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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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20 avril 2011
bandeau-HISTOIRE-04.jpg

 

Voici la suite de ce reportage "histoire de ce site exceptionnel de Lastours" que vous attendiez toutes et tous, j'ai essayé comme à mon habitude d'être le plus complet possible. Si vous désirez apporter des compléments d'informations ou des photos, c'est faisable, ils seront les bienvenus, pour cela, il suffit de me contacter à l'adresse email indiquée à la fin de l'article. Je vous souhaite une bonne découverte  ...

 

plan de situation Chateaux Lastours 4

Voici pour commencer cette seconde partie du reportage, un plan de repérage de l'important site de Lastours

Chateaux Lastours 090

L'ensemble des quatre châteaux sur le site de Lastours, de gauche à droite, le château de Cabaret, la Tour Régine, le castel de Surdespine et le plus au Sud la forteresse de Quertinheux

Découverte du village castral médiéval de Cabaret (sur le plan, au Nord / Ouest du château de Cabaret)

Le village castral de Cabaret situé au fond de la plaine du Grésilhou est abandonné entre 1230 et 1240, délaissé au profit du site du village actuel de Lastours.

En 1269 le village change d'appellation, castrum de Cabareto devient Ripparia Cabareti (Rivière de Cabaret).

L'archéologie du site a révélé ce que les textes ne disent pas, que le village castral a été entièrement détruit, qu'il a été déplacé ensuite sur les bords de l'Orbiel, d'où le nom de Rivière qui restera jusqu'à la Révolution où il prendra ensuite le nom de Lastours.

Le village castral ne refit "surface" qu'en 1987 à l'initiative de l'archéologue Marie-Élise Gardel. Les fouilles qui ont été menées depuis plus de 25 ans vous permette aujourd'hui de visiter deux quartier du village castral (XIème au XIIIème siècle), l'un est situé au Nord, entourant le château primitif, constitué d'un ensemble de maisons, de forges, de citernes et une rue pavée ; l'autre est situé au Sud, sont les vestiges de la chapelle romane Saint-Pierre de Cabaret datant de la fin XIème, début XIIème siècle, entourée d'un cimetière, de plusieurs maisons, de citernes et d'une forge. Ces fouilles ont livré de nombreux objets de la vie quotidienne comme des céramiques grises, des clés, des boucles et accessoires de vêtement, des ustensiles et outillage. Ces ruines du village castral, ont été préservées en quelque sorte grâce à la construction de terrasses en pierres sèches destinées aux cultures entre le XVIIIème et le XXème siècle, d'ailleurs de nombreux murets subsistent encore actuellement.

lastours trouvailles lors de fouilles

Une exposition présente sur le site les objets retrouvées lors des fouilles, comme ici : une pièce d'échec, un dé à jouer, un soc d'araire, des clés médiévales, une marmite et une dourne (en bas à droite). La dourne fait partie de la famille des cruches de tête destinées à contenir de l'eau domestique

Les fouilles ont permis la mise au jour de maisons au bâti serré, dense, où l'implantation s'organise en fonction des courbes de niveau des coteaux. Pour le moment, seize bâtiments au  plan rectangulaire ou légèrement trapézoïdal ont été mis au jour. La superficie des maisons varie entre 32 et 50 m², les murs sont très épais, un mètre en moyenne, elles possèdent des dépendances, cours et annexes couvertes ou non. Par ailleurs, ces maisons sont toutes dotées d'au moins un étage où l'on accédait par une échelle de meunier. Toutes les toitures avaient une couverture mixte de lauzes de schistes et de tuiles canal, retrouvées pendant les fouilles, l'ossature des maisons était solide. Les hauteurs sous plancher des rez-de-chaussée sont comprises entre 1,90 et 2,20 m, l'habitation principale se trouvait à l'étage. On a retrouvé, à l'intérieur la présence de plusieurs foyers à même le sol, aux fonctions différentes, chauffage, culinaire et four à pain. Trois bûches de chêne calcinées bien conservées ont été retrouvées dans un des foyers de chauffage, ce qui tant à en déduire, qu'il faisait froid lors de l'abandon précipité du site. Des reliefs de repas ont été retrouvés, tel que le mouton, le porc et le bœuf. Parmi les ustensiles domestiques la céramique domine, représentant près de 50% des objets découverts. Il y a des rues d'une largeur comprise entre 1,20 m à 2 m serpentant entre les bâtiments et les rochers, le revêtement est en argile mêlé à un cailloutis ou les rues sont pavées de blocs de calcaire émoussé témoins du passage des hommes et des bêtes. Les murs ne sont pas enduits, les roches sont très présentent car il a fallu combiner avec elles. L'habitat médiéval ici est très grossier, car la priorité de cette époque n'était pas le confort, mais la défense et la protection. Plusieurs forges ont été découvertes sur le site, témoignant de la fabrication d'objet en fer pour la maréchalerie et l'armement ; des clous, des fers de traits et de l'outillage jonchaient le sol noir de suie.

Chateaux Lastours 095

Le village castral situé le long du Grésillou au pied du château Cabaret sur le versant Nord/Ouest du site

Je possède un rapport intéressant rédigé suite à l'excursion aux châteaux de Lastours le 28 juillet 1890 par M. Germain SICARD de la Société d'Études Scientifiques de l'Aude, dans ce document d'époque, il note ceci :

"C'est près de l'endroit où nous sommes arrivés qu'en février 1836, lorsque l'on travaillait à la route actuelle du Mas-Cabardès, on découvrit, en faisant jouer la mine, une double caverne sépulcrale. Une grosse pierre bouchait l'entrée et masquait une ouverture de 0,40 cm de largeur par 1,50 m de hauteur. dans la première grotte quinze squelettes étaient couchés, rangés en cercle, les pieds formant le centre, les crânes les points de la circonférence. Une autre caverne fut bientôt découverte à quelques pas de la première : celle-ci contenait vingt-six squelettes disposés comme les précédents ; sept étaient placés à l'entrée les uns sur les autres ; des ossements d'animaux emplissaient la galerie qui conduisait à cette deuxième caverne. Un mémoire signé G.-P. Cros a été déposé à ce sujet à la Société Archéologique du Midi de la France (vol. III, p.126) ; il est accompagné d'un plan et d'une vue perspective lithographiée des châteaux du Cabardès. L'auteur de ce mémoire suppose que ces squelettes seraient ceux des Albigeois cachés en cet endroit à l'époque de la promulgation des statuts du Comte Raymond VII de Toulouse contre les religionnaires.

Malheureusement il n'a été recueilli près des squelettes aucun objet pouvant faire déterminer l'époque de leur ensevelissement. La science préhistorique et anthropologique était lors de la découverte ce qu'elle est aujourd'hui. Il est fort probable, en effet, que l'ensevelissement de ces cadavres doit remonter à une époque bien antérieure à celle des Albigeois."

Chateaux Lastours 0106

 

LES CHÂTEAUX

Donc un centre important, dû à l'activité des Romains, auraient eu sa place ici, avant que les Wisigoths devinssent maîtres du pays et que les forts du Cabardès formassent la limite Nord de leur province gauloise. C'est en 588 que commence exactement l'histoire écrite des châteaux de Lastours. Grégoire de Tours rapporte qu'à cette date Récarède, roi des Wisigoths, prit sur Gontran, roi des Burgondes, les châteaux de Caput-Arietis et tous les historiens sont d'accord pour que ces châteaux soient ceux du Cabardès. Plus tard, Charles-le-Chauve, en 871, concéda les châteaux à Oliban, 3ème Comte de Carcassonne.

Comme nous venons de le voir, les quatre châteaux sont pour l'essentiel, postérieurs à la croisade albigeoise (1208-1249). On distingue la marque de nombreux remaniements. Tel qu'on les voit aujourd'hui, les quatre châteaux ont acquis leurs architectures au milieu du XIIIème siècle, après la Croisade Albigeoise, quand le roi de France renforce les fortifications de ses forteresses Languedociennes et y place des garnisons. Des modifications ont été apportées aussi au XVIème siècle, par l'ajout de courtines extérieures.

Le castrum sera dans son ensemble terminé en 1260, à partir de cette époque les châteaux du Cabardès deviennent une châtellenie, le roi nommant des chefs militaires qui les commandaient. Les villages compris dans un certain rayon étaient obligés de subvenir à l'entretien des forts et d'y fournir une certaine garnison ; par contre ils étaient dispensés de taille, d'impôts et du service militaire hors de chez eux. Pendant les jours troublés de la ligue, Joyeuse s'en empara en mars 1591. Plus tard les forteresses résistent à Montmorency. Puis peu de faits sont relatés jusqu'en 1789, époque où finit l'existence légale de la châtellenie. Les châteaux sont abandonnés et passent à l'état de ruines, tels que nous les voyons aujourd'hui.

VOICI LA DESCRIPTION DE CHACUN D'ENTRE EUX

 

LE CHÂTEAU DE CABARET,  d'une superficie modeste, 233 m², de plan allongé, se compose de trois parties. Une enceinte est accessible  par une porte flanquée de deux tourelles, précédée par une barbacane. Elle s'appuie au Nord sur une tour quadrangulaire. La crénelure subsiste en partie ainsi que le chemin de ronde soutenu par une série de petites arcatures en arc brisé. On y accède par un escalier étroit. Cette enceinte précède un ensemble fortifié constitué par une cour intérieure fortifiée et flanquée au Sud par un donjon en éperon, voûté d'ogives.

On peut distinguer trois types d'archères, dans le donjon sept archères à fente simple bien appareillées en calcaire blanc, sont visibles. Dans l'enceinte et le logis des archères plus rudimentaires couvertes à l'intérieur d'un linteau de schiste sont moins bien appareillées. Et enfin, au sommet de donjon on peut observer les restes de quelques archères canonnières.

Une bretèche disparue, dont il reste deux consoles à ressauts en quart de rond, est observable au-dessus de la porte d'entrée du logis. On y voit aussi deux citernes, l'une dans le logis près du donjon, et l'autre à l'extrémité Nord du château, entre la tour carrée et la chemise.

Dans la chapelle Sainte-Catherine de Cabaret a été découvert en 1564 par Pierre Saulière, un calice en vermeil, garni de sa patène. Sur le pied se trouve d'un côté le Christ, de l'autre un écusson. Où est-il conservé actuellement ? Ce vase sacré était à Carcassonne en 1859 ...

 

Lastours plan du Chateau Cabaret

Plan détaillé des ruines du château de Cabaret

Chateaux Lastours 014

 Le château de Cabaret, côté Sud avec son donjon carré en partie éventré

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 La courtine Sud/Ouest de Cabaret

Chateaux Lastours 0100

 La façade plein Ouest du château de Cabaret Chateaux Lastours 0114

 La cour intérieure du château de Cabaret

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  Le château de Cabaret, photo de gauche, donjon carré en partie éventré (une restauration serait bénéfique pour la sauvegarde du donjon). Photo de droite, les arcatures en arc brisé soutenant le chemin de ronde

Chateaux Lastours 051

Le côté Sud/Est du donjon éventré laisse apercevoir la voûte gothique de sa salle-haute retombant sur de simples culots (photo ci-dessus), tandis que sa salle-basse est ouverte en berceau brisé. Le donjon est percé de sept archères simples et d’une remarquable fenêtre en plein cintre, à l’Ouest.

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 Le chemin de ronde au sommet des courtines repose sur des arcades aveugles en arcs brisés

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         Le mur d'enceinte voûté d’ogives protégeant la cour intérieure. L'ensemble est construit avec un appareil irrégulier et des pierres de taille pour les angles et les ouvertures.

Le chemin de ronde parcourant ces courtines n'est pas accessible au public

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 La tour carrée face Ouest de Cabaret, la cour intérieure avec ces arcades aveugles en arcs brisés supportant le chemin de ronde

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L'escalier à vis intérieur permettant l'accès aux niveaux supérieurs de la tour carrée

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La cour intérieure, au fond le donjon, à gauche on aperçoit un escalier extérieur accolé au mur nord du logis permettait d’accéder au chemin de ronde, ce dernier escalier est postérieur à la construction du logis puisqu'il obture, trois archères de ce bâtiment

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 La cour intérieure du château de Cabaret, vestiges des murailles séparant les deux cours

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 Escalier extérieur accolé au mur nord du logis permettait d’accéder au chemin de ronde

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  Courtines Nord aux arcades aveugles en arcs brisés

Chateaux Lastours 089

  Courtines Ouest au pied du donjon

Chateaux Lastours 062

  Entre les deux cours, à doite l'entrée du corps logis

 

LA TOUR RÉGINE qui signifie tour de la reine, dont le nom pourrait provenir de la régente Blanche de Castille. Citée en 1242, elle se compose pour l'essentiel des vestiges d'une enceinte polygonale s'accolant à une tour de plan circulaire, empattée à la base et flanquée d'une tourelle d'escalier. Elle est percée d'archères en étrier dans la partie basse de la tour, et d'archères simples, plus larges dans les parties hautes. Les matériaux utilisés sont identiques que pour Cabaret, mais l'appareillage semble plus homogène, avec une disposition en assises plus régulières. Les murs sont beaucoup plus épais que ceux de l'enceinte avec un empattement à la base très important. Deux rangées parallèles de trous de boulins dans la partie supérieure de la tour servaient à maintenir les hourds, dans lesquels on pénétrait par des ouvertures rectangulaires que l'on voit encore. Les ouvertures de la tour sont appareillées en calcaire blanc. La cage d'escalier à vis tournant à gauche est prise dans le mur Est de la tour, il y a des meurtrières sur sa face Sud. La porte située à l'étage, comme celle de Cabaret, ont été restaurée, les linteaux reposaient sur des corbeaux moulurés, c'étaient les seuls éléments décoratifs architecturaux dans ces châteaux. Une citerne de 25 m3 occupe la moitié Ouest du rez-de-chaussée de la tour, c'est la plus grande du site. Il y a une latrine dans l'angle extérieur Sud. L'étude des châteaux a permis de constater de grandes similitudes dans la conception avec le château Comtal de la cité de Carcassonne datant de la même période.

 

Lastours plan de la Tour Regine

Plan détaillé des ruines de la Tour Régine

Chateaux Lastours 045

La Tour Régine qui signifie Tour de la Reine vue du château de Cabaret

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La Tour Régine de plan circulaire a été édifiée grâce aux moyens matériels et financiers du roi de France Saint-Louis (Louis IX). Les dénominations de "Tour-Neuve" au XIIIème siècle puis "Tour Régine" confirment qu'il s’agit d’une construction effectuée par les ingénieurs royaux

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La Tour Régine est la réplique de certaines tours de l’enceinte du château Comtal de la Cité de Carcassonne. Au fond, à droite le donjon de Cabaret éventré

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La Tour Régine, remarquez l'étroitesse de la plate forme où s'élève cette tour, et le précipice à gauche, audacieux non !

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La tour est constituée de trois étages desservis par un escalier à vis. L’appareillage des pierres est plus homogène et disposé en assises régulières par rapport à Cabaret.

Dans sa partie supérieure à l'extérieur, une double rangée de trous de boulin servait à recevoir des hourds. On y accédait par des baies rectangulaires aujourd’hui à l’état de vestiges. A l’Ouest, la tour est percée d’une porte située à l’étage, desservie par un escalier en bois qui permet, à l’aide d’un escalier restauré d’accéder au rez-de-chaussée. Celui-ci abrite essentiellement une citerne. Le deuxième étage est desservi par un escalier en bois hélicoïdal aménagé à l’Est et éclairé par des meurtrières. Ce second niveau largement éclairé, est intéressant pour sa coupole circulaire appareillée en limaçon (voir photo ci-dessous)

Chateaux Lastours 0102

La coupole appareillée en limaçon de la Tour Régine. Au sous-sol, la tour contient la citerne la plus vaste des quatre châteaux. 

Chateaux Lastours 015

 Fenêtre à gauche et  Canonnière à droite

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 L'étroit passage de l'escalier à vis permettant l'accès aux différents niveaux réalisés en plancher bois

Chateaux Lastours 017

  Canonnière de la Tour Régine

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 La Tour Régine et les vestiges de la courtine Ouest

Chateaux Lastours 070

  La Tour Régine et le château de Surdespine vu de Cabaret, le château de Questinheux en contre-bas

 

LE CHÂTEAU DE SURDESPINE (appelé plus tard Fleur d'Espine), c'est celui qui occupe la position la plus élevée et qui a la plus grande superficie, 512 m², avec une enceinte polygonale plutôt médiocre sur laquelle s'appuient plusieurs bâtiments. Il s'agit de deux tours de plan quadrangulaire encadrant une citerne. On connaît un premier témoignage écrit de ce château en 1145. Un édifice primitif a donc précédé à celui que l'on voit aujourd'hui. C'est le château le moins bien conservé des quatre. La structure du logis est composée de trois bâtiments accolés, les deux extrêmes sont semble t'il des pièces d'habitation de 25 à 30 m² environ. La partie centrale très étroite est une citerne couverte en berceau brisé avec des murs aveugles d'une capacité de 26 m3. On distingue encore l'enduit de tuileau qui recouvre ses parois et le conduit en terre cuite qui amenait l'eau des toitures. Il y a peu d'archères dans cet édifice, quatre subsistent dans le logis et une seule dans l'enceinte. Il existe encore côté Est du coté du ravin et sur deux niveaux, quatre fenêtres maladroitement restaurées, elles sont en plein cintre à voussoir en pierre de taille de calcaire blanc.

 

Lastours plan Chateau de Surdespine

 Plan détaillé des ruines du château de Surdespine

Chateaux Lastours 096   Chateaux Lastours 052

Vue sur la Tour Régine et le château de Cabaret. Photo de droite, fenêtre plein cintre, voussoirs en pierres de taille blanche

Chateaux Lastours 086

 Les vestiges de la tour du château de Surdespine

Chateaux Lastours 0103

 Fenêtre en plein cintre bien conservée

 

LE CHÂTEAU DE QUERTINHEUX, plus loin au Sud, se compose d'une enceinte polygonale précédée des vestiges d'une enceinte extérieure. La tour est assez comparable à la Tour Régine, la salle intérieure a la voûte d'ogives à six quartiers. Des archères canonnières sont visibles au sommet de la courtine Est. Des vestiges de plusieurs réduits qui devaient servir de cave apparaissent dans la cour. Ce château dispose de deux citernes situées au Nord et au Sud de la cour contre la courtine.

