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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 02:00
bandeau sapeur-pompier 01 hommage aux sapeurs pompiers 11

Article coup de coeur ! Voici la seconde partie de ce reportage consacré aux Sapeurs-Pompiers, c'est aussi une rétrospective, avec des photos souvenirs d'un ancien pompier en retraite depuis peu, c'est ce qui rend cet article vivant et proche de vous. Toutes les photos présentées sur ce site sont empreintes d'une douce nostalgie, malgré un métier dangereux pas toujours facile selon les évènements auxquels les sapeurs-pompiers font faces, c'est l'occasion de mettre à l'honneur ces femmes et ces hommes aux services des autres ...

HOMMAGE AUX SAPEURS-POMPIERS DE BELCAIRE, D'ESPEZEL ET DU PAYS DE SAULT, ... TOUS NOS VILLAGES SE RECONNAÎTRONT DANS CETTE RECONNAISSANCE ...

année 98 Pompiers de Belcaire photo de famille photo n45

Photo des sapeurs-pompiers du Centre de Secours de Belcaire, effectif de 1998

sapeurs pompiers007 Intervention des sapeurs-pompiers de Belcaire sur un feu au château de Puivert (photo du SDIS 11 année 2010)

Année 2011 : BELCAIRE, SON CENTRE DE SECOURS A 45 ans

Il y a quarante-cinq ans, à l'initiative de M. Pierre Vacquier, alors conseiller général du canton de Belcaire, naissait le centre de secours pour apporter assistance à tous les habitants du plateau de Sault et notamment pour assurer le transport des blessés de la station de ski de Camurac. Un groupe pour le secours en spéléologie et secours en montagne était également formé sous la baguette de notre ami spéléologue et skieur Pierre Clottes (on se souvient entre autres du sauvetage au gouffre de Cabrespine). Une bonne équipe de jeunes avait signé son engagement et participait au traditionnel parcours sportif qui mettait en compétition tous les pompiers du département. Pendant quelques années, le corps de Belcaire se plaça dans les premiers. En compétition au stade Domec, Belcaire termina 2ème par équipes juste derrière Carcassonne, et en individuel, termina 3e et Paul Fourié 9ème. Max Fauché remporta également les épreuves du saut en hauteur et du lancer de poids.

Un corps de pompiers qui depuis quarante-cinq ans a vu passer bon nombre de volontaires, cinq chefs de corps se sont succédé à savoir : Justin Médus, Guy Bayle, Pierre Clottes, Daniel Cavaillès, Georges Toustou.

 

Les sapeurs-pompiers c'est aussi cela : voici la naissance du premier groupe de secours en spéléologie au Pays de Sault et de l'Aude,

les pionniers du Pays de Sault

Les pionniers secours spéléo !

Cette photo qui date des années 68-70, ce que l'on pourrait appeler "les pionniers" du sauvetage spéléo dans l'Aude, ou du moins au Centre de Secours de Belcaire.

Debout de gauche à droite : FOURIER Paul, TOUSTOU Gérard, LOERTSCHER André, 2 spéléos du club de Sainte-Colombe / Lhers-Plantaurel et CLOTTES Pierre

Accroupis de gauche à droite : TOUSTOU Francis, je ne connais pas le dernier avec les lunettes.

Parmi ces pionniers qui ne sont pas sur la photo, on pourrait y ajouter : JEAN Pierre, FARGUES Henri, MEDUS Justin, CAMURAC Jean-Baptiste, ADROIT Georges, LAFON René, SANSA Bernard, sans oublier tous les besogneux de "la surface" qui veillaient sur nous pendant les "opérations" :  BAYLE Guy, ADROIT Marius, CALMELS Guy "kiki", MAUGARD François et PACAREAU Marcel.

Tous des héros à la Jules VERNES, dévoués, dur au mal, humbles des "gens du plateau de Sault" en quelque sorte qui savent ce que le mot ENTRAIDE veut dire. Ils n'attendent pas de pourboire ou de récompenses, un seul regard, un signe de la main, tout est dit.

Secours spéléo année 1970 Gérard Max Bernard A-copie-1  Secours spéléo année 1970 Gérard Max Bernard André pho

Photo année 1970, Secours spéléo du Pays de Sault, Gérard Toustou, Max, Bernard Sansa, André Loertscher (cliquez sur la photo pour agrandir)

fourrier-fargues

C'est un entraînement dans la forêt de BELESTA, au"trou du vent" gouffre très connu des spéléos amateurs.

Le Secours spéléo du Pays de Sault en action on reconnaît ici : FOURIER Paul - FARGUES Henri ...

Loerscher Fourrier

Le Secours spéléo du Pays de Sault en action on reconnaît ici : LOERTSCHER André, FOURIER Paul ...

Toute une aventure la création du Centre de Secours de Belcaire, rappelez-vous !

Pierre Clottes, qui a été un des leaders incontestés dans la création d'un vrai Centre de Secours à Belcaire, m'a fait parvenir un texte qu'il a écrit en février 2006 en souvenir de cette naissance du Centre, voici ce qu'il dit :

 

" Le registre matricule du Centre de secours de Belcaire a été ouvert le 20 janvier 1967. Il existait bien sûr auparavant un Corps de première intervention, aux origines lointaines comme en témoigne l'antique pompe à bras exposée dans la vitrine de la caserne actuelle. Ce Corps communal possédait en 1967, une unique Jeep, avec sa moto-pompe remarquable, dans un simple petit garage sous le Casteillas. Les plus importants villages du canton possédaient également un équipement du même genre servi par quelques volontaires communaux. Mais il n'y avait pas d'ambulance … et il a fallu attendre les secours venus de Quillan ou d'Axat … ce qui n'était pas sans problèmes en hivers ! Aussi, c'est à la demande pressante du médecin de l'époque, le docteur Pechoux, et du maire de Belcaire, Émilien Caux, que le commandant Destainville alors directeur du SDIS, décida de créer un véritable Centre de Secours.

A la fin de l'année 1967, vingt cinq sapeurs-pompiers volontaires étaient inscrits. Une rapide, mais efficace, formation fut organisée et animée par le capitaine Bourrel, chef du Centre de Limoux, et des grades divers vite attribués au terme de cette formation. La commune de son côté aménagea une véritable petite caserne avec garage de véhicules et vestiaires.

Le SDIS nous affecta deux véhicules réformés de l'armée mais rénovés : un GMC en CCI, et un fourgon 4x4, mais surtout, et enfin, une ambulance Citroën "d'occasion" certes, mais tellement belle et si attendue !!

C'est ainsi qu'en deux temps trois mouvements le Centre de Secours de Belcaire fut opérationnel début 1968. Justin Médus, ancien pompier du précédent Corps de première intervention fut nommé adjudant Chef de Corps. Dans la foulée de la même année le "sergent-major-secrétaire-instituteur-spéléo" Pierre Clottes, créait le premier Corps Départemental de Secours spéléo et de secours en montagne, formé uniquement de pompiers belcairois. Ce groupe vite opérationnel, réalisa avec succès sa première grosse intervention dans la grotte de Cabrespine. Par la suite, en association avec le Comité Départementale de Spéléologie, ce sont des dizaines de manœuvres départementales qu'il organisa, et réalisa avec succès plusieurs secours difficiles. Il se dilua enfin dans l'actuel GRIMP.

Au fur et à mesure des années et des interventions de plus en plus nombreuses, la nécessité d'un casernement plus important se fit sentir et le maire de Belcaire, Joseph Vergé, fit aménager une partie de l'ancienne scierie Martre en véritable caserne, capable d'abriter les véhicules et le matériel spécialisé, avec une salle de réunion et un PC opérationnel. Des véhicules neufs remplacèrent alors les anciens qui avaient fait leur temps, un matériel et des équipements plus modernes équipèrent le nouveau Centre.

86 sapeurs-pompiers de Belcaire se sont dévoués au service de la population du canton sous les ordres des chefs de Centre qu'ont été : l'adjudant chef Justin Médus, l'adjudant Chef Pierre Clottes, le lieutenant Guy Bayle, le lieutenant Daniel Cavaillès. Plus de 3000 interventions ont été réalisées sous leurs ordres."

Fourrier1    

Ici, c'est un entraînement dans la forêt de BELESTA, au"trou du vent" gouffre très connu des spéléos amateurs.
On peut voir sur la photo le passage d'une "chatière", boyau très étroit où souvent le brancard est tiré et poussé par les sauveteurs depuis les extrémités du passage délicat, sur la photo, on reconnaît FOURIER Paul du Secours spéléo du Pays de Sault.

CLOTTES treuil   CLOTTES 1969

La photo de gauche, date de 1970, certainement dans la forêt de Bélesta, Pierre Clottes à la manoeuvre du treuil, il semble bien archaïque aujourd'hui, mais combien il a rendu de services, Pierre Clottes fut le fondateur du Centre de Secours de Belcaire et  d'un groupe pour le secours en spéléologie. Il deviendra responsable départemental des secours spéléos du département de l'Aude La photo de droite, date de 1969, Pierre Clottes, sur le rocher du "Casteillas" à Belcaire, entraînement de la jeune équipe de sapeurs-pompiers. On distingue la potence du treuil (manuel) et l'échelle métallique type spéléo, pour les plus courageux, bien sûr, il faut la monter . Il faut préciser que Pierre Clottes était instituteur à Belcaire, il est aujourd'hui à la retraite.

TOUSTOU F

TOUSTOU Francis sur le rocher du "Casteillas" à Belcaire en 1969 entraînement de la jeune équipe de sapeurs-pompiers, en contre bas la route d'Ax-les-Thermes. Le paysage derrière lui, a bien changé.
L'échelle est une potence renforcée où pend la poulie du treuil, l'inclinaison se règle pour écarter le blessé ou le sauveteur, parfois les deux de la paroie, et éviter les frottements de l'élingue du treuil. Francis Toustou s'investissait aussi dans l'accompagnement des jeunes pour la passion de la spéléo.
casque 4

Le casque de sapeur-pompier de Belcaire appartenant à Henri dont il est question dans ce qui suit ...

Anecdotes et souvenirs de mon ami Henri Toustou (Basile pour les amis) sapeur-pompier de 1977 à 1989 à Belcaire :

" J'ai fait parti du corps de sapeurs pompiers de Belcaire pendant une douzaine d'années. J'ai gardé précieusement mon casque. Le corps des sapeurs pompiers de Belcaire doit exister depuis fort longtemps, les maisons de bois de l'époque, devaient êtres dîné de roi pour les flammes, et bien sur, il y a toujours eu des hommes pour combattre ces incendies. Les moyens ne devaient pas êtres très efficaces, pompes à bras, tuyaux, seaux de toiles, mais les hommes étaient certainement très courageux. Un centre de secours structuré apparut dans les années 1968, avec des camions d'un rouge flamboyant, les gyrophares étaient oranges. Ces véhicules étaient souvent des engins qui avaient fait leur temps, dans les grands centres de secours du département. Ces GMC, DODGE, RENAULT "goélette", JEEP-DELAHAYE, consommaient une quantité effarante de carburant, et étaient d'un entretien coûteux ; la commune de Belcaire en supportait les charges. Le véhicule le plus utilisé était l'ambulance, et celui ci était pratiquement neuf, un "tube" CITROEN. Avec la station de ski de Camurac, l'hiver il y avait beaucoup de jambes cassées, ce n'était pas les fixations de maintenant. Ces années là, Mr CLOTTES notre instituteur spéléo chevronné, donna le virus à toute une génération, et naissait à Belcaire, une équipe départementale de secours en montagne (spéléo et ski alpin). Cette structure une des premières en France était garante de la logistique et du matériel. Elle fonctionnait au niveau spéléo avec tous les clubs des départements limitrophes, qui fournissaient les conseillers techniques et les bras nécessaire pour assurer les nombreux relais dans ce genre de secours. Je me souviens d'une anecdote vécu avec "Gégé" mon parrain où lors d'une opération dans les gorges d'Alet, en direction de Limoux, nous étions au volant du "goélette", une roue se mit à rouler coté droit de la chaussée, à quelques mètres devant le camion longeant les barrières de protection. Elle était rouge !!! Elle était bien à nous cette roue, sur le coup, nous avons pensé que c'était la roue de secours, qui se trouvait entre la cabine et la structure bâchée, mais très vite le RENAULT piqua du nez, et il fallut tout le sang froid de "Gégé" pour accompagner l'arrêt du véhicule (Gégé était pilote de course de côte) ".


Les Femmes sapeurs-pompiers :

A Belcaire, madame Catherine Vergé, était l'une des premières femmes pompiers volontaire du département ; en effet, quand elle a incorporé le corps début 1980, elle a été je pense la seconde après une jeune femme qui s'était engagée à la caserne des sapeurs-pompiers d'Alzonne. Ces femmes qui venait renforcer les effectifs de volontaires, et étaient surtout appréciées pour les transports de blessés ou de malades vers les hôpitaux, une femme étant souvent plus maternelle et plus réconfortante que la gent masculine, sans oublier l'administratif, mais ce sont aussi de très énergique "soldats du feu" et beaucoup de ces jeunes femmes Audoises ont depuis grossi les effectifs du département.

 

Interview de Catherine Vergé sur cette période de sa vie :

" J'ai effectivement été sapeur pompier à Belcaire une dizaine d'année... J'ai intégré le corps après avoir été initiée à la spéléologie par quelques pompiers passionnés et disponibles qui eux appartenaient au " spéléo secours " départemental dirigé par Pierre Clottes... Moi-même je n'étais pas pompier spéléo car mon niveau était trop faible mais lors des manœuvres départementales je les accompagnais sur le camp de base. Je ne suis intervenue sur le terrain que quelques années (essentiellement sur le transport de blessés et de malades) seulement puis je me suis occupée du secrétariat avec Pierre Clottes.
Quant à mes motivations je suppose qu'elles étaient les mêmes que celles qui m'ont conduites à choisir mon métier d'aujourd'hui, c'est à dire le sentiment que l'on a des atouts particuliers (qu'ils soient techniques, physiques, intellectuels ...Pour moi je crois que c'était peut-être ma manière d'aborder les choses en tant que femme tout simplement) pour apporter de l'aide à des gens en difficulté et qu'il faut le faire comme tout acte solidaire...Naturellement ".

 

Présentation du centre de secours du Pays de Sault :
Né en 2003 de la fusion des moyens des centres d’Espezel et Belcaire, il est composé de 33 volontaires sapeurs-pompiers dont 6 femmes, 2 médecins et 1 infirmier. Il défend 14 communes de montagne en premier appel dont deux communes de l’Ariége : Prades et Montaillou.
Il est doté d’ 1 VSAB / 2 CCF / 2 VTU / 1 VLHR / 1 VL et 2 MPR .

Une moyenne de 200 à 250 interventions sont effectuées par an avec une forte majorité de secours à personne.
On notera que plus 50 % des interventions, sont médicalisés par les sapeurs pompiers ou le SMUR Quillan.
La fusion a permis à ce centre de s’investir dans la sauvegarde des patrimoines Forestier Audois par les mobilisations estivales (59 en 2005).

 

Le Centre de Secours de Belcaire c'est aussi une affaire de secours en montagne et en spéléologie comme le signalait Pierre Clottes dans ses souvenirs précédemment :

Concernant ce dernier point, voici un bref historique pour rappeler l'implication dans le Secours Spéléo : Papy (Daniel Cavaillès) nous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…les premiers dans l’Aude à se lancer dans l’aventure furent les membres de la Société Spéléologique du Plantaurel (SSP) créé en 1967 et les pompiers de Belcaire ; à la suite d’un accident à Cabrespine en 1968, Pierre Clottes se rend compte qu’il y a un manque réel au niveau de l’organisation, le Secours Spéléo Audois était né, de même que le CDS cette même année.

Jean1

Sauvetage réel à la grotte de CABRESPINE près de Carcassonne en 1968.
Sur cette photo"entrée de cavité", l'entrée de la grotte était située derrière un tas d'objets récupérés de toutes sortes, on aperçoit des secouristes derrière l'amas de bois.
En tète de colonne, JEAN Pierre et Toustou Gérard , Clottes Pierre était le responsable départemental des secours spéléos-montagne de l'Aude. On reconnaît Lafon René et Fargues Henri, parmi les nombreux sauveteurs des spéléos club du département qui on répondu présent à ce mini "plan ORSEC".

