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DÉCOUVERTE

Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 01:00
bandeau-villages-de-l-aude-825x250.jpg bandeau original du livre Pour les amoureux de la lecture, des vieux livres, de la typographie, des arts graphiques, vous êtes tout simplement curieux, ce lieu est fait pour vous !
MONTOLIEU LE VILLAGE DU LIVRE


carte montolieu 03 Au Nord / Ouest de Carcassonne se situe MONTOLIEU le village du Livre, à environ 18 km
Montolieu est à 33 km de Castelnaudary
carte montolieu 02 Un petit coup de zoom sur la carte, un conseil après avoir visité Montolieu, faites un détour pour aller visiter aussi Lastours et les ruines du château non loin des mines d'or de Salsigne, c'est magnifique
Aragon dans l'aude 02 Un petit village sympa émerge des vignes sur ma route en allant à Montolieu, ce village c'est ARAGON
Aragon dans l'aude 03 Aragon sur la D935 à 11 km de Montolieu
Aragon dans l'aude 01 Je me suis arrêté pour prendre cette photo, car un beau spectacle s'offre à moi, Aragon joli petit village du Cabardès

Au village de Montolieu, bourg haut perché dominant le confluent de la Dure et de l'Alzeau, j'y suis arrivé par une petite route (la D935 puis la D648) qui serpente à flanc de coteau au-dessus de la Rougeanne. Montolieu fut longtemps un village d'Église: sur ses armes figurent une crosse d'abbé et un olivier rappelant l'étymologie de son nom : "le mont des oliviers" d'ailleurs au XIII ème siècle le village s'appelait "Mount a Ouliou".

L'origine du village est issue de la fondation de l'abbaye bénédictine de Saint Jean de Mallast en 800 confirmé par Charlemagne.

En 1146 Roger de Trencavel donne son accord pour l'édification d'un château et d'un habitat villageois à Montolieu afin de protéger l'abbaye bénédictine toute proche.

Pillé et détruit à de nombreuses reprises, le village fut reconstruit par Roger de Trencavel, vicomte de Carcassonne. Il l'entoura de fortifications, chose habituelle à l'époque.

Au XVII ème siècle Louis XV ordonna la construction de la Manufacture Royale à Montolieu en 1734. C'est Colbert qui établit cette manufacture royale de draps et qui fit la prospérité du village jusqu'au début du XX ème siècle, elle a été récemment restaurée et abrite désormais des logements. Le département de l'Aude comptait jusqu'à 6 manufactures royales de draps au XVIII ème siècle.

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L'église Saint André de Montolieu

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Photo prise du pont qui enjambe la rivière l'Alzeau côté Ouest,  (la rivière la Dure étant du côté Est de Montolieu)

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L'entrée Sud de Montolieu en venant de Moussoulens par la D629

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Le pont qui enjambe la Dure, juste à droite vous avez l'accès à la Manufacture Royale

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La rivière Dure qui longe Montolieu côté Est

fontaine de montolieu   montolieu 19

la fontaine de Montolieu place de la Liberté

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En fin d'après-midi, quand il fait moins chaud, les boulistes s'affrontent sur la place avant l'apéro

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Soyez attentif, ces ruelles réservent quelques surprises !

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A Montolieu, vous trouverez des petits restos très sympa à l'ombre des ruelles

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Ici un charmant restaurant " Les anges au plafond" dans un cadre rétro

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Les rues et ruelles de Montolieu respirent la tranquillité !

Photo de droite la librairie Abélard avec au fond l'église Saint André, à la fin de ce reportage une photo de 1900 vous montre ce même endroit

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Des bouquinistes à chaque coins de rues, aux noms poétiques, en face la librairie "La rose des vents"

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Le criquet Audois

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L'Église Saint André de Montolieu

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L'Église Saint André possède une vaste nef

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A droite, une impression d'art graphique, vous pourrez essayer vos dons de créateur dans l'atelier près de la manufacture royale


Ce fier village du Cabardès de 800 âmes environs, est devenu rural à force de faillites industrielles. En 1989 il n'y avait plus que vingt élèves à l'école qui s'apprêtait à fermer. Une idée lumineuse comme hypothèse de salut émergea.

Montolieu est devenu un village du livre et des arts graphiques pourquoi ? L'idée au départ du fondateur, Michel Braibant, fut de créer pour les métiers du livre (calligraphie, typographie, gravure, reliure, copiste) un conservatoire vivant avec visites et ateliers. Des libraires sont venus ensuite se réunissant autour du projet de Michel Braibant. Cela a redonné vie au village orphelin de ses usines. Depuis 1989 celui-ci connaît une reconversion dans le respect du patrimoine, création du musée des Métiers et Arts Graphiques, des ateliers artisanaux, de librairies en partie spécialisées font de ce village une capitale du livre. A quelques kilomètres de là, en amont de la Dure, le moulin à papier de Brousses tourne à nouveau.

Michel Braibant lui qui a quitté trop tôt ce bas monde en août 1991 doit être satisfait de là-haut, en voyant que le moulin à papier a repris de l'activité et que son idée a fait son chemin.

Par beau temps les étals des bouquinistes prennent possession des ruelles du village, cela permet des rencontres autour du livre dans ce joli petit village de pierres sèches du Cabardès.

 

Dans cette seconde partie je vais vous présenté des photos de machines typographiques diverses et variées pour le plaisir des yeux,

malheureusement n'étant pas un spécialiste, je serai incapable de mettre un nom sur celles-ci, avis aux amateurs je peux toujours apporter un complément d'information

 

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Les caractères d'imprimerie en plomb

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Casier avec des caractères mobiles en plomb

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A gauche une presse d'imprimerie à bras Tissier fabrication Française. A droite une monotype made in USA

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Le clavier de la monotype made in USA

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A droite une Linotype 5 Météor

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Zoom sur le clavier de la linotype 5 Météor

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Une fondeuse de ligne-blocs

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Le clavier de la fondeuse de ligne-blocs

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Dans l'atelier d'art graphique vous verrez, un autre modèle de linotype, celle-ci a été construite par Mergenthaler à New York USA

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Linotype à gauche et à droite les caractères d'imprimerie sont sous presse, c'est un petit emploi du temps prêt à être encré et édité

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Zoom sur la linotype made in USA

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Les casiers contiennent les caractères d'imprimerie en plomb triés par type de police

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A vous de composer votre texte dans l'atelier du livre

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Des assemblages prêts à être encrés et édités

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L'atelier d'art graphique où vous pouvez participer à la fabrication du papier et à la composition de textes jusqu'à l'impression, l'entrée est libre

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A côté de l'atelier d'art graphique il y a aussi l'atelier du souffleur de verre

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on aperçoit ici le four du souffleur de verre

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A gauche des bâtiments de l'ancienne manufacture royale qui tombe en ruine, c'est dommage de laisser un patrimoine dans cet état.

A droite, la porte d'entrée de l'ancienne manufacture royale construite en 1739 sur ordre de Louis XV

 

montolieu 46   montolieu 05

A gauche la plaque figurant sur le côté de la porte d'entrée de la manufacture royale. A droite j'ai trouvé intéressant de vous montrer l'affichette du règlement intérieur d'une imprimerie en 1880, ci-dessous, je vous ai agrandi le texte pour vous en faciliter la lecture, cela ne rigolait pas à l'époque !

affiche 01

affiche 02

 

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Le fronton de la manufacture royale datant de 1739


librairie montolieu

Pour ceux que cela intéresse, et ceux qui ont déjà commandé des ouvrages via internet comme moi, vont reconnaître ici des noms de librairie parmi cette liste de 14 spécialistes du livre ancien installés de Montolieu (entre parenthèse je vous recommande  www.livre-rare-book.com) :

 

Abélard : Rue saint André. Tèl : 04 68 76 20 41
Livres anciens et modernes, toutes thématiques.


Alcyon : Anne CERAN. Rue de la Mairie. Tél : 04 68 24 82 08
Littérature, poésie, enfant, arts, essais. (Anciennement Ode aux livres).


Librairie L'Ambassade. Rue nationale 11170 Montolieu.
Téléphone : 04 68 78 79 84
Mail : librairie.lambassade@wanadoo.fr
Site : www.livre-rare-book.com/ambassade.htm
Littérature, varia.


L'anachronique : Ludovic et Dasha Marquet. Rue Saint André.
Tél : 04 68 24 47 64
anachronique@wanadoo.fr

Librairie Le Bateau Ivre. Yann LARTISIEN
Téléphone : 04 68 24 82 70 (répondeur)
Achat et expertise Sur R.D.V. uniquement.
Mail : yann.lartisien@orange.fr
Site : http://stores.ebay.fr/livres-anciens-books
Livres anciens et modernes.


Librairie François Castagné
Place Jean Guéhenno 11170 Montolieu
Téléphone/Fax : 04 68 24 42 05
Mel : fcastagne.libraire@cegetel.net
Site : www.livre-rare-book.com/Castagne.htm
Livres anciens, régionalisme.


Librairie Clio Rue de la Mairie 11170 Montolieu.
Téléphone : 04.68.24.84.45
Mail : clio-montolieu@cegetel.net
cliomontolieu@yahoo.fr
Site : www.livre-rare-book.com/ClioMontolieu.htm
Histoire, littérature, sciences humaines, bandes dessinées.


Le Dilettante : Dominique GAULTIER. Impasse du Ferradou.
www.ledilettante.com. Littérature, histoire, art, enfant, édition, livres pour petits et grands.


Feu central : Pierre ROJANSKI. Rue du 8 mai 1945.
Tél : 04 68 24 80 67. Littérature, surréalisme, arts.
Librairie.feucentral@wanadoo.fr

Librairie le Grenier du Collectionneur
Rue St André 11170 Montolieu. Téléphone : 04 68 24 86 49
Mobile : 06 77 27 48 86
Mail : legrenierducollectionneur11@orange.fr
Journaux, revues, vieux papiers.


La Manufacture : La librairie est ouverte de 10H à 18H, tous les jours, toute l'année. Tel : 04 68 24 92 63

Mille et une pages : Jeanne BLANC. Rue de la mairie ( face au musée ). Tél : 04 68 24 80 13 fax : 04 68 24 82 07.
Poésie, littérature, neuf en dépôt.
www.montolieu.net/1001pages

La rose des vents Rue nationale. Tèl : 04 68 24 80 09
Régionalisme, sciences, histoire, voyages, nature, loisirs, livres scolaires.


Le Tournefeuille : Sylvain PARÉ. Rue des Remparts.
Tél : 04 68 24 89 15 .
Sciences, techniques, littérature, voyages, photographie.
www.livre-rare-book.com/tournefeuille.htm
http://libr.tournefeuille.online.fr

Voyelles : Jacques AUDEBERT. Rue Nationale.
Tél 04 68 24 86 13
XXe SIÈCLE, littérature, éditions originales, reliures, illustrés modernes, Beaux arts, gravures, estampes.

 

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Une presse fabriquée en Hollande chez Jonker et Zoon à Amsterdam

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Une photo de Montolieu qui va subir un effet voir ci-dessous

montolieu 10

 

montolieu carte ancienne 02

Montolieu en 1900

montolieu carte ancienne 03

Montolieu en 1900

montolieu carte ancienne 04

Montolieu Place de la Liberté en 1900

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Montolieu la manufacture royale de draps en 1920

montolieu carte ancienne 01

Montolieu Rue Nationale en 1900

montolieu carte ancienne 10

Autre photo de Montolieu Place de la Liberté en 1905

montolieu carte ancienne 07

Vue aérienne de Montolieu dans les années 1950

montolieu carte ancienne 09

Montolieu en 1970

montolieu carte ancienne 06

Montolieu rue de l'église en 1900

Moussoulens près de Montolieu

Et pour teminer ce reportage, un village voisin de Montolieu, Moussoulens en 1900, situé au sud à quelques kilomètres

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 01:00
bandeau l'eau la vie


Le Belcairois "  Gens de Belcaire",  un collaborateur et ami fidèle, m'a proposé et fait parvenir, une fois de plus, cet article intéressant, montrant un mode de vie pas si lointain, et que l'on a tendance à oublier, la mémoire s'effaçant face aux facilités d'aujourd'hui. Je précise que je me suis contenté de mettre en forme sur le web, son article ainsi que ses photos. Bravo, je l'en remercie pour sa participation efficace, cela me fait très plaisir et j'espère qu'il en sera de même pour vous amis (es) lecteurs et lectrices ...

L'eau douce est précieuse, l'économiser et la respecter, c'est le garant de votre avenir et celui de votre descendance ! Aujourd'hui encore, l'actualité nous le rappelle, suite au tremblement de terre d'Haïti, la priorité est l'approvisionnement en eau de la population et ensuite la reconstruction commencera par le rétablissement des réseaux d'eau potable fortement endommagés.


lac de Belcaire Le lac de Belcaire, capitale du Pays de Sault

Un trésor, une richesse … l'eau, élément essentiel très important, faisant partie des trois composantes indispensables à la vie : Air, Lumière et Eau, chose que l'on a tendance à ne pas préserver. L'eau est omniprésente en montagne.

 

Nous avons oublié, que dans le passé, avoir de l'eau chez soi, c'était une sacrée corvée, car l'eau courante à domicile, faut-il le rappeler, n'existait pas. On n'y pense pas, le fait de tourner un robinet dans la salle de bain nous simplifie énormément la "vie", mais avant c'était comment :

borne eau de belcaire 01  borne eau de belcaire 02

Répartis dans le village de Belcaire, il y avait des points d'eau et les habitants venaient chercher avec des récipients, l'eau nécessaire à leurs besoins journaliers. Voici quelques unes de ces bornes d’eau avant l’installation individuelle dans les maisons en 1935.

Ces bornes sans leur robinet sont toujours visibles dans Belcaire.

borne eau de belcaire 03 Borne à 100 mètres du château de Belcaire

Le conseil municipal de Belcaire, le 15 septembre 1889 décide de remplacer les abreuvoirs en bois des fontaines publiques de la COUME et du SOULA DE FERRIERES par des abreuvoirs en pierre de taille.

Le 15 mai 1890 a été décidé une coupe extraordinaire de bois pour payer les deux fontaines avec réservoirs pour les métairies de la Plaine et Serresèques.

  abreuvoir 01   artisan fontainier

 

tuyau en pin 01     tuyau en pin 02

La tarière (avec mèche en forme de gouge) qui sert à percer les tuyaux de fontaine en bois...

EAU : LOISIR OU NÉCESSITÉ

Grâce aux Romains et à leur parfaite maîtrise de la construction des aqueducs, l’eau courante est de toutes les commodités modernes, l’une des plus anciennes.

Admirablement intégré au sein d'un site naturel qui a su garder son charme sauvage, le Pont du Gard fascine chacun de ses visiteurs par son élégance et sa majesté. Deux millénaires après sa construction, cet antique édifice est toujours un véritable un chef d'oeuvre, tant pour ses prouesses techniques que par sa simple beauté.

Ce pont culmine à 48,77 mètres de haut. C’est le plus élevé des aqueducs antiques. Sa longueur est de 275 m dans sa partie supérieure.

En maçonnerie jointe avec du mortier, la partie supérieure est formée d’un ensemble de 35 petites arcades.
Ces arcades supportent le canal couvert par un dallage.
Il faut souligner que les petites arches du sommet ont une portée de 4,5 mètres.

Pour conduire l’eau de sa source jusqu’à la ville de Nîmes, les ingénieurs romains ont dû enterrer le canal et construire bien d’autres ponts.
Ainsi, si vous vous promenez dans la région, vous pourrez repérer d’autres ouvrages, aujourd’hui en ruines, qui faisaient initialement partie de l’ensemble.

 

pont du gard 01

  Gros plan sur une des arches du Pont du Gard pont du gard 03

 

 

pont du gard 02

Le célèbre Pont du Gard

Le cycle de l'eau (connu scientifiquement sous le nom de cycle hydrologique) se rapporte à l'échange continu de l'eau entre l'hydrosphère, l'atmosphère, l'eau des sols, l'eau de surface, la nappe phréatique, et les plantes.

Le volume approximatif de l'eau de la Terre (toutes les réserves d'eau du monde) est de 1,360,000,000 km3. Dans ce volume :

  • 1,320,000,000 km3 (97,2 %) se trouve dans les océans,
  • 25,000,000 km3 (1,8 %) se trouve dans les glaciers et les calottes glaciaires,
  • 13,000,000 km3 (0,9 %) sont des eaux souterraines,
  • 250,000 km3 (0,02 %) sous forme d'eau douce dans les lacs, les mers intérieures, et les fleuves,
  • 13,000 km3 (0,001 %) sous forme de vapeur d'eau atmosphérique à un moment donné.

L'eau liquide est trouvée dans toutes sortes d'étendues d'eau, telles que les océans, les mers, les lacs, et de cours d'eaux tels que les fleuves, les rivières, les torrents, les canaux ou les étangs. La majorité de l'eau sur Terre est de l'eau de mer. L'eau est également présente dans l'atmosphère en phase liquide et vapeur. Elle existe aussi dans les eaux souterraines (aquifères).

Tableau 01

En quantité, l’activité humaine qui consomme le plus d’eau traitée est l’agriculture, avec 68 % de la consommation, viennent ensuite la consommation humaine (24 %), l'industrie (5 %) et la production d'énergie (3 %).

 

ancienne citerne Emplacement d’une citerne d’eau en pierre à l’arrière d’une ferme. L’eau de pluie des toits était stockée ici et servait au bétail et aux habitants.

eau de belcaire 01

L’eau de Belcaire arrive d’ici

eau de belcaire 02 L’eau potable de Belcaire est captée ici

eau de belcaire 03 Autre puits de captage pour approvisionner en eau potable le village de Belcaire

eau de belcaire 04

Le premier réservoir à Belcaire : 120 m3 avec 250 m3 à La Coste

eau de belcaire 05

Point d'eau, au point le plus haut du village de Belcaire : Le Casteillas, près de l'église de Belcaire

ancienne voiture de pompier Ancienne pompe à incendie actionnée par la force des bras des pompiers volontaires, celle-ci est exposée en souvenir à la caserne des pompiers de Belcaire

 

LES VIEILLES FONTAINES, LAVOIRS ET ABREUVOIRS

Les abreuvoirs en pierre datent de la fin du XIX ème siècle.

  lavoir de l'oum 01

Des barres en fer permettaient de poser les seaux pour l’approvisionnement des maisons avant 1935, année de l’arrivée de l’eau dans les maisons.

place de la mairie de belcaire La fontaine circulaire de la Coume devant la mairie de Belcaire dans les années 1900


C'est exactement le 15 septembre 1889, que fut décidé de remplacer l’abreuvoir en bois de la fontaine publique de la COUME par un abreuvoir en pierre de taille.

