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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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6 octobre 2014
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Cela sera la nouvelle devise de ce site web. Les très petites communes faisant parties de cette région reculée de l'Aude que l'on appelle "le Pays de Sault", seront à la Une de cette série de nouveaux reportages qui leur seront consacrés. Aujourd'hui, commence donc un petit tour d'horizon de ces villages du Pays de Sault, Aunat et Belfort sur Rébenty débuteront cette aventure. Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Merci à mon ami Henri pour sa motivation et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes.

Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :

- Belfort sur Rébenty ; Niort de Sault ; Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01a

A l'extrême Sud-Est de l'Aude, vous savez tous maintenant où se situe le Pays de Sault, c'est un des endroits les plus préservés de ce département, au passé historique très riche.

Aunat se situe à 147 km de Toulouse, 36 km d'Ax-les-Thermes, 27 km de Quillan, 79 km de Carcassonne, 135 km de Narbonne, 165 km de Béziers, 84 km de Perpignan et 824 km de Paris.

carte Aunat 02a

Voyons la carte plus en détail, le village d'Aunat au Pays de Sault se situe entre Rodome et Bessède de Sault, sur le "Petit Plateau".

 

LE VILLAGE D'AUNAT (40 habitants 2011)

 

carte Aunat 03

Extrait de carte IGN, le village d'Aunat situé dans "la vallée sans issue".

Aunat 037 vue aerienneUne vue aérienne du village d'Aunat

Blason ville Aunat

Le blason du village d'Aunat

Aunat 034 par guytas13

Pays de Sault, le village d'Aunat, le "plateau" se situe à une altitude moyenne de 1000 mètres.

Aunat constitue l'héritière de l'ancien Aunacum, la localité apparaît sous le vocable d'Honacum dans un texte datant de 1313. Le hameau primitif s'est donc développé à partir de la villa du gaulois Aunus, un important propriétaire terrien. Ce que les Romains appelaient villa constituait en fait un ensemble de bâtiments se dressant au centre du fundus, immense exploitation agricole couvrant parfois des centaines d'hectares.

Les habitants d'Aunat s'appellent des Anatois.

Aunat 020

Le village d'Aunat où les maisons s'étirent d'Ouest en Est, leur façade principale tournée vers le Sud.

Aunat 021

A l'extrémité Ouest du village de nouvelles constructions ont vu le jour.

Aunat 022

Comme on peut le voir sur cette photo Aunat est aussi une terre d'élevage.

Aunat 019

Des exploitations agricoles entourent le village d'Aunat.

Aunat 011

Une vue d'ensemble du village d'Aunat au petit matin.

Aunat 012

L'extrémité Ouest du village d'Aunat avec la façade Sud de l'église.

Aunat 013

Zoom sur les toits d'Aunat.

Aunat 014

Le centre du village d'Aunat.

Aunat et l'un des terroirs les plus représentatifs des paysages du Pays de Sault. C'est un gros bourg avec une file de maisons, façades orientées au sud. Aunat est situé à 2 km à l'Est de Rodome, sur ce que l'on appel au Pays de Sault "le Plateau de Rodome ou le Petit plateau" le village est entouré de riches terres cultivables. Au début du XIX siècle, Aunat est surtout un village d'agriculteurs et d'éleveurs, aujourd'hui l'élevage occupe encore une place non négligeable, mais les fermes se sont éloignées du village et les prairies prédominent par rapport aux champs. Lors de la construction du village, les rues avaient été dimensionnées pour faciliter le passage du bétail.

Un important reboisement fut réalisé dans les années 1970 grâce aux subventions de Bruxelles, car l'utilisation au siècle dernier du bois pour le chauffage avait rendu l'arbre rare.

Aunat 01 église

L'église massive domine le village.

Aunat 026

Le village d'Aunat

Aunat 015

L'Est du village d'Aunat

Aunat 016

L'Est du village d'Aunat

Aunat 017

Aunat vu de la D29 en direction de Fontanès de Sault

Aunat 018

Aunat vu de la D29 en direction de Fontanès de Sault

Aunat 096 prés du calvaire

Près du calvaire d'Aunat, une vieille faucheuse des années 1940 à l'abandon. Elle devrait être dans un musée !

Elle était tractée par deux chevaux, cette machine agricole d'une époque révolue, était utilisée pour faucher les prairies naturelles, ainsi que les champs de luzerne, de trèfle et de sainfoin.

L'année 1594, est le premier recensement connu, il y avait 60 maisons pour environ 270 habitants, en 1693 on comptait 80 feux et 369 habitants, en 1713 136 feux et 612 habitants. Le maximum d'habitants à Aunat fut atteint en 1836 avec 514 âmes, le nombre se stabilisa autour de 440 jusqu'en 1896, pour décliner lentement ensuite et atteindre 172 âmes en 1954, 119 en 1975, 94 en 1982 et 40 en 2011. Le choléra qui sévit sur la région en 1854 et 1856  fit 40 morts à Aunat.

Aunat 024

L'église d'Aunat est dédiée à Sainte-Marie-Madeleine, elle aurait été construite sur l'emplacement d'un lieu de culte très ancien, car on sait qu'au Moyen Âge il y eut une dévotion importante pour le culte de Marie de Magdala, la Pécheresse qui se consacra au service de Jésus (certains historiens affirment qu'il y avait deux femmes de ce nom dans l'entourage de jésus). Avec son grand mur-clocher à trois baies avec ses trois cloches, l'édifice de forme rectangulaire sans abside est imposant. Deux petits bâtiments ont été rajoutés au XIX ème siècle sur le mur latéral Est afin de constituer une sacristie et une chapelle dédiée à la Vierge Marie. La nef mesure 14 mètres sur 7, elle est peu ornée, à l'exception du Chemin de Croix dans un style fin XIX ème siècle, elle est éclairée par deux fenêtres à vitraux du côté Ouest. Le sanctuaire s'ouvre en une arche de 6 mètres de profondeur et autant de large, à chaque angle à un peu plus de 1,50 mètre de hauteur il y a une tête sculptée dans la pierre, représentant les quatre évangélistes. Ces têtes ornaient probablement des chapiteaux soutenant des futs de piliers, ceci reste à confirmer. Il y a aussi une tribune de 2,50 mètres de large au fond. On peut voir proche de l'autel, une statue de saint Roch et de saint Martin. Entre les fonds baptismaux et la chapelle, est suspendue une chaire. De part et d'autre du maître-autel il y a une statue de saint Paul à gauche et à droite, une statue sainte Marie-Madeleine. Entre les deux ouvertures latérales droites, fermées de vitraux, sur un socle mural se trouve une statue de saint Jean de Kenty qui était un prêtre polonais du XIII ème siècle. Au centre du côté latéral droit du sanctuaire s'ouvre une porte qui donne sur la sacristie qui mesure 4,50 mètres de profondeur sur 4,00 mètres de large.

Aunat 042calvaire 1

Calvaire situé à l'Ouest du village d'Aunat.

Aunat 043calvaire 2   Aunat 054 église 5 (calvaire)

A gauche, calvaire situé à l'Ouest du village d'Aunat. A droite, calvaire situé au pied de l'église en souvenirs des missions de 1884 et 1933.

Aunat 055 église 6

La rue de l'église à Aunat.

Aunat 056 église 7 (rampe d'accés)   Aunat 081 église 33 (rampe)

La rampe d'accès à l'église d'Aunat. 

Aunat 076 église 28 (rampe)

Autre photo de la rampe d'accès à l'église d'Aunat.

Aunat 082 église 34

La façade Sud de l'église  Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 083 église 35

L'église Sainte-Marie-Madeleine façade Nord côté cimetière.

Aunat 080 église 32

L'église Sainte-Marie-Madeleine façade Nord côté cimetière.

Aunat 079 église 31   Aunat 077 église 29

A gauche, le mur Nord de l'église Sainte-Marie-Madeleine jouxtant le cimetière. A droite, l'aile Sud/ Est de l'église et l'entrée du cimetière d'Aunat.

Aunat 048 depuis le cimetière 5

Les toits du village d'Aunat vus du cimetière.

Aunat 050 église 1

Le mur-clocher de l'église Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 051 église 2

Zoom sur le mur-clocher de l'église d'Aunat.

Aunat 075 église 27   Aunat 074 église 25 bénitier inscription 1719

A gauche, le porche de l'église Sainte-Marie-Madeleine. A droite, bénitier portant une date gravée "1719". 

Aunat 057 église 8 (prés du porche)Gravures près du porche on distingue  "Fo 1686    P  RC" ?

Aunat 058 église 9

L'intérieur de l'église Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 070 église 21

La nef lambrissée, plafond plat cintré sur les bords, de l'église d'Aunat.

Aunat 065 église 16

Le choeur de l'église d'Aunat.

Entre les deux baies éclairant le choeur, se trouve la statue de saint Jean de Kenty (1397-1473) c'était un prêtre catholique polonais. Il a été canonisé en 1767 et a été donné comme patron protecteur de la Pologne.

Aunat 062 église 13

Le choeur de l'église d'Aunat.

Aunat 061 église 12

Le maître autel de l'église d'Aunat, avec la statue de saint Paul à gauche, et sainte Marie Madeleine à droite.

On aperçoit, ici au fond, les têtes sculptées, à chaque angle du mur à la retombée des arcs de voûtes.

Aunat 064 église 15

Chapelle située à gauche du choeur de l'église d'Aunat, dédiée à la vierge Marie, avec des statues de saint Joseph et de Jésus.

Aunat 063 église 14   Aunat 060 église 11

A gauche, le très ancien confessionnal, avec une statue de Jeanne d'Arc. A droite, Sur le mur Sud, plaque commémorative dédiée aux morts de la guerre 1914-1918. 

Aunat 059 église 10   Aunat 066 église 17

A gauche, Christ sur la croix et le chemin de croix dans un style fin XIX ème siècle. A droite, la chaire de l'église après rénovation.

Aunat 071 église 22

L'entrée de l'église d'Aunat avec à droite l'escalier permettant l'accès à la tribune.

A droite de l'entrée se trouve un grand bénitier en marbre de Caunes-Minervois de 0,80 mètres de diamètre datant de 1719.

Aunat 040 intérieur église

Photo prise de la tribune de l'église d'Aunat.

Aunat 073 église 24

Une vue d'ensemble prise du balcon de l'église d'Aunat.

Aunat 068 église 19   Aunat 067 église 18

Fonds baptismaux et statue de saint Roch, avec une vasque ou cuve baptismale. 

Aunat 069 église 20

Statue ornant l'intérieur de l'église d'Aunat. Serait-ce saint Fris vainqueur des sarrasins ?

Aunat 044depuis le cimetière 1

Photo prise du cimetière d'Aunat.

Aunat 046 depuis le cimetière 3

Une vue prise du cimetière d'Aunat.

Aunat 052 église 3 (depuis la fontaine ronde)

L'église d'Aunat vue depuis la fontaine Ronde.

Aunat 025

Une petite route qui relie Aunat à la D20

En matière de télécommunication, à l'origine Aunat dépendait pour la poste du village de Rodome, mais avait son propre télégraphe dès 1912.

La loi du 16 juin 1881 instituant la gratuité de l'école publique fut bien accueillie dans les villages isolés, c'est à cette époque que les écoles fleurirent dans toutes les communes comme ici à Aunat.

Aunat 05 place du village

La place du village d'Aunat avec son monument aux morts.

Aunat 04 monument aux morts

Monument aux morts d'Aunat.