Jean P

Photo de 1970, JEAN Pierre à l'entrée du gouffre du "trou du vent" forêt de Bélesta,  un passionné qui a beaucoup oeuvré pour les sapeurs pompiers et la formation des jeunes aux techniques "alpines".

Je vais vous présenter maintenant des photos souvenirs lors d'entraînement de cette jeune équipe de sapeurs-pompiers faisant partis du Centre de Secours créé à Belcaire, nous sommes en 1970 (je souligne qu'Henri a participé aux commentaires, je l'en remercie) :

Pompier à l'entrainement clocher de Belcaire 03  Pompier à l'entrainement clocher de Belcaire 04

Étonnant lieu d'entraînement pour nos sapeurs-pompiers-spéléo et secouriste en montagne ! Ces créneaux, sont ceux de la tour clocher de l'église de Belcaire, entraînement "la descente en rappel", il faut se mettre perpendiculaire au clocher, pour se dégager du mur et descendre par petits bonds successifs en gardant les jambes tendues. Le plus dur est de choisir son lieu de réception à chaque sauts. Le chantier est équipé de l'échelle spéléo et de sa double assurance (cliquez sur les photos pour les agrandir).

créneaux

Zoom sur ces créneaux de la tour clocher de l'église de Belcaire, entraînement "la descente en rappel",

horloge église de Belcaire

Entraînement sur le clocher du village, oui mais pas pour régler l'heure.

Pompier à l'entrainement clocher de Belcaire 01  Pompier à l'entrainement clocher de Belcaire 02

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

année 85 manoeuvre spéléo à Roquefeuil Gérard Paul Pie

Photo de l'année 1985, manoeuvres spéléo à Roquefeuil (Aude) au rocher "château', de gauche à droite, en chemise Joseph Caux, puis en tenue spéléo, Gérard Toustou, Paul Fourier, Pierre JEAN,  Jean-Pierre Mora.

tyrolienne 1   tyrolienne 2b

Photo de l'année 1985, manoeuvres spéléo à Roquefeuil (Aude) au rocher "château", entraînement et exercices aux techniques de "la tyrolienne" (cliquez sur les photos pour les agrandir).

Le volontaire ne doit pas avoir le vertige !

année 85 manoeuvre spéléo à Roquefeuil blessé sur tyro   tyrolienne 3

Étant donné que le Pays de Sault se situe en zone montagneuse, les sapeurs-pompiers font aussi des exercices en hiver de secouriste en montagne comme ici dans les années 1995-96 :

 

sortie au ski,face aux talcs de Luzenac 1986 bis

Photo prise en 1986 ou 1988, Henri ne sais plus la date exactement, entre le col de Marmare les talcs de Luzenac et Comus, l'heure du casse-croûte.
Sur la photo, on voit de gauche à droite : TOUSTOU "Gégé", LAPORTE "le plombier", Basile, CLOTTES pierre et MORA Jean Luc.
Henri Toustou précise, qu'il n'oubliera jamais cet esprit d'équipe et de camaraderie qui les unissait dans l'effort face au danger. Car ils étaient souvent insouciants et téméraires dans les interventions.

année 95 descente d'un blessé en barquette stati-copie-1

Année 1995, Gérard Toustou appelle du renfort pour un blessé sur les pistes de ski de Camurac

année 95 descente d'un blessé en barquette stati-copie-2

Les sapeurs-pompiers du Pays de Sault se sont aussi des secouristes de montagne, c'est ce que l'on appelle aujourd'hui le multi-tâches ! Année 95, descente d'un blessé en barquette à la station de Camurac 

année 95 descente d'un blessé en barquette station de Cam

Année 95, descente d'un blessé en barquette station de Camurac

année 95 secours montagne entrainement dans la fo-copie-1

Année 95, secours en montagne entraînement dans la forêt de Niave (Aude), (si vous avez les noms des secouristes présents sur cette photo je les rajouterai volontiers ...)

année 95 secours montagne entrainement dans la fo-copie-2

Année 95, secours en montagne entraînement dans la forêt de Niave (Aude)

année 95 secours montagne entrainement dans la fo-copie-3

Année 95, secours en montagne entraînement dans la forêt de Niave (Aude)

année 95 secours montagne entrainement dans la foret de Ni

Année 95, secours en montagne entraînement dans la forêt de Niave (Aude), il semblerai que s'est Gérard Toustou en mauvaise posture ! ( à confirmer) 

Manoeuvre au pic ST Barthelemy hélico Dragon 66 Samu 11 ph

Manoeuvre au pic Saint-Barthélemy hélico Dragon 66 du Samu 11 

Manoeuvre au pic ST Barthelemy hélico Dragon 66 S-copie-2

L'hélico Dragon 66 du Samu 11 se pose au pic Saint-Barthélemy 2348m dans le massif du Tabe (Ariège)

Manoeuvre au pic ST Barthelemy hélico Dragon 66 S-copie-1

Autre intervention avec l'hélico de la protection civile  au pic Saint-Barthélemy 2348m

Voici un point sur les Centres de Secours de l'Aude avec tout d'abord quelques données sur sa situation géographique et démographique :

 

Le département de l’Aude est l’un des cinq départements de la région Languedoc-Roussillon, situé à l’extrême Sud de la France.

Son chef-lieu, Carcassonne, est situé à 800 kilomètres de Paris, 90 de Toulouse, 150 de Montpellier et 320 de Barcelone en Espagne.

Sa superficie de 6 139 km2 le classe au 39ème rang des départements français. La population audoise s’élève à 339 500 habitants soit une densité de 55 habitants au km2.

Sapeurs pompiers groupes de Belcaire et d'Espezel 2011

Centre de Secours du Pays de Sault, Année 2011, le groupe des sapeurs-pompiers des Centres de Secours de Belcaire et d'Espezel

Chef de Centre de Belcaire : caporal-chef Georges Toustou et Chef de Centre d'Espezel : caporal-chef Philippe Pardo

Le premier Centre de Secours d'Espezel créé dans les années 1980, le fondateur, et premier chef de corps, fut Mr NOUAL Serge, homme de devoir, très énergique et dévoué pour son village, il décédera quelques années plus tard dans un accident du travail, il était  employé municipal dans sa commune d'Espezel. Son successeur employé municipal lui aussi est Mr PARDO.


sapeurs pompiers008 Recueillement des sapeurs-pompiers lors d'un défilé à Espezel en 2010, la gente féminine au premier rang.

L’Aude en chiffres, c’est :

350 km2 de surface de forêts.

97.45 km2 de surface urbaine.

50.59 km de littoral.

4 690 km de routes.

220 km d’autoroute (A9 Montpellier Espagne et A61Toulouse Narbonne).

156 km de voies navigables.

610 km de rivières non navigables.

Un département, des risques…

Le risque feu de forêt :

Le climat à dominante méditerranéenne présente toutes les conditions de risques en termes de sensibilité à l’incendie : faible pluviosité, étés secs, températures élevées, vents forts.

Le risque industriel :

L’activité industrielle est surtout présente dans le Narbonnais, notamment avec les installations portuaires et les dépôts pétroliers de Port la Nouvelle.

Le risque lié au transport de matières dangereuses :

Le département est traversé par de nombreux axes routiers avec notamment les autoroutes A61 et A9 ainsi que par deux importantes lignes de chemin de fer. Tous les jours, des centaines de tonnes de produits dangereux transitent par l'Aude.

sapeurs pompiers005 Hélicoptère du SAMU 11

Le risque lié au transport de personnes :

Avec 4 690 km de routes et 220 km d'autoroute, chaque jour, ce sont plusieurs milliers de personnes qui empruntent les infrastructures routières. Par ailleurs, la présence d'un aéroport à Carcassonne nécessite des mesures de secours spécialisées.

Le risque aquatique :

Qu'il s'agisse des caprices du fleuve Aude, des activités nautiques sur le littoral ou sur les canaux, des sports d'eaux vives pratiqués dans la Haute Vallée, le risque aquatique est une préoccupation permanente pour le SDIS de l'Aude.

Le risque lié aux activités de moyenne montagne :

La Haute Vallée de l'Aude est un terrain de jeu inégalé pour les adeptes d'escalade, de randonnées pédestres ou à ski. Afin de pouvoir parer à toute éventualité en la matière, le SDIS de l'Aude dispose d'équipes spécialisées parfaitement entraînées.

Les missions du SDIS 11 :

Les services d’incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l’évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels, ainsi qu’aux secours d’urgence.

Dans le cadre de leurs compétences, ils exercent les missions suivantes :

- la prévention et l’évaluation des risques de sécurité civile.

- la préparation des mesures de sauvegarde et l’organisation des moyens de secours.

- la protection des personnes, des biens et de l’environnement.

- les secours d’urgence aux personnes victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes, ainsi que leur évacuation.

Cette gestion opérationnelle repose sur les moyens suivants :

- les Centres d’Incendie et de Secours (CIS).

- un Centre de Traitement de l’Alerte (CTA).

- un Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours (CODIS).

Les chiffres clé…

Les véhicules : près de 500 engins ;

Les Centres de Secours : 48 centres d interventions répartis sur 3 groupements territoriaux.

Budget 2009 :

- 27,99 Millions d'euros en fonctionnement.

- 8,99 Millions d'euros en investissement.

Le Centre de Traitement d Appels (CTA) En 2008, le CTA du SDIS 11 a reçu 112 237 appels.

Les interventions :

En 2008, le corps départemental de l’Aude a assuré 33 242 interventions.

Elles se répartissent comme suit :

- Incendies : 3 945

- Secours à personnes : 21 707

- Accidents de la circulation : 2 677

- Risques technologiques : 378

- Opérations diverses : 4 535

défilé 2011-1

Défilé des sapeurs-pompiers de Belcaire et d'Espezel en juillet 2011 sur la D613 à Belcaire

sapeurs pompiers003

Les véhicules des Centres de Secours de Belcaire et d'Espezel

sapeurs pompiers004

Défilé des sapeurs-pompiers de Belcaire et d'Espezel en juillet 2011

défilé 2011-3

Défilé des sapeurs-pompiers de Belcaire et d'Espezel en juillet 2011 sur la D613 à Belcaire près du Foirail

défilé 2011-4

Les véhicules des Centres de Secours de Belcaire et d'Espezel

défilé 2011-8

Défilé des sapeurs-pompiers de Belcaire et d'Espezel en juillet 2011 sur la D613 à Belcaire près du Foirail

gardes à vous-2 Juillet 2011, recueillement et minute de silence devant le monument aux morts de Belcaire, le détachement des sapeurs pompiers est composé de volontaires des centres de secours de Belcaire et d'Espezel

La foule était importante, de nombreux habitants de la région avaient fait le déplacement.

devant les vestiaires

Année 2011. Des sapeurs-pompiers devant les vestiaires du Centre de Secours de Belcaire, MM Pelofy, Noual, Rouzoul et Adroit

PELOFY-NOUAL   ROUZOUL-ADROIT

Année 2011. Photo de gauche, MM Pelofy et Noual. Photo de droite, MM Rouzoul et Adroit 

année 2000 Gérard Toustou prend sa retraite de Pompier ph

Année 2000, Gérard Toustou le jour où il a pris sa retraite de Sapeur-Pompier, c'est lui qui a eu l'idée de ce reportage en hommage à tous ceux qui apportent assistance à tous les habitants du plateau de Sault ! 

Je renouvelle mes remerciements à tous ceux qui ont bien voulu m'aider pour réaliser ces deux articles consacrés aux Sapeurs-Pompiers qui oeuvrent en plaine mais aussi dans une région de montagne ! C'est aussi cela la diversité de l'Aude, ce département vous offre une géographie très variée ...

Voilà j'espère que j'ai bien accompli l'humble mission que m'a confiée Gérard Toustou, car c'est son idée de reportage, ce n'était pas évident à " monter ". Merci à Pierre Clottes et à Henri Toustou pour leur participation, c'est cela aussi ce site : le partage ! Si vous avez des compléments d'informations, des photos etc ... vous savez où me joindre, mon adresse email est indiquée ci-dessous. A bientôt pour de nouvelles aventures ...

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Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, peut être pour des enfants d'effectuer un travail de groupe dans une classe d'école primaire. Par exemple, vous voulez "parler" et faire découvrir votre village audois, comment faire ? C'est simple, ce n'est pas compliqué, il suffit de taper votre article au format word ou avec tout autre logiciel de traitement de texte, d'y incorporer vos dessins, photos ou de me les envoyer à part, je me charge du montage sur le site ... Et, s'il vous vient tout simplement une idée de sujet que vous voudriez voir diffuser sur ce site, pourquoi pas, sautez le pas, voici mon  adresse email  pour me joindre :

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 02:00
bandeau sapeur-pompier 01 hommage aux sapeurs pompiers 11

Je vous propose aujourd'hui un reportage spécial, qui ne peut pas vous laisser indifférent, cet hommage aux sapeurs-pompiers de l'Aude a été réalisé avec une première partie racontant l'histoire de cette corporation et une seconde partie plus proche du terrain si je puis dire, avec des témoignages. Je vous rappelle qu'il est toujours possible de compléter cette partie. Je remercie Pierre Clottes, Gérard et Henri Toustou pour leur participation à ce reportage, sans eux il n'y aurait pas la centaine de photos qui documentent ces chroniques.

J'espère que vous apprécierez cet article "généreux et vivant", n'hésitez pas à laisser des commentaires en bas du reportage… je vous souhaite une bonne découverte ….

 

Les Français aiment les Sapeurs-Pompiers. Dans toutes les villes de France on les acclame, on les fête, on a un faible pour eux.

Cela s'explique aisément. Les sapeurs-Pompiers sont d'une utilité incontestable, le feu étant comme l'eau une chose nécessaire mais parfois bien dangereuse. Quoi de plus terrible qu'un incendie ou qu'une inondation ? L'un et l'autre sont la source de calamités épouvantables, des désastres inoubliables. Sans les Pompiers, que deviendrions-nous bien souvent ! L'histoire est là pour nous montrer les désastres important occasionnés par les incendies. Sans les braves Pompiers, il est certains que ces désastres auraient été bien plus grands encore. Songeons qu'un petit incendie, qu'on aurait pu facilement éteindre à son début, peut devenir la cause d'une grande ruine. Combien de malheurs ont été évités par le dévouement des Sapeurs-Pompiers ? On ne le saura jamais, et la gratitude envers eux ne pourra jamais être assez grande.

pompier 01

HISTOIRE, VOICI COMMENT EST NÉ LE CORPS DES SAPEURS-POMPIERS

L'histoire, ce fut dès les rois de la première race, que des vigiles ou gardes de nuit furent chargés de veiller aux incendies. Un décret du roi Clotaire II, daté de 595 ordonne de surveiller les maisons la nuit, moment propice aux incendies, à l'époque toutes les constructions étaient en bois et serrées les unes contre les autres. En 803, Charlemagne donna l'ordre, sous peine d'amende, à un certain nombre d'habitants de chaque ville, de veiller à la sécurité de tous à propos des incendies. Les premiers Sapeurs-Pompiers sont ainsi nés !

Jusqu'au règne du roi Louis XIV, il n'exista dans les grandes villes que des moyens absolument dérisoires, complètement inefficaces, pour combattre le feu et arrêter les incendies. Il faut savoir que l'on utilisait les membres des communautés religieuses et principalement les Capucins comme pompiers, et le matériel consistait en un certain nombre de seaux en bois ou en fer, qu'on réunissait dans un hangar de la communauté, afin de pouvoir porter secours dans les cas urgents.

Par une ordonnance du mois de décembre 1254, le roi Saint-Louis autorisa la création de guets pour assurer la sécurité des villes notamment à Paris. Tout cela était bien dérisoire, et il fallut attendre le commencement du XVIIIème siècle pour voir un commencement de sérieuse protection.

