Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : www.belcaire-pyrenees.com
  •  www.belcaire-pyrenees.com
  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
  • Contact

ANNONCES-MESSAGES-ACTUALITÉS

Ils veulent vous informer !

Pour découvrir les annonces

  cliquez sur la photo

Photo pour les annonces 02

Faites Une Recherche Sur Ce Site

LIENS UTILES

En cliquant sur l'une des images ci-dessous :

1 - vous pouvez écouter Radio Montaillou en direct

 

logo 01cliquez sur le logo RADIO MONTAILLOU ci-dessus pour écouter la Radio en direct
(en cliquant sur leur site en haut à droite)
pendant que vous consultez les pages du site
 

 

 

Pour suivre la progession et connaître la position des ours dans les Pyrénées
téléphonez au 05.62.00.81.10
 
Vous pouvez m'écrire
CLIQUEZ SUR LE PETIT CHIEN ROMÉO POUR ME CONTACTER
 
 
LIVRE D'OR
cliquez sur la photo pour déposées vos marques de sympathie et pour les visionner

Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
sur le tracé de l'emblématique Sentier Cathare et à proximité des gorges de la Frau et de Montségur
 
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
en Haute-Ariège près d'Ax-les-Thermes
 
Hôtel Restaurant Bayle ** à Belcaire

 

Sites d'Ami(e)s

Les Amis du Sabarthez de Pierre Cortinas

 

Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :

     l'Association le Grand Sault

 

on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :

     Chambre d'Agriculture de l'Aude

 

Logo réduit office du tourisme du pays de sault

Office du Tourisme du Pays de Sault

Chemin départemental 613

11340 ROQUEFEUIL

Tél : 04.68.20.75.89

 

Retour à la page d'accueil

LES LIVRES CONSEILLÉS

Nouvelle Rubrique pour découvrir

des livres intéressants

cliquez sur la photo

livres conseillés

MESSAGE

8 mai 2010
bandeau-HISTOIRE-04.jpg bandeau chateaux cathares

 

Suite de l'Histoire du château de Termes ... et du village du même nom !

Termes vue aérienne 01

J'ai pensé que cela serait intéressant de vous mettre cette vue d'altitude pour vous montrer la configuration des lieux

chateau de Termes 025  chateau de Termes 024

Paysages Nord vus du château de Termes (cliquez sur les photos pour les agrandir quand une petite main se dessine au survol de celles-ci)

chateau de Termes 059Le versant Est du piton rocheux servant d'assise au château de Termes

Situé en arrière de la frontière franco-aragonaise, le château de Termes ne semble pas avoir été entretenu ou adapté aux armes à feu comme Quéribus notamment. En 1649, Saint Aunès, gouverneur du fort de Leucate est nommé châtelain de Termes. Le château abrite encore des armes à cette date : plusieurs petits canons, des casques, des grenades et des barils de poudre.

A cette époque, une guerre civile, "La Fronde", entraîne des troubles en Languedoc. Le châtelain Saint Aunés trahit le roi de France mais reconnaît sa faute et un traité est signé. Une clause du traité stipule que le château de Termes, auparavant tenu par une garnison de soldats allemands qui détroussaient les voyageurs et rançonnaient le pays, sera remis aux mains de l'archevêque de Narbonne.

Ce contexte trouble voit le château être assiégé. Nous sommes moins bien renseignés que sur le siège de 1210, mais nous savons que l'assiégeant, le Marquis de Bouisse, doit mener l'opération jusqu'à ce que les défenseurs n'aient plus de nourriture.

chateau de Termes 23 Pendant votre ascension vous pourrez admirer le château dans les trouées de la végétation

Le château de Termes conserve longtemps son importance militaire. Un texte de 1483 nous dit en effet que "il est de savoir qu'aux Marches par deçà sur la frontière d'Aragon, est la dite Cité de Carcassonne qui est la mère et a cinq fils, c'est de savoir Puylaurens, Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse et Termes et sont à gages du Roi". De là l'expression "les 5 fils de Carcassonne". Cependant, les techniques de guerre évoluent. L'arme à feu se perfectionne et remet en cause cette organisation.

 

Au XVII ème siècle, la frontière espagnole recule. Louis XIV, estimant la forteresse de Termes inutile, en ordonne sa démolition dont le coût s'élève à 6200 livres, payées par le diocèse en 1652.

Le roi, estimant que cette place forte est inutile, en ordonne la démolition en 1652 en n'y laissant pas "pierre sur pierre". Le but est de rendre le site inutilisable à tous ennemis ou brigands. Au départ, ce sont les habitants de la contrée qui sont invités à participer au titre des corvées à la démolition du château. Mais devant le peu d'empressement de la population locale, les travaux sont confiés à un entrepreneur de Limoux.

Les armes et munitions sont provisoirement stockées à Villerouge-Termenès, et certaines belles pierres sont revendues ou récupérées. La destruction du château va durer une année entre avril 1653 et avril 1654, pour un coût de 14 922 Livres, 10 sols. C'est un maître-maçon de Limoux qui va démanteler les murailles à la poudre. Dès lors le site sombre dans l'oubli le plus total.

termes 08 Le château de Termes vu du côté Nord / Est, on aperçoit le profil du Termenet à droite en contrebas

termes 09Une très belle vue du Sud / Est de la citadelle de Termes

Laissé à l'abandon, le site servira dés lors de pâturage, et les pentes sud, sous les morceaux de remparts, porteront une vigne au début du XX ème siècle.

 

Il faudra attendre le XX ème siècle pour que des mesures de protection soient appliquées. Classé en temps que site en 1942, il a été inscrit le 25 juin 1951 puis classé monument historique le 25 septembre 1989.

Il y aura un premier débroussaillement en 1973.

Les ruines sont la propriété de la commune depuis 1988, qui a ouvert l'accès au public depuis cette date. Le château a fait l'objet d'importants travaux de consolidation, d'approches archéologiques ponctuelles et d’analyses topographique et architecturale. Il est ouvert à la visite et bénéficie d'une signalétique destinée à renseigner les visiteurs. Dans la perspective d'une meilleure valorisation, un programme de recherche archéologique est actuellement développé par la commune et est susceptible d'apporter des éléments fondamentaux à la connaissance et au développement du site.

Les premiers travaux de restauration ont commencé en 1991 dans la partie Sud de la première enceinte, puis en 1992 sur la chapelle présumée. Depuis 1992 des chantiers archéologiques de jeunes bénévoles y sont régulièrement organisés. Plusieurs opérations de débroussaillages et de terrassement sont réalisées simultanément. De 1997 à 1998, le monument connaît une importante campagne de travaux et de mise en valeur, dont les axes principaux sont la mise en sécurité, la consolidation des maçonneries la lisibilité des ruines et la matérialisation d'un cheminement. Ces aménagements ont porté essentiellement sur l'enceinte et sur le front oriental de l'enceinte intérieure.

Des fouilles au château, menées par l'archéologue Jean-Paul Cazes, ont récemment mis au jour l'escalier médiéval du XIII ème siècle qui menait à l'église castrale. L'objectif de cette fouille est d'appréhender les origines et la chronologie du château des seigneurs de Termes, explique David Maso, maître d'oeuvre dans l'aménagement et le terrassement du site.

Le grand logis de l'époque royale a notamment été dégagé en 2007.

Cette histoire là... elle continue de s'écrire à chaque fois que quelqu'un visite...