 Une anecdote en passant, ayant trait à cette photo :

A gauche le café chez ALARY. En 1920-1930 les jeunes Belcairois allaient chez le boucher chercher un ou deux seaux de sang. Au début de la nuit l’un deux frappait aux volets du café ALARY et le propriétaire du café en ouvrant les volets recevait le sang au visage. Avec peu de moyens nos anciens tuaient le temps. Amusez vous à faire ce genre de farce aujourd’hui !!!

 

fontaine la coume de belcaire Aujourd'hui, la Coume, la fontaine lavoir, se trouve sous la mairie, autrefois (en 1900) elle se situait devant la mairie et était de forme circulaire (voir la vieille carte postale ci-dessus).

 lavoir de l'oum 01  lavoir de l'oum 03

Le lavoir de l’Oum

lavoir de l'oum 05 Vue d'ensemble du lavoir de l’Oum à Belcaire
fontaine Soula de Ferrières

Quartier de Ferrières (Ouest de Belcaire) : Le conseil municipal du 15 septembre 1889 décide de remplacer l’abreuvoir en bois de la  fontaine  publique du SOULA DE FERRIERES par un abreuvoir en pierre de taille.

fontaine Le Soula Belcaire 01

Le Soula à Belcaire. Le terme "Le Soula" vient du mot soleil ici cela désigne un lieu que l'on peut traduire par "Le chemin du soleil".

fontaine Le Soula Belcaire 02 La fontaine du Soula à Belcaire

fontaine Le Casteillas Belcaire La fontaine du Casteillas (c'est un endroit que je connais bien, car c'est à côté de mon ami Guy)

fontaine Le Foirail Belcaire La fontaine contemporaine du Foirail à Belcaire

 fontaine Le Fond du trou 01   fontaine Le Fond du trou 02 

La fontaine que l'on appelle le "Fond du trou"

fontaine Le Fond du trou 03 Autre vue de la fontaine du "Fond du trou"

 fontaine La Canalette 01  fontaine La Canalette 02

Fontaine La Canalette

fontaine Cuxac 01

On trouve aussi, des fontaines qui ne sont plus alimentées et à l'abandon, comme ici la Fontaine Cuxac

fontaine Cuxac 02

La Plaine prés de la borde de PUEL. Le 15 mai 1890 à été décidé une coupe extraordinaire de bois pour payer les deux fontaines avec réservoirs pour les métairies de la Plaine et de Serre-Sèque.

fontaine Cuxac 03

Le savoir faire des anciens, la fontaine Cuxac, assemblage de pierres de taille, voilà très certainement une fontaine à réhabiliter fontaine Langrail 01

Fontaine de Langrail avec le procédé d’assemblage des pierres pour réaliser la fontaine

fontaine Langrail 02   fontaine Langrail 04

 

fontaine Langrail 05  fontaine Langrail 06

 D'autres clichés de la Fontaine de Langrail en pierre de taille

fontaine le Trassoulas Belcaire Autre point d'eau, la fontaine du hameau de Trassoulas

fontaine le Trassoulas Belcaire 03 La fontaine et lavoir de Trassoulas

 

L’épuration et le tout à l’égout à Belcaire datent de 1967-1968 :

  station épuration Belcaire

La station d'épuration actuel se trouvant à l'Est du village de Belcaire

 

Une station d'épuration de type végétal sera certainement retenue pour le futur .

Inscrivant le projet dans une démarche de développement durable, le dispositif d’assainissement de la station d’épuration végétale  est, à plus d’un titre, naturel, simple et écologique :

- il s'intègre parfaitement dans le paysage comme en témoigne la photo du site ci-contre

- il est peu consommateur d’énergie et n’utilise pas de réactif chimique, pour des performances de traitement comparables à celles des installations classiques et des coûts d’exploitation réduits,

- les boues sont minéralisées directement sur les filtres plantés de roseaux pendant une dizaine d’années avant d’être valorisées en compostage avec des déchets verts ou en épandage sur les terres agricoles,

- un fauchage partiel des roseaux et des bambous chaque année permet de réutiliser ces végétaux en compostage (roseaux) et dans l’artisanat (bambous).

  station épuration par épandage

Exemple : vue aérienne d'une station d'épuration par épandage


LESSIVE SOUVENIR DES BELCAIROISES

 

lavoir de l'oum 05

Le lavoir de l’Oum

Originellement, la lessive désignait l'eau de lavage ou l'action de laver du linge, puis le linge lui-même : on fait la lessive dans une buanderie, une laverie, au lavoir, à la main, dans une lessiveuse ou dans une machine à laver, encore appelée lave-linge.

La lessive désigne également le mélange liquide ou solide de produits chimiques utilisés pour le lavage domestique ou industriel. L'action nettoyante est notamment assurée par des produits détersifs comme le savon. On parle par exemple de "détergent pour lessive", ce qui signifie "lessive pour machine à laver".

Lessive à la cendre de bois voici les ingrédients nécessaires :

- cendre de bois,

- eau,

- un grand récipient allant au feu (lessiveuse),

- un vieux torchon, et un tamis.

 

Mode d’emploi :

- tamiser les cendres pour ne garder que les plus fines, il ne doit pas rester de morceaux de charbon,

- remplir le torchon avec les cendres et le fermer avec un nœud solide,

- faire bouillir l'eau, plonger le torchon et laisser bouillir quelques minutes,

- couper le feu et laisser infuser une heure, tremper le linge dans cette infusion pendant quelques heures puis le rincer à l'eau chaude.

Les premières lessives à base de savon datent de la fin du XIX ème siècle. Cependant, ce n'est qu'à partir de 1930 que la lessive "moderne" fait son apparition. Le savon est alors remplacé par des tensioactifs de synthèse. Avant cela, on utilisait aussi des lessives 100 % naturelles à base de cendre de bois pour venir à bout des taches rebelles. La cendre contient de la potasse composé chimique dérivée du potassium et du carbonate de sodium qui dissolvent les graisses. On utilisait aussi la saponaire, une plante aux effets identiques. Mais pour débarrasser le linge de ces substances, il fallait alors le battre interminablement...

 lavandière belcairoise 01  lavandière belcairoise 02

La lessive au lavoir, même comme ici à gauche, par grand froid

brouette Les Belcairoises se rendaient au lavoir avec les corbeilles de linge sur une brouette

 Lessive 04  Lessive 05

Le linge est trempé dans l’eau, savonné et battu à l’aide du battoir. Après quelques répétitions la lessive est terminée et étendue.


La lessive à l’aide d’une lessiveuse :

Au fond d'une lessiveuse se trouve un double-fond. De ce double-fond remonte une cheminée avec, au bout, un pommeau qui arrose le linge d'eau bouillante. L'eau redescend en traversant le linge et retombe au fond pour remonter à nouveau.

Après avoir bouilli dans la lessiveuse, le linge est relativement propre et brûlant. Avant d'être rincé pour retirer le savon, il est encore souvent nécessaire de frotter le linge avec une brosse et du savon pour nettoyer les endroits les plus souillés, comme par exemple les couches d'enfant.

Puis il est rincé dans le baquet, avant d'être suspendu ou être étendu au soleil pour sécher.

Lessive 06  Lessive 07

La fameuse lessiveuse pour laver le linge

Lessive 08


La toilette, l’eau courante est arrivée dans les maisons de Belcaire en 1935, le WC et salle de bain en 1967-1968 avec le tout à l’égout. Avant le WC était une cabine au coin du tas de fumier ou "cabanon" en bois situé au fond du jardin.

  mobilier cabinet de toilette 01

Ensemble pot à eau

mobilier cabinet de toilette 02

Le lavabo de la première moitié du siècle dernier et le Plat à barbe

mobilier cabinet de toilette 03

Le blaireau est une brosse utilisée pour appliquer du savon à barbe sur un visage avant de le raser. Traditionnellement fabriqué en poils de blaireau, il existe aussi en soies de sanglier, de moindre qualité et en nylon, de piètre qualité. Bien qu'il soit moins utilisé depuis la généralisation de la mousse à raser, il est encore possible d'en trouver, notamment chez les vendeurs de savon à barbe. L'application de mousse à raser à l'aide d'un blaireau permet un massage de la peau ainsi qu'un assouplissement du poil qui ne peut être obtenu avec les bombes à raser modernes, où l'homme se contente de l'appliquer sur la peau sans massage.

pots de chambre Le Pot de chambre d'époque, 

Certain  pot de chambre ou "pichadou" pour les mariés avait un oeil bleu cerné de noir à l'intérieur. 

Il s'agirait d'une tradition totalement franco-française, un peu en désuétude de nos jours, mais qui n'a pas beaucoup évolué au fil des années. Cela viendrait tout droit de la région aveyronnaise, puis aurait été pratiquée en Bretagne et en Savoie, avant d'être reprise par d'autres régions françaises.

En fait, le jour du mariage, les mariés se promenaient sur une charrette tirée par un âne, en tenant le pot de chambre, annonçant ainsi la "cérémonie" aux villageois ("La Danse de l'âne"). Puis, le lendemain du mariage, très tôt le matin, les jeunes se mettaient à la recherche des mariés, qui s'étaient éclipsés, pour leur apporter le pot de chambre : Il s'agit de la Course aux Mariés. Les jeunes invités étaient séparés en 2 groupes, l'un étant chargé de faciliter la fuite des nouveau mariés, et l'autre de trouver les mariés, en se rendant au passage dans toutes les maisons du village pour se faire offrir à boire. La course était réussie lorsque, après voir bien bu, le second groupe réussissait à retrouver les mariés. Les jeunes époux devaient être bien cachés, mais la tradition voulait qu'ils soient finalement toujours rattrapés : Alors, ils étaient sortis du lit et devaient boire le pot de chambre. La mariée buvait en premier puis le marié, et enfin les invités présents. Le pot de chambre revêtait une grande importance : Il devait redonner vigueur aux mariés après leur nuit de noces. Il symbolisait ainsi la fin des noces et le changement de statut des nouveaux mariés, qui devenaient définitivement des adultes.

Les recettes du pot de chambre varient en fonction des goûts et des régions. On y retrouve souvent des bananes, du chocolat, divers alcools, des épices, du pain…, parfois accompagné de papier toilette, ce qui ne va pas sans rappeler ce qui se trouve habituellement dans un pot de chambre.


Quelques Symboles :

- Les Marguerites et Les Roses : Au Moyen-Âge, lorsque la main d'une demoiselle était demandée, cette femme pouvait porter une couronne de marguerites, indiquant qu'elle prenait le temps de considérer la demande, ou une couronne de roses, indiquant qu'elle acceptait la requête de son futur époux.

robinet d'eau

- Les Colombes symbolisent la monogamie : Ces oiseaux monogames forment des couples unis pour la vie, et sont un exemple de fidélité absolue.

- Les Couleurs : Le blanc symbolise la virginité, le bleu symbolise la fidélité, le gris symbolise les voyages lointains, le vert symbolise la pudeur, le noir symbolise le refus du mariage, et le jaune symbolise l'adultère.

- Le Lierre symbolise l'attachement et l'amour éternel : Cela provient de son feuillage toujours vert et de sa propension à se fixer fortement là où il pousse.

 

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 16:00

Il fait froid, il pleut, il y a du vent, restez au chaud et écouter RADIO MONTAILLOU, une radio à découvrir, la plus haute des radios des Vallées Pyrénéennes, Radio Montaillou proche de vous, même à l'autre bout du monde, nos amis canadiens, américains, australiens, africains, asiatiques peuvent écouter Radio Montaillou via le net !
Faites comme moi, mettez un raccourci sur le "bureau" (votre fond d'écran) c'est simple, sur le fond d'écran faites un clic "droit " avec la souris puis sélectionnez --> "Nouveau"--> clic sur  "Raccourci" dans la fenêtre qui s'ouvre tapez cette adresse (n'oubliez aucun caractère) : http://www.radio-montaillou.com/bienvenu.html   c
liquez ensuite sur "suivant" dans la seconde fenêtre donnez un nom à votre raccourci, par exemple tapez "RADIO MONTAILLOU" et clic sur "Terminer", une icône va s'afficher sur votre "bureau", maintenant, pour écouter Radio Montaillou, votre connection internet fonctionne, vos haut-parleurs sont allumés, il vous suffit de cliquer sur l'icone "Radio Montaillou" que vous venez de créer pour accéder directement au site de Radio Montaillou et de cliquer en bas à droite sur "écouter"

NOTA : laissez ouvert uniquement le lecteur Windows Media, les autres fenêtres vous pouvez les fermer, vous pouvez à présent écouter la radio tout en faisant autre chose sur votre micro

C'est simple vous pouvez faire la même chose pour accéder rapidement à votre site préféré en créant un second raccourci en mettant cette adresse http://www.belcaire-pyrenees.com


           Jean-Pierre

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Par Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 02:00
TOURNISSAN

Tournissan un petit village paisible des Corbières de 215 habitants où chantent les cigales sous un soleil de plomb. C'est un village viticole de l'Aude situé à 30 km de Carcassonne, 35 km de Narbonne et 4 km de Lagrasse. Je vais vous faire découvrir une adresse que vous ne trouverez pas dans les guides, ce lieu est connu par le bouche à oreilles, si vous êtes dans le secteur faite le détour, vous ne serez pas déçu, je vous conseille de téléphoner avant, je vous donnerai toutes les coordonnées à la fin de l'article. De quoi s'agit-il ?
C'est un coup de coeur ! C'est le pays des gens qui savent s'arrêter pour apprécier les bonnes choses ...


Quel plaisir cet accueil ! et que de bonnes choses à manger et boire….

 

Notre séjour se termine et c’est avec regrets que nous découvrons si tardivement cette table !

Que du BONHEUR : " L'amour dans les yeux, l'amour dans l'assiette, l'amour dans le verre ! ".

Restaurant taverne tenu par un vigneron des Corbières. Accueil convivial par Nanou et Didier Roux qui ouvrent les portes de leur passion : "plaisir, authenticité, convivialité et harmonie garanties". Vins du domaine servis à table à prix caveau.

 

Un caveau qui ouvre ses portes pour vous faire déguster de bons produits du terroir servis avec les cuvées du maître vigneron bien sûr ! Un repas avec comme cadre authentique les tonneaux et les barriques du vigneron ; l’humour et la connaissance du territoire par le propriétaire sont un bonus à cette pause gourmande ...

 

Chaque plat nous ravit et notre amie alsacienne qui est venue nous rejoindre se félicite des propositions du "chef".

Il est vrai qu’un bon plat n’est pas suffisant si un bon vin ne l’accompagne.

Notre Chef, vigneron et aimant lui aussi beaucoup son métier, nous fait découvrir à chaque met un vin nouveau. Ces doux mélanges de parfums resteront un très bon souvenir.

 

Alors n’hésitez pas, si vous passez par là, allez vous asseoir à cette table et croyez-nous vous ne serez pas déçu.

Quant à nous, on reviendra déguster le foie gras car malheureusement, nous n’en avons pas eu le temps.

 

A défaut pour l’instant, on déguste les photos !!!!


C'est la D3 en direction de Lagrasse en sortant de Tournissan, ces alignements de platanes sont impressionnants
quand il fait chaud comme aujourd'hui c'est super agréable
En venant de la Lagrasse sur la D3 juste avant l'entrée du village de Tournissan, sur votre gauche, vous apercevez le Domaine de Didier Roux et la Taverne Vigneronne
Un petit coup de zoom, le Domaine c'est la grande bâtisse aux volets bleus et l'entrée de la Taverne Vigneronne est juste à droite
Juste à l'entrée du village de Tournissan, prenez la première à gauche, vous franchissez un petit pont et sur votre gauche vous apercevez la Taverne Vigneronne
Une magnifique demeure toute en pierre juste au-dessus de la Taverne
Un plan plus large, à gauche l'entrée de la Taverne Vigneronne


L'entrée de la Taverne Vigneronne de Nanou et Didier Roux
Splendide demeure entièrement retapée


Joli les couleurs !
Nous voilà arrivé, le temps de garer la voiture, pas la peine de chercher de l'ombre, il n'y en a pas !
Voici l'intérieur de la Taverne Vigneronne vous êtes dans un cadre authentique avec les barriques du vigneron et il y fait frais, ... quand il fait très chaud dehors c'est très agréable
Didier vient nous proposer les menus et nous a expliqué le déroulement du repas, car chaque plat sera servi avec un vin différent du Domaine adapté selon votre choix
Les vins de Didier ! Nous en avons goûté plusieurs, ils sont tous d'une grande qualité avec d'excellents arômes, le tout accompagné de produits du terroir, hummm, je ne vous dis que ça ! j'en salive encore ...
Quand vous franchissez la porte de la Taverne Vigneronne, vous découvrez ceci, les vins du Domaine bien sûr et de nombreux produits du terroir
Didier Roux le vigneron donnant des explications à Joelle
Le cadre est authentique, naturel avec des parfums viticoles et de charcuterie
La boutique de la Taverne Vigneronne vous propose des vins du Domaine mais aussi d'excellents produits régionaux
Didier assure le service, Ginette n'en perd pas une miette !
Une petite chapelle dans les vignes proche de Tournissan
La couleur de la pierre de cette belle maison retapée ne me laisse pas indifférent
Très joli ces alignement de platanes en hiver sur la D3, à l'entrée de Tournissan
Le clocher de l'église de Tournissan
Une petite dernière avant de partir

Voici toutes les coordonnées de Didier ROUX pour réserver, demander un renseignement et commander du vin ou produits du terroir, c'est avec plaisir qu'on le met à l'honneur :

Domaine Château Pierre Guillaume ou La Taverne Vigneronne
Nanou et Didier Roux
1 montée du château
11200 TOURNISSAN
Tél. 04.68.44.06.91
Port. 06.88.96.97.94
Email : chateaupierreguillaume@wanadoo.fr
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Un superbe reportage peut en cacher un autre !
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Par Joelle / Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 01:00
LAURE-MINERVOIS

Voici un reportage exceptionnel, notre rencontre avec un vigneron passionné et qui n'est pas avare d'explications sur son métier.


Et oui dans l'Aude il n'y a pas que des forêts et des châteaux dit "Cathares", il y a aussi des vignes, après le village de Caunes-Minervois et le rosé pamplemousse, je vous emmène faire une petite balade toujours dans le Minervois (en occitan Menerbés) c'est une région naturelle de France située dans la région du Languedoc-Roussillon et oui ne vous en déplaise, c'est toujours dans le département de l'Aude où il y a plein de choses à voir. Il doit son nom au village de Minerve situé un peu plus au Nord / Est par rapport à Laure-Minervois (je ferai d'ailleurs un article sur ce village), Minerve est classé parmi les plus beaux villages de France et haut lieu de la croisade contre les Parfaits Cathares. Selon les archéologues Odette et Jean Taffanel du village de Mailhac, le mot Menerbés viendrait des racines celtiques 'men' pour pierre et 'erb' pour pays, littéralement pays de pierre. S'étendant entre Narbonne et Carcassonne, séparé des Corbières par l'Aude, le Minervois est constituée de basses collines sur le versant sud de la Montagne noire. Il est traversé dans sa lisière sud par le canal du Midi.