C'est du haut des remparts de Quertinheux que l'on aperçoit la cité de Carcassonne et le vaste panorama des Corbières.

 

Lastours plan Chateau Quertinheux

Plan détaillé des ruines du château de Quertinheux

Chateaux Lastours 071

Le château de Quertinheux cité dans les textes après 1100. Une avancée en chicane défend l'entrée du château. Il surplombe les restes d'une église romane détruite.

Chateaux Lastours 072

La face Sud du château de Quertinheux, c'est le premier château que vous trouverez le long du chemin serpentant à flanc de colline et qui relie les quatre forteresses

Chateaux Lastours 078

La face Sud/Est on distingue parfaitement sur cette photo la protubérance accolée au donjon, abritant l'escalier à vis

Chateaux Lastours 060

 Le château de Quertinheux est le moins bien conservé des quatre châteaux, on trouve une tour carrée, un logis quadrangulaire et entre les deux une citerne.

Mais on voit une chose caractéristique, les vestiges des courtines ont les mêmes arcatures en arc brisé soutenant le chemin de ronde qu'au château de Cabaret

Chateaux Lastours 084

Château de Quertinheux face Sud/Est. La tour a été élevée au milieu du XIIIème siècle. Elle s’inspire de la Tour Régine pour son plan, ses dimensions, son système d’archères, son escalier à vis en ruine, sa porte d’entrée située au-dessus du niveau du sol est surmontée d’une fenêtre rectangulaire. L'intérieur du donjon ressemble à celui de Cabaret avec sa voûte gothique sur croisée d’ogives. Aujourd’hui en ruine, on peut contempler la voûte au travers d’une ouverture aménagée dans la dalle en béton armé (réalisée en 1966), qui a eu pour but d’assurer la stabilité générale de la tour. 

Chateaux Lastours 0104

Les archères à étriers bien appareillées en calcaire blanc de Lassac

Chateaux Lastours 003

Le château de Quertinheux, face Sud/Ouest

L'ensemble des quatre citadelles sont inscrits aux Monuments Historiques depuis le 31 octobre 1905. Un sentier sera aménagé en 1911 pour permettre les restaurations et les premières visites. A ce moment là, d'après ce que j'ai pu lire sur des documents de cette époque, le site décrit, était en très piteux état.

Les cyprès qui ornent le paysage de Lastours ont été plantés pour stabiliser les talus dans les années 1930 se qui rend le décor irréel et magnifique. Cette micro-région qu'est le Cabardès est constituée géologiquement de terrains anciens, généralement primaires, des calcaires ou des schistes très durs et d'une couleur sombre qui donne son caractère à la vallée. Ces schistes sont riches en minerais polymétalliques, tel que le fer, le cuivre, et le plomb argentifère.

 

Comme d'habitude à la fin de chaque reportage je vous présente quelques photos anciennes sur le sujet concerné, elles ont un certain charme et je trouve intéressant de faire des comparaisons ...

Chateaux de Lastours photo originale 1920-1930

Superbe photo de mon amie Liliane du site de Lastours prise entre 1920 et 1930

Lastours 01 Avenue de Carcassonne et le Café Restaurant PE

Lastours, avenue de Carcassonne et le Café Restaurant PERRAMOND en 1950

Lastours 04 en 1950

Lastours dans les années 1950

Lastours 05 en 1910

Les bords de l'Orbiel à Lastours en 1910

Lastours 07 PASSERELLE SUR L´ORBIEL en 1910

La passerelle sur l'Orbiel à Lastours en 1910

Lastours 14 en 1905

Lastours en 1905

Lastours 8bis partie Nord du village route de Fournes cabar

Lastours partie Nord route de Fournes-Cabardès en 1960

Lastours 06 MAS CABARDES - VUE DE L ' ORBIEL en 1910

Le village de Mas-Cabardès traversé aussi par l'Orbiel en 1910 (joli village situé au Nord de Lastours)

Lastours 02 usine a draps en 1920

Les usines de confection de draps à Lastours en 1920 situées sur les rives de l'Orbiel

Lastours 10 en 1950

Lastours en 1950

Lastours 11 en 1950

Les quatre châteaux de Lastours en 1950

Lastours 12 en 1950Autre vue de Lastours dans les années 1950

Lastours 13 en 1970Lastours en 1970, Tour Régine au premier plan, puis le château de Surdespine et en contre bas le château de Quertinheux

Chateau Lastours 1970En voici une autre des années 1970, vue d'ensemble des quatre châteaux de Lastours

Lastours favorise le tourisme de cette région, plus de 35 000 visiteurs par an permettent de redynamiser le commerce local et l'emploi du secteur. La passion du passé peut aussi contribuer à faire face aux problèmes de société contemporaine. L'histoire passionnante de ce site, je le répète, exceptionnel est loin d'être terminée car des fouilles archéologiques minutieuses ont lieu encore aujourd'hui pendant la période estivale en général.

Chateaux Lastours 081

 Une chose étonnante, à ma connaissance aucun film cinématographique n'a été tourné sur site superbe !

Chateaux Lastours 082

La forteresse de Cabaret et la Tour Régine Chateaux Lastours 092

Une dernière photo du village de Lastours, avant de reprendre la route pour Minerve que je vous présenterai bientôt ...

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On accède au site de Lastours par l'ancienne usine de draps Rabier, transformée en musée consacré à une présentation de l'exposition archéologique, depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours.

Ouverture de 9h à 20h en juillet-août les autres mois de l'année les horaires sont de 10h à 17h, le site est fermé en janvier. Visite guidée des quatre châteaux (tarifs 2011) : adultes, 5,00 € ; enfants : 2,00 €. Adultes (passeport des sites du pays cathare) : 4,00 €. Durée deux heures environs, chaussures de marche conseillées. Visite guidée du village médiéval de Cabaret. Tél : 04 68 77 56 02 Sur place : exposition archéologique. J'oubliai une dernière chose, il y a un son et lumière, au Belvédère en été, à 22h tous les jeudis et dimanches.

 

Si vous désirez participer et me proposer des articles avec vos photos, c'est simple, ce n'est pas compliqué, il suffit de les taper au format word ou avec tout autre logiciel de traitement de texte, d'y incorporer vos photos ou de me les envoyer à part.  Et s'il vous vient une idée de sujet que vous voudriez voir diffuser sur ce site, pourquoi pas, écrivez moi.

 

Ainsi se termine ce second reportage de la série, en espérant qu'ils vous auront intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
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12 avril 2011
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écusson chateaux cathares 01

Le premier site web de l'Aude élaboré avec authenticité et qualité, vous propose le 234 ème reportage, et avec les beaux jours revenus, on tourne la page, pour emprunter les chemins de l'Histoire et n'oubliez pas, que les vieilles pierres des châteaux ne parlent qu'à ceux qui viennent les écouter. Aujourd'hui je vais vous présenter un très beau site, pittoresque, mais aussi techniquement intéressant. Le lieu de notre visite aujourd'hui se situe dans le Cabardès, région ou pays du Nord du département de l'Aude, sur les pentes de la Montagne Noire contrefort du Massif Central. Le petit village de Lastours (163 habitants) blotti entre la rivière de l'Orbiel et le ruisseau qui peut se transformer en torrent : le Grésilhou, accueillent les nombreux visiteurs du monde entier. Ce reportage en deux parties que j'ai pris plaisir à concevoir, est agrémenté de plus de 140 photos pour le bonheur du plus grand nombre. En espérant qu'il vous donnera envie d'aller voir cette superbe région, ... et vous reviendrez vers moi pour donner votre avis.

Ne perdez pas de vue que ce village n'est desservi par une route que depuis 1863, suite au florissant développement de l'industrie drapière à Lastours à cette époque.

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LE CATHARISME FACE A L'HISTOIRE, LASTOURS TRÈS GRAND SITE CATHARE PLUSIEURS FOIS CONVOITÉ PAR LES CROISÉS VOUS ENTHOUSIASMERA ...

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Comme d'habitude rien de tel que plusieurs extraits de carte pour vous situer ces lieux historiques, voici la première, Lastours se trouve à 18 km de Carcassonne, 120 km de Toulouse, 75 km de Narbonne et 102 km de Belcaire et Montaillou

plan de situation Lastours 2

Voici la seconde carte, pour mieux vous repérer, dans le secteur il y a aussi à voir, le village du livre Montolieu à l'Ouest, Minerve à 39 km à l'Est, j'aurai l'occasion de faire un reportage bientôt sur ce village, au Nord de Lastours le joli petit village de Mas-Cabardès ... il y en a d'autres je ne peux pas tous les citer ici, c'est une bien belle région.

 

Pour admirer le site de 12 hectares de Lastours je vous recommande le belvédère de  Montfernier qui domine la vallée de l'Orbiel. Les chaussures de marche sont recommandées, ceux qui auront le courage de grimper seront récompensés de leurs efforts, car le site est sublime !

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Depuis le belvédère de Montfernier le panorama est magnifique

Chateaux Lastours 080 Voici une autre photo prise du belvédère de Montfernier, le temps est à l'orage

Le belvédère vous permet d'embrasser d'un seul coup d'oeil les quatre petits châteaux indépendants dans une perspective hallucinante, placés là sur un éperon calcaire du Cambrien vieux d'environ 540 millions d'années.

Les ruines des quatre châteaux se détachent magiquement sur le fond sombre de la Montagne Noire. Lastours fût l'une des forteresses les plus audacieuses du catharisme, presque imprenable, les croisés en sont venus à bout en 1211. Au pied du château de Cabaret on peut visiter la reconstitution du village médiéval, que je vous décris plus loin.

plan de situation Lastours 3

Extrait de carte IGN, allez en premier lieu au belvédère de Montfernier pour contempler dans son ensemble ce site magnifique, belles photos garanties !

Les quatre châteaux sont représentés par les points rouges, celui de Cabaret étant le plus au Nord, puis Tour Régine, le château Surdespine et tout au Sud Quertinheux

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Vue aérienne, le site de Lastours (flèche rouge)

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Lastours dans la vallée de l'Orbiel

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Le paisible village de Lastours sur les bords de l'Orbiel, point de départ de votre visite  ...

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Zoom sur le village de Lastours

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Comme toutes les citadelles féodales de l'Aude qui sont réputées imprenables, il va falloir grimper un peu dans ce sublime décor

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Autre photo du village de Lastours au début de l'automne

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De la passerelle qui enjambe l'Orbiel dans le village de Lastours, on aperçoit les châteaux qui dominent la vallée

Lastours 03 PASSERELLE SUR L´ORBIEL en 1910  Chateaux Lastours 094

La passerelle sur l'Orbiel en 1910, à comparer avec la photo ci-dessus. Photo de droite, un autre pont à Lastours

L'entrée du site de Lastours s'effectue à partir d'une ancienne usine de textile réhabilitée (Usine Rabier) datant de 1844, où l'on fabriquait des draps et qui occupait 200 ouvriers. Dans cette ancienne usine, vous pourrez voir une exposition permanente sur le castrum de Cabaret et le Haut-Cabardès.

Entre les profonds vallons de l'Orbiel à l'Est et du ruisseau de Grésilhou à l'Ouest, une arête rocheuse émergente porte les quatre châteaux dans un écrin sauvage, à 300 mètres d'altitude. Les quatre petits châteaux de Lastours s'alignent  sur une crête du Nord au Sud, ce sont Cabaret, avec une salle tour pentagonale et un chemin de ronde sur arcades ; la tour Régine, simple tour maîtresse pourvue d'une vis extérieure ; Surdespine (Fleur-d'Espine), avec une tour résidence rectangulaire ; enfin, Quertinheux (Quierquieux, Quertinieux, appelé ainsi à cause des chênes verts qui poussaient sur les coteaux à l'époque), plus grand, avec une tour identique à la tour Régine. Ils constituent un ensemble défensif parfaitement homogène car le site présente un intérêt stratégique certain. Pourquoi quatre châteaux sont construits au même endroit au cœur du Cabardès ? On ne comprend pas la raison de ce nombre, est-ce par orgueil des seigneurs féodaux proches et unis ?

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La vue du belvédère de Montfernier sur les quatre châteaux de Lastours

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Les couleurs du site changent en fonction de la hauteur du soleil et des saisons

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En partant de la gauche, vous avez le château de Cabaret, la Tour Régine, le château Surdespine et le château de Quertinheux.

Ces quatres fortifications sont posées vraiment sur l'arête de cet éperon rocheux, et suivent la configuration du terrain très accidenté. Le flanc Est est vertigineux, encore une fois les bâtisseurs ont fait preuve d'un extraordinaire savoir faire.

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Lastours, le château de Quertinheux

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Quatre châteaux de Lastours font partis du castrum de Cabaret. Cabaret, ancien nom de Lastours est un lieu mentionné dans les textes anciens, en 870 dans une charte du roi Charles le Chauve ….
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A gauche, le château de Quertinheux, le plus au Sud. A droite, l'un des sentiers escarpés menant aux citadelles
Chateaux Lastours 011La Tour Régine à gauche, et le château de Cabaret au fond
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Des fouilles archéologiques encadrées par des personnels compétant ont lieux tous les ans sur le site de Lastours en période estivale. Et ces fouilles n'en finissent pas de dévoiler les secrets de Lastours.

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Les fouilles archéologiques sont situées sur le versant Sud des châteaux dit Cathares, ici un squelette est mis au jour

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Gros plan sur la partie haute d'un squelette de Lastours

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Gros plan sur la partie basse du squelette de Lastours. Entre 20 et 25 fouilleurs bénévoles accomplissent ce travail de fourmis pendant les deux mois d'été et passent au crible et à la brosse à dents, afin de tenter d'en extirper les moindres secrets.

Des fouilles qui ont été réalisées de 1988 à 1991 ont permis de mettre au jour un dizaine de tombes, datées du VIème siècle, confirmant l'occupation de Cabaret durant cette période.

Le castrum de Cabaret est cité dans les textes en 1063, les châteaux sont mentionnés dans un acte de garantie du comte de Foix au comte de Carcassonne. Les châteaux appartiennent à ce moment là, à la vaste famille de Cabaret, dont les premiers membres apparaissent quatre ans plus tard en 1067 comme vassaux des comtes de Carcassonne, et le resteront jusqu'à la Croisade. Roger, Bernard Assalit, Ademar et Guillaume, tous fils de Guille, prêtent serment pour le "castellum de Cabarez" (Cartulaire des Comtes de Barcelone).

Le nom de Cabaret vient de Caput Aristoe qui veut dire "tête de l'arête de poisson, et non caput arietis "tête de bélier" d'après l'historien Thiers.

C'est dans le courant du XIème siècle, où est question pour la première fois d'un premier château de Cabaret.

1125 Raimond de Cabaret prête serment à Bernard Aton Trencavel.

Entre 1100 et 1129, première mention du "castellum de Chertinos" (Quertinheux).

Entre 1129 et 1150 on trouve les premières mentions de Surdespine.

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Blason des seigneurs de cabaret  Chateaux Lastours 028Le château de Cabaret, sa face Sud

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Les trois citadelles au Sud vu du château de Cabaret, au premier plan, la Tour Régine

Dès le début du XIIème siècle, Cabaret est déjà une importante seigneurie minière. A cette époque ont connaît les noms de trois châteaux : Quertinheux, Surdespine et Cabaret, il y a même un marché, car l'on trouve dans les textes anciens, une demande d'autorisation pour la création de ce marché au vicomte de Carcassonne. Dans un texte de 1166, plus de vingt-deux coseigneurs sont maîtres du castrum. Mais dès la fin du XIIème siècle, seuls trois coseigneurs sont désormais mentionnés dans les écrits.

En 1194, Pierre Roger et Jourdain de Cabaret s'engage, avec trente-quatre de leurs vassaux, à observer les clauses du testament du vicomte Roger II de Béziers et de Carcassonne, preuve que leur attachement à ce lignage comtal est sans faille à la veille des temps difficiles qui se préparent avec la montée en puissance des pressions de l'Église sur le comte de Toulouse et celui de Carcassonne.

1199, le diacre cathare Arnaud Hot prêche à Cabaret.

Chateaux Lastours 043La Tour Régine au premier plan, suivi par le château Surdespine et en contre bas le château de Quertinheux 

Pendant les événements de la Croisade contre les albigeois déclanchée par le roi Louis VIII le Lion, Pierre Roger de Cabaret est le maître incontesté dans sa seigneurie mais aussi dans toute la région. Cabaret apparaît aussi être le fief des hérétiques, où séjourne fréquemment les évêques cathares du Carcassès.

Pierre Roger de Cabaret était un ardent défenseur de la cause cathare, il fut l'un des compagnons des Trencavel, dont il était le vassal. Les dépositions retenues par l'Inquisition prouvent selon les témoignages que beaucoup d'hérétiques habitaient le village fortifié de Cabaret. Toute sa vie fut marquée par la foi cathare qu'il protégea, peut-être sans la pratiquer. Lors du premier assaut des croisés contre les albigeois, en 1209-1210, les soldats de Simon de Montfort durent reculer devant les murailles de Cabaret, par manque d'hommes de troupe Simon de Montfort ravage les environs et attaque d'autres places fortes comme Fanjeaux, Bram, Minerve puis en août 1210 Termes capitule. Les rescapés venaient se réfugier à Cabaret qui résistait à toutes les attaques. Le chevalier Bouchard de Marly alors seigneur du château de Saissac et parent de Simon de Montfort fut fait prisonnier lors de cette première attaque et emprisonné à Cabaret.