Aunat 095 monument aux morts 2  Aunat 049 depuis le cimetière 7

A gauche, le monument aux morts de 1914-1918 et 1939-1945. A droite, le village vu depuis le cimetière. 

Aunat 094 monument aux morts 1Le monument aux morts de 1914-1918 et 1939-1945.

Aunat 036 épicerie ambulante par CsamperezbedosLe commerce ambulant très apprécié, fait une halte sur la place à Aunat.

Aunat 02 mairie 1

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 092 mairie-école 1

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 093 mairie-école 4

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 010 la mairie par Vinc107

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 03 mairie 2

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 091 mairie école 2 (arrière)Quartier situé derrière de la mairie d'Aunat.

Aunat 087 fontaine ronde 2   Aunat 099 rue du trauquel 2

Plaques de rue du village d'Aunat.

Aunat 088 fontaine ronde

Place de la fontaine Ronde à Aunat.

Aunat 0100 rue du trauquel

Maisons de la rue du Trauquel à Aunat.

Aunat 098 rue de l'église

Photo prise au débouché de la rue de l'église sur la place de la fontaine Ronde à Aunat.

Aunat 097 rue de l'église 2

Maisons rue de l'église à Aunat.

Aunat 089 grand rue 2

En remontant la "Grande Rue" à Aunat.

Aunat 085 fontaine abreuvoir 1

Fontaine et abreuvoir à Aunat.

Aunat 086 fontaine abreuvoir 2   Aunat 095 prés de la fontaine ronde

A gauche, fontaine et abreuvoir. A droite, maison prés de la fontaine Ronde à Aunat. 

Aunat 084 église 36 (depuis le monument aux morts)

L'église vue depuis le monument aux morts d'Aunat.

Aunat 06 vue généraleLes jardins potagers en limite des terres agricoles d'Aunat.

Aunat 027 par Franc Bardou

Les cultures autour du village.

Aunat 038 Col des Aychides par Alain

La nature préservée au col des Aychides, 2 km environs au Sud d'Aunat sur la D29 en direction de Fontanès de Sault.

A signaler, de nombreux chemins de randonnées dans ce secteur, de quoi se ressourcer !

Aunat 039 par Tybo2

Il n'est pas beau le Pays de Sault !

Aunat 028 par Franc Bardou

Le Bousquet 1430 mètres vu du village d'Aunat.

Aunat 029 par Franc Bardou

La vraie nature est omniprésence au Pays de Sault !!

Aunat 030 Rodome au loin par Franc Bardou

Superbe photo du Pays de Sault ! A l'Ouest d'Aunat on aperçoit le village de Rodome.

Aunat 031 Rodome au loin par Franc Bardou

Le village de Rodome au loin, ce village fera l'objet d'un prochain reportage.

Aunat 032 Rodome au loin par Franc Bardou

De quoi méditer à l'ombre des frênes.

Aunat 033 Rodome au loin par cojjack

La route quittant Aunat vers Rodome au mois de mars.

Aunat 035 par Laurence Demarcq-DestanqueLe village d'Aunat vu des hauteurs du Nord/Est.

Aunat ancien 02 école en 1907

La mairie et l'école du village d'Aunat vers 1905-1907

Ce gigantesque effort des communes du Pays de Sault en faveur de l'éducation se traduisit dés 1889, par un taux de plus de 90% d'enfants qui savaient lire et écrire.

Une anecdote : en 1794, Aunat était jaloux de village voisin Rodome, et aurait voulu un juge de paix issu de sa commune. La population des deux villages en vint aux mains et la gendarmerie d'Espezel dut intervenir pour rétablir l'ordre. En fin de compte, Aunat emporta la partie et c'est un dénommé M. Pierre Blancard qui fut élu juge de paix le 3 nivôse an III de la République (23 décembre 1794).

En 1864, un témoignage rapporte qu'il y avait encore des loups au Pays de Sault.

Aunat 07 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

Aunat 08 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

Aunat 09 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

LA FÊTE DE LA PATATE A AUNAT

Depuis l'année 2009 maintenant, les amateurs de patate se réunissent à Aunat pour la fête de l'Adepopas qui a lieu un dimanche au mois de septembre, c'est le mois où débute l'arrachage des pommes de terre du Pays de Sault.

Estampillées de la marque Pays Cathare, les fameuses pommes de terre du Pays de Sault, ces belles blondes portent les noms de Marabelle, Mona Lisa et d'Eden.

C'est une belle animation dans cette petite commune de quarante habitants à l'année. L'Adepopas, est une association de défense de la pomme de terre du Pays de Sault, elle met les bouchées doubles pour présenter l'étendue de son savoir faire aux novices. Sur le plateau de Sault, la pomme de terre a deux siècles d'histoire. Si les premières traces du tubercule sur le plateau remontent à 220 ans, son retour est beaucoup plus récent. En effet, dans un pays où l'élevage est roi, la culture de la pomme de terre a fait son grand retour après la crise de la vache folle. Elle a permis un complément de revenus aux éleveurs et a contribué à l'installation de nouveaux agriculteurs au Pays de Sault.

 

Voici quelques photos anciennes du village d'Aunat :

Aunat ancien 01 en 1900

Une vue générale d'Aunat dans les années 1900

Aunat ancien 04 en 1905

Le village d'Aunat en 1905

Aunat ancien 05 en 1905

Brèche sur la route d'Aunat, près d'Usson en 1905

Aunat ancien 03 en 1975

Une vue panoramique d'Aunat en 1975

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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26 septembre 2014
bandeau-flash-info.jpg bandeau sport rugby

L'Almanach du Rugby 2015 de Marc Duzan et Nicolas Zanardi est paru aux Éditions Flammarion le 24 septembre 2014. Il a été tiré à 15 000 exemplaires. Cet ouvrage mérite un coup de pub, et je suis fier, car j'ai apporté ma modeste contribution, et ils me le rendent bien puisqu'ils citent mon site web sur la page des Remerciements en fin d'Almanach, merci à eux. L'Almanach  est bourré d'informations intéressantes pour les passionnés du rugby c'est une mine d'or. C'est un "pavé" de 370 pages, il est déjà en vente.

L'Almanach de rugby 2015 couverture

 

L'Almanach de rugby 2015 Page remerciements

 

L'Almanach de rugby 2015 le dos

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15 septembre 2014

 

AUDE HENNEVILLE Titre 2 reportage Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !

Ce reportage n'a rien à voir avec la découverte du département de l'Aude, mis à part son prénom c'est la seule similitude phonétique dirons nous.

Exceptionnellement je vais vous faire part d'un de mes coups cœurs musicales, j'avais envie de me faire plaisir et de vous en parler. Ce coup de cœur, je l'ai eu en regardant l'émission THE VOICE saison 1 sur TF1, pour une jeune femme, auteur, compositeur et interprète, héritière de Francis Cabrel. Retenez bien son nom : AUDE HENNEVILLE, vous en entendrez parler j'en suis persuadé bientôt, dans les mois à venir.

Elle a un timbre de voix grave que j'adore et ce qui fait son charme : ses textes et ses mélodies baignent dans un univers folk et ce son country colore l'ensemble, une petite merveille cette fille ! 

Elle a appris la guitare en autodidacte et compose ses textes qui s'inspirent du quotidien. Un album est en préparation, et sa sortie dans les bacs ne saurait tarder. Un petit CD comportant cinq titres est déjà disponible sur son site internet, dont je vous donnerai l'adresse à la fin de cet article.

 

Je la verrai bien chanter aux côtés de Crosby Stills et Nash, quand ils viennent jouer à l'Olympia ... ils devraient l'inviter  !!

Cette jolie Aude n'a pas la grosse tête suite à son succès qui va crescendo, elle reste abordable et elle a gentiment bien voulu répondre à mes questions, interview réalisé début septembre 2014 que je vous livre ci-après :

 

Crédit photos de ce reportage : Jérôme WARGNIER avec l'autorisation d'Aude.

AUDE HENNEVILLE 5

 

AUDE HENNEVILLE 4   AUDE HENNEVILLE 2

 

Interview d'AUDE HENNEVILLE auteur-compositeur-interprète

 

Aude, vous êtes née le 5 octobre 1981 à Montigny (95), mes lectrices et lecteurs, voudront en premier lieu en savoir un peu plus sur vos racines ?

C’est presque ça (rire) !! Pour dire vrai, je suis née à Suresnes dans les Hauts de Seine (92), mais ceci n’est qu’un détail !!! Mes racines ? Comment dire !! Par quel bout commencer ? Dois-je préciser que je suis Normande avec un tel nom de famille ? Ensuite je pourrais vous dire que j’ai passé une partie de mon enfance à Bagdad de 1984 à 1987, pendant la guerre Iran-Irak, et que j’ai cru comprendre il y a quelques temps, qu’il y aurait du sang d’Indien d’Amérique qui coulerait dans mes veines (source d’un membre de ma famille)…

 

Vous étiez souffleuse de verre dans les laboratoires de recherche du centre universitaire de Jussieu, si je ne m'abuse, et en 2004, après avoir assistée à un concert de Francis Cabrel, vous avez eu le déclic, c'est récent, racontez nous cela ?

Effectivement, être souffleur de verre, c’est un métier que j’ai choisi…

Puis en 2004, je suis allée voir Francis Cabrel en concert, et en rentrant du concert le soir, j’ai pris cette vieille guitare dont les cordes étaient ravagées par le temps et que je n’avais jusqu'alors jamais réellement touchée et j’ai passé une longue nuit blanche avec elle dans mes bras. C’est là que j’ai écris mes 4 premières chansons !! C’était étrange…

 

Je crois savoir que vous êtes autodidacte dans l'apprentissage de la guitare ? Avez-vous des conseils essentiels pour commencer à jouer de cet instrument ?

Complétement autodidacte, je n’ai jamais appris, je me sers de mes oreilles pour trouver des suites d’accords qui me semblent logique !

Pour ce qui est des conseils, n’arrivant pas moi-même à les suivre, je crains qu’il faille demander à quelqu’un d’autre, je suis très mauvaise conseillère !

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J'ai lu sur votre site web officiel que vous étiez une héritière de Cabrel, c'est à Astaffort que tout à commencer à se concrétiser ?

C’est exact, en 2005, j’ai eu la chance d’être sélectionné pour participer aux Rencontres d’Astaffort, en qualité d’auteur (à ma grande surprise, car j’étais persuadée d’avoir plus une voix que de jolis écrits !! ). Puis pendant 10 jours j’ai vécu en musique H-24, du réveil au couché, c’était pour moi une expérience qui restera ancrée car elle a été un déclencheur. J’ai compris à ce moment là que je voulais faire de ma passion, mon métier. Ça a été également un déchirement lorsque j’ai du reprendre le cours de ma vie !

 

Qu'est-ce qui vous a amené à l'écriture et comment vous est apparue l'envie d'écrire vos textes ?

Je pense que je devais avoir au fond de moi ce besoin de passer aux aveux… La musique est une forme exutoire, tout comme le sport… Et après avoir pratiqué quelques longues années le tennis. Aujourd’hui au lieu de frapper dans les balles comme un boulet de canon, je traduis ma haine, ma rage, mes désirs, mes coups de gueule au travers des chansons… 

 

Les idées d'écriture vous viennent comment ?

Des idées j’en ai a revendre, j’ai encore beaucoup de chansons qui restent en suspens car je ne sais pas comment les tourner. Pour le moment j’écris avec le cœur, sur les choses qui me touchent, qui me bouleversent.

