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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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25 novembre 2016

 

Ce reportage est différent des précédents, il contient plusieurs souvenirs du passé, avec en premier lieu, Cécile qui cherche sa descendance sur les villages de Rivel et Mazuby, ensuite Pierre Ferrand raconte la disparition du sous marin Phénix en 1939 avec à son bord Célestin Etienne Philémon TOUSTOU de Belcaire et pour terminer, une étude généalogique de Pierre Ferrand intitulée "Une figure de la famille Martre de Belcaire". Je remercie tous les deux pour leur participation. Je vous souhaite une bonne lecture et merci pour votre fidélité

 

Le Pays de Sault a beaucoup d'histoires de voyages à raconter, comme d'autres j'en suis sûr.

Cécile Verdier Boulos a quitté l'Aude en 1957, l'a vie la menée à 10000 km de la France en Thaïlande plus exactement, elle a épousé un chinois.

Son grand père Verdier Constantin est né à Mazuby, il s'est marié à Rivel où il a vécu toute sa vie, il avait des frères. La grand-mère de Cécile, madame Carbonneau est née à Vilhac, petit hameau situé au Nord-Est de Bélesta. L'ancien nom du village est Vilhac-Aiguillanes, devenu Lesparrou à la suite du décret du 14 octobre 1915. Écrit avec l'apostrophe, "l'Esparrou" se rapproche du mot occitan " l'espérou ", qui désigne un éperon.

Cécile est partie trop jeune, elle ne sait rien de cette famille Verdier qui a vécu à Rivel, ce village est situé entre Chalabre et Puivert. Si vous avez des infos sur les Verdier de Mazuby et de Rivel contactez-moi.

Rivel, se situe à 6 km de Puivert, Bélesta n'est qu'à 9 km et Quillan à 22 km, Lavelanet 18 km.

Le petit village de Rivel comptait 208 habitants en 2013. Alors qu'en 1841 il y avait 1227 âmes.

Le village de Rivel.

Le village de Rivel.

Le village de Rivel, chapelle Sainte Cécile.

La chapelle médiévale Sainte-Cécile qui remonte avant l'époque des Cathares. Son chevet est une rare pièce architecturale épargnée lors de la Croisade des Albigeois (1209-1229).

Le village de Rivel, l'abside de la chapelle Sainte Cécile.

Le village de Rivel, l'abside de la chapelle Sainte Cécile.

Le village de Rivel, chapelle Sainte Cécile avec son clocher mur particulier.

Le village de Rivel.

Rivel, de nos jours.

Voici quelques photos anciennes qui font toujours plaisir à voir :

Rivel, une générale du Sud-Est en 1905.

Rivel, les halles en 1955.

Rivel, avenue des Acacias en 1905.

Rivel, en 1955.

Rivel, le lavoir qui se trouvait au Sud du village, en 1905.

Rivel, une vue générale en 1905.

Rivel, une rue derrière l'église en 1955.

Rivel, une vue générale et le clocher mur de la chapelle Sainte Cécile au fond, en 1905.

Rivel, la mairie en 1955.

Rivel, la scierie du moulin l'Évêque en 1905.

Rivel, la rue Barry d'Amont dans les années 1965.

Rivel, la rue de l'église en 1905. 

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Voici une autre histoire du passé relatif à Belcaire que m'a envoyée Pierre Ferrand, qui s'en souvient ? :

 

LA DISPARITION DU SOUS MARIN "LE PHÉNIX" le 15 juin 1939

 

Le curé de Belcaire, Jérôme TOUSTOU, relate ainsi un événement exceptionnel et dramatique qui eut lieu en juin 1939 à savoir le naufrage et la disparition du sous marin le Phénix  (in Cahier des curés de Belcaire/AD11).

Le 29 juin 1939 en l’église de Belcaire  la messe de l’Obit  a été célébrée pour le repos de l’âme de Célestin Etienne  Philémon TOUSTOU, 18 ans, quartier maître mécanicien du sous marin le Phénix, péri en mer le 15 juin. L’église était sobrement décorée aux couleurs nationales ; dans la foule venue nombreuse pour rendre hommage à l’enfant de la paroisse, on remarquait au premier rang Monsieur SEGUY sous Préfet de Limoux, Monsieur le Chanoine BATUT archiprêtre de Limoux, monsieur le Maire de Belcaire et son conseil municipal au grand complet, monsieur CARBOU Conseiller Général, les juges de paix, percepteurs et gendarmes du canton, Mademoiselle MESON Receveuse des Postes et le personnel enseignant (sauf Monsieur BARRAU qui resta à la porte) ainsi que les élèves et la société de secours mutuel Saint Jean Baptiste.

A la tribune, Monsieur le curé de Camurac dirigeait la chorale Sainte Cécile ; au chasse, Monsieur le curé de Roquefeuil assurait l’ordre des cérémonies, tandis que Messieurs les curés de Belvis et Prades assistaient Monsieur le Doyen.

Reçu officiellement à la mairie, Monsieur le Sous Préfet fit son entrée dans l’église, assisté des autorités locales, de la gendarmerie et des sociétés organisées.

Avant l’absoute, Monsieur le Chanoine BATUT monta en chaire et rendit au nom de Monseigneur l’Evêque un hommage ému à la victime du Phénix.

Au monument aux morts où on alla en procession après le chant de quelques cantiques et une sonnerie de tambours et clairons, Monsieur le Maire rappela la mort combien atroce mais chrétienne et française d’Etienne TOUSTOU, tandis que Monsieur le Sous Préfet insista sur les devoirs de la nation.

Il revenait aux enfants de clore cet hommage que la commune avait voulu rendre à son compatriote. Après que la petite RABAUTE eut lu la poésie de Victor HUGO "Ceux qui pieusement sont morts, tous ses camarades défilèrent sous la conduite de  leurs maîtres et maîtresses tandis que la foule émue les regardait s’incliner respectueusement  et déposer leurs bouquets de fleurs et priait tout bas le ciel d’éviter à ces chers petits les horreurs de la guerre".

Les victimes de cette tragédie :

 L’équipage était composé en tout de 71 personnes embarquées dont le Commandant Capitaine de Corvette  BOUCHACOURT (42 ans) et son État-major composé de l’Enseigne de Vaisseau BAHÈZRE – Enseigne de Vaisseau  LAMBERT – Lieutenant de Vaisseau VERON  et l’Ingénieur Mécanicien  MOUSSEAUX. 

Parmi les marins figurait en 71ème  position, dernier embarqué  Célestin Etienne Philémon TOUSTOU (matricule 3181 T 37) ; né le 27 juin 1920 à Belcaire, il n’avait pas encore 19 ans, l’un des plus jeunes de l’équipage. IL était le fils d’Henri TOUSTOU et de Marie Louise MAUGARD.

Célestin Etienne Philémon TOUSTOU (matricule 3181 T 37)

Il fut cité à l’ordre de l’Armée de Mer  (voir épitaphe sur la tombe de ses parents au cimetière de Belcaire 3ème tombe en rentrant à gauche).

Le sous-marin Phénix, sous-marin de première classe de grande patrouille type 1500 tonnes, classe Pascal, numéro de coque Q 157, a été mis en service le 21 octobre 1932. Long de 92 m et large de 8, sa vitesse maximale est de 17 nœuds en surface et 10 en plongée. Il peut alors atteindre la profondeur de 80 m.

 

Le naufrage du sous-marin Phénix le 15 juin 1939, voici quelques explications :

Dans le cadre d'une tournée d'endurance au Philippines et en Australie, il appareille de Toulon avec son homologue le sous-marin Espoir, le 4 novembre 1938 ; ils arrivent à SAIGON le 16 décembre 1938. En raison des évènements d'Extrême-Orient, ce programme est annulé. Ils devaient alors se rendre à Manille et Hong Kong après avoir effectué des  manœuvres en juin 1939. Le 15 juin 1939, en station en Indochine avec le sous-marin l'Espoir, le Phénix disparaît corps et biens en baie de Cam-Ranh, au large des côtes d'Annam, par 105 mètres de fond, lors d'un exercice d'attaque du croiseur Lamotte Picquet.

Du 15 juin au 5 juillet 1939 (date de l'hommage rendu par le sous-marin Espoir et le Lamotte-Piquet), toutes les tentatives de renflouement du sous-marin furent vaines. Il y avait sur zone le croiseur Lamotte-Piquet, l'Espoir, ISS Pigeon, l'Octant, la Marne et la gabare Cam-Ranh ainsi qu'un hydravion Loire 130 de l'escadrille n°5 de Cat-Laï. 

Le sous marin Phénix avant le début des opérations en baie de Cam-Ranh le 15 juin 1939.

Le sous marin Phénix en 1929.

QUE S'EST-IL PASSÉ ?

Les exercices se déroulent selon le programme convenu quand, brusquement, à un demi-mille de la ligne des navires, l'avant d'un sous-marin surgit, pointé vers le ciel à 45°. Vingt à trente mètres de coque ainsi dressée jaillissent de la mer, puis le sous-marin disparaît, comme aspiré par l'arrière.

Nul ne reverra plus le Phénix et ses 71 hommes d'équipage.

C'est la fin de l'exercice, l'Espoir fait surface normalement dans les minutes qui suivent. A bord de l'escadre, c'est le branle-bas. Les signaux visuels et radios s'entrecroisent.

L'amiral, sur son croiseur, mène les opérations tambour battant.

Quinze jours d'activité frénétique commencent. La mer est calme. Le point de disparition du Phénix est situé rapidement sans qu'aucun indice ne permette de définir la cause de la catastrophe. Aucune épave ni remontée d'huile, aucun écho.

Le sous-marin repose sur fond de sable, l'avant à 92 mètres, l'arrière à 108, couché à 30° sur bâbord, à trois milles seulement de la cote.

 Les moyens de l'époque, bouée téléphonique, jupe d'évacuation, permettent en théorie de sauver un équipage coulé par trente mètres, mais pas plus.

Nous sommes loin du compte. A bord du Phénix, c'est le silence, les sonars n'enregistrent pas le moindre bruit et l'on ne saura jamais ce qui c'est passé.

 

LES AMÉRICAINS INTERVIENNENT

L'amiral entre en communication avec Manille, et la marine américaine envoie immédiatement deux navires, dont l'un l'USS Pigeon est spécialement conçu pour le sauvetage des submersibles américains. Ceux-ci comportant un panneau circulaire, accessible de l'extérieur.

Le navire coulé étant supposé d'aplomb, ou presque, le navire sauveteur descend au bout d'une grue une cloche à deux étages d'un diamètre supérieur au panneau d'accès.

L'étage inférieur de la cloche est ouvert par le fond, donc rempli d'eau de mer. L'étage supérieur équipé de hublots et dans lequel ont pris place les sauveteurs, est en communication avec la surface par le téléphone, l'alimentation électrique des projecteurs, et une tuyauterie d'air comprimé, alimentée par les puissants compresseurs du navire.

A l'extérieur de la cloche, des scaphandriers accompagnent celle-ci dans sa descente. Cent mètres constituent la limite d'action sinon de la cloche, du moins des scaphandriers.

Au contact du bâtiment coulé, la cloche est positionnée sur le panneau circulaire de sauvetage, et fixée de l'extérieur par les scaphandriers. L'eau de l'étage inférieur de l'engin peut être ensuite chassée à l'air comprimé. La cloche se trouve ventousée sur le sous-marin.

Les sauveteurs, munis de casques contre d'éventuels gaz délétères, descendent par un sas à l'étage inférieur, et sont ainsi en mesure d'ouvrir le panneau d'accès au submersible et alors, peut-être, recueillir les survivants, si survivants il y a.

Car bien entendu, la survie des hommes, dans les meilleures conditions, après un tel naufrage, ne saurait excéder quelques jours, une semaine peut-être.

La plongée de la cloche du Pigeon permet de mieux apprécier la position du Phénix, mais rien d'autre ne put être tenté, tant du fait de la gîte du navire que de l'absence d'un dispositif d'accès analogue à celui des bâtiments américains.

On en revient à une méthode ancienne consistant à essayer de glisser sous le navire des chaînes, tirées par deux remorqueurs, afin de pouvoir draguer le bâtiment, et l'amener à la cote, en remontant la pente douce des fonds sableux sur lesquels il est échoué.

Mais on n'arrache pas aussi simplement quelques deux mille tonnes à la mer, et après avoir cassé plusieurs énormes chaînes, il faut renoncer.

Durant toutes ces opérations, sur l'Espoir, l'atmosphère est sinistre. Les deux équipages ne faisaient qu'un et tous se connaissaient parfaitement.

Tant pour tenter de mieux comprendre, dans les conditions du bord, les diverses éventualités, que pour jauger les nerfs de ses marins, l'amiral décide, dès le lendemain du naufrage, d'embarquer sur le submersible orphelin de son frère, et d'effectuer des plongées successives dans différentes hypothèses.

Rien ne ressort de ces tentatives, si ce n'est le raffermissement du moral de l'équipage. Et l'amiral déçu, rejoint son croiseur.

 

La cause exacte du naufrage n'a pas été déterminée avec certitude. Les hypothèses pour expliquer ce naufrage dramatique sont :

- qu'il aurait plongé avec le panneau avant ouvert ;

- qu'en raison du mauvais état de la batterie d'accumulateurs, il y eu accumulation de gaz suite à sa recharge complète, gaz qui auraient explosé après la prise de plongée suite à un arc électrique ;

- shunt de la lampe témoin d'ouverture d'un panneau de descente. Cela permettait à la mer, à l'insu des officiers, de ventiler les postes, rendus étouffantes par la chaleur humide de l'Indochine. La Marine reconnaissait que l'habitabilité des "1500 " était déplorable sous les climats tropicaux. Seuls les six derniers de la série (les Agosta) seront  dotés de l'air conditionné. 

 

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La généalogie passionne énormément de monde, Pierre Ferrand m'a communiqué en début d'année 2016 des recherches qu'il a effectuées sur la famille MARTRE de Belcaire avant 2014, il désire partager son étude que voici :

 

 

UNE FIGURE DE LA FAMILLE MARTRE DE BELCAIRE

 

Henri MARTRE ancien PDG de l'Aérospatiale.

S’il est un personnage connu de la famille MARTRE, c’est bien Henri MARTRE, polytechnicien, ingénieur des mines, et qui fut Directeur Général de l’Armement, puis PDG de l’Aérospatiale, et aussi président de l’AFNOR et qui côtoya les plus grands dirigeants de ce monde. C’est lui qui lança et dirigea depuis Toulouse, le programme Airbus ainsi que la fabrication des fusées et satellites français. A ce jour encore, il constitue une référence en terme de compétence économique dûment reconnue et sollicitée. Henri MARTRE est grand croix de la légion d’honneur (grade le plus élevé : environ 70 récipiendaires à ce jour*).

Henri MARTRE ancien PDG de l'Aérospatiale.

Henri MARTRE est né en 1928 à Bélesta et est le fils de Marius MARTRE né à Belcaire en 1897 et marié  en 1925 à Paule MAUGARD de Bélesta. Marius (en fait Alexandre Marius) fut blessé à la guerre de 14-18 à laquelle il participa ; il disparut jeune en 1933 et son décès fut reconnu imputable à la guerre ; de ce fait ses 2 enfants donc Henri et son frère aîné André bénéficièrent du statut de pupilles de la nation (par jugement du tribunal de Pontoise du 25 mars 1935). 

Marius MARTRE, lui même fils de Joseph MARTRE ancien maire de Belcaire, est l’un des descendants de cette famille MARTRE de Belcaire, qui, si elle n’est pas constituée de très nombreux individus par rapport à d’autres familles belcairoises, a joué un rôle très important dans la vie du village dans les 150 dernières années.  

A la fin du Moyen Âge, les MARTRE étaient présents à Prades, Montaillou  voire Camurac ; certains sont venus jusqu'à Belcaire notamment pour mariage, mais peu y ont assuré une descendance pérenne à l’exception du couple Jacques MARTRE (o 1734 +1808) Marie Thérèse BAILLE (originaire de Montaillou). Ceux ci  s’installent à Belcaire, en ce milieu du XVIIIème siècle comme cultivateurs. De leurs six enfants, Louise (o 1760 +1848 mariée  en 1785 à Belcaire à Jean MAURY), Ignace (o 1762) Elisabeth (o 1765), Marie Anne (o 1767), Anne (o 1770) et Paul, seul ce dernier assura une postérité de nom.

Cette famille sera affublée d’un surnom à l’origine curieuse ; en effet Jacques prononçait mal le mot après comme dans  « je le ferai après » en patois  « le faraï après » ; il disait « le faraï adès ». Il est donc devenu « l’ADES »! Surnom porté ensuite par son fils Paul.

Par ailleurs on constate rapidement une évolution sociale très nette de cette famille ; du métier de cultivateur (ils exploitent eux même ses biens), les MARTRE deviennent progressivement des " propriétaires" c’est à dire qu’ils emploient des ouvriers « les brassiers » (qui utilisent leurs bras). On voit alors apparaître dans les actes religieux paroissiaux (baptêmes, mariages, décès) ou notariés  les concernant, les termes de "Sieur" pour les hommes et "Demoiselle" pour les femmes. Ils ne sont toutefois pas considérés comme des "bourgeois" mais disposent d’une certaine aisance de vie pour l’époque.

Ancienne maison de la famille Martre à Belcaire.

Ancienne maison de la famille Martre à Belcaire.

 

Paul MARTRE  « l ‘ADES », né le 1er juillet 1774 à Belcaire (+1859), épouse  le 2 février 1796 à Belcaire Ursule PUGENS (fille du notaire Jean Baptiste PUGENS et de Marguerite CLERGUE dont la fille aînée Elisabeth épousera 4 mois après Jean Baptiste FERRAND). Il est cultivateur puis propriétaire ; Le couple eut 14 enfants ! 2 enfants seulement Jean Baptiste et Joseph assurèrent une postérité de nom ; les autres étaient Marie Thérèse (o 1797 +1802), Jean Jacques (o 1798 +1828 célibataire) , Cosme Damien (o 1801 +1804), Marie Madeleine (o 1803 +1807), Geneviève (o 1805 +1806), Marie Thérèse, jumelle de Joseph (o 1807 + ?), Marie Madeleine (o 1808- + ?), Jean Paul (o 1809 +1811), Marie Louise (o 1812 +1859, mariée en  1837 à Belcaire avec Jean Jacques MEDUS propriétaire), Henri (o 1814 +1817 et sa jumelle Madeleine (o 1814 + ?) et Jean Paul (o 1816 + ?).

Acte de mariage de Paul Martre et de Ursule Pugens  du 2-2-1796 (14 pluviôse An IV).

Acte de mariage de Paul Martre et de Ursule Pugens, du 2-2-1796 (14 pluviôse An IV),  extrait agrandi avec leurs signatures

A - Jean Baptiste MARTRE fils aîné vivant de Paul et d’Ursule PUGENS est né à Belcaire le 9 mars 1800 (+1875) ; il se marie le 4 juin 1833 à Belcaire avec Marie Guilherme MEDUS (fille de Jean Baptiste MEDUS et de Marie de LEVIS - celle ci était la fille de François de LEVIS seigneur de Ventaillole, de Léran (09) ,descendant de la famille de LEVIS issue de Guy de LEVIS seigneur de Saint Nom en Chevreuse, vassal de Simon de MONTFORT qui lui attribua la seigneurie de Mirepoix à la fin de la croisade contre les Albigeois  en 1229. Elle était apparentée à la famille de NEGRE seigneurs de Belcaire depuis le milieu de 16 ème siècle. La branche de Lévis Ventaillole est issue de la branche de Lévis Léran - vers 1540 avec la naissance d’Antoine I de LEVIS seigneur de Ventaillole, dernier fils, né hors mariage, de Germain de LEVIS Léran. Le couple eut  5 enfants :

                                    - 4 filles  Ursule (1834  +1854, mariée en 1853 à Belcaire à Philippe joseph CAUSSOU cultivateur), Marie (o 1838 +1914 célibataire) , Catherine (o 1842  +1844), Catherine (o 1844 +1925 – mariée en 1865 à Belcaire à  Jean Jules FERRIE cultivateur, dont la fille Uranie épousera Joseph FERRAND) et 1 garçon  Jean Jacques qui assura la postérité.