Chateau et le village de Termes vus coté Est  termes 07

Les ruines du château attendent votre visite

termes 05Une belle vue dans la brume du matin du château de Termes plein Est

DESCRIPTIF DU CHÂTEAU :

 

Le château n'est accessible que par sa face méridionale. Pour l'essentiel, il n'est pas antérieur au XIII ème siècle. Il se compose de deux enceintes concentriques séparées par des lices, précédées par deux lignes de murs à mi-pente, vestiges de l'ancien village fortifié. La première enceinte affecte un plan régulier dont les angles sont occupés, soit par des tours cylindriques, soit par des échauguettes sur contreforts (petite tourelle, au sommet d'une muraille ou d'un angle de murailles, pour en défendre les abords). Cette première enceinte est accessible par une rampe coudée, surveillée par une tour. La courtine orientale a conservé son élévation jusqu'au niveau du chemin de ronde matérialisé par quelques corbeaux ayant supportés un plancher. Percé à la base par des archères en étrier, l'angle nord-ouest conserve une poterne aujourd'hui restaurée. La seconde enceinte, desservie par une rampe, est occupée par des bâtiments en grande partie détruits et, en son point culminant, on distingue des énormes blocs de maçonnerie épars qui sont les vestiges du donjon primitif, antérieur à la Croisade. Deux citernes, ainsi qu'une présumée chapelle munie d'une fenêtre cruciforme, sont toujours perceptibles au milieu des ruines.

Sur le flanc méridional du relief, les restes de murailles et d'un accès en chicane sont à mettre en relation avec le village fortifié du XII ème siècle. Cet habitat villageois a probablement été déplacé plus bas dans la vallée, à son emplacement actuel, après la prise de possession par le roi de France au XIII ème siècle, scénario reconnu pour un certain nombre d'autres sites castraux du Languedoc à la même époque.

 

Découverte d'un trésor de 1500 monnaies gauloises, des vestiges gallo-romains, dont un fragment de stèle inscrite. Le Musée de l'Histoire de l'Homme à Narbonne possède un très beau bracelet gaulois en bronze trouvé sur le territoire de la commune. A 600 mètres du village, sur une petite hauteur dominant la vallée du Sou, la chapelle Saint-André d'origine médiévale fut un actif lieu de pèlerinage, en 1673 un cimetière entourait encore cette chapelle.

 

 

termes 21 termes 16

Deux photos du village de Termes blotti au creux d'un méandre du "Sou", les ruines de son château semblent l'observer

LE VILLAGE DE TERMES :

 

Un petit mot sur le village de Termes qui est situé en contrebas du château exposé au Sud, il est incrusté dans un méandre de la rivière "Le Sou". En 1163 ce lieu n'était qu'un faubourg (barri), où les seigneurs de Termes projetaient de construire une église paroissiale, le village principal (détruit lors du siège en 1210) se trouvait à cette époque derrière une enceinte encore visible à mi-pente entre le château et le col del Castel. L'église de la Nativité  de Notre-Dame actuelle de Termes aurait été édifiée à partir de 1163, comme le stipule l'acte de partage du château entre les deux frères Raymond et Guillaume de Termes. Le clocheton de l'église abrite une cloche datant de 1541. L'édifice comporte une nef unique rectangulaire et un chevet plat. L'intérieur est voûté en berceau. Ce sanctuaire recèle un bénitier dont le support est agrémenté de trois blasons portant les armes de Pierre de Montbrun, archevêque de Narbonne (1272-1286). Sur le chevet est accrochée une toile du XVII ème siècle représentant la vierge à l'enfant entre Sainte Cécile et Sainte Catherine.

Il y avait deux moulins à Termes le premier au sein du village, a été transformé en maison d'habitation et le deuxième qui se nomme moulin de la Buade est une propriété privée qui se situe à 2,6 km en aval du village sur la rive gauche du Sou. Il est toujours en état de marche. Les meules sont actionnées par une roue horizontale elle-même actionnée par l'énergie hydraulique. Actuellement 54 âmes habitent le village de Termes.

termes 17

Le petit village de Termes vous offre une grande tranquillité !

termes 06

Les toits de Termes au bord du "Sou"

chateau de Termes 007  chateau de Termes 052

Que vous inspirent ces photos ?

chateau de Termes 051

Une belle vue des petits ponts de pierre enjambant le "Sou" qu'il vous faudra franchir pour monter au château

termes 03

Le calme règne ici, excellente idée cet aménagement où l'eau murmure en s'écoulant le long de cette rampe sur le muret de pierres

termes 10Les maisons de pierre du village de Termes

chateau de Termes 053Une habitation au bord du "Sou" qui était l'ancien moulin de Termes, et le château qui domine le village

chateau de Termes 004 chateau de Termes 006

Le village est petit, mais il est agréable de se promener entre les murs paisibles d'un autre temps, ah ! si ceux-ci pouvaient parler !

termes 19

Un croisement de ruelles dans le village médiéval de Termes au riche passé historique

termes 01  chateau de Termes 010

Une ruelle ombragée du village et au coin de celle-ci un ami canin intrigué par notre présence, j'ai trouvé ce chien rigolo il méritait bien une photo

termes 18

Le "Sou" la rivière qui traverse le village de Termes avant d'entrer dans les gorges du Termenet

chateau de Termes 054    chateau de Termes 061

Photo de gauche, l'ancien moulin en bordure du "Sou" transformé en habitation, avec le château de Termes sur les hauteurs. Photo de droite, les gorges du Termenet au Nord du village, entre le moulin de la Buade et le village de Termes, la route percée en 1903, longe en passant sous deux tunnels les gorges de Termenet au fond desquelles coule le "Sou". Il s'agit d'un défilé vertigineux creusé dans des calcaires massifs du Dévonien moyen et inférieur. au centre, sur toute la hauteur des gorges, on observe une belle veine verticale de marbre rouge qui est du bel effet. Ces gorges sont dans un domaine protégé.

Il y a aussi tout près, un autre site naturel protégé : Les gorges de Coynepont qui se situent dans la partie Sud du village de Termes en amont toujours le long du "Sou".

chateau de Termes 049

Au point d'accueil du château qui se trouve au bord du "Sou" ne manquez pas la petite exposition des objets trouvés lors des fouilles des ruines du château de Termes, comme ici un jeu de clés très bien conservées, où encore ce sceau de Simon le Picard, photo ci-après

chateau de Termes 047

 

chateau de Termes 058

Une originalité de la région, les buis taillés. Comme dans d'autres communes des Corbières de l'Ouest, la D40 qui mène au village de Termes, est jalonnée de buis aux formes insolites comme celle que vous voyez sur cette photo. L'administration de l'Équipement perpétue cette tradition propre aux cantonniers de cette région qui consiste à tailler régulièrement les buis en forme de boule, cube ou autres volumes. Cette habitude semble remonter après les années 1900 à l'époque de l'aménagement de la route actuelle.