 

Vos chansons sont-elles autobiographiques ?

Il est toujours plus facile de raconter des choses que l’on vit ou que l’on traverse. Alors on peut dire oui, qu’il y a une sorte d’autobiographie.  

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Que ressentez-vous après avoir terminé une chanson, quand la musique colle parfaitement à l'émotion de votre écriture ?

Je suis comme une puce, je ne tiens plus en place, je suis surexcitée, heureuse, des fois je me dis « Quoi ? C’est toi qui as écrit ça ? ».

Il n’y a pas beaucoup de mes chansons dont je suis contente à 100%, car j’ai le sens critique et reconnais mes faiblesses. Mais j’arrive à être fière de moi quand je parviens au terme d’une chanson que je ne pensais pas aboutir, mais surtout, qui me plait.

 

La musique se crée avant le texte ou l'inverse ?

Ni l’un ni l’autre mon capitaine !! Tout vient en même temps. En tout cas, c’est comme ça que je procède.

J’ai déjà tenté d’écrire sur des musiques, ou de composer sur des écrits, mais ça ne marche pas ! Y’a toujours un truc qui me gène…

 

Quelle méthode de travail utilisez-vous ? Vous écrivez et notez toujours des bribes d'idées, des airs ?

J’ai aucune méthode, je n’aime pas les méthodes. Des fois j’essaie de me forcer à écrire des chansons, mais ca ne fonctionne pas. Je marche au cœur, je chante avec cœur, je fais les choses naturellement, je ne force pas la nature... C’est aussi ça l’avantage d’être artisan !! Mais il est vrai que j’ai toujours sur moi un carnet de note, et un dictaphone qui me permet de garder une trace de mes idées…

 

Pourquoi aimez-vous écrire vos propres chansons ?

Je suis autonome, personne pour me dire ce que je dois faire ou ne pas faire, chanter ou ne pas chanter. Et puis comme je raconte ce que je vis et traverse, je ne triche pas ! Je me sens 100% MOI.

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Quand paroles et musique ne font qu'un, vient le moment de l'interprétation, vous chantez seul devant votre miroir ou en studio entourée de bons conseillers ?

J’écoute oui les gens qui m’entourent, mais après je suis tellement « têtue » que je n’en fais qu’à ma tête, je chante simplement, avec le cœur en repensant au moment où j’ai pu écrire la chanson que j’interprète. Et puis au final, même si je suis bien entourée, je reste seule à défendre mon bout de gras.

 

Vous conjuguez créativité et technicité pour pouvoir interpréter sur scène ses œuvres musicales, cela doit être grisant la notoriété, non ?

La Notoriété ? Parlons-en … On s’y fait vite !!! (rire)  Enfin, façon de parler !!

J’avoue avoir du mal à comprendre comment les gens peuvent être fans, car personnellement je ne l’ai jamais été au point de faire 500 km pour aller voir quelqu’un sur scène, je suis du genre à attendre que l’artiste vienne dans ma région pour aller le voir.

Après l’émission THE VOICE, c’était encore quelque chose d’inconnu pour moi, j’ai vite appris ce que c’était et combien il fallait se protéger par moment. On est rapidement mis sur un piédestal, mais tout aussi vite oublié. C’est assez perturbant.

Heureusement pour moi, je m’y étais un peu préparé, mais j’ai surtout la chance d’avoir quelques kilomètres au compteur et d’avoir la tête sur les épaules, et les pieds bien ancrés dans le sol.

 

La Technicité ? Ah bon ??  Je ne calcule pas en fait. Pour moi la musique ne peut se faire qu’avec ce que l’on a dans les tripes et pas autrement.

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Écrire, composer, interpréter, ces trois étapes demandent un talent particulier avec un esprit créatif. C'est inné chez vous, ou c'est venu lentement ?

Je ne sais pas, je sais que j’adore les arts de manière générale… J’ai beaucoup dessiné pendant un temps. Et puis je suis du genre à dire que ce n’est pas parce que j’ai écris quelques chansons que je suis un auteur d’exception, une compositrice hors-pair etc…. On en reparlera dans 30 ans quand j’aurai fais mon petit bonheur de chemin…

 

 Monter sur scène, c'est la capacité à dépasser sa timidité et sa pudeur, cela fut dur à vos débuts ?

Alors ça je ne vous le fais pas dire !!! Et plus je vieillis, plus j’ai peur… C’est grave docteur ???

A chaque fois que je monte sur scène, c’est la boule au ventre, l’envie de fuir, la peur de se planter…

Heureusement  j’ai toujours une guitare qui me cache, une manière à moi de me protéger encore un peu !!!

 

Vous  partagez votre temps entre la création, les enregistrements en studio et les représentations sur scène. Vous commencez à parcourir la France et l'étranger, vous multipliez les auditions et les scènes, les festivals, quelques émissions télévisées... Ces déplacements fréquents sont indispensables pour une chanteuse, cette nouvelle vie itinérante vous plaît ?

J’ai fait 1 an dans une société privée puis 11 ans dans la fonction public, à me réveiller tous les matins à 4H30 et rentrer tous les soirs à 21H, alors je peux vous assurer que changer de décor, faire et défaire ma valise, ne pas avoir le planning de monsieur et madame tout le monde, ne pas avoir cette vie stressante métro-boulot-dodo, c’est un réel bonheur pour moi… et j’ai vraiment pas envie que ça s’arrête demain.

C’est pour moi une forme de vie de nomade temporaire, quand les concerts sont terminés, je me ressource en rentrant à la maison, je suis très contente les 48H qui suivent mon retour, mais très vite j’ai besoin de repartir…

 

Quelles sont vos passions à part la musique et la chanson ?

Et si on gardait une petite part de mystère…

 

A bientôt 33 ans, une belle carrière musicale s'ouvre devant vous, profitez bien de tous ces bons moments émotionnels avec le public.

Merci infiniment !

 

Merci à Aude pour ces réponses franches et sincères, surtout ne change pas.

AUDE HENNEVILLE 3 dédicace JP

 

 

AUDE HENNEVILLE pochette CD 1  AUDE HENNEVILLE pochette CD 2

Je vous invite à aller consulter son site web officiel pour écouter cinq de ses titres, il y a des photos, des vidéos, les textes de ses chansons, et vous en saurez plus son actualité, les concerts passés et futurs.

Voici l'adresse de son site :   www.audehenneville.com

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Aude HENNEVILLE / Jean-Pierre LAGACHE - dans MUSIQUE
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30 août 2014
bandeau les villages du Pays de SaultBelcaire eglise titre

Tout d'abord je voudrais remercier mon ami Henri Toustou pour ses prises de vue et un grand merci à tous ces néo-villageois comme certains les appels, qui participent et qui se démènent pour faire vivre leur village bien qu'ils ne soient pas des enracinés. Certains n'ont pas compris qu'un village appartient à une communauté, elle est bien terminée l'époque des seigneurs et les règles de civilité ne sont pas exclusives. Je fais allusion ici, à des "querelles de clocher", et ils sont bien dommageables ces règlements de compte au sein de petits villages comme Belcaire qui ont tout intérêt à rester unis. Je ferme cette parenthèse et passons à des choses beaucoup plus passionnantes, avec ce reportage qui met en avant un patrimoine architectural remarquable des villages de l'Aude. Je vous propose de découvrir l'église de Belcaire comme jamais elle n'a été présentée, avec les nombreuses photos d'Henri. Je vous souhaite une bonne découverte avec plus de 100 photos inédites composant cet article ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

Belcaire carte 01

Belcaire se situe à 26 km d'Ax-les-Thermes, 29 km de Quillan, 27 km de Lavelanet, 54 km de Foix, 81 km de Carcassonne, 139 km de Toulouse et 142 km de Narbonne.

Belcaire carte 02

Le pays de Sault, composé de dix sept villages, a connu un cruel exode rural par le passé, beaucoup plus que dans d'autres régions françaises, c'est du fait d'une part de son enclavement, de l'éloignement important des grandes villes et de la densité de sa population, relativement faible.

Actuellement, même si certains mettent des bâtons dans les roues pour freiner ce dynamisme, le pays de Sault revit. Avec ses atouts naturels préservés au sein d'une zone de montagne authentique : le bois, partout présent en pays de Sault, ressource naturelle et renouvelable par excellence, pas suffisamment valorisé par le passé, est aujourd'hui en pleine mutation ; enfin son élevage au sein d'une agriculture naturellement tournée vers la qualité et l'authenticité caractérisent le pays de Sault.

Cette région où tout a été préservé peut être fière et doit tout mettre en œuvre pour en tirer profit avec réalisme. C'est l'installation de personnes motivées et de jeunes reprenant l'activité de leurs parents, tous passionnés et désireux profondément de faire vivre ce pays, qui sont les meilleurs atouts de ce territoire.

Toutes ces énergies convergent vers une qualité de vie qui se savoure sans modération en pays de Sault.

Belcaire eglise 121

Belcaire son point culminant, à gauche le Casteillas avec sa croix de fer, vestiges du premier château, et l'église à droite avec son clocher si particulier.

En arrière plan, au fond à droite on aperçoit le pic des Sarrassis.

Belcaire carte 03

Belcaire, capitale du Pays de Sault, est proche de Camurac l'unique station de ski de l'Aude.

Le sentier cathare sinuant au travers du plateau de Sault, passe à proximité du village de Belcaire et poursuit son chemin jusqu'au village de Comus, puis les gorges de la Frau pour arriver à Montségur.

Les gorges du Rébenty sont à sillonner aussi.

Belcaire carte 04

Plan de situation du village de Belcaire, garez-vous  le long de la D613 ou autour du foirail à l'entrée Est du village et parcourez les ruelles à pied jusqu'à l'église.

Belcaire eglise 2

L'église de Belcaire dominant le village vue de la rue Gardouch. Dans le prolongement, à gauche du clocher on aperçoit l'imposant presbytère.

La paroisse de Belcaire dépendait de l'évêché d'Alet de 1318 jusqu'au début du XIX ème siècle. Les paroissiens payaient la dime à l'abbé du village de Joucou, puis au chapitre de Saint Paul de Fenouillet, lequel en laissait les 2/3 au prêtre desservant. A partir de 1802, la paroisse de Belcaire passa sous la coupe du diocèse de Carcassonne.

L'histoire de la paroisse de Belcaire n'est bien connue qu'à partir de 1660.

L'abbé Pierre Moulis (1872-1948) a écrit un ouvrage intéressant qui s'intitule "Le Pays de Sault" édité en 1958, c'était peut-être prémonitoire pour l'amour que je porte à cette région, car ce livre je l'avais acheté en 1972 lors de mes premières vacances à Belcaire et je le possède toujours.

Dans cet ouvrage l'abbé qui a effectué des recherches, indique que le premier curé de Belcaire dont le nom soit conservé, est Jean François de Nègre qui resta dans cette paroisse de 1639 à 1671. Il appartenait à la famille des baillis de Sault. Son successeur fut Jean-Pierre Boyer de 1671 à 1700. En 1676, il fit l'acquisition des maisons voisines du presbytère qui se trouve dans le prolongement de l'église, et le fit agrandir et reconstituer. En 1688 il acheta à Carcassonne le bénitier de l'église en marbre de Caunes-Minervois.