Le vignoble Minervois est très réputé pour ses vins (AOC Minervois). 18 000 ha de vignes ! Plus le paysage est beau, meilleur est le vin.

L'Aude c'est aussi cela, la région du Minervois est une vieille terre de civilisation méditerranéenne. La dernière avant le climat aquitain et atlantique qui commence à Carcassonne. Terre de vents, de soleil, de luminosité, terre dure à l'homme et à l'outil, mais aussi terre de courage, de ténacité où la vie de chaque jour se mérite.

La "Pierre" qui témoigne est ici omniprésente. Sachez perdre un moment (perdre ? ou gagner ? ) dans la garrigue et sa vie sauvage, devant une vieille route, un vieux pont, un détour du Canal, les ruines d'une maison en pierre, une capitelle, une vieille église soigneusement conservée... Les gens d'ici en sortent, ce sont leurs racines et ils en sont fiers.

A Laure-Minervois vous êtes en pleine région viticole, riche en vieilles pierres, en capitelle, en cave coopérative. L'évolution démographique de ce village est stable depuis de nombreuses années, en 1962 : 1136 habitants et en 2004 : 1124 habitants, étonnant non !

L'église de Laure-Minervois est classée au patrimoine régional, et de ce village part le fameux sentier des capitelles, petits abris de pierres sèches construits autrefois par des bergers, sentier de quelques kilomètres entre garrigue, collines, forêts de pins et ... capitelles !

 

JEAN-BAPTISTE LABADIE, profession : Vigneron-cocher-conteur

Jean-Baptiste un vigneron qui a aussi la passion des chevaux, il fait parti d'une famille d'artisans vignerons depuis 5 générations

C’est par hasard que nous sommes tombés sur une petite publicité nous indiquant qu’un vigneron proposait une balade dans les vignes, précédée d’explications sur le métier et suivie d’une dégustation.

Partis pour l’aventure, je peux vous dire que nous n’avons pas été déçus.

Le maître des lieux est tellement amoureux de son métier qu’il nous est facile d’être captivés par la vie de ces vignerons.

Il ne faut pas oublier sa charmante épouse qui l’assiste dans toutes ces tâches bien difficiles.

Vigneron et un beau métier qui rencontre bien des difficultés comme tant d’autres ; mais heureusement que ces hommes existent encore et c’est à travers eux que la France restera belle. Voici quelques photos (il y en a quand même une bonne quarantaine) de notre balade à travers les vignes du Domaine de Vignalet ...

 

L'étable, avec les chevaux que Jean-Baptiste utilisent pour l'entretien de ses vignobles

Un petit goûté avant la promenade dans la campagne

Jean-Baptiste en profite pour vérifier l'état des fers d'un des chevaux et il en profite pour nous donner quelques explications sur les diverses qualités de fers


Le retour du cheval dans les vignes est avant tout un état d’esprit, Jean-Baptiste veut sauver de l’oubli des pratiques ancestrales qui peuvent encore être utiles. Tel le cheval pour la conduite du vignoble, le ramassage des bois de taille, l'écimage, traitements, transports agricoles etc ...

 

L’exploitation exclusive de la propriété familiale a permis à Jean-Baptiste, passionné de cheval depuis l’enfance, de le réintégrer dans la viticulture.

Deux dimensions essentielles : d’une part culture superficielle du sol, pour laquelle il est parfaitement adapté (outils traditionnels permettant de pénétrer seulement les dix premiers centimètres du sol, pas de tassement).

C’est aussi une façon de préserver l’environnement, pas de "cabine" ou de "filtre à charbon", les pesticides sont bannis au profit de moyens plus doux, sans risque d'incompatibilité. Travailler ainsi, c’est "vivre sa vie avec un idéal réalisé", une vraie qualité de vie, au rythme de la nature, et du cheval qui, lui, nous impose l’observation, l’absence de bruit mécanique, nous rendant ainsi disponible aux bruits de la terre. S’adapter et dompter l’animal demande sagesse et patience … Il n’est qu’à l’observer en communion avec son environnement et suivre son exemple ...

La jeune fille harnache les chevaux, pendant ce temps là, Jean-Baptiste va nous expliquer son métier de vigneron

 

Nous pénétrons dans le chai où le vin est mis en fermentation avant la mise en bouteille

c'est là que Jean-Baptiste va nous expliquer ce qu'est la vigne, le raisin et toutes les phases par lequel il passe pour arriver jusqu'au stade final : le vin

Jean-Baptiste a très bien préparé les choses, puisque des photos et croquis accompagnent ses explications très intéressantes, ce qui facilite la compréhension

Je reprends ici quelques explications de Jean-Baptiste, il vous explique :

Dans le chai : une règle d’or ... le minimum d’intervention...

Dans la mesure du possible, nous allons tenter de participer à cet événement naturel que sont les fermentations alcooliques et malolactique, presque  "en voyeurs" et l’on tutoie les levures : "allez vas y, fermente"... Nous évoluons avec ces deux composants, les surveillant en médiateurs permanents et, si "ça se dispute" nous y mettons bon ordre !
Les vins rouges :

Le processus de vinification actuel consiste en un éraflage total de la vendange, et, lorsque la fermentation a débuté, en quelques soutirages à l'air, relativement fréquents. Puisque nous ne faisons pas de foulage, nous pourrons sélectionner par la suite les jus en trois parties :
- les jus de coule
- les fins de coule (auto pressurage du chapeau de marc)
- les jus d'essorage du pressoir
Ce protocole amène dans les presses un sucre résiduel que nous pensons diminuer dans l’avenir, par deux délestages à des moments opportuns.

Les rosés :

Se sont des rosés de saignée!
D’où meilleur rapport solide / liquide dans les cuves de rouge, car l'on obtiendra plus de fruits dans moins de jus et des vins plus concentrés.

Les Blancs :

Une longue observation nous amène à ne pas choisir le maintien à tout prix de l’acidité. Comme pour les rouges, le raisin sera donc cueilli à bonne maturité. L’évolution de cette maturité sera surveillée de très près, pour éviter de franchir les 14°, cap susceptible d’ajouter un effet brûlant indésirable dans un vin blanc sec (dans ce cas nous préparerions la fermentation malolactique au printemps, en barriques sur lies
(méthode utilisée pour le Marie Claude blanc).

Nous vendangerons lorsque les conditions atmosphériques auront permis au raisin de trouver son équilibre acide, après évaporation des excédents d’eau.
Les jus sont obtenus par pressurage intervenant parfois après une légère macération pelliculaire de 24 heures. Suivra un petit débourbage, passage à froid (environ 10 degrés C°), pendant 24 heures. C’est à ce moment que seront isolés les jus destinés aux Cuvées Marie-Claude blanc, dans des barriques où elles termineront les fermentations alcooliques avant l'hiver et malolactique au printemps. Les autres jus poursuivront la fermentation alcoolique en cuve. Les parties solides des grains, filtrées, éviteront le déclenchement de la fermentation malolactique. Le vin sera embouteillé 2 à 3 mois plus tard.

Pour un bon équilibre gustatif les vins blancs méditerranéens compensent le léger déficit acide grâce à leur alcool.

 

 

Jean-Baptiste amène les chevaux qui ont été harnachés

Les chevaux de l'attelage sont magnifiques

Nous assistons aux préparatifs des chevaux qui vont être attelés à la calèche, celle-ci, peut transporter 10 personnes

c'est pour cela qu'il vaut mieux lui téléphoner pour réserver

  

 

 

  

Les chevaux sont attelés

Jean-Baptiste effectue un dernier contrôle, la calèche est fin prête. Jean-Baptiste se dit volontiers "vigneron-cocher-conteur"

C'est parti pour une belle balade dans les vignobles et campagne minervoise

attention virage à gauche, Jean-Baptiste connaissant parfaitement les chevaux c'est une balade sans appréhension

L'air est excessivement chaud, les fers des chevaux martèlent le bitume, des lézards courent sur le mur en pierre sèche, ... que c'est bon une balade en calèche !

Nous empruntons de petits chemins de campagne, les cigales s'envolent en tous sens lors de notre passage

Voici la suite des explications de Jean-Baptiste :

Nous sommes notre Terre... et notre Terre, c’est nous. Parce que, jour après jour, les uns après les autres, nous l’avons faite ce qu’elle est, parfait amalgame de Climat, Sols, Cépages et... Hommes.

Notre vignoble comprend, dans le même terroir, plusieurs parcelles, nichées à flanc de coteau et regroupées en îlots de 6 à 10 hectares, venant s’imbriquer dans cette garrigue aux parfums de pins, chênes verts, arbousiers, lentisques, thyms, romarins et tant d’autres irremplaçables senteurs.

La diversité d’ensoleillement de ces coteaux en est la richesse, car elle nous permet, dans d’excellentes conditions, d’adapter plusieurs cépages, accroissant d’autant plus les possibilités de notre gamme.

Le Climat, de type méditerranéen, est tempéré dans cette zone par l’influence de la Montagne Noire et la proximité d’un secteur de transition déjà océanique.

Lors de la maturation, les températures fraîches préservent les notes fruitées et l’équilibre acide du vin ... C’est une terre d’exception pour la Syrah.

Les Sols : paysage de Mourrels, aux fortes pentes ravinées par la pluie, alternant grès durs et molasses tendres, sensibles à l’érosion. Ces buttes, typiques de notre région, coiffées de pin d’Alep et de cette végétation méditerranéenne, lui confèrent un charme tout particulier.

L’alimentation en eau, variable d’une exposition à l’autre, va déterminer le choix des cépages. Les blancs, Chardonnay et Sauvignon, sont implantés dans des sols conservant une bonne réserve hydraulique. Les Syrah, même en exposition un peu plus fraîche, ont besoin d’une alimentation en eau régulière.

Le Grenache convient aux expositions les plus sèches, en terrains argilo-calcaires. Le Carignan est réservé aux sols peu fertiles et très bien exposés.

L’ effort de replantation des années précédentes a donné un ensemble de grande qualité. L’état des jeunes plants est excellent, tant pour l’homogénéité des ceps que la taille de formation et le palissage. Celui des vignes plus anciennes ( de 40 à 70 ans ) est tout aussi satisfaisant. Bien entretenues, leur durée de vie est supérieure à 20 ans.

 

Les cépages, sur nos terrains trois cépages prédominent :

En rouge, le Grenache, la syrah et le Carignan. Deux cépages "capricieux" les suivent : le Cinsault et le Mourvèdre, qui ne peuvent trouver, en tous points du territoire, leurs conditions idéales. Une approche plus attentive s’avère donc indispensable pour les aider à s’épanouir totalement.
En vin de pays, les merlot, et cabernet-sauvignon viennent enrichir la collection des cépages.

Pour les cépages blancs, la recherche n’est pas close.
Nous avons toutefois adopté définitivement la Marsanne et le Maccabeu et, en bien moindre quantité, le Muscat petits grains. Egalement Chardonnay et Sauvignon, et bientôt la Rousanne.


Jean-Baptiste nous a aussi donné des explications sur les différentes tailles des pieds de vigne en fonction des variétés afin de maîtriser qualité et l'équilibre de la production, c'est tout un art ...


évasion, champs d'avoine bordant les vignes, c'est dommage, il manque le bruit des insectes, je les ai dans la tête ...

J'ai trouvé un certain charme à cette photo qui cadre bien avec la précédente

Le calme de la campagne, juste le bruit des cigales ... vous entendez ?

Jean-Baptiste nous conte "la vigne, sa vigne" tout au long du parcours, les différents cépages, le travail de la vigne, le labour avec ses chevaux ...

La région, convient parfaitement aux cépages Carignan et Grenache, car ce sont des cépages à port érigé (comme sur la photo ci-dessus), sans obligation d’être conduits sur espalier : leur taille est libre. La surface foliaire se calcule différemment, car les rameaux reçoivent le soleil par le haut et les côtés.

Le talent des vignobles en coteaux de Laure-Minervois est d’atteindre naturellement leurs équilibres, les sols ne donnent pas trop d’acidité, il n'y a pas de vins "verts" ; ils sont maigres et bien exposés au soleil, il n'y a pas non plus de vins "chauds", excessifs. Le goût du raisin peut facilement ressortir, d’autant que la cave du domaine de Vignalet est équipée pour vinifier les cépages séparément et accéder aux cuves par le sommet évitant ainsi la manipulation du raisin. Notre objectif : du fruit en attaque, de la rondeur en finale.
Nos AOC Minervois expriment les qualités que nous attendons de nos cépages majeurs :
"La typicité du Carignan me rappelle les vins de mon père. Pièce maîtresse des assemblages, la vinification en macération carbonique apporte toute la puissance du fruit, c’est mon histoire. "

C’est aussi une richesse locale dans laquelle on n’a pas assez puisé, et c’est une erreur. Ce que je recherche ? Le côté ancien que l’on obtient du jus de presse. Jean-Baptiste ne laisse à personne le soin de décuver. Il suit, à l’oreille et au goût, l’évolution de la macération, retire le jus des grappes éventrées.
j'adore cette phrase de Jean-Baptiste :
"La nature est capable de rendre l’homme heureux, s’il sait s'adapter, ne serait-ce qu'un peu ! "
Il continue ses éclaircissements :
Pour équilibrer le fruit, Grenache et Syrah sont assemblés au Carignan. Le Grenache parfait l’équilibre naturel du Minervois. Il apporte la rondeur et permet de nous adapter à des consommateurs qui pourraient s’effrayer d'un vin trop expressif, nous parlons de vin qui doit laisser un souvenir dans la bouche.  La Syrah, cépage languedocien abandonné au XIXème siècle, est exigeante. Si on la veut explosive, capable d’affronter la barrique il faut la soigner. Elle est prenante et difficile à tailler car hyper végétative. Nous nous donnons tous les moyens de la faire éclore.

La cuvée Artisane (60% Carignan, 40% Syrah) est vraiment l’expression de son vigneron, celle qui reflète la puissance des cépages, la finesse de l'assemblage, le caractère du terroir.

Domaine Vignalet : Syrah, Carignan, et Grenache qui apporte une autre rondeur, une aisance à la dégustation, et couronne le trio phare des assemblages de l’Appellation Minervois.

 

Une des parcelle du domaine Vignalet

Les routes sont étroites dans la campagne minervoise, celles-ci sont très peu circulées car elles desservent des parcelles viticoles

On effectue un arrêt Jean-Baptiste veut nous montrer une capitelle

Voici ce qu'est une capitelle, elle sert à abriter les bergers où vignerons lors des intempéries

Le terme "capitelle" est la francisation du languedocien capitèlo (Abbé de Sauvages), une capitelle (en occitan capitèla) est une cabane construite en pierre sèche, c’est-à-dire sans mortier, dans les anciennes garrigues des villes du département du Gard. Cette appellation, à l'origine, strictement nîmoise, tend à prendre le sens générique de "cabane en pierre sèche" et à gagner les départements voisins, et son emploi se généralise dans la littérature touristique pour désigner la même construction en d'autres départements du Languedoc, Ardèche, Hérault, Aude.

 

L'entrée de la capitelle

Voici l'intérieur, elle est entièrement construite de pierres sèches, sans mortier, une énorme pierre plate couvre l'ensemble et maintient la structure en place

Une autre capitelle plus importante

les capitelles se fondent dans la nature

les capitelles sont de plus en plus restaurées et maintenues en parfait état

Notre carrosse nous attend

Notre promenade à travers les vignobles et la campagne minervoise se poursuit ...

Les parfums de la garrigue vous remplissent les narines, les paysages défilent tranquilles à l'allure des chevaux, c'est très agréable en cet fin d'après-midi

Autrefois, nous explique Jean-Baptiste, il y avait des vignes de partout, aujourd'hui les vignerons ont arraché des pieds pour des problèmes de quotas fixés par l'union européenne

c'est ce que vous voyez ici sur cette photo, l'herbe folle a repris ses droits et les arbres ont poussé

petite route bordée de murs en pierres sèches, on a le temps d'apprécier !

retour vers Laure-Minervois

Il fait encore très chaud en cette fin de journée, les chevaux sont pressés de rentrer

Comme je vous l'ai expliqué au début de l'article les chevaux de Jean-Baptiste ne servent pas qu'aux balades en calèche

Jean-Baptiste ramène les chevaux au pré


Suite à la promenade, Jean-Baptiste nous invite à une dégustation de vins d'un terroir exceptionnel. Vraiment allez-y vous ne le regretterez pas !

N'hésitez pas à l'appeler pour réserver ou pour demander les tarifs de ses vins, pour commander, il se charge aussi des expéditions.

Pour la balade en calèche, il vous accueille tous les jours de juin à septembre, à 17h au,

 Domaine Vignalet

Jean-Baptiste et Nicole LABADIE

Av. Bentoulades

11800 LAURE-MINERVOIS

Hors saison, merci de le contacter pour organiser un rendez-vous,

Tél. 04.68.78.12.03

Tél. 06.72.08.91.89

labadie4@wanadoo.fr

Tarif 2009 : 8 € par adulte pour 1 heure environ de balade.
Demi tarif pour les enfants de moins de 7 ans


Un dernier mot : Merci encore à ce vigneron qui nous a fait découvrir de belles choses. La balade en calèche fut magnifique en cette fin d’après midi quand le soleil brille encore et donne de superbes couleurs à la terre et aux vignes.

Merci aussi pour cette dégustation, vin bien apprécié…. et les quelques bouteilles achetées seront, nous en sommes sûrs, dégustées par nos hôtes.

J'espère que cet article vous a plu ?

A bientôt peut-être……


 

 

Avant de vous quitter voici un petit lexique  pour parfaire votre culture viticole :

 

Eraflage : séparation des grains et des rafles après la récolte.

Foulage : opération consistant à faire éclater la peau des grains de raisin.

Débourbage : clarification du jus de raisin non fermenté, séparé de la bourbe.

Marc: partie solide (peau, pépins) que l’on a pressée.

Délestage : pendant la période de macération : vidange totale du jus de la cuve et ré-incorporation, par dessus le chapeau de marc, afin qu'il se recompose après dislocation.

Jus de coule : sort naturellement de la cuve à la fin de la fermentation. Provient des pulpes se trouvant juste sous la peau.

Saignée : procédé de fabrication des rosés consistant à prélever du vin de la ou des cuves de vin rouge au début de la fermentation alcoolique, pour obtenir une couleur rosée.