Chateaux Lastours 036La Tour Régine

Chateaux Lastours 048Une vue prise du château de Cabaret, on aperçoit, la Tour Régine, le château de Surdespine et le château de Quertinheux le plus au Sud

Chateaux Lastours 010La Tour Régine et le château de Cabaret sous un autre angle de vue

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A gauche, la forteresse Surdespine. A droite la Tour Régine, dans cette première partie je ne vous montre que des photos de l'extérieur. Pour voir l'intérieur, il faudra attendre la seconde partie du reportage.

Chateaux Lastours 030La Tour Régine et la forteresse de Cabaret

Chateaux Lastours 038Photo intéressante, car l'on voit ici très bien que la surface où s'élève ces forteresses est très exiguë. Ici, comme dans tous les endroits où ont été construites les citadelles du vertige comme on les surnomme dans l'Aude, le travail de ces bâtisseurs a été colossal.

Chateaux Lastours 044Les pentes ont été plantées de cyprés et de confières dans les années 1930, afin de stabiliser les talus, c'est vrai que cela donne un bel effet magnifique, avec au sommet le château de Cabaret.

En mars 1210, en représailles Simon de Montfort fait preuve d'une cruauté terrible, une centaine de prisonniers venus de Bram sont envoyés à Cabaret, les yeux crevés et le nez arraché afin d'en terroriser les habitants. Mais il fallut attendre encore, siège d'une résistance acharnée contre Simon de Montfort, Lastours tomba le 22 novembre 1210.

Le prisonnier Bouchard de Marly fut un précieux moyen d'échange lorsque Pierre Roger de Cabaret dut capituler suite à un second assaut mené par Simon de Montfort qui prit possession de Cabaret, suite à la reddition volontaire de Pierre Roger de Cabaret. Il fut dédommagé de la perte de ses châteaux en échange il eut des domaines près de Béziers. Après la mort de Simon de Montfort à Toulouse en juillet 1218 et malgré cette soumission, les seigneurs de Cabaret restèrent hostiles à la croisade catholique et en 1223 ils reprenaient possession de leurs terres et de leurs châteaux. Un évêque cathare, Pierre Isarn, séjourna à Cabaret vers 1223 selon le témoin Raimond Aiffre, il y prêchait devant toute la noblesse locale. Il monta sur le bûcher en 1226. D'autres évêques séjourneront aussi à Cabaret comme Arnaud Hot et Guiraud Abith.

Chateaux Lastours 002Le château de Cabaret le plus au Nord des quatre forteresses

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Le château de Cabaret et la Tour Régine photo de droite

Depuis les années 1223, on trouve à nouveau le castrum de Cabaret tenu par trois coseigneurs : Pierre Roger de Cabaret, Pierre de Laure et Bernard Othon de Niort.

Entre 1223 et 1229, l'activité des Cathares est de nouveau intense à Cabaret et, en 1226, cette place forte résiste puissamment à la Croisade qui s'acharne sur ce nid de résistance. L'épisode est connu sous le nom de "Guerre de Limoux et de Cabaret".

De 1227 à 1229, la vie devient plus sombre. Un nouveau siège eut lieu en 1227, proféré par Humbert de Beaujeu, ce fut un échec, mais il fallut évacuer les Parfaites qui tenaient une activité textile au sein du castrum. Après une longue résistance, les citadelles cédèrent finalement en 1229 et là encore, la négociation sut éviter un bain de sang et permit aux hérétiques de se replier en des lieux plus sûrs. Confisqué par le sénéchal Humbert V de Beaujeu, Cabaret devient le siège d'une châtellenie royale.

On ignore ce que devient ensuite Pierre Roger de Cabaret, on perd sa trace en 1229.

Les villages et châteaux sont pillés puis reconstruits pour devenir des forteresses royales. C'est à ce moment qu'est érigé la Tour Régine par ordre du roi pour affirmer sa suprématie. Les quatre châteaux deviennent le centre administratif et militaire de six communautés formant ainsi la châtellenie du Cabardès.

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Le château de Quertinheux le plus au Sud, tous les détails des ces quatre châteaux vous seront donnés dans la seconde partie qu'il ne faut pas manquer

En 1238, les autorités royales vont modifier la fortification du site. On lit qu'un châtelain royal réside à Cabaret, on suppose qu'une garnison à pris place dans la forteresse entre 1229 et 1238.

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On est au pied de Surdespine, au fond le château de Cabaret

Dès 1230, les citadelles de Cabaret étaient forteresses royales. A partir de cette époque et pendant plusieurs siècles le castrum sera occupé par une petite garnison. Pourtant le catharisme resta longtemps vivant, et des châtelains de Cabaret, même s'ils furent installés par le roi de France, reçurent le consolamentum, ce qui prouve qu'à la fin du XIIIème siècle, tout l'état-major de Cabaret restait cathare.

En 1240-1241, la "guerre du vicomte" fait rage. Pillage et violence sont relatés par Raymonde Abbas habitant Cabaret. C'est à cette époque que sont détruites les anciennes tours ainsi que le village castral, et que la reconstruction des trois châteaux est entreprise avec la réalisation de la Tour Régine.

1269, on trouve la première mention d'un village "neuf" que l'on appelle "Rivière de Cabaret" et de son église Saint Pierre et Saint Paul probablement reconstruits sur les bords de l'Orbiel.

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Le château de Surdespine à gauche et à droite, photo prise de Quertinheux : la Tour Régine et Cabaret

L'hérésie cathare perdure, en 1320, une sentence des Inquisiteurs ordonne que soient brûlés les ossements de plusieurs personnes mortes hérétiques, parmi lesquelles des châtelains royaux de Cabaret et leur épouse.

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Cette vue aérienne, vous montre encore ici l'exploit qu'il a fallu pour construire ces forteresses à l'époque

Chateaux Lastours 075Lors de l'ascension, vous pouvez d'ores et déjà admirer les châteaux qui vous narguent, avec ces cyprès qui donnent un effet surréaliste. Le site n'est-il pas beau ?

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A gauche, la Tour régine. A droite, le château de Quertinheux, pas de problème vous commencez à les différencier ?

Au XIVème siècle, le Cabardès subit des épidémies de peste, en 1348, les châtelains de Quertinheux et de Surdespine changent plusieurs fois.

En 1471, Louis XI confirme les privilèges accordés par ces prédécesseurs aux habitants de la châtellenie, en échange de la garde et de l'entretien des châteaux.

Ensuite, on ne trouve pour ainsi dire aucune information.

Au XVIème siècle, pendant les guerres de religion, les châteaux sont occupés par les protestants. Ils seront chassés par le Duc de Joyeuse en 1591.

En 1645 le village castral étant tombé dans l'oubli, Guillaume Besse constatera qu'il y a des vestiges de maisons formant comme un grand bourg autour du château, ce fut le premier regard d'un historien sur ce lieu, ("Histoire des Antiquités et Comtes de Carcassonne", Béziers 1645 auteur Guillaume Besse).

Vers 1778, apparaissent les premières terrasses de cultures empiétant sur l'éperon ainsi que des troupeaux d'animaux. Les châteaux sont d'ores et déjà à l'abandon.

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 Le château de Surdespine, la Tour Régine et le château de Cabaret à l'extrême Nord

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Le château de Cabaret

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Le château de Quertinheux à gauche, et la Tour Régine à droite

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Cabaret et la Tour Régine

Le site de Lastours est un véritable complexe archéologique, où vous pouvez visiter non seulement les quatre châteaux mais aussi le lieu d'une occupation humaine datant de quatre mille ans.

La période de l'âge de bronze ancien (-1800 à -1500) est bien attestée dans les habitats de grotte comme à Lastours où ont été retrouvés en 1961 dans la grotte "au collier", des bijoux en bronze dans une sépulture d'une fillette âgée de neuf à dix ans environs, vraisemblablement d'une classe sociale élevée, que l'on a surnommé "la princesse de Lastours". Bracelets et colliers de bronze, perles d'ambre et de verre ; poignard, mais aussi les nombreuses haches à rebord ont été trouvées. Certains décors sur les objets retrouvés, évoquent la Grèce mycénienne ou l'Égypte. La sépulture se trouve près de l'impressionnant tunnel, dit "trou de la cité", en raison de la légende qui voudrait le relier à la cité de Carcassonne.

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A gauche la tour Régine et photo de droite la Tour Régine et le château de Surdespine

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Le "Trou de la Cité" est situé en contre-bas du château de Quertinheux. Vous pouvez l'apercevoir ici, la tâche sombre est l'entrée de la grotte (flèche rouge) 

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Voici l'entrée du fameux "Trou de la Cité" qui est située juste en dessous du château de Quertinheux

Chateaux Lastours 0119  Les grottes sont très nombreuses dans la région mais celle-ci est légendaire.

Le Trou de la Cité : il s'agit de la plus grande grotte de Lastours qui en dénombre une quarantaine. Ce tunnel souterrain de nombreuses fois remanié, a dû être utilisé à maintes reprises comme réserve, refuge ou bergerie.
La "princesse au collier" reposait dans une cavité proche dite "l’abri du collier".
Une légende raconte aussi qu'un être étrange au corps de chèvre, Salimonde, y a habité et qu'à la Chandeleur elle allait pleurer au bord du torrent du Grésilhou, accentuant ainsi la rigueur de l'hiver. La belle saison venait quand Salimonde jouait de la flûte. Il se murmure aussi qu'une galerie souterraine menait jusqu'à la Cité de Carcassonne, d'où le nom "Trou de la Cité". Une autre tradition orale rapporte qu'un trésor aurait été caché par les Wisigoths dans le grand puits et qu'au fond de celui-ci s'ouvrent les portes de vastes souterrains et de merveilleuses cavernes hantées par des fées. Dans la réalité les recherches ont révélé seulement l'existence de quelques galeries et salle telle une pièce voûtée sous le Place Marcou. 

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Le "Trou de la Cité" est une grotte au dimensions imposantes et très profonde

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Une petite dernière photo avant la suite de la visite ...

Les spécialistes qualifient le village castral de Cabaret de "Pompéi cathare", car il est très rare de découvrir les vestiges d'habitations où des centaines de cathares, religieux "bons hommes" et "bonnes femmes" et fidèles, y vivaient. Un marché dominical s'y tenait. Le village était le siège du diacre cathare de Cabardès. Seuls subsistent les murs des bâtisses robustes, à l'époque couvertes de lauzes et de tuiles canal. Les habitants groupés autour du "vrai" château cathare, celui des seigneurs vaincus, sont partis en hâte, au cœur de l'hiver, des bûches consumées l'attestent. Le temps s'est arrêté vers  1230. Je vous en parlerai d'avantage dans la seconde partie ... à suivre donc.

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Le château de Cabaret à gauche et la Tour Régine à droite

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On ne se lasse pas de regarder ce beau paysage, il suscite l'idée de peindre de beaux tableaux  ...

 

Pour les amoureux des forteresses cathares voici un accès direct aux reportages concernant (cliquez sur le nom qui vous intéresse) : CARCASSONNE, MONTSÉGUR, MONTAILLOU, PUIVERT, PEYREPERTUSE, QUÉRIBUS, PUILAURENS, ARQUES, TERMES, VILLEROUGE-TERMENÈS, FOIX, MIGLOS, LORDAT

 

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
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4 avril 2011
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Voici la seconde partie de ce reportage "Avenir médical au Pays de Sault - Aude & Ariège"

 

Problème de santé au Pays de Sault - Une évacuation sanitaire ou médicale et l'extraction par une unité médicale aérienne (hélicoptère) d'une personne ayant été blessée, accidentée ou souffrant d'un problème de santé

A Quillan : 1 équipe H24, avec seulement un médecin et un IDE, qui assure la couverture des secours sur toutes la Haute Vallée.

Ils assurent la conduite de leur véhicule d’intervention, la gestion et l’évacuation du patient vers un centre de soins adapté.

Ils assurent aussi des soins primaires à l’antenne de l’Hôpital local de Quillan (petite traumatologie, suture, consultation médicale) entre les interventions. Sur cet hôpital, une permanence de radiologie fonctionne le lundi, mercredi et vendredi en journée.

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Petit rappel qui ne fait pas de mal : "Mais qu'est ce que je dois faire en cas d'urgence"

Le 15 à votre écoute 24H / 24H
pour toute urgence vitale

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Vous désirez obtenir les coordonnées du médecin de garde
ou un conseil médical en dehors des heures ouvrables des cabinets médicaux :

1 -GARDEZ VOTRE CALME 

2-Votre appel va être pris en charge par une permanencière (PARM), préparez :
        - Votre numéro de téléphone
        - Le motif de votre appel

3- Soyez précis sur l'adresse.

4- Exprimez clairement votre demande

5- Vous allez êtres mis en relation avec le médecin régulateur libéral ou le médecin régulateur du SAMU 

6-Répondez avec précision aux questions que le médecin vous pose.

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Mettre à disposition auprès des autorités responsables des secours, un hélicoptère et un équipage 24h/24h, 365 jours par an, capable d'assurer les missions suivantes :

Une évacuation sanitaire ou médicale est l'extraction par une unité médicale aérienne (hélicoptère, avion), terrestre (ambulance) ou navale (navire-hôpital) d'une personne ayant été blessée au champ de bataille, accidentée ou souffrant d'un problème de santé.
Régulation Médicale d'une EVASAN Militaire Civile Publique ou Privée :

 

Une EVASAN , surtout si elle est multiple, doit être préparée et régulée par des médecins entraînés, car les norias de relais , avant l'embarquement et au débarquement de l'aéronef, ainsi que les destinations hospitalières doivent être parfaitement régulées avant, pendant après le déroulement pour la sécurité des patients . Ceci est fait dans le civil soit ,dans le Service Public, par les Samu (Service d'aide médicale urgente, SMUR) soit dans le privé par la Régulation Médicale de ces services d'Assistance. Souvent ces trois types de Régulateurs coopèrent étroitement .

SMUR : service mobile d'urgence et de réanimation

Le Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR) est la structure de réanimation pré hospitalière qui intervient, en dehors de l'hôpital, à la demande du médecin régulateur du SAMU.
Deux types d'intervention sont effectués par les équipes du SMUR :

  • des interventions dites « primaires » : ces interventions visent à prendre en charge sans délai les détresses vitales survenant quelque soit le lieu, l'âge et la pathologie. Ces interventions sont toujours prioritaires ;
  • des interventions dites « secondaires » : ces interventions consistent généralement au transport de patients déjà hospitalisés, et, nécessitant un transfert vers un plateau technique ou un service spécialisé n'existant pas dans l'établissement d'origine.

Chaque équipe du SMUR qui intervient comporte, de jour comme de nuit, selon la nature de l'intervention :

  • un médecin urgentiste ;
  • un infirmier -anesthésiste  ou infirmier des urgences
  • un conducteur titulaire du Certificat de Capacité d'Ambulancier (CCA) ;

L'équipe SMUR reste en contact permanent, par radio notamment et/ou par téléphone portable, avec le SAMU et son médecin régulateur.
Arrivée sur les lieux de l'intervention, après examen de la victime, le médecin met en œuvre le traitement approprié et informe le médecin régulateur du SAMU.
En fonction de l'état de la victime, de son désir et des disponibilités d'accueil des établissements hospitaliers, le médecin régulateur décide de l'orientation du patient vers l'établissement hospitalier susceptible de la recevoir qui sera prévenu de son arrivée.
Les équipes de réanimation du SMUR sont susceptibles de mettre en œuvre des techniques d'anesthésie-réanimation sophistiquées (anesthésie générale, modalités de ventilation assistée particulière, bloc d’anesthésies, ...).

 

Publié le journal La Dépêche du 28 avril 2010  Dossier : Joël Ruiz, photos : Roger Garcia

Carcassonne. Une nuit avec les urgentistes du Samu 11

Exclusif

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Médecins, internes, infirmiers, aides soignants, ambulancier… le dévouement au service public de santé est commun, de jour comme de nuit.

Les nuits aux urgences ne sont bien sûr jamais les mêmes. Mais elles ont ceci de particulier que le service devient un quai pour les naufragés, de la rue, de la vie, pour les victimes de stress typiquement nocturnes.

20 heures. L'entrée en matière pour la garde de nuit donne le la, la première note d'une triste musique qui se joue presque chaque soir. C'est à Montredon que cela se passe. Un jeune homme s'est passé une corde autour du cou et a sauté par-dessus le balcon de son appartement. Suspendu dans les airs, il s'est immobilisé devant la fenêtre d'un voisin en dessous, ne laissant à ce dernier aucun choix pour le dépendre : couper la corde et imposer une chute. C'est entre la vie et la mort, inconscient, la gorge et le cou dans un piteux état, que le suicidaire est pris en charge par l'équipe SMUR et ramené à l'hôpital par les pompiers. Dans son malheur, il a un brin de chance : son admission en réanimation se fera en un temps record. Quelques jours plus tard, il s'y trouvera encore, mais dans un état stable.

La nuit, aux urgences, l'on se trouve sur un quai, au pied d'un phare où affluent les naufragés de la vie, les naufragés de la rue et les égarés, les angoissés. Certes, la « bobologie » habituelle occupe, infirmiers, aides soignants et médecins, les cas graves existent aussi, Mais la nuit, c'est aussi et surtout les douleurs de l'existence qui défilent ici. Vers minuit et demi, c'est une escorte policière qui ramène un homme excité et saoul qui a « pété les plombs », fait du raffut et a agressé son ex-compagne. Il doit être vu avant d'intégrer une cellule au poste de police. Il doit être vu, aussi, parce qu'il a chuté au moment de son interpellation et qu'il a le visage amoché. La nuit, ce sont des parents paniqués. Ceux d'un bébé de dix jours qui a régurgité et dort trop profondément. L'angoisse d'une « mort subite du nourrisson ». Logique. C'est une maman, désarmée malgré l'habitude, face à la crise d'asthme spectaculaire de son enfant et qui, en taxi, vient ici le faire soigner. La nuit, les urgences récupèrent les stress de tous ordres.