Se succéderont ainsi les curés comme Jacques Bousquet de 1700 à 1730, Charles Parrasse de 1730 à 1732, Hilaire Magdalon de 1732 à 1756, Benoît Nègre de 1756 à 1778, Joseph Borrel de 1778 à 1782, Gabriel Blanchard de 1782 à 1810, au moment de la Révolution il disparut avec son évêque en Espagne, en 1802 il revint prendre sa place.

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En passant place de la mairie et en empruntant la rue Gardouch, sur votre droite, la majestueuse église Saint Côme / Saint Damien vous apparaîtra.

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La façade Sud imposante, massive, l'église est orientée Ouest / Est.

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Le mur de soutènement que vous apercevez au premier plan, a été construit il y a 130 ans, en 1884, il soutient et permet l'accès au parvis.

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Le petit parvis devant l'église, surplombant le quartier de l'Oum, accessible par la rue du Rival ou la rue de l'Église.

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La croix du parvis Sud de l'église.

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Le clocher crénelé de l'église vu de l'Est, rue de l'Église.

A Belcaire, à part des oratoires champêtres, existait une église ou chapelle à côté du cimetière actuel. C'est la raison de son éloignement par rapport au village que l'on connaît aujourd'hui. Une tradition évoquée par l'abbé Moulis dit que le village se trouvait près du cimetière. Cette église devait être dédiée à Saint-Michel, puisque plus tard, c'est sous ce vocable qu'on désigne le cimetière (voir les archives communales État civil de l'année 1676 et suivantes).

L'église massive, puissante comme un fortin, est soutenue par un mur d'assise cyclopéen. Accolé à l'église un imposant presbytère domine les vieux quartiers de l'Oum et de la Coume. Belcaire fut le village du bailli puis chef lieu de canton, en ce qui concerne l'aspect religieux, il est le siège d'un doyenné. La date initiale de construction de l'église au point culminant du village n'est point connue. L'abbé Maximin Louis Cantier propose, dans les annales paroissiales de Belcaire éditées en 1898, le XV ème siècle sans plus de précision pour l'affirmer. Mais on ne peut concevoir le premier château-fort " Le Casteillas" datant du XIII ème siècle construit à proximité, sans un lieu de culte. L'abbé Sabarthès dans son dictionnaire topographique du département de l'Aude, cite les archives vaticanes qui signalent, en 1347, une "Ecclesia de Bellicadro" traduction : une église de Belcaire.

A l'origine l'église qui date du XIII ème siècle possédait un clocher-mur de style roman avec deux cloches, la décision de le remplacer fut prise en 1875. Neuf années vont s'écouler.

C'est en 1884 que l'église de Belcaire aura son nouveau clocher tour crénelé, qui revêt un aspect très particulier pour une église qu'on lui connaît de nos jours. Belcaire eglise 4

Clocher crénelé datant de 1884 réalisé par l'architecte Charles Émile Saulnier, dont je vous dirai un mot plus loin.

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Ce clocher a la particularité de par sa conception, de servir de porche abritant le portail de l'église et il est ouvert au Nord comme au Sud, permettant ainsi l'accès à l'entrée depuis la rue de l'Église. 

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Une ouverture sous le clocher permettait de sonner autrefois les cloches et de hisser celles-ci au sommet lors de leur installation.

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Sur le mur de l'église, un plot de nivellement général IGN est scellé, indiquant l'altitude exacte, donnée comme référence pour le village : 1030 mètres.

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L'intérieur de l'église de Belcaire après les travaux de rénovation de 1988-1989.

Tient, les lustres ne sont pas ceux que l'on voit sur la photo ancienne datant de 1905 (voir plus loin) que sont devenus les originaux ?

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Quand on pénètre dans l'église, l'œil est tout de suite attirée par le magnifique retable du chœur.

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Autre photo du chœur de l'église de Belcaire avec son magnifique retable.

Pénétrons à l'intérieur de l'église dont les saints patrons sont Saint Côme et Saint Damien.

Le chœur de l'église possède un magnifique retable baroque, triptyques en bois polychrome doré datant du XVII ème siècle c'est le seul retable du Pays de Sault qui ne soit pas plat, ses ailes avancent en oblique et les niches des statues sont un peu creuses. Les ailes sont ornées des saints patrons de la paroisse. A Belcaire, on peut voir sur ce retable, les médecins, chrétiens d'origine arabe du III ème siècle, Côme, à gauche tenant une fiole, qui guérit les malades par des remèdes et Damien à droite qui guérit les incurables par les miracles. Ces deux statues ont été léguées à la paroisse par Pierre Baille en 1674. Les retables sont en bois (tilleul ou châtaignier), non seulement pour le fond constitué de planches, mais aussi pour les éléments décoratifs surajoutés et les statues. Seul, le tableau central est peint sur toile avec ici la représentation du Christ en croix peint par Prache de Carcassonne. Le retable et son tabernacle ont dû être exécutés à Limoux, étant donné leurs similitudes avec le mobilier religieux des villages de Magrie, de Pieuse et des Sauzils près de la commune de Fa. Il y a une bizarrerie sur ce retable, des colonnes torses sont ornées de lierre qui est le symbole de la fidélité, or, en général on trouve ce genre de décor que dans les lieux où l'on ne cultive pas la vigne. Ces volutes latérales ont certainement été réalisées par l'atelier Parant-Melair de Carcassonne. Les petits anges qui surmontent l'ensemble datent du XIX ème siècle.

Dans le chœur de l'église on peut voir aussi quatre tableaux rappelant la vie et la mort de Saint Côme et Saint Damien. Ces toiles ont été peintes par Montrié en 1729.

L'autel au tabernacle doré, repose sur un pied de marbre de Caunes-Minervois.

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L'autel, au tabernacle doré repose sur un pied en marbre de Caunes Minervois, le retable en bois polychrome.

A gauche, le vitrail représente "la Communion de Jean" au cours de la Cène. Les deux toiles illustrent le martyre des saints patrons de l'église.

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A gauche du retable, la statue de Saint Damien, frères jumeaux d’origine arabe et issus d’une famille noble et chrétienne, Côme et Damien sont nés au III ème siècle à Egée en Asie Mineure actuelle. Fort habiles dans l’art médical, ils parcourent les villes et bourgades, guérissent les malades au nom du Christ. Ils exercent leur art gratuitement et deviennent ainsi les Anargyres, "ceux qui repoussent l’argent".

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La partie gauche du retable avec la statue de Saint Damien tenant dans sa main le pot de panacée.

Étant donné que ces deux saints étaient des frères jumeaux comment les différencier ?

Dans leur représentation chacun porte des instruments évoquant médecine et chirurgie : la spatule et la boîte d’onguents pour Saint Côme, le pot de panacée, remède universel contre tous les maux pour Saint Damien.

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La partie droite du retable avec la statue de Saint Côme, les vitraux de ce côté représentent Jésus pardonnant à Madeleine, avec en dessous, deux toiles illustrant là aussi le martyre des saints patrons de l'église Côme et Damien.

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Photo de gauche, le retable avec les deux saints patrons de part et d'autre de la toile peinte, Saint Côme est patron des chirurgiens, né en Arabie, il pratiquait la médecine à Aigéai en Cilicie, ainsi que son frère jumeau, Damien, lui, saint patron des pharmaciens. Ils souffrirent ensemble le martyre sous Dioclétien, en 303 ou 310. On les appelle "anargyres" parce qu'ils soignaient "sans accepter d'argent". On les fête le 26 septembre en Occident, le 1er novembre en Orient. Photo de droite, la toile peinte représentant le Christ en croix, tableau réalisé par Prache de Carcassonne. 

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A droite du retable, Saint Côme la spatule et la boîte d’onguents.

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Les splendides balustres en marbre de Caunes Minervois séparant la nef du chœur de l'église de Belcaire.

C'est au début du ministère du curé Charles Parasse qui exerça à Belcaire de 1730 à 1735, que furent exécutées les peintures des voûtes du chœur, en bleu avec étoiles d'or.

Le chœur de l'église est éclairé par deux vitraux représentant, à gauche, la Communion de Jean au cours de la Cène, et, à droite, Jésus pardonnant à Madeleine. Sous ces vitraux, il y a quatre toiles, deux de chaque côté, illustrent le martyre des saints patrons.

Le chœur est coiffé de l'arc triomphal et de six arêtes en ogive et fermé par une table de communion en marbre elle aussi de Caunes-Minervois datant de 1727 (coût 480 livres). Le maître autel en marbre date de 1753, ces deux éléments ont été commandés à Joseph Grimes, de Caunes Minervois.

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Chapelle du Sacré-Cœur, avec des plaques commémoratives en honneur aux morts des deux dernières guerres mondiales 1914-1918 et 1939-1945.

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Autre photo de la chapelle du Sacré-Cœur.

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Plaque commémorative de la guerre 1939-1945.

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Sur le mur Nord donc à gauche, la chapelle dédiée à Saint Joseph. Vous apercevez, à droite, la statue de Saint Roch.

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La statue de Saint Joseph.
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Des tableaux représentant les différentes stations du chemin de croix relatant les souffrances du Christ, ornent les murs de l'église.

Le chemin de croix a son origine dans la liturgie du vendredi saint des chrétiens de Jérusalem. Le nombre de stations a longtemps été variable, il est fixé à 14 depuis le XVII ème siècle.

A droite, la statue de Saint Roch.

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La chapelle dédiée, à Sainte Thérèse de Lisieux et à Sainte Germaine, avec un vitrail représentant un "intérieur de Nazareth". 
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Chapelle dédiée à la Vierge à l'Enfant et à Sainte-Anne, mère de Marie. Avec un vitrail représentant la "Dation ou donation, du Rosaire à Saint-Dominique.   

La nef est relativement simple, elle est couverte par une voûte sur croisées d'ogives. Sur le mur aveugle de gauche, on peut voir les statues de Saint Jean Baptiste de la Salle et de Saint Roch, sur ce même côté, s'ouvrent les chapelles du Sacré-Cœur et de Saint Joseph. Le mur de droite, comporte également deux chapelles, l'une des chapelles, éclairée par un vitrail représentant un intérieur de Nazareth, abrite des statues de Sainte Thérèse de Lisieux et de Sainte Germaine. La seconde chapelle à droite, est dédiée à la Vierge et l'Enfant et à Sainte Anne, mère de Marie, avec un vitrail représentant la Dation ou Donation, du Rosaire à Saint Dominique. Au dessus des chapelles d'autres vitraux représentent, le sacre de Charles VII et le martyre de Sainte Jeanne d'Arc d'une part, et Jeanne entendant des voix, d'autre part.

Quatre statues ornent aussi ce mur de droite, Saint Antoine de Padoue, Saint Médard, Sainte Jeanne d'Arc et Notre-Dame de Lourdes.

L'église comporte encore des fonds baptismaux, ainsi qu'une chaire de bois dont l'escalier s'insère dans l'élément bâti. Au fond de la nef, il y a une tribune avec quelques bans.

A l'entrée de la nef, trône un beau bénitier en marbre de Caunes-Minervois datant de 1688 acheté par le curé de l'époque à Carcassonne. 

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A gauche, photo de la porte d'entrée du l'église. A droite, le bénitier en marbre de Caunes Minervois datant de 1688. 

Saint Eutrope et la vierge en bois polychrome datant XVI ème siècle, sont aussi à admirer !

Entre 1824 et 1857,  fut menée une restauration intérieure de l'église. La nef, crépie simplement au mortier, fut recouverte de plâtre, y compris le plafond qui montrait ses boiseries. A cette époque, il y avait quatre chapelles intérieures, vouées à la Sainte-Vierge, à Saint Roch, à Saint Blaise et à Saint Michel. La chapelle saint Blaise fut fermée pour laisser place au confessionnal et à la chaire, les autres furent exhaussées et celle de Saint Michel remplacée par Saint Joseph.

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Une vue de la nef avec au fond la tribune.

La nef est assez simple, couverte par une voûte sur croisées d'ogives.

A gauche, quatre statues ornent le mur, Saint Antoine de Padoue, Saint Médard, Sainte Jeanne d'Arc et Notre Dame de Lourdes.

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Sur cette photo on aperçoit un peu mieux cette tribune, balcon au dessus de la porte d'entrée principale de l'église. A droite, on peut apercevoir la statue de Saint Jean Baptiste de la Salle.

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Seuls quelques bans meublent ce balcon, et à droite au centre, une porte permet l'accès au clocher.

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Une vue d'ensemble sur la nef, prise de la tribune de l'église.

Belcaire église 114Autre photo de la nef et du chœur, prise du balcon de l'église.

Les façades de l'église ont été remaniées en 1681 et en 1936.

La reconstruction de la toiture du chœur et de la tribune a été inaugurée le 23 août 1936.

En 1988 et 1989, l'antique plancher de la nef fut remplacé par du carrelage, réfection des peintures et crépis intérieurs, étanchéité de la toiture, restauration des vitraux.

La plus vieille des cloches date de 1500 et porte les armoiries royales, trois fleurs de lys, ce bourdon mesure 1,10 m de haut et 1,10 m de diamètre à sa base.

En 1884, une cloche neuve fut achetée à monsieur Amans Levêque fondeur à Toulouse.

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A gauche, en entrant dans l'église, une petite pièce renfermant les bannières utilisées lors des processions.

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A gauche, deux bannières, l'une représente la Vierge et l'Enfant dont on voit le détail sur la photo de gauche.  

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A gauche, le détail de la broderie représentant la Vierge et l'Enfant sur l'une des bannières.  

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A gauche, détails de la bannière des Saints Patrons de la paroisse. A droite, détails de la bannière de Sainte Marie. Toutes ces bannières étaient utilisées durant les processions.  

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A gauche, la bannière de la société de Secours Mutuels qui aux XIX ème et XX ème siècles pris le relais de la Confrérie des Dames de la Charité, évoquée dans le texte.

A droite, la chaire surplombant l'ancien confessionnal, celui a été vitré, afin de mettre en sécurité les objets de culte de l'église. 

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Avant ce confessionnal, vers 1840, il y avait à cet emplacement une chapelle dédiée à Saint Blaise.

La nouvelle chaire a été construite aussi vers cette période.

Cet ancien confessionnal, a été réaménagé, servant aujourd'hui de vitrine où sont exposés les objets de culte et statues religieuses fragiles.

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Statues se trouvant dans la vitrine de l'ancien confessionnal.

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A gauche, statue de la Vierge du Calvaire en bois polychrome du XVI ème siècle et objets du culte à droite, se trouvant dans la vitrine de l'ancien confessionnal, comme cet ostensoir en argent du XVII ème siècle. 

A Belcaire il y avait un Conseil de Fabrique.

Institués officiellement en 1311, mais existant déjà dès le début du XII ème siècle en Languedoc, les Conseils de Fabrique  étaient chargés d'administrer les biens de la paroisse. Ils étaient à l'origine composés des seuls membres du clergé. Par la suite, des laïcs y furent adjoints, élus par les paroissiens et constituant le bureau de marguilliers. Les Conseils de fabrique furent supprimés par la loi du 9 décembre 1905, instituant la séparation des Églises et de l'État.

Qu'est-ce qu'un marguillier ?

Un marguillier membre du Conseil de Fabrique est un laïc, chargé de la construction et de l'entretien de l'église, de l'administration des biens de la paroisse comme les terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts. Il doit veiller à l'entretien des locaux, tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au Conseil. Les membres de ce Conseil sont au nombre de trois : un président, un trésorier, un secrétaire.

L'élection des marguilliers s'effectue dans l'église à l'issue des vêpres, toute la paroisse y est rassemblée selon la coutume.

Chaque année, le Conseil de Fabrique procédait à l'élection de deux d'entre eux. Le plus ancien était sortant et ne pouvait se représenter, mais il y a des dérogations à cette règle.

En effet, les membres du Conseil de Fabrique, doivent savoir compter et écrire en français, ce qui n'était pas courant au XVII ème siècle, c'est pour cette raison qu'ils appartiennent nécessairement à l'élite de la communauté, les mêmes personnes se retrouvant, selon les années, membres du Conseil de Fabrique ou consuls.

Parmi les marguilliers, les noms les plus souvent cités sont bien connus à Belcaire aujourd'hui encore : Bayle, Pélofy, Sarda, Fourié, Médus, Pugens, Verniole, Martre, tient je ne vois pas Vergé … Les revenus de la Fabrique provenaient, c'est ce qui est le plus connu, des quêtes et offrandes. Au XVII ème et au XVIII ème siècle, les budgets connus sont stables et raisonnables, ils s'élèvent à quelques centaines de livres.

A la Révolution, le décret du 2 novembre 1789, met les biens ecclésiastiques à la disposition de la Nation. Mais par dérogation, les Conseils de Fabriques demeurent administrées comme antérieurement. Le décret du 30 décembre 1809 organise le fonctionnement des Fabriques dans chaque paroisse. Elles deviennent alors des établissements publics du culte, et ce jusqu'en 1905. Le Conseil de Fabrique comprend alors le curé, le maire et cinq à neuf membres élus.

Les Conseils de Fabriques sont à nouveau supprimés par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Les revenus et biens des paroisses, pour ce qui concerne exclusivement l'exercice du culte, y sont prévus et administrés par des associations cultuelles. L'Église catholique refusera de créer les associations cultuelles telles que prévues dans la loi de 1905. Il faudra attendre 1924 et l'accord sur les associations diocésaines pour débloquer la situation.

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Pierre Ourtal "le Suisse" en habits d'apparat pour les grandes occasions il guidait avec majesté les processions. Mais il était aussi doté de pouvoirs de police et il était le garde champêtre de Belcaire.

Il fut garde champêtre jusqu’en 1965. Jean FERRAT lui succéda pour les annonces. Il effectuait les annonces avec un tambour, certainement conservé à la mairie de Belcaire.

Les pouvoirs de police ont été édictés par le Conseil de Fabriques en 1859.

Simon Toustou mon ami expatrié au Canada qui a visionné ce reportage, m'informe : "Les annonces se faisaient avec un clairon et le tambour, c'était Mr. Poux le
grand père de Jacques Poux, qui, avec le tambour annonçait tout ce qui
concernait les affaires municipales et Pierre Ourtal les marchands qui venaient
vendre a la Coume".

Il faut savoir qu'à Belcaire il y eut une Confrérie des Dames de la charité. Le 30 juin 1645, après avoir passé un mois d'inspection en Pays de Sault, l'évêque d'Alet, Nicolas Pavillon, fonda la Confrérie des Dames de la Charité, sur le modèle institué par son maître et ami Vincent de Paul. Cette confrérie qui devait assistance aux pauvres était composée de seize femmes, lesquels élisent pour deux ans, leur prieure ou supérieure, leur trésorière et leur garde-meubles. La confrérie recevait des dons et legs importants. Son existence dura 147 années, mais la tourmente révolutionnaire passa par là et elle prit fin vers octobre 1792.

On note aussi dans les archives, qu'il eut deux miracles dans l'église de Belcaire, l'un c'est produit le samedi Saint de l'année 1704 et le second se produisit le même jour cinq années plus tard, le 30 mars 1709 exactement. Honorée Keisse qui était paralysée de la jambe droite suite à un accident, lava sa jambe avec l'eau des fonds baptismaux préalablement bénie, et se retrouva soudainement guérie. Un acte fut dressé et paraphé par les époux et les prêtres du lieu, le curé Bousquet et son vicaire Cazal.

Honorée Keisse n'était pas une enracinée mais simplement l'épouse du docteur O'Galvan, ils étaient venus en Pays de Sault pour fuir les persécutions dont les catholiques étaient victimes en Irlande au début du XVIII ème siècle. Ce médecin avait une très bonne réputation puisqu'il soignait gratuitement les malades dont s'occupait le Confrérie des Dames de la Charité.

Il y eut un enseignement religieux à Belcaire dés le XVII ème siècle, on y trouve le plus souvent des régents, des instituteurs qui sont des clercs, entre 1660 et 1789 il y en a eu plus de cinquante qui ont exercé dans le village. J'ai déjà eu l'occasion de diffuser dans ces pages des photos datant de 1898 de cette école religieuse. Elle ferma ses portes en 1905.

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A gauche, le clocher crénelé de l'église de Belcaire. A droite, l'escalier montant au sommet de ce clocher, où Henri va nous y emmener. 

Un petit mot sur Charles Émile Saulnier né à Paris en 1828 – décédé en 1900. Saulnier était un architecte qui construisit le clocher si caractéristique de l'église de Belcaire en 1884. Il a construit les églises de Preixan, Peyrens, Luc-sur-Orbieu, Belcaire (clocher), Chalabre ; les écoles-mairies de Lézignan, Alzonne, Cupservies, Roquefère. Il a poursuivi la construction du palais de justice de Carcassonne et la sous-préfecture de Castelnaudary. Belcaire eglise 41

Le dernier palier pour accéder au sommet du clocher, c'est assez périlleux, il faut emprunter cette l'échelle très abrupte.

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Voici les installations sous la plate-forme supérieure du clocher, les structures en bois massif (moutons) supportant les cloches de plusieurs tonnes.

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Les deux énormes cloches de Belcaire. On aperçoit le battant tout rouillé car aujourd'hui le glas est automatisé par un marteau de tintement périphérique.

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Cette cloche est millésimée 1500, elle porte les armoiries royales.

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Zoom sur les armoiries royales de la cloche ci-dessus.

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Les anses originales d'une des cloches avec des têtes d'hommes, fixées aux ferrures sous le mouton en bois massif.

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La cloche datant de 1880 achetée à Amans Levêque de Toulouse avec ses magnifiques décors et inscriptions.

Ces inscriptions, mentionnent les noms du curé, du parrain, de la marraine et du fondeur.

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Détails des ferrures et anses simples de la cloche datant de 1880.

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L'automatisme est passé par là, ce n'est plus le bedeau qui sonne les cloches, mais le marteau de tintement électrique.

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Détails du décor de la cloche datant de 1880.

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Inscriptions latines " Requiescant in pace in memoriam Leaniae Caussou et Joannis Baptistae Martre Me Maria Zepherino Leentina Martre Ecclesiam Belcaire libenter donaverunt …",

Parrains : Marie, Zéphirin Martre. Marraine : Léontine Caussou. Curé : Pennavayre. Le maire : Pugens.

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La signature du fondeur de cette cloche, Levêque Amans, et non pas Armand comme on peut le lire sur certains documents

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Levêque Amans était effectivement fondeur à Toulouse.

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Henri nous propose quelques photos prisent de la plateforme sommitale du clocher, c'est un privilège car l'accès n'est pas autorisé à tout le monde. Ici on aperçoit le Roc du Cachémy, c'est à ce rocher qu'était adossé le château féodal primitif de Belcaire. Des vestiges de murailles restent visibles, un reportage a été réalisé sur ce château, je vous donnerai l'adresse web à la fin.