Jus de pressoir : s'obtient dès la mise en route du pressoir, lorsque la pression monte. Il est impératif de procéder par pression modérée, quitte à allonger le délai, pour ne pas trop "triturer la matière"

Fin de coule : obtenue par l'auto pressurage du chapeau de marc lorsque celui-ci vient butter au fond de la cuve, quand tout le jus de coule en est sorti. Il contient encore quelques sucres résiduels. Ces jus proviennent des pulpes situées plus près du pépin. On pourra y adjoindre l'égouttage du chapeau de marc qui se produit au remplissage du pressoir. La dégustation au cuvier décidera de l'ajout en fin de coule ou de sa mise avec les presses (il est essentiel de vinifier le verre à la main - in vino veritas).

Fermentation malolactique : transformation de l’acide lactique en acide malique et gaz carbonique, pour assouplir le vin. Chute de l’acidité totale.

Lies : dépôt de peau et de pépins en fond de cuve ou barrique.

Soutirage : changement définitif de contenant, pour éliminer les lies restées au fond.

Acidité : présente sans excès, l’acidité contribue à l’équilibre du vin en lui apportant fraîcheur et nervosité. Très forte elle devient un défaut, insuffisante le vin est mou.

Gras : synonyme d’onctueux.

Rond : se dit d’un vin dont la souplesse, le moelleux et la chair donnent en bouche une agréable impression de rondeur.

S’arrondir : vin qui perd son astringence et devient  doux  sous la langue. L’effet agréable qu’il procure au palais lorsqu’il commence à vieillir.

 

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Par Joelle / Jean-Pierre LAGACHE
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 01:00
FÉLINES-TERMENÈS
LES LAMAS DE GUSTAF



 
Félines-Termenès est un village niché dans les Hautes Corbières au pied du Mont Tauch, situé dans le département de l'Aude.

Le mont Tauch appartient à la chaîne montagneuse dite des "pré-Pyrénées. C'est un sommet du massif des Corbières qui culmine au pic de Bugarach à 1230 mètres. Le mont est de forme allongée sur une cinquantaine de kilomètres et sur une vingtaine de large, sa hauteur est assez régulière, le point le plus haut se situé à 917 mètres au pech de Fraysse. Sa végétation est constituée de garrigue, de chênes verts, et de végétation de type méridionale d'altitude.

En 2007 on estime à environ 130 habitants la population de Félines. Ce petit village possède un église Sainte Marie dont le carrelage fleurdelysé est classé au Patrimoine. On trouve aussi sur le Pla de Ferréol un dolmen, et un ancien four à chaux.

Qui aurait pu croire découvrir des lamas dans l’Aude ?

 

C’est un midi dans un petit restaurant, en fin de déjeuner, que nous avons fait la connaissance de M. Gustaf d'origine suédoise, il nous a raconté, qu'il a travaillé pendant 25 ans à San-Francisco en Californie, et qu'il était tombé amoureux des Corbières pour venir y passer sa retraite ……

Au cours de notre conversation, nous avons appris que cette charmante personne possédait cinq lamas qu’il élevait chez lui à FÉLINES-TERMENÈS.

Apprenant que nous avions été au PEROU, nous avons évoqué nos souvenirs et notre rencontre avec les lamas.

Qu'elle ne fut pas notre surprise lorsque M. Gustaf nous proposa de rencontrer ses lamas le jour où nous repasserions à Félines-Termenès.

Après quelques jours, l'occasion se présenta.  J'ai appelé Gustaf qui m'avait donné son numéro de téléphone et il était disponible pour nous emmener faire une balade dans la campagne de Félines en direction de ses prés où sont ses lamas. Sur le chemin, nous avons croisé et discuté avec Joseph 83 ans qui jardinait et qui a le plus beau potager de Félines. Nous longeons un petit ruisseau "la Vignasse" pour ensuite pénétrer dans la végétation dense du sous bois pour franchir une clôture, nous entrons en territoire Lamas ! Gustaf accompagné toujours de ses deux chiens, les appelle, et six lamas approchent curieux de voir de nouvelles têtes, ils étaient à l'ombre car le soleil tape en cette saison.

Cette rencontre fut formidable, ses lamas étaient superbes et bien entretenus. L’amour que leur porte M. Gustaf est attendrissant, voyez ces photos !

C’est un très beau souvenir…..

Nous avons gardé contact avec Gustaf et lui avons communiqué l'adresse du site.

 

Les lamas approchent, Gustaf leur donne des friandises qu'ils adorent

Le lama s'apprivoise très facilement

Gustaf nous fait profiter de ses connaissances du lama

Le lama est originaire d'Amérique du Sud

 

Ici, ils ont de l'espace pour gambader

Ce sont des animaux super gentils

L'oeil en coin l'animal observe, mais ne paraît pas surpris par le bruit du déclencheur de l'appareil photo

Toujours souriant le lama

Le lama est réputé cracheur, mais il ne le fait que s'il sent de l'hostilité.

Ce crachat est constitué de régurgitations gastriques. Mais ne vous inquiétez pas aucun n'a craché sur nous !

Celui fait figure de leader du troupeau

 

 

 

Gustaf leur a donné à tous un petit nom sympa, que j'ai oublié

Le crâne du lama ressemble généralement à celui du chameau

Il a l'oeil vif le bougre, mais il a une tête bien sympathique

 

 

Le lama possède 32 dents

 

Un dernier petit bisou, Gustaf vient les voir deux fois par jour

 

Un petit mot concernant  les déjections de Lama c'est ce qui m'a surpris. Le lama a pour habitude de faire ses selles à un seul endroit, contrairement à la chèvre qui essaime.

Le lama est un animal qui rumine mais n'est pas classé parmi les ruminants.C'est un camélidé domestique.

Le lama est un animal grégaire, il ne supporte pas la solitude

Outre des amis, il lui faut de l'espace (de 3 à 5 lamas / hectare environ)

On peut les approcher sans crainte ils sont aussi curieux que vous

Ils adorent les croquettes

Se sont des aniamus attachants

Il faut savoir qu'un jeune lama s'appelle  : un crias

 

Gustaf nous explique qu'il a essayé de confectionner lui-même des chaussettes avec le poil du lama après l'avoir filé, mais en rigolant il nous dit que ce n'était pas une réussite.

La différence entre le poil et la laine ? Tout simplement la structure. Le poil est creux donc plus léger que la laine (il y a de l'air dedans) mais il est aussi plus chaud. C'est le principe de l'isolation que d'enfermer de l'air. 

Contrairement à la fibre polaire (synthétique), les fibres naturelles (poil de lama et d'alpaga ainsi que la laine de mouton) préservent du froid même mouillées.

Les principales caractéristiques du poil de lama sont la robustesse et la chaleur.

Ils ont un superbe territoire où la végétation est dense au joli nom de Pech Mounaut et Laubric

les prix moyens en France chez un éleveur professionnel varient de 1000 à 3000 Euros pour un mâle et de 2000 à 4000 Euros pour une femelle.

il est important de lui tailler les ongles des pieds aussi souvent que cela est nécessaire.

Il est essentiel de le brosser régulièrement et de le tondre tous les deux ans.

Le lama mange tout comme les chèvres

les amis de Gustaf nous regardent partir

Gustaf sur le chemin du retour vers Félines, nous fit visiter un autre pré un peu plus loin où il a fait ériger une étable tout en bois très confortable pour ses lamas, et chose étonnante Gustaf nous explique, que les lamas sont très propres, ils urinent et font leurs besoins à l'extérieur de l'étable et en général toujours au même endroit.

 

Le long du terrain de Gustaf passe le ruisseau de "la Vignasse" alimentée par une source, l'eau y est limpide


Notre petite balade a duré plus de deux heures, nous remercions encore une fois Gustaf pour son accueil, sa gentillesse et sa disponibilité rien que pour le plaisir de partager sa passion pour les lamas que nous avons appréciée. C'est un très beau souvenir !

 

Vous savez maintenant que j'adore ces vieilles photos ou cartes postales représentant tous ces villages d'autrefois, alors pour ne pas perdre les bonnes habitudes en voici quelques unes de Félines-Termenès très anciennes

Vue d'ensemble de Félines-Termenès en 1905

Félines-Termenès en 1905 Le faubourg Gaillard avec devant le basin du Moulin

Une superbe carte postale de Félines-Termenès Pont sur le Libre en 1910

Le pont sur le Libre en 1905

La D613 traversant Félines-Termenès sur le pont enjambant le "Libre" en 1950

 

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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 01:00

CAUNES-MINERVOIS

Changement de décor, aujourd'hui nous sommes un peu plus au Nord de l'Aude, je vous propose une visite en plein Minervois un belle région viticole d'où émergent d'excellents vins ! C'est aussi cela le charme de l'Aude, c'est la diversité !

Caunes Minervois se situe à 21 km au Nord / Est de Carcassonne et 50 km de Narbonne
Les toits ensoleillés de Caune Minervois
Entre Minervois, Cabardès et Montagne Noire, au nord de Carcassonne commence le Cabardès, qui s'étend jusqu'au pied de la Montagne Noire, début du Massif Central et frontière naturelle entre l'Aude et l'Hérault. Un secteur très riche en sites naturels et villages atypiques. Caunes Minervois est là au pied de la Montagne Noire, autour des vignes, toujours les vignes, quelques oliviers ça et là. Caunes Minervois village de 1500 habitants se situe sur le cours de l'Argent Double, ne vous fiez pas au joli nom on n'y trouve pas d'or dans la région mais du marbre, et pas n'importe quel marbre puisqu'il varie du rouge au vert.
À Caunes Minervois le marbre est partout : sur les monuments jusqu'à l'intérieur des maisons les plus modestes. On le trouve sur le seuil des portes, l'encadrement des fenêtres, le tablier des cheminées. On collectionne les porte-parapluies en marbre dans les vestibules, les vasques dans les séjours. Et depuis des générations, les écoliers sautillent sur le seuil en marbre rose de leur école communale.

Bénitier en marbre de Caunes

Fontaine en marbre magnifique sur la place de la République

Épitaphe de Jean Jaurès gravée sur la fontaine en marbre

Récemment, la commune a inauguré une nouvelle fontaine en marbre rose sur la place de la République. Celle de la place de la Grande fontaine est plus ancienne avec son obélisque en marbre gris et son bassin terni par le temps. Le marbre incarnat de Caunes Minervois a été utilisé généreusement pour décorer l'église romane de l'abbaye bénédictine.

Ce somptueux marbre rouge veiné de blanc est unique.

Louis XIV, Le Roi-Soleil, ne s’y était pas trompé ! Il y voyait le reflet de sa puissance et de sa noblesse, le rouge incarnat symbolisant la puissance, et le blanc, celui de la royauté.
Il annexa même par décret une partie de ces carrières à son usage exclusif : les carrières du Roy.

Elle est devenue la réserve personnelle du Roi Soleil au XVII e siècle.


Sous le règne de Louis XIV, l’ouverture du canal du Midi en 1681, en facilita le transport écologique et rapide ! De canal à mer, et de mer à fleuve pour atteindre Paris.

Des carrières de pierre marbrière à dominante rose, dit marbre du Languedoc, sont exploitées depuis l'antiquité à Caunes Minervois dans l'Aude. Ce marbre aux nombreuses nuances- griotte, vieux rose, blanc, jaune et parfois vert, a séduit les artistes italiens et Louis XVI, au XVIIe siècle. Les plus remarquables monuments royaux et impériaux mirent en valeur le marbre de Caunes.

Les carrières ont ainsi fourni treize colonnes au Grand Trianon à Versailles qui était le palais d'été de Louis XVI, célèbre pour ses façades de marbre rose. En 1862, Charles Garnier utilisa ces marbres pour la décorer l'opéra de Paris. On en trouve également, entre autres, au palais de Chaillot,  les colonnes de l’Arc de Triomphe du Carrousel du Louvre. D'autres palais à Saint-Pétersbourg et Washington témoignent du passé prestigieux de Caunes Minervois. Le marbre de Caunes a séduit au fil des époques les sculpteurs italiens à la recherche de la couleur turquin et les Grands de ce monde.

Une des carrières de marbre de Caunes dont l'exploitation est arrêtée

De nombreuses sculptures de marbre ornent les parcs de Caunes ici le long de l'Argent Double et la rue des Écoles

En juin, l'association "Les Marbrières de Caunes", fête le marbre et la sculpture avec des visites de carrières en calèches, des rencontres avec les artistes et des spectacles.

Les carrières de Caunes doivent leur réputation à l'incarnat de la "Carrière du Roy". Aujourd'hui, le marbre n'est plus mis à nu dans "La Carrière du Roy", classée Monuments historiques. Au bout du sentier qui conduit à la carrière, on découvre une colonne érodée par le temps. Et pour les historiens, elle a autant de valeur que les colonnes rutilantes du Grand Trianon à Versailles.

La rue des Écoles et le petit pont sur l'Argent Double débouchant sur la rue de l'église

 

Caunes attire par son riche patrimoine architectural et historique. Les façades sont ornées de nombreux éléments architecturaux qui datent des XVe et XVIIIe siècles.

Vous trouverez à Caunes de superbes ruelles pavées qui ont du charme comme sur cette photo

Autrefois défendu par un rempart ponctué de portes (disparues), le bourg laisse apparaître bon nombre d’éléments de façades du Moyen Age au XVIIIème siècle dont le remarquable Hôtel d’Alibert. Sur les hauteurs de Caunes, la chapelle Notre Dame du Cros fait l’objet d’une procession annuelle le 8 septembre.

 

Très joli porche qui doit avoir plus de 150 ans !

Rue aux couleurs ocres chatoyantes sous un soleil écrasant

L'ancienne église abbatiale et sa tour-clocher Nord, succédant à une église carolingienne dont subsiste en sous-sol un fragment d'abside

Église abbatiale, son porche et sa tour-clocher Nord

Porche de l'église abbatiale datant du XIII ème siècle

L'intérieur de l'église de Caunes

 

Vitraux de l'église abbatiale de Caunes Minervois

 

 

le marbre rouge orne aussi l'église

Très ancienne croix sculptée dans le grès

Caunes Minervois était un village fortifiés dont les origines remontent au VIII ème siècle, lorsqu'un religieux bénédictin Anian compagnon proche de Saint Benoît d'Aniane y fonda une abbaye en l'année 791. Placée sous la protection de Charlemagne, elle passe au X ème siècle sous la coupe des comtes de Carcassonne puis de Barcelone et ensuite , sous celle des Trencavel jusqu'à la fin du XII ème siècle, époque à laquelle le vicomte renonce aux droits usurpés à l'abbaye. 

Pendant la croisade contre les Albigeois, l’abbé de Caunes reçut plusieurs fois les représentants du pape, venus prêcher l’orthodoxie catholique.

Vers 1226, à Caunes, l'évêque cathare du Carcassés, Pierre Isarn est condamné à mourir sur le bûcher. Un peu plus tard, l'inquisiteur Ferrier est sans doute installé dans l'abbaye pour y mener ses enquêtes sur les hérétiques de la région.

Après une période de prospérité au XIII ème siècle, le monastère connaît une certaine décadence. En 1467, est officialisé le régime de la commende (revenus octroyés par le Roi ou un seigneur). Au début du XVII ème siècle, l'abbé Jean d'Alibert essaie de réformer la vie monastique, sans grand succès. Ce sont les Mauristes, à partir de 1663 qui vont redonner à l'abbaye un certain éclat, un nouveau cloître, la construction de vastes bâtiments et un riche mobilier en marbre illustre cette période. A la Révolution l'ensemble est vendu, l'église devint paroissiale.

Caunes Minervois possède encore les quelques vestiges laissés après le passage ravageur du duc de Joyeuse, chef de la ligue du Languedoc, dont la très belle abbatiale Saint Pierre et Saint Paul, ainsi qu'un remarquable centre ancien.

 

L'abbaye bénédictine Saint-Pierre-et-Saint-Paul :

L’abbaye de Caunes-Minervois présente toutes les périodes d’architecture. C’est là que réside une grande partie de son originalité.

L'abbatiale a conservé son chevet fleuron du premier art roman méridional du XI ème siècle très réputée. Le transept du XII ème siècle est clos au Nord et au Sud par deux tours clochers, ses deux tours absidioles sont disposées de part et d'autre du choeur. Quelques chapiteaux du monastère carolingien ont été remployés dans le clocher Nord. Un porche élevé au XII ème siècle, sur la façade Nord, réutilise aussi des chapiteaux du XII ème siècle. La nef, comprenant sept travées, est flanquée de chapelles latérales principalement décorées avec ce marbre de Caunes, elle offre le schéma du gothique méridional aux travées matérialisées par des arcs diaphragmes. Reconstruite au XIVème siècle, elle a été voûtée en briques en 1770. Elle est éclairée par de grandes baies gothiques percées au sud. L’abside est ornée de vitraux et de stalles en bois du XVIIIème siècle. Un retable de marbre est consacré aux martyrs de Caunes.
Le
cloître actuel a été érigé par la Congrégation de Saint-Maur sur les souches d’un cloître médiéval. Ses galeries se caractérisent par une grande sobriété.
Le cloître unit l'église au vaste bâtiment conventuel de la fin du XVII ème siècle. Au Nord-Ouest de l'abbaye s'élève l'ancien logis abbatial dû à Jean d'alibert.

Au sud du Cloître, on édifia à partir de 1696, le principal corps des bâtiments conventuels. Il comprenait au rez-de-chaussée, la cuisine et le réfectoire tandis que les cellules monacales étaient réparties sur les niveaux supérieurs. Aujourd’hui, l’édifice abrite trois expositions permanentes et des salles d’expositions temporaires.
Caunes-Minervois est aussi la seule abbaye du Pays Cathare à posséder une
crypte ouverte au public, recevant les vestiges de la première église carolingienne.

L’abbaye fut aliénée en 1791, à l’exception de l’église qui devint propriété communale. L’église fut classée Monument Historique en 1916, les bâtiments de l’abbaye en 1948.


 

Galeries du cloître mauriste et cour intérieure

accès à l'étage, vue sur le jardin intérieur du cloître

 

 

Tour clocher de l'ancienne abbaye, jardin intérieur du cloître et à droite l'église abbatiale

Façade méridionale de l'ancienne abbatiale

Chevet et tours-clochers de l'ancienne abbaye coté Nord

 

Tour clocher Est et à droite le chevet. Dans la cour située au pied du chevet et des tours, des spectacles musicaux sont données pendant la période estivale

Une autre vue d'ensemble du chevet et des tours-clochers datant du XII ème siècle

Gros plan sur un chapiteau du chevet de l'ancienne abbatiale

très belle rénovation du chevet et l'ensemble architectural

Une dernière photo du chevet et des deux tours de l'abbaye sous un soleil radieux

Vous trouverez dans l'abbaye divers éléments de pierres gravées comme ici cette croix pattée.