-----------------------------------

 Une petite parenthèse, pour vous présenter aussi le château de Durfort situé sur le territoire de la commune de Vignevieille, non loin de Termes, à 6 km au Nord / Ouest 

chateau de Durfort dans les corbières

Les ruines du château de Durfort

Si vous passez par les gorges de Termenet, et ensuite vous remontez sur Saint-Pierre-des-Champs par la D212, vous apercevrez sur votre droite un château en ruine, il s'agit du château de Durfort que je trouve majestueux dans son écrin de verdure (voir la carte sur la 1ère partie il est indiqué). Ce château a été édifié sur un piton rocheux qui surplombe la vallée de l'Orbieu. Les ruines actuelles sont celles d'un habitat fortifié médiéval, comprenant une chapelle, des logis à fenêtres rectangulaires et une tour. De hauts murs épais, des caves et puits, des salles voûtées de bâtiments carrés, des tourelles d'angle, des échauguettes et une tour maîtresse sont encore visibles. Il ne reste pas de trace écrite sur la construction initiale de ce fort. Les premières traces écrites mentionnant le fort de Durfort datent du XI ème siècle. En 1093, il en est fait mention dans une transaction entre le fils du seigneur de Durfort, Bertrand, et l'Abbaye de Lagrasse. En 1124, Guillaume et Raymond, seigneurs de Durfort, rendent hommage au Vicomte Bernard Aton de Carcassonne, et en 1163, le seigneur de Termes rend hommage au Vicomte Raymond de Trencavel, pour le château de Durfort. 

Je n'ai pas poussé mes investigations plus loin, mais je ne pense pas me tromper en disant que la famille DURFORT-DURAS a ses racines ici. Les Durfort avaient le rang le plus distingué parmi les grands seigneurs du Comté de Toulouse. Cette famille était tellement considérable que ses branches étaient établies dans les provinces du Comté de Foix, dans le Quercy, le Languedoc et la Guyenne. Un grand nombre de localités portent encore aujourd'hui le nom Durfort, dans les départements du midi de la France, l'Aude, le Gard, l'Ariège, le Lot et la Lozère. (Pour ceux que cela intéresse, sachez qu'un précis historique sur la famille de Durfort Duras dédié à madame la comtesse de la Rochejaquelein née Durfort Duras, a été écrit par Mr Jean Favre en 1858).

 

Comme vous pouvez le voir, le château est à l'abandon, c'est bien dommage, car il a un certain cachet ! Là encore, il y a de la restauration à mener !!

Aujourd'hui, le château est une propriété privée, sa visite en est libre et gratuite, en demandant l'autorisation préalable à ses propriétaires. Le château n'étant pas consolidé, le risque de chute de pierres est élevé, soyez prudent. 

chateau de Durfort en 1955  chateau de Durfort 03

La photo de gauche du château de Durfort date des années 1955, et celle de droite de 2009, la région est beaucoup moins cultivée et la végétation a repris ses droits. Au départ je voulais uniquement vous présenter ce château avec 2 photos, mais il méritait mieux que ça, alors en voici d'autres !

chateau de Durfort 05

Une vue aérienne du château de Durfort dans son écrin de verdure

chateau de Durfort 04

Je trouve ce château intéressant car les murailles ont encore de la hauteur ainsi que l'échauguette sur l'angle Nord / Est, restauré et aménagé pour la visite, je pense qu'il aurait fière allure !

chateau de Durfort 02

Gros plan sur la façade Est du château de Durfort, je n'ai malheureusement que ces vues à vous proposer car je n'ai pas eu le temps de demander l'autorisation aux propriétaires de cette propriété privée pour pénétrer sur le site.

chateau de Durfort 01

 Ce château de Durfort a un petit côté mystérieux, je ne sais pas si des fouilles archéologiques ont été effectuées sur ce site, mais je pense qu'il doit y avoir des choses intéressantes à découvrir pour l'histoire. Si vous avez l'occasion de le visiter, envoyez moi vos photos je les rajouterai.termes 02b

Le hasard a fait que je réalise ce reportage cette année, qui est une date d'anniversaire pour la commune de Termes

bandeau Fin 240px

 

Ainsi se termine ce second reportage, en espérant qu'ils vous auront intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
commenter cet article
30 avril 2010
bandeau-HISTOIRE-04.jpg bandeau chateaux cathares

 

Vous avez bien fait de patienter, les recherches historiques pour réaliser ce reportage m'ont pris un peu plus de temps, dans le souci de bien faire tout en étant le plus concis possible, j'espère que vous aurez autant de plaisir à le consulter que j'ai eu à le concevoir.

 

Cette Forteresse de Termes dans les Corbières, fait partie des "cinq fils de Carcassonne" avec  Peyrepertuse, Quéribus, Puilaurens, dont les reportages sont déjà sur ce site et le dernier, Aguilar que je vous révélerai plus tard.

C'est le château le plus en ruine de ceux que je vous ai présenté jusqu'à présent, mais comme toujours l'endroit est splendide dans un cadre hyper verdoyant, sauvage, et toujours dans l'authenticité, certes il est moins haut, mais le sommet vous offre des vues impressionnantes sur les gorges du Terminet. Le côté paisible du petit village de Termes (54 habitants) bordé par le Sou qui diffuse un peu de fraîcheur en été, est très agréable. On est loin des bruits des villes !! Faites le détour cela vaut le coup.

Il est à noter que des fouilles archéologiques sont en cours actuellement sur le site.

Carte situation 01

Comme d'habitude, un plan pour vous situer la forteresse de Termes au sein du Languedoc Roussillon

Carte situation 02

Et une autre carte plus précise, vous remarquerez que j'ai indiqué aussi l'emplacement du château de Villerouge-Termenès très proche du château de Termes, il fera l'objet d'un reportage après celui-ci, c'est aussi pour vous l'occasion de visiter les deux tranquillement.

Carte situation 03 Pour parfaire votre connaissance de l'Aude, j'ai pensé vous situer ensemble, les cinq citadelles, "fils" de Carcassonne qui ont tenu une grande place dans l'histoire riche de ce territoire Cathare magnifique

chateau de Termes 001Les voici, les ruines de la citadelle de Termes, vous les apercevez en venant de Villerouge-Termenès par la D40, la nature est resplendissante aux mille parfums

Situé au cœur des Corbières, à 470 mètres d'altitude, le château de Termes couronne le sommet d'un rocher entouré par les méandres d'un profond ravin où coule le Sou.

Termes est le chef-lieu d'une importante seigneurie constituée au début du XI ème siècle à la limite des terres des vicomtes de Carcassonne et des comtes de Cerdagne puis de Barcelone. Cette seigneurie contrôle le vaste territoire des Corbières auquel elle a donné son nom : le Termenès, comprenant une quarantaine de villages.

Pendant tout le XII ème siècle cette famille Termes est périodiquement en conflit avec l'abbaye de Lagrasse située non loin de là, notamment pour la possession de mines d'argent de Palairac.

 chateau de Termes 002

Sans bouger du point d'observation, j'ai zoomé sur le site

chateau de Termes 003

Une vue rapprochée côté Est du château de Termes

Termes apparaît comme un ensemble extrêmement structuré et hiérarchisé, correspondant à l'un des plus importants sites fortifiés des Corbières au Moyen Âge. L'essentiel de la construction du château se rattache à la seconde moitié du XIII ème siècle, peu d'éléments pouvant être datés antérieurement à la Croisade.

 

Jusqu'au XIII ème siècle, son histoire est intimement liée à celle du comté puis de la vicomté de Carcassonne et à celles des vicomtes Trencavel. Il fut le refuge de nombreux cathares sous l'impulsion de Raymond de Termes, vassal du vicomte de Carcassonne en 1209.

