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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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4 avril 2011
bandeau santé

 

Voici la seconde partie de ce reportage "Avenir médical au Pays de Sault - Aude & Ariège"

 

Problème de santé au Pays de Sault - Une évacuation sanitaire ou médicale et l'extraction par une unité médicale aérienne (hélicoptère) d'une personne ayant été blessée, accidentée ou souffrant d'un problème de santé

A Quillan : 1 équipe H24, avec seulement un médecin et un IDE, qui assure la couverture des secours sur toutes la Haute Vallée.

Ils assurent la conduite de leur véhicule d’intervention, la gestion et l’évacuation du patient vers un centre de soins adapté.

Ils assurent aussi des soins primaires à l’antenne de l’Hôpital local de Quillan (petite traumatologie, suture, consultation médicale) entre les interventions. Sur cet hôpital, une permanence de radiologie fonctionne le lundi, mercredi et vendredi en journée.

médecins en zone rurale 31médecins en zone rurale 32

Petit rappel qui ne fait pas de mal : "Mais qu'est ce que je dois faire en cas d'urgence"

Le 15 à votre écoute 24H / 24H
pour toute urgence vitale

médecins en zone rurale 33

Vous désirez obtenir les coordonnées du médecin de garde
ou un conseil médical en dehors des heures ouvrables des cabinets médicaux :

1 -GARDEZ VOTRE CALME 

2-Votre appel va être pris en charge par une permanencière (PARM), préparez :
        - Votre numéro de téléphone
        - Le motif de votre appel

3- Soyez précis sur l'adresse.

4- Exprimez clairement votre demande

5- Vous allez êtres mis en relation avec le médecin régulateur libéral ou le médecin régulateur du SAMU 

6-Répondez avec précision aux questions que le médecin vous pose.

médecins en zone rurale 34

Mettre à disposition auprès des autorités responsables des secours, un hélicoptère et un équipage 24h/24h, 365 jours par an, capable d'assurer les missions suivantes :

Une évacuation sanitaire ou médicale est l'extraction par une unité médicale aérienne (hélicoptère, avion), terrestre (ambulance) ou navale (navire-hôpital) d'une personne ayant été blessée au champ de bataille, accidentée ou souffrant d'un problème de santé.
Régulation Médicale d'une EVASAN Militaire Civile Publique ou Privée :

 

Une EVASAN , surtout si elle est multiple, doit être préparée et régulée par des médecins entraînés, car les norias de relais , avant l'embarquement et au débarquement de l'aéronef, ainsi que les destinations hospitalières doivent être parfaitement régulées avant, pendant après le déroulement pour la sécurité des patients . Ceci est fait dans le civil soit ,dans le Service Public, par les Samu (Service d'aide médicale urgente, SMUR) soit dans le privé par la Régulation Médicale de ces services d'Assistance. Souvent ces trois types de Régulateurs coopèrent étroitement .

SMUR : service mobile d'urgence et de réanimation

Le Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR) est la structure de réanimation pré hospitalière qui intervient, en dehors de l'hôpital, à la demande du médecin régulateur du SAMU.
Deux types d'intervention sont effectués par les équipes du SMUR :

  • des interventions dites « primaires » : ces interventions visent à prendre en charge sans délai les détresses vitales survenant quelque soit le lieu, l'âge et la pathologie. Ces interventions sont toujours prioritaires ;
  • des interventions dites « secondaires » : ces interventions consistent généralement au transport de patients déjà hospitalisés, et, nécessitant un transfert vers un plateau technique ou un service spécialisé n'existant pas dans l'établissement d'origine.

Chaque équipe du SMUR qui intervient comporte, de jour comme de nuit, selon la nature de l'intervention :

  • un médecin urgentiste ;
  • un infirmier -anesthésiste  ou infirmier des urgences
  • un conducteur titulaire du Certificat de Capacité d'Ambulancier (CCA) ;

L'équipe SMUR reste en contact permanent, par radio notamment et/ou par téléphone portable, avec le SAMU et son médecin régulateur.
Arrivée sur les lieux de l'intervention, après examen de la victime, le médecin met en œuvre le traitement approprié et informe le médecin régulateur du SAMU.
En fonction de l'état de la victime, de son désir et des disponibilités d'accueil des établissements hospitaliers, le médecin régulateur décide de l'orientation du patient vers l'établissement hospitalier susceptible de la recevoir qui sera prévenu de son arrivée.
Les équipes de réanimation du SMUR sont susceptibles de mettre en œuvre des techniques d'anesthésie-réanimation sophistiquées (anesthésie générale, modalités de ventilation assistée particulière, bloc d’anesthésies, ...).

 

Publié le journal La Dépêche du 28 avril 2010  Dossier : Joël Ruiz, photos : Roger Garcia

Carcassonne. Une nuit avec les urgentistes du Samu 11

Exclusif

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Médecins, internes, infirmiers, aides soignants, ambulancier… le dévouement au service public de santé est commun, de jour comme de nuit.

Les nuits aux urgences ne sont bien sûr jamais les mêmes. Mais elles ont ceci de particulier que le service devient un quai pour les naufragés, de la rue, de la vie, pour les victimes de stress typiquement nocturnes.

20 heures. L'entrée en matière pour la garde de nuit donne le la, la première note d'une triste musique qui se joue presque chaque soir. C'est à Montredon que cela se passe. Un jeune homme s'est passé une corde autour du cou et a sauté par-dessus le balcon de son appartement. Suspendu dans les airs, il s'est immobilisé devant la fenêtre d'un voisin en dessous, ne laissant à ce dernier aucun choix pour le dépendre : couper la corde et imposer une chute. C'est entre la vie et la mort, inconscient, la gorge et le cou dans un piteux état, que le suicidaire est pris en charge par l'équipe SMUR et ramené à l'hôpital par les pompiers. Dans son malheur, il a un brin de chance : son admission en réanimation se fera en un temps record. Quelques jours plus tard, il s'y trouvera encore, mais dans un état stable.

La nuit, aux urgences, l'on se trouve sur un quai, au pied d'un phare où affluent les naufragés de la vie, les naufragés de la rue et les égarés, les angoissés. Certes, la « bobologie » habituelle occupe, infirmiers, aides soignants et médecins, les cas graves existent aussi, Mais la nuit, c'est aussi et surtout les douleurs de l'existence qui défilent ici. Vers minuit et demi, c'est une escorte policière qui ramène un homme excité et saoul qui a « pété les plombs », fait du raffut et a agressé son ex-compagne. Il doit être vu avant d'intégrer une cellule au poste de police. Il doit être vu, aussi, parce qu'il a chuté au moment de son interpellation et qu'il a le visage amoché. La nuit, ce sont des parents paniqués. Ceux d'un bébé de dix jours qui a régurgité et dort trop profondément. L'angoisse d'une « mort subite du nourrisson ». Logique. C'est une maman, désarmée malgré l'habitude, face à la crise d'asthme spectaculaire de son enfant et qui, en taxi, vient ici le faire soigner. La nuit, les urgences récupèrent les stress de tous ordres.

Et dans les troupes, celles des infirmiers, aides soignants et médecins, même si souvent la nuit est plus calme que les jours en terme d'affluence, l'on n'aborde pas le service de la même manière. « Il peut se passer n'importe quoi, à tout moment. Et souvent, les choses prennent plus d'ampleur », confie Anne, l'infirmière d'accueil. Ce soir-là, nous n'en avons pas été témoin. « C'est presque dommage… cela aurait servi, peut être, pour que l'on obtienne enfin les mesures de sécurité que l'on réclame », renchérit sa collègue. Elles viendront. C'est paraît-il, promis.

 

Vive le week-end…

La main sur l'œil, le patient s'installe face à l'infirmière. Il est 23 heures, un vendredi. « Qu'est ce qui vous amène ? ». « Eh bien c'est mon œil. J'ai très mal », dit-il. « Montrez-moi… ». L'œil est manifestement en piteux état : gonflé, injecté de sang, les paupières sont gonflées. « Et vous avez mal depuis quand monsieur ? », demande l'infirmière. « Depuis mercredi matin, quand je me suis levé. Mais j'avais du boulot ».

Une « habituée » s'avance, à son tour. Il est 23 h 15. « Je vais passer bientôt ? J'ai mal, tu sais. Donne-moi un cachet ». C'est à la tête que cette dame a mal. Elle a pris du paracétamol avant de venir, elle devra attendre. « D'ici une heure, une heure et demi vous verrez le docteur. Mais on ne peut pas savoir. Ça peut être long. ». Un Coca-cola « qui fait du bien », et un quart d'heure plus tard, la patiente décide de repartir…

 

Le chiffre : 216 000

C'est le nombre d'appels reçus en 2009 au 15. 92 568 affaires ont été traitées par les opérateurs (médecins, infirmiers, permanenciers) et 3 000 ont donné lieu à une sortie d'équipe SMUR sur l'ensemble du département.

« Un jour, la nuit sûrement, il se passera quelque chose de grave et ce sera trop tard. On vit dans le risque et rien n'est fait pour notre sécurité. Si, on nous promet… »

Une infirmière des urgences.

Demain > Que seront les urgences du futur Pôle Santé, moyens et lendemains ? Et aussi : « 60 000 vies entre vos mains », les carences ambulatoires…

 

Le centre 15, clef de voûte du système de secours

Le « réflexe 15 » n'est pas encore tout à fait acquis dans la population, mais l'est de plus en plus. Et pour cause : avec la désertification en cours dans les zones rurales en terme de présence médicale, avec la suppression des gardes la nuit et le week-end, il est désormais indispensable d'appeler le 15 pour une prise en charge efficace en cas de problème de santé. L'on appelle cela la « régulation ». Il s'agit d'une plateforme qui reçoit, 24 heures sur 24, tous les appels passés sur le 15. Dans un premier temps, le permanencier prend en charge l'appelant. Grâce à un protocole et à une liste de questions précis, il mesure la gravité et l'urgence à réagir. Si le problème semble majeur, le patient est dirigé vers un médecin régulateur qui complète l'interrogatoire et établit un diagnostic à distance. C'est lui qui décide, sur cette base, des moyens à mettre en œuvre. Il peut déclencher le départ d'une ambulance privée ou des pompiers, celui d'une équipe SMUR de l'hôpital, composée d'un infirmier anesthésiste, d'un médecin et d'un ambulancier et éventuellement faire décoller l'hélicoptère pour les pathologies les plus graves ou vers les secteurs difficiles d'accès. Dans la plupart des cas, les personnes sont renvoyées vers les maisons médicales d'urgence pour les villes, vers les urgences de l'hôpital ou vers un généraliste. Le week-end, du vendredi soir au dimanche, un tandem de généralistes est présent aux côtés du régulateur pour, lui aussi, diriger les patients vers la meilleure solution.

Cela n'échappe à personne : il pèse sur les épaules du centre 15 de très grandes responsabilités. Ils sont désormais le maillon majeur et incontournable de la chaîne de secours en matière de santé.

 

ÉVACUATION SANITAIRE AÉRIENNE

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Soute d'un McDonnell Douglas C-17 Globemaster III de l'USAF utilisé pour l'évacuation sanitaire durant la guerre d'Irak.

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Airbus A310 MRT d'évacuation sanitaire aérienne de la Luftwaffe.

Une évacuation sanitaire aérienne ou Evasan, est l'extraction par avion ou hélicoptère d'une personne ayant été accidentée, blessée ou souffrant d'un problème de santé.

Dans l'armée française, on la distinguera du rapatriement sanitaire ou Rapasan dont le degré d'urgence est généralement moindre. En Evasan le vol est déclenché pour l'évacuation sanitaire aérienne, en Rapasan, le rapatriement sanitaire se fait à l'occasion d'un vol déjà programmé. Il existe trois classes d'Evasan :

  • Evasan primaire: transport depuis le lieu de survenue de l'accident / de la maladie vers une strucuture d'accueil. Degré d'urgence élevé.
  • Evasan secondaire: transfert d'une structure d'accueil isolée vers une structure de technicité supérieure. Degré d'urgence élevé ou modéré.
  • Evasan tertiaire: transfert entre deux structures de technicité équivalente. Degré d'urgence faible.
  •  

LA TÉLÉMÉDECINE, UNE ALTERNATIVE AU DÉSERT MÉDICAL AU PAYS DE SAULT

Le patient et son médecin se retrouvent en visioconférence avec un spécialiste qui saura mieux le conseiller que son généraliste sur un point précis. » Professeur Louis Lareng, père de la télémédecine et fondateur du SAMU.

 Le Professeur Louis-Lareng est à l'origine de l'Institut Européen de Télémédecine, qui a démarré en 1989 entre l'Hôpital Rangueil à Toulouse et l'Hôpital Combarel à Rodez, permettant aux patients une meilleure prise en charge des spécialitées médicales.

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La télémédecine regroupe les pratiques médicales permises ou facilitées par les télécommunications. C'est un exercice de la médecine par le biais des télécommunications et des technologies qui permettent la prestation de soins de santé à distance et l'échange de l'information médicale s'y rapportant.

 

Publié le journal La Dépêche du 03 février 2011  Dossier Christine Roth-Puyo

Internet contre le désert médical, télémédecine

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Au centre hospitalier intercommunal de Castres Mazamet, l'e-santé est déjà une réalité./ Photo Archives DDM, Thierry Antoine

Le Centre e-santé de Toulouse est labellisé centre national de référence depuis deux ans. Dans le Tarn, le Gers et l'Ariège, la télémédecine est déjà une réalité.

Anne Decq réfléchit un instant. « Imaginons… Je suis insuffisant cardiaque, je rentre chez moi et prends mes autos mesures qui seront automatiquement transmises au centre de référence où, en cas de problème, une alarme se déclenchera. C'est ce que l'on appelle la télésurveillance. » Au dernier étage de ses bureaux toulousains de l'hôpital La Grave, la directrice du Centre e-santé poursuit. « Je suis simple patient. Mon médecin est à l'autre bout de l'écran, j'ai opté pour la téléconsultation. Enfin, je suis jeune cardiologue à Cahors. Si besoin, je peux être assisté par le CHU grâce à la visioconférence. C'est la téléassistance… »

L'e-santé, c'est tout cela et plus encore. Parce que « le développement des services de santé à domicile est inéluctable au vu de la démographie médicale, de l'allongement de la durée de la vie, des enjeux économiques posés par la « juste hospitalisation » et des attentes d'une société en demande d'autonomie et de mobilité ». Le constat du Centre e-santé crée en mars 2010 en Midi-Pyrénées, labellisé Centre national de référence par le ministère de l'Industrie est clair. 15 millions de personnes atteintes de pathologies chroniques et 1,5 million de personnes âgées en perte d'autonomie sont concernées. Il faut aussi compter avec la pénurie médicale. Rien qu'en Midi-Pyrénées, la moitié des généralistes partira en retraite d'ici 5 ans sans être remplacée.

 

« Demain, la santé passera par une lecture globale des besoins et la mutualisation des moyens de la télémédecine » assure Anne Decq. Ainsi, le dossier médical du patient sera placé au cœur d'une cible où gravitent soignants, opérateurs et industriels pour les innovations. En région, le dispositif qui bénéficie d'un terrain d'expérimentation alliant zone urbaine dense et zone rurale, est bien avancé. Y travaillent le Centre hospitalier universitaire de Toulouse, l'Institut Européen de télé médecine et le SAMU 31, les pôles Cancer Bio santé et Aérospace Valley, les acteurs académiques et de recherche de haut niveau, un tissu de PME innovantes… L'université Champollion d'Albi forme des ingénieurs dans ce secteur depuis 5 ans, des expériences sont engagées comme dans le service oncologie du centre hospitalier de Castres-Mazamet,….

À cet édifice, manquait une plateforme d'innovation pour fédérer et compléter les offres de l'e-santé, notamment technologiques et industrielles. Les financements du Grand Emprunt ont retenu le projet de PlatInn-es déposé fin 2010. La sélection sera connue en septembre. En attendant, l'e-santé continue de tisser sa toile en région. Sûrement.

 

Le chiffre : 3 mois

téléconsulter > Légalisation. Consulter par écrans interposés, surveiller un malade ou solliciter l'avis à distance d'un spécialiste… Tous ces actes sont légalisés en France depuis octobre 2010.

« Le patient et son médecin se retrouvent en visioconférence avec un spécialiste qui saura mieux le conseiller que son généraliste sur un point précis. » Professeur Louis Lareng, père de la télémédecine et fondateur du SAMU.

 

« De Lacaune à Toulouse, un clic suffit »

Le professeur Louis Lareng est considéré comme le père de la télémédecine. Il est directeur de l'Institut européen de télémédecine de Toulouse depuis 1989. Ordinateur, connexion internet haut débit et webcam, font partie de son quotidien. À ses côtés, on comprend mieux la progression de la télémédecine en région, « territoire test en France » depuis de nombreuses années.

 

Quelle est la réalité de la télémédecine en région ?

Hier encore, c'est un médecin de Lacaune qui a souhaité se mettre en relation avec le CHU de Toulouse. Dans son cabinet, le cas de son patient lui posait problème. Un clic a suffi pour répondre à ses questions. Grâce au système de transports de voix, d'images et de données médicales que nous développons depuis 15 ans, nos médecins très isolés en campagne peuvent aujourd'hui travailler plus confortablement.

 

Où en est-on du maillage du territoire ?

Nous avons commencé avec l'hôpital de Rodez, avant d'étendre le réseau à ceux de Tarbes, Cahors, Lourdes, Foix-Pamiers et Luchon. Puis nous avons élargi le dispositif aux maisons d'arrêt, aux surveillances de maisons de retraites, aux cliniques privées, jusqu'aux médecins généralistes. Aujourd'hui, plus de 4 000 professionnels adhèrent à ce système.

 

Pour autant, tout le territoire n'est pas couvert. Quelles sont les étapes à suivre ?