La croix pattée en héraldique a été utilisée par les Chevaliers Teutoniques, celle-ci ressemble à la croix de l'ordre du temple

 

Superbe Croix Cathare datant du Moyen-âge

Bas relief retrouvé lors de fouille dans l'abbaye

pierre armoriée en grès en réemploi sous le maître Autel de l'abbaye, blason inconnu, avis aux connaisseurs

Élément lapidaire calcaire représentant le Christ et les quatre évangélistes, style Roman, découverte fortuite lors de fouille

Chaise percée qu'utilisaient les moines dans l'abbaye

 

Magnifique masque de Bacchus le dieu de la vigne et du vin en marbre de Caunes Minervois


LE ROSÉ PAMPLEMOUSSE Place de la République à Caune Minervois :

Nos amis Anne-Marie et Bernard nous ont fait goûter un soir à l’apéritif  "du rosé  pamplemousse".

Quelle découverte ! ce vin est délicieux, léger et apporte de la fraîcheur.

Lors de l’une de nos escapades, nous nous sommes arrêtés à CAUNES MINERVOIS. Absorbé par mes prises de photos, mon épouse (attirée par sa curiosité) découvrit une publicité à l’entrée d’une maison sur le "rosé pamplemousse".

Place de la République juste après la fontaine de marbre, à droite sous le panneau, dégustation de bons vins dont le fameux rosé pamplemousse


Surprise par l’appel d’une "charmante  vieille dame" sortant de l’ombre, elle se laissa entraîner par cette dernière afin de déguster son fameux rosé ….

Bien entendu, je la rejoignis et ensemble nous avons pu apprécier la qualité du vin qu’elle nous proposait.

En nous racontant son histoire et constatant l’admiration qu’elle portait à son petit-fils (celui par qui le rosé  pamplemousse est né), nous nous sommes laissés emporter dans le passé….

Mamie est fière de son petit-fils vigneron

Bien qu’elle ne fût pas favorable à ce qu’on la prenne en photo, elle s’est laissé faire ne pouvant résister à la demande de mon épouse.

Nous avons passé un très bon moment auprès d’elle et avons apprécié ce village.

Nous avons acheté un peu de rosé pamplemousse et aussi une autre spécialité du petit-fils "du vin aux mûres".

Si vous passez dans ce coin, n’hésitez pas. Arrêtez-vous et appréciez ….

Vous trouverez ci-après quelques photos et les coordonnées de ce vigneron, qui par l’intermédiaire de sa grand-mère, nous a séduit.

Si nous avons l’occasion de repasser par là, c’est avec plaisir que nous nous rendrons chez "notre charmante vieille dame".

voici les coordonnées de ce vigneron

cette charmante Dame nous a réservé un accueil très chaleureux

Voici un brancard (il me semble que l'on appelle cette pièce comme cela) petit souvenir du dernier cheval du mari de la Dame que vous pouvez voir en photo à gauche, elle se fera un plaisir de vous raconter une tranche de vie bien remplie

Dans la réserve de vin, au mur il y avait ce vieux cliché des années 1905 que j'ai pris en photo, et qui représente la place de la République (autrefois elle s'appellait Place Folistes) avec ses énormes platanes que vous pouvez encore admirer aujourd'hui, voir les photos ci-dessous, en comparant vous avez l'impression que le temps c'est immobilisé

Place de la République ombragée par cet après midi de juillet très ensoleillé

Les énormes platanes plus que centenaire de la place de la République avec la fontaine de marbre

La place de la République et la rue des Écoles à droite avec le petit pont sur l'Argent Double

  La place de la République à la nuit tombée, les cigales ne chantent plus

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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 01:00
REPORTAGE PHOTOS SIGNÉ : ANNE-MARIE KIRCHSTETTER de BELCAIRE

L'association "LOU CALEL" a organisé la fête de la moissons première édition à ESPEZEL le 15 août 2009. Le village d'Espezel a pris pendant toute une journée les couleurs de la vie d'antan ... En effet il s'agit de reconstituer les moissons à l'ancienne avec du matériel des années 1950 / 60. La dernière fois qu'une telle fête fut organisée sur le plateau de Sault, c'était en août 1988 à Roquefeuil. Mais la nostalgie reprend le dessus à un moment ou à un autre, l'association a décidé de remettre cette fête au goût du jour ! Et elle a bien fait puisque plus de 3000 visiteurs sont venus admirer tous ces engins agricoles d'une autre époque ainsi que le savoir faire de nos aïeux.
Grâce à l'association, Espezel c'est offert un sacré retour vers le passé, événement de l'été sur le plateau de Sault, qu'il faut perpétuer ! Faites le savoir autour de vous !!
Anne-Marie écrit : "Émotion, c'est comme dans un film d'époque, les différentes activités d'antan sont remises en marche sur le plateau de Sault, cela rappel des tas de souvenirs d'enfant".

Et pour cette occasion, qu'il aurait été dommage de manquer, mon amie Anne-Marie Kirschetter était sur place toute la journée pour assister aux diverses animations. Anne-Marie a joué au reporter et elle a pris de nombreuses photos,  je me propose de vous en montrer 64. Anne-Marie a joint quelques précisions aussi sur les prises de vue.
Je remercie tout particulièrement Anne-Marie qui fait bouger les choses tout comme Liliane Malet, "Gens de Belcaire" et qui participent à la réalisation de ce site internet à leur façon pour en faire profiter le plus grand nombre et surtout pour faire connaître leur région, votre région !
Début du reportage photo d'Anne-Marie, matinée du 15 août 2009 :

Voici pour ceux qui ne savent pas encore où se situe ESPEZEL un extrait de carte, pour vous y rendre l'aéroport international le plus proche c'est TOULOUSE BLAGNAC
10h30 arrivée à Espezel. La batteuse est prête pour entrer en action dans l'après midi
La batteuse a été installée aux abords de la place d'Espezel
10h40 Anne-Marie est arrivée juste à temps pour le défilé des tracteurs anciens toutes marques, d'une autre époque
Des artisants ont installé leurs stands et ils vous proposent de vous faire découvrir des bons produits du terroir
De nombreux tracteurs anciens, environ une vingtaine, c'est un bon début. Ils sont venus s'aligner le long de l'avenue pour le plus grand plaisir du public venu nombreux en ce 15 août 2009 très ensoleillé
On a ressorti la cariole d'époque
Un couple d'anglais du plateau de Sault habitant Belcaire, la femme a revêtu une tenue d'époque pour cette grande occasion
  
La très jolie fontaine d'Espezel et son lavoir
10h45 Les lavandières au lavoir, démonstration du lavage du linge aux siècles passés, mesdames la machine à laver n'est-elle pas une belle invention !
On indique à Anne-Marie que des choses intéressantes se passent dans le champs de blé, là-bas un attroupement ...
Le blé a été fauché, les gerbes sont prêtes. Elles seront chargées sur des charettes en bois toujours d'époque et seront traitées par la batteuse dans l'après-midi
Les moissonneurs se mettent à l'ouvrage, fauchage et liage des gerbes de blé est effectués par la machine
Démonstration du fauchage du blé avec un faucheuse lieuse tractée par un tracteur
La faucheuse a fait le tour et revient vers nous
De nombreux curieux et passionnés ont fait le déplacement pour admirer les moissonneurs en action, "ça sent la bonne époque" dira un ancien "où il y avait du boulot pour tous, dans l'agriculture ... avec cette mécanisation voilà le résultat"
La faucheuse lieuse automatique de gerbes
La faucheuse va être décrochée du tracteur pour vous montrer une autre démonstration
très jolie vue sur la campagne autour d'Espezel où il fait bon vivre, comme sur tout le plateau de Sault d'ailleurs
L'autre démonstration, la faucheuse en action, mais cette fois ci, tractée par des boeufs comme cela se faisait avant l'arrivée des premiers tracteurs
Il faut une main de maître et un savoir faire pour guider les bêtes et la faucheuse
ça y est, c'est partie pour un fauchage à l'ancienne parfait
l'attelage arrive, les spectateurs suivent le labeur avec intérêt
La progression est efficace et cela ne pollue pas monsieur Jean-Louis Borloo !
Les gerbes de blé s'empilent sur le côté, il n'y a plus qu'à effectuer le ramassage pour les emmener à la batteuse

Les animaux sont dociles mais pour un attelage de quatre boeufs, deux moissonneurs ce n'est pas de trop pour la manoeuvre
Malgré le manque d'habitude nos moissonneurs ont parfaitement réussie leur récolte de blé
Les spectateurs venus très nombreux regardent de près et découvrent pour la plupart le moissonnage d'antan
Les gerbes de blé sont chargées sur la charette en route pour le battage !
Des danses sont exécutées sur la place d'Espezel par le groupe folklorique "Les tradadous"
12h15 il fait chaud, les musiciens se sont mis à l'ombre pendant que  "Les Tradadous" exécute une danse folklorique
Un retardataire, mais non ! il ouvre la marche, c'est le retour des champs, les tracteurs et les charriots de blé suivent
Ah ! les voilà
Le blé sera travaillé dans l'après-midi sur la place d'Espezel
12h20 Anne-Marie fait la rencontre d'un personnage typique du plateau de Sault habillé selon la tradition ancestrale
Les dernières charrettes bien chargées de blé arrivent sur la place d'Espezel pour le battage

Pose repas pour Anne-Marie, peu avant 13h00 tout le monde prend place pour le repas servi à la salle de fêtes (prix : 16 €)
La suite du reportage photo d'Anne-Marie, l'après-midi du 15 août 2009 :

15h30 attroupement autour de la batteuse sur la place d'Espezel
La batteuse est en action grâce à la courroie reliée au tracteur qui assure sa rotation
Avec les photos d'Anne-Marie j'ai réalisé ce panorama de l'ensemble batteuse et sa presse située à l'arrière d'où sortent les bottes de paille
Les gerbes de blé fauché le matin sont dévorées par la machine
la batteuse avale les gerbes de blé, d'un coté sort les grains de blé et vers l'arrière la paille transformée en bottes ou ballots pour nourrir le bétail
Une batteuse en action c'est impressionnant avec ces énormes courroies qui causaient de nombreux accidents à l'époque. Il ne fallait pas trop tourner autour et rester à bonne distance. Ces machines sont apparues sur le plateau de Sault dans les années 1930 et utilisées jusque dans les années 1960
ici c'est un manège à boeufs en action, c'est une machine à battre qui fut utilisé de 1875 à 1930,les animaux font tourner les hélices qui sont raccordées à la machine au centre et par un système de transmission, le mouvement de rotation des bêtes, fait tourner un axe qui est une bielle très longue, que vous apercevez au ras du sol. Cet axe faisant lui-même tourner une autre machine qui bat le blé
ici au milieu de l'axe ou la tige métallique qui est au ras du sol, on aperçoit un cardan qui permet de changer la direction de l'axe vers la machine à battre. Avec 3 personnes et une paire de vaches on pouvait battre à l'époque, jusqu'à cent gerbes à l'heure
La voici la machine à battre le blé on introduit les gerbes de blé d'un coté de cette mini batteuse
Le spectacle est garantie, il faut dire que c'est le genre d'engin que plus personne ne connaît ou n'a vu
Ces vielles machines ont un succès fou
La foule est venue en masse, assister à cette démonstration qui a eu un énorme succès comme vous pouvez le voir sur cette photo

je n'ai pas toutes les explications de la chaîne de production, mais visiblement la paille est introduite dans le cylindre à gauche pour, je présume, confectionner des bottes de paille. Si je me trompe vous m'expliquerez tout cela, en me laissant un commentaire en cliquant en bas juste après l'article c'est tout simple
Sur cette photo vous apercevez très bien l'axe faisant tourner la machine à battre le blé
Le spectacle est garantie par l'originalité de cette surprenante mise en oeuvre de cette force motrice
Tout le monde prend plaisir à montrer le fonctionnement et l'utilisation de ces vieilles machines insolites
Le blé est introduit dans cette autre machine manuelle que l'on appelle le Ventadou, elle trie le blé de ses impuretés, il faut enlever la "balle" qui est l'enveloppe qui protège le grain de blé
il fallait être ingénieux à l'époque pour trouver ce système que je trouve très original et surprenant
 
A quoi peut bien servir cette énorme lessiveuse ? c'est à mon avis un trieur à céréales. Vous connaissez son nom ? envoyez moi un commentaire
Le fameux Ventadou ou le ventilateur à grains qui permet de séparer l'enveloppe appelé balle du grain de blé, il me semble que l'on nomme aussi ces machines astucieuses Tarares. Elles ont été utilisées jusque dans les années 1980
Si vous connaissez le nom de cette machine, envoyez moi un message
Un autre Ventadou manuel
La forge est allumée des objets et outils sont confectionnés toute la journée, pas de chance le forgeron était parti faire une pose
Ici un tracteur Porsche Junior standard 217 des années 1962
Des charrues, des machines agricoles sont exposées auprès d'une bonne vingtaine de vieux tracteurs que vous voyez ici
C'est l'occasion aux enfants de jouer à l'agriculteur qui sait des vocations peuvent naître ainsi
il n'est pas fière le jeune homme !
Un tracteur Mac Cormick Farmall des années 1955
De superbes machines en état de marche
Tracteur Mac Cormick Farmall FCN de 1953

Tracteur Carter
16h30 Anne-Marie va nous laisser avec ce dernier tracteur


Monsieur Francis SAVY,  Président de la communauté de communes du Pays de Sault a expliqué :

" Nous soutenons cette action car elle rappelle une activité rurale essentielle à l'économie du plateau : l'élevage. Les blés servent à l'alimentation des animaux et à la paille à faire des litières. Il s'agit d'une manifestation identitaire qui concerne l'ensemble des habitants. En outre il est important de rappeler aux jeunes la pénibilité du travail aujourd'hui facilité par les nouvelles machines. Le sujet concerne toutes les générations"

Les organisateurs avaient revêtu des costumes d'époque pour vous mettre dans l'ambiance.
Beaucoup d'animations ont eu lieu autour de cette fête des moissons réussie, exposition de miniatures, exposition de photos anciennes à la salle des fêtes sur des scènes de vie d'autrefois et métiers d'antan, ferme avicole et pêche à la truite dans le parc du Calcat et beaucoup d'autres exposants ont répondu présent. Ce fut l'occasion de montrer une exposition de vielles voitures restaurées. Un vannier a fait découvrir sa passion et proposa à la vente ses objets issus de ses mains habiles sans oublier le rempailleur de chaise, ... des métiers d'antan.
Pour cette journée splendide très intéressante, l'association "Lou Calel" a fait participé tous les commerçants et artisans d'Espezel.
Une vente de tee-shirts "fête des moissons", confectionnés par un membre de l'association a été vendu en souvenir de ce 15 août mémorable, historique pour cette petite commune du Pays de Sault. Zut ! je n'ai pas eu mon tee-shirt souvenir !!

Tous mes remerciements à Anne-Marie pour toutes ces photos qui permettent de faire connaître la "fête des moissons" à ESPEZEL au monde entier, ne soyons pas modeste, avec internet c'est possible !

Merci à cette association "Lou Calel" qui a son siège social au 9 impasse Rocate, 11340 Espezel.
Elle organise des manifestations culturelles, de loisirs et d'animations.

A l'année prochaine !!

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Un superbe reportage peut en cacher un autre !
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L'aventure continue ... avec vous
Par Anne-Marie KIRCHSTETTER / Jean-Pierre LAGACHE
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 01:00

On appellera cette rando "LE MAQUIS DE PICAUSSEL" on aurait pu aussi l'appeler le "Sentier de la Liberté"

 

Avec mon chroniqueur et ami "Gens de Belcaire", nous allons vous proposer une rando un peu particulière dans un secteur du Pays de Sault toujours aussi splendide, mais en cet endroit se sont déroulés des événements tragiques pendant la seconde guerre mondiale sous l'occupation allemande. Ces événements font désormais parties de l'histoire de notre pays.

J'ai longuement hésité à vous narrez les faits qui ont traumatisés une région, des villages et que tous leurs habitants connaissent. Je voulais me contenter de vous donner des indications sur l'itinéraire de cette rando, mais il est difficile de ne pas évoquer ces drames qu'ont vécus ces hommes entrés dans la résistance pour défendre une cause juste au péril de leur vie. C'est sans amertume que je rappellerai ici ces tragédies historiques. L'homme a tendance à vite oublier et il est sans cesse nécessaire de remémorer le passé, dans l'espoir que ce genre de désastre ne se renouvelle plus. J'en dirai quelques mots après vous avoir décrit l'itinéraire.

Pour vous situer BELVIS sur la D613 pile poil entre Quillan et Belcaire, disons 18 minutes de Quillan et 12 minutes de Belcaire, vous êtes au coeur du Pays de Sault


Revenons à notre rando et à son itinéraire que voici en détail

 

Ce circuit est une boucle qui fait 10 km relativement facile. Il faut cinq heures pour le parcourir, et il n'y a pas de difficulté particulière

Ce sentier qui démarre du village de Belvis vous entraînera, à travers la forêt de Picaussel sur les traces des résistants de la dernière guerre, ne perdait pas de vue qu'en 1940-45 la végétation était moins dense qu'aujourd'hui, mais c'est ici que se réfugièrent ces soldats de l'ombre pour lutter contre l'occupant. Lors de votre balade vous pourrez également découvrir l'impressionnant gouffre (barrenc) de Picaussel qui vous permettra de voir une formation caractéristique des sous-sols calcaires du Pays de Sault pour ceux que la géologie intéresse.

Le sentier débute au centre du village, au niveau du croisement de la route de la Malayrède (D1). Prendre 50 mètres de la petite rue montante sur votre droite. Prendre deux fois à gauche, puis à droite. Ensuite suivre cette direction sur 1 km.

Au départ d'une montée, à l'angle d'une forêt de pins, tourner à droite et suivre le bord gauche du pré. Suivre le balisage jaune sur ce chemin. Tout en bas vous arrivez dans une prairie, un large chemin prend sur la gauche. Le suivre jusqu'à un embranchement descendant sur la gauche, à prendre. Une centaine de mètres plus bas, suivre le balisage sur la droite puis 10 mètres plus loin de nouveau à droite dans un bois. Vous allez, trouver bientôt, l'ancien chemin de la Véménière (repère n°1) qui vous conduit jusqu'à l'embranchement de la route forestière de Picaussel (repère n°2). Continuer tout droit et sur la route forestière de gauche.