Les revenus des seigneurs de Termes avaient deux sources principales : l'extraction de minéraux et l'élevage de moutons, sur un territoire rural et accidenté. La région des Hautes Corbières est riche en minéraux (fer, cuivre, argent, cuivre argentifère...). Des mines ont été exploitées dés l'antiquité, et certaines l'ont été jusqu'à l'époque moderne. Au XII ème siècle, la famille de Termes tire un gros bénéfice de ces mines.

chateau de Termes 012

Du village vous apercevez les ruines qui dominent les lieux, la montée n'est pas très difficile depuis le village

chateau de Termes 014

Le côté Est de la citadelle en ruine

Mentionné pour la première fois en 1061 dans les archives qui sont arrivées jusqu'à nous, avec le seigneur Olivier-Bernard. Cette célèbre maison appartient aux principaux barons de Trencavel, vicomtes de Carcassonne-Albi-Béziers. Le château de Termes fut jusqu'au début du XIII ème siècle le siège de l'une des plus importantes familles seigneuriales du Midi dans la mouvance des comtes de Carcassonne.

Au moment de la Croisade contre les Albigeois, le château de Termes constitue avec Lastours et Minerve un des satellites de Carcassonne contrôlant au Sud un carrefour d'anciens chemins.

Durant la Croisade albigeoise, la famille seigneuriale est impliquée dans l'hérésie, Raymond de Termes est accusé d'hérésie et il n'a pas fait dire la messe dans la chapelle du château depuis plus de trente ans. Le parfait Benoît de Termes, le frère de Raymond sera nommé "évêque" Cathare du Razès en 1226.

chateau de Termes 018

Commencez votre visite par l'entrée côté Est, près des vestiges de la tour à bossage

Lors de la croisade contre les Albigeois, Simon de Montfort, après la prise de Carcassonne, se doit de soumettre les trois principales places fortes du comté après l'échec du siège de Lastours puis la prise de Minerve (je ferais certainement des articles sur ces 2 sites), Simon de Montfort se dirige vers Termes fin juillet 1210, le siège de Termes commencera le 1er août 1210.

Son siège par les troupes de Simon de Montfort le rendra célèbre. Sa reddition, le 23 novembre 1210, après quatre mois de siège épique (du 1er août au 22 novembre) et exemplaire des techniques militaires de l'époque, brise le verrou de résistance des Corbières.

Plan chateau de Termes

Le plan de la citadelle de Termes aujourd'hui, ruinée après de durs combats qui eurent lieu en 1210

chateau de Termes 060

Vue aérienne des ruines de Termes côté Ouest, de gros travaux de restauration et d'aménagement de ce patrimoine restent à faire pour améliorer encore la mise en valeur du site

chateau de Termes 022

Voici le panorama magnifique des Corbières entourant le village de Termes, vu du château

chateau de Termes 016

Zoom sur le village de Termes vu du château

chateau de Termes 017Le tout petit village paisible de Termes de 54 habitants, est niché au pied du château en bordure de la rivière "Le Sou"

Le siège de Termes comme si vous y étiez :

 

Le château de Termes se trouve sur un piton rocheux et entouré d’abîmes profonds sur un promontoire de la même montagne se dresse également une petite fortification, nommée le Termenet. Il n’y a qu’un seul passage pour accéder au château, une sorte de série de terrasses naturelles sur laquelle un chemin a été aménagé. Simon de Montfort arrive au pied du château le 1er août et installe son camp face à cet accès et au village.

Un duel de catapulte entre les assiégeants et les assiégés démarre les hostilités  Simon de Montfort échouant dans son attaque par le flanc Sud, reporte ses efforts au Nord.

Pour contrer le tir des mangonneaux , Raymond de Termes installe une pierrière sur le Termenet qui lui permet de bombarder le camp des assiégeants. Une brèche est également ouverte dans le rempart du village, qui est aussitôt pris, mais repris et incendié peu après par les assiégés. Au cours d’une nuit, Raymond de Termes et quatre-vingts volontaires font une sortie dans le but de détruire les machines de guerre, manque de peu de réussir, mais échoue grâce au courage d’un chevalier normand, Guillaume d’Escuret ou Guillaume l’Escureuil.

 

Les croisés réussissent à investir le Termenet et de là il bombarde le donjon.

Le siège s’éternise, mais sans grand progrès pour les croisés, qui sont en outre harcelés par les raids incessants de Pierre Roger de Cabaret. Ce dernier attaque également les convois d’approvisionnement, si bien que les vivres commencent à manquer aux assiégeants. Les assiégés ne sont guère mieux lotis, car c’est l’eau qui commence à manquer, certains des assiégés attrapent la dysenterie en buvant l'eau des citernes. A cause de ce manque d’eau, Raymond de Termes doit se résoudre à entamer des négociations. De son côté, Simon de Montfort avait du mal à tenir ses hommes, et un assaut aurait vite tourné à la boucherie. Les deux chefs de guerre conclurent rapidement un accord. Raymond de Termes livrera son château le lendemain, et Simon de Montfort s’engage à lui donner un autre domaine, puis à lui restituer le château de Termes le jour de Pâques de l’année suivante.

Dès l’annonce de la nouvelle, les contingents des comtes de Dreux, de Ponthieu, de l’archevêque de Bordeaux et des évêques de Beauvais et de Chartres commencent à plier bagage, ayant terminé leur quarantaine. Simon les supplie de rester quelques jours supplémentaires, voyant son armée fondre avant la reddition effective, mais seul Renaud de Bar, évêque de Chartres accepte de rester, tandis que deux tiers de l’armée croisée quittent le siège. La nuit qui suit, un orage éclate et remplit les citernes du château. Le lendemain, quand Guy Ier de Lévis se présente pour prendre possession du château, Raymond de Termes refuse de lui ouvrir les portes. L’évêque de Chartres, pressé de partir, suggère à Simon d’accepter les conditions de Raymond de Termes, l’essentiel étant pour Montfort de tenir le château au moins provisoirement, et d’envoyer en délégation l’évêque de Carcassonne dont la mère était Parfaite et le frère parmi les défenseurs du château, mais Raymond refusa de céder.

 

Après le départ des Chartrains, Simon reste seul avec ses troupes, dont le moral est bas, et soumis au mauvais temps qui commence à se déchaîner. Mais il s’obstine, et comme la prise d’assaut s’avère impossible avec ses maigres effectifs, le bombardement continue, démantelant les fortifications. Les assiégeants s’aperçoivent que les assiégés mettent moins de temps à colmater les brèches, et Simon fait construire une chatte (galerie roulante en bois qui permet de s’approcher en sécurité du rempart) pour saper le rempart.

 

A l’intérieur du château, au fond les citernes, l’eau du fait de sa rareté était devenue putride. L’orage survenu au moment de la reddition les avait certes remplies, mais l’eau était devenue insalubre, et la mollesse que les soldats de Montfort constataient parmi les défenseurs du château était due à cette dysenterie en train de décimer la garnison. Voyant que tout était perdu, Raymond de Termes décide de faire évacuer le château de nuit, mais l’alerte et donnée et les fuyards sont poursuivis. Le seigneur est capturé, et le château est pris sans autre problème. Raymond de Termes est jeté en prison dans la forteresse de Carcassonne où il finira ses jours en 1213 sans avoir renié sa foi.

MANGONNEAU moyen age MANGONNEAU Profil moyen age

Voici quelques armes de guerre qui sont mentionnées dans le texte ici un Mangonneau qui permettait de propulser des boulets de pierre de plusieurs dizaines de kilos d'un seul jet.