  - Jean Jacques MARTRE (surnommé « jacquet »), est né le 9 février 1836 à Belcaire (+1917), et se marie le 6 septembre 1865 à Anne Léontine CAUSSOU (fille de  jean joseph  CAUSSOU propriétaire et d’Hélène PELOFY) d’ou sont issus 11 enfants :  

                                  - 3 filles : Octavie (o 1873  +1878), Marie Zoé (o 1882 +1975 Bélesta , mariée  en 1901 à Belcaire à Pierre Joseph BRUSTIER scieur à Bélesta dont le père Isidore fut maire de Bélesta en 1881) et Hélène (o 1888  +1976), mariée en 1930 à Henri FERRAND (percepteur des contributions directes qui exerça dans le Cantal puis en Bretagne) 

                                   - 5 garçons  sans postérité:   Zéphirin Paul,(o 1869 +1960) prêtre qui fut curé du Bousquet, de Comus puis de Roquefeuil de 1903 à 1942, Henri (o 1872  +1873), Auguste (o 1877  +1878) , Auxence (o 1878 +1897) et  Paul  (o 1884  + 1887)  , 

     3 garçons ayant laissé une descendance : 

                                        1 - Jean baptiste joseph MARTRE, né le 22 octobre 1867 à Belcaire ( T ? ), médecin qui épouse le 24 octobre 1893  à Saint Paul de Fenouillet Marie BERTRAND fille de Jean propriétaire dans cette commune et Victorine GANDOU ; il exerce ensuite à Argelès sur Mer où il s’installe définitivement ; ils eurent 2 enfants :

                                                     -   ?

                                                 - Léon MARTRE (o 1899 Argelès sur Mer  +1987 Perpignan) agent d’assurances à son mariage puis médecin (noté sur son acte de décès), qui se marie en 1923 à Toulouse avec Marie Cécile GARDINAL (originaire de Paris 3ème) dont un fils ;

                                                   - Gérard MARTRE (o 1924) marié à Anne marie OSTREJZ, dont 2 enfants Erik MARTRE (3 enfants) et Florence MARTRE.

Ouvrage du docteur Joseph Martre avec une dédicace à son frère le docteur Jean Martre.

 

                                   2 - Joseph MARTRE né le  24 mai 1875 à Belcaire (+ Maroc), médecin qui épousa le 2 mai 1905 à Belcaire Claire UTEZA (fille d’Urbain UTEZA propriétaire à Mijanès et de Cécile de CAMPOURCY et dont le frère François UTEZA est médecin militaire affecté à l’armée d’Orient de 1914 à 1917 ; il recevra la légion d’honneur en 1917). Il devient aussi médecin aide major (médecin militaire) et à ce titre participe à la campagne du Maroc entre 1914 et 1919 avec le 127 ème régiment territorial d’infanterie ; celui ci  avait été requis par Lyautey, malgré la guerre en France, afin de d’assurer la préservation du Maroc mise à mal par les attaques incessantes des tribus berbères; il est basé à Dar de Bigagh. A l’issu de cette période, il reste au Maroc et s’établit à Tiflet Il exerce en qualité de médecin de la santé publique de la région de Rabat et des dispensaires de Salé et Rabat. Il dut lutter en particulier contre une épidémie de typhus en 1927 ou il se distingua par son autorité intelligente et une totale abnégation. Il reçut la médaille des épidémies en 1927 qui faisait suite à la médaille coloniale obtenue en 1915. Son dévouement, sa bravoure et sa compétence lui valurent d’être élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur par décret du 25 août 1949.La décoration lui fut remise en décembre de la même année par le Général Alphonse JUIN (futur maréchal de France) gouverneur général du Maroc. Il est aussi commandeur du Ouissam Alaouite, la plus haute distinction marocaine. Il décède tragiquement vers 1950. Il aurait eu 2 filles (??).

                                     3 - Pierre MARTRE né le 10 janvier 1871 à Belcaire (+1947) épouse le 4 avril 1900 à Belcaire Rose Isabelle MARTRE sa cousine fille d’Henri et de Marie Anne MEDUS; il est un important exploitant agricole et forestier ainsi qu’industriel  (Il possédait une scierie à Belcaire qui était située à l'emplacement de la salle des fêtes actuelle). (Il est l'arrière grand père de Françoise Ainié). Le couple eut 4 enfants : 

                                             - Marie (o 1901 + 1993 en Algérie chez sa fille Paulette épouse d’un médecin local,) mariée en 1929 à Baptiste FAUCHE marchand de bois à Lézignan ; 

                                            - Paul MARTRE (o 1902 +1984 Carcassonne, qui s’était marié en 1931 à Roquefeuil avec Marie LACAPELLE; c’est lui qui poursuivi et développa l’entreprise d’exploitation forestière et de scierie initiée par son père ; sans enfants, la scierie fut vendue à Mr Kermorvan puis fermée dans les années 1970 ; elle fut achetée par la commune qui construisit sur son emplacement la salle des fêtes du village.

                                             - Jean MARTRE (o 1904  +1985) médecin, qui fut maire de Belcaire de 1944 à 1947; il était président du Comité local de Libération en 1944 et fut élu en 1945. Il avait épousé en 1930 Georgette BUSCAIL originaire de Camurac. Ils eurent 3 filles Maryse (épouse COUSTAU), Jacqueline (o 1934  +2009 Lavelanet épouse AINIÉ) et Christiane (o 1938  +1986 Rambouillet, épouse GUERIN et dont la fille Isabelle fut danseuse étoile de l’Opéra de Paris). (Il est le grand père de Françoise Ainié) ;

                                          - Henri MARTRE (o 1906  +1994 Carcassonne,) ingénieur à Sud Aviation à Cannes puis à Toulouse ; il vit avec Léonie CAISSON, fille d’Honoré jardinier à Saint Raphaël (83) et de Joséphine FAURET (div. Maximin CANUTO) qu’il épouse en 1968 à Villefloure   où ils s’étaient installés au Domaine de « Gourgounet » acheté par Pierre MARTRE son père,  avec les 2 enfants de celle ci auxquels il a donné son nom : 

                                             - Sylvia  MARTRE-CANUTO (X RIBES) qui fut danseuse étoile du ballet Rosana Hightower à Cannes puis directrice du Voom Voom (ancien « Vieux Colombier ») à Juan les PINS, haut lieu du jazz (qui vit défiler Duke Ellington, Ray Charles, Eroll Parker et même Frank Sinatra) ou elle réside ; 

                                           - Georges MARTRE-CANUTO (+) décorateur-peintre à Carcassonne (X) dont 2 enfants  Laurence  MARTRE-CANUTO (X DESPREZ) et Thomas MARTRE-CANUTO.

 

B - Joseph MARTRE fils cadet de Paul et d’Ursule PUGENS et frère de Jean Baptiste, naquit le 10 février 1807 à Belcaire et épouse  le 20 novembre 1836 à Belcaire Marie Jeanne PELOFY fille de Jean Pierre propriétaire et de Guilherme FERRIE. Il est cultivateur. Sur leurs 6 enfants  on trouve 2 filles : Rose Ursule (o 1844  +1920 –célibataire) et Josèphe Guilherme (o 1847 +1929 mariée en 1872 à Joseph MAURY charron), 2 garçons sans descendance : Paul (o 1837 +1915) prêtre qui fut curé du Clat, de Saint Ferréol puis  Rouvenac de 1884 à 1907, et Jean Baptiste (o 1842) ainsi que 2 autres  garçons  Pierre et Henri ayant assuré une postérité .

                                       1 - Pierre MARTRE  (surnommé « pierraou »), né le 10 octobre 1839 à Belcaire (+1925), épouse le 29 mai 1866 à Belcaire Rose Césarine TERRISSE fille de Jean Jacques et Madeleine FERRAND. (Veuf, il se remariera en 1877 avec Rose CAUSSOU veuve d’Henri PUGENS). Ils eurent 3 enfants : Jean Jacques (o 1868  + 1869), Marie Joséphine (o 1870 + ?), mariée en 1892 à Belcaire  avec Pierre ASTRE marchand de chaussures de Limoux et  

                                      - Joseph Alexandre MARTRE né le 11 juin 1867 à Belcaire (+ 1940) ; huissier de justice, il fut maire de Belcaire  prés de 35 ans en 2 périodes : de 1900 à 1929 puis de 1935 à sa mort en 1940. Il se marie une première fois le  11 octobre 1893 à Belcaire  avec Marie Rosalie PELOFY fille de feu Simon et de Julie TOUSTOU dont il eut 2 enfants : une fille Alice (o 1894- T 1897) et un  fils :

                                                     - Alexandre Marius MARTRE (o 1897  +1933 Rodez) marié en 1925 à Bélesta avec Paule MAUGARD ; quelques temps  scieur à Belcaire  (1923-1925), il devient ensuite Directeur de la Coopérative Plateau Central à Rodez ou il décède à 36 ans. 2 enfants : 

                                                                     - André Jean MARTRE (o 1926 Bélesta) ingénieur civil des Mines, marié à Chantal LEURQUIN puis à Brigitte FOURCADE (André a gardé la maison familiale à Bélesta. Il a une fille, Sophie Martre ;

                                                                     - Henri Jean François MARTRE (o 1928 Bélesta), polytechnicien, ingénieur général de l’armement, marié  à Odette COPPIER.

                                          - Joseph Alexandre MARTRE se remarie après le décès de sa première épouse (1897)  le 26 avril 1900 à Bélesta avec Joséphine Henriette BRUSTIER fille de Jérôme Isidore (hôtelier, négociant en bois et qui fut maire de Bélesta en 1881) et Noémie CAROL, et sœur de Pierre Joseph qui avait épousé Marie Zoé MARTRE la fille de Jacques et de Léontine CAUSSOU ; ils eurent 2 autres enfants :  

 

                                                          - Marguerite (o 1901 +1901) et 

 

                                            - Isidore (o 1903 +Toulouse 1989) qui a épousé en 1930 à Belfort sur Rébenty Yvonne SICRE.

 

                                   2 -  Henri MARTRE le cadet des enfants de Joseph et marie Jeanne PELOFY est né le  1er novembre 1849 à Belcaire. (+1928) ; il est receveur de l’enregistrement et des domaines ; il fut d’abord affecté à Quillan puis à Chauny dans l’Aisne; il épouse le 8 mai 1875 à Belcaire  marie Anne MEDUS née à Leucate ou son père Jean Baptiste MEDUS de Belcaire (époux de Claire CLOT) avait été alors affecté en qualité de brigadier des douanes ; le couple eut 5 enfants dont :

                                         3 filles : Marie Henriette (o 1879 Quillan  +1962 Campagne/Aude, mariée le faux 14 août 1936 à Carcassonne à Pascal ESTEVE) ; Rose Isabelle (o 1881 Quillan + 1959,  qui épousa Pierre MARTRE son cousin, fils de Jacques et d’Anne Léontine CAUSSOU) et ? Baptistine   et  2 garçons : 

- Paul (o 1883 Quillan  +1885) ; 

                                         - Charles joseph MARTRE est né le 2 juin 1887 à Quillan (+ 1969 Châtillon sur Seine) ; il se marie en 1920 à Châtillon sur Seine avec Marie René BOMPARD fille de  Raymond, receveur de l’enregistrement  (comme son père Henri MARTRE) et de Jeanne SOULES. Il exerce le métier d’huissier de justice en cette ville. Le couple eut 6 enfants dont : 2 filles : Madeleine (o 1929 Châtillon/Seine) mariée en 1956 à Jacques  MASSIP et Monique (o 1940 Châtillon/Seine) religieuse, et 4 garçons :

                                                      - Raymond MARTRE (o 1921 Châtillon/S  + 2005  Chevannay) marié à Laure Marie LUTRAT dont un fils :

                                                                      - Philippe MARTRE.

                                                      - Henri (o 1923 Châtillon/S célibataire ;

                                                      - Pierre (o 1924 Châtillon/S + 1999 Châtillon/S) ;

                                                      - Bernard (o 1926 Chatillon/S  + 1970 Clichy) marié en 1968 à Joffrette SIMONNOT.

 

* lorsque le lieu naissance ou décès ne figure pas  après l’année, il s’agit de Belcaire.

 

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Réalisé par Jean-Pierre
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5 novembre 2016

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Dans cette troisième et dernière partie je vous propose de découvrir l'environnement du village de Bélesta. Je vais très certainement omettre des informations, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. N'oubliez pas, ce reportage qui a été réalisé en trois parties du fait de la quantité de photos proposée.

Je constate que mes reportages ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus. Je vous souhaite une bonne lecture …

 

 

Plan des ruines du château d'Audou de Bélesta datant du XVIIIème siècle archives départementales de l'Ariège référence : 70EDT-CC2. 

 

LE CHÂTEAU D'AUDOU

 

Au sommet du roc Saint-James, une croix en bois se dresse au point le plus élevé du rocher. Elle a été plantée là par les habitants du hameau de Millet, et elle est destinée à détourner les orages. A l'endroit où se dresse actuellement la croix, s'élevait autrefois une tour ronde, dont la circonférence est encore très nettement indiquée par les restes de la muraille ; des lignes de pierres que le mortier unit encore tracent sur le sol le plan du bâtiment qui, jadis, recouvrait cet emplacement. Etait-ce un château ou un couvent ? Pour les anciens du pays, cette construction en ruines date de l'époque des Romains.

Bélesta, le sentier permettant l'accès aux ruines du château d'Audou.

Bélesta, l'entrée de la forteresse du XVIème siècle, située au Nord-Est de l'enceinte.

Bélesta, vestiges du mur d'enceinte, angle Nord-Est.

Bélesta, une autre entrée de la forteresse du XVIème siècle située au Nord-Ouest celle-ci n'existait pas primitivement, elle a été faite par les habitants venus piller la pierre. Prise de vue réalisée de l'intérieur de l'enceinte qui a été défrichée.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou. Le château d'Audou est une forteresse du XVIème siècle, bâtie à l'occasion des guerres de Religion par Jean-Claude de Lévis Léran, plus connu sous le nom de sire d'Audou, fervent protestant et homme de confiance d'Henri IV. Cet édifice domine le village depuis plus de quatre siècles. Délaissé dès le début du XVIIème siècle, il fut progressivement abandonné, saccagé par les hommes et envahi par la végétation, au point d'être aujourd'hui menacé de ruine complète et de n'être bientôt plus qu'un malheureux tas de pierres.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou, la superficie à l'intérieur de l'enceinte est de 2500 m² environs. Si vous possédez un relevé sur plan de ces ruines merci de m'envoyer celui-ci par mail pour compléter ce reportage.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou. La configuration des bastions restent très marquées aux angles de la forteresse.

Le castel d'Amont, ce château, également appelé "château d'Audou" ou encore "château neuf", a été construit par le sire d'Audou, vraisemblablement après 1567. En 1604, celui-ci fait l'objet d'un procès-verbal de visite avec estimation des réparations à y faire à la demande de Louise de Lévis-Mirepoix. Cet acte décrit l'organisation du château, il était flanqué de quatre bastions carrés, avec un donjon à quatre étages et un corps de logis à trois étages. Il comptait de nombreuses pièces dont quatre caves, deux grandes salles, une cuisine et plusieurs chambres. On sait également qu'un colombier se situait entre le château et la village et que des écuries se trouvaient à l'extérieur du château, près de la porte d'accès.

Louise de Mirepoix a finalement préféré le "château vieux", dans Bélesta à côté de l'église, afin d'y établir ses nouveaux quartiers. Des aménagements de plaisance ont été réalisés au XIXème siècle. Le site est inscrit au titre des Monuments Naturels et Sites.

Bélesta, le mur d'enceinte Sud du château d'Audou.

Bélesta, angle Sud-Est du château d'Audou, on aperçoit, émergeant derrière le mur, le bastion au fond.

Bélesta, depuis peu une association s'est créée pour la sauvegarde de ce patrimoine historique du XVIème siècle. Les travaux les plus urgents de sauvegarde sont les maçonneries, le confortement et restauration des remparts et des vestiges des corps de logis, la remise en place des pans de maçonnerie effondrés et, à plus long terme, le dégagement des bâtiments aujourd'hui comblés par les gravats et la terre apportés par quatre siècles d'abandon, ainsi que la restauration et leur consolidation des quatre bastions d'angle.

Bélesta, angle Sud-Est de l'enceinte. Cela fait une importante superficie ceinturée par ces murailles dont une bonne partie est encore debout. Le terrain ainsi aménagé servira aux manifestations médiévales futures.

Bélesta, angle Sud-Est de l'enceinte avec les vestiges du bastion.

Depuis plus de quatre siècles après la mort de son propriétaire, Jean-Claude de Lévis-Léran, sire d'Audou, la forteresse, à l'abandon, victime des intempéries, des démolitions successives, de la végétation excessive (arbres, ronces, lierre…) était, avant son acquisition par l'association, menacée de disparition.

Bélesta, le mur d'enceinte Sud de la forteresse.

Bélesta, les ruines du château d'Audou vues de l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

 

Bélesta, le calvaire de Bicharole. 

 

Bélesta, le calvaire Notre-Dame du Val d'Amour.

Bélesta, place du monument aux morts.

Bélesta, place du général de Gaulle.

Bélesta, l'Hers et la rue du Pont.

Bélesta, l'Hers vue de la rue Delalaygue.

Bélesta, route La Borie à l'Est du village, direction Quillan.

 

LA FORÊT DE BÉLESTA

 

 

Dès le Moyen-âge, les hommes ont détourné les eaux de l'Hers pour faire fonctionner les scieries et moulins. Il y avait vingt scieries entre 1856 et 1890 à Bélesta, c'était la prospérité avec le commerce du bois. Il y avait une scierie de marbre entre 1865 et 1868 en amont du hameau la Forge, elle fut construite sans autorisation. Diverses usines se regroupent au hameau de la Forge, entre le XVIIIème et XXème siècles. Une forge à la catalane, un martinet et une scierie sont bâtis avant la Révolution et appartiennent aux seigneurs de la Rochefoucault. Le site est ensuite en partie vendu à la famille Avignon qui y construit un second moulin à scier, un moulin à farine et une filature. Vers 1870, Adolphe Avignon installe une autre scierie à proximité. Au début du XXème siècle, le quartier compte trois ateliers de peignes en corne, deux usines textile, construites vers 1950, s'arrête dans les années 1990.

Forêt de Bélesta, une coupe des sapins.

Forêt de Bélesta, une coupe des sapins.

Dans le centre du village, il y a un ancien moulin à farine, qui semble être le premier moulin connu à Bélesta, datant de 1298. Il appartenait à la famille de Lévis. Au XVIIIème siècle, la famille de La Rochefoucault ajoutera une scierie et un moulin à jais. Transformé en scierie après la Révolution, ce dernier sera associé à sa voisine en 1845. De l'autre côté du pont, une scierie à bois et à marbre seront construites en 1837 par Jacques Courrent. Une usine d'effilochage s'installera à proximité dans les années 1950 pour s'arrêter en 1968.

Entre Bélesta et les Peyrots (au Nord-Ouest) le site de la Garenette a abrité un moulin à farine et à huile, une scierie à marbre et à bois, une filature ainsi qu'une usine hydro-électrique. En aval, une scierie à bois et un moulin à plâtre sont construit vers 1827 par Belot de la Digne. Au XXème siècle il ne reste plus qu'une usine d'effilochage et une usine de teinture.

Forêt de Bélesta, maison du garde forestier.

Forêt de Bélesta, engin de manutention, travail dans des conditions difficiles parfois.

Forêt de Bélesta, engin de manutention, permettant des sortir les arbres coupés de la forêt et de les amener sur une zone accessible aux camions de transport.

La forêt de Bélesta, grand massif forestier, aux sapins géants, est l'un des plus beaux des Pyrénées. A une altitude moyenne de 1000 mètres, la forêt occupe une superficie de 2000 hectares environs qui s'étendent sur un massif karstique situé entre le pic de Saint-Barthélemy, la montagne de la Frau et le plateau de Sault. Essentiellement privée, la forêt comporte 200 hectares de propriété communale, sa production très élevée est de 12 mètres cubes de bois par hectare chaque année. Elle est constituée d'épicéas, de mélèzes et de pin douglas. Les sapins géants de Bélesta ont longtemps servi à la flotte du roi, pour la fabrication des mâts et des ponts. Le bois était acheminé à la mer méditerranée en suivant le cours de l'Aude, transport par flottage (Voir le reportage consacré en partie au flottage ICI).

Il y a deux principaux groupements forestiers, propriété de la même famille Delaballe depuis 1913, celui des Bois Ariègeois, et celui du Bois de Ferrières ont changé de propriétaire en 2005.

Forêt de Bélesta, engin de manutention.

Forêt de Bélesta, autre engin de manutention équipé de chaînes.

Forêt de Bélesta, chargement des troncs.

Forêt de Bélesta, chargement des troncs.