A environ 800 mètres de là, dans un bois, prendre un chemin sur la gauche, puis à 30 mètres sur la droite et à 100 mètres sur la gauche et de suite à droite. Suivre ce chemin jusqu'à l'embranchement (repère n°3) avec le sentier du Mémorial du Maquis de Picaussel (repère n°4) (flèche verte dans un rectangle jaune) et le suivre sur la gauche. Arrivé sur la Route des Sapins, suivre vers la droite. Au croisement du refuge du maquis (repère n°5), prendre la route à gauche dans la direction du "Barrenc de Picaussel" (repère n°6). Une fois passé le belvédère (repère n°7), poursuivre jusqu'au croisement où vous trouverez sur un chemin en contre bas à gauche le panneau de direction D5 (repère n°8). Suivre ce sentier qui vous conduira à la "Fontblanche" puis de là à Belvis.

 

Voici l'itinéraire avec la liste des points de repères sur la carte IGN :

1- ancien chemin de la Véménière

2- route forestière de Picaussel et la stèle du maquis

3- embranchement avec le sentier du Mémorial du maquis de Picaussel

4- le Mémorial du maquis de Picaussel

5- route des sapins - aire de pique-nique

6- barrenc de Picaussel (gouffre)

7- belvédère offrant un point de vue, altitude 1000 m

8- repère D5, panneau d'indication


Le village de Belvis avec ses 170 habitants tel qu'on le voit de la D613, j'adore ce village paisible niché au pied du "Roc del Castel" ancien site castral, à l'écart de la circulation automobile, le coin est splendide ! Ce petit village, au coucher du soleil, comme au lever, reflète la douceur de vivre sur la plateau de Sault.

Je cherchais comment exprimer mon attirance pour cette région, j'ai trouvé, je ressens en ces lieux une certaine plénitude, le Pays de Sault sauvage respire la liberté, la tranquillité, oui, c'est ça !

J'ai encore eu cette sensation cette année en me rendant à Belcaire le 17 juillet 2009.

Je connais une personne qui habite Belcaire et qui passe par là, matin et soir pour ce rendre à son travail, fait-elle encore attention !

Ce village est toujours beau, malgré l'absence des bovins qui ont quittés le village, on ne stocke plus le foin et la paille autour des maisons, il ne reste plus beaucoup de "feradjals", jardins entourés de murets ou de clôtures de bois. Attention à la construction de hangars aux alentours , pas toujours bien intégrés dans le paysage !! C'est dommage, élus, soyez vigilant !

Voici une vue rapprochée de Belvis prise en mars 2009

La rue principale du village de Belvis

 

- Le Barrenc de Picaussel d'une profondeur de 140 mètres, cette cavité a été explorée pour la première fois le 4 septembre 1938 par les membres du spéléo-club de l'Aude. L'entrée a été aménagée par l'office National des forêts qui y a installé des panneaux explicatifs.


Je vous propose une liste de "Barrencs" =  Gouffres, proches de Belcaire :

- Barrenc  du  Barbu  - Roquefeuil  :  -120 m

- Aven de la Lucarne - Belvis  :  -105 m

- Barrenc de la Tira de la Lauza - Puivert :  -128 m

- Barrenc des  Chandeliers  n° 3 - Puivert :  -121 m

- Puig del Tilh- Trou du Vent du Blau : Puivert  :  -110 m

- Barrenc du  Sarrat des Loups -  Puivert  : -103 m

- Barrenc de l'Ourtiset - Campagna de Sault :  -111 m


Un vue aérienne de Belvis datant de mars 2009

Photo prise côté Est de Belvis

Belvis et son côté paisible cela se ressent sur cette photo

                 

Si vous vous perdez dans ce secteur vous n'avez pas d'excuse !!

La cheminée du refuge du Maquis (repère 5 sur le plan)

La stèle du Maquis de Picaussel

Vous voyez que ce lieu parfaitement délimité, est très important dans l'histoire du Pays de Sault, vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite ...

LA RÉSISTANCE SOUS L'OCCUPATION ALLEMANDE

 

Dès l'armistice de 1940, les mouvements de résistance recueillent quelques sympathies dans le département de l'Aude. Quand celui-ci est occupé, à l'instar de l'ensemble de la zone sud (11 novembre 1942), des maquis importants se forment dans la Montagne Noire (avec un corps franc), dans le Minervois, dans le sud du département (Escouloubre, Picaussel). Des chaînes d'évasion sont établies en direction de l'Espagne et des embarquements clandestins sont pratiqués sur les côtes Narbonnaises. La répression allemande se montre vigoureuse, surtout à la fin de l'Occupation avec l'exécution de nombreux résistants. L'Aude sera libérée en août 1944.

 

Organisation de la résistance en Quercob

 

Début 1943, Lucien Maury fut chargé d'organiser la résistance en Quercob. Ce n'est qu'en mai 1944 que la maquis de Picaussel viendra occuper la forêt de Sault. La résistance était composé de 8 sections de 35 à 40 hommes qui étaient répartis à différents endroits de la forêt, logeant dans des cabanes de bergers, ces 8 sections étaient chapeautées par un poste de commandement. Ce réseau de résistance de Picaussel était ravitaillé en matériel par parachutages. C'est du 6 au 8 août 1944 qu'une attaque virulente des allemands eu lieu, la puissance de force était incomparable, 1500 à 2000 hommes prirent part aux combats. L'ordre d'évacuer le secteur fut donné dans la nuit du 7 au 8 août 1944, 150 maquisards gagnèrent Quérigut.

 

Terrain de parachutage, la naissance du maquis de Picaussel


En mars 1943, quatre jeunes gens arrivent les premiers sur les lieux d'une opération de largage commise par erreur sur les hauteurs de Lescale. Ils ont vu des parachutes accrochés en haut des sapins, ils récupèrent du matériel et le camoufle avant l'arrivée des allemands et disparaissent dans la forêt. Le colonel Maury alors instituteur à Lescale impulse le mouvement de résistance. Ainsi naît ce qui deviendra plus tard le maquis de Picaussel. Ces armes parachutées vont en effet permettre les premières séances d'instruction. Début janvier, les terrains les terrains de Picaussel situés sur la commune de Belvis, jouxtant celle de Puivert sont homologués terrain de parachutage. Le 12 avril 1944, parachutage d'une mission du BCRA d'Alger composée de 4 hommes (un chef et trois opérateurs radio dont un restera au maquis jusqu'à la libération), tout ce monde est hébergé par les habitants de Lescale. L'assassinat d'Emmanuel Peyrade et l'arrestation de son fils Adrien au hameau Camp de Marcel par la Gestapo rend la présence des maquisards dont certains sont recherchés. La Gestapo deux jours plus tard, fait une descente sur les lieux sans résultat car les hommes se cachèrent dans la grotte située à 800 mètres de là. Cette grotte devint le premier P.C, clandestin, du Maquis. Le 6 juin 1944, installation du camp de Picaussel, les premiers maquisards logèrent dans des granges prêtées par des habitants de Lescale. Deux mois plus tard, le 6 août 1944, attaque du Maquis de Picaussel par un important détachement de la 11ème panzer allemande. Après 48 heures de combat, le chef du Maquis et son adjoint décident de décrocher. Dans la nuit du 7 au 8 août 1944, le maquis, maintenant fort de 350 hommes se replie sur Rodome puis Quérigut en Ariège pour continuer la lutte. Le 8 août 1944 au matin, l'ennemi pénètre dans le camp vide, saccage et brûle toutes les installations y compris les granges.

Le mémorial du maquis de Picaussel ouvert au public (repère n°4 sur le plan)

L'intérieur du mémorial avec de nombreuses plaquettes et panneaux d'information sur cette période

Croquis montrant l'emplacement et le mouvement des forces en présence lors de l'attaque des nazis les 6,7 et 8 août 1944 sur le maquis de Picaussel

Le 9 août 1944, Lescale, vidé brutalement de ses habitants, est incendié par les troupes nazies.

Dans la partie haute du hameau, autour de l'église, se trouve encore l'emplacement de ce vieux village détruit le 9 août 1944, en représailles contre les résistants du maquis de Picaussel retranchés dans la forêt voisine. Une plaque commémorative a été inaugurée à Lescale le 1er août 1999 en souvenir de cet événement dramatique pour le village et ses habitants.

 

De mars à août 1944, 10 avions ont parachuté sur ce terrain plusieurs tonnes de matériel de guerre.

Situé sur la commune de Belvis ce terrain se présentait sous la forme d'une bande de terres cultivées limitées à l'ouest par la route départemental n°120 et sur les 3 autres côtés par des hauteurs boisées. Ces terres appartenaient aux habitants de l'Escale hameau de Puivert.

A cause de l'éloignement du village les propriétaires avaient construit des "Bordes" sortes de granges pour les animaux, utilisées au moment des travaux des champs et servaient à mettre les récoltes à l'abri en attendant leurs transport vers le village. Lors de la création du camp de Picaussel, le 6 juin 1944, ces bordes furent occupées par les premiers maquisards. Elles furent incendiées et détruites par les troupes nazies après l'attaque du camp et les combats des 6 et 7 août 1944.

Après la Libération ces bâtiments ne furent pas reconstruits. Petit à petit les cultures furent abandonnées et remplacées par des plantations de sapins et d'épicéas, et c'est ainsi que l'on est arrivé au paysage actuel : une vaste forêt de résineux au sein de laquelle apparaissent me Mémorial et l'allée gazonnée qui y conduit. Ce site est protégé et perdure.

 

Cette histoire glorieuse, est expliquée au Mémorial qui a été construit sur les ruines d'un bâtiment ayant servi de poste de commandement du Maquis. Le visiteur y découvre les événements qui s'y sont déroulés lors de la seconde guerre mondiale ainsi que diverses plaquettes d'information sur les résistants.


LES PERTES DU MAQUIS DE PICAUSSEL entre juillet et août 1944

 

LISTES DES MORTS LORS DE L'ATTAQUE DES ALLEMANDS A PICAUSSEL

 

Nom                                            Grade                 Date

 

BAUDRY Justin                        sergent            26.7.1944

BERTHIER Jean                      caporal            26.7.1944

CALMET Baptiste                    2ème classe     21.7.1944

CARBOU Jean                         sergent             06.8.1944

DUHAMEL Roger                   caporal            26.7.1944

FLOCHET Espérance              sergent            21.7.1944

LEBRET Joseph                      sergent             06.8.1944

MALAYRACH François         adj-chef            26.7.1944

PAPON Albert                          2ème classe       26.7.1944

VIDAL Paul                              2ème classe       07.8.1944

 

LISTES DES BLESSÉS LORS DE L'ATTAQUE DES ALLEMANDS A PICAUSSEL

 

Nom                                         Grade                  Date

 

ALEX                                      2ème classe         20.7.1944

ARRECOT Joseph                 2ème classe        20.7.1944

BLANC Lambert                    2ème classe        25.7.1944

BAILLY                                  2ème classe        06.8.1944

CAPDEVILA Maurice           lieutenant          06.8.1944

CASSAN Charles                   2ème classe        06.8.1944

CASTIGNOL André              2ème classe        25.7.1944

CHAVAGNE Lucien              sergent              20.7.1944

EDOUARD (l'autrichien)       2ème classe        20.7.1944

FOUCART Adhémar              caporal              06.8.1944

FOURNIER Pierre                 2ème classe        20.7.1944

FOLCHET Lucien                  2ème classe        20.7.1944

GARROS Pierre                    2ème classe        25.7.1944

GARROS Fernand                 2ème classe        25.7.1944

GIBELIN Albert                    2ème classe        25.7.1944

LAFORET Pierre                   2ème classe        25.7.1944

LAFFOND Roger                  2ème classe        20.7.1944

MARIN Septime                    2ème classe        20.7.1944

MOULARD                           2ème classe        07.8.1944

PRADIER Marcel                 2ème classe        25.7.1944

ROUSTAN Lucien                 2ème classe        25.7.1944

RAOUX Roger                      adj-chef              25.7.1944

SIMON Pierre                       serg-chef           25.7.1944

TICHADOU Marcel              2ème classe        06.8.1944

ZONNA Guy                          2ème classe        25.7.1944

 

 Si vous passez sur la petite route D120 qui passe près du petit village de LESCALE, arrêtez vous, de là vous apercevez le hameau de La Malayrède (flèche bleu) avec le pic du Bac 1168 m en arrière plan. Sur le côté de la voûte du tunnel il y a une plaque commémorative (flêche rouge) cette plaque vous l'avez en photo ci-dessous


"Gens de Belcaire" a réalisé un zoom sur le hameau de La Malayrède au pied du pic du Bac 1168 m, ce hameau se trouve dans un cul de sac, pour le côté paisible vous ne pouvez pas être mieux servi, le sentier de randonnée que l'on vous propose passe non loin de là.

Arrive t'on à La Malayrède par hasard ! car comme dit l'expression : c'est le trou du cul du monde ! un hameau perdu dans sa solitude. On y respire d'autant mieux la Liberté.

Un panorama intéressant vous montrant le plateau de Sault sous la neige permettant de pratiquer le ski de fond en hiver


LE VILLAGE DE LESCALE INCENDIÉ EN REPRÉSAILLE

Les documents et renseignements qui vont suivre concernant l'incendie et la reconstruction du village de Lescale nous ont été communiqués par :
l'associaton "Les Amis de Lescale"
6 avenue de Puivert
LESALE
11230 PUIVERT

site internet : http://pagesperso-orange.fr/hograin/association/association.htm

Je les en remercie. 

Les photos couleurs sont de "Gens de belcaire"


Témoignages :


"Le dimanche 6 août 1944, jour de la fête au village de Lescale, deux maquisards furent tués et deux autres blessés à un kilomètre du village sur la route qui monte vers le tunnel.

Le lendemain 7 août, tout un détachement allemand arriva au village. Ils se promenèrent armés dans le village, pillèrent des maisons. Soudain, un échange de tirs eut lieu entre les canons allemands et les mitrailleuses des maquisards.

Le 8 août ils attaquèrent et détruisirent les installations du maquis qu'ils trouvèrent désertes, le maquis s'étend replié dans la nuit sur Quérigut.

Le mercredi 9 août 1944 le village de Lescale fut totalement incendié en représailles !

A l'aube les autorités occupantes nous intiment l'ordre de quitter nos maisons et le village. Nous partîmes en hâte à travers les champs et les bois pour nous réfugier au flan de la montagne où impuissants nous assistâmes à l'incendie de notre village. Moi, je garde de cette douloureuse journée, une grande peur, nous avions pris les bêtes et nous nous sommes enfuis dans un pré, à peu prés à deux kilomètre, où nous avons passé la journée ensembles.

Quand le mercredi 9 août, les envahisseurs incendièrent le village, nous étions dans un bois et chacun voyait flamber sa maison au fur et à mesure. Nous les enfants nous étions conscients du drame, mais les parents pensaient au lendemain, sans foyer, sans linge, sans nourriture. Les bêtes s'étaient échappées, nous entendions les bœufs meugler, les poules épouvantées s'enfuyaient. C'était la désolation.

Plus tard nous sommes revenus voir les ruines toutes fumantes et chacun essayait mais en vain de récupérer quelque chose.

 

L'après …. un relogement dans des construction précaires en attendant la reconstruction du village qui tarda à sortir de terre, 4 années se sont écoulées après le drame : "c'était la misère, il y avait des punaises qui sortaient des planches, la puanteur. Il n'y avait pas d'écoulement vers l'extérieur de la maison et les planches au coin de l'évier étaient pourries. Le désespoir avait arrêté la vie de certains. Malgré tout un bébé a vu le jour dans cette insalubrité. Gilbert est né en février 1948. Le froid de l'hiver était dur, mais la chaleur de l'été c'était pire. Gilbert est tombé malade, dysenterie. Vu les problèmes nous avons demandé que soit aménagée une pièce dans la maison en construction pour pouvoir installer notre enfant."

La reconstruction du village de LESCALE la première pierre a été posée le 9 mai 1948

Cette reconstruction du village de Lescale entièrement détruit, fut longue et laborieuse

En 1956, soit 12 ans après la destruction de leur village, les constructions des maisons sont terminées, que l'attente fut longue pour les habitants attachés à leur terre !

 La reconstruction du village a été longue, difficile souvent interrompue. La première pierre a été posée le 9 mai 1948 !! En 1956, soit 12 ans après la destruction de leur village, les sinistrés purent enfin prendre possession de leurs nouvelles demeures.

 

"Chacun était heureux mais ce n'était plus la maison dans laquelle ils avaient vécu avec leur famille"

Le nouveau LESCALE en 1958, regardez bien cette photo et comparez la avec celle ci-dessous, la physionomie des lieux n'a pas changé depuis, on retrouve toujours et encore ici, ce côté préservé, que je n'arrête pas de vous faire remarquer !! C'est peut être aussi cela que j'aime certainement inconsciemment. Faut dire, que les emplois dans la région ne vont pas en augmentant, ce qui n'incite pas à s'établir dans le Pays de Sault éloigné des grandes villes ! C'est pour cela qu'elle a besoin de vous pour sa promotion, elle le mérite et elle vaut le détour ...

LESCALE en mars 2009, vu de la D120

Voici une des maisons reconstruite à Lescale

L'arrière de la petite église de LESCALE , j'aurai préféré vous présenter une photo de la façade mais "Gens de Belcaire" l'a vu autrement, je le charris un peu ... c'est l'accés à l'église et juste à droite se trouve la plaque commémorative ci-dessous

Cette plaque commémorative inaugurée le 1er août 1999, se trouve sur un mur prés de la petite église de LESCALE


Histoire de la résistance en Pays de Sault et notamment à BELCAIRE

 

Les maquisards ayant besoin de ravitaillement en vivres effectuaient des "descentes" chez les paysans du plateau et les allégeaient de poules, lapins, veaux, patates, salades, pains, farine, œufs….. Qu'elle n’était pas la profonde joie de nos fermiers privés de cette victuaille.

Mais avec du recul, quel service ils leur ont rendu à ces combattants de l’ombre FFI, FTP, Francs tireur….qui participèrent à la libération de leur pays.

 

Dans le dédale des événements de la guerre, de l'occupation, et de la collaboration, il y a eu des actes de courage. J'ai découvert celle-ci que très récemment, les témoins commencent à se raréfier, mais la mémoire locale étant toujours présente, je pense qu'il était souhaitable d'en parler ici, car c'est un épisode qui a laissé des traces profondes. Voici l'histoire d'une rafle qui a mené des hommes dans les camps de concentration.

 

On pouvait penser que le Pays de Sault coulait des jours tranquilles, peinards avec ces forêts de sapins et qu'il n'y avait aucune activité de guerre durant cette période douloureuse. Détrompez-vous la résistance menait une activité intense. Pourquoi ? Tout simplement parce que la frontière espagnole était à proximité, que le Pays de Sault est éloigné de toute agglomération importante où les garnisons allemandes étaient implantées, la région bénéficiait d'une tranquillité relative. Le pays de Sault était pour ces raisons le chemin privilégié pour les patriotes traqués par la milice française et la police allemande, pour passer en Espagne.