TREBUCHET moyen age  TREBUCHET Profil moyen age

Ici le fameux Trébuchet

PIERRIERE moyen age

La pierrière, redoutable engin utilisé lors du siège, elle expédiait des pierres de 5 à 15 kg à des distances de 40 à 60 mètres

CATAPULTE moyen age  ARBALETE moyen age

A gauche vous avez une catapulte et à droite, une arbalète qui avait une portée d'environ 300 mètres, des machines de guerre typiques du moyen-âge qui ont été utilisées pendant le siège à Termes

chateau de Termes 045

Vous arrivez au pied du château côté Sud / Est

chateau de Termes 055

L'entrée se situe côté Est, pour franchir la première enceinte et pénétrer dans la lice, vous devez gravir l'escalier en bois que vous apercevez sur cette photo.Remarquez sur la droite les restes de la tour à bossage

termes 14  termes 12

Sur ces deux photos vous pouvez voir la base de la tour à bossage située côté Est du château de Termes

chateau de Termes 028

La lice Sud

chateau de Termes 032Le rempart et contreforts Sud/Est et l'échauguette, avec à gauche l'escalier et le palier en bois par où vous êtes arrivé

chateau de Termes 037 Poterne à l'angle Nord / Ouest, cet accès s'ouvre côté intra-muros, elle est défendue par une échauguette construite sur deux contreforts. L'épaisseur importante de 2,20 mètres de cette poterne s'explique par la présence d'un escalier d'accès au chemin de ronde (accès dangereux). Depuis cette issue, on peut apercevoir le Termenet, éperon rocheux, situé à 250 mètres en contrebas du château, aujourd'hui percé en 1905 par les tunnels routiers. Vous remarquez, au centre des fouilles archéologiques en cours à l'emplacement du donjon primitif. Lors de ma visite il faisait tellement chaud que les bénévoles étaient au repos à l'ombre.

chateau de Termes 030   Chateau de Termes fenêtre cruciforme 24

La preuve qu'il faisait très chaud, les cigales Cathares chantaient à tue-tête. Photo de droite, gardez en mémoire cette forme d'ouverture cruciforme qui deviendra l'emblème médiatique moderne du château de Termes, que l'on retrouvera dans de nombreuses publications

chateau de Termes 057

Voici le Termenet côté Nord qui a eu une importance énorme pendant le siège du château

Chateau de Termes coté Ouest

Le Termenet proéminence rocheuse au Nord et en contre-bas du château dont il est question dans l'histoire du siège en 1210

chateau de Termes 038 chateau de Termes 039

Fenêtre cruciforme à ébrasement intérieur, dans la muraille d'un important bâtiment de plan rectangulaire dont les dimensions intérieures sont assez spacieuses 11,80 m x 5,60 m.

On pense que c'est la chapelle du château, son orientation Nord / Sud laisse pourtant un doute quant à sa fonction culturelle. L'édifice a fait l'objet de dégagement en 1975, puis de travaux de consolidation du bâti en 1990 et 1992.Le chantier archéologique en 1994 a notamment révélé, dans la partie intérieure Nord, un groupement de pierres de taille quadrangulaire pouvant s'apparenter à une base d'autel, aujourd'hui disparu.

Cette fenêtre est devenue l'un des éléments d'architecture les plus emblématiques du château de Termes.

chateau de Termes 040 chateau de Termes 026

Photo de gauche, ouverture que l'on nomme archère à étrier. Photo de droite l'accès à la poterne à l'angle Nord / Ouest

château de Termes angle Nord OuestLa poterne Ouest et les contreforts à droite vus de l'extérieur

 

A la suite du siège, le château est donné en récompense au croisé Alain de Roucy. Mais Olivier de Termes, qui a repris la résistance de son père Raymond, s'empare du château en 1224. Pour prix de sa soumission, il doit le céder au roi en 1228.

Quant à Olivier, il participe à la conquête de Majorque que mène le roi d'Aragon contre les musulmans. Cette expédition se déroule sur la fin d'année 1229, et fera le prestige de ses participants. Olivier de Termes y apparaît comme un familier du roi, ce dernier soupant et couchant dans la tente d'Olivier au soir de la bataille de Portopi. Le siège victorieux de la cité de Majorque voit également le rôle militaire d'Olivier de Termes se développer encore. Il y gagne aussi des terres, sur lesquelles, plus tard, une branche de la famille, les "Termes de Majorque", se retirera, et plus tard il participe aussi au siège de Carcassonne, en 1240, contre le roi de France.

L'année 1240 voit le retour offensif de Raymond Trencavel, le fils du vicomte défait en 1209. Autour de lui se rassemblent les seigneurs occitans déshérités par les croisades, les défenseurs de cathares, les opposants à la domination du roi de France. Olivier de Termes est présent, et il faut le compter parmi les meneurs.

 

Carcassonne est l'objectif principal. Le siège est mis devant la cité, mais malgré toutes les techniques utilisées, le sénéchal du roi résiste. Bien retranché, il attend une armée de secours. Quand celle-ci est annoncée, un mois après le début du siège, le 11 octobre, les occitans lèvent le camp. Poursuivis par Montréal et la haute vallée de l'Aude, les occitans sont défaits les uns après les autres. A Laroque-de-Fa, Olivier de Termes finit par se rendre, mais il reste libre contre promesse de soumission.

chateau de Termes 044

Les vestiges de l'enceinte Sud, la salle des gardes

chateau de Termes 042 chateau de Termes 043

Les vestiges de l'enceinte Sud salle des gardes, vus sous un autre angle (vous avez la possibilité d'agrandir ces photos en cliquant dessus)

 

En mai 1241, à Pontoise, il fait sa soumission effective à Louis IX, et lui remet sans conditions le Termenès et le château d'Aguilar. Il conserve cependant les riches terres du Narbonnais qu'il avait reçues peu avant la rébellion. Cette paix reste précaire puisque Raimond VII de Toulouse, allié à d'autres ennemis du roi de France, tel le roi d'Angleterre, l'empereur allemand, souhaite remettre en cause la domination française issue du traité de Meaux.

 

Suivant à nouveau le comte de Toulouse, Olivier de Termes rallie la révolte dont le signal de déclenchement a été le meurtre des inquisiteurs à Avignonet, en mai 1242. Mais les défaites des alliés, et l'arrivée d'une nouvelle armée royale en Languedoc pendant l'été tuent dans l'oeuf cette action. Les grands seigneurs se rallient à nouveau à Louis IX.

 

A la suite de ces affaires, Olivier obtient la levée des excommunications que l'église avait jetées sur lui, et se retire quelques temps du coté du Roussillon. Il fera son hommage-lige au roi de France en 1247, actant sa soumission définitive à l'église et au roi. La majorité de ses biens lui sont alors rendus, mais il va falloir qu'il participe à grands frais à la croisade que prépare Louis IX, le futur Saint Louis : le rachat de ses actions passées est à ce prix.

