Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : www.belcaire-pyrenees.com
  •  www.belcaire-pyrenees.com
  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
  • Contact

ANNONCES-MESSAGES-ACTUALITÉS

Ils veulent vous informer !

Pour découvrir les annonces

  cliquez sur la photo

Photo pour les annonces 02

Faites Une Recherche Sur Ce Site

LIENS UTILES

En cliquant sur l'une des images ci-dessous :

1 - vous pouvez écouter Radio Montaillou en direct

 

logo 01cliquez sur le logo RADIO MONTAILLOU ci-dessus pour écouter la Radio en direct
(en cliquant sur leur site en haut à droite)
pendant que vous consultez les pages du site
 

 

 

Pour suivre la progession et connaître la position des ours dans les Pyrénées
téléphonez au 05.62.00.81.10
 
Vous pouvez m'écrire
CLIQUEZ SUR LE PETIT CHIEN ROMÉO POUR ME CONTACTER
 
 
LIVRE D'OR
cliquez sur la photo pour déposées vos marques de sympathie et pour les visionner

Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
sur le tracé de l'emblématique Sentier Cathare et à proximité des gorges de la Frau et de Montségur
 
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
en Haute-Ariège près d'Ax-les-Thermes
 
Hôtel Restaurant Bayle ** à Belcaire

 

Sites d'Ami(e)s

Les Amis du Sabarthez de Pierre Cortinas

 

Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :

     l'Association le Grand Sault

 

on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :

     Chambre d'Agriculture de l'Aude

 

Logo réduit office du tourisme du pays de sault

Office du Tourisme du Pays de Sault

Chemin départemental 613

11340 ROQUEFEUIL

Tél : 04.68.20.75.89

 

Retour à la page d'accueil

LES LIVRES CONSEILLÉS

Nouvelle Rubrique pour découvrir

des livres intéressants

cliquez sur la photo

livres conseillés

MESSAGE

5 janvier 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Ce château de Serres au Pays de Couiza ressemble étrangement à celui d'Arques tout proche, il est situé dans décor végétal et de moyenne montagne superbe. Malgré le fait, que je possède très peu d'information historique ou architectural sur ce château, j'ai quand même décidé de monter ce reportage afin de vous faire découvrir cette belle forteresse et profiter des belles photos de Franc Bardou que je salue.

Je précise que ce château ne se visite pas, mais le cadre à lui seul vaut le déplacement. Et le château d'Arques et Rennes-le-Château ne sont pas très éloignés de là.

Je constate que mes reportages ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus. Je vous souhaite une bonne lecture  ... 

 

Le village de Serres se situe sur la D613, à 7 km de Couiza, 20 km de Limoux, 45 km de Carcassonne, 80 km de Narbonne et 116 km de Toulouse.

Au Pays de Couiza, vous avez de nombreux lieux à visiter, consultez les 3 sommaires de mon site pour découvrir mes reportages sur les villages de ce secteur, comme Couiza, Rennes-le-Château, Arques, Rennes-les-bains.

Aux alentours, des sites à visiter comme Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains, Arques (ce château se visite), Couiza et Coustaussa et d'autres encore...

Une vue aérienne du village de Serres.

Blason du village de Serres.

Blason du village de Serres tel qu'il figure dans l'Armorial général de France par Charles d'Hozier 1696.

Petit village situé en bordure de la route départementale D613 à 5 km de Couiza et traversé par le méridien de Paris et de la méridienne verte.

Sous Louis XIII le méridien d'origine fut déplacé le 21 juin 1667, des îles de Fer aux Açores pour devenir le "Méridien de Paris", situé précisément à 2°20'14.025" à l'est de celui de Greenwich et passant par le centre de l'Observatoire de Paris. Puis il fut abandonné en 1911 au profit du méridien de Greenwich. En l'an 2000 la "Méridienne Verte" matérialise l'ancien tracé du Méridien de Paris par des bornes de Dunkerque à Barcelone. Dans l'Aude, les bornes sont implantées à Peyrolles - Serres - Rennes-les-Bains - Sougraigne - Bugarach. 

Serres : de l'occitan serre "mamelon peu élevé, croupe de collines, colline souvent de forme allongée". Provenant d'un terme pré-indo-européen ou au moins prélatin serre/serra "montagne allongée, crête en dos d'âne". Autre définition qui recoupe ce qui est dit précédemment, Serre est un toponyme celtique issu du pré-latin serra désignant une hauteur et, plus particulièrement, un sommet de forme allongée. Dans les Pyrénées, une serre est une crête formant contrefort d'une montagne, une colline élevée.

Le château de Serres dans son écrin de verdure et de calme. Le sommet culminant derrière est le Pech Cardou altitude 795 m.

Zoom sur la photo ci-dessus.

Le château de Serres façade Nord, avec le Pech Cardou (795m) derrière lui.

En 2013, la commune comptait 55 habitants. Alors qu'on en dénombrait en 1836 avec 196 habitants, date à laquelle le village était le plus peuplé. Les habitants de Serres se nomment les Serrains et les Serraines.

Ce village se caractérise par la diversité du paysage. En effet, l’association de la vigne dominante, située en zone d’appellation blanquette, et qui produit un excellent chardonay, et de la forêt du Rialsesse dominée par le Cardou à 795 mètre d’altitude autour duquel a été tracé un magnifique sentier de randonnée. En automne, cette association donne un paysage coloré et somptueux.

Une rue du village de Serres au petit matin.

Serres est un petit village au carrefour de plusieurs voies importantes de l'antiquité, jusqu'au moyen-âge. C'est un lieu extrêmement charmant, où la mémoire du passé est présente un peu partout. La petite rivière, le Rialsesse y charrie un sable très particulier, aux pigments de rouille donnant aux constructions des couleurs d'une beauté rehaussée encore le soir venu au soleil couchant. Un pont médiéval du XVIIème siècle en dos d'âne l'enjambe, et sert parfois de décor pour des fresques historiques. Il a été entièrement restauré, il constitue, également, un atout pour le village.

Le château de Serres vu de la D613, façade Est.

Le château de Serres vu de la D613, façade Est.

La rivière Rialsesse et le pont médiéval du XVIIème siècle en dos d'âne.

Le village de serres, le pont médiéval du XVIIème siècle en dos d'âne.

Serres est situé dans une région des Hautes Corbières, plutôt célèbre par la proximité de Rennes-le-Château.

Église du XVIème siècle dédiée à Saint Pierre, est un sanctuaire d'origine romane et dotée de peintures du XIIIème siècle. L’abbé Sabarthès (Dictionnaire Topographique du Département de l’Aude datant de 1912) fait mention d’un document de 1283 à propos de cette construction (Praepositus de Serris)… L'église présente une belle abside semi-circulaire en cul-de-four, ainsi qu’une travée de chœur en berceau de l’époque romane. Les services des Monuments de France, en enlevant minutieusement les derniers enduits, mirent à jour une série de peintures, sur les côtés et au sommet de la voûte.

Une double croix de couleur ocre est peinte au sommet de l’arche dans le chœur de l’église. Les deux croix sont unies par leurs branches horizontales. Une des croix est surmontée d’un petit phylactère comportant le "INRI" habituel. L’autre porte le même support … mais vide ! De plus cette croix se trouve devant la précédente et plus grande. Que semble vouloir indiquer la double croix de l'église de Serres, l'une avec INRI et l'autre sans ?

Croix pattée munie d’un manche de préhension gravée sur une des façades de l'église de Serres.

Le château de Serres sa façade Nord.

Le château de Serres sa façade Sud.

Le château de Serres sa façade Nord.

Le château de Serres sa façade Sud.

Le château de Serres des XVème – XVIIème siècles, manoir seigneurial perché sur une petite colline veille sur le village. C'est une ancienne maison forte qui fut construite par un bourgeois anobli à qui l'évêque d'Alet avait cédé ce village moyennant le paiement de la mense. Donc le château fut pendant un certain temps une ancienne dépendance de la mense capitulaire de la cathédrale d'Alet. D'après un acte qui fait partie du cartulaire de Serres, ce manoir fut édifié sur les ruines d’un château fort remontant à une haute antiquité, il fut la forteresse wisigothe de Serrae. Ce château primitif gardait le défilé qui était le point de jonction des vallées de la Sals et du Rialsesse, et qui comme l'ancienne forteresse d'Arques fut détruit par les Sarrasins. Après sa reconstruction, dans ce château résidèrent les seigneurs des environs et notamment les évêques d’Alet. C'est une belle propriété privée habitée qui ne se visite pas.

Le château de Serres ses façades Nord et Ouest.

Le château de Serres sa façade Nord.

Le château de Serres. 

Aujourd'hui, le château est la propriété de la famille Deschamps. Jean Deschamps  acteur et metteur en scène français né le 20 juin 1920 à Strenquels et mort le 17 septembre 2007 à Toulouse, amoureux de la région avait acheté le château pour le rénover.

Si vous avez des infos historiques, architecturales ou photos de l'intérieur du château, du village et de l'église, pour compléter ce reportage, contactez-moi.

Paysage vu du village de Serres. 

Le château de Serres vu de la D613, façade Sud.

Paysage vu du village de Serres. 

Le château de Serres, rivière Rialsesse et le rocher de Blanchefort au loin.

Extrait de carte IGN, les chemins de randonnées ont leur départ au pont médiéval.

Au départ de Serres, vous avez deux circuits de randonnée :

•  les Terres Rouges : parcours de 5h, magnifique sentier avec des paysages très variés, assez facile.

•  le sentier de la Méridienne et du Cardou (795 m) : ascension, dénivelé 530 m pour marcheurs confirmés, aller retour 2h, le tour du Cardou, durée : 3h30.

 

Pour les amateurs de vieilles photos, malheureusement je n'ai pas de photos du village de Serres, en voici quelques unes des environs :

La vallée de la Sals, route de Rennes-les-Bains avec en haut les ruines du château de Coustaussa en 1905.

Couiza, route de Rennes-les-Bains avec au fond les ruines du château de Coustaussa en 1905.

La vallée de la Sals, route de Rennes-les-Bains avec en haut les ruines du château de Coustaussa en 1905.

Bibliographie :

Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne par Mahul, 1857.

- Dictionnaire Topographique du Département de l’Aude, L’abbé Sabarthès.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! 
Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact : 

 jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez-moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.  

Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article
15 décembre 2016

Marie-Hélène PUGENS-BONNERY a réalisé une étude concernant trois lignées de la famille de Lévis. Les Lévis de Mirepoix, les Lévis- Léran et les Lévis-Ventaillole. Je la remercie d'avoir partagé ses réflexions que je vous livre ci-dessous. Je vous souhaite une bonne lecture et vous remercie pour votre fidélité.

 

LES DE LÉVIS DE BELCAIRE
Une ascendance largement partagée

 

Jean-Pierre, il y a longtemps que je voulais vous dire bravo et merci pour votre site : ce village que nous aimons et que nous croyons connaître, vous nous en rappelez, parfois même nous en révélez les beautés , vous le faites vivre et revivre , réveillant nos souvenirs, et nous donnant le plaisir de découvrir de surprenants itinéraires (celui de Simon Toustou, par exemple) ou de remarquables témoignages du passé comme les photographies d'Eugène Lacroix. Généreusement portées à notre connaissance par Francine Modol, que je voudrais également remercier en apportant à sa communication une petite contribution.

LA  DESCENDANCE DE FRANÇOIS DE LÉVIS

La famille de Francine, en effet, est plus étendue qu'elle ne le pense :

Contrairement à ce que pourraient laisser penser commentaires, arbre généalogique et légendes, son arrière grand-père, François Delévis, n'eut pas, pour assurer sa descendance, une fille mais deux. En effet, il épousa Hélène Maugard, le 15 juillet 1849, à Bélesta. Elle lui donna une fille, Marie Delévis le 21 juillet 1850 et un fils Pierre-Philippe le 13 mai 1852. Hélène mourut le 15 décembre 1870, Pierre-Philippe décéda en 1874. Devenu veuf à quarante cinq ans, François Delévis épousa en secondes noces, en octobre 1872, Anna Lans, de Caussou, elle-même veuve de Jean-Pierre Bénet. En 1876, ayant perdu deux enfants en bas âge, ils eurent une fille, Justine, dite Olivia, mère de Louise Lacroix, grand-mère de Francine, Julienne et Jean-Baptiste Sarda.

Quant à La fille aînée de François Delévis, Marie, elle épousa Jean-François Pugens le 9 novembre 1873. Elle est la mère, entre autres, de Jean-Philippe (dit Alfred) et de Jeanne Pugens, par conséquent petits-enfants de François Delévis, cousins germains de Louise Lacroix, fille d'Olivia.

Alfred Pugens est le père d'Henriette et de Pierre Pugens. Jeanne Pugens est la mère  de Paulette Rougé, de Paul (Popo), de Louis (Lili) et d'Henri Pélofy, tous cousins de Francine Sarda au second degré, et comme elle, arrière petits-enfants de François Delévis.

 Si l'on ajoute à cela la génération suivante : Sylviane, Florence, Marie-Hélène Pugens, Jean- Pierre, Yolande, Aline, Danièle, Didier, Jean-Paul, et Eric Pelofy,  les enfants de Francine, de Julienne, et de Jean-Baptiste Sarda, sans compter maintenant leurs petits enfants, la descendance de François Delévis atteint des proportions qui rendent la photo de famille impossible !

UN HÉRITAGE SI LARGEMENT PARTAGÉ

Comme le serait bien plus encore, celle des descendants des Lévis : Déjà, à la deuxième génération, on compte sept enfants. Les filles  épousèrent  des Belcairois dont les noms nous sont familiers, comme Medus, Maury, Toustou, Martre, Montagne, Mateille, Ferrié, Maugard,

Sadourny, et les petites-filles se marièrent à leur tour pour prendre d'autres noms.  Ainsi aujourd'hui, par exemple, à La Coume,  à ne considérer que  les  descendants  de Marie  de  Lévis,  l'on peut citer Catherine, Nathalie et Patrick Queffelec.

Si bien qu'à Belcaire, l'ascendance royale que Francine Modol  établit dans son arbre généalogique est  un héritage très largement partagé, à l'insu le plus souvent de ses détenteurs.

Alors, si passant par l'Oum, le Soulas, Ferrière ou La Coume, un visage vous rappelle la lippe de Charles VII, le nez de Louis XI, la gravité de Saint Louis, voire, la délicatesse exquise de la Dame de Beauté,  n'en doutez pas ; vous venez de croiser un authentique descendant des Lévis !

LA LIGNEE DES LEVIS-VENTAILLOLE

On peut en plaisanter et en même temps trouver touchante  et poétique, cette inscription de l'Histoire dans  ces  vies  car en elles se mêle le sang de ceux qui se livrèrent des  guerres effroyables : celui des envahisseurs du Nord et des Occitans,  des cathares et des catholiques, des catholiques et des protestants ; mais aussi le sang  des grands seigneurs et des paysans, des paysans surtout, infiniment plus nombreux ; poétique car elle fait briller, sur le chemin de notre passé, de  scintillantes étoiles : Agnès Sorel... , Anne de Kiev...... Et l'on a bien le droit de succomber à leur charme et de rêver un peu.

Et c'est là le mérite de l'arbre généalogique de Francine : justifiant cette  royale ascendance, il autorise le rêve.

Mais du même coup, élaboré dans l'intention d'établir le plus clairement et rapidement possible cette filiation, que je ne mets aucunement en doute, il a l'inconvénient d'instaurer une sorte d'équivalence entre des lignées matériellement, socialement et politiquement très inégales. Lignée des Lévis-Léran, des Lévis-Mirepoix, des Lévis-Ventaillole.

Et puisque tant de Belcairois  descendent des Lévis-Ventaillole, peut-être aimeraient-ils comprendre ce pan de leur histoire familiale.

C'est pourquoi, je me permets une petite explication:

Les trois lignées :

A l'origine de ces trois  lignées, un ancêtre commun, Philippe de Lévis 1er. Il détenait en 1174 la seigneurie de Lévis, en Ile de France ; apparenté aux  plus grandes maisons de France, il mourut en1204.

La lignée des Lévis Mirepoix

Dans les généalogies, on  fait de Philippe de Lévis le premier de la lignée des Lévis-Mirepoix

Mais c'est son fils, Gui  de Lévis qui lui donne son nom : Il se croisa en effet avec Simon de Montfort pour venir dans le midi combattre ceux que l'on appelait alors les albigeois, c'est à dire les cathares ; Maréchal des armées du roi Louis VIII, il obtint, par "droit" de conquête, la seigneurie de Mirepoix et de Montségur : Les limites de cette seigneurie étaient, au nord, les abords de Fanjeaux ; au sud, les premiers contreforts des Pyrénées. Elle s'étendait à l'est jusqu'aux portes de Limoux et à l'ouest, jusqu'à celles de Pamiers : elle comprenait 75 localités et fiefs et 35 vassaux devaient rendre hommage au seigneur de Mirepoix, qui était vassal direct du roi.

Statue funéraire seigneur DE LÉVIS Guy 1er +1231.

Statue funéraire seigneur DE LÉVIS Guy 2ème +1260.

Statue funéraire seigneur DE LÉVIS Guy 3ème + fin XIIIème siècle.

La lignée des Lévis-Mirepoix se poursuit encore aujourd'hui. Elle a pour chef  Antoine de Lévis-Mirepoix, duc de Lévis-Mirepoix, né en 1942 et père de deux enfants. Mais elle n'a  plus pour résidence l'impressionnant château de Léran, vendu en appartements dans les années 1980

Blason de la famille de Lévis ou Lévy, extrait de l'Armorial général de la France par Charles d'Hozier 1697.

La lignée des Lévis – Léran :

Elle nait du partage effectué en 1329 entre Jean II de Lévis-Mirepoix et son frère Gaston, selon les us et coutumes de la vicomté de  Paris, d'après lesquels  la  maison de Lévis continuait d'être régie.

Gaston reçut la quatrième partie de l'héritage : elle comprenait Léran et son château pour place principale avec un grand nombre d'autres lieux et plusieurs feudataires. Il fut ainsi  le premier de la lignée des Lévis-Léran. Au bout de quatre siècles, elle fut absorbée par la lignée des Lévis-Mirepoix lorsqu'en 1757, au décès  de Gaston de Lévis-Mirepoix, mort sans descendance, Louis -Marie de Lévis- Léran dont il avait fait son héritier, lui succéda, reconstituant ainsi la seigneurie de Mirepoix presque dans les mêmes limites que lors de la dotation faite par Henri de Montfort à Gui de Levis, dotation ratifiée par saint Louis. Il faut dire qu'entre ces deux lignées qui cumulaient biens, fiefs, charges, honneurs et alliances prestigieuses et qui jouèrent un rôle éminent dans l'histoire de France,  au cours des générations, les mariages  avaient été fréquents.

La lignée des Lévis-Ventaillole :

Il en va bien différemment pour la lignée des Lévis-Ventaillole à laquelle appartiennent  les Lévis belcairois.