Et dans les troupes, celles des infirmiers, aides soignants et médecins, même si souvent la nuit est plus calme que les jours en terme d'affluence, l'on n'aborde pas le service de la même manière. « Il peut se passer n'importe quoi, à tout moment. Et souvent, les choses prennent plus d'ampleur », confie Anne, l'infirmière d'accueil. Ce soir-là, nous n'en avons pas été témoin. « C'est presque dommage… cela aurait servi, peut être, pour que l'on obtienne enfin les mesures de sécurité que l'on réclame », renchérit sa collègue. Elles viendront. C'est paraît-il, promis.

 

Vive le week-end…

La main sur l'œil, le patient s'installe face à l'infirmière. Il est 23 heures, un vendredi. « Qu'est ce qui vous amène ? ». « Eh bien c'est mon œil. J'ai très mal », dit-il. « Montrez-moi… ». L'œil est manifestement en piteux état : gonflé, injecté de sang, les paupières sont gonflées. « Et vous avez mal depuis quand monsieur ? », demande l'infirmière. « Depuis mercredi matin, quand je me suis levé. Mais j'avais du boulot ».

Une « habituée » s'avance, à son tour. Il est 23 h 15. « Je vais passer bientôt ? J'ai mal, tu sais. Donne-moi un cachet ». C'est à la tête que cette dame a mal. Elle a pris du paracétamol avant de venir, elle devra attendre. « D'ici une heure, une heure et demi vous verrez le docteur. Mais on ne peut pas savoir. Ça peut être long. ». Un Coca-cola « qui fait du bien », et un quart d'heure plus tard, la patiente décide de repartir…

 

Le chiffre : 216 000

C'est le nombre d'appels reçus en 2009 au 15. 92 568 affaires ont été traitées par les opérateurs (médecins, infirmiers, permanenciers) et 3 000 ont donné lieu à une sortie d'équipe SMUR sur l'ensemble du département.

« Un jour, la nuit sûrement, il se passera quelque chose de grave et ce sera trop tard. On vit dans le risque et rien n'est fait pour notre sécurité. Si, on nous promet… »

Une infirmière des urgences.

Demain > Que seront les urgences du futur Pôle Santé, moyens et lendemains ? Et aussi : « 60 000 vies entre vos mains », les carences ambulatoires…

 

Le centre 15, clef de voûte du système de secours

Le « réflexe 15 » n'est pas encore tout à fait acquis dans la population, mais l'est de plus en plus. Et pour cause : avec la désertification en cours dans les zones rurales en terme de présence médicale, avec la suppression des gardes la nuit et le week-end, il est désormais indispensable d'appeler le 15 pour une prise en charge efficace en cas de problème de santé. L'on appelle cela la « régulation ». Il s'agit d'une plateforme qui reçoit, 24 heures sur 24, tous les appels passés sur le 15. Dans un premier temps, le permanencier prend en charge l'appelant. Grâce à un protocole et à une liste de questions précis, il mesure la gravité et l'urgence à réagir. Si le problème semble majeur, le patient est dirigé vers un médecin régulateur qui complète l'interrogatoire et établit un diagnostic à distance. C'est lui qui décide, sur cette base, des moyens à mettre en œuvre. Il peut déclencher le départ d'une ambulance privée ou des pompiers, celui d'une équipe SMUR de l'hôpital, composée d'un infirmier anesthésiste, d'un médecin et d'un ambulancier et éventuellement faire décoller l'hélicoptère pour les pathologies les plus graves ou vers les secteurs difficiles d'accès. Dans la plupart des cas, les personnes sont renvoyées vers les maisons médicales d'urgence pour les villes, vers les urgences de l'hôpital ou vers un généraliste. Le week-end, du vendredi soir au dimanche, un tandem de généralistes est présent aux côtés du régulateur pour, lui aussi, diriger les patients vers la meilleure solution.

Cela n'échappe à personne : il pèse sur les épaules du centre 15 de très grandes responsabilités. Ils sont désormais le maillon majeur et incontournable de la chaîne de secours en matière de santé.

 

ÉVACUATION SANITAIRE AÉRIENNE

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Soute d'un McDonnell Douglas C-17 Globemaster III de l'USAF utilisé pour l'évacuation sanitaire durant la guerre d'Irak.

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Airbus A310 MRT d'évacuation sanitaire aérienne de la Luftwaffe.

Une évacuation sanitaire aérienne ou Evasan, est l'extraction par avion ou hélicoptère d'une personne ayant été accidentée, blessée ou souffrant d'un problème de santé.

Dans l'armée française, on la distinguera du rapatriement sanitaire ou Rapasan dont le degré d'urgence est généralement moindre. En Evasan le vol est déclenché pour l'évacuation sanitaire aérienne, en Rapasan, le rapatriement sanitaire se fait à l'occasion d'un vol déjà programmé. Il existe trois classes d'Evasan :

  • Evasan primaire: transport depuis le lieu de survenue de l'accident / de la maladie vers une strucuture d'accueil. Degré d'urgence élevé.
  • Evasan secondaire: transfert d'une structure d'accueil isolée vers une structure de technicité supérieure. Degré d'urgence élevé ou modéré.
  • Evasan tertiaire: transfert entre deux structures de technicité équivalente. Degré d'urgence faible.
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LA TÉLÉMÉDECINE, UNE ALTERNATIVE AU DÉSERT MÉDICAL AU PAYS DE SAULT

Le patient et son médecin se retrouvent en visioconférence avec un spécialiste qui saura mieux le conseiller que son généraliste sur un point précis. » Professeur Louis Lareng, père de la télémédecine et fondateur du SAMU.

 Le Professeur Louis-Lareng est à l'origine de l'Institut Européen de Télémédecine, qui a démarré en 1989 entre l'Hôpital Rangueil à Toulouse et l'Hôpital Combarel à Rodez, permettant aux patients une meilleure prise en charge des spécialitées médicales.

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La télémédecine regroupe les pratiques médicales permises ou facilitées par les télécommunications. C'est un exercice de la médecine par le biais des télécommunications et des technologies qui permettent la prestation de soins de santé à distance et l'échange de l'information médicale s'y rapportant.

 

Publié le journal La Dépêche du 03 février 2011  Dossier Christine Roth-Puyo

Internet contre le désert médical, télémédecine

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Au centre hospitalier intercommunal de Castres Mazamet, l'e-santé est déjà une réalité./ Photo Archives DDM, Thierry Antoine

Le Centre e-santé de Toulouse est labellisé centre national de référence depuis deux ans. Dans le Tarn, le Gers et l'Ariège, la télémédecine est déjà une réalité.

Anne Decq réfléchit un instant. « Imaginons… Je suis insuffisant cardiaque, je rentre chez moi et prends mes autos mesures qui seront automatiquement transmises au centre de référence où, en cas de problème, une alarme se déclenchera. C'est ce que l'on appelle la télésurveillance. » Au dernier étage de ses bureaux toulousains de l'hôpital La Grave, la directrice du Centre e-santé poursuit. « Je suis simple patient. Mon médecin est à l'autre bout de l'écran, j'ai opté pour la téléconsultation. Enfin, je suis jeune cardiologue à Cahors. Si besoin, je peux être assisté par le CHU grâce à la visioconférence. C'est la téléassistance… »

L'e-santé, c'est tout cela et plus encore. Parce que « le développement des services de santé à domicile est inéluctable au vu de la démographie médicale, de l'allongement de la durée de la vie, des enjeux économiques posés par la « juste hospitalisation » et des attentes d'une société en demande d'autonomie et de mobilité ». Le constat du Centre e-santé crée en mars 2010 en Midi-Pyrénées, labellisé Centre national de référence par le ministère de l'Industrie est clair. 15 millions de personnes atteintes de pathologies chroniques et 1,5 million de personnes âgées en perte d'autonomie sont concernées. Il faut aussi compter avec la pénurie médicale. Rien qu'en Midi-Pyrénées, la moitié des généralistes partira en retraite d'ici 5 ans sans être remplacée.

 

« Demain, la santé passera par une lecture globale des besoins et la mutualisation des moyens de la télémédecine » assure Anne Decq. Ainsi, le dossier médical du patient sera placé au cœur d'une cible où gravitent soignants, opérateurs et industriels pour les innovations. En région, le dispositif qui bénéficie d'un terrain d'expérimentation alliant zone urbaine dense et zone rurale, est bien avancé. Y travaillent le Centre hospitalier universitaire de Toulouse, l'Institut Européen de télé médecine et le SAMU 31, les pôles Cancer Bio santé et Aérospace Valley, les acteurs académiques et de recherche de haut niveau, un tissu de PME innovantes… L'université Champollion d'Albi forme des ingénieurs dans ce secteur depuis 5 ans, des expériences sont engagées comme dans le service oncologie du centre hospitalier de Castres-Mazamet,….

À cet édifice, manquait une plateforme d'innovation pour fédérer et compléter les offres de l'e-santé, notamment technologiques et industrielles. Les financements du Grand Emprunt ont retenu le projet de PlatInn-es déposé fin 2010. La sélection sera connue en septembre. En attendant, l'e-santé continue de tisser sa toile en région. Sûrement.

 

Le chiffre : 3 mois

téléconsulter > Légalisation. Consulter par écrans interposés, surveiller un malade ou solliciter l'avis à distance d'un spécialiste… Tous ces actes sont légalisés en France depuis octobre 2010.

« Le patient et son médecin se retrouvent en visioconférence avec un spécialiste qui saura mieux le conseiller que son généraliste sur un point précis. » Professeur Louis Lareng, père de la télémédecine et fondateur du SAMU.

 

« De Lacaune à Toulouse, un clic suffit »

Le professeur Louis Lareng est considéré comme le père de la télémédecine. Il est directeur de l'Institut européen de télémédecine de Toulouse depuis 1989. Ordinateur, connexion internet haut débit et webcam, font partie de son quotidien. À ses côtés, on comprend mieux la progression de la télémédecine en région, « territoire test en France » depuis de nombreuses années.

 

Quelle est la réalité de la télémédecine en région ?

Hier encore, c'est un médecin de Lacaune qui a souhaité se mettre en relation avec le CHU de Toulouse. Dans son cabinet, le cas de son patient lui posait problème. Un clic a suffi pour répondre à ses questions. Grâce au système de transports de voix, d'images et de données médicales que nous développons depuis 15 ans, nos médecins très isolés en campagne peuvent aujourd'hui travailler plus confortablement.

 

Où en est-on du maillage du territoire ?

Nous avons commencé avec l'hôpital de Rodez, avant d'étendre le réseau à ceux de Tarbes, Cahors, Lourdes, Foix-Pamiers et Luchon. Puis nous avons élargi le dispositif aux maisons d'arrêt, aux surveillances de maisons de retraites, aux cliniques privées, jusqu'aux médecins généralistes. Aujourd'hui, plus de 4 000 professionnels adhèrent à ce système.

 

Pour autant, tout le territoire n'est pas couvert. Quelles sont les étapes à suivre ?

Au fur et à mesure, le périmètre de la télémédecine s'étend. Les échanges entre professionnels de santé fonctionnent bien. La formation aussi. Reste le gros morceau : la télésanté pour le maintien du patient à domicile. Pour cela, le GIP Réseau Télémédecine Régional Midi-Pyrénées existant doit devenir un Groupement de coopération sanitaire de télésanté en région. L'Agence régionale de santé qui a pour mission de faire évoluer la santé dans notre pays en sera le maître d'œuvre majeur.

 

Qu'en est-il du dossier médical personnel ?

Nous savons depuis 15 jours, que ce dossier sera hébergé au plan national sur un gros serveur qui stockera toutes les données. Ces actes seront réalisés dans des conditions garantissant l'authentification des professionnels de santé qui interviennent, l'identification du patient, la confidentialité des données, la formation ou la préparation du patient. Celui-ci devrait même pouvoir exprimer son consentement par voie électronique.

 

Ariège. Le projet Sacha

En Ariège, l'équation n'est pas simple. D'une part, le social et la dépendance représentent 63 % des dépenses de fonctionnement du département. D'autre part, pour ce territoire rural et de montagne, il s'agit d'assurer un accès égalitaire aux soins. Aussi début 2010, le conseil général et l'agence de développement économique Ariège Expansion ont mis les bouchées doubles. Dans le cadre de la reconstruction de l'Ephad de Bellissen à Foix, un consortium a été constitué afin de développer un système intégré de géolocalisation, de contrôle d'accès et de détection de chutes pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. C'est la solution SACHA.

 

LA TÉLÉMÉDECINE, DANS LES ALPES. EN ALTITUDE, LE DIAGNOSTIC D'URGENCE EST VITAL 

 

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Pour le Dr Pascal Zellner, les expériences menées dans le massif du Mont-Blanc ont des applications concrètes dans toutes les zones isolées. Photo Ifremont

L’exemple est venu d’en haut. Dans les trois refuges des Cosmiques, du Goûter et des Conscrits dans le massif du Mont-Blanc. Le laboratoire de télémédecine de l’Ifremont (Institut de recherche et de médecine de montagne) voulait montrer que la télémédecine pouvait venir au secours des zones isolées. Les médecins-montagnards ont conçu un système permettant d’assurer la transmission très rapide de données médicales afin d’établir un diagnostic à distance.

Comment faire passer un électrocardiogramme de 4 000 mètres d’altitude au centre 15 ou à l’hôpital de Chamonix ? «Nous avons fourni le matériel et formé les gardiens pour qu’ils apprennent à placer les électrodes et transmettent un électrocardiogramme directement au centre 15 ou à l’hôpital de Chamonix par liaison satellite, » explique le Dr Pascal Zellner, médecin au Samu 73 et créateur du laboratoire en 2005. Il est aussi le cofondateur de l’Ifremont avec le Dr Emmanuel Cauchy.

Une autre expérience a été menée avec succès par la même équipe lors de l’Ultratrail du Mont-Blanc en 2007. « L’électrocardiogramme d’un coureur victime d’un malaise a été transmis au cardiologue du PC course, qui a décidé immédiatement des soins à apporter. L’homme a été sauvé.»

Ces expérimentations ne concernent pas que les sports de montagne. La télémédecine concerne aussi bien des guides de trekking que des techniciens d’ONG et des scientifiques envoyés en missions dans des zones qui ne disposent pas de moyens médicaux.

Les compétences traversent les frontières. L’Ifremmont s’est rapproché de la Fondation “Montagne Sûre”, de Courmayeur, pour démarrer un nouveau programme encore plus ambitieux, le programme européen Alcotra “Resamont”.

Les actions de ce nouveau réseau transfrontalier seront menées pendant deux ans. Elles visent à former des médecins et montagne, des professionnels de la montagne (guide, accompagnateur, gardien de refuge, pisteur et moniteur de ski).

Il s’agit par ailleurs de développer la télémédecine pour les refuges, les médecins de secours, les médecins généralistes de montagne et les ambulanciers.

Le programme porte encore sur la documentation et la veille et la prévention en médecine de montagne mais aussi les aspects juridiques de la médicalisation en montagne ou en expédition. Il s’intéresse enfin à la prise en charge des pathologies aiguës et spécifiques en montagne.

Pour Pascal Zellner, qui peut le plus peut le moins. «Ce que nous mettons en place dans des conditions extrêmes aura des applications directes dans les vallées isolées ou des personnes âgées n’ont pas accès à une médecine de pointe. C’est un des moyens de leur permettre de rester vivre à domicile.»

 

LA TÉLÉMÉDECINE : Nouvelle médecine de proximité ?

Publié le 11/01/2011, Mutualiste Française

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Si la télémédecine dispose aujourd’hui d’un cadre légal, de nombreuses étapes restent à franchir avant sa généralisation. Pour le Dr Pierre Espinoza, médecin hospitalier au pôle urgences-réseaux de l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP), à Paris, il s’agit notamment de "fixer les règles de rémunération des actes de télémédecine" et de confier à la Haute Autorité de santé la réalisation d’un "guide des bonnes pratiques".

 

La télémédecine répond-elle à un véritable besoin aujourd’hui et dans les années à venir ?
Dr Pierre Espinoza – La désertification médicale est une réalité. Prenons l’exemple de l’hôpital de Méru, dans l’Oise. Il y avait cinq spécialistes en 2007,il n’y en a plus aujourd’hui. Sans télémédecine, les patients sont obligés de faire 30 kilomètres pour se rendre à Beaumont, à Pontoise ou à Beauvais. Ce phénomène va s’amplifier dans le futur et la télémédecine est un moyen de réorganiser les territoires de santé. Il faut conserver les hôpitaux de proximité et les transformer en plateformes de télémédecine coordonnées par un médecin référent et s’appuyant sur des collaborations interprofessionnelles.

 

Quels sont les actes concernés par la loi ?

Dr Pierre Espinoza – Un décret paru au Journal officiel du 19 octobre dernier définit comme actes de télémédecine les actes médicaux réalisés à distance, au moyen d’un dispositif utilisant les technologies de l’information et de la communication. Cela comprend la téléconsultation, la téléexpertise – c’est-à-dire la possibilité pour un médecin de consulter un spécialiste situé à distance –, la télésurveillance des patients, la téléassistance médicale de la part d’autres professionnels et la régulation médicale.

 

Peut-on envisager la télémédecine au domicile du patient, avec une liaison ADSL et un ordinateur équipé de visioconférence ?

Dr Pierre Espinoza – Oui, dans le cadre de la télésurveillance, mais cela nécessite des réseaux sécurisés. Pour les cas d’insuffisance respiratoire, par exemple, le patient peut s’entretenir avec son médecin en visioconférence et utiliser le spiromètre – qui sert à évaluer la capacité pulmonaire – en étant accompagné par un soignant. C’est toujours moins coûteux et moins stressant qu’un déplacement en ambulance. Le patient ou son entourage pourraient aussi réaliser cette mesure sous réserve de la formation à cette technique.

 

La télémédecine ne risque-t-elle pasde déshumaniser la relation médecin-patient ?

Dr Pierre Espinoza – Pour moi, ce n’est pas la technologie qui déshumanise mais l’usage qui en est fait ! La télémédecine nécessite des prérequis et des règles de bonnes pratiques. Pour le projet Télégéria, nous avons conçu une charte ainsi que des fiches de consentement et d’information validées par le service juridique de l’hôpital européen Georges-Pompidou. Et il y a toujours un professionnel aux côtés du patient pour veiller au contact humain.