Au fur et à mesure, le périmètre de la télémédecine s'étend. Les échanges entre professionnels de santé fonctionnent bien. La formation aussi. Reste le gros morceau : la télésanté pour le maintien du patient à domicile. Pour cela, le GIP Réseau Télémédecine Régional Midi-Pyrénées existant doit devenir un Groupement de coopération sanitaire de télésanté en région. L'Agence régionale de santé qui a pour mission de faire évoluer la santé dans notre pays en sera le maître d'œuvre majeur.

 

Qu'en est-il du dossier médical personnel ?

Nous savons depuis 15 jours, que ce dossier sera hébergé au plan national sur un gros serveur qui stockera toutes les données. Ces actes seront réalisés dans des conditions garantissant l'authentification des professionnels de santé qui interviennent, l'identification du patient, la confidentialité des données, la formation ou la préparation du patient. Celui-ci devrait même pouvoir exprimer son consentement par voie électronique.

 

Ariège. Le projet Sacha

En Ariège, l'équation n'est pas simple. D'une part, le social et la dépendance représentent 63 % des dépenses de fonctionnement du département. D'autre part, pour ce territoire rural et de montagne, il s'agit d'assurer un accès égalitaire aux soins. Aussi début 2010, le conseil général et l'agence de développement économique Ariège Expansion ont mis les bouchées doubles. Dans le cadre de la reconstruction de l'Ephad de Bellissen à Foix, un consortium a été constitué afin de développer un système intégré de géolocalisation, de contrôle d'accès et de détection de chutes pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. C'est la solution SACHA.

 

LA TÉLÉMÉDECINE, DANS LES ALPES. EN ALTITUDE, LE DIAGNOSTIC D'URGENCE EST VITAL 

 

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Pour le Dr Pascal Zellner, les expériences menées dans le massif du Mont-Blanc ont des applications concrètes dans toutes les zones isolées. Photo Ifremont

L’exemple est venu d’en haut. Dans les trois refuges des Cosmiques, du Goûter et des Conscrits dans le massif du Mont-Blanc. Le laboratoire de télémédecine de l’Ifremont (Institut de recherche et de médecine de montagne) voulait montrer que la télémédecine pouvait venir au secours des zones isolées. Les médecins-montagnards ont conçu un système permettant d’assurer la transmission très rapide de données médicales afin d’établir un diagnostic à distance.

Comment faire passer un électrocardiogramme de 4 000 mètres d’altitude au centre 15 ou à l’hôpital de Chamonix ? «Nous avons fourni le matériel et formé les gardiens pour qu’ils apprennent à placer les électrodes et transmettent un électrocardiogramme directement au centre 15 ou à l’hôpital de Chamonix par liaison satellite, » explique le Dr Pascal Zellner, médecin au Samu 73 et créateur du laboratoire en 2005. Il est aussi le cofondateur de l’Ifremont avec le Dr Emmanuel Cauchy.

Une autre expérience a été menée avec succès par la même équipe lors de l’Ultratrail du Mont-Blanc en 2007. « L’électrocardiogramme d’un coureur victime d’un malaise a été transmis au cardiologue du PC course, qui a décidé immédiatement des soins à apporter. L’homme a été sauvé.»

Ces expérimentations ne concernent pas que les sports de montagne. La télémédecine concerne aussi bien des guides de trekking que des techniciens d’ONG et des scientifiques envoyés en missions dans des zones qui ne disposent pas de moyens médicaux.

Les compétences traversent les frontières. L’Ifremmont s’est rapproché de la Fondation “Montagne Sûre”, de Courmayeur, pour démarrer un nouveau programme encore plus ambitieux, le programme européen Alcotra “Resamont”.

Les actions de ce nouveau réseau transfrontalier seront menées pendant deux ans. Elles visent à former des médecins et montagne, des professionnels de la montagne (guide, accompagnateur, gardien de refuge, pisteur et moniteur de ski).

Il s’agit par ailleurs de développer la télémédecine pour les refuges, les médecins de secours, les médecins généralistes de montagne et les ambulanciers.

Le programme porte encore sur la documentation et la veille et la prévention en médecine de montagne mais aussi les aspects juridiques de la médicalisation en montagne ou en expédition. Il s’intéresse enfin à la prise en charge des pathologies aiguës et spécifiques en montagne.

Pour Pascal Zellner, qui peut le plus peut le moins. «Ce que nous mettons en place dans des conditions extrêmes aura des applications directes dans les vallées isolées ou des personnes âgées n’ont pas accès à une médecine de pointe. C’est un des moyens de leur permettre de rester vivre à domicile.»

 

LA TÉLÉMÉDECINE : Nouvelle médecine de proximité ?

Publié le 11/01/2011, Mutualiste Française

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Si la télémédecine dispose aujourd’hui d’un cadre légal, de nombreuses étapes restent à franchir avant sa généralisation. Pour le Dr Pierre Espinoza, médecin hospitalier au pôle urgences-réseaux de l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP), à Paris, il s’agit notamment de "fixer les règles de rémunération des actes de télémédecine" et de confier à la Haute Autorité de santé la réalisation d’un "guide des bonnes pratiques".

 

La télémédecine répond-elle à un véritable besoin aujourd’hui et dans les années à venir ?
Dr Pierre Espinoza – La désertification médicale est une réalité. Prenons l’exemple de l’hôpital de Méru, dans l’Oise. Il y avait cinq spécialistes en 2007,il n’y en a plus aujourd’hui. Sans télémédecine, les patients sont obligés de faire 30 kilomètres pour se rendre à Beaumont, à Pontoise ou à Beauvais. Ce phénomène va s’amplifier dans le futur et la télémédecine est un moyen de réorganiser les territoires de santé. Il faut conserver les hôpitaux de proximité et les transformer en plateformes de télémédecine coordonnées par un médecin référent et s’appuyant sur des collaborations interprofessionnelles.

 

Quels sont les actes concernés par la loi ?

Dr Pierre Espinoza – Un décret paru au Journal officiel du 19 octobre dernier définit comme actes de télémédecine les actes médicaux réalisés à distance, au moyen d’un dispositif utilisant les technologies de l’information et de la communication. Cela comprend la téléconsultation, la téléexpertise – c’est-à-dire la possibilité pour un médecin de consulter un spécialiste situé à distance –, la télésurveillance des patients, la téléassistance médicale de la part d’autres professionnels et la régulation médicale.

 

Peut-on envisager la télémédecine au domicile du patient, avec une liaison ADSL et un ordinateur équipé de visioconférence ?

Dr Pierre Espinoza – Oui, dans le cadre de la télésurveillance, mais cela nécessite des réseaux sécurisés. Pour les cas d’insuffisance respiratoire, par exemple, le patient peut s’entretenir avec son médecin en visioconférence et utiliser le spiromètre – qui sert à évaluer la capacité pulmonaire – en étant accompagné par un soignant. C’est toujours moins coûteux et moins stressant qu’un déplacement en ambulance. Le patient ou son entourage pourraient aussi réaliser cette mesure sous réserve de la formation à cette technique.

 

La télémédecine ne risque-t-elle pasde déshumaniser la relation médecin-patient ?

Dr Pierre Espinoza – Pour moi, ce n’est pas la technologie qui déshumanise mais l’usage qui en est fait ! La télémédecine nécessite des prérequis et des règles de bonnes pratiques. Pour le projet Télégéria, nous avons conçu une charte ainsi que des fiches de consentement et d’information validées par le service juridique de l’hôpital européen Georges-Pompidou. Et il y a toujours un professionnel aux côtés du patient pour veiller au contact humain.

 

Les outils et les réseaux sont-ils prêts pour le déploiement de la télémédecine ?

Dr Pierre Espinoza – Les technologies sont devenues matures. Il faut maintenant développer les réseaux à très haut débit pour relier les hôpitaux, les établissements d’hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les hôpitaux de jour. Dans les zones blanches, non desservies par l’ADSL, le réseau satellitaire peut s’avérer une alternative intéressante. Il faut surtout mettre en place tout ce qui va autour des outils – l’installation, la formation, la maintenance – et avoir une vraie conduite du changement, accompagner le projet.

 

D’autres obstacles restent-ils à franchir ?

Dr Pierre Espinoza – Je regrette que la parution du décret ait pris six mois de trop. Il est urgent maintenant de fixer les règles de rémunération des actes de télémédecine, dès 2011.

 

Quelles solutions préconisez-vous pour favoriser la généralisation de la télémédecine ?

Dr Pierre Espinoza – La Haute Autorité de santé (HAS) doit définir un guide des bonnes pratiques. Et pour que les choses avancent, il faudrait, selon moi, créer un poste de délégué interministériel apte à prendre les bonnes décisions, car le projet concerne de nombreux domaines : l’éducation, la recherche, l’industrie, la santé, la justice, l’économie numérique.

Propos recueillis par Frédéric Constans

 

LA TÉLÉMÉDECINE : UNE SOLUTION POUR LA DÉPENDANCE ET LES DÉSERTS MÉDICAUX ? 

avec Ghislaine Alajouanine et Guy Vallancien

 

La télémédecine va devenir un outil permettant de résoudre en partie la problématique de pénurie de médecins spécialistes dans certains territoires, de favoriser au maximum l’hospitalisation à domicile et de réaliser des économies dans le domaine de la santé. Ghislaine Alajouanine experte reconnue dans ce domaine et Guy Vallancien membre de l’Académie de médecine, nous présentent les espoirs et les limites de la télémédecine.

Pour Ghislaine Alajouanine, la définition de la télémédecine est simple : « Il s’agit de faire voyager les données médicales plutôt que les patients. C’est un outil organisationnel d’amélioration de la qualité des soins par la mutualisation des connaissances ». Pour autant, comme le précise Guy Vallancien, la télémédecine ne remplacera jamais l’examen clinique.

Aujourd’hui, la télémédecine répond à trois enjeux :


  1 - une désertification sanitaire, conséquence non pas d’un manque de médecins généralistes (ils sont 210000 en France) mais d’une mauvaise répartition
  2 - le vieillissement de la population : d’ici 2050, plus de 50% de la population aura plus de 50 ans. On estime qu’une personne sur 5 sera dépendante. Ces personnes auront de plus en plus besoin de soins à domicile.
  3 - l’aspect financier : avec le vieillissement de la population le pourcentage des dépenses consacré à la santé dans le PIB ne fera qu’augmenter nous explique Guy Vallancien. Il faut donc penser à une organisation optimale de la prise en charge des patients sur le territoire.

La télémédecine regroupe la télé consultation, la télé expertise et la télé santé.
La télé expertise consiste à mettre en relation tous les professionnels de santé via une plateforme internet et téléphonique. Un généraliste, un infirmier libéral ou un médecin spécialiste peut ainsi solliciter l’avis d’un ou plusieurs confrères grâce à cet outil. C’est déjà ce que fait l’urologue Guy Vallancien : « Il y a peu de temps, j’étais en visioconférence avec la maison de santé de Bletterans où un médecin avait deux patients présents à ses côtés et me demandait un deuxième avis. Efficace et pas onéreux ».

Avec la télémédecine de manière générale, reprend Ghislaine Alajouanine, « on peut répondre à la question du patient « qu’est-ce que j’ai ? » et répondre également à la question du praticien « qu’est-ce que je fais dans ce cas là ? ».

Mais si la télémédecine semble à ce point aussi révolutionnaire, pourquoi tarde-t-on à la mettre en place en France ?

Pour Guy Vallancien, la réponse est simple : « C’est parce que la consultation via la télémédecine n’est pas payée pour l’instant. Même quand un médecin demande l’avis d’un autre médecin, il doit y avoir une rétribution qui conditionne son engagement ». Il semble que l’Ordre des médecins émettent également des réserves quant à l’exploitation de la télémédecine. L’Ordre s’oppose pour l’instant à la prescription d’ordonnance médicale via la télé consultation. « Mais ça viendra » assure Guy Vallancien. Et il poursuit : « A terme je pense que nous aurons 25% de spécialistes pour 75% de généralistes. Les médecins généralistes prendront conseils auprès des spécialistes ».

Autre aspect de la télémédecine, la télésurveillance médicale. « Il s’agit d’un professionnel de santé qui va interpréter les données médicales et assurer le suivi d’un patient à distance. Cela existe déjà en Guyanne et sur l’île d’Hoedic dans le Morbihan. Ne préférez-vous pas disposer d’un tensiomètre à la maison et faire parvenir les résultats à un médecin pour qu’il les interprète plutôt que de faire attendre votre grand-mère 4 heures dans un couloir d’hôpital ? ».

La télémédecine et le plan dépendance

Depuis les premiers jours de janvier 2011, le Président de la République a mis sur pied un chantier qualifié de prioritaire : le « défi de la dépendance ». On estime qu’en 2050, les plus de 85 ans seront près de 5 millions en France. Se pose donc la question du financement de la protection sociale de cette population. En matière de télémédecine, Ghislaine Alajouanine vante les mérites de l’hospitalisation à domicile : « Dans le bulletin 109 de l’IRDES Institut de recherche et documentation en économie de la santé, il est écrit qu’en ouvrant 500 places en hospitalisation à domicile par département, (soit 50 000 en France), on réaliserait une économie de 1,7 milliard d’euros. La dépendance chez soi coûte 1800 euros par mois actuellement alors qu’elle revient à 2300 euros par mois dans un établissement de santé. Dans ces 500 euros, il y a de la place pour du diagnostic à distance.
Les transports qui représentent actuellement 2% des 215 milliards d’euros dépensés en santé pourront en partie êtres économisés grâce à la télémédecine. D’une part, il faut que l’hôpital possède des plateaux de plus en plus techniques et que le personnel soit de mieux en mieux payé. D’autre part, il faut aider le nomade et l’ambulatoire, deux nouveaux outils dont les infirmiers sont très preneurs ».

Histoire

La télémédecine est pratiquée officiellement depuis 1920, année de la première licence pour radio de service médical aux bateaux publiée à New-York.

C'est le 8 novembre 1994, qu'eut lieu la première démonstration de télémédecine : un examen scanner à rayons X avait été piloté depuis l'Hôtel-Dieu de Montréal (Canada) sur un patient situé dans l'appareil de l'Hôpital Cochin, à Paris (France). En 2001, une opération de téléchirurgie a été réalisée entre New York (où était le chirurgien) et Strasbourg (où était la patiente).

Institut Européen de Télémédecine

Le Professeur Louis-Lareng est à l'origine de l'Institut Européen de Télémédecine, qui a démarré en 1989 entre l'Hôpital Rangueil à Toulouse et l'Hôpital Combarel à Rodez, permettant aux patients une meilleure prise en charge des spécialitées médicales.

Spécialités

  • Télé-Consultation : consultation, diagnostic et suivi du patient à distance ;
  • Télé-Expertise : demande d'un deuxième avis à un médecin référent (Médecin Expert) ;
  • Télé-Assistance à domicile : téléalarme pour personnes âgées, femmes enceintes, handicapés...
  • Télé-Assistance des voyageurs isolés : nautisme, montagne, treking ...
  • Télésurveillance : surveillance du patient à distance ;
  • Télé-Formation (e-learning) : formation et enseignement médical à distance ;
  • Télé-Medico-Social : encadrement du patient maintenu à domicile ;
  • Télé-Transmission : transferts d'informations médicales entre professionnels de santé et patient (Réseaux de soins) ;
  • Télé-Radiologie : interprétation d'examens radiologiques à distance (diagnostic et expertise) ;
  • Télé-Chirurgie : opération chirurgicale assistée à distance par ordinateur ;
  • Télé-Psychiatrie : consultation, diagnostic et suivi d'un patient par un psychiatre ;
  • Télé-Staff : réunion de professionnels de santé en visioconférence.

Et je terminerai par une bonne nouvelle pour la capitale du Pays de Sault :

 

Publié le journal La Dépêche du 04 mars 2011

BELCAIRE. LE CENTRE MÉDICAL S'AGRANDI AVEC UN NOUVEAU MÉDECIN

centre médical de Belcaire 2011

Les travaux extérieurs sont en passe d'être terminés

Un nouveau médecin pratiquant l'homéopathie est venu se joindre aux deux déjà en place. De ce fait l'agrandissement du centre médical était inéluctable. Cet agrandissement a été réalisé par les habiles employés municipaux, dans le respect des règles écologiques instaurées par le maire dans la commune. Un agrandissement qui a aussi permis le déménagement du cabinet d'infirmiers. Avec trois docteurs, un kiné, un dentiste, et six infirmiers le plateau de Sault est bien servi en matière de santé. Un grand merci aux maires MM. Vergé et Bresson qui ont permis la réalisation et la bonne marche de ce centre médical.

belcaire centre médical 01

Voici le centre médical de Belcaire en 2010 avant les travaux d'agrandissement

belcaire centre médical 02

Le centre médical de Belcaire est primordial pour cette région le Pays de Sault

 

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Ainsi se termine ce second reportage de la série, en espérant qu'ils vous auront intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans LA PORTE DE L'ACTUALITÉ
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30 mars 2011
bandeau santé

 

www.belcaire-pyrenees.com va plus loin ! Rien de mieux que d'éditer un petit article sans prétention, de le rendre public rapidement, afin d'attirer une fois de plus l'attention sur une des préoccupations majeurs des habitants  vivant dans nos campagnes et en zone de montagne où les déplacements sont moins faciles. Préoccupations d'autant plus importantes car nous avons atteint un "seuil critique", notre santé et parfois notre vie en dépendent. Cet article, que nous avons réalisé en collaboration avec l'ami "Gens de Belcaire", a pour but de souligner par quelques documents le manque de médecins en milieu rural. Pour témoignages, des infos sur l'avenir médical de la région du Pays de Sault et l'Ariège ...

 

Pays de Sault - Aude & Ariège  

Zone de montagne à  faible densité médicale

 

médecins en zone rurale 43  médecins en zone rurale 05

Le nombre de médecins n’a jamais été aussi important en France. Il a plus que doublé en 20 ans pour atteindre 203 000 médecins sur le territoire.