Elle a en effet pour origine le fils naturel de Germain de Lévis, seigneur de Léran, Antoine de Lévis Son père le légitima et lui fit donation, le 4 février 1534, d'une métairie appelée Allem, jouxtant le hameau de Ventaillole, près de Léran.  Surnommé le capitaine de Léran, Antoine fut le fidèle lieutenant de son demi-frère, le fils cadet de Germain, Jean Claude de Lévis, baron d'Audou et de Bélesta  dans la lutte sans merci  que, devenus protestants, ils menèrent contre les catholiques.

Son épouse, Madeleine de Lordat, lui apporta en dot la seigneurie de Ventaillole et la métairie de Sévère.

Les Lévis-Ventaillole ont donc pour ascendants dans la lignée des Lévis-Mirepoix, les descendants de Gui de Lévis jusqu'à Gaston de Levis compris (XIVème siècle) et dans la lignée des Lévis Léran, les descendants de ce même Gaston jusqu'à Jean-Claude de Lévis-Léran compris (XVIIème siècle).

L'on voit aussi que l'origine de cette lignée est une naissance illégitime et que sa dotation est bien modeste.

Ce tableau généalogique des Lévis-Ventaillole, jusqu'à  Marie et Olivia Delévis permettra de mieux comprendre l'évolution  de cette lignée. S'il privilégie une famille, celle de François Delévis, c'est d'une part, parce que pour les autres, mes recherches sont en cours, d'autre part parce qu'elle suffit à l'explication.

LES LÉVIS-VENTAILLOLE

Antoine I de Lévis-Ventaillole Ier,  ~1532 - 1609, surnommé le capitaine de Léran  + +. Épouse   Madeleine de Lordat, veuve de noble de Sévère.

- François de Lévis-Ventaillolle ~1570-1627 +. Épouse  Claire de Pompadour.

- Antoine II de Lévis-Ventaillole  ~ 1612 - 1692. Épouse Angélique de Léran, ?-1704, fille naturelle de Jean- Claude de Lévis, seigneur de Léran, arrière - petit-fils de Germain. Le mariage a lieu le 5 août 1640.

Louis de Lévis-Ventaillole  (1667-1742). Épouse  Guillerme Marty (1677-1732).

François de Lévis-Ventaillole  (1708-1777) (fils cadet, l'aîné est Jacques). Épouse  dame Philippa Bauzil, (1708-1745) Le couple a 9 enfants.

LES LÉVIS BELCAIROIS

- Pierre de Lévis (1743-1812), fils cadet qui vint s'établir à Belcaire. Épouse Catherine Camurac (1742-1720), le mariage eu lieu en 1767.

- François Lévis (1785-1867). Épouse  Jacquette Bayle (1806-1848).

- François Delévis (1825-1917). Épouse  en première noce en 1848 Hélène Maugard  Et en secondes noces en 1873, Anna Lans. Ils eurent pour enfants :

    - Marie Delévis  (1850-1914) ;

    - Justine  Delévis (dite Olivia) (1876-1966).

Cette généalogie présente quelques particularités,  la plus frappante concerne le patronyme : Je l'ai écrit tel qu'il l'est dans les registres paroissiaux, puis les actes d'état civil. Ces avatars du patronyme  portent la marque de l'Histoire : avant la Révolution, la particule est  séparée du nom. Conformément  à  l'usage et Pierre de Lévis est appelé "noble Pierre de Lévis". A la Révolution, la particule est abandonnée : François signe "Lévis" ; Après la période révolutionnaire, elle est reprise, mais alors associée au nom, et par conséquent méconnaissable, insignifiante au sens étymologique du terme. Les actes mentionnent, François Delévis, Marie Delévis, Justine Delévis. Cette graphie est celle que l'on trouve sur  les tombes : Famille Delévis, Marie Delévis.  Et  L'on peut se demander pourquoi  cette particule n'a pas été reprise quand c'était possible, pourquoi ce renoncement : adhésion aux idéaux  de 1789 ?, c'est peu vraisemblable,  Indifférence ?,  sentiment d'un inéluctable déclassement ?

Car l'on voit à travers ces mariages d'abord avec des bourgeoises, puis des paysannes, l'évolution du statut social : les alliances ne se contractent plus dans la noblesse et deviennent, d'un seul point de vue aristocratique bien sûr, des "mésalliances". Ce à quoi la naissance illégitime d'Angélique et la modestie du patrimoine  ont dû  largement contribuer. Par ailleurs, sous Louis XV, Louis-Marie de Lévis, désormais marquis de Mirepois et de Léran intenta un procès aux descendants d'Antoine de Lévis-Ventaillole au sujet de leur filiation. Le Parlement de Toulouse le 22 septembre 1770 rendit un arrêt favorable aux Lévis-Ventaillole, très nombreux alors. Il confirmait leur noblesse,  leur droit de porter le nom "de Lévis  et d'avoir leur sépulture dans l'église de Léran". Mais,  et cela fait rire aujourd'hui, leur  interdisait "le cri et les armes." Ces attaques toutefois témoignaient d'un violent  rejet. Si l'on ajoute à cela, la situation des fils cadets de François de Lévis,  sans seigneurie et sans résidence, l'on comprend le départ de Pierre de Lévis  pour Belcaire et  d'un autre frère pour Le Peyrat. Dans quelles conditions financières ce départ s'effectua-t-il ? Quelles raisons autres que le charme des forêts enneigées (mais le goûtait-on à l'époque ?) ou celui  de Catherine Camurac (mais en avait-elle ?) détermina le choix de notre village ? Autant de questions laissées en suspens.

Ce faisant,  Pierre n'avait pas à regretter le  château de Léran  qui  n'avait  jamais été  la propriété des Levis-Ventaillole et dans lequel, étant donné les relations entre les deux familles,  il n'aurait pu vivre. Il semble plus probable qu'il ait vu le jour dans le très modeste  manoir de Ventaillole, alors propriété de son oncle. Par ailleurs, le château de Léran lui-même  se présentait à cette époque comme une construction militaire rectangulaire et massive dotée d'une bretèche et de petites fenêtres ; ce que nous voyons aujourd'hui, c'est sa somptueuse transformation par l'architecte Claude Parent, un disciple de Viollet Le Duc, réalisée entre 1875 et 1883.

Voilà  le fruit des investigations auxquelles me poussa la curiosité lorsqu'il y a quelques années Yvette Vergé me fit gentiment part des découvertes qu'elle avait faites dans les archives en  effectuant ses propres recherches généalogiques.

Bibliographie :

- Les archives de Belcaire.

- L'inventaire historique et généalogique  des documents de la branche Lévis-Mirepoix, et  de  la branche Lévis-Léran. 

- Les archives de la Haute Garonne.

- Les archives de l'Aude et de l'Ariège.

--------------------------------------------------------------

Pierre  Ferrand a réalisé, une étude sur la famille de Nègre au Pays de Sault, qu'il m'a adressé en début d'année 2016 je l'en remercie. Je profite de la publication de l'étude généalogique de la famille de Lévis ci-avant, pour partager avec vous celle-ci :

LA SEIGNEURIE ROYALE DE NÈGRE EN PAYS DE SAULT

Tous les documents historiques attestent de la présence de la seigneurie royale des de NEGRE  au début du 14ème siècle en Pays de Sault, ou elle va en quelque sorte « succéder » en importance et en notoriété à la seigneurie féodale des ANIORT. Elle serait originaire d’Espagne, certainement installée en Catalogne ou elle participait aux combats destinés à en chasser les Maures. Son nom à d’ailleurs peut -être une relation avec ces faits.  Elle choisit ensuite de s’installer en Pays de Sault après avoir acheté de nombreux territoires.

L’organisation administrative de la France avait été voulue par le roi Louis VIII  après la croisade des Albigeois allait sortir le pays, alors en voie de réunification et de reconstruction, de la période féodale. Mais c’et surtout sous le règne de son fils Louis IX (Saint Louis) que furent créées des Sénéchaussées (d’abord à Carcassonne, puis à Limoux) et des bailliages dont un fut institué en Pays de Sault avec siège à Belcaire. D’abord chargé de rendre la justice du Roi (cours de justice royale de Sault), le bailliage vit ensuite ses attributions étendues à  la mise en œuvre de milices armées destinées à assurer l’ordre et aussi à venir selon nécessité en appoint de l’armée royale lors de ses interventions éventuelles dans la région. La responsabilité du bailliage était confiée au Bailli qui outre la justice assurait le commandement des milices, assisté par des lieutenants de baillage

Dés le XVème siècle les de NEGRE exercent la fonction de Bailli du Pays de Sault, c’est à ce titre qu’un Antoine de NEGRE, seigneur de Bléau, commande une milice de 200 arquebusiers, répartis dans plusieurs villages. A cet effet, le château féodal de Belcaire est utilisé par l’une de ces garnisons. Et c’est principalement à Belcaire, dans ce château, que la famille de NEGRE était installée. 

En 1525, un membre de cette famille , il est possible que ce soit Antoine de NEGRE, vend à l’archevêque de Narbonne des forets qu’il possède à Lafajolle et Mérial pour participer au paiement de la rançon de François 1er qui avait été fait prisonnier par l’armée de Charles Quint  à la bataille de Pavie.

Antoine de NEGRE est en effet le plus ancien connu avec certitude. Il serait né vers 1490 et décédé vers 1556 (testament) On le désigne comme le seigneur de Bléau, marié à  Jeanne de Lévis  (mariage vers 1525). Ce mariage est entouré d’une grande confusion quant à la filiation de Jeanne de Lévis. Compte tenu de la date du mariage elle serait née entre 1495 et 1510. Dans la généalogie de la Maison de Lévis Mirepoix  et de sa branche cadette des Lévis Léran, on retrouve, avec dates assez concordantes, Jeanne de Lévis  (née vers 1495), fille de Gaston VI  de Lévis Léran et de sa deuxième épouse Marie de Foix  (ils auraient eu 2 filles prénommées Jeanne dont l’une à épousé  Gaston de Bazillac) .Elle pourrait aussi, éventuellement, mais les dates sont peu concordantes,  être la fille de Jean IV de Lévis Mirepoix  et de sa deuxième épouse  Charlotte de Lévis. Mais il semble que le contrat de mariage ait été établi en 1525  devant Maître Penna, notaire à Labastide sur l’Hers (l’un des fiefs de la famille de Lévis Léran), confortant la première hypothèse.

Par contre il est exclu qu’elle soit la fille d’Antoine de Lévis Ventaillole car celui ci était né  au plus tôt vers 1500 (mais plus vraisemblablement vers 1530. d’autant que dans la « traduction » du document d’accord de mariage entre le « capitaine Antoine de Nègre » et Antoine de Lévis , père de Jeanne de Lévis, effectué par le notaire Fourié en 1767 (pour confirmer les origines de noblesses de la famille de Nègre du Clat), la date annoncé est de 1528, voire de 1578 ou même de 1598 et elle porte comme parents de Jeanne de Lévis, Antoine de Lévis Ventaillole et Angélique de Lévis. Or ce n’est pas cet Antoine de Lévis Ventaillole qui était marié à une Angélique de Lévis mais son petit fils Antoine (deuxième du nom) Son grand père cité, était pourtant bien Germain de Lévis et son oncle Jean Claude de Lévis Léran. Dans ce cas alors, elle aurait épousé Antoine II de Nègre petit fils du précédent, que l’on retrouve pourtant marié à Philippie de Fournier (cf. ci-après) !  On retrouve ces éléments dans la généalogie des Lévis Ventaillole branche de Belcaire (cf. document spécifique)

Antoine de NEGRE n’a qu’un seul fils connu  Pierre, et 2 filles Louise mariée à Jean Bonnel d’Ax (09) et Jacquette.

En cette période le Pays de Sault eut à subir les invasions répétées des Espagnols mais le château de Belcaire (comme d’autres) y résista.

Pierre  de NEGRE Ier seigneur de Bléau ? né vers 1527 à Niort de Sault  et décédé vers  1590 (testament), prendra la suite de son père Antoine comme bailli. Il épouse d’abord  en janvier 1555, Marie de Verniolles de Prades (Ariège), fille d’Emeric  Verniolle et Luce de Traversier. Sur le contrat de ce mariage, il est précisé que Pierre de Nègre  est le fils de Thonet de Nègre, qui était certainement une autre appellation du prénom Antoine (aussi orthographié Anthoyne). Le couple eut 2 fils : Jean de NEGRE et Antoine de NEGRE. On cite aussi Claude, Guillaume et Jean cadet ?

Les guerres de religion dévastèrent alors le territoire. C’est ainsi que les « réformés  huguenots » dirigés par Jean Claude de Lévis (branche de Léran - cette branche ayant choisi de soutenir les réformés contrairement à la branche aînée de Lévis Mirepoix qui était restée fidèle à l’église catholique  ce qui lui valut la destruction de château de Léran) incendièrent et détruisirent d’abord les demeures de Niort de la famille de Nègre, puis le château de Belcaire, ainsi que ceux d’Able, d’Aniort et de Rodome. La famille de NEGRE est obligée de s’installer  provisoirement à Roquefeuil puis ensuite à Niort. En 1580, Pierre de NEGRE est appelé à Alet assiégé par les « réformés » et Monsieur de Caraman, commandant de l’armée du Roi, loue son zèle pour le service du Roi. Et c’est grâce à l’intervention d’Anne de Joyeuses à la tête de ses troupes qu’il put être mis fin à ce désastreux épisode de l’histoire du pays. De plus, Henri IV, reconnaissant à la famille de NEGRE les services rendus antérieurement à la couronne, la rétablit dans ses droits  et fit reconstruire à ses frais le château. Toutefois ce château était un château royal, issu de la cession au roi de France par Amaury de Montfort. Il fut constitué en capitainerie. C’était donc une châtellenie et non une seigneurie ; or si les seigneuries sont héréditaires, les châtellenies ne le sont pas. D’ailleurs, les de Nègre étaient considérés comme les gouverneurs du château  de Belcaire et non les seigneurs (le seigneur étant de fait le Roi). Ceci a donc aussi pu inciter les seigneurs de NEGRE à s’installer dans un château dont ils étaient effectivement les seigneurs, comme ce fut le cas pour Able puis aussi  indirectement pour le Clat.

Jean de NEGRE (cf. I.1) donc fils de Pierre  auquel il succédât comme bailli vers 1590 acheta alors, aux commissaires du roi, vers 1600, le château ruiné d’Able  (dépendant consulat de Belvis) et diverses terres et forêts situées sur Niort de Sault notamment la montagne de Lacam. C’est ainsi qu’il prit le titre de  Sieur d’Able (et de Lacam) et fut donc l’initiateur de la branche de NEGRE d’Able  essentiellement installée à Niort et dans la vallée du Rébenty.

Le château d’Able avait constitué , avec son voisin de Castelpor tous deux situés sur la commune de Joucou un ensemble de châteaux forts destinés à protéger la contrée et en particulier la frontière avec l’Espagne d’ou provenaient souvent des envahisseurs; mais pendant les guerres de religions ,ils furent détruits par les troupes des « réformés » Si seul celui de Belcaire fut reconstruit et réutilisé encore quelques temps pour y maintenir des troupes, le traité des Pyrénées de 1659, en annexant le Roussillon à la France, déplaça de ce fait la frontière vers le sud, faisant perdre tout intérêt à ces positions ; à partir de là, ces châteaux, ou ce qu’il en restait, furent totalement abandonnés et tombèrent en ruines au point de disparaître presque complètement. Les familles nobles avaient commencé à s’installer dans de grandes  bâtisses bourgeoises souvent très proche des villages qu’on appellera aussi châteaux comme précisément à Niort (pour la branche de NEGREd’Able) ou à Belcaire (pour la branche de NEGRE du Clat.  Le nom d’able pourrait venir du fait que le Rebenty était un ruisseau très poissonneux (ce devait être des truites, et les petits poissons argentés étaient appelés des ables ; mais cette origine n’est pas garantie !)

Son frère cadet Antoine de Nègre se marie avec Phillipine de Fournié ; il n’est pas exclu qu’ils aient eu des enfants (il est cité quelques fois Jean François, François, Pierre, ou Marie mais on ne trouve aucune trace de postérité) ; reste à savoir si c’est lui qui a aussi épousé une Jeanne de Lévis (branche Ventaillole) comme exposé précédemment ?

 

Pierre de NEGRE Ier se remarie en 1558 avec Angélique de Gayraud d’Alclat (du Clat) ; celle ci était la fille de Pierre de Gayraud seigneur de Belvianes et de Isabeau d’Aniort d’Alclat (fille de Gausserand d’Aniort d’Alclat qui détenait ce titre). Faisant partie de sa dot, ce titre revint alors  à la  descendance de Pierre de NEGRE et d’Angélique de Gayraud. Ce couple  eut  un fils  certain Pierre de Nègre II (mais on cite aussi un autre fils Jean et une fille Marie).

Pierre de NEGRE II (cf. II) fut donc lieutenant de bailli (« lieutenant d’épée »), son frère aîné Jean étant bailli; ses fils assumèrent également cette charge. Il put peut-être  porter aussi le titre de seigneur du Clat. Il épouse Raymonde de Germa avec laquelle il eut au moins 5 garçons (comme en témoigne son testament établi en peu de temps avant sa mort en 1664), nés entre 1605 et 1615 à Belcaire ou Pierre de Nègre qui était donc né à Niort était revenu s’installer à savoir :  

     -  Jean de NEGRE, l’aîné, lieutenant de bailli 

Ainsi que son frère  Pierre de NEGRE III sieur de Ferrieres, qualifié de « contrôleur du Roi ». Ils furent reconnus pour leur activité militaire au service des armées du Roi, formant ainsi une branche dite des Lieutenant de bailli, (voir II),

      - Marc Antoine de Nègre (marié à Marguerite de Joulia à Caudiès (66) (confusion avec son neveu ?) ;

     - Jean Jérôme de NEGRE (lequel prit le titre de seigneur du Clat issu de sa grand mère et fut le réel fondateur de la branche dite de NEGRE du Clat  (voir III) et                 

      - Pierre George de Nègre  prêtre, qui fut recteur de Camurac et Comus de 1640 à 1672.

I – LA BRANCHE DE NEGRE D'ABLE  (de Niort de Sault)

I.1 Jean de NEGRE sieur d’Able, fils du premier mariage de Pierre I de Nègre est né vers 1555 et il épouse en 1589 Jeanne d’Angeli, fille de noble Barthélemy d’Angeli (quelquefois écrit de Gelli ; certains textes le disent marié aussi à Marie de Serda de Chalabre ; peut-être s'était il marié deux fois). Il assura donc la charge de bailli qui resta dans cette branche. Le couple eut vraisemblablement 7 enfants  (à cette époque, en général, seul l’aîné bénéficiait de la moitié de la succession droit d’aînesse, les autres enfants bénéficiant du reste ; tous devaient servir Dieu en devenant ecclésiastiques, ou le Roi en devenant militaires ; quand aux filles, il était primordial qu’elles soient mariées à un dignitaire noble.) 