 

Les outils et les réseaux sont-ils prêts pour le déploiement de la télémédecine ?

Dr Pierre Espinoza – Les technologies sont devenues matures. Il faut maintenant développer les réseaux à très haut débit pour relier les hôpitaux, les établissements d’hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les hôpitaux de jour. Dans les zones blanches, non desservies par l’ADSL, le réseau satellitaire peut s’avérer une alternative intéressante. Il faut surtout mettre en place tout ce qui va autour des outils – l’installation, la formation, la maintenance – et avoir une vraie conduite du changement, accompagner le projet.

 

D’autres obstacles restent-ils à franchir ?

Dr Pierre Espinoza – Je regrette que la parution du décret ait pris six mois de trop. Il est urgent maintenant de fixer les règles de rémunération des actes de télémédecine, dès 2011.

 

Quelles solutions préconisez-vous pour favoriser la généralisation de la télémédecine ?

Dr Pierre Espinoza – La Haute Autorité de santé (HAS) doit définir un guide des bonnes pratiques. Et pour que les choses avancent, il faudrait, selon moi, créer un poste de délégué interministériel apte à prendre les bonnes décisions, car le projet concerne de nombreux domaines : l’éducation, la recherche, l’industrie, la santé, la justice, l’économie numérique.

Propos recueillis par Frédéric Constans

 

LA TÉLÉMÉDECINE : UNE SOLUTION POUR LA DÉPENDANCE ET LES DÉSERTS MÉDICAUX ? 

avec Ghislaine Alajouanine et Guy Vallancien

 

La télémédecine va devenir un outil permettant de résoudre en partie la problématique de pénurie de médecins spécialistes dans certains territoires, de favoriser au maximum l’hospitalisation à domicile et de réaliser des économies dans le domaine de la santé. Ghislaine Alajouanine experte reconnue dans ce domaine et Guy Vallancien membre de l’Académie de médecine, nous présentent les espoirs et les limites de la télémédecine.

Pour Ghislaine Alajouanine, la définition de la télémédecine est simple : « Il s’agit de faire voyager les données médicales plutôt que les patients. C’est un outil organisationnel d’amélioration de la qualité des soins par la mutualisation des connaissances ». Pour autant, comme le précise Guy Vallancien, la télémédecine ne remplacera jamais l’examen clinique.

Aujourd’hui, la télémédecine répond à trois enjeux :


  1 - une désertification sanitaire, conséquence non pas d’un manque de médecins généralistes (ils sont 210000 en France) mais d’une mauvaise répartition
  2 - le vieillissement de la population : d’ici 2050, plus de 50% de la population aura plus de 50 ans. On estime qu’une personne sur 5 sera dépendante. Ces personnes auront de plus en plus besoin de soins à domicile.
  3 - l’aspect financier : avec le vieillissement de la population le pourcentage des dépenses consacré à la santé dans le PIB ne fera qu’augmenter nous explique Guy Vallancien. Il faut donc penser à une organisation optimale de la prise en charge des patients sur le territoire.

La télémédecine regroupe la télé consultation, la télé expertise et la télé santé.
La télé expertise consiste à mettre en relation tous les professionnels de santé via une plateforme internet et téléphonique. Un généraliste, un infirmier libéral ou un médecin spécialiste peut ainsi solliciter l’avis d’un ou plusieurs confrères grâce à cet outil. C’est déjà ce que fait l’urologue Guy Vallancien : « Il y a peu de temps, j’étais en visioconférence avec la maison de santé de Bletterans où un médecin avait deux patients présents à ses côtés et me demandait un deuxième avis. Efficace et pas onéreux ».

Avec la télémédecine de manière générale, reprend Ghislaine Alajouanine, « on peut répondre à la question du patient « qu’est-ce que j’ai ? » et répondre également à la question du praticien « qu’est-ce que je fais dans ce cas là ? ».

Mais si la télémédecine semble à ce point aussi révolutionnaire, pourquoi tarde-t-on à la mettre en place en France ?

Pour Guy Vallancien, la réponse est simple : « C’est parce que la consultation via la télémédecine n’est pas payée pour l’instant. Même quand un médecin demande l’avis d’un autre médecin, il doit y avoir une rétribution qui conditionne son engagement ». Il semble que l’Ordre des médecins émettent également des réserves quant à l’exploitation de la télémédecine. L’Ordre s’oppose pour l’instant à la prescription d’ordonnance médicale via la télé consultation. « Mais ça viendra » assure Guy Vallancien. Et il poursuit : « A terme je pense que nous aurons 25% de spécialistes pour 75% de généralistes. Les médecins généralistes prendront conseils auprès des spécialistes ».

Autre aspect de la télémédecine, la télésurveillance médicale. « Il s’agit d’un professionnel de santé qui va interpréter les données médicales et assurer le suivi d’un patient à distance. Cela existe déjà en Guyanne et sur l’île d’Hoedic dans le Morbihan. Ne préférez-vous pas disposer d’un tensiomètre à la maison et faire parvenir les résultats à un médecin pour qu’il les interprète plutôt que de faire attendre votre grand-mère 4 heures dans un couloir d’hôpital ? ».

La télémédecine et le plan dépendance

Depuis les premiers jours de janvier 2011, le Président de la République a mis sur pied un chantier qualifié de prioritaire : le « défi de la dépendance ». On estime qu’en 2050, les plus de 85 ans seront près de 5 millions en France. Se pose donc la question du financement de la protection sociale de cette population. En matière de télémédecine, Ghislaine Alajouanine vante les mérites de l’hospitalisation à domicile : « Dans le bulletin 109 de l’IRDES Institut de recherche et documentation en économie de la santé, il est écrit qu’en ouvrant 500 places en hospitalisation à domicile par département, (soit 50 000 en France), on réaliserait une économie de 1,7 milliard d’euros. La dépendance chez soi coûte 1800 euros par mois actuellement alors qu’elle revient à 2300 euros par mois dans un établissement de santé. Dans ces 500 euros, il y a de la place pour du diagnostic à distance.
Les transports qui représentent actuellement 2% des 215 milliards d’euros dépensés en santé pourront en partie êtres économisés grâce à la télémédecine. D’une part, il faut que l’hôpital possède des plateaux de plus en plus techniques et que le personnel soit de mieux en mieux payé. D’autre part, il faut aider le nomade et l’ambulatoire, deux nouveaux outils dont les infirmiers sont très preneurs ».

Histoire

La télémédecine est pratiquée officiellement depuis 1920, année de la première licence pour radio de service médical aux bateaux publiée à New-York.

C'est le 8 novembre 1994, qu'eut lieu la première démonstration de télémédecine : un examen scanner à rayons X avait été piloté depuis l'Hôtel-Dieu de Montréal (Canada) sur un patient situé dans l'appareil de l'Hôpital Cochin, à Paris (France). En 2001, une opération de téléchirurgie a été réalisée entre New York (où était le chirurgien) et Strasbourg (où était la patiente).

Institut Européen de Télémédecine

Le Professeur Louis-Lareng est à l'origine de l'Institut Européen de Télémédecine, qui a démarré en 1989 entre l'Hôpital Rangueil à Toulouse et l'Hôpital Combarel à Rodez, permettant aux patients une meilleure prise en charge des spécialitées médicales.

Spécialités

  • Télé-Consultation : consultation, diagnostic et suivi du patient à distance ;
  • Télé-Expertise : demande d'un deuxième avis à un médecin référent (Médecin Expert) ;
  • Télé-Assistance à domicile : téléalarme pour personnes âgées, femmes enceintes, handicapés...
  • Télé-Assistance des voyageurs isolés : nautisme, montagne, treking ...
  • Télésurveillance : surveillance du patient à distance ;
  • Télé-Formation (e-learning) : formation et enseignement médical à distance ;
  • Télé-Medico-Social : encadrement du patient maintenu à domicile ;
  • Télé-Transmission : transferts d'informations médicales entre professionnels de santé et patient (Réseaux de soins) ;
  • Télé-Radiologie : interprétation d'examens radiologiques à distance (diagnostic et expertise) ;
  • Télé-Chirurgie : opération chirurgicale assistée à distance par ordinateur ;
  • Télé-Psychiatrie : consultation, diagnostic et suivi d'un patient par un psychiatre ;
  • Télé-Staff : réunion de professionnels de santé en visioconférence.

Et je terminerai par une bonne nouvelle pour la capitale du Pays de Sault :

 

Publié le journal La Dépêche du 04 mars 2011

BELCAIRE. LE CENTRE MÉDICAL S'AGRANDI AVEC UN NOUVEAU MÉDECIN

centre médical de Belcaire 2011

Les travaux extérieurs sont en passe d'être terminés

Un nouveau médecin pratiquant l'homéopathie est venu se joindre aux deux déjà en place. De ce fait l'agrandissement du centre médical était inéluctable. Cet agrandissement a été réalisé par les habiles employés municipaux, dans le respect des règles écologiques instaurées par le maire dans la commune. Un agrandissement qui a aussi permis le déménagement du cabinet d'infirmiers. Avec trois docteurs, un kiné, un dentiste, et six infirmiers le plateau de Sault est bien servi en matière de santé. Un grand merci aux maires MM. Vergé et Bresson qui ont permis la réalisation et la bonne marche de ce centre médical.

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Voici le centre médical de Belcaire en 2010 avant les travaux d'agrandissement

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Le centre médical de Belcaire est primordial pour cette région le Pays de Sault

 

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans LA PORTE DE L'ACTUALITÉ
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30 mars 2011
bandeau santé

 

www.belcaire-pyrenees.com va plus loin ! Rien de mieux que d'éditer un petit article sans prétention, de le rendre public rapidement, afin d'attirer une fois de plus l'attention sur une des préoccupations majeurs des habitants  vivant dans nos campagnes et en zone de montagne où les déplacements sont moins faciles. Préoccupations d'autant plus importantes car nous avons atteint un "seuil critique", notre santé et parfois notre vie en dépendent. Cet article, que nous avons réalisé en collaboration avec l'ami "Gens de Belcaire", a pour but de souligner par quelques documents le manque de médecins en milieu rural. Pour témoignages, des infos sur l'avenir médical de la région du Pays de Sault et l'Ariège ...

 

Pays de Sault - Aude & Ariège  

Zone de montagne à  faible densité médicale

 

médecins en zone rurale 43  médecins en zone rurale 05

Le nombre de médecins n’a jamais été aussi important en France. Il a plus que doublé en 20 ans pour atteindre 203 000 médecins sur le territoire.

 

médecins en zone rurale 46  médecins en zone rurale 48

 

médecins en zone rurale 50b  médecins en zone rurale 52  médecins en zone rurale 55

 

médecins en zone rurale 57

Voici la carte des communes en zones de faible densité médicale

 

médecins en zone rurale 65b

????  Annonce très courante actuellement

Publié dans le journal La Dépêche le 21 septembre 2010 - J. -Ch. T.

Quel avenir médical en vallées d'Ax-les-Thermes ?

ENQUÊTE

médecins en zone rurale 58

Si le projet de maison médicale voit le jour, l'hôpital pourrait être au cœur du dispositif. / Photo DDM, Cl. G.

Inquiétudes dans les vallées d'Ax-les-Thermes face au petit nombre de médecins et au nombre croissant de visiteurs. Une maison médicale à l'étude pourrait-elle être la solution ?

L'alerte a été donnée, voici quelques semaines, par plusieurs patients axéens. Le samedi matin, après la garde de nuit et avant la nouvelle garde qui débute dans l'après-midi pour le week-end, il n'y a pas de médecin disponible dans les vallées d'Ax. De quoi mener une étude, aujourd'hui achevée et sous le coude du Pierre Peyronne dans son bureau municipal : il y a menace sur la permanence des soins dans un des secteurs les plus fréquentés du département. « Les médecins présents sur le secteur frôlent les 60 ans, explique le premier magistrat. Or, comme partout, il faut jouer la carte de l'attractivité si l'on veut attirer des nouveaux praticiens. Pour ce faire est née l'idée d'une maison médicale ».

Après Montgailhard et Vicdessos qui ont bâti leur projet, tout comme le Couserans, voici donc les vallées d'Ax en piste pour mettre sur pieds un lieu qui regrouperait généralistes, journées de présence de spécialistes, infirmières, secrétariat, bref, tout un ensemble qui permettrait aux Axéens comme aux touristes ou aux skieurs de trouver dans la cité thermale de quoi répondre aux besoins. « D'autant, ajoute encore Pierre Peyronne, que la présence de l'hôpital local (rééducation fonctionnelle, EPHAD et soins de suite) se verrait conforter dans ses fonctions ». Et d'interroger à savoir pourquoi le matériel radiologique de cet hôpital, par exemple, ne pourrait pas servir au-delà des simples patients qu'il accueille alors que les populations locales doivent se rendre au CHIVA pour des radiographies ?

Même interrogation pour les soins dispensés aux skieurs qui ont des accidents : « Nous pourrions limiter les coûts des soins, poursuit-il, en les soignant sur place à Ax plutôt que de les transporter à Saint-Jean-de-Verges ».

Plusieurs réunions ont déjà eu lieu avec les professionnels de la santé des vallées d'Ax pour évoquer ces différents points. L'idée de la maison médicale est née ainsi, en collaboration avec l'université de Toulouse. Les professionnels du canton des Cabannes ont été associés à la réflexion car eux également pourraient être intéressés par la mise en place de relations avec le plateau technique de l'hôpital. Pour les porteurs du projet, c'est bien de service public dont il s'agit dans cette création. La maison médicale pourrait, suivant les études, jouxter l'hôpital.

Quand verra-t-elle le jour ?

La santé des vallées d'Ax-les-Thermes en chiffres :

Actuellement, suivant l'étude que nous nous sommes procurée le secteur des vallées d'Ax compte 4 médecins (dont un à mi-temps salarié de l'hôpital), deux d'entre eux sont âgés de 60 ans, l'un de 57 ans, le quatrième de 49 ans, trois exercent la médecine thermale exclusivement (7 mois d'activité dans l'année). Concernant l'accessibilité le rapport pointe le fait que « la configuration géographique dese lieux engendre des temps de trajet et des difficultés, liées aux conditions météorologiques et qu'en période hivernale l'accès aux urgences les plus proches est de 50 minutes ». Concernant la population sur le canton elle est de 3 060 résidents dont près de la moitié a plus de 60 ans. On compte 1 894 résidences secondaires, 69 286 séjours en été et 49 467 en hiver. « La population non-résidente, est-il expliqué, double l'activité globale des médecins : 59 % le week-end, 33 % de nuit et 8 % en urgence. La station de ski représente 370 000 journées/skieurs et les cures thermales 6 260 (chiffre 2 008) personnes prises en charge.

En quoi consisterait la maison ?

Pierre Peyronne, maire d'Ax, pousse actuellement dans le sens de la création de la maison médicale. Et même si l'ancien président du conseil régional de l'ordre des médecins, Stéphane Oustric, refuse aujourd'hui de répondre à nos questions sur ce dossier, on sait qu'il a animé plusieurs réunions en Ariège qui vont dans le sens de cette création. Suivant le rapport actuellement entre les mains du maire d'Ax, et même si dans la cité, pour l'heure, tout le monde n'adhère pas au projet, voici ce que pourrait être le futur établissement : « cinq cabinets pour les médecins généralistes avec une option thermale (il pourrait y avoir un cabinet dit thermal), une salle pour la petite urgence (plâtre…) et pour les infirmières pour effectuer les prises de sang à jour régulier et pour faciliter l'envoi au laboratoire et pour effectuer des soins (pansement…). Une salle d'attente, un accueil et un secrétariat. Un local pour stocker du matériel et des WC. Des locaux en rez-de-chaussée avec un accès pour les personnes en situation de handicap et un parking. La nécessité d'un accès individualisé. Un studio pour le remplaçant des gardes ». Concernant l'hôpital local (mais, sur ce projet la directrice a son mot à dire et compte bien être entendue dans le débat, suivant ce qu'elle nous a confié hier), une salle de soins pourrait être mise à disposition pour les activités non programmées de petite urgence ainsi que l'utilisation de la radiographie. Pour les porteurs du projet « Il serait intéressant ainsi de développer l'accès à la télé médecine ». Enfin, un cabinet de consultation avancée de spécialistes compléterait le dispositif (assistante sociale, orthophoniste, psy, médecine du travail…) qui serait utilisé en alternance. A ceci s'ajouterait le local des infirmiers, kinésithérapeutes et dentistes. De quoi ne pas souffrir en vallées d'Ax !

 

Publié dans le journal La Dépêche du 11 février 2009 - Christine Roth-Puyo

SOS médecins de campagne

Santé. La loi Bachelot veut mettre fin aux « déserts médicaux ». Là où d'ici moins de dix ans les docteurs seront aux abonnés absents.

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En campagne, le médecin soigne. Il est aussi le dernier rempart contre la solitude. Photo AFP.

«Depuis 22 ans, c'est la course. 12... parfois 15 heures par jour. Tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, hors garde, se partagent entre consultations, visites et astreintes »... En campagne, tous les témoignages des médecins se ressemblent.

Dans les années 80-90 les gouvernements successifs ont encouragé le départ à la retraite anticipée des médecins. Il y avait « pléthore ». En conséquence, le fameux numerus clausus fut drastiquement revu à la baisse. Vingt ans plus tard, les régions, les départements et surtout les communes tirent la sonnette d'alarme. En cause, la répartition inéquitable sur le territoire de leurs praticiens et la menace de départs en retraite non remplacés en zone rurale.

L'examen de la loi Bachelot dite « Hôpital, patients, santé, territoires » qui a débuté, hier, à l'Assemblée nationale s'inscrit dans ce débat. Elle aura fort à faire, car, hors de l'hôpital où les tollés se font entendre depuis plusieurs mois, la plupart des syndicats de médecins libéraux apparaissent comme des détracteurs farouches du projet de loi, dont l'un des objectifs est de mettre fin aux « déserts médicaux ».