 

Partie d'Aigues-mortes en 1248, la septième croisade prend pour objectif l'Egypte. Damiette prise, l'armée de Saint Louis se tourne vers Le Caire. Olivier de Termes y fait office de "commandant des arbalétriers du roi". Cette charge implique en fait qu'il dirige tous les engins de jet, donc l'artillerie. L'expédition se solde toutefois par un fiasco, le roi lui-même étant fait un temps prisonnier. Olivier passe l'essentiel de son temps en terre sainte jusqu'en 1254. Il s'y retrouve au commandement des occitans et s'illustre : le chroniqueur Joinville en témoigne, et Olivier récupère des possessions telles qu'Aguilar.

 chateau de Termes 056

L'évier et l'emplacement de la citerne

 

On retrouve Olivier de Termes en Languedoc en 1255. Il est désormais au service de Saint Louis, dont il est devenu un fidèle compagnon en croisade. Quand le pouvoir royal s'attaque à Quéribus, dernier bastion autonome de résistance "cathare" sur la zone frontalière avec le royaume aragonais, Olivier de Termes mène l'opération. Par les tractations et la force, il s'oppose à son ancien compagnon d'armes : Chabert de Barbaira.

 

La prise de Quéribus et du fenouillèdés précède de peu les négociations avec l'Aragon qui fixeront la frontière pour quatre siècles au traité de Corbeil, en 1258.

Termes deviendra l'une des forteresses royales pourvue d'une garnison gardant la frontière avec l'Aragon,

L'effectif de la garnison de Termes est resté très réduit comme dans l'ensemble des châteaux royaux de la région : en 1255, on compte 15 sergents d'armes, nombre réduit à 8 en 1260. En 1302, les textes conservés précisent que 10 sergents, 1 châtelain, 1 chapelain, 1 portier, 1 guetteur et 1 écuyer composent la garnison de 15 hommes.

Ce sont des effectifs "normaux", pour les périodes de calme : ces hommes sont surtout chargés de la maintenance et de l'alerte. En cas d'attaque, bien retranchés et équipés de nombreuses arbalètes, leur rôle est de résister jusqu'à l'arrivée d'une troupe de secours.

 

Olivier, de par ses intérêts et ses liens avec les deux royaumes, joue un rôle diplomatique notable. La fixation de cette frontière ainsi que les tensions latentes mènent le pouvoir royal à la fortification de certaines places-fortes.

Ainsi, Aguilar est vendue au roi en 1262, et, en parallèle, Olivier vend ou donne un grand nombre de ses possessions. Les raisons qui le poussent à cela sont d'une part le rachat de ses méfaits passés -selon ses propres dires- et aussi le financement de l'effort de guerre en terre sainte, vers laquelle il repart volontairement en 1264.

Dans la défense du royaume de Jérusalem, de plus en plus réduit, Olivier va jouer un rôle important. Suite au décès des titulaires de ces charges, il se retrouve à la tête des armées du roi de France en Palestine. Cet intérim le voit ainsi faire office de sénéchal. Son rôle est notable aussi quand la chevalerie catalane débarque en 1269.

En 1270 enfin, après plusieurs reports, Saint Louis repart en une véritable croisade... mais prend la direction de Tunis. Olivier de Termes le rejoint en partant de Palestine. Malgré son âge, près de 70 ans, Olivier marque les esprits, mais c'est inutile : Saint Louis meurt. Cette croisade est un nouvel échec, et Olivier s'en retourne en Languedoc et Catalogne.

Peu après, en 1273, il obtient de nouveaux moyens et part une cinquième fois en terre sainte, avec l'espoir de voir le renfort d'une nouvelle croisade. Cette croisade n'aura pas lieu... et le 12 août 1274, Olivier de Termes meurt à Acre. Quatre chroniqueurs notent cet événement, comme ils l'auraient fait pour un grand de ce monde. Si son testament fut respecté, il fut enterré en terre sainte, mais vu le contexte, il n'est pas exclu que son corps ait été rapatrié à l'abbaye de Fontfroide, grande bénéficiaire de ses donations.

 

chateau de Termes 25

Les restes d'une ancienne salle voûtée à la fonction imprécise, probablement une chapelle, mesurant 5 x 5 mètres environs. Elle semble avoir été construite à l'époque royale (XIII ème siècle)

termes 04

La partie Nord / Est du château de Termes

termes 20

Mur Sud / ESt, contrefort de la poterne, au centre du mur une archère à étrier est encore visible

termes 15

Les latrines côté Est, longtemps identifiées comme une sorte de mâchicoulis, il s'agit en fait de quatre conduits correspondants à des latrines. Ces dernières étaient nettoyées au moyen d'un conduit percé dans l'épaisseur de la muraille pour l'évacuation des eaux de pluie. Ces conduits devaient être protégés par des trappes afin d'éviter que l'ennemi ne pénètre dans la place par surprise.

termes 11

La lice Ouest située entre les deux remparts

termes 13La poterne Nord / Ouest et à droite on voit très bien les contreforts de conception très particulière et originale

 

Des chantiers de fouilles et de restauration réalisés par des bénévoles, sont organisés tous les ans par l'Association de Sauvegarde du Château de Termes (ASCT), si vous êtes intéressé vous pouvez contacter l'association à cette adresse pour plus amples renseignements :

Mr Michel Séguy

Hôtel de ville

11300 Termes

Tél. : 04.68.70.03.84 (chez lui)

Tél. : 04.68.70.09.20 (accueil du château de Termes)

Mail : asso.termes@gmail.com

Mail : sylvie.seguy@orange.fr

bandeau à suivre 240px

 

 

Ainsi se termine ce premier reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
commenter cet article
18 avril 2010

 

  généalogie 02        main tendue

 

 

DOCUMENTATION GÉNÉALOGIQUE

J'ai eu, il y a quelque temps déjà, une passion pour la généalogie, car j'effectuai des recherches sur mes ascendants côté paternel et maternel, dans les années 1987 à 2002. Pendant près de 15 ans, j'ai collecté de nombreuses informations dont j'avais besoin pour établir mon arbre généalogique. C'est une quête de longue haleine, il faut être patient et ordonné, on se prend au jeu, c'est comme une enquête policière.

Tous mes ancêtres vécurent dans le Nord, la Belgique et la Hollande.

Vous allez me dire que je suis hors "sujet" comme on dit, mais j'ai fait cette petite introduction pourquoi ? Afin, de vous proposer quelques documents que j'ai réalisé à cette époque et qui pourront vous intéresser si la généalogie croise un jour votre vie. J'ai trouvé que cela serait idiot de laisser ces documents au fond d'un placard. Partager l'information avec vous, c'est la rendre utile par plaisir !

 

Voici la liste des documents personnels que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant sur le titre qui vous intéresse :

 

- UN GUIDE DE DECRYPTAGE DES ACTES LATINS DANS LES REGISTRES PAROISSIAUX

C'est un document que j'ai écrit et qui a été publié dans différentes associations généalogiques.

 

- Le calendrier républicain et son histoire

 

- Lexique Latin-Français : Mots, expressions et abréviations utiles en généalogie

 

- Des notes, traductions diverses et renseignements utiles en généalogie

 

généalogie 05  généalogie 04

 

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans ARTICLES DIVERS
commenter cet article
11 avril 2010
bandeau reportage photos

 

Mon ami Belcairois Henri TOUSTOU que l'on surnomme depuis toujours "Basile" m'a fait un joli cadeau, en fin d'année 2009. En effet, il m'a adressé une trentaine de photos sur papier qu'il avait dans son album photo, clichés pris à la fin de l'hiver 2001-2002 à Belcaire. C'est très gentil à lui, je l'en remercie encore. Je n'ai pas pu résister, je les ai scanné afin que vous puissiez vous aussi, en profiter, uniquement pour le côté nostalgique, n'allez pas y déceler de l'art photographique, ce n'est pas le but, elles ont du charme tout simplement, ... souvenirs, souvenirs ...