Outre l’aîné, Pierre  de NEGRE qui pris la suite de son père, on trouve (sans certitude absolue)  : 

- Antoine de NEGRE (v.1600–1680)  prêtre. IL fut premier chantre (responsable du cœur ou précenteur) de la collégiale de Saint Paul de Fenouillet. 

- Jean François de NEGRE  (v.1600-1671?) prêtre, curé de Belcaire de 1639 à 1671 et qui établit  le premier registre des baptêmes, mariages et sépultures de la commune à partir de 1660 encore consultable à nos jours

- Françoise Marie de NEGRE mariée  en 1614 à Jean Jacques de Couderc sieur de Cazelles.

Il y aurait également :

- Paule de NEGRE née vers 1600 et décédée vers 1676, mariée en 1626 avec Philippe de Niort seul dépositaire du titre de noblesse de cette famille, bien qu’ayant perdu la seigneurie de Niort.

- Raymonde de NEGRE mariée à Raphaël de Foix, descendant de Jean de Foix, vicomte de Narbonne ;

(et peut être Charles et Louis de NEGRE établis à Caudiès de Fenouillèdes).

I.2 Pierre de NEGRE  sieur d’Able, fils de Jean auquel il succédât comme bailli, est né vers 1593. Dans cette fonction, il fut appelé le capitaine de Nègre, et  fut maintes fois sollicité par le Maréchal de Montmorency gouverneur et lieutenant général du Languedoc mais aussi par le seigneur  de Mirepoix, notamment pour défendre Axat assiégé par les espagnols.     Il se marie deux fois et aura au total  11(ou 12) enfants.

Premier mariage  en 1626 avec Antoinette d’Ixar, fille du seigneur d’Ixar famille descendante des rois d’Aragon ; 

Deuxième mariage avec Marguerite de Bo(u)squet ( sœur de François de Bosquet Intendant du Languedoc et qui fut ensuite évêque de Lodève de 1648 à 1655, puis de Montpellier jusqu’en 1676). 

Si l’aîné Jean Timoléon de NEGRE est issu du premier mariage, il y a incertitude quand à  la filiation exacte des autres enfants (essentiellement des 4 suivants) qui sont :

     - César Antoine de NEGRE, lieutenant au « Régiment Orléanais » sous le nom de Chevalier d’Able, (il est dit avoir été tué lors de la guerre des sept ans; Or celle ci a commencé en 1754 ; cette hypothèse est donc peu probable)

   - Pierre sieur de Roqueblanc, capitaine au même régiment et qui aurait été aussi tué  à  la guerre des sept ans (peu probable également)

    - Guillaume de NEGRE sieur de Lafajolle qui fut député paroissial à la fin du XVIIème siècle aux Etats du Languedoc.

    - Jean de NEGRE sieur de Montpié, prêtre qui fut curé de Roquefeuil ; docteur en  théologie, il fut ensuite recteur à Ouveillan.

     - Marguerite de NEGRE qui épousa le sieur d’Alverny.

Puis vinrent :   

    - Pierre Marc Antoine de NEGRE sieur de Laval d’Able, prêtre, docteur en théologie. Il a été curé de Le Vivier, (prés de Saint Paul de Fenouillet) où il fut ordonné alors qu’il était encore clerc en 1679. Il serait mort à Paris (Eglise Saint Sulpice) en 1709.

    - Jean François de NEGRE sieur de Lacam, né en 1646 à Niort, prêtre lui aussi docteur en théologie en Sorbonne  et qui fut grand archidiacre au chapitre Saint Pierre à Montpellier. Son goût pour les sciences et ses connaissances en mathématiques le firent élire à l’Académie Royale des Sciences  de Montpellier ou il fut admis dés sa création en 1706. (Elle faisait suite à l’Académie Royale de Paris qui avait été crée en 1666 par Colbert) ; il mourut à  Montpellier le 10 novembre 1715 et est enseveli dans la cathédrale Saint Pierre. 

Blason de Jean François de Nègre, extrait de l'Armorial général de la France par Charles d'Hozier 1697.

   - Joseph César de NEGRE sieur de Mérial, qui  fut colonel d’infanterie au régiment royal du Roussillon. Il fut ami du roi ; il a épousé Demoiselle de la Fregoze (de Narbonne) , dont une fille  Marie de Nègre mariée au sieur de Vers gentilhomme de Narbonne ;

   - Madeleine/Françoise de NEGRE mariée au sieur de Fauré présenté comme gentilhomme de Pamiers ;

  - Thérèse/Marie de NEGRE mariée au sieur de Gargas, également gentilhomme de Pamiers ;

   - Catherine, religieuse, dans la congrégation de la visitation à Toulouse.

Il est aussi relevé un autre de NEGRE  Jean Raphaël (né v. 1640) sieur de Font-d’Argent marié à Marie Bonnery dont le fils Jean Paul de NEGRE (né en 1677) fut bachelier en théologie ; prêtre à Niort entre 1713 et 1716, il devint grand vicaire de  l’évêché d’Alet dés 1720. Il eut une vie très curieuse ; Il est démis de ses fonctions en 1727 car il s’était attiré l’inimitié de certains trésoriers du Chapitre d’Alet en mettant à jour de nombreuses erreurs dans leurs comptes. Il se retire alors provisoirement à Saint Paul de Fenouillet puis se voit imposer de reprendre son ministère à Brive en 1730. Réhabilité ensuite par  les services du Roi, qui avaient reconnu la véracité de ses accusations, on le retrouve alors dans la région .  Par ailleurs,  il fut nommé par le sénéchal de Limoux comme curateur des filles de François d’Hautpoul seigneur de Rennes et de Marie de NEGRE d’Able, à la mort de leur père en 1753. Il décède à Limoux en 1762. Dans son testament, il lègue des biens à l’une des filles de Marie d’Able et d’autres à une demoiselle Paris descendante d’Ignace Paris, pâtre, reconnu comme ayant découvert le supposé trésor de Rennes ! Jean Paul de Negre serait également l’auteur de l’un des parchemins retrouvés par l’Abbé Saunière lors du déplacement de l’autel de l’église de Rennes en 1891, document particulièrement secret, en latin, certainement codé. On ne peut que faire alors le rapprochement avec la sépulture de Marie d’Able, avec laquelle il était donc certainement parent, ce qui ne fait qu’accroître d’ailleurs le mystère de Rennes le Château la concernant (voir ci-après  Marie de NEGRE d’Able)

On retrouve, aussi, dans l’histoire locale d’autres familles de Nègre, dont l’origine est moins ancienne, souvent anoblie par mariage comme une Anne de Nègre (1659-1709) mariée à Espezel au sieur Maffre Salvat seigneur de Quirhaud puis avec  Jean urbain DARSSES (1667-1727, maire d’Espezel) dont le fils Pierre Joseph Darsses, devenu d’Arsses de Cassaignes mousquetaire du Roi épousa Anne de Traversier de Montauriol , fille de Philippe et d’Anne Marguerite de Nègre (cf. ci après)

 Il y a également une importante famille de Nègre dans l’Aveyron, le Lot et le Tarn et Garonne mais son origine ne remonte pas antérieurement à la fin du 16eme siècle semble t-il.

Il ne faut pas non plus confondre avec une autre famille noble  identifiée avant le XVème siècle dans le Minervois les « de Nigri » (quelquefois orthographié de Negri ou même de Nègre), et qui eut elle aussi des unions avec diverses autres familles nobles audoises par exemple avec la famille d’Hautpoul et la seigneurie de Rennes le Château, comme ce fut le cas pour la branche d’Able de la seigneurie de Nègre (cf. Marie de NEGRE d’Able).

I.3 Jean Timoléon de NEGRE sieur d’Able, de Gebetx, de Montpié, de Lacan…, (1629-1703 Niort)  il était donc le fils aîné de Pierre de Nègre, sieur d’Able et il devint bailli à la mort de ce dernier dés 1664. Lui aussi fut mobilisé pour fournir des soldats à l’armée du Roi pour son expédition en Sardaigne ou pour porter secours aux habitants du Donezan, envahis par les espagnols qui voulaient détruire le château de Quérigut.

Il épouse vers 1655, Marie Anne de Corneille vraisemblablement fille du notaire d’Aunat. Il fit de nombreuses acquisitions qui agrandirent considérablement son domaine à Niort même, à Rodome et en plusieurs endroits dans la vallée du Rébenty  (terres, bâtisses, moulins…). Le couple eut 12 enfants :

                                        -  Le fils aîné fut Antoine Jean Pierre Célestin de NEGRE sieur de Comesourde (ou Coume Sourde du même nom qu’une dalle trouvée prés de Rennes le Château qui serait un élément important dans le mystère de ce lieu !) qui devint prêtre curé d’Espezel, de Niort et chanoine à Capestang (Hérault) puis à Saint Paul de Fenouillet ; ensuite vinrent :

     - François de NEGRE au premier rang de sa succession (cf. I-4a)

   - César joseph de NEGRE sieur de Montpié, bénédictin à la congrégation se Saint Maur (ordre de saint Benoît), fit profession à l’âge de 20 ans en 1699,au monastère de la Daurade à Toulouse ; il fut ensuite chargé de l’éducation des enfants au collège de l’Abbaye de Sorèze. A cette occasion, il composa en leur faveur une petite grammaire ingénieuse qui fut imprimée en 1713 sous le titre « La grammaire latine réduite en jeu de cartes et de dés ». Cet ouvrage permettait à l’écolier d’acquérir les principes nécessaires pour effectuer les traductions du français en latin ou vice versa ; elle donnait aussi les moyens pour maîtriser l’usage de latin et d’en faire application. Ce document lui conféra une grande notoriété dans le monde éducatif religieux. César de NEGRE fut aussi un temps prieur commanditaire au prieuré de Saint Martin d’Ambierle (Loire) fondé au Xème siècle par les bénédictins et dépendant ensuite de l ‘abbaye de  Cluny, mais n’y résida pas. Il est mort à Soréze en 1755.

  - Benoît de NEGRE également bénédictin ;

  - Jean François de NEGRE sieur de Montroux qui succédât à son frère François à la mort de celui-ci (cf. I-4b)

  - Jean Anne (ou Jean Antoine) de NEGRE, il commença une carrière militaire sous le nom de chevalier de Niort ; Il fut ensuite docteur en théologie ; il se retire alors, à l’abbaye de Saint Polycarpe début 1715, sous le nom de Frère Climaque (de Saint jean Climaque moine syrien du 7ème siècle); il fut secrétaire du Chapitre (assemblée de moines) ; il y mourut en 1725.

et 6 filles : 

     - Marguerite de NEGRE l’aînée de la famille mariée en 1694 à Pierre de Casemajou, capitaine d’infanterie au régiment royal du Roussillon seigneur de Niort, après avoir acheté la coseignerie à Pierre de Couderc fils de Jean jacques et de Suzanne de Niort

    - Anne Marguerite de NEGRE mariée en 1710 à François de Traversier de Montauriol , écuyer demeurant au château de Montaillou.

    - Marianne de NEGRE mariée à Jacques de Rieunègre d’Alaigne

   - Marie de NEGRE mariée  au sieur Serda.

                                   - Toinette de NEGRE  morte dans son jeune âge 

    -  Rose de  NEGRE également morte dans son jeune âge

I.4 a François de NEGRE sieur d’Able, succédât donc à son père Jean Timoléon de Nègre, comme bailli de 1703 à 1721 date de sa mort ; Il se marie en 1704 avec Antoinette  de Gaichier de Roquefeuil. Ils n’eurent qu’une seule fille Marie de NEGRE née en 1713; à la mort de son père, elle n’a que 8 ans et c’est donc son oncle Jean François de Nègre, qui fut désigné comme son tuteur. Celui ci  prit également la succession de François de NEGRE comme bailli à partir de 1721. 

I.4 b Jean François de NEGRE sieur de Montroux; fut donc bailli de 1721 jusqu' au plus tard en  1769 date de sa mort. Cette mention « bailli de Sault » figure bien sur l’acte de sépulture rédigé par le curé de Niort  Antoine BERNARD. Il avait été militaire en qualité de cornette  ou guidon (officier porte étendard) au  régiment de dragons du Languedoc. Sans enfants car à priori célibataire, il  teste en faveur de sa nièce Marie de NEGRE, dont il était le tuteur, et à laquelle il confiait son office  (et également à son autre nièce Philiberte de Casemajou  fille de sa sœur Marguerite). En fait on assiste à l’extinction de cette famille, puisqu’il n’y avait plus de descendance mâle ; elle n’exerça plus également la fonction de bailli ; il faut toutefois préciser qu’avec le démantèlement de la justice royale de Sault, le bailliage finit par ne plus exister non plus. Pierre de Marsol assuma cette charge quelques années encore avant la création d’une fonction de juge exercée pour la première fois vers  1780 par François Folquier de Belcaire.

Un événement est quelque fois cité pouvant apporter un argument supplémentaire à l’abandon de la charge de bailli par Jean François de NEGRE seigneur de Montroux mais ceci semble relever d’une très large interprétation. Le 17 mai 1732 le curé de Niort fut trouvé dans la rue mort assassiné ; or le sieur de Montroux le détestait ; des soupçons planèrent alors sur celui ci qui se serait alors enfuit de Niort. Pourtant on le retrouve à Niort sur différents actes et c’est à Niort qu’il mourut !

I.5 Marie de NEGRE d’Able fille de François de NEGRE et nièce de Jean François de NEGRE fut donc la dernière à porter le titre d’Able. Elle épouse en 1732 François d’Hautpoul, marquis de Rochefort, seigneur de Rennes (le château) ; héritant du titre de seigneresse de Rennes où elle s’installât définitivement, elle vendit tous ses biens de Niort (ainsi que ceux de Roquefeuil provenant de sa mère) qui furent acquis par une famille bourgeoise de Limoux FONS, qui acheta également l’autre partie de la seigneurie à Pierre de Casemajou. Ainsi François Dominique FONS qui devint FONDI (en reprenant leur nom issu de leur émigration en Italie au XVIème siècle lors des guerres de religion suite à la mise à sac de la ville de Limoux par les réformés) prit en 1757 le titre de seigneur de Niort. Ses descendants sont encore présents au château de Niort. Cet acte signe la fin de la  présence de la seigneurie de NEGRE d’Able à Niort  de Sault ;

«  La sépulture de Marie d'Able(s) est entourée d’un mystère qui trouve son justificatif dans celui de Rennes le château et du trésor de l ‘Abbé Saunière. Sa tombe était surmontée d’une dalle et stèle   sur laquelle était inscrite  CT GIT NOBLe M ARIE DE NEGRe DARLES DAME DHAUPOUL De BLANCHEFORT AGEE DE SOIX ANTE SEpT ANS DECEDEE LE XVII JANVIER MDCOLXX XI REQUIES CATIN PACE. Cette stèle fut brisée au début du XIXème siècle  au moment ou l’abbé Saunière  procédait à ses « investigations  mystérieuses. Que voulait-il cacher ? Cette stèle aurait été conçue et codée par l’abbé Bigou curé de Rennes-le-Château au temps de la marquise, mais ceci est contesté. Cette dernière lui aurait révélé un terrible secret de famille et l’abbé l’aurait dissimulé dans la pierre afin qu’il ne se perde pas. Or il semblerait que ce texte ait été écrit plus tard. Quoiqu’il en soit,  il comporte de bien curieuses anomalies : CT GIT au lieu de CI GIT, NOBLe : pourquoi un e minuscule à la fin du mot ? M ARIE : pourquoi le M de Marie est-il sur la ligne supérieure, coupant ainsi le nom en deux , NEGRe , encore un e minuscule à la fin du mot, DARLES au lieu de D’ABLES, HAUPOUL sans T (HAUTPOUL), (mais il semblerait que cette anomalie n’en soit pas réellement une ; en effet, d’après les anciens registres, le nom de cette famille s’écrivait bien sans T), De : le e est en minuscule, SOIX ANTE : le mot soixante est coupé en deux, SEpT : le p est en minuscule, l’année de sa mort est MDCCLXXXI (1781) et ici il est inscrit MDCOLXXXI, le deuxième C devenant un O, REQUIES CATIN PACE: Le mot est mal coupé. On aurait dû lire REQUIESCAT IN PACE, qui signifie repose en paix. Ici la marquise serait traitée de catin! De fait, les lettres inscrites en minuscule forment le mot « épée » Si on ajoute MT on arrive au mot « temple » (lettres en désordre). Il reste OR donc OR du TEMPLE ! On peut voir dans certaines de ces erreurs des allusions à Sainte Marie-Madeleine notamment les mots ARLES premier lieu ou elle passa à son arrivée sur la cote. Marie d’Ables était elle Marie Madeleine ? Par ailleurs « catin » en occitan correspond à une anfractuosité dans les rochers, d’ où l’allusion à un trésor caché. Il est possible que l’abbé Saunière ait réutilisé aussi la pierre tombale de Marie d’Ables pour sa propre sépulture. En effet des similitudes frappantes existent entre ces deux tombes. Toutes deux sont fendues  en leur milieu et elles ont à peu près les mêmes dimensions. Mais le mystère demeure et les chercheurs en ésotérismes ont encore du travail pour l’expliquer. » (Relevés Couiza)

II – LES LIEUTENANTS DE BAILLI DE BELCAIRE 

Cette branche concerne donc 2 des fils de Pierre de Nègre II et Raymonde de Germa, revenu donc s’installer à Belcaire : l’aîné Jean de NEGRE, et le second Pierre de NEGRE III sieur de Ferrieres.

II.1 - Jean de NEGRE (appelé Jean Martial ou Marsian ? dans certains textes) est décédé à Belcaire en 1678. Il avait épousé Madeleine (Manon) de Couderc, fille de Jean Jacques de Couderc et Suzanne de Niort, dont le frère Pierre de Couderc vendit à Timoléon de NEGRE d’Able et à Pierre Casemajou la seigneurie de Niort (cf. I.3). Ils eurent 11 enfants.

9 garçons :   outre l’aîné, Jean Pierre de NEGRE (cf. II.3a)  et le cadet Antoine de NEGRE (cf. II.3b), il y avait :              

                                 - Jean Georges de NEGRE sieur de Fontalte qui habitait le château de Camurac, qui avait été occupé par son oncle Jean Georges de Nègre prêtre.

                            - Marie (ou Marc) Antoine de NEGRE, décédé à Belcaire en 1692 à 46 ans ; militaire il était appelé aussi le chevalier de NEGRE ; il est possible qu’il fut marié à une dame de Germa ou de Joulia (confusion avec son oncle ?) et aurait eu 2 fils :

  - l’aîné Charles militaire également, capitaine d’infanterie dans le régiment Saintonge ;

  - le second Jean François julien également militaire lequel serait marié à Marie Françoise de Graves de Tuchan  dont une fille Marie de NEGRE mariée à Caudies de Fenouillèdes à Pierre FOURNIER de Limoux ;

  -  et 1 fille Isabeau de Nègre, supérieure des Dames Régentes du diocèse d’Alet (chargées de l’enseignement des enfants).

Tout ceci reste toutefois à confirmer.

  - Victor de NEGRE sans postérité, décédé en 1721 à Belcaire âgé de 70 ans environ.