Les centres-villes restent bien dotés en matière d'offres de soins. Même si dans les quartiers dits « sensibles » la situation est loin d'être idéale. Mais, en milieu rural, le « toubib » de campagne devient une denrée rare. Voire une espèce en voie de disparition.

La photographie de la région Midi-Pyrénées reflète ce déséquilibre. Les chiffres la donnent parmi les mieux classées de France comparativement au centre ou à l'est de la France. Sauf que les bons chiffres ne font pas forcément les bons élèves.

Les territoires ruraux et/ou montagneux sont moins bien dotés que la métropole toulousaine, surtout en ce qui concerne les médecins. Six spécialistes libéraux sur dix exercent en Haute-Garonne. Et si les 247 cantons de la région sont tous pourvus d'au moins un médecin généraliste, une vingtaine d'entre eux connaît une situation tendue. D'autant que l'hyper concentration hospitalière dépossède les petites villes qui pouvaient s'inscrire en relais grâce à leur plateau technique. Un combat de l'Association des petites villes de France (APVF) qui, par la voix de son président Martin Malvy, prévient qu'elle « sera vigilante quant à la mise en place des communautés hospitalières de territoires ». Le combat ne fait que commencer.

« Un clinicat pour labelliser le rural »

Aujourd'hui, vice-président délégué du Conseil économique et social de Midi-Pyrénées, le docteur Georges Benayoun est aussi médecin à Toulouse. Sa position lui permet d'apprécier les deux faces de la vaste question qui agite les milieux médicaux.

Comment en est-on arrivé là ?

Les éléments d'analyse sont divers. On peut citer la baisse drastique du numerus clausus et, par ricochet, un corps vieillissant de la démographie médicale. Mais aussi des conditions de vie qui jouent en priorité dans le choix d'installation des jeunes médecins. Sans leur jeter la pierre, l'envie de protéger un tant soit peu leur vie personnelle n'a plus rien à voir avec le sacerdoce exercé, hier par nos médecins de campagne.

Quelles réponses apporter ?

Elles passent par des mesures incitatives que prennent par exemple la Région notamment mais aussi des communes qui offrent parfois des ponts d'or aux praticiens. Mais surtout, il faut relancer nos plateaux techniques dans les villes moyennes. Ils sont une garantie pour le médecin perdu en campagne qui peut ainsi être épaulé par des spécialistes. Ce que nous proposons, c'est un cursus universitaire un peu différent de ce qui est aujourd'hui. Il suffirait qu'un futur chef de clinique fasse son clinicat six mois à Pamiers, six mois à Saint-Gaudens, etc. Et cela pendant les quatre ans de sa formation. Cela permettrait de labelliser les coins les plus retirés des départements et de redonner à l'offre d'installation des jeunes médecins plus d'attrait. Ch.R.-P.

 

Réponses au défi de La démographie médicale

Le dossier de presse :  Le discours de Roselyne BACHELOT (08/02/08)

Près de 2,6 millions de Français rencontrent des difficultés pour accéder aux soins, que ce soit pour trouver un médecin généraliste, un spécialiste ou un professionnel de santé.
C’est pour trouver des solutions à cette situation, qui ne fera que s’empirer dans les années à venir si rien n’est fait, que Roselyne Bachelot-Narquin a décidé d’organiser les états généraux de l’organisation de la santé.

Pour la première fois en France, tous les acteurs du système de santé ont discuté ensemble : les professionnels de santé, les élus locaux, les associations de patients, les syndicats mais aussi ces étudiants qui sont les médecins de demain. Tous ont fait entendre leur point de vue, ils ont confronté leurs avis et proposé des mesures pour améliorer l’accès des patients aux soins de proximité.

 

L’évolution de la démographie médicale en quelques chiffres :

Le nombre de médecins n’a jamais été aussi important en France. Il a plus que doublé en 20 ans pour atteindre 203 000 médecins sur le territoire.
Mais leur répartition sur le territoire n’est pas homogène.
De plus, en 2025, ce nombre devrait chuter de 10% en raison des départs à la retraite. La densité médicale atteindra alors son niveau de 1980 avec 283 médecins pour 100 000 habitants.

Il n’y a pas de fatalité à voir apparaître les déserts médicaux. C’est donc pour parer à ce risque que les Missions Régionales de Santé ont effectué une cartographie de la France répertoriant les territoires en sous densité médicale. Elles seront chargées du même travail pour les infirmières et les masseurs kinésithérapeutes libéraux.

Les critères retenus sont une densité médicale inférieure à la moyenne de 30% et une activité médicale par professionnels supérieure de 30% à la moyenne nationale. Les Missions Régionales de Santé ont adapté leurs critères à la région étudiée en prenant en compte par exemple l’âge moyen de la population.

médecins en zone rurale 60

Évolution du nombre et de la densité de médecins de 1985 à 2025

effectifs des médecins en france

Perspectives des effectifs de médecins dans les années à venir

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Évolution du numerus clausus en France depuis 2002 (Source : www.ecosante.fr) :

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État des lieux

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TRADUCTION PAR ÉMILE LITTRÉ DU SERMENT D'ORIGINE :

« Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :

Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre. »

« Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.

Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille.

Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. »

« Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissè-je avoir un sort contraire. »  

QU'EST-CE LE SERMENT DE L'ORDRE FRANÇAIS DES MÉDECINS DE 1996  :

« Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.

J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.

Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque. »

 

QU'EST-CE LE SERMENT D'HIPPOCRATE ?

Le serment d'Hippocrate est un serment traditionnellement prêté par les médecins en Occident avant de commencer à exercer. Le texte original de ce serment, probablement rédigé au IVème siècle av. J.-C., appartient aux textes de la Collection hippocratique, traditionnellement attribués au médecin grec Hippocrate.

Bien que la pratique médicale moderne soit régie par des lois, des règlements et bien souvent par un code de déontologie ou d'éthique, les facultés de médecine ainsi que les collèges et associations de médecins font encore généralement réciter un serment au nouveaux médecins. Ce serment moderne, le plus souvent nommé serment d'Hippocrate même s'il s'en éloigne, s'inspire généralement du texte d'origine et a pour principal objectif de rappeler au nouveau médecin dans un cadre solennel qu'il est lié à des obligations légales, morales et éthiques.

En Belgique, où il n'existe en la matière aucune obligation, les jeunes diplômés médecins sont libres de prononcer ou non le serment d'Hippocrate. En France, même si les jeunes médecins prêtent obligatoirement serment de respecter le code de déontologie médicale, le serment d'Hippocrate n'a aucune valeur juridique ; cependant le code de déontologie en question, « émis » par le Conseil national de l'ordre des médecins, (et qui est en réalité le chapitre VII du titre II du livre Ier de la 4ème partie du code de la Santé Publique ayant trait aux professions de santé), s'en est largement inspiré, notamment en ce qui concerne des mesures telles que l'obligation de recueillir le consentement de la personne avant toute opération, ou encore le respect du secret médical.

Le serment que font les médecins et pharmaciens en France n'est pas le serment d'Hippocrate d'origine, même s'il en est inspiré. L'une des principales différences est que le serment d'Hippocrate interdit explicitement de pratiquer l'avortement ; il prescrit aussi des devoirs face à celui qui a enseigné la médecine...

Il est peut être bon de rappeler ce qu'est le métier de médecin, pour faire naître des vocations :

Nature du travail

Diagnostic et traitement

Dans son cabinet ou en visite à domicile, le médecin généraliste instaure avec son patient une relation de confiance, grâce à son écoute et sa disponibilité. Cette bienveillance lui permet de l'interroger longuement sur les symptômes avant de l'ausculter et de poser un diagnostic. Une fois le bilan effectué, le praticien prescrit des médicaments (en donnant des explications sur leurs effets) ou des examens complémentaires (analyses de sang, radiographie...).

Prise en charge et suivi

Myopathie, grippe ou entorse... le médecin a pour vocation de tout soigner. La prévention constitue un de ses axes prioritaires. Bilan de santé, dépistage, vaccinations... la prise en charge du patient est assurée dans sa globalité. Dans certains cas, le généraliste peut pratiquer des actes de petite chirurgie, de gynécologie, de pédiatrie...

Conditions de travail

Libéral ou cadre salarié

La majorité des généralistes s'installent à leur compte. Il leur arrive d'assurer des vacations dans des centres de santé ou à l'hôpital, en plus de leurs consultations privées. Les autres sont salariés au sein d'un hôpital, d'une administration ou d'une collectivité territoriale, par exemple. Les associations humanitaires recrutent aussi des médecins pour effectuer des missions d'urgence en France et à l'étranger.

Un emploi du temps chargé

Le médecin généraliste compte rarement son temps de travail, surtout quand il gère son propre cabinet. En moyenne, il travaille 50 h par semaine, à raison de 20 à 30 consultations par jour ! Peuvent s'y ajouter des gardes de nuit ou de week-end, surtout en début de carrière. Et s'il est à la campagne, il faut encore comptabiliser le temps passé à sillonner les routes pour visiter ses patients.

Soucieux du bien-être du malade

Intervenant tantôt dans l'urgence avec sang-froid, tantôt dans la durée avec patience, ce professionnel est animé par le souci constant d'améliorer ses pratiques pour le bien-être du malade.

Vie professionnelle

Un avenir prometteur

Actuellement, on compte plus de 200 000 médecins en exercice, dont près de la moitié comme généralistes. Avec les départs à la retraite, la pénurie de médecins dans certaines régions, le relèvement du nombre d'admis en études de médecine, les perspectives d'emploi semblent favorables aux futurs médecins.

Des vacations pour commencer

Le plus souvent, le jeune médecin diplômé commence sa carrière par des remplacements. Ces derniers peuvent s'effectuer dans un cabinet, dans une clinique privée, dans un hôpital public, dans une administration (Sécurité sociale, PMI, médecine du travail...). Il peut aussi exercer dans le domaine des soins non curatifs : médecine scolaire ou du travail, médecine légale, expertise (assurances, mutualité, etc.), laboratoires...

Des débouchés en zone rurale

Si on dénombre en moyenne 160 généralistes pour 100 000 habitants, il faut rester prudent car ces chiffres reflètent de forts contrastes. Il est plus facile de s'installer à la campagne et dans certaines banlieues où les besoins sont importants. Dans beaucoup de grandes villes, on constate l'inverse.

Rémunération

Salaire du débutant

Plus de 3000 euros brut par mois.

Compétences

Une endurance à toute épreuve

Outre ses compétences médicales, le médecin généraliste possède des capacités d'endurance, aussi bien physiques que psychiques. Face à des pathologies (maladies) particulières et difficiles à vivre par le patient, il doit aussi faire preuve de tolérance, de compréhension et de tact.

Un sacerdoce médical

Les spécialistes de la santé sont avant tout des praticiens humanistes capables d'établir des relations de confiance avec leurs malades.

Soucieux du bien-être des autres et passionné par son métier, ce praticien fait souvent preuve d'une très grande disponibilité. Sauf exceptions (actes de violence, épidémies...), il sait rester discret vis-à-vis de l'état de santé de ses patients. Disponibilité, équilibre personnel et sens de l'observation sont les qualités indispensables à cette profession.

Accès au métier

9 ans sont nécessaires pour former un médecin généraliste avant de prononcer le serment d'Hippocrate. Des études longues, organisées en 3 cycles, et qui débouchent sur le diplôme d'État de docteur en médecine, délivré à l'issue de la soutenance d'une thèse.

Niveau bac + 5 et plus

  • 1er cycle d'études médicales (PCEM) : accessible après le bac (la filière scientifique est recommandée). Le PCEM dure 2 ans. Il commence par la première année commune aux études de santé, à l'issue de laquelle les étudiants passent un concours au nombre de places restreint (le numerus clausus).

  • 2ème cycle d'études médicales (DCEM) : il dure 4 ans et forme à ce qu'on appelle traditionnellement l'externat.

  • 3ème cycle d'études médicales : le choix de la spécialité et/ou de la région où l'étudiant effectuera son internat dépend de ses résultats et de son rang de classement lors des épreuves nationales classantes (ENC) à la fin de la 6ème année (DCEM4). La thèse est soutenue à la fin de l'internat qui dure 3 ans. Elle débouche sur le diplôme d'État de docteur en médecine.

ÊTRE MÉDECIN 

Un médecin est un professionnel de la santé titulaire d'un diplôme de docteur en médecine. Il est chargé de soigner les maladies, pathologies, et blessures de ses patients. Son métier est intimement lié avec d'autres professionnels de la santé comme le pharmacien ou le dentiste.

En France

En France, les études médicales sont ouvertes à tous les bacheliers. Mais l'accès en 2ème année des études de médecine est soumis à un concours sélectif en fin de première année (de 10 à 15% de réussite). Le premier cycle des études médicales (PCEM) dure 2 ans. Le deuxième cycle des études de médecine (DCEM) dure 4 ans. Le PCEM et le DCEM constituent un tronc commun à tous les futurs médecins.

Alors que le premier cycle donne une formation commune essentiellement théorique, le deuxième cycle ouvre la voie à l'externat et à la pratique médicale proprement dite, et aboutit à l'Examen Classant National (ECN).

Le troisième cycle des études médicales (TCEM) est obligatoire et s'ouvre à l'issue des ECN et peut durer de 3 à 5 ans en fonction de la discipline choisie (parmi lesquelles on retrouve les spécialités de médecine générale (3 ans), médicales (4 à 5 ans), chirurgicales, d'anesthésie-réanimation, de gynécologie etc), et constitue l'internat. Durant cette phase, la thèse du diplôme d'État de docteur en médecine est soutenue et donne le titre de docteur, permettant l'exercice de la médecine. Pour certaines spécialités et notamment la chirurgie, une formation complémentaire est nécessaire après le TCEM et cette phase dure entre 1 et 4 ans. Il peut s'agir d'un clinicat universitaire ou d'un assistanat de spécialité. Ceci correspond donc pour la chirurgie à une formation totale de 11 à 15 ans.

Les études médicales en France se dirigent actuellement vers une modification de la dénomination de leur organisation avec le passage au système européen LMD (Licence-Master-Doctorat).

Réglementation

Dans la majorité des pays, les médecins doivent avoir la permission du gouvernement pour pratiquer la médecine. Ils doivent aussi parfois être membres d'un ordre professionnel. Dans certains pays, c'est cet ordre professionnel qui autorise les médecins à pratiquer alors que le gouvernement ne fait que reconnaître l'autorité de l'ordre en la matière.

La médecine générale (MG) est la branche de la médecine prenant en charge le suivi durable et les soins médicaux généraux d'une communauté, sans se limiter à des groupes de maladies relevant d'un organe, d'un âge, ou d'un sexe particulier. Le médecin généraliste (on dit aussi médecin omnipraticien) est donc le spécialiste de la santé assurant le suivi, la prévention, les soins et le traitement des malades de sa collectivité, dans une vision à long terme de la santé et du bien-être de ceux qui le consultent. Sa surface de prise en charge est horizontale, là où les autres spécialités exercent plus dans la verticalité d'un problème médical. L’interrelation entre les compétences fondamentales, les champs d’activité et les dimensions spécifiques caractérise la discipline et souligne la complexité de cette spécialisation. C’est cette interrelation complexe des compétences fondamentales qui doit servir de guide et se retrouver dans le développement des programmes de formation, de recherche et d’amélioration de la qualité.

Définition de la Spécialité de la Médecine Générale - Médecine de famille

Voici le travail de synthèse élaboré par les représentants européens de la spécialité de médecine générale - médecine de famille lors du congrès de la WONCA en 2002 :

Les médecins généralistes - médecins de famille sont des médecins spécialistes formés aux principes de cette discipline. Ils sont le médecin traitant de chaque patient, chargés de dispenser des soins globaux et continus à tous ceux qui le souhaitent indépendamment de leur âge, de leur sexe et de leur maladie. Ils soignent les personnes dans leur contexte familial, communautaire, culturel et toujours dans le respect de leur autonomie. Ils acceptent d’avoir également une responsabilité professionnelle de santé publique envers leur communauté. Dans la négociation des modalités de prise en charge avec leurs patients, ils intègrent les dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle, mettant à profit la connaissance et la confiance engendrées par des contacts répétés. Ils ont la responsabilité d’assurer le développement et le maintien de leurs compétences professionnelles, de leur équilibre personnel et de leurs valeurs pour garantir l’efficacité et la sécurité des soins aux patients.

Les caractéristiques de la discipline de la médecine générale-médecine de famille

La médecine générale - médecine de famille est une discipline scientifique et universitaire, avec son contenu spécifique de formation, de recherche de pratique clinique, et ses propres fondements scientifiques. C’est une spécialité clinique orientée vers les soins primaires.
  • Elle est habituellement le premier contact avec le système de soins, permettant un accès ouvert et non limité aux usagers, prenant en compte tous les problèmes de santé, indépendamment de l’âge, du sexe, ou de toutes autres caractéristiques de la personne concernée.
  • Elle utilise de façon efficiente les ressources du système de santé par la coordination des soins, le travail avec les autres professionnels de soins primaires et la gestion du recours aux autres spécialités, se plaçant si nécessaire en défenseur du patient.
  • Elle développe une approche centrée sur la personne dans ses dimensions individuelles, familiales, et communautaires.
  • Elle utilise un mode de consultation spécifique qui construit dans la durée une relation médecin-patient basée sur une communication appropriée.
  • Elle a la responsabilité d’assurer des soins continus et longitudinaux, selon les besoins du patient.
  • Elle base sa démarche décisionnelle spécifique sur la prévalence et l’incidence des maladies en soins primaires.
  • Elle gère simultanément les problèmes de santé aigus et chroniques de chaque patient.
  • Elle intervient à un stade précoce et indifférencié du développement des maladies, qui pourraient éventuellement requérir une intervention rapide.
  • Elle favorise la promotion et l’éducation pour la santé par une intervention appropriée et efficace.
  • Elle a une responsabilité spécifique de santé publique dans la communauté.
  • Elle répond aux problèmes de santé dans leurs dimensions physique, psychologique, sociale, culturelle et existentielle.

