Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : www.belcaire-pyrenees.com
  •  www.belcaire-pyrenees.com
  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
  • Contact

ANNONCES-MESSAGES-ACTUALITÉS

Ils veulent vous informer !

Pour découvrir les annonces

  cliquez sur la photo

Photo pour les annonces 02

Faites Une Recherche Sur Ce Site

LIENS UTILES

En cliquant sur l'une des images ci-dessous :

1 - vous pouvez écouter Radio Montaillou en direct

 

logo 01cliquez sur le logo RADIO MONTAILLOU ci-dessus pour écouter la Radio en direct
(en cliquant sur leur site en haut à droite)
pendant que vous consultez les pages du site
 

 

 

Pour suivre la progession et connaître la position des ours dans les Pyrénées
téléphonez au 05.62.00.81.10
 
Vous pouvez m'écrire
CLIQUEZ SUR LE PETIT CHIEN ROMÉO POUR ME CONTACTER
 
 
LIVRE D'OR
cliquez sur la photo pour déposées vos marques de sympathie et pour les visionner

Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
sur le tracé de l'emblématique Sentier Cathare et à proximité des gorges de la Frau et de Montségur
 
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
en Haute-Ariège près d'Ax-les-Thermes
 
Hôtel Restaurant Bayle ** à Belcaire

 

Sites d'Ami(e)s

Les Amis du Sabarthez de Pierre Cortinas

 

Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :

     l'Association le Grand Sault

 

on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :

     Chambre d'Agriculture de l'Aude

 

Logo réduit office du tourisme du pays de sault

Office du Tourisme du Pays de Sault

Chemin départemental 613

11340 ROQUEFEUIL

Tél : 04.68.20.75.89

 

Retour à la page d'accueil

LES LIVRES CONSEILLÉS

Nouvelle Rubrique pour découvrir

des livres intéressants

cliquez sur la photo

livres conseillés

MESSAGE

2 décembre 2015

Je partage ma passion du patrimoine avec vous depuis de très nombreux reportages, il vous suffit de consulter les sommaires de ce site pour vous en rendre compte pour ceux qui le découvre. Cette aventure continue, voici le quatrième numéro de ce reportage qui est composé de cinq parties du fait qu'il est illustré d'un très grand nombre de photos, plus de 490. Pour ne pas manquer un épisode, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter (voir menu de gauche). Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera et je compte sur vous !
La découverte de la ville de Narbonne se poursuit donc,  je vais vous parler des sites historiques majeurs dans le détail, qui je l'espère vous passionnera. Je vous souhaite une excellente lecture.

 

 

AUTRES CURIOSITÉS A NARBONNE

 

HÔTEL DIT DES TROIS NOURRICES

La célèbre maison des Trois Nourrices est une maison située à Narbonne à l'angle du 13 rue Edgar-Quinet et de la rue des Trois Nourrices. Elle est classée monument historique depuis 1913. Elle est située à l'angle de la Rue des Trois Nourrices et de la Rue Edgar Quinet, à proximité de la basilique Saint-Paul-Serge.

Narbonne, la façade de l'hôtel dit des Trois Nourrices. Il s'agit de l'un des ouvrages les plus remarquables de l’architecture privée régionale de la Renaissance, absolument unique à Narbonne. Datée de 1558, son nom lui vient des cariatides aux formes opulentes encadrant la baie de sa façade sud. L'intérieur de la maison peut être visité uniquement dans le cadre de la programmation de visites à heures fixes, se renseigner auprès de  l'Office de Tourisme.

L'édifice a été construit vers le XIIème siècle, contiguë à l'hôtel des Trois Rois qui fut détruit dans un incendie au milieu du XVIème siècle. C'était à l'époque un bâtiment de commerce abritant une boulangerie en rez-de-chaussée et des logements à l'étage. Au XVIème siècle, la maison appartient à une famille bourgeoise de Narbonne, les Guissane, dont certains membres sont consuls de la ville. Les étages et la façade seront alors remaniés dans un style Renaissance vers 1558. Deux croisées sont ajoutées à l'étage, dont une ornée de cinq cariatides formant les montants et les meneaux. Elle est alors désignée sous le nom de maison des Trois Nourrices, par analogie avec l’hôtel des Trois Rois situé non loin et disparu depuis. L'immeuble a été restauré en 2006.

C'est dans cet hôtel des Trois Nourrices qui faisait aussi office d'auberge, que Cinq Mars conspirant contre Richelieu fut arrêté en 1642.

Narbonne, la façade de l'hôtel dit des Trois Nourrices se trouvant dans la rue du même nom.

Narbonne, la façade de l'hôtel dit des Trois Nourrices.

Au bout de la rue Droite, se trouve une réplique de la louve de bronze du Capitole offerte par les édiles de Rome à l'occasion du XXIème centenaire de la fondation de la ville.

Narbonne, reproduction de la louve de Rome du Capitole offerte par la ville de Rome.

Narbonne, sur la voûte, une réplique de la louve offerte par Rome en 1982 pour le 2100 ème anniversaire de Narbonne elle est située place du Forum.

 

L'HORREUM GALLO-ROMAIN

Deux mille ans plus tard, l'Horreum composé de deux galeries, est un entrepôt souterrain gallo-romain de marchandises témoignant encore du passé antique des lieux. Le site renferme sert aujourd'hui d'entrepôt aux fûts de chêne de Narbo 118, un vin produit par la municipalité.

L’Horreum romain, situé au 7 rue Rouget de l'Isle, c'est un exemple métropolitain unique d’entrepôts gallo-romains de marchandises conservé dans sa quasi-intégralité. C'est le seul monument antique encore visible à Narbonne, l'Horreum est un ancien entrepôt souterrain datant de la fin du 1er siècle avant J.C.

Narbonne, vestige romain près de l'accès à l'Horreum gallo-romain.

Narbonne, l'Horreum gallo-romain.

Narbonne, l'Horreum gallo-romain. Ces galeries souterraines du Ier siècle avant J.C. sont composées de couloirs desservant une série de pièces exigües. Elles étaient à l'origine sous-jacentes à un monument disparu, probablement un marché ou un entrepôt.

Photo datant de 1970 de l'Horreum gallo-romain à Narbonne.

 

Les fontaines de Narbonne sont alimentées par les sources du Duc et de Saint- Pierre, qui, d'après un mémoire de M. Clapiès, ingénieur, donnaient dix pouces d'eau en 1738.

Narbonne, place des quatre fontaines.

Narbonne, place des quatre fontaines. Cette place des 4 fontaines doit son nom à la fontaine à 4 bouches qui se trouve en son centre. Elle était autrefois la principale place du quartier de Bourg. Elle ouvre sur la Rue Berlioz d'où vous pourrez admirer la superbe façade du XIVème siècle de la Maison des Inquants, ancienne bourse aux draps.

Il n'y a pas longtemps qu'on a découvert à La Rouquette les fondations de l'amphithéâtre de Narbonne ; on reconnaît l'ellipse qu'il formait, mais pas un pan de mur n'est debout, situé au quartier de La Rouquette, à peu de distance de la porte Sainte-Catherine.

A voir aussi :

- La chapelle de la Madeleine.

- Le couvent de Carmélites, rue Michelet.

- Le couvent des Frères du Saint-Esprit, au 8 rue Rabelais.

- L'église des Carmes de Narbonne, au 8 rue Voltaire et 6 rue David.

- L'église et couvent de Cordeliers, située impasse des Cordeliers.

- L'église des Jacobins, place des Jacobins.

Narbonne, l'église des Jacobins, place des jacobins.

- L'église de la Major, au 14 impasse Jussieu.

- L'église Notre-Dame des Olieux, au domaine des Monges, route de Gruissan.

- Le musée des potiers gallo-romains Amphoralis.

A Sallèles-d'Aude se situe Amphoralis ouvert depuis 1992 surplombe les fouilles archéologiques d’un atelier de potiers de l’époque gallo-romaine.
Cet atelier, est actif depuis le Ier siècle avant notre ère jusqu’à la fin du III ème siècle. Le visiteur découvre la vie quotidienne et l'activité de ces potiers qui vivaient sur place et produisaient en masse des amphores vinaires de type Gauloises 4 mais aussi différents matériaux de construction (briques, tuiles) et de la vaisselle du quotidien. 
Dans le parc du musée, un parcours mène aux reconstitutions de fours et d'un habitat, construits à l’identique des vestiges retrouvés. Jouxtant l’habitat, le jardin des potiers, présente plus de 160 espèces ayant pu exister dans l’Antiquité. Enfin, une balade dans l’arboretum permet de découvrir des essences de bois utilisées à l’époque pour les cuissons et de comprendre la régénération d’une forêt.

 

Narbonne, l'ancienne poudrière du XVIIème siècle, jardin des Vicomtes, situé rue de l'Ancienne Porte Neuve.

- Ancienne poudrière, situé rue de l'Ancienne Porte Neuve, datant du XVIIème siècle, elle a été restaurée et réaménagée dans les années 1970. C'est un lieu d'expositions essentiellement consacré aux artistes plasticiens et aux associations du Narbonnais.

 

Narbonne, à gauche, rue de la vieille ville. A droite, le cloître de l'église Saint Sébastien situé rue Michelet.

Narbonne, le cloître de l'église Saint Sébastien situé rue Michelet.

Narbonne, l'église Saint Sébastien situé rue Michelet.

Cette église de style gothique flamboyant a été construite au XVIIème siècle. Elle a servi de chapelle au couvent des Carmélites jusqu'à la Révolution française. Le cloître et les bâtiments conventuels datent du XVIIème siècle. L'intérieur de l'église est uniquement visible lors des offices religieux.

Narbonne, La chapelle Notre Dame de la Grâce ou chapelle des Pénitents Blancs, façade latérale vue depuis la rue D. Rochereau.

Narbonne, La chapelle Notre Dame de la Grâce ou chapelle des Pénitents Blancs située rue D. Rochereau et rue des Tanneurs.

Narbonne, porche de Notre Dame de la Grâce ou chapelle des Pénitents Blancs située rue des Tanneurs.

- La chapelle Notre Dame de la Grâce ou chapelle des Pénitents Blancs située rue D. Rochereau et rue des Tanneurs, est un ancien couvent des Augustins. Les Augustins s'installèrent à Narbonne en 1262 en dehors des murailles. Lors de la reconstruction de l'enceinte de Narbonne, les couvents des ordres mendiants qui se trouvaient en dehors des murailles, furent détruits. En 1523, ils entrèrent en possession de l'emplacement du couvent actuel. Le couvent était toujours en construction en 1542. En 1563, Anne de Gentian, seigneuresse de Fargues, leur légua 300 livres pour la fondation d'une chapelle dédiée à Notre-Dame de l'Annonciade. Le cloître fut construit en 1642 grâce aux dons de l'archevêque Claude de Rebé. Un décor de gypseries fut installé dans le chœur au 18e siècle. En 1793, les biens des augustins furent vendus et morcelés. En 1815, la confrérie des Pénitents blancs racheta l'église. Ils murèrent les six chapelles et voûtèrent la nef. Dans la 2ème moitié du XXème siècle, la chapelle servit de salle de spectacle et de cinéma.

Narbonne, le passage de l'ancien courrier, situé rue de l'Ancien Courrier.

Narbonne, vestige romain encore visible dans une des rue de la ville.

Narbonne, porche ancien dans la vieille ville.

Narbonne, la chapelle des pénitents bleus, située place Salengro.

- L'ancienne chapelle des Pénitents bleus.

La chapelle des Pénitents bleus datant du XVIIème siècle, est située dans le quartier de l'Europe à Narbonne, c'était une ancienne église des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
La chapelle au décor baroque appartenait donc à l'origine aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dont la présence est attestée à Narbonne dès 1149, devenus chevaliers de l'Ordre de Malte par la suite. L'édifice est probablement de souche romane cependant que des éléments de la nef dénotent des remaniements intervenus au début du XIIIéme siècle. A sa demande, le vicomte de Narbonne Aymeric III, aurait été inhumé dans la chapelle en 1239.
A une époque indéterminée, antérieure au XVIIème siècle, son orientation est inversée. Le chœur jusqu'alors correctement situé à l'Est, permute avec le porche d'entrée.
C'est en 1592, pendant la vacance de siège qui a suivi l'épiscopat du cardinal de Joyeuse, que la confrérie des Pénitents Bleus prend possession de la chapelle.
Des travaux importants y sont effectués au début du XVIIème siècle : tribune, autel ; puis surtout à partir de 1725 et jusqu'à la veille de la Révolution décor intérieur et façade d'inspiration baroque. Après l'extinction de la confrérie au XVIIIème siècle, la chapelle servira d'annexe paroissiale  et connaîtra d'autres affections qui altéreront sa décoration intérieure. Les pièces essentielles du mobilier ont été déposées dans la cathédrale. L'édifice a été acquis en 1974 par la ville de Narbonne. Restaurée en 1995, elle accueille aujourd'hui des expositions temporaires d'art contemporain.

 

- Le Clos de la Lombarde, ces vestiges archéologiques se situent 28 rue Chanzy à Narbonne, c'est un quartier antique de Narbonne dont sont issues les peintures à fresque antique exposées au Musée Archéologique. Une Domus romaine ainsi qu'une église paléochrétienne y ont été mises à jour. Ce site de fouilles peut être visité dans le cadre de la programmation de visites à heures fixe, se renseigner auprès de l'Office de Tourisme.

 

- Des maisons romanes de Narbonne, au 75 rue Droite et au 20 rue Marceau.

- Deux puits, situés 1 quai Dillon et 21 rue Rabelais.

- La maison natale de Charles Trénet, né le 18 mai 1913, elle situé 13 avenue Charles Trénet (Voir photos dans le 5 ème reportage).

- Le monument commémoratif d'Ernest Ferroul se trouve Boulevard Frédéric Mistral. Il joua un rôle déterminant lors de la révolte des vignerons du Midi en 1907, il décéda à Narbonne, le 29 décembre 1921.

 

 

LES HALLES DE NARBONNE

Il existait apparemment un marché couvert à Narbonne à l'époque de Charles VII, car il les fit reconstruire ces halles détruites et il fit réparer les ponts.

Les halles de Narbonne est un pavillon de style Baltard.

L'encombrement du Marché aux légumes et produits divers qui se tenait place aux Herbes (actuelle place de l'Hôtel de Ville), devenant de plus en plus dangereux pour la circulation et insuffisant pour contenir tous les marchands, mit la municipalité de 1871 dans l'obligation de s'occuper de la création d'une Halle couverte.

Narbonne, les halles vues du boulevard Docteur Ferroul.

Au coeur de Narbonne, les Halles centenaires, de style Baltard, accueillent tous les matins promeneurs affamés, cuistots en harbe et gourmets de tout poil.

Narbonne, les halles vues du cours Mirabeau.

Ce projet fut déposé par le conseiller municipal Paul Jean le 11 août 1871. mais les difficultés financières de la ville à cette époque ne permirent pas la réalisation immédiate d'un tel projet, il faudra attendre 1894, sous la municipalité d'Ernest Ferroul pour que la construction des halles soit définitivement votée.

En 1892, la ville avait ouvert un concours pour la construction de ses halles. Le Lauréat en fut André Gabelle constructeur à Marseille.

Le 9 mars 1894, un avant projet est dressé par l'architecte de la ville, l'implantation se fera  sur les terrains longeant le boulevard de la Liberté, actuel boulevard Ferroul. Un crédit spécial fut voté, de 595 000 F pour les travaux et l'achat de terrains, par la suite le devis primitif a été réduit à 400 000 F.

Le 15 novembre 1897 le conseil municipal sous la présidence du maire Paul Roques vote la construction.

Le 26 novembre 1898, L'entrepreneur André Gabelle, fit une proposition concernant les portes monumentales en fer et faïences prévues dans le projet initial. La Commission des travaux publics, après examen de cette proposition est d'avis qu'il conviendrait d'établir 3 portes monumentales en pierre, dont l'une sur la grande façade du boulevard de la Liberté l'actuel boulevard Ferroul et les deux autres sur les deux petites façades principales.

Narbonne, l'entrée des halles du côté du boulevard du docteur Ferroul.

Narbonne, les halles.

Le 25 mai 1900, la municipalité Ferroul décide de modifier la distribution des eaux aux Halles. Initialement il était prévu une fontaine monumentale à quatre jets, au centre du bâtiment. Considérant que cela serait une gêne pour la circulation, le conseil municipal décide alors le remplacement de cette fontaine par quatre bornes fontaines à placer : deux dans l'intérieur, à savoir l'une à l'angle de la poissonnerie, l'autre à l'angle de la porte des cases des bouchers; deux autres à l'extérieur sur le trottoir du boulevard de la Liberté, une à chaque extrémité du bâtiment.

Au début du mois de novembre 1900, les travaux de construction sont achevés.

Le 1er janvier 1901 le nouveau marché couvert de Narbonne ouvre ses portes au public.

Les halles de Narbonne ont été rénovées en 1993-1994.

NOTE : Taxe à Narbonne,  la leude n'est pas seulement un droit de péage, mais un droit de marché. Perçue sur l'entrée, la sortie et le passage des marchandises, elle est aussi prélevée sur la vente qui en est faite. C'est ainsi qu'au XIV ème siècle, l'archevêque et le vicomte de Narbonne perçoivent la leude sur les oignons, sur les choux et sur les pains qui sont vendus dans les différents marchés de la ville.

 

AUTRES ÉVÈNEMENTS MARQUANTS L'HISTOIRE DE NARBONNE

LA PESTE

En 1628, la guerre et le déchaînement climatique avec la grêle, la tempête qui avaient emporté tous les fruits et récoltes, ces éléments conjurés avaient amené partout dans le Languedoc une misère profonde et préparé le terrain à l'épidémie cruelle.

C'est ainsi que la première peste connue et signalée à Narbonne au XVIIème siècle date de 1629, mais qui éclata réellement au mois de novembre 1628. Une nouvelle peste, survint en 1631 et dura jusqu'au mois d'août 1632. Enfin une troisième peste vint encore affliger Narbonne au mois de novembre 1651 et ne disparut définitivement qu'en février 1653.

 

LA RÉVOLTE DES VIGNERONS DU LANGUEDOC EN 1907

Lors de la révolte des vignerons du Languedoc Roussillon, le mois de mai 1907 fut celui des grands rassemblements dans les préfectures et sous-préfectures du Languedoc-Roussillon. Le premier a lieu à Narbonne où le 5 mai, un meeting mobilise entre 80 et 100 000 personnes.

C'est sur cette place face à l'hôtel de ville qu'en mai 1907 suite à la révolte des gueux du Midi que l'armée tira sur l'émeute et le sang des vignerons miséreux coula sur le pavé, une plaque commémorative rappel ce malheureux souvenir. J'ai réalisé un reportage détaillé avec de nombreuses photos sur ces évènements si vous désirez découvrir les raisons de cette révolte, rendez-vous ICI.

Portrait du docteur Ernest Ferroul maire de Narbonne - président du Comité de Défense Viticole en 1907.

Manifestations Viticole du 5 mai 1907, le docteur Ernest Ferroul et officiels attablés en 1907.

Narbonne, les vendanges en 1910.

Narbonne, en 1907 lors des troubles du Midi, le docteur Ernest Ferroul maire de Narbonne démissionne, on le voit ici au milieu des manifestants.

 

L'HISTOIRE DE SAINT THÉODARD ARCHEVÊQUE DE NARBONNE

Ce saint Théodard, que l'on nomme aussi Audard, naquit dans la province de Toulouse, sous le règne de l'empereur Louis-le-Débonnaire. Ses parents appartenaient à la première noblesse du pays, et il eut pour patrie la ville de Montauriol, aujourd'hui Montauban.

Saint Théodard évêque métropolitain de Narbonne, né à Montauban vers 840 et décédé le 1er mai 893.

Sigebode, archevêque de Narbonne et primat d'Aquitaine, étant venu à Toulouse pour régler d'importantes affaires ecclésiastiques, remarqua bientôt le jeune Théodard. Le zélé prélat résolut de l'attacher à sa personne et à son Église. Théodard eut occasion de faire paraître son éloquence, ses connaissances théologiques, et de gagner l'estime et l'affection de l'archevêque de Narbonne. Dom Vaissette, après avoir parlé du lieu de la naissance de saint Théodard et de la no blesse de sa famille , nous dit : "L'auteur de sa vie rapporte que les juifs s'étant présentés au roi Carloman, pour le supplier de les mettre à l'abri de quelques avanies que leur faisait tous les ans l'évêque de Toulouse, nommé Bernard, avec le clergé et le peuple de cette ville, ce prince ordonna à Sigebode, archevêque de Narbonne, d'assembler sur ce sujet un concile à Toulouse pour y écouter leurs plaintes et leur rendre justice. Il ajoute que Théodard, s'étant présenté à l'assemblée, justifia pleinement les Toulousains, et confondit les Juifs sur tous leurs prétendus griefs". Les chrétiens ont eu souvent, au Moyen-âge surtout, à se plaindre du mauvais esprit, des intrigues et de la perfidie des juifs.

A la suite de ce concile tenu à Toulouse, Théodard se trouva donc transporté à Narbonne et établi dans le palais archiépiscopal. L'archidiacre de Narbonne décéda, le clergé et les fidèles s'empressèrent de désigner Théodard pour remplir la place vacante.

Revêtu de sa nouvelle dignité, le saint jeune homme justifia pleinement le choix qu'on avait fait de lui. Il surpassa même ce que le peuple, le pontife et le clergé attendaient de sa prudence, de son zèle et de son dévouement. Il fut, dit la légende du bréviaire, l'œil de l'aveugle, le pied du boiteux, le père des indigents et le consolateur des affligés.

En 878, Sigebode se trouvant retenu à Narbonne par une grave maladie, Théodard fut député, en sa qualité d'archidiacre, pour aller à Nîmes assister à la recherche des reliques de saint Paul. On pense que c'est au retour de cette mission que Théodard fut ordonné prêtre.

En 885, Sigebode, après quinze années de services en tant qu'archevêque de Narbonne décéda. Pour lui succéder, les clercs, les abbés, les nobles et le peuple demande que Théodard soit l'élu.

Toutes ces formalités étant accomplies, Gislerand et Agilbert écrivirent aux évêques de la province pour leur notifier l'élection de Théodard et les inviter à venir à Narbonne assister à la consécration de leur futur métropolitain.

Le 15 août de l'an de grâce 885, Ausinde, Gislerand et Agilbert se rendirent avec Théodard dans l'église Sainte-Marie de Narbonne afin qu'il y prête le serment, les promesses et la profession de foi exigés par les Canons.

Dès le début, Théodard se montra l'égal de ses plus grands prédécesseurs.

En 886, il fit un voyage à Rome, il fut reçu par le 113 ème pape Étienne VI un des plus grands papes du moyen-âge. Il alla se prosterner sur le tombeau des saints apôtres Pierre et Paul, avant son retour vers Narbonne.

 

Cette même année 886, saint Théodard eut la consolation de rétablir un évêché qui était vacant et délaissé depuis le commence ment du VIII ème siècle. C'est celui d'Ausone, dans la Marche d'Espagne. Les Sarrasins s'étant emparés de ce pays, l'avaient dévasté et y avaient opprimé la religion catholique. Mais de nouvelles incursions des ennemis du nom chrétien firent échouer ce projet.

Théodard réunit un concile, le 15 des calendes de décembre 887. Il fixa, pour le lieu de l'assemblée, la ville de Port, située entre Maguelonne et Nîmes.

Théodard se rendra à la cour du roi Eudes à Orléans, une seule fois pour régler des affaires de son diocèse, c'était au mois de juin de l'an 888.

Quand il prit en main les rênes du diocèse de Narbonne, il trouva son église cathédrale dans le plus triste état. Il prit les choses en main, et après plus de quatre années de soins continuels, d'efforts multipliés et de grands sacrifices, il eut enfin la consolation de voir ses vœux accomplis. L'antique église s'était relevée de ses ruines, toute trace de profanation avait disparu de son enceinte, et elle brillait d'une jeunesse nouvelle.

Théodard, lors de la cinquième année de son épiscopat, le 3 octobre 889, fit la dédicace d'un magnifique autel en marbre blanc, et enrichi de colonnes de la même matière, qu'il plaça dans sa cathédrale et qu'il dédia aux saints martyrs Just et Pasteur. Il consacra l'autel solennellement, en l'an 890, en présence de tout son peuple

Théodard se transportait partout; et partout il savait soutenir, fortifier, encourager. Les ressources les plus inespérées se multipliaient dans ses mains, et il s'imposait les plus grandes privations pour soulager les indigents.

Théodard, quoique peu avancé en âge, avait vieilli avant le temps. Ses forces physiques diminuaient sensiblement, et bien tôt de tristes symptômes vinrent alarmer tous ses diocésains. Une fièvre continue, et qui devenait de jour en jour plus ardente.

En 891, il se rendit encore, sur l'invitation de l'archevêque de Sens, à un concile que le roi Eudes avait fait convoquer, et qui se tint dans la petite ville de Mehun-sur-Loire.

Les médecins et toutes les personnes qui l'approchaient, ne cessant de lui répéter qu'il devait se soigner et consentir à prendre les médicaments réclamés par son état, il répondit avec calme et fermeté : "Que la volonté du Seigneur se fasse".

Saint Théodard quitta cette terre le premier jour de mai de l'an 893, sous le règne du roi Eudes. On déposa son corps dans l'église du monastère de Saint-Martin à Montauban (appelé autrefois Montauriol), dont la fondation est attribuée à ses ancêtres, et qui prit plus tard son nom. Cette abbaye, de l'ordre de saint Benoît, fut érigée en évêché par le pape Jean XXII.

Cette abbaye de Montauban, qui fut depuis appelé de son nom l'abbaye de saint Théodard, et qui fut changé, dans la suite des temps, en église cathédrale, lorsque la ville de Montauban fut érigée en évêché. Cette cathédrale ne laisse pas d'être toujours dédiée sous le nom de Saint-Martin, et l'on dit que le corps de saint Théodard s'y est conservé jusqu'à présent, nonobstant toutes les violences que les huguenots y ont exercées dans les XVIème et XVIIème siècles.

En 1561, quand les hérétiques s'emparèrent de Montauban, les reliques du bienheureux Théodard furent portées près de Montech, à Villebrumier.

Le village de Villebrumier (Tarn et Garonne) rue de la Gendarmerie et l'église Saint Théodard en 1905.

De nombreux témoignages nous indiquent, que les reliques de saint Théodard ne furent pas détruites, du moins totalement, en 1561, à l'époque du pillage de l'abbaye et de l'église de Saint Martin. Le célèbre reliquaire de Saint Théodard ne tomba point au pouvoir des calvinistes. Une seule église, depuis le 30 décembre 1652, se glorifie d'avoir les restes de saint Théodard : c'est celle de Villebrumier chef-lieu de canton, situé à peu de distance de Montauban. Plusieurs évêques de Montauban feront l’inventaire des reliques, la dernière datant de 1912.

Coffre contenant les reliques de Saint Théodard à Villebrumier.

L'église Saint Théodard à Villebrumier.

L'abside de l'église Saint Théodard à Villebrumier.

La ville de Montech, qui a été pendant de longues années la résidence de l'évêque et du chapitre expulsés par les huguenots, a dû certainement avoir autrefois quelques reliques de saint Théodard. Malheureusement elles ont disparu.

Vers 1825, dans la sacristie de l'église de Montech, un ancien reliquaire renfermant une portion d'os assez considérable, mais sans authenticité. Il est à présumer que ce fragment provient de la châsse de saint Théodard. Le reliquaire, dont le travail est remarquable, appartient depuis 1855 environ à Madame la marquise de Pérignon (nom de jeune fille : Hélène-Catherine de Grenier) qui épousa le 14 février 1786 le maréchal Catherine Dominique de Pérignon (1754 + 1818), et qui déposa la relique, dans la chapelle de son château de Finhan (Tarn et Garonne), résidence achetée par le maréchal Pérignon en 1797.

Saint Théodard est fêté le 1er mai.

Le château de Finhan (Tarn et Garonne) qui fut racheté par le maréchal Pérignon en 1797. Photo datant de 1900.

 

Narbonne, cour dans le palais des archevêques jouxtant le chevet de la cathédrale Saint Just.

 

LISTE DES COMTES, VICOMTES, PRINCES, ET ARCHEVÊQUES DE NARBONNE

Jusqu'à la fin du Moyen-âge, Narbonne fut gouvernée par deux seigneurs : l'archevêque et le vicomte.

Note : les seigneurs de Narbonne prenaient assez indifféremment les titres de comte, vicomte, marquis et duc. On n'est point fixé sur l'origine des comtes ou vicomtes de Narbonne ; la tradition la plus commune est que Charlemagne établit des comtes pour le gouvernement des villes du bas Languedoc, comme il avait fait pour l'Aquitaine. Aymeric fut le premier vicomte de Narbonne en 758.

 

Il a très certainement des manques et des erreurs dans cet inventaire que je vous propose ici, surtout dans les périodes les plus anciennes, car beaucoup d'archives sont incomplètes et se contredisent. Mais c'est déjà une bonne approche.

 

- Vers 250, Saint Paul-Serge de Narbonne était un évêque métropolitain.

- Au III ème siècle, Saint Étienne, le diacre du précédent lui succéda, il fut nommé évêque métropolitain.

- Vacance du siège pendant environ deux siècles et demi, à cause des persécutions des empereurs romains, qui étaient maître de Narbonne.

- En 359, Gavidius.

- Vers 392, Irénée.

- De 417 à 422, Hilaire. Les ennemis de la foi occupaient alors le Languedoc.

- De 427 à 461, Rusticus ou Saint Rustique, évêque de Narbonne, il aurait fait reconstruire la cathédrale de la ville, détruite par un incendie. Comme Hilaire l'évêque d'Arles, il est rappelé à l'ordre par le pape Léon à propos des élections épiscopales. Ayant transmis au pape Saint-Léon un mémoire en 19 articles pour le consulter sur divers points, ce pontife lui répondit, au sujet d'un de ces articles, qu'il était permis à l'ingénu qui avait épousé un esclave de le répudier et de contracter un nouveau mariage.

- En 462, Hermès. Il mourut vers 500.

- En 506, Caprarius. Il mourut vers 520.

- Vers 521, Aquilin. Il mourut vers 554.

- Vacance du siège pendant environ vingt-cinq ans, causée par la persécution des rois Goths, qui étaient maître de Narbonne.

- Vers 580, Atlalocus, Il mourut en 587.

-Entre 589 et 597, Migetius ou Mégace. Le premier concile de Narbonne eut lieu en 589.

-Avant 610, Sergius.

- De 633 à 638, Selva.

- En 639, Félix, mort vers 646.

- En 647, Saint-Pierre, mort vers 662.

- Vers 672, Argebaud ou Argebodus, mort en 673.

- De 683 à 688, Sunifred ou Junifredus. Il meurt vers 693.

- Vacance du siège pendant soixante ans à cause d'une peste et des cruautés des Sarrasins qui s'étaient emparés de Narbonne.

- En 767, Aymeric, autrement appelé Théodoric fut le premier duc, marquis et comte de Narbonne. Charlemagne fera fortifier la ville de Narbonne en 768.

- Vers 768, Aribert. Il meurt en 820.

- Avant 781, Nimbrisius.

- Entre 779 et 799, Daniel, sous le règne de Pépin le Bref, cet archevêque, fut le premier coseigneur de Narbonne. Il fut archevêque pendant vingt ans. Il meurt en 799.

- En 782, le second duc fut Milon qui avait le simple titre de comte de Narbonne. Il est mentionné, en 794 dans un diplôme de Charlemagne comme ayant été un des fondateurs de l'abbaye de Caunes.

- Vers 789, Torsin ou Tursin, troisième duc porta le titre de prince de Narbonne et de Toulouse.

- En 791, Magnarius, était comte de Narbonne; il fixa en cette année-là les limites d'un« territoire qui appartenait à l'abbaye de Caunes.

- 793, Guillaume de Bourgogne, fils d'Aymeric ou Théodoric,  sous le titre de duc et de marquis de Narbonne.

Note : Il paraît que c'est à cette époque du IXème siècle, que les évêques métropolitains de Narbonne prirent le titre d'archevêque.

- Vers 800, Sturmion, comte de Narbonne, il est rappelé dans un jugement de l'année 834 comme ayant reçu un rescrit de Louis le Débonnaire, lorsque ce prince n'était encore que roi d'Aquitaine.

- Vers 793, Adhémar, c'est celui qui étant comte de Narbonne suscita un procès à Jean en 834.

- Vers 793 à environ 834, Liebulfe, ce comte du nom de Liebulfe figure dans un acte d'échange du 7 novembre 824, passé entre lui et l'archevêque d'Arles, et confirmé par un diplôme du 3 janvier 825. Ce même comte et son épouse Odette, donnèrent au monastère de Lerins, par testament du 10 mars 828, une certaine quantité de biens. Dans un plaid de 834, nous savons par lui que Liebulfe s'empara par la force du domaine de Fontjoncouse.

- L'an 815, Nibridius ou Ninfridius, archevêque et deuxième coseigneur de Narbonne. Il meurt en 822.

Note : Il est permis de penser qu'après l'année 820 les comtes particuliers de Narbonne  furent remplacés par de simples vicomtes.

- En 822 environ, Bera ou Berano, fut le cinquième duc, marquis et comte de Narbonne.

- Vers 826, Bernard, fils de Guillaume fondateur du monastère de saint-Guillaume le Désert, fut le sixième duc sous le titre de duc de Septimanie. Charles le Chauve le fit assassiner en l'an 844.

- Vers 827 à 840, Barthelèmy, archevêque, coseigneur de Narbonne.

- En 844, Sumefridus ou Humfridus, septième duc, sous le titre de marquis de Gothie.

- En 845, Berarius et son successeur Fredold ou Frédald ou Frédule (vers 855 à 872), archevêques, quatrième et cinquième coseigneurs de Narbonne.

- En 865, Raymond et son successeur, son fils Bernard, comtes de Toulouse, neuvième et dixième ducs, sous le titre de marquis et ducs.

- De 873 à 885, Sigebodus fut le successeur de Fredold, archevêques, sixième coseigneurs de Narbonne.

- En 874, Bernard, fils de Bernard et de Duodène, fut le huitième duc, sous le titre de marquis de Gothie.

- En 879, Bernard comte d'Auvergne et de Bourges, onzième duc, sous le titre de prince et marquis de Gothie. Nommé par le pape Jean VIII.

- Avant 884, ce fut Sigebodus ou Sigebode, archevêque et primat d'Aquitaine, sixième coseigneur de Narbonne. Il eut recours à la protection du roi Louis-le-Bègue pendant le concile de Troyes en 878, contre des ravages commis par le comte de Roussillon Miron et le vicomte de Narbonne Lindoin. Il meurt vers 886.

- En 885, Saint-Théodard, il était le patron de la ville de Montauban, archevêque, le septième coseigneur de Narbonne. En 878, l'archevêque Sigebode se trouvant retenu à Narbonne par une grave maladie, Théodard fut député, en sa qualité d'archidiacre, pour aller à Nîmes assister à la recherche des reliques de saint Baudile. Il fut nommé archevêque de Narbonne le 15 août 885 dans l'église Sainte-Marie de Narbonne. Quand il prit en main les rênes du diocèse de Narbonne, il trouva son église cathédrale dans un triste état. Un diplôme par lequel tous les avantages sont garantis à Saint Théodard et à ses successeurs, par le roi Eudes, fut signé à Orléans le 24 juin 888.

- En 898, Majol, premier vicomte héréditaire de Narbonne. Il fut le troisième vicomte de Narbonne.

- Vers 900, successivement il y a eu, Aribertus II et Arnustus, tous archevêques, huitième et neuvième coseigneurs de Narbonne. Il présida le IIIème concile de Narbonne en 902, auquel assistèrent plusieurs évêques d'Espagne, du Languedoc et de Provence. Le IVème concile de Narbonne, tenu par le même archevêque en 911, eut lieu à Fontcouverte. Arnustus fut assassiné en allant au concile de Tolède en 913.

- Vers 900, Vulberard ou Ulberard et puis Alberic, les deuxième et troisième  vicomtes héréditaires de Narbonne.

- De 910 à 918, Guillaume comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, fondateur du monastère de Cluny. Fils de Bernard comte d'Auvergne et de Bourges. Treizième duc, sous le titre de prince de Gothie.

- Avant 913 (de 893 à 912), Arnuste etAgio son successeur, archevêques neuvième et dixième coseigneurs de Narbonne. Il meurt assassiné en Catalogne.

- En 911, Gérard, fut nommé archevêque de Narbonne par l'évêque d'Uzès, Amélius II.

- Vers 914, Vulcarius ou Vulberardus et Alberic, deuxième vicomtes héréditaires de Narbonne.

- Avant 918, Raymond, comte de Toulouse, quatorzième duc, sous le titre de marquis de Gothie.

- De 914 à 924, Agio, archevêque dixième coseigneur de Narbonne.

- Avant 921, Richard duc d'Aquitaine, douzième duc, marquis et comte de Narbonne, sous le titre de duc.

- Entre 920 et 926, Volverade, frère présumé du vicomte Odon. Vicomte de Narbonne.

- Vers 923, Ermengaud fils de Bernard aîné d'Humfridus et l'abbé Raymond, quinzièmes ducs, sous le titre de princes de Gothie.

- En 924, Anno succède à Agio, archevêques, il est le onzième coseigneur de Narbonne.

- De 930 à 945, Odon Eudes, fils d'un vicomte dénommé Francon et d'Ersinde ou fils de Vulberard ? Il épouse le 1er mai 955 Richilde fille de Guifred II Borrel, comte de Barcelone. Il est le père du vicomte Malferd. Il est le troisième vicomte héréditaire de Narbonne.

- Dés 923 jusqu'en 937, Pons surnommé Raymond, comte de Toulouse, seizième duc, sous le titre de prince et premier marquis de Gothie. Il dépouilla Ermengaud et Raymond son fils de la principauté de Gothie.

- Entre 924 et 958, Anno, Erifons et Aymeric en 937, tous archevêques, onzième, douzième et treizième coseigneurs de Narbonne.

- En 944, Raymond, comte de Toulouse, dix-septième duc, sous le titre de prince de Gothie.

- De 945 à 977, Aymeric, archevêque, treizième coseigneur de Narbonne. Décède avant le 13 juin 977. Il présida le V ème concile de Narbonne en 937 et le VI ème en 947.

- Entre 952 et 966, Malfred et Adélaïde sa femme qu'il épousa le 1er avril 990. Il est le fils très probable du vicomte Eudes et de Richilde de Barcelone. Il est le quatrième vicomte héréditaire de Narbonne. Il décède entre 966 et 969.

- Guadaillo, prince des Goths. Il fut élu évêque de Barcelone en 1029.

- Après 974, Raymond, comte de Rouergue, dix-huitième duc, sous le titre de seigneur de Narbonne.

- Entre 977 et 1019, Ermengaud de Narbonne, fils de Malfred vicomte de Narbonne et de Richilde de Barcelone, archevêque, quatorzième coseigneur de Narbonne. Il mourut vers 1019. Il présida le VIIème concile de Narbonne en 990.

- Entre 1017 et 1023, Raymond Ier, fils du vicomte Malfred et d'Adélaïde. Il épousa la comtesse Richarde le 7 juin 1033 (+1044), il est le cinquième vicomte héréditaire de Narbonne. Il décède vers 1023.

- Du 6 octobre 1019 à 1079, Guifred de Cerdagne, fils de Guifred II comte de Cerdagne, il fut abbé de Saint-Paul, fut fait archevêque à l'âge de dix ans, quinzième coseigneur de Narbonne. Il assista au concile de Tolède en 1056. Il présida le VIII ème concile de Narbonne en 1043. Lors du Xème concile en 1054 la pais entre l'archevêque et le vicomte y fut confirmée. Le XIème concile eut lieu en 1055, puis le XIIème en 1060. Déposé par les conciles de Rome entre 1078 et 1079 pour simonie, mais il restera à son poste. Il mourut en 1079.

- Vers 1040, Hugues, comte de Rouergue, dix-neuvième duc, sous le titre de seigneur de Narbonne. Le 17 mars 1043, se teindra à Narbonne un Concile où Hugues II archevêque de Toulouse était aussi présent.

- Avant 1023, Berenguier, fils du vicomte Raymond Ier et de Richarde. Il a épousé Garsinde de Besalú fille de Bernard Taillefer, comte de Besalú. Il est le sixième vicomte héréditaire de Narbonne. Vingtième duc. Prend le titre de proconsul de Narbonne. Avec leurs enfants Raymond, Pierre et Bernard, donnèrent, en l'an 1048, aux chanoines de l'église métropolitaine de Narbonne, la dîme du poisson qui se prenait en la plage de la vicomté, tant dans la mer que dans les étangs et dans la rivière d'Aude. Ils y joignirent la dîme du sel. Il décèdera vers 1067.

- Vers 1058, Gaufroy, abbé de Saint-Paul devint archevêque de Narbonne. D'après les historiens c'est lui qui fit venir d'Espagne les corps des saints Just et Pasteur.

- 1060- 1105, Raymond IV de Saint-Gilles, comte de Rouergue, connu aussi sous le nom de Raymond IV de Toulouse, il est le second fils de Pons, il fut le vingt- et- unième duc, en 1080 il se nomma comte de Narbonne.

- De 1079 à 1085, Pierre 1er Berenguier ou Bérengier + 1790, fils puiné de Bérengier vicomte de Narbonne et de Garsinde de Besalú, il est aussi l'oncle d'Aymeric Ier. Il était évêque de Rodez de 1053 à 1079. En 1080, il sera à la fois vicomte de Narbonne dont il prend le titre, et comme archevêque. On rapporte qu'il fut excommunié en 1080 ; se retire vers 1081 à Saint-Antonin, puis à Moissac. Il est le seizième archevêque coseigneur de Narbonne. Il meurt en 1086. Il assura la tutelle de son neveu Aymeri.

- Vers 1070, Raymond de Berenguier et Bernard de Berenguier, fils de Bérenguier, sixième et septième vicomtes héréditaires de Narbonne.

- De 1078 à 1105, Aymeric Ier, fils du vicomte Bernard de Bérenguier, premier du nom, huitième vicomte héréditaire de Narbonne, vingt-troisième ducs, sous le titre de princes et de par la grâce de Dieu vicomtes de Narbonne. Il mourut en Terre-Sainte en 1104-1105. Son gouvernement sera marqué surtout par ses affrontements avec les archevêques Dalmas et Bertrand pour le contrôle de Narbonne.

- Vers 1105, Bertrand fils de Raymond de Saint-Gilles, vingt-deuxième duc, sous le titre de marquis et comte de Narbonne.

- Vers 1086 à 1097, Dalmas, archevêque candidat pontifical en 1079 contre Pierre de Narbonne. Il fut abbé de Lagrasse. Il est le dix-septième coseigneur de Narbonne. Il présida le XIIIème concile de Narbonne en 1090. Il mourut le 17 janvier 1097.

- De 1097 à 1106, Bertrand de Montredon, archevêque, il est le dix-huitième coseigneur de Narbonne. Il mourut après le 19 avril 1106. Il fut auparavant évêque de Nîmes. Il sera déposé par le pape vers 1106.

- Du 5 novembre 1106 au 15 février 1121, Richard de Millau ou de Carlat, archevêque, il est le dix-neuvième coseigneur de Narbonne. Il fut cardinal et légat du pape. Il mourut le 15 février 1121. Il présida le XIVème concile de Narbonne en 1111.

- Du 16 avril 1121 au 30 septembre 1149, Arnaud de Leues ou de Lévéze, archevêque, il est le vingtième coseigneur de Narbonne. Il meurt en 1149. Il présida le XV ème concile de Narbonne en 1134.

- En 1125, Alphonse fils de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse vingt-quatrième duc, sous le titre de marquis et comte de Narbonne.

- De 1149 à 1156, Pierre d'Anduze, fils de Sibille seigneur d'Anduze, archevêque, vingt-unième coseigneur de Narbonne. En 1140 un autre Concile se tiendra à Narbonne. Il mourut en 1156.

- Aymeric, dixième vicomte héréditaire de Narbonne. Il posséda la vicomté de Narbonne, et eut de grandes querelles avec le cardinal Richard de Millau, archevêque de cette ville.

- En 1134, Aymeric II, fils Aymeric Ier, il est l’aîné des quatre fils nés du vicomte Aymeric Ier de Narbonne et de Mahaut, fille de Robert Guiscard et veuve de Raimond Bérenger II de Barcelone. Il est le onzième vicomte héréditaire de Narbonne. Il mourut dès la première année, c'est-à-dire en 1134. Son courage l'avait conduit en Espagne où il perdit la vie à la bataille de Fraga le 17 juillet 1134 donnée contre les Maures par Alfonse, roi de Navarre et d'Aragon. Il ne laisse pour héritières que deux filles encore mineures, Ermengarde, née de sa première épouse, Ermengarde de Servian, répudiée1 et Ermessinde, née de la seconde, également prénommée Ermessinde.

- En 1134, Ermengarde de Narbonne, vicomtesse de Narbonne qui succéda à son père Aymeric II jusqu'en 1197. . Elle est née vers 1127 / 1129et décèdera en 1196 / 1197.

- En 1148 jusqu'en 1194, Raymond fils de Faydide, comte de Toulouse, vingt-cinquième duc, sous le titre de marquis et comte de Narbonne. Ce vicomte n'ayant point laissé d'enfants, sa sœur Ermengarde devint vicomtesse et dame de Narbonne.

-Du 20 juillet 1156 au 7 avril 1162, Berenguier ou Bérenger de Narbonne, fils puiné d'Aymeric Ier vicomte de Narbonne et de Mahaut ou Mathilde de Hauteville (+1111-1112), fille de Robert Guiscard, duc de Pouille, devint par mariage comtesse de Barcelone, puis vicomtesse de Narbonne. Berenger est le frère utérin de Raymond Bérenger III comte de Barcelone, oncle de d'Ermengarde vicomtesse de Narbonne. Abbé de Lagrasse vers 1114, puis en 1156 archevêque, vingt- troisième coseigneur de Narbonne. Il meurt le 7 avril 1162.

- De mai 1162 au 15 février 1181, Pons d'Arsac, Archevêque, vingt-quatrième coseigneur de Narbonne. Il meurt le 15 février 1181.

- En 1176, il y eut un Pierre de Situlvero, puis un Jean de Belles-Mains évêque de Poitiers fut élu évêque de Narbonne en 1181. Tous archevêques, vingt- cinquième et vingt-sixième coseigneurs de Narbonne.

- Du 16 mai 1182 au 8 avril 1191, Bernard Gaucelin, très certainement de la famille des seigneurs de Lunel dans l'Hérault. Il est le vingt-septième coseigneur de Narbonne. Il fut évêque de Béziers de 1167 à 1182. Il mourut le 8 avril 1191.

- En 1191, autre Berenguier ou Bérengier II de Narbonne, fils d'Ermessinde elle-même sœur d'Ermengarde, archevêque, vingt-huitième coseigneur de Narbonne. Il meurt en 1212.

-En 1194, Aymeric de Lara le neveu d'Ermengarde, qui épousa sa sœur Ermessinde. Espagnol, il était comte de Molina, noble castillan ; et vint ensuite son fils, Pierre de Lara.

- Pierre de Lara, fils d'Aymeric de Lara, comte de Molina. Il mourut en 1205. Ils étaient successivement onzième et douzième comte de Narbonne.

- En 1194, Raymond fils de la reine Constance, comte de Toulouse, vingt-sixième duc, sous le titre de marquis et comte de Narbonne.

- De 1191 à 1212, Berenguier ou Bérenger de Barcelone et son successeur Arnaud Amalric (voir ci-après), archevêques; vingt-huitième et vingt-neuvième coseigneurs de Narbonne.

- Aymeric V décéda le 12 février 1239, treizième vicomte de Narbonne. IL épousa Marguerite de Marly, sœur de deux chevaliers qui suivirent le comte Simon de Montfort en Languedoc, dans la croisade contre les Albigeois. Le vicomte et l'archevêque de Narbonne préservèrent leur ville de la contagion de l'hérésie et la garantirent contre tous les maux de la guerre.

- De 1216 à 1218, Simon de Montfort, vingt-septième duc, sous le titre de comte de Narbonne.

- De 1212 à 1225, Arnaud Amalric ou Arnaud Amaury, abbé de Cîteaux,  archevêque du 12 mars 1212 à 1225, vingt-neuvième coseigneur de Narbonne, il est le premier archevêque qui a pris le titre de duc de Narbonne. Il fut légat pontifical au cours de la croisade contre les Albigeois. Aymeric se fit déclarer duc de Narbonne, en 1212, par les évêques de la province, et fut reconnu en cette qualité par Aymeric V, vicomte de Narbonne, et par d'autres seigneurs ; mais Raymond VI, comte de Toulouse, qui prenait aussi le titre de duc de Narbonne, ayant été excommunié comme fauteur de l'hérésie des Albigeois, Simon de Montfort fut investi du comté de Toulouse et du duché de Narbonne que son fils, Amaury de Montfort céda au roi Louis VIII, en 1224; par cette cession , le duché de Narbonne demeura réuni à la couronne de France. C'est de là sans doute que les archevêques, successeurs d'Amalric, n'osèrent pas, comme lui, prendre la qualité de ducs de Narbonne. Amalric fut aussi inquisiteur de la foi, en France. Il quitta son archevêché pour se retirer à Cîteaux dont il avait été abbé, et où il mourut en 1225.

- En 1218, Amaury de Montfort, vingt-huitième duc, sous le titre de comte de Narbonne.

- Aout 1222, Raymond le Jeune dernier du nom, fils de Raymond le Vieux et de la reine Jeanne sœur de Richard roi d'Angleterre, comte de Toulouse et dernier duc et comte de Narbonne. Il assiégea Carcassonne en 1223, il continua la guerre contre Amaury de Montfort.

- Aymeric VI, décéda le 12 février 1229 et lui succéda Aymeric VII, douzième et treizième vicomtes de Narbonne. Il épousa Philippes d'Anduze fille de Pierre Bernard ou Bermond d'Anduze et Constance de Toulouse sœur de Raymond dernier comte de Toulouse.

- De 1226 à 1245, Pierre Amiel ou Amelly, il meurt en 1245, archevêque, coseigneur de Narbonne. Lors du XVIème concile de Narbonne, tenu en 1227, par Pierre Amelly, et auquel assistèrent les évêques ses suffragants. On y approuva les ordonnances du roi Louis VIII ; on dressa vingt canons et statuts, et on excommunia les comtes de Toulouse et de Foix, et le vicomte de Béziers, comme fauteurs des Albigeois.

Le XVIIème concile de Narbonne, tenu en 1235, par ordre du pape Grégoire IX, et présidé par le même archevêque. Il y fut dressé 29 canons pour servir de règlements aux inquisiteurs de la foi contre les hérétiques.

 

Note : En novembre 1229, s'est tenu le XIIème Concile de Toulouse. Cette assemblée remarquable, puisqu'elle est l'époque de l'établissement du tribunal de l'Inquisition, qui était composé entre autre, d'archevêques de Narbonne.

 

-De 1245 à 1257, Guillaume de Broa ou Guillaume de la Broue, archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1257 à 1259, Jacques de Nigri, archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1259 à 1261, Guy Fulcodi ou Foulques (Saint Gilles dans le Gard), archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fut nommé cardinal en 1261, puis pape sous le nom de Clément IV de 1265 à 1268.

- De 1262 à 1272, Maurin Ier, archevêque, coseigneur de Narbonne. Maurin fut nommé commissaire pour enquêter sur Raymond De Falgar évêque de Miramont, il était accusé devant le pape Urbain IV de fratricide et de corruptions dans ses mœurs et de négligences dans son ministère. Il fut absous par le souverain pontife.

- De 1272 à 1286, Pierre de Montbrun, archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fit bâtir la chapelle de la Madeleine, et la partie du palais archiépiscopal qui est vers la cathédrale.

- De 1287 à 1311, Gilles Aycelin de Montaigu, archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fit bâtir la grosse tour du palais archiépiscopal, et mourut archevêque de Rouen en 1318.

- De 1311 à 1341, Bernard de Fragues ou de Fargis, ancien évêque d'Agen, ancien archevêque de Rouen. Neveu du pape Clément V, frère du cardinal Raymond Guilhem de Fargues. Il est le fondateur du collège de Narbonne à Paris, érigea en collégiale l'église Saint-Etienne qui était hors la ville.

- De 1341 à 1347, Gasbert de Valle ou de La Val, c'est un ancien camérier des papes Jean XXII, Benoît XII et Clément VI. Ancien évêque de Marseille et archevêque d'Arles puis archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1347 à 1375, Pierre de la Jugie, neveu du pape Clément VI, ancien archevêque de Saragosse et de Rouen, puis archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fut nommé ensuite cardinal.

- De 1375 à 1391, Jean Roger de Beaufort, ancien évêque de Carpentras et d'Auch, puis archevêque, coseigneur de Narbonne.

- En 1392, François de Conziè, natif de Bugey, oncle du cardinal et archevêque d'Arles Louis Aleman. Il fut archevêque de Toulouse en 1391 puis archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1433 à 1436, François Condolmer ou Coldumier. Archevêque, coseigneur de Narbonne puis cardinal.

- De 1436 à 1451, Jean d'Harcourt. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1451 à 1460, Louis d'Harcourt. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1460 à 1472, Antoine du Bec Crespin. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1473 à 1482, Renaud de Bourbon. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1482 à 1484, Georges d'Amboise. Ancien archevêque de Rouen, puis archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fut nommé cardinal en 1498.

- De 1484 à 1492, François Hallé. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1492 à 1494, une nouvelle fois Georges d'Amboise. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1494 à 1502, Pierre d'Abzac de la Douze. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1502 à 1507, François Guillaume de Castelnau de Clermont-Lodève. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Cardinal en 1503.

- De 1507 à 1514, Guillaume Briçonnet. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fut nommé cardinal en 1495.

- De 1515 à 1523, Jules de Médicis. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1513. Il fut élu pape sous le nom de Clément VII de 1523 à 1534.

- De 1524 à 1550, Jean de Lorraine. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1518.

- De 1550 à 1551, Hippolyte d'Este dit le cardinal de Ferrare. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1538.

- En 1551, François de Tournon. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1530.

- De 1551 à 1563, François Pisani. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1517.

- De 1563 à 1572, une nouvelle fois Hippolyte d'Este dit le cardinal de Ferrare. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1538.

- De 1572 à 1575, Simon Vigor. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1582 à 1600, François de Joyeuse, garda les deux archevêchés, celui de Toulouse et de Narbonne jusqu'en 1600. Il était cardinal en 1584.

- De 1600 à 1628, Louis de Vervins. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1628 à 1659, Claude de Rebé. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1659 à 1673, François Fouquet. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1673 à 1703, Pierre de Bonzi, fut grand aumônier de la reine, cardinal et archevêque de Toulouse puis de Narbonne. Le cardinal Mazarin le nomma afin de traiter le mariage de mademoiselle d'Orléans avec le prince de Toscane. Il mourut le 11 juillet 1703.

- De 1703 à 1719, Charles Le Goux de La Berchère. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1719 à 1739, René François de Beauvau du Rivau, seigneur du château du Rivau en 1664. Il fut nommé à l'archevêché de Toulouse puis à celui de Narbonne. Il décède le 4 août 1739. Il avait été nommé Commandeur de l'Ordre royal du Saint Esprit le 3 juin 1724.

- De 1739 à 1751, Jean-Louis de Balbes de Berton de Crillon, archevêque de Narbonne. Il mourut le 15 mars 1751.

- D'octobre 1752 à 1763, Charles- Antoine de la Roche-Aymon, archevêque de Narbonne. Il meurt à paris en 1777. Il fut nommé cardinal en 1771.

- De 1763 à 1801, Arthur Richard Dillon. Ancien évêque d'Évreux en 1753, puis archevêque de Toulouse en 1758 puis archevêque, coseigneur de Narbonne en 1763. Il meurt en exil à Londres le 5 juillet 1806. Sa dépouille fut ramenée dans la ville de Narbonne en 2007 après avoir été retrouvée, par "miracle" lors de travaux d'aménagement de l'Eurostar dans la capitale britannique.
Il est le dernier archevêque de Narbonne. On compte quatre-vingt-deux évêques ou archevêques qui ont occupé le siège de Narbonne.

 

 Narbonne, le palais des archevêques et l'hôtel de Ville.

Voici quelques photos anciennes de la ville de Narbonne à différentes époques pour les amateurs qui apprécieront :

Narbonne, le front de mer en 1950.

Narbonne, autre photo du front de mer en 1950.

Narbonne, le palais des archevêques en 1955 et la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, autre photo du palais des archevêques avec le donjon en 1955 et la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, le palais des archevêques en 1950.

Narbonne plage en 1950.

Narbonne, les trois Ponts, entrée de la ville en 1950.

Narbonne plage en 1955.

Narbonne, la grande rue Jean Jaurès en 1950.

Narbonne, la cathédrale Saint Just en 1955.

Narbonne, une vue aérienne de la cathédrale Saint Just en 1955.

Narbonne, au premier plan le palais des archevêques, et la cathédrale Saint Just en 1955.

Narbonne, le palais des archevêques en 1955.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et les jardins de l'ancien archevêché en 1960.

Narbonne, le palais des archevêques avec le donjon à gauche, en 1960.

Narbonne, une vue aérienne datant de 1970.

Narbonne, une vue aérienne datant de 1970.

Narbonne, une vue aérienne datant de 1970.

ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en 5 parties donc :

Ainsi se termine ce quatrième volet de ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez-moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact : 

 jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez-moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez-vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

--------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  

Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article
12 novembre 2015

Voici le troisième numéro de ce reportage qui est composé de cinq parties du fait qu'il est illustré d'un très grand nombre de photos, plus de 490. Pour ne pas manquer un épisode, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter (voir menu de gauche). Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera et je compte sur vous !

La découverte de la ville de Narbonne se poursuit donc,  je vais vous parler des sites historiques majeurs dans le détail, qui je l'espère vous passionnera. Je vous souhaite une excellente lecture.

 

 

SUITE DE L'HISTOIRE DE LA CATHÉDRALE SAINT-JUST SAINT-PASTEUR INACHEVÉE

 

A la fin du XIIIème siècle, toutes les chapelles seront édifiées. Le chœur est achevé et voûté avant 1332, année de sa prise de possession par les chanoines. Le transept et le début de la nef sont ébauchés. Les tours clochers élevées au XIVème siècle seront restaurées au début du siècle suivant. Le chœur imposant à quatre travées mesure hors œuvre cinquante cinq mètres de long sur quarante huit mètres de large. Il comporte un vaisseau central issant ses voûtes d'ogives à plus de quarante mètres de haut, flanqué de collatéraux et de deux séries de quatre chapelles pentagonales d'une vingtaine de mètres de hauteur. Il est prolongé par un déambulatoire desservant cinq chapelles rayonnantes de même plan mais plus large que celles des bas-côtés.

Les archives ont conservées les noms des peintres ou vitriers qui furent chargés de l'entretien des vitraux de Saint Just, parmi lesquels on trouve les noms suivants : Nicolas Robin (21 novembre 1521), Antoine Galet (1522), Jean Gély (24 avril 1523), Nicolas Loix (15 mars 1546), Jean Gardelle (20 mai 1616), Gabriel Canavassier (21 novembre 1640), Jacques Contilhac (9 décembre 1645), Jacques Gouderc (15 avril 1656-29 mai 1664).

 

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Narbonne, les vitraux de l'abside de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Le chœur de Saint Just étant l'un des plus élevés qu'il  y ait en France, il en résulte que la forme des fenêtres,  dans cette partie de l'église, est excessivement allongée. Elles sont au nombre de treize. Celles de côté se composent chacune de quatre baies séparées entre elles par de légers meneaux, tandis que les fenêtres beaucoup plus étroites de l'abside n'en contiennent que deux. Ces dernières seules ont conservé bien intactes leur vitrerie primitive. Quant aux autres, elles ont été sensiblement remaniées vers la fin du XVème siècle.

 

Narbonne, à gauche, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vu de la nef. A droite, le collatéral Sud.

 

Narbonne, l'intérieur des différentes chapelles de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. Les chapelles absidales sont au nombre de cinq, sont toutes contiguës de même dimension et de forme polygonale. Vous avez la chapelle Saint-Marin, la Chapelle de Sainte Thérèse de Lisieux, la chapelle de Notre-Dame-de-Bethléem, la chapelle du Sacré-Cœur, et la chapelle de Saint-Michel qui donne accès par un escalier en colimaçon à la salle du trésor de la cathédrale au dessus de la chapelle de l'Annonciade.

 

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur à gauche, le choeur et son maître autel. A droite, les stalles et l'orgue magnifique.

La construction de la cathédrale restera inachevée et s'arrêtera progressivement au milieu du XIVème siècle. Au cours des siècles qui suivirent, trois tentatives seront faites pour terminer l'édifice.

On a donné le nom de Saint Eutrope au local et aux constructions du XVIIIème siècle qui sont derrière le chœur de Saint-Just. En 1514, l'archevêque Guillaume de Briçonnet, fait abattre les anciennes murailles qui passent entre les constructions dénommées depuis 1708 Cour Saint Eutrope et le bâtiment qui était récemment encore la chapelle des Pénitents Bleus après avoir été celle des templiers. Lorsque l'enceinte fut élargie, l'emplacement devient la propriété des archevêques de Narbonne. Mais l'archevêque Guillaume de  Briçonnet décéda le 14 décembre 1514. Le 17 juin 1708 que Charles Le Goux de la Berchère bénit et posa la pierre fondamentale de la nouvelle nef de Saint-Eutrope, il reprendra les projets du chapitre et fera élever les chapelles extérieures que l'on appelle bâtiment de Saint-Eutrope. La nef de Saint Eutrope fut commencée sur les plans de M. de Niquet. Il éleva deux grands murs au nord et au sud, percés tous les deux d'une large et haute croisée légèrement cintrée. En même temps il édifiait deux chapelles. Elles sont voûtées, et à la clé de voûte sont les armoiries de Le Goux de la Berchère. La chapelle du côté nord est dédiée à Saint Eutrope, celle du côté sud à Saint Charles, patron de l'archevêque promoteur de l'oeuvre.

A la mort de l'archevêque, le 2 juin 1719, les travaux sont suspendus. Son successeur, l'archevêque René de Beauvau y consacre quelques sommes à partir de 1722, puis ils sont à nouveau abandonnés. Enfin, en 1840, Viollet- le-Duc, entreprend de couronner l'œuvre du XVIIIème siècle, par un porche fortifié, mais des dissensions avec le Conseil de Fabrique l'éloignent de Narbonne au bout de quelques mois, et les travaux de la cathédrale sont demeurés depuis en suspens.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue des jardins des archevêques.

  

La cathédrale Saint Just vue depuis les jardins des archevêques.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la rue Gustave Fabre.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la place Salengro.

  

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, vue de la place Salengro et à droite, vue depuis la rue A. Gauthier.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la place Salengro.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, vue depuis la rue A. Gauthier et à droite, vue depuis le musée archéologique.

Deux étages d'arcs-boutants transmettent la poussée de la voûte de la nef à des contreforts. Ceux au-dessus des bas-côtés sont en arc de cercle, ainsi que l'étage supérieur des arcs-boutants au-dessus des chapelles. Ceux de l'étage inférieur sont en plein cintre, sauf  les deux aboutissants aux contreforts isolés, lesquels sont en arc de cercle. La face supérieure des arcs-boutants est creusée en gouttière afin de conduire les eaux pluviales de la toiture de la nef jusqu'au dehors de l'édifice. Il y a en tout quatorze contreforts sur la cathédrale de Narbonne, dont quatre servent d'appui aux grandes tours.

Les arcs-boutants sont les arcs extérieurs qui par leur position sont destinés à contre-butter la poussée de voûtes en arcs d'ogives. L'arc-boutant naît à peine au XIIème siècle.

Il existe en France trois grandes églises bâties pendant le XIVème siècle, qui nous font voir jusqu'à quel point ces règles sur la construction des voûtes et des arcs-boutants étaient devenues fixes: ce sont les cathédrales de Clermont-Ferrand, de Limoges et de Narbonne.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la rue A. Gauthier.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la rue A. Gauthier.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la rue A. Gauthier.

Les gargouilles représentant des animaux ou personnages aux figures grimaçantes écoulent les eaux pluviales des chapelles et sont disposées de chaque côté des contreforts.

Les gargouilles apparaissent sur les édifices vers 1220. Ces gargouilles sur nos monuments du moyen âge sont des chefs d'œuvre de sculpture.

Le temps des créatures bestiales commence donc au début du XIIIème siècle, avec des animaux fantastiques, des chimères, des figures humaines, des démons ailés, toutes ces représentations se lient à l'architecture de cette période remarquable.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître, on aperçoit ces magnifiques gargouilles.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître, j'adore ces magnifiques sculptures que sont ces gargouilles.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître.

Depuis sa création le chapitre Saint Just fut enrichi par les bienfaits des rois, des archevêques, des vicomtes et des particuliers. On a retrouvé traces de quelques dons importants comme celui datant du12 juin 844, où le roi Charles concède à l'église de Narbonne la ville de Cesseras dans le comté de Narbonne. Ou encore, le 7 juin 1032, Bérenger, vicomte de Narbonne, donne aux chanoines de Saint Just un alleu situé dans la ville de Cuxac (Geminianum sive Cuguciacum) pour le salut de son âme et de celles de son frère Raymond et de l'archevêque Ermengaud, son oncle. Je vous ferais grâce de vous en citer d'autres, car les donations et transactions vont se succéder ainsi pendant de longues années. Le chapitre Saint Just possédait aussi à Narbonne de nombreuses maisons, mais aussi diverses possessions dans de nombreux villages du Languedoc, les acquisitions vont continuer ainsi de siècle en siècle dans la paroisse Saint-Just. L'inventaire Ducarouge (archives départementales de l'Aude) mentionne toutes ces acquisitions, legs et biens détenus par le chapitre Saint Just.

Un compoix détaillé datant de 1696 (archives communales) indique ce que le chapitre Saint Just possédait à cette époque dans le terroir de Narbonne. Le chapitre Saint Just jouissait aussi de pensions établies sur plusieurs églises du diocèse.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le retable de la Vierge, détails des sculptures situées sous le socle de la Vierge. 

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, vue depuis le donjon.

Les archives du chapitre Saint Just :

Les archives du chapitre Saint Just étaient avant la Révolution conservées dans la maison de l'aumône et dans la salle capitulaire, connue aujourd'hui sous le nom de salle acoustique. Le chapitre, avait une maison commune située dans le cloître celle-ci est citée dans un compoix document de 1696, les archives de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur y étaient entreposées, cette maison est celle de la famille Pécaud, située dans la rue Droite, dans la partie dite autrefois Isle l'Aumosne. Elle possède un escalier à vis, avec marches en pierre dure taillée, précédé d'une porte du XV ème siècle. Les archives de l'église étaient enfermées dans des caissons sur lesquels était indiquée la nature des actes qu'ils contenaient ; c'est ainsi qu'il y avait les caissons de Gapestang, des testaments, des fêtes et anniversaires, du Bousquet, de l'aumône, etc.

Au XVIIème siècle, les archives ont été pillées par Baluze et par Colbert.

A la Révolution, le 10 août 1793, les archives du chapitre furent détruites. La municipalité et le district, accompagnés de la garde nationale, se rendirent sur la place de la Liberté, aujourd'hui place de l'Hôtel de Ville, où se trouvaient six charrettes pleines d'archives et l'effigie de Philippe le Hardi arrachée à son tombeau. Le cortège s'achemina vers le bastion Saint Cosme, et là, au pied de l'escalier et devant la statue de la Liberté placée sur l'autel de la Patrie qui s'élevait au-dessus du premier palier de l'escalier, on brûla les charrettes qui contenaient les archives. L'albâtre de la statue royale fut brisé à coups de barres de fer et jeté dans le bûcher.

Ce qui échappa à la Révolution fut transporté à la préfecture de l'Aude en vertu des lois du 5 novembre 1790 et du 5 brumaire au V.

Les archives qui ont subsisté sont allées échouer à la bibliothèque nationale, aux archives de l'Aude et à la bibliothèque communale de Narbonne. Dans ce dernier dépôt se trouve un inventaire des actes de l'archevêché en quatre volumes : ce répertoire fut confectionné par Antoine Rocque en 1639-1640.

Narbonne, le livre Vert de l'archevêque Pierre de la Jugie (1347-1375)

Avant sa mort en 1659, l'archevêque Claude de Rebé fit mettre en ordre les archives de l'archevêché et à cette même période on lui doit la copie du livre vert de Pierre de la Jugie, un des seuls et précieux documents à avoir échappé aux destructions révolutionnaires de décembre 1793.

C'est à Narbonne même que Doat fit transcrire, à la fin de 1668 et au commencement de 1669, la plupart des actes conservés au dépôt de la vicomté.

 

Quel fut l'architecte de Saint Just ?

Visiblement c'est une question qui n'a pas été vraiment résolue. Un registre intitulé "Curia del vicariato de Gerona, liber notularum, ab anno 1320 ad 1322", cité par Viollet-le-Duc, mentionne que le chapitre de la cathédrale de Gérone décide en 1312 de remplacer la vieille église romane par une nouvelle, plus grande et plus digne. Les travaux ne commencent pas immédiatement, et on nomme les administrateurs de l'oeuvre, Raymond de Viloric et Arnauld de Montredon. En 1316 les travaux commencent, et on voit figuré, en février 1320, sur les registres capitulaires un architecte désigné sous le nom de maître Henry de Narbonne. Maître Henry meurt et sa place est occupée par un autre architecte, son compatriote, nommé Jacques de Favariis. On peut supposer qu'Henry de Narbonne et Jacques de Favariis, artistes assez estimés pour mériter la confiance du chapitre de Gérone, ne sont peut-être pas étrangers à la construction de la cathédrale de Narbonne ?

 

La Révolution :

Pendant la période révolutionnaire, en 1792 soixante prêtres réfractaires étaient incarcérés dans un des vastes appartements de l'archevêché quand, le 22 août, arriva à Narbonne un bataillon de l'Hérault environ deux cents hommes. Dés leur arrivée apprenant leur détention ils voulurent les défenestrer et les égorger, le garde du palais un nommé Cadas s'opposa à l'entrée des brigands. Le surlendemain les officiers municipaux de Narbonne ordonnèrent la déportation des prêtres détenus. Malheureusement l'exil fut long et cruel. Sept seulement en revinrent.

A la Révolution, l'église de Saint Just fut quelque peu préservée des dégradations par rapport aux autres églises qui subirent le passage de la tourmente révolutionnaire. Mais cependant qu'elle n'échappera pas complètement aux atteintes des démolisseurs. En 1793, le tombeau de Philippe le Hardi fut démoli, les tombeaux d'archevêques formant la clôture du chœur furent profanés et dépouillés de leurs statues, nombre d'objets précieux appartenant au trésor disparurent ; les archives de l'archevêché et les livres de la bibliothèque du palais archiépiscopal furent, à la même date, jetés dans la cour du palais et transportés sur la place de Cité pour y être brûlés.

 

Les cloches de Saint Just :

Le 19 janvier 1405, pendant la nuit, veille de Saint-Sébastien, un orage épouvantable éclata sur la ville, mêlé de tonnerres, de tremblements de terre et de neige. Plusieurs toits furent détruits ; les rues étaient couvertes de neige jusqu'à hauteur d'homme. Deux tours s'étaient renversées suite à cet orage, il a fallu reconstruire les tours qui s'élèvent sur les flancs de Saint-Just.  Le clocher avait été détruit aussi par le feu de cet orage. C'est l'archevêque François de Conzié (1356-1432) qui supervisa les travaux de rénovation et de reconstruction. Jean d'Harcourt, successeur de François de Conzié, prit la suite et fit réparer la tour située au Sud, vers le jardin de l'archevêché. Il se servit, à cet effet, des ruines du Capitole, avec lesquelles il avait aussi construit l'église actuelle Saint-Sébastien.

 

D'après un inventaire dressé le 17 juillet 1790 par le directoire du district, les cloches étaient alors au nombre de douze, dix pour le carillon, une pour la grande horloge, une pour le service des morts dite malespère. Un article, paru dans un Almanach de l'arrondissement de Narbonne pour l'année 1848, porte à quinze le nombre des cloches formant le carillon.

Le moyen âge avait eu l'idée d'employer les cloches comme instruments populaires et en quelque sorte publique. On avait formé des gammes avec une suite de cloches ou de timbres de dimensions différentes, que l'on frappait avec un marteau. Ce procédé ne pouvait convenir qu'à un nombre de cloches fort restreint. Aussi, ce nombre s'accroissant, on construisit des claviers dont les touches correspondaient à des marteaux adaptés aux cloches et qu'on mettait en mouvement avec les pieds et avec les mains ; voilà en quoi consistait un carillon.

En 1793, on enleva pièce à pièce ces cloches, et on les précipita du haut de son clocher, aux cris de "Vive la  République !". Les décrets de juin 1791, d'août 1791, et celui d'avril 1792, avaient réglementé la fabrication de la monnaie provenant du métal des cloches.

 

Les taxes instaurées par le chapitre Saint Just :

La dîme des poissons, le 20 août 1412, transaction entre l'archevêque et le chapitre, d'une part, le syndic et la communauté de Leucate, d'autre part, au sujet de la dîme des poissons de l'étang royal ou mer de Leucate. Il est dit que les habitants de Leucate, pour chaque livre ou franc provenant de la vente du poisson pris avec le filet appelé tailhenier par eux, en paieront douze deniers aux dits seigneur et chapitre pour leur droit de dîme, et 14 deniers pour chaque livre ou franc provenant de la vente du poisson pris dans leurs autres filets. L'archevêque de Narbonne et le chapitre Saint Just percevaient la dîme de tous poissons pris depuis le grau de Vendres jusqu'à celui de Salses.

En 1251 est créé aussi la dîme des olives, le 2 janvier 1482, le chapitre Saint Just arrente la dîme des olives et des émoluments du moulin à huile de Gruissan à Pierre Durand, de Narbonne, moyennant six setiers d'huile payables à Narbonne. Tous les moulins à huile de la région de Narbonne payeront cette dîme.

Il existait aussi la dîme des laines et des agneaux.

En 1522 la dîme du chanvre est instituée. En 1639 la dîme du grain voit le jour. Le 4 juin 1569, le chapitre arrente pour certaines parcelles la dîme des foins et salicors (soude de Narbonne provient de la combustion d'une plante la Salicornia annua). La dîme du vin et des vendanges seront mis en place après 1741.

Il ne faudrait pas croire que la situation du chapitre fût plus brillante qu'elle l'était en réalité. Le chapitre Saint Just avait beaucoup de dettes.

Les biens du chapitre furent vendus à la Révolution comme biens nationaux dans le district de Narbonne.

 

Narbonne, salle du trésor de la cathédrale Saint Just, coffret de mariage. Photo datant de 1975.

Dans la chapelle Saint Michel vous avez accès au trésor de la cathédrale qui réunit des œuvres de la période carolingienne à la période moderne : une plaque d’évangéliaire en ivoire sculptée au IXème siècle, une pyxide hispano-mauresque du XIème siècle, le pontifical enluminé de l’archevêque Pierre de la Jugie, la fascinante tapisserie de la Création (Flandres, vers 1500) et autres objets liturgiques témoignant de la magnificence des archevêques de Narbonne.

Narbonne, salle du trésor de la cathédrale Saint Just, statues de Saint Paul et Saint Pierre. Photo datant de 1975.

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

Narbonne, la galerie du cloître de la cathédrale Saint Just.

 

LE CLOÎTRE DE LA CATHÉDRALE SAINT JUST

Bâti de 1349 à 1417 sur l'emplacement de la cathédrale carolingienne, dont le clocher (clocher de l'église de Théodard) subsiste encore. Le cloître, est adossé à l'enceinte du Vème siècle et relié au palais archiépiscopal, reçut un commencement de fortifications.

Donc en 1349, Pierre de la Jugie fit commencer le cloître et construire la partie située du côté de l'archevêché, ainsi que la porte communiquant avec le palais archiépiscopal, du côté du passage de l'Ancre. Jean Roger de Beaufort (1375-1391) continua l'œuvre de son prédécesseur. François de Conzié (1391-1432) fit la partie située du côté de la porte méridionale de Saint-Just, comme l'atteste son écusson, placé à la clé des voûtes, presque complètement effacé, mais encore reconnaissable. La première pierre de la continuation du cloître fut posée le mercredi 2 juin 1417 par Pierre de Trilhia, chanoine et succenteur de la cathédrale. Enfin Pierre d'Abzac (1494-1502) fit réparer le cloître du côté de la porte qui le fait communiquer avec le passage de l'Ancre.

Narbonne, la galerie du cloître de la cathédrale Saint Just.

 

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

 

Narbonne, à gauche, la cathédrale Saint Just vue du cloître. A droite, la galerie du cloître.

Narbonne, le jardin du cloître de la cathédrale Saint Just. Sur le bas-côté sud de la cathédrale, le cloître gothique a conservé ses quatre galeries.

 

Narbonne, à droite une vue du jardin du cloître sur la cathédrale Saint Just.

Narbonne, le jardin du cloître de la cathédrale Saint Just.

 

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

Narbonne, cathédrale Saint Just, détails du bas relief figurant sur une des colonnes de la galerie du cloître (voir photo ci-dessus).

 

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

 

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just et les gargouilles de la galerie.

 

Narbonne, à gauche, le cloître, pierre tombale datant du XIIIème siècle. A droite la galerie du cloître de la cathédrale Saint Just.

Le cloître de la cathédrale Saint Just se compose d'une série d'arcades sans meneaux séparées par des contreforts épais. Il possède un bahut ; les arcades sont hautes, contrairement aux habitudes des constructeurs du moyen âge ; il est couvert en terrasses dallées, protégées par une balustrade, qui date du XIVème siècle. Les galeries qui existaient autour du cloître servaient autrefois de lieu de sépulture ; on y avait aménagé des caveaux, il y en avait un pour les hebdomadiers de l'église. Ces galeries ont été en partie fermées en 1790. On ne trouve plus, à l'exception de quelques niches à arcatures gothiques pratiquées dans la muraille, aucune trace de dalles sépulcrales ni de tombeaux. Le milieu du cloître servait, comme les galeries, de lieu de sépulture et de cimetière. Le cimetière de Saint-Just occupait la partie nord du jardin actuel de l'archevêché. Au milieu du cloître se dresse une croix, souvenir du jubilé de 1851.

Le mur du cloître du côté du jardin de l'archevêché présente des contreforts et des mâchicoulis. Il était autrefois crénelé et disposé pour la défense ; il communiquait avec le chemin militaire au XIVème et aux XVème siècles et au commencement du XVIème.

Une partie du cloître  a d'ailleurs été fort mal traitée ; elle a servi, tantôt d'écuries militaires, tantôt de magasins de 1806 à 1899.

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue du cloître.

 

Narbonne, à gauche la cathédrale Saint Just vue du cloître. A droite, la galerie du cloître.

 

LA BASILIQUE SAINT-PAUL-SERGE

 

Cette église de Narbonne est l'une des plus anciennes de France.

Dans le vieux Narbonne cette basilique intéresse surtout les archéologues, fondée au IVème siècle au-dessus de la tombe vénérée du premier évêque ou évangélisateur de la cité au milieu du IIIème siècle, Paul-Serge.

Paul-Serge, d'après le texte des Actes des apôtres, était proconsul de l'île de Chypre, qui faisait partie des provinces romaines. Envoyé par le pape Fabien (236-250) avec six autres apôtres, Paul-Serge fit un voyage promulguant ses prédications dans la Gaule Méridionale, celui-ci est attesté par saint Epiphane, Théodoret, saint Chrysostome, saint Jérôme et par plusieurs autres anciens écrivains. Ces mêmes auteurs nous apprennent qu'il laissa saint Cressent à Vienne et saint Paul-Serge à Narbonne, après les avoir ordonnés évêques.

On lui attribut une certains nombre de miracles. Il mourut en martyre à Rome sous d'horribles supplices un 11 décembre.

Les restes du saint apôtre de Narbonne demeurèrent dans le lieu où ils avaient été déposés, entourés de la vénération des fidèles, jusqu'à l'époque de la Révolution, où ils furent profanés et livrés aux flammes. Des débris calcinés furent récupérés et mis dans une châsse.

Narbonne, l'abside de la basilique Saint Paul Serge.

Narbonne, façade latérale et porche de la basilique Saint Paul Serge.

Narbonne,clocher tour de la basilique Saint Paul Serge.

La basilique était devenue dès le Vème siècle un des lieux de culte les plus vénérés de la ville, comme en témoigne la nécropole paléochrétienne découverte en 1946. Le premier sanctuaire fut incendié dès la fin du V ème siècle et le culte de l'apôtre subit une longue éclipse pendant l'occupation wisigothique, puis arabe, de la cité.

Ce n'est qu'à la fin du VIIIème siècle que l'église fut reconstruite par Charlemagne et fut transformée en une œuvre romane défensive, connue pour tous les Compagnons du Tour de France pour sa fameuse "grenouille de bénitier" que l'on peut voir dans la basilique et devint collégiale avec une communauté de chanoines réguliers placés sous l'autorité d'un abbé. Dès le X ème siècle elle était redevenue un lieu de pèlerinage fréquenté et on y célébrait le sacre des archevêques, dont certains y furent inhumés.

Ce sanctuaire roman a subi des transformations du XIème au XIVème siècle.

Les travaux de la nef à bas-côtés avec triforium débutèrent entre 1150 et 1180. Cette nef sera voûtée d'ogives à la suite d'un incendie qui ravagea l'édifice au XIII ème siècle, car initialement celle-ci était prévue voûtée en berceau.

Au XVIème siècle six piliers cruciformes de la nef romane menaçant de s'effondrer furent englobés dans de puissants massifs circulaires montant jusqu'aux chapiteaux romans.

L'édifice se compose aujourd'hui d'une nef de cinq travées, d'un transept non saillant et d'un chœur avec déambulatoire et chapelles rayonnantes. Les trois premières travées orientales de la nef romane conservent encore trois piliers cruciformes à colonnes engagées, vestiges du dispositif d'origine. L'un d'entre eux est surmonté de chapiteaux sculptés représentant des damnés torturés ou dévorés par des monstres et conduits vers Satan sous le regard horrifié de petits anges.

Le cloître, contemporain des constructions de la nef romane, s'étendait au Nord de l'église. Il comportait des arcades en plein cintre avec colonnes jumelées et chapiteaux en marbre historié. Dans la galerie méridionale, transformée en sacristie depuis la destruction du cloître, on peut voir deux enfeus romans dont l'un est surmonté d'une archivolte au cintre surbaissé ornée simplement d'un rinceau de petites palmettes de facture archaïque. Par contre le second enfeu est une œuvre exceptionnelle dont la richesse ornementale et l'étrangeté iconographique déconcerte.

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge, le transept.

  

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge, à gauche, le déambulatoire et à droite, la chapelle située derrière le choeur.

  

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge, le choeur.

  

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge, à gauche, baie gothique à meneau et oeil-de-boeuf. Photo de droite, une jolie sculpture figurant sur un mur d'habitation proche de la basilique.

Une inscription, découverte sur le pavé de l'église de Saint-Paul, a fait connaître l'emplacement des Thermes ou Bains. Ce monument est construit avec beaucoup de solidité, d'une certaine étendue, de forme ronde et voûtée, on y descend par des degrés de pierre pratiqués dans la masse du mur d'enceinte. A l'état de ruines aujourd'hui.

 

D'autres édifices religieux continuèrent à être bâtis en cette période médiévale. L'église Notre-Dame-de-Lamourguier ; puis l'église Saint-Sébastien, construite sur le lieu de naissance de ce même Saint Sébastien.

 

Narbonne, l'église bénédictine Notre-Dame de Lamourguier.

 

L'ÉGLISE BÉNÉDICTINE NOTRE-DAME DE LAMOURGUIER OU NOTRE-DAME DE LA MOURGUIER

ET

LE MUSÉE LAPIDAIRE DE NARBONNE

 

C'est aujourd'hui le musée lapidaire du palais des Archevêques.

Cette ancienne église romane se présente surtout comme un monument gothique méridional du XIIIème siècle.

L'église de Sainte-Marie, qui était la cinquième paroisse de Narbonne, fut dessertie par une communauté de moines Bénédictins, qui vint s'établir dans son voisinage sous le titre de prieuré conventuel, et s'unit, plus tard, à la congrégation de St-Maur.

C'est à cette période qu'on donna à cette église le surnom de Monchia en latin, et de Lamourguier ou plutôt Lamourguié en langue romane, du mot mourgues qui signifiait moines.

C'est en 1869 que les premières pierres retirées des remparts furent transportées dans ce futur musée, leur nombre ne s'élevait pas à moins de 812, dont 551 bas reliefs et 261 inscriptions.

Narbonne, l'ancienne église Notre-Dame de Lamourguier.

Narbonne, l'ancienne église Notre-Dame de Lamourguier dans les années 1950.

L'église de Sainte-Marie est citée dès 782 ; on sait qu'elle était au XIème siècle entre les mains des Nicolaïtes, clercs hérétiques. En 10783 ou 1086, elle fut affiliée comme prieuré régulier de l'ordre de Saint-Benoît à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, prenant alors le nom de Beata Maria de la Morguia, Nostra Dona la Morguia ou Beata Maria de Monachia.

L'acte le plus ancien que l'on connaisse concernant cette église remonte, à la fin du XIème siècle, par une donation que fit l'archevêque Dalmas, au mois d'avril de l'année 1086, a l'abbaye de St-Victor, de Marseille.

L'église, sera reconstruite au XIIIème siècle, dans le style gothique méridional, caractérisé par une large nef unique, couverte d'une simple charpente soutenue par six arcs diaphragmes maçonnés, dont le premier comporte une rupture de courbe rare dans ce genre d'édifice, prenant appui sur de puissants contreforts très saillants, entre lesquels s'ouvrent des chapelles latérales rectangulaires. Au-dessus circule une galerie, aménagée au XIVème siècle, qui traverse les doubleaux et communique avec un triforium surmontant les chapelles du chœur. L'abside du chœur à sept pans est voûtée d'ogives qui retombent sur des consoles abondamment sculptées, une baie en plein cintre, s'ouvre sur le mur occidental, et le portail méridional semblent constituer les vestiges les plus anciens et à l'extérieur sur le côté Sud il y a une tourelle pentagonale avec tour carrée militaire et vigie de défense. Le chevet à sept pans, accolé aux remparts, était crénelé et pouvait participer à la défense du bourg.

Ce chevet est habité par des souvenirs religieux des premiers âges du Christianisme : sarcophages, reliquaires, chapiteaux romans du XIIème siècle, pierres, tombeaux de gisants.

Au XVIème siècle, le prieuré est en pleine déshérence, en 1572, la messe n'y est plus célébrée ; en 1602, il n'y a plus que trois religieux, un prieur, un sacristain.

En 1662 l'archevêque de Narbonne François Fouquet, alors en exil à Alençon, poussa le prieuré à adhérer à la congrégation de Saint-Maur qui le restaura.

À la Révolution, le couvent fut désaffecté et, de 1824 à 1889, les bâtiments servirent de caserne ; ils furent finalement abattus en 1902, et l'église ne dut son salut qu'à son utilisation comme entrepôt depuis 1868 pour conserver les divers éléments sculptés antiques retirés des remparts narbonnais lors de leur démolition.

Narbonne, le musée lapidaire.

 

LE MUSÉE LAPIDAIRE DE NARBONNE

 

Les collections du musée lapidaire ont été installées dans l'ancienne église Notre-Dame de Lamourguier, vestige d'un couvent bénédictin de style gothique méridional datant du XIIIème siècle. Quelques 2000 blocs forment l'une des plus grandes collections d'Europe ; ils sont issus pour la plupart des monuments funéraires romains qui avaient été remployés en décor dans les remparts de la ville.

Aucun lieu ne pouvait mieux répondre, il faut le reconnaître, à la nouvelle destination qui lui était affectée, tant au point de vue de la dimension, qu'à celui des souvenirs qui  sont attachés.

Narbonne, le musée lapidaire, voici l'impressionnante collection de blocs issus de monuments funéraires romains.

Narbonne, le musée lapidaire, les gravures sont splendides sur blocs issus de monuments funéraires romains.

Narbonne, le musée lapidaire, détails des gravures en relief de l'époque romaine.

Narbonne, le musée lapidaire abrite la deuxième collection lapidaire du monde après celle de Rome.

Narbonne, le musée lapidaire.

Narbonne, le musée lapidaire offre une belle série d'antiquités romaines, trophées d'armes, frises et bas-reliefs statuaires d'une conservation relativement remarquable.

Narbonne, ce musée lapidaire comme vous pouvez le constater, tient honorablement sa place parmi les plus riches collections épigraphiques et lapidaires de la France et de l'Étranger.

Réemployés dans l’enceinte de la ville, la plupart de ces blocs furent récupérés à partir de 1868, lors du démantèlement des fortifications du XVI ème siècle, et déposés dans l’église désaffectée.

Elle sert désormais de musée lapidaire d'un intérêt exceptionnel et contient plus de 1 700 blocs d'origine antique, on peut lire toute la vie romaine de Narbonne.

Le musée possède plusieurs salles dédiées aux époques romanes et paléochrétiennes. On peut y admirer de précieuses épaves du décor sculpté très ancien des églises de la cité.

L'examen de ces murailles formées de blocs romains est aussi passionnant qu'une visite de Pompéi. Il y a des pierres tombales, des autels, des sarcophages, des frises, des bas-reliefs, des stèles, des fragments d'arcs triomphaux de temples et de palais. Comme je le disais plus haut, il y a aussi des tombeaux de gisants, notamment le magnifique tombeau médiéval d'Alayette de Rodez, femme d'Amaury de Narbonne, dont la grâce fut chantée par le dernier des troubadours : Guiraud Riquier. Cette sculpture médiévale par la perfection de la forme est digne d'un des grands maîtres anonymes de l'art gothique. On peut admirer aussi une pièce de choix qu'est le célèbre sarcophage en marbre blanc du IIème siècle représentant les vendanges de l'époque.

L'église bénédictine Notre-Dame de Lamourguier est aujourd'hui un sanctuaire où l'âme gallo-romain vit dans son intimité.

 

Voici quelques photos anciennes de la ville de Narbonne à différentes époques pour les amateurs qui apprécieront :

Narbonne, jardin du palais des archevêques en 1950, où l'on peut voir des vestiges de l'époque romaine, éparses parmi les massifs de fleurs.

Narbonne, collection de chapiteaux du musée lapidaire, linteau de la basilique latine daté de 445, photo datant de 1905.

Narbonne, collection du musée lapidaire, reliquaire chrétien en marbre datant du VIème siècle, photo de 1905.

 

A gauche, une vue aérienne de la cathédrale Saint Just en 1950. A droite, Narbonne, la rue Droite en 1905.

Narbonne, les trois Ponts, entrée de la ville en 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, la cathédrale Saint Just, la passerelle entre le pont des Marchands et le pont de la Liberté en 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, la passerelle entre le pont des Marchands et le pont de la Liberté en 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, le pont des Marchands en 1905.

Narbonne, le café Continental en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

 

A noter : Dans le quatrième et le cinquième numéro de ce reportage sur Narbonne je vous publierai la liste des comtes, vicomtes, princes et archevêques de Narbonne ayant régnés sur la ville et sa région.

 

ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en 5 parties donc :

Ainsi se termine ce troisième volet de ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez-moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact : 

 jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez-moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez-vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

--------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  

Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article
23 octobre 2015

Voici la suite de ce reportage qui je le rappelle est en cinq parties du fait qu'il est illustré d'un très grand nombre de photos, plus de 490. Ce site a du succès, et j'ai à cœur de le faire vivre avec des articles diversifiés et riches, tous consacrés au département de l'Aude ainsi que quelques-uns sur l'Ariège, n'hésitez pas à compulser les sommaires. Et pour ne rien manquer, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter (voir menu de gauche). Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !

La découverte de la ville de Narbonne se poursuit donc,  je vais vous parler des sites historiques majeurs dans le détail, qui je l'espère vous passionnera. Je vous souhaite une excellente lecture.

 

 

Carte de la ville de Narbonne d'Eugène Carbon datant de 1901.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Ci-dessous deux vues aériennes sur lesquelles j'ai indiqué les principaux monuments de la ville de Narbonne qui seront traités dans ce reportage.

Narbonne, le palais des Archevêques, à gauche, la tour Gilles Aycelin, à droite, la tour Martial et entre les deux, l'hôtel de Ville.

Narbonne, le palais épiscopal vu des jardins, avec au premier plan la tour des Archives.

 

L'ANCIEN PALAIS DES ARCHEVÊQUES DE NARBONNE

 

Le boulevard "La promenade des Barques" vous mène au cœur de la ville, à l'ancien archevêché aujourd'hui transformé en Musée et Mairie.

Pendant la période romaine, il existait probablement à la même place un monument dont l'Aude baignait les pieds, et destiné à défendre l'entrée du Pons Vetus.

Au moyen-âge c'était un château-fort ; il aurait servi de modèle au Palais du Pape à Avignon. C'est un ensemble monumental unique en France avec celui d'Avignon. Depuis l'an 419, son archevêque portait le titre de "Primat de toutes les Gaules" et il signait comme "duc de Narbonne" ; cette autorité ecclésiastique dura jusqu'en 1316 époque où le pape Jean XXIII premier pape en Avignon, érigea le siège de Toulouse en métropole et créa pour des raisons électorales de nombreux évêchés ; l'église narbonnaise en fut ainsi diminuée dans son autorité.

Narbonne, les jardins du palais des archevêques.

Narbonne, les jardins du palais des archevêques.

 

Narbonne, vestiges exposés dans les jardins du palais des archevêques.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

 

Narbonne, à gauche le palais épiscopal vu depuis la rue Jean Jaurès. A droite, fontaine au pied de la tour Gilles Aycelin du palais.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, le fronton du palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, autre photo du fronton du palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville. A gauche, le donjon Gilles Aycelin.

<Narbonne, le donjon ou la tour Gilles Aycelin du palais.

Narbonne, le donjon ou la tour Gilles Aycelin du palais épiscopal. Le donjon Gilles Aycelin, de sa terrasse à 41 mètres de hauteur, on domine la ville, la vue à  360° porte vers la mer, les Pyrénées, les Corbières.

Narbonne, le clocheton du palais épiscopal.

Narbonne, le clocheton du palais épiscopal.

Narbonne, le blason de Jean de Lorraine archevêque de Narbonne. Jean de Lorraine est né à Bar-le-Duc le 9 avril 1498 et il est décédé à Neuvy-sur-Loire le 18 mai 1550. C'était un cardinal français et l'un des favoris les plus intimes du roi François Ier. De 1536 à 1540, lui et Anne de Montmorency furent les deux hommes les plus puissants du royaume. Il est connu sous le nom de cardinal de Lorraine. A l'âge de 25 ans, il fut archevêque de Narbonne de 1524 à 1550.

 

Narbonne, à gauche, le blason de Pierre de Bonzi. Pierre de Bonzi est né Florence le 15 avril 1631, il est décédé à Montpellier le 11 juillet 1703, c'est un prélat français d'origine italienne. Il fut archevêque de Narbonne en octobre 1673, il prêta serment de fidélité au roi le 16 avril 1674, assumant, en conséquence, la charge de président-né des États de Languedoc. Pierre de Bonzi devint grand aumônier de la reine Marie-Thérèse le 1er août 1670 après la mort de l'évêque de Langres.

A droite, une vue du palais de archevêques depuis la tour du Grand Escalier.

 

Narbonne, à gauche, dessus de porte de la salle des Gardes orné d'un grand cartouche de gypserie à aux armes de Claude de Rebé archevêque de Narbonne. Claude de Rebé est né à Amplepuis en 1587, mort à Narbonne le 17 mars 1659 il fut enterré dans la chapelle de Bethléem de la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur, c'était un prélat français qui fut archevêque de Narbonne. Suivant Jacques Michaud, il "est considéré comme l'une des grandes figures de l'épiscopat du XVII ème siècle, tant par son activité politique que par son zèle religieux".

A droite, l'entrée de la cour d'honneur du palais épiscopal.

 

Narbonne, à gauche, la cour d'honneur du palais épiscopal. A droite, le palais épiscopal vu du passage de l'Ancre.

Narbonne, la cour d'honneur du palais épiscopal, sur la gauche on aperçoit l'entrée de la salle des synodes (lanterne).

Narbonne, la cour d'honneur du palais épiscopal.

Narbonne, cour de la Madeleine du palais épiscopal et la tour saint Madeleine.

Il faisait face jadis au palais des vicomtes et à la tour mauresque, monuments détruits dans le XVIème siècle, et remplacés maintenant par l'arsenal et par l'hôtel des postes.

Presque toutes les parties du palais ont été modifiées à diverses époques ; elles sont d'ailleurs enchevêtrées de la manière la plus confuse, de telle sorte que la physionomie primitive et l'ancienne distribution intérieure sont tout à fait méconnaissables.

La particularité en cette terre romane, la cathédrale est de style gothique champenois.

Le palais de l'ancien archevêché se compose de trois tours carrées massives d'inégale hauteur qui se nomment tour des Télégraphes, Saint-Martial et Sainte-Madeleine.

Narbonne, perspectives du palais des archevêques réalisées par Viollet le Duc.

 

Narbonne, le palais épiscopal.

La première, tour des Télégraphes fut construite au commencement du XIVème siècle par Gilles Aycelin. Elle est crénelée, percée de longues meurtrières et dominée, sur les angles, par quatre tourelles. Presque tout l'appareil est en bossage.

L'archevêque Gilles Aycelin de Montaigu. Extrait d'une miniature du XIVème siècle représentant Gilles Aycelin de Montaigu, archevêque de Rouen, donnant le Grand coutumier de Normandie à Louis X en 1315.

Gilles Ier Aycelin de Montaigu prélat célèbre du XIII ème siècle, il est né vers 1252, il fut baptisé dans la chapelle Saint-Michel de Mauzun. Il était le fils de Pierre II Aycelin de Montaigu vivant à Paris en 1280 avec Adélaïde Flotte, elle-même fille d’un damoiseau d’Auvergne et se qualifiant de seigneur de Broussolière ou Bressolie, sœur de Pierre Flote, chancelier de France. Il a été ordonné prêtre le 27 mars 1291 à Naves en Corrèze par Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges. Ayant participé en 1288 à une mission pour le roi de France Philippe Le Bel à Rome, il fut nommé en novembre 1290 archevêque de Narbonne par le pape Clément V. Le 5 mai 1311, il est transféré par le pape Clément V du siège de Narbonne à celui de Rouen, où il fait son entrée le 29 août 1312 et où il resta jusqu'à sa mort. Il meurt le 23 juin 1318 à Avignon.

 

Narbonne, à gauche, la tour Gilles Aycelin protégeant l'archevêché, vue depuis la rue Jean Jaurès. A droite, la tour Martial et le passage de l'Ancre.

La seconde, tour Saint-Martial est couronnée de mâchicoulis, et percée, au sommet et à la base, de baies ogivales; la porte du bas est moderne. Cette tour fut élevée en 1380 par Pierre de la Jugée.

Viollet-le-Duc, entre la tour de gauche datant de 1318 et sa voisine, fit construire un hôtel de ville dans un style gothique un peu baroque. Cet architecte éminent, dans le but d'harmoniser autant que possible les diverses parties de l'édifice, a choisi le style orné de la fin du XVème siècle, comme étant le plus riche, et comme pouvant se prêter à toutes les exigences de notre époque. Pierre de Montbrun, camérier du pape Grégoire X, fit exécuter en 1273 la troisième tour Sainte-Madeleine en même temps que la chapelle de la Madeleine, qui est contiguë, et dont elle porte le nom.

Narbonne, la tour de la Madeleine du palais épiscopal.

 

Narbonne, à gauche, la tour de la Madeleine, située à proximité du passage de l'Ancre. A droite, le porche d'entrée du Grand Escalier du palais, permettant l'accès à la terrasse et jardins de l'archevêché ainsi qu'à la salle des synodes et le musée d'art.

Cette tour de Sainte-Madeleine est construite à petit appareil, percée de fenêtres cintrées et couronnée par une décoration en dents de scie, composée de pierres alternativement blanches et noires perpendiculaires au parement. Cette tour, parfaitement visible du cloître de Saint-Just, paraît dater du IXème siècle et avoir fait partie de l'ancienne église carlovingienne dédiée à la Vierge, église remplacée par la cathédrale actuelle.

Narbonne, la plate-forme du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques.

Narbonne, la plate-forme du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques.

 

Narbonne, à gauche, tourelle d'angle du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques. A droite, la tour de la Madeleine du palais.

Cette résidence épiscopale comprenait autrefois, le Palais Vieux et le Palais Neuf, dont les bâtiments étaient séparés par une rue fortifiée à couloirs voûtés aux deux extrémités que l'on nomme le Passage de l'Ancre. Pourquoi ce nom ? Dans la partie inférieure, d'une arcade il y a une ouverture carrée à laquelle était suspendue, avant la révolution, une ancre de vaisseau, symbole du droit perçu par les archevêques sur la marée. Ce passage recouvert par deux arcades, qui conduit dans la cour du palais et au cloître de Saint-Just.

Indépendamment de la petite église de la Madeleine, il existe encore deux autres chapelles dans le palais de l'archevêché. Celle de gauche Saint-Martial, communique avec un porche à voûte d'arêtes. Elle fut construite à la fin du XIVème siècle, par l'archevêque Roger de Beaufort, frère du pape Clément VI.

L'autre chapelle, beaucoup plus vaste et située à droite, portait le nom de Sainte-Marie mineure, pour la distinguer de Sainte-Marie majeure, ou la Major (église actuelle des pèlerins). Cette église, maintenant divisée en plusieurs étages, est crénelée, munie de contreforts et flanquée de deux tours semi-circulaires, construites en 1380 par Pierre de la Jugée ou Pierre de la Jugie; on ne peut voir cette disposition que du jardin de l'archevêché.

Le grand escalier date de l'an 1620, et fut exécuté sous Louis de Vervins.

La cour d'honneur fut construite en 1704 par Charles le Goux de la Berchère. Arthur Richard Dillon fit décorer, peu de temps avant la révolution, la salle à manger et les appartements contigus.

Claude de Rebbé, fit construire ou plutôt décorer la salle des gardes, en 1634. Le même prélat fit exécuter le beau plafond de la salle de la tour.

Narbonne, la Louve de Romulus et Remus. Les 5 et 6 juin 1982 furent célébrés les 2100 ans d'existence de Narbonne. A cette occasion le Docteur Alberto Benzoni, Maire-Adjoint de la Ville de Rome, a offert à Narbonne une magnifique réplique de la célèbre Louve. Narbonne fut la première colonie romaine et devint de ce fait la première fille de Rome, hors d'Italie. L'original offert de cette sculpture en bronze est exposé au musée Archéologique et une copie a été installée à l'entrée de la place du Forum.

Sculpture en bronze, copie de la Louve du capitole de Rome.

 

Narbonne, deux photos de la tour du Grand Escalier du palais épiscopal.

Narbonne, buste en marbre d'André Morisini, historien vénitien (1558-1618) situé en haut sur le palier du Grand Escalier.

Narbonne, une vue du haut de la tour du Grand Escalier du palais épiscopal. On surplombe la toit du grand logis et la tour des Archives, en haut le cloître et la cour d'honneur à droite.

Les quarante-neuf tableaux qui composent ce plafond, ont dû être exécutés par un excellent maître de l'école italienne; ils représentent les muses et des génies portant des fleurs, des instruments de musique et divers attributs. Les armes de Claude de Rebbé y sont plusieurs fois reproduites. Quelques-uns de ces tableaux ont été refaits par des artistes médiocres. La partie supérieure de l'embrasure des croisées qui éclairent cette salle, est décorée de belles peintures dans le goût de Jean d'Udine.

Les murailles, dans lesquelles les croisées ont été pratiquées après coup, ont 3 mètres 50 centimètres d'épaisseur.

Narbonne, la cour d'honneur du palais des archevêques. A gauche, au RDC la salle des synodes et grands logis.

Narbonne, la cour d'honneur du palais des archevêques. En arrière-plan la tour Gilles Aycelin bâtie en 1318.

  

Narbonne, à gauche, cour du palais des archevêques. A droite, tour clocher de la cathédrale Saint-Just vue du cloître.

Narbonne, la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, console avec les blasons des archevêques exposée dans la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, fontaine proche de la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, autre photo de la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, palais des archevêques depuis les jardins, au premier plan la tour des Archives, le grand logis et à droite, la tour du Grand Escalier.

Narbonne, palais des archevêques depuis les jardins, au premier plan la tour des Archives.

Narbonne, la palais épiscopal, au centre le passage de l'Ancre, place de l'hôtel de Ville.

 

Narbonne, photos du passage de l'Ancre, cette ancre suspendue sous l'arcade est un signe des droits que les archevêques possédaient sur le port de Narbonne.

 

Narbonne, le passage de l'Ancre.

Narbonne, le passage de l'Ancre.

 

LA CATHÉDRALE SAINT-JUST ET SAINT-PASTEUR INACHEVÉE

 

Cathédrale dédiée aux saints martyrs Just et Pasteur. Vers 1058, Gaufroy, abbé de Saint-Paul devint archevêque de Narbonne. D'après les historiens c'est lui qui fit venir d'Espagne les corps des saints Just et Pasteur.

Quand l'archevêque Saint Théodard prit en main les rênes du diocèse de Narbonne en 885, il trouva son église cathédrale dans le plus triste état. Depuis l'époque funeste où, sous la féroce domination des Sarrasins, elle avait été dévastée à l'intérieur et même à l'extérieur, les ressources nécessaires pour la réparer convenablement n'avaient pu être réunies. Il paya les travaux sur ses propres deniers, après quatre années de grands sacrifices, l'antique église s'était relevée de ses ruines. Il fit mettre en place deux monuments bien remarquables, et qui devaient dignement couronner son immense travail. Il fit d'abord exécuter un magnifique autel en marbre blanc. Il était orné de cinq gracieuses colonnes sculptées avec un art infini. Les bases, les frises, les chapiteaux, les cannelures, ravissaient l'œil par leur perfection et produisaient un ensemble vrai ment merveilleux. Saint Théodard dédia cet autel aux saints martyrs Just et Pasteur qu'il consacra en 890.

Narbonne, la cathédrale saint Just Saint Pasteur vue de la tour Gilles Aycelin.

Narbonne, plan de la cathédrale Saint Just réalisé par Viollet-le-Duc.

Narbonne, dessin des contreforts de la cathédrale Saint Just réalisé par Viollet-le-Duc.

Les Sarrasins, ces ennemis déclarés du nom chrétien et de la civilisation, se mirent à exercer de fréquents actes de piraterie durant l'épiscopat de Saint Théodard. Souvent ils débarquaient en force dans les environs de Narbonne, et là ils commettaient toutes les atrocités imaginables. Ils pillaient et brûlaient les maisons, dévastaient et ravageaient les campagnes, égorgeaient les habitants, ou les réduisaient en esclavage et les emmenaient en Espagne. Puis une effrayante famine de trois années consécutives vint désoler le diocèse, à la suite des incursions des Sarrasins. Pour faire face aux problèmes de ces paroissiens  il vendit les vases sacrés et les autres choses précieuses du trésor de sa cathédrale, afin de pouvoir continuer ses immenses aumônes. Saint Théodard quitta cette terre le premier jour de mai de l'an 895, sous le règne du roi Eudes. Le monastère de Saint Martin à Montauriol, où il fut inhumé, avait déjà pris son nom ou celui de Saint-Audard, qui est le même. Les reliques de ce saint disparurent lors d'un pillage par les protestants en 1561. L'histoire raconte qu'un moine caché dans les ruines de l'église, récupéra les ossements et le reliquaire de saint Théodard. La tradition nous assure que depuis ce temps-là ils sont conservés dans l'église champêtre du lieu de Villebrumier près de Montauban, et dans un chétif cercueil. En 1602, l'église de Narbonne gardait précieusement un buste d'évêque, qui est d'argent doré, et qui a au milieu de l'estomac un cristal à travers lequel on voit une relique de saint. Il y a beaucoup de controverses concernant la dépouille de Saint Théodard.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, la cloche n°3 du carillon datant de 1886 et à droite, le bourdon datant de 1877.

 

Narbonne, à gauche, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître. A droite, le chevet de la cathédrale rue Armand Gauthier.

 

Narbonne, voici toute une série de clichés montrant les détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

Narbonne, détails de l'architecture des arcs-boutants de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis le donjon, du grand art de stabilité.

Reconstruite entre 1150 et 1180, l'église romane de Sain-Paul-Serge, qui comportait une nef à bas-côté simples et un transept non saillant, était voûtée d'ogives et possédait un triforium à chapiteaux sculptés représentant des damnés dévorés par des monstres.

Cette église, construite, par Charlemagne, ayant été détruite par le temps et par les ravages de la guerre, fut rebâtie sous le règne de saint Louis.

Ravagé par un grave incendie, cette cathédrale a remplacé au XIIIème siècle entre 1244 et 1265, un édifice carolingien commencé en l'an 890 par l'archevêque Saint-Théodard.

Le chanoine de Narbonne, Maurin Ier, avant d'en être archevêque, posa la première pierre de la nouvelle église de Saint-Just reconstruite, en l'an 1271.

 

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, hauteur sous la voûte : 41 mètres.

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le collatéral Nord.

 

Narbonne, le grand orgue de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. De dimensions impressionnantes : hauteur 23 m, largeur 12 m, tribune à 14 m du sol. Construit par Christophe Moucherel, facteur d'orgues originaire de Toul, il a été terminé en 1741.

Narbonne, les stalles de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Les stalles très anciennes ont été remplacées par celles-ci en 1780.

 

Narbonne, à gauche le maître autel à baldaquins de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. A droite, dans la chapelle Notre-Dame de Bethléem le retable de la Vierge. Cet ancien retable en pierre sculptée polychrome du XIVème siècle découvert en 1847 il a été restauré en 1954. La statue de la Vierge mesure 1,80m de hauteur, dans le style du Maître de Rieux. Elle daterait du XIVème siècle, les monuments historiques retiennent l'hypothèse d'un don de Monseigneur François de Conzié, archevêque de Narbonne de 1391 à 1433. Remarquez sous le socle de la Vierge cette étrange gueule ouverte, voir le détail ci-dessous.

<Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le retable de la Vierge, détails des sculptures situées sous le socle de la Vierge. Ce retable est une représentation saisissante de l'Enfer, du Purgatoire, des Limbes, des scènes de la vie du Christ et des portraits d'anges musiciens, de saints et de prophètes. Sur cette photo, la gueule de l'enfer et les damnés conduits en charrette vers celui-ci.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le tombeau catafalque remarquable est celui de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet, archevêque de Narbonne (1507-1514). Ce tombeau tout en marbre blanc a été érigé en 1523. Sur son soubassement sont sculptés les divers ossements qui composent le squelette humain. Au-dessus, des moines ayant la tête couverte d'un capuchon en signe de deuil. Le dais est formé par un entablement orné de tête d'anges alternant avec des têtes de morts. Sous le baldaquin gît la sculpture du bien aimé cardinal archevêque.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet.

S.Emi Guillaume de Briçonnet, né en 1445 à Tours, et mort le 14 décembre 1514 à Narbonne, est un officier royal puis un ecclésiastique français, connu sous le nom de Cardinal de Saint-Malo. Le 27 mai 1498, il couronna Louis XII à Reims. En 1507 il est nommé lieutenant général du roi pour le Languedoc et doit abandonner l’archevêché de Reims et plusieurs abbayes, mais obtient l’archevêché de Narbonne.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet. Ce tombeau ainsi que quelques autres qui existent encore dans la cathédrale de Narbonne, forme clôture du choeur. Il existe la même disposition à Limoges.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet<.

 

Le pape Urbain IV envoya de Rome la pierre fondamentale toute bénie, ornée d'une croix d'or. L'archevêque Maurin, voulant accélérer la construction, s'obligea de fournir sur ses revenus annuels la somme de cinq mille sous tournois. Le chapitre s'engagea de son côté à donner annuellement cinquante livres tournois. Il n'y a jamais eu d'achevé que le chœur, et il le fut en 1332. Maurin décéda en 1272. On lui doit la construction de la tour qui se trouve à l'Est du cloître gothique. Ce cloître a remplacé un cloître roman dont il subsiste un splendide pilier de marbre, orné de figures de la Vierge, d'un roi de Juda (David ou Salomon) et des deux patrons de la cathédrale : Saint-Just et Saint-Pasteur, cette œuvre exceptionnelle et aujourd'hui conservée au musée des Augustins à Toulouse.

C'est une cathédrale qui est restée à l'état de chantier, des voûtes arrêtées dans leur ascension gothique, n'ont jamais été terminées de cet édifice, il n'a été réalisé que le chœur. Ces ruines imposantes, qui prolongent le transept, ne sont que le début d'une nef qui n'a jamais existé. Comme la cathédrale de Beauvais, elle se compose que du chœur qui porte ses voûtes à plus de 40 mètres. La construction commença en 1272 pour s'arrêter en 1332, les tours furent élevées au XVème siècle ; les travaux furent repris au XVIIIème siècle et de nos jours.

Les travaux furent interrompus souvent à cause de la grandeur de la tâche.

Le chevet de la cathédrale bute toujours contre le rempart de la cité.

Les parties basses du bras nord du transept ont été réalisées vers 1340, mais la poursuite des travaux exigeait la destruction d'une partie de l'enceinte fortifiée. Les consuls de Narbonne s'y opposèrent, car des attaques par les troupes anglaises étaient toujours possibles. Puis vint, la peste noire, les dévastations par les troupes du Prince Noir et le déclin économique lié à l'ensablement du port fluvial ne permirent jamais la reprise des travaux. Prolongeant le chœur gothique, une cour occupe aujourd'hui la place dédiée au transept. L'édifice aurait dû mesurer quelque 120 mètres de long, mais malgré tout elle est une des plus majestueuses cathédrales de France.

Les nefs furent prolongées de deux travées à l'Ouest au XVème siècle, tandis que des chapelles latérales venaient compléter et élargir l'édifice. Celui-ci aura désormais la physionomie gothique qu'on lui connaît aujourd'hui. La galerie méridionale abrite encore deux enfeus pris dans l'épaisseur de la muraille, dont l'un est une œuvre exceptionnelle dont la richesse ornementale et l'étrangeté iconographique déconcertent. Il est surmonté d'un tympan de 1,97 m de diamètre, six dalles formant celui-ci sont creusées de niches cintrées renfermant les figurent de dix personnages qui sont des évêques et abbés représentés debout. Un sarcophage est encore en place sous ces sculptures.

Narbonne, cathédrale Saint Just, monumentale mise au tombeau sous le titre "L'ensevelissement du Christ". L'oeuvre est en terre cuite et date du XVIème siècle.

Narbonne, cathédrale Saint Just, autre photo de la mise au tombeau du Christ.

 

A l'intérieur la nudité des murs immenses n'est relevée que par quelques vitraux du XIVème siècle. La seule ornementation est la disposition originale de la chapelle et des tombeaux autour du chœur. Le trésor de la basilique Saint-Just est très riche.

La cathédrale possède les plus grandes orgues d'Europe continentale avec ses 25 m de haut, 12 m de large, et 8 m de profondeur. La voûte de la cathédrale monte à 41m, ce qui en fait la quatrième plus haute voûte de France. En 1982, la cathédrale reçoit de la part de la forte communauté pied-noir de Narbonne les cloches de l'église Sainte-Marcienne d'Alger et une réplique de la Vierge Noire d'Oran.

L'église de Saint-Just renfermait plusieurs beaux mausolées, entre autres celui de Philippe-le-Hardi, fils de Saint Louis. Les quatre faces étaient ornées de bas- reliefs ; il a été détruit en 1793. On a rétabli dans une des chapelles un mausolée sur lequel on voit une assez belle statue en marbre blanc, portant l'armure en usage au XVème siècle. Elle représente un guerrier du nom de Lasbordes.

Du cloître roman de la cathédrale Saint-Just, il ne reste plus que le splendide pilier de marbre monolithe, représentant la Vierge assise tenant l'Enfant un roi Juda et les deux patrons de la cathédrale saint Just et saint Pasteur, tenant la palme du martyre. Cette œuvre est conservée aujourd'hui au musée saint Augustin de Toulouse avec d'autres sculptures du cloître. Avec notamment, l'enfeu du cloître.

Nota : Les caractéristiques du cloître de l'archevêché seront abordées dans le troisième reportage.

Une nécropole paléochrétienne fut découverte entre 1946 et 1950 avec de beaux sarcophages.

 

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, pilier rectangulaire provenant de la cathédrale, représentant "Dieu la Vierge à l'Enfant et deux martyrs" exposé au musée des Augustins à Toulouse. A droite,  le beffroi en chêne supportant les 36 cloches du carillon.

D'autres photos de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur seront diffusées dans la troisième partie de ce reportage ...

 

Voici une suite de photos anciennes concernant la ville de Narbonne pour les amateurs :

Narbonne, l'ancien café Continental lors de l'hiver 1921.

Narbonne, cathédrale Saint Just, monumentale Mise au tombeau sous le titre "L'ensevelissement du Christ". L'oeuvre est en terre cuite et date du XVIème siècle. Photo datant de 1905.

Narbonne, le marché aux bestiaux en 1905.

  

A gauche, le tombeau de Jean de Seigneuret de Laborde (1607) se trouvant dans la cathédrale saint Just photo datant de 1905. À partir du XIVème siècle, quand le vicomte de Narbonne accusa les consuls de la ville de Fabrezan de rébellion envers le roi (an 1381), il décida du punir les Narbonnais. Ces derniers ripostèrent en attaquant et en prenant le donjon de Fabrezan, refuge de la famille du Vicomte. En 1633, Jean de Seigneuret de Laborde, seigneur de Fabrezan, fut reçu en remplacement du baron de Castrie. Ainsi venait d'être créée la baronnie de Fabrezan.

A droite, ancienne porte du XVème siècle de l'église Saint Paul, photo de 1905.

Narbonne, la rue de la République en 1905.

Narbonne, tombeau de la comtesse Algayette de Narbonne datant du XIIIème siècle (1270), photo de 1915. Ce gisant est conservé aujourd'hui au musée des Augustins de Toulouse.

Tombeau découvert en 1933. Algayette était l'épouse du seigneur Amaury de Narbonne, et fille du comte de Rodez, morte le 13 mars 1273, elle avait 26 ans. Algayette avait épousé en 1267 Amaury, second des six enfants du vicomte de Narbonne Amaury Ier, qui fut, en 1271, écarté du pouvoir qu'il exerçait conjointement avec son frère Aymeric V. Algayette donna jour à trois enfants, dont l'aîné, Aymeric ou Amalric, fonda la branche des barons de Talairan.

Narbonne, musée lapidaire, sarcophage de la fin du IVème siècle, la décoration funéraire est caractéristique : arbre de vie et lierre de vigne. Photo de 1915.

Narbonne, canal de la Robine, lavandières près du pont des Marchands en 1910.

Narbonne, l'abside de la cathédrale Saint Just et la tour Sud réparée par Mgr Jean d'Harcourt en 1436. Photo datant  de 1910.

Narbonne, les quatre Ponts, l'écluse de la Robine à gauche, et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, le musée lapidaire dans l'église bénédictine de Notre-Dame de Lamourguier en 1905.

Narbonne, autre photo de la rue de la République en 1905.

Narbonne, canal de la Robine, à droite, le moulin à eau de la ville en 1905.

Narbonne, autre photo prise en amont du canal de la Robine, l'écluse, le moulin à eau de la ville et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, autre photo du canal de la Robine, l'écluse et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, au premier plan, le musée lapidaire dans l'église bénédictine de Notre-Dame de Lamourguier et à droite, les Halles, photo datant de 1905.

Narbonne, l'église Saint Paul-Serge en 1905.

Narbonne, la place Voltaire en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just, à gauche, le proche d'entrée et à droite, l'intérieur avec le tombeau de l'archevêque de la Jugie (1375). Photos datant de 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, la promenade des Barques, le palais des archevêques et la cathédrale Saint Just en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

 

ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en 5 parties donc :

 

Ainsi se termine ce second volet de ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez-moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact :

  jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez-moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez-vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

<--------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  

Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article
3 octobre 2015

Avant que vous ne plongiez votre regard sur ces pages, que le crissement de la souris vous apporte le plaisir, je voudrais vous mettre en garde contre ceci : bien souvent quand on vient séjourner dans l'Aude, on s'y attache !

Comme vous, comme moi, tout change, évolue, se modifie, se réinvente … Et je suis aujourd'hui très heureux de vous présenter un nouveau reportage très intéressant, concernant le passé de Narbonne, c'est un héritage qui restera à jamais gravé dans l'histoire de la ville et qui écrira la destinée du Languedoc Roussillon.

Voici donc le début d'une série en plusieurs parties consacrées à la fabuleuse histoire de la ville de Narbonne. Plus de 490 photos vous seront présentées, grâce à tous ces photographes que je remercie vivement pour leur participation.

Pour ne pas rater les parutions, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter de mon site, c'est gratuit (voir menu de gauche), afin d'être averti automatiquement dès leur diffusion. Et c'est aussi une façon de soutenir ma démarche pour la promotion de l'Aude.

Je vous souhaite une bonne découverte à la lecture de mes articles et merci pour votre fidélité …

Narbonne se situe à 65 km de Perpignan, 151 km de Toulouse, 262 km de Cahors, 93 km de Montpellier, 144 km de Nîmes, 257 km de Marseille et à 390 km de Lyon ...

Narbonne est la sous-préfecture du département de l'Aude, sa superficie est de 172, 96 km², son altitude va de 0 à 285 m. Narbonne possède le plus vaste territoire communal du département de l'Aude et de la région Languedoc-Roussillon. Il est le 23 ème territoire communal le plus vaste de France métropolitaine celui-ci s'étend de la Mer Méditerranée aux Corbières maritimes ainsi que de l'Aude à l'étang de Bages-Sigean.

Narbonne compte au recensement de 2012 : 51869 habitants, soit 300 hab./ km². Cette ville importante est située sur un nœud de communication le long du littoral méditerranéen. Elle est desservie par 2 autoroutes, une gare, un fleuve et deux grands aéroports sont situés à proximité ainsi qu'un port. La gare de Narbonne est la plus grande gare ferroviaire du département de l'Aude, desservie par les trains TER Languedoc-Roussillon, Intercités et TGV. Elle se situe sur les lignes de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville et de Narbonne à Port-Bou.

La gare SNCF de Narbonne.

 

     

Blasons de la ville de Narbonne

Une vue panoramique de Narbonne.

Narbonne, la Cathédrale Saint Just et son centre historique, au fond la Clape.

Narbonne Sud-Ouest, le canal de la Robine vu du donjon.

Narbonne Nord-Ouest, vu du donjon.

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue du donjon Gilles Aycelin.

La ville de Narbonne est traversée par le canal de la Robine qui suit l'ancien lit de l'Aude, classé au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO depuis 1996. Ce canal permet de rejoindre le fleuve Aude puis le canal du Midi qui passe plus au Nord de la ville via le canal de Jonction. Au Sud, le canal rejoint la mer Méditerranée. Ce canal sépare les anciens quartiers de Cité rive gauche, et de Bourg rive droite qui se communiquent l'une à l'autre par trois ponts, celui des Carmes, celui de la Chaîne, et celui des Marchands. Il y avait d'un côté les bourgeois et les lettrés, de l'autre les commerçants et les artisans. Ces deux parties de la ville se sont souvent opposées jusqu'en 1362 où par une lettre patente de Philippe Le Valois demanda à unifier les deux administrations.

Narbonne se dit Narbona en occitan. Les habitants s'appellent des Narbonnais.

Le recensement 2012, dénombrait 51869 habitants dans la commune. Au début des recensements, en 1793, il y avait 9050 habitants, le nombre d'habitants continuera de croître par la suite. Cette ville est la plus importante et la plus peuplée du département de l'Aude.

L'ensemble de son aire urbaine compte 151209 habitants.

Une vue aérienne sur le centre historique de Narbonne, le canal de la Robine coupant celui-ci en deux, dans le coin bas droit, le pont des Marchands.

Avec ses 17296 hectares, Narbonne possède le plus vaste territoire communal du département de l'Aude et de la région Languedoc-Roussillon. De par sa superficie, elle est classée 23ème territoire communal le plus vaste de France métropolitaine.

Narbonne est situé au cœur du parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée et elle est entourée de sites classés, comme le massif de la Clape et celui de l'abbaye de Sainte-Marie de Fontfroide (voir reportage en 3 parties sur le sujet ICI) ainsi que l'étang de Bages-Sigean.

Proche du littoral Narbonne fait partie d'une région très touristique, et possède une plage de cinq kilomètres de sable fin à Narbonne-Plage.

Louve capitoline de Narbonne offerte par la ville de Rome.

Narbonne, place de l'Hôtel de Ville, et le palais épiscopal.

Narbonne, place de l'hôtel de Ville.

 

LE DÉBUT D'UNE HISTOIRE TRÈS ANCIENNE

La période de l'âge de Bronze ancien (- 1800 à - 1500) est bien attestée sur le territoire de Narbonne, en effet, dans la grotte "Les Blaireaux" à côté d'ustensiles en céramique de formes simples on a retrouvé les premiers instruments en bronze comme des haches et poignards.

C'est vers la première moitié du VIIème siècle av. J.-C. que débute l'âge de fer dans l'Aude. Cette culture se développe dans des zones de passage, véritables carrefours commerciaux comme Montlaurès près de Narbonne.

Au début de cette période de l'âge de Fer, les importations arrivent encore par les ports de Marseille, d'Agde et surtout d'Ampurias en Catalogne ; dès le II ème siècle av. J.-C. avec la création de Narbonne, c'est ce port qui jouera un rôle prépondérant dans les importations. De Narbonne, vin et objets divers sont acheminés vers les régions plus occidentales, puis l'Aquitaine. Sur place la production de céramiques par les artisans audois va s'amplifier.

On prétend que la foi chrétienne y a été prêchée dès le Ier siècle de notre ère, et qu'elle a eu pour apôtre Sergius Paulus (Saint-Paul), qui avait été proconsul de Chypre. Remarqué par un sénateur romain pour son éloquence, celui-ci parvint à le convertir au christianisme et lui demanda de se rendre dans la gaule narbonnaise afin d'y répandre la bonne parole.

Une tombe paléochrétienne du musée lapidaire dans l'église Lamourguier.

Au Vème siècle av. J.-C., mentionnée par Hécatée, la ville tire son nom de celui du cours d'eau qui l'arrose, les Ibères appelaient Narbo la branche droite du delta de l'Aude, que l'on nomme aujourd'hui Robine.

Les Grecs ayant abordé le littoral audois, au IIème siècle av. J.-C. le grec Polybe appelle la rivière Narbon. Il semble plausible que le mot naros qui signifie qui coule, soit à l'origine du nom de Narbonne qui désigna d'abord les installations portuaires sur le fleuve à proximité du site primitif de la ville, Montlaurès.

Avant cette période, Narbonne était un comptoir commercial, rattaché à l’oppidum celte de Montlaurès, à quatre kilomètres au nord de la ville actuelle, la capitale des Élisyques, un des peuples de la Celtique méditerranéenne. Le peuple celtique qui occupait le pays avant l'invasion romaine était celui des Volces ou Elysices. Quant à la tribu des Volces qui occupait Narbonne, c'était celle des Tectosages. Narbonne faisait partie de la confédération des Celles, à la tête de laquelle se trouvait Biluit, roi des Arvennes ; elle succomba comme ses alliés sous les coups du consul Q. Fabius Maximus.

Les Romains fondèrent en 118 av. J.-C. cette colonie romaine.

Les Romains introduisirent leurs monnaies à Narbonne, où ils établirent une de leurs fabriques. Sidoine en vante la bonté.

Pour les romains Narbonne était leur plus ancienne colonie en Gaule et son centre urbain actuel garde encore trace de nombreux siècles d'histoire comme la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur, le palais des archevêques ainsi que les restes de la voie Domitienne, la première route romaine en Gaule qui permettait de relier l'Italie à l'Espagne.

Son statut de plus ancienne colonie romaine en Gaule lui vaut le surnom de "fille aînée de Rome hors d'Italie".

En 67 av. J.-C. le jeune colonisateur romain Licinus Crassus ajouta le nom du dieu Mars en fondant une ville nouvelle Narbo Marcius du nom du consul Quintus Marcius Rex, alors en exercice à Rome. Puis c'est Tiberius Claudius Néro qui développa la ville, Jules César installa dans les murs la dixième légion. La nouvelle création romaine fut définitivement appelée : colonia Julia Palerna Claudia Narbo Martius.

En 45 av. J.-C., Jules César installa à Narbonne les vétérans de la Xème légion, d'où le surnom de Narbo Decumanorum.

     

A gauche, vestige d'un amphithéâtre romain à Narbonne. A droite, stèle romaine retrouvée à Narbonne, exposée au musée lapidaire.

Lorsqu'en 27 av. J.-C., Octave, devenu Auguste, divisa la Gaule en quatre, la Narbonnaise dut l'une de ces quatre provinces, et cette partie que nous appelons aujourd'hui Languedoc, dans laquelle est située la ville de Narbonne, est celle qui a porté en particulier le nom de Gaule Narbonnaise première et ensuite a été appelée Septimanie et Gothie.

En 22 av. J.-C., Auguste en fit la capitale de la province romaine de la Gaule narbonnaise.

Le port antique de Narbonne était considéré comme le deuxième port de l’empire romain en Méditerranée nord-occidentale après Ostie, le port de Rome. On a estimé que durant les deux premiers siècles de l'ère chrétienne sa superficie avoisinait 100 hectares, ce qui a amené à estimer sa population aux alentours de 35 000 habitants à l'époque.

C'est à cette période qu'Auguste convoqua à Narbonne l'assemblée générale de toute la Gaule; ce fut sans doute à cette occasion qu'elle lui consacra le fameux autel retrouvé, en 1566, dans les fouilles que l'on faisait alors pour la fondation des murs. Ce monument que nous possédons porte une longue inscription qui témoigne de la reconnaissance du peuple narbonnais pour l'Empereur, qui avait bien voulu prendre la cité sous sa protection, et lui accorder le nom de Colonia Julia Paterna.

Vestiges de l'époque romaine exposés au musée lapidaire dans l'église Notre-Dame de Lamourguier.

Donc, lors de la conquête par les Romains des territoires audois, une colonie romaine, vint s'installer et édifiera Narbo Martius sur le site de Narbonne, au bord de la mer, à proximité de l'oppidum de Montlaurès. La création de Narbonne avait un but militaire mais aussi économique. Pour peupler la nouvelle colonie on fit appel à des colons italiens désargentés ou d'anciens légionnaires à qui l'on attribuait gratuitement des terres.

On a retrouvé des traces de la voie Domitienne qui reliait Béziers à Narbonne puis descendait vers le Sud à Ampuriu en Espagne, seule l'entrée de Narbonne était pavée.

Son tracé stratégique reliant l'Espagne au Rhône, c'est Domitius Ahenobarbus après sa victoire sur les Arvernes en 125 qui renforça et améliora cette voie.

Narbonne, vestige de la via Domitia qui reliait Béziers à Narbonne, puis descendait vers le Sud en Espagne.

Narbonne, autre cliché des vestiges de la via Domitia.

Narbonne, place de l'hôtel de Ville, avec les vestiges de la via Domitia, vus du donjon. Au centre de la place de l’Hôtel de Ville, l’antique voie Domitienne (Via Domitia) est visible dans son état de la fin du IV ème siècle. C'est un vestige de la ville antique vieux de 21 siècles, elle est la première grande route romaine tracée en Gaule à partir de 120 av. J.-C. par le proconsul Cnaeus Domitius Ahenobarbus (consul en -122) deux ans avant la fondation de la Colonia Narbo Martius, première colonie romaine en Gaule. La voie Domitienne reliait l’Italie à l’Espagne romanisée. A Narbonne, elle rencontrait la Via Aquitania, ouverte en direction de l'Atlantique par Toulouse et Bordeaux, attestant dès cette époque du rôle de carrefour tenu par la ville. Le vestige découvert le 7 février 1997 présente une portion de voie dallée de calcaire dur, marquée par de profondes ornières. Elle est bordée de trottoirs et de la base d’une fontaine.

Le tracé de la via Domitia gravé sur la pierre proche des vestiges situés place de l'hôtel de Ville.

A l'origine, Narbonne était le chef-lieu unique d'un territoire allant jusqu'aux limites de celui que commandait Toulouse. Comme il est dit plus haut, en 22 av. J.-C, Narbonne devint la capitale de la vaste province sénatoriale de Narbonnaise.

Narbonne, place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, place de l'hôtel de Ville, vue du passage de l'Ancre.

Narbonne, place de l'hôtel de Ville, ancien grand magasin "Aux Dames de France" que l'on peut voir encore gravé sur la façade, c'est une chaine de grands magasins apparue à la fin du XIX ème siècle fondée en 1898 par les frères Gompel et disparue à la fin du XX ème siècle.

Narbonne fournit un remarquable exemple d'urbanisation à la romaine. La ville fut d'emblée édifiée selon un plan en damier appuyé sur le cardo et le decumanus, avec un forum entouré de portiques et encadré par les deux principaux temples de Jovis Tonantis et du divin Auguste, ces édifices se trouvaient dans le secteur de l'actuel place Bistan. De nombreux monuments furent bâtis, hélas une bonne partie fut détruite dans un incendie accidentel dans les années 145 à 150, mais l'empereur Antonin le Pieux en finança la reconstruction en 160. Au I er siècle ap. J.-C. la ville comprenait un centre monumental entouré d'une ceinture de demeures privées, les nécropoles étant rejetées à la périphérie.

Narbonne, colonnes, vestiges romains devant le musée de l'Horreum.

Narbonne capitale romaine, prit toute sa beauté et toute sa gloire sous le gouverneur Vipsanius Agrippa, et fit de la ville un port magnifique. Il fit construire à Sallèles un solide barrage, afin de détourner le fleuve Aude de son ancien cours, vers Cuxac et Coursan pour amener ses eaux dans le golfe narbonnais. C'est cette digue qui se rompit en 1320, créant un désastre et asséchant le port de Narbonne.

De cette époque Romaine, de nombreux vestiges demeurent, malgré les incendies et pillages successifs, témoignant de la grandeur de Narbonne et de son rayonnement passé.

A partir du IIIème siècle Narbonne était menacé par les invasions barbares. Pour résister aux Alamans la ville s'entoura vers les années 270, d'un rempart édifié en partie avec des réemplois de monuments plus anciens et ce qui réduisit la taille de la ville de Narbonne à 16 hectares.

Cette enceinte était percée de six portes : porte de Navarre, porte de l'Orient, porte Romaine, porte de l'Aude, porte des Salines et porte Aiguières.

  

Autres vestiges de l'époque romaine exposées au musée lapidaire dans l'église Notre-Dame de Lamourguier.

L'occupation romaine a durée 600 ans, et de nos jours il ne reste même pas une ruine debout en témoignage de la Rome impériale. Une destruction totale a jeté à bas monuments et ouvrages. L'explication de cette destruction de tous les monuments, est qu'ils ont servi au renforcement et aux constructions des défenses de la ville par la suite. Narbonne ne pensa qu'à sa sécurité. De nos jours encore on peut voir près de l'hôpital, des restes de murailles où sont encastrés les blocs romains sculptés. Les fatales vicissitudes de l'existence de Narbonne ont brisé et dispersé tant de constructions, plus heureusement conservées presque partout ailleurs. Il n'en restait plus que des débris mutiles épars dans le voisinage, lorsque l'ingénieur de François 1er, chargé d'ajouter aux murs de la ville trois nouveaux bastions, ceux de Saint-Félix, de Saint-Côme, de Saint-François, y employa ces pierres respectables qu'on recueillerait aujourd'hui avec vénération dans un musée.

Flavius Honorius (empereur romain de 393 à 423) ayant abonné aux barbares la gaule narbonnaise, les wisigoths gardèrent Narbonne comme la capitale du pays qu'ils occupèrent et qu'ils appelèrent Septimanie, Duché ou Marquisat de Gothie.

Solidus représentant Flavius Honorius.

Trémissis d'or à l'effigie de Flavius Honorius frappé par les Wisigoths.

A partir du IVème siècle, vint le tour des Wisigoths qui tentèrent de prendre la ville.

En 462, Narbonne fut intégrée au royaume wisigoth de Toulouse.

C'est lors de luttes entre les prétendants à l'empire que le roi wisigoth Athaulf entra en 413 dans Narbonne. Il fit célébrer l'année suivante dans Narbonne ses noces avec Galla Placidia, demi-sœur de l'empereur Flavius Honorius qu'il avait enlevé lors du sac de Rome.

Pendant près d'un demi-siècle, les wisigoths bataillèrent pour rester sur les terres audoises, ils s'y installèrent de façon permanente dans les années 460, faisant de Narbonne le siège de leur pouvoir. Pour deux siècles et demi, l'Aude restera sous la domination wisigothique. On estime à 50 000 le nombre de Wisigoths qui ont participé à l'invasion de la Gaule.

Lorsque les rois wisigoths régnèrent sur la Septimanie, et que quelques-uns d'eux fixèrent leur résidence à Narbonne, ils y firent battre monnaie.

Grâce à l'aide militaire des Ostrogoths d'Italie, les Wisigoths du jeune roi Amalaric conserveront la Septimanie et Narbonne.

En 507, Narbonne fut rendue au jeune Amalric par Théodoric roi des Ostrogoths. Amalric y célébra son mariage avec Clotilde, fille de Clovis; mariage funeste pour lui. Maltraitée par son époux arien, la princesse catholique appela pour la venger son frère Childebert.

Une bataille s'engagea à Vouillé, les Wisigoths furent vaincus par les Francs de Clovis, conquérant du royaume de Toulouse.

Pendant cette bataille Amalric y sera assassiné en 531, il fut égorgé sur le seuil de l'église catholique, où il cherchait asile. Sous le règne du roi Theudis (531-548), Narbonne cessera alors d'être la capitale des Wisigoths.

  

Autres vestiges de l'époque romaine exposés au musée lapidaire dans l'église Notre-Dame de Lamourguier.

Athalocus ou Athaloc, est un archevêque wisigoth arien de Narbonne dans la seconde moitié du VIe siècle, il forma, avec les autres évêques ariens de Septimanie, une ligue puissante, délia les wisigoths du pays de leur serment de fidélité au roi, et offrit le pays à Gontran, roi des Burgondes. En 589, se tient un concile à Narbonne, et on voit dans les canons de ce concile qu'il y avait dans le pays, outre les wisigoths et les Gallo-Romains, des Juifs, des Grecs et des Syriens. En dépit des mesures de Recarède 1er (roi wisigoth d'Hispanie et de Septimanie de 586 à 601), il y eut de nouveaux mouvements séditieux, à l'avènement de Wamba en 672 (né avant 633 et mort vers 688, est roi wisigoth d'Hispanie et de Septimanie de 672 à 680), parmi les chefs septimaniens, et le duc Paul, envoyé par lui pour les comprimer, y fut à peine, qu'il se tourna du côté des rebelles et se fit proclamer roi à Narbonne. En 673, Wamba accourut, prit Narbonne d'assaut, poursuivit Paul jusqu'à Nîmes et le fit prisonnier. L'évêque, cette fois, avait été fidèle; mais Wamba chassa les juifs, ce qui prouve qu'ils trempaient dans des complots. Le roi Wamba est considéré comme le dernier grand roi wisigoth.

Lors de fouilles du Clos de la Lombarde, fut mis à jour des vestiges d'une basilique paléochrétienne de la fin du IVème siècle, c'est la plus ancienne connue à Narbonne. C'est sous l'épiscopat de Rusticus que fut édifié au Vème siècle la première cathédrale. Ce même évêque Rusticus fit également construire près de la cathédrale, une église Sainte-Marie. Si l'on compte les cinq basiliques à vocation funéraire bâties hors de l'enceinte, dont du Clos de la Lombarde, c'étaient au total sept églises que possédait Narbonne au Vème siècle.

La ville était également dotée de plusieurs nécropoles, dont celle qui se trouve dans la crypte paléochrétienne de l'église actuelle Saint-Paul-Serge.

L'église Saint-Paul-Serge dans les années 1950.

Les premières incursions musulmanes ont lieu dès l'an 716. Les musulmans voient  en particulier en Narbonne une tête de pont pour étendre leurs invasions vers le Nord.

A l'automne 719, après vingt-huit jours de siège, la ville fut conquise par les troupes arabo-berbères musulmanes des Omeyyades venues de la péninsule Ibérique et dirigées par le troisième gouverneur d'Espagne, Al-Andalus As-Samḥ ibn Mālik Al-Ḫawlāniyy. Les hommes furent passés au fil de l'épée, les femmes et les enfants emmenés en esclavage, la ville pillée et incendiée. Une petite garnison resta sur place pour maintenir l'ordre.

On connait le premier gouverneur musulman mis en place en 720, de la province narbonnaise, il se nommait Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Rhafiqi. Ensuite vers 737, ce fut Athima, puis à partir de 741 ce fut Abd-el-Rahman el Lahmi, puis en 747 ce fut Omar ibn Omar. Le dernier gouverneur s'appelait Abd-e-Rahman ben Ocba qui occupa le poste de gouverneur de 756 à 759.

Il faut savoir que depuis la province Narbonnaise et pendant quarante années durant, les Arabes lancent plusieurs raids vers le nord de la Gaule, remontant la vallée de la Rhône, ils mènent des excursions jusqu'en Aquitaine et Bourgogne lors notamment de la bataille de Bordeaux.

En 725 c'est au tour de Carcassonne de tomber aux mains des Sarrasins.

Les musulmans laissèrent aux anciens habitants de Narbonne, chrétiens et juifs, la "dhimmitude", autorisation de professer leur religion moyennant tribut.

C'est à la faveur de cette occupation musulmane que les Francs venus du Nord vont à leur tour s'implanter sur les terres audoises. Charles Martel, qui convoitait la possession de la Septimanie, après avoir pris Avignon et traversé le Rhône vint avec son armée camper devant Narbonne. Charles Martel après son succès à Poitiers, met le siège en 732 devant Narbonne défendue par le wali (gouverneur) Youssouf, la résistance fut énergique.

Pendant ce siège de Narbonne, faute d'approvisionnements les arabes se hâtèrent de faire connaître cette situation à Ocha, qui gouvernait l'Espagne en qualité d'émir. Celui-ci réunit une armée qu'il dirigea vers Narbonne. Après quelques jours de marche, l'armée arabe entre dans le territoire narbonnais. Charles Martel avec une partie de son armée alla à leur rencontre, il les intercepte près de l'embouchure de la Berre (étang de Bages-Sigean), la bataille de Berre s'engagea. Concernant le déroulement de cette bataille les sources des chroniqueurs se contredisent, ainsi que sur l'endroit exact où elle se déroula, et sur la façon dont elle se conclut. La vérité est qu'après leur défaite les Arabes se dirigèrent vers l'Espagne, Eginhard, qui était l'un des hommes les plus éclairés de son temps, l'affirme.

Charles Martel à la Bataille de Poitiers en octobre 732 représentation par Charles de Steuben musée d'histoire de France de Versailles.

Gisant de Charles Martel dans la basilique Saint Denis.

Charles Martel a les mains libres pour concentrer ses efforts sur le siège, mais la ville est bien défendue et résiste aux Francs. Le manque de matériel de siège, l'arrivée de l'hiver et l'apparition de menaces plus urgentes pour les Francs comme l'hostilité du duc d'Aquitaine et la rébellion menée par Mauronte, duc de Provence, Charles Martel, rappelé dans ses États, abandonna le siège, il doit se retirer. Le siège est finalement levé la même année, 732.

Après le départ de Charles Martel, les Sarrasins conservèrent pendant quelques années la possession incontestée de Narbonne.

En 747, les Sarrasins étaient épuisés par leurs longues guerres civiles, puis une famine commença en 750.

C'est le fils de Charles Martel, Pépin le Bref qui en 752 (d'après Dom Vaissette) reprit le siège de Narbonne et en laissa lui-même la conduite à son fils Charlemagne. Ce ne fut qu'après un blocus de sept années, que la ville succomba par la trahison des Goths, las de la domination des Arabes.

Pépin le Bref obtint par le traité de 759 le droit de tenir une garnison à Narbonne.

En 760, Pépin le Bref envoya des ambassadeurs à Waïfre, duc d'Aquitaine et Vasconie de 744 à sa mort le 2 juin 768. Ils étaient chargés de lui poser un ultimatum sur les trois points suivants :

- 1 Restitution des biens pris à l'Église; rétablissement des immunités ecclésiastiques cessation des actes d'hostilité dirigés contre le clergé ;

- 2 Extradition des Francs qui, coupables de révolte, s'étaient réfugiés dans l'Aquitaine ;

- 3 Paiement d'une indemnité pour les meurtres commis sur la personne d'un certain nombre de Goths.

 

Après la prise Narbonne par Pépin le Bref, tous les Arabes qui habitaient la Septimanie en furent expulsés.

Pendant les quarante années que dura l'occupation arabe, le nombre des chrétiens qui se livraient au travail agricole alla toujours en diminuant. Cependant, le pays n'eut pas trop à souffrir du vide que causa leur disparition, parce qu'ils furent remplacés par les renégats, qui étaient comme eux cultivateurs. Après l'expulsion de ces derniers, les bras manquèrent et le travail agricole devint de plus en plus difficile. C'est alors que la Septimanie fut transformée à l'état de dévastation et de ruine.

Les Sarrasins reviendront à la charge en 793, sous la conduite d'Abd-el- Mélek, et assiégèrent Narbonne, dont ils détruisirent un faubourg. Mais ils seront stoppés dans leur progression par le comte de Toulouse, au confluent de l'Aude et de l'Orbieu.

On connaît un certain nombre de walis, gouverneurs de la province narbonnaise. Le premier est Abd al-Rahman ibn Abd Allah al-Rhafiqi nommé en 720. Ensuite, Athima vers 737, Abd-er-Rahman el Lahmi à partir de 741, Omar ibn Omar vers 747. Le dernier gouverneur est Abd-er-Rahman ben Ocba (756-759) qui continuera à gouverner les territoires encore soumis aux musulmans, des Pyrénées jusqu'à Tortose sur l'Èbre.

 

La reconquête de Narbonne fut le coup d'arrêt de la conquête musulmane en occident chrétien.

 

Charlemagne fit de la Septimanie un duché, avec Narbonne pour capitale. Il l'érigea en vicomté et en partagea la seigneurie en trois lots : une partie de la ville fut donné au vaillant Aymeric ; une autre à l'archevêque Daniel ; la troisième, bâtie tout exprès et appelée la ville neuve, aux juifs.

Daniel, qui était archevêque de Narbonne, partit pour Jérusalem avant l'année 782. Le comte Milon, qui gouvernait le comté de Narbonne, profita de sa longue absence pour s'emparer de certains biens appartenant à l'église de Narbonne.

 

Le 7 octobre 849, Charles le Chauve arriva à Narbonne.

En 859, Narbonne fut pillée par les Vikings qui avait à sa tête le chef Hasting, ils venaient de Nantes et avaient hiverné en Camargue.

En 864, Charles-le-Chauve désigna, neuf villes pour la fabrication de la monnaie. Narbonne fut de ce nombre.

Sous l'autorité carolingienne, jusqu'au Xème siècle, le christianisme se répand sur le territoire audois, Narbonne acquiert alors un rôle considérable. L'évêché de Narbonne devient une métropole.

Un des textes occitans les plus anciens que possède les archives, est la chanson de sainte Foi dû à un moine de Narbonne. C'est un poème de quarante-neuf laisses, rédigé entre 1030 et 1070, à l'époque des premiers chrétiens.

Estampe de Narbonne par Mérian Matthaus 1593 - 1650.

Du Xème au XIIème siècle, les comtes de Toulouse ont étendu leur domination sur Narbonne.

Avec la signature du traité de paix signé en 1128, c'est l'extinction des ducs et vicomtes de Narbonne.

Des murailles de Narbonne furent abattues lors de la croisade des Albigeois.

Il faut savoir que lors de la Croisade des Albigeois, Narbonne était le siège des forces catholiques.

Plan de la ville de Narbonne fortifiée datant de 1700.

En 1244, sans attendre les ordres de leurs supérieurs, l'archevêque de Narbonne et l'évêque d'Albi prêchèrent une croisade contre les réfugiés de Montségur, ils soulevèrent toute une armée de paysans, instruments aveugles de leurs vengeances, et vinrent, au mois de mars 1244, mettre le siège devant Montségur.

L'époque de la Croisade des Albigeois a permis une redistribution des terres appartenant aux seigneurs faydits que l'on a dépossédé de leurs biens. Ces possessions tombèrent soit dans le domaine royal ou dans celui des évêchés et abbayes. Le clergé s'étant enrichi, lança une campagne de construction d'églises dans l'Aude, et c'est dès la fin du XIIIème siècle que commença la construction de la cathédrale Saint-Just de Narbonne.

Les fortifications de la ville de Narbonne.

La cathédrale Saint Just.

La cathédrale Saint Just.

La cathédrale Saint Just.

Les descendants de Charlemagne donnèrent aux archevêques la moitié de la seigneurie de la ville et établirent sur le reste, des ducs et des comtes et sous eux des vicomtes qui devinrent héréditaires et patrimoniaux. Des ducs d'Aquitaine et les comtes de Toulouse prenaient quelque fois le titre de ducs de Narbonne, et les vicomtes les reconnaissaient pour leurs seigneurs.

Lorsque les comtes de Toulouse furent dépossédés par Simon de Montfort, et que le fils de celui-ci eut remis tout le pays au roi de France Saint-Louis et se fut arrangé avec le roi d'Aragon, il n'y eut plus dans Narbonne  que deux seigneurs, l'archevêque et le vicomte.

 

En 1248, avant d'embarquer pour les Croisades à Aigues-Mortes, le roi Saint Louis fit privilège d'être hébergé à Narbonne.

 

En 1309, il y eut un accord entre Philippe-le-Bel et le vicomte de Narbonne, Amalric, par lequel ce dernier se réservait pour lui et ses successeurs le nom et la dignité de seigneur Vicomte de Narbonne, soit dans la publication, soit dans l'empreinte des monnaies. Le marc était connu à Narbonne depuis 1272 ; il y avait été sans doute apporté d'Espagne, d'où les vicomtes de la deuxième race étaient originaires. Auparavant on ne parlait que de livres d'or ou d'argent divisées en monnaies de divers poids et valeurs. On continua de battre monnaie à Narbonne jusqu'au XVIIème siècle. A cette époque, la fabrication en fut transportée à Perpignan.

  

Les deux faces d'un quart d'écu Narbonne 1645, sous Louis XIV.

En 1316, Jean XXII diminua considérablement l'étendue de leur diocèse et de leur juridiction métropolitaine en érigeant Toulouse en archevêché, en lui donnant des suffragants dont quelques-uns l'étaient de Narbonne, et en créant plusieurs autres évêchés, parmi lesquels ceux de Saint-Pons et d'Alet furent faits aux dépens du diocèse de Narbonne même.

Au XIVème siècle il n'y a que des cruelles, des persécutions et des exécutions plus barbares encore. L'événement capital du siècle suivant est la lutte entre les vicomtes do Narbonne et la maison de Navarre se disputant la possession du comté de Foix. En 1486 les troupes narbonnaises mirent Pamiers à feu et à sang, ravageant, pillant, violant et massacrant avec une cruauté inouïe, sans distinction d'âge ni de rang.

A la suite de tant de guerres et de ravages continuels, vint se joindre celui de la peste. Elle en fut si cruellement frappée, dans les années 1347 et 1348, que, d'après les annales de ses anciens consuls, elle perdit environ trente mille de ses habitants.

 

En 1355, en pleine guerre de Cent Ans, le Prince Noir (Édouard, prince de Galles, fils du roi d'Angleterre Édouard III) lors de son invasion à partir de Bordeaux et descendant vers le Sud Est en pillant et incendiant tout sur son passage, il arrive devant Narbonne, seuls ce qui se trouvent hors de l'enceinