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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault EN LANGUEDOC ROUSSILLON Le fil rouge : des retrouvailles de 17 copines 33 ans après dans une région authentique préservée en territoire cathare dans les Pyrénées avec des lieux chargés d'histoire. Ce fil, sert surtout à vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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LA PORTE DES CONFIDENCES

Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 02:30
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Aprés le superbe reportage consacré à l'expatrié Belcairois Simon Toustou, voici un autre témoignage chargé d'émotion comme on aimerait en voir plus souvent. Qui n'a jamais eu la nostalgie des montagnes, de sa région natale, de bons moments qui ont émaillé votre vie ?

L'authenticité du Pays de Sault est bien là, et il resurgit encore et toujours au travers d'enfants du pays, leurs nostalgies des bons moments vécus dans leur enfance réapparaissent sans cesse, cela fait partie de leur identité qui est gravé dans leur mémoire à jamais. C'est cette authenticité qu'Éliane Cazelles Pibouleu m'a confié par mail en 2011, elle a osé témoigner de la vie à la ferme sur le plateau de Sault où des noms de lieu chantent comme en Provence. Vous en doutez ? J'en ai la preuve, carte à l'appui.


Des noms comme Escoumeilles, la Bénague, l'Arrémassadou, la Rouquette, le Tatou, l'Aychize, le Sarrat d'Oungan, la métairie des Arbres, rien que ce dernier nom poétique, exhale de légèreté ... vous venez de pénétrer dans un autre monde où les noms chantent au PAYS DE SAULT !

Pays de Sault carte 01a

Voici, pour ceux qui vont atterrir directement sur cette page web, l'endroit où se situe le PAYS DE SAULT, région à l'Ouest du département de l'Aude

Pays de Sault carte 01b

On se rapproche un peu du plateau de Sault, secteur agricole, pour vous situer le récit d'Éliane

Pays de Sault carte 02

Voici la preuve, où les noms chantent au Pays de Sault

Éliane a vécu à la ferme des Escoumeilles avec ses parents (les Coumeilles sur la carte) située sur la Plateau de Sault. Toutes ces fermes sont implantées à la limite de l'Ariège, le long de la route qui va du Chemin de Croix des 4 Chemins à Roquefeuil à Bélesta-Lavelanet.
Elle m'a confié ses moments de nostalgie, plein de sincérité, tous ses souvenirs sont accompagnés avec ses photos d'époque qu'elle a gardé précieusement. Soyez indulgent pour la qualité des photos scannées, elles datent des années 1960-70.
Les textes ont été rédigés par Éliane, que je remercie pour ces moments d'émotions qui vous rappellerons bien des souvenirs de votre jeunesse.
Pays de Sault carte 03

En haut, la ferme Les Coumeilles où Éliane vécue sa jeunesse, et en bas l'Arrémassadou où se situait son école primaire dont il sera question ci-après

Éliane Cazelles Pibouleu (dite Lily) a eu cette idée, mais elle a hésité avant de m'écrire, elle pensait que cela allait être, peut être redondant, car j'avais déjà abordé les sujets concernant l'agriculture au Pays de Sault. Elle prit malgré tout la plume pour coucher ses souvenirs en toute simplicité sur le papier et elle me contacta en me proposant d'apporter son témoignage, d'une période de sa vie dans ce monde agricole de moyenne montagne au Pays de Sault qui lui est très chère. On reste touché par le côté nostalgique en lisant le texte proposé par Éliane, que je vous laisse découvrir (n'hésitez pas à laisser un commentaire pour Éliane en bas de l'article) :
Pays de Sault les Escoumeilles 04

Photo des années 1960, la ferme "des Escoumeilles" au Pays de Sault avec une vue sur l'Ourtiset 1934m, le pic de Bentaillote 1965m et Picaucel 2027m

Cette zone agricole que l'on appelle le plateau de Sault est à une altitude moyenne de 1000m.

Au fond à droite, on aperçoit le pic des Sarrasis 1182m près de Belcaire la capitale du Pays de Sault

Pays de Sault les Escoumeilles 01

La ferme "des Escoumeilles" au Pays de Sault en 1955

" LES ESCOUMEILLES, la ferme avec un point de vue sur l'Ourtiset et on voit sur une photo au fond l'école de l'Arrémassadou où j'ai fait mon école primaire avec madame Médus, une institutrice formidable qui arrivait tôt le matin pour nous allumer le poêle pour nous réchauffer l'hiver et surtout faire chauffer nos repas du midi.
Les Escoumeilles petites (1 famille) et grandes (2 familles) comme le Sarrat , le Tatou, La Roquette, La Benague, l'Arrémassadou font parties de la mairie de Roquefeuil  alors que la Métairies des Arbres appartient à la commune d'Espezel.
J'ai fait le repas de mon mariage à l'hôtel Bayle sous la neige en avril.
Le vétérinaire qui soignait les vaches était Mr Pelofy de Belcaire(je me rappelle de sa première césarienne sur une vache de mon père il y a ....
Mr Gras, le boucher de Belcaire achetait vers 1985 les vaches à mon père.

Mon papa se prénommait Jean-Baptiste Pibouleu, mais on l'appelait Baptistin car il était de coutume de donner des surnoms au plateau de Sault, qui parfois n'étaient pas très sympathiques, mais qui représentaient quelque chose ; je rappelle quelques surnoms comme : Lou moustachou, Lou bourrut, la couennne !!!..... Lou Poulet.

La radio Montaillou a été crée par Mr Clergue, un cousin et maire de ce village à l'époque.
Est-ce Guy Clergue sur une photo de votre site, alors nous sommes cousins ?
Je connais très très bien la route Belcaire-Ax les Thermes car nous avions et avons de la famille dans ces coins : Ax les Thermes, Axiat, Luzenac (le talc) ...
Je connais aussi tous ces mignons villages aux alentours de Belcaire et Roquefeuil comme Camurac, Comus, Montaillou, Espezel, Joucou, Puivert, Belvis ... puisque nous y allions aux fêtes du village et on s'y amusait bien, c'était le bon temps, nous étions jeunes !!!
J'ai fait 4 ans au C.E.G de Quillan interne et puis je suis allée à Carcassonne interne 3 ans où j'ai passé mon bac, je connais trop bien cette route sinueuse que je prenais avec un vieux car.

Pays de Sault les Escoumeilles 02

Photo des années 1970, voici la petite route en quittant la ferme, que prenait Éliane pour aller à l'école de l'Arrémassadou près de Roquefeuil.

C'est me semble t'il, le pic de Tarbésou 2364m que l'on voit encore enneigé au fond à droite

Pays de Sault les Escoumeilles 03

La ferme "des Escoumeilles" au Pays de Sault en 1970, au fond à gauche, on aperçoit la métairie du Sarrat et la ferme du Tatou

vue aérienne de la ferme les coumeilles au pays de sault

Une vue aérienne de la ferme des Escoumeilles au Pays de Sault

Vous comprenez pourquoi j'adore votre site, je suis nostalgique, je redécouvre d'adorables endroits où j'ai passé d'agréables moments avec des souvenirs précieux, je suis parfois en extase. Aussi je relis souvent vos articles en particulier quand je suis triste, une véritable thérapie, pourquoi ne pas écrire un livre avec tous vos articles.
Pays de Sault l'étable 01

Jean Baptiste Pibouleu dit Baptistin, le papa d'Éliane dans l'étable de la ferme des Escoumeilles

L'ÉTABLE de mon pauvre papa qui était si fier quand il y avait des naissances des veaux.

Pays de Sault l'étable 02  Pays de Sault l'étable 04

Dans l'étable de la ferme des Escoumeilles les veaux sont nés faisant la fierté de Baptistin le papa d'Éliane (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Pays de Sault l'étable 03

Éliane et son papa Baptistin devant l'entrée de l'étable de la ferme des Escoumeilles

Un petit veau qui découvre la neige, je me rappelle que papa se levait la nuit pour enlever la neige des toits avant qu'ils ne s'écroulent et le matin quand il ouvrait l'étable, c'était un mur blanc. Nous allions à l'école en ski, ainsi qu'aux courses. On avait qu'une seule cheminée comme chauffage et le soir papa mettait le "moine" au lit rempli de braises pour chauffer les draps.

Pays de Sault le pain 02 Baptistin préparant la pâte à pain

LE PAIN : mon pauvre père a voulu nous refaire vivre comment il faisait la pain autrefois. Il a allumé durant 4 jours le four. La veille il a préparé la pâte à pain dans une maie puis après avoir mis les pâtons dans des paillassous, il leur a fait faire la sieste sous un édredon (un plumoun !!!) et avant l'enfournage, ils ont triplé, quelle magie. Après avoir enlevé les cendres du four avec un balai en buis, puis enfournage avec une pelle en bois. On admire, à travers la trappe les pains qui gonflent, qui cuisent et se dorent durant 2heures. Quelle beauté. Et derniers instants, on désenfourne et derniers soins, on enlève quelques cendres sur ces véritables chapeaux qui ressemblent à des cèpes. Quel régal visuel et on dégustait.

Pays de Sault le pain 01   Pays de Sault le pain 03

Préparation du four qu'il faut faire monter en température plusieurs heures avant de commencer la cuisson des pains (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Pays de Sault le pain 04

La pâte à pain a levé, ils sont fin prêts, la cuisson va pouvoir commencer

Pays de Sault le pain 05   Pays de Sault le pain 07

Baptistin enfourne les pains dans le four où l'on voit l'intérieur ici sur la photo de droite (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Pays de Sault le pain 06

L'intérieur de l'énorme four à pain de la ferme des Escoumeilles

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Le mari d'Éliane, Alain qui sort le pain du four

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On retire les quelques cendres sous les pains qui sont de véritables chapeaux de cèpes

 

LES FOUGASSES : Une tradition locale, pour la fête de la Saint Martin à Roquefeuil le 11 novembre, il était une tradition de faire ces délicieuses galettes qu'on mangeait jusqu'en février (sans conservateur et sans date limite de consommation !!!). On faisait la pâte comme le pain, on pétrissait tous les ingrédients, ensuite on faisait des ronds bien circulaires sur du papier sulfurisé beurré, (voir les photos ci-après) on badigeonnait au jaune d'œufs avec une plume d'oie, on saupoudrait de sucre et au four. Quelle splendeur. Qui était le roi !! BRAVO à mon Cher papa Boulanger-Pâtissier disparu en 2002.
Pays de Sault les Fougasses 02

Baptistin est passé dans l'art de préparer la pâte à pain ou pour confectionner les Fougasses, à la ferme il faut avoir de nombreux talents

Pays de Sault les Fougasses 01

Préparation et mise en forme des Fougasses, sur du papier sulfurisé beurré

Pays de Sault les Fougasses 04

L'intérieur du four à pain avec les Fougasses qui commencent à gonfler

Pays de Sault les Fougasses 03   Pays de Sault les Fougasses 05

Les Fougasses sont prêtes à être mangées. Photo de droite, notre cher père (un saint) où il rigole car on couronne le roi (mon papa Baptistin), les autres personnes sont des amis avec mon frère Jean-Paul (cliquez sur la photo pour l'agrandir)


LES OREILLETTES : Une spécialité du Pays de Sault, ces gâteaux délicieux étaient le dessert au moment de la fête du cochon : après avoir préparé la pâte et laisser reposer une demi-journée, on étire la pâte en farinant la table. On découpe en petit carrés très très minces le temps que le patron prépare le feu. Dans la poêle, sur le trépied, l'huile est bouillante, à l'aide d'une fourche en bois on tourne et retourne l'oreillette, attention qu'elle ne brûle pas, mais il faisait chaud. Les plus gourmands sucrent les oreillettes qui sont dans une corbeille (une desque !!).

Pays de Sault les Oreillettes 02

Préparation de la pâte pour confectionner les fameuses oreillettes du Pays de Sault, Marie la maman d'Éliane que l'on surnomme Catinou et son papa Baptistin 

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Baptistin teste la première cuisson des oreillettes

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La cuisson des oreillettes s'effectue dans une poële placée sur un trépied dans la cheminée de la ferme

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La cuisson des oreillettes que maîtrisait Baptistin demande une surveillance constante

Pays de Sault les Oreillettes 05

Un gourmand se sert d'oreillettes sucrées sans plus attendre


LA MAÎTRESSE DE L'ÉCOLE DE L'ARRÉMASSADOU qui a été fidèle au poste malgré les intempéries, Madame Médus une femme exceptionnelle au grand cœur et qui adorait son métier. Madame Médus mon institutrice habitait Belcaire en dessus des scieries.

Pays de Sault école Lamaressadou et Mme Medus 01 Une photo de classe où sont présents : Maryse Toustou de la Roquette, Pierrette Delpech du Sarrat, Elie Maugard du Tatou, Jean-Pierre Pibouleu de La Benague, Serge Garros du Tatou, Alain Garros du Tatou (cousin), Eliane Pibouleu des Escoumeilles, Simone Lapasset de La Benague, André Maugard de la Métairies des Arbres, Arlette Sarda de la Métairie des Arbres, Anny Lagarde de la Benague, Pauline Toustou de la Roquette, Jean-Paul Pibouleu des Escoumeilles, Christian Delpech du Sarrat. Tout ce petit monde allait à pied à l'école par tout les temps, prenait la gamelle et mangeait sur place. Nous n'avions pas besoin de classe verte car notre chère maîtresse savait très bien nous donner des cours malgré les différentes classes du C.P au C.M2 et les différents âges. C'était génial et on aimait aller en classe.

Pays de Sault extrait cahier d'école 1964 - 01

 Voici une de mes rédactions avec l'écriture de ma maîtresse Mme Médus lorsque j'allais à l'école primaire de l'Arrémassadou. Cette rédaction où je raconte la cueillette des pommes de terre, autre ressource de la ferme, en fait on achetait peu de choses.

Pays de Sault extrait cahier d'école 1964 - 02

 

Pays de Sault école Lamaressadou et Mme Medus 02

Madame Médus Agnés mon institutrice et moi en communiante en 1964

Pays de Sault les foins 01

Il en fallait de la force et mon papa était courageux

LES TRAVAUX DES CHAMPS : Autrefois l'herbe séchée était transportée dans des "bourras" sur les épaules, ensuite les vaches étaient jointes et portaient une muselière pour ne pas manger de l'herbe et munies d'un petit "rideau" pour ne pas que les taons les piquent car sinon la charrette était renversée.
Les vaches étaient dressées à travailler par 2 et c'était tout un art, il fallait des heures d'entraînement et il fallait en plus avoir une paire de vaches en secours, car pendant les grosses chaleurs on les faisait travailler à tour de rôle. Elles servaient à labourer, à tirer du bois dans les forêts, de chasse-neige, d'ambulance !! Et oui enfin c'étaient de véritables camions, de gros tracteurs qui circulaient sans essence et carte grise !!!!
Pays de Sault les foins 02

Au Pays de Sault, au XIXème siècle il y avait environ 5000 bovins, mais ceux-ci n'étaient destinés à l'élevage, autrement dit à la production de viande, mais sont bel et bien des moyens de traction.

A cette époque-là, posséder un bel attelage, équivalait à avoir un beau tracteur de nos jours.

Pays de Sault les vaches=tracteur 01

Ne croyez pas que le chargement soit une chose si facile qu'il n'y paraît ; l'herbe devait être roulée à la fourche et agencée correctement.

Il ne fallait pas que la charrette soit déséquilibrée.

Pays de Sault les vaches=tracteur 02

photo souvenir d'Éliane et les vaches de la ferme des Escoumeilles

Pays de Sault les vaches=tracteur 03 le retour des champs

Les journées étaient bien remplies, il y avait toujours quelque chose faire, tout n'était pas rose, mais il y avait de bons moments que je n'oublierai jamais.

LA FENAISON : Avant la faucheuse qui fut une véritable révolution pour les bras de mon pauvre papa, il fauchait l'herbe à la faux et tous les recoins étaient rasés. Quand l'herbe était sèche, on la chargeait sur les charrettes en faisant bien les coins pour en mettre au maximum et surtout qu'elle ne tombe pas. Cette récolte était stockée dans les granges pour nourrir les vaches l'hiver et nous les enfants on nous faisait piétiner cette herbe pour en mettre au maximum, mais quelle poussière.

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Quand vint la faucheuse, avant la guerre de 14, vint aussi le râteau mécanique. Longtemps la faux servit à faire les foins et elle resta indispensable dans les terrains très en pente, tant qu'ils furent cultivés !

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En août après la moisson, il faut rentrer les gerbes sous "le couvert" ou le hangar

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La charrette de foin chargée au maximum, il n'y avait pas encore de tracteur à la ferme en 1968

LE BATTAGE : Une fois les gerbes de blé et d'avoine stockées dans un hangar une grosse batteuse tirée par un tracteur arrivait dans un bruit infernal. C'était la fête car tous les voisins arrivaient pour aider à tour de rôle dans les métairies. On faisait passer les gerbes sur la machine, une personne enlevait la ficelle de chaque gerbe rapidement et la jetait dans "l'avaloir". D''un côté sortait les grosses balles de paille et de l'autre le grain qui était aussitôt mis en sacs de 100kg après avoir surveillé la qualité du grain qui partait souvent à la minoterie d'Espezel pour la farine, le reste servait à élever de la volaille. Ensuite il y avait un grand repas autour d'une poule au pot et on repartait le lendemain dans une autre ferme. C'était épuisant surtout avec la chaleur, la poussière, le bruit... mais on était heureux, on faisait de nombreuses "farces". Quelle joie et quel bonheur à cette époque, j'en ai de très bons souvenirs.
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La batteuse fonctionnait grâce au tracteur avec une transmission par courroie. Les premières batteuses firent leurs apparitions au Pays de Sault après 1930.

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Le battage se faisait grâce à une entraide mutuelle, réunissant quinze à vingt hommes du voisinage

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On voit ici la transmission du mouvement par courroie à la batteuse

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Le travail du battage était pénible parfois quatorze heures dans des conditions très dures

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Mais avant la mécanisation le battage se faisait grâce à un "manège" ancêtre de la batteuse, il y avait un jeu d'engrenages et d'arbres qui était entraîné par des vaches qui tournaient autour d'un axe central.


LA FÊTE DU COCHON : c'était un grand événement durant une bonne semaine, on était fortement occupé. Il fallait les courses pour acheter le poivre, le sel .... On faisait les oreillettes, on préparait le matériel, on nettoyait la maie, on aiguisait les couteaux. Le jour J, tous les hommes des Métairies arrivaient après avoir donné manger aux vaches. On attrapait le cochon avec une corde dans l'enclos après avoir été nourri durant un an et il y avait un tueur attiré car il fallait être doué. On recueillait le sang pour faire du bon boudin qu'on remuait aussitôt pour ne pas qu'il coagule. Avec de l'eau bouillante on mettait le cochon mort dans la maie et à l'aide de chaînes et de racloirs on pèle le cochon. Une fois bien nettoyé il est pendu 24h enfin que la viande s'attendrisse après avoir été vidé de ses entrailles. Les femmes nettoyaient les tripes qui seront utilisées pour les boudins, saucissons, on vérifiait si elles n'étaient pas percées en soufflant dedans. Vers 13h, il y avait un grand repas bien mérité. Ces cochons pouvaient atteindre 300 Kg et en général on tuait 2 cochons par famille et par an pour la provision annuelle. Cette fête durait tous les week-ends de décembre à février puisqu'on tuait les cochons dans chaque ferme à tour de rôle. On n'avait pas la télé mais c'était beaucoup mieux.
En fin de soirée on faisait les boudins qui cuisaient dans la grosse marmite où papa avait préparé un très bon court bouillon. Le soir on dégustait ce délicieux boudin grillé, ensuite il y avait les fameuses parties de belote ou bourrées.
Le lendemain on découpait le cochon et on préparait les jambons qui étaient salés, puis mis au repos 15 jours sur une planche et ensuite pendu dans une pièce fraîche et aérée. On hachait la viande pour faire des saucissons, de la saucisse, des pâtés.

Le tueur de cochon Jacky

Ces quatre photos datent de la fête du cochon à la ferme en 1978, ici on voit le tueur attitré de dos Jacky Maugard, fallait la tenir la bête !

Le boudin du Pays de Sault

Le soir auprès du feu, pour ne pas que le sang coagule on faisait les boudins avant de les faire cuire dans le succulent court bouillon que papa avait préparé dans l'après-midi

Preparation de la viande et lard pour la saucisse du Pays d

Le lendemain on préparait la chair à saucisse ou saucissons, on pesait le sel et le poivre et on faisait de très beaux saucissons et saucisses qui allaient sécher à l'air libre environ 2 bons mois.

Les saucissons et saucisses du Pays de Sault

A gauche, c'est Irène Maugard l'épouse de Jacky qui tue le cochon, s'était une femme dynamique qui était toujours présente tous les week-ends pour aider les familles à ces travaux un peu particuliers, d'ailleurs c'est elle qui est aussi à la fête des moissons et je l'ai d'ailleurs retrouvé dans un de vos articles sur le site. Le cochon c'est l'affaire des femmes, mais au moment de le tuer, hommes et enfants, amis et voisins accouraient pour faire la fête.

 

Tout était utilisé dans le cochon, rien n'était perdu sauf les ongles !!!! Même la tête était cuisinée puisqu'on faisait un délicieux pâté de tête.
Enfin on n'oubliait surtout pas le "présent": on donnait un morceau de cochon, du boudin au facteur, à la maîtresse, au curé et aux gens âgés.
Voilà Jean-Pierre, je trouve votre site génial."'

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Tous mes remerciements à Éliane Cazelles Pibouleu pour avoir fait revivre ses quelques souvenirs à la ferme des Escoumeilles et de me les avoir confiés pour monter ce reportage.

Je vais rajouter quelques infos complémentaires avec l'aide d'Éliane et si vous même, avez des anecdotes, écrivez moi :

 

La fougasse ou la fouace est une des plus anciennes pâtisseries française occitane.
La fougasse Pays de Sault est en quelque sorte un pain provençal. Le nom trouve son origine dans le latin panis focacius, un pain plat cuit sur un foyer ou sous les cendres d'un feu. Il existe une extrême diversité de fougasses, chaque région, ville ou même chaque famille ayant sa propre recette. En général les fougasses sont salées, elles peuvent être agrémentées de divers ingrédients (olives, lardons, anchois, fromages) qui peuvent être soit mélangés à la préparation soit déposés à la surface du pain avant cuisson. Mais on trouve aussi la fougasse sucrée comme celle d'Éliane présentée ici, et la fougassette qui est légèrement briochée et aromatisée à la fleur d'oranger.
En Provence, elle fait parfois partie des 13 desserts de Noël.

L'oreillette, est une pâtisserie traditionnelle occitane que l'on déguste entre le jour de l'an et Pâques. Mais son pic de consommation est le mardi gras. Elle paraît aussi sur la table lors des fêtes familiales. C'est une pâte frite à l'huile d'olive et parfumée parfois à la fleur d'oranger. Très mince, légère et craquante, elle se consomme recouverte de sucre glace. Elle est connue sous des noms différents.

 

Éliane me confie encore ceci :

" A la métairie du Tatou juste à côté de celle des Escoumeilles, il y avait 2 familles : la famille Garros Lucien (décédé dans les années 1990) et Lucienne et la famille Maugard qui occupait la métairie bien avant 1920. Après 1921 Georges Maugard et Lise avait repris la suite, ils étaient des travailleurs infatigables comme tous les exploitants du plateau de Sault où la vie est rude. Georges a un accident en forêt, mal soigné, il décédera en 1930 laissant Lise seule avec ses quatre enfants (François, Émile, Pauline et Louis), mais elle tint bon et continua à s'occuper de la ferme. Lise Maugard est décédée dans les années 1995 elle avait plus de 92 ans, une véritable commandante car ma tante Rosa (décédée en 2005) qui était une sœur à mon papa était mariée avec son fils aîné François Maugard (décédé en 2002). Ils eurent 3 enfants, mes cousins : Elie, Roger et François.
Ma tante Rosa a beaucoup galéré dans sa vie car Lise sa belle-mère ne l'aimait pas, elle dormait la pauvre dans de la paille. A la naissance de son 3ème fils, Lise Maugard le lui a enlevé pour le donner à une se ses filles ! Ma tante Rosa a travaillé comme un esclave, la pauvre, et mon papa en cachette lui apportait des bonbons, des gâteaux et des vêtements.
Au Sarrat dernière ferme de la route qui mène aux Escoumeilles, il y avait 2 familles Delpech.

Lise Maugard entre 1945 et 1950Lise Maugard entre 1945 et 1950 (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

La famille Maugard aux champs en 1950

  La famille Maugard de la métairie du Tatou en 1950, aux champs sur le plateau de Sault, avec à gauche, Lise Maugard et ses deux frères Émile et Louis ; à droite François Maugard (né en 1922) fils de Lise et Oncle d'Éliane.

En arrière plan c'est la métairie du Sarrat que l'on aperçoit.

Aux Escoumeilles il y avait les "petites" Escoumeilles à gauche sur une photo où vivait Henriette Toustou (décédée en 1976) et son fils Toustou Julien (décédé dans les années 1984) qui avait épousé Toustou Marie(décédée dans les années 1994) mais ils n'eurent pas d'enfants.
Les "grandes "Escoumeilles là où je suis née, il y avait donc mon papa qui a été orphelin jeune et qui a élevé 3 sœurs durant la guerre : Marinette(mariée qui a vécu à Axiat en Ariège et a eu une fille et est décédée en 1982), Rosa et Marguerite qui a été fille mère à l'âge de 15ans, d'une fille Andrée car à cette époque c'était une honte (elle s'est  mariée par la suite et a eu 3 autres garçons : Roger, Bernard et Denis).Quand mon pauvre papa s'est marié en 1952 ma mère a expulsé ma tante Marguerite et sa fille. Papa en a beaucoup souffert  toute sa vie, car il était un véritable protecteur.

Juste à côté de ma ferme, habitait une grand-mère qu'on appelait tata Marie Grauby qui était toute voutée mais elle nous gâtait beaucoup, parfois elle nous gardait avec mon frère et à Noël nous avions droit à la barre de chocolat, 4 gâteaux et la clémentine, c'était un festin.
Un dénommé Justin Pibouleu, le chantre de l'église de Roquefeuil était de la famille lointaine à mon papa car il y a beaucoup de Pibouleu, Maugard, Toustou, Delpech sur le Plateau du Sault. "

Eliane m'a offert l'occasion par ses témoignages, d'entrouvrir la porte du plateau de Sault, cette plaine située à 1000 mètres d'altitude ceinturée de montagnes pyrénéennes.

Le Pays de Sault comme bien des régions un peu enclavées et excentrées, a vu disparaître une paysannerie vouée à une économie de subsistance face à la conquête d'une société dédiée au progrès et au profit. A force de vouloir créer toujours plus de richesse, d'amasser toujours plus d'argent, l'homme a perdu son âme ! La vie continue, mais il est bon de se retourner sur cette vie passée, afin peut être de corriger ses erreurs où du moins de préserver ce qui peut être sauvegardé, car l'homme ne peut s'empêcher de regarder avec une certaine tendresse son enfance et les souvenirs qui s'y rattachent. Il se rappelle ces périodes où la vie lui était facile, en faisant abstraction des mauvais souvenirs. Le Pays de Sault avec ses paysages magnifiques où les hommes ont laissé leur empreinte, où la forêt reprend petit à petit ses droits, où, même l'Union Européenne trouve judicieux de réintroduire des prédateurs ; ce Pays de Sault continuera cependant à vivre tant que quelques personnes pourront en faire réveiller la mémoire. Plutôt qu'un long discourt voici quelques photos magnifiques du plateau de Sault proche de Roquefeuil, Espezel et Belvis.

 

" L'écriture n'est pas une fin en soi, elle est la nostalgie d'un ravissement. " citation de Yasmina Reza née en 1959

le plateau de Sault sur la D29 en direction de Rocquefeuil

Traversée du plateau de Sault par la D29 en direction de Rocquefeuil

le plateau de Sault jandan

Ces bovins ne sont ils pas heureux sur le plateau de Sault, n'est ce mieux que de la farine animale ?

le plateau de Sault Jean Luc Negrail

Une superbe vue du plateau de Sault prise plein Sud des hauteurs de Belvis, Belcaire se situe tout au fond à droite.

le plateau de Sault 01

Le plateau de Sault 

le plateau de Sault Muriel Dall'Agnese

Ciel d'orage sur le plateau de Sault

le plateau de Sault vu de la D613 près d'Espezel 01

Le plateau de Sault vu de la D613 après une pluie, près d'Espezel

le plateau de Sault Guissard Vincent

Le plateau de Sault au petit matin, la brume se lève sur un autre monde !

levé du soleil sur le plateau de Sault hihasg99

Une belle photo d'un lever de soleil sur le plateau de Sault

traversée du plateau de Sault par le sentier cathare 01

Le plateau de Sault est traversé de part en part par le sentier Cathare qui vous emmène à la forteresse de Montségur et Foix ensuite, (voir le carte au début)  Panorama du plateau de Sault sur la D29 en direction de Roc

Panorama du plateau de Sault pris de la D29 
Si, ce reportage vous a intéressé et interpelé, allez voir aussi ceux-ci (il suffit de cliquer dessus) :
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Par Eliane CAZELLES / Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 03:00
bandeau texte vous avez la parole

 

Prologue : Lors de vacances, il y a ceux qui mémorisent tout simplement les images de ces nouveaux paysages qu'ils découvrent ; il y a aussi ceux qui prennent des photos pour immortaliser ces instants merveilleux ; et il y a ceux qui font l'un et l'autre mais plus encore, puisqu'ils ajoutent des commentaires leur permettant ainsi de garder graver à tout jamais un regard émerveillé ou déçu ; et il y a, pour terminer,  ceux qui prolongent leur voyage en "poétisant" le tout par l'écriture de textes qu'ils ont envie de partager avec  vous comme Marie-Claude ...