  - Enemon de NEGRE également sans postérité ; il est décédé à Belcaire en 1716 à 68 ans.

  - Félicien de NEGRE sieur de La Serre ; on relève à son sujet un acte de baptême en date du 23 juillet 1690 concernant Jeanne «  fille de Paule Cazals et à ce qu’elle a déclaré de Félicien de NEGRE sieur de La Serre ». Il meurt à Prades (66) en 1700 et est enterré dans l’église Saint Pierre.

     - François Joseph sieur de l’Estrade, militaire, il fut nommé major de la ville de Nîmes ou il se distingua en ramenant l’ordre dans cette ville ; il fut décoré de l’ordre royal de Saint Louis.

    - Jean François sieur du Rivals décédé jeune et sans postérité à Belcaire en 1678 (âge non précisé) ;

et 2 filles :

  - Marie de NEGRE qui avait épousé Jean Pierre Pretianne , sieur de Fontfrede, seigneur de Vaychis (09)  , dont la fille Dorothée épousera Joseph de Thonel, seigneur d’Orgeix qui devint par ce fait aussi seigneur de Vaychis.

  - Dorothée de NEGRE mariée en 1695 à Belcaire à Jean Serda  (veuf de Jeanne de Bernard  et fils de Guillaume Serda apothicaire à Belcaire) où elle meurt en 1734 à 88 ans.

II.2 - Pierre de NEGRE III, sieur de Ferrières, frère de Jean de Nègre, né vers 1610 et décédé à Belcaire le 21 juin 1676 (mentionné « contrôleur »), est le deuxième fils de Pierre de Nègre II et Raymonde de Germa  (dans certains cas il y a eu confusion avec son père Pierre de Nègre qui est présenté comme s’étant marié en deuxième noce avec Françoise de Traversier !). Il épouse donc Françoise de Traversier de Montauriol famille noble qui possédait (et résidait alors) au château d’Urs en Pays de Foix (proche du château de Lordat) puis installée à Montaillou, d’ou  6 (ou 5 enfants) : 3  garçons et 2(ou 3) filles :

  - Jean sieur de las Coumes  (assimilé quelques fois à Jean de Nègre ci dessus II.1, (mais sur l’acte de baptême de Bernarde Bertier du 5/11/1679, on le trouve comme parrain avec la mention le concernant « fils de feu Pierre et Marie de Terrisse ? »; de même témoin au mariage Serda/Bernard le 17/2/1681 et présent au décès de Françoise de Traversier le 19/9/1681; dans les 3 cas, il signe bien LASCOUMES ; or Jean de Nègre II.1 est mort en 1678. Jean Sieur de las Coumes est lui décédé en 1683, certainement sans descendance. Donc soit la mention « f ils de feu Pierre et de Marie de Terrisse » ci dessus est inexacte soit Pierre III de Nègre avait été marié une première fois avec une Marie de Terrisse) ; il fut lieutenant dans un régiment d’infanterie ; sans postérité.

  - Jean pierre sieur du Pradal, prêtre qui fut curé d’Axat et mourut à Belcaire en 1720 ;

- Pierre IV sieur de la Plane décédé en 1723 à Belcaire sans descendance ;

  - Marie Jeanne  décédée à Belcaire en 1676 ;

  - Louise également célibataire, qui vivait avec son frère prêtre Jean Pierre et est décédée à Belcaire en 1724 (à 75 ans) ;  

  et éventuellement Raymonde.

(A ce stade, il convient de préciser que dans ces familles nobles, il était donné aux enfants, garçons mais surtout filles qui n’avaient pas de titre, de nombreux prénoms, ce qui fait qu’une même personne peut apparaître avec des prénoms différents selon la période de sa vie !)

- Pierre de Nègre III, sieur de Ferrières et ses frères, rendirent de grands services aux armées du Roi, comme en atteste un certificat de 1654 établi par le marquis de Birargues, commandant l’artillerie de l’armée royale en Catalogne ( sous le haut commandement du deuxième prince de Conti, Armand de Bourbon), où Louis XIV, (poursuivant les objectifs initiés par Louis XIII) était en guerre contre le Roi d’Espagne, soutenant en cela les catalans qui s’étaient soulevés contre lui : « les sieurs de NEGRE du Pays de Sault avaient servi et fait servir le Pays de Sault à conduire les canons aux Pyrénées, et sans leur service, il n’eut pas été possible de passer ».Cela valut en outre, à la famille d’obtenir en décembre 1659, « la faculté de chasser en pays de Sault et comté de Foix, à toute sorte de chasses, sans être tenue de payer aucun droit » Ils furent renommés en particulier, dans la chasse à l’ours !

La descendance de Pierre de Nègre III s’arrêta donc à ce niveau.

II.3a Jean Pierre de NEGRE, sieur de Pouzols fut  à la suite de son père Jean de Nègre, lieutenant de bailli ; sans postérité il meurt à Belcaire en 1706 à 68 ans, « après une grande aliénation ». La charge de lieutenant de bailli assuré par cette branche de NEGRE, se termina avec lui ; ses biens furent en majeure partie recueillis par le dernier des frères survivant :

II.3b Antoine de NEGRE, sieur de Faurans, frère du précédent, décédé en 1733 à Belcaire à l’age de 84 ans, sans postérité, laissa son héritage à la branche de NEGRE du Clat, représentée par Jean Jérôme de NEGRE III. La branche de NEGRE dite des lieutenants de bailli avait cessé d’exister.

III – LA BRANCHE DE NEGRE DU CLAT DE BELCAIRE

III 1 Jean Jérôme  I de NEGRE, qui porta donc le titre de seigneur du Clat provenant de sa grand mère , est le 4eme fils de Pierre de NEGRE II et Raymonde de Germa ; il est né en 1615 et est mort à Belcaire en 1689. Il épouse vers 1649 Jeanne de Sompcheix d’origine ariégeoise, fille d’Antoine de Sompsiech seigneur de Claux et Françoise de Gallardier, avec laquelle il eut 12 enfants. Seule est connue la descendance du fils aîné Arnaud de NEGRE (III 2) sieur du Bosc. Pour les autres, sont identifiés :
  - Françoise (o. 1652 - T 1696) ;
  - Jean George sieur du Touzet (o 1654 - T 1713) qui fit une carrière militaire chez les mousquetaires ;
  -  Madeleine (o v. 1655 -  T 1717) ;
  - Antoine Célestin sieur de Nentillas (o v.1657) ;
  Marie Brigitte (o v. 1659 en vie en 1707) ;
  - Marie Virginie (o 1660) ;
  - Jean Jérôme II sieur de Dilhac (o 1665) ; garde du corps (garde du roi dite garde écossaise) il fut tué devant Namur en 1692, lors du siège de cette ville tenue par « la Ligue d’Augsbourg » (Angleterre, Saint empire Romain Germanique et Espagne) en guerre contre Louis XIV, qui les combattait afin de maintenir sa suprématie en Europe.
   - Pierre (o 1667) ;
   - Jeanne (o 1671 – T 1744) non mariée mais qui eut une fille (1705) ;
   - Martial (o 1674 – T 1675) ;
 - Martial (o 1677 – T 1678) .

III 2  Arnaud de NEGRE sieur du Bosc, seigneur du Clat (il signait « del bosc d’al clat ») né en 1663 à Belcaire (T 1729 à Belcaire) épouse assez tardivement, en 1720 à Roquefeuil Claire de Marsol  fille de Pierre Marsol procureur du Roi au bailliage et Claire de Verniolle  d’ou 4 enfants :
 - Jean Jérôme III de NEGRE (III 3) l’aîné qui succédât à son père et reprit le titre de seigneur du Clat  puis 2 filles :
                    - Jeanne  de NEGRE (o 1723) entrée pensionnaire chez les religieuses (sœurs clarisses) d’Auterive (31) ou elle décède à 18 ans en 1741;
                     - Elisabeth  de NEGRE (o 1725) ;
                   -  Martial  de NEGRE (o 1729 quelques mois avant le décès de son père). Il fut d’abord « le chevalier de Nègre », lieutenant dans le régiment d’infanterie Rouergue puis adhéra aux règles de la révolution dès 1789, y mettant même un certain zèle, prenant le patronyme de citoyen Martial NEGRE ; élu maire de Belcaire, il se maria à Belcaire à  plus de 66 ans  le 30 brumaire an 4 (18 novembre 1795) avec Marie Françoise Serda (44 ans) fille du notaire de Belcaire. Il meurt le 24 ventôse an 11 (15 mars 1803).

III 3 Jean Jérôme III de NEGRE, né en 1721 à Belcaire, seigneur du Clat n’a que 8 ans à la mort de son père. On peut dire qu’il représente la branche réunifiée et donc unique des seigneurs de Nègre puisqu’il hérite des lieutenants de bailli et que la branche d’Able se tarit par la vente de ses titres et biens par Marie de Nègre d’Able (cf. I.5).  Il épouse en 1747 à Mont Louis Marguerite d’Areix de La Barthe, (fille de Pierre de la Barthe, trésorier de France et seigneur d’Antugnac, et de Marie Roger de Caraman) avec laquelle il aura 11 enfants (certains leur en attribuent 5 ou 6 de plus mais il s’agit d’enfants d’un Jean NEGRE et de Françoise Berniolle, ce qui n’a rien à voir avec la famille de NEGRE du Clat !!).

Outre ses biens à Belcaire, il exploite le domaine de la seigneurie d’Antugnac. Mais, à la révolution, outre son frère Martial qui s’associa aux révolutionnaires, son fils  aîné Michel Jean Georges fut pourchassé et dut s’exiler en Espagne ou il fut tué ; l’une de ses filles eut un enfant avant mariage... tous ces faits le firent sombrer dans le chagrin qui causa certainement sa mort le 13 germinal an II (2 avril 1794) à Belcaire. La famille sortit finalement éprouvée par la révolution d’ou émergeât seulement Marie Joseph  de NEGRE (III 4) Sieur de Dilhac, 6ème enfant de la famille. Outre ce dernier, celle ci comprenait donc 3 autres garçons :

- Michel jean George de NEGRE, l’aîné, né en 1748 à Belcaire, fut baron du Clat et d’Antugnac ; brigadier mousquetaire « gris » garde du corps du Roi, chevalier de Saint Louis. Il obtint, en 1769, le renouvellement du droit de chasser sur tout le pays de Sault et Comté de Foix, lequel fut établi au nom du Roi par Louis Jean Marie de Bourbon Grand Veneur de France.
Il  intentât un procès contre les magistrats et marguilliers de Belcaire. Se prévalant d’un édit royal de 1643 il exigeait  d’une part que les marguilliers (laïcs chargés de l’administration et de l’entretien de l’église et qui formaient avec des représentants du clergé le conseil de fabrique) apportassent à lui et à sa famille un « pain bénit de distinction immédiatement après le clergé, le seigneur du lieu et sa dame et d’autre part de disposer d’un rang honorifique aux prédications, processions et autres cérémonies de l’Eglise. L’affaire fut portée devant la prévotée de l’hôtel du Roi (au niveau national) qui condamna François Foulquier juge de la justice seigneuriale de Belcaire qui avait refusé dans un premier temps de lui accorder ces faveurs, Gabriel Serda procureur fiscal à cette même justice , Marc Caussou et François Lacube marguilliers à payer solidairement 100 livres à Michel de NEGRE pour l’avoir troublé dans ce droits. Ce procès nuisit localement à l’image de Michel de NEGRE « Messire le mousquetaire eut mieux fait de mériter les honneurs qu’il voulait plutôt que les revendiquer avec tant d’arrogance » ! Il n’est pas étonnant qu’il fut ensuite pris à partie lors de la révolution et qu‘il dut quitter Belcaire.
Il émigre en Espagne après être passé par le Bretagne avec son cousin, de Mauléon (de Nébias) et prend le commandement d’un groupe d’émigrés appuyant l’armée espagnole. Il fut tué au combat en 1793, lors de la guerre contre les armées révolutionnaires françaises dans la région de Collioure. Ses biens, dont le château de Belcaire, furent alors saisis.
 - Louis Pierre Martial de NEGRE (o 1751) également mousquetaire du Roi qui tenta bien de récupérer les biens de la famille saisis pendant la révolution, mais moyennant le paiement de 42000 livres il ne put s’octroyer que ceux provenant de sa mère. Ceux de la famille de NEGRE, dont le château, restèrent propriété de  l’état et furent vendus par la suite.
  - Antoine Suzanne de NEGRE (o 1752), il signe sieur de La Serre au baptême de sa sœur Anne victoire en 1768, dont il est le  parrain (on note par ailleurs un décès  à Belcaire d’un sieur de La Serre porté avec le prénom de Jean joseph  en 1787 à 35 ans ; est ce bien le même ?), militaire, fut garde du corps du Comte de Provence, futur Louis XVIII .
et 7 filles   - Marguerite de NEGRE (o 1749) ;
  - Elisabeth de NEGRE (o 1753) mariée le 30 vendémiaire an 10 (1801) à Jean Lassalle marchand drapier de Chalabre ;
 - Jeanne victoire de NEGRE (o 1756) ;
  - Marie Josèphe de NEGRE (o 1763) dite Mademoiselle d’Antugnac et mariée le 27 brumaire an IV (1795) à Hyacinthe Triers, originaire de Chalabre mais installé à Belcaire ;
  - Marie Thérèse de NEGRE (o 1764 -T 1835) mariée en 1790 avec  Gabriel Boudin, receveur des domaines; à cette occasion fut légalisée la naissance quelques mois avant, de leur fils  Jean Gabriel baptisé à Mirepoix; ceci avait provoqué le courroux de son père Jean Jérôme qui refusa ce mariage mais qui dut s’incliner par saisine du notaire Pugens. Elle fut certainement la dernière de NEGRE du Clat à porter ce nom à Belcaire.
  - Anne Victoire de NEGRE (o 1768) dite Mademoiselle de La Serre, mariée  le 9 ventôse an V (1797) à  Benjamin (Molinier de) Montplanqua lequel devint receveur des contributions indirectes et fut nommé successivement au Puy, à Gaillac, à Saint Hippolyte du Fort et termina sa carrière à Issoudun (Indre). C’était le 15eme et dernier enfant de Jean jacques Molinier de Montplanqua, capitaine d’artillerie et  Marguerite Bosc de Saissac
 - autre Marguerite de NEGRE (o 1771)

III 4  Marie Joseph de NEGRE, sieur de Dilhac, né à Belcaire en 1755, fut le seul fils de Jean Jérôme à assurer une postérité connue. Il épouse  en 1786 à Villetritouls, Marguerite de Gayraud fille du seigneur de ce lieu, qui descendait de la famille de Gayraud anciens seigneurs du Clat. Elle lui apporte titre et biens. Mais elle décède quelques mois après le mariage. Marie Joseph se remarie alors vers 1790 avec Rose Henriette d’Hélie de la paroisse de Saint André annexe de Pieusse. Il reste à Villetritouls ou il occupe le château au titre de seigneur du lieu. Il devient maire de Villetritouls mais doit démissionner à la révolution. Il s’appelle désormais Nègre, subit diverses menaces et restrictions mais reprend ensuite sa fonction de maire qu’il exercera jusqu’a sa mort en 1826 à Villetritouls ; il ne retournera plus à Belcaire. D’ailleurs le château de Belcaire préalablement saisi fut en effet vendu par l’Etat en 1813 (et acheté par Jean baptiste Pugens) et tous les autres biens  de l’ancienne famille de Negre suivirent. Trois siècles d’histoire de cette famille de Belcaire se terminaient ainsi.
Marie Joseph de NEGRE reprit dès l’avènement de l’empire le nom de « de NEGRE » puis à la restauration celui de « de NEGRE du Clat ».Il assurât une descendance qui conservera ce nom, complété par le titre de baron. Cette descendance constitue une nouvelle branche de la famille, à partir de Villetritouls, les barons de NEGRE du CLAT, laquelle va se répartir dans plusieurs endroits de France. Cette branche est la seule héritière de la seigneurie royale de Nègre du pays de Sault.

IV – LES BARONS DU CLAT

La baronnie du Clat, constitue donc la dernière branche contemporaine issue de la seigneurie de NEGRE. Elle a pour origine Marie Joseph de NEGRE qui le reprit le titre de Baron du Clat ; sa descendance gardât donc ce titre ; de son mariage avec Rose Henriette d’Helie, naquirent à Villetritouls, 6 enfants.
  - Jean Jérôme de IV NEGRE l’aîné, né en 1793 ; il avait été militaire  dés 1813 dans le 3eme régiment des gardes d’Honneur de l’Empereur; mais il retourne à Villetritouls après le traité de Paris en 1814 qui signe la défaite de Napoléon et son transfert à l’île d’Elbe. Il succédât à son père, à sa mort, en qualité de maire de Villetritouls pendant quelques années. Il épouse Marie Resseiguier originaire de ce village, mais qui habitait à Tournissan ; ils eurent un fils Marie Dieudonné né en 1828. Il et étonnant de constater que leur promesse de mariage fut enregistrée en décembre 1831. A partir de cette date, il n’existe pas d’éléments permettant de connaître son devenir. Ce qui est sur, c’est que le titre de Baron du Clat fut porté par son frère cadet Pierre Louis Martial de NEGRE (IV 1).
Les autres enfants étaient :
  - Rose Sophie  (o  2 prairial an 2 -1794- T ?) mariée en 1845 à François Viguier de Fanjeaux, maréchal des logis alors en retraite ;
  - Louise Elisabeth (o  4 floréal an 7-1799- et décédée au château de Donos commune de Thézan Corbières en 1876) qui s’était mariée en  1830 avec Paulin de Martrin Donos ;
  -  Louis George Michel (o 21 brumaire an X 1801) était militaire ; on le retrouve dés 1820 dans le 14 ème chasseur (cavalerie). Il fit la campagne d’Espagne en 1823 puis devient garde du corps du roi, compagnie de Noailles basée à Versailles dés 1826 (ou il y rejoint son frère Pierre louis Martial). Il quittera l’armée et épousera en 1839 à Laure Minervois Anne Claire Tallavignes  demeurant à la Métairie Basse dans cette commune;  (le mariage fut reporté une première fois en raison de l’opposition du père de la mariée Barthélemy Genest Tallavignes ; il a fallu recourir au tribunal pour obtenir le droit au mariage); le couple s’installera ensuite au château de Rivière, commune de Caunes Minervois  appartenant à la famille Tallavignes, (alors que le château et les propriétés de Villetritouls n’appartenaient plus à la famille de Nègre car vendus dés 1838). Le château de Rivière sera ensuite la propriété de Germain Sicard (Sicard de Rivière), paléontologue réputé, fondateur de la société scientifique de l’Aude et marié à Marguerite Paule Tallavignes (née à Montréal –Aude).
        - Jean François (o 7 germinal an XIII 1805) postérité inconnue.