 

médecins en zone rurale 46  médecins en zone rurale 48

 

médecins en zone rurale 50b  médecins en zone rurale 52  médecins en zone rurale 55

 

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Voici la carte des communes en zones de faible densité médicale

 

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????  Annonce très courante actuellement

Publié dans le journal La Dépêche le 21 septembre 2010 - J. -Ch. T.

Quel avenir médical en vallées d'Ax-les-Thermes ?

ENQUÊTE

médecins en zone rurale 58

Si le projet de maison médicale voit le jour, l'hôpital pourrait être au cœur du dispositif. / Photo DDM, Cl. G.

Inquiétudes dans les vallées d'Ax-les-Thermes face au petit nombre de médecins et au nombre croissant de visiteurs. Une maison médicale à l'étude pourrait-elle être la solution ?

L'alerte a été donnée, voici quelques semaines, par plusieurs patients axéens. Le samedi matin, après la garde de nuit et avant la nouvelle garde qui débute dans l'après-midi pour le week-end, il n'y a pas de médecin disponible dans les vallées d'Ax. De quoi mener une étude, aujourd'hui achevée et sous le coude du Pierre Peyronne dans son bureau municipal : il y a menace sur la permanence des soins dans un des secteurs les plus fréquentés du département. « Les médecins présents sur le secteur frôlent les 60 ans, explique le premier magistrat. Or, comme partout, il faut jouer la carte de l'attractivité si l'on veut attirer des nouveaux praticiens. Pour ce faire est née l'idée d'une maison médicale ».

Après Montgailhard et Vicdessos qui ont bâti leur projet, tout comme le Couserans, voici donc les vallées d'Ax en piste pour mettre sur pieds un lieu qui regrouperait généralistes, journées de présence de spécialistes, infirmières, secrétariat, bref, tout un ensemble qui permettrait aux Axéens comme aux touristes ou aux skieurs de trouver dans la cité thermale de quoi répondre aux besoins. « D'autant, ajoute encore Pierre Peyronne, que la présence de l'hôpital local (rééducation fonctionnelle, EPHAD et soins de suite) se verrait conforter dans ses fonctions ». Et d'interroger à savoir pourquoi le matériel radiologique de cet hôpital, par exemple, ne pourrait pas servir au-delà des simples patients qu'il accueille alors que les populations locales doivent se rendre au CHIVA pour des radiographies ?

Même interrogation pour les soins dispensés aux skieurs qui ont des accidents : « Nous pourrions limiter les coûts des soins, poursuit-il, en les soignant sur place à Ax plutôt que de les transporter à Saint-Jean-de-Verges ».

Plusieurs réunions ont déjà eu lieu avec les professionnels de la santé des vallées d'Ax pour évoquer ces différents points. L'idée de la maison médicale est née ainsi, en collaboration avec l'université de Toulouse. Les professionnels du canton des Cabannes ont été associés à la réflexion car eux également pourraient être intéressés par la mise en place de relations avec le plateau technique de l'hôpital. Pour les porteurs du projet, c'est bien de service public dont il s'agit dans cette création. La maison médicale pourrait, suivant les études, jouxter l'hôpital.

Quand verra-t-elle le jour ?

La santé des vallées d'Ax-les-Thermes en chiffres :

Actuellement, suivant l'étude que nous nous sommes procurée le secteur des vallées d'Ax compte 4 médecins (dont un à mi-temps salarié de l'hôpital), deux d'entre eux sont âgés de 60 ans, l'un de 57 ans, le quatrième de 49 ans, trois exercent la médecine thermale exclusivement (7 mois d'activité dans l'année). Concernant l'accessibilité le rapport pointe le fait que « la configuration géographique dese lieux engendre des temps de trajet et des difficultés, liées aux conditions météorologiques et qu'en période hivernale l'accès aux urgences les plus proches est de 50 minutes ». Concernant la population sur le canton elle est de 3 060 résidents dont près de la moitié a plus de 60 ans. On compte 1 894 résidences secondaires, 69 286 séjours en été et 49 467 en hiver. « La population non-résidente, est-il expliqué, double l'activité globale des médecins : 59 % le week-end, 33 % de nuit et 8 % en urgence. La station de ski représente 370 000 journées/skieurs et les cures thermales 6 260 (chiffre 2 008) personnes prises en charge.

En quoi consisterait la maison ?

Pierre Peyronne, maire d'Ax, pousse actuellement dans le sens de la création de la maison médicale. Et même si l'ancien président du conseil régional de l'ordre des médecins, Stéphane Oustric, refuse aujourd'hui de répondre à nos questions sur ce dossier, on sait qu'il a animé plusieurs réunions en Ariège qui vont dans le sens de cette création. Suivant le rapport actuellement entre les mains du maire d'Ax, et même si dans la cité, pour l'heure, tout le monde n'adhère pas au projet, voici ce que pourrait être le futur établissement : « cinq cabinets pour les médecins généralistes avec une option thermale (il pourrait y avoir un cabinet dit thermal), une salle pour la petite urgence (plâtre…) et pour les infirmières pour effectuer les prises de sang à jour régulier et pour faciliter l'envoi au laboratoire et pour effectuer des soins (pansement…). Une salle d'attente, un accueil et un secrétariat. Un local pour stocker du matériel et des WC. Des locaux en rez-de-chaussée avec un accès pour les personnes en situation de handicap et un parking. La nécessité d'un accès individualisé. Un studio pour le remplaçant des gardes ». Concernant l'hôpital local (mais, sur ce projet la directrice a son mot à dire et compte bien être entendue dans le débat, suivant ce qu'elle nous a confié hier), une salle de soins pourrait être mise à disposition pour les activités non programmées de petite urgence ainsi que l'utilisation de la radiographie. Pour les porteurs du projet « Il serait intéressant ainsi de développer l'accès à la télé médecine ». Enfin, un cabinet de consultation avancée de spécialistes compléterait le dispositif (assistante sociale, orthophoniste, psy, médecine du travail…) qui serait utilisé en alternance. A ceci s'ajouterait le local des infirmiers, kinésithérapeutes et dentistes. De quoi ne pas souffrir en vallées d'Ax !

 

Publié dans le journal La Dépêche du 11 février 2009 - Christine Roth-Puyo

SOS médecins de campagne

Santé. La loi Bachelot veut mettre fin aux « déserts médicaux ». Là où d'ici moins de dix ans les docteurs seront aux abonnés absents.

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En campagne, le médecin soigne. Il est aussi le dernier rempart contre la solitude. Photo AFP.

«Depuis 22 ans, c'est la course. 12... parfois 15 heures par jour. Tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, hors garde, se partagent entre consultations, visites et astreintes »... En campagne, tous les témoignages des médecins se ressemblent.

Dans les années 80-90 les gouvernements successifs ont encouragé le départ à la retraite anticipée des médecins. Il y avait « pléthore ». En conséquence, le fameux numerus clausus fut drastiquement revu à la baisse. Vingt ans plus tard, les régions, les départements et surtout les communes tirent la sonnette d'alarme. En cause, la répartition inéquitable sur le territoire de leurs praticiens et la menace de départs en retraite non remplacés en zone rurale.

L'examen de la loi Bachelot dite « Hôpital, patients, santé, territoires » qui a débuté, hier, à l'Assemblée nationale s'inscrit dans ce débat. Elle aura fort à faire, car, hors de l'hôpital où les tollés se font entendre depuis plusieurs mois, la plupart des syndicats de médecins libéraux apparaissent comme des détracteurs farouches du projet de loi, dont l'un des objectifs est de mettre fin aux « déserts médicaux ».

Les centres-villes restent bien dotés en matière d'offres de soins. Même si dans les quartiers dits « sensibles » la situation est loin d'être idéale. Mais, en milieu rural, le « toubib » de campagne devient une denrée rare. Voire une espèce en voie de disparition.

La photographie de la région Midi-Pyrénées reflète ce déséquilibre. Les chiffres la donnent parmi les mieux classées de France comparativement au centre ou à l'est de la France. Sauf que les bons chiffres ne font pas forcément les bons élèves.

Les territoires ruraux et/ou montagneux sont moins bien dotés que la métropole toulousaine, surtout en ce qui concerne les médecins. Six spécialistes libéraux sur dix exercent en Haute-Garonne. Et si les 247 cantons de la région sont tous pourvus d'au moins un médecin généraliste, une vingtaine d'entre eux connaît une situation tendue. D'autant que l'hyper concentration hospitalière dépossède les petites villes qui pouvaient s'inscrire en relais grâce à leur plateau technique. Un combat de l'Association des petites villes de France (APVF) qui, par la voix de son président Martin Malvy, prévient qu'elle « sera vigilante quant à la mise en place des communautés hospitalières de territoires ». Le combat ne fait que commencer.

« Un clinicat pour labelliser le rural »

Aujourd'hui, vice-président délégué du Conseil économique et social de Midi-Pyrénées, le docteur Georges Benayoun est aussi médecin à Toulouse. Sa position lui permet d'apprécier les deux faces de la vaste question qui agite les milieux médicaux.

Comment en est-on arrivé là ?

Les éléments d'analyse sont divers. On peut citer la baisse drastique du numerus clausus et, par ricochet, un corps vieillissant de la démographie médicale. Mais aussi des conditions de vie qui jouent en priorité dans le choix d'installation des jeunes médecins. Sans leur jeter la pierre, l'envie de protéger un tant soit peu leur vie personnelle n'a plus rien à voir avec le sacerdoce exercé, hier par nos médecins de campagne.

Quelles réponses apporter ?

Elles passent par des mesures incitatives que prennent par exemple la Région notamment mais aussi des communes qui offrent parfois des ponts d'or aux praticiens. Mais surtout, il faut relancer nos plateaux techniques dans les villes moyennes. Ils sont une garantie pour le médecin perdu en campagne qui peut ainsi être épaulé par des spécialistes. Ce que nous proposons, c'est un cursus universitaire un peu différent de ce qui est aujourd'hui. Il suffirait qu'un futur chef de clinique fasse son clinicat six mois à Pamiers, six mois à Saint-Gaudens, etc. Et cela pendant les quatre ans de sa formation. Cela permettrait de labelliser les coins les plus retirés des départements et de redonner à l'offre d'installation des jeunes médecins plus d'attrait. Ch.R.-P.

 

Réponses au défi de La démographie médicale

Le dossier de presse :  Le discours de Roselyne BACHELOT (08/02/08)

Près de 2,6 millions de Français rencontrent des difficultés pour accéder aux soins, que ce soit pour trouver un médecin généraliste, un spécialiste ou un professionnel de santé.
C’est pour trouver des solutions à cette situation, qui ne fera que s’empirer dans les années à venir si rien n’est fait, que Roselyne Bachelot-Narquin a décidé d’organiser les états généraux de l’organisation de la santé.

Pour la première fois en France, tous les acteurs du système de santé ont discuté ensemble : les professionnels de santé, les élus locaux, les associations de patients, les syndicats mais aussi ces étudiants qui sont les médecins de demain. Tous ont fait entendre leur point de vue, ils ont confronté leurs avis et proposé des mesures pour améliorer l’accès des patients aux soins de proximité.

 

L’évolution de la démographie médicale en quelques chiffres :

Le nombre de médecins n’a jamais été aussi important en France. Il a plus que doublé en 20 ans pour atteindre 203 000 médecins sur le territoire.
Mais leur répartition sur le territoire n’est pas homogène.
De plus, en 2025, ce nombre devrait chuter de 10% en raison des départs à la retraite. La densité médicale atteindra alors son niveau de 1980 avec 283 médecins pour 100 000 habitants.

Il n’y a pas de fatalité à voir apparaître les déserts médicaux. C’est donc pour parer à ce risque que les Missions Régionales de Santé ont effectué une cartographie de la France répertoriant les territoires en sous densité médicale. Elles seront chargées du même travail pour les infirmières et les masseurs kinésithérapeutes libéraux.

Les critères retenus sont une densité médicale inférieure à la moyenne de 30% et une activité médicale par professionnels supérieure de 30% à la moyenne nationale. Les Missions Régionales de Santé ont adapté leurs critères à la région étudiée en prenant en compte par exemple l’âge moyen de la population.

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Évolution du nombre et de la densité de médecins de 1985 à 2025

effectifs des médecins en france

Perspectives des effectifs de médecins dans les années à venir

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Évolution du numerus clausus en France depuis 2002 (Source : www.ecosante.fr) :

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État des lieux

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TRADUCTION PAR ÉMILE LITTRÉ DU SERMENT D'ORIGINE :

« Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :

Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre. »

« Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.

Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille.

Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. »

« Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissè-je avoir un sort contraire. »  

QU'EST-CE LE SERMENT DE L'ORDRE FRANÇAIS DES MÉDECINS DE 1996  :

« Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.

J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.

Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque. »

 

QU'EST-CE LE SERMENT D'HIPPOCRATE ?

Le serment d'Hippocrate est un serment traditionnellement prêté par les médecins en Occident avant de commencer à exercer. Le texte original de ce serment, probablement rédigé au IVème siècle av. J.-C., appartient aux textes de la Collection hippocratique, traditionnellement attribués au médecin grec Hippocrate.

Bien que la pratique médicale moderne soit régie par des lois, des règlements et bien souvent par un code de déontologie ou d'éthique, les facultés de médecine ainsi que les collèges et associations de médecins font encore généralement réciter un serment au nouveaux médecins. Ce serment moderne, le plus souvent nommé serment d'Hippocrate même s'il s'en éloigne, s'inspire généralement du texte d'origine et a pour principal objectif de rappeler au nouveau médecin dans un cadre solennel qu'il est lié à des obligations légales, morales et éthiques.

En Belgique, où il n'existe en la matière aucune obligation, les jeunes diplômés médecins sont libres de prononcer ou non le serment d'Hippocrate. En France, même si les jeunes médecins prêtent obligatoirement serment de respecter le code de déontologie médicale, le serment d'Hippocrate n'a aucune valeur juridique ; cependant le code de déontologie en question, « émis » par le Conseil national de l'ordre des médecins, (et qui est en réalité le chapitre VII du titre II du livre Ier de la 4ème partie du code de la Santé Publique ayant trait aux professions de santé), s'en est largement inspiré, notamment en ce qui concerne des mesures telles que l'obligation de recueillir le consentement de la personne avant toute opération, ou encore le respect du secret médical.

Le serment que font les médecins et pharmaciens en France n'est pas le serment d'Hippocrate d'origine, même s'il en est inspiré. L'une des principales différences est que le serment d'Hippocrate interdit explicitement de pratiquer l'avortement ; il prescrit aussi des devoirs face à celui qui a enseigné la médecine...

Il est peut être bon de rappeler ce qu'est le métier de médecin, pour faire naître des vocations :

Nature du travail

Diagnostic et traitement

Dans son cabinet ou en visite à domicile, le médecin généraliste instaure avec son patient une relation de confiance, grâce à son écoute et sa disponibilité. Cette bienveillance lui permet de l'interroger longuement sur les symptômes avant de l'ausculter et de poser un diagnostic. Une fois le bilan effectué, le praticien prescrit des médicaments (en donnant des explications sur leurs effets) ou des examens complémentaires (analyses de sang, radiographie...).

Prise en charge et suivi

Myopathie, grippe ou entorse... le médecin a pour vocation de tout soigner. La prévention constitue un de ses axes prioritaires. Bilan de santé, dépistage, vaccinations... la prise en charge du patient est assurée dans sa globalité. Dans certains cas, le généraliste peut pratiquer des actes de petite chirurgie, de gynécologie, de pédiatrie...

Conditions de travail

Libéral ou cadre salarié

La majorité des généralistes s'installent à leur compte. Il leur arrive d'assurer des vacations dans des centres de santé ou à l'hôpital, en plus de leurs consultations privées. Les autres sont salariés au sein d'un hôpital, d'une administration ou d'une collectivité territoriale, par exemple. Les associations humanitaires recrutent aussi des médecins pour effectuer des missions d'urgence en France et à l'étranger.

Un emploi du temps chargé

Le médecin généraliste compte rarement son temps de travail, surtout quand il gère son propre cabinet. En moyenne, il travaille 50 h par semaine, à raison de 20 à 30 consultations par jour ! Peuvent s'y ajouter des gardes de nuit ou de week-end, surtout en début de carrière. Et s'il est à la campagne, il faut encore comptabiliser le temps passé à sillonner les routes pour visiter ses patients.

Soucieux du bien-être du malade

Intervenant tantôt dans l'urgence avec sang-froid, tantôt dans la durée avec patience, ce professionnel est animé par le souci constant d'améliorer ses pratiques pour le bien-être du malade.

Vie professionnelle

Un avenir prometteur

Actuellement, on compte plus de 200 000 médecins en exercice, dont près de la moitié comme généralistes. Avec les départs à la retraite, la pénurie de médecins dans certaines régions, le relèvement du nombre d'admis en études de médecine, les perspectives d'emploi semblent favorables aux futurs médecins.

Des vacations pour commencer

Le plus souvent, le jeune médecin diplômé commence sa carrière par des remplacements. Ces derniers peuvent s'effectuer dans un cabinet, dans une clinique privée, dans un hôpital public, dans une administration (Sécurité sociale, PMI, médecine du travail...). Il peut aussi exercer dans le domaine des soins non curatifs : médecine scolaire ou du travail, médecine légale, expertise (assurances, mutualité, etc.), laboratoires...

Des débouchés en zone rurale

Si on dénombre en moyenne 160 généralistes pour 100 000 habitants, il faut rester prudent car ces chiffres reflètent de forts contrastes. Il est plus facile de s'installer à la campagne et dans certaines banlieues où les besoins sont importants. Dans beaucoup de grandes villes, on constate l'inverse.

Rémunération

Salaire du débutant

Plus de 3000 euros brut par mois.