 

QUELQUES MOMENTS A MONTSÉGUR

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Moments privilégiés ! En ce début de juin, pas encore d’effervescence touristique comme  le laisse craindre l’importance du parking au pied du pog. Tout au plus une dizaine de voitures.

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moment privilégié

Moments de fascination au belvédère du Pas de l’Ours, première apparition lointaine de la forteresse sur son roc.  Une étendue immense,  grandiose, s’offre au regard. Au-delà du pog de Montségur, les lignes des crêtes se confondent  en courbes infinies dans un camaïeu de gris-bleu en harmonie avec un ciel nuageux. Espace infini où il semble que rien n’a changé depuis 700 ans. 

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fascination

Moments d’émotion historique au fil de la montée. Symboliques, des buis odorants témoignent de la vie qui s’est renouvelée  en ces lieux depuis des siècles. Les pierres  à  la couleur quasi métallique  portent la trace des milliers de pas qui s’y sont posés.

 

 

Moments d’équilibre précaire sur la crête sommitale de cette cité du vertige au surnom bien mérité. Instabilité accentuée par un vent violent qui emmène, mais rassurée par un bâton de pèlerin  qui donne  la sensation de tenir au  sol.

 

Moments d’émerveillement devant le contraste entre le présent qui se rappelle  à nous dans le lointain septentrion , face à l’austérité  sauvage de la résurgence  d’un passé  au sud .

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 émerveillement

Moments d’isolement propices à une forme de recueillement dans cette sorte de sanctuaire. Quand tout le monde est parti,  nous restons seuls sur ce lieu chargé d’une histoire qui étreint au point d’en faire oublier les pierres des murs construits ultérieurement.

Là ? Ici ? Un peu plus loin ? Beaucoup plus loin ? On n’a pas besoin de le savoir exactement. Univers transcendant… Force destructrice…Puissance d’un idéal… On aurait pu  quand même « les » laisser vivre encore un peu !

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isolement

Moments  d’attente solitaire pour notre cousine restée en bas dans la voiture en raison d’un handicap qui l’empêche d’accéder aux terrains difficiles.

 

Moment  décevant du retour à la réalité en visitant le village vers lequel  s’approche le pog, telle la coulée de lave d’un volcan.

Pourquoi être déçu ?

Je n’attendais tout de même pas qu’au détour du chemin, Esclarmonde m’apparût  sous une longue cape blanche.

Souhaiter que la vie se perpétue, revient à tolérer les marques du présent, même si elles paraissent plus ou moins esthétiques, à louer une ordonnance non dénaturée par une mise en forme artificielle et surfaite. Ainsi se cultive l’authenticité ; ici la vie existe, calme, permanente, ordinaire, exempte encore  du flux estival…

La campagne avec ses privilèges et ses désagréments…

 

 

DE L’EAU …ENCORE DE L’EAU…PAS TOUJOURS…

 

Mais où donc est l’eau ?

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Après  Fougax - et - Barrineuf, une route presque forestière suit  la sauvage et verdoyante vallée de l’Hers. Pélail, visible du belvédère du Pas de l’Ours, est le seul hameau aperçu le long de cette route qui s’interrompt au bout de quelques kilomètres. Puis,  un sentier la continue en longeant un torrent que l’absence d’eau rend étonnamment muet. C’est le lit de l’Hers.

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Les gorges de la Frau

 

Entre hêtres et résineux, parmi les buis odorants, nous montons avec le seul accompagnement des cris et chants d’oiseaux, des bourdonnements des insectes, et bientôt des gouttes de pluie sur les feuillages. Si l’eau ne se montre pas au fond de l’Hers, elle devient  présente dans l’air… Nous suivons ce lit encombré de pierres moussues  mais parfois  nous le laissons tout au fond de la vallée encaissée et profonde. Le soleil intermittent ne parvient qu’à éclairer  le sommet des falaises impressionnantes de la montagne de la Frau, qui, avec le plateau de Sault,  enserrent ces gorges. Elles  forment  la limite entre deux départements : Ariège et Aude et deux  régions administratives : Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Axe économique important du XIème siècle au XVIème siècle,  reliant l’Ariège à la Catalogne,  c’est une partie du sentier dit des Bonshommes. Les derniers Cathares l’ont emprunté,  allant de maison amie en abri précaire, pour trouver refuge dans les hautes terres catalanes vers Urgell ou Berga.

Parfois, un arbre colonisant la paroi rocheuse,  nous montre les prouesses qu’il peut faire pour s’enraciner dans un espace aussi inconfortable  qu’exigu. Bicéphale ; ses racines se mêlent aux troncs pour former un enchevêtrement inimaginable. 

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Limaces noires et escargots  témoignent de  l’humidité ambiante. Les bois morts nécessaires à la présence de nombreuses espèces végétales et animales, assurent le maintien et l’évolution naturelle de la biodiversité dans cette réserve biologique intégrale. La lumière,  qui, à cette heure, ne vient pas jusque là, est donnée par le jaune éclatant et parfois l’orange  des adonis des Pyrénées.

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Le bleu partagé par les gentianes, les ancolies, est aussi  minutieusement distribué dans les myosotis dont  la signification du nom en allemand prend ici toute sa  justesse……VergissmeinnichtNe m’oubliez pas… Inoubliable, une promenade en ces lieux sans qu’aucune rencontre ne trouble ce privilège de complicité unique avec la nature.

 

Si l’Hers, au fond des gorges,  était à sec, à l’ouest l’eau est présente.

Parfois  cachée comme celle des multiples conduites forcées qui appartiennent  aux Pyrénées comme les phares au bord de la  mer. Elles dévalent le long des versants, traversent parfois la route qu’elles surplombent ou la  suivent consciencieusement comme dans la vallée du Vicdessos.

Au delà d’Ax-les-Thermes, après la traversée d’Orlu et le village d’Orgeix où un joli pont,   devant l’église,  propose  une vue de carte postale, on s’enfonce dans la vallée de l’Oriège. Dans un enclos, quelques chevaux de Mérens se protègent judicieusement du vent en se tenant tête bêche.

Après avoir dépassé la maison des  loups, on s’élève par une petite route jusqu’à la réserve nationale de faune sauvage d’Orlu. Invisible, ici, l’eau ne l’est plus. Des escarpements rocheux,  ruissellent les eaux vives qui se divisent ou se rejoignent en de multiples confluents.

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Images vivantes d’un poème écrit autrefois par Emile Verhaeren.

« L'entendez-vous, l'entendez-vous
Le menu flot sur les cailloux ?
Il passe et court et glisse
Et doucement dédie aux branches,
Qui sur son cours se penchent,
Sa chanson lisse. »

Tous ces ruisselets arrivent à l’Oriège, qui court  en bas après avoir bondi et rebondi sur les rochers en de multiples petites cascades. Là est toute la raison d’un paysage à l’abondance verdoyante et reposante. Pas d’eau, pas de verdure ! Inévitablement. Les gentianes jaunes promettent leur floraison  tandis que les grappes des asphodèles blancs  foisonnent.

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Plus inattendu,  mais pas tellement souhaité, est le clapotis  des gouttes de pluie,  me punissant d’avoir osé écrire un jour : « Ne pleut-il jamais dans ce pays ? » Certes la pluie est nécessaire mais on ne peut croire comme Gribouille que le fait de se cacher dans un ruisseau soit la panacée  pour se mettre à l'abri de la pluie. Demi-tour donc lorsque cela s’intensifie, d’autant plus que la Dent d’ Orlu, si belle derrière nous à la montée,  devient carrément invisible.

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Rien d’étonnant quand on veut écrire sur l’eau, que tout se termine…trempé sous la pluie.

 

A Ax-les-Thermes où il pleut encore, quelques disciples de Gribouille, prennent un bain de pieds assis au bord du bassin des Ladres. «  Libres d’accès et d’usages à toutes les époques, [ces] eaux chaudes  servaient tout autant à laver la laine, ébouillanter le cochon et faire la soupe,  qu’à soigner le corps »  (OT -  Ax-les-Termes)

 

Et un jour suivant, l’eau s’accorda un crescendo éblouissant.

Au fond de la vallée du Vicdessos, torrent au courant bien emmené, bien au-delà d’Auzat, se découvre le  hameau de Marc. Si l’on passe le petit pont, on s’élève vers toutes ces maisonnettes en pierres sèches. Plus souvent  gîtes de vacances que des demeures permanentes,  leur restauration non dénaturée ne contrarie pas les souvenirs d’un passé local. Vestige d’une autre époque, l’ancienne école est devenue un écomusée et une « miellerie », domaine de Maya, surnom que se donne l’apicultrice. Le préau est désormais surveillé par un ours-ruche, en bois sculpté, habité d’abeilles qui entrent et sortent par ses narines. Une corde à grimper suspendue à une poutre et des porte-manteaux d’un autre âge, rappellent un passé révolu et combien plus sonore. Car, le village est vide de présence humaine comme le sont tous ceux où le tourisme a pris ses aises. Calme, on ne peut pas vraiment le dire. Avant de franchir le pont, se fait entendre le grondement de l’eau  du torrent qui surgit  d’un étranglement.  Cela  devient aussi assourdissant qu’une chute alimentant  la turbine d’une usine … d’autrefois.

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Ceux qui se plaignent, à la campagne, du chant des coqs et du tintement des cloches doivent absolument perdre l’intention de louer un de ces gîtes (peut-être très bien insonorisés) qui surplombent  à la verticale le lit du torrent.

 

Invisible aussi pour nous, et sans regret  de notre part, l’eau qui est tombée du ciel  sur notre lieu de séjour, pour dévaler la pente en notre absence. Elle a fait craindre  à notre propriétaire  l’inondation de l’appartement. Accompagnée de grêle, elle a laissé des rigoles pleines d’eau entre les salades et des feuilles de courgettes en dentelle. Ce déluge n’était pas une vue de l’esprit.