Historiquement, ces biens fonciers ont connu plusieurs dynasties, et en premier lieu, la famille de Lévis-Mirepoix, dont Gaston est mentionné comme propriétaire en 1386, puis par le jeu des alliances matrimoniales, la forêt passa entre les mains de la marquise de Toiras jusqu'en mai 1670, puis la famille La Rochefoucauld prendra la relève jusqu'à la Révolution qui la confisqua au profit de la Nation. La forêt fut mise en vente mais aucun acquéreur ne voulut prendre en gestion une forêt de cette taille. En 1815, les La Rochefoucauld récupérèrent leur bien, mais le vendirent en 1829 et ce fut la fin du rôle des grandes dynasties aristocratiques.

La société Mouïse composée d'associés messieurs Barthe-Delcassé, Mouisse, Anduze et Gabarrou, acheta la forêt le 12 mai 1829, qui passa dix ans plus tard entre les mains du citoyen Devillaine. Ce dernier fit faillite et le massif se transforma en société civile en 1848 au moment de la guerre des Demoiselles. Ce conflit obligea la société à donner à la commune de Bélesta des parcelles pour répondre aux violentes réclamations d'usage, la forêt communale fut ainsi créée. La forêt changea encore de mains en 1883 avec l'achat par la veuve de Nathaniel de Rothschild qui en resta propriétaire jusqu'à la vente en 1913, à Charles Delaballe.

 

LA FONTAINE DE FONTESTORBES

La fontaine intermittente de Fontestorbes, déjà connue à l'époque romaine. Une des dix plus importantes exsurgences de type vauclusien en France, elle se singularise par la régularité de ses intermittences et l'ampleur de leurs variations ; la limonaderie de Fontestorbes, plus ancienne limonaderie artisanale de France encore en activité sans interruption depuis 1885.

La fontaine de Fontestorbes à plein débit.

Bélesta, l'entrée de la grotte de Fontestorbes.

La fontaine intermitente de Fontestorbes. 

La fontaine intermittente de Fontestorbes. 

La fontaine intermittente de Fontestorbes.

A deux kilomètres environ de Bélesta, on y arrive par une belle route qui mène de Bélesta au village de Fougax et aux gorges sauvages de la Frau, à gauche de la route, se trouve la fameuse fontaine intermittente de Fontestorbes. Pendant les mois d'été, de juillet à septembre, on peut pénétrer jusqu'au fond de la vaste excavation d'où elle sort, en passant sur les pierres laissées à sec et attendre le retour de l'eau qui s'annonce par un bruit assez fort. L'écoulement dure de 25 à 3o minutes et cesse ensuite pendant une durée à peu près égale.

La fontaine intermittente de Fontestorbes, l'intérieur de la grotte est accessible quand le trop plein du siphon cesse après 30 minutes environs.

Ce phénomène est en activité de juillet à octobre avec un débit variant entre 20 à 50 litres/seconde à 1800 litres/seconde après 30 mn. Cette fontaine est si abondante que ses eaux, jointes à celles de l'Hers, jusqu'alors simple ruisseau, suffisaient pour alimenter de nombreuses usines et des scieries qui transformaient en poutres, planches et chevrons les magnifiques sapins de la forêt de Bélesta.

Les auteurs ne sont pas tous d'accord sur l'étymologie du mot Fontestorbes. Pour les uns, il viendrait de fons lurbatus, fontaine troublée, dont le cours est bouleversé, interrompu, intermittent ; pour les autres, il serait constitué par la réunion des deux mots latins fontes orbi, sources qui manquent d'eau.

Cette source est située à l'entrée d'une grotte pittoresque, cette grotte est constituée par le calcaire urgonien, calcaire à dicérates de Dufrénoy, dans le crétacé inférieur.

Dans le Manuscrit de de Baville datant de 1697, l’on peut lire "on y a placé d’espace en espace de grosses pierres pour y pouvoir entrer et sortir, quand la fontaine est dans son plein". L'aménagement de l’accès intérieur de la grotte de Fontestorbes où jaillit la fontaine date de 1864.

Astruc est le premier qui ait donné une explication scientifique du phénomène de la fontaine de Fontestorbes dans son mémoire "Mémoire sur l’Histoire naturelle des Pyrénées" datant de 1731.

En face de la fontaine de Fontestorbes, vous empruntez une passerelle métallique qui enjambe l'Hers, pour accéder à la guinguette de Fontestorbes.

Extrait de carte pour vous situer Fougax et Montségur en empruntant la route D9 qui part de Bélesta. Après vous êtes arrêté à la fontaine de Fontestorbes, ensuite vous avez le village de Fougax.

LE VILLAGE DE FOUGAX

La fertile vallée de Fougax, que là-bas, tout au fond, l'orgueilleux pic de Montségur domine et surveille. Au Barrineuf, deux routes s'offrent à nous : celle de droite mène à Montségur, celle de gauche à Espine, au Pélail et aux gorges de la Frau. Entre parenthèses, de Montségur, vous pouvez vous lancer à l'assaut du pic Saint-Barthélemy, qui se dresse à une hauteur de 2354 mètres. Vous pouvez redescendre par le versant opposé par lequel vous avez effectué l'ascension pour rejoindre la vallée du Basqui, puis les gorges de la Frau et le Barrineuf. 

 

GOUFFRES A BÉLESTA

Le plateau forestier cache un vaste réseau de galeries souterraines que les spéléologues explorent régulièrement. Plusieurs atteignent des profondeurs dépassant les 200 mètres, comme le gouffre des Corbeaux ou "Caugno des courbasses", celui des Œillets ou celui du Roc des Agréous. A 850 mètres d'altitude, le gouffre des Corbeaux s'ouvre, en plein bois, dans des roches crétacées urgoniennes très fissurées, son orifice mesure environ 60 mètres sur 30 mètres de diamètre. C'est un abîme d'absorption et d'effondrement, la profondeur totale atteint environ 200 mètres. Cette caverne, qui s'élargit jusqu'à près de 30 mètres, est obstruée à 200 mètres sous terre par les blocs d'effondrement, à ses deux extrémités, deux petits réduits, au sol d'argile s'enfoncent sous terre. Le gouffre des Corbeaux et tous les gouffres bien connus de tout le monde a continué, malgré une loi du 15 février 1902, à servir de charnier pour les bêtes mortes des hameaux environnants, ce qui a eu pour effet de polluer les eaux de ruissellement, eaux qui alimentent les sources du secteur. Or, une partie de l'eau de cette source de Fontestorbes est captée pour l'alimentation de la commune de Bélesta.

 

Le petit hameau du Gélat proche du gouffre des Corbeaux.

Bélesta, l'entrée du gouffre des Corbeaux très connu des spéléologues.

 

GORGES DE LA FRAU

Les gorges de la Frau, son nom signifierait selon J.L. Salvaire "Fracture" et non "gorges de la peur" comme cela est généralement écrit. Il était question dans les années 1900 de réaliser une route passant par les gorges de la Frau pour relier Fougax à Comus et le plateau de Sault. Mais la raison à fait, que ce projet n'a jamais été réalisé et que ces gorges ont gardé leur beauté sauvage et farouche qui en fait tout le charme.

 

PRÉHISTOIRE A BÉLESTA L'ÂGE DE BRONZE

- Une série d'objets antiques provenant de l'oppidum fortifié gaulois du Mayne, mur à double parement. L'oppidum du Mayne se situe dans la partie orientale du département de l'Ariège, à moins de deux kilomètres de sa limite avec le département de l'Aude. Au Sud du village de Bélesta, il occupe une partie de l'éperon rocheux surplombant directement la fontaine intermittente de Fontestorbes et la vallée de l'Hers. Le travail de fouille réalisé sur le site juste après la seconde guerre mondiale a donné lieu à une publication parue en 1948 dans le bulletin de la Société Préhistorique de l'Ariège. Des armes, pointes de flèches, fers de javelot à douille, clous en grand nombre ainsi que des chevilles, objets de parure, des monnaies romaines datant de la première moitié du 1er siècle avant J.C., des céramiques, tout ceci fut retrouvé lors des fouilles. Une occupation du lieu, axée surtout sur les deux ou trois derniers siècles avant notre ère, dates apportées par l'étude du mobilier et des monnaies retrouvées.

Monnaie de bronze retrouvée sur l'oppidum du Mayne.

- Bélesta, la grotte de Rieufourcand-Espalisses : grotte occupée de la fin du Néolithique jusqu'au Deuxième Age du Fer, puis sporadiquement à l'époque romaine (antonianus d'Herennia Etruscilla, épouse de Trajan Dèce).

 

VOICI QUEQUES VUES AÉRIENNES DE BÉLESTA 

 

Bélesta, le centre ville.

Bélesta, une vue en direction de l'Est.

Bélesta, une vue en direction du Sud-Est.

Bélesta, comme vous pouvez le constater sur ces photos, les forêts occupent une superficie importante.

Bélesta, une vue en direction de l'Est.

Bélesta, une vue en direction du Sud-Ouest.

Bélesta, une vue en venant de Lavelanet.

Bélesta, une vue du centre ville.

Bélesta, une vue du centre ville.

Bélesta, vue aérienne de La Borie (sortie Bélesta route de Quillan).

Bélesta, vue aérienne de l'Espinas, petit hameau situé à l'Est de Bélesta.

 

DES OVNIS VUS A BÉLESTA

Il fallait que j'en touche un mot. La région a été touchée par un phénomène qui a défrayé la chronique en son temps. Dans la nuit du 16 au 17 octobre 1954, une série impressionnante d'observations d'ovnis a été relevé en plusieurs points de la commune. Tous les témoignages concordants, collectés par la gendarmerie faisaient état d'objets évoluant dans le ciel nocturne selon un étrange ballet qui dura plusieurs minutes. 

Voici les cinq jeunes du canular 55 ans après leur subterfuge. Photo datant de 2009.

Révélé en 2009, pendant 55 ans ils ont gardé le secret, en réalité, en 1954, des copains font valser des lumières au dessus de la colline de Millet et défraient la chronique pendant 55 ans.

"Cette affaire, c'est un amusement de jeunes. Avec tous mes copains de Bélesta, nous étions une demi-douzaine, on s'ennuyait ferme ce samedi soir-là. Dans les journaux, à la radio, on ne parlait que d'Ovni. Alors on s'est dit : ils en veulent, on va leur en offrir !" Cinquante-cinq ans après, ils sont là les principaux protagonistes de ce canular, tous entrés dans leur soixante-dixième année, encore amusés au souvenir de ces étranges apparitions lumineuses. : Jean et André Sibra, René Lagarde, Gérard Pibouleau, Gérard Coléra. Le ciel ce soir là en a rajouté une couche, comme pour rendre plus crédible leur canular "alors que l'on partait, il est passé dans le ciel une énorme étoile filante en direction de Belvis! ", raconte René.

Ils avaient réalisé un vélo spécial avec des ampoules fixées sur les roues et guidon, avec ce vélo il montait et on descendait autour de la croix, il n'y avait pas d'arbres à cette époque, dans la nuit les gens voyaient mal et ils avaient l'impression que ces lumières montaient et descendaient dans le ciel". Une voiture monta jusqu'à la colline de Millet, c'étaient les gendarmes, les jeunes ont vite décampé, de peur de se faire enguirlander ils ont gardé le secret de leur blague.

L'affaire depuis était devenue un classique de l'Ufologie.

 

Le pog de la forteresse cathare de Montségur, je vous invite à consulter les 6 reportages consacrés à l'histoire de Montségur la première partie ICI.

Sinon passez par les 3 sommaires à votre disposition dans le menu de gauche.

 
 

A VOIR :

À proximité :

- Le château cathare de Montségur.

- Le château de Puivert.

- Le manoir de la famille Bataller.

- La croix de Millet.

- Les gorges de la Frau.

- Le dolmen du Moli del Vent.

 

Personnalité célèbre de Bélesta :

- J.B. Mercadier (1750-1618), ingénieur de la province du Languedoc, il supervisa les travaux du pont de Mirepoix ; puis, chargé de missions à l’étranger. Il a écrit divers ouvrages.

- Marcel Sableau, né à Bélesta le 4 juillet 1906, radical socialiste, poète, romancier, auteur de théâtre, ingénieur ; candidat malheureux aux législatives de 1932 et 1936 (arrondissement de Foix).

 - Robert Naudi, né le 17 avril 1927 à Bélesta ; il était le fils de Noël Naudi maire de Bélesta et conseiller général de Lavelanet de 1945 à 1961. Robert fut maire du Pla de 1971 à 1985 et de Tarascon de 1985 à 2001. Conseiller général du Quérigut de 1975 à 1985 ; président du conseil général de 1985 à mars 2001, il décéda le 19 janvier 2003.

- Henri Martre, né le 6 février 1928 à Bélesta, hautes fonctions dans l’aéronautique ; président du GIFAS, groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales ; Grand Croix de la Légion d’honneur le 1er janvier 2003.

- Jean Claude Lévis-Léran, dit le Sire d’Audou, mort au château d’Amont, à Bélesta, le 11 février 1598 ; chef des Réformés, gouverneur du château de Foix.

- Léon Alexandre Périer, né à Bélesta le 17 décembre 1858, mort en 1926. Il fut préfet du Puy de Dôme, de la Nièvre et d’Alger ; il publia de nombreuses publications juridiques et administratives.

- André Lagarde, signait ses chroniques sous le nom de Jordi Plantaurel dans la Dépêche du Midi. Il est l'auteur d’un dictionnaire français-occitan et de divers ouvrages sur le même thème.

- André Lannes, joueur de rugby.

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NE PAS CONFONDRE Bélesta et Bélesta en Lauragais, comme j'ai réalisé de la généalogie d'un des seigneurs du lieu je vous en fait profiter.

Blason de Charles de Varaigne seigneur de Bélesta de Gardouch extrait de l'armorial général de France par Charles d'Hozier 1696.

Voici donc la généalogie de la famille de Varagnes seigneur de Bélesta en Lauragais village situé au Nord-Ouest de Castelnaudary.

Maison, une des plus anciennes de la province du Languedoc, dont l'origine se perd dans l'antiquité la plus reculée.

C'est avec Gaillard de Varagnes que commence la lignée des seigneurs de Bélesta en Lauragais.

Dans les textes anciens Varagne s'écrit sans S à la fin où avec un S.

 

- Gaillard de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Varagnes, Damoiseau en 1420, né vers 1350, il décéda dans une extrême vieillesse en 1420. Il était le fils d'Izarn de Varagnes qui prêta serment de fidélité au roi Charles VI à Toulouse en décembre 1389, il épousa Elips de Castilhon. Gaillard a épousé, demoiselle de Peytes, héritière de la maison de Peites qui lui porta en dote les terres de Lampaud et de Serviès, ils eurent pour enfants :

- Gaillard II de Varagnes, seigneur de Bélesta, qui suit ;

- Bernard de Varagnes, il fut l'un de ceux qui délivrèrent en 1438 le Château et la ville de Saint-Gabelle des Routiers qui en avaient fait leur place d'armes ;

- Andrée de Varagnes, mariée en janvier 1407 avec Jacques de Dumont de Rouaix ;

- Philiberte de Varagnes, mariée avec Arnaud de Plagnolle, Damoiseau, seigneur de Saint-Germier.

- Gaillard II de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Varagnes, Damoiseau en 1463, né vers 1400, il décéda le 2 janvier 1442 à Bélesta il avait environ 42 ans. Il se maria avec Brune de Roqueville, dame de Bélesta, fille unique d'Alzias de Roqueville, seigneur de Bélesta. Il rendit hommage de ses terres à Louis XI, roi de France, un lundi 7 juin 1743 dans la salle de la Trésorerie de Toulouse, où ce prince était logé. Ils eurent trois enfants :

- Gaillard IV de Varagnes, qui suit ;

- Bertrand de Varagnes,  marié en 1471 avec Jeanne d'Arnave ;

- Imberte de Varagnes, née en 1443, mariée en 1463 avec Antoine de Montesquieu- Coustaussa, seigneur de Montesquieu ;

- Jean de Varagnes, prieur commendataire du prieuré Sainte-Marie de Pierrepertuse et de Lavelanet en 1494.

- Gaillard IV de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Gardouch, Damoiseau en 1509, il décède avant 1497. Il fut un des principaux seigneurs que le Roi commit par ses Lettres datées du 11 Octobre 1465, pour mettre sous sa main le temporel de l'Archevêché de Toulouse durant le Schisme qui agita cette ville après la mort de Pierre de Saint-Martial son Archevêque. Il épousa en première noce, le 5 février 1448 Marguerite de Plagnolle, fille d'Arnaude Planholle et d'Esclarmonde de Gavarret. Elle décède en 1470. En secondes noces il épousa, vers 1470 Jeanne de La Tour de La Roche. Du premier mariage est né Gaillard V de Varagnes qui suit ; du second mariage ils eurent pour enfants : Flore de Varagnes et Marie de Varagnes ; Jeanne de Varagnes elle épousa en 1555 Antoine de Toulouse-Lautrec ; Armand de Varagnes né en 1512, religieux de Saint-François.

- Gaillard V de VARAGNES, Chevalier de l'Ordre du Roi, seigneur de Bélesta, et de Gardouch, baron de Rieux, Mourvilles, Saint-Félix, Saint-Paulet et de Vieillevigne. Il décède en 1530. Il épousa le 20 février 1494 Hélène de Vivier, fille du haut et puissant seigneur Guillaume du Vivier, ils eurent pour enfants :

- Pierre de Varagnes, prieur de Pierrepertuse, chanoine de Saint-Sernier de Toulouse, mort vers 1570 ;

- Raymond de Varagnes, né en 1530, se maria avec Mangète de Thuri, il décède le 2 novembre 1565 ;

- Françoise de Varagnes, épousa Barthélemi de Lavergne, seigneur de Montbazin, gouverneur de Salulce ;

- Antoine de Varagnes, né en 1527.

- Gaillard VI de VARAGNES, coseigneur de Gardouch en 1541 et seigneur de Bélesta, en 1551, il rend hommage pour Gardouch et Bélesta, seigneur de Mourvilles, de Saint-Félix, de Saint-Paulet et de Vieillevigne. Chevalier en 1566, dit le Capitaine Gardouch. Il décède vers 1500. Il épousa le 21 mars 1528 Jeanne Rigaud de Vaudreuil, fille de Vital, baron d'Auriac et de Catherine Lauzières-Thémines. Elle décède en 1566. Ils eurent pour enfants :

- Jean de Varagnes, seigneur de Bélesta, qui suit ;

- Isabeau née en 1562 ;

- Jeanne de Varagnes, née en1562, décède en 1571, mariée le 15 juillet 1555 avec Antoine de Toulouse-Lautrec, seigneur de Saint-Germier ;

- Catherine de Varagnes, épousa le 20 mars 1562 Antoine de La Tour, elle mourut sans enfant l'année de son mariage ;

-Françoise de Varagnes, religieuse au monastère des  Nonenques, elle quitta cet état pour se marier le 18 juin 1566, à François de La Tour ;

- Jeanne de Varagnes mariée avec Damien de Veyre ;

- Constance de Varagnes de Bélesta de Varagnes épousa en première noce, Guillaume Raymond des Bordes, puis en seconde noce, Antoine de La Tour de La Roche seigneur de Juzes.

- Jean de VARAGNES (Jean de BARAIGNES), seigneur de Bélesta, il épousa le 23 novembre 1574 Anne de Bazillac, fille de Jean de Bazillac, baron de Bazillac et d'Anne de Rochechouart. Il fut tué dans son château de Bélesta le 2 février 1575 par les Religionnaires. Il fut Gentilhomme ordinaire de la chambre (brevet du 23 Juillet 1569). Ils eurent entre autre pour fils :

- Louis Girard de VARAGNES, seigneur de Gardouch, baron de Bélesta, né vers 1575 au château haut de Gardouch, il décède le 15 mai 1634, il avait 59 ans. En 1612, il possède un château renaissance à quatre tours bâti en haut du Pech de Gardouch. Il épousa le 7 novembre 1596 Marie de Cheverry de la Réole (Bayonne 64) fille de Pierre, baron de la Réole et de Bourguine de Dufort de Saint-Jorry. Ils eurent pour enfants :

- Anne de Varagnes, née en 1601, mariée le 5 novembre 1624 avec Jean Blaise Garaud-Castillon. Elle décéda le 22 août 1693.