Les compétences fondamentales de la Médecine Générale - Médecine de famille

La définition de la discipline comme de la spécialité doit mettre en évidence les compétences fondamentales du médecin généraliste - médecin de famille. « Fondamental » signifie essentiel à la discipline, indépendamment du système de santé dans lequel ces définitions sont appliquées.

§ 1. Les onze caractéristiques centrales qui définissent la discipline se rapportent à des capacités ou habiletés que chaque médecin de famille spécialisé doit maîtriser. Elles peuvent être rassemblées en six compétences fondamentales (en référence aux caractéristiques) :

   1. La gestion des soins de santé primaires (a,b) 2. Les soins centrés sur la personne (c,d,e) 3. L’aptitude spécifique à la résolution de problèmes (f,g) 4. L’approche globale (h,i) 5. L’orientation communautaire (j) 6. L’adoption d’un modèle holistique (k)

§ 2. Le généraliste applique ces compétences dans trois champs d’activité :

   a) démarche clinique, b) communication avec les patients, c) gestion du cabinet médical.

§ 3. Comme discipline scientifique centrée sur la personne, trois dimensions spécifiques doivent être considérées comme fondamentales :

   a) Contextuelle: utiliser le contexte de la personne, la famille, la communauté et la culture b) Comportementale: basée sur les capacités professionnelles du médecin, ses valeurs et son éthique c) Scientifique: adopter une approche critique basée sur la recherche et maintenir cette approche par une formation continue et une amélioration de la qualité.

 

Modes d'exercice

Le médecin généraliste exerce au sein d'une structure de soin primaire, c'est-à-dire de premier recours. En France, le mode d'exercice le plus fréquent de la médecine générale est la médecine libérale. Le médecin généraliste y est rémunéré au nombre d'acte effectué. En France, certains médecins généralistes libéraux exercent aussi une ou plusieurs journées par semaine dans une structure autre que leur cabinet : hôpital, maison de retraite, centre de planning familial, centre de protection maternelle et infantile...

La première étape d'une consultation est le recueil des motifs de consultation, s'ensuit :

  • Anamnèse : c'est l'étape la plus cruciale de la consultation. Le médecin y écoute son patient, d'abord librement, puis en l'orientant par des questions. L'anamnèse permet de connaître les antécédents du patient, les symptômes ressentis, l'ancienneté de la maladie et son évolution, les traitements déjà suivis, les attentes du patient...
  • examen physique : à l'issue de l'anamnèse, le médecin a souvent une idée assez précise de la maladie ; l'examen sert à rechercher des signes physiques, et ainsi apporter des preuves pour appuyer un diagnostic. Il utilise pour cela l'inspection, la palpation, l'auscultation, la percussion.
  • inspection : prise des constantes vitales telles que température, pression artérielle, pouls ; examen des tympans, de la gorge chez les enfants ; 
  • palpation : examen des ganglions, abdominal, gynécologique, rhumatologique... s'il y a lieu.
  • auscultation : écoute des bruits du cœur et des poumons (avec un stéthoscope) ;
  • percussion : test des réflexes : évaluation neurologique ;  

Le cas échéant, il peut pratiquer un certain nombre d'examens complémentaires au cabinet même (par exemple un électrocardiogramme) ou bien prescrire un examen dans un laboratoire (prélèvement de tissus, prise de sang) ou un cabinet de radiologie. À partir de ce diagnostic, le médecin peut faire une prescription, qui peut être médicamenteuse, l'orientation vers un spécialiste, séances de kinésithérapie, soins infirmiers... Il peut également effectuer lui-même des soins (injection, suture, pansement).

Lorsque l'accès à un centre hospitalier est malaisé, le médecin généraliste libéral prend en charge des traumatismes plus importants (par exemple les luxations dans les stations de sports d'hiver). Il peut également collaborer aux secours publics soit spontanément (obligation d'intervention s'il est témoin d'un accident ou d'un malaise, article 9 du Code de déontologie médicale), soit sur requête du samu ou en tant que médecin sapeur-pompier. Il se doit (déontologie) de participer à la permanence des soins avec un système de garde alternée les soirs et week-ends ; on s'oriente vers la création de « maisons médicales » où seront assurés les soins en dehors des heures d'ouverture des cabinets. Un décret de 2005 institue le volontariat en matière de permanence des soins et une revalorisation tarifaire pour les urgences régulées (centres 15, SOS Médecins: en France).

Le médecin a également un rôle légal : il peut délivrer des certificats permettant des activités sportives (certificat de non contre-indication à la pratique d'un sport), pouvant servir de base à une action en justice (constatation de préjudice physique ouvrant droit indemnisation), pouvant déboucher sur une hospitalisation sans consentement (hospitalisation à la demande d'un tiers, hospitalisation d'office) ; il délivre également des certificats prénuptiaux (mariage), de décès.
Secret médical : Le médecin ne doit révéler aucun élément concernant la santé d'une personne, que ce soit une personne qu'il aurait eue en consultation ou d'une déduction qu'il aurait faite en dehors de son activité professionnelle (article 226-13 code pénal français, article 4 du code de déontologie médicale) et ce, même si le malade le lui demande.il est aussi tenu au Serment d'Hippocrate. Toutefois, il peut, et doit, lever ce secret médical dans certains cas notamment :
  • lorsqu'il est témoin de sévices envers une personne sans défense, par exemple enfant ou personne âgée (article 226-14 code pénal, articles 43 et 44 du code de déontologie médicale) ;
  • lorsqu'il y a nécessité pour porter assistance à une personne en péril (article 122-7 du code pénal) ;
  • lorsque la révélation permettrait d'innocenter une personne accusée à tort (article 434-11 du code pénal) ;
  • pour sa propre défense lorsqu'il est accusé (article 11 du code de procédure pénale français).
Certaines pathologies sont exclues du champ du secret médical :
  • les pathologies liées à un accident du travail ;
  • certaines maladies infectieuses sont à déclaration obligatoire auprès des autorités sanitaires (variole, choléra, charbon, fièvres hémorragiques virales, les intoxications alimentaires collectives...) ;
  • le décès.
Démographie médicale La démographie médicale est, au sens propre, l'étude statistique de la population de la profession médicale, ou au sens large, des professions de santé.
Elle est aussi la pratique de la régulation de la population de ces professions dans le cadre plus large de la gestion du système de soins d'un pays.
En France
  • En France, en 2004, il existe un peu plus de 208 887 médecins actifs, à comparer avec 112 000 en 1979.
  • Il existe une féminisation certaine de la profession, la proportion de ces dernières atteignant 57 % pour la tranche d'âge des moins de 34 ans. Mais plus on progresse dans les classes d'âge et plus cette proportion diminue.
  • Ces statistiques reflètent la situation au 1er janvier 2004 (statistiques de l'Ordre des médecins, disponibles sur le site de l'Ordre, cf. infra).
Une mauvaise répartition territoriale Selon le ministère de la santé, un quart de la population française manquerait de médecins près de son lieu de résidence, principalement dans les zones rurales et les banlieues. Leur répartition est en effet géographiquement très inégale : globalement, déficit dans les villes non universitaires du centre et du nord de la France. Certains départements ont une densité médicale inférieure à 143 médecins pour 100 000 habitants ; d'autres ont une densité supérieure à 184 médecins pour 100 000 habitants.

RÉGULATION GLOBALE Le numerus clausus :
Régulation quantitative Le numerus clausus ("nombre fermé" en latin) conditionne le nombre de places offertes au concours de fin de première année de médecine. Il est à la fois national, pour fixer le nombre de praticiens, et local, pour déterminer le nombre d’étudiants poursuivant leurs études dans chaque UFR de médecine. Le numerus clausus est le plus favorable dans les UFR situées dans les régions les plus « dévastées » en termes de démographie médicale (exemple : Lille) et le plus strict dans les régions surpeuplées (exemple : Nice). Le numerus clausus suit un double objectif : limiter le nombre de professionnels, et empêcher les sureffectifs d'étudiants hospitaliers. Se pose actuellement le problème suivant : le numerus clausus ne peut pas suffisamment augmenter pour compenser les départs en retraite ("papy boom") car les "terrains de stages" hospitaliers manquent. La généralisation des stages hors-CHU ("périphérie") tend à résoudre ce problème même si elle en créera peut-être d'autres (les médecins de ces hôpitaux n'ayant aucune formation spécifique à l'encadrement d'étudiants).
Épreuves classantes nationales : Régulation quantitative Le concours de l’Internat (remplacé dès 2004 par les ECN), devenu obligatoire pour accéder à une spécialité dans les années 1990, régule quant à lui la répartition des étudiants dans les différentes sections de spécialités :
  • spécialités médicales
  • spécialités chirurgicales
  • gynécologie médicale
  • gynécologie obstétrique
  • pédiatrie
  • biologie médicale
  • médecine du travail
  • santé publique
  • psychiatrie
La filiarisation, à savoir le fait de transformer une spécialité en section autonome choisie dès le début, a permis une régulation plus fine et la sauvegarde de certaines spécialités comme la pédiatrie ou la gynécologie. A l’heure actuelle (2007) la répartition entre internes de spécialité et de médecine générale est de 47 % - 53 %. Régulation géographique A l'heure actuelle, contrairement aux pharmacies la liberté d'installation de cabinet médical est totale. Aucune mesure coercitive n'existe pour forcer le rééquilibrage géographique de la densité médicale. Les déséquilibres géographiques sont façonnés par plusieurs gradients :
  • un gradient Nord - Sud
  • un gradient Métropoles/villes universitaires - Petites villes
  • un gradient Villes - Campagne/Banlieues
L'URCAM (Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie) met à disposition sur chaque site régional l'accès à deux services pour les infirmiers et les médecins généralistes en vue de réguler ce déséquilibre :
  • c@rtoSanté : propose la consultation en ligne de données statistiques et cartographies (le site du nord pas de calais) grâce à l'interface en flash geoclip.
  • inst@lsanté accompagne les professionnels de santé dans leur démarche d’installation, et les informe sur les différents dispositifs d’aide à la pratique professionnelle (le site nord pas de calais)
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LETTRE OUVERTE A Mr NICOLAS SARKOSY

Écrite par madame REVEYRON THERME Guillemette datant du mardi 2 octobre 2007

Une femme Médecin de campagne répond au Président de la République

 

Monsieur le Président,

Nous avons écouté votre discours aux pompiers dans lequel, une nouvelle fois les médecins généralistes sont montrés du doigt parce qu’ils ne voudraient plus travailler la nuit et les week-ends, ni aller s’installer dans de petites communes rurales. Monsieur le président, un médecin généraliste travaille en moyenne 57 heures par semaine. En zone rurale où j’exerce ce chiffre avoisine les 70 heures. Sans être paresseuse, je ne peux plus me relever la nuit pour courir au chevet de mes patients. Je l’ai fait pendant 20 ans, pendant mes grossesses, puis en essayant de ne pas laisser seuls la nuit mes 5 enfants (nos campagnes sont parfois aussi peu sûres que nos banlieues). Une nuit à deux heures du matin, je me suis endormie sur la route lors d’une visite, en réponse à un appel. J’ai réussi à éviter le fossé, il s’agissait d’une crise de nerf sur « conjugopathie ».

Cet exemple illustre la réalité de l’exercice en milieu rural. Nous sommes « de service » parfois 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, de gré ou par la force des réquisitions préfectorales.

Si je m’étais tuée en voiture, cette fameuse nuit, je n’aurais pas reçu de médaille et mes enfants n’auraient eu droit à aucune aide. Nous sommes dans l’illégalité la plus totale, indéfendables sur le plan juridique en cas d’erreur diagnostique, inassurables avec de tels horaires de travail à un si haut niveau de responsabilité. Nous travaillons jusqu’à l’épuisement, et sans autre reconnaissance que le discours monocorde, délétère sur les insuffisances des médecins généralistes.

Pourquoi la jeune génération, sélectionnée au concours de première année de médecine sur son intelligence, serait elle assez bête pour se lancer dans une telle aventure ?

Monsieur le président, je ne vous ferais pas l’injure de penser que vous ignorez cette situation. La vie d’un médecin n’a plus rien de poétique entre le harcèlement paperassier des Caisses, la pression de travail au quotidien, l’impossibilité de se reposer la nuit ou le dimanche, les kilomètres à parcourir pour les visites, et le risque juridique à chaque consultation.

Les services d’urgence reçoivent le quart de la population française chaque année en France…Ce chiffre pharaonique ne reflèterait-il que l’incapacité des libéraux à assurer leur tâche ? Ne peut-on pas l’interroger comme une manne financière et une porte d’entrée vers l’hôpital public ? Un français sur quatre, chaque année serait-il à ce point malade qu’il ne puisse attendre d’être reçu par son médecin ?

Monsieur le président, la permanence des soins est une mission de la fonction publique. Beaucoup, parmi nous, rêvent de devenir enfin des salariés de la fonction publique, travaillant 35 heures par semaine avec rémunération et défiscalisation des heures supplémentaires. Il ne serait même plus envisageable de nous réquisitionner pour travailler la nuit, ni le week-end. Pourquoi ne pas nous faire une telle proposition ?

Demain les assurés sociaux qu’ils soient du sud comme du nord, de la ville comme de la campagne, devront parcourir des kilomètres ou attendre longtemps, pour se faire soigner. Les médecins généralistes, eux aussi ont puisé dans leurs ressources de patience, de compétence, de courage, de tolérance, mais faute de moyens pour exercer l’ensemble de leurs missions, et en l’absence de reconnaissance, la médecine générale ne pourra que disparaître.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de mon espoir d’un autre discours à l’avenir et de ma plus haute considération,

 

BONNE NOUVELLE !  Le Centre hospitalier Antoine Gayraud (Carcassonne)

Montredon, Pôle santé il y a 17 pelles mécaniques qui s'activent carte carcassonne nouvel hopitalCarcassonne, flêche bleue, emplacement de l'hôpital actuel. Flêche rouge, création d'un nouvel hôpital à Montredon-des-Corbières.

Montredon-des-Corbières est une commune, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Le nouvel hôpital confié à Fondeville. Fondeville est le lauréat du concours pour la conception et la réalisation du nouvel hôpital de Carcassonne (Aude). L'entreprise perpignanaise, mandataire d'un groupement associant AIA (architectes), Cera, Axima et Ineo, s'impose devant les trois majors du BTP (Eiffage, GFC, Dumez) et le constructeur espagnol San-José.

 

Le Centre Hospitalier actuel de Carcassonne est un établissement public de santé. Personne morale de droit public, il est doté de l'autonomie juridique et financière (budget propre, personel recruté par l'établissement, patrimoine appartenant au centre hospitalier, ...). Il doit accomplir les missions de service public qui lui sont dévolues. Ces missions sont définies par la loi du 31 décembre 1970 et réaffirmées par celle du 31 juillet 1991 (soins, enseignement, recherhce, prévention) et impliquent un ensemble d'obligations inhérentes au service public (égalité d'accès, continuité du service, non-discrimination et adaptation). Le Centre Hospitalier de Carcassonne  c'est :   - 44 049entrées : 19 292 en médecine, 4 588 en chirurgie, 3722 en obstétrique 139 962 journées. Un taux d'occupation de 79%. Une durée moyenne de séjour de 4,5 jours en hospitalisation complète.   - Le Centre Hospitalier de Carcassonne c'est un budget d'exploitation de 123 145 042 € .   - Le Centre Hospitalier de Carcassonne c'est 1909 salariés : 1702 personnels non médicaux, 207 personnels médicaux.   - Le Centre Hospitalier de Carcassonne c'est un plateau technique complet et à la pointe de la technologie :  Un Centre 15 (Samu-Smu-Urgences avec hélistation et deux antennes à Castelnaudary et à Quillan), un service de rééducation avec piscine, un service de radiothérapie (avec 2 accélérateurs de particules, stimulateur et système de dosimétrie en 3 dimensions), un service d'Imagerie médicale avec Scanner et IRM (dans le cadre du groupement d'intérêt économique d'imagerie médicale de l'ouest audois), un laboratoire avec analyseurs automatiques de biologie, une pharmacie centrale, un nouveau  bloc opératoire à la pointe de la technologie et novateur : 6 salles de chirurgie conventionnelle polyvalente, 1 salle de radiologie interventionnelle, 2 salles d'endoscopie digestive, 1 salle de réveil d'une capacité de 16 postes, un bloc obstétrical, un service d'hémodialyse de 17 postes, une stérilisation centrale.

Établissement de référence du territoire de l'Ouest Audois, qui compte environ 200 000 habitants, le Centre Hospitalier de Carcassonne dispose de, toutes disciplines confondues, 794 lits,  places et postes installés : 481 lits, places et postes pour les activités de soins, 298 lits d'hébergement, 15 places d'accueil de jour. Il assure des missions de soins de courte durée avec ou sans hébergement, mais aussi de longue durée pour des personnes n'ayant pas d'autonomie de vie et accueille des résidents en Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes. Il est composé de 6 établissements sur 4 sites de la commune de Carcassonne : L'Hôpital: 442 lits, 22 places et 17 postes.

médecins en zone rurale 45

Situé route de Limoux, l'Hôpital est un établissement mis en service en 1975 qui accueille les activités de Médecine Chirurgie Obstétrique (MCO). Toutes les chambres sont équipées de téléphone et d'un téléviseur. Un nouveau bâtiment accueille un accélérateur linéaire supplémentaire et confirme l'importance du plateau technique présent sur le site: accueil des urgences, service de médecine nucléaire, service de radiothérapie avec accélérateurs de particules, simulateur et système de dosimétrie en 3D, service de rééducation avec piscine. A coté du bloc opératoire central, la maternité possède 1 bloc obstétrical. L'imagerie médicale s'organise autour de techniques de pointe dont le scanner et l'IRM présents sur le site sont gérés par le GIE IMOA (Groupement d'Intérêt Economique d'Imagerie Médicale de l'Ouest Audois). L'Hôpital est doté d'une pharmacie, d'un laboratoire, d'une unité de stérilisation et d'un laboratoire des eaux. Il accueille dans ses locaux l'Etablissement Français du Sang (EFS).