IV 1  Pierre louis martial de NEGRE baron du Clat, né en 1796 devient militaire -régiment des chasseurs d’Angoulême à Toulouse qui prit le nom de chasseurs des Pyrénées. Après avoir accompagné le duc d’Angoulême (futur Charles X),  il entre dans les gardes du corps du Roi compagnie de Noailles; il s’installe dans l’Indre à d’Issoudun, où il épouse  le 20 juin 1830, Françoise Virginie Chevalier  fille de Guillaume Chevalier avocat. Il sera décoré de la légion d’honneur en 1838. Il meurt à Issoudun en 1874. Deux enfants :
  - Une fille Marie Henriette (o 1831 à Issoudun) mariée en 1854 à Issoudun à Charles Baucheron de Boissoudy  résidant à Sully sur Loire et un fils :

IV 2  Clément Marc Philippe Camille de NEGRE Baron du Clat, né à Issoudun en 1834, devient comme son père militaire. Capitaine des dragons, il fut ensuite aide de camp du général Euzenon de Kersalaun (1862) puis du général Rose (1870) ; il fut fait prisonnier lors de la guerre de 1870 contre l’Allemagne. Libéré, il devient alors aide de camp du général Bourbaki lorsque celui ci fut nommé comme gouverneur militaire de Lyon en 1871. Nommé chef d’escadron de la cavalerie à l’état major du 12ème corps d’armée, il est chevalier de la légion d’honneur (1871) et décoré d’autres ordres honorifiques ou caritatifs étrangers : saints Maurice et Lazare d’Italie, François Joseph d’Autriche, de N.D. de Villa-Vicosa du Portugal, de Sainte Anne de Russie et de Saint Olaf de Norvège. Il décède le 20 décembre 1880 à  Limoges à l’âge de 47 ans. Il était marié à Issoudun le 26 juin 1872 à Marguerite Marie Bourin, fille de Charles Bourin, Conservateur des hypothèques, qui possédait le château de Villejovet à Ardentes (36). Celui ci fut habité par Marguerite Zoé Grillon Desormeaux sœur de Charles Bourin, puis revint à  Marguerite Marie  Bourin devenue  par son mariage, Camille de NEGRE baronne du Clat.

IV 3 Charles Henri Martial de NEGRE Baron du Clat, fils du précédent, né en 1874 à Lyon,  (décédé à Ardentes château de Villejovet en 1962), est également militaire (régiment des Chasseurs). Il épouse en 1902 à Orléans Henriette Dugaigneau de Champsvallins, fille d’avocat d’où 5 enfants, tous nés au château de Villejovet à Ardentes (36) :1 fils l’aîné, Robert de NEGRE et 4 filles :
      - Monique (o 1907 – T 2007 Châteauroux) épouse en 1941 Henri de Saporta (veuf de Jeanne de Toisy)) ;
      - Louise (o 1908 – T 1938 Paris) ;
       - Solange (1910) religieuse ;
       - Jeanne (1912).
Veuf en 1918, Charles Henri Martial de NEGRE se remarie en 1920 à Paris avec Marie La Conte (Veuve Lelorrain).

IV 4 Robert de NEGRE Baron du Clat,  épouse en première noce N Perronet (d’Ars) puis en deuxième noce  Françoise Claire Sunhary de Verville (originaire de Marseille ; laquelle se remarie en 1946 à Jacques de Fabry-Fabrègues).

-------------------------------------------------

C'est le seul site web qui parle de votre région et qui tente de la mettre en valeur, sachez que j'ai toujours besoin de photos pour documenter les reportages, pensez-y ! 

Voici mon adresse mail :  jp@belcaire-pyrenees.com

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez-vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs. 

 

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre
commenter cet article
6 décembre 2016

 

Un superbe cadeau à offrir ou … à s'offrir et à partager en famille !

Je viens de recevoir l'ouvrage de Daniel Brugès auquel j'ai très modestement participé. Ce qui m'a valu l'honneur d'être cité dans les orientations bibliographiques (page 184) et les remerciements (page 185). L'adresse de mon site y figure, je l'en remercie.

Daniel Brugès

Ce livre dégage une émotion et est la mémoire d'une époque pas si lointaine, début du XXème siècle jusqu'en 1960. 185 pages avec de très nombreuses photos d'époque évoquent la vie quotidienne rurale et sociale qu'ont vécue nos anciens. Cela va vous rappeler des souvenirs j'en suis persuadé.

En 1950, 30 % de la population française habite et travaille à la campagne alors qu'en 1850 c'était 80 %.

Les thèmes abordés dans ce livre : la mairie, l'école, la religion au village, la vie et travaux à la ferme, les métiers ruraux, la famille de la naissance à la mort, le temps des fêtes, croyances et rebouteux, le facteur, ….etc. Le contenu de cet ouvrage s'identifie à n'importe quel village de France, pourquoi pas le vôtre !

Commandez-le sur Amazon, à la FNAC ou chez votre libraire avec le numéro ISBN.

Son prix ? Vraiment pas cher : 29,90 euros.

Si vous appréciez mon site, vous apprécierez ce livre authentique bourré de témoignages avec de magnifiques photos sur papier glacé.

4ème de couverture de l'ouvrage.

Daniel Brugès

--------------------------------------------------------

Au Village de mon enfance de Daniel Brugès

Aux éditions DE BORÉE, 45 rue du clos-four, 63056 Clermont-Ferrand Cedex 2

Parution novembre 2016

N° ISBN : 978-2-8129-2020-2

185 pages papier glacé, dos et couverture cartonnées.

Format : 295 x 245

PRIX : 29,90 euros

 

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans ARTICLES DIVERS
commenter cet article
25 novembre 2016

 

Ce reportage est différent des précédents, il contient plusieurs souvenirs du passé, avec en premier lieu, Cécile qui cherche sa descendance sur les villages de Rivel et Mazuby, ensuite Pierre Ferrand raconte la disparition du sous marin Phénix en 1939 avec à son bord Célestin Etienne Philémon TOUSTOU de Belcaire et pour terminer, une étude généalogique de Pierre Ferrand intitulée "Une figure de la famille Martre de Belcaire". Je remercie tous les deux pour leur participation. Je vous souhaite une bonne lecture et merci pour votre fidélité

 

Le Pays de Sault a beaucoup d'histoires de voyages à raconter, comme d'autres j'en suis sûr.

Cécile Verdier Boulos a quitté l'Aude en 1957, l'a vie la menée à 10000 km de la France en Thaïlande plus exactement, elle a épousé un chinois.

Son grand père Verdier Constantin est né à Mazuby, il s'est marié à Rivel où il a vécu toute sa vie, il avait des frères. La grand-mère de Cécile, madame Carbonneau est née à Vilhac, petit hameau situé au Nord-Est de Bélesta. L'ancien nom du village est Vilhac-Aiguillanes, devenu Lesparrou à la suite du décret du 14 octobre 1915. Écrit avec l'apostrophe, "l'Esparrou" se rapproche du mot occitan " l'espérou ", qui désigne un éperon.

Cécile est partie trop jeune, elle ne sait rien de cette famille Verdier qui a vécu à Rivel, ce village est situé entre Chalabre et Puivert. Si vous avez des infos sur les Verdier de Mazuby et de Rivel contactez-moi.

Rivel, se situe à 6 km de Puivert, Bélesta n'est qu'à 9 km et Quillan à 22 km, Lavelanet 18 km.

Le petit village de Rivel comptait 208 habitants en 2013. Alors qu'en 1841 il y avait 1227 âmes.

Le village de Rivel.

Le village de Rivel.

Le village de Rivel, chapelle Sainte Cécile.

La chapelle médiévale Sainte-Cécile qui remonte avant l'époque des Cathares. Son chevet est une rare pièce architecturale épargnée lors de la Croisade des Albigeois (1209-1229).

Le village de Rivel, l'abside de la chapelle Sainte Cécile.

Le village de Rivel, l'abside de la chapelle Sainte Cécile.

Le village de Rivel, chapelle Sainte Cécile avec son clocher mur particulier.

Le village de Rivel.

Rivel, de nos jours.

Voici quelques photos anciennes qui font toujours plaisir à voir :

Rivel, une générale du Sud-Est en 1905.

Rivel, les halles en 1955.

Rivel, avenue des Acacias en 1905.

Rivel, en 1955.

Rivel, le lavoir qui se trouvait au Sud du village, en 1905.

Rivel, une vue générale en 1905.

Rivel, une rue derrière l'église en 1955.

Rivel, une vue générale et le clocher mur de la chapelle Sainte Cécile au fond, en 1905.

Rivel, la mairie en 1955.

Rivel, la scierie du moulin l'Évêque en 1905.

Rivel, la rue Barry d'Amont dans les années 1965.

Rivel, la rue de l'église en 1905. 

---------------------------------------------------------------------------------------
 

Voici une autre histoire du passé relatif à Belcaire que m'a envoyée Pierre Ferrand, qui s'en souvient ? :

 

LA DISPARITION DU SOUS MARIN "LE PHÉNIX" le 15 juin 1939

 

Le curé de Belcaire, Jérôme TOUSTOU, relate ainsi un événement exceptionnel et dramatique qui eut lieu en juin 1939 à savoir le naufrage et la disparition du sous marin le Phénix  (in Cahier des curés de Belcaire/AD11).

Le 29 juin 1939 en l’église de Belcaire  la messe de l’Obit  a été célébrée pour le repos de l’âme de Célestin Etienne  Philémon TOUSTOU, 18 ans, quartier maître mécanicien du sous marin le Phénix, péri en mer le 15 juin. L’église était sobrement décorée aux couleurs nationales ; dans la foule venue nombreuse pour rendre hommage à l’enfant de la paroisse, on remarquait au premier rang Monsieur SEGUY sous Préfet de Limoux, Monsieur le Chanoine BATUT archiprêtre de Limoux, monsieur le Maire de Belcaire et son conseil municipal au grand complet, monsieur CARBOU Conseiller Général, les juges de paix, percepteurs et gendarmes du canton, Mademoiselle MESON Receveuse des Postes et le personnel enseignant (sauf Monsieur BARRAU qui resta à la porte) ainsi que les élèves et la société de secours mutuel Saint Jean Baptiste.

A la tribune, Monsieur le curé de Camurac dirigeait la chorale Sainte Cécile ; au chasse, Monsieur le curé de Roquefeuil assurait l’ordre des cérémonies, tandis que Messieurs les curés de Belvis et Prades assistaient Monsieur le Doyen.

Reçu officiellement à la mairie, Monsieur le Sous Préfet fit son entrée dans l’église, assisté des autorités locales, de la gendarmerie et des sociétés organisées.

Avant l’absoute, Monsieur le Chanoine BATUT monta en chaire et rendit au nom de Monseigneur l’Evêque un hommage ému à la victime du Phénix.

Au monument aux morts où on alla en procession après le chant de quelques cantiques et une sonnerie de tambours et clairons, Monsieur le Maire rappela la mort combien atroce mais chrétienne et française d’Etienne TOUSTOU, tandis que Monsieur le Sous Préfet insista sur les devoirs de la nation.

Il revenait aux enfants de clore cet hommage que la commune avait voulu rendre à son compatriote. Après que la petite RABAUTE eut lu la poésie de Victor HUGO "Ceux qui pieusement sont morts, tous ses camarades défilèrent sous la conduite de  leurs maîtres et maîtresses tandis que la foule émue les regardait s’incliner respectueusement  et déposer leurs bouquets de fleurs et priait tout bas le ciel d’éviter à ces chers petits les horreurs de la guerre".

Les victimes de cette tragédie :

 L’équipage était composé en tout de 71 personnes embarquées dont le Commandant Capitaine de Corvette  BOUCHACOURT (42 ans) et son État-major composé de l’Enseigne de Vaisseau BAHÈZRE – Enseigne de Vaisseau  LAMBERT – Lieutenant de Vaisseau VERON  et l’Ingénieur Mécanicien  MOUSSEAUX. 

Parmi les marins figurait en 71ème  position, dernier embarqué  Célestin Etienne Philémon TOUSTOU (matricule 3181 T 37) ; né le 27 juin 1920 à Belcaire, il n’avait pas encore 19 ans, l’un des plus jeunes de l’équipage. IL était le fils d’Henri TOUSTOU et de Marie Louise MAUGARD.

Célestin Etienne Philémon TOUSTOU (matricule 3181 T 37)

Il fut cité à l’ordre de l’Armée de Mer  (voir épitaphe sur la tombe de ses parents au cimetière de Belcaire 3ème tombe en rentrant à gauche).

Le sous-marin Phénix, sous-marin de première classe de grande patrouille type 1500 tonnes, classe Pascal, numéro de coque Q 157, a été mis en service le 21 octobre 1932. Long de 92 m et large de 8, sa vitesse maximale est de 17 nœuds en surface et 10 en plongée. Il peut alors atteindre la profondeur de 80 m.

 

Le naufrage du sous-marin Phénix le 15 juin 1939, voici quelques explications :

Dans le cadre d'une tournée d'endurance au Philippines et en Australie, il appareille de Toulon avec son homologue le sous-marin Espoir, le 4 novembre 1938 ; ils arrivent à SAIGON le 16 décembre 1938. En raison des évènements d'Extrême-Orient, ce programme est annulé. Ils devaient alors se rendre à Manille et Hong Kong après avoir effectué des  manœuvres en juin 1939. Le 15 juin 1939, en station en Indochine avec le sous-marin l'Espoir, le Phénix disparaît corps et biens en baie de Cam-Ranh, au large des côtes d'Annam, par 105 mètres de fond, lors d'un exercice d'attaque du croiseur Lamotte Picquet.

Du 15 juin au 5 juillet 1939 (date de l'hommage rendu par le sous-marin Espoir et le Lamotte-Piquet), toutes les tentatives de renflouement du sous-marin furent vaines. Il y avait sur zone le croiseur Lamotte-Piquet, l'Espoir, ISS Pigeon, l'Octant, la Marne et la gabare Cam-Ranh ainsi qu'un hydravion Loire 130 de l'escadrille n°5 de Cat-Laï. 

Le sous marin Phénix avant le début des opérations en baie de Cam-Ranh le 15 juin 1939.

Le sous marin Phénix en 1929.

QUE S'EST-IL PASSÉ ?

Les exercices se déroulent selon le programme convenu quand, brusquement, à un demi-mille de la ligne des navires, l'avant d'un sous-marin surgit, pointé vers le ciel à 45°. Vingt à trente mètres de coque ainsi dressée jaillissent de la mer, puis le sous-marin disparaît, comme aspiré par l'arrière.

Nul ne reverra plus le Phénix et ses 71 hommes d'équipage.

C'est la fin de l'exercice, l'Espoir fait surface normalement dans les minutes qui suivent. A bord de l'escadre, c'est le branle-bas. Les signaux visuels et radios s'entrecroisent.

L'amiral, sur son croiseur, mène les opérations tambour battant.

Quinze jours d'activité frénétique commencent. La mer est calme. Le point de disparition du Phénix est situé rapidement sans qu'aucun indice ne permette de définir la cause de la catastrophe. Aucune épave ni remontée d'huile, aucun écho.

Le sous-marin repose sur fond de sable, l'avant à 92 mètres, l'arrière à 108, couché à 30° sur bâbord, à trois milles seulement de la cote.

 Les moyens de l'époque, bouée téléphonique, jupe d'évacuation, permettent en théorie de sauver un équipage coulé par trente mètres, mais pas plus.

Nous sommes loin du compte. A bord du Phénix, c'est le silence, les sonars n'enregistrent pas le moindre bruit et l'on ne saura jamais ce qui c'est passé.

 

LES AMÉRICAINS INTERVIENNENT

L'amiral entre en communication avec Manille, et la marine américaine envoie immédiatement deux navires, dont l'un l'USS Pigeon est spécialement conçu pour le sauvetage des submersibles américains. Ceux-ci comportant un panneau circulaire, accessible de l'extérieur.

Le navire coulé étant supposé d'aplomb, ou presque, le navire sauveteur descend au bout d'une grue une cloche à deux étages d'un diamètre supérieur au panneau d'accès.

L'étage inférieur de la cloche est ouvert par le fond, donc rempli d'eau de mer. L'étage supérieur équipé de hublots et dans lequel ont pris place les sauveteurs, est en communication avec la surface par le téléphone, l'alimentation électrique des projecteurs, et une tuyauterie d'air comprimé, alimentée par les puissants compresseurs du navire.

A l'extérieur de la cloche, des scaphandriers accompagnent celle-ci dans sa descente. Cent mètres constituent la limite d'action sinon de la cloche, du moins des scaphandriers.

Au contact du bâtiment coulé, la cloche est positionnée sur le panneau circulaire de sauvetage, et fixée de l'extérieur par les scaphandriers. L'eau de l'étage inférieur de l'engin peut être ensuite chassée à l'air comprimé. La cloche se trouve ventousée sur le sous-marin.

Les sauveteurs, munis de casques contre d'éventuels gaz délétères, descendent par un sas à l'étage inférieur, et sont ainsi en mesure d'ouvrir le panneau d'accès au submersible et alors, peut-être, recueillir les survivants, si survivants il y a.

Car bien entendu, la survie des hommes, dans les meilleures conditions, après un tel naufrage, ne saurait excéder quelques jours, une semaine peut-être.

La plongée de la cloche du Pigeon permet de mieux apprécier la position du Phénix, mais rien d'autre ne put être tenté, tant du fait de la gîte du navire que de l'absence d'un dispositif d'accès analogue à celui des bâtiments américains.

On en revient à une méthode ancienne consistant à essayer de glisser sous le navire des chaînes, tirées par deux remorqueurs, afin de pouvoir draguer le bâtiment, et l'amener à la cote, en remontant la pente douce des fonds sableux sur lesquels il est échoué.

Mais on n'arrache pas aussi simplement quelques deux mille tonnes à la mer, et après avoir cassé plusieurs énormes chaînes, il faut renoncer.

Durant toutes ces opérations, sur l'Espoir, l'atmosphère est sinistre. Les deux équipages ne faisaient qu'un et tous se connaissaient parfaitement.

Tant pour tenter de mieux comprendre, dans les conditions du bord, les diverses éventualités, que pour jauger les nerfs de ses marins, l'amiral décide, dès le lendemain du naufrage, d'embarquer sur le submersible orphelin de son frère, et d'effectuer des plongées successives dans différentes hypothèses.

Rien ne ressort de ces tentatives, si ce n'est le raffermissement du moral de l'équipage. Et l'amiral déçu, rejoint son croiseur.

 

La cause exacte du naufrage n'a pas été déterminée avec certitude. Les hypothèses pour expliquer ce naufrage dramatique sont :

- qu'il aurait plongé avec le panneau avant ouvert ;

- qu'en raison du mauvais état de la batterie d'accumulateurs, il y eu accumulation de gaz suite à sa recharge complète, gaz qui auraient explosé après la prise de plongée suite à un arc électrique ;

- shunt de la lampe témoin d'ouverture d'un panneau de descente. Cela permettait à la mer, à l'insu des officiers, de ventiler les postes, rendus étouffantes par la chaleur humide de l'Indochine. La Marine reconnaissait que l'habitabilité des "1500 " était déplorable sous les climats tropicaux. Seuls les six derniers de la série (les Agosta) seront  dotés de l'air conditionné. 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

La généalogie passionne énormément de monde, Pierre Ferrand m'a communiqué en début d'année 2016 des recherches qu'il a effectuées sur la famille MARTRE de Belcaire avant 2014, il désire partager son étude que voici :

 

 

UNE FIGURE DE LA FAMILLE MARTRE DE BELCAIRE

 

Henri MARTRE ancien PDG de l'Aérospatiale.