- Paule de Varagnes, mariée le 21 août 1639 avec Jean Honoré de Castanet de Tauriac, baron de Tauriac ;

- Paul de Varagnes, seigneur de Gardouch, il est tué en duel par le baron d'Arnave le 2 juillet 1634. Il épouse le 17 août 1627 Marie de Lordat, fille de Jean baron de la Bastide Casseneuve et de Dame Jeanne de Génibroufe. Ils eurent pour enfants :

- Louis de Varagnes, baron de Bélesta, qui suit ;

- Michel de Varagnes, qui fut tué en Flandre à l'âge de 19 ans ;

-Anne de Varagnes, religieuse à l'Annonciade d'Albi ;

- Gabrielle de Varagnes de Bélesta, mariée le 29 septembre 1795 avec Pierre Marie Gabriel Hyancinthe d'Hautpoul, marquis d'Hautpoul, baron de Ganac, de Montolieu, de Prajols et de Saint-Just, seigneur de Seyres et de Roquefort, né le 31 août 1767, décédé le 7 novembre 1807 à l’âge de 40 ans .

- Louis de VARAGNES, baron de Bélesta, conseiller et maître d'hôtel du roi (brevet du 21 Mars 1651), capitaine d'infanterie (le 1er décembre 1652). Il épousa le 6 novembre 1651, Jeanne d'Arjac de Savensa-Morlhon, fille de Charles II de Morlhon, baron de Sanvensa et de Marie de La Valette-Cornusson. Ils eurent pour enfants :

- Charles de Varagnes, seigneur de Bélesta qui suit ;

- Catherine de Varagnes.

- Marguerite de Varagnes, religieuse de l'Annonciade d'Albi ;

- Françoise de Varagnes, religieuse à l'abbaye de Villemeur ;

- Anne de Varagnes, qui épousa Jean Sébastien de Roquefort-Marquein de Salles ;

- Marie-Anne de Varagnes, qui épousa N …de Prohenques ;

- Jean de Varagnes, docteur en théologie, prieur de Saint-Michel de Castelnau d'Elébezoit.

- Charles de VARAGNES, seigneur de Gardouch-Bélesta, Massanés. Il fut Page du Roi à la Grande-Ecurie, puis cornette au Régiment Royal, Roussillon, capitaine de Cavalerie dans celui de Dauphiné Etranger, et Maître de Camp en 1703. Il épousa le 20 novembre 1686 Marie de Roquefort de la Palue de Marquein, sœur de Charles de Roquefort, mort en 1748, Grand-Prieur de Saint-Jean de Jérusalem de Toulouse, et fille d'Antoine de Roquefort et de Marie Darnauc d Ornolac. Ils moururent tous les deux en 1726.Ils eurent pour enfants :

- Jean Charles de Varagnes, qui suit ; 

- Jean Sébastien de Varagnes, né à Bélesta en mars 1696, il fut reçu Chevalier de Malte en 1713, enseigne de Régiment de la Marche, infanterie en janvier 1712. Il devient Aide-Major du même Régiment en juillet 1714, capitaine au même Régiment en décembre 1714. Il participa à des batailles en Pologne, et au siège de Barcelone. Il a eu la Commanderie de Poucharramet en 1749, et celle de Douzens en 1759. Il a été nommé Bailli Grande Croix de l'Ordre de Malte de 18 décembre 1759 ;

- Louis Hippolyte de Varagnes de Gardouch, né le 18 juillet 1700, il fut reçu Chevalier de Malte de Minorité le 19 mars 1701, à la Commanderie de la Tronquière ;

- Jean de Varagnes de Gardouch, né en 1704, appelé Chevalier de Roqueville ; Chevalier de Malte ;

- Claire de Varagnes de Gardouch, religieuse aux Cassés ;

- Anne de Varagnes de Gardouch, elle épousa Étienne de Cabriol, sénéchal de Castres, décédée sans enfant.

- Jean Charles de VARAGNES, Marquis de Gardouch, seigneur de Bélesta, Beaupui, Brignamont, Stramiac, Cépet, La Bastide de Saint Sernin, Villarès, Fignan, Bar, Saint-Clément, Cazillac, coseigneur de la ville de Brives en Limousin, il est maintenu noble le 3 juin 1669, sur titres de 1528, par Bezons, intendant de Languedoc. Il est né le 28 octobre 1695 à Bélesta. Il est Page de la Grande Écurie (preuves d'avril 1713), Cornette au régiment d'Anjou, Cavalerie en 1715. Il épousa en juillet 1724, Marie-Thomasse de Juillard, fille de messire François de Juillard et de Marie de Thésan, née le 14 juillet 1700. Ils eurent pour enfants :

- François de Varagnes, marquis de Bélesta, qui suit ;

- Antoine Joseph de Varagnes, né à Toulouse le 5 décembre 1732, reçu Chevalier de Malte. Il mourut à Paris en 1741;

- Marie Charlotte de Varagnes- Gardouch, née le 15 août 1741. Mariée  le 10 novembre 1762 avec Charles-Madeleine de Pressac, vicomte d'Esclignac, maréchal des camps et armées du Roi ; Capitaine de gendarmerie.

- François de VARAGNES, Marquis de Bélesta, seigneur de Bar, de Saint-Clément en Limousin, de Cazillac, coseigneur de la ville de Brives, il est aussi seigneur de Château-Renault, la Poissonnière, Artois, Crozon, Poulmic. Il est né à Toulouse le 10 juin 1725, il décéda en 1807 à 82 ans. Mousquetaire du Roi  le 13 juillet 1745, second Cornette des Chevau-légers, sous le titre d'Orléans le 20 janvier 1747, Mestre de camp de cavalerie en 1757.  Il épousa en première noce, contrat signé par le roi et la famille royale, le 8 juin 1752, Marie Charlotte de Rousselet, de Château-Regnault, née le 20 septembre 1728, fille d'Emmanuel Rousselet, marquis  du Château-Regnault, lieutenant général de la province de Bretagne et d'Anne Julie de Montmorency-Fosseux. La marquise de Bélesta a été nommée en juin 1752 une des Dames de mesdames Victoire, Sophie et Louise, et elle est sœur de la comtesse d'Estaing.

Puis il épousa en secondes noces, le 11 octobre 1768, Marie Gabrielle de Lordat, née en 1742, fille de Paul Jacques de Lordat et de Jeanne marie de Masnau. 

 

NOTES :

Le village de Gardouch se situe près de Villefranche de Lauragais (31) au Sud-Est de Toulouse. Gardouch était une juridiction épiscopale carolingienne comportant deux châteaux : le Pech de Gardog (devenu Gardouch), situé sur une hauteur, et en bas le fort d'Ornolhac appelé aussi donjon de Gardouch Soubra.

Pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), le Prince noir détruisit les deux forts qui furent rétablis par Raymond VII, comte de Toulouse.

Les Varagnes étaient seigneurs du fort haut, et les Arnave-Ornolhac du fort bas.

 

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Fougax, route de Montségur, la place et l'abreuvoir en 1905.

Fougax, la place et château de Montségur sur son pog au fond à gauche en 1905.

Fougax, une vue générale en 1905.

La vallée de Fougax, et le pic Saint-Barthélemy en 1905. Transport du bois vers Quillan.

Montségur en 1950. 

Fougax, hôtel Delpech en 1905.

Fougax, une vue aérienne en 1950.

Monségur en 1970.

Route de Monségur à Montferrier en 1905, et en arrière plan, la forteresse de Montségur en haut de son pog.

 

Bibliographie :

- Dictionnaire de la noblesse française 1867.

- Bulletins de la Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts (BSA). 

- Dictionnaire de l'Ariège.

- L’Oppidum du Mayne, commune de Bélesta dans le Bulletin de la Société Préhistorique de l’Ariège, 1948, J. Tricoire.

- Pièces fugitives pour servir à l'histoire de France, avec des notes, 1759.

 

 Le prochain reportage sera consacré à un nouveau numéro de la série "Belcaire, passé retrouvé ... acte 11", j'aurai dû peut être changé le titre et intituler cette série de reportages "Le passé retrouvé ... acte 11" en effet, le passé retrouvé ne concerne pas que le village de Belcaire, si vous avez des documents, des photos anciennes d'autres villages du Pays de Sault, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

 jp@belcaire-pyrenees.com

Ainsi se termine ce reportage réalisé en 3 parties, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! 
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L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.  

 

 
 
 
 
 

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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17 octobre 2016

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Dans cette seconde partie je vous propose de découvrir le patrimoine historique du village de Bélesta. Je vais très certainement omettre des informations, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. N'oubliez pas, ce reportage a été réalisé en trois parties du fait de la quantité de photos proposée.

Je constate que mes reportages ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus. Je vous souhaite une bonne lecture …

 

 

Bélesta, l'intérieur de l'église Saint-Blaise.

 

L'ÉGLISE SAINT-BLAISE

 

L'église paroissiale date du XVIème siècle, contigüe avec le château et le parc.

L'église fut un temple protestant au temps de Jean Jacques de Lévis de Léran d'Audou.

Mentionnée dans les textes à partir de 1318, l'église n’est qu’une chapelle intra-muros jusqu’à la fin du XVIème siècle, alors que Notre-Dame du Val d’Amour est l’église paroissiale. Ce rapport s’inverse en 1599, lors du rétablissement du culte catholique dans la commune.

Bélesta, le fronton de l'église Saint-Blaise.

  Bélesta, le clocher mur de l'église Saint-Blaise.

Bélesta, l'église Saint-Blaise la statue de la Vierge Marie dans le vestibule de l'église. 

Bélesta, la nef de l'église Saint-Blaise.

  Bélesta, le collatéral (du latin médiéval collateralis) Sud, avec la Vierge et l'Enfant. 

Bélesta, le collatéral (du latin médiéval collateralis) Sud, avec la Vierge et l'Enfant. 

Bélesta, l'autel et le retable du XVIème siècle du l'église Saint-Blaise.

  Bélesta, la nef et le balcon de l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, la nef et le balcon de l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, le choeur avec l'autel de marbre et le retable de l'église Saint-Blaise.

Bélesta, le choeur avec l'autel de marbre et le retable de l'église Saint-Blaise.

Bélesta, peinture sous la voûte du collatéral Sud de l'église Saint-Blaise.

Bélesta, peinture sous la voûte du collatéral Sud de l'église Saint-Blaise.

 Bélesta, peinture sous la voûte du collatéral Sud de l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, le collatéral Sud de l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, La nef, le collatéral Nord et le choeur de l'église Saint-Blaise. 

 Bélesta, le choeur et la nef de l'église Saint-Blaise.

Bélesta, le choeur et la nef de l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, le cul-de-lampe peint supportant les nervures de voûtes de l'église Saint-Blaise.

Le 7 novembre 1607 eut lieu la fonte de deux cloches sur la pace du village. Le 25 novembre la grosse cloche fut bénie en l'honneur de Dieu et de Notre Dame, et la petite en l'honneur de Dieu et de Saint Blaise. Elles furent montées au clocher le lendemain. La troisième cloche fut offerte par le Chapitre de Mirepoix.

En 1612, construction du clocher et réparation de l'église qui fut blanchie et les murailles refaites.

Divers travaux d’agrandissement et de rénovation effectués au fil du temps lui confèrent son aspect actuel : reconstruction du clocher, agrandissement du chœur, adjonction des chapelles nord et du collatéral sud, etc.

Très beau retable du XVIème siècle.

 Bélesta, vitrail représentant Saint-Blaise. 

Bélesta, vitrail représentant Saint-Blaise. 

Bélesta, vitrail représentant Sainte-Lucie dans l'église Saint-Blaise.   

Bélesta, vitrail représentant Saint-Thomas dans l'église Saint-Blaise. 

 Bélesta, vitrail représentant Saint-Roch de l'église Saint-Blaise.

Bélesta, le bénitier en marbre gris bleuté de l'église Saint-Blaise.

Bélesta, la nef et collatéral Sud de l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, le collatéral Sud de l'église Saint-Blaise.

  Bélesta, chapelle du collatéral Nord de l'église Saint-Blaise

Bélesta, chapelle du collatéral Nord de l'église Saint-Blaise

Bélesta, bas relief de l'autel d'une des chapelles de l'église Saint-Blaise.

  Bélesta, bustes de différents Saints répartis sur le pourtour du chœur de l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, hommage aux morts de Bélesta pendant la guerre 1918-1918.

  Bélesta, statue de Saint-Antoine de Padoue dans l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, l'église Saint-Blaise, la chapelle Sainte-Thérèse et l'Enfant Jésus. 

Bélesta, le balcon de l'église Saint-Blaise. 

Bélesta, chapelles de l'église Saint-Blaise.   

Bélesta, chapelles de l'église Saint-Blaise. 

Les vitraux ont été fabriqués par des ateliers toulousains aux XIXème et XXème siècles. Ceux de l’abside sont signés Toulouse/Pierre Bordieu l'Ainé - 1853, tandis que les verrières dédiées à saint Thomas, sainte Lucie et saint Gaudéric dans le collatéral sud, ont été réalisées par Henri Gesta en 1922. Fils du célèbre Louis-Victor Gesta, il puise ici son inspiration dans le Moyen Âge. Dans les années 1940, René Gaillard-Lala, peintre de Montauban, a exécuté les décors de la voûte du collatéral sud, ceux de la chapelle du Sacré Coeur de Jésus et du chemin de croix et ceux également de la chapelle Notre-Dame du Val d’Amour. Hormis les fonds baptismaux dus à Victor Lannes de Bélesta, les peintures des autres chapelles sont l’oeuvre de Charles Steelandt (1894-1974), de l’école de Bruges.

Les fonds baptismaux sont antérieurs au XVIème siècle.

Les reliquaires ont été offerts par Eugène Belot de la Digne en 1806.

 

Bélesta, le village vu de l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

Bélesta, le village vu de l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

Bélesta, l'entrée l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

  Bélesta, le clocher mur l'église Notre-Dame du Val d'Amour. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, la statue de la Verge Marie.

Bélesta, l'entrée l'église Notre-Dame du Val d'Amour et le petit cimetière à gauche.

 

NOTRE-DAME DU VAL D'AMOUR

Notre-Dame du Val d'Amour repose sur la butte "Coste d'Amour" surplombant le ruisseau "l'Amourel" d'où son nom. La chapelle date du XIVème siècle. Construite avant 1318, elle est l'église paroissiale de Bélesta jusqu'au XVIIème siècle.

En novembre 1622, Gabriel de Lévis en colère parce que son fils fut fait prisonnier lors de combats à Varilhes, détruisit l'église du Val d'Amour. Elle fut reconstruite au XVIIème siècle et en 1824.

Le 9 août 1822, un incendie détruisit la chapelle du Val d’Amour que l’on reconstruit, pour l'anecdote le duc de La Rochefoucauld propriétaire à l'époque de la forêt de Bélesta refusa de fournir le bois nécessaire à la reconstruction. 

Bélesta, l'accès à l'église Notre-Dame du Val d'Amour. 

Bélesta, l'accès à l'église Notre-Dame du Val d'Amour. 

Bélesta, la statue de la Vierge Marie marquant l'accès à l'église Notre-Dame du Val d'Amour. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, entrée latérale. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, entrée latérale. 

  Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, sur les murs, différentes inscriptions sont gravées dans la pierre. Celle-ci porte une date : 1676.

Suite à une demande dans les commentaires j'ai tenté une traduction des 3 inscriptions gravées en latin, qui vaut ce qu'elle vaut. Les f sur certaines gravures correspondent à des s.

Diruta Qui Nuper Fleb
As Sacrae Istius Aedis
Moenia Si Qua Visint
Reparata Petis
Haeresis Hoc Templum
Multo Destruxerat Igne
Sponsa Dei Paucis
Raedificavit (erreur Aedificavit) Aquis
1676

Traduction :
Il a pleuré récemment démoli,
À partir de ce temple sacré,
Si les murs de cette visite,
Revendication renouvelée,
Ce Temple hérésie,
Une grande partie détruite par un incendie,
Quelques-uns de la mariée,
Eaux bâtis.
1676

1676 date de sa reconstruction après sa destruction au moment des guerres de religion par les huguenots.
 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, sur les murs, différentes inscriptions sont gravées dans la pierre.

In Terra Et Aqua
Natural Latet
Ferro Et f(s)ole Nro
Natura Patet

Traduction :
Dans la terre et de l'eau
Naturel caché
Fer et soleil …
La nature est.

 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, sur les murs, différentes inscriptions sont gravées dans la pierre. Celle-ci porte une date : 1676.

Hic Ager Ef(s)t Mortis Lector
Tua Fata Reuolue
Raptus Ab Inuif(s)a Morte
Dolore Solet
Qui Modo Circumf(s)tant Hac f(s)ub
Tellure Reposti
If(s)ta Monent Et Aiunt
Mors Prope Dif(s)ce Mori
Vigilatequie Nef(s)citis Diem
Neque Horain Math. C. V.

Les f sont à remplacer par des s
Traduction :
Ce champ est mort lecteur. 
Votre sort révolu arraché à la mort odieuse,
Il a été emmené à la mort invisible,
Habituellement la douleur,
Il entoure ce sujet le repos de la terre,
Elle vous demande de dire,
Mort à proximité. En savoir plus,
Regarder calme connaître jour,
Ni Horain Math. (Mathieu) C. V.  date 1676

 

Si vous avez une autre proposition pour ses 3 traductions contactez-moi.

  Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, croix en pierre du cimetière accolé à l'église. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, croix en pierre du cimetière accolé à l'église. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, décor représentant l'inondation de Bélesta du 23 juin 1802.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, décor représentant la guérison de trois jeunes aveugles.

  Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, la nef et le balcon. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, les décors du plafond voûté peint. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, décor représentant les villageois rebâtissant le village après les inondations de 1802.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, vitrail.  

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, décors peints. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, décor représentant les villageois rebâtissant le village après les inondations de 1802.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, l'autel en marbre blanc, au centre, la Vierge au coeur d'or avec au-dessus cette inscription "pignus amoris" qui veut dire "en témoignage de son amour". Aux pieds de la Vierge ces initiales "F.T.F.F.".

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

  Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, vitrail.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, bénitier en marbre gris bleuté. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, la nef et le balcon.

Le sanctuaire marial Notre-Dame du Val d'Amour connut une grande popularité.

Inscription datant de 1676 sur le portail Sud, un texte émanant du roi Philippe de Valois le désigne en 1331 sous la dénomination de "ecclessia béatate Mariae Vallis Amoris cum céméterio justa caput ipsius écclésiae". 

En 1949, René gaillard-Lala (1893-1974) de Montauban a peint sur les murs l'histoire du site, les stations du chemin de croix, divers blasons, ainsi que les quatre évangélistes. Comme à Rieucros et à La-Bastide-sur-l'Hers, on lui doit aussi le mise en scène des litanies de Marie, sur la voûte. Le vitrail du chevet, exécuté en 1890 par le toulousain Paul Chalon, représente l'Assomption de la Vierge dite "de Soult". Ce modèle, inspiré d'un tableau sévillan de 1678, a été très diffusé au cours de XIXème siècle. Les autres vitraux, réalisés en 1949 et signés de l'atelier grenoblois d'Antoine Bessac, illustrent la vie de la Vierge et les églises des proches communes.

 Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, la descente dans la crypte. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, l'autel de la crypte. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, la source se trouvant au fond de la crypte. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, statue en bois de la Vierge noire se trouvant dans la crypte. La Vierge noire de l'église du Val d'Amour, statue de bois plein d’une cinquantaine de centimètres. Cette statue fut retrouvée lors de travaux dans un immeuble abritant il y a quelques années un boulanger, elle avait disparu à la Révolution. La statue est apparue au milieu des gravats alors que l'on cassait les murs dans le grenier. La statue était bien protégée, enveloppée dans des tissus. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour,  vitrail de l'église. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, chemin de croix décorant le pourtour de l'église.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, le blason de la famille de Lévis.  

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, le blason de la famille du comte Gaston III de Foix-Béarn avec sa devise "Tòca-i se gausas" qui signifie :Touches-y si tu oses. 

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour, le blason de Bélesta.

On peut voir dans la crypte Val d’Amour, une source  réputée pour ses vertus guérisseuses ; ainsi que des inscriptions lapidaires datant de 1676. Un pèlerinage a lieu tous les lundis de pentecôte.

Selon la légende, la chapelle fut construite par une princesse dont la fille aveugle avait été guérie par l’eau de la source qui se trouve dans la crypte, sous le maître autel. Au XVème siècle un berger y aurait été également guéri de ses ulcères.

 
 

LE CHÂTEAU DIT "VIEUX" DE BÉLESTA

Le château médiéval du XIIème siècle est situé au centre du village. 

Bélesta, le château Vieux accolé à l'église Saint-Blaise.

​​​​​​​Bélesta, le château Vieux accolé à l'église Saint-Blaise, façade Ouest.

Bélesta, le château Vieux, façade Est.

Bélesta, le château Vieux, façade Est.

Bélesta, le château Vieux, façade Est.

Bélesta, tourelle d'angle du château.  

Bélesta, la tour escalier du château. 

Bélesta, tourelle d'angle du château Vieux.

Bélesta, le château Vieux, façade Nord.

Bélesta, porche un des accès au château Vieux.

Le château dit "vieux" situé dans le village de Bélesta, le long de la route de Quillan, face aux jardins. Sa construction date probablement en même temps que celle du village. Le château a subi plusieurs remaniements. Certaines fenêtres à meneaux évoquent le tournant du XVème siècle, d'autres sont plus tardives. La tourelle d'angle ainsi que certaines ouvertures et bouches à feu illustrent la période des guerres de Religions, deuxième moitié du XVIème / début des XVIIème siècles.

On sait qu'en 1612, Louise de Lévis, veuve de sire d'Audou, souhaite réédifier le château qui avait été abandonné par son mari au profit du castel d'Amont. 

Le château au début du XVIIème siècle se trouve alors presque complètement ruiné.

A partir de la fin du XVIIème siècle, le château appartient alors  à l’évêché de Mirepoix. Il fait l’objet d’une restauration dans le style classique. Ainsi restauré, il sert alors de résidence d’été de Monseigneur de La Brouë. 

Au XVIIIème siècle, le château possédait de vastes jardins à la française qui s'étalaient jusqu'au bord de l'Hers, sous l'actuelle école. Le château et les jardins ont été vendus comme bien national après la Révolution.

 

A partir de la fin du XVIIème siècle, le château appartient alors  à l’évêché de Mirepoix. Il fait l’objet d’une restauration dans le style classique. Ainsi restauré, il sert alors de résidence d’été de Monseigneur de La Brouë. Après la Révolution, le château se trouve racheté successivement par la maison de La Rochefoucauld, puis par celle de Rotschild, puis par la famille Delaballe. Celle-ci abandonne le château à la commune en 1924. Le château accueille successivement les réfugiés de la guerre d’Espagne, ceux de l’Occupation, puis les nécessiteux de la commune. Très dégradé, rempli d’immondices, il est alors revendu à divers propriétaires privés, dont finalement Jean-Charles Mignot et Patrick Haure dans le cadre de la SCI "Le bonnet rouge " du nom que l’on prêtait jadis au baron d’Audou.

Le château sauvé de l’abandon par un couple de passionnés qui a entrepris depuis 2007 une restauration titanesque. Le château féodal aux portes énormes, avec ses plafonds à la française, dont la plupart dorment encore sous les lattis de la décadence ; son sol avec ses grandes pierres polies par les ans ; ses fenêtres à meneaux de la Renaissance, croisées du XVIIème siècle ; etc. refait surface lentement, pièce par pièce avec la cuisine médiévale, la chapelle, le grand escalier, les salons.

Ce château possède de beaux restes d’architecture intérieure, témoins du style de vie de la noblesse ancienne, en outre, le château abrite une importante collection des tableaux de Christian Constant. Il accueille par ailleurs, chaque été, des expositions temporaires, dédiées à des artistes du Midi-Pyrénées, dont les œuvres bénéficient là de la beauté d’un cadre exceptionnel.

 

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour en 1970.

Bélesta, une vue générale prise en 1970.

Bélesta, la fontaine intermittente de Fontestorbes en 1910. 

Bélesta, l'avenue de Lavelanet en 1930.

Bélesta, procession de la Pentecôte allant de l'église Saint Blaise à l'église Notre-Dame du Val d'Amour en 1910.  La célèbre procession de la Pentecôte, où les reliquaires de Saint Blaise sont montés jusqu’au val d’Amour.

Bélesta, avenue de Quillan en 1910. A cette époque le bois de Bélesta était transporté par des boeufs jusqu'à Quillan sur plus de 30 km, pour être charrié dans l'Aude jusqu'à la Méditerranée.

Bélesta, une vue aérienne Sud en 1965.

Le centre de Lavelanet en 1955.

Bélesta, la route de la forêt - Le pont du Mayne - Au fond la ville en 1955.

Bélesta, la halle en 1935.

Bélesta, l'intérieur de l'église Saint-Blaise en 1905. 

Bélesta, la rue du Pont en 1905.

Bélesta, le quartier Delalayre (aujourd'hui Delalaygue) en 1905.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour en 1970.

Bélesta, l'entrée des gorges de la Frau en 1950.

Bélesta, la maison du garde général en charge de la forêt en 1905.

Bélesta, l'Hôtel de Ville en 1905. 

Bélesta, l'Hers, photo prise depuis le pont Delalaygue sur les anciennes usines et moulins en 1905.

D'autres photos anciennes vous seront proposées dans la 3ème partie de ce reportage consacré à Bélesta.

 Le prochain reportage sera consacré à un nouveau numéro de la série "Belcaire, passé retrouvé ... acte 11", j'aurais peut être dû changé le titre et intituler cette série de reportages "Le passé retrouvé ... acte 11" en effet, le passé retrouvé ne concerne pas que le village de Belcaire, si vous avez des documents, des photos anciennes d'autres villages du Pays de Sault, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

 jp@belcaire-pyrenees.com

Ce reportage est réalisé en 3 parties, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir pour la suite !

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Tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! 
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L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.  

 

 

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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1 octobre 2016

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Vous avez remarqué ? Le site a dépassé son millionième visiteur pendant le mois août, c'est formidable, cela prouve qu'il y a un intérêt certain pour cette magnifique région, et je suis heureux que vous appréciiez les reportages que je partage avec vous. 

Cela dit, aujourd'hui je vous propose une escapade en Ariège, à Bélesta plus exactement, qui se situe à la limite de l'Aude, beaucoup connaissent ce village pour l'avoir traversé pour aller de Quillan à Foix. ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en trois parties pourquoi ? Du fait du très grand nombre de photos illustrant ce reportage, plus de 280 clichés, je suis obligé de le scinder pour des raisons techniques.

Je constate que mes reportages ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus. Je vous souhaite une bonne lecture …

Bélesta se situe à 110 km de Toulouse, 34 km de Foix, 28 km de Quillan, 63 km de Carcassonne, et 220 km de Cahors.

Bélesta se situe en Ariège à la limite départementale de l'Aude, c'est un point de passage obligé quand on veut aller de Quillan à Foix et en venant du Nord pour accéder au Pays de Sault. Il y a des sites célèbres autour de Bélesta comme Montségur, Puivert, Chalabre dont vous trouverez les reportages sur mon site web, j'en ai fait un aussi sur Lavelanet.

Extrait de carte IGN Bélesta et au Sud Ouest la fontaine intermittente de Fontestorbes.

Après vous être arrêté à la Fontaine de Fontestorbes en continuant la D9 vers Montségur vous allez traverser Fougax et Fougax-et-Barrineuf. Je vous proposerai des photos anciennes de Fougax.

Une vue aérienne de Bélesta en Ariège.

Blason du village de Bélesta tel qu'il est dessiné dans l'armorial général de France réalisé par Charles d'Hozier en 1696.

J'ai trouvé un autre blason de Bélesta dont le statut officiel de celui-ci reste à déterminer.

Voici quelques vues aériennes de Bélesta, il y en aura d'autres ... Du centre vers l'Ouest en direction de Lavelanet et Foix.

Vue aérienne de Bélesta, direction du Sud/Ouest Routes de Belcaire et Fougax.

Vue aérienne de Bélesta, le centre du village.

Bélesta est située dans le pays d'Olmes, sur l'Hers-Vif dans le département de l'Ariège en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. En 2013 la commune comptait 1086 habitants qui sont appelés les Bélestariens et Bélestariennes ou les Cabos. Depuis le premier recensement datant de 1793, c'est en 1851 que la population est à son apogée avec 2700 âmes, puis celle-ci déclina, 2021 habitants en 1906. Le village de Bélesta est célèbre pour sa forêt de sapins, c'était une très importante forêt royale exploitée pour les mâts de bateaux. À 1 km en amont du village se trouve également la fontaine intermittente de Fontestorbes, importante résurgence des eaux infiltrées dans le plateau karstique du Pays de Sault. Je vous en parlerai plus loin.

Bélesta, la rivière l'Hers longeant le village.

Bélesta, l'Hers vu du pont, avec les anciens moulins qui étaient nombreux au XIXème siècle.

Bélesta, vestiges d'un ancien moulin le long de l'Hers.

Bélesta, vestiges du chenal détournant l'eau de l'Hers vers les roues du moulin.

Bélesta, la halle, place Maurice Rigaud1880-1968 il fut maire de Bélesta.

Bélesta, la halle, place Maurice Rigaud1880-1968 il fut maire de Bélesta.

Bélesta, place de la poste avec la fontaine qui a été modernisée.

Le nom Bélesta me plaît, c'est un nom qui claque, bien occitan. La toponymie du nom représente à la fois ; de l'occitan bel estar qui désigne un beau domaine, une terre bien située ou bien exposée ; ou au toponyme français Beauséjour. Estar pourrait avoir le sens de "résidence seigneuriale".

Bélesta est cité dans un texte ancien datant de 1270 sous la forme : Bellostare.

Plan de la ville de Bélesta datant du XVIIIème siècle (archives départementales de l'Ariège 70EDT-CC2).

La ville connut une réelle vitalité économique jusqu'au début du XXème siècle, de multiples métiers et ateliers animaient les environs de la commune, avec les fabriques de jais, des scieries, des filatures de laine, des ateliers de confection de peignes, des carrières de marbre à Millet et de pierre aux Peyrots.

Trois routes se croisent au centre du village, l'une part vers l'Ouest en direction de Lavelanet, l'autre vers l'Est en direction de Quillan et la troisième dessert la vallée de Fougax et on accède aussi à la fontaine intermittente de Fontestorbe et aux gorges de la Frau. Sur cette dernière enfin, dans l'intérieur même du village, vient s'embrancher une quatrième voie qui, à travers la forêt de sapins, mène à Belcaire et au plateau de Sault.

Bélesta, l'Hers en aval du village le long de la rue Delalaygue.

Bélesta, l'Hers vu du pont.

Bélesta, l'Hers vu du pont, avec les anciens moulins qui étaient nombreux au XIXème siècle.

Bélesta, l'Hers en aval du village le long de la rue Delalaygue.

Bélesta, la mairie.

Bélesta, maisons près des anciens moulins.

Bélesta, le pont enjambant l'Hers.

Bélesta, le pont enjambant l'Hers, ici le chenal qui alimentait les anciens moulins.

Bélesta, le pont enjambant l'Hers.

Bélesta, le pont enjambant l'Hers, vous entrez dans le centre du village.

Bélesta, le pont enjambant l'Hers dans sa partie aval.

Bélesta était le fief de l'illustre famille de Bellissen, propriétaire du premier château au XIIème siècle, dépendit d'abord de la seigneurie de Mirepoix appartenant aux comtes de Carcassonne.

De 1110 à 1209, alternativement dans les possessions des comtes de Carcassonne et des comtes de Foix, le territoire de Mirepoix qui comprenait les châteaux de Dun, Limbrassac, Léran, Queilhe, Camon, Fanjeaux, Lavelanet, Bélesta, Chalabre, avait comme seigneur le représentant de la branche ainée des Bellissen qui seul portait le nom de Mirepoix (Mirapeis). Croisé en 1096, un Bellissen-Mirepoix suivit le comte Raymond de Toulouse en Terre-Sainte. Vers la fin du XIIème siècle, Pierre Roger de Bellissen-Mirepoix accompagna le comte de Foix à la croisade de Richard Cœur de Lion.

 

Comme il a été dit, le premier seigneur de Bélesta fut Pierre Roger Bellissen, il était commandant de la garnison seigneur faidit de Mirepoix. En 1209, le château de Mirepoix est pris par Simon de Montfort, Pierre Roger de Bellissen fut dépossédé de son fief de Mirepoix, de Prouille et celui de Bélesta entres autres.  A cette époque il y avait trente cinq coseigneurs dans le pays qui subirent le même châtiment.

La mort de Simon de Montfort le 25 juin 1218, fut le signal de la révolte des anciens comtes de Foix et de Carcassonne, avec lesquels firent cause commune les seigneurs dépouillés. Le château de Mirepoix, au siège duquel périt le comte de Foix Bernard Roger en 1222, fut repris sur les soldats de Simon de Montfort ainsi que le château de Fanjeaux. Guy de Lévis fut chassé de ses conquêtes comme le fut son compagnon d'armes, Pons de Bruyères, des baronnies de Puivert et de Chalabre, et les anciens maîtres furent remis en possession de leurs domaines.

Pierre Roger Bellissen décédera au siège de Fanjeaux en 1223.

Puis Bélesta releva des comtes de Foix, avant de passer dans le domaine royale pour enfin aboutir entre les mains de la famille de Lévis.

La province du Languedoc rattachée à la couronne de France en 1229 par le traité de Paris, Guy de Lévis n'eut dès lors comme suzerain que le Roi de France. Si bien que les comtes de Foix ayant dès lors plusieurs fois exigé l'hommage du baron de Lévis, celui-ci le refusa, se reconnaissant seulement vassal du Roi de France.

Les seigneurs dépouillés tentèrent bien de se retirer dans la forteresse de Montségur et de combattre encore les spoliateurs ; la prise de cette forteresse, en 1244, assura à Guy de Lévis la libre possession de son domaine. A partir de ce moment, les Bellissen durent renoncer à leurs possessions pyrénéennes, mais ne disparurent point, ils obtinrent des fiefs considérables.

Bélesta, l'ancien couvent rue du Purgatoire.

Bélesta, l'ancien couvent vu de l'angle des rues Naudi et du Purgatoire.

Bélesta, habitations des anciens moulins.

Bélesta, anciens commerces près de la halle.

Guy de Lévis, premier du nom, mourut en 1230 et laissa à son fils Guy ou Guyot II de Lévis, la baronnie de Mirepoix, Bélesta, Montségur, etc. Ce dernier épousa la fille de Pons de Bruyères-le-Châtel, baron de Puivert et Chalabre.

Les de Lévis jouèrent un double rôle bien important à la fin du XVème siècle pendant les guerres de religion qui ensanglantèrent le pays de Foix. Jean Claude de Lévis, cadet de la maison de Lévis-Léran, avait pris possession de la baronnie de Bélesta en vertu d'une transaction passée entre lui et sa belle-sœur, Isabelle de Foix-Rabat. Il fut un des chefs les plus redoutables du parti des Réformés, et fut l'adversaire de son parent, Jean de Lévis-Mirepoix, auquel s'était allié le baron de Chalabre, Jean-Paul de Bruyères, pour combattre les protestants dans le pays de Mirepoix.

La famille de Lévis, branche cadette, seigneurie rattachée à Léran lors du partage du fief de Mirepoix en 1320 prie possession de Bélesta.

En 1471, donation du château de Péchafilou  par les barons de Lévis-Léran à Gaston de Monstron contre une redevance d’une paire de gants.

Selon Castillon d’Aspet, en 1510, un incendie détruisit une partie de la ville de Bélesta. En 1522, les protestants de Léran, La Bastide du Peyrat et de Limbrassac détruisent l’église du Val d’Amour.

Jean-Claude de Lévis-Léran dit "le sire d'Audou" est protestant il est l'un des plus marquants du protestantisme en terres d'Ariège à partir de 1565.

Avant d'obtenir les terres de Bélesta, Fougax et l'Aiguillon en 1567, il hérite de la métairie Daudou située à côté de Léran, à laquelle il doit son nom et de la baronnie de Roquenegade (Aude), données par son frère en 1554. Séparée de Léran, la baronnie de Bélesta, composée des villages de l’Aiguillon et de Fougax, en 1567, devient la propriété de Jean Claude Lévis-Léran, sire d’Audou, second fils de Germain de Lévis-Léran. Il reçut pour sa part, à la suite de l'accord de famille du 8 juin 1567, les seigneuries de Bélesta, Fougax et Laiguillon.

Chef de protestants dans le comté de Foix, il est le bras droit d'Henri de Navarre, comte de Foix, futur Henri IV, roi de France. En 1584, il est nommé sénéchal et gouverneur du comté de Foix. Comme pour la plupart des membres de la famille de Lévis, l'appartenance à une lignée familiale prime sur le choix religieux.

Ce seigneur belliqueux est resté, dans l'imagination du peuple, comme le symbole de la cruauté. Il avait fait construire sur le roc Saint-James en 1550 la forteresse d’Amont qui fut détruite durant les guerres de religion. Le baron d’Audou, chef des Huguenots, interdira le culte catholique à Bélesta de 1559 à 1599 et transformera l’église Saint Blaise en temple protestant. Jean-Claude de Lévis, baron d'Audou a épousé le 12 juillet 1590 Louise de Lévis-Mirepoix, fille de Philippe de Lévis-Mirepoix et de Louise de la Trémouille. Il aurait épousé en seconde noce, Christophette de Bergouignan , fille de Roger, seigneur de Bergouignan, et d'Anne de Foix. Et, il fit un troisième mariage, dont je n'ai pas trouvé trace (voir la généalogie de Lévis-Léran ci-après).

Malgré son attachement à la religion protestante, le sire d'Audou se marie à une catholique en troisièmes noces et il demande également à être enterré dans la chapelle Notre-Dame du val d'Amour, lieu de pèlerinage catholique, pour être aux côtés de sa mère.

Jean-Claude de Lévis vaincu lors du siège de son château de Léran, se retira dans son autre château à Bélesta où il mourut le 11 février 1598. Il reste quelques vestiges de ce château d'Amont.

 

Bélesta, passage couvert.   

 

Bélesta, passage couvert. 

Bélesta, passage couvert avec vu sur le clocher de l'église Saint-Blaise. 

 

Bélesta, enseigne près de la halle. 

Bélesta, habitations près de la halle.

Les guerres de Religion ont beaucoup marqué la cité puis durant la Révolution, Bélesta a vu le projet de la Fédération des Pyrénées prendre corps.

Au XVIIéme siècle, Gaspard de Caillau fut seigneur de Caillau et de Bélesta.

Le 2 mai 1601 on signale un incendie rue de la porte de l'Aygue, des maisons furent détruites.

En 1654-1655, peste à Bélesta.

François de Niort est dit seigneur de Bélesta en 1655, il était le fils de Mathieu de Niort, écuyer seigneur de Pierre-Clause.

 

En 1720, évêque de Mirepoix, Mgr de Labroue, décédera à Bélesta.

Bélesta lors de la Révolution, se distinguera le 9 Août 1789 en créant " la Fédération des Pyrénées" mené par Durand Cailhau, maire du Peyrat à laquelle Bélesta adhère le 11, avec les villages de Léran, La Bastide sur l’Hers, Rivel, Chalabre, Lavelanet et Sainte Colombe ; puis rejoint par Mazères, Mirepoix et Saint Quentin.

En juillet 1792 la route reliant Bélesta et Quillan sera achevée

Dans la nuit du 26 au 27 août 1830, un attroupement armé démolit une partie du château, pille et saccage les meubles et les biens ; des usines sont incendiés.

Le château "dit de Bélesta" bâti en 1231, il fut au XVIème siècle, à l'époque des guerres de religion, la demeure du chef des Réformés Jean-Claude de Lévis-Léran, baron d'Audou et de Bélesta, gouverneur du comté de Foix, puis passa aux mains la famille La Rochefoucauld. Il fut ensuite acquis par M. Delaballe qui en fit don à la municipalité, laquelle le cède en 1970 à des particuliers. En restauration depuis 2007, il abrite en 2010 les œuvres du peintre Christian Constant.

Le château de Péchafilou du XVème siècle, la tour d’angle et le pigeonnier ont été restaurés au XVIIIéme siècle.

Dans la nuit du 26 au 27 août 1830, un attroupement armé démolit une partie du château, pille et saccage les meubles et les biens ; des usines sont incendiés.

Bélesta, la route de Fougax.

Bélesta, l'Hers vue de la rue Delalaygue.

Bélesta, la rue Delalaygue.

Bélesta, la rue Delalaygue et l'Hers.

Bélesta, une vue aérienne, le centre du village.

Bélesta, une vue aérienne, avec l'église Saint-Blaise et à droite le château d'Amont ou château "Vieux".

Bélesta, une vue aérienne, l'école.

Dans le journal d'agriculture datant de 1841 référencé ADA PER 8, on apprend que des vers à soie étaient élevés à Bélesta.

Bélesta et sa région était un haut lieu de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Les forêts offraient un excellent refuge pour les maquisards. Au lieu dit "Le Prince", l’embuscade des Allemands contre des maquisards FTP, le 11 août 1944 qui fit des morts parmi les habitants de Bélesta. Je signale que j'ai réalisé un reportage sur le maquis de Picaussel que vous pouvez voir ICI.

Bélesta, place de la poste.

Bélesta, place de la poste.