Compétences

Une endurance à toute épreuve

Outre ses compétences médicales, le médecin généraliste possède des capacités d'endurance, aussi bien physiques que psychiques. Face à des pathologies (maladies) particulières et difficiles à vivre par le patient, il doit aussi faire preuve de tolérance, de compréhension et de tact.

Un sacerdoce médical

Les spécialistes de la santé sont avant tout des praticiens humanistes capables d'établir des relations de confiance avec leurs malades.

Soucieux du bien-être des autres et passionné par son métier, ce praticien fait souvent preuve d'une très grande disponibilité. Sauf exceptions (actes de violence, épidémies...), il sait rester discret vis-à-vis de l'état de santé de ses patients. Disponibilité, équilibre personnel et sens de l'observation sont les qualités indispensables à cette profession.

Accès au métier

9 ans sont nécessaires pour former un médecin généraliste avant de prononcer le serment d'Hippocrate. Des études longues, organisées en 3 cycles, et qui débouchent sur le diplôme d'État de docteur en médecine, délivré à l'issue de la soutenance d'une thèse.

Niveau bac + 5 et plus

  • 1er cycle d'études médicales (PCEM) : accessible après le bac (la filière scientifique est recommandée). Le PCEM dure 2 ans. Il commence par la première année commune aux études de santé, à l'issue de laquelle les étudiants passent un concours au nombre de places restreint (le numerus clausus).

  • 2ème cycle d'études médicales (DCEM) : il dure 4 ans et forme à ce qu'on appelle traditionnellement l'externat.

  • 3ème cycle d'études médicales : le choix de la spécialité et/ou de la région où l'étudiant effectuera son internat dépend de ses résultats et de son rang de classement lors des épreuves nationales classantes (ENC) à la fin de la 6ème année (DCEM4). La thèse est soutenue à la fin de l'internat qui dure 3 ans. Elle débouche sur le diplôme d'État de docteur en médecine.

ÊTRE MÉDECIN 

Un médecin est un professionnel de la santé titulaire d'un diplôme de docteur en médecine. Il est chargé de soigner les maladies, pathologies, et blessures de ses patients. Son métier est intimement lié avec d'autres professionnels de la santé comme le pharmacien ou le dentiste.

En France

En France, les études médicales sont ouvertes à tous les bacheliers. Mais l'accès en 2ème année des études de médecine est soumis à un concours sélectif en fin de première année (de 10 à 15% de réussite). Le premier cycle des études médicales (PCEM) dure 2 ans. Le deuxième cycle des études de médecine (DCEM) dure 4 ans. Le PCEM et le DCEM constituent un tronc commun à tous les futurs médecins.

Alors que le premier cycle donne une formation commune essentiellement théorique, le deuxième cycle ouvre la voie à l'externat et à la pratique médicale proprement dite, et aboutit à l'Examen Classant National (ECN).

Le troisième cycle des études médicales (TCEM) est obligatoire et s'ouvre à l'issue des ECN et peut durer de 3 à 5 ans en fonction de la discipline choisie (parmi lesquelles on retrouve les spécialités de médecine générale (3 ans), médicales (4 à 5 ans), chirurgicales, d'anesthésie-réanimation, de gynécologie etc), et constitue l'internat. Durant cette phase, la thèse du diplôme d'État de docteur en médecine est soutenue et donne le titre de docteur, permettant l'exercice de la médecine. Pour certaines spécialités et notamment la chirurgie, une formation complémentaire est nécessaire après le TCEM et cette phase dure entre 1 et 4 ans. Il peut s'agir d'un clinicat universitaire ou d'un assistanat de spécialité. Ceci correspond donc pour la chirurgie à une formation totale de 11 à 15 ans.

Les études médicales en France se dirigent actuellement vers une modification de la dénomination de leur organisation avec le passage au système européen LMD (Licence-Master-Doctorat).

Réglementation

Dans la majorité des pays, les médecins doivent avoir la permission du gouvernement pour pratiquer la médecine. Ils doivent aussi parfois être membres d'un ordre professionnel. Dans certains pays, c'est cet ordre professionnel qui autorise les médecins à pratiquer alors que le gouvernement ne fait que reconnaître l'autorité de l'ordre en la matière.

La médecine générale (MG) est la branche de la médecine prenant en charge le suivi durable et les soins médicaux généraux d'une communauté, sans se limiter à des groupes de maladies relevant d'un organe, d'un âge, ou d'un sexe particulier. Le médecin généraliste (on dit aussi médecin omnipraticien) est donc le spécialiste de la santé assurant le suivi, la prévention, les soins et le traitement des malades de sa collectivité, dans une vision à long terme de la santé et du bien-être de ceux qui le consultent. Sa surface de prise en charge est horizontale, là où les autres spécialités exercent plus dans la verticalité d'un problème médical. L’interrelation entre les compétences fondamentales, les champs d’activité et les dimensions spécifiques caractérise la discipline et souligne la complexité de cette spécialisation. C’est cette interrelation complexe des compétences fondamentales qui doit servir de guide et se retrouver dans le développement des programmes de formation, de recherche et d’amélioration de la qualité.

Définition de la Spécialité de la Médecine Générale - Médecine de famille

Voici le travail de synthèse élaboré par les représentants européens de la spécialité de médecine générale - médecine de famille lors du congrès de la WONCA en 2002 :

Les médecins généralistes - médecins de famille sont des médecins spécialistes formés aux principes de cette discipline. Ils sont le médecin traitant de chaque patient, chargés de dispenser des soins globaux et continus à tous ceux qui le souhaitent indépendamment de leur âge, de leur sexe et de leur maladie. Ils soignent les personnes dans leur contexte familial, communautaire, culturel et toujours dans le respect de leur autonomie. Ils acceptent d’avoir également une responsabilité professionnelle de santé publique envers leur communauté. Dans la négociation des modalités de prise en charge avec leurs patients, ils intègrent les dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle, mettant à profit la connaissance et la confiance engendrées par des contacts répétés. Ils ont la responsabilité d’assurer le développement et le maintien de leurs compétences professionnelles, de leur équilibre personnel et de leurs valeurs pour garantir l’efficacité et la sécurité des soins aux patients.

Les caractéristiques de la discipline de la médecine générale-médecine de famille

La médecine générale - médecine de famille est une discipline scientifique et universitaire, avec son contenu spécifique de formation, de recherche de pratique clinique, et ses propres fondements scientifiques. C’est une spécialité clinique orientée vers les soins primaires.
  • Elle est habituellement le premier contact avec le système de soins, permettant un accès ouvert et non limité aux usagers, prenant en compte tous les problèmes de santé, indépendamment de l’âge, du sexe, ou de toutes autres caractéristiques de la personne concernée.
  • Elle utilise de façon efficiente les ressources du système de santé par la coordination des soins, le travail avec les autres professionnels de soins primaires et la gestion du recours aux autres spécialités, se plaçant si nécessaire en défenseur du patient.
  • Elle développe une approche centrée sur la personne dans ses dimensions individuelles, familiales, et communautaires.
  • Elle utilise un mode de consultation spécifique qui construit dans la durée une relation médecin-patient basée sur une communication appropriée.
  • Elle a la responsabilité d’assurer des soins continus et longitudinaux, selon les besoins du patient.
  • Elle base sa démarche décisionnelle spécifique sur la prévalence et l’incidence des maladies en soins primaires.
  • Elle gère simultanément les problèmes de santé aigus et chroniques de chaque patient.
  • Elle intervient à un stade précoce et indifférencié du développement des maladies, qui pourraient éventuellement requérir une intervention rapide.
  • Elle favorise la promotion et l’éducation pour la santé par une intervention appropriée et efficace.
  • Elle a une responsabilité spécifique de santé publique dans la communauté.
  • Elle répond aux problèmes de santé dans leurs dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle.

Les compétences fondamentales de la Médecine Générale - Médecine de famille

La définition de la discipline comme de la spécialité doit mettre en évidence les compétences fondamentales du médecin généraliste - médecin de famille. « Fondamental » signifie essentiel à la discipline, indépendamment du système de santé dans lequel ces définitions sont appliquées.

§ 1. Les onze caractéristiques centrales qui définissent la discipline se rapportent à des capacités ou habiletés que chaque médecin de famille spécialisé doit maîtriser. Elles peuvent être rassemblées en six compétences fondamentales (en référence aux caractéristiques) :

   1. La gestion des soins de santé primaires (a,b) 2. Les soins centrés sur la personne (c,d,e) 3. L’aptitude spécifique à la résolution de problèmes (f,g) 4. L’approche globale (h,i) 5. L’orientation communautaire (j) 6. L’adoption d’un modèle holistique (k)

§ 2. Le généraliste applique ces compétences dans trois champs d’activité :

   a) démarche clinique, b) communication avec les patients, c) gestion du cabinet médical.

§ 3. Comme discipline scientifique centrée sur la personne, trois dimensions spécifiques doivent être considérées comme fondamentales :

   a) Contextuelle: utiliser le contexte de la personne, la famille, la communauté et la culture b) Comportementale: basée sur les capacités professionnelles du médecin, ses valeurs et son éthique c) Scientifique: adopter une approche critique basée sur la recherche et maintenir cette approche par une formation continue et une amélioration de la qualité.

 

Modes d'exercice

Le médecin généraliste exerce au sein d'une structure de soin primaire, c'est-à-dire de premier recours. En France, le mode d'exercice le plus fréquent de la médecine générale est la médecine libérale. Le médecin généraliste y est rémunéré au nombre d'acte effectué. En France, certains médecins généralistes libéraux exercent aussi une ou plusieurs journées par semaine dans une structure autre que leur cabinet : hôpital, maison de retraite, centre de planning familial, centre de protection maternelle et infantile...

La première étape d'une consultation est le recueil des motifs de consultation, s'ensuit :

  • Anamnèse : c'est l'étape la plus cruciale de la consultation. Le médecin y écoute son patient, d'abord librement, puis en l'orientant par des questions. L'anamnèse permet de connaître les antécédents du patient, les symptômes ressentis, l'ancienneté de la maladie et son évolution, les traitements déjà suivis, les attentes du patient...
  • examen physique : à l'issue de l'anamnèse, le médecin a souvent une idée assez précise de la maladie ; l'examen sert à rechercher des signes physiques, et ainsi apporter des preuves pour appuyer un diagnostic. Il utilise pour cela l'inspection, la palpation, l'auscultation, la percussion.
  • inspection : prise des constantes vitales telles que température, pression artérielle, pouls ; examen des tympans, de la gorge chez les enfants ; 
  • palpation : examen des ganglions, abdominal, gynécologique, rhumatologique... s'il y a lieu.
  • auscultation : écoute des bruits du cœur et des poumons (avec un stéthoscope) ;
  • percussion : test des réflexes : évaluation neurologique ;  

Le cas échéant, il peut pratiquer un certain nombre d'examens complémentaires au cabinet même (par exemple un électrocardiogramme) ou bien prescrire un examen dans un laboratoire (prélèvement de tissus, prise de sang) ou un cabinet de radiologie. À partir de ce diagnostic, le médecin peut faire une prescription, qui peut être médicamenteuse, l'orientation vers un spécialiste, séances de kinésithérapie, soins infirmiers... Il peut également effectuer lui-même des soins (injection, suture, pansement).

Lorsque l'accès à un centre hospitalier est malaisé, le médecin généraliste libéral prend en charge des traumatismes plus importants (par exemple les luxations dans les stations de sports d'hiver). Il peut également collaborer aux secours publics soit spontanément (obligation d'intervention s'il est témoin d'un accident ou d'un malaise, article 9 du Code de déontologie médicale), soit sur requête du samu ou en tant que médecin sapeur-pompier. Il se doit (déontologie) de participer à la permanence des soins avec un système de garde alternée les soirs et week-ends ; on s'oriente vers la création de « maisons médicales » où seront assurés les soins en dehors des heures d'ouverture des cabinets. Un décret de 2005 institue le volontariat en matière de permanence des soins et une revalorisation tarifaire pour les urgences régulées (centres 15, SOS Médecins: en France).

Le médecin a également un rôle légal : il peut délivrer des certificats permettant des activités sportives (certificat de non contre-indication à la pratique d'un sport), pouvant servir de base à une action en justice (constatation de préjudice physique ouvrant droit indemnisation), pouvant déboucher sur une hospitalisation sans consentement (hospitalisation à la demande d'un tiers, hospitalisation d'office) ; il délivre également des certificats prénuptiaux (mariage), de décès.
Secret médical : Le médecin ne doit révéler aucun élément concernant la santé d'une personne, que ce soit une personne qu'il aurait eue en consultation ou d'une déduction qu'il aurait faite en dehors de son activité professionnelle (article 226-13 code pénal français, article 4 du code de déontologie médicale) et ce, même si le malade le lui demande.il est aussi tenu au Serment d'Hippocrate. Toutefois, il peut, et doit, lever ce secret médical dans certains cas notamment :
  • lorsqu'il est témoin de sévices envers une personne sans défense, par exemple enfant ou personne âgée (article 226-14 code pénal, articles 43 et 44 du code de déontologie médicale) ;
  • lorsqu'il y a nécessité pour porter assistance à une personne en péril (article 122-7 du code pénal) ;
  • lorsque la révélation permettrait d'innocenter une personne accusée à tort (article 434-11 du code pénal) ;
  • pour sa propre défense lorsqu'il est accusé (article 11 du code de procédure pénale français).
Certaines pathologies sont exclues du champ du secret médical :
  • les pathologies liées à un accident du travail ;
  • certaines maladies infectieuses sont à déclaration obligatoire auprès des autorités sanitaires (variole, choléra, charbon, fièvres hémorragiques virales, les intoxications alimentaires collectives...) ;
  • le décès.
Démographie médicale La démographie médicale est, au sens propre, l'étude statistique de la population de la profession médicale, ou au sens large, des professions de santé.
Elle est aussi la pratique de la régulation de la population de ces professions dans le cadre plus large de la gestion du système de soins d'un pays.
En France
  • En France, en 2004, il existe un peu plus de 208 887 médecins actifs, à comparer avec 112 000 en 1979.
  • Il existe une féminisation certaine de la profession, la proportion de ces dernières atteignant 57 % pour la tranche d'âge des moins de 34 ans. Mais plus on progresse dans les classes d'âge et plus cette proportion diminue.
  • Ces statistiques reflètent la situation au 1er janvier 2004 (statistiques de l'Ordre des médecins, disponibles sur le site de l'Ordre, cf. infra).
Une mauvaise répartition territoriale Selon le ministère de la santé, un quart de la population française manquerait de médecins près de son lieu de résidence, principalement dans les zones rurales et les banlieues. Leur répartition est en effet géographiquement très inégale : globalement, déficit dans les villes non universitaires du centre et du nord de la France. Certains départements ont une densité médicale inférieure à 143 médecins pour 100 000 habitants ; d'autres ont une densité supérieure à 184 médecins pour 100 000 habitants.

RÉGULATION GLOBALE Le numerus clausus :
Régulation quantitative Le numerus clausus ("nombre fermé" en latin) conditionne le nombre de places offertes au concours de fin de première année de médecine. Il est à la fois national, pour fixer le nombre de praticiens, et local, pour déterminer le nombre d’étudiants poursuivant leurs études dans chaque UFR de médecine. Le numerus clausus est le plus favorable dans les UFR situées dans les régions les plus « dévastées » en termes de démographie médicale (exemple : Lille) et le plus strict dans les régions surpeuplées (exemple : Nice). Le numerus clausus suit un double objectif : limiter le nombre de professionnels, et empêcher les sureffectifs d'étudiants hospitaliers. Se pose actuellement le problème suivant : le numerus clausus ne peut pas suffisamment augmenter pour compenser les départs en retraite ("papy boom") car les "terrains de stages" hospitaliers manquent. La généralisation des stages hors-CHU ("périphérie") tend à résoudre ce problème même si elle en créera peut-être d'autres (les médecins de ces hôpitaux n'ayant aucune formation spécifique à l'encadrement d'étudiants).
Épreuves classantes nationales : Régulation quantitative Le concours de l’Internat (remplacé dès 2004 par les ECN), devenu obligatoire pour accéder à une spécialité dans les années 1990, régule quant à lui la répartition des étudiants dans les différentes sections de spécialités :
  • spécialités médicales
  • spécialités chirurgicales
  • gynécologie médicale
  • gynécologie obstétrique
  • pédiatrie
  • biologie médicale
  • médecine du travail
  • santé publique
  • psychiatrie
La filiarisation, à savoir le fait de transformer une spécialité en section autonome choisie dès le début, a permis une régulation plus fine et la sauvegarde de certaines spécialités comme la pédiatrie ou la gynécologie. A l’heure actuelle (2007) la répartition entre internes de spécialité et de médecine générale est de 47 % - 53 %. Régulation géographique A l'heure actuelle, contrairement aux pharmacies la liberté d'installation de cabinet médical est totale. Aucune mesure coercitive n'existe pour forcer le rééquilibrage géographique de la densité médicale. Les déséquilibres géographiques sont façonnés par plusieurs gradients :
  • un gradient Nord - Sud
  • un gradient Métropoles/villes universitaires - Petites villes
  • un gradient Villes - Campagne/Banlieues
L'URCAM (Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie) met à disposition sur chaque site régional l'accès à deux services pour les infirmiers et les médecins généralistes en vue de réguler ce déséquilibre :
  • c@rtoSanté : propose la consultation en ligne de données statistiques et cartographies (le site du nord pas de calais) grâce à l'interface en flash geoclip.
  • inst@lsanté accompagne les professionnels de santé dans leur démarche d’installation, et les informe sur les différents dispositifs d’aide à la pratique professionnelle (le site nord pas de calais)
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LETTRE OUVERTE A Mr NICOLAS SARKOSY

Écrite par madame REVEYRON THERME Guillemette datant du mardi 2 octobre 2007

Une femme Médecin de campagne répond au Président de la République

 

Monsieur le Président,

Nous avons écouté votre discours aux pompiers dans lequel, une nouvelle fois les médecins généralistes sont montrés du doigt parce qu’ils ne voudraient plus travailler la nuit et les week-ends, ni aller s’installer dans de petites communes rurales. Monsieur le président, un médecin généraliste travaille en moyenne 57 heures par semaine. En zone rurale où j’exerce ce chiffre avoisine les 70 heures. Sans être paresseuse, je ne peux plus me relever la nuit pour courir au chevet de mes patients. Je l’ai fait pendant 20 ans, pendant mes grossesses, puis en essayant de ne pas laisser seuls la nuit mes 5 enfants (nos campagnes sont parfois aussi peu sûres que nos banlieues). Une nuit à deux heures du matin, je me suis endormie sur la route lors d’une visite, en réponse à un appel. J’ai réussi à éviter le fossé, il s’agissait d’une crise de nerf sur « conjugopathie ».