 

Publié le journal La Dépêche du 04 février 2011  D. B.
Carcassonne. «Le futur hôpital n'est plus virtuel»

médecins en zone rurale 47

La révolution est en marche. Dans un tout petit peu plus de trois ans l'offre sanitaire à Carcasssonne, mais aussi à l'échelon départemental, aura subi une métamorphose historique. Au printemps 2014, l'actuel hôpital Antoine-Gayraud aura rendu les armes, remplacé par un Pôle santé dont l'édification, sur le site de Montredon est menée tambour battant.
Hier après-midi, dans l'amphithéâtre du centre hospitalier, Bernard Nuytten, directeur et Bernard Balza, président de la commission médicale de l'établissement animaient une réunion d'information à l'attention des usagers et du personnel.
Montage diapos et petit film à l'appui, les deux responsables vont s'efforcer de présenter, dans un premier temps, le grand projet en cours à Montredon, puis, dans un deuxième temps, de répondre aux nombreuses questions de l'assistance.
Un projet unique à 160 millions d'euros.
Avec une pointe de fierté, Bernard Buytten avertira l'assistance, plutôt nombreuse, de la réalité du projet. « On n'est plus dans le virtuel, prévient le directeur qui planche sur le dossier depuis cinq ans déjà. Allez voir à Montredon, il y a 17 pelles mécaniques qui s'activent. »
Mais, hier, le souci des porteurs de ce projet colossal, près de 160 millions d'euros seront investis, c'est d'abord de ne pas s'isoler de leur environnement humain, de faire cheminer de conserve les pelleteuses et l'information des usagers et du personnel.

« Nous multiplierons ce type de rendez-vous, rappelleront à leur tour Bernard Buytten et Bernard Balza, afin que tous s'approprient le projet et le futur établissement, afin de répondre à toutes les questions qui se posent. »
Alors, après avoir minutieusement évoqué l'histoire de la politique hospitalière, après avoir rappelé pourquoi il était impossible de reconstruire ou d'agrandir sur place l'actuel centre hospitalier (terrains trop pentus, inondables en bas, friables en haut…), après avoir présenté les plans du futur Pôle santé de Montredon, les responsables répondront aux questions des participants. Sur les conditions d'accueil, la continuité des services, la salle qui n'était pas exclusivement garnie de blouses blanches, fera par, manifestement sans angoisse, de ses interrogations. D'autres rendez-vous suivront dans les prochains mois, toujours en direction de tous ceux qui souhaitent tout savoir sur ce futur Pôle santé, le seul en France financé au programme 2012.

 

Le Pôle Santé et construction du Nouvel Hôpital:
Un outil de haute performance, à la pointe de la technologie

médecins en zone rurale 49

Par courrier en date du 14 mars 2007, monsieur le Ministre de la Santé a officiellement acté la reconstruction intégrale du Centre Hospitalier de Carcassonne. Ce projet a été inscrit au plan hôpital 2012, pour un montant d'investissement de  144 millions d'euros.Un financement d'un montant de 76,3 M euros vient d'être octroyé par l'État dans le cadre du plan hôpital 2012. Le début de chantier est prévu pour fin 2010.
Cet accord a été la concrétisation d'une démarche initiée il ya quelques années et le fruit de 18 mois d'efforts intenses pour construire le dossier, l'adapter, le défendre auprès de multpiles missions d'audits et d'expertises et enfin le négocier avec le cabinet du ministre.
Ce projet répond pleinement aux critères du Plan Hôpital 2012 :
Mises aux normes (incendie principalement),
Rôle territorial déterminant pour tout l'ouest audois (200 000 habitants reconnus dans le SROSS),
Un hôpital tourné vers l'avenir tant au plan de la traduction architecturale de l'organisation en pôles qu'à celui du système d'information hospitalier.
Un hôpital en étroite complémentarité avec l'environnement sanitaire territorial;
Un hôpital destiné à améliorer tant les conditions de travail des personnels que le confort des patients.
C'est bien de la reconstruction totale du Centre hospitalier de Carcassonne qu'il s'agit, celle de la plate-forme logistique étant prévue au plan hôpital 2007 ; c'est l'ensemble de l'activité du court séjour (médecine, chirurgie, obstétrique et plateau technique) qui sera reconstruite dans le cadre du plan Hôpital 2012 soit :
465 lits et places, plus de 17 postes d'hémodialyse ;
Un plateau technique de pointe (blocs opératoires, une IRM, un scanner, 2 gamma caméra et 2 accélérateurs de particules) ;
144 M€ d'investissements en valeur 2011 ;
52 745 m² de bâtiments à construire sur le site de Montredon, en étroite coordination avec l'ensemble des acteurs de santé installés ou à installer sur le site (clinique du sud, GIE IMOA, GCS Logistique).
L'enjeu majeur de ce projet repose sur la capacité de l'établissement à concevoir un hôpital ouvert fin 2013 qui devra demeurer fonctionnel et adapté durant les décennies suivantes.

médecins en zone rurale 51

Une plateforme Médico-Logistique vient déjà d'ouvrir ses portes en 2010 sur le site du pôle santé de Montredont
Elle sera parmi les plus importantes plate-formes de ce type par la diversité de ses prestations et de ses métiers 



VOICI LE PALMARÈS DES HÔPITAUX LES PLUS SÛRS, classement au 1er décembre 2010

 

médecins en zone rurale 54 Quillan hopital

La majorité des établissements ont rejoint la classe A, celle des bons élèves, dans notre palmarès exclusif fondé sur les évaluations du ministère de la Santé. Un formidable progrès en seulement quatre ans. Les meilleurs ont appris à combattre les infections nosocomiales les plus graves. Est-ce le cas dans votre département ?


Retrouvez tous les chiffres, catégorie par catégorie, dans tous les coins de France.

Bonne recherche sur LEXPRESS.fr

Extrait du classement des hôpitaux locaux

Département

Ville et nom de l’établissement

Classe (de A à E)

Score général (sur 100)

Classement national (sur 324)

01 - Ain

Pont-de-Veyle Hôpital local

A

92,31

30

01 - Ain

Thoissey Hôpital local

A

87,69

69

03 - Allier

Bourbon-l'Archambault Hôpital local

A

90,31

43

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Castellane Hôpital local

A

85,43

90

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Entrevaux Hôpital local

A

85,43

90

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Forcalquier Hôpital local Saint-Michel

A

78,65

172

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Jausiers Hôpital local Sainte-Anne

A

83,82

112

01 - Ain

Gex Hôpital local

A

77,43

183

04 - Alpes-de-Haute-Provence

Riez Hôpital local

A

87,6

70

06 - Alpes-Maritimes

Puget-Théniers Hôpital local

A

86,54

75

06 - Alpes-Maritimes

Saint-Etienne-de-Tinée Hôpital local

A

88,39

62

07 - Ardèche

Bourg-Saint-Andéol Hôpital local

A

89,15

57

07 - Ardèche

Le Cheylard Hôpital local

A

85,18

95

07 - Ardèche

Lamastre Hôpital local

A

84,27

104

09 - Ariège

Ax-les-Thermes Hôpital local

A

80,68

149

09 - Ariège

Tarascon-sur-Ariège Hôpital local

A

86,48

77

10 - Aube

Bar-sur-Aube Hôpital local St Nicolas

A

77,75

178

10 - Aube

Bar-sur-Seine Hôpital local

A

82,87

121

11 - Aude

Limoux-Quillan Hôpital local

A

81,61

139

12 - Aveyron

Espalion Hôpital local J. Solinhac

A

77,07

186

07 - Ardèche

Tournon-sur-Rhône CH

A

84,03

107

07 - Ardèche

Vallon-Pont-d'Arc Hôpital local

A

80,69

148

                 EX : Exclu pour absence de surveillance des infections du site opératoire
                 Légende :

                 A : Très bon
         B : Bon
              C : Moyen
                 D : Passable
                  E : Médiocre

 

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans LA PORTE DE L'ACTUALITÉ
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22 mars 2011

Bandeau Gypaete barbu

Reportage élaboré sur une idée de l'ami "Gens de Belcaire", encore lui ! Il surveille d'un oeil attentif l'actualité de sa région natale, et sa collaboration est un exemple à suivre, je l'en remercie. Merci aussi, à tous pour votre aimable participation photographique afin de documenter ce reportage. En vous souhaitant une agréable lecture ...

 

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 011  Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 012

Le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est une des quatre grandes espèces de vautours européens. C'est la seule espèce du genre Gypaetus. Il appartient à l'ordre des Accipitriformes et à la famille des Accipitridés.

Aujourd’hui considéré comme le rapace le plus menacé d’Europe, les effectifs de la population européenne sont estimés à moins de 140 couples dont les trois quarts demeurent dans les Pyrénées.  

En Espagne, près de 80 couples sont recensés. En France, le Gypaète ne subsiste de façon naturelle qu’en Corse (10 couples), dans les Alpes et dans les Pyrénées (29 couples).

 

Famille : Accipitridae
Nom scientifique : Gypaetus barbatus - Du grec « Gyps »: Vautour et « aetos » : Aigle et du latin « barbatus »: qui a de la barbe

Signe distinctif : Sa "barbe" de poils noirs sous le bec, mais aussi son œil cerclé de rouge et ses pieds bleuâtres !
Poids moyen : 5-7 kg
Envergure : 2,60 à 3,00 m
Longévité : estimée à 30 ans

Nourriture : Le gypaète barbu est un charognard original qui se nourrit exclusivement d'ossements. Pour les briser, il les lâche au-dessus des rochers.

Vautour Pyreneen Le Gypaete Barbu 006

Son envergure varie de 260 à 300 cm pour un poids de 5 à 7 kg et sa longueur varie de 105 à 130 cm.

En Suisse, il vit dans le massif des Alpes bernoises. En France, il est présent en Corse et dans les Pyrénées. Il a été réintroduit dans les Alpes françaises d'où il avait disparu au début du XXème siècle, faussement accusé des pires maux : les derniers spécimens ont été notés dans les Hautes-Alpes et le Mercantour en 1935.

C'est aujourd'hui une espèce protégée dans toute l'Europe.

Ce vautour se nourrit principalement d'os, qu'il laisse tomber sur les rochers, afin qu'ils se brisent, mais aussi de pattes, de tendons et de ligaments d'ongulés sauvages ou domestiques qu'il ingère grâce à un gosier élastique. Doté de puissants sucs digestifs, il est capable d'utiliser les protéines, graisses et sels minéraux contenus dans cette nourriture très spéciale.

Le gypaète est surnommé :  

   - le « casseur d'os », car il a l'habitude de laisser tomber les os les plus gros (de préférence les os "longs") d'une hauteur de 50 à 100 mètres sur les flancs de falaise ou sur les pierriers (champ de pierres), il en mange alors les débris et les ligaments ;  

  - ou le « nettoyeur des alpages », car il joue un rôle sanitaire essentiel en se nourrissant de cadavres d'animaux de la faune sauvage (chamois, bouquetins) et d'animaux d'élevage (moutons, chèvres).

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Ici le Gypaète Barbu dans les Alpes au Mont Blanc

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Zoom sur ce Gypaète Barbu dans les Alpes au Mont Blanc

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Le gypaète est un oiseau des montagnes d'Europe, d'Afrique de l'Est et d'Asie. En général, il niche dans les zones de montagnes situées aux limites supérieures de la forêt, de préférence dans une grotte ou vire surplombée sur falaise escarpée, à proximité ou non de pierriers.

Le gypaète barbu adulte arbore un plumage ventral d'un beau rouille orangé. Cette coloration provient d'une teinture due à des bains répétés d'eau et de boue ferrugineuse.

Jusqu'à l'âge de 4 à 5 ans, le gypaète effectue une sorte de long voyage initiatique au cours duquel il va affronter de nombreux dangers dus à des phénomènes naturels, mais dont une autre partie est de la responsabilité des hommes (câbles électriques, remontées mécaniques, tirs de fusils, empoisonnements).

Au terme de son voyage (6-7 ans, âge de sa maturité sexuelle), il va commencer à se sédentariser, à former un couple et à construire une aire inaccessible pouvant mesurer plus de deux mètres de diamètre. Les parades nuptiales, incluant de spectaculaires piqués à deux, débutent entre octobre et février. La femelle pond 1 à 2 œufs entre décembre et mars, après une incubation de 53 à 58 jours, mais un seul oisillon est conservé, les parents ne pouvant en nourrir deux. L'envol du jeune s'effectue entre juillet à août.

En captivité, un gypaète a vécu jusqu'à l'âge de 44 ans. Dans son milieu naturel la longévité est estimée à 30 ans.

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Depuis les années 1970 il fait l'objet de divers programmes internationaux de réintroduction dans les alpes autrichiennes, françaises, italiennes et suisses.

Avec le concours de l'Organisation mondiale de protection de la nature, de l'UICN et de la Société zoologique de Francfort, des oiseaux sont élevés dans le cadre d'un projet international d'élevage dirigé par des chercheurs de plusieurs pays. La première réintroduction a lieu en 1986 dans la vallée du Rauris en Autriche, d'autres lâchers se succèdent en Autriche, en France, en Italie, en Suisse.

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Depuis la fin des années 1980, il est l'objet d'un programme réussi de réintroduction dans les Alpes françaises (Haute-Savoie, Savoie, Isère et Mercantour). Dès 1972, Gilbert Amigues, ingénieur à la DDAF et Paul Géroudet, ornithologue, lancent l'idée d'une réintroduction dans les Alpes françaises et vont fédérer autour d'eux de nombreux autres chercheurs, ornithologues et amoureux de la nature. La première réintroduction a eu lieu dès 1987 dans la vallée du Reposoir en Haute-Savoie et la première naissance dans la nature a eu lieu en 1997. On a le plus de chance d'apercevoir un gypaète barbu dans le massif des Aravis, dans le massif du Bargy, dans la chaîne des Fiz, dans la Moyenne Tinée, dans le massif de la Vanoise et dans le massif des Écrins.

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Au total, depuis 1986, 137 gypaètes barbus ont été réintroduits, formant en 2006, une vingtaine de couples dans tout l'arc alpin. Lors de la seule année 2005, huit gypaètes barbus ont été réintroduits dans l'arc alpin et sept poussins sont nés dans la nature. Au total depuis le début 27 jeunes sont nés ainsi et se sont envolés. En Suisse, un petit gypaète barbu est sorti de son œuf fin mars 2007 au col de l'Ofen, aux Grisons, au-dessus du Parc national suisse. Cela n'était plus arrivé en Suisse depuis 122 ans, un autre est né près de Derborence en Valais à la fin avril 2007.

Depuis 1998, un nouveau programme Life nature, intitulé « Conservation du gypaète barbu dans les Alpes françaises » et piloté par l'association Asters, réunit sept pays dans le but d'établir une population autonome et naturelle de gypaètes barbus dans l'ensemble des Alpes. Dans le cadre de ce programme, ont été prises des actions de sensibilisation auprès du grand public, de création d'observatoires, de protection des sites de nidification et de vie, de mise en place de balises rouges sur les câbles aériens et de suivi des oiseaux par satellite.

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Publié dans le journal La Dépêche du 26 décembre 2010

Le gypaète est-il menacé ?

 

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Trop souvent victime d'intoxication / Photo DDM

Martine Razin tire la sonnette d'alarme sur l'avenir du gypaète, menacé, selon elle, de disparition en raison des produits nocifs que l'on trouve dans les zones de montagne.

Martine Razin, coordinatrice du réseau « Casseur d'os » (LPO Pyrénées Vivantes) a présenté lors d'un colloque sur la protection des oiseaux, l'évolution de la situation du gypaète barbu dans les Pyrénées : malgré un certain dynamisme apparent, la situation du gypaète barbu pourrait évoluer négativement à moyen terme.

Actuellement, 141 couples de gypaètes sont recensées sur l'ensemble du massif dont 74 % en Espagne, 1 % en Andorre et 25 % en France. Depuis dix ans, l'espèce gagne en moyenne trois couples par an côté espagnol et 1 couple côté français. La productivité moyenne durant la dernière décennie est identique sur les deux versants pyrénéens : chaque année, 40 % des couples réussissent à élever un jeune.

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Une mortalité inquiétante entre 2000 et 2010

Depuis l'an 2000 et en particulier durant les 5 dernières années, le nombre de cas de mortalité recensés est en augmentation, une mortalité que les efforts de détection ne peuvent expliquer. Nombreux sont les

oiseaux qui meurent dans des lieux où il est impossible de les retrouver. Sur les 52 cas connus, fait très inquiétant, la moitié concerne des gypaètes équipés d'émetteurs, de bagues ou de bandes alaires (afin d'augmenter les chances de les retrouver) et moins de 15 % des gypaètes sont équipés. L'inquiétude est d'autant plus forte pour la Ligue de protection des oiseaux que plus des deux tiers des oiseaux retrouvés morts sont des adultes ; or chez les espèces longévives comme le gypaète barbu, la mortalité des adultes devrait être plus faible que celle des jeunes, ce qui n'est pas le cas dans les Pyrénées.

Comme les autres rapaces nécrophages situés en fin de la chaîne alimentaire, il est particulièrement exposé au risque

d'intoxication lié à l'ingestion de produits toxiques répandus dans la nature : produits toxiques utilisés légalement tels que le plomb et les pesticides, appâts empoisonnés utilisés illégalement pour détruire d'autres espèces animales. Ces données sont révélatrices de la santé des écosystèmes montagnards… et de l'urgence à mobiliser des moyens pour lutter efficacement contre ce risque d'intoxication qui pourrait provoquer le déclin du gypaète barbu à moyen terme dans les Pyrénées ! La présence de câbles aériens en montagne notamment les lignes à haute tension, tue encore trop de gypaètes des deux côtés des Pyrénées. Une seule note encourageante : les cas de tirs, qui étaient la cause majeure de mortalité de 1980 à 2000, sont en nette diminution.

Je vous laisse admirer ce festival de belles photos de ce beau rapace libre comme l'air, elles se passent de commentaire :

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Il est bien barbu notre Gypaète !

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