Les premiers tuyaux d'incendie furent mis au point par l'inventeur néerlandais Jan Van der Heiden en 1672. Ils étaient fabriqués en cuir souple et assemblés tous les 15 mètres à l'aide de raccords en laiton. La longueur et les raccords ont donné naissance aux normes actuelles.

À la même époque, aux États-Unis, la ville de Jamestown, Virginie a été complètement détruite par un incendie au mois de Janvier 1608. Un système de " surveillants " des incendies fut mis en place dans la ville de New York en 1648. Les surveillants avaient pour mission de patrouiller à travers la ville en inspectant les cheminées des bâtiments. Les tours de garde étaient réalisés par huit personnes, qui réveillaient les habitants pour combattre l'incendie, si nécessaire avec de simples seaux d'eau. À Boston, les importants incendies qui eurent lieu en 1653 et 1676 ont incité la ville à prendre d'importantes mesures pour lutter contre les incendies.

Belcaire pompe à bras

Voici une magnifique pompe à bras d'époque exposée dans une vitrine du centre de secours de Belcaire

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Cette pompe à bras est visible aussi de la rue longeant le Centre de Secours de Belcaire

Les premières pompes à incendie vont faire leur apparition, octobre 1699, le roi Louis XIV accorde le privilège au sieur François Dumouriez Dupérier de construire et de vendre dans toute la France des pompes portatives, analogues à celles qu'on voyait en Allemagne, en Angleterre et en Hollande, pays précurseurs. En 1716, Dupérier fut nommé directeur des pompes, ce fut le premier noyau du corps des Sapeurs-Pompiers. L'uniforme consistait alors uniquement en un chapeau de feutre couvert d'un tissu en fil de fer, auquel était jointe une visière relevée. En 1720, le chapeau fut remplacé par une calotte de fer, portant sur le devant une plaque de même métal. Au début de 1801, leur uniforme se composait d'un casque en cuivre, d'un habit de drap bleu roi et d'une culotte bleue avec des guêtres rouges (la couleur du feu) !

En 1810, pendant un bal, un violent incendie éclata à l'ambassade d'Autriche, rue Mont-Blanc à Paris. Cet incendie, où l'on s'aperçut de l'insuffisance des moyens de secours, fut la cause indirecte de la création du régiment des Sapeurs-Pompiers.

IMGP1660 Le Centre de secours de Belcaire (Aude) 

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Voici la plaque commémorant le nouveau Centre de secours de Belcaire (Aude) le 7 juin 2004

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Différentes vues du Centre de secours de Belcaire (Aude)  

camion de Belcaire VSAV 2 BELCAIRE

Véhicule VSAV 2, ambulance du Centre de Secours de Belcaire

Ce véhicule permet le transport de victimes, entre le lieu de l'intervention et un centre hospitalier.
Il nécessite un entretien tout particulier, c'est à dire qu'il doit être parfaitement sain, une désinfection simplifiée (sols, mains courantes, ect ...) est effectuée après chaque retour d'intervention

IMGP1655   IMGP1897 premier local qui servait a entreposer le matérie

A gauche, la porte automatisée du Centre de Secours actuel de Belcaire. La photo de droite, montre le premier local (un simple garage) qui servait à entreposer le matériel incendie prés du Casteillas à Belcaire. La caserne de Belcaire a changé 3 fois de lieu, au départ elle se situait au "Casteillas" au réservoir d'eau (photo ci-dessus), on y entreposait le matériel, motopompe, lances et tuyaux, seaux de toiles. Le second lieu lançait la modernisation de la structure et pris le nom de caserne au quartier Gardouch, prés de l'ancienne perception et des anciennes écoles. Les WE et jours de fêtes, il y avait foule devant les locaux quand la sirène venait de retentir, l'angoisse des parents était très palpable, on attendait les premières informations sur l'intervention, la peur qu'un proche, un ami ne soit touché par le sinistre ou l'accident. Dans ces années là, les codes de la sirène se décomposaient ainsi : 1 sonnerie, feu au village - 2 sonneries feu à l'extérieur - 3 sonneries accident routier ou médicalisé - 4 sonneries interventions spéléo ou montagne - 5 sonneries PLAN ORSEC. Maintenant les interventions sont plus discrètes les sapeurs possèdent des "bips", qui les informe d'un sinistre.

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On n'oublie pas le blason des sapeurs-pompiers de Belcaire en bonne place dans la caserne

Caserne de Belcaire 01

L'intérieur du garage actuel de la caserne de Belcaire

caserne de Belcaire 2 A l'intérieur du garage de la caserne de Belcaire, les véhicules sont toujours prêts pour des interventions d'urgence

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Le CCF 4000 de chez Camiva, véhicule tout terrain d'intervention rapide ...

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 ... fait parti du parc automobiles du Centre de Secours de Belcaire ...

camiva-4 ... voici une photo de l'arrière du CCF 400 Camiva, il est équipé d'une pompe et d'une citerne pour des interventions entres autres, sur des feux de forêt 

Un mot sur ce qu'il faut bien appelé : le premier pompier de France

On peut dire que le premier pompier de France, fut François Dumouriez Dupérier qui était à l'origine un obscur comédien qui fut admis à la Comédie Française le 6 novembre 1686, il resta à la Comédie jusqu'en juillet 1705 et obtint sa retraite définitive le 19 octobre suivant, avec une pension de mille livres. Son nom serait tout à fait oublié aujourd'hui, si son seul talent de comédien avait dû le faire survivre. Dupérier a monté par la suite de nombreuses autres affaires de tous genres, mais la plus importante de toutes est son entreprise de pompes à incendie (brevet avec privilège datant du 12 octobre 1699), dont il eut l'absolue et première initiative. Il faut préciser qu'avant lui on ignorait en France l'usage de la pompe portative. Il organisa aussi le corps des gardes-pompes, ce comédien né en 1650, fut le premier pompier de France, plus d'un siècle avant la création du corps des sapeurs-pompiers par le décret impérial du 18 septembre 1811. Dupérier décédera le 21 juin 1723 à l'âge de 73 ans, son fils François Nicolas lui succéda.

Bien avant la création du corps des sapeurs pompiers, de nombreuses réflexions furent menées, au fil du temps, l'importance d'un service de pompiers bien organisé était incontestable, il fallait des hommes de métier disponibles ayant une parfaite connaissance du feu et du matériel pour le combattre.

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Le CCF 4000 de chez Camiva équipant le Centre de Secours, on le voit ici près du Foirail de Belcaire, rejoignant sa base

A la suite de l'incendie de l'ambassade d'Autriche le 1er juillet 1810, Napoléon créa le premier corps professionnel de sapeurs-pompiers. Il organisa les pompiers de Paris sous la forme d'un corps militaire du génie par le décret du 18 septembre 1811. C'est depuis ce décret que le terme sapeur-pompier est utilisé officiellement. Le terme sapeur vient de l'appartenance du corps au génie.

D'où vient exactement le nom de Sapeur-pompier :

Au Moyen Âge, les Sapeurs Pompiers "sapaient" le feu. C'est-à-dire qu'ils isolaient le foyer. À l'époque, il n'y avait pas de réseau de distribution de l'eau et la majorité des maisons étaient en bois et lorsqu'un feu se déclarait, les secours abattaient tous ce qui se trouvait autour afin de limiter la propagation du feu. D'où l'expression saper ou faire la part du feu. Ce qui donna le nom de sapeur au service d'incendie.

En 1811, Paris sera la seule ville de France ayant des Pompiers militaires.

En  1815, le ministre de l'intérieur demande aux préfets de constituer, sous l'autorité des maires, un service de lutte contre le feu.
En 1831, une partie du corps des pompiers est affectée à la garde nationale, dont les missions étaient le service d'ordre et d'honneur et la lutte contre le feu.
Le premier camion à vapeur hippomobile pour le combat contre le feu a été inventé en 1829, mais il ne fut pas accepté dans la lutte contre les incendies avant l'année 1860, puis il fut encore oublié pendant deux autres années. Les pompes à incendie à moteur à combustion interne arrivèrent en 1907. Construites aux États-Unis, elles menèrent au déclin et à la disparition les moteurs à vapeur dans les années 1925.

La création de bouches d'incendie remonte à l'année 1872.

La sirène officielle des véhicules des pompiers ou "corne à feu" correspond aux notes de musique si et la. On l'appelle le "deux tons".

Le fameux liseré rouge cousu sur le pantalon des pompiers s'appelle : le passepoil. L'origine de se passepoil à paraît-il été cousu là, pour éviter que les pompiers ne puissent pas porter leurs vêtements dans le civil en dehors de leurs missions à une époque où ils ne disposaient que de faibles revenus

En 1875, le 29 décembre, un décret fixe les bases des corps départementaux qui prévoit l'Inspection départemental, le recrutement, les missions, le matériel, l'habillement.
Paris a été doté en 1883 et1886 d'avertisseurs publics d'incendie, dits boîtes d'alarme de rue. Ces boîtes, système G.Petit, étaient construites par Bréguet.

camion de Belcaire CCF RENAULT M180 4000 L équipé par CAM  IMGP0506

A gauche, le camion de Belcaire CCF 4000 RENAULT M180 4000 L équipé par CAMIVA. A droite, un camion citerne Berliet sur le circuit de Nogaro dans le Gers, ce type de véhicule équipe très souvent les petits  Centre de Secours.

année 75-80 transport d'eau à Galinagues GMC MAGIRUS BERL

Transport d'eau à Galinagues (Aude) avec un GMC MAGIRUS BERLIET années 1975-80

année 75-80 transport d'eau à Galinagues GMC MAG-copie-1  année 75-80 transport d'eau à Galinagues GMC MAG-copie-2

Transport d'eau à Galinagues (Aude) avec un GMC MAGIRUS BERLIET années 1975-80

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Un 4x4 en difficulté en forêt ! (photo années 75-80)

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Mobilisation de Centres de Secours sur le feu de forêt d'Alairac (Photo du SDIS 11)

année 75-80 transport d'eau à Galinagues GMC MAG-copie-3 Les véhicules de secours sont soumis à rude épreuve

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Sapeurs-Pompiers en intervention sur le feu à la scierie de Belfort (Aude) (Photo du SDIS 11)

La question des sauvetages dans les incendies où tout autre accident, occupe une des premières et des plus importantes places, sauver son semblable dans un sinistre est la première préoccupation des sapeurs-pompiers. Celui qui est appelé à faire un sauvetage de personnes doit être capable de juger rapidement la situation et prendre une détermination soudaine. Le rôle du sauveteur est aventureux, mais le sapeur est un professionnel qui est familiarisé avec le danger.

Le service des sapeurs-pompiers dans les départements a été organisé par décret en date du 9 janvier 1879.

Il est évident que le chiffre des officiers et des hommes est proportionné à l'importance de la population et à la richesse du budget.

En 1889, 24000 communes en France n'étaient  pas équipées de matériel incendie, en effet cela à un coût. Les frais d'entretien des compagnies de sapeurs et de leur matériel, incombent aux communes.

En 1925, nomination auprès du préfet des premiers inspecteurs départementaux des Services d'Incendies et de Secours qui devinrent plus tard les premiers.
 A la fin de la seconde guerre mondiale, les missions se sont diversifiées, les sapeurs pompiers volontaires et professionnels se sont organisés.  La loi du 23 février 1944 rattache les sapeurs pompiers au ministre de l'intérieur. Les matériels roulants et de communication ont augmenté en qualité et en nombre.
Le 23 juillet 1973, création de la direction de la sécurité civile, puis la direction de la défense et de la sécurité civile, avec une sous-direction des services de secours et des sapeurs pompiers.
 Jusqu'à la fin du 20ème siècle, les maires ont assumés la responsabilité de la sécurité sur leur territoire communal. Il a fallu attendre 1996 pour qu'une organisation départementale se substitue entièrement au cadre communal et intercommunal.

La sécurité des habitations est primordiale, quelle que soit la rapidité avec laquelle accourent les sapeurs-pompiers avec leur matériel, ils ne peuvent être là avant le commencement de l'incendie, ni même au moment où le feu éclate. L'évacuation rapide en cas d'incendie par des issues de secours est un progrès. C'est pourquoi les normes de sécurité en matière de construction ont beaucoup évoluées, il reste encore des choses à faire pour éviter des drames et des dégâts irréversibles. D'ailleurs à ce sujet, le 8 mars 2015 au plus tard, tous les logements devront être équipés d'au moins un détecteur de fumée. Équipez-vous dés maintenant, acheté cet appareil aux normes NF pour une quinzaine d'euros, qui fonctionne avec une pile, simple à poser, il peut sauver des vies.

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Il n'y a pas que des interventions sur des incendies, les sapeurs-pompiers sont présents aussi sur les lieux d'accidents de la route comme ici à Lapeyre (Aude) (Photo du SDIS 11)

Les sapeurs-pompiers font aussi des interventions diverses et spécialisées :

Parmi les opérations réalisées par les sapeurs-pompiers, il y a également ce que l'on appelle les interventions diverses : destruction de nids d'insectes, déblocage d'ascenseurs, inondations, risques d'effondrements, sauvetage d'animaux, fuite de gaz….

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Henri Toustou, ancien sapeur-pompier volontaire a conservé précieusement son casque qu'il porta lors de son engagement en 1977 jusqu'en 1989

carte de sapeur pompier d'Henri Merci à Henri pour son témoignage dans un engagement qui lui tenait à coeur, et il est toujours fier de l'avoir bien accompli

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Le voici Henri Toustou en tenu de pompier près du lac de Belcaire en 1983, six années ont passées depuis son engagement en 1977

STATUT DES SAPEURS-POMPIERS

Il y a en France trois statuts de sapeurs pompiers relevant du service public : les sapeurs pompiers volontaires, les sapeurs pompiers professionnels et les pompiers militaires. A l'exception des membres de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), du bataillon de marins pompiers de Marseille (BMPM) et des unités d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile (l' UIISC 1 à Nogent le Rotrou, la 7 à Brignolles et la 5 à Corté), tous les autres sapeurs-pompiers sont civils (professionnels ou volontaires), et dépendent administrativement du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de chaque département.

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1999, les sapeurs-pompiers défilent pour le 14 juillet dans la "Grande Rue" d'Espezel (Aude), Gérard Toustou en tête avec la relève !

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Année 2000, remise de la fourragère à Castelnaudary, décernée par le ministre de l'intérieur Jean-Pierre Chevènement après les inondations importantes dans l'Aude en novembre 1999 qui ont fait 19 morts et 9 disparus.

année 99 remise de la fourragère à Castelnaudary photo n

Année 2000 remise de la fourragère à Castelnaudary, on lit la fierté sur le visage de Gérard Toustou, au centre.

Cette cérémonie se déroula le 27 mai 2000 à Castelnaudary. A ce titre, tous les corps et toutes les unités seront représentés. Avec leurs engins, ils défileront dans les rues de la capitale du cassoulet. Des démonstrations d'opération seront aussi effectuées. Enfin, pour leur action pendant les inondations du 13 et 14 novembre 1999 et pendant les semaine qui ont suivi, l'ensemble des pompiers de l'Aude, recevront la fourragère.

STATUT ET DROIT DU SAPEUR-POMPIER VOLONTAIRE

Qu'ils soient instituteurs, chefs d'entreprise, voire étudiants... ils ont décidé de mener de front une carrière professionnelle et un engagement dans les services de secours.

Chaque département compte aujourd'hui  des sapeurs-pompiers volontaires. Des hommes et des femmes, citoyens ordinaires qui, en parallèle de leur profession ou de leurs études, tout en tenant compte de leur vie familiale, ont choisi de conserver une disponibilité suffisante pour être en capacité à répondre aux besoins du centre de secours dont ils dépendent. Ils suivent régulièrement des formations et peuvent assurer tous les types de missions incombant aux services d'incendie et de secours. 54% des volontaires ont moins de 35 ans. Ils perçoivent une indemnité sous forme de vacations horaires ainsi qu'une "prestation de retraite" lorsqu'ils ont accompli au moins vingt ans de service.

année 95 stage poids lourd à Narbonne photo n37

Gérard Toustou pompier à la retraite de Belcaire, se souvient de l'année 1995 où il effectua un stage poids lourd à Narbonne

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   Narbonne, année 1995, stage poids lourd pour les sapeurs-pompiers conducteurs d'engins 

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Stage poids lourd à Narbonne, année 1995

Ils suivent régulièrement des formations et peuvent assurer tous types de missions de secours.