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En haut de clocher, sur la plateforme l'architecte a fait graver la date de l'inauguration de sa construction.

A l'époque le curé était Antoine Pennavayre et le maire de Belcaire Pugens.

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Le Roc du Cachémy ou lieu dit "le Casteillas", la croix en fer forgé situé au point culminant de Belcaire, juste au-dessus de l'église date, si je ne me trompe pas, de 1814.

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Une vue en direction de l'Est, s'étend sous vos yeux le village de Belcaire avec le pic des Sarrassis dans le lointain.

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En contrebas, le quartier de la Coume et de l'Oum à Belcaire.

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Le quartier de l'Oum, (il ne faut pas que je me trompe, sinon je vais encore en entendre !).

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Autre photo de Belcaire prise vers l'Est.

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Panorama vers l'Ouest en direction d'Ax-les-Thermes.

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Autre photo vers l'Ouest, lotissement Séguélares en contrebas.

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Prise du vue vers l'Ouest, lotissement Séguélares en contrebas.

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Prise du vue vers l'Ouest, lotissement Séguélares et rue du Rival en contrebas.
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Prise du vue vers le Nord/Ouest, les quartiers du Rival et Ferrières.

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Prise du vue vers le Nord/Ouest, les quartiers du Rival et Ferrières, c'est un endroit qui me rappelle de bons souvenirs.

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Prise du vue vers l'Est, rue de l'Église en contrebas, on aperçoit le château de Belcaire avec sa tour ronde au toit pointu. Au fond, le pic des Sarrassis et le Picou.

Belcaire eglise une vue sur le picou

Prise du vue vers l'Est, rue de l'Église en contrebas, on aperçoit le château de Belcaire avec sa tour ronde au toit pointu. Au fond, le pic des Sarrassis et le Picou.

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Prise de vue vers le Nord/Ouest, le rue du Rival en contrebas, au fond au aperçoit les chalets du Lac de Belcaire.

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Il faut penser à redescendre, prudence !

Juste en contrebas de l'église, on a découvert une grotte sépulcrale : la grotte de Gardouch. Elle abritait des restes humains d'une quarantaine d'individus qui auraient vécu dans la région il y a environ 3800 à 4000 ans. Vous pouvez visionner le reportage que j'ai réalisé à son sujet ICI.

D'autres reportages tout aussi intéressants, concernant "L'histoire de Belcaire" c'est ICI, et "L'histoire des châteaux de Belcaire", c'est ICI.

 

Bibliographie : "Le Pays de Sault" 1958 par Pierre Moulis ; "Le patrimoine religieux" ACCES 2002.

Voici quelques photos anciennes de l'église de Belcaire :

Belcaire photo ancienne 05 vue panoramique en 1940

Belcaire, photo colorisée des années 1940

Belcaire photo ancienne 06 choeur de l'église en 1905

Belcaire, le choeur de l'église en 1905 avec ses magnifiques lustres en cristal.

Belcaire photo ancienne 03 en 1950

Belcaire, l'église en 1950

Belcaire photo ancienne 01 en 1910  Belcaire photo ancienne 02 en 1950

Photo de gauche, Belcaire l'église et l'école en bas en 1905. Photo de droite, l'église en 1950.

Belcaire photo ancienne 07 nef de l'église en 1950

Belcaire, la nef et le choeur de l'église en 1950

Belcaire photo ancienne 08 choeur de l'église en 1975

Belcaire, le choeur de l'église en 1975

Belcaire photo ancienne 04 en 1905

Superbe photo de Belcaire en 1905 prise par Lacroix

Ce n'est pas facile de faire évoluer les choses de façon positive pour promouvoir une région, même pour cela il y a des opposants. Heureusement qu'il y a le soutien des lectrices et lecteurs fidèles au site.

Merci Henri, cela fait un bien fou d'avoir un ami qui collabore efficacement à certains de mes reportages, grâce à ses photos. Cela change de tous ces aigris, grincheux qui ne connaissent que la critique facile et qui ne pensent qu'à nuire sous des prétextes futiles. Dans un esprit courtois et constructif, vous pouvez toujours m'adresser vos remarques et vos infos complémentaires, pour faire évoluer ce reportage intéressant.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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18 août 2014
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Ces petits villages de l'Aude recèlent des trésors historiques intéressants, en voici encore un exemple. Aujourd'hui je vous propose une balade dans le lauragais non loin de Castelnaudary et plus exactement dans le petit village cathare de Baraigne près du grand lac de la Ganguise où se trouve une base nautique. Sur le territoire de Baraigne il y a un château ayant appartenu à une famille illustre les Buisson, que nous allons découvrir. Si vous avez des infos où des photos complémentaires concernant le village, n'hésitez pas à m'écrire et laissez vos commentaires en bas de l'article, c'est fait pour cela. Je vous souhaite une excellente découverte ...

 

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carte 01

Baraigne se situe à 50 km de Toulouse, Castelnaudary à 14 km, Carcassonne à 55 km, Narbonne à 112 km, Béziers à 142 km, Montpellier à 200 km, Perpignan 166 km et Paris 727 km.

carte 02

Le village cathare de Baraigne avec l'immense lac de la Ganguise de 500 hectares d'un accès facile par l'autoroute A61.

carte 03

Zoom sur la carte IGN permet de mieux vous situer Baraigne par rapport au lac et la base nautique du lac de la Ganguise.

Village de Baraigne 042 lac de la Ganguise

Une vue aérienne du lac de la Ganguise , ici le barrage qui est en réalité une digue de terre et à droite on aperçoit la base nautique.

Je vous donne toutes les explications concernant le lac à la fin du reportage.

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Le lac de la Ganguise.

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Une vue aérienne du lac de la Ganguise.

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Une vue aérienne du lac de la Ganguise.

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Une vue générale du village cathare de Baraigne

Village de Baraigne 06Une vue aérienne du village cathare de Baraigne, l'église Sainte-Marie au centre, avec son cimetière à gauche très proche du village.

 

Blason ville de Baraigne

Le blason du village de Baraigne

Situé à la limite des départements de l’Aude et de la Haute-Garonne, c'est un beau village typique du Lauragais, niché dans la vallée où le Fresquel prend sa source. A l'origine, les premières habitations du bourg étaient groupées sous une forme circulade autour de son église, c'est pour cela que l'on nomme ce type de village "ecclésial". Bien plus tard, Baraigne s'est développé au nord et à l'ouest de ce point central qu'est l'église. De nos jours, il n'y aucun vestige qui puisse révèler si le village était doté d'un rempart défensif avec des portes. Seule subsiste au nord, la sortie d'un souterrain qui permettait, au moyen-âge, de s'enfuir du village.

Les habitants de Baraigne se nomment les Baraignois. En 2011, il y avait 161 habitants à Baraigne.

Les premières traces du bourg remontent au IX ème siècle, après l'occupation romaine dans la région, le long de la voie Aquitaine qui reliait Narbonne à Toulouse.

Le hameau primitif s'est donc développé à partir du domaine de l'époque romaine de Varanius.

La localité de Baraigne apparaît sous le vocable de Varanano dans deux manuscrits datant de 1155 lors de la construction de l'église et en 1207 lorsque Vidal de Caumont vendit à l'abbé Auger ses droits sur l'église Sainte-Marie de Baraigne.

La lettre B ne s'est substitué au V à l'initial qu'au XVIII ème siècle. Le village s'appelait en Varagne en 1774, puis on le trouve dans un document de 1781 nommé Baragne.

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Le village de Baraigne, avec son château émergeant des arbres à droite.

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Le village cathare de Baraigne, son église Sainte-Marie avec son clocher mur.

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Détails de la carte IGN, le village de Baraigne avec à proximité le lac de la Ganguise, et le château à l'Ouest du village.

Le moulin que vous verrez en photo plus loin, se trouve un peu à l'écart au Nord/Ouest comme on peut le voir sur la carte.

Entre 1210 et 1225, la religion cathare s’installe dans le Lauragais. L'hospitalité hérétique était offerte par Garsende et sa fille Gaillarde, mère des seigneurs du Mas-Saintes-Puelles et "parfaite" du catharisme. Garsende fit l’éducation religieuse de son petit-fils Bertrand de Quiders et de sa nièce Géraude, qui épousa Estieu de Roqueville seigneur de Baraigne, car Garsende et sa fille se rendaient fréquemment à Baraigne vers 1215.

Vers 1225, Estieu de Roqueville conduisit les deux femmes à Caillabel, près de Baraigne. Elles y restèrent quinze jours, puis de là partirent pour Montségur où elles périrent sur le bûcher. A la même date, Bernard de Mayreville chevalier diacre s'installa au Mas-Saintes-Puelles. Il y déploya une inlassable activité prédicante sur les villages de Laurac, Fanjeaux et Gaja la Selve vers le sud et de Baraigne à Saint-Michel-de-Lanès vers l'ouest.

C'est le 28 mai 1242 que c'est produit le massacre d’Avignonet Lauragais, des troupes venues de la région de Montségur massacrèrent pendant leur sommeil des Inquisiteurs et leur suite à coups de haches. Avant de perpétrer ce massacre, c’est à Baraigne complètement acquis aux hérétiques cathares, que ces troupes ce regroupèrent à l'abri du vallon. Le forfait accompli, les représailles furent terribles, le village n'y échappa pas. Les troupes de l'Inquisition le visitèrent, tous les cadavres présumés cathares furent exhumés du cimetière et brûlés sur un bûcher dressé sur le terre-plein derrière l'église devant le cimetière. Tous les "suspects" portèrent la croix d'infamie.

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Derrière les arbres, émerge le château de Baraigne magnifiquement restauré pendant de nombreuses années.

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Zoom sur le château de Baraigne façade Est et sa tour intérieure

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Le château de Baraigne l'angle Sud-Ouest.

En 1271, le chevalier Gautier de Varagne était présent lors du serment au roi par les consuls de Carcassonne.

En 1272 et 1282, Gaufrid de Varagne, frère du précédent, fut élu membre de l'assemblée de la noblesse de la sénéchaussée et en 1287 il fut élu gouverneur de Carcassonne.

On trouve, un Bernard de Varagne qui était l'envoyé du sénéchal de Toulouse en1433.

En 1473, 1480 et 1481 furent des années terribles pour la région à cause de la peste bubonique qui fit de nombreuses victimes surtout à Baraigne et les villages proches.

En 1485, c'est à partir cette période qu'apparaît le nom Buisson, en effet, Jean de Buisson fils de Bernard de Varagne cité ci-avant, devint seigneur de Baragne (le nom évolue, il s'écrivait indifféremment Baragne ou Varagne) et capitoul de Toulouse.

A cette époque on dénombre deux moulins à pastel dans cette région devenue prospère, et la première construction du château de Baraigne voit aussi le jour sur des terres appartenant aux seigneurs des lieux : la famille Buisson.

Chacun des villages de ces régions de Lauraguais est dominé par un château de style Renaissance qui donne l'impression non de vieilles forteresses, mais de riches et opulentes habitations seigneuriales.

Le château de Baraigne, est le berceau de cette vieille famille féodale Varagne-Buisson. Ce château, du début du XVI ème siècle, devait avoir des soubassements plus anciens. Il passa au XVII ème siècle entre les mains de la famille de Roquette.

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Le très beau château de Baraigne le côté Sud

Les protestants qui s'étaient établis à Mas-Saintes-Puelles en 1561 commirent des pillages et des destructions aux villages alentours. En 1572, ils brûlèrent toutes les églises du pays, celle de Baraigne eut une partie de la nef et son clocher détruit.