Cet exemple illustre la réalité de l’exercice en milieu rural. Nous sommes « de service » parfois 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, de gré ou par la force des réquisitions préfectorales.

Si je m’étais tuée en voiture, cette fameuse nuit, je n’aurais pas reçu de médaille et mes enfants n’auraient eu droit à aucune aide. Nous sommes dans l’illégalité la plus totale, indéfendables sur le plan juridique en cas d’erreur diagnostique, inassurables avec de tels horaires de travail à un si haut niveau de responsabilité. Nous travaillons jusqu’à l’épuisement, et sans autre reconnaissance que le discours monocorde, délétère sur les insuffisances des médecins généralistes.

Pourquoi la jeune génération, sélectionnée au concours de première année de médecine sur son intelligence, serait elle assez bête pour se lancer dans une telle aventure ?

Monsieur le président, je ne vous ferais pas l’injure de penser que vous ignorez cette situation. La vie d’un médecin n’a plus rien de poétique entre le harcèlement paperassier des Caisses, la pression de travail au quotidien, l’impossibilité de se reposer la nuit ou le dimanche, les kilomètres à parcourir pour les visites, et le risque juridique à chaque consultation.

Les services d’urgence reçoivent le quart de la population française chaque année en France…Ce chiffre pharaonique ne reflèterait-il que l’incapacité des libéraux à assurer leur tâche ? Ne peut-on pas l’interroger comme une manne financière et une porte d’entrée vers l’hôpital public ? Un français sur quatre, chaque année serait-il à ce point malade qu’il ne puisse attendre d’être reçu par son médecin ?

Monsieur le président, la permanence des soins est une mission de la fonction publique. Beaucoup, parmi nous, rêvent de devenir enfin des salariés de la fonction publique, travaillant 35 heures par semaine avec rémunération et défiscalisation des heures supplémentaires. Il ne serait même plus envisageable de nous réquisitionner pour travailler la nuit, ni le week-end. Pourquoi ne pas nous faire une telle proposition ?

Demain les assurés sociaux qu’ils soient du sud comme du nord, de la ville comme de la campagne, devront parcourir des kilomètres ou attendre longtemps, pour se faire soigner. Les médecins généralistes, eux aussi ont puisé dans leurs ressources de patience, de compétence, de courage, de tolérance, mais faute de moyens pour exercer l’ensemble de leurs missions, et en l’absence de reconnaissance, la médecine générale ne pourra que disparaître.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de mon espoir d’un autre discours à l’avenir et de ma plus haute considération,

 

BONNE NOUVELLE !  Le Centre hospitalier Antoine Gayraud (Carcassonne)

Montredon, Pôle santé il y a 17 pelles mécaniques qui s'activent carte carcassonne nouvel hopitalCarcassonne, flêche bleue, emplacement de l'hôpital actuel. Flêche rouge, création d'un nouvel hôpital à Montredon-des-Corbières.

Montredon-des-Corbières est une commune, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Le nouvel hôpital confié à Fondeville. Fondeville est le lauréat du concours pour la conception et la réalisation du nouvel hôpital de Carcassonne (Aude). L'entreprise perpignanaise, mandataire d'un groupement associant AIA (architectes), Cera, Axima et Ineo, s'impose devant les trois majors du BTP (Eiffage, GFC, Dumez) et le constructeur espagnol San-José.

 

Le Centre Hospitalier actuel de Carcassonne est un établissement public de santé. Personne morale de droit public, il est doté de l'autonomie juridique et financière (budget propre, personel recruté par l'établissement, patrimoine appartenant au centre hospitalier, ...). Il doit accomplir les missions de service public qui lui sont dévolues. Ces missions sont définies par la loi du 31 décembre 1970 et réaffirmées par celle du 31 juillet 1991 (soins, enseignement, recherhce, prévention) et impliquent un ensemble d'obligations inhérentes au service public (égalité d'accès, continuité du service, non-discrimination et adaptation). Le Centre Hospitalier de Carcassonne  c'est :   - 44 049entrées : 19 292 en médecine, 4 588 en chirurgie, 3722 en obstétrique 139 962 journées. Un taux d'occupation de 79%. Une durée moyenne de séjour de 4,5 jours en hospitalisation complète.   - Le Centre Hospitalier de Carcassonne c'est un budget d'exploitation de 123 145 042 € .   - Le Centre Hospitalier de Carcassonne c'est 1909 salariés : 1702 personnels non médicaux, 207 personnels médicaux.   - Le Centre Hospitalier de Carcassonne c'est un plateau technique complet et à la pointe de la technologie :  Un Centre 15 (Samu-Smu-Urgences avec hélistation et deux antennes à Castelnaudary et à Quillan), un service de rééducation avec piscine, un service de radiothérapie (avec 2 accélérateurs de particules, stimulateur et système de dosimétrie en 3 dimensions), un service d'Imagerie médicale avec Scanner et IRM (dans le cadre du groupement d'intérêt économique d'imagerie médicale de l'ouest audois), un laboratoire avec analyseurs automatiques de biologie, une pharmacie centrale, un nouveau  bloc opératoire à la pointe de la technologie et novateur : 6 salles de chirurgie conventionnelle polyvalente, 1 salle de radiologie interventionnelle, 2 salles d'endoscopie digestive, 1 salle de réveil d'une capacité de 16 postes, un bloc obstétrical, un service d'hémodialyse de 17 postes, une stérilisation centrale.

Établissement de référence du territoire de l'Ouest Audois, qui compte environ 200 000 habitants, le Centre Hospitalier de Carcassonne dispose de, toutes disciplines confondues, 794 lits,  places et postes installés : 481 lits, places et postes pour les activités de soins, 298 lits d'hébergement, 15 places d'accueil de jour. Il assure des missions de soins de courte durée avec ou sans hébergement, mais aussi de longue durée pour des personnes n'ayant pas d'autonomie de vie et accueille des résidents en Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes. Il est composé de 6 établissements sur 4 sites de la commune de Carcassonne : L'Hôpital: 442 lits, 22 places et 17 postes.

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Situé route de Limoux, l'Hôpital est un établissement mis en service en 1975 qui accueille les activités de Médecine Chirurgie Obstétrique (MCO). Toutes les chambres sont équipées de téléphone et d'un téléviseur. Un nouveau bâtiment accueille un accélérateur linéaire supplémentaire et confirme l'importance du plateau technique présent sur le site: accueil des urgences, service de médecine nucléaire, service de radiothérapie avec accélérateurs de particules, simulateur et système de dosimétrie en 3D, service de rééducation avec piscine. A coté du bloc opératoire central, la maternité possède 1 bloc obstétrical. L'imagerie médicale s'organise autour de techniques de pointe dont le scanner et l'IRM présents sur le site sont gérés par le GIE IMOA (Groupement d'Intérêt Economique d'Imagerie Médicale de l'Ouest Audois). L'Hôpital est doté d'une pharmacie, d'un laboratoire, d'une unité de stérilisation et d'un laboratoire des eaux. Il accueille dans ses locaux l'Etablissement Français du Sang (EFS).

 

Publié le journal La Dépêche du 04 février 2011  D. B.
Carcassonne. «Le futur hôpital n'est plus virtuel»

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La révolution est en marche. Dans un tout petit peu plus de trois ans l'offre sanitaire à Carcasssonne, mais aussi à l'échelon départemental, aura subi une métamorphose historique. Au printemps 2014, l'actuel hôpital Antoine-Gayraud aura rendu les armes, remplacé par un Pôle santé dont l'édification, sur le site de Montredon est menée tambour battant.
Hier après-midi, dans l'amphithéâtre du centre hospitalier, Bernard Nuytten, directeur et Bernard Balza, président de la commission médicale de l'établissement animaient une réunion d'information à l'attention des usagers et du personnel.
Montage diapos et petit film à l'appui, les deux responsables vont s'efforcer de présenter, dans un premier temps, le grand projet en cours à Montredon, puis, dans un deuxième temps, de répondre aux nombreuses questions de l'assistance.
Un projet unique à 160 millions d'euros.
Avec une pointe de fierté, Bernard Buytten avertira l'assistance, plutôt nombreuse, de la réalité du projet. « On n'est plus dans le virtuel, prévient le directeur qui planche sur le dossier depuis cinq ans déjà. Allez voir à Montredon, il y a 17 pelles mécaniques qui s'activent. »
Mais, hier, le souci des porteurs de ce projet colossal, près de 160 millions d'euros seront investis, c'est d'abord de ne pas s'isoler de leur environnement humain, de faire cheminer de conserve les pelleteuses et l'information des usagers et du personnel.

« Nous multiplierons ce type de rendez-vous, rappelleront à leur tour Bernard Buytten et Bernard Balza, afin que tous s'approprient le projet et le futur établissement, afin de répondre à toutes les questions qui se posent. »
Alors, après avoir minutieusement évoqué l'histoire de la politique hospitalière, après avoir rappelé pourquoi il était impossible de reconstruire ou d'agrandir sur place l'actuel centre hospitalier (terrains trop pentus, inondables en bas, friables en haut…), après avoir présenté les plans du futur Pôle santé de Montredon, les responsables répondront aux questions des participants. Sur les conditions d'accueil, la continuité des services, la salle qui n'était pas exclusivement garnie de blouses blanches, fera par, manifestement sans angoisse, de ses interrogations. D'autres rendez-vous suivront dans les prochains mois, toujours en direction de tous ceux qui souhaitent tout savoir sur ce futur Pôle santé, le seul en France financé au programme 2012.

 

Le Pôle Santé et construction du Nouvel Hôpital:
Un outil de haute performance, à la pointe de la technologie

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Par courrier en date du 14 mars 2007, monsieur le Ministre de la Santé a officiellement acté la reconstruction intégrale du Centre Hospitalier de Carcassonne. Ce projet a été inscrit au plan hôpital 2012, pour un montant d'investissement de  144 millions d'euros.Un financement d'un montant de 76,3 M euros vient d'être octroyé par l'État dans le cadre du plan hôpital 2012. Le début de chantier est prévu pour fin 2010.
Cet accord a été la concrétisation d'une démarche initiée il ya quelques années et le fruit de 18 mois d'efforts intenses pour construire le dossier, l'adapter, le défendre auprès de multpiles missions d'audits et d'expertises et enfin le négocier avec le cabinet du ministre.
Ce projet répond pleinement aux critères du Plan Hôpital 2012 :
Mises aux normes (incendie principalement),
Rôle territorial déterminant pour tout l'ouest audois (200 000 habitants reconnus dans le SROSS),
Un hôpital tourné vers l'avenir tant au plan de la traduction architecturale de l'organisation en pôles qu'à celui du système d'information hospitalier.
Un hôpital en étroite complémentarité avec l'environnement sanitaire territorial;
Un hôpital destiné à améliorer tant les conditions de travail des personnels que le confort des patients.
C'est bien de la reconstruction totale du Centre hospitalier de Carcassonne qu'il s'agit, celle de la plate-forme logistique étant prévue au plan hôpital 2007 ; c'est l'ensemble de l'activité du court séjour (médecine, chirurgie, obstétrique et plateau technique) qui sera reconstruite dans le cadre du plan Hôpital 2012 soit :
465 lits et places, plus de 17 postes d'hémodialyse ;
Un plateau technique de pointe (blocs opératoires, une IRM, un scanner, 2 gamma caméra et 2 accélérateurs de particules) ;
144 M€ d'investissements en valeur 2011 ;
52 745 m² de bâtiments à construire sur le site de Montredon, en étroite coordination avec l'ensemble des acteurs de santé installés ou à installer sur le site (clinique du sud, GIE IMOA, GCS Logistique).
L'enjeu majeur de ce projet repose sur la capacité de l'établissement à concevoir un hôpital ouvert fin 2013 qui devra demeurer fonctionnel et adapté durant les décennies suivantes.

médecins en zone rurale 51

Une plateforme Médico-Logistique vient déjà d'ouvrir ses portes en 2010 sur le site du pôle santé de Montredont
Elle sera parmi les plus importantes plate-formes de ce type par la diversité de ses prestations et de ses métiers 



VOICI LE PALMARÈS DES HÔPITAUX LES PLUS SÛRS, classement au 1er décembre 2010

 

médecins en zone rurale 54 Quillan hopital

La majorité des établissements ont rejoint la classe A, celle des bons élèves, dans notre palmarès exclusif fondé sur les évaluations du ministère de la Santé. Un formidable progrès en seulement quatre ans. Les meilleurs ont appris à combattre les infections nosocomiales les plus graves. Est-ce le cas dans votre département ?


Retrouvez tous les chiffres, catégorie par catégorie, dans tous les coins de France.

Bonne recherche sur LEXPRESS.fr

Extrait du classement des hôpitaux locaux

Département

Ville et nom de l’établissement

Classe (de A à E)

Score général (sur 100)

Classement national (sur 324)

01 - Ain

Pont-de-Veyle Hôpital local

A

92,31

30

01 - Ain

Thoissey Hôpital local

A

87,69

69

03 - Allier

Bourbon-l'Archambault Hôpital local

A

90,31

43

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Castellane Hôpital local

A

85,43

90

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Entrevaux Hôpital local

A

85,43

90

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Forcalquier Hôpital local Saint-Michel

A

78,65

172

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Jausiers Hôpital local Sainte-Anne

A

83,82

112

01 - Ain

Gex Hôpital local

A

77,43

183

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Riez Hôpital local

A

87,6

70

06 - Alpes-Maritimes

Puget-Théniers Hôpital local

A

86,54

75

06 - Alpes-Maritimes

Saint-Etienne-de-Tinée Hôpital local

A

88,39

62

07 - Ardèche

Bourg-Saint-Andéol Hôpital local

A

89,15

57

07 - Ardèche

Le Cheylard Hôpital local

A

85,18

95

07 - Ardèche

Lamastre Hôpital local

A

84,27

104

09 - Ariège

Ax-les-Thermes Hôpital local

A

80,68

149

09 - Ariège

Tarascon-sur-Ariège Hôpital local

A

86,48

77

10 - Aube

Bar-sur-Aube Hôpital local St Nicolas

A

77,75

178

10 - Aube

Bar-sur-Seine Hôpital local

A

82,87

121

11 - Aude

Limoux-Quillan Hôpital local

A

81,61

139

12 - Aveyron

Espalion Hôpital local J. Solinhac

A

77,07

186

07 - Ardèche

Tournon-sur-Rhône CH

A

84,03

107

07 - Ardèche

Vallon-Pont-d'Arc Hôpital local

A

80,69

148

                 EX : Exclu pour absence de surveillance des infections du site opératoire
                 Légende :

                 A : Très bon
         B : Bon
              C : Moyen
                 D : Passable
                  E : Médiocre

 

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans LA PORTE DE L'ACTUALITÉ
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22 mars 2011

Bandeau Gypaete barbu

Reportage élaboré sur une idée de l'ami "Gens de Belcaire", encore lui ! Il surveille d'un oeil attentif l'actualité de sa région natale, et sa collaboration est un exemple à suivre, je l'en remercie. Merci aussi, à tous pour votre aimable participation photographique afin de documenter ce reportage. En vous souhaitant une agréable lecture ...

 

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 011  Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 012

Le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est une des quatre grandes espèces de vautours européens. C'est la seule espèce du genre Gypaetus. Il appartient à l'ordre des Accipitriformes et à la famille des Accipitridés.

Aujourd’hui considéré comme le rapace le plus menacé d’Europe, les effectifs de la population européenne sont estimés à moins de 140 couples dont les trois quarts demeurent dans les Pyrénées.  

En Espagne, près de 80 couples sont recensés. En France, le Gypaète ne subsiste de façon naturelle qu’en Corse (10 couples), dans les Alpes et dans les Pyrénées (29 couples).

 

Famille : Accipitridae
Nom scientifique : Gypaetus barbatus - Du grec « Gyps »: Vautour et « aetos » : Aigle et du latin « barbatus »: qui a de la barbe

Signe distinctif : Sa "barbe" de poils noirs sous le bec, mais aussi son œil cerclé de rouge et ses pieds bleuâtres !
Poids moyen : 5-7 kg
Envergure : 2,60 à 3,00 m
Longévité : estimée à 30 ans

Nourriture : Le gypaète barbu est un charognard original qui se nourrit exclusivement d'ossements. Pour les briser, il les lâche au-dessus des rochers.

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 006

Son envergure varie de 260 à 300 cm pour un poids de 5 à 7 kg et sa longueur varie de 105 à 130 cm.

En Suisse, il vit dans le massif des Alpes bernoises. En France, il est présent en Corse et dans les Pyrénées. Il a été réintroduit dans les Alpes françaises d'où il avait disparu au début du XXème siècle, faussement accusé des pires maux : les derniers spécimens ont été notés dans les Hautes-Alpes et le Mercantour en 1935.

C'est aujourd'hui une espèce protégée dans toute l'Europe.