 

« Été mouillé été qui mouille

C’est la fête à la grenouille

Eté qui mouille, été mouillé

Tous nos rêves sont noyés… »

 

On pourrait penser que la chansonnette ait trouvé  ici toute sa raison d’être. Pourtant si, comme le dit le proverbe, « en juin trop de pluie et le jardinier s’ennuie », nous ne nous sommes nullement ennuyés. C’est vrai que nous ne sommes pas jardiniers !

 

Entre Camurac  et Prades, un  berger, abrité sous un parapluie,  surveillait  son troupeau depuis la route. En souriant, il nous salua d’un grand geste du bras. Ce n’est pas lui qui viendra  contredire la fin de la chanson :

« Qu’elle est belle la vie par tous les temps »


 

PASTORALEMENT

 

Au-delà de Vicdessos, plusieurs itinéraires sont offerts. L’une des routes conduit vers le port de Lers en suivant les pentes ombragées d’une vallée profonde entaillée par une jolie cascade. L’ascension est bientôt interrompue par trois petites chèvres.  L’une est couchée au milieu de la route, obligeant à l’arrêt. Le temps de chercher un appareil photo, une seconde s’allonge à côté de l’autre, comme pour demander qu’un droit de passage soit acquitté. Racolage passif ? Bientôt, une voiture vient rompre le charme de cette scène bucolique, se range à notre gauche, tandis que la passagère distribue du pain que les demoiselles se disputent en de folles cabrioles. Tant pis pour l’instantané manqué !

Nous poursuivons la montée, ne croisant que des cyclistes, plus sûrement en entraînement d’une prochaine cyclosportive qu’en vraie promenade champêtre. Au sommet du col, le soleil, qui nous avait accompagnés jusque là, part ailleurs. Un versant de la montagne est occupé par un troupeau de vaches « ariégeoises »  que notre venue ne dérange pas. La plupart restent calmement  couchées à ruminer dans un pacage limité par un fil de fer barbelé. Au tintement cristallin de quelques clarines, se mêlent  bientôt les voix claires de jeunes enfants. Ils apparaissent bientôt au sommet et descendent à la queue-leu-leu, suivant un  invisible sentier en lacets. S’agit-t-il d’une sortie organisée du mercredi ?…d’une classe-découverte ?…botanique ? La flore, dans sa richesse et sa variété, le justifierait. Le groupe s’arrête de temps en temps pour des observations collectives. Quelques enfants distraits, devancent  les autres en courant jusqu’à la clôture qui les sépare de la route. L’un d’entre eux ose jouer le cavalier seul en passant sous le fil. Il se voit rappelé à l’ordre immédiatement. Sa récidive lui vaudra une nouvelle semonce, ainsi qu’une menace de sanction au retour. Il se tiendra obéissant. C’est remarquable : souvent les familles exercent une attention bien moins vigilante que les collectivités, sous prétexte d’accorder de l’autonomie aux enfants. Cette promenade pastorale s’achève quand le cheptel se répartit dans les deux minicars qui les attendent et descendent sur Vicdessos.

 

La route serpente en descendant dans les pâturages d’estive, la montagne offrant de véritables floralies.

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Ancolies tournant le dos

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Une étonnante diversité botanique éclaire le  paysage alors que les nuages s’amoncellent dans un ciel gris. Que de fleurs ! Je ne peux en nommer que quelques unes. L’une d’elles, fleur d’un souvenir : l’Ancolie des Pyrénées au bleu si lumineux. Pour moi, la plus belle de la montagne par sa corolle si majestueuse et ouvragée. Je l’avais découverte un jour de juillet 1977, à la Hourquette d’Ancizan, près du col d’Aspin. Sacrilège ! J’en avais cueilli une et l’avais fait sécher avant de l’envoyer à une amie, elle aussi éprise de montagne. Comme passée au rouleau compresseur, la pauvre fleur avait perdu toute sa grâce et sa beauté en même temps que sa couleur incomparable. La réponse ne s’est pas fait attendre.

« Comment as-tu pu cueillir une Ancolie ? Dans les Alpes, ce sont des fleurs protégées qu’il est interdit de cueillir ? Ne cueille pas les fleurs sauvages. Contente-toi de celles qui sont cultivées à cet effet ! »

La leçon a été entendue. Depuis, je ne cueille plus de fleurs au détour des chemins. Je déplore ceux qui le font. Je regarde ou je photographie.

 

Au fond du vaste cirque, se découvre l’étang de Lers, théâtre d’une autre occupation de plein air. Un ponton accueille des pêcheurs de truites. Activité occasionnelle et organisée. On s’étonne  que des lignes, lancées à 90° l’une de l’autre, ne s’emmêlent pas. Ces truites doivent être sourdes pour ne pas entendre les caquetages de tous ces pêcheurs d’un jour. Pour un poisson, mordre en  ces conditions, revient à être affamé ou suicidaire.

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Dans une étendue chahutée de rochers, la route  s’élève maintenant vers le col d’Agnes, tout en se rapprochant de plus en plus des nuages. Au sommet du col, un panneau rappellera la plaque lue  au bord de l’étang de Lers, à la mémoire de ceux qui sont passés ici au péril de leur vie  pendant la seconde guerre mondiale. Une carte d’orientation mentionnera les différents itinéraires plus ou moins directs qui transitaient en ces lieux. Pendant des siècles, les Pyrénées furent un espace de contact et d’échange entre les peuples. Emmanuel LE ROY LADURIE, dans son étude passionnante « Montaillou village occitan de 1294 à 1324 » ( folio histoire n° 9) raconte comment les pâtres montaient  et descendaient, accompagnant les troupeaux de moutons qu’ils faisaient estiver sur le versant français(ou plutôt fuxéen) alors qu’ils étaient hivernés en Catalogne. Transhumance de bétail… Transhumance des hommes. L’historien souligne tout l’apport culturel de ces mouvements. « Les cabanes d’estive montagnarde sont donc un dépositaire tout indiqué pour reliquats culturels : ce rôle de dépositaire, elles le tiennent également vis-à-vis des survivances du catharisme, qu’elles préserveront le plus longtemps possible à l’abri des polices de bas pays, par transmission orale, de berger vieux à berger jeune. 

…Dans un monde illettré et dépourvu de réseau postal, le berger salarié – chaussé de ses bottes de sept lieues – peut fonctionner comme messager ; il est chargé de transmettre des missives orales, pour le compte de son patron, relativement à telle ou telle affaire, ovine…, ou bien cathare et ultra secrète. »

Ce berger transmetteur d’informations, est- il si éloigné de ceux qui sont évoqués par ces mots

« …aidés par les bergers et autres patriotes. » ?

 

Mais l’arrivée au sommet du col d’Agnes est remise à plus tard par une autre déambulation qui se profile depuis le lacet supérieur. En file indienne, au pas lent et régulier qui leur sied, vaches et veaux descendent vers une autre pâture, tintant de toutes leurs clarines.

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Les voilà, mes Ariégeoises , de race Gasconne, recherchées depuis le début de notre séjour. Beiges à la naissance, les petits veaux blanchiront pour devenir adultes et prendront comme leurs mères cette belle couleur gris perle. Un taureau se distingue par son avant-train noir. Que ces vaches doivent être belles à leur montée en estive, leurs cornes enrubannées de pompons multicolores ! Dommage que l’éloignement m’empêche de proposer mon aide  à la réalisation de ces pompons de feutre. Cela me changerait de mes vaches poupées de chiffons. Nous stoppons   devant une voiture à l’arrêt que nous saurons être celle des éleveurs  encadrant et guidant le troupeau. Nous sortons. Je suis le conseil donné par mon mari en Franche-Comté quand, dans un chemin,  nous nous sommes trouvés face à mes filles préférées,  des Montbéliardes, de retour à  l’étable. Je reste immobile   pour ne pas les effaroucher. C’est curieux comme ces animaux si placides, d’apparence insensible, sont déconcertés par des présences humaines  inattendues. Ainsi, la meneuse du troupeau, après avoir tourné la tête dans notre direction, s’immobilise, dubitative,  au bord de la route.  Derrière, tout le troupeau se fige, comme nous devant. Au bout d’un certain temps,  la troupe s’ébranle d’un même pas tranquille. Les bêtes passent à ma droite sur la route ou à  ma gauche sur le talus. Je me retrouve au milieu du troupeau, pas très rassurée.  Courageuse mais non téméraire,  j’aime les vaches… quand une clôture nous sépare.  Mais je ne bronche, ni ne bouge,  n’osant  même pas les photographier. Chacune s’arrête à ma hauteur, me regarde des ses gros yeux ronds soi-disant inexpressifs. « Tu ne me fais rien ?  Je ne te fais rien. » Semblent-elles me dire.  Puis, guidées activement par Pilou le chien, encadrées par les éleveurs,  elles s’engagent  dans l’espace qui leur est dévolu. Même les petits veaux, souvent si prompts  à  gambader, suivent avec beaucoup de discipline. L’un de ceux-ci, pour ne pas perdre de temps, se met à téter sa mère.

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Une autre vache lèche consciencieusement le feu arrière droit de notre voiture. Quel délice la poussière des routes ! Si la plupart des membres de la troupe soulagent   vite leur  appétit dans le nouveau lieu de pâture, deux vaches et leurs veaux restent en expectative sur le bord du talus. Vont-ils passer ? Ne vont-ils pas descendre ? Je change de place pour leur laisser libre passage. Rien n’y fait.

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A  notre retour du col d’Agnes, nous trouverons  cette gente bovine restée là, couchée sur le talus, alors que les éleveurs sont partis.  Plus que méfiantes et peureuses, ces bêtes  seraient-elles récalcitrantes, voire contestataires ? L’une a poussé  la rébellion à être allée brouter toute seule de l’autre côté de la route. Quel caractère ! Le garçonnet du port de Lers fut moins libre de ses agissements…

 

Nous revenons sur nos pas vers l’étang de Lers pour prendre la route en direction de Massat.  Descentes et arrêts solitaires dans la vallée sauvage des Cartignous, par Mouréa et Port. Subsistent, plus ou moins restaurées, de rares granges en pierres sèches. Des toits aux lauzes rangées en écailles de poissons, selon une technique particulière et harmonieuse, s’appuient sur des murs solides où chaque pierre,  à nulle autre pareille, occupe une place qui lui semble réservée.