 

Belcaire Pays de Sault 021

Belcaire hiver 2001-2002, la neige est tombée cette nuit, belle photo matinale vers la route d'Espezel et Quillan (D613), au fond à l'Est, le soleil caresse à peine le Bois de la Fréchénouse, tandis que le Pic des Sarrasis est encore endormi

Belcaire Pays de Sault 029

Belcaire hiver 2001-2002, le jour est levé, à gauche le pic des Sarrasis "le Picou"

Belcaire Pays de Sault 022

Belcaire hiver 2001-2002, scieries et maison "Maugard", le "Foirail"  à droite

Belcaire Pays de Sault 023

Belcaire hiver 2001-2002, "route la forêt" vers l'ancienne scierie

Belcaire Pays de Sault 024

Belcaire hiver 2001-2002, levé du jour sur "le Foirail"

Belcaire Pays de Sault 025

Belcaire hiver 2001-2002, les fontaines du Pech

Belcaire Pays de Sault 026

Belcaire hiver 2001-2002, tombée de nuit hivernale

Belcaire Pays de Sault 001

Belcaire, ce n'est pas encore le printemps 2002, il y a encore de la neige sur la Coume de Maurette et la Coume de Ferrière

Belcaire Pays de Sault 007

Belcaire paisible, des jardins de la Coume de la Reine

Belcaire Pays de Sault 008

Belcaire Est, rue de la Coume de la Reine

Belcaire Pays de Sault 009

Je ne sais pas pourquoi, j'adore toutes les photos de Belcaire prisent d'ici

Belcaire Pays de Sault 010

Belcaire depuis les jardins de "la Coume de la Reine"

Belcaire Pays de Sault 002

La rue de la Promenade descendant vers la place de la mairie

Belcaire Pays de Sault 004

De la Coume : la rue de la Promenade et le Château qui est contemporain, ne pas confondre avec le château médiéval "le Casteillas" situé près de l'église dont il ne reste que très peu de vestiges

Belcaire Pays de Sault 005

La place de la mairie de Belcaire

 

Belcaire Pays de Sault 018   Belcaire Pays de Sault 003

A gauche, le début de la rue Gardouch et l'église. A droite, le carrefour des rues du Château et de la Promenade

Belcaire Pays de Sault 017

L'église vue de la mairie de Belcaire

Belcaire Pays de Sault 016

L'église de Belcaire (face Sud) vue de la rue Gardouch

Belcaire Pays de Sault 019  Belcaire Pays de Sault 020

A gauche, le clocher de l'église de Belcaire, vue de la rue du Rival. A droite, de la rue Gardouch on aperçoit aussi l'église qui domine cette grande maison qui était autrefois l'école communale (elle date des années 1895 environs)

Belcaire Pays de Sault 011

Le pont depuis la côte du Rival (côté Ouest de Belcaire) La D613 en direction d'Ax-les-Thermes franchit ce pont

Belcaire Pays de Sault 012

Belcaire (Ouest) "le pont" photographié du chemin du Bois de Ferrière

Belcaire Pays de Sault 013

Le lac et chalets de Belcaire

Belcaire Pays de Sault 006

Belcaire "Le Casteillas", on aperçoit "la croix" (au centre). A droite, la maison du docteur Martres (une personnalité de Belcaire)

Belcaire Pays de Sault 014

Le pic des Sarrasis "le Picou" (1182m) vu de la D613

Belcaire Pays de Sault 015

Belcaire, le Pic des Sarrasis "Le Picou" vu en direction de Roquefeuil

Belcaire Pays de Sault 027

Belcaire Est, vu des pâturages

Belcaire Pays de Sault 028

L'entrée du hameau de Trassoulas proche de Belcaire

 

Et, parmi toutes les photos de Basile, il y avait aussi des cartes postales anciennes de Belcaire, de Camurac, de Montaillou et de Montségur, que voici :

 

Belcaire 1910

Carte postale très ancienne de Belcaire datant de 1900

Belcaire 1980

vue générale de Belcaire côté Sud datant des années 1980, remarquez qu'il n'y avait pas encore beaucoup de chalets sur les hauteurs du lac, c'est une belle photo

Belcaire 1985

Belcaire Ouest, au couché du soleil

Belcaire le lac 1980

Le lac de Belcaire dans les années 1978-80

Camurac 1980

Le village de Camurac dans les années 1980, et vous apercevez au fond à gauche, le village de Comus

Montaillou 1980

Le village de Montaillou, en arrière plan le village de Camurac, toujours dans les années 1980

Montségur 1980

Et pour terminer l'album, voici une belle carte postale du Pog de Montségur et sa forteresse

 

Enfin de compte c'est sympa et une bonne idée de pouvoir partager ces photos avec vous, plutôt qu'elles ne tombent dans l'oubli au fond d'un tiroir. Merci Basile.

Je collecte d'autres photos de Belcaire et de sa région, d'autres albums suivront ...

--------------------------------------

 
L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Henri TOUSTOU / Jean-Pierre LAGACHE - dans ARTICLES DIVERS
commenter cet article
4 avril 2010
bandeau-HISTOIRE-04.jpg
bandeau chateaux cathares

Merci à vous, de m'avoir suivi dans cette troisième partie de l'histoire du château de Quéribus, j'espère que ce reportage vous a plu et qu'il vous aura permis d'en apprendre d'avantage sur ce château et surtout, vous aura donné envie d'aller le découvrir sur le terrain. Parcourez l'Aude en tout sens, vous serez étonné sur la multiplicité de choses très intéressantes que cette région vous réserve !
Voici donc cette troisième et dernière partie, j'ai encore quelques photos à vous montrer :

 Quéribus 03Une autre belle photo de Quéribus, on a l'impression que l'on est venu mouler la roche autour de la muraille, tellement c'est fusionnelpanorama Quéribus 04Panorama côté Ouest sur la vallée du Maury, le massif sur la droite s'appelle "la quille" altitude 964 m
Quéribus JP 047Vous ne vous lasserez pas d'admirer les paysages qui s'offriront à vous de la terrasse située en haut du donjon de QuéribusQuéribus JP 043Je n'ai pas résistez à vous montrer une dernière photo du plafond de la salle du "Palmier" située dans le donjon
 

Les archives de Cucugnan signalent qu'en 1757, Quéribus avait pour châtelain le baron de Sournia dont les descendants, les Castéras Sournia furent nommés dans cette fonction jusqu'à la Révolution sans occuper les lieux.

Avant d'être abandonné, Quéribus subit, notamment au XVI ème siècle, de profondes transformations qui lui confèrent son aspect actuel.

La forteresse passablement ruinée servit alors de repaire notamment en 1774 à une troupe de voleurs qui écumaient la région, parmi eux se trouvait une fille de Vignevieille travestie en homme.

Quéribus JP 049

Par temps clair, on aperçoit la Méditerranée

Quéribus JP 080

Du château on aperçoit côté Nord, un petit village pittoresque viticole, c'est Cucugnan, dont je vous ai déjà parlé lors du reportage sur le château de Peyrepertuse ici

Quéribus JP 081Un gros plan sur Cucugnan, garez la voiture à l'entrée du village et allez flâner dans les ruelles, c'est très joli.