Bélesta, place de la poste.

Bélesta, place de la poste.

Bélesta, place de la poste.

Bélesta, rue du Pont.

Bélesta, rue du Pont.

Bélesta, rue du Pont - place Rigaud. Direction routes de Belcaire, de Montségur, de la fontaine de Fontestorbres, de Fougax.

Bélesta, une vue aérienne sur le pont et le centre ville.

Bélesta, une vue aérienne en venant de Quillan.

Bélesta, avenue de Quillan et carrefour route de Belcaire.

Bélesta, avenue de Quillan.

Bélesta, avenue de Quillan.

Bélesta, avenue de Quillan.

Bélesta, depuis la route de la forêt la D16.

 

GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE DE LÉVIS-LÉRAN SEIGNEUR DE BÉLESTA

- Gui Ier de Lévis, seigneur de Lévis-Mirepoix, maréchal de la Foi né vers1180, il décède en novembre 1230.  

 

- Gui II de Lévis-Mirepoix, seigneur de Mirepoix, de Bélesta, de Montségur, de Florensac, etc. (né vers 1210 – 27.09.1261) épousa Jeanne de Bruyères (1216 – 1269), fille de Pons de Bruyères-le-Châtel, baron de Puivert et Chalabre.

 

- Gui III ‘Guyot’ de Lévis-Mirepoix, maréchal et seigneur de Mirepoix, seigneur de Montségur, de Florensac, de Pommerols, de Plaignes, de Lévis, etc. né en 1240, il décédera en 1299. Il épousa le 29 août 1277 Isabelle de Marly, fille de Bouchard II, chevalier de Marly (fils de Bouchard de Marly), et d’Agnès de Beaumont. Elle est née vers 1245, et décèdera le 03.septembre1292.

 

- Jean 1er de Lévis, décède le 21 février 1319, seigneur de Léran, Mirepoix, Aiguesvives, Aiguillanes, Bélesta, Bousignac, Carla, Cayrou, Dreuilhe, Dun, Esclagne, Fougax, Illa, La Borde d’Esclagne, etc., maréchal de la Foi, sert sous Jean II d’Harcourt, Amiral de France (1295), 1302 et 1303, on le trouve en Flandres comme chevalier banneret. Il épouse le 2 février 1296 à Carcassonne, Constance de Foix, née vers1275et décéda après le 8 août1332, fille de Roger-Bernard III, comte de Foix, et de Marguerite de Moncade, vicomtesse de Béarn ; soeur de Marguerite de Foix.

 

Cette branche Lévis-Léran qui suit, armoirie écartelé au 1 et 4 d'or, à trois chevrons de sable, qui est Lévis ; et au 2 et 3 d'or, à trois pals de gueules, qui est de Foix :

- Gaston de Lévis, VIème du nom, dit le jeune, écuyer, seigneur de Léran, qui eut en don, de son aïeul, le château de Léran avec ses dépendances. Il a épousé le 2 Février 1478, Jeanne de Carmain, fille de Jean, Baron de Megrepelisse et de Laugnac. Elle mourut en 1488. Par contrat du 30 Novembre 1493, il épousa ensuite Marie de Foix de Carmain, morte en 1523. II eut du premier lit :

- Cécile de Lévis, mariée, en 1532, à Jean du Maine, seigneur du Bourg, fils de Jean du Maine, seigneur d'Escandillac, et d'Antoinette de Durfort. Elle était morte en 1545.

Du second lit vinrent :

-  Germain de Lévis, qui suit ; 

- Paul de Lévis, dont on n'a trouvé que le nom ; 

- Jeanne de Lévis, femme de Gaston de Basillac ;

- Germaine de Lévis, mariée à Jean de Montesquieu, seigneur de Coustaussa ;

- une autre Jeanne de Lévis.

 

- Germain de Lévis-Léran, seigneur de Léran. Il épousa en première noce Françoise de Bruyères. Ils eurent pour enfants :

- Gaston VII de Lévis, seigneur de Léran, épouse avant le 26 décembre 1547 Gabrielle de Foix, fille de Jean de Rabat, et de Catherine de Villemur ;

- Jean-Claude de Lévis, qui suit ;

- Barthélemy de Lévis, mort en écosse ;

- René de Lévis ;

- Germaine de Lévis, épousa Blaise de Rochefort ;

- Françoise de Lévis, épousa N… de Laverdac.

 

- Jean-Claude de Lévis, baron d'Audou et de Bélesta et seigneur de Fougax et de Labastide-Beauvoir. Second fils de Germain de Lévis-Léran. Il fut nommé par les protestants, gouverneur de Foix en 1572 puis du comté tout entier en 1575. En 1584, il est sénéchal et lieutenant général du roi de Navarre dans le comté, il ne cesse de guerroyer dans toute la région. Il épousa le 12 juillet 1590 Louise de Lévis-Mirepoix, fille de Philippe de Lévis-Mirepoix et de Louise de la Trémouille. IL épousa le 1er Mai 1520, Marie d'Astarac, fille de Jean d'Astarac, seigneur de Fontrailles, et de Catherine de Marestaing.

Certaine étude indique, qu'il aurait épousé en seconde noce, Christophette de Bergouignan , fille de Roger, seigneur de Bergouignan, et d'Anne de Foix.

Il épousa en troisième noce, Louise de Lévis fille de Philippe de Lévis seigneur de Mirepoix, et de Louise de la Trémoille, veuve de N. de Bruiéres, seigneur de Chalabre, elle testa au château du bourg de Bélesta, étant paralytique, et ne pouvant signer son testament, qu'elle fit le 4 Avril 1625.

Jean Claude Lévis-Léran, sire d’Audou mourut le 11 février 1598 dans son château de Bélesta.

Bélesta, testament de Jean-Claude de Lévis-Léran (archives départementales de l'Ariège 46J347).

- Fille unique Louise de Lévis-Léran qui épousa le jour de la mort de son père selon ses volontés, le 11 février 1598 à l'âge de onze ans François ou Christophe d'Amboise d'Aubijoux fils de Louis d'Amboise dit le comte d'Aubijoux, colonel des gens de guerre à pied de la Légion de Languedoc et gouverneur du diocèse d'Albi, et de Blanche de Lévis. Quatre enfants étaient nés de ce mariage, à savoir :

- François d'Amboise, mort sans postérité en 1656 ;

- Louis d'Amboise, seigneur de Merville, sans postérité mort au combat de Leucate en 1637 ;

- Louise d'Amboise, qui épousa Jacques de Crussol d'Uzès baron de Saint-Sulpice ;

- Elisabeth qui épousa Louis de Bermont de Caylar, marquis de Thoiras.

 

Notes :

On trouve dans la généalogie de la Maison de Lévis, un Claude de Lévis, baron d'Audon et de Bélesta, mentionné seulement comme ayant épousé Louise de Lévis, veuve de sieur de Chalabre, et qui fut veuve de ce second mari en 1598. D'un autre côté le marquis d'Aubais, dans ses notes sur le journal de Faurin, nomme Jean-Claude de Lévis, baron d'Audou, Bélesta, de Fougan (Fougax) et Lagulhon (l'Aiguillon), second fils de Gaston de Lévis, seigneur de Léran, et de Marie d'Astarac-Fontrailles. Il lui assigne de même pour femme Louise de Lévis, qu'il fait également veuve en 1598. Il est donc évident qu'il appelle baron d'Audou le même personnage qui est nommé baron D'Audon dans la généalogie de la maison de Lévis. A souligner qu'en 1572, M. de Sérignac, qui commandait les religionnaires de Montauban, avait nommé le sieur Dodon, ou Dadou, gouverneur de Saint-Paul (voir Histoire Générale de Languedoc de Dom Vaissète, Tome 1 XXXIX).

 

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

La fontaine intermittente de Fontestorbes en 1905.

Bélesta  en 1905.

Bélesta  le quartier de la gendarmerie et des scieries en 1905.

Bélesta, ici au départ de Quillan, transport public qui desservait les villages de Bélesta, Lavelanet jusqu'à Foix en 1905.

Bélesta, l'église de Val d'Amour en 1905.

La fontaine intermittente de Fontestorbes en 1900.

Bélesta, la rue de la poste en 1905.

 

Bélesta, a rue du marché en 1905.  

 

Bélesta, l'hôtel Delpech, carrefour de Quillan / Belcaire en 1910. 

Bélesta, l'avenue de Quillan, remarquez le château dit "Vieux" à gauche, en 1905.

Lavelanet, l'avenue de Bélesta / Quillan en 1905.

Lavelanet, l'avenue de Bélesta et ancienne route de Montségur en 1905.

Bélesta, la poste et le monument aux morts en 1919.

Bélesta, la poste et le monument aux morts en 1955.

Bélesta, l'avenue de Lavelanet en 1905.

Bélesta, une vue générale du village en 1905.

Bélesta, l'Hers et les moulins en 1905.

Bélesta, une vue générale du village en 1950.

Bélesta, une filature de laine à l'Aiguillon en 1905, entreprise A. Cabrol fils aîné.

Bélesta, la scierie de M. Brustier en 1905.

La fontaine intermittente de Fontestorbes en 1905.

Bélesta, l'église Notre-Dame du Val d'Amour en 1945.

Bélesta, maison d'un garde forestier du baron de Rothschild en 1905.

Bélesta, vue générale du Sud/Ouest en 1905.

Bélesta, une vue aérienne en 1965.

Bélesta, l'intérieur de l'église Notre-Dame du Val d'Amour en 1905.

Bélesta, vue générale de l'Ouest en 1905.

Bélesta, vue générale de l'Ouest en 1975.

Bélesta, la fontaine intermittente de Fontestorbes en 1975.

Bélesta, la fontaine intermittente de Fontestorbes en 1975.

Bélesta, vue aérienne côté Est, en venant de Quillan en 1965.

Bélesta, place de la mairie en 1905.

Bélesta, procession du lundi de Pentecôte entre Bélesta et l'église Notre-Dame du Val d'Amour en 1905.

Bélesta, une vue aérienne en 1965.

Bélesta, une vue aérienne Sud/Est en 1970.

Bélesta, une vue aérienne place de la poste en 1960.

Bélesta, les gorges de la Frau en 1905. 

 

Bélesta, les gorges de la Frau en 1910 et 1905.   

 

Bélesta, les gorges de la Frau en 1910 et 1905. 

Bélesta, la fontaine intermittente de Fontestorbes en 1910.

Bélesta, une vue panoramique en 1905.

D'autres photos anciennes vous seront proposées dans la seconde partie ainsi que des photos aériennes.

 

 Le prochain reportage sera consacré à un nouveau numéro de la série "Belcaire, passsé retrouvé ... acte 11", j'aurai dû peut être changé le titre et intituler cette série de reportages "Le passé retrouvé ... acte 11" en effet, le passé retrouvé ne concerne pas que le village de Belcaire, si vous avez des documents, des photos anciennes d'autres villages du Pays de Sault, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

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Ainsi se termine cette première partie du reportage consacré au village de Bélesta en Ariège, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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15 septembre 2016

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Après le reportage sur Conques-sur-Orbiel et le château des Saptes, nous restons dans le Cabardès au pied de la montagne Noire, et je vous propose de découvrir encore un superbe village : ARAGON-EN-CABARDÉS. Je ne peux que vous conseiller de visiter cette magnifique région, il y a tant de choses à voir et à découvrir. Et, c'est sans compter sur les bons vins (AOC) de pays et produits du terroir que vous offre les producteurs locaux, qui chérissent l'héritage de leurs ancêtres.

Si vous avez d'autres photos d'Aragon, je peux éventuellement compléter ce reportage, n'hésitez pas à me contacter.

J'espère que mes reportages ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus. Je vous souhaite une bonne lecture …

 

Le village d'Aragon en Cabardès se situe à 15 km de Carcassonne, 92 km de Toulouse, 87 km de Foix, 72 km de Narbonne, 101 km de Béziers, 160 km de Montpellier et 206 km de Cahors.

Aragon en Cabardès se situe au pied de la montagne Noire dans un magnifique secteur viticole, très belle région qu'il faut absolument visiter.

Zoom sur la carte, extrait carte IGN.

Une vue aérienne du village d'Aragon en Cabardès.

Blason du village d'Aragon en Cabardès.

Blason du village d'Aragon tel qu'il figure dans l'armorial général de France par Charles d'Hozier en 1696.

Voici trois magnifiques  panoramas d'Aragon en Cabardès.

 

 

 

Ancienne résidence d'évêques cathares, ce charmant petit village de roc et de soleil, Aragon, isolé par de profonds ravins, s'étage tel un amphithéâtre dont les maisons sont serrées en gradins au milieu d'un paysage ponctué de capitelles.

Le village d'Aragon offre aux yeux du touriste l'aspect le plus pittoresque. Orienté au Midi, toutes les fenêtres de ses maisons sont largement ouvertes comme pour sourire aux rayons d'un bienveillant soleil. Il domine les ruisseaux du Trapel et de La Valette sur les bords desquels de nombreux jardins potagers, en contrebas du village, offrent aux passants de magnifiques couleurs.

Aragon en Cabardès, au petit matin, vu de la route de Villegailhenc.

Aragon en Cabardès, au Sud, vu de la route de Pennautier D203.

Aragon en Cabardès, traversée du pont enjambant le ruisseau de La Valette et à droite la rue de la mairie.

Aragon en Cabardès, à gauche on aperçoit les deux tours carrées du château, et à droite, le clocher de l'église Sainte-Marie.

Aragon en Cabardès, vestiges du moulin de Vignore.

Aragon en Cabardès, vu de la route de Pennautier D203.

Aragon en Cabardès, coté Nord. 

Aragon (Argon en occitan). La commune est également appelée Aragon-en-Cabardès, mais cette appellation n'a qu'un simple caractère d'usage.

Ses habitants sont les Aragonais(es). En 2013, la commune comptait 421 habitants. En 1821, la commune connaissait son plus fort taux de population avec 708 habitants.

Aragon est situé à 9 km de Conques-sur-Orbiel, à 13 km de Carcassonne, à 15 km d'Alzonne et à 18 km de Saissac.

Aragon situé à 15 minutes de Carcassonne, est au cœur du vignoble du Cabardès, la nouvelle AOC du Languedoc. Sentier botanique, circuits pédestres et VTT vous mèneront à la découverte des "capitelles", cabanes en pierres sèches, sur des plateaux calcaires couverts de garrigue. Au sein du village fortifié, découvrez le prieuré, l’église gothique et ses bois peints du XIIIème siècle, la façade du château seigneurial, le musée des vieux outils vignerons, l’espace "Pierre Sèche et Architecture Rurale", ainsi que les stèles discoïdales dans le jardin du curé.

Le toponyme d'Aragon vient probablement de l'endroit qui a conservé à travers son nom le souvenir d'un certain Arago qui aurait possédé là un vaste domaine agricole au premier millénaire. Aragon pourrait être une Aragonis terra (terre d'Arago). La forme du nom s'explique par le fait que les noms propres se déclinaient aussi en latin. Pour être complets, il existe une autre théorie étymologique qui veut que le village tienne son nom de la province d'Aragon en Espagne qui, au haut Moyen-Âge, exerçait son autorité sur la région.

Aragon en Cabardès, la tour aux colombes, impasse près de la place Hiero Dal Col.

 

Aragon en Cabardès, à gauche, la tour aux colombes. A droite, la côte de pech Marie (cliquez sur les photos pour les agrandir).

  

Aragon en Cabardès, à gauche, rue de la mairie et rue du Rocher. A droite, passage voûté rénové, (cliquez sur les photos pour les agrandir).

Aragon en Cabardès, rue du Paro où se trouve le château au fond.

Aragon en Cabardès, la côte de pech Marie.

Aragon en Cabardès, la rue du Rocher, qui monte vers l'église.

Le village d'Aragon a la partie Nord en bordure du ruisseau du Trapel, bâtie sur un mur rocheux datant de la période lutétien supérieur, d'une hauteur de 15 à 30 mètres. Ce mur naturel servit de défense au château du moyen-âge qui s'élève sur le point le plus culminant.

La commune d'Aragon appartient au canton d'Alzonne. 

Le village est cité dans les documents dès 1126 et 1203 et le château dès 1287. Aragon comme beaucoup d'autres villages de la région, a eu à souffrir des guerres de Religion. 

La forteresse qui protégeait jadis Aragon, construite vers 1126, sur un mamelon isolé, était fort bien placée et sa situation en faisait un point inexpugnable

Ses antiques remparts qui ont pendant de longs siècles subis d'incessantes transformations, ne conservent plus aujourd'hui, que quelques traces de l'architecture militaire des XVIème et XVIIème siècles.

Aragon en Cabardès, vu du Sud route de Pennautier D203.

Aragon en Cabardès, zoom de la photo précédente.

Au Xème siècle, Aragon appartenait à l'abbaye de Montolieu elle-même sous la dépendance de l’abbaye de Caunes-Minervois. C'est à partir du début du XIIème siècle, que l'on trouve trace des seigneurs d'Aragon. Au début du XIIe siècle, les premières chartes des seigneurs d’Aragon apparaissent : Guilhem Roger est le premier membre connu de ce lignage. Dans les années 1126-1127, et en récompense de ses loyaux services, il reçoit du vicomte Bernard Aton Trencavel comte de Carcassonne, la garde de l’une des tours de la Cité de Carcassonne.

En 1255, lettres du roi Saint-Louis, par lesquelles il mande au Sénéchal de s'enquérir de la terre qui avait appartenu à Peteuin de Aragon (trésor des chartes du roi, cité de Carcassonne).

Plus tard, en 1269, Pierre d'Aragon, restant fidèle au Saint-Siège, se joignit à Simon de Montfort pour s'emparer des châteaux de Montréal et de Fanjeaux.

Les seigneurs d’Aragon sont largement possessionnés, ils possèdent alors de vastes domaines. Leurs biens s’étendent depuis la vallée du Fresquel jusqu’aux contreforts de la Montagne Noire. Leurs revenus sont multiples, liés à l’exploitation forestière, aux mines, aux droits de pacage. Ils ont tissé des liens privilégiés avec l’abbaye voisine de Montolieu et, plus généralement, avec le clergé. Mais, ils sont également acquis à la cause cathare comme en témoignent les dépositions faites devant les Inquisiteurs. La famille d’Aragon parait résider dans le village et assister aux prêches cathares. Cette dernière est souvent évoquée à propos du catharisme languedocien et de la croisade contre les hérétiques. 

La famille d’Aragon, suspectée d’hérésie, fut dépossédée de ses biens par l'Inquisition, mais en recevant toutefois un dédommagement financier. Son fief fut alors partagé entre le domaine royal et l'évêché de Carcassonne mais, même sans la protection des seigneurs, le catharisme perdurera à Aragon, y compris de façon clandestine.

Ces seigneurs pâtissent aussi de leur homonymie avec le royaume d’Aragon, qui entraîne parfois une certaine confusion ou des erreurs d’identification. On évoque la venue dans cette localité de l’évêque cathare, Bernard de Simorre (2ème évêque cathare au début du XIIIème siècle, il participe à une conférence contradictoire avec les légats du pape en 1204, puis avec l’abbé de Citeaux en 1207 ; il est attesté jusqu’en 1224). Le fief d’Aragon entrera pour partie dans le domaine royal et dans le domaine de l’évêque de Carcassonne.

En 1201, transaction passée entre Pierre d'Aragon et Raymond, comte de Toulouse.

Plusieurs traités furent signés en 1229 entre le comte de Toulouse et le comte de Foix. 

  

Aragon en Cabardès, à gauche vu de la route de Pennautier D203. A droite, vu de la route de Villegailhenc D935, (cliquez sur les photos pour les agrandir).

Aragon en Cabardès, vestiges du moulin de Vignore.

En 1209, lors de la Croisade des Albigeois, Simon de Montfort bataillant et assiégeant tous les châteaux du Cabardès les uns après les autres, les seigneurs Albigeois voyant leurs forces diminuer tous les jours résolurent de demander secours au roi d'Aragon qui se trouvait alors à Montpellier, et de lui prêter foi et hommage s'il les délivrait de Simon de Montfort. Le roi d'Aragon exigea d'abord qu'on lui livrât les forteresses du Cabardès, ce qui fut refusé et mit fin aux négociations. La demande du roi d'Aragon montre quelle importance on attachait alors aux tours du Cabardès. 

Jeanne de Foix épousa avant 1331 Pierre Joseph d'Aragon.

Le XIVème siècle sera marqué par le procès dit des "Devois", désaccord opposant la communauté d’Aragon à celle de Fraisse-Cabardès quant à la propriété de terrains servant de pâturage aux troupeaux. Le litige durera, par épisodes, de 1373 à 1840, date à laquelle le tribunal de Montpellier ordonnera le partage de ces terrains entre les deux localités.