A la Révolution en 1789, le château et l'église furent pillés et les précieuses archives détruites.

En 1812, le village de Baraigne qui était à vocation agricole, comptait 241 habitants, c'est à cette période qu'un nouveau moulin à vent fut construit sur la colline Nord, il tourna sans interruption jusqu'en 1955.

 

blason de la famille Roquette                                  blason de Bernard Roquette-Buisson

A gauche, le blason de la famille Roquette. Et à droite, le blason de Bernard Roquette-Buisson (1773).

LES SEIGNEURS DE BARAIGNE

Les du Buisson de La Bastide-Beauvoir ou de Varagnes et les du Buisson d'Aussonne appartiennent à la même maison. Les deux branches se sont séparées de la branche aînée, Buisson Beauteville, la première au début, la seconde au milieu du XVI ème siècle. La croix de Toulouse, chargée de trois tourteaux d'azur que portaient les de Buisson de Beauvoir provenait d'une concession faite par François Ier en 1518 pour cause de proche parenté avec les comtes de Toulouse. Cette branche subsiste encore par substitution. Son dernier représentant imposa, en effet, en 1623, lors du mariage de sa fille unique Jeanne de Buisson avec François de Roquette l'obligation de substituer aux nom et armes de Roquette les noms et armes de la maison de Buisson pour le premier enfant mâle qui naîtrait de cette union(voir plus loin).

C'est cette branche des Buissons, barons de Beauvoir qui nous intéresse ici à Baraigne. La famille Roquette-Buisson posséda la seigneurie de Baraigne du XIV ème siècle jusqu'en 1789.

 

Rien ne permet de certifier à qui appartenait les terres de Baraigne avant le XIV ème siècle.

● Tout commence avec Pierre de Buisson, seigneur de Vaureilles, co-seigneur d'Auben qui épouse, le 2 nones de février 1399, Claire Mancip, fille de Bernard, seigneur de Beauteville, Cailhavel, de Vassalède, de Lauzière, etc.

Ils eurent un fils, Jean qui vécut entre les années 1456 et 1470, il n'est pas signalé comme seigneur de Baraigne. Mais il faut arriver au descendant de ce dernier, pour trouver nettement indiqué la possession de Baraigne par la famille de Buisson.

 

         - Jean de Buisson, est désigné comme seigneur de Beauteville, Miramont, Beaumont, Baraigne, Ausonne, le Plégat, Ichaussas, Baziège et Montmaur. Il est capitoul de Toulouse en 1483 et 1484 et de 1492 à 1496. Il épousera en 1480, Catherine de Restes, il testa, le 28 septembre 1515 et fut enterré dans l'église des Cordeliers de Toulouse. La pierre tombale qui recouvrait son monument est au musée de Toulouse. Il eut deux fils et une fille. Son fils Hugues, est l'auteur de la branche Baragne-Beauvoir qui a été substituée dans la famille Roquette-Buisson

 

● Hugues de Buisson, écuyer, seigneur de Montmaur, Baragne, Cailhavel, Boussenac, Peyre de Naurouze et Airoux. Il épousera le 9 février 1508, Anne de Lauret, fille du premier président Bernard de Lauret et d'Isabeau de Saint-Félix. Il dénombra ses fiefs en 1517, il fut capitoul en 1523, acheta une terre à Cailhavel à la reine Marguerite de Valois, le 2 mars 1524. Il testa le 29 juillet 1528, laissant l'héritage à son fils Jean ci-après.

 Il eut trois enfants :

         - Jean de Buisson, qui suit ;

         - Jacques de Buisson ;

         - et Étienne de Buisson.

 

● Jean de Buisson, est désigné comme seigneur de Baragne, Cailhavel et Boussenac, capitaine des armées du roi, rendit hommage pour la justice haute, moyenne et basse de ses trois seigneuries, à Catherine de Médicis, en 1550 et 1551. Il épousa le 13 septembre 1551 Peyronne de Plaigne, fille de noble Michel, seigneur de Ferriol et de noble Françoise de Narbonne. Il passa acte de partage avec ses frères Jacques et Étienne, le 2 avril 1547 et testa le 29 juillet 1568, laissant l'héritage à son fils Barthélemy ci-après.

 

● Barthélemy de Buisson, seigneur de Varaigne dont il reçu les reconnaissances le 14 avril 1613, de Cailhavel et de Boussenac, il épouse le 1er juin 1613, Jeanne de Noé, fille de Roger de Noé, chevalier de l'Ordre du roi et de Françoise d'Odet, baronne de Benque. Il testa le 17 juillet 1622, laissant la seigneurie de Baraigne à son fils Pierre, il eut aussi une fille Jeanne qui épousera François de Roquette (voir plus loin).

 

● Pierre de Buisson, seigneur de Cailhavel, de Varaigne, épousera en 1617, Jeanne d'Antiquamérata. Il testa le 15 septembre 1617 et à sa mort laissa deux enfants qui moururent en bas âge. Suite à son décès, Jeanne de Buisson, sa sœur, mariée à François de Roquette, seigneur de Magrens, recueillit l'héritage, voir ci-après.

 

● François de Roquette, né le 18 janvier 1601, seigneur de Magrins ou Magrens, reçu chevalier de Malte en 1618, servit aux armées. Il prit part au siège de Saint-Jean d'Angély, y fut blessé, et se retira du service. Il épousa le 22 octobre 1623, Jeanne de Buisson (sœur de Pierre ci-dessus), dame de Varaigne, de Cailhavel et de Boussenac, fille de messire Barthélemy de Buisson et de dame Jeanne de Noé, à la charge de faire relever le nom et porter les armes de Buisson par le premier mâle qui naîtrait de ce mariage. Il dénombra devant les trésoriers généraux de France à Toulouse le 22 mars 1625. Il testa le 4 novembre 1636. Sa veuve, Jeanne de Buisson, fit le dénombrement de ses fiefs nobles devant maître de Caulet, juge-mage de Toulouse, le 17 juin 1639. Jeanne de Buisson décédera le 12 mars 1662. Il eut de ce mariage 5 enfants :

         - Antoine, qui suit, héritera des terres de Baraigne;

         - Jean, mort jeune ;

         - Louis, mousquetaire du roi, puis capitaine dans le régiment du Piémont ;

         - Louise ;

         - Jeanne, religieuse.

 

● Antoine de Roquette-Buisson,  né le 4 décembre 1632 et décédé en 1694, seigneur de Magrins, Varaigne, de Cailhavel et de Boussenac. Ayant produit ses preuves écrites depuis 1466, il fut maintenu dans sa noblesse par jugement souverain par M. Bazin de Besons, intendant de Languedoc, le 28 janvier 1669. Il fut obligé par le testament de Bathélemy de Buisson, son grand-père maternel, de faire à l'avenir l'addition de ses nom et armes. Il rendit hommage au roi pour les terres seigneuriales de Varagne, de Magrins, de cailhavel et autres lieux, le 6 avril 1666, et dénombra ses biens, le 21 décembre 1667 devant les trésoriers de France à Toulouse. Il testa le 26 juin 1694. Il épousera le 29 janvier 1663 Marie de Lézat de Brugnac décédée en 1701, dont il eut 9 enfants, il laissera ses biens à Bernard et la succession à Louis :

         - Louis, héritera des terres de Baraigne, qui suit ;

         - Guillaume, seigneur de la Bruguière ;

         - Bernard, reçu chevalier de Malte le 10 juin 1686, commandeur de Douzens en 1732, commissaire de la fondation de Nibia en 1733, commissaire des néophytes et des novices en 1735, commandeur de la cavalerie en 1740, grand croix de grâce et bailli de Manosque en 1748, commandeur d'Argentins en 1749.  Il mourut à Auterive le 27 octobre 1759 ;

         - Pierre, seigneur d'Arse ;

         - Gillette ;

         - Marianne ;

         - Thérèse ;

         - Louise ;

         - Isabeau.

 

● Louis Joseph de Roquette-Buisson, né le 25 octobre 1668, seigneur de Varagne, de Cailhavel, de Boussenac, de Magrins et d'autres lieux. Lieutenant au régiment de Normandie, puis blessé à Phalsbourg en 1668, sera ensuite capitaine au régiment de Royal-Vaisseaux, suivit le roi dans ses guerres d'Allemagne. Étant en résidence à la Roche (Luxembourg), il épousera le 28 octobre 1689, Pétronille d'Odeignie, fille du seigneur de Waillimont et de Gérardisle. Blessé dangereusement au siège de Chivas en 1705, il rentra en France et passa les actes postnuptiaux de son contrat de mariage, le 27 mai 1707. Il partagea avec ses frères, le 3 octobre 1701. Il vivait encore en 1725. Pétronille d'Odeignies décédéra en 1773. Son fils aîné lui succéda.

 

● Bernard, dit le comte de Roquette-Buisson, seigneur de Baraigne, Cailhavel, Boussenac, Magrens, Labruguière. Il épousa le 23 avril 1725, Bernarde de Roquette, née le 14 juin 1705, dame de Labruguière et d'Arse. Il rendit hommage au roi le 1er juin 1758. Il eut de nombreux procès et ne quitta pas la France. Il eut pour successeur son fils Jean-Louis-Joseph qui suit ;

 

● Jean-Louis-Joseph, dit le marquis de Roquette-Buisson, seigneur de Baraigne, Cailhavel, Boussenac, Labruguière, Arse et après son mariage de : Rogles, Angravier et Sainte-Croix. Il prit part aux assemblées de la noblesse du diocèse de Mirepoix tenue en 1789. Il mourut le 28 octobre 1794. Il avait épousé le 21 juillet 1760, Anne Josèphe de Montfaucon de Rogles, fille de Jean-Baptiste, seigneur de Rogles, chevalier de Saint-Louis, et d'Antoinette de Raymond-Lasbordes. Sa femme qui ne mourut que le 15 janvier 1815, resta, durant toute la période révolutionnaire, à Rogles où son mari fut enterré, mais, durant ce temps, les révolutionnaires pillèrent Baraigne et brûlèrent une grande partie des archives.

 

● Anne-Antoine de Roquette-Buisson, naquit le 24 janvier 1771 à Varagne, reçu chevalier de Malte en octobre 1789. Il fut colonel du régiment des chasseurs de Malte jusqu'au 23 juin 1796. Il fut député de la Haute-Garonne de 1826 à 1830. Décédé à Toulouse le 27 février 1847. C'était le père et le grand-père de MM. de Roquette-Buisson de Toulouse.

 

● Antoine de Roquette-Buisson, frère du précédent, seigneurs de Magrins, Varagnes, Caillavel, Boussenac, etc., capitaine dans le régiment de Piémont, il fut reçu chevalier de Malte en 1792.

 

La généalogie de cette famille illustre s'est perpétuée jusqu'au milieu du XVIII ème siècle.

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Le château de Baraigne, l'angle Sud-Sud-Est.

LE CHÂTEAU DE BARAIGNE

Le château domine le village à 300 mètres à l'Ouest. Il est classé monument historique depuis 1948. C'est entre 1568 et 1622 que sa construction se fit grâce à Barthélemy de Buisson seigneur de Baraigne. Les parties les plus anciennes du château sont du XV ème siècle. A l'origine le château était ceinturé de douves. De style Renaissance, c'est un vaste quadrilatère, flanqué de trois tours d'angle et nanti d'une cour intérieure.