Ce vautour se nourrit principalement d'os, qu'il laisse tomber sur les rochers, afin qu'ils se brisent, mais aussi de pattes, de tendons et de ligaments d'ongulés sauvages ou domestiques qu'il ingère grâce à un gosier élastique. Doté de puissants sucs digestifs, il est capable d'utiliser les protéines, graisses et sels minéraux contenus dans cette nourriture très spéciale.

Le gypaète est surnommé :  

   - le « casseur d'os », car il a l'habitude de laisser tomber les os les plus gros (de préférence les os "longs") d'une hauteur de 50 à 100 mètres sur les flancs de falaise ou sur les pierriers (champ de pierres), il en mange alors les débris et les ligaments ;  

  - ou le « nettoyeur des alpages », car il joue un rôle sanitaire essentiel en se nourrissant de cadavres d'animaux de la faune sauvage (chamois, bouquetins) et d'animaux d'élevage (moutons, chèvres).

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 002

Ici le Gypaète Barbu dans les Alpes au Mont Blanc

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 001

Zoom sur ce Gypaète Barbu dans les Alpes au Mont Blanc

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 004  Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 008

Le gypaète est un oiseau des montagnes d'Europe, d'Afrique de l'Est et d'Asie. En général, il niche dans les zones de montagnes situées aux limites supérieures de la forêt, de préférence dans une grotte ou vire surplombée sur falaise escarpée, à proximité ou non de pierriers.

Le gypaète barbu adulte arbore un plumage ventral d'un beau rouille orangé. Cette coloration provient d'une teinture due à des bains répétés d'eau et de boue ferrugineuse.

Jusqu'à l'âge de 4 à 5 ans, le gypaète effectue une sorte de long voyage initiatique au cours duquel il va affronter de nombreux dangers dus à des phénomènes naturels, mais dont une autre partie est de la responsabilité des hommes (câbles électriques, remontées mécaniques, tirs de fusils, empoisonnements).

Au terme de son voyage (6-7 ans, âge de sa maturité sexuelle), il va commencer à se sédentariser, à former un couple et à construire une aire inaccessible pouvant mesurer plus de deux mètres de diamètre. Les parades nuptiales, incluant de spectaculaires piqués à deux, débutent entre octobre et février. La femelle pond 1 à 2 œufs entre décembre et mars, après une incubation de 53 à 58 jours, mais un seul oisillon est conservé, les parents ne pouvant en nourrir deux. L'envol du jeune s'effectue entre juillet à août.

En captivité, un gypaète a vécu jusqu'à l'âge de 44 ans. Dans son milieu naturel la longévité est estimée à 30 ans.

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 005  Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 003

Depuis les années 1970 il fait l'objet de divers programmes internationaux de réintroduction dans les alpes autrichiennes, françaises, italiennes et suisses.

Avec le concours de l'Organisation mondiale de protection de la nature, de l'UICN et de la Société zoologique de Francfort, des oiseaux sont élevés dans le cadre d'un projet international d'élevage dirigé par des chercheurs de plusieurs pays. La première réintroduction a lieu en 1986 dans la vallée du Rauris en Autriche, d'autres lâchers se succèdent en Autriche, en France, en Italie, en Suisse.

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 014

 

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 015

 

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 016

Depuis la fin des années 1980, il est l'objet d'un programme réussi de réintroduction dans les Alpes françaises (Haute-Savoie, Savoie, Isère et Mercantour). Dès 1972, Gilbert Amigues, ingénieur à la DDAF et Paul Géroudet, ornithologue, lancent l'idée d'une réintroduction dans les Alpes françaises et vont fédérer autour d'eux de nombreux autres chercheurs, ornithologues et amoureux de la nature. La première réintroduction a eu lieu dès 1987 dans la vallée du Reposoir en Haute-Savoie et la première naissance dans la nature a eu lieu en 1997. On a le plus de chance d'apercevoir un gypaète barbu dans le massif des Aravis, dans le massif du Bargy, dans la chaîne des Fiz, dans la Moyenne Tinée, dans le massif de la Vanoise et dans le massif des Écrins.

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 013

 

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 010

Au total, depuis 1986, 137 gypaètes barbus ont été réintroduits, formant en 2006, une vingtaine de couples dans tout l'arc alpin. Lors de la seule année 2005, huit gypaètes barbus ont été réintroduits dans l'arc alpin et sept poussins sont nés dans la nature. Au total depuis le début 27 jeunes sont nés ainsi et se sont envolés. En Suisse, un petit gypaète barbu est sorti de son œuf fin mars 2007 au col de l'Ofen, aux Grisons, au-dessus du Parc national suisse. Cela n'était plus arrivé en Suisse depuis 122 ans, un autre est né près de Derborence en Valais à la fin avril 2007.

Depuis 1998, un nouveau programme Life nature, intitulé « Conservation du gypaète barbu dans les Alpes françaises » et piloté par l'association Asters, réunit sept pays dans le but d'établir une population autonome et naturelle de gypaètes barbus dans l'ensemble des Alpes. Dans le cadre de ce programme, ont été prises des actions de sensibilisation auprès du grand public, de création d'observatoires, de protection des sites de nidification et de vie, de mise en place de balises rouges sur les câbles aériens et de suivi des oiseaux par satellite.

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 039  Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 007

Publié dans le journal La Dépêche du 26 décembre 2010

Le gypaète est-il menacé ?

 

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 045

Trop souvent victime d'intoxication / Photo DDM

Martine Razin tire la sonnette d'alarme sur l'avenir du gypaète, menacé, selon elle, de disparition en raison des produits nocifs que l'on trouve dans les zones de montagne.

Martine Razin, coordinatrice du réseau « Casseur d'os » (LPO Pyrénées Vivantes) a présenté lors d'un colloque sur la protection des oiseaux, l'évolution de la situation du gypaète barbu dans les Pyrénées : malgré un certain dynamisme apparent, la situation du gypaète barbu pourrait évoluer négativement à moyen terme.

Actuellement, 141 couples de gypaètes sont recensées sur l'ensemble du massif dont 74 % en Espagne, 1 % en Andorre et 25 % en France. Depuis dix ans, l'espèce gagne en moyenne trois couples par an côté espagnol et 1 couple côté français. La productivité moyenne durant la dernière décennie est identique sur les deux versants pyrénéens : chaque année, 40 % des couples réussissent à élever un jeune.

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 043

Une mortalité inquiétante entre 2000 et 2010

Depuis l'an 2000 et en particulier durant les 5 dernières années, le nombre de cas de mortalité recensés est en augmentation, une mortalité que les efforts de détection ne peuvent expliquer. Nombreux sont les

oiseaux qui meurent dans des lieux où il est impossible de les retrouver. Sur les 52 cas connus, fait très inquiétant, la moitié concerne des gypaètes équipés d'émetteurs, de bagues ou de bandes alaires (afin d'augmenter les chances de les retrouver) et moins de 15 % des gypaètes sont équipés. L'inquiétude est d'autant plus forte pour la Ligue de protection des oiseaux que plus des deux tiers des oiseaux retrouvés morts sont des adultes ; or chez les espèces longévives comme le gypaète barbu, la mortalité des adultes devrait être plus faible que celle des jeunes, ce qui n'est pas le cas dans les Pyrénées.

Comme les autres rapaces nécrophages situés en fin de la chaîne alimentaire, il est particulièrement exposé au risque

d'intoxication lié à l'ingestion de produits toxiques répandus dans la nature : produits toxiques utilisés légalement tels que le plomb et les pesticides, appâts empoisonnés utilisés illégalement pour détruire d'autres espèces animales. Ces données sont révélatrices de la santé des écosystèmes montagnards… et de l'urgence à mobiliser des moyens pour lutter efficacement contre ce risque d'intoxication qui pourrait provoquer le déclin du gypaète barbu à moyen terme dans les Pyrénées ! La présence de câbles aériens en montagne notamment les lignes à haute tension, tue encore trop de gypaètes des deux côtés des Pyrénées. Une seule note encourageante : les cas de tirs, qui étaient la cause majeure de mortalité de 1980 à 2000, sont en nette diminution.

Je vous laisse admirer ce festival de belles photos de ce beau rapace libre comme l'air, elles se passent de commentaire :

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 018  Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 019

 

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 021

 

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Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 026   Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 025

 

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Il est bien barbu notre Gypaète !

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 040

 

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 044

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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16 mars 2011
bandeau luzenac

 

L'ami "Gens de Belcaire" m'a fait parvenir deux articles parus dans des journaux nationaux récemment, d'où cette idée de réaliser un reportage un peu plus consistant, si je puis dire, sur la plus grande carrière de talc au monde, qui plus est, elle est française, et se situe en Ariège. Vous allez découvrir que le talc n'est pas fait que pour les fesses de bébé, c'est inimaginable, l'utilité de ce minerai. Le saviez-vous ? Ce reportage est aussi un hommage aux hommes qui ont travaillé et qui oeuvrent encore aujourd'hui dans la carrière de Trimouns et dans l'usine de Luzenac.

 

Luzenac 2006

LUZENAC TRIMOUNS : c'est une carrière à ciel ouvert située à 1800 m d’altitude fondée en 1905 qui produit 400 000 tonnes de talc par an. La carrière se visite entre mi-mai et mi-octobre (photo de 2006).

carte 01

Commençons par vous situer Luzenac le long de la RN20 peu avant Ax-les-Thermes et la carrière de Trimouns au Nord / Est

carte 03Situation et détail sur un extrait de carte IGN, la carrière de Trimouns se situe dans la montagne de Tabe à 1800m d'altitudecarte 02

Ici en rouge l'itinéraire pour accéder à la carrière depuis l'usine de traitement située à Luzenac dans la vallée. Le trait rouge en biais représente le câble transporteur de minerai de la carrière jusqu'à l'usine. Des visites sont organisées en mini car depuis Luzenac, car à partir de la D20 la route est privée. 

 

Voici tout d'abord les deux articles publiés récemment dans les journaux :

PUBLIÉ DANS LE JOURNAL LE FIGARO

du 23 février 2011 Article d'Elsa Bembaron

LE TALC DE LUZENAC VA REDEVENIR FRANÇAIS CAR DEPUIS 1988, LA SOCIÉTÉ TALC DE LUZENAC APPARTIENT A RIO TINTO. LE GROUPE MINIER ANGLO-AUSTRALIEN, L'AVAIT RACHETÉE ALORS QUE L'ENTREPRISE ÉTAIT COTÉE EN BOURSE. 

 

Luzenac carrière de Trimouns 18

(Crédit photo : Pethrus / Creative Commons)

Imerys négocie la reprise du leader mondial du talc à Rio Tinto pour 250 millions d'euros.

Après plusieurs années de suspense, Imerys est passé à l'acte. Le leader mondial des minéraux de spécialités est entré en négociations exclusives avec l'anglo-australien Rio Tinto pour lui racheter cette activité pour 340 millions de dollars (250 millions d'euros). La transaction est soumise à l'aval des autorités de la concurrence.

Autoproclamée «capitale mondiale du talc», Luzenac, ou plus précisément Trimouns (Ariège), est la plus grande carrière de talc à ciel ouvert dans le monde, devant ses rivales chinoises et australiennes. Elle produit chaque année environ 450.000 tonnes de talc, soit environ 10% de la consommation mondiale. Située à 1800 mètres d'altitude, elle n'est exploitée que d'avril à novembre. En hiver, les conditions climatiques en empêchent l'exploitation.

Fondée en 1888, l'entreprise a été vendue un siècle plus tard au numéro deux mondial de la mine, Rio Tinto. Après avoir racheté Alcan en 2007, le géant minier a entamé le «passage en revue de ses activités non stratégiques». Il a déjà cédé 11 milliards de dollars d'actifs. Le talc va s'y ajouter. L'activité de cette branche ne se résume pas à sa seule localisation dans le sud-ouest de la France. L'entité a des implantations en Amérique du Nord, en Australie et en Asie, apportées par son actuel propriétaire et totalise 1000 salariés dans le monde, dont 255 en France. En 2009, la société Talc de Luzenac a réalisé 340 millions de dollars de chiffres d'affaires.

 

De nombreux débouchés :

«Le talc a de nombreuses applications. Nous ne sommes pas présents dans toutes, mais elles ne sont pas très étrangères à notre savoir-faire», rappelle Gérard Buffière, directeur général d'Imerys. Le talc est certes utilisé en pharmacie, mais surtout dans l'industrie. Une automobile contient 8 à 10 kg de talc, répartis dans ses pare-chocs, son pot catalytique… L'ajout de talc au polypropylène (un plastique) lui confère de nouvelles propriétés mécaniques. On en trouve aussi dans les peintures acryliques, le papier (pour le rendre plus lisse), les céramiques, le caoutchouc et même dans l'alimentation. Autre atout du talc, la roche la plus douce comme le diamant est la plus dure, il est inerte, et n'a pas d'impact sur l'environnement, contrairement aux matières chimiques auxquelles il peut se substituer.

«Nous investissons pour nous développer, ajouter de nouvelles applications et de nouveaux minéraux à notre portefeuille qui en compte vingt-neuf», mentionne Gérard Buffière. Imerys a une tradition forte de croissance par acquisitions. Avec ce rachat, le groupe cherche avant tout à poursuivre sa diversification dans les minéraux et accéder à de nouveaux débouchés. Imerys est présent dans certains de ces secteurs, comme le papier ou l'automobile, mais pas dans les peintures. Le groupe estime en outre pouvoir ouvrir de nouveaux marchés au talc de Luzenac.

 

PUBLIÉ DANS LE JOURNAL LA DÉPÊCHE

du 26 février 2011

COMUS. LA SOCIÉTÉ DES TALCS, UN SIÈCLE D'HISTOIRE

Photo Trimouns en 1973

Photo l'homme et sa machine en 1973 (désolé, la repro n'est pas excellente)

Plus d'un siècle relie notre petit village à la Société des talcs Rio Tinto Minerals Luzenac en de nombreux points. Qui se souvient de nos aïeux s'échinant laborieusement à l'extraction à la pelle et pioche du précieux minerai sur le filon donnant vers l'ancien abreuvoir, coté sud-ouest du Boum, au-dessus du village ? En fin de journée les outils étaient remisés dans un caisson fermé sous la responsabilité de François Sarda, dit le Ravanel, grand-père de Pierre ; cette caisse pourrait peut-être encore se trouver dans le grenier de la maison. Les cailloux étaient ensuite transportés sur des charrettes tirées par des vaches jusqu'à Quillan puis Luzenac. Et puis le filon fut mis en sommeil. Transport trop onéreux ? Filon insuffisant ? Sera-t-il réveillé un jour ?

Les écoliers, eux, se servaient de cailloux de talc du Boum pour écrire sur leurs ardoises. Ces deux derniers récits viennent d'Aimé Sarda, 93 ans, historien-écrivain, né au village.

Les terrains du Soula Basqui furent acquis en 1930 en territoire ariégeois, mais étaient comusiens par l'achat-baux ; la location des sols se fait par baux, de trente ans, renouvelable en cette année 2011.

Dès le début de l'épopée du talc plusieurs Comusiens partaient à pied par un simple chemin travailler à la carrière de Trimouns, à 1800 m d'altitude, la plus importante du monde à ciel ouvert, de mai à octobre. Les mois d'hiver se passaient à l'oustal. Pluie, mauvais temps, travail pénible, rien ne les arrêtait ces pionniers d'un autre temps. Quel courage ! D'autres furent engagés à l'usine de Luzenac.

1985 fut l'année du dernier Comusien saisonnier, Georges Vergé, à partir chaque semaine pour la mine Trimouns via Caussou. La présidence au sein du conseil des 17 communes concernées de la haute vallée de l'Aude a été confiée à Jean-Marie Savoye pour deux ans. La Société des talcs entretient régulièrement le chemin du Basqui jusqu'à la Birade.

Luzenac 05 de Joan Rosell

Regardez bien la photo on aperçoit les pelleteuses et les camions qui sont en réalités énormes (vous les verrez plus loin), c'est là que l'on voit la démesure de cette carrière gigantesque

 

A LA SUITE DE CES ARTICLES, VOICI QUELQUES COMPLÉMENTS D'INFORMATIONS SUR LA CARRIÈRE DE TALC DE TRIMOUNS ET SUR LA CONNAISSANCE DU TALC PROPREMENT DIT

 

Située à 1800 m d'altitude et découverte dans les années 1820-1830 par des âniers ariégeois, le lieu est devenu une carrière à ciel ouvert rentable lors de sa fondation industriel en 1905, elle produisait alors 20 000 tonnes de talc par an.

Le talc est une roche, la plus tendre de notre planète (c’est un silicate de magnésium hydraté). Il est hydrophobe, inerte et constitué de lamelles. Le gisement de Trimouns s’est formé il y a 300 millions d’années dans une faille comprise entre deux masses rocheuses, l’une composée essentiellement de micaschistes et l’autre de dolomies. Dans cette faille, la roche s’est trouvée broyée par la pression des deux masses, permettant ainsi des infiltrations d’eau fortement chargée en magnésium.

Ce magnésium s’est lié aux dolomies pour former le silicate de magnésium : c’est à dire le talc. De la même manière, les micaschistes se sont transformés en chlorite.

D’après des analyses récentes, on sait que l’homme préhistorique utilisait déjà du talc dans ses peintures (peintures rupestres des grottes de Niaux). Dans des fouilles effectuées autour du site cathare de Montségur l’on a trouvé des figurines datant du XII ème siècle.

Mais il faudra attendre le début du XIX ème siècle pour qu’un ramassage artisanal s’organise au col de Trimouns. La roche blanche, tendre et douce est broyée dans des moulins à farine. La poudre recueillie est acheminée vers Toulouse pour être vendue aux droguistes et apothicaires. Jusqu’en 1860 ce commerce se fait à dos de mulet (il y a entre la carrière et le village 15 km et 1000 m de dénivelé) puis en 1888 l’exploitation s’organise; on utilise des charrettes à boeufs.

