belles études. Durant ses années de collège, il voue un grand intérêt à Hugo, Bazin ou Rimbaud.

En 1914, il est mobilisé à Toulon et passe presque toute la guerre avec son régiment à Saint-Raphaël, où est publié son premier recueil de poèmes.

En  1918, il publie deux poèmes sous le pseudonyme de Louis XV dans la revue Annales.

Son premier véritable recueil sort l’année suivante. Il est baptisé "Le Cœur grec". Tiré à trois cents exemplaires, il obtient un prix de l’Académie française l’année suivante.

L’année 1919 on le trouve à Fraize, près de St-Dié dans les Vosges, et 1920 à Paris. Joseph Delteil change souvent de domicile à Paris et d’emploi. Tout en continuant des séjours réguliers à Pieusse. De quoi vit-il ? Il est employé au Comptoir d’Escompte puis rédacteur au ministère de la Marine jusqu’à 1923, tout en collaborant à des revues. A partir du 1er janvier 1924, il vit uniquement d’écriture.

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La tombe de Joseph Delteil et de son épouse, au cimetière du village de Pieusse

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Épitaphe sur la tombe de Joseph Delteil

En quelques années, la passion qu’il porte aux vers le mène à écrire en 1921 "Le Cygne androgyne"  et "Les Roses adultères", deux autres recueils.

La parution, en 1922, de son premier roman Sur le fleuve Amour attire l'attention de Louis Aragon et André Breton.

C’est un véritable succès. A la sortie de "Choléra" en 1923, il quitte son emploi au ministère pour se consacrer entièrement à l’écriture.

La publication, en 1925, de Jeanne d'Arc, ouvrage récompensé par le Prix Femina, suscite le rejet des surréalistes et de Breton en particulier, malgré le scandale déclenché par ailleurs en raison de la vision anticonformiste de la Pucelle d'Orléans.

Il se marie en Angleterre à Surrey le 15 décembre 1937, il avait 47 ans et elle 43 ans.

Il commence à voyager. Sa femme Caroline et lui ont une vie nomade jusqu’à 1931, année de leur sédentarisation.

En 1931, il tombe gravement malade, ses poumons sont atteints et il doit se reposer. et quitte la littérature et la vie parisienne pour le sud de la France. En 1937, il s'installe à la Tuilerie de Massane, (à Grabels près de Montpellier) où il mène jusqu'à sa mort une vie de paysan-écrivain, en compagnie de sa femme, Caroline Dudley, qui fut la créatrice de la Revue Nègre (spectacle musical créé en 1925 à Paris).

 

Dans sa retraite occitane, il entretient de solides amitiés avec les écrivains (Henry Miller), les poètes (Frédéric Jacques Temple), les chanteurs (Charles Trenet, Georges Brassens), les peintres (Pierre Soulages), les comédiens (Jean-Claude Drouot). En publiant en 1968 La Deltheillerie, il retrouve un peu de la notoriété des années 1920, soutenu par des personnalités comme Jacques Chancel, Jean-Louis Bory, Michel Polac, Jean-Marie Drot.

 

Il est enterré, ainsi que sa femme Caroline Dudley, au cimetière de Pieusse.

Ses œuvres littéraires :

  • Le Cœur grec (1919)
  • Le Cygne androgyne (1921)
  • Sur le Fleuve Amour (1922)
  • Choléra (1923)
  • Les Cinq sens (1924)
  • Jeanne d'Arc (1925, Prix Femina)
  • Le Discours aux oiseaux par Saint François d'Assise (1925)
  • Les Poilus (1925)
  • Mes amours...(...spirituelles) (1926)
  • Allo ! Paris (1926)
  • Ode à Limoux(1926)
  • Perpignan (1927)
  • La Jonque de porcelaine (1927)
  • La Fayette (1928)
  • Le Mal de cœur (1928)
  • De J.-J. Rousseau à Mistral (1928)
  • Il était une fois Napoléon (1929)
  • Les Chats de Paris (1929)
  • La Belle Corisande (1930)
  • La Belle Aude (1930)
  • Don Juan (1930)
  • La Nuit des bêtes (1931)
  • Le Vert Galant (1931)
  • A la Belle étoile (1944)
  • Jésus II (1947)
  • François d'Assise (1960
  • Œuvres complètes (1961)
  • La Cuisine paléolithique (1964)
  • La Deltheillerie (1968)
  • Correspondance privée Henry Miller - Joseph Delteil (1980)
  • Musée de marine (1990)
  • Les Prisonniers de l'infini (1994)
  • Le Maître ironique (1995)
  • L'Homme coupé en morceaux (2005)

Pieusse 053

Superbe panorama sur la chaîne pyrénéenne , vu du village de Pieusse

 

Voici comme à l'accoutumer des photos anciennes du village de Pieusse.