Des réseaux de passages clandestins se formèrent dès le début de la guerre, en particulier le réseau "Jasmin base Espagne" dont faisaient partie le docteur Jean Martre, René Bayle tous deux de Belcaire.

 

L'une des branches du réseau passait donc par Belcaire et Camurac, se prolongeait dans l'Ariège sur Ax-les-Thermes et le Castelet. La dernière étape, celle des passeurs, aboutissait en Espagne par l'Andorre.

A Belcaire, les patriotes étaient reçus et hébergés à l'hôtel Bayle, d'autres allaient chez le docteur Martre. L'hôtel prenait de gros risques car, parmi les clients, pouvaient se glisser facilement des agents de la Gestapo. C'est bien ce qui devait arriver. Ces risques, connus et acceptés d'avance, René Bayle, patron de l'hôtel, devait les payer de sa vie.

A Camurac, ils étaient accueillis à bras ouverts, pourrait-on dire, par Jacques Vacquié maire et conseillé départemental, il était industriel en bois. Ardent patriote, conscient de servir une cause qu'il savait juste, il ne ménageait pour elle ni son temps ni ses forces. Combien de résistants lui doivent d'avoir pu rejoindre les Forces Françaises Libres, stimulés par le bienfaisant viatique que savait leur insuffler sa tranquille assurance. Il les transportait souvent lui-même aux passeurs d'Ax-les-Thermes et du Castelet sans trop se soucier des contrôles routiers qu'il savait parfaitement éviter. Parfois son chauffeur, René Fournet, s'acquittait de cette dangereuse mission.

Le réseau n'avait jamais été inquiété, jusqu'au jour où, le lundi 29 novembre 1943, la Gestapo mena une opération surprise d'envergure avec 150 soldats. Opération soudaine et menée avec violence à 8 heures du matin, Belcaire est encerclé ainsi que Camurac, simultanément, avec un principal objectif, l'hôtel Bayle.

Les gens se préparaient à partir au travail, à l'école, ils prenaient leur petit déjeuner, d'autres dormaient encore, la veille au soir, le film du dimanche intitulé "La chanson d'une nuit" avait été diffusé dans la grande salle de l'hôtel Bayle comme cela se pratiquait à l'époque, il n'y avait pas la télévision.

Une  partie de la population est rassemblée devant l’hôtel Bayle pour l’identification des maquisards. Le maire de l’époque devait participer à  l’identification comme de coutume dans de telle circonstance.

L’un des Belcairois croyant qu’un Allemand lui dit de disposer ou de partir pris la décision de marcher pour suivre son chemin. Mais le bougre ne parlant que le français et le patois ne compris rien au langage du Boch, le soldat largua une rafale de mitraillette et notre Belcairois pris une balle dans le mollet. Quelle frayeur pour nos Belcairois d’entendre le vacarme des ces armes de guerre. Les Belcairois dans leurs petits sabots regardaient derrière les rideaux pour essayer de deviner quel pourrait être leur avenir immédiat. La frayeur régnait dans tout le village une atmosphère lourde planait malgré la froideur du 29 novembre. Nos aînés dans le village discutent volontiers de cette période sombre de leur existence, indélébile de leur mémoire.

Maurice et André  devaient aller au Pech chercher du buis pour la litière des vaches de la ferme de leurs parents. Ils  furent arrêtés par les soldats à l’usine Maugard., conduits manu militari par les soldats à l’hôtel pour identification et relâchés, certainement souvenir inoubliable pour les intéressés.

Par petits groupes les hommes sont mis dos au mur pendant des heures, ils sont pétrifiés de froid et de peur, pendant que des interrogatoires se succédaient. Dans une des chambres de l'hôtel des hommes furent tabassés. Neuf hommes de Belcaire furent emmenés à Carcassonne dont René Bayle tuméfié, ensanglanté, Raymond Demarchi qui était employé à la menuiserie Toustou, Joseph Dieuzère, Toustou Julien, Toustou Étienne, Toustou Léon, Toustou Adrien, Maugard Léon et Jean Martre.

Ces deux derniers, le maire de Belcaire Léon Maugard et le docteur Jean Martre seront relâchés.

A Camurac où se déroulait la même opération, un sourd qui n'entendait pas les ordres est froidement abattu. Jacques Vaquié était en forêt, pour qu'il se rende on arrête son fils Pierre, mais Jacques revient pour partir à sa place, il mourra aussi dans les camps ainsi que son chauffeur René Fournet et Jean-Baptiste Arnaud arrêté aussi ce jour là.

Trois hommes de Camurac, viendront s'ajouter aux neufs arrestations de Belcaire est transférés à Carcassonne.

Tous les autres seront déportés dans les camps nazis d'où ils ne reviendront pas. Sauf, deux : Joseph Dieuzère (oncle de Liliane Malet) et Julien Toustou (dit Gambetta).

L'hôtel BAYLE tel qu'il était en 1943 (cette photo date de 1938), des films étaient diffusés le dimanche soir dans la salle du dancing, (document Jean-Pierre Lagache)

Récit de Reine et Guy Bayle réalisé en décembre 1989 sur ce lundi 29 novembre 1943

 

L'hôtelier René Bayle de l'hôtel BAYLE à Belcaire, était particulièrement visé ce jour là.

Reine la soeur de René : "j'avais flairé un piège quelques jours auparavant en voyant dans l'hôtel deux hommes, un chef de la Gestapo et un marchand de jouets Carcassonnais dénommé Kromer. Le 29 lors des arrestations elle aperçoit que les allemands arrachent du registre de l'hôtel la page où est inscrit le nom du commerçant. Le lendemain, raconte Reine, je suis allée à Carcassonne, à la préfecture et au commissariat pour avoir des renseignements sur l'arrestation de mon frère René, puis dans une rue du centre ville,  j'ai reconnu ce Kromer dans son magasin, grâce à une cousine qui m'avait indiqué le magasin de jouets. Revenue à Belcaire, il y avait le sous-préfet, on faisait semblant de ne pas croire mes explications.

Par chance les allemands ne m'ont jamais interrogé, je n'ai pas été inquiétée".

 

Après enquête je rajouterai ceci, car il y eut une suite vengeresse : le 24 février 1944 vers 20 heures, l'agent de la Gestapo Kromer fut abattu à son domicile, d'une rafale de mitraillette ainsi que sa femme, au deuxième étage d'un vieil immeuble situé rue Tranquille à Carcassonne. Cette opération expéditive, fut réalisée par deux maquisards de l'armée secrète.

Guy le fils de René, n'avait que 10 ans ce jour là, et cette journée resta gravée à jamais dans sa tête : "le soir précédent, le docteur Martre était venu coucher chez nous, car Martimort d'Aunat avait signalé que les allemands avaient fait une opération à Quérigut. Le lendemain, ma mère m'a appelé plus tôt que d'habitude. Mais je n'ai pu aller à l'école la maison était encerclée, un soldat en faction devant nous, nous a braqué. Le docteur Martre cherchait une excuse pour justifier sa présence dans l'hôtel. Ma mère et moi entendions les cris de ceux que l'on malmenait dans les pièces voisines, on est allé discrètement dans les combles cacher des munitions. Nous avions une peur bleue. Nous avons vu partir mon père et Raymond Demarchi qui logeait dans une chambre et était employé à la menuiserie Toustou."

 

Reine : "Nous n'avons plus revu les allemands, en 44 avec le docteur Martre nous avons opéré des maquisards blessés, nous avions que des moyens rudimentaires. Des lettres anonymes parvenaient encore à la kommandantur demandant aux allemands de revenir à Belcaire."

 

Ce jour là, Roger Ritouret et Joseph Dieuzère furent frappés jusqu'à évanouissement.

Reine Bayle (déc. 1989) la soeur de René Bayle arrêté le 29 novembre 1943 dans son hôtel

Guy Bayle (déc. 1989) fils de René Bayle et père de notre amie Valérie Bayle, témoigne, il avait 10 ans quand les allemands ont arrêté son père le 29 novembre 1943

Plaque commémorative à Camurac en souvenir de Jacques Vaquié, René Fournet et Jean-Baptiste Arnaud, arrêtés eux aussi le 29 novembre 1943 à Camurac

En souvenir de René Bayle arrêté lui aussi à Belcaire le 29 novembre 1943

      

D'autres héros mort pour la France en août 1944


Témoignages poignant sur cette période d'occupation

 

Liliane Malet qui est originaire de Belcaire ainsi que toute sa famille, m'a confié ce témoignage raconté par sa mère. Voici le récit, de cette arrestation vécue par sa famille :

 

"Devant la maison de mes grands-parents DIEUZERE, dans la rue de l'Eglise, au niveau du N° 11, il y avait trois mitrailleuses sur trépied devant la maison et une dans la cour qui visait les fenêtres et encore une dans la cour du voisin (au n°13) qui visait le toit. Ils étaient venus pour arrêter Joseph, le frère aîné de ma mère.

La Gestapo ne voulait pas qu'il puisse fuir par les toits.

 

Quand ils sont arrivés, ils ont saisi mon oncle et séparés mes grands-parents. Des soldats allemands sont allés au premier étage de la maison, et un soldat a appuyé deux pistolets sur la poitrine de ma mère, debout dans la chambre, en lui faisant signe de ne pas bouger ni parler. Ma grand-mère appelait "Gisèle ? Gisèle ?" Impossible de lui répondre pour la rassurer.

 

Ce fut le premier miracle de la journée : derrière la porte de la chambre, plaqué contre le mur, il y avait le neveu ANTOINE que la famille cachait car il refusait d'aller au S.T.O. (Service de Travail Obligatoire en Allemagne).

Comme BACH * savait que chez les DIEUZERE, à ce moment là, il y avait le père, la mère, Joseph, Jean et la plus jeune des filles, Gisèle, les Allemands sont montés au 1er étage, sans fouiller partout, puisque que c'était Joseph qu'ils voulaient, sans se rendre compte que, plaqué contre le mur, derrière la porte, il y avait le neveu Antoine, et pour couvrir le souffle d'Antoine, maman s'est mise à taper des pieds, sans arrêter.

Au point que le soldat allemand a pensé qu'elle avait froid. Voyant le manteau de maman sur le fauteuil, il a pris le manteau et l'a posé sur les épaules de ma mère tout en maintenant un pistolet sur sa poitrine.

Maman a cru que sa dernière heure était arrivée et elle faisait la prière : "Mon Dieu, faites que je sois tuée la première", puis les soldats de la Gestapo ont été rappelés par Bach qui commandait cette unité, pour aller chez Bayle en emmenant avec eux Joseph, mon oncle.

Il a été emmené à l'Hôtel Bayle pour y être torturé. BACH voulait faire avouer, à tous ceux qui venaient d'être arrêtés, où se trouvait le Maquis.

 

Si BACH et la Gestapo avaient su que les DIEUZERE cachaient, en plus, dans la maison, un réfractaire au STO et que dans cette même rue de l'Eglise, pour neutraliser tout mouvement de personnes, que les allemands avaient plaqué et le tenant en joue contre le mur, Roger MALET, sans savoir qu'il était du Maquis, car il avait comme couverture "ouvrier agricole chez Mr JEAN" (maison au n° 15), ils auraient été TOUS fusillés !

Mon Oncle Joseph, malgré les tortures, il n'a pas parlé ! Par son silence, ce jour là, il a sauvé des vies et nos deux familles au péril de sa vie.

 

Parmi les diverses tortures, "la plus douce", était de lui enfoncer, à vif bien sûr, des allumettes sous tous les ongles des mains et y mettre le feu !!!! Je ne parle pas des dents.

 

Après les tortures, ils furent emmenés au camp de Carcassonne.

 

Après, par train, ce fut le long calcaire mon oncle a été emmené à Drancy, puis Compiègne, puis envoyé à Dachau, Dora et Buchenwald. Sur le groupe de 7 emmenés en déportation, ils ne sont que deux à revenir : Julien TOUSTOU (dit Gambetta) et mon oncle Joseph DIEUZERE, mais dans quel état !

Les Américains ont libéré Julien TOUSTOU, et les Russes ont libérés mon oncle au printemps 1945".

 

Note :

* Qui était Bach ? Ce rené Bach était un jeune alsacien, il avait 22 ans, il arriva le 1er novembre 1943 à la Feldkommandantur de Carcassonne en tant qu'interprète et soldat. Et celui-ci ne tarda pas à exercer ses talents d'interprète tortionnaire, le 29 novembre 1943 à Belcaire, c'est lui qui mena les interrogatoires. A la fin de la guerre, le 1er septembre 1944 il est arrêté par le FFI (Forces Françaises de l'Intérieur), il sera jugé par le tribunal de Carcassonne et condamné à la peine de mort. Il sera fusillé le 6 septembre 1945 à 6 heures du matin par douze hommes du FFI.

Quatre Maquisards en 1943, tous travaillaient "incognito" chez des gens à Belcaire dont un était infirmier chez le docteur Martre qui était lui-même dans le réseau

La borde de PUEL à la Plaine, lieu où pendant la guerre les maquisards venaient se cacher et se faire soigner, c'était l'infirmerie

La borde de Puel à la Plaine, lieu souvenir du Maquis

La borde de Puel à la Plaine vue arrière

 

Témoignages (suite) ...


Liliane Malet explique que sa mère lui a raconté un jour, ... "pendant l'année 1943, "Le Familistère" nom de l'épicerie de Belcaire, a été "braqué" dans la nuit par le maquis espagnol et certaines bonnes âmes du village, ont accusé le Maquis de Picaussel. Ma mère un soir, en allant à la Coume, en faisant un détour par le château, n'avait pas fait le "geste" habituel à la tombée de la nuit, pour signaler, à une heure convenue avec le Maquis, que la voie était libre pour venir à la maison se ravitailler. En effet, elle s'était aperçue qu'un homme la suivait de loin et se cachait quand elle se retournait, donc, la peur au ventre, elle est revenue chez ses parents. Et c'est le lendemain, qu'apprenant le vol au "Familistère", que le Maquis de Picaussel a compris que l'homme qui traînait dans Belcaire à la Coume, en fait, faisait le gué pour le maquis espagnol pour dévaliser l'épicerie.

Le Maquis de Picaussel à partir des montagnes "le Trou" ou "le Pech" avait vu sur le village et si maman faisait deux fois le tour de la scierie Maugard, c'était le signe qu'aucune personne suspecte n'était dans le village ou à proximité. Ma famille pendant la guerre a en plus caché un neveu qui refusait d'aller au STO (Service de Travail Obligatoire en Allemagne), personne ne l'a su dans le village. Ma mère a gardé une très bonne mémoire de ce temps là, des gens, des actes et des faits".

 

  Le père de Liliane Malet, Roger indiquait sur ce document écrit de sa main, son secteur et certifiait qu'Henri Tournier faisait bien parti du Maquis

 

Une histoire vraie !! qui m'a été rapportée, je vous laisse juge

 

"C'était en 1943, la région était en territoire "libre" mais les habitants des villes n'avaient pas l'occasion de manger comme dans les villages de montagne où il était plus facile d'avoir de la nourriture. Un homme qui habitait Limoux décidât de monter à Belcaire pour acheter de la bonne charcuterie, des œufs et autres victuailles.
Il partit à 3 heures du matin en vélo de Limoux pour arriver à Belcaire vers 13 H 00. Il allât chez le paysan qu'il connaissait afin de lui acheter la bonne pitance. Un demi-jambon des œufs frais et des pots en verre de bon pâté de têtes. Sur le chemin du retour à Belvis, les gendarmes l'arrête, le fouille et lui confisque le demi-jambon et les œufs, lui laissant les conserves de pâté, en lui sermonnant que le marché noir était interdit. Les remerciant de leurs indulgences il repartit, les larmes aux yeux, la peur au ventre et surtout pensant à ces salauds de flics.
Arrivé le soir tard chez lui, crevé de ces 130 km et dépité de la perte de ces seules économies, il racontât son histoire à sa femme. Le lendemain au moment du repas il dit à ses deux fils, nous allons nous régaler de ces bons pâtés. Quant il a ouvert le premier pot il s'aperçut qu'il était remplie de terre et de petits cailloux, pareil pour les trois autres" ......... cette histoire n'est pas la seule, malheureusement, a avoir été racontée après la guerre. Je suis sûr que tout le monde n'était pas comme ça, mais voila ce qui ce racontait après guerre au Pays de Sault.

  

Le monument aux morts situé au foirail de Belcaire en souvenir d'une période encore moins glorieuse

 

Voici un autre paysage du plateau de Sault en venant de Bélesta

Vue aérienne de BELVIS dans les années 1950, le village n'a pratiquement pas évolué depuis, au niveau de son urbanisme

BELVIS la grande rue en 1935

L'église de BELVIS en 1930

Aujourd'hui, la vie continue de s'écouler comme un long fleuve tranquille à BELVIS ...

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 07:30
L'exploitation de la forêt est une activité essentielle. Avant 1670, le Pays de Sault exportait des sapins pour les mâts des petits vaisseaux de la Méditerranée. L'exploitation de ce sapin d'une rare qualité, s'est poursuivie au cours des siècles. La transformation s'est peu à peu déplacée. Il reste encore une scierie sur le grand plateau et une dans la vallée du Rébenty. Toute une grande époque où la principale industrie du Pays de Sault était le bois, elle faisait vivre une population importante, aujourd'hui une page se tourne et la forêt grandie toujours.
Scierie hydraulique dans la vallée du Rébenty à La Fajolle en 1905 environ
Voici une autre scierie, celle de Mérial dans la vallée du Rébenty dans les mêmes années 1905-1910
Entre La Fajolle et Marsa, il y avait des scieries dans chaque village, c'était la seule grosse industrie de la région.
Les installations à l'époque étaient sommaires, tout en bois, un local pour la turbine et la scie, un autre pour les bois ouvrés.
Le transport du bois à la scierie se faisait avec des chevaux ou des bovins.
 

Le flottage du bois sur l'Aude

Si l'on en croit certains ouvrages, les premières tentatives de flottage du bois en France datent du début du XVIe siècle. Pour l'Aude, Louis Fédié n'hésite pas à faire remonter ce mode de transport au XIIIe siècle. Quoi qu'il en soit, le procédé se généralise durant la Renaissance. Cette pratique économique de déplacement en gros connut jusqu'à la fin du XIXe siècle un réel succès, notamment sur des fleuves ou rivières comme la Durance, l'Ariège, la Garonne, la Dordogne, l'Isère et, bien sûr, l'Aude. L'arrivée du chemin de fer et le développement à prix compétitif du convoyage routier portèrent un coup fatal à ce pittoresque mode de transport dont beaucoup de personnes, à l'heure actuelle, n'ont même plus conservé le souvenir.

