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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 03:00
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Intro :

Une sympathique correspondante, qui se prénomme Marie-Claude, connue par l'intermédiaire du site, m'a adressé un beau texte, bien écrit. Si, si, elle se sous estime ! Elle explique comment, avec la magie virtuelle d'internet, nous sommes rentrés en contact. C'est banal me direz-vous, mais Marie-Claude a des aptitudes littéraires qui ne laissent pas indifférents et que je vous laisse apprécier. Peut-être nous fera-t-elle le plaisir de revenir coucher des lignes sur ce site … j'ai cru comprendre qu'elle avait des "textes" en sommeil … à suivre donc.

Voici le texte de Marie-Claude :


"Pays de Sault  inattendu…magie virtuelle d’Internet

Comment suis-je arrivée jusqu’à vous gens du Pays de Sault ?

Certes, lors d’un séjour en pays catalan en 2006, mon mari et moi nous avions fait des incursions dans l’Aude, mais plus à l’est. J’aurais bien continué nos visites aux « fils de Carcassonne » dont nous connaissions déjà  trois d’entre eux. J’aurais aimé aussi aller jusqu’à Montségur. Mais plus attirés par les côtes bretonnes et normandes, nous ne sommes  pas des inconditionnels du sud même si  nous gardons le souvenir, bien plus évocateur pour nous, d’un pays de Sault entre Ventoux et Luberon.

Ce n’était donc pas dans nos projets  de retourner vers le sud quel qu’il soit.

Un concours de circonstances inattendues, fortuites m’amena vers un pays dont j’ignorais l’existence. Oh ! On devine un peu qui a joué l’intermédiaire. Non ! Ce ne sont pas les pages d’un office de tourisme ou d’une communauté de communes ! Mais bien sûr, celui de votre fidèle émissaire, Jean-Pierre.

 

Avant d’en venir à lui, il me faut remonter à la guerre de 1914 et peut-être même à celle de 1870. Mais votre mémoire historique  allant  bien au-delà, cela ne va pas vous demander beaucoup d’efforts.  Après la mort de mon père, des cousins m’ont remis une médaille militaire reçue par un arrière-grand-père éponyme  en 1871. Si je n’ai pas réussi à savoir ce que ce « vaillant» malheureux -  il en est mort - avait fait, le « chaudron de la généalogie » m’a happée. Par souci d’équilibre, une part fut donnée  à ma famille maternelle.  Je croyais ma mère champenoise. Elle l’était par sa mère mais son père  avait des origines comtoises et aussi helvétiques et allemandes que j’ai découvertes. C’est loin,  allez-vous dire. Sauf que… la Franche-Comté a été espagnole ! Selon certaines sources,  mes ancêtres Pequignot devraient  leur nom au mot espagnol pequeño ou au pequin occitan. Non ! N’ayez pas peur ! Je ne vais pas vous faire un panégyrique de la Comté !

 

Alors, j’ai glané les souvenirs familiaux. Commencer par ceux qui auraient été les plus proches me semblait logique, sauf qu’il fallait lutter contre les failles d’une mémoire familiale déficiente, et combler des manques consécutifs à des disparitions précoces, des oublis et des dispersions dans une famille réduite.

Ma mère, qui aurait 104 ans, avait un frère ainé mort sur le front de la Somme en 1916. Triste banalité … Tout ce qu’on pouvait m’en dire tenait en peu de mots : Louis s’était  marié avant la guerre et avait deux petites filles dont personne ne connaissait même les prénoms. Je doutais d’en savoir plus. Bien plus facile de trouver trace d’un soldat mort à la guerre que de ceux qui lui survivent ! Les « fillettes », comme mon oncle, étaient tombées dans l’oubli.

Quelques recherches simples m’ont fait savoir que la veuve s’était remariée et avait terminé sa vie depuis longtemps à l’autre bout de la France dans un village de l’Ariège. Quant aux descendants, aux patronymes  différents, il fallait une recherche réciproque  pour espérer en faire retrouver la trace.

Néanmoins, ma mère portait un patronyme suffisamment rare pour que chaque élément « pêché » soit une pièce du puzzle. Sans avoir créé d’arbre sur Généanet, j’avais placé des alertes sur les graphies de ce patronyme. Un jour proche du 11 novembre symbolique, une  réponse fit apparaître deux noms : ceux de mon oncle et de son épouse ! Quelqu’un cherchait d’un autre côté, d’une façon s’apparentant plus à « la bouteille à la mer » qu’à la généalogie. Pas plus de noms sur ce  site que n’en compte  les doigts d’une main.

 Bien sûr, les deux « fillettes d’avant guerre » n’étaient plus de ce monde. Il a fallu que la fille de l’une d’entre elles cherche à en savoir un peu plus sur le père qui avait tant manqué à sa propre mère.

 

Retrouver des membres d’une famille est une chose, prolonger ces contacts plus hypothétique et aléatoire. La volonté de le faire doit être partagée … sinon c’est voué à l’échec ! En marge de  ce lien familial découvert,  s’est nouée une amitié faite de confiance et de franchise réciproques. Amitié affectueuse de deux cousines « contemporaines » comme diraient les Suisses, qui ont eu l’envie de se voir.  C’est ainsi qu’est né ce souhait de séjourner dans la vallée de l’Ariège.

 Bonne occasion pour continuer nos incursions en pays  cathare. Montségur… Quoi de plus simple à trouver sur Internet où les sites foisonnent allant jusqu’aux prestations payantes sur abonnement. Comment ? Je n’en sais rien. Mais les chemins montrés par Jean-Pierre se sont imposés. Sans doute la beauté des images et  la simplicité juste des commentaires.

 

Quelques temps plus tard, à la suite d'un travail sur le changement de tracé de la frontière à l'époque napoléonienne, entre un canton suisse et la France, est apparue la question de savoir : « pourquoi parmi ces bornes qui sont d'époques différentes, certaines ont sur le côté français une fleur de lys et d'autres 3 fleurs de lys ? » 

Afin de répondre à cette question posée par une correspondante suisse, j’ai cherché à partir de sites divers le long de la frontière française, du nord au sud.  M’est souvenue la promenade à partir des gorges de la Frau où l’on voyait des fleurs de lys sur les parois des rochers.

Vous apprendrai-je quelque chose en vous disant que c’est de là qu’est venue  l’aide la  plus substantielle ? Est-ce  un peu la magie d’Internet qui m’apporta une réponse depuis le sud de la France ?

Je crois que c’est surtout la générosité documentaire de Jean-Pierre qui peut aussi bien donner des renseignements historiques sur votre pays que sur le procès de délimitation entre la France et le canton de Soleure en 1818.

 

Quand on reçoit, on a aussi envie de donner. Alors je suis entrée un peu plus avant dans ce pays de Sault, avec une grande surprise quand j’ai appris que Belcaire était, dès le XVIIème siècle, le berceau de la belle-famille de ma nouvelle petite cousine."Marie-Claude.

 

 

Le mot de la fin :

Bienvenue à Marie-Claude pour sa première participation à la rédaction de pages sur le site. Je pense qu'elle reviendra disserter de temps en temps avec nous, la porte web et mes pages lui sont ouvertes comme à vous tous. JP

 

 

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Par Marie-Claude / Jean-Pierre LAGACHE
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