Et, avec le billet d'entrée du château de Quéribus, vous avez droit à l'entrée au petit théâtre d'Achile MIR (1822-1901). Dans ce petit théâtre vous découvrirez l'histoire du curé de Cucugnan et son sermon, c'est un spectacle d'une vingtaine de minutes qui est proposé toutes les demi-heures et toute la journée, allez-y , je ne vous en dis pas plus, c'est à voir !

Quéribus JP 048

Autre angle de vue sur le village de Cucugnan, construit en amphithéâtre, parcouru de venelles, et de rues escarpées, il est dominé par un moulin à vent dit "le moulin d'Omer" que vous pouvez voir sur les photos ci-après

Quéribus JP 058

Le moulin à vent dit "le moulin d'Omer" qui domine le village de Cucugnan

Quéribus JP 082

 Le moulin d'Omer, vous l'apercevez du parking où vous laisserez votre véhicule

Quéribus JP 059

Il a de la "gueule" ce moulin à vent dit "le moulin d'Omer"

Quéribus JP 083

Il n'est pas beau ce moulin à vent de Cucugnan ?

Le bâtiment ainsi que le mécanisme ont été réhabilités en 2003. Il est mentionné sur les documents d'archive en 1692 et appartient au seigneur de Cucugnan jusqu'à la Révolution. Il est considéré en ruines en 1838. Ses ailes en frêne sont orientées face au vent grâce à un toit pivotant. Elles sont habillées de toile que le meunier dépliait en fonction de la force du vent. La poutre maîtresse est en chêne et les engrenages en buis. Les meules horizontales sont en granit. Ce moulin est bâti à même le rocher en pente, au dessus de trois anciennes aires de battage. Il témoigne d'une polyculture où le blé tenait une place prépondérante jusqu'à la moitié du XIXème siècle. L'économie locale reposait sur les céréales et l'élevage de chèvres et de moutons.

 

Le château fut classé Monument Historique dès 1907. Les premiers travaux de restauration datent de 1951, avec la réfection du donjon et la consolidation du rocher supportant le château. D'autres restaurations suivirent en 1970 et 1980. La commune de Cucugnan propriétaire du site, conclut en 1972 un bail de location avec une personne privée. C'est à cette époque que débute l'ouverture au public du monument. Après quelques péripéties avec le locataire, en 1983, la commune de Cucugnan se ré-approprie Quéribus et engage des travaux. Des fouilles archéologiques et une étude historique approfondie du site, sont entreprissent de 1984 à 1989.

 

 Quéribus JP 055  Quéribus JP 070

Les reporters au château de Quéribus

A gauche, l'accès au château par une porte protégée par un assommoir (il s'agit d'une trappe placée au-dessus d'un couloir étroit permettant aux défenseurs de laisser tomber des projectiles divers sur l'assaillant). A droite, porte d'entrée de la troisième enceinte surmontée des vestiges d'une bretèche

 

On accède à Quéribus par un chemin escarpé mais dégagé qui conduit aux défenses avancées, une série de poternes protégées par des canonnières. Trois remparts successifs, édifiés aux XIII ème et XIV ème siècles, sont ensuite disposés en paliers. On y retrouve tout l'arsenal des défenses médiévales, adaptées à l'emploi de l'artillerie : fortifications en chicanes, assommoir (mâchicoulis surplombant une porte), bretèches (sortes de loggias à mâchicoulis), caponnières (chemins protégés au creux de fossés secs), et escaliers suspendus ...

De forme polygonale, le donjon construit au XIV ème siècle, s'adapte exactement au rocher dont il occupe le point culminant, à 728 mètres d'altitude. Un seul de ces deux étages subsiste. Également, objet de grandes modifications, la chapelle est toujours visible. Sa voûte de style gothique primitif repose sur un pilier excentré, d'où les nervures se déploient "en palmier". Certains de ses murs font sept mètres d'épaisseur, impressionnant ! Une belle baie à meneaux dotée de deux banquettes de pierre éclaire l'ensemble. Selon certaines interprétations, la construction serait ici, comme à Montségur, orientée dans l'axe solaire du solstice d'hiver, date clé du calendrier Cathare.

 Quéribus JP 061

Toujours de beaux panoramas, ça donne envie d'y être !!

Quéribus JP 063

Côté Nord, on aperçoit le village de Cucugnan, cette commune des Corbières est située au pied du Mont Tauch sur le Verdouble et sur le terroir Corbières (AOC)

 

Pas moins de trois enceintes s'adaptent au relief du rocher, la troisième venant se refermer sur le donjon. Celui-ci est en première ligne de défense sur ses faces Est et Nord, qui ne disposent d'aucune ouverture et dont les murs atteignent une épaisseur variant de 4 à 5 mètres. Les enceintes résistaient aux tirs de trébuchet installé sur une plate-forme à cent vingt mètres à l'Est du château, au niveau de la terrasse de son donjon. Les boulets de pierre trouvés sur la face méridionale du rocher, indiquent qu'au XIII ème siècle, Quéribus fut soumis au tir des ces projectiles de trente à quarante kilos. A l'intérieur du donjon, la salle u pilier, du XIII ème voire XIV ème siècle, forme un carré de sept mètres de côté. Elle est éclairée par une fenêtre à meneaux cruciformes, qui s'ouvre au Sud, sur la cour du donjon. Le pilier décentré s'épanouit en huit nervures, s'appuyant sur des culs-de-lampe, et quatre croisées d'ogives de dimensions différentes. Cette belle salle gothique, deviendra, après la canonisation de Louis IX, en 1297, la chapelle Saint Louis. Mais, il n'est pas interdit de penser que, plus d'un demi-siècle auparavant, les cathares l'occupèrent, si près du ciel et si loin de la folie des hommes …

Il est à noter que la plupart des pierres ayant servi à la construction de l'édifice, hormis le donjon, ont été extraites sur place, car des emplacements de plusieurs carrières sont encore visibles.

 

Il faut savoir, qu'abandonnés, les châteaux dit "Cathare" n'ont été remis en valeur que depuis les années 1980, ce qui est très récent !

 

Quéribus JP 073   Quéribus JP 084

Photo de gauche l'escalier en bois menant au donjon. Photo de droite, une autre vue du moulin à vent d'Omer à Cucugnan

Quéribus JP 085

Quéribus, une splendeur médiévale

Quéribus vu du ciel Charlélie Coutinho

Je vous propose quelques photos vues du ciel, qui montre parfaitement l'environnement de la forteresse et l'exploit des bâtisseurs de cette époque médiévale

Quéribus vu du ciel Charlélie Coutinho 2007

Prise de vue face Sud / Ouest du château

Quéribus vu du ciel Claude Choisel 2004

Prise de vue face Nord / Est de la forteresse

Quéribus vu du ciel Joachim Thellier 2005

La citadelle au centre, face Nord

Quéribus 01Il est l'heure de redescendre, sur ce magnifique couché de soleil qui commence à plonger sur l'horizon, moment de bonheur et de plénitude !

Quéribus JP 004Une petite dernière avant de s'éloigner
 
Au plaisir de vous revoir, pour de nouveaux reportages, un conseil, lisez ce qui suit, car il y a des publications sur ce site très régulièrement, à bientôt ...
bandeau Fin 03

 

 

 

Ainsi se termine ce troisième reportage, le dernier de cette série, en espérant qu'ils vous auront intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
commenter cet article