S’il est un personnage connu de la famille MARTRE, c’est bien Henri MARTRE, polytechnicien, ingénieur des mines, et qui fut Directeur Général de l’Armement, puis PDG de l’Aérospatiale, et aussi président de l’AFNOR et qui côtoya les plus grands dirigeants de ce monde. C’est lui qui lança et dirigea depuis Toulouse, le programme Airbus ainsi que la fabrication des fusées et satellites français. A ce jour encore, il constitue une référence en terme de compétence économique dûment reconnue et sollicitée. Henri MARTRE est grand croix de la légion d’honneur (grade le plus élevé : environ 70 récipiendaires à ce jour*).

Henri MARTRE ancien PDG de l'Aérospatiale.

Henri MARTRE est né en 1928 à Bélesta et est le fils de Marius MARTRE né à Belcaire en 1897 et marié  en 1925 à Paule MAUGARD de Bélesta. Marius (en fait Alexandre Marius) fut blessé à la guerre de 14-18 à laquelle il participa ; il disparut jeune en 1933 et son décès fut reconnu imputable à la guerre ; de ce fait ses 2 enfants donc Henri et son frère aîné André bénéficièrent du statut de pupilles de la nation (par jugement du tribunal de Pontoise du 25 mars 1935). 

Marius MARTRE, lui même fils de Joseph MARTRE ancien maire de Belcaire, est l’un des descendants de cette famille MARTRE de Belcaire, qui, si elle n’est pas constituée de très nombreux individus par rapport à d’autres familles belcairoises, a joué un rôle très important dans la vie du village dans les 150 dernières années.  

A la fin du Moyen Âge, les MARTRE étaient présents à Prades, Montaillou  voire Camurac ; certains sont venus jusqu'à Belcaire notamment pour mariage, mais peu y ont assuré une descendance pérenne à l’exception du couple Jacques MARTRE (o 1734 +1808) Marie Thérèse BAILLE (originaire de Montaillou). Ceux ci  s’installent à Belcaire, en ce milieu du XVIIIème siècle comme cultivateurs. De leurs six enfants, Louise (o 1760 +1848 mariée  en 1785 à Belcaire à Jean MAURY), Ignace (o 1762) Elisabeth (o 1765), Marie Anne (o 1767), Anne (o 1770) et Paul, seul ce dernier assura une postérité de nom.

Cette famille sera affublée d’un surnom à l’origine curieuse ; en effet Jacques prononçait mal le mot après comme dans  « je le ferai après » en patois  « le faraï après » ; il disait « le faraï adès ». Il est donc devenu « l’ADES »! Surnom porté ensuite par son fils Paul.

Par ailleurs on constate rapidement une évolution sociale très nette de cette famille ; du métier de cultivateur (ils exploitent eux même ses biens), les MARTRE deviennent progressivement des " propriétaires" c’est à dire qu’ils emploient des ouvriers « les brassiers » (qui utilisent leurs bras). On voit alors apparaître dans les actes religieux paroissiaux (baptêmes, mariages, décès) ou notariés  les concernant, les termes de "Sieur" pour les hommes et "Demoiselle" pour les femmes. Ils ne sont toutefois pas considérés comme des "bourgeois" mais disposent d’une certaine aisance de vie pour l’époque.

Ancienne maison de la famille Martre à Belcaire.

Ancienne maison de la famille Martre à Belcaire.

 

Paul MARTRE  « l ‘ADES », né le 1er juillet 1774 à Belcaire (+1859), épouse  le 2 février 1796 à Belcaire Ursule PUGENS (fille du notaire Jean Baptiste PUGENS et de Marguerite CLERGUE dont la fille aînée Elisabeth épousera 4 mois après Jean Baptiste FERRAND). Il est cultivateur puis propriétaire ; Le couple eut 14 enfants ! 2 enfants seulement Jean Baptiste et Joseph assurèrent une postérité de nom ; les autres étaient Marie Thérèse (o 1797 +1802), Jean Jacques (o 1798 +1828 célibataire) , Cosme Damien (o 1801 +1804), Marie Madeleine (o 1803 +1807), Geneviève (o 1805 +1806), Marie Thérèse, jumelle de Joseph (o 1807 + ?), Marie Madeleine (o 1808- + ?), Jean Paul (o 1809 +1811), Marie Louise (o 1812 +1859, mariée en  1837 à Belcaire avec Jean Jacques MEDUS propriétaire), Henri (o 1814 +1817 et sa jumelle Madeleine (o 1814 + ?) et Jean Paul (o 1816 + ?).

Acte de mariage de Paul Martre et de Ursule Pugens  du 2-2-1796 (14 pluviôse An IV).

Acte de mariage de Paul Martre et de Ursule Pugens, du 2-2-1796 (14 pluviôse An IV),  extrait agrandi avec leurs signatures

A - Jean Baptiste MARTRE fils aîné vivant de Paul et d’Ursule PUGENS est né à Belcaire le 9 mars 1800 (+1875) ; il se marie le 4 juin 1833 à Belcaire avec Marie Guilherme MEDUS (fille de Jean Baptiste MEDUS et de Marie de LEVIS - celle ci était la fille de François de LEVIS seigneur de Ventaillole, de Léran (09) ,descendant de la famille de LEVIS issue de Guy de LEVIS seigneur de Saint Nom en Chevreuse, vassal de Simon de MONTFORT qui lui attribua la seigneurie de Mirepoix à la fin de la croisade contre les Albigeois  en 1229. Elle était apparentée à la famille de NEGRE seigneurs de Belcaire depuis le milieu de 16 ème siècle. La branche de Lévis Ventaillole est issue de la branche de Lévis Léran - vers 1540 avec la naissance d’Antoine I de LEVIS seigneur de Ventaillole, dernier fils, né hors mariage, de Germain de LEVIS Léran. Le couple eut  5 enfants :

                                    - 4 filles  Ursule (1834  +1854, mariée en 1853 à Belcaire à Philippe joseph CAUSSOU cultivateur), Marie (o 1838 +1914 célibataire) , Catherine (o 1842  +1844), Catherine (o 1844 +1925 – mariée en 1865 à Belcaire à  Jean Jules FERRIE cultivateur, dont la fille Uranie épousera Joseph FERRAND) et 1 garçon  Jean Jacques qui assura la postérité.

  - Jean Jacques MARTRE (surnommé « jacquet »), est né le 9 février 1836 à Belcaire (+1917), et se marie le 6 septembre 1865 à Anne Léontine CAUSSOU (fille de  jean joseph  CAUSSOU propriétaire et d’Hélène PELOFY) d’ou sont issus 11 enfants :  

                                  - 3 filles : Octavie (o 1873  +1878), Marie Zoé (o 1882 +1975 Bélesta , mariée  en 1901 à Belcaire à Pierre Joseph BRUSTIER scieur à Bélesta dont le père Isidore fut maire de Bélesta en 1881) et Hélène (o 1888  +1976), mariée en 1930 à Henri FERRAND (percepteur des contributions directes qui exerça dans le Cantal puis en Bretagne) 

                                   - 5 garçons  sans postérité:   Zéphirin Paul,(o 1869 +1960) prêtre qui fut curé du Bousquet, de Comus puis de Roquefeuil de 1903 à 1942, Henri (o 1872  +1873), Auguste (o 1877  +1878) , Auxence (o 1878 +1897) et  Paul  (o 1884  + 1887)  , 

     3 garçons ayant laissé une descendance : 

                                        1 - Jean baptiste joseph MARTRE, né le 22 octobre 1867 à Belcaire ( T ? ), médecin qui épouse le 24 octobre 1893  à Saint Paul de Fenouillet Marie BERTRAND fille de Jean propriétaire dans cette commune et Victorine GANDOU ; il exerce ensuite à Argelès sur Mer où il s’installe définitivement ; ils eurent 2 enfants :

                                                     -   ?

                                                 - Léon MARTRE (o 1899 Argelès sur Mer  +1987 Perpignan) agent d’assurances à son mariage puis médecin (noté sur son acte de décès), qui se marie en 1923 à Toulouse avec Marie Cécile GARDINAL (originaire de Paris 3ème) dont un fils ;

                                                   - Gérard MARTRE (o 1924) marié à Anne marie OSTREJZ, dont 2 enfants Erik MARTRE (3 enfants) et Florence MARTRE.

Ouvrage du docteur Joseph Martre avec une dédicace à son frère le docteur Jean Martre.

 

                                   2 - Joseph MARTRE né le  24 mai 1875 à Belcaire (+ Maroc), médecin qui épousa le 2 mai 1905 à Belcaire Claire UTEZA (fille d’Urbain UTEZA propriétaire à Mijanès et de Cécile de CAMPOURCY et dont le frère François UTEZA est médecin militaire affecté à l’armée d’Orient de 1914 à 1917 ; il recevra la légion d’honneur en 1917). Il devient aussi médecin aide major (médecin militaire) et à ce titre participe à la campagne du Maroc entre 1914 et 1919 avec le 127 ème régiment territorial d’infanterie ; celui ci  avait été requis par Lyautey, malgré la guerre en France, afin de d’assurer la préservation du Maroc mise à mal par les attaques incessantes des tribus berbères; il est basé à Dar de Bigagh. A l’issu de cette période, il reste au Maroc et s’établit à Tiflet Il exerce en qualité de médecin de la santé publique de la région de Rabat et des dispensaires de Salé et Rabat. Il dut lutter en particulier contre une épidémie de typhus en 1927 ou il se distingua par son autorité intelligente et une totale abnégation. Il reçut la médaille des épidémies en 1927 qui faisait suite à la médaille coloniale obtenue en 1915. Son dévouement, sa bravoure et sa compétence lui valurent d’être élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur par décret du 25 août 1949.La décoration lui fut remise en décembre de la même année par le Général Alphonse JUIN (futur maréchal de France) gouverneur général du Maroc. Il est aussi commandeur du Ouissam Alaouite, la plus haute distinction marocaine. Il décède tragiquement vers 1950. Il aurait eu 2 filles (??).

                                     3 - Pierre MARTRE né le 10 janvier 1871 à Belcaire (+1947) épouse le 4 avril 1900 à Belcaire Rose Isabelle MARTRE sa cousine fille d’Henri et de Marie Anne MEDUS; il est un important exploitant agricole et forestier ainsi qu’industriel  (Il possédait une scierie à Belcaire qui était située à l'emplacement de la salle des fêtes actuelle). (Il est l'arrière grand père de Françoise Ainié). Le couple eut 4 enfants : 

                                             - Marie (o 1901 + 1993 en Algérie chez sa fille Paulette épouse d’un médecin local,) mariée en 1929 à Baptiste FAUCHE marchand de bois à Lézignan ; 

                                            - Paul MARTRE (o 1902 +1984 Carcassonne, qui s’était marié en 1931 à Roquefeuil avec Marie LACAPELLE; c’est lui qui poursuivi et développa l’entreprise d’exploitation forestière et de scierie initiée par son père ; sans enfants, la scierie fut vendue à Mr Kermorvan puis fermée dans les années 1970 ; elle fut achetée par la commune qui construisit sur son emplacement la salle des fêtes du village.

                                             - Jean MARTRE (o 1904  +1985) médecin, qui fut maire de Belcaire de 1944 à 1947; il était président du Comité local de Libération en 1944 et fut élu en 1945. Il avait épousé en 1930 Georgette BUSCAIL originaire de Camurac. Ils eurent 3 filles Maryse (épouse COUSTAU), Jacqueline (o 1934  +2009 Lavelanet épouse AINIÉ) et Christiane (o 1938  +1986 Rambouillet, épouse GUERIN et dont la fille Isabelle fut danseuse étoile de l’Opéra de Paris). (Il est le grand père de Françoise Ainié) ;

                                          - Henri MARTRE (o 1906  +1994 Carcassonne,) ingénieur à Sud Aviation à Cannes puis à Toulouse ; il vit avec Léonie CAISSON, fille d’Honoré jardinier à Saint Raphaël (83) et de Joséphine FAURET (div. Maximin CANUTO) qu’il épouse en 1968 à Villefloure   où ils s’étaient installés au Domaine de « Gourgounet » acheté par Pierre MARTRE son père,  avec les 2 enfants de celle ci auxquels il a donné son nom : 

                                             - Sylvia  MARTRE-CANUTO (X RIBES) qui fut danseuse étoile du ballet Rosana Hightower à Cannes puis directrice du Voom Voom (ancien « Vieux Colombier ») à Juan les PINS, haut lieu du jazz (qui vit défiler Duke Ellington, Ray Charles, Eroll Parker et même Frank Sinatra) ou elle réside ; 

                                           - Georges MARTRE-CANUTO (+) décorateur-peintre à Carcassonne (X) dont 2 enfants  Laurence  MARTRE-CANUTO (X DESPREZ) et Thomas MARTRE-CANUTO.

 

B - Joseph MARTRE fils cadet de Paul et d’Ursule PUGENS et frère de Jean Baptiste, naquit le 10 février 1807 à Belcaire et épouse  le 20 novembre 1836 à Belcaire Marie Jeanne PELOFY fille de Jean Pierre propriétaire et de Guilherme FERRIE. Il est cultivateur. Sur leurs 6 enfants  on trouve 2 filles : Rose Ursule (o 1844  +1920 –célibataire) et Josèphe Guilherme (o 1847 +1929 mariée en 1872 à Joseph MAURY charron), 2 garçons sans descendance : Paul (o 1837 +1915) prêtre qui fut curé du Clat, de Saint Ferréol puis  Rouvenac de 1884 à 1907, et Jean Baptiste (o 1842) ainsi que 2 autres  garçons  Pierre et Henri ayant assuré une postérité .

                                       1 - Pierre MARTRE  (surnommé « pierraou »), né le 10 octobre 1839 à Belcaire (+1925), épouse le 29 mai 1866 à Belcaire Rose Césarine TERRISSE fille de Jean Jacques et Madeleine FERRAND. (Veuf, il se remariera en 1877 avec Rose CAUSSOU veuve d’Henri PUGENS). Ils eurent 3 enfants : Jean Jacques (o 1868  + 1869), Marie Joséphine (o 1870 + ?), mariée en 1892 à Belcaire  avec Pierre ASTRE marchand de chaussures de Limoux et  

                                      - Joseph Alexandre MARTRE né le 11 juin 1867 à Belcaire (+ 1940) ; huissier de justice, il fut maire de Belcaire  prés de 35 ans en 2 périodes : de 1900 à 1929 puis de 1935 à sa mort en 1940. Il se marie une première fois le  11 octobre 1893 à Belcaire  avec Marie Rosalie PELOFY fille de feu Simon et de Julie TOUSTOU dont il eut 2 enfants : une fille Alice (o 1894- T 1897) et un  fils :

                                                     - Alexandre Marius MARTRE (o 1897  +1933 Rodez) marié en 1925 à Bélesta avec Paule MAUGARD ; quelques temps  scieur à Belcaire  (1923-1925), il devient ensuite Directeur de la Coopérative Plateau Central à Rodez ou il décède à 36 ans. 2 enfants : 

                                                                     - André Jean MARTRE (o 1926 Bélesta) ingénieur civil des Mines, marié à Chantal LEURQUIN puis à Brigitte FOURCADE (André a gardé la maison familiale à Bélesta. Il a une fille, Sophie Martre ;

                                                                     - Henri Jean François MARTRE (o 1928 Bélesta), polytechnicien, ingénieur général de l’armement, marié  à Odette COPPIER.

                                          - Joseph Alexandre MARTRE se remarie après le décès de sa première épouse (1897)  le 26 avril 1900 à Bélesta avec Joséphine Henriette BRUSTIER fille de Jérôme Isidore (hôtelier, négociant en bois et qui fut maire de Bélesta en 1881) et Noémie CAROL, et sœur de Pierre Joseph qui avait épousé Marie Zoé MARTRE la fille de Jacques et de Léontine CAUSSOU ; ils eurent 2 autres enfants :  

 

                                                          - Marguerite (o 1901 +1901) et 

 

                                            - Isidore (o 1903 +Toulouse 1989) qui a épousé en 1930 à Belfort sur Rébenty Yvonne SICRE.

 

                                   2 -  Henri MARTRE le cadet des enfants de Joseph et marie Jeanne PELOFY est né le  1er novembre 1849 à Belcaire. (+1928) ; il est receveur de l’enregistrement et des domaines ; il fut d’abord affecté à Quillan puis à Chauny dans l’Aisne; il épouse le 8 mai 1875 à Belcaire  marie Anne MEDUS née à Leucate ou son père Jean Baptiste MEDUS de Belcaire (époux de Claire CLOT) avait été alors affecté en qualité de brigadier des douanes ; le couple eut 5 enfants dont :

                                         3 filles : Marie Henriette (o 1879 Quillan  +1962 Campagne/Aude, mariée le faux 14 août 1936 à Carcassonne à Pascal ESTEVE) ; Rose Isabelle (o 1881 Quillan + 1959,  qui épousa Pierre MARTRE son cousin, fils de Jacques et d’Anne Léontine CAUSSOU) et ? Baptistine   et  2 garçons : 

- Paul (o 1883 Quillan  +1885) ; 

                                         - Charles joseph MARTRE est né le 2 juin 1887 à Quillan (+ 1969 Châtillon sur Seine) ; il se marie en 1920 à Châtillon sur Seine avec Marie René BOMPARD fille de  Raymond, receveur de l’enregistrement  (comme son père Henri MARTRE) et de Jeanne SOULES. Il exerce le métier d’huissier de justice en cette ville. Le couple eut 6 enfants dont : 2 filles : Madeleine (o 1929 Châtillon/Seine) mariée en 1956 à Jacques  MASSIP et Monique (o 1940 Châtillon/Seine) religieuse, et 4 garçons :

                                                      - Raymond MARTRE (o 1921 Châtillon/S  + 2005  Chevannay) marié à Laure Marie LUTRAT dont un fils :

                                                                      - Philippe MARTRE.

                                                      - Henri (o 1923 Châtillon/S célibataire ;

                                                      - Pierre (o 1924 Châtillon/S + 1999 Châtillon/S) ;

                                                      - Bernard (o 1926 Chatillon/S  + 1970 Clichy) marié en 1968 à Joffrette SIMONNOT.

 

* lorsque le lieu naissance ou décès ne figure pas  après l’année, il s’agit de Belcaire.

 

C'est le seul site web qui parle de votre région et qui tente de la mettre en valeur, sachez que j'ai toujours besoin de photos pour documenter les reportages, pensez-y ! 