Pieusse photo ancienne 03 en 1905

Le village de Pieusse, l'avenue de l'oratoire en 1905

Pieusse photo ancienne 05 en 1905

Le village de Pieusse, le groupe scolaire et la mairie en 1905

Pieusse photo ancienne 06 en 1905

Le village de Pieusse, la place en 1905

Pieusse photo ancienne 04b av de Limoux en 1950

Le village de Pieusse, avenue de Limoux en 1950

Pieusse photo ancienne 08 en 1950

Vue aérienne du village de Pieusse dans les années 1950

Pieusse photo ancienne 09 en 1950

Vue aérienne du village de Pieusse en 1950

 

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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commentaires

ALINE BUFFA 14/02/2017 20:20

Après Alet les Bains , DOUZENS, ou je me suis régalé a visiter tout en lisant votre dossier pour connaitre l'historique des ces lieux .
Demain nous passerons a Pieusse.
Toujours mon dossier sous les bras
Encore merci de nous faire partagé vos connaissances.

RICHARD 03/03/2016 16:56

bravo et merci pour le travail que vous faites, il y a des trésors dans cette région, et je trouve votre site extrêmement précieux pour les gens qui sont curieux de l'histoire. Raymond

Chris 23/02/2015 18:12

Etant muté dans l'aude depuis quelques années la découverte de votre site est très intéressant et instructif. Bravo.
nota: une pensée très belle à Julie car moi aussi j'ai une petite Candy et un petit Benji de la même race que Julie.

Bergasse 18/02/2015 16:17


Très bien votre histoire sur Pieusse d'autant que les originees de ma faille sont de Limous et en faisant un peu de généalogie j'ai appris qu'un membre de ma famille avait était maire de cette
commune  ( il portait le même nom que moi)

Jose Angel 16/11/2014 21:17


Eskerrik asko. 

Jose Angel 16/11/2014 21:09


Sí, pero en castellano ... Gracias. ¡très intéressant votre travail !! Merci..


¿¿¿??? Roquefort Sautt please ..


Besos


 

Jose Angel. 07/11/2014 03:31


Desde Navarra la ENVIO un saludo muy excelente Trabajo por Do afectuoso. Gracias. ..¡muy interesante y Unas Imágenes Fantásticas!

Jean-Pierre 16/11/2014 10:54



Merci José , visiblement ces compliments sont en Basque si je me trompe ... Voici ce que je traduis pour les lecteurs :


"Une salutation de l'excellent travail en BIDALI de Navarre affectueusement. Merci. Certaines ...des images intéressantes et fantastiques !"



Prévost 08/09/2014 18:34


Bonjour, ayant connu monsieur Mestre qui creusa avec mon sieur Sarda le puits dans le château, je peux vous dire que vous êtes très bien docummenté , et merci de continuer de faire vivre cette
mémoire vieille de plusieurs siècles . G. Prévost

Jean-Pierre 08/09/2014 19:12



Bonjour, merci cela me touche beaucoup cette reconnaissance, dans la mesure où j'essaye d'être le plus complet possible avec mes petits moyens et beaucoup de temps consacré à ces recherches. Bien
cordialement JP



Cabanne Martine 14/07/2013 14:46


Bonjour,


Superbe site que je viens de découvrir, très agréable à parcourir, images magnifiques et très bonne documentation.


Félicitations à vous & à votre équipe !


Bonne continuation,


Martine

Claudette Brichard 31/03/2013 18:35


Je viens de découvrir votre magnifique blog mais n'en suis qu'aux prémices !
Je pense m'y référer très souvent car c'est une véritable mine d'or !
En effet pour la 4e année , nous quitterons le sol belge pour passer nos vacances  dans une charmante villa en location à BRUGAIROLLES.
Toujours à la recherche de nouveaux endroits à découvrir je vais puiser avec grand plaisir dans vos articles si bien illustrés.  Ce fut d'ailleurs avec émotion que j'ai revu Montolieu ,
Saissac , Quillan , ST Hillaire et .....Bram où nous dejeunons dans une petite brasserie en arrivant de Belgique !
Je me suis inscrite à votre newletter sur facebook il y a une heure.
Très heureuse de ma découverte de ce dimanche, bonne fête de Pâques et encore félicitations pour votre travail qui doit en ravir beaucoup .
Claudette Brichard

Riba André 31/03/2013 11:14


Adjoint au maire de Pieusse, je trouve ce travail vraiment remarquable et plus encore !! Vraiment complet tant en commentaires historiques que photographies.


Serait il possible d'avoir une copie pour les archives de la Mairie


Encore bravo pour le travail réalisé !

Jean-Pierre 31/03/2013 14:52



Je vous remercie pour ce témoignage chaleureux et c'est avec plaisir que je vous adresse mon reportage (74 pages) pour alimenter exclusivement vos archives en mairie. Bien cordialement JP


 



M.NEGRE 27/03/2013 09:43


Excellent article, comme à votre habitude.


Quel énorme travail de recherches.


C'est avec toujours autant de plaisir que je dévore vos articles.


Un gran MERCI pour nous permettre de le partager.


A bientôt le plaisir de découvrir vos prochaines trouvailles.


MtN.