A l’Est, la porte d’entrée a conservé deux longues rainures qui constituent les restes d’un pont levis, il est défendu par une puissante bretèche supportée par quatre consoles. L’ouvrage est percé d’embrasures pour le tir de l'arquebuse. Les deux tours d’angle, côté Sud, sont de forme circulaire et protégées par des canonnières réparties sur deux niveaux, de forme rectangulaire à l’extérieur et circulaires à l’intérieur. Une tour d’escalier octogonale a été aménagée à l’angle Nord-Est de la cour intérieure. Par une superbe porte, on accède aux cuisines et surtout à la salle des gardes. Flanquée d’une majestueuse cheminée, cette immense salle possède un magnifique plafond boisé, la salle est construite sur neuf crozes taillées dans le roc, ces citernes ovoïdes sont des silos dans lesquels on conservait le blé et les récoltes du seigneur. Le plan primitif a été modifié, ainsi qu'en témoigne des traces très nettes d'agrandissement vers le Nord.

Dans les années 1930, le château appartenait à Mademoiselle de Lavalette. Puis Monsieur du Lac hérita du château de Mlle de Lavalette, sa tante par alliance. Aujourd'hui il appartient à la famille Le Garsmeur qui a acheté la propriété en 1974.

L'édifice était quasiment ruiné quand l'actuel propriétaire entreprit de la restaurer en 1975, il a effectué un magnifique travail de restauration.

Le château de Baraigne est une propriété privée, mais des visites sont prévues l'été. Il faut se renseigner sur place.

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Le château de Baraigne, la façade Sud.

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Du perron Sud du parc du château, au aperçoit le mur clocher de l'église Sainte-Marie de Baraigne.

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A gauche, le château de Baraigne la façade Sud et à droite la façade Est avec l'entrée principale du château.

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La façade Est avec l'entrée principale du château de Baraigne.

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Le château de Baraigne, la façade Sud.

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L'entrée du château de Baraigne, côté Est.

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Le château de Baraigne, l'angle Sud-Ouest.

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La très belle façade et entrée du château de Baraigne.

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A gauche, le château de Baraigne. A droite, la très ancienne fontaine du village de Baraigne.

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L'église Sainte-Marie de Baraigne avec son mur clocher

L'ÉGLISE SAINTE-MARIE DE BARAIGNE

L'église romane du village de Baraigne, orientée de l'Est à l'Ouest, est un monument classé aux monuments historiques depuis 1908, elle s'impose comme un joyau de l'art roman. La tradition raconte que la fondation de l'église est l'œuvre d'un seigneur de la famille de Buisson. Fondée au XII ème siècle, on la trouve mentionnée dans des manuscrits en 1155 et 1207,  en 1317, Baraigne fut placé dans le nouveau diocèse de Saint-Papoul dépendant de l'archevêché de Toulouse et y resta jusqu'à la Révolution. L'église est dédiée à l'Assomption de la Sainte-Vierge. Sainte-Marie de Baraigne est un des rares spécimens d'église romane qui soit encore debout dans le département de l'Aude.

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La magnifique abside romane de l'église Sainte-Marie de Baraigne, avec sa série de petits arcs qui retombent d'un côté sur le contrefort et de l'autre sur le corbeau sculpté. Vous pouvez voir ces sculptures ci-après.

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La magnifique abside romane de l'église Sainte-Marie de Baraigne

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L'église Sainte-Marie de Baraigne à gauche et à droite la porte d'entrée de l'édifice. 

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La porte d'entrée de l'église Sainte-Marie

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Photos de l'abside romane de l'église Sainte-Marie de Baraigne

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La porte d'entrée de l'église Sainte-Marie de Baraigne

Village de Baraigne 047 église sainte marie   Village de Baraigne 049 église sainte marie

A l'extérieur, corbeaux sculptés de l'abside, une tête à l'Est et un agneau au Nord, il y a aussi une troisième sculpture qui représente un baril.

L'église présente une nef flanquée de deux chapelles formant transept, et une abside en hémicycle éclairée par trois fenêtres en plein-cintre, évasées vers l'intérieur. Quatre colonnes engagées dans des dosserets et surmontées de chapiteaux ornés de feuillage segmentent le fond de l'abside. Les colonnes sont nettement en avant et ne supportent rien. Soutenaient-elles autrefois une charpente en bois, couverture primitive de l'abside ? Ou un projet d'agrandissement est-il prévu ?

La nef, voûtée en berceau, est flanquée de chaque côté, d'une chapelle voûtée de la même façon. Un document datant de 1725 semble indiquer l'existence d'au moins une chapelle. En 1866, lors de la restauration de l'église en ruine, il n'y avait aucune chapelle, celles  que l'on voit aujourd'hui ont été donc rajoutées au XIX ème siècle par Dussan.

La partie de la nef correspondant aux chapelles forme une travée limitée par deux arcs doubleaux. Le premier divise la nef de l'abside, c'est l'arc triomphal. Ces arcs reposent sur des colonnes engagées avec bases circulaires. Les chapiteaux romans ne paraissent pas avoir le même âge, par contre, ceux de la nef, plus simples, semblent plus anciens. Une large ouverture percée dans le mur du fond éclaire la nef, en dessous de cette fenêtre, il y avait autrefois une petite porte aujourd'hui bouchée.

Le portail de l'église très simple s'ouvre au Sud, il est plein cintre surmonté d'un arc dont l'archivolte est ornée d'animaux, de têtes et de dessins en échiquier. Cet arc retombe sur deux colonnes surmontées de chapiteaux ornés de feuillage très simple. La base de la colonne de gauche porte deux têtes.

Un clocher du XVIII ème siècle à arcades surmonte le mur du fond. A l'origine il était de forme rectangulaire, il est devenu triangulaire par des additions sur les côtés et peut-être au couronnement. En 1995, une troisième cloche fut installée. Elle conserve une magnifique croix trilobée portant une ancre, une croix grecque et une colombe, datant du XII ème ou XIII ème siècle. Deux croix et une stèle discoïdale de l'époque gothique sont installées au chevet, décoré de sobres arcatures lombardes.

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Le choeur de l'église Sainte-Marie de Baraigne

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La nef et le choeur de l'église Sainte-Marie de Baraigne

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Le choeur de l'église Sainte-Marie de Baraigne

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Une des deux chapelles formant transept de l'église, ici la chapelle Saint-Antoine. Une seule chapelle existait primitivement, elle tomba en ruine vers 1700 et deux chapelles ont été rajoutées au XIX ème siècle.

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Chapiteau de la nef orné de feuillages

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Autre chapiteau de la nef orné de feuillages et de spirales

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A gauche le porche de l'entrée de l'église et à droite, photo de l'abside romane. 

On constate la présence aussi dans le cimetière de stèles discoïdales anciennes (XII ème et XIII ème siècles) dont la forme se rapproche des stèles qui se trouvent parmi les collections du musée lapidaire de la cité de Carcassonne. Les croix et les pierres tombales actuellement construites affectent les formes anciennes de ces derniers monuments funéraires.

Village de Baraigne 03 stèles discoidales

Les stèles discoïdales de Baraigne.

STÈLES DISCOÏDALES

Les amateurs de mystères vont être déçus, en effet, les stèles discoïdales gothiques ne sont pas les premières croix cathares ou tout autres croix mystiques, mais se sont des monuments funéraires. Toute fois, d'après l'historien René Nelli, la seule qui serait probablement l'une des rares croix cathares qui nous soit parvenue, se trouve dans la cour du château de la Barthe situé à 1 km au Sud-Est de Belflou.

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A gauche, l'église Sainte-Marie de Baraigne. A droite, les stèles discoïdales se trouvant proches du cimetière. 

Village de Baraigne 039 lac de la GanguiseLe lac de la Ganguise.

Village de Baraigne 032 Croix du lac de la GanguiseLa croix du lac de la Ganguise.

LE LAC DE LA GANGUISE

La Ganguise, cette rivière joua un grand rôle dans l'histoire lauragaise, lorsqu'elle devint en 1317 la limite entre les diocèses de Mirepoix et de Saint-Papoul. L'édification du barrage en 1979 a créé le lac de la Ganguise avec ses plages et sa base nautique. Le lac de la Ganguise ou Retenue de l'Estrade est un lac de barrage de 500 hectares. C'était un projet qui datait déjà de 1951 et qui fut réalisé sur la rivière Ganguise en 1979. Le plan d'eau recueille principalement les eaux de la Ganguise au Sud-Est, affluent de l'Hers-Mort, lui-même affluent de la Garonne.
Le barrage est constitué d'une digue en terre qui barre toute la vallée de la Ganguise, celle-ci a été relevée de 3 mètres en 2007. Ce lac était conçu à l'origine pour l'irrigation agricole.
Il y a une base nautique de loisirs départementale essentiellement utilisée pour la voile et la planche à voile par les écoles, séjours scolaires, associations sportives ou non sportives et colonies de vacances. Il est apprécié des véliplanchistes pour ses vents continus et réguliers. Les rives sont aménagées pour les randonnées, des aires de pique-nique sont présentes autour du lac. La pratique de sports comme le canoë, le VTT, le stand up paddle (planche à rame) et le pédalo y sont aussi possible.

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Le moulin à vent de Baraigne en ruine

Village de Baraigne 05 le moulin

Le moulin à vent de Baraigne

Village de Baraigne 036

Le moulin à vent de Baraigne en ruine, c'est dommage il mériterait bien une restauration cela serait du plus bel effet dans la région.

Baraigne 501 en 1905

Le château de Baraigne en 1905

Baraigne 502 en 1905

La porte de l'église de Baraigne en 1905

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Suite à la parution de ce reportage, Noëlle Marti-Gerbaud m'a envoyé cette petite étude héraldique, qu'elle a réalisée sur la famille de Buisson, de noblesse ancienne, avec titre de baron ou de marquis selon les générations. Elle a repris,  les couleurs et le descriptif, du blason,  depuis l'expression la plus simple (initial), jusqu'à la plus complexe (plus contemporain).

BARAIGNE

Etude blason Baraigne 01

La commune de Baraigne a gardé le blason du Seigneur de Buisson Roquette en inversant les figurations.

Si certaines communes ont opté pour un logo contemporain (création moderne),  plusieurs ont choisi de garder le blason ancien comme emblème de la ville ou du village.

Etude blason Baraigne 02

Buisson de Beauteville : d’or au buisson de sinople.

Etude blason Baraigne 03

Buisson de Bournazel (de): D'or, au buisson de sinople, le chef cousu d'argent chargé d'un lion de sable, lampassé de gueules, issant du buisson. Devise : Semper virens.

Etude blason Baraigne 04

Buisson d'Aussonne : Écartelé : au premier et quatrième, coupé  d'argent au lion issant de sable et d'or, au buisson de sinople terrassé de même, qui est du Buisson ; aux deuxième et troisième, d'azur à trois coquilles d'or posées deux et une.

Etude blason Baraigne 05Voici une reconstitution du gisant du seigneur de Buisson de Beauvoir (blason : croix de Toulouse chargée de 3 tourteaux d’azur)

Etude blason Baraigne 06

Reprise des couleurs selon le descriptif :

En chef : de la religion (ordre de Malte) de gueule à croix d’argent.

En 1 et 4 : d’azur à un roc d’échiquier d’or.

En 2 et 3 : écartelé au 1 et 4  aux armes de Buisson d’Aussonne.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
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