Le flottage du bois sur l'Aude, plus communément appelé radellerie, a fait l'objet de plusieurs études et de divers écrits mais aucune synthèse vraiment significative n'a été réalisée. Dans notre travail sur l'histoire de la Maîtrise des eaux et forêts de Quillan nous avons évidemment consacré d'assez longs chapitres à la façon dont étaient vendus, acheminés puis charriés sur la rivière les troncs d'arbres abattus. D'autres chercheurs locaux, comme le colonel Jaupart ou Joseph Maffre, ont donné des anecdotes et des détails touchant la radellerie. Partant des écrits existants et de quelques maigres archives, nous allons essayer de brosser une présentation générale de la radellerie dans l'Aude, étant entendu que la haute vallée en constitue l'élément moteur absolument indispensable.

Le port de Quillan :


Les bois destinés au flottage devaient être rassemblés sur le port de Quillan pour y être contrôlés par les officiers de la Maîtrise. Ces bois provenaient des forêts domaniales (entendez par là royales) et particulières situées dans le Donnezan, le Roquefortez, le Pays de Lez, le plateau de Sault, le haut Fenouillèdes et, parfois, le Capcir. Les forêts les plus abondantes et les plus facilement exploitables étaient celles des Fanges, de Callong Picaussel, de Sainte Colombe et de la Bénague. Compte tenu du caractère torrentueux de la rivière et de l'étroitesse de son lit, le flottage s'avérait pratiquement impossible en amont de Belvianes. Pourtant, les habitants de Saint Martin Lys n'hésitaient pas à y recourir, prenant en cela des risques énormes.

Après adjudication, abattage et élagage des coupes, les acheteurs devaient alors se charger de faire transporter le bois vers son lieu de consommation. Il y avait le bois destiné aux moulins à scie locaux (on en comptait de nombreux dans la haute vallée de l'Aude et dans celles du Rébenty et de la Boulzane) et celui acquis par des acheteurs plus lointains, notamment la subdélégation maritime de Narbonne qui devait alimenter les chantiers de l'escadre du Levant. Dans leur grande majorité, les troncs parvenaient au port de Quillan par voie de terre. De lourds attelages, traînés par plusieurs chevaux que l'on doublait dans les côtes, allaient les chercher dans les vastes forêts du Donnezan ou du Pays de Sault, empruntant souvent des chemins que les intempéries, le charroyage incessant et le manque d'entretien rendaient extrêmement pénibles et difficiles; ces voies se transformaient en véritables cloaques lors de fortes pluies ou à la fonte des neiges. Suivant la saison, la descente sur Quillan durait plusieurs jours et il n'était pas rare de voir des attelages embourbés jusqu'aux essieux dans le Portel, dans les vallées du Saint Bertrand, du Rébenty ou de la Bruyante. Convoyer ces pesants chargements sur 20, 30 ou parfois 40 kilomètres relevait quasiment d'une épopée digne du Far West américain, les Peaux Rouges en moins. Les voituriers ou camionneurs ayant la responsabilité de ce transport étaient assurément des hommes solidement trempés, connaissant parfaitement le pays et doués d'une force peu commune.

Le bois ainsi acheminé s'entassait sur le port de Quillan, lequel se situait en aval de la ville, rive droite, vers l'emplacement de la scierie Olard, en face du cimetière actuel. A une certaine époque, ce port se trouva en amont du domaine de l'Ile, en face de la Forge. Il régnait généralement sur ce port une intense activité. Radeliers, marchands de bois, adjudicataires, employés de la Maîtrise, débardeurs et curieux s'y rencontraient dans une profusion d'appels, de jurons et de discussions, au milieu des cris des voituriers, des crissements des lourds charrois et des hennissements des chevaux. C'était un lieu privilégié de rencontre et d'échanges, où les conversations se poursuivaient dans les auberges et autres débits de boissons de la ville.

Quand il y avait suffisamment de bois entassé sur la berge du port, les officiers de la Maîtrise procédaient au marquage et, par voie d'affiche et de crieur public, annonçaient et autorisaient le flottage. Dans les heures qui suivaient cette annonce, les équipages de radeliers - ou plus exactement de carrassiers, pour employer le terme languedocien couramment usité pour les désigner - se présentaient et étaient engagés par les adjudicataires qui leur confiaient alors la tâche délicate de conduire sans encombres les trains de grumes à Carcassonne, Trèbes, Narbonne et la mer. Au fur et à mesure qu'ils étaient constitués, les radeaux s'élançaient au fil de l'eau (à plus d'une heure de distance les uns des autres) et le port se vidait petit à petit, retrouvant un calme relatif jusqu'à une prochaine vente de coupes.

La scierie de la Forge à QUILLAN en 1905

Triage du bois dans les années 1935, mesure des "roulhs" afin de connaître ce que chacun descendra vers le port de Quillan.

Les troncs étaient marqués au marteau avec un signe de reconnaissance.

Les radeliers et leur technique :


Les radeliers étaient des hommes qui n'avaient pas généralement froid aux yeux ; râblés et musclés, dotés d'une force peu commune, d'une souplesse légendaire et parfaitement rompus à l'art de la navigation en rivière, ils devaient présenter toutes les qualités requises pour inspirer la confiance à celui qui les engageait.

Le mérite de ces navigateurs était d'ailleurs largement connu et, durant les XVIIe et XVIIIe siècles, ils étaient enrôlés pour servir dans la marine royale, ce qui entraînait d'ailleurs la désertion de nombre d'entre eux car la vie à bord des bâtiments avait la réputation d'être particulièrement rude pour les équipages. C'est la commune d'Espéraza qui fournissait, non seulement le plus grand nombre de radeliers, mais surtout les mieux expérimentés et les plus fiables. Chez certains, cela relevait de la tradition familiale et leur réputation était solidement établie dans tout le diocèse. La lignée des authentiques carrassiers espérazanais s'est poursuivie jusque vers les années 1880/1890 et les registres d'état civil de la commune portent éloquemment la trace de cette profession. Cependant, ces intrépides navigateurs ne venaient pas que d'Espéraza. Toute la haute vallée de l'Aude contribuait à fournir la corporation. Ainsi, on en a dénombré provenant de Rouffiac d'Aude, de Pieusse, de Limoux, de Campagne, de Quillan ... Ils devaient s'initier très jeunes aux subtilités du métier afin de pouvoir être engagés sans problème plus tard car les marchands de bois voulaient avoir à faire avant tout à des hommes sûrs et habiles, susceptibles de convoyer le chargement avec minimum de pertes.

Les radeliers, surtout au XVIIIe siècle, formaient en effet une véritable corporation avec, ainsi que le précise L. Fédié "ses maîtrises, ses jurandes et ses syndicats", ses traditions sans doute, dont aucun fragment hélas n'est parvenu jusqu'à nous. On sait que chaque équipage avait sa propre technique, tant pour construire les radeaux que pour conduire sur la rivière, la réputation de chaque maître étant fondée sur la rapidité du convoyage et le pourcentage de pertes ou de dégâts causés aux riverains. Le passage des trains de bois était toujours une attraction prisée dans les villages traversés, la population s'amassant sur la rive ou sur le pont au cri des enfants hurlant dans les rues "les carrassiers arriban ! ".

Ces authentiques marins avaient leurs habitudes, voire leurs manies. Ainsi, plusieurs familles de radeliers espérazanais prenaient livraison du bois à Quillan, le transportaient au fil de l'eau jusqu'à la plage d'Espéraza où ils constituaient seulement les trains de radeaux, à l'abri des regards indiscrets. Il y avait des clans de radeliers, groupés souvent par communautés, ce qui ne manquait pas d'engendrer des rivalités dégénérant souvent en luttes d'influences ou en batailles rangées. Certaines auberges étaient pratiquement réservées aux carrassiers et la tradition orale a conservé le souvenir de celles d'Espéraza, de Limoux, de Rouffiac. Dans toutes les agglomérations traversées, les hommes de la rivière avaient leur plage ou leur port d'attache où ils pouvaient stopper et ancrer les radeaux afin de manger, se reposer ou faire étape pour la nuit. Il existe d'ailleurs à Limoux la rue de la Carasserie qui conduisait au port où sont encore visibles les gros anneaux de fer servant à l'amarrage des carras.

Avant d'en venir à la description détaillée du travail de radelier, signalons que le flottage du bois, s'il se déroula dans des conditions assez archaïques jusqu'au milieu du XVII ème siècle, fut plus sévèrement réglementé après la grande ré-formation des eaux et forêts conduite, sous l'impulsion de Colbert, par le grand maître Louis de Froidour, réforme qui aboutit notamment à la création, en 1671, de la Maîtrise particulière de Quillan. Le flottage du bois était en principe interdit durant les périodes de basses eaux et, bien sûr, au moment des crues.

 

Ainsi que nous l'avions signalé dans notre étude sur la Maîtrise de Quillan, les bois ne pouvaient être encarrassés qu'après avoir été marqués par le marteau des vérificateurs et déclarés au greffe de la Maîtrise. Le chef d'équipage se voyait alors remettre une lettre de passe valable 3 jours, délai jugé en principe suffisant pour permettre le transport de Quillan à la mer. Dès l'ouverture de la période de flottage, les propriétaires de moulins établis le long de l'Aude étaient tenus de mettre un râtelier devant la bouche d'alimentation du bief afin d'éviter que des troncs y pénètrent et abîment ensuite le mécanisme. Dès que ces conditions se trouvaient remplies, la rivière appartenait aux carrassiers qui s'y livraient parfois à une véritable course contre la montre.

Délaissant le flottage à bois perdu, dont l'emploi demeura toujours très limité car générateur de pertes et de dégâts, nous ne nous intéresserons qu'au flottage par radeau, de loin technique la plus noble et la plus efficace. Construire un radeau peut, à priori, paraître simple, surtout lorsqu'il s'agit d'une distraction estivale. Mais faire tenir entre eux de façon homogène une bonne douzaine - parfois plus - de troncs de mélèzes ou de sapins grossièrement émondés, pesant souvent plus de 100 kg chacun, et qui vont avoir à parcourir près d'une centaine de kilomètres sur un fleuve pas toujours très sage, au lit encombré de pièges divers, alors là, il n'est plus question de s'amuser ou d'improviser, d'autant que les chargements représentent des sommes d'argent non négligeables. Tout l'art du carrassier doit alors être mobilisé autour de son équipe.

Bien que les techniques d'assemblage aient été différentes, quelques traits communs peuvent être dégagés. Ainsi, les troncs les plus gros étaient mis en bordure extérieure du radeau, après qu'un autre eut été réservé comme arête centrale. Ils étaient attachés entre eux par des liens confectionnés avec des tiges de noisetiers tressées, dont la souplesse et la résistance avaient fait leurs preuves. Plus tard on utilisera des cordes ou des filins sans pour autant délaisser les végétaux. Selon l'importance du lot de bois à transporter, le train de radeaux prenait de l'ampleur, pouvant aller jusqu'à 10 ou 12 unités, rarement au-delà par mesure de sécurité. Ces radeaux étaient soit reliés les uns aux autres, soit - et c'était le cas le plus fréquent - libres de leur mouvement.

Les façons de convoyer variaient également d'un patron radelier à un autre. Certains préféraient placer un homme sur chaque radeau, d'autres n'en mettaient que sur les radeaux de tête quand ceux-ci étaient encordés ; on en plaçait également à la queue et au milieu du train. Il y en avait qui optaient pour de gros assemblages de 15 grumes se suivant à 5 ou 10 minutes de distance ; on en trouvait enfin qui se lançaient sur l'eau dans des petits radeaux maniables et légers. L'essentiel, dans chaque cas, étant de posséder pleinement sa technique et de constituer avec les radeliers de l'équipe un ensemble parfaitement organisé et responsable. Mais cela ne s'acquerrait qu'au bout de longues années de pratique intensive avec les mêmes compagnons.

La scierie Pons à QUILLAN en 1905

La scierie d'Axat au sud de Quillan en 1910

La vie des radeliers :


Une des difficultés majeures rencontrées par la navigation en flottage était le passage des chaussées. On dénommait ainsi les espèces de murs artificiels ou naturels qui barraient le cours de l'Aude à fleur d'eau, et dont certains servaient à l'alimentation des biefs des moulins ainsi qu'au passage à gué de la rivière. Ces chaussées étaient généralement percées en leur milieu par un étroit passage, le "passa-lis", où devaient obligatoirement s'engouffrer les radeaux s'ils ne voulaient pas heurter la barrière de roche ou se renverser en la franchissant. Les chaussées étaient fort nombreuses (on en dénombrait 13 dans la seule traversée d'Espéraza !) et plusieurs d'une approche pas toujours aisée. Un radeau qui se mettait en travers du « passa lis » bloquait dangereusement le passage et, pour être dégagé rapidement (d'autres radeaux descendaient la rivière derrière), obligeait les carrassiers à se mettre à l'eau afin de le placer dans le bon sens, et cela quelle que soit la température de l'eau. Les radeliers expérimentés connaissaient parfaitement, non seulement le nombre exact, mais aussi la largeur, l'orientation et l'emplacement de chaque chaussée et de son "passa lis".

Il y avait aussi à éviter les rapides, les "gourgs" et leurs tourbillons dangereux, les bras morts et leurs breilhs impénétrables, les débris végétaux trop conséquents, etc. A l'approche d'une plage où l'on voulait s'arrêter, il fallait savoir barrer et amorcer l'atterrement, sans perturber la manoeuvre de celui qui suit. Il convient de bien se pénétrer de l'idée qu'à ces époques le débit de l'Aude était nettement supérieur à celui d'aujourd'hui, les berges plus touffues et moins domestiquées, le lit plus encaissé, conditions qui rendaient encore plus périlleuse la navigation. Certains radeliers ralliaient Carcassonne en une journée, d'autres préféraient faire étape à Limoux, Pieusse ou Rouffiac ; les difficultés de flottage s'atténuant au fur et à mesure que l'on gagnait la plaine. Le dernier jour était employé à voguer jusqu'à Narbonne ou la mer.

Les outils du carrassier consistaient généralement en une perche ou gaffe et un grappin, son habileté restant le meilleur des atouts. Une fois parvenu au terme de son parcours, l'équipe revenait par la route à Quillan où elle recommençait, si besoin était. La noria se poursuivait ainsi durant plusieurs semaines. Dans sa récente étude sur la forêt en Pays de Sault, Christian Fruhauf cite l'exemple de quelques marchands de bois d'Espéraza qui étaient également radeliers, transporteurs de leurs propres adjudications. Il y a là les Captier, les Debosque, les Gabalda, les Sabatier, les Siau et autres Sabathès, ce qui souligne à l'évidence l'importance de la commune d'Espéraza dans le petit monde du marché du bois. Malheureusement, faute d'éléments déterminants, il est difficile de connaître les revenus de cette dynamique corporation. Quoi qu'il en soit, il est probable que les seuls revenus issus de la radellerie étaient insuffisants pour faire vivre ceux qui la pratiquaient. Une activité complémentaire devenait indispensable. C'est pourquoi, lorsqu'ils n'étaient pas juchés sur leurs radeaux, ces hommes assez extraordinaires se muaient en négociants, brassiers, artisans, cultivateurs, chasseurs, braconniers...

Voila, rapidement évoqué, en quoi consistait le transport du bois par flottage sur notre rivière d'Aude. Véritable phénomène socio-économique, il est regrettable qu'aucun travail tant soit peu exhaustif ne lui ait été consacré. De ces rudes convoyeurs au pied marin la mémoire collective n'a conservé que quelques clichés en voie d'effacement. De cette extraordinaire aventure humaine, il ne reste que des patronymes, de trop maigres archives et un certain relent d'humble épopée dont les contours demeurent insaisissables. Gardons l'espoir que ces modestes lignes auront permis de rendre plus palpables des données passablement érodées par le temps et de les restituer, ne serait-ce que de courts instants, vivantes à notre imagination.

La force motrice de l'eau était utilisée dans les scieries pour faire fonctionner les machines

Comme ici à Counozouls village situé à 27 km au sud de QUILLAN scierie hydraulique de la Forge en 1905

La forêt déjà omniprésente sur les cartes postales de la région, ici la forêt de la Fanges près de QUILLAN en 1900

La forêt de Rennes-les Bains près de Rennes-le Château en 1905

Route de la forêt de la plaine à Belcaire en 1915

En 1900 le bois était descendu des hauts plateaux à Quillan par des boeufs, vous êtes ici sur les hauteurs de Ginoles sur la D613 qui mène à Belcaire, proche du col "le portel". Imaginez le savoir faire qu'il fallait pour transporter tout ce bois. Tout un art pour charger les longues grumes sur la grosse charrette ferrée débarrassée des ridelles. Un arbre long et fin dans l'axe tenait lieu de timon.

Sur la route entre Comus et Camurac, la famille Maury avec leur bovins, emmenant les grumes à la scierie de Camurac (de gauche à droite) Marcel , Raymond et Irénée vers 1945-50

La scierie de Camurac en 1950, l'électricité a remplacé la force de l'eau, bientôt le boeuf ne sera plus roi dans la forêt les tracteurs commencent à faire leur apparition

Cette photo date du 15 Avril 1977 exactement
Les enfants de l'école de Belcaire sont ici à Paris, devant le centre Pompidou, pourquoi ?

 

Le respect de l'arbre était déjà enseigné à cette époque, les élèves de l'école primaire de Belcaire, cette année là, avaient participé à un concours de dessin, dont le thème était : la journée de l'arbre. Et figurez-vous, qu'ils ont gagné le 2 ème prix !
Ce jour là , le maire de Paris leur avait serré la main, c'était Jacques Chirac !!

En partant de la droite  les 9 enfants de Belcaire avec l'institutrice Madame Pacareau : Jean-Christophe Nicolau, Patrice Bedos, Nicolas Mora, René Médus, David Bonafos, André Perrin, Valérie Mercadier, Marie-Christine Louetcher, Catherine Gras.
Les autres enfants (côté gauche) sont ceux de l'école de Badens (canton de Capendu près de Carcassonne) qui ont gagné le 1er prix.

merci à Jean-Christophe pour l'envoi de cette photo

Les pyrénées disposent d'un patrimoine végétal important, des forêts magnifiques dans un environnement exceptionnellement préservé, ce qui constitue un atout considérable en matière touristique pour des activités de pleine nature et de randonnée. Le Pays de Sault est un de ces lieux magiques qui a su garder toute sa beauté originelle. Avec "Gens de Belcaire" (si d'autres veulent se joindre à nous ...) nous allons nous appliquer pour vous présenter lors de prochains articles des circuits de randonnées qui vous réserverons d'agréables surprises à tous ceux qui viendront les découvrir. Croyez moi c'est une région splendide pour tous ceux qui veulent se ressourcer au contact de cette nature.

 

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Par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE
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