La hiérarchie des sapeurs-pompiers volontaires comprend :

Les sapeurs-pompiers de 2ème classe et de 1ère classe ;

Les caporaux ;

Les sous-officiers : sergents et adjudants ;

Les officiers : majors, lieutenants, capitaines, commandants, lieutenants-colonels et colonels.

L'activité du sapeur-pompier volontaire donne lieu à :

- une protection sociale si accident ou maladie contractée lors d'une intervention ;

- une négociation avec l'employeur pour que ce dernier puisse dégager du temps libre à l'employé afin qu'il suive une formation ou pour le rendre disponible lorsqu'il est déclenché pour une intervention ;

- une perception de vacations horaires fixées en fonction du grade et du service rendu (6 à 10 €). Ces vacations ne sont assujetties ni à l'impôt, ni aux prélèvements sociaux. Elles sont cumulables avec tout autre revenu ou prestation sociale ;

- à une prestation de fidélisation et reconnaissance, versée à la retraite.

défilé de Quillan Cette photo a été prise le 11 mai 1986, lors du défilé  du congrès des sapeurs-pompiers à Quillan (Aude).

C'est le premier défilé du Centre de Secours de Belcaire, tenue de montagne pour ceux debouts, et spéléo pour ceux accroupis.

Debout de gauche à droite : ? , MORA Jean-Luc, JUSTO Didier, LAPORTE, CLOTTES Pierre, TOUSTOU Georges (l'actuel chef de corps) et TOUSTOU Gérard

Accroupis de gauche à droite : SANSA Gabriel, TOUTOU Henri, AINIÉ Jean-Pierre, GUE Gilles, GRAUBY Jean, et CAMURAC Jean-Baptiste

défilé QUILLAN 3

11 mai 1986, lors du défilé  du congrès des sapeurs-pompiers à Quillan (Aude), Henri TOUSTOU et Gilles GUE assis sur le Land Rover.

défilé QUILLAN 2

11 mai 1986, lors du défilé  du congrès des sapeurs-pompiers à Quillan (Aude), Henri TOUSTOU et Gilles GUE assis sur le Land Rover. A droite, un véhicule Renault " Goélette "

LA RÉMUNÉRATION DES SAPEURS-POMPIERS VOLONTAIRES

Pour l’exercice de leurs missions et les actions de formation auxquelles ils participent, les sapeurs-pompiers volontaires ont droit à des vacations horaires dont le taux de base est fixé en fonction de leur grade. Ces vacations horaires sont versées aux intéressés par le SDIS, la commune ou l’établissement public dont ils relèvent. La loi du 3 mai 1996 précitée précise qu’elles sont cumulables avec tout revenu ou prestation sociale et ne sont assujetties à aucun impôt, ni soumises aux prélèvements prévus par la législation sociale. De surcroît, elles sont incessibles et insaisissables. Aux termes d’un arrêté ministériel du 7 janvier 2000, le taux de la vacation horaire de base est aujourd’hui fixé de la manière suivante :

- Officiers : 10,08 €

- Sous-officiers : 8,11 €

- Caporaux : 7,21 €

- Sapeurs-pompiers : 6,71 €

Le montant de la vacation allouée au sapeur-pompier volontaire pour l’exercice d’une mission à caractère opérationnel est ensuite calculé en fonction du temps passé en service. Celui-ci est décompté à partir de l’alerte du sapeur-pompier volontaire jusqu’au moment où il quitte le centre d’incendie et de secours après remise en état du matériel utilisé. Le cas échéant, l’autorité territoriale compétente peut, dans la limite d’une demi-heure, augmenter le temps passé en service afin de tenir compte du délai nécessaire au sapeur-pompier volontaire pour son retour sur son lieu de travail.

Pompiers de Belcaire effectif sous le commandement de Guy B

Les Sapeurs-Pompiers de Belcaire, effectif ici sous le commandement de Guy Bayle promu chef de corps le 1er janvier 1983.

Voici quelques noms des Sapeurs-Pompiers figurant sur cette photo, de gauche à droite, mis à part ceux qui sont cachés :  LAFON René, JEAN Pierre, GRAUBY Jean, ADROIT Joseph, BOULBES Jean Pierre, CAUX Joseph (en partie caché), FOURIE Paul, ADROIT Jean-Pierre, CAVAILLES Daniel, BAYLE Guy, BEDOS Pierre (capitaine médecin), CAMURAC Jean-Baptiste, JASSIN Jean-François; TOUSTOU Gérard.

Les chefs de corps qui ce sont succédés depuis la création du Centre de Secours de Belcaire en 1968 il y a eu : MEDUS Justin (maçon), CLOTTES Pierre (instituteur), BAYLE Guy (restaurateur), ADROIT Marius (électricien), CAVAILLES Daniel (employé de prefecture-conseiller technique départemental), TOUSTOU Gérard (menuisier), TOUSTOU Georges (employé municipal et actuel chef de corps).

Pour info, les médecins-pompiers se reconnaissent grâce à leur képi de couleur bordeaux. Le docteur BEDOS a servi dans le Corps des Sapeurs Pompiers de Belcaire sous pratiquement tous les Chefs qui l'ont commandé.

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Le chasse-neige a fait une sortie de route près de Trassoulas (Aude), c'est ballot ! Il faut dire que la route est étroite dans ce secteur (photo datant de 1986) ...

année 86 chasse neige sortie de route dans Laperge photo n

... dégagement à la pelle du chasse-neige ayant chassé ...

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... intervention des sapeurs-pompiers, avec leur véhicule Dodge 4x4, le chasse-neige a pu être redressé (photo datant de 1986) ...

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... sorti d'affaire, il a repris son travail de déneigement grâce à l'intervention des hommes du feu (photo datant de 1986).

Voici un petit topo sur l'organisation administrative des Centres de Secours actuels

Les sapeurs-pompiers dépendent de la Direction de la sécurité civile (DSC) du ministère de l'Intérieur. Au niveau départemental, ils sont sous la responsabilité du préfet de département (du préfet de police pour Paris et la petite couronne). Ils sont employés et sont gérés par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) qui est un établissement public autonome, géré par un conseil d'administration (CASDIS) composé d'élus. Les SDIS sont commandés par des colonels des sapeurs-pompiers.

La lutte contre les calamités sur une commune est du ressort du maire ; initialement, les sapeurs-pompiers étaient communaux. La loi de finances de 1898 prévoyait, pour la première fois, une subvention de l'État aux communes pour organiser cette lutte contre l'incendie, et celle-ci devient un poste de dépense obligatoire en 1913. Un changement de fond a eu lieu à la fin des années 1990 – début des années 2000 avec la départementalisation : les sapeurs-pompiers sont désormais rattachés au département via le SDIS, et les municipalités financent le SDIS de manière obligatoire. Cette départementalisation s'est accompagnée d'une "rationalisation" des moyens, c'est-à-dire du regroupement des petits centres de première intervention (CPI) et donc de la disparition de certains de ces centres, ce qui a provoqué un grand mécontentement tant du côté des sapeurs-pompiers, qui perdaient le contact avec la commune, que des élus et des citoyens, qui voyaient disparaître le CPI de proximité.

ASSET Louis 87 ans photo sépia

   Document exceptionnel et exclusif, cette photo extraite d'un journal datant de 1954, elle a été publiée dans une édition de "Nord Matin", de qui s'agit-il ?

Ce monsieur, c'est Louis ASSET, à cette époque en 1954, il avait 87 ans, il était  le plus vieux Sapeur-Pompier de France.
Il comptait pas moins de 61 années de présence effective à la compagnie de la ville d'Avion (Nord). Mr ASSET ne fut pas un pompier d'opérette, ancien mineur, il descendit à la fosse à 13 ans.

à suivre ... ne ratez pas la seconde partie qui est en cours de montage ... il y aura encore plein de photos souvenirs ...

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 02:00
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Toujours dans le but de partager et de faire découvrir au plus grand nombre, je vous propose aujourd'hui trois photos, cela change des autres reportages où les photos sont nombreuses, mais celles-ci ce ne sont pas n'importe quelles photos, elles ont été prises toutes les trois à Belcaire en 1958 et 1961.

Cette entrée en matière a certainement éveillé votre curiosité !

Jean-Baptiste SARDA qui est né à Belcaire en 1942, m'a gentiment proposé de m'envoyer trois photos souvenirs de son enfance passée à Belcaire. J'ai scanné ces photos qui ont 50 ans et avec l'autorisation de Jean-Baptiste nous vous les présentons. Je pense que cela va rappeler de bons souvenirs à ceux qui sont sur ces clichés. C'est toujours émouvant ces retours vers le passé, mais que de bons moments furent ceux là ! Nous étions jeunes me dit Jean-Baptiste.

Certainement que des potes à Jean-Baptiste voudront prendre contact avec lui  à la suite de cette diffusion, cela lui fera plaisir je pense, écrivez moi à cette adresse mail je lui transmettrai  vos coordonnées :

   jp@belcaire-pyrenees.com     

Ami(e)s Belcairois(es), si comme Jean-Baptiste vous voulez publier vos photos prenez contact avec moi.

Évocation du temps qui passe, la mémoire s'estompe, les images et les écrits restent ...
Je remercie Jean-Baptiste pour m'avoir fait confiance, car ce n'est pas évident de se séparer de ses photos souvenirs auxquelles on tient. J'ai réexpédié les clichés à Jean-Baptiste, qui est heureux de partager avec vous ses souvenirs qui sont un peu les vôtres Belcairoises, Belcairois et Audois.
Vous allez retrouver ou reconnaître très certainement des personnes que vous connaissez sur ces photos, avec tous les noms des jeunes gars, n'hésitez pas à mettre des commentaires.

 

Allez, on commence par la plus ancienne ; photo prise le jour de la fête communale à Belcaire le 28 septembre 1958. Tous les jeunes de la bande à Bonnot ! (dixit Jean-Baptiste)

Fête communale de Belcaire le 28 septembre 1958 (2) Debout de gauche à droite :

Jean-Pierre MORA - Guy RABAUTE - Simon TOUSTOU - Pierrot FOURIÉ - Jean-Baptiste SARDA

Assis de gauche à droite :

Jean COSTE - Émile TOUSTOU - Michel MORA - François ARNAUD - Baptiste MAUGARD - Étienne VAQUIÉ

Jour du conseil de révision Belcaire le 9 mars 1961(4)

  Photo prise le jour du Conseil de Révision (formalité qui précédait le service militaire) le 9 mars 1961 à Belcaire

Debout de gauche à droite :

André WAGNER - Henri TOUSTOU (de Trassoulas) - Jean-Claude SARDA (de Comus)

Assis de gauche à droite :

Émile TOUSTOU - Jean-Pierre MORA - Jean-Baptiste SARDA - Michel MORA

Et voici la dernière

Rugby l'équipe de Belcaire à Espezel le 2 avril 1961(3)

 Photo de l'équipe de Rugby de Belcaire prise le 2 avril 1961 à Espezel, lors de la rencontre entre les jeunes de Belcaire et une sélection des jeunes du Pays de Sault, résultat du match 14 à 3 pour la sélection des jeunes du Pays de Sault

Debout de gauche à droite :

Christian SANSA - Joseph CAUX - Augustin DIEUZÈRE - Antonin BONNET - Étienne VAQUIÉ - Alfred GRAULLE - Simon TOUSTOU - Baptiste MAUGARD - Jean ARNAUD - Albert ADROIT - Pierrot FOURIÉ - Gérard TOUSTOU

Assis de gauche à droite :

François ARNAUD - Jean-Baptiste SARDA - René TOUSTOU - Émile TOUSTOU - Paul FOURIÉ - Henri FOURIÉ - Francis SADOURNY - Joseph ARNAUD

 

A propos de rugby, cela vous direz que je monte un reportage sur le rugby Belcairois et du Pays de Sault ? Si cela vous intéresse, seul je n'y arriverai pas, j'ai besoin de votre aide. Faites moi parvenir, photos, documents, anecdotes, certainement que les clubs de Belcaire et d'Espezel pourraient me faire parvenir un petit historique, ensemble on peut faire quelque chose de bien ... j'attends votre motivation et vos réactions !

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Par Jean-Baptiste SARDA / Jean-Pierre LAGACHE
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 01:00

2011 anniversaire du site 3 ans

Par Jean-Pierre LAGACHE
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 01:00
bandeau-informatique.jpg

 

Il y avait un petit moment que je ne vous avais pas donné d'info concernant l'informatique, et bien l'occasion m'en est donnée.

En effet, un ami voyait apparaître à chaque fois qu'il allumait son ordinateur, une fenêtre affichant un message d'erreur de script dans l'URL "passwordjacker.binary-phoenix.com". Bizarre, bizarre !! En cherchant un peu, oh surprise, son ordi est infecté ou a été infecté, il a été piraté. Et accrochez vous bien, tous ses mots de passe enregistrés sur son ordi (pour éviter de les retaper bien souvent vous les enregistrez quand cela vous est proposé) ont été purement et simplement volés !!

PasswordJacker est un outil de pirates, qui permet de générer un exécutable déguisé en un fichier d'un autre type. Une fois lancé à votre insu, cet outil dérobe tous vos mots de passe (Messenger, IE, Firefox, Steam, Opéra, FTP, IncrediMail, etc.) et les envoie à un serveur détenu par des cybercriminels.

Dans ce cas il faut changer tous les mots de passe de vos comptes (internet, forum, sites bancaires, sites de tchat, messageries, etc.).


Pour l'éradiquer et éviter cette mésaventure, je vous conseille de télécharger cet outil très utile, c'est un anti-Malware gratuit qui se nomme Malwarebyte's  ici :

http://www.01net.com/telecharger/windows/Securite/anti-spam/fiches/44096.html

et lancer un nettoyage de vos disques sur le PC, à faire régulièrement.

 

Pendant que j'y suis je vous conseille d'installer aussi  Spybot - Search & Destroy version gratuite ici (lancez le régulièrement au moins une fois tous les 15 jours si vous surfez beaucoup) :

http://www.01net.com/telecharger/windows/Securite/anti-spyware/fiches/26157.html

 

Et je vous rappelle qu'il y a un excellent anti-virus gratuit qui ce nomme Avast où vous pouvez télécharger la version gratuite pour surfer tranquille ici :

http://www.01net.com/statiquesv6/v6_operations/avast/

 

En résumé, lancer les deux premiers aussi régulièrement que possible, que vous soyez un grand utilisateur d'internet ou pas, pour vérifier que tout est OK, par contre, Avast l'anti-virus contrôlera votre ordinateur automatiquement et il mettra à jour sa base antivirale tout seul. Avec ces trois outils, vous êtes en partie sécurisé, car les pirates sont de redoutables experts en informatique et rien ne leur résistent, mais il vaut mieux mettre quelques alarmes que rien du tout, pour vous signaler une éventuelle intrusion !

 

J'espère que ces infos vous seront utiles pour surfer en toute quiétude.

 

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 01:00
bandeau le monde rural 825x250

Sur ce site on trouve des sujets éclectiques, la preuve :

Christian Rouzaud qui connaît parfaitement bien le Pays de Sault, m'a adressé un second reportage sur la culture du Chanvre que j'ai intitulé :

Retour à la culture du chanvre en Pays de Sault, pourquoi pas !