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Après le col des Caougnous, le col de Port est notre dernière étape. Ici, en 1972, un événement a troublé le calme pastoral. Une idée était née dans l’esprit de deux amis, Alain DARCHY, journaliste et reporter à la télévision, spécialiste en aéronautique et Georges BONNET, pilote d’essai. Leur projet audacieux consistait à poser un avion de tourisme à l’entrée de la grotte préhistorique de Bédeilhac, puis d’en décoller. Cet acte intrépide, idée pas si folle,  s’inscrivait dans les péripéties  autour  du passé récent de la grotte. Parti de Saint-Girons à bord d’un avion de tourisme Rallye, Georges BONNET choisit de prendre un cap direct en franchissant la barrière montagneuse du col de Port. Il réussit l’exploit d’atterrir à l’entrée de la grotte, puis il décolla et renouvela l’expérience avant de s’envoler à nouveau*. La réplique de l’avion qui figurera à l’entrée de la grotte, ne sera là que pour rappeler un événement qui sortait de l’ordinaire, sans espoir de virée dans cet espace protégé.

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vue en direction de Tarascon depuis le col de Port

Avant de suivre la vallée du Sauvat, pour descendre sur Tarascon et traverser le village de Bédeilhac, un concert inattendu nous fut offert par le dernier troupeau rencontré. Actives en cette fin d’après-midi, les vaches paissaient,  parmi les genêts en fleurs et les pousses de fougères. Symphonie pastorale improvisée par toutes ces clarines aux sonorités variées.

 

 Ainsi s’acheva une pérégrination trop brève à notre gré, approche d’une promenade qui se voulait plus bucolique si le temps l’avait permis.

 

* « Tango Roméo, Bravo ! » Christian Falliéro


 

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Par Marie-Claude P. / Jean-Pierre LAGACHE
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 01:30
Bandeau les poesiciens  

"Le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi." (proverbe chinois)


Voici l'histoire d'une rencontre avec des personnages peu ordinaires.

Ornolac-Ussat-les-Bains. Une belle journée de juillet en Ariège touchait à sa fin, l'air était doux, le calme planait sur les montagnes environnantes que l'on pouvait presque toucher du doigt. Le ciel était clair, le soleil faisait sa révérence du coté du pic des Trois Seigneurs, le souper terminé, nous décidâmes de faire une petite balade dans le haut du village dénommé Barry d'en Haut en compagnie de notre petite chienne Julie, qui trépignait d'impatience pour aller gambader sur les chemins montagneux du Teste de Cuing qui domine avec ces 1383 mètres le petit village d'Ornolac et sa forêt de Lujat. La seule et unique route très pentue (plus de 10%) traversant Ornolac se termine en cul-de-sac au pied de son église au clocher roman. La nature réfléchie, le silence règne, celui-ci n'est rompu que par le bourdonnement des insectes s'afférant sur les plantes odorantes avant la tombée de la nuit. Des personnes âgées assissent sur un muret sont en pleine discussion, "oh ! le beau petit chien", réflexion qui déboucha sur une petite conversation agréable avec les vieux du village, puis nous continuons notre ascension vers l'église, la dépassons pour déboucher au bout d'une petite ruelle, devant un ancien lavoir alimenté par une source et dont la charpente de l'édifice est en cour de rénovation. C'est à ce moment là, que des voix accompagnées de musique se firent entendre, elles provenaient d'une petite maison récemment restaurée (nous apprendrons par la suite que c'est la maison des chasseurs du village). Nous étions au bout "du monde" le chemin prenait ensuite la relève pour monter en direction des ruines de Lujat. La porte de la maisonnette était grande ouverte, visiblement il y avait des festivités, quatre hommes et un petit garçon se tenaient à l'intérieur, deux d'entre eux jouaient de la guitare et chantaient. Nous marquâmes un temps d'arrêt avant de nous engager sur le chemin herbeux et empierré par la main de l'homme, car la mélodie qu'ils jouaient était belle. Julie avait hâte d'être lâchée dans la nature "enfin libre", quand un des personnages nous aperçu et nous fit signe de nous approcher. Après avoir hésité, on ne voulait pas gêner cette intimité, comme il insistait on gravit les marches pour rester dans l'encadrement de la porte à écouter la fin de la chanson. Après nous avoir invités à nous asseoir, chacun se présente, Philippe CHAIX le berger, Daniel CROUZIL professeur de musique, Daniel CONTE instituteur à la retraite et André SOUM professeur de français à la retraite et Quentin le fils de Philippe. Nous eûmes l'explication de cette réunion festive, les amis fêtaient ensemble l'anniversaire (49 bougies) de Philippe en toute simplicité et ils profitaient de l'occasion pour répéter un spectacle qu'ils allaient donner du côté de Font-Romeu.

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Photo de gauche, Daniel CROUZIL et Daniel CONTE. Photo de droite, Daniel CONTE  

Notre soirée fut des plus agréables, bercée de chansons évoquant des thèmes du terroir. Nous fûmes subjugués devant se professionnalisme musical et les textes poétiques bien ciselés  ... ouuulala ... je ne vous dis que ça, cela vous entraîne sur une autre planète, car les voix sont envoûtantes avec des accords de guitare acoustique que j'envie !

Philippe Chaix (le berger) très sympa propose aussi un spectacle sur le thème du pastoralisme avec des textes de sa composition, il accompagne très souvent nos trois saltimbanques lors de leurs déplacements.

Nous fîmes connaissance de Nadine,  la femme de Philippe qui arriva avec la soupe à l'oignon à laquelle nous fûmes conviés, l'invitation nous toucha, après la tarte maison aux prunes et champagne pour fêter dignement cet anniversaire, on nous fit l'honneur en exclusivité de nous jouer tout un récital de Brassens, Ferrat, Moustaki, je ne vous cache pas le plaisir que l'on a eu  à écouter cette poésie française si bien chantée. Le spectacle se prolongea jusque tard dans la nuit, Julie attendait patiemment sa balade dans la nature, j'espère que ses oreilles ont appréciées ces récits ariègeois autant qu'aux nôtres. Nous ne sommes pas prêts d'oublier cette soirée entre amis comme on en fait plus. Laissez-vous emporter par le vent d'Ariège ...

Je terminerai ce récit de cette soirée sublime par ce proverbe :

 "Il y a quelques rencontres dans la vie où la vérité et la simplicité sont le meilleur manège du monde." (Jean de la Bruyère)

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Photo de gauche, Philippe CHAIX et André SOUM. Photo de droite, André SOUM et Daniel CONTE

LES-POESICIENS 0102bis  LES-POESICIENS 0088bis

Philippe CHAIX et son fils Quentin. Quentin et Julie

Les poesiciens 01  Les poesiciens 05

Photo de gauche, Daniel CROUZIL et Daniel CONTE. Photo de droite Daniel CROUZIL

Les poesiciens 03

Daniel CONTE

LES-POESICIENS 0077  Les poesiciens 04

Philippe CHAIX et André SOUM

Comment les remercier pour cette belle soirée ? Une dédicace sur mon site de ce groupe merveilleux, talentueux était la moindre des choses et j'avais envie tout simplement de partager avec vous ce moment de générosité :

Photo 02002

Le trio "Les Poésiciens" composé de Daniel Conte, Daniel Crouzil et André Soum se produisent régulièrement en Ariège depuis 1998 mais également hors département (Haute Garonne, Pyrénées atlantiques, Hérault, Pyrénées orientales, Aude). Ils ont déjà quatre albums enregistrés qui ont pour titres : Empreintes 1999, Rencontres 2002, Regards 2006, Ils descendent de n'importe où 2009. Deux membres du groupe abordent aussi le répertoire de Brassens, Ferrat, Moustaki, F. Leclerc...

 

Je vous propose d'écouter un titre "Il souffle un vent d'Ariège" extrait de leur premier album "Empreintes" (cliquez sur la petite flêche à gauche)

 


Empreintes 1999  Rencontres 2002  Regards 2006  Ils descendent de n'importe ou 2009

Les quatre CD enregistrés avec dans l'ordre : "Empreintes" 1999, "Rencontres" 2002, "Regards" 2006, "Ils descendent de n'importe où" 2009 

Un autre album est en préparation, sa sortie est prévue en 2011.

Associé au groupe "Les Poésiciens", Philippe Chaix (berger d'Ornolac) les accompagne parfois et offre un spectacle sur le thème du pastoralisme. 

Je sens que vous restez sur votre faim et que vous voudriez bien les entendre ces "Poésiciens" rien de plus simple, ils ont un site internet où quelques morceaux sont à écouter :

www.myspace/poesiciens

Je comprends aussi que vous n'êtes peut-être pas convaincus quand je vous affirme qu'ils sont "BONS", qu'ils ont du talent, aussi pour vous persuadez, voici quelques articles de presse les concernant :

Photo 03003

 

Journal La Dépêche du 19 novembre 2009

Saint-Jean-du-Falga. Soirée contes avec Olivier de Robert et les Poésiciens.

poesiciens novembre 2009

Les Poésiciens Daniel CONTE, André SOUM et Daniel CROUZIL. Photo DDM, C.B.

C'est à une soirée organisée par la commission d'animation de Saint-Jean-du-Falga qu'était conviée gratuitement la population afin de partager quelques instants de convivialité autour d'une « castagnade » géante et d'un verre de vin nouveau.

L'occasion de se rappeler les veillées d'antan où les personnes d'un même hameau partageaient près de l'âtre ces moments de bonheur simple. On se racontait le travail d'une journée bien remplie, on faisait des projets, quelques remarques sur un voisin pas toujours aimable, on comparait le prix d'un bout de tissu pour la future blouse de l'écolier avec le prix de la douzaine d'œufs, on avait une pensée pour les absents (pas ceux qui ont toujours tort), on évoquait l'ours, on avait des valeurs, le respect des choses bien faites, l'amour des siens, le sens du partage. C'est ce qu'a voulu rappeler, avec beaucoup d'humour, Olivier de Robert, conteur de talent, lors de cette soirée. Grand, vêtu de noir, un superbe couvre-chef… il conte, entre autres, « La Chèvre de Monsieur Seguin » et à travers elle l'importance de rester attaché à des valeurs morales, au respect d'autrui, à notre sens de la liberté.