C’est le développement de la papeterie en Ariège qui déclenche l’ère industrielle pour Luzenac. L’arrivée du chemin de fer dans la vallée en 1888 et l’installation du premier transport aérien en 1903 favorisent le développement de l’entreprise.

La société Anonyme Talc de Luzenac est fondée en 1905 et introduite en Bourse de Paris en 1908.

C’est un spectacle grandiose, tout est géant : sur des gradins géants des engins géants découvrent, extraient, trient et transportent le talc et tout cela avec la haute chaîne des Pyrénées en toile de fond.

La veine de talc est recouverte de roches stériles qu’il faut évacuer avant d’arriver au talc (8 tonnes de déblais pour 1 tonne de talc).

La carrière est située à Luzenac en Haute Ariège; elle emploie 310 salariés permanents et 110 saisonniers. En raison de sa situation géographique l’activité de la carrière est saisonnière d’avril à novembre mais l’usine tourne toute l’année avec la matière première stockée au cours de la bonne saison.
Luzenac 03 de Rémy d'Albi

 

VISITES
Ce gigantesque chantier se visite de la mi-mai à la mi-octobre. Le déplacement à l’intérieur de la carrière s’effectue en car avec un guide officiel. Prévoir des vêtements chauds et des jumelles.

C’est un spectacle grandiose, tout est géant : sur des gradins géants des engins géants découvrent, extraient, trient et transportent le talc et tout cela avec la haute chaîne des Pyrénées en toile de fond.

S'adresser à l'Office de Tourisme des vallées d'Ax-les-Thermes, tél : 05 61 64 68 05.

«Trimouns» doit son nom occitan aux trois monts, qui jadis s’élevaient autour du col où affleurait une roche blanche et douce: le talc.

De la carrière est tiré le talc de Luzenac, l'usine de transformation se trouvant sur cette commune. C'est l'une des plus importantes carrières de talc du monde, assurant 10% de la production mondiale.

Luzenac 06 de Joan Rosell

Visite très instructive de la carrière de Trimouns 

Luzenac 04 de Joan Rosell

Découverture et extraction

La veine de talc est recouverte de roches stériles qu’il faut évacuer avant d’arriver au talc (8 tonnes de déblais pour 1 tonne de talc).

Afin d’atteindre la veine de talc, il faut d’abord enlever la roche stérile qui la recouvre. Pour cela, il faut utiliser une pelle hydraulique géante, équipée d'un godet d’une contenance équivalente à un volume de 15 000 litres. Elle remplit d'imposants camions bennes qui acheminent les stériles vers une zone de verse. Ces pelles peuvent déplacer 1 500 tonnes de remblais par heure. Le taux de découverture est de l’ordre de sept tonnes de déblais pour une tonne de talc.

Depuis l’origine de la carrière, celle-ci a déjà fourni près de 15 millions de tonnes de talc et ses réserves laissent encore espérer, au rythme actuel, un bel avenir.

Lorsque le filon est dégagé, le talc est extrait à l’aide de pelles hydrauliques plus petites. La nature hétérogène du gisement et la variété des utilisations industrielles du minerai exigent un premier tri dès cette étape selon des critères de couleur, aspect et texture.

Luzenac 07 de Winni

Travail pharaonique de plus d'un siècle !

Luzenac carrière de Trimouns 09

Les engins gigantesques manoeuvrant dans la carrière paraissent ridicules !

Le stockage

A l'arrivée du téléphérique, les minerais sont stockés séparément dans d'immenses hangars d'une superficie équivalente à deux terrains de football ! Leur capacité totale est de 250 000 tonnes. Ainsi, en hiver, lorsque la carrière somnole sous sa couverture de neige, l'usine peut continuer à fonctionner.

La carrière emploie 310 salariés permanents et 110 saisonniers. En raison de sa situation géographique l’activité de la carrière est saisonnière d’avril à novembre mais l’usine tourne toute l’année avec la matière première stockée au cours de la bonne saison.

Luzenac carrière de Trimouns 10 panorama

Panorama sur l'ensemble de la carrière de Trimouns, un autre monde

Luzenac carrière de Trimouns 06

Un monde démesuré, un monde lunaire

- La plus grande carrière de talc au monde (à 1800 m d’altitude) : 430 000 T de talc produit par an (10 % de la production mondiale)

- Talc : 7 à 8 T de roches stériles pour 1 T de talc

Il n’y a plus de tri manuel => mécanique

A 1600 m d’altitude ; 5 km de téléphérique, chaque benne = 1,5 T

Séché et broyé plus ou moins gros selon utilisation.

Luzenac 02 de Joan Rosell  godet deTalc

Téléphérique de 5km. Les godets transportant le minerai de talc (1,5 Tonnes par godets), pour traitement à l'usine dans la vallée à Luzenac.

Une centaine de saisonniers arrachent cette matière première de la montagne qui parvient par un câble à bennes de 5 km de long, jusqu'à Luzenac.

Il faut compter environ 8 tonnes de déblais pour récupérer 1 tonne de roche de talc.

Luzenac carrière de Trimouns 05 en 1905

Le téléphérique avec ses godets transportant le minerai extrait de la carrière de Trimouns à 1800m, jusqu'à Luzenac dans la vallée de l'Ariège, photo datant de 1900.

- La carrière de talc de Trimouns est située principalement sur le territoire des communes de Lordat, Vernaux, Bestiac et Axiat dans le département de l'Ariège, en région Midi-Pyrénées (France) ; (projet d’extraction sur Montségur).Téléphérique long de 5 Km.

Luzenac carrière de Trimouns 05 

Quelques dates marquantes de l'exploitation de la carrière de Trimouns

1845
Vers 1845, un peintre toulousain, Jacques Durand, rachète et exploite les gisements du col de Trimouns (400 Frs les 4000 ha)

Première tentative d'exploitation industrielle du talc par Jacques Durand sur des terrains appartenant aux communes de Bestiac, Vernaux et Lordat.

On utilisait des charrettes à boeufs pour redescendre le talc de la carrière à l'usine. Les gens se rassemblaient à minuit sur la place de Luzenac afin d'être sur le chantier à 8 heures pour charger et redescendre dans la journée. On raconte qu'avant le départ, on préparait, pour les boeufs, une soupe au vin. A cette époque il n'y avait que 6 ouvriers occupés à l'extraction, de manière manuelle, durant quatre mois de l'année. Les roches étaient acheminées  par des convois de chars à boeufs et les bouviers représentaient le personnel le plus nombreux de cette industrie. L'usine elle-même n'occupait que quelques ouvriers qui concassaient la pierre à l'aide de la force hydraulique.

 

1888
Vente des gisements et des moulins ; production : 800 T / an

Organisation de l'exploitation minière et de la production sous la direction de Georges Goubeau, engagé par les époux Dumas, nouveaux propriétaires des droits miniers de Trimouns. L'association Dumas, investisseur visionnaire, et Goubeau, ingénieur capitaine d'industrie, va voir se développer ce qui deviendra plus tard Talc de Luzenac.

C’est le développement de la papeterie en Ariège qui déclenche l’ère industrielle pour Luzenac. L’arrivée du chemin de fer dans la vallée en 1888 et l’installation du premier transport aérien en 1903 favorisent le développement de l’entreprise.

Pose d'un câble porteur (téléphérique) qui permit  de descendre 35 tonnes à l'heure de minerai, l'Ariège devint le premier producteur de talc français, et la France le troisième fournisseur dans le monde. Production un millier de tonnes en 1890.

Luzenac 01 en 1900

L'usine d'exploitation du talc dans la vallée à Luzenac en 1900

1905
La société Anonyme Talc de Luzenac (SATL) fondée en 1905 et introduite en Bourse de Paris en 1908.

La production s'élève alors à 20 000 tonnes (contre 800 tonnes en 1888).

Luzenac carrière de Trimouns 04 accident mine de en 1900

Photo de 1900 sur plaque de verre, le talc était transporté dans l'usine de Luzenac dans des wagonnets poussés par un homme

1908
Première cotation de l'action S.A.T.L. à la Bourse de Paris.

En 1908, le travail à Trimouns était entièrement manuel car il n'y avait aucune forme d'énergie sur le chantier. Seule une machine à vapeur assurait l'éclairage. Les mulets étaient utilisés pour remorquer les trains de wagonnets qui enlevaient les roches stériles. La journée de travail durait du lever au coucher du soleil.

Usine de Luzenac 03 en 1906

Photo de 1906 sur plaque de verre, le patron de l'usine de traitement du talc à Luzenac

Luzenac carrière de Trimouns 08 en 1910

Photo de 1910, l'usine de talc à Luzenac

1909

25000 tonnes de talc mis en poudre par mois (descendu à Luzenac par câble aérien  aux usines de broyage près de la gare)

 

1913
Transfert de l'usine (anciennement installée au moulin du Labail, à l'entrée sud du village) sur le site actuel. La production atteint 50 000 tonnes. La guerre freinera l'expansion mais Georges Goubeau aura accompli une ouvre immense : il a été le fondateur de la société, le créateur de l'entreprise d'aujourd'hui.

 

1919
Paul Fédou succède à son beau-père Georges Goubeau à la direction de la S.A.T.L. Sa gestion rigoureuse va permettre à l'entreprise de traverser les périodes de crise économique, de conflits sociaux et de guerre.

 

1922

50 000 T/an pour arts et peintures en particuliers, papeteries, mastics, apprêts, produits de beauté, droguerie, industrie

 Luzenac carrière de Trimouns 06 en 1930

L'usine de traitement du minerai de talc à Luzenac en 1930 

1967
Départ en retraite de Paul Fédou. Son gendre, Pierre Villemur, lui succède et fera entrer, entouré de ses collaborateurs, l'entreprise dans une période d'innovation continue.

 Luzenac carrière de Trimouns 07 en 1950

Une vue d'ensemble de la carrière de Trimouns en 1950  

1976-1987
La production dépasse les 300 000 tonnes : un nouveau téléphérique, de nouvelles techniques de broyage, la mécanisation de la carrière, l'installation d'un tri optique, permettent de l'optimiser. Avec l'ouverture de laboratoires de recherche et de développement à Toulouse, la société se dégage de sa dépendance vis-à-vis des marchés traditionnels tels que l'industrie papetière. Elle développe ses marchés à l'international et étend son aventure industrielle à travers le monde : acquisition de filiales en Autriche, en Espagne, en Italie et au Canada. L'entreprise change de cap. Joël Bodiou qui, en 1982, a pris la suite de Pierre Villemur n'est pas étranger à cette évolution ; il crée le réseau de vente propre à l'entreprise et monte des équipes d'ingénieurs technico-commerciaux pour développer l'utilisation du talc dans les nouvelles industries. Il crée également l'esprit « Luzenac » en fédérant et en dynamisant toutes les équipes.

 

1988
La société intègre le grand groupe minier international Rio Tinto, intensifie ainsi son développement international.

Depuis 1988, la société Talc de Luzenac appartient à Rio Tinto. Le groupe minier anglo-australien l'avait rachetée alors que l'entreprise était cotée en Bourse.

Luzenac carrière de Trimouns 17 une des plus pelles hydrau

Sur le site de la carrière de Trimouns travaillent d'énormes pelleteuses hydrauliques chargeant d'énormes camions, regardez la taille du chauffeur par rapport aux roues

Luzenac carrière de Trimouns 01

Camion Volvo modèle Euclid R100 cela doit être impressionnant à manoeuvrer avec des roues mesurant plus de 2 mètres

Luzenac carrière de Trimouns 24b

Camion Volvo modèle Euclid R100 transportant le minerai de talc sur la carrière de Trimouns

Luzenac carrière de Trimouns 25

Ces camions sont de la marque Volvo modèle Euclid R100 voici quelques caractéristiques :

Moteur : Cummins KTA 38-C  -  Puissance de sortie nominale, hp = 1050 -  Moteur Detroit Diesel  12V-149TIB   -  Capacité de charge en  m3 = de 35,1 à 55,0 m3  -  Charge utile en tonnes = 90,7 T  poids = de 67,5 T à 158,3 T

Luzenac carrière de Trimouns 26Les pelleteuses hydrauliques sont tout aussi impressionnantes que les camions Volvo

 

QU'EST-CE QUE LE TALC ?

Le talc est une roche, la plus tendre de notre planète (c’est un silicate de magnésium hydraté). Il est hydrophobe, inerte et constitué de lamelles. Le gisement de Trimouns s’est formé il y a 300 millions d’années dans une faille comprise entre deux masses rocheuses, l’une composée essentiellement de micaschistes et l’autre de dolomies. Dans cette faille, la roche s’est trouvée broyée par la pression des deux masses, permettant ainsi des infiltrations d’eau fortement chargée en magnésium.

Ce magnésium s’est lié aux dolomies pour former le silicate de magnésium : c’est à dire le talc. De la même manière, les micaschistes se sont transformés en chlorite.

D’après des analyses récentes, on sait que l’homme préhistorique utilisait déjà du talc dans ses peintures (peintures rupestres des grottes de Niaux). Dans des fouilles effectuées autour du site cathare de Montségur l’on a trouvé des figurines datant du XII ème siècle.

Mais il faudra attendre le début du XIX ème siècle pour qu’un ramassage artisanal s’organise au col de Trimouns. La roche blanche, tendre et douce est broyée dans des moulins à farine. La poudre recueillie est acheminée vers Toulouse pour être vendue aux droguistes et apothicaires. Jusqu’en 1860 ce commerce se fait à dos de mulet (il y a entre la carrière et le village 15 kms et 1000 m de dénivelé) puis en 1888 l’exploitation s’organise; on utilise des charrettes à boeufs.

Luzenac cristaux de Talc 03  Luzenac carrière de Trimouns 20

Le talc est un minéral particulièrement tendre, riche en magnésium, issu de l'altération des silicates de magnésium. Outre le fait que le talc possède plusieurs dénominations dont certaines sont assez savoureuses, comme la kérolite, la lardite, la collubrine ou, plus surprenante, la mussolinite, le talc connaît de multiples utilisations industrielles (Agro-alimentaire, peintures, cosmétiques, etc.).
Luzenac carrière de Trimouns 11 panorama

panorama de la carrière de Trimouns

Luzenac carrière de Trimouns 08

Extraction du minerai de tac à Trimouns

Luzenac carrière de Trimouns 07

Le minerai est extrait par palier de la montagne, cela fait plus de 100 ans que l'homme la "façonne"

Les propriétés du talc sont nombreuses et assez remarquables : il est doux, absorbant car presque insoluble dans l'eau, non explosif, non inflammable et inerte. Le talc est un élément précieux et indispensable, à avoir sous la main en permanence : nos grands-mères ne s'y sont pas trompées ! Bien entendu, l'usage domestique le plus connu du talc est en puériculture, pour garder les fesses de bébé bien au sec. Et si aujourd'hui cette pratique est remise en cause par la plupart des médecins, qu'à cela ne tienne, le talc rend d'autres petits services dans la maison.
Luzenac 08 de Sobo

Après plus d'un siècle d'exploitation, il reste encore  autant de talc à extraire de cette montagne dominant Luzenac

 Rien de tel que le talc pour stopper les grincements du parquet, ou ceux de votre lit ! Et lorsque l'humidité gagne du terrain, il est recommandé d'utiliser du talc pour faciliter l'ouverture et la fermeture des fenêtres. Excellent lubrifiant, le talc vous facilitera le démêlage de vos chaînes et colliers sans énervement aucun ! Idem pour vos cartes à jouer usées et moins glissantes : un peu de talc pour raviver votre jeu de cartes, et c'est reparti pour un tour !

Pour faire disparaître des mauvaises odeurs, pensez aussi entretenir la litière du chat avec du talc, qui jouera parfaitement son rôle de désodorisant. Et en cas de vilaines taches, et n'hésitez pas à recourir au talc pour enlever une tache sur vos vêtements et accessoires en daim préférés ! Enfin, pensez encore une fois au pouvoir absorbant du talc pour nettoyer les boîtes en plastique surtout celles qui sont enduites de graisse malgré les lavages successifs et minutieux !

Luzenac carrière de Trimouns 11 en 1970   Luzenac carrière de Trimouns 23

A gauche, une vue aérienne de la carrière de Trimouns en 1970. Photo de droite, la descente vertigineuse des godets de minerai le long des câbles du téléphérique de 5 km vers Luzenac   

Le talc est le minéral le plus tendre au monde. Bien que tous les minerais de talc soient doux, feuilletés, hydrophobes et chimiquement inertes, il n'existe pas deux talcs totalement identiques. Le talc est un élément vital de notre vie quotidienne. Les magazines que nous lisons, les polymères présents dans nos voitures et nos maisons, les peintures que nous utilisons et le carrelage sur lequel nous marchons sont quelques-uns des produits que le talc améliore.

Le talc est un silicate de magnésium hydraté (en feuillets) de formule Mg3 Si4 O10 (OH)2. Le feuillet élémentaire est composé d'une couche d'octaèdres de magnésium-oxygène / hydroxyle, prise en sandwich entre deux couches de tétraèdres de siliciumoxygène.

Les surfaces principales ou basales de ce feuillet élémentaire ne contiennent pas de groupes hydroxyles ou d'ions actifs, ce qui explique le caractère hydrophobe et inerte du talc.

Le talc est pratiquement insoluble dans l'eau, dans les acides et les bases faibles. Il n'est ni explosif, ni inflammable. Malgré sa très faible réactivité chimique, le talc possède une affinité marquée pour certaines substances chimiques organiques, il est en fait organophile. Au-dessus de 900°C, le talc perd progressivement ses groupes hydroxyles, et au-dessus de 1050°C, il recristallise sous différentes formes d'enstatite (silicate anhydre de magnésium).

Le point de fusion du talc est de 1500°C.

Le talc est un silicate de magnésium hydraté dont la formule chimique est Mg3 Si4 O10 (OH)2.