Cliquez sur le numéro pour voir ou revoir les autres reportages de la série "Le passé retrouvé ... acte .."

n°1 - n°2 - n°3 - n°4 - n°5 - n°6 - n°7 - n°8 - n°9 - n°10

Si vous voulez voir diffuser d'autres reportages "Belcaire passé retrouvé ..." vous savez ce qu'il vous reste à faire, envoyez moi vos photos anciennes !

Voici mon adresse mail :  jp@belcaire-pyrenees.com

AVIS ! Je recherche des photos de classe de l'année 1940 et des années entre 1963 et 1970 prises à Belcaire. C'est pour satisfaire une demande de belcairois. Si vous en possédez contactez- moi, vous ferez des heureux !

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez-moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez-vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs. 

 

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre
commenter cet article
5 novembre 2016

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Dans cette troisième et dernière partie je vous propose de découvrir l'environnement du village de Bélesta. Je vais très certainement omettre des informations, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. N'oubliez pas, ce reportage qui a été réalisé en trois parties du fait de la quantité de photos proposée.

Je constate que mes reportages ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus. Je vous souhaite une bonne lecture …

 

 

Plan des ruines du château d'Audou de Bélesta datant du XVIIIème siècle archives départementales de l'Ariège référence : 70EDT-CC2. 

 

LE CHÂTEAU D'AUDOU

 

Au sommet du roc Saint-James, une croix en bois se dresse au point le plus élevé du rocher. Elle a été plantée là par les habitants du hameau de Millet, et elle est destinée à détourner les orages. A l'endroit où se dresse actuellement la croix, s'élevait autrefois une tour ronde, dont la circonférence est encore très nettement indiquée par les restes de la muraille ; des lignes de pierres que le mortier unit encore tracent sur le sol le plan du bâtiment qui, jadis, recouvrait cet emplacement. Etait-ce un château ou un couvent ? Pour les anciens du pays, cette construction en ruines date de l'époque des Romains.

Bélesta, le sentier permettant l'accès aux ruines du château d'Audou.

Bélesta, l'entrée de la forteresse du XVIème siècle, située au Nord-Est de l'enceinte.

Bélesta, vestiges du mur d'enceinte, angle Nord-Est.

Bélesta, une autre entrée de la forteresse du XVIème siècle située au Nord-Ouest celle-ci n'existait pas primitivement, elle a été faite par les habitants venus piller la pierre. Prise de vue réalisée de l'intérieur de l'enceinte qui a été défrichée.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou. Le château d'Audou est une forteresse du XVIème siècle, bâtie à l'occasion des guerres de Religion par Jean-Claude de Lévis Léran, plus connu sous le nom de sire d'Audou, fervent protestant et homme de confiance d'Henri IV. Cet édifice domine le village depuis plus de quatre siècles. Délaissé dès le début du XVIIème siècle, il fut progressivement abandonné, saccagé par les hommes et envahi par la végétation, au point d'être aujourd'hui menacé de ruine complète et de n'être bientôt plus qu'un malheureux tas de pierres.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou, la superficie à l'intérieur de l'enceinte est de 2500 m² environs. Si vous possédez un relevé sur plan de ces ruines merci de m'envoyer celui-ci par mail pour compléter ce reportage.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou. La configuration des bastions restent très marquées aux angles de la forteresse.

Le castel d'Amont, ce château, également appelé "château d'Audou" ou encore "château neuf", a été construit par le sire d'Audou, vraisemblablement après 1567. En 1604, celui-ci fait l'objet d'un procès-verbal de visite avec estimation des réparations à y faire à la demande de Louise de Lévis-Mirepoix. Cet acte décrit l'organisation du château, il était flanqué de quatre bastions carrés, avec un donjon à quatre étages et un corps de logis à trois étages. Il comptait de nombreuses pièces dont quatre caves, deux grandes salles, une cuisine et plusieurs chambres. On sait également qu'un colombier se situait entre le château et la village et que des écuries se trouvaient à l'extérieur du château, près de la porte d'accès.

Louise de Mirepoix a finalement préféré le "château vieux", dans Bélesta à côté de l'église, afin d'y établir ses nouveaux quartiers. Des aménagements de plaisance ont été réalisés au XIXème siècle. Le site est inscrit au titre des Monuments Naturels et Sites.

Bélesta, le mur d'enceinte Sud du château d'Audou.

Bélesta, angle Sud-Est du château d'Audou, on aperçoit, émergeant derrière le mur, le bastion au fond.

Bélesta, depuis peu une association s'est créée pour la sauvegarde de ce patrimoine historique du XVIème siècle. Les travaux les plus urgents de sauvegarde sont les maçonneries, le confortement et restauration des remparts et des vestiges des corps de logis, la remise en place des pans de maçonnerie effondrés et, à plus long terme, le dégagement des bâtiments aujourd'hui comblés par les gravats et la terre apportés par quatre siècles d'abandon, ainsi que la restauration et leur consolidation des quatre bastions d'angle.

Bélesta, angle Sud-Est de l'enceinte. Cela fait une importante superficie ceinturée par ces murailles dont une bonne partie est encore debout. Le terrain ainsi aménagé servira aux manifestations médiévales futures.

Bélesta, angle Sud-Est de l'enceinte avec les vestiges du bastion.

Depuis plus de quatre siècles après la mort de son propriétaire, Jean-Claude de Lévis-Léran, sire d'Audou, la forteresse, à l'abandon, victime des intempéries, des démolitions successives, de la végétation excessive (arbres, ronces, lierre…) était, avant son acquisition par l'association, menacée de disparition.

Bélesta, le mur d'enceinte Sud de la forteresse.

Bélesta, les ruines du château d'Audou vues de l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

 

Bélesta, le calvaire de Bicharole. 

 

Bélesta, le calvaire Notre-Dame du Val d'Amour.

Bélesta, place du monument aux morts.

Bélesta, place du général de Gaulle.

Bélesta, l'Hers et la rue du Pont.

Bélesta, l'Hers vue de la rue Delalaygue.

Bélesta, route La Borie à l'Est du village, direction Quillan.

 

LA FORÊT DE BÉLESTA

 

 

Dès le Moyen-âge, les hommes ont détourné les eaux de l'Hers pour faire fonctionner les scieries et moulins. Il y avait vingt scieries entre 1856 et 1890 à Bélesta, c'était la prospérité avec le commerce du bois. Il y avait une scierie de marbre entre 1865 et 1868 en amont du hameau la Forge, elle fut construite sans autorisation. Diverses usines se regroupent au hameau de la Forge, entre le XVIIIème et XXème siècles. Une forge à la catalane, un martinet et une scierie sont bâtis avant la Révolution et appartiennent aux seigneurs de la Rochefoucault. Le site est ensuite en partie vendu à la famille Avignon qui y construit un second moulin à scier, un moulin à farine et une filature. Vers 1870, Adolphe Avignon installe une autre scierie à proximité. Au début du XXème siècle, le quartier compte trois ateliers de peignes en corne, deux usines textile, construites vers 1950, s'arrête dans les années 1990.

Forêt de Bélesta, une coupe des sapins.

Forêt de Bélesta, une coupe des sapins.

Dans le centre du village, il y a un ancien moulin à farine, qui semble être le premier moulin connu à Bélesta, datant de 1298. Il appartenait à la famille de Lévis. Au XVIIIème siècle, la famille de La Rochefoucault ajoutera une scierie et un moulin à jais. Transformé en scierie après la Révolution, ce dernier sera associé à sa voisine en 1845. De l'autre côté du pont, une scierie à bois et à marbre seront construites en 1837 par Jacques Courrent. Une usine d'effilochage s'installera à proximité dans les années 1950 pour s'arrêter en 1968.

Entre Bélesta et les Peyrots (au Nord-Ouest) le site de la Garenette a abrité un moulin à farine et à huile, une scierie à marbre et à bois, une filature ainsi qu'une usine hydro-électrique. En aval, une scierie à bois et un moulin à plâtre sont construit vers 1827 par Belot de la Digne. Au XXème siècle il ne reste plus qu'une usine d'effilochage et une usine de teinture.

Forêt de Bélesta, maison du garde forestier.

Forêt de Bélesta, engin de manutention, travail dans des conditions difficiles parfois.

Forêt de Bélesta, engin de manutention, permettant des sortir les arbres coupés de la forêt et de les amener sur une zone accessible aux camions de transport.

La forêt de Bélesta, grand massif forestier, aux sapins géants, est l'un des plus beaux des Pyrénées. A une altitude moyenne de 1000 mètres, la forêt occupe une superficie de 2000 hectares environs qui s'étendent sur un massif karstique situé entre le pic de Saint-Barthélemy, la montagne de la Frau et le plateau de Sault. Essentiellement privée, la forêt comporte 200 hectares de propriété communale, sa production très élevée est de 12 mètres cubes de bois par hectare chaque année. Elle est constituée d'épicéas, de mélèzes et de pin douglas. Les sapins géants de Bélesta ont longtemps servi à la flotte du roi, pour la fabrication des mâts et des ponts. Le bois était acheminé à la mer méditerranée en suivant le cours de l'Aude, transport par flottage (Voir le reportage consacré en partie au flottage ICI).

Il y a deux principaux groupements forestiers, propriété de la même famille Delaballe depuis 1913, celui des Bois Ariègeois, et celui du Bois de Ferrières ont changé de propriétaire en 2005.

Forêt de Bélesta, engin de manutention.

Forêt de Bélesta, autre engin de manutention équipé de chaînes.

Forêt de Bélesta, chargement des troncs.

Forêt de Bélesta, chargement des troncs.

Historiquement, ces biens fonciers ont connu plusieurs dynasties, et en premier lieu, la famille de Lévis-Mirepoix, dont Gaston est mentionné comme propriétaire en 1386, puis par le jeu des alliances matrimoniales, la forêt passa entre les mains de la marquise de Toiras jusqu'en mai 1670, puis la famille La Rochefoucauld prendra la relève jusqu'à la Révolution qui la confisqua au profit de la Nation. La forêt fut mise en vente mais aucun acquéreur ne voulut prendre en gestion une forêt de cette taille. En 1815, les La Rochefoucauld récupérèrent leur bien, mais le vendirent en 1829 et ce fut la fin du rôle des grandes dynasties aristocratiques.

La société Mouïse composée d'associés messieurs Barthe-Delcassé, Mouisse, Anduze et Gabarrou, acheta la forêt le 12 mai 1829, qui passa dix ans plus tard entre les mains du citoyen Devillaine. Ce dernier fit faillite et le massif se transforma en société civile en 1848 au moment de la guerre des Demoiselles. Ce conflit obligea la société à donner à la commune de Bélesta des parcelles pour répondre aux violentes réclamations d'usage, la forêt communale fut ainsi créée. La forêt changea encore de mains en 1883 avec l'achat par la veuve de Nathaniel de Rothschild qui en resta propriétaire jusqu'à la vente en 1913, à Charles Delaballe.

 

LA FONTAINE DE FONTESTORBES

La fontaine intermittente de Fontestorbes, déjà connue à l'époque romaine. Une des dix plus importantes exsurgences de type vauclusien en France, elle se singularise par la régularité de ses intermittences et l'ampleur de leurs variations ; la limonaderie de Fontestorbes, plus ancienne limonaderie artisanale de France encore en activité sans interruption depuis 1885.

La fontaine de Fontestorbes à plein débit.

Bélesta, l'entrée de la grotte de Fontestorbes.

La fontaine intermitente de Fontestorbes. 

La fontaine intermittente de Fontestorbes. 

La fontaine intermittente de Fontestorbes.

A deux kilomètres environ de Bélesta, on y arrive par une belle route qui mène de Bélesta au village de Fougax et aux gorges sauvages de la Frau, à gauche de la route, se trouve la fameuse fontaine intermittente de Fontestorbes. Pendant les mois d'été, de juillet à septembre, on peut pénétrer jusqu'au fond de la vaste excavation d'où elle sort, en passant sur les pierres laissées à sec et attendre le retour de l'eau qui s'annonce par un bruit assez fort. L'écoulement dure de 25 à 3o minutes et cesse ensuite pendant une durée à peu près égale.

La fontaine intermittente de Fontestorbes, l'intérieur de la grotte est accessible quand le trop plein du siphon cesse après 30 minutes environs.

Ce phénomène est en activité de juillet à octobre avec un débit variant entre 20 à 50 litres/seconde à 1800 litres/seconde après 30 mn. Cette fontaine est si abondante que ses eaux, jointes à celles de l'Hers, jusqu'alors simple ruisseau, suffisaient pour alimenter de nombreuses usines et des scieries qui transformaient en poutres, planches et chevrons les magnifiques sapins de la forêt de Bélesta.

Les auteurs ne sont pas tous d'accord sur l'étymologie du mot Fontestorbes. Pour les uns, il viendrait de fons lurbatus, fontaine troublée, dont le cours est bouleversé, interrompu, intermittent ; pour les autres, il serait constitué par la réunion des deux mots latins fontes orbi, sources qui manquent d'eau.

Cette source est située à l'entrée d'une grotte pittoresque, cette grotte est constituée par le calcaire urgonien, calcaire à dicérates de Dufrénoy, dans le crétacé inférieur.

Dans le Manuscrit de de Baville datant de 1697, l’on peut lire "on y a placé d’espace en espace de grosses pierres pour y pouvoir entrer et sortir, quand la fontaine est dans son plein". L'aménagement de l’accès intérieur de la grotte de Fontestorbes où jaillit la fontaine date de 1864.

Astruc est le premier qui ait donné une explication scientifique du phénomène de la fontaine de Fontestorbes dans son mémoire "Mémoire sur l’Histoire naturelle des Pyrénées" datant de 1731.

En face de la fontaine de Fontestorbes, vous empruntez une passerelle métallique qui enjambe l'Hers, pour accéder à la guinguette de Fontestorbes.

Extrait de carte pour vous situer Fougax et Montségur en empruntant la route D9 qui part de Bélesta. Après vous êtes arrêté à la fontaine de Fontestorbes, ensuite vous avez le village de Fougax.

LE VILLAGE DE FOUGAX

La fertile vallée de Fougax, que là-bas, tout au fond, l'orgueilleux pic de Montségur domine et surveille. Au Barrineuf, deux routes s'offrent à nous : celle de droite mène à Montségur, celle de gauche à Espine, au Pélail et aux gorges de la Frau. Entre parenthèses, de Montségur, vous pouvez vous lancer à l'assaut du pic Saint-Barthélemy, qui se dresse à une hauteur de 2354 mètres. Vous pouvez redescendre par le versant opposé par lequel vous avez effectué l'ascension pour rejoindre la vallée du Basqui, puis les gorges de la Frau et le Barrineuf. 

 

GOUFFRES A BÉLESTA

Le plateau forestier cache un vaste réseau de galeries souterraines que les spéléologues explorent régulièrement. Plusieurs atteignent des profondeurs dépassant les 200 mètres, comme le gouffre des Corbeaux ou "Caugno des courbasses", celui des Œillets ou celui du Roc des Agréous. A 850 mètres d'altitude, le gouffre des Corbeaux s'ouvre, en plein bois, dans des roches crétacées urgoniennes très fissurées, son orifice mesure environ 60 mètres sur 30 mètres de diamètre. C'est un abîme d'absorption et d'effondrement, la profondeur totale atteint environ 200 mètres. Cette caverne, qui s'élargit jusqu'à près de 30 mètres, est obstruée à 200 mètres sous terre par les blocs d'effondrement, à ses deux extrémités, deux petits réduits, au sol d'argile s'enfoncent sous terre. Le gouffre des Corbeaux et tous les gouffres bien connus de tout le monde a continué, malgré une loi du 15 février 1902, à servir de charnier pour les bêtes mortes des hameaux environnants, ce qui a eu pour effet de polluer les eaux de ruissellement, eaux qui alimentent les sources du secteur. Or, une partie de l'eau de cette source de Fontestorbes est captée pour l'alimentation de la commune de Bélesta.

 

Le petit hameau du Gélat proche du gouffre des Corbeaux.

Bélesta, l'entrée du gouffre des Corbeaux très connu des spéléologues.

 

GORGES DE LA FRAU

Les gorges de la Frau, son nom signifierait selon J.L. Salvaire "Fracture" et non "gorges de la peur" comme cela est généralement écrit. Il était question dans les années 1900 de réaliser une route passant par les gorges de la Frau pour relier Fougax à Comus et le plateau de Sault. Mais la raison à fait, que ce projet n'a jamais été réalisé et que ces gorges ont gardé leur beauté sauvage et farouche qui en fait tout le charme.

 

PRÉHISTOIRE A BÉLESTA L'ÂGE DE BRONZE

- Une série d'objets antiques provenant de l'oppidum fortifié gaulois du Mayne, mur à double parement. L'oppidum du Mayne se situe dans la partie orientale du département de l'Ariège, à moins de deux kilomètres de sa limite avec le département de l'Aude. Au Sud du village de Bélesta, il occupe une partie de l'éperon rocheux surplombant directement la fontaine intermittente de Fontestorbes et la vallée de l'Hers. Le travail de fouille réalisé sur le site juste après la seconde guerre mondiale a donné lieu à une publication parue en 1948 dans le bulletin de la Société Préhistorique de l'Ariège. Des armes, pointes de flèches, fers de javelot à douille, clous en grand nombre ainsi que des chevilles, objets de parure, des monnaies romaines datant de la première moitié du 1er siècle avant J.C., des céramiques, tout ceci fut retrouvé lors des fouilles. Une occupation du lieu, axée surtout sur les deux ou trois derniers siècles avant notre ère, dates apportées par l'étude du mobilier et des monnaies retrouvées.

Monnaie de bronze retrouvée sur l'oppidum du Mayne.

- Bélesta, la grotte de Rieufourcand-Espalisses : grotte occupée de la fin du Néolithique jusqu'au Deuxième Age du Fer, puis sporadiquement à l'époque romaine (antonianus d'Herennia Etruscilla, épouse de Trajan Dèce).

 

VOICI QUEQUES VUES AÉRIENNES DE BÉLESTA 

 

Bélesta, le centre ville.

Bélesta, une vue en direction de l'Est.

Bélesta, une vue en direction du Sud-Est.

Bélesta, comme vous pouvez le constater sur ces photos, les forêts occupent une superficie importante.

Bélesta, une vue en direction de l'Est.

Bélesta, une vue en direction du Sud-Ouest.

Bélesta, une vue en venant de Lavelanet.

Bélesta, une vue du centre ville.

Bélesta, une vue du centre ville.

Bélesta, vue aérienne de La Borie (sortie Bélesta route de Quillan).

Bélesta, vue aérienne de l'Espinas, petit hameau situé à l'Est de Bélesta.

 

DES OVNIS VUS A BÉLESTA

Il fallait que j'en touche un mot. La région a été touchée par un phénomène qui a défrayé la chronique en son temps. Dans la nuit du 16 au 17 octobre 1954, une série impressionnante d'observations d'ovnis a été relevé en plusieurs points de la commune. Tous les témoignages concordants, collectés par la gendarmerie faisaient état d'objets évoluant dans le ciel nocturne selon un étrange ballet qui dura plusieurs minutes. 