Quant aux Poésiciens (MM. Soum, Crouzil et Conte), ils ont offert aux spectateurs un moment de pure poésie : des textes évocateurs empreints de vérité à la fois douce mais parfois douloureuse, des éclats de vie, un amour inconditionnel pour l'Ariège et une musicalité parfaite épousant des mots étudiés. Bref, une grande soirée réussie, populaire, loin des programmes aseptisés que pouvait offrir le petit écran.

 


 

Journal La Dépêche du 29 novembre 2009

Les poésiciens sont à découvrir !

Un sympathique groupe d'Ariégeois à rencontrer.

Depuis une décennie, ces trois baroudeurs de grands chemins Daniel Conte, Daniel Crouzil et Dédé Soum trimballent leurs âmes naïves et désuètes de troubadours du 21è siècle sur les sentiers de la création. Au gré des circonstances, ils font étape dans des veillées d'un autre temps à la rencontre d'un inaccessible idéal de vie, à la recherche du miroir que leur offrirait le regard des autres, mais dotés d'un talent artistique qui vous pose son empreinte bien plus ressentie qu'appréhendée. Vous passez une soirée avec ce triangle de scaldes, simplement pour vous distancier des programmes aseptisés d'un écran LCD et vous retournez au bercail, subjugués par la force de séduction des rimes, des doubles croches et des voix envoûtantes qui vous ont transportés, l'espace d'un récital, vers des horizons que vous pensiez à jamais circonscrits dans l'enclos du rêve ...

 


 

Journal La Dépêche du 05 avril 2010

Castillon-en-Couserans. Les Poésiciens plébiscités par le public.

poesiciens 2010

Les gourmets-spectateurs ont été entièrement conquis d'abord par le couscous « Nine », ensuite par le concert donné par Les Poésiciens. André Soum, le saltimbanque qui jongle avec les mots ; Daniel Conte, le barde à la voix chaude, et Daniel Crouzil, le musicien, ont fait rêver en évoquant des thèmes du terroir ; il suffisait de fermer les yeux pour sentir l'odeur du feu de bois, voir la nature, la forêt, la montagne, imaginer la rencontre avec l'ours, être avec les chercheurs d'or dans la Bouigane, goûter aux vins de l'Ariège, « là-bas, sur les coteaux de Montégut-Plantaurel ». Comme un symbole de ces valeurs fortes auxquelles le public a tout de suite adhéré, le cartable d'école tout en cuir d'André Soum, patiné par les années, acheté chez Caujolle dans les années « 40 », un parfum de communale, de liberté, un cartable ouvert d'où sont sortis des souvenirs, « sur la route de mon village j'ai rencontré l'hiver blanc », « la maîtresse d'école »… Musique, poésies, chansons se sont enchaînées avec les récits du berger Philippe et de son fils Quentin, tous deux venus d'Ornolac pour raconter le passé, le présent, le futur « pour une vraie montagne qui vive encore ».

 


 

Journal La Dépêche du 10 juin 2010

Montgailhard. Les Poésiciens de passage à la bibliothèque.

poesiciens juin 2010

Les Poésiciens ont répondu présent à l'invitation des bénévoles de la bibliothèque qui ont organisé récemment une soirée alliant poésie et musique. Daniel Conte, André Soum et Daniel Crouzil ont entraîné leur auditoire sur les chemins de l'émotion et de l'évasion avec un léger détour sur un passé plus ou moins proche qui a ravi les grands comme les petits.

Ce trio plein d'humour et de talent a conquis le public grâce à la magie des mots associée à l'envoûtante musique. Les textes minutieusement choisis rappellent les racines ariégeoises comme « Le Petit Cheval » qui envoie un petit clin d'œil au village de Mérens ou encore l'éternel charme de l'enfance et de l'innocence avec « Les Jardins de ma mère ». Un instant de douce rêverie qui efface momentanément la triste réalité qui nous entoure. A la fin de la soirée, les Poésiciens ont offert trois livres de poèmes à la bibliothèque et donné rendez-vous aux personnes présentes le 15 juillet, aux Forges de Pyrène, pour leur prochain passage sur scène. Un superbe moment qui s'est achevé avec le traditionnel verre de l'amitié.

 


 

Les poesiciens 06  Les poesiciens 10

 

Les poesiciens 07

La soirée se termine, quel accueil, j'en suis encore étonné, et épaté !!  André Soum, moi-même, Quentin, Philippe Chaix, Daniel Crouzil et Daniel Conte, Merci.


Je leur souhaite bon vent et je ne peux que convier les maires des villages du Pays de Sault et d'ailleurs, à les contacter (Tél. 05.61.05.32.33) afin de monter une soirée musicale avec eux, et si on vous annonce la venue des "Poésiciens" proche de chez vous,  allez les voir, vous ne le regretterez pas, vous passerez une excellente soirée. Je ne comprends pas pourquoi TF1,  France2  ou FR3, ne les a pas encore repéré et qu'il n'organise pas une soirée spéciale avec eux !!

 

Il se passe toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera ; pour  ne pas rater le prochain reportage qui est en gestation, c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :

 

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 00:01

Deux ans déjà que j'ai créé ce site web !!! Celui-ci continue à se développer car il rencontre un vif succès comme l'indique les chiffres du compteur de visiteurs et la motivation vient aussi grâce à tous les messages de sympathie que je reçois. Ce deuxième anniversaire est l'occasion pour moi de faire un bilan plus que positif, de ces deux années d'activité ! J'ai fait de nouvelles connaissances sympathiques de tous les horizons, j'espérais un peu plus de soutien localement, mais je sais "qu'ils" m'observent. J'espère du fond du cœur, ne pas les décevoir. Avec plus de 60 000 visiteurs, www.belcaire-pyrenees.com connaît une popularité sans cesse croissante depuis sa création le 19 mai 2008. Une satisfaction face au travail quotidien que demande la gestion d'un site réalisé avec peu de moyen humain et sans profit particulier.

Au départ, je voulais tout d'abord créer un "espace" pour raconter mon histoire de retrouvailles qui m'avait enthousiasmé, peut être avec excès. Je suis un peu déçu car les rapports humains ne sont plus ce qu'ils étaient, mais j'ai redécouvert cette "terre" et ces "paysages" que j'ai toujours aimés. Mais au fur et à mesure de son élaboration, ce projet s'est rapidement développé vers un site promotionnel pour la région, constatant que médiatiquement sur internet il n'y avait pas grand-chose de réalisé, et que cette région qui me tient à cœur méritait d'être portée au grand jour. C'est aujourd'hui chose faite.

Enfin, le site ne serait certainement pas aussi actif sans la participation et l'appui de quelques amis (es) que je tiens tout particulièrement à remercier par ces quelques lignes ! Votre soutien par vos "commentaires" sur le site et vos courriels m'ont été particulièrement précieux et comme me le disait encore récemment Liliane "Votre travail est reconnu et c'est très bien. "Ils" avaient du mal à croire qu'un "estranger" pouvait aimer Belcaire !!!".

Chaque mois www.belcaire-pyrenees.com renforce les liens avec ses nouveaux inscrits sur la Newsletter, c'est motivant pour l'écriture et le montage de nouveaux reportages. La force du site réside dans la richesse de données, une base sans cesse grandissante, en privilégiant la qualité des textes et photos dont la quantité commence à être impressionnante.

Je suis heureux que ces articles plaisent dans leur ensemble, et je mets au défi quiconque de me trouver une adresse de site où la région est aussi bien représentée de ce point de vue : importante quantité photographique de qualité accompagnant les textes bien documentés.

En espérant que le concept continue à retenir l'attention du plus grand nombre ! Et que d'autres se manifestent en apportant leur aide comme ils le souhaitent. Les dons photographiques sont les bienvenus, car rien de telle qu'une ou des photos pour accompagner les écrits.


Avant de vous quitter, j'ai conçu un petit cadeau pour vous, un diaporama pour présenter le Pays de Sault et sa capitale Belcaire, et je compte sur vous pour le diffuser à grande échelle via votre messagerie, que ce fichier PPSX ou PPS accompagne tous vos messages afin de faire connaître cette magnifique région qui a besoin de développer son tourisme quoi qu'on en dise ! Il est possible aussi de télécharger ce diaporama à tout moment sur le site, menu de gauche en haut, section "TELECHARGEMENTS" (il y a aussi le fichier au format PPS pour PowerPoint 97-2003).

N'oubliez pas de mettre le son lors de la visualisation de ce diaporama !

 

 

clic sur le texte pour le télécharger >>  Le fichier PPSX "Échappées belles en Aude"

pour Microsoft PowerPoint 2007

Important ! si vous téléchargez ce fichier sous Internet Explorer 8 et si à la fin du téléchargement, il est compressé avec l'extension .ZIP faites un clic droit sur le fichier une fois téléchargé et choisissez "renommer" changez uniquement l'extension .ZIP en .PPSX et validez, vous pouvez maintenant le visualiser et le distribuer.

Si vous constatez un problème n'hésitez pas à me le signaler, car je n'utilise que FIREFOX qui lui, ne pose aucun problème lors du téléchargement

 

Dernière minute ! Je viens de terminer presque le même diaporama que le précédent mais en fichier PPS qui lui fonctionne sur tous les PC, même les plus anciens !

clic sur le texte pour le télécharger >>  Le fichier PPS "Échappées belles en Aude"


Je vous laisse maintenant la parole, allez-y n'ayez pas peur exprimez-vous si vous avez des idées, grâce à cette adresse Mèl :

jp@belcaire-pyrenees.com

 


 

 

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 22:00
Jean Ferrat 02


Hommage à ma façon pour ce chic type qui s'en est allé que j'aimai beaucoup. Il s'en est allé en laissant derrière lui une "empreinte" de son passage sur cette terre, eh ! "quelle empreinte" ! Auteur hors pair de magnifiques chansons qui continueront à planer dans l'air du temps qui passe. Jean Ferrat n'a jamais cessé de défendre la cause des plus humbles et des révoltés. C'était un type fidèle, dans ses convictions et en amitié. Ce géant de la chanson française au timbre de voix si particulier qui vous fait frissonner, était un homme discret qui aimait les petites gens.