Luzenac cristaux de Talc 01

Morceaux de talc

Morphologie

La taille d'une lamelle de talc (= quelques milliers de feuillets élémentaires) peut varier d'environ 1 micron à plus de 100 microns en fonction du gisement. C'est la taille de cette lamelle qui détermine la lamellarité du talc. Un talc très lamellaire se caractérise par des lamelles de grande taille tandis que celles d’un talc microcristallin sont beaucoup plus petites.

Les feuillets élémentaires sont empilés les uns sur les autres  comme un millefeuille et les forces de cohésion (appelées forces de Van der Waals) qui relient un feuillet élémentaire à ses voisins sont très faibles. Par conséquent, les lamelles glissent les unes sur les autres au moindre contact, ce qui procure au talc sa douceur caractéristique.

Luzenac cristaux de Talc 02

Cristaux de talc

Minéraux associés

Les minerais de talc diffèrent également par leur composition minéralogique (c’est-à-dire le type et la quantité de minéraux associés présents). Ils peuvent être classés en deux grands types de gisements: talc-chlorite et talc-carbonate. Les gisements de talc-chlorite sont essentiellement constitués de talc (parfois jusqu'à 100%) et de chlorite, qui est un silicate de magnésium et d'aluminium hydraté. La chlorite est lamellaire, douce et organophile comme le talc tout en étant plus hydrophile. Les gisements de talc-carbonate sont principalement composés de talc, de carbonate et de traces de chlorite. Le carbonate est essentiellement de la magnésite (carbonate de magnésium) ou de la dolomite (carbonate de magnésium et de calcium). Les minerais de talc-carbonate sont traités pour en séparer les minéraux associés et obtenir un concentré de talc pur.

Luzenac carrière de Trimouns 02

Fin de l'hiver la carrière de Trimouns est encore en sommeil 

Luzenac carrière de Trimouns 03

Un premier concassage est réalisé sur le site de la carrière avant chargement des godets sur le téléphérique

Luzenac carrière de Trimouns 03 en 1970

Des propriétés multiples – des utilisations innombrables :

Les propriétés du talc (lamellarité, douceur, hydrophobie, organophilie, inertie et composition minéralogique) remplissent des fonctions spécifiques dans de nombreuses industries :

 

--  Agriculture et secteur alimentaire : Le talc est un agent anti-collant efficace, un agent dispersant et un lubrifiant pour les filières, il permet ainsi aux sites de production d'aliments pour animaux et d'engrais de fonctionner plus efficacement. C'est un support inerte idéal dans les prémix et les produits chimiques destinés à l'agriculture.

 

--  Le talc est également utilisé comme agent anti-collant de surface dans un grand nombre de produits alimentaires courants comme le chewing-gum, les bonbons, les salaisons, et pour le polissage du riz. Le talc augmente également le rendement de la production et améliore la clarté de l'huile d'olive.

 

--  Céramiques : Le talc est un phyllosilicate qui remplit une multitude de fonctions dans la fabrication des carrelages et des sanitaires, de la vaisselle, des réfractaires et des céramiques techniques. Dans les céramiques traditionnelles pour le bâtiment (carrelage et appareils sanitaires), il est utilisé principalement comme fondant afin de réduire les températures et les cycles de cuisson. Dans les applications réfractaires, les talcs riches en chlorite se transforment en cordiérite pour améliorer la résistance aux chocs thermiques. Les talcs microcristallins sont les plus appropriés pour les stéatites. Au cours de la cuisson, le talc se transforme en enstatite, appréciée pour ses propriétés d'isolation électrique. Quant aux talcs à très faible teneur en fer, ils sont particulièrement appropriés pour les compositions de frittes, d'engobes et d'émaux.

 

--  Peintures : Les talcs améliorent la qualité des peintures. Ils agissent dans les peintures décoratives intérieures et extérieures comme extenders pour améliorer le pouvoir couvrant et l'efficacité du dioxyde de titane. Les lamelles du talc facilitent l'application des peintures. Ils en améliorent la résistance aux craquelures et à la coulure, ainsi que le pouvoir matant. Dans les primaires anti-corrosions, les talcs sont utilisés pour améliorer la résistance à la corrosion et l’adhérence des peintures. Ils sont également très utiles dans les encres, les enduits de jointoiement, les mastics et les colles.

 

--  Papier : Les talcs sont utilisés dans les papiers couchés et non couchés dans la rotogravure car ils améliorent l’imprimabilité et réduisent les frottements de surface. Ils permettent ainsi une productivité accrue chez les papetiers et les imprimeurs. En outre, ils améliorent le matage et réduisent l’abrasivité aux encres des papiers offset. Utilisés comme agents de contrôle des poix, les talcs "nettoient" les chaînes de fabrication du papier en adsorbant sur leurs surfaces lamellaires les particules résineuses collantes présentes dans la pâte à papier. Ils évitent ainsi qu'elles ne s'agglutinent et se déposent sur les feutres et les calandres.

Contrairement aux agents chimiques de contrôle des poix qui polluent les eaux de fabrication, le talc part avec la pâte, ce qui facilite un fonctionnement en circuit fermé dans la papeterie. Le talc améliore la qualité et la productivité des papiers spéciaux comme les papiers colorés et les étiquettes.

 

--  Soins corporels : Grâce à sa douceur et à son inertie, le talc est apprécié depuis des siècles comme poudre corporelle. De nos jours, Il tient une place importante dans de nombreux produits cosmétiques : il assure le satin des fards, des poudres compactes et des ombres à paupières, la transparence des fonds de teint et l'éclat des crèmes de beauté. Dans le domaine pharmaceutique, le talc est un excipient idéal, utilisé comme agent glissant, lubrifiant et diluant. Les fabricants de savons l’utilisent également pour améliorer les performances des soins cutanés.

 

--  Plastiques : Les talcs procurent de nombreux avantages au polypropylène, par exemple une rigidité accrue et une meilleure stabilité dimensionnelle dans les pièces automobiles (pièces sous le capot, tableaux de bord, intérieurs de pare-chocs et garnitures extérieures), les applications domestiques et les appareils électroménagers.

Des technologies de pointe en matière de broyage sont nécessaires pour obtenir les talcs les plus fins sans diminuer le pouvoir renforçant de leur structure lamellaire. Les talcs sont également utilisés comme anti-bloquants pour le polyéthylène à basse densité linéaire (PEBDL) et comme agent de nucléation dans des polymères semi-cristallins.

Dans les emballages alimentaires en polypropylène, le talc est une charge renforçante très efficace.

 

--  Caoutchouc : Les talcs réduisent la viscosité des mélanges de caoutchouc et facilitent ainsi la fabrication de pièces moulées. Ils améliorent également les qualités d'extrusion, augmentent la production et renforcent la résistance aux UV des pièces extérieures telles que les profilés utilisés dans le secteur automobile. Dans les produits d'étanchéité et les joints, ils assurent une bonne résistance à la compression, tandis qu'ils créent une barrière infranchissable aux liquides dans les bouchons pharmaceutiques. Les talcs agissent comme isolateurs dans les câbles électriques et sont d'excellents auxiliaires dans la fabrication des pneumatiques.

 

--  Traitement des eaux usées : Du talc spécifique peut améliorer les performances des stations d’épuration biologique des eaux usées. Les particules de talc lestent les flocs de bactéries et accélèrent leur sédimentation. L’ajout de talc donne une meilleure qualité aux eaux de rejet et évite la perte de bactéries. Le talc permet d’améliorer la capacité des installations sans avoir recours à des transformations onéreuses. Contrairement à de nombreux produits chimiques utilisés pour le traitement des eaux usées, tels que le chlore ou les sels d'aluminium, le talc est un additif minéral naturel respectueux de l'environnement. Et grâce à son inertie, il préserve la valeur fertilisante des boues.

 

Voici à présent, diverses photos que j'ai jugé intéressantes de vous montrer :

Luzenac 01 de Franck Saulais

L'usine de traitement du minerai de talc dans la vallée de l'Ariège à Luzenac

Luzenac carrière de Trimouns 04

L'usine de Luzenac

Luzenac carrière de Trimouns 15

En voici une autre, l'usine de talc de Luzenac le long de la RN20 menant à Ax-les-Thermes et Andorre.

Dans la vallée, 300 salariés de l'usine de traitement travaillent sur 13 variétés de talc qui alimentent plusieurs industries comme la pharmacie, la chimie fine, la papéterie et l'agroalimentaire. On réussit à broyer la roche de talc jusqu'à la taille du millième de millimètre et la recherche tient une place relativement importante dans cette industrie.

Luzenac massif du Rulhe vu de Trimouns

Massif du Ruhle vu de la carrière de Trimouns

Luzenac carrière de Trimouns 14

Le téléphérique long de 5 km transportant le minerai vers Luzenac

Luzenac carrière de Trimouns 13

Le site de Trimouns, la plus vaste carrière de talc au monde

Luzenac carrière de Trimouns vu du ciel 01

Voici quelques vues aériennes pour apprécier l'étendue de la carrière de Trimouns

Luzenac carrière de Trimouns vu du ciel 02

Une vue aérienne un peu plus rapprochée

Luzenac carrière de Trimouns vu du ciel 03

Gros plan sur une petite zone de la carrière de Trimouns, c'est un monde lunaire !

Luzenac Vue générale

Vue générale de Luzenac en direction d'Ax-les-Thermes

Luzenac vu de Lordat

Luzenac vu du château de Lordat, hiver 2010

Luzenac carrière de Trimouns 12

Le talc est transporté à travers l'Europe et vers les ports de France par chemin de fer. Sur le piton rocheux on distingue le château de Lordat

Luzenac carrière de Trimouns 22

L'usine de Luzenac, au fond on aperçoit sur les hauteurs la forteresse de Lordat (voir le reportage précédent)

Luzenac 02 en 1900

Luzenac en 1900

Luzenac 03 en 1900

Photo sur plaque de verre, Luzenac en 1900

Luzenac carrière de Trimouns 09 en 1970

Photo des années 1970 le téléphérique avec en fond la carrière de Trimouns

Luzenac carrière de Trimouns 10 en 1970

La carrière de talc de Trimouns en 1970

Les gisements ont encore au moins un siècle de réserves répertoriées. Le gisement de Trimouns a livré plusieurs métaux rarescomme la gatélite ou encore de la trimounsite, la bastnäsite et la synchisite.

photo 01-1939

Complément janvier 2012 : je viens de recevoir deux photos datant de 1939, la première prise d'un sommet aux environs de Trimouns

photo 02-1939

et la seconde :  la carrière de Trimouns en 1939

Je ne pouvais pas terminer ce reportage sans parler de l'environnement du site :

Dans une activité à long terme, respecter l'environnement est une nécessité. Soucieux de préserver le milieu naturel, la société d'exploitation applique les règles internationales en matière de gestion environnementale, depuis l'extraction du talc jusqu'au produit fini. Pour preuve : la société est certifiée ISO 14001.

Préservation des paysages : Un des axes majeurs du plan d'exploitation est la réduction de l'impact visuel de ces activités sur l'environnement. Les roches stériles sont évacuées vers des zones prévues à cet effet. Elles forment des talus qui sont ensuite engazonnés et boisés. Chaque année, ils épandent sur les zones caillouteuses de la terre végétale puis ils sèment des graines d'herbe et ils plantent des arbustes d'essence locale. Ce système de réhabilitation permanente permet de rendre le site à la nature. En 2005, un nouveau procédé d'engazonnement sans terre végétale a été expérimenté à Trimouns, afin de réduire la quantité de terre nécessaire à la réhabilitation des verses. Cette expérimentation, réalisée sur une surface de 1000 m² s'est révélée concluante et cette solution sera utilisée à plus grande échelle sur l'exploitation.
Protéger les riverains : Pour réduire la poussière et atténuer le bruit, une politique rigoureuse de contrôle et l'utilisation des meilleures technologies a été mise en place pour gérer au mieux les émissions dans l'air. Pour cela, ils disposent d'extracteurs, de compresseurs et de filtres à haute performance, ainsi que des capots d'insonorisation. Avant d'être restituées dans le milieu naturel, les eaux ruisselant sur le site sont dirigées vers des bassins de décantation où les particules solides sédimentent. L'eau des bassins est recyclée et utilisée pour laver les engins de chantier, arroser les pistes pour éviter la poussière, refroidir les compresseurs et laver les minerais. D'ailleurs sur ce sujet les talcs de Luzenac ont reçu récemment un trophée.
 
Voici un article publié dans le journal La Dépêche
du 3 novembre 2010
Talc de Luzenac à l'honneur, Trophée 

trophée talcs de luzenac 2010

Les «Alcyons», trophées de l'eau Adour-Garonne, récompensent des actions ou initiatives destinées à protéger la ressource en eau. Parmi les six lauréats retenus cette année: Talcs de Luzenac, grâce à sa préoccupation environnementale.

Talcs de Luzenac une nouvelle fois à l'honneur. Et cette fois-ci ,la société se voit récompensée grâce à son constant souci de préservation de l'environnement. En effet l'usine de Luzenac et la carrière de Trimouns se sont vues décerner un trophée de l'eau, Alcyon, décerné par l'agence de l'eau Adour-Garonne qui, tous les ans, récompense les meilleures initiatives en matière de préservation de l'eau.

Talcs de Luzenac assure 8 % de la production mondiale de talc. Ce qui lui vaut la reconnaissance dont elle bénéficie aujourd'hui est « son objectif de réduction des gaz à effet de serre et d'économie d'eau et d'énergie ».

Des actions concrètes de protection de l'eau

Les membres du jury ont relevé « La diminution de son impact sur les sites exploités demeure une priorité, tout comme la réduction et l'épuration de l'eau utilisée, la diminution du bruit et des poussières ».

En effet, à Luzenac, afin de réduire de plus de 70 % les quantités d'eau prélevées dans le milieu naturel (entre 2003 et 2008), divers travaux ont été entrepris. Dans ce sens, des compteurs volumétriques ont été installés, une étude des circuits de l'eau industrielle a été menée, des coupures de réseau ont été mises en place, des réseaux qui, par ailleurs ont fait l'objet d'améliorations techniques et des actions de sensibilisation ont été menées auprès du personnel.

Usine référence en Ariège, Talcs de Luzenac, avec ce trophée, se voit donc située dans le peloton de tête des usines de Midi-Pyrénées qui œuvrent dans le sens du développement durable.

À noter que pour ces trophées, douze opérations ou initiatives avaient été retenues sur l'ensemble du territoire et que six d'entre elles sont issues de la région Midi-Pyrénées. A l'image de Talcs de Luzenac, le verdict est donc clair : c'est l'ensemble de Midi-Pyrénées qui travaille dans le respect de son environnement. Ce qui participe à son développement et, aussi, à son attractivité.

 

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13 mars 2011
Belcaire hommage a jean ferrat 2011

C'est juste un petit hommage à Jean Ferrat à ma façon, pour honnorer sa mémoire car c'était un type vraiment bien.

Jean Ferrat c’est un peu plus que de la musique, c’est d’abord un cri, une révolte, un appel.

J'adore Jean Ferrat et quand j'écoute certaines de ses chansons, comme "Ma môme" où il cite Créteil, "La montagne" chanson liée en quelque sorte à Belcaire (voir l'explication ICI), ... est-ce le hasard, la destinée ...??!! Je ne peux m'empêcher de penser que cet homme là est un guide ...

photos 02 de jean ferrat

Quelques photos de Jean Ferrat avec Michel Drucker, Isabelle Aubret sa grande amie, José Bové, et on le voit en train de jouer aux boules sur la place de son village d’Antraigues

 

Jean Ferrat, né Jean Tenenbaum le 26 décembre 1930 à Vaucresson (Seine-et-Oise)

Chanteur engagé, longtemps compagnon de route du Parti communiste, Jean est mort un samedi 13 mars 2010, à l’âge de 79 ans en Ardèche, région qui lui avait inspiré sa célèbre chanson « La montagne ».

BELCAIRE www.belcaire-pyrenees.com

Aujourd'hui, jour commémoratif de la mort de Jean Ferrat, le village de Belcaire pense certainement à lui, car il a un lien particulier avec Jean Ferrat. En effet, la mairie diffuse sur des hauts-parleurs situés aux quatre coins du village depuis plus de quarante ans, ma chanson préférée "La montagne", et cela, avant chaque message municipal. Souhaitons que cet hommage perdure encore longtemps.

jean ferrat 05

  Il est utile de préciser que j'ai mis ce document pour illustrer l'engagement "politique" de Jean Ferrat.

Lors d’une de ses dernières apparitions en public à l’occasion d’un banquet républicain sur la place de son village d’Antraigues en Ardèche, Jean Ferrat a prononcé ces mots, qu’il a bien voulu adresser par la suite aux militants de Ras l’Front de Voiron pour publication :

«... nous sommes entrés depuis quelques années dans une de ces périodes de régression que j’évoquais à l’instant, un moment de l’histoire où nous pourrions replonger dans l’ombre, ou la nuit semble s’étendre sur la pensée et le brouillard sur nos fragiles certitudes.

Il m’est intolérable en effet, de savoir qu’ici même, à Antraigues qui eut dès 89, deux députés du Tiers état élus à la Convention, Antraigues, dont le passé rebelle et républicain a toujours été sans faille, Antraigues centre de la résistance au nazisme, il m’est intolérable de savoir que 10 % de mes concitoyens votent pour le contraire des idées de justice, de solidarité, de fraternité. Alors, je me dis que nous n’avons pas fait ce qu’il fallait. Qu’il faudra faire autre chose, qu’il faudra faire autrement.

Je ne me résous pas au rejet, à l’exclusion.
Je ne me résous pas à la haine.
Je ne me résous pas à la bêtise du désespoir.

Ma présence ici, ce soir, parmi vous, n’a d’autre signification que de vous en convaincre et de vous assurer que, pour les combattre, je serai toujours à vos côtés ! »

Jean Ferrat

 

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