Je me suis permis de rajouter quelques photos de mon cru et je souligne que le chanvre, dans le domaine de la construction, a un fort pouvoir isolant, pensez-y lors de vos innovations de vieilles maisons et lors de constructions neuves. Le renouveau du chanvre, un végétal et un matériau d'avenir !

photo ancienne du chanvre 11 1900

Le teilleur de chanvre en 1900 dans la Bresse

Le CHANVRE  par Christian Rouzaud : 

J'ai réalisé une recherche, sur la culture du chanvre en général, et aussi sur les époques et un lieu de culture en Pays de Sault. Je pense que vous savez, que chacun de nos villages cultivait le chanvre et en vivait. Cela pourrait être de nos jours une culture d'appoint, et même de remplacement, au cas où !! la pomme de terre, serait victime d'attaques, diverses maladies etc. Si vous êtes intéressé par ma communication, faites le moi savoir. J'aimerais que cette recherche soit publiée, et fustige les agriculteurs, pour leur avenir et leur sécurité.

champ de chanvre cultivé a usage industriel

Champs de chanvre indien cultivé à usage industriel

Le chanvre : cette communication après une recherche, porte en général, sur le chanvre non psychotrope (substance chimique naturelle ou artificielle, dont l’effet s’exerce sur le psychisme).

 

Le chanvre, est aussi connu sous le nom latin de CANNABIS, c’est une espèce de plante annuelle  dont la tige ligneuse est rigide, et d’une vingtaine de millimètres de diamètre. Sa graine, est appelée Chènevis. La chènevotte ou bois de chanvre, désigne la tige centrale de chanvre dépourvue de son écorce L’écorce du bas des tiges permettait de constituer de petites bûchettes de quelques centimètres de long dont une extrémité était trempée dans du soufre fondu, et on obtenait ainsi des allumettes. L’écorce servait aussi à la fabrication des litières absorbantes pour les animaux.

cannabis-sativa

La sous espèce, est nommée chanvre indien

Le chanvre fut très largement utilisé par le passé, et il côtoie l’être humain depuis le néolithique. Il proviendrait d’Asie, et s’est répandu dans tous les continents. Les fibres, servaient à confectionner des vêtements en Chine 600 ans avant J.C., en Europe au moyen âge. La première bible imprimée par Gutenberg, l’aurait été sur papier de chanvre. Les vêtements royaux occidentaux étaient souvent constitués de mélanges de chanvre et de lin. Le papier de chanvre est utilisé jusqu'au XIXème siècle. Au début du XXème siècle, en Europe, les fibres de chanvre furent remplacées par le coton, originaire des États-Unis. Plus récemment, ces fibres résistantes et à portée de main, ont servi à fabriquer des vêtements militaires lors des deux guerres mondiales. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elles furent remplacées par des fibres synthétiques, au tissage plus régulier. Les fibres ont longtemps été utilisées pour fabriquer les billets de banque, avant d’être remplacées par de l’ortie (les fibres de la tige des orties, servaient autrefois en Pays de Sault, à fabriquer de la ficelle d’ortie). Elles sont également utilisées pour les cordes et cordages, et ont été utilisées pendant longtemps pour les voilures des bateaux.

Il a été peu à peu interdit ou fortement réglementé au cours du XXème siècle en raison de ses propriétés psychotropes.

feuille du chanvre indien

Feuille de chanvre indien

Multiples utilisations

Le chanvre, connaît de multiples utilisations, telles les tissus, les cosmétiques, l’isolation phonique et thermique, la fabrication d’huiles, de cordages, de papier à cigarettes, de litières, l’utilisation sous la forme de combustible, en papeterie, pour l’alimentation humaine, animale (tourteaux, résidus de l’extraction de l’huile), comme biocarburant, pour des usages médicamenteux. La filière chanvre, trouve un regain d’intérêt, avec l’augmentation du prix du pétrole, et la prise de conscience environnementale. Les pays européens, et les collectivités locales tentent ainsi de favoriser à nouveau la culture du chanvre.

L’huile de chanvre, a été utilisée comme combustible pour moteur (notamment, par Rudolf Diesel) lors de la création de son moteur diesel ; le gazole arrivera plus tard. Henri Ford, a même utilisé le chanvre en 1941, pour la construction, d’une voiture « végétale », dont la carrosserie, et les pare-chocs, étaient faits de chanvre, de sisal, et de paille de blé.

 L’huile obtenue par pressage du chènevis jouit d’une excellente réputation diététique, en raison de sa teneur en acides gras de type Oméga 3 ;  non-filtrée, elle a une couleur verte très foncée, presque noire. Elle a un goût de noisette pour certains. On la trouve en vente dans les boutiques bio et des boutiques spécialisées de vente d'huile, producteurs et revendeurs. En 2007, son prix de vente moyen est proche de quarante euros, rapportée au litre. Les contenants trouvés sont de vingt-cinq centilitres. Les chènevis, peuvent être broyés pour obtenir la farine de chanvre qui ne contient pas de gluten, auquel de nombreuses personnes sont allergiques. A la fin des années 1990, sont apparues les bières de chanvre, car les inflorescences femelles à faible teneur en THC* (Tetrahydrocannabinol = principe actif du cannabis, qui  varie entre 2 et 4  pour cent ; la graine ne contient pas de THC), y remplacent le houblon, apportant ainsi amertume  et parfums (notes citronnées, poivrées). On trouve aussi de la limonade de chanvre, du sirop de chanvre, du thé, et de l’absinthe au cannabis. L’huile de chanvre, est aussi utilisée dans les peintures, vernis, encres et autres produits techniques : l’huile tirée de la graine de chanvre, est siccative à l’instar de l’huile de lin.

Principaux usages du chanvre

Usage médical

Dans les  pays où il est autorisé, le cannabis médical est employé dans une très grande variété de maladies : nausées   anorexie ?  Spasmes troubles du mouvement, douleurs, glaucome, épilepsie, asthme, traitement des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie, ainsi que pour stimuler l’appétit chez les malades du SIDA.

 

Surfaces de chanvre

Après avoir connu son apogée au milieu du 17ème siècle (176000 hectares cultivées en France), avec pour débouchés la papeterie, et la marine à voile, les surfaces en chanvre ont été réduites à quelques centaines d’hectares  en 1960 (700 hectares) du fait de l’émergence de l’utilisation du coton, des fibres synthétiques et de l’arrivée de la marine à moteur. Depuis les années 2000, les surfaces ont augmenté à nouveau et atteignaient 8000 hectares. Les cultivars cultivés aujourd’hui en France, ont des teneurs en THC, extrêmement faibles (la communauté européenne imposant un taux inférieur à 0,3 pour cent).

champs de chanvre indien 02

Le chanvre indien culture industriel

La  culture industrielle

Le chanvre industriel, est une plante à racine pivotante, pouvant dépasser 4 mètres de haut, autrefois cultivée pour les fibres contenues dans sa tige, produisant la filasse, ou pour ses graines. Plante rudérale (qui croît aussi dans les décombres) et robuste, sa culture en Europe, ne nécessite l’emploi d’aucun pesticide. C’est en revanche, une culture qui nécessite des apports de potassium et d’azote : dans la littérature technique on trouve des préconisations de 80 à 150 kg d'azote par hectare. À titre de comparaison, une culture de maïs destiné à l'ensilage, dont le cycle de végétation recouvre sensiblement la même période que le chanvre, nécessite environ 200 kg d'azote/ha. Les cultivateurs de chanvre industriel, qui cultivent légalement en Europe, sont généralement des cultivateurs de grande taille. En France, la culture de chanvre, les outils et les métiers associés, ont laissé de nombreuses traces dans la toponymie et l’anthroponymie (noms de lieux et de personnes). Par exemple, la célèbre avenue de la cannebière à Marseille. En effet, Cannebière (avec 2 n) en Langue d'Oc, désigne une plantation de chanvre. Selon certains, il y avait culture de chanvre à cet endroit ; selon d'autres, il ne s'agissait que de fabriques de cordes et de voiles liées aux activités du port. Du côté de Nice on trouve li Chanabieros francisé en les « chanebières ». Au nord de la Loire, la plantation de chanvre était appelée chennevière, un terme que l'on retrouve dans des noms de lieux (Chennevières-sur-Marne) ou de personnes, parfois déformé en « chêne vert ». Le terme employé aujourd'hui est chènevière.

récolte du chanvre

Récolte du chanvre industriel

récolte du chanvre 02  photo ancienne du chanvre 07 1900

Récolte du chanvre

Construction

On peut fabriquer les murs ou les dalles en béton de chanvre (mélange de chaux, et de chènevotte). La laine de chanvre est aussi un très bon isolant, concurrentiel des laines minérales (laine de verre), parce qu’elle ne pose pas de problème sanitaire (amiante et laine de verre sont cancérogènes car leurs fibres très petites sont capables de pénétrer dans les bronches). Des productions de blocs de chanvre se développent en Isère et en Champagne Ardenne (premier producteur européen).

La brique de chanvre ou bloc de chanvre est un matériau de construction isolant dans la masse. Elle est composée de chènevotte (partie centrale de la tige du chanvre) et de chaux aériennes et hydrauliques.

C'est une alternative aux matériaux conventionnels. Elle trouve sa place dans le panel de solutions de construction satisfaisant le besoin d'économie d'énergie, l'exigence du développement durable et la demande de construction d'habitat sains. Ce matériau est utilisé pour la construction de bâtiments labellisés "BBC Effinergie", c'est à dire conformes à la réglementation thermique RT 2012 qui sera d'application obligatoire à partir de fin 2012.

La construction en béton de chanvre en France date du début des années 1990. La brique de chanvre permet une utilisation aisée de ce matériau pour la construction ou l'isolation.

En 2009, environ 200 maisons en blocs de chanvre auront été fabriquées. La quasi totalité des blocs de chanvre commercialisés sont fabriqués par la société Chanvribloc, si vous êtes intéressé et aussi curieux, allez jeter un oeil sur le site à cette adresse   : www.chanvribloc.com  

constructions en blocs de chanvre

constructions en blocs de chanvre d'un fort pouvoir isolant

Blocs de chanvre ep 15cm

Élévation d'un mur isolant avec des blocs de chanvre ép. 15cm

Composites plastiques

Le chanvre peut être utilisé en remplacement des fibres de verre dans des matrices thermoplastiques ou thermodurcissables par exemple dans des meubles de jardin, des bardages, les plinthes et huisseries, les pièces d'habillage intérieures d'automobiles comme les panneaux de portes ou les doublure des coffres. En 2003, environ 25 000 tonnes de fibres naturelles furent utilisés en Europe dans la fabrication d'automobiles dont 13 % de chanvre.

champs de chanvre indien

Champs de chanvre industriel 

Législation sur le cannabis

La détention, le commerce et la consommation de marijuana, sont interdits dans la majorité des pays du monde au cours du 20ème siècle.

Depuis les années 2000, certains pays ont commencé à distinguer l’usage médical du cannabis de sa consommation récréative, c’est le cas de trois pays : le Canada, les Etats-Unis, et les Pays Bas. Les particuliers, peuvent utiliser les chènevis pour un usage strictement personnel, leur production, leur utilisation, et leur culture à usage commercial ou pour toute activité professionnelle sont soumises à autorisation ; ces variétés, sont en fait du chanvre non psychotrope, et plusieurs variétés sont autorisées en France.

tige du chanvre avec mise en évidence des fibres

Tige de chanvre avec mise en évidence des fibres

La culture locale autrefois dans le Pays de Sault

D’après Maurice Sarda, ancien instituteur à Mazuby : Dans les années 1700, on cultive le chanvre à Mazuby, dans les chènevières locales. Le chanvre, est cultivé dans une bonne terre, soit un CANABAL, ou CARBENAL. Il sème en mai à la volée. Naissent alors des pieds mâles assez grêles : la « FEMENELA », et des pieds femelles plus vigoureux : « Lo CARBE ». Les hommes, arrachent les premiers plants courant Août, et les autres en septembre. Quand les graines de Chènevis « Lo CANABON », sont mûres, on obtient, celles-ci, en battant le chanvre au fléau, ou en utilisant un peigne ; on garde des graines pour d’autres semailles, et le reste pour la volaille.

photo ancienne du chanvre 03 1900

Le broyeur de chanvre breton

photo ancienne du chanvre 09 1900 broyage du chanvre Le broyage de chanvre dans le Lot en 1900

Assemblées en MOYETTES

Dans le champ, les tiges sont assemblées en petits fagots ou gerbes, dressées en moyettes pour le séchage (dizain). Ensuite, les tiges, sont étendues sur un chaume : l’Aigador (pour égoutter), pour le rouissage qui va dégager les fibres. Celles-ci, séchées au feu subissent alors le  TEILLAGE, qui sépare la filasse « fialassa » de l’écorce « TELHA ». A l’aide d’une broie, la « BARGA, on glisse une poignée de chanvre sur les couteaux horizontaux, et on abaisse les lames mobiles, écrasant les tiges systématiquement.

Après avoir fait un gros paquet, on l’étend dans un baquet allongé « Lo Nauc », creusé dans le tronc d’un hêtre, et on frappe avec une massette en bois « La Massa », pour détacher la teille, adhérent à la filasse. Les hommes, utilisent ensuite un gros peigne « ou séran- lo PENCHE », afin de séparer, les différentes sortes de filasse, qui sont « lo Prim », la filasse la plus longue et la plus fine, choisie pour les draps fins, et les chemises, l’étoupe ou estopa pour les draps grossiers ; les résidus ou « BORRIER »pour faire sacs et bourrasses.

photo ancienne du chanvre 02 1900   photo ancienne du chanvre 06 1900

A gauche, une fileuse de chanvre dans le Tarn-et-Garonne en 1900 et à droite, une dévideuse de chanvre avec son rouet dans la Haute-Loire en 1910

Le filage et le blanchissage

Les femmes, filent ensuite dans les longues soirées d’hiver, et sucent constamment un noyau pour faire de la salive, à mettre sur les doigts, pour tirer le chanvre mis en quenouille, et le tordre en l’enroulant sur le fuseau. Le tout, est ensuite mis en écheveaux « las Madaissas  », à l’aide d’un dévidoir « l’ASPIA ».

Les écheveaux, sont placés ensuite dans un  « DORG » en terre cuite, au coin du feu. Le tout, est couvert d’un vieux drap ou « CENDRIER », contenant la cendre de bois. Avec une casserole à long manche, « le CACET », elles versent l’eau chaude sur les cendres. Comme pour la lessive, l’eau dissout la potasse de la cendre et nettoie ainsi la filasse. Le « LESSIU », ou jus de lessive récupéré, resservira maintes fois, car le blanchissage dure des heures et même plusieurs jours et nuits. Les écheveaux, sont ensuite rincés et séchés. Avec un dévidoir en croix, « Lo DAVANEL », dont on règle les chevilles, ils sont mis alors en pelotes. Le chanvre est alors prêt, et peut être apporté chez le « TEISSEIRE » ou tisserand.

fibre du chanvre

De la fibre de chanvre 

photo ancienne du chanvre 08 1900

Le rouissage du chanvre en 1910 dans le Maine-et-Loire

Le Rouissage ailleurs

Les tiges groupées en javelles ou gerbes, étaient mises à rouir pendant une ou deux semaines dans l’eau, surtout dans les petits ruisseaux, et même dans les lavoirs.

Une fois rouies, les tiges étaient lavées et étalées sur le sol pour blanchir à la rosée. Mises ensuite à sécher en plein air, puis transportées au moulin, pour être foulées (moulins à foulons), et écrasées sous une meule tronconique à grain fin appelée « maille », elles étaient finalement rangées en attendant  les journées d’hiver, où femmes et enfants  les « teillaient » et en extrayaient la filasse, qu’ensuite on peignait ,filait, et teignait.

La toile de chanvre, servait à confectionner, chemises, pantalons, draps, linceuls, cordes et cordages

Christian Rouzaud  11340 Espezel

 

*THC : principe actif du cannabis

outils pour le chanvre musée de Belvis

  Quelques outils utilisés localement pour le traitement du chanvre, et exposés au musée de Belvis (11)

DOMPIERRE ORNE MUSEE DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES ROUE   Traditions populaires, rouet, le travail du chanvre



Voici quelques infos, pour compléter le reportage sur le chanvre de Christian Rouzaud

Le chanvre (Cannabis sativa L.), connu aussi sous son nom latin cannabis, est une espèce de plante annuelle, de la famille des Cannabaceae.