Belcaire pense certainement à lui car elle a un lien particulier avec Jean Ferrat. En effet, la mairie diffuse sur des hauts-parleurs situés aux quatre coins du village depuis plus de quarante ans, ma chanson préférée "La montagne", et cela, avant chaque message municipal. Souhaitons que cet hommage perdure encore longtemps.

Merci pour les textes qu'il nous a laissé et cette voix qui martelaient parfaitement les mots, restera gravée. Adieu révolté magnifique, adieu poète mythique.


Jean Ferrat 01



Par Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 12:05
Allez ! on commence bien l'année 2010, comme promis,  je vous le disais dans mon article précédent, je mettrais ici, au fur et à mesure de leurs arrivés, tous vos messages que vous m'adresserez personnellement et autres,  via l'adresse mail     jp@belcaire-pyrenees.com

 

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Jean Pierre,

Je vous souhaite une bonne année ainsi que a tous les internautes qui fréquentent votre merveilleux site.Je tiens a vous féliciter pour la grande qualité des photos et reportages sur cette belle région. Ayant passe les 20 premières années de ma vie a Belcaire (1941 a 1962 ) votre site me permet de voir toutes les nouveautés de Belcaire et ses environs. Je prévois y retourner en vacances prochainement et au plaisir de visualiser votre prochain e-mail,

Simon Toustou.

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Bonjour Jean-Pierre

Un petit mot pour te souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année. 

Bonne année a vous, bonne santé, que du bonheur.
Mes amitiés    jean-chris

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Bonne Année de la cote d'azur JP !! Du fond du cœur et encore merci pour tout ton travail et ton blog est si merveilleux. CHAG

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il n'y a que quelques semaines que j'ai découvert se site
je me suis tout de suite abonné quant j 'en ai vu la qualité
je connais un peu la région car ma femme a fait plusieurs cures  à ax les thermes et c'est la que j'ai découvert les cathares, c'est la libraire d'ax qui m'a vendu un livre et cela m'a tellement intéressé que depuis je ne lie que cela
au mois de juin 2009 j'ai fait le symbole c'est à dire, la montée au château de monségur
visite du château de foix et balade à miglos, nous étions pour une semaine à tarascon sur ariège, mais je souhaite faire carcassonne et les châteaux de l'aude
je suis de la vallée de la loire prés de blois 41
meilleurs voeux 2010
patrick lecomte

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  Bonne année 2010
   amitié boby

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Bonjour. J'ai été dirigé sur votre site par Wikipedia, en lisant un article sur Rennes-le Chateau et la villa Béthanie... Comme quoi !
Magnifique vos 6 articles, que j'ai finalement lus en une seule fois.
Ca donne effectivement envie de venir visiter ce site plein de mystère. J'y étais arrivé en lisant le roman de Steve Berry "l'héritage des Templiers" dont une grande partie se passe à Rennes-le-Château.
Merci encore pour votre site, très bien fait, et surtout toutes les photos commentées, "comme si vous y étiez".
Bonne continuation avec tout le reste de votre site.
Vincent Massaut
Mol, Belgique

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Meilleurs voeux à tous les amoureux de nos montagnes.Bien évidemment à toi Jean Pierre qui nous permet d'avoir une fenêtre ouverte sur  le pays, les souvenirs et l'amitié.  merci   Basile

  ************** 

Bonne Année
Recevez tous les Voeux de Bonne et Heureuse Année, de la part d'un fidèle lecteur de votre site.
Merci pour le travail remarquable que vous accomplissez sur cette belle région, et en particulier sur Belcaire, qui est mon village natal et auquel je tiens énormément.
Je tiens à vous préciser que mon père, Emilien CAUX, a été Maire de Belcaire de 1965 à 1977. C'est lui qui a été le créateur du lac, entre autres choses.
Au plaisir de faire votre connaissance, peut-être, un jour, à Belcaire. 

Christian CAUX

 

  **************

 

 

 

Par Jean-Pierre LAGACHE
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 01:00
pere noel à Belcaire
Cher(e)s ami(e)s
Voici encore une année écoulée, bien remplie en ce qui me concerne. Merci à vous pour votre fidélité et Merci pour tous les témoignages que vous m'adressez tout au long de l'année, pour mon travail réalisé sur ce site web, qui est aussi le vôtre.
Merci aussi à celles et ceux qui m'aident à réaliser des articles, si cela vous dit, faites comme eux, participez, envoyez vos sujets, vos photos, je me charge de les mettre en "ligne".
2010 l'Aventure continuera encore avec vous, si vous le désirez, et j'espère vous offrir des nouveautés en image sur le Pays de Sault, l'Aude et le Languedoc Roussillon.
Ce site est unique, gratuit, bourré d'informations intéressantes avec de très nombreuses photos grand format de qualité et dont, le seul but pour ceux qui l'on comprit, est de promouvoir cette belle région.
En attendant, je vous souhaite d'excellentes fêtes et je vous donne rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures !
Jean-Pierre

photo Julie 01

DERNIÉRE MINUTE !! FLASH INFO : Voir le commentaire laissé ce matin par Christian Roussel ci-après, clique sur "VOIR LE COMMENTAIRE"

Une nouvelle adresse Mail pour me joindre en direct :    jp@belcaire-pyrenees.com


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L'aventure continue ... avec vous

Par Jean-Pierre LAGACHE
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 01:00
Le saviez-vous, qu'il y avait des artistes à Belcaire ?
Mon ami retrouvé, rencontré pour la première fois en 1972, Henri Toustou dit Basile, famille très connue à Belcaire, je vous présente ici des photos d'une de ses passions : l'aquarelle.
Voici une photo qui date précisément de 1972 où l'on voit de gauche à droite, Cathy, Suzanne, Basile, Jean-Pierre, Marité et Linda. Cela ne nous rajeunit pas, mais c'était le bon temps !
Et voici Basile aujourd'hui, le petit gars a bien changé, on le voit ici près de l'hélico qui sert à effectuer les travaux de surveillance des lignes à très haute tension

Et oui, beaucoup vont le découvrir, Basile est un artiste et ses aquarelles dégagent un sentiment de poésie. Il a peint son village natal, Belcaire, qu'il aime et d'autres paysages de l'Aude et sa région.
Je vous expose ici quelques unes de ses aquarelles datant de 2002 et 2003, et je me suis amusé à juxtaposer des photos du décor naturel montrant l'interprétation ressentie et transposée au travers du regard de l'artiste.
Belcaire L'église
Le clocher de l'église de Belcaire mais pas tout à fait vu sous le même angle que Basile
Belcaire Le Casteillas
Belcaire Le Château
Belcaire la rue du château
Belcaire Le Picou
Belcaire perception
L'église et son presbytère avec au premier, plan l'ancienne école de Belcaire
Belcaire Le Pont
Je n'ai pas de photo prise sous cet angle datant d'aujourd'hui, si vous l'avez, envoyez la moi.
Merci à Liliane Malet qui m'a envoyé cette photo de carte postale de Belcaire datant des années 1910-15 (© collection Liliane Malet)
Carcassonne La citadelle
Carcassonne La porte Narbonnaise
Carcassonne La porte de l'Aude
Foix Le château (Ariège)
Foix le Pont du Diable (Ariège)
Le défilé de Pierre Lys près de Quillan (Aude) canyon de 2 km, site privilégié pour les sports d'eau vive
Le château de Montségur (Ariège)
Collioure (Pyrénées orientales)
Perpignan Le castillet (Pyrénées orientales)

Elles ont un sacré charme les aquarelles de Basile !
Merci Basile.
Faites comme lui montrez vos oeuvres sur le site.

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Un superbe reportage peut en cacher un autre, il ne faut pas le rater !
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L'aventure continue ... avec vous

Par Henri TOUSTOU /Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 16:00

Bonjour à Toutes et Tous
Début du mois d'octobre j'ai communiqué l'adresse du site à Julie de la Radio EUROPE 1 qui officie en ce moment le matin avec Marc Olivier Fogiel de 6h30 à 9h30  et elle vient de m'adresser une photo avec une dédicace sympa que vous pouvez voir ICI , je l'en remercie. Un peu de promotion médiatique pour votre région cela ne fait pas de mal !


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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 13:30

J'aimerai profiter de ce blog pour remercier et leur dire qu'on les aime, à toutes les filles rencontrées à Belcaire en 1972 et qui ont, en quelque sorte marquées notre jeunesse et je sais que pour elles il en est de même. Mon plus grand regret et que l'on a laisser filer tant d'années (33 ans depuis notre dernière visite) sans se revoir, sans avoir garder contact, vous allez me dire, cela fait parti des aléas de la vie. Mais je voudrais qu'elles sachent que je ne les ai jamais oubliées et que les potes y sont associés.

J'en ai pour preuve que je les ai recherchées et toutes retrouvées une à une pour notre plus grand plaisir.

 

Chantal, Lynda, Marie-Christine, Marithé, Nadine, Nicole, Suzanne, Valérie. En 1974 vinrent grossir notre communauté : Anne-Marie,  Céline, Françoise, Gaby, Gonaria, A. et Graziella, Rolande, ces 16 filles mon gars elles sont formidables, elles ont vraiment comptées pour nous, et je les remercie encore  pour leur gentillesse et les souvenirs que l'on a en commun. J'espère qu'à l'avenir nous nous perdrons plus de vue et que l'on puisse continuer à avoir de bonnes relations amicales car les moyens techniques d'aujourd'hui nous permettent de maintenir cela.

Rendez-vous est pris, pour se retrouver en Août 2008 !!


Par Jean-Pierre LAGACHE
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