Au XVIème les luttes religieuses se déchaînèrent, le village d'Aragon fut pris en 1575 par les huguenots qui l'occupèrent, le vicomte de Paulin étant à la tête des Religionnaires. Entre temps le duc de Turenne l'avait repris en 1580, il fut encore au pouvoir des protestants le 6 octobre 1588, le seigneur se sauva par la fenêtre.

Le village connut une période de prospérité à la fin du XVIIIème siècle lorsque des métiers à tisser destinés à fournir les drapiers carcassonnais apportèrent des revenus supplémentaires à la communauté agricole. Il y avait plus de soixante métiers à tisser à Aragon à cette époque.

Aragon en Cabardès, l'église Sainte-Marie. 

 

L'ÉGLISE SAINTE-MARIE D'ARAGON-EN CABARDÈS

 

L'église paroissiale d'Aragon est dédiée à la Vierge ; la cure, autrefois, avant la révolution de 1789, était à la collation de l'évêque de Carcassonne sous le vocable de Notre-Dame de Lavoye.

L'église ogivale, basse, allongée, de style gothique primitif  languedocien repose sur les anciens remparts. 

En effet, l'église est construite sur la plateforme qui couronne le sommet de la colline où est bâti le village. Par suite de l'étroitesse et de la disposition de cet emplacement, il a été impossible de l'orienter d'une façon exacte, et son chevet se trouve à l'Est-Sud-Est. L'édifice paraît être en grande partie du 1er quart  du XIVème siècle, certaines parties des murs semblent cependant plus anciennes.

Le 17 août 1511, Pierre d'Auxillon, évêque de Carcassonne visite l'église d'Aragon.

Les dimensions principales de l'église sont : longueur de la nef 21,50 m ; largeur sans les chapelles 7,60 m ; longueur du sanctuaire 7,60 m ; largeur du sanctuaire 7,60 m ; largeur des chapelles 4,75 m ; profondeur des chapelles 2,30 m ; hauteur de la voûte de la nef  7,30 m ; hauteur du clocher 15,60 m.

  

Aragon en Cabardès, à gauche, l'entrée sud de l'église. A droite, l'église Sainte-Marie (cliquez sur les photos pour les agrandir).

Elle se compose d'une abside à cinq pans, éclairée par cinq belles fenêtres à meneaux dont les remplages forment des arcs tréflés accusant nettement le milieu de l'époque gothique. Les vitraux sont modernes. La voûte, supportée par des ogives toriques en amande et dont l'arête se termine par un méplat, donne bien la date de construction de l'édifice.

La nef est formée de quatre travées barlongues, séparées par de puissants et massifs doubleaux à profil carré. La voûte est soutenue par des ogives en pierre de forme très simple retombant sur des cul-de-lampe pyramidaux, au vu de la forme de ces culs-de-lampe, il semble que la voûte postérieure à la construction de la nef fut construite au XVème siècle.

Aragon en Cabardès, l'église Sainte-Marie, l'accès au parvis Nord.

Aragon en Cabardès, l'église Sainte-Marie, le parvis Nord.

En septembre 1890, fut démolie une ancienne sacristie voûtée. On prétend qu'elle n'avait aucun caractère architectural. Une nouvelle sacristie fut construite entre deux contreforts de l'abside, côté méridional. Le plan des travaux signale sur cet emplacement un ancien mur de l'enceinte fortifiée qui se soudait au premier contrefort d'angle de l'abside et s'éloignait vers le Sud (Arch. de l'Aude, Fonds communaux V2).

Une importante restauration a fait découvrir une charpente peinte au début du XIVème siècle (voir photos ci-après).

 

Aragon en Cabardès, l'église Sainte-Marie, porte la plus ancienne avec sa croix de pierre (cliquez sur les photos pour les agrandir).

En1899, une porte fut percée au Midi de la première travée ; une deuxième porte en plein cintre et ancienne, s'ouvre sous un porche au Nord de la deuxième travée.

Quatre chapelles, voûtées d'ogives en pierre renforcées de formerets, s'ouvrent au Midi de la deuxième et de la quatrième travée, et au Nord de la troisième et de la quatrième. Bien que de date ancienne, elles sont postérieures à la nef.

Le clocher, placé au Sud, de la deuxième travée et surmontant une sacristie, est une tour massive à base carrée contemporaine de l'église.

Dans la quatrième chapelle, côté épître, se trouve une belle statue en bois du XVème siècle, représentant la Vierge et l'Enfant Jésus, d'un mètre vingt sept de hauteur, cette statue classée a figuré à l'exposition d'art religieux audois de Carcassonne en 1935.

Lors d'une restauration importante, une charpente peinte fut mise à jour, datant du XIVème siècle. Les corbeaux peints soutenant cette charpente furent rénovés.

 

Les corbeaux peints furent enlevés et nettoyés pour être remis en place ensuite.

Détails de ces corbeaux peints du XIVème siècle.

Détails de ces corbeaux peints du XIVème siècle.

Détails de ces corbeaux peints du XIVème siècle.

Détails de ces corbeaux peints du XIVème siècle, ici une noble dame.

Aragon en Cabardès, le prieuré et ses terrasses.

Aragon en Cabardès, l'entrée du prieuré.

Aragon en Cabardès, le prieuré et ses terrasses.

Aragon en Cabardès, nous entrons dans le jardin du curé, je vous invite sur un site reposant.

Aragon en Cabardès, les stèles discoïdales situées dans le jardin du curé. 11 stèles discoïdes ont été trouvées dans l'ancien cimetière. Elles étaient intégrées dans le mur de clôture. Un espace engazonné a été aménagé devant l'église, "l'Hort del Riton", (jardin du curé) et présente des moulages des stèles. L'une d'elles présente sur une face de son disque une forme triangulaire, pointe dirigée vers le bas. Cette représentation pourrait suggérer le soc d'une araire, appelé "relho". Sur son autre face une croix latine. La majorité des stèles porte une croix grecque évasée ou pattée.

Aragon en Cabardès, le jardin du curé.

Aragon en Cabardès, à l'ombre du jardin du curé.

Aragon en Cabardès, détails, stèle discoïdale.

Aragon en Cabardès, détails, stèle discoïdale.

Aragon en Cabardès, le jardin fleuri du curé.

Aragon en Cabardès, détails, stèle discoïdale. Cet ensemble de stèles discoïdales, paraît dater d’une période comprise entre le XIIème et le XIVème siècle.

Aragon en Cabardès, détails, stèle discoïdale.

Aragon en Cabardès, détails, stèle discoïdale.

Aragon en Cabardès, détails, stèle discoïdale.

  

Aragon en Cabardès, à gauche, photo prise du Sud-Ouest, avec le pont sur le ruisseau de La Valette. A droite, le clocher de l'église Sainte-Marie, celui-ci est éclairé par des baies en arc brisé, est caractéristique de cette architecture. Il renferme une très belle cloche du XVIIème siècle.

Aragon en Cabardès, le château au centre du village.

 

LE CHÂTEAU D'ARAGON-EN-CABARDÈS

 

Le château se trouve sur le sommet de la colline dans le prolongement et à l'Ouest de l'église. Il ne reste rien des constructions du Moyen-Âge. Cet ancien château disparut probablement à l'époque des guerres de religion. Seul, à l'Ouest, un fragment de mur d'une épaisseur d'un mètre soixante subsiste et une partie attenante du fossé, nous montrent que l'ancienne forteresse féodale couronnait tout le sommet de la colline.

Le château actuel est une construction en grande partie des XVIème et XVIIème siècles. Dans la cour intérieure, on voit encore un vieux puits du XVIIème siècle, dont la poulie est soutenue par une sorte de corbeau en forme de gargouille représentant une tête de lion. Des arcades renaissance bordent cette cour ; on y remarque aussi des traces de grandes fenêtres de la même époque. Dans l'intérieur de la maison, on voit de vieux plafonds à la française et une vaste cheminée ornée de cordelières et rubans sculptés, dénonçant l'époque Louis XVI.

Celle vieille demeure, bien que fort délabrée, conserve encore un certain cachet de noblesse. Il semble qu'elle ait été aménagée dans l'état actuel après les guerres de religion, peut-être par la maison de Maurel  qui la posséda du XVIème au XVIIIème siècle.

Aragon en Cabardès, le château au centre du village. Le château d'Aragon est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Il ne reste qu'un fragment de mur de l'édifice médiéval, l'édifice actuel date de la fin du XVIème et début du XVIIème siècle.

Aragon en Cabardès, une des fenêtres du château.

Aragon en Cabardès, façade du château.

  

Aragon en Cabardès, le château. (cliquez sur les photos pour les agrandir)

 

CROIX ANCIENNE D'ARAGON-EN-CABARDÈS

Une vieille croix de chemin en pierre datant du XVIème siècle, classée par arrêté du 21 septembre 1932, se trouve au bas du village sur la place publique. Cette croix en pierre d'une facture très simple, porte d'un coté le Christ et de l'autre la Vierge. Les bras de la croix sont de section octogonale. La hauteur totale au-dessus du socle est de 2,30 m ; le bras horizontal mesure 0,70 m.

 

A VOIR AUSSI :

- L'Espace Pierre Sèche. Situé à proximité de l'église, l'Espace Pierre Sèche et Architecture Rurale (EPSAR) est un petit musée et centre d'interprétation de la pierre sèche. Des panneaux, vitrines, maquettes et film présentent l'utilisation de la pierre sèche dans l'architecture rurale.

- Le Musée des vieux outils vignerons.

- Jardin médiéval, celui-ci évoque les jardins du Moyen-Âge (XIIIème-XIVème siècle) il est situé en contrebas de la rue du Paro. Il permet de redonner un décor approprié à l’entrée de la zone haute du village, formant autrefois le castrum.

Aragon en Cabardès, vu côté Sud-Ouest.

Aragon en Cabardès, vu côté Sud-Est, en venant de la route de Villegailhenc D935.

Aragon en Cabardès, vu du côté Sud-Est.

 

LES CAPITELLES D'ARAGON EN CABARDÈS

 

Aragon en Cabardès, berger et son troupeau dans la garrigue avoisinante.

Aragon en Cabardès, capitelle au Nord-Est du village.

Aragon en Cabardès, capitelle au Nord-Est du village.

Aragon en Cabardès, capitelle au Nord-Est du village.

Aragon en Cabardès, capitelle au Nord du village.

Aragon en Cabardès, capitelle à l'Est du village.

Aragon en Cabardès, une Garenne aux environs du village.

Espace pierre sèche et architecture rurale, nous avons ici ce que l'on appelle "La Garenne", c'est une petite construction jouxtant le plus souvent une cabane, c'est un gîte aménagé pour inciter les lapins de Garenne à s'y installer. De petites galeries ont été prévues à l'intérieur lors de la construction. Elles ont une ouverture sur l'extérieur en partie basse et débouchent à l'intérieur sur un ou plusieurs puits de diamètre plus conséquent. Après avoir laissé les lapins prendre possession des lieux et y nicher on peut aisément prélever de quoi agrémenter l'ordinaire familial par un civet ou lapin rôti. Le ou les puits, habituellement fermés par une pierre plate, permettent au propriétaire, après avoir occulté les entrées de se saisir des animaux. Cette manière de procéder, respectant l'équilibre entre l'offre et la demande, a permis autrefois à une population trop souvent en manque de nourriture carnée de disposer, gratuitement, d'une ressource contrôlée et d'accès aisé.

Aragon en Cabardès, vu du Sud à partir de la route de Pennautier D203.

Aragon en Cabardès, vu du Nord.

Aragon en Cabardès, vu de la route de Villegailhenc D935.

Aragon en Cabardès, vu du Sud à partir de la route de Pennautier D203.

Aragon en Cabardès, vestiges du moulin de Vignore.

 

ARCHÉOLOGIE

- Des vestiges datant de l'Âge du Bronze (2000 av. J.-C.) auraient été trouvés dans une grotte  sépulcrale à l'aplomb du mur naturel Nord cité ci-avant. Quatre crânes et des ossements humains disséminés dans toute l'étendue de la grotte, furent découverts. La partie Est a livré un squelette presque complet couché sur le côté droit, les jambes un peu repliées sur elles-mêmes. Une mince dalle fruste de micaschiste avait été placée sur la partie supérieure du corps et recouvrait la tête jusqu'aux épaules. Le criblage des terres a donné une palette de schiste gris de 0m12 de côté, un double bouton provenant d'un galet en phyllade dont la partie médiane a été usée par polissage, 17 perles en test de cardium, six pointes de flèche en silex de formes variées, un lampania percé dé deux trous, une petite hache votive polie sur toutes ses faces longueur 40 mm et un fragment de poterie décorée par des picots rectangulaires formant des triangles sans base. Cette poterie permet au prospecteur A. Fages, de dater la sépulture de l'époque du Bronze, opinion confirmée par la présence d'un minuscule fragment très oxydé et indéterminable.

Vestiges retrouvés dans la grotte d'Aragon en Cabardès ©Ch. Boyer.

- On a découvert aussi près d'Aragon en 1820, en défonçant un champ appartenant à M. le baron Peyrusse (section D, n°427), une plaque de marbre ainsi décrite dans le Cartulaire (Mahul tome 1 page 46) : V(ivens), L(ucius), Cornel(ius). Sibi et Rutiliae Exorat(ae). Il s'agirait un fragment d'inscription funéraire gallo-romaine. Ce morceau de marbre était au fond d'une tombe formée des briques à crochet.

- Vers 1898, petites amphores furent trouvées sur le territoire de la commune d'Aragon, au terrain Bouscasse, provenant sans doute de sépultures gallo-romaines. L'une d'entre elles contenait des pièces de monnaie malheureusement égarées.

Aragon en Cabardès, vestiges de l'enceinte médiévale et fossé sec, avec une porte d'accès au castrum. Sur ce lieu il y a aussi un jardin médiéval. 

Aragon en Cabardès, vestiges de l'enceinte médiévale et fossé sec.

Aragon en Cabardès, vu côté Est.

La campagne et vignobles entourant Aragon en Cabardès.

Panorama vu d'Aragon en Cabardès.

Aragon en Cabardès, et la chaîne pyrénéenne au fond.

Aragon en Cabardès, vu côté Ouest, du chemin de la Moulinasse.

Aragon en Cabardès, vu côté Sud-Ouest.

D'Aragon en Cabardès, on aperçoit le pech de Bugarach sur la droite.

Aragon en Cabardès, côté Sud.

Aragon en Cabardès, vu côté Sud, de la route de Pennautier D203. Photo prise en HDR (high dynamic range).

Le château d'Aragon en Cabardès.

 

LES SEIGNEURS D'ARAGON-EN-CABARDÈS

 

- En avril 1126, Guillaume Roger d'Aragon est au nombre des châtelains de Carcassonne, qui jurent fidélité à Bernard Aton, vicomte, à Cécile, vicomtesse, et à ses enfants (archives du château de Foix). Ce Guillaume Roger d'Aragon on le retrouve dans plusieurs actes : en février 1136, en novembre 1136, en avril 1144 où il rend hommage à Roger de Béziers, en 1153 où Guillaume d'Aragon et Roger son frère, signent à un Plaid sur les différents entre les seigneurs de Cabardès et Raimond de Trencavel, comte de Carcassonne, lequel se retient la suzeraineté du château d'Aragon, jusqu'en 1184 Guillaume Roger d'Aragon figure sur des actes.

- Ensuite en décembre 1191, ses frères gèrent la seigneurie, Eléazar d'Aragon aîné, Arnaud d'Aragon, Pierre d'Aragon, sont du nombre des chevaliers de la vicomté de Carcassonne, réunis à Sausens et jurent fidélité à Raymond Roger fils de Roger, vicomte de Béziers

- En 1209, un seigneur du pays, nommé Pierre d'Aragon rejoint la suite du Légat du Saint-Siège et contribue à la reddition de Montréal et de Fanjeaux à Simon de Montfort.

- En 1236, Guillaume d'Aragon, fils de noble Pierre d'Aragon, acquiert, de l'abbé de Montolieu, un fief à Villardonnel.

- En 1243, Bernard d'Aragon concourt à une sentence arbitrale entre l'abbé et les habitants de Montolieu, touchant la ruine de cette ville par Trencavel.

- En 1247, vente par le Sénéchal de Carcassonne à l'abbé de Montolieu, des biens autrefois possédés, à Ventenac, Villardonnel, Bordes, Ressabitz et Serieys, par Pierre d'Aragon et ses fils, Guillaume et Elzéar d'Aragon, confisqués pour cause d'hérésie.

- Décembre 1249, Roger d'Aragon, fils de feu Roger d'Aragon, est nommé parmi les barons et les chevaliers de la province du Languedoc, dans l'acte de serment de fidélité prêté à Alfonse, comte de Toulouse, et à Jeanne, sa femme ; acte qui amena la réunion du comté de Toulouse à la couronne de France.

- En 1273, procédure concernant les biens confisqués à Roger et Arnaud d'Aragon, faydits.

- En 1378, on trouve un Bernard Textoris, coseigneur d'Aragon.

- En juillet 1414 et septembre 1421, sont cités Bernard Boërij, chevalier, fils et héritier de Pierre Boërij, coseigneur d'Aragone et de Montéclaro.

- En 1453, Arnaud Dax, acheta la seigneurie d'Aragon à noble Guillaume Mathieu seigneur de Villegly et d'Aragon.

- En 1467, échange fait en Mathieu de Grave, seigneur d'Aragon et de Félines, d'une part, et Bernard de Corsier, seigneur de Cesseras, pour la place d'Aragon et ses dépendances.

- En 1477, noble Mathieu de Grave, seigneur de Malves, d'Aragon et de Félines, épouse Perrette de la Jugie.

- En 1582, Jacques de Grave est seigneur de Villegly et d'Aragon.

- En 1647, Jean Antoine Capriol est seigneur d'Aragon.

- En 1663, David de Chateauverdun est seigneur d'Aragon.

 

LA FAMILLE DE MAUREL SEIGNEURS D'ARAGON-EN-CABARDÈS :

Blason de la famille de Maurel.

Blason, armes d'Aragon : "Porte d'azur a un chevron d'or, accompagné de trois molettes de même, 2 et 1", ces armes sont identiques à celle de Bernard de Beaumont originaire de Flandre (Armorial général de France - Charles d'Hozier 1696).

- Le 5 juin 1540, des jugements sur la noblesse du Languedoc, François Maurel est cité comme coseigneur d'Aragon.

- Jean Maurel, seigneur d'Aragon, acquéreur de trois seigneuries, testa le 15 juin 1562. Il avait épousé en 1560, Géraude de Saint-Martin, fille de Pierre. Ils eurent pour enfants :

         - Pierre Ier de Maurel, qui suit ;

         - Jean Maurel, seigneur de Villarlong qui ne fut point marié.

- Pierre Ier de Maurel, seigneur d'Aragon, Raissac, Roquefère, Villarlong et autres lieux, anobli par lettres royales enregistrées en la cour, testa le 19 septembre 1622. Il avait épousé, le 3 septembre 1580, Catherine de Franc, fille de Jean, seigneur de Cahuzac. Ils eurent pour enfants :

         - Bertrand de Maurel, qui suit ;

         - Éléonore de Maurel, mariée le 1er avril 1607 à Jean de Voisins, seigneurs d'Alzau et de Pezens ;

         - Marquise de Maurel, mariée avec le seigneur de Cuq, en Albigeois, près de Castres.

- Bertrand de Maurel, testa le 10 février 1654. Il avait épousé Françoise de Roquefort de Marquein, fille de Jean-Sébastien et d'Antoinette de Vézins. Ils eurent pour enfants :

         - Sébastien de Maurel, qui suit ;

         - Jean-Scipion de Maurel, chevalier de Malte en 1650 ;

         - Jacques de Maurel, seigneur de Montpeiroux, jugé noble le 4 janvier 1669.

- Sébastien de Maurel, seigneur d'Aragon et de Raissac. Il épousa le 16 juin 1665, Diane de Beaux-Hostes, fille des seigneurs d'Aiguesvives, en Minervois. Ils eurent pour fils :

- Pierre II de Maurel, vicomte d'Aragon, reçu page du roi en janvier 1672, puis aide de camp de M. de Schomberg, vivait encore en 1703.

La descendance masculine de la famille de Maurel s'étant éteinte, la terre d'Aragon passa par mariage, avec son nom et ses armes, dans la famille de Bancalis de Pruines

 

LA FAMILLE DE BANCALIS DE MAUREL SEIGNEURS D'ARAGON-EN-CABARDÈS :

Blason de la famille de Bancalis de Maurel.