L'espèce Cannabis sativa L. a été subdivisée en de nombreuses sous-espèces. Cette division est discutée par les botanistes : certains ne considèrent pas les différences entre les sous-espèces comme suffisamment significatives pour la justifier. On peut néanmoins différencier quatre phénotypes bien distincts. La graine de chanvre est appelée chènevis.

graines de chènevis Graines de chanvre appelées chènevis 

Le chanvre fut très largement utilisé par le passé, et il côtoie l'être humain depuis le Néolithique. Il a toutefois peu à peu été interdit ou fortement réglementé au cours du XXème siècle en raison de ses propriétés psychotropes.

Le chanvre connaît de multiples utilisations, telles les tissus, la construction, les cosmétiques, l'isolation phonique et thermique, la fabrication d'huiles, de cordages, de litières, l'utilisation sous forme de combustibles, en papeterie, pour l'alimentation humaine, l'alimentation animale, comme biocarburant, pour des usages médicamenteux, pour un usage récréatif ou comme matériau composite, en association avec des matières plastiques. La filière chanvre trouve un regain d'intérêt avec l'augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience environnementale. Les pays européens et les collectivités locales de ces pays tentent ainsi de favoriser à nouveau la culture du chanvre.

Il existe 4 sous-espèces de chanvre :

    -  Cannabis sativa subsp. sativa, ou chanvre cultivé

    -  Cannabis sativa subsp. indica, ou chanvre indien

    -  Cannabis sativa subsp. spontanea, ou chanvre sauvage

    -  Cannabis sativa subsp. kafiristanica, ou chanvre afghan

  champs de chanvre indien

champs de chanvre indien 

La sous-espèce Cannabis indica qui nous intéresse est réputée pour ses fibres, elle a largement été utilisée dans le passé et l'est encore à l'époque actuelle pour les multiples applications qu'elle permet (tissus, construction, cosmétique, isolation, huiles, cordages, litières, combustibles, papeterie, alimentation humaine, alimentation animale, agrocarburants, usage médicamenteux, usage récréatif, matériaux composites en association avec des matières plastiques...). Les semenciers de l'Union européenne travaillent à la création de cultivars sélectionnés génétiquement et qui constituent le chanvre cultivé légalement en France. Le but est de réhabiliter la filière chanvre afin de répondre aux nouveaux défis énergétiques et environnementaux. Ces cultivars font l'objet d'un programme de sélection génétique intensif afin de minimiser leur teneur en THC. Son cycle de vie est plus long que celui des autres sous-espèces, sans doute à cause de la photopériode des régions équatoriales. Sa tige est souple et creuse.

photo ancienne du chanvre 01 bis 1900 Le travail du chanvre présenté ici en 1910 

Travail du chanvre : le tissage

Avant de pouvoir être tissé, le chanvre devait subir toute une préparation : le rouissage, le broyage, le teillage et le peignage.

Une fois récolté, il était roui (macération), séjournant dans l'eau une dizaine de jours pour que les fibres se détachent. Ensuite, on le broyait sous la « braie » et on le passait au seran qui séparait ce qui pourra être filé au rouet et l'étoupe qui ne pourra pas l’être. Au XVIIIème siècle, ce travail préliminaire du chanvre était effectué par les agriculteurs qui trouvaient là une source de revenu supplémentaire. C'étaient avant tout les femmes qui filaient. Il faut différencier cette production familiale de l'activité des tisserands. Bon nombre d'entre eux recevaient le fil d'un marchand-lissier qui récupérait ensuite la toile de chanvre pour la vendre en France et à l'étranger, ramenant en échange épices ou produits divers.

Aujourd'hui, le défibrage du chanvre est mécanisé.

Récolte du chanvre textile en Haute-Saône à l'aide d'une Récolte du chanvre textile en Haute-Saône à l'aide d'une faucheuse à barre de coupe double 

photo ancienne du chanvre 10 1900 broyage du chanvre    photo ancienne du chanvre 05 1900

A gauche, vieille paysanne vendéenne broyant du chanvre en 1910 et à droite un teilleur de chanvre dans la Bresse en 1905  

Un teilleur est un ouvrier qui rompt les brins de chanvre et sépare les chenevotes de l'écorce qui se doit filer.
On trouve aussi des noms comme escoucheur, c'est un batteur de lin ou de chanvre pour en sortir les fibres. 

Papier

Le chanvre est ou a été utilisé dans la fabrication de divers papiers. Le chanvre est utilisé notamment dans les billets de banque, le papier bible et le papier à cigarette.

En cuisine

On l'utilise également pour ses propriétés nutritives, sous forme d'huile ou de graines, appelées chènevis. Ces deux éléments du chanvre ont été consommés couramment jusqu'au XIXème siècle en France. Ils commencent depuis peu à y être redistribués.

Le chènevis contient entre autres :

  • 32 % de glucides, dont 83 % de fibres
  • 32 % de lipides
  • 23 % de protéines, sources des 8 acides aminés essentiels

On y trouve des vitamines du groupe B (hydrophiles) et de la vitamine E (lipophile).

L'huile de chanvre contient :

  • 10 % d'acides gras saturés
  • 13 % d'acides gras mono-insaturés (AGMI)
  • 77 % d'acides gras poly-insaturés (AGPI) dont 59,5 % d'oméga 6 (acide linoléique) et 17,5 % d'oméga 3 (acide gamma linolénique en majorité, acide stéaridonique).

Les chènevis peuvent être broyés pour obtenir la farine de chanvre, qui ne contient pas de gluten auquel de nombreuses personnes sont allergiques.

Il existe, d'autre part, différentes boissons utilisant du chanvre :

  • Limonade de chanvre
  • Bière chanvrée
  • Sirop de chanvre
  • Thé de chanvre
  • Absinthe au cannabis

immersion du chanvre huile de Théodore von Hörmann peintr

immersion du chanvre, huile de Théodore von Hörmann peintre autrichien du XIXème siècle

Bière de chanvre

À la fin des années 1990, au confluent du renouveau du chanvre et de l'essor des microbrasseries, sont apparues les bières de chanvre. Les inflorescences femelles de chanvres à faible teneur en THC y remplacent le houblon. Elle apporte amertume et parfums (notes citronnées, poivrées).

Cosmétique

En raison de son équilibre en acides gras poly-insaturés, l'huile de chanvre est très nourrissante pour la peau. La présence d'oméga 3 lui confère des propriétés anti-inflammatoires, anti-desquamantes (peaux très sèches). Non commédogène, elle renforce le film hydro-lipidique de l'épiderme et contribue à diminuer les pertes d'eau transcutanées. Elle renforce la cohésion entre les différentes couches de kératinocytes. L'utilisation d'une huile raffinée permet d'obtenir des émulsions sans odeur désagréable et stables dans le temps

Alimentation

La graine de chanvre est appelée chenevis.

On tire des chènevis de nombreux produits alimentaires.

L'huile issue de chènevis contient 8 % de graisses saturées, 55 % d'acide linoléique et 25 % d'acide α-linolénique. Seule l'huile de lin contient une plus grosse proportion d'acide α-linolénique, mais l'huile de chènevis contient plus d'acide gras essentiel (80 % du volume total de l'huile). De plus, ces proportions sont idéales pour l'alimentation humaine et animale.

Alimentation animale

Des chènevis sont incorporés aux mélanges pour oiseaux domestiques (canaris, perruches), aux côtés de graines d'alpiste et de millet. Le chènevis est également utilisé comme amorce pour la pêche au gardon et au brême. Une fois trempées et cuites, les graines sont enfilées sur l'hameçon où elles servent d'appât. Enfin, les tourteaux (résidus de l'extraction de l'huile), riches en protéine, peuvent être avantageusement valorisés en alimentation du bétail, en particulier des vaches laitières.

litiére de chanvre

litière de chanvre indien  pour animaux 

Production

Le renouveau du chanvre industriel en France et en Europe résulte de l'augmentation des prix du pétrole, des obligations de recyclage des matières et des perspectives environnementales. La France est aujourd'hui leader européen avec une production annuelle de 50 000 tonnes (100 000 tonnes dans l'Union européenne), et la plus large variété mondiale de semences industrielles certifiées.
Au plan industriel, le chanvre présente l'avantage de produire deux matériaux distincts et complémentaires :

  • la chènevotte (ou bois de chanvre) très légère (densité 0,12)
  • et la fibre avec un haut module de résistance à la traction

Sont visés les marchés du bâtiment et de la plasturgie automobile où les fibres de chanvre permettent la réduction du poids des pièces, ainsi que l'amélioration des perspectives de recyclage et de protection de l'environnement.
La FNPC (Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre) est en même temps un syndicat de producteurs et un producteur de semences de chanvre industriel. Depuis peu, la recherche sur le chanvre industriel en France est fédérée par l'Institut Technique du Chanvre (ITC).

photo ancienne du chanvre 12 1910 fileuse de chanvre Une autre belle photo que je vous ai gardé pour la fin, une fileuse de chanvre entouré de deux galants bretons en 1910 

Bibliographie

       - Pierre Bouloc (coord.), Le chanvre industriel, production et utilisations, éditions France Agricole, juin 2006

Quelques documents anciens très intéressants :

       - Agriculture par A. Bourguignon 1877

       - Recueil de mémoires sur la culture et rouissage du chanvre 1787

       - Manuel du cordier par M Boitard 1839

 Autre source : Article Chanvre de Wikipédia en français

 

Il se passe toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour  ne pas rater le prochain reportage qui est en gestation, c'est simple, suivez le conseil indiqué ci-dessous :

 

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Par Christian ROUZAUD / Jean-Pierre
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 03:00
bandeau texte vous avez la parole

 

Intro :

Une sympathique correspondante, qui se prénomme Marie-Claude, connue par l'intermédiaire du site, m'a adressé un beau texte, bien écrit. Si, si, elle se sous estime ! Elle explique comment, avec la magie virtuelle d'internet, nous sommes rentrés en contact. C'est banal me direz-vous, mais Marie-Claude a des aptitudes littéraires qui ne laissent pas indifférents et que je vous laisse apprécier. Peut-être nous fera-t-elle le plaisir de revenir coucher des lignes sur ce site … j'ai cru comprendre qu'elle avait des "textes" en sommeil … à suivre donc.

Voici le texte de Marie-Claude :


"Pays de Sault  inattendu…magie virtuelle d’Internet

Comment suis-je arrivée jusqu’à vous gens du Pays de Sault ?

Certes, lors d’un séjour en pays catalan en 2006, mon mari et moi nous avions fait des incursions dans l’Aude, mais plus à l’est. J’aurais bien continué nos visites aux « fils de Carcassonne » dont nous connaissions déjà  trois d’entre eux. J’aurais aimé aussi aller jusqu’à Montségur. Mais plus attirés par les côtes bretonnes et normandes, nous ne sommes  pas des inconditionnels du sud même si  nous gardons le souvenir, bien plus évocateur pour nous, d’un pays de Sault entre Ventoux et Luberon.

Ce n’était donc pas dans nos projets  de retourner vers le sud quel qu’il soit.

Un concours de circonstances inattendues, fortuites m’amena vers un pays dont j’ignorais l’existence. Oh ! On devine un peu qui a joué l’intermédiaire. Non ! Ce ne sont pas les pages d’un office de tourisme ou d’une communauté de communes ! Mais bien sûr, celui de votre fidèle émissaire, Jean-Pierre.

 

Avant d’en venir à lui, il me faut remonter à la guerre de 1914 et peut-être même à celle de 1870. Mais votre mémoire historique  allant  bien au-delà, cela ne va pas vous demander beaucoup d’efforts.  Après la mort de mon père, des cousins m’ont remis une médaille militaire reçue par un arrière-grand-père éponyme  en 1871. Si je n’ai pas réussi à savoir ce que ce « vaillant» malheureux -  il en est mort - avait fait, le « chaudron de la généalogie » m’a happée. Par souci d’équilibre, une part fut donnée  à ma famille maternelle.  Je croyais ma mère champenoise. Elle l’était par sa mère mais son père  avait des origines comtoises et aussi helvétiques et allemandes que j’ai découvertes. C’est loin,  allez-vous dire. Sauf que… la Franche-Comté a été espagnole ! Selon certaines sources,  mes ancêtres Pequignot devraient  leur nom au mot espagnol pequeño ou au pequin occitan. Non ! N’ayez pas peur ! Je ne vais pas vous faire un panégyrique de la Comté !

 

Alors, j’ai glané les souvenirs familiaux. Commencer par ceux qui auraient été les plus proches me semblait logique, sauf qu’il fallait lutter contre les failles d’une mémoire familiale déficiente, et combler des manques consécutifs à des disparitions précoces, des oublis et des dispersions dans une famille réduite.

Ma mère, qui aurait 104 ans, avait un frère ainé mort sur le front de la Somme en 1916. Triste banalité … Tout ce qu’on pouvait m’en dire tenait en peu de mots : Louis s’était  marié avant la guerre et avait deux petites filles dont personne ne connaissait même les prénoms. Je doutais d’en savoir plus. Bien plus facile de trouver trace d’un soldat mort à la guerre que de ceux qui lui survivent ! Les « fillettes », comme mon oncle, étaient tombées dans l’oubli.

Quelques recherches simples m’ont fait savoir que la veuve s’était remariée et avait terminé sa vie depuis longtemps à l’autre bout de la France dans un village de l’Ariège. Quant aux descendants, aux patronymes  différents, il fallait une recherche réciproque  pour espérer en faire retrouver la trace.

Néanmoins, ma mère portait un patronyme suffisamment rare pour que chaque élément « pêché » soit une pièce du puzzle. Sans avoir créé d’arbre sur Généanet, j’avais placé des alertes sur les graphies de ce patronyme. Un jour proche du 11 novembre symbolique, une  réponse fit apparaître deux noms : ceux de mon oncle et de son épouse ! Quelqu’un cherchait d’un autre côté, d’une façon s’apparentant plus à « la bouteille à la mer » qu’à la généalogie. Pas plus de noms sur ce  site que n’en compte  les doigts d’une main.

 Bien sûr, les deux « fillettes d’avant guerre » n’étaient plus de ce monde. Il a fallu que la fille de l’une d’entre elles cherche à en savoir un peu plus sur le père qui avait tant manqué à sa propre mère.

 

Retrouver des membres d’une famille est une chose, prolonger ces contacts plus hypothétique et aléatoire. La volonté de le faire doit être partagée … sinon c’est voué à l’échec ! En marge de  ce lien familial découvert,  s’est nouée une amitié faite de confiance et de franchise réciproques. Amitié affectueuse de deux cousines « contemporaines » comme diraient les Suisses, qui ont eu l’envie de se voir.  C’est ainsi qu’est né ce souhait de séjourner dans la vallée de l’Ariège.

 Bonne occasion pour continuer nos incursions en pays  cathare. Montségur… Quoi de plus simple à trouver sur Internet où les sites foisonnent allant jusqu’aux prestations payantes sur abonnement. Comment ? Je n’en sais rien. Mais les chemins montrés par Jean-Pierre se sont imposés. Sans doute la beauté des images et  la simplicité juste des commentaires.

 

Quelques temps plus tard, à la suite d'un travail sur le changement de tracé de la frontière à l'époque napoléonienne, entre un canton suisse et la France, est apparue la question de savoir : « pourquoi parmi ces bornes qui sont d'époques différentes, certaines ont sur le côté français une fleur de lys et d'autres 3 fleurs de lys ? » 

Afin de répondre à cette question posée par une correspondante suisse, j’ai cherché à partir de sites divers le long de la frontière française, du nord au sud.  M’est souvenue la promenade à partir des gorges de la Frau où l’on voyait des fleurs de lys sur les parois des rochers.

Vous apprendrai-je quelque chose en vous disant que c’est de là qu’est venue  l’aide la  plus substantielle ? Est-ce  un peu la magie d’Internet qui m’apporta une réponse depuis le sud de la France ?

Je crois que c’est surtout la générosité documentaire de Jean-Pierre qui peut aussi bien donner des renseignements historiques sur votre pays que sur le procès de délimitation entre la France et le canton de Soleure en 1818.