Voici les cinq jeunes du canular 55 ans après leur subterfuge. Photo datant de 2009.

Révélé en 2009, pendant 55 ans ils ont gardé le secret, en réalité, en 1954, des copains font valser des lumières au dessus de la colline de Millet et défraient la chronique pendant 55 ans.

"Cette affaire, c'est un amusement de jeunes. Avec tous mes copains de Bélesta, nous étions une demi-douzaine, on s'ennuyait ferme ce samedi soir-là. Dans les journaux, à la radio, on ne parlait que d'Ovni. Alors on s'est dit : ils en veulent, on va leur en offrir !" Cinquante-cinq ans après, ils sont là les principaux protagonistes de ce canular, tous entrés dans leur soixante-dixième année, encore amusés au souvenir de ces étranges apparitions lumineuses. : Jean et André Sibra, René Lagarde, Gérard Pibouleau, Gérard Coléra. Le ciel ce soir là en a rajouté une couche, comme pour rendre plus crédible leur canular "alors que l'on partait, il est passé dans le ciel une énorme étoile filante en direction de Belvis! ", raconte René.

Ils avaient réalisé un vélo spécial avec des ampoules fixées sur les roues et guidon, avec ce vélo il montait et on descendait autour de la croix, il n'y avait pas d'arbres à cette époque, dans la nuit les gens voyaient mal et ils avaient l'impression que ces lumières montaient et descendaient dans le ciel". Une voiture monta jusqu'à la colline de Millet, c'étaient les gendarmes, les jeunes ont vite décampé, de peur de se faire enguirlander ils ont gardé le secret de leur blague.

L'affaire depuis était devenue un classique de l'Ufologie.

 

Le pog de la forteresse cathare de Montségur, je vous invite à consulter les 6 reportages consacrés à l'histoire de Montségur la première partie ICI.

Sinon passez par les 3 sommaires à votre disposition dans le menu de gauche.

 
 

A VOIR :

À proximité :

- Le château cathare de Montségur.

- Le château de Puivert.

- Le manoir de la famille Bataller.

- La croix de Millet.

- Les gorges de la Frau.

- Le dolmen du Moli del Vent.

 

Personnalité célèbre de Bélesta :

- J.B. Mercadier (1750-1618), ingénieur de la province du Languedoc, il supervisa les travaux du pont de Mirepoix ; puis, chargé de missions à l’étranger. Il a écrit divers ouvrages.

- Marcel Sableau, né à Bélesta le 4 juillet 1906, radical socialiste, poète, romancier, auteur de théâtre, ingénieur ; candidat malheureux aux législatives de 1932 et 1936 (arrondissement de Foix).

 - Robert Naudi, né le 17 avril 1927 à Bélesta ; il était le fils de Noël Naudi maire de Bélesta et conseiller général de Lavelanet de 1945 à 1961. Robert fut maire du Pla de 1971 à 1985 et de Tarascon de 1985 à 2001. Conseiller général du Quérigut de 1975 à 1985 ; président du conseil général de 1985 à mars 2001, il décéda le 19 janvier 2003.

- Henri Martre, né le 6 février 1928 à Bélesta, hautes fonctions dans l’aéronautique ; président du GIFAS, groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales ; Grand Croix de la Légion d’honneur le 1er janvier 2003.

- Jean Claude Lévis-Léran, dit le Sire d’Audou, mort au château d’Amont, à Bélesta, le 11 février 1598 ; chef des Réformés, gouverneur du château de Foix.

- Léon Alexandre Périer, né à Bélesta le 17 décembre 1858, mort en 1926. Il fut préfet du Puy de Dôme, de la Nièvre et d’Alger ; il publia de nombreuses publications juridiques et administratives.

- André Lagarde, signait ses chroniques sous le nom de Jordi Plantaurel dans la Dépêche du Midi. Il est l'auteur d’un dictionnaire français-occitan et de divers ouvrages sur le même thème.

- André Lannes, joueur de rugby.

-----------------------------------------------------

NE PAS CONFONDRE Bélesta et Bélesta en Lauragais, comme j'ai réalisé de la généalogie d'un des seigneurs du lieu je vous en fait profiter.

Blason de Charles de Varaigne seigneur de Bélesta de Gardouch extrait de l'armorial général de France par Charles d'Hozier 1696.

Voici donc la généalogie de la famille de Varagnes seigneur de Bélesta en Lauragais village situé au Nord-Ouest de Castelnaudary.

Maison, une des plus anciennes de la province du Languedoc, dont l'origine se perd dans l'antiquité la plus reculée.

C'est avec Gaillard de Varagnes que commence la lignée des seigneurs de Bélesta en Lauragais.

Dans les textes anciens Varagne s'écrit sans S à la fin où avec un S.

 

- Gaillard de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Varagnes, Damoiseau en 1420, né vers 1350, il décéda dans une extrême vieillesse en 1420. Il était le fils d'Izarn de Varagnes qui prêta serment de fidélité au roi Charles VI à Toulouse en décembre 1389, il épousa Elips de Castilhon. Gaillard a épousé, demoiselle de Peytes, héritière de la maison de Peites qui lui porta en dote les terres de Lampaud et de Serviès, ils eurent pour enfants :

- Gaillard II de Varagnes, seigneur de Bélesta, qui suit ;

- Bernard de Varagnes, il fut l'un de ceux qui délivrèrent en 1438 le Château et la ville de Saint-Gabelle des Routiers qui en avaient fait leur place d'armes ;

- Andrée de Varagnes, mariée en janvier 1407 avec Jacques de Dumont de Rouaix ;

- Philiberte de Varagnes, mariée avec Arnaud de Plagnolle, Damoiseau, seigneur de Saint-Germier.

- Gaillard II de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Varagnes, Damoiseau en 1463, né vers 1400, il décéda le 2 janvier 1442 à Bélesta il avait environ 42 ans. Il se maria avec Brune de Roqueville, dame de Bélesta, fille unique d'Alzias de Roqueville, seigneur de Bélesta. Il rendit hommage de ses terres à Louis XI, roi de France, un lundi 7 juin 1743 dans la salle de la Trésorerie de Toulouse, où ce prince était logé. Ils eurent trois enfants :

- Gaillard IV de Varagnes, qui suit ;

- Bertrand de Varagnes,  marié en 1471 avec Jeanne d'Arnave ;

- Imberte de Varagnes, née en 1443, mariée en 1463 avec Antoine de Montesquieu- Coustaussa, seigneur de Montesquieu ;

- Jean de Varagnes, prieur commendataire du prieuré Sainte-Marie de Pierrepertuse et de Lavelanet en 1494.

- Gaillard IV de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Gardouch, Damoiseau en 1509, il décède avant 1497. Il fut un des principaux seigneurs que le Roi commit par ses Lettres datées du 11 Octobre 1465, pour mettre sous sa main le temporel de l'Archevêché de Toulouse durant le Schisme qui agita cette ville après la mort de Pierre de Saint-Martial son Archevêque. Il épousa en première noce, le 5 février 1448 Marguerite de Plagnolle, fille d'Arnaude Planholle et d'Esclarmonde de Gavarret. Elle décède en 1470. En secondes noces il épousa, vers 1470 Jeanne de La Tour de La Roche. Du premier mariage est né Gaillard V de Varagnes qui suit ; du second mariage ils eurent pour enfants : Flore de Varagnes et Marie de Varagnes ; Jeanne de Varagnes elle épousa en 1555 Antoine de Toulouse-Lautrec ; Armand de Varagnes né en 1512, religieux de Saint-François.

- Gaillard V de VARAGNES, Chevalier de l'Ordre du Roi, seigneur de Bélesta, et de Gardouch, baron de Rieux, Mourvilles, Saint-Félix, Saint-Paulet et de Vieillevigne. Il décède en 1530. Il épousa le 20 février 1494 Hélène de Vivier, fille du haut et puissant seigneur Guillaume du Vivier, ils eurent pour enfants :

- Pierre de Varagnes, prieur de Pierrepertuse, chanoine de Saint-Sernier de Toulouse, mort vers 1570 ;

- Raymond de Varagnes, né en 1530, se maria avec Mangète de Thuri, il décède le 2 novembre 1565 ;

- Françoise de Varagnes, épousa Barthélemi de Lavergne, seigneur de Montbazin, gouverneur de Salulce ;

- Antoine de Varagnes, né en 1527.

- Gaillard VI de VARAGNES, coseigneur de Gardouch en 1541 et seigneur de Bélesta, en 1551, il rend hommage pour Gardouch et Bélesta, seigneur de Mourvilles, de Saint-Félix, de Saint-Paulet et de Vieillevigne. Chevalier en 1566, dit le Capitaine Gardouch. Il décède vers 1500. Il épousa le 21 mars 1528 Jeanne Rigaud de Vaudreuil, fille de Vital, baron d'Auriac et de Catherine Lauzières-Thémines. Elle décède en 1566. Ils eurent pour enfants :

- Jean de Varagnes, seigneur de Bélesta, qui suit ;

- Isabeau née en 1562 ;

- Jeanne de Varagnes, née en1562, décède en 1571, mariée le 15 juillet 1555 avec Antoine de Toulouse-Lautrec, seigneur de Saint-Germier ;

- Catherine de Varagnes, épousa le 20 mars 1562 Antoine de La Tour, elle mourut sans enfant l'année de son mariage ;

-Françoise de Varagnes, religieuse au monastère des  Nonenques, elle quitta cet état pour se marier le 18 juin 1566, à François de La Tour ;

- Jeanne de Varagnes mariée avec Damien de Veyre ;

- Constance de Varagnes de Bélesta de Varagnes épousa en première noce, Guillaume Raymond des Bordes, puis en seconde noce, Antoine de La Tour de La Roche seigneur de Juzes.

- Jean de VARAGNES (Jean de BARAIGNES), seigneur de Bélesta, il épousa le 23 novembre 1574 Anne de Bazillac, fille de Jean de Bazillac, baron de Bazillac et d'Anne de Rochechouart. Il fut tué dans son château de Bélesta le 2 février 1575 par les Religionnaires. Il fut Gentilhomme ordinaire de la chambre (brevet du 23 Juillet 1569). Ils eurent entre autre pour fils :

- Louis Girard de VARAGNES, seigneur de Gardouch, baron de Bélesta, né vers 1575 au château haut de Gardouch, il décède le 15 mai 1634, il avait 59 ans. En 1612, il possède un château renaissance à quatre tours bâti en haut du Pech de Gardouch. Il épousa le 7 novembre 1596 Marie de Cheverry de la Réole (Bayonne 64) fille de Pierre, baron de la Réole et de Bourguine de Dufort de Saint-Jorry. Ils eurent pour enfants :

- Anne de Varagnes, née en 1601, mariée le 5 novembre 1624 avec Jean Blaise Garaud-Castillon. Elle décéda le 22 août 1693.

- Paule de Varagnes, mariée le 21 août 1639 avec Jean Honoré de Castanet de Tauriac, baron de Tauriac ;

- Paul de Varagnes, seigneur de Gardouch, il est tué en duel par le baron d'Arnave le 2 juillet 1634. Il épouse le 17 août 1627 Marie de Lordat, fille de Jean baron de la Bastide Casseneuve et de Dame Jeanne de Génibroufe. Ils eurent pour enfants :

- Louis de Varagnes, baron de Bélesta, qui suit ;

- Michel de Varagnes, qui fut tué en Flandre à l'âge de 19 ans ;

-Anne de Varagnes, religieuse à l'Annonciade d'Albi ;

- Gabrielle de Varagnes de Bélesta, mariée le 29 septembre 1795 avec Pierre Marie Gabriel Hyancinthe d'Hautpoul, marquis d'Hautpoul, baron de Ganac, de Montolieu, de Prajols et de Saint-Just, seigneur de Seyres et de Roquefort, né le 31 août 1767, décédé le 7 novembre 1807 à l’âge de 40 ans .

- Louis de VARAGNES, baron de Bélesta, conseiller et maître d'hôtel du roi (brevet du 21 Mars 1651), capitaine d'infanterie (le 1er décembre 1652). Il épousa le 6 novembre 1651, Jeanne d'Arjac de Savensa-Morlhon, fille de Charles II de Morlhon, baron de Sanvensa et de Marie de La Valette-Cornusson. Ils eurent pour enfants :

- Charles de Varagnes, seigneur de Bélesta qui suit ;

- Catherine de Varagnes.

- Marguerite de Varagnes, religieuse de l'Annonciade d'Albi ;

- Françoise de Varagnes, religieuse à l'abbaye de Villemeur ;

- Anne de Varagnes, qui épousa Jean Sébastien de Roquefort-Marquein de Salles ;

- Marie-Anne de Varagnes, qui épousa N …de Prohenques ;

- Jean de Varagnes, docteur en théologie, prieur de Saint-Michel de Castelnau d'Elébezoit.

- Charles de VARAGNES, seigneur de Gardouch-Bélesta, Massanés. Il fut Page du Roi à la Grande-Ecurie, puis cornette au Régiment Royal, Roussillon, capitaine de Cavalerie dans celui de Dauphiné Etranger, et Maître de Camp en 1703. Il épousa le 20 novembre 1686 Marie de Roquefort de la Palue de Marquein, sœur de Charles de Roquefort, mort en 1748, Grand-Prieur de Saint-Jean de Jérusalem de Toulouse, et fille d'Antoine de Roquefort et de Marie Darnauc d Ornolac. Ils moururent tous les deux en 1726.Ils eurent pour enfants :

- Jean Charles de Varagnes, qui suit ; 

- Jean Sébastien de Varagnes, né à Bélesta en mars 1696, il fut reçu Chevalier de Malte en 1713, enseigne de Régiment de la Marche, infanterie en janvier 1712. Il devient Aide-Major du même Régiment en juillet 1714, capitaine au même Régiment en décembre 1714. Il participa à des batailles en Pologne, et au siège de Barcelone. Il a eu la Commanderie de Poucharramet en 1749, et celle de Douzens en 1759. Il a été nommé Bailli Grande Croix de l'Ordre de Malte de 18 décembre 1759 ;

- Louis Hippolyte de Varagnes de Gardouch, né le 18 juillet 1700, il fut reçu Chevalier de Malte de Minorité le 19 mars 1701, à la Commanderie de la Tronquière ;

- Jean de Varagnes de Gardouch, né en 1704, appelé Chevalier de Roqueville ; Chevalier de Malte ;

- Claire de Varagnes de Gardouch, religieuse aux Cassés ;

- Anne de Varagnes de Gardouch, elle épousa Étienne de Cabriol, sénéchal de Castres, décédée sans enfant.

- Jean Charles de VARAGNES, Marquis de Gardouch, seigneur de Bélesta, Beaupui, Brignamont, Stramiac, Cépet, La Bastide de Saint Sernin, Villarès, Fignan, Bar, Saint-Clément, Cazillac, coseigneur de la ville de Brives en Limousin, il est maintenu noble le 3 juin 1669, sur titres de 1528, par Bezons, intendant de Languedoc. Il est né le 28 octobre 1695 à Bélesta. Il est Page de la Grande Écurie (preuves d'avril 1713), Cornette au régiment d'Anjou, Cavalerie en 1715. Il épousa en juillet 1724, Marie-Thomasse de Juillard, fille de messire François de Juillard et de Marie de Thésan, née le 14 juillet 1700. Ils eurent pour enfants :

- François de Varagnes, marquis de Bélesta, qui suit ;

- Antoine Joseph de Varagnes, né à Toulouse le 5 décembre 1732, reçu Chevalier de Malte. Il mourut à Paris en 1741;

- Marie Charlotte de Varagnes- Gardouch, née le 15 août 1741. Mariée  le 10 novembre 1762 avec Charles-Madeleine de Pressac, vicomte d'Esclignac, maréchal des camps et armées du Roi ; Capitaine de gendarmerie.

- François de VARAGNES, Marquis de Bélesta, seigneur de Bar, de Saint-Clément en Limousin, de Cazillac, coseigneur de la ville de Brives, il est aussi seigneur de Château-Renault, la Poissonnière, Artois, Crozon, Poulmic. Il est né à Toulouse le 10 juin 1725, il décéda en 1807 à 82 ans. Mousquetaire du Roi  le 13 juillet 1745, second Cornette des Chevau-légers, sous le titre d'Orléans le 20 janvier 1747, Mestre de camp de cavalerie en 1757.  Il épousa en première noce, contrat signé par le roi et la famille royale, le 8 juin 1752, Marie Charlotte de Rousselet, de Château-Regnault, née le 20 septembre 1728, fille d'Emmanuel Rousselet, marquis  du Château-Regnault, lieutenant général de la province de Bretagne et d'Anne Julie de Montmorency-Fosseux. La marquise de Bélesta a été nommée en juin 1752 une des Dames de mesdames Victoire, Sophie et Louise, et elle est sœur de la comtesse d'Estaing.

Puis il épousa en secondes noces, le 11 octobre 1768, Marie Gabrielle de Lordat, née en 1742, fille de Paul Jacques de Lordat et de Jeanne marie de Masnau. 

 

NOTES :

Le village de Gardouch se situe près de Villefranche de Lauragais (31) au Sud-Est de Toulouse. Gardouch était une juridiction épiscopale carolingienne comportant deux châteaux : le Pech de Gardog (devenu Gardouch), situé sur une hauteur, et en bas le fort d'Ornolhac appelé aussi donjon de Gardouch Soubra.

Pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), le Prince noir détruisit les deux forts qui furent rétablis par Raymond VII, comte de Toulouse.

Les Varagnes étaient seigneurs du fort haut, et les Arnave-Ornolhac du fort bas.

 

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Fougax, route de Montségur, la place et l'abreuvoir en 1905.

Fougax, la place et château de Montségur sur son pog au fond à gauche en 1905.

Fougax, une vue générale en 1905.

La vallée de Fougax, et le pic Saint-Barthélemy en 1905. Transport du bois vers Quillan.

Montségur en 1950. 

Fougax, hôtel Delpech en 1905.

Fougax, une vue aérienne en 1950.

Monségur en 1970.

Route de Monségur à Montferrier en 1905, et en arrière plan, la forteresse de Montségur en haut de son pog.

 

Bibliographie :

- Dictionnaire de la noblesse française 1867.

- Bulletins de la Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts (BSA). 

- Dictionnaire de l'Ariège.

- L’Oppidum du Mayne, commune de Bélesta dans le Bulletin de la Société Préhistorique de l’Ariège, 1948, J. Tricoire.

- Pièces fugitives pour servir à l'histoire de France, avec des notes, 1759.

 

 Le prochain reportage sera consacré à un nouveau numéro de la série "Belcaire, passé retrouvé ... acte 11", j'aurai dû peut être changé le titre et intituler cette série de reportages "Le passé retrouvé ... acte 11" en effet, le passé retrouvé ne concerne pas que le village de Belcaire, si vous avez des documents, des photos anciennes d'autres villages du Pays de Sault, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

 jp@belcaire-pyrenees.com

Ainsi se termine ce reportage réalisé en 3 parties, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! 
Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact : 

 jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez-moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.  

 

 
 
 
 
 

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article