Blason, armes d'Aragon : "Écartelé aux 1 et 4 d'azur à l'aigle d'or, qui est de Bancalis ; aux 2 et 3 d'azur au chevron d'or, accompagné de 3 étoiles d'argent, qui est de Maurel".

Blason de la famille de Bancalis de Maurel, visible sur la façade du château d'Aragon.

- Jean-Louis-Henri Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon, né à Aragon (Aude).

Cette famille de Bancalis de Maurel d'Aragon est une famille de la noblesse française actuellement subsistante. Originaire du Rouergue, on la retrouve aussi en Languedoc et en Albigeois.

De cette famille sont issus des officiers supérieurs, un officier général, des membres de la maison militaire du roi, un pair de France, des royalistes qui se mêlent à des actions de chouannerie en Aveyron, des hommes politiques, des hauts fonctionnaires dont des diplomates, des hommes de lettres, des notables, etc. Plusieurs d'entre eux sont décorés de différents ordres.

 

Au XIXème siècle, une fille de cette famille est mariée avec le frère du ministre Decazes et elle tient un rang important dans le département du Tarn.

Cette famille porte un titre régulier de baron depuis 1819. Ses autres titres de noblesse sont de courtoisie.

La famille de Bancalis de Maurel d'Aragon a pour patronyme d'origine Bancal. Ce patronyme est mentionné en Rouergue dès le XIIIème siècle, où elle possédait la terre de Pruines, près de Rhodez, depuis plus de deux cent ans. Celle d'Aragon, qu'elle a eue par alliance avec la famille Maurel qui la possédait sous le titre de vicomté.

Il y a deux interprétations sur l'origine de la noblesse de cette famille :

Celle de Régis Valette (la même que celle de Gustave Chaix d'Est-Ange qui est à son tour la même que celle d'Hippolyte de Barrau) qui mentionne cette famille comme étant d'extraction noble sur preuves remontant à 1544.

Celle de Charles-Henri de Bancalis de Maurel d'Aragon, publiée en 2002, qui dit qu'en 1631, François (de) Bancalis, docteur en droit et juge de Muret, achète la seigneurie de Pruines et qu'à partir de cette époque ses descendants prendront des qualifications de noblesse.

Durant les grandes recherches de noblesse entreprises sous le règne du roi Louis XIV les Bancalis de Pruines sont maintenus en leur noblesse sur preuves de 1544.

 

- Au XVIIème siècle, la seigneurie d'Aragon appartient à Sébastien de Maurel seigneur d'Aragon dans l'Aude, et de Marquèze de Landès, dont la petite fille Anne de Maurel d'Aragon s'est mariée en 1726 à Aragon avec Pierre de Bancalis qui est seigneur de Pruines, en Rouergue. Leurs enfants hériteront de cette seigneurie et la branche cadette prendra le nom de Bancalis de Maurel d'Aragon.

Cette famille a compté plusieurs branches dont deux se sont séparées au XVIIIème siècle :

- La branche aînée de Bancalis de Pruynes, qui s'est éteinte au début du XIXème siècle.

- La branche cadette de Bancalis de Maurel d'Aragon, qui est subsistante et qui s'implanta dans le département du Tarn.

 

VOICI  LES PRINCIPALES PERSONNALITÉS DE LA FAMILLE BANCALIS :

AU XVIème SIÈCLE : 

- Jean de Bancalis, épousa Jeanne de Solier, ils eurent pour enfants :

         - Pierre Bancal(is), notaire d'Auzits, établi à Millau pour cause de religion. Il est, en 1566, fermier du greffe de cette ville. Il épouse en 1571 Guillemette Fugin, il décède en 1573.

         - Astorg Bancal(is), frère du précédent. Marchand et bourgeois de Lavaur, en Albigeois. Marié à Jeanne de Voisins puis à Jeanne Tersson, il meurt en 1580.

         - Jean Bancal(is), frère des précédents. Notaire de Muret, en Rouergue, où il épouse le 14 août 1544 Jeanne de Peyre (ou de Petra) ou Lapeyre, fille de Jean et d'Antoinette Goudal. Décédé en 1593. À partir de ce couple, la filiation est continue.

 

AU XVIIème SIÈCLE :

- Jean II Bancal(is), seigneur de Labro et de Pruines, habitant Muret, achète le 6 octobre 1621 pour 55300 livres, à Antoine Marcenac, chevalier de Saint-Michel, le château et domaine de Pruines. Notaire royal à Muret. Il avait épousé le 15 janvier 1577 Marguerite Roaldès, fille d'Hugues Roaldès et d'Hélène de Boyer. Elle est aussi la nièce du fameux jurisconsulte François Roaldès (1519-1589). Ils eurent trois fils :

         - François de Bancalis, qui suit ;

         - Henri Bancalis, conseiller du roi, marié le 28 mars 1639 à Guillemette Colit ;

         - Jean de Bancalis, seigneur de Selves, marié en 1613 à Louise de Vernhes, dame de Selvès.

 

- François (de) Bancalis, docteur en droit et juge de Muret. Il épouse le 26 juin 1611 Marie de Benoît, fille de Guillaume Benoît et de Marie Fontanier, il achète la seigneurie de Pruines en 1631 qui lui donne l'entrée aux États de Rouergue où il siégea en 1638. Il meurt l'année suivante à la suite d'une rixe.

 

- Jean III de Bancalis, dit baron de Pruines, fils du précédent, baptisé en 1616 à Muret. Il participe aux guerres de Catalogne, dans l'armée de Condé, et notamment au siège de Salses en 1639. Il est maintenu dans sa noblesse par arrêt du Conseil d'État en date du 6 août 1668 avec règlement d'armoiries : "un aigle aux ailes éployées d'or, sur champ d'azur, entouré de panaches et timbré au-dessus". Marié le 26 août1654 avec Marguerite de Coustin de Bourzolles, fille de François de Bourzolles de Caumont et de Gabrielle d'Orléans de Rère, famille du Berry, distincte de la Maison princière d'Orléans. Elle est de religion protestante. Il meurt assassiné en 1651.

Blason de Jean Louis de Bancalis de Pruines, extrait de l'armorial général de France par Charles d'Hozier en 1696.

- Pierre de Bancalis de Pruines, frère des précédents. Prêtre, bachelier en théologie de l'université de Cahors. Prieur de Rodelle et de Bezonnes (diocède de Rodez) et de Marmanhac (diocèse de Saint Flour). Curé de Calmont-d'Olt, il fut syndic du clergé de Rodez entre 1673 et 1704.

 

- Henry de Bancalis de Pruines, frère des précédents, baptisé le 10 mai 1621 à Muret. Il fit les guerres de Catalogne et prit part au siège de Salses en 1639. En 1645, il était lieutenant au régiment de cavalerie de Saint-Simon. Selon l'arrêt de maintenue du 6 août 1668, il a été gentilhomme servant en 1649, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du roi en 1650, exempt des gardes du corps, major de Senlis en 1651 et lieutenant des chasses de la forêt d'Halatte en 1659. Décédé en 1681 à Senlis, il avait épousé en 1651 Marie Boulard.

 

- Charles de Bancalis de Pruines, fils du précédent. Baptisé à Senlis en 1655. Il fut reçu page à la Grande écurie du roi en janvier 1672 (mais problème au niveau des preuves de noblesse relevé par d'Hozier car il fallait prouver une noblesse remontant au moins à l'année 1550), puis exempt des gardes du corps du roi, major de Senlis et lieutenant des chasses d'Halatte. Sans alliance, tué à la bataille de Leuze en 1691.

 

AU XVIIIème SIÈCLE :

- Michel de Bancalis de Pruines, frère du précédent, vicaire général du diocèse de Senlis. Baptisé à Senlis le 26 février 1660. Prêtre et bachelier en théologie de l'université de Paris, abbé commendataire de l'abbaye de Bois Aubry au diocèse de Tours en janvier 1678, prieur commendataire du prieuré royal de Saint Maurice de Senlis en 1693, prieur de Marmanhac en janvier 1700, doyen du chapitre de la cathédrale de Senlis.

 

- Michel de Bancalis de Lormet, né le 14 octobre 1729 à Albi. Fils de Jean-Louis de Bancalis de Lormet et d'Antoinette de Fonvielle et petit-fils d'Antoinette de Salvan de Saliès qui par ses œuvres littéraires acquit une certaine notoriété. Page de la Duchesse douairière d'Orléans en 1742, cornette au régiment de cavalerie de Beauvilliers, mousquetaire dans la 1ère compagnie des Gris en 1747, capitaine au régiment Commissaire Général Cavalerie en 1757, major du régiment Mestre de Camp général de cavalerie, commandé par le futur maréchal de Castries. Chevalier de Saint Louis en 1770, lieutenant colonel en 1777 et enfin brigadier des armées du roi en 1780. Il achète la même année au marquis de Castelpers la vicomté d'Ambialet en Albigeois qui donnait à son possesseur la deuxième place dans la noblesse aux États de l'Albigeois.

 

- Pierre de Bancalis, baron de Pruines, né en 1691 à Pruines, fils de Jean Antoine de Bancalis baron de Pruines et d'Anne de Génibrouse de Saint-Amans, fille de Jacques de Génibrouse, vicomte de Saint Amans et seigneur de Boissezon, et d'Isabeau de La Tour de Gouvernet. Il est maintenu noble en 1698. Page en la Grande écurie du roi en 1706, époux d'Anne de Maurel d'Aragon en 1726 décédée  en 1761, fille de Pierre de Maurel, marquis d'Aragon, et de Marquise de Landes de Saint Palais.

 

- Marie Narcisse Toinette de Bancalis de Pruines, fille du précédent, née à Pruines le 5 septembre 1729, elle épouse en 1750 Eugène Lacombe, fils de Jean Lacombe, seigneur de Saint Michel de Vax et de Marianne de Bancalis de Lormet. Entre autres enfants :

         - Jean Pierre Lacombe Saint Michel, conventionnel, régicide, membre du Comité de Salut public après Thermidor, général, ambassadeur, président du Conseil des Anciens, inspecteur général de l'artillerie, gouverneur de Barcelone, grand Officier de la Légion d'honneur ; 

            -Jean Marie Lacombe, contre-révolutionnaire, fusillé pour actes de chouannerie en 1799.

 

- Jean Marie de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon, frère de la précédente. Né en 1732, hérite en 1758 de son oncle maternel, Jean-Marie de Maurel, de la terre et seigneurie d'Aragon, à condition de relever son nom et ses armes. Il en sera dépossédé à la Révolution. Il meurt à Carcassonne en 1795 peu après être sorti de la prison de la Visitation à Toulouse. Il était veuf de Jeanne Gabrielle Henriette de Portes de Pardaillan, épousée en 1761, fille de François Joseph de Portes, marquis de Portes et d'Henriette Honorée d'Aignan d'Orbessan.

 

- Marie Hyacinthe Guillaume de Bancalis, baron de Pruines, fils de Louis-Arnaud-Roch de Bancalis et de Marie-Jeanne Delagnes, né en 1764 à Pruines. Un temps "attaché à la personne du Prétendant" pendant l'Émigration. Mentionné comme "complice de brigands, chef d'une bande de chouans, voleur de diligence". Il fera soumission à la République en 1797 et épousera la même année Elisabeth Passelac. Chevalier de Saint Louis en 1815, il meurt en 1842 à Villecomtal.

 

- Jean Antoine Louis de Bancalis de Pruines, dit "le chevalier de Pruines". Frère du précédent, né en 1765. Tonsuré à Carcassonne en 1778. Il remplit des missions au service des Princes durant l'émigration. Engagé dans la chouannerie avec son cousin Jean-Marie Lacombe, il est mentionné comme "chef de bande, royaliste dangereux ayant déjà tué". Il participe à la "conspiration de La Goudalie" en Rouergue (affaire Fualdès). Emprisonné à Montpellier durant les Cent-Jours. Décédé en 1844 à Montbazens.

 

- Jean Louis Arnaud de Bancalis de Pruines, né en 1773 à Strasbourg, fils de Jean louis de Bancalis et de Marie-claude Vaudin. Emigré, il sert dans l'artillerie noble du prince de Condé. Il épouse en 1798 Françoise de Sanlèque et s'installe au manoir de Gerstheim (Bas-Rhin). En 1804, il met sa fortune à la disposition des partisans du duc d'Enghien, capturé de l'autre côté du Rhin. Il meurt en 1809.

 

AU XIXème SIÈCLE :

- Jean Louis Henry de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon, pair de France, né le 5 août 1763 à Salières près de Privas, fils de Jean-Marie de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon et de Jeanne Gabrielle Henriette de Portes. Premier page du comte d'Artois, capitaine de cavalerie au régiment du Roi en 1789, il est corédacteur du Cahier des doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Carcassonne en 1789. Émigré en 1791, et fit les campagnes de l'armée des Princes, au corps de Condé, ce qui lui fit perdre par confiscation, la terre d'Aragon. Pendant son émigration, il épouse à Anspach (Allemagne), le 4 juin 1794, Sophie de Nassau-Siegen, fille naturelle du prince Charles de Nassau-Siegen, amiral au service de Catherine II, et de Thérèse Eymer-Fleury de la Comédie française. À l'occasion de ce mariage, il reçoit un brevet de lieutenant-colonel au service de la Russie ; Baron-pair de France héréditaire en 1819, président du Collège électoral du Tarn, membre et président du Conseil général de ce département, chevalier de Saint-Louis le 5 novembre 1814, et de la Légion d'Honneur. Il meurt à Saliès près d'Albi le 6 janvier 1848 à 84 ans.

Découvert dans les archives communales d'Aragon, un document concernant le seigneur d'Aragon relate : "au moment de la Révolution en 1789, Jean Louis de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon, protesta énergiquement de son loyalisme aux institutions nouvelles, ce qui ne l'empêcha pas de d'émigrer. Aussi ses biens furent confisqués, comme d'ailleurs ceux du curé réfractaire Sompayrac".

 

- Ida de Bancalis de Maurel d'Aragon, fille du précédent, née en Ukraine le 4 décembre 1799. Elle épouse le 8 février 1816 à Saliès (82) Joseph Léonard Decazes, 1er vicomte Decazes, né le 4 juin 1783 à Libourne (33), député de l'Aveyron (1831-1834) et député du Tarn (1837-1846), et frère du futur duc Decazes qui sera ministre du roi Louis XVIII. Morte à Albi en 1880 à 81 ans.

 

- Charles de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon, frère de la précédente, né à Toulouse le 23 avril 1812, licencié en Droit, auditeur au Conseil d'État en 1834, détaché au cabinet du ministre de l'Intérieur, conseiller général, élu député du Tarn en 1847 contre son beau-frère Decazes. Commissaire du gouvernement provisoire puis représentant du Peuple pour ce département en 1848, il mourut la même année le 15 septembre à Paris. Il avait épousé Thérèsa Visconti d'Aragona, demi-sœur de la princesse Belgiojoso, héroïne du mouvement nationaliste italien.

Portrait de Charles de Bancalis de Maurel (1812-1848) ©BNF.

 

- Albert Charles de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon, fils du précédent. Né en 1844, attaché d'ambassade à Londres et au cabinet du 2ème duc Decazes ministre des Affaires étrangères. Marié à Louise de Lordat, née en 1852. Président du Comité royaliste du Tarn, mainteneur de l'académie des Jeux Floraux de Toulouse, décoré des Ordres de Sainte-Anne, de Pie IX, du Christ du Portugal, de Léopold de Belgique. Il meurt en 1898. Ils eurent deux fils :

           - Robert de Bancalis de Maurel d'Aragon, qui suit ;

           - Henri Jean Marie Victor de Bancalis de Maurel d'Aragon, né le 22 mai 1883 à Toulouse, marié avec Madeleine Schaeffer. Élève de Saint-Cyr (1903-1905), capitaine pilote au 22ème régiment de dragons, décédé le 13 mars 1916 à Verdun (55), qui suit ;

 

- Christine de Bancalis de Maurel d'Aragon, sœur du précédent. Née à Saliès en 1841. Fille de la Charité. Compagne de Catherine Labouré, supérieure du couvent des Blancs-Manteaux (1876). Décédée à Paris en 1905.

 

- Henri de Bancalis de Pruynes, né en 1803 à Gerstheim, fils de Jean Louis Arnaud et de Françoise de Sanlèque. Garde du corps du roi Charles X, officier dans les lanciers de Nemours, il épouse en 1833 Wilhelmine de Reinach-Werth. Conseiller général du Bas-Rhin, maire de Gerstheim, il meurt en 1878.

 

- Raphaël de Bancalis de Pruynes, né en 1844, fils de Joseph de Bancalis, Officier de hussards, et de Berthe de Schönau-Wehr. Officier des haras, il épouse en 1872 Louise Weinum. "Bürgmeister" de Gerstheim occupé de 1880 à 1890, il publiera en 1914 "Souvenirs d'un annexé".

 

- Robert Charles Maurice François de Bancalis de Maurel d'Aragon, né le 1er juin1882, fils d'Albert Charles de Bancalis de Maurel et de Louise de Lordat. Élève de Saint-Cyr (1903-1905), puis capitaine d'infanterie, décédé le 21 décembre 1914 à Wacques (51), à l’âge de 32 ans.

 

AU XXème SIÈCLE ET XXIème SIÈCLE :

- Henri de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon, fils d'Albert Charles, marquis d'Aragon et de Louise de Lordat. Né à Toulouse le 22 mai 1883. Officier de dragons, Capitaine aviateur affecté aux escadrilles d'Alsace en 1915. Mortellement blessé à Verdun le 13 mars 1916. Marié en 1909 à Madeleine Schaeffer. Croix de Guerre, chevalier de la légion d'Honneur.

Photo d'Henri de Bancalis de Maurel, à l'époque lieutenant au 20ème régiment de dragons.

- Charles Louis Marie Pierre de Bancalis de Maurel, marquis d'Aragon né le 10 novembre 1911 à Bourges, décédé le 6 août 1986 à Saliès, fils du précédent, dit le Marquis rouge, diplômé de l'École libre des sciences politiques et gaulliste de gauche, il fut l'un des principaux chefs de la Résistance dans le département du Tarn durant la seconde guerre mondiale, un temps adjoint au commissaire général à l'information pendant la guerre, vice-président du Comité de libération du Tarn, député des Hautes Pyrénées, maire de Saliès, membre du Comité directeur de l'Union démocratique du travail (UDT), mainteneur de l'académie des Jeux Floraux de Toulouse, croix du combattant volontaire de la Résistance, chevalier de la Légion d'honneur et rosette de la Résistance. Auteur de l'ouvrage : La résistance sans héroïsme. Il avait épousé en 1942 Diane d'Albon (dont la mère était née de Bourbon-Busset).

  

Photos de Charles Louis Marie Pierre de Bancalis de Maurel ©Assemblé Nationale.

 

- Charles-Henri de Bancalis de Maurel d'Aragon (1945), fils du précédent. Ministre plénipotentiaire. Officier de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du Mérite. Chevalier de Malte et ambassadeur de l'Ordre Souverain Militaire de Malte en Liban. Marié en 1979 à Catherine Bézy.

 

- Antoine de Bancalis de Maurel d'Aragon, né le 3 juillet 1954, fils de Charles de Bancalis de Maurel d'Aragon et de Diane d'Albon, marié le 15 juillet 1978 à Marie-Aurélia Rambaud (fille de Régis Rambaud et de Marie-Josèphe de Boismenu). Après un séjour en Algérie où il enseigna à l'Université d'Annaba, il poursuivit une carrière commerciale chez Airbus. Il apporta par ailleurs sa contribution à diverses associations : hippiques, cynégétiques ou forestières. Il est le père de cinq enfants : Julie (1978), Charles-Antoine (1981), Rodolphe (1984, marié à Ségolène Nicolas), Aliénor (1989) et Zita (1990).

Aragon en Cabardès, la lune éclairant le clocher de l'église Sainte-Marie.

 

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Aragon en Cabardès, l'avenue de Carcassonne en 1905.

Aragon en Cabardès, une vue générale en 1905.

Aragon en Cabardès, les vielles enceintes fortifiées en 1905.

Aragon en Cabardès, le château rue du Paro en 1905.

Aragon en Cabardès, en 1980.

 

Bibliographie, je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Divers bulletins de la Société d'études scientifiques de l'Aude.

Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne par Mahul, tome 1- 1857.

- Dictionnaire de la noblesse.

- Histoire générale de Languedoc.

 

 J'ai l'intention de réaliser un reportage sur le village de Bélesta (Ariège), et sur le fameux sentier cathare, si vous avez des documents, des photos, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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