 

Quand on reçoit, on a aussi envie de donner. Alors je suis entrée un peu plus avant dans ce pays de Sault, avec une grande surprise quand j’ai appris que Belcaire était, dès le XVIIème siècle, le berceau de la belle-famille de ma nouvelle petite cousine."Marie-Claude.

 

 

Le mot de la fin :

Bienvenue à Marie-Claude pour sa première participation à la rédaction de pages sur le site. Je pense qu'elle reviendra disserter de temps en temps avec nous, la porte web et mes pages lui sont ouvertes comme à vous tous. JP

 

 

Et n'oubliez pas ceci, sinon cela sert à quoi que je me décarcasse :

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Par Marie-Claude / Jean-Pierre LAGACHE
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 00:20
bandeau reportage photos

En cette saison estivale, où le temps passe plus lentement, où il bon de prendre son temps, en cette période de promenades, de rencontres, de repos et de voyages, tous les instants sont propices pour prendre des PHOTOS. Je vous propose ceci :

Donc si vous êtes en vacances et que vous avez l'envie de m'envoyer des photos du Pays de Sault et de l'Aude, une adresse email est à votre disposition :

 

jp@belcaire-pyrenees.com

 

Montrer vos talents de photographe, vos photos (avec ou sans votre copyright, c'est comme vous le souhaitez) seront diffusées sur ce site afin d'offrir de la diversité, et pour le plaisir de Tous.

Bougez-vous, faites-le, n'ayez pas de préjugés !

Merci pour votre éventuelle coopération pour un site qui est aussi le vôtre !

 

PS : j'en profite pour vous signaler cette info que m'a transmis Radio Montaillou :

"La fête du village de Montaillou a lieu à la mi-août et est en l'honneur de la Vierge Marie, patronne de Montaillou. Pendant 4 jours, vous assistez à des concours de pétanque, tir à l'arc, bal et un feu d'artifice.
Cordialement Toute l'équipe de Radio  MONTAILLOU Pyrénées."

 

Portez-vous bien, bonnes Vacances

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 01:00
bandeau le monde rural 825x250

Avant-propos : Mon ami, qui a pour pseudonyme "Gens de Belcaire", m'a adressé cinq articles avec des photos, qui sont étroitement liés à la vie au Pays de Sault. Je vais donc vous proposer ces cinq reportages intéressants, après avoir réalisé le montage et la mise en forme sur le site.

Voici, les sujets qui seront successivement présentés : "les maisons de bois", "l'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault", "Les cafés et épiceries de jadis à Belcaire", "l'agriculture de montagne en Aude" et "les moissons au Pays de Sault en Aude".

Si vous possédez des photos, par exemple de vos grands parents travaillant aux champs ou si vous voulez apporter des informations, témoignages, photos sur ces sujets, même après la diffusion je peux compléter l'article. C'est le moment d'ajouter votre pierre à l'édifice ... et de faire vivre votre patrimoine ! 

 

Contactez moi :    jp@belcaire-pyrenees.com

 

Voici le premier reportage de la série, signé "Gens de Belcaire" LES MAISONS DE BOIS :

 

L’habitat en bois, le chalet, la fuste à Belcaire & Pays de Sault

"L'Aude dispose d'un atout pour les constructions bois"

Le  travail du bois au Pays de Sault et de l’habitat en bois

 

Maison de bois016

 

Maison de bois002b

 

 

Maison de bois015

Châlet de bois en construction derrière l'hôtel Bayle à Belcaire

Maison de bois017  Maison de bois018

  Connaître le passé, l'histoire locale c'est comprendre l'évolution du Pays d'où sont nés des métiers, des traditions, une culture, une façon de vivre.

C'est mieux connaître ses racines, c'est relier le passé au présent, aux réalités du monde rural. La vie continue ...

Maison de bois020  Maison de bois021

 

Maison de bois022

Tout un symbole cet outillage

Pour commencer, une définition concernant le mot "fuste" que peu de gens connaissent : Fuste est le nom féminin désignant les maisons construites en rondins de bois brut ou de madriers, empilés les uns sur les autres afin de constituer un mur étanche et solide.

Les caractéristiques liées aux régions montagnardes sont par exemple les débords de toits, qui permettent de se protéger de la neige et d’utiliser un espace autour de la maison. Cet espace permettait auparavant de stoker du bois ou du matériel. C’est pourquoi les habitations traditionnelles de montagne ont des toits si larges.

De la même façon, les constructions ont utilisé les pentes à bon escient, par exemple, c’est le pignon qui est en général dans la pente, car cela permettait de charger le foin par l’arrière de la maison, façade nord. De même, l’entrée du chalet se fait par la Nova (façade est). On remarque également que dans les vallées, seul un côté de la montagne est habité, celui qui est le plus éclairé (l’adret). Enfin, le faîtage est dans le sens de la pente.

De plus, la montagne a apporté ces matières premières, comme bien sûr le bois omniprésent dans les constructions, ainsi que la pierre. Le bois a beaucoup d’avantage pour la région : proximité, bonne isolation, plus léger, bon maintien de la neige. Elle n’est donc pas étonnant de le voir dans toutes les constructions de la région.

De construction simple, la fuste présente entre autres la particularité d'être antisismique, et de durer très longtemps. Ainsi une fuste en mélèze peut durer 600 ans.

En pin de nord, la fuste ne durera "que" 400 ans, ce qui reste une longévité remarquable, et dans tous les cas plus que suffisante.

Maison de bois023

 

Maison de bois024

Maison en bois avec toit vert en Norvège

La France, qui possède la première forêt d’Europe avec 3 milliards de m3 devant la Suède, l’Allemagne, la Finlande et la Pologne, est grande importatrice de bois d’œuvre : 4,5 à 5 millions de m3 par an.

Sous toutes les latitudes et depuis toujours, les arbres d'abord et le bois ensuite ont contribué à l'évolution de la Vie, apportant une réponse aux besoins de l'Homme. Celui-ci, au fil des siècles, en a diversifié l'utilisation, perfectionnant sans cesse des techniques ancestrales.

Abri millénaire, le bois n'a jamais quitté nos maisons, même si l'on a cru bon, depuis quelques décennies seulement, de le confiner à nos seules charpentes.

De plus, la fuste est une production très peu énergivore. La fabrique d'une fuste nécessite 6 fois moins d'énergie qu'une maison en briques, 12 fois moins que le béton et 48 fois moins que l'acier et toutes les chutes sont recyclables à 100%.

Enfin la construction des fustes est génératrice d'emplois. Ici, il suffit de 60 m³ de bois, soit environ 30 arbres, de l'écorçage au montage, pour créer un emploi.

La technique d'empilage des troncs était oubliée depuis fort longtemps. Jadis, cette technique de construction était couramment utilisée en France. À une certaine époque, même les châteaux forts étaient construits avec des rondins.

De tout temps les hommes ont habité des constructions en bois.
C’est au XVII ème siècle que l’exploitation anarchique et intensive du bois a fini par réduire les forêts de façon dramatique.
La priorité étant l’industrie naissante et la guerre, ce fut l’époque des grandes ordonnances de Colbert qui réglementa de façon draconienne l’exploitation forestière.

D’où la disparition presque totale des fustes du paysage Français.

Maison de bois025   Maison de bois026

 

Maison de bois027   Maison de bois028

En France, on retrouve également d'anciens assemblages en bois, notamment dans le Massif des Bauges en Savoie, où 52 grangettes à foin sont répertoriées.

Un rappel aux contemporains du Pays de Sault, de son histoire du bois, de ses forêts :

Localisé au Sud Ouest du département de l'Aude, le Pays de Sault est délimité à l'Est par la vallée de l'Aude, à l'Ouest par les contreforts du massif de Tabe (Ariège), au Nord par la plaine de Puivert et de Nébias et au Sud par la crête de Pailhères. Ce territoire de moyenne montagne, est situé à une altitude de 1000 mètres.

La forêt recouvre 40% de la surface communale et l'agriculture qui est encore très présente, occupe près de 35% du territoire.

D'immenses forêts de sapins, de profondes gorges, des eaux vives, des pâturages, un ensoleillement exceptionnel, une nature préservée. D'une remarquable richesse florale, on y trouve sapins et hêtres qui côtoient chênes verts et chênes kermès, pins sylvestres et bouleaux. Ancienne forêt royale, la forêt domaniale a connu son essor sous Colbert qui destinait ces sapins de grandes tailles aux matures des vaisseaux du Roi Soleil.

L'exploitation de la forêt est une activité essentielle. Avant 1670, le Pays de Sault exportait des sapins pour les mâts des petits vaisseaux de la Méditerranée. L'exploitation de ce sapin d'une rare qualité, s'est poursuivie au cours des siècles.

Créée sous Louis XIV par ordonnance de Louis de Froidour en 1660, la “ Forêt Royale ”. En effet, le bois, richesse ô combien importante sous l’Ancien Régime, servait non seulement de combustible pour les forges, mais aussi de base à la construction des navires de guerre. De ce fait, le roi possédait de nombreuses forêts royales surveillées où le vol de bois était puni de mort. Afin de matérialiser ce périmètre interdit, étaient visibles sur chaque chemin des rosaces fleurdelisées (la fleur de Lys étant l’emblème royale), sculptées sur un rocher.

A ce propos voir aussi ce reportage de "Gens de Belcaire" : "PAYS DE SAULT ET SA FORÊT, histoire du bois ..."

Maison de bois029

Triage du bois dans les années 1935, mesure des "roulhs" afin de connaître ce que chacun descendra vers le port de Quillan.

Les troncs étaient marqués au marteau avec un signe de reconnaissance.

Après adjudication, abattage et élagage des coupes, les acheteurs devaient alors se charger de faire transporter le bois vers son lieu de consommation. Il y avait le bois destiné aux moulins à scie locaux (on en comptait de nombreux dans la haute vallée de l'Aude et dans celles du Rébenty et de la Boulzane) et celui acquis par des acheteurs plus lointains, notamment la subdélégation maritime de Narbonne qui devait alimenter les chantiers de l'escadre du Levant. Dans leur grande majorité, les troncs parvenaient au port de Quillan par voie de terre. De lourds attelages, traînés par plusieurs chevaux que l'on doublait dans les côtes, allaient les chercher dans les vastes forêts du Donnezan ou du Pays de Sault, empruntant souvent des chemins que les intempéries, le charroyage incessant et le manque d'entretien rendaient extrêmement pénibles et difficiles ; ces voies se transformaient en véritables cloaques lors de fortes pluies ou à la fonte des neiges. Suivant la saison, la descente sur Quillan durait plusieurs jours et il n'était pas rare de voir des attelages embourbés jusqu'aux essieux dans le Portel, dans les vallées du Saint Bertrand, du Rébenty ou de la Bruyante. Convoyer ces pesants chargements sur 20, 30 ou parfois 40 kilomètres relevait quasiment d'une épopée digne du Far West américain, les Peaux Rouges en moins. Les voituriers ou camionneurs ayant la responsabilité de ce transport étaient assurément des hommes solidement trempés, connaissant parfaitement le pays et doués d'une force peu commune.

Maison de bois030

En 1900 le bois était descendu des hauts plateaux à Quillan par des boeufs, vous êtes ici sur les hauteurs de Ginoles sur la D613 qui mène à Belcaire, proche du col "le Portel". Imaginez le savoir faire qu'il fallait pour transporter tout ce bois. Tout un art pour charger les longues grumes sur la grosse charrette ferrée débarrassée des ridelles. Un arbre long et fin dans l'axe tenait lieu de timon.

Maison de bois031 Sur la route entre Comus et Camurac, la famille Maury avec leur bovins, emmenant les grumes à la scierie de Camurac (de gauche à droite) Marcel , Raymond et Irénée vers 1945-50

Maison de bois032 La scierie de Camurac en 1950, l'électricité a remplacé la force de l'eau, bientôt le boeuf ne sera plus roi dans la forêt, les tracteurs commencent à faire leur apparition

Longtemps considérée comme l'activité principale du Pays de Sault, l'agriculture voit son nombre d'exploitations et d'agriculteurs décroître chaque année. Pourtant,  un fort potentiel de développement notamment dans le bâtiment, la transformation du bois ... en effet le Pays recèle de forêts de grande valeur, mais le développement de ces activités est confronté à l'enclavement relatif du Pays et à un manque de main d'oeuvre.

Le chalet est à l'origine une construction traditionnelle montagnarde et rurale de Suisse romande et de Savoie, construite en madriers de bois, qui comporte un toit en saillie, couvert de bardeaux et de pierres pour retenir la neige. 

Maison de bois034 L'un des premiers chalets à Belcaire dont le rédacteur de cet article, a réalisé la lasure dans les années 1970, il était plus jeune !!!

La Fusterie est spécialisée dans la construction de maisons, de plain pied ou à étage, en rondins bruts. A partir de rondins emboîtes « en tête de bélier » d'Epicéas, la Fusterie utilise des techniques ancestrales et naturelles pour réaliser ses maisons.

En Suisse

Maison de bois035  Maison de bois036

Aussi loin que l'on puisse remonter, le destin de l'homme semble étroitement lié à celui des arbres... Le bois : un matériau issu de la nuit des temps… qui répond aux exigences du monde moderne…Si le principe de construction en bois empilé est très ancien, on peut dire que l'avènement de la tronçonneuse a totalement révolutionné la technique.

Fabriquer des fustes demande un savoir-faire. On ne s'improvise pas fustier. Tel est le nom de celui qui fabrique les maisons en rondins bruts empilés. Le fustier construit des maisons en bois rond. C'est un amoureux des bois bruts. L'apprentissage du fustier est long. C'est avec de la pratique et encore de la pratique qu'il parvient à maîtriser les règles de l'Art de la fuste©.

Pour réaliser une fuste on utilise toujours des résineux : sapins, mélèzes, pins sylvestre, épicéas, douglas. Les bois de nos régions sont parfaits pour les fustes à condition d'être bien choisis. Inutile donc de les faire venir d'un autre pays. Il vaut mieux sélectionner des bois âgés aux accroissements serrés. Éviter les bois trop jeune (moins de 40 ans), trop tordus et les bois très vrillés.

Maison de bois037

Chalet de bois à Belcaire

Maison de bois038 La plus part des chalets de Belcaire sont implantés sur les hauteurs du lac (en haut à droite) sur le chemin du bois de Ferrière

Maison de bois017  Maison de bois039

Beaucoup de chalets font leur apparition aussi à Camurac

Maison de bois040  Maison de bois041

Quand vous montez à la station de ski de Camurac les chalets en bois sont parfaitement intégrés au milieu naturel

La Fusterie utilise pour l’isolation de la laine de mouton entre chaque fût et de la ouate de cellulose pour la toiture de la maison. Le choix de ces isolants se justifie par le fait que d’une part il s'agit de matériaux qui ne sont pas attaqués par les rongeurs et que d’autre part la ouate de cellulose est l’un des meilleurs isolants écologiques actuellement sur le marché.

Maison de bois042  Maison de bois043

Les chalets dominent le lac de Belcaire, les veinards la vue est belle !

Origine

Les maisons en fustes, fabriquées par un procédé artisanal selon la méthode norvégienne procurent un milieu d’habitation écologique et dépourvu d’allergènes, et il va de soi que chaque chalet en fuste fabriqué de façon artisanale est unique. Suivant la méthode norvégienne, ces maisons sont normalement construites de rondins de bois brut de diamètre compris entre 28 et 42cm ou de madriers taillés artisanalement et d'une épaisseur de 21cm, voire de poutres taillées de façon artisanale.

Maison de bois044 A épaisseur égale, les toitures en bois sont 10 fois plus isolantes que la tuile, 20 fois plus que l'ardoise, 35 fois plus que la pierre ; en effet, de tous les matériaux de toiture, le bois est de très loin, le meilleur isolant thermique. Or la méthode de pose des tavaillons par recouvrement (vertical, latéral ou les deux) crée des épaisseurs variant de 5 à 12 centimètres, ce qui accroît d'autant le différentiel thermique avec les autres matériaux bien plus fins.
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Toit en tavaillon en Savoie

Les tavillons ou tavaillons (suivant la région ou le pays d'origine) ou bien encore ancelles (dans le Jura), sont des planchettes de bois refendues dans le fil du bois, elles sont employées pour la couverture des toits ou des murs.

L'origine du tavillon semble remonter au XIII ème siècle (Dictionnaire Le Robert) dans le Jura Suisse, quant à son cousin savoyard, le tavaillon, il lui serait postérieur. Cependant, la couverture des toits à l'aide de planchettes de bois, remonte au néolithique.

Leurs dimensions et leurs formes sont variables suivant les régions :


   - effilé en longueur, de 10 à 14 cm de large pour 40 à 45 cm de long et 15 à 20 mm d'épaisseur, dans l'est de la France et les Alpes. On parle de tavaillon.

    - effilé en largeur, de 10 à 15 cm de large pour 42 cm de long pour les toitures et 33 cm de long pour les façades et 3 à 5 mm d'épaisseur, en Suisse. On parle de tavillon.


Ils sont en principe cloués avec ou sans pré perçage, mais quelques fois posés comme en Franche-Comté. Ils sont, dans ce cas lestés avec de grosses pierres ou maintenus en place par des rondins. Dans les deux cas ils sont posés avec un recouvrement vertical et avec (ou sans) recouvrement latéral. On en compte généralement près de 100 unités au m² mais jusqu'à 250 unités (recouvrement latéral). En Norvège, le tavaillon local, plus épais, en bois rouge de Furu (Spon), est fixé à l'aide de chevilles de bois.

Ce sont des éléments traditionnels de couverture et de façade, en particulier dans le Jura, dans les Alpes, en Creuse, dans les Pyrénées, sur l'île de la Réunion, en Corse ou en Suisse.

Maison de bois046 Tavaillonneur fabriquant des tavaillons à l'aide d'un départoire

Maison de bois047 Constructions traditionnelles aux toits enherbés à Norðragøta sur l'île d'Eysturoy aux Féroé

Technique

La Fusterie est spécialisée dans la construction de maisons, de plain pied ou à étage,  en rondins bruts. A partir de rondins emboités « en tête de bélier » d'Epicéas, La Fusterie utilise des techniques ancestrales et naturelles pour réaliser ses maisons.

Chaque tronc ou fût, simplement écorcé, conserve sa forme, ses courbures, et vient épouser celui qui le précède. La technique d'ajustage consiste à tracer chaque fût en suivant la forme de celui qui le précède, puis à le creuser sous sa face inférieure de manière à permettre le croisement à l'angle du mur et l'encastrement en long sur le bois précédent. Le terme "fuste" est traditionnel dans les Alpes du Sud, dans le Queyras en particulier, où il désigne des constructions faites de "fûts" ou troncs d'arbres empilés et entrecroisés aux angles.

La technique de la fuste avait pratiquement disparue en France. Elle fut réintroduite dans les années 1980 à partir de l'Amérique du Nord. En fait, le meilleur réservoir de savoir faire reste l'Estonie et les pays nordiques au sens large (Suède, Finlande, Norvège sans oublier le Canada et l'Alaska) où elle a toujours été pratiquée avec de nombreuses variantes dans les entailles, les modes de calfeutrage, les entourages de fenêtres, etc.

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Découpe des facettes ou joues en tête de bélier. La préentaille est bien visible.

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Le tronc se met en place et s'encastre parfaitement

On voit bien le principe de l'entaille d'angle dite "auto-bloquante en tête de bélier". C'est grâce à ce principe que ces maisons sont dites antisismiques.

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   Découpe d'entailles plus complexes souvent réservée à la charpente. On peut tout faire.

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rabotage de chaque fût en suivant la forme de celui qui le précède

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A gauche, les joints sont serrés. Les murs sont étanches. A droite, des entailles verticales sont également pratiquées dans les murs aux endroits où le bois rond rencontrera de la structure conventionnelle, tel que 2x4, planche et gypse. Ceci facilite l'installation des murs de divisions et le mariage des composantes qui ne sont pas soumisent au tassements des billes.

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Photo de gauche, traçage sur le tronc de celui qui va le précèder. Photo de droite, sur chaque fût un joint est apposé.

Une mousse isolante compressible est ensuite installée à l'intérieur des entailles latérale et de coin. C'est ce matériaux qui assure la bonne isolation et l'étanchéité du bâtiment. L'utilisation de laine minérale est évitée dû à sa capacité à conserver l'humidité.

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A gauche, chaque bille est rabotée à la main avec un rabot électrique. A droite, la bille est taillée minutieusement à la tronçonneuse, en suivant la ligne tracée

Voici ci-dessous, quelques photos pour vous présenter les différents usinages et assemblages

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A gauche, on taille ensuite l'encavure de coin cummunément appelée la "notch". A droite, traçage, 

Double-scribe-latérale: marquage selon la forme du tronc au dessus. La bille de bois est  placée temporairement au dessus de son emplacement final, prêt pour le traçage à la main.

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A gauche, voici une "notch" suite à son découpage à la tronçonneuse. A droite, voici à quoi ressemble une notch bien taillée une fois installée

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A gauche, des chemins de clés sont ensuite taillés dans les ouvertures afin d'y insérer une clé sur laquelle sera fixé les cadrages de portes et fenêtres, afin de permettre le libre affaissement du bâtiment. Si la bonne technique est employée, aucun ajustement sur les portes et fenêtres ou leurs cadrages dû à l'affaissement ne sera nécéssaire pendant la durée de vie du bâtiment. A droite, Les portes et fenêtres sont taillées avec précision en utilisant des guides de coupe conçus à cet effet, suivant les dimensions figurant sur le plan d'architecture.

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A gauche, une fois la bille traçé et déposée sur les stations de travail, le haut des portes et fenêtres est minutieusement taillé à la tronçonneuse. Cette opération s'effectue à deux ouvriers-artisans. A droite, Voici le haut de la fenêtre à l'envers, une fois la coupe et le sablage terminés.

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A gauche, Les billes sont perçées en prévision du filage électrique. A droite, après les murs, la structure du plancher de l'étage ou de la mezzanine est installée.

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A gauche, la maison de bois rond en cours de fabrication, après quelques rangs de billots complétés. A droite, on s'apprête maintenant à placer le billot du haut des portes et fenêtres, prêt pour le traçage.

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A gauche, Prêt-à-démonter: Toutes les billes sont assemblées. Les bouts ont été taillés et sablés. Le tout a été blanchi, prêt pour la réception de la teinture. La maison est maintenant prête à être démontée pièce par pièce pour être chargée dans un camion-remorque. A droite, ils sont ensuite déposés sur le plancher qui aura été préalablement construit sur les fondations.


La charpente en photo pour les amoureux du bois et du travail bien fait, tout un art qui est fait pour durer !!!

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A gauche, les fermes de toit de bois rond sont assemblées sur place. A droite, la ferme de toit emprunte une forme d'assemblage de type tenons et mortaises. Les membrures sont fixées à l'aide de gougeons de bois.

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A gauche, Une fois assemblé, la ferme de toit est mise en place à l'aide de la grue. A droite, l'ensemble de la structure est assemblée.

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Ci-après, les diverses technique de la fusterie

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fuste assemblée en queue d'aronde

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Photo de gauche, angle de fuste assemblé à queue d'aronde. Photo de droite, angle de fuste assemblé à cran

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Photo de gauche, angle de fuste Japonais. Photo de droite, angle de fuste Norvégien

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Calfeutrage entre les rondins avec de la mousse végétale

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Photo de gauche, angle de fuste assemblé à queue d'aronde

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Intérieur d'une fuste de la Prairie (Grandes Plaines entre les Appalaches et les Montagnes Rocheuses). Les joints sont calfeutrés selon la technique du bousillage

 

Le coût

Dû à sa fabrication entièrement artisanale, la maison en fuste de haute qualité n’est pas orientée vers une clientèle sensible au prix. En effet, fabriquée manuellement, elle coûte naturellement nettement plus cher que les chalets en bois de week-end ou les maisons en bois, fabriqués de poutres taillées industriellement, à la fraise et rassemblées de manière industrielle, devenus déjà coutumiers dans certaines parties d’Europe. A noter que ce dernier type de constructions de bon marché n’est pas utilisé comme espace à vivre dans les pays nordiques.

 

Qualités écologiques

La fuste construite de troncs d’arbres massifs et fabriquée à l'estonienne est le parangon des habitations en troncs d’arbres. Seule la fuste construit en troncs d’arbre massifs et confectionné à l'estonienne qui pourra procurer le milieu d’habitation sain comme la qualité de vie nordique de plus haut niveau. La méthode de fabrication de la fuste traditionnelle comme tous les matériaux utilisés sont 100% écologiques et sans conséquence sur l’effet de serre, le produit s’inscrit donc parfaitement dans le cycle de croissance de la biomasse. Les substances utilisées pour la protection du bois ne font pas exception en la matière: les huiles naturelles et le goudron de bois sont tels qu'ils étaient utilisés il y a plus de 1000 ans déjà. Même s’il est vrai que de telles substances de protection du bois coûtent un peu plus cher que les peintures et les vernis de synthèse. Toutefois, il n’existe rien de meilleur en la matière pour protéger le bois contre le vieillissement. Il faut également mentionner que les huiles et le goudron naturels ne nuisent pas à la santé.


Le hasard de ce reportage est à la Une, le sujet est d'actualité, voici extrait du journal L'Indépendant édition du 06 mai 2010 recueilli par L.C. photo C. Boyer

Maison de bois064 "L'Aude dispose d'un atout pour les constructions bois"

La semaine nationale du bois se tient dans l'Aude. Rencontre avec Renaud Barrès


L a semaine nationale du bois a débuté mardi dans l'Aude et se clôturera vendredi ( encadré) avec une série de rencontres pour les professionnels, les élus et les particuliers. Rencontre avec Renaud Barrès, directeur du Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE), partenaire de cette opération.
Quel est l'intérêt d'une telle semaine ? Nous voulons faire prendre conscience que l'Aude dispose d'un atout considérable avec beaucoup de forêts exploitées mais peu utilisées dans la construction. Notre difficulté, c'est de faire que toute la filière fonctionne bien. Tout reste à construire, mais ce problème n'est pas propre au département. Nous n'avons pas conscience de ce potentiel.

Vous animerez vendredi une conférence intitulée "La vérité du bois dans le bâtiment". Pourquoi un tel thème ?

Il y a beaucoup d'a priori sur les bâtiments en bois car beaucoup considèrent à tort que le patrimoine, c'est le dur et la pierre. On oublie qu'il existe des maisons à colombages qui ont plus de quatre siècles. Tout dépend de la qualité de la construction. Nous constatons que beaucoup d'accédants à la propriété sont intéressés par les maisons en bois. Mais ils doivent faire face à des règles d'urbanisme qui interdisent parfois le bois en façade. Les élus voulaient se prémunir de l'arrivée de chalets alsaciens. Le Grenelle 2 devrait interdire les restrictions pour les constructions écolos.
Le bois se marie avec tous les programmes, individuels, collectifs, HLM, publics... Une grande partie des bâtiments pourraient être isolés extérieurement et protégés par du bois.
Quels sont les avantages d'une construction en bois ? Construire en bois permet d'économiser jusqu'à 40 % d'eau. Les fondations sont moins lourdes et la construction plus rapide. Le bois permet de stocker le dioxyde de carbone. C'est un matériau sain et chaleureux.
Mais c'est plus cher... Pour l'instant, ça reste plus cher car les filières bois ne sont pas très bien organisées. Mais en Autriche, où ce secteur s'est beaucoup développé, nous trouvons des maisons en bois et en basse consommation, à 1 200 euros par m 2 . En France, il faut compter 2 000 euros par m 2 , soit près de deux fois plus qu'une maison traditionnelle.

Quels sont les risques en terme d'incendie, d'humidité ou d'insecte ?
 Pour l'incendie, le bois résiste mieux que l'acier qui se déforme. La combustion ne dégage pas de produits toxiques. Pour les insectes, tout dépend des lieux. A Carcassonne, il n'y a pas de risques. Mais il existe des traitements préventifs. Quant à l'humidité, tout dépend de la qualité de la construction.


En voici un autre, publié le 12 mars 2010 dans le journal La Dépêche

Souloum. Des maisons en rondins de bois !

Maison de bois065 Installée à la zone industrielle de Soulom depuis fin 2009, l'entreprise de Stéphane Tanchaud fabrique des maisons en rondins de bois. Les murs de ses maisons sont faits de fûts d'arbres allongés et empilés appelés « fustes » d'où le nom de son entreprise « Les Fustes du Lavedan ».

C'est en construisant sa propre maison en bois que Stéphane Tanchaud a découvert la fuste. Il a alors rencontré de nombreux artisans et fait connaissance avec leur travail. Il a décidé de suivre différentes formations lui permettant ainsi de maîtriser « l'art de la fuste », le « coup d'œil », les techniques. Il s'est ainsi formé auprès de la seule « Ecole de la Fuste » existant en France.

Après avoir travaillé au sein d'une société limousine spécialisée dans la construction de fustes, il s'est installé comme artisan fustier. Il conjugue sa passion à sa formation de dessinateur en bâtiment et de métreur.

Une fois les troncs d'arbres livrés (du Douglas issu uniquement de forêts françaises), Stéphane les écorce manuellement, les lave, les trace et les taille afin qu'ils s'imbriquent parfaitement. Ils sont alors transportés par camion sur le site du client, dans toute la France.

Ses maisons présentent de nombreux avantages : grand pouvoir isolant, régulation naturelle de l'humidité, importante résistance au feu, économies d'énergie, protection de l'environnement, longévité… etc.

En plus de la réalisation de maisons, Les Fustes du Lavedan proposent également la construction d'abris de jardin, de saunas et de mobilier de jardin.

 

Pour de plus amples renseignements: Les Fustes du Lavedan ZI Point Sud rue du canal 65260 SOULOM

Tèl. 06 34 50 80 56

www.fustes-pyrenees.com

e-mail :  info@fustes-pyrenees.com

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fuste dans le Vercors

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A gauche, voici de plus près, un coin complètement assemblé. Notez les épaulements à toutes les billes. Ce détail est important afin que le bâtiment respecte les normes de construction de bois rond de l'ILBA. Il assure la bonne évolution du bâtiment et une étanchéité supérieure avec le temps.

Maison de bois001

Pour ne pas rater le prochain reportage de cette série, signé "Gens de Belcaire" : L'école primaire de Belcaire - L'école d'antan - Pays de Sault

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 01:30

 

  généalogie 02         main tendue

DOCUMENTATION GÉNÉALOGIQUE

 

J'ai eu, il y a quelque temps déjà, une passion pour la généalogie, car j'effectuai des recherches sur mes ascendants côté paternel et maternel, dans les années 1987 à 2002. Pendant près de 15 ans, j'ai collecté de nombreuses informations dont j'avais besoin pour établir mon arbre généalogique. C'est une quête de longue haleine, il faut être patient et ordonné, on se prend au jeu, c'est comme une enquête policière.

Tous mes ancêtres vécurent dans le Nord, la Belgique et la Hollande.

Vous allez me dire que je suis hors "sujet" comme on dit, mais j'ai fait cette petite introduction pourquoi ? Afin, de vous proposer quelques documents que j'ai réalisé à cette époque et qui pourront vous intéresser si la généalogie croise un jour votre vie. J'ai trouvé que cela serait idiot de laisser ces documents au fond d'un placard. Partager l'information avec vous, c'est la rendre utile par plaisir !

 

Voici la liste des documents personnels que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant sur le titre qui vous intéresse :

 

- UN GUIDE DE DECRYPTAGE DES ACTES LATINS DANS LES REGISTRES PAROISSIAUX

C'est un document que j'ai écrit et qui a été publié dans différentes associations généalogiques.

 

- Le calendrier républicain et son histoire

 

- Lexique Latin-Français : Mots, expressions et abréviations utiles en généalogie

 

- Des notes, traductions diverses et renseignements utiles en généalogie

 

généalogie 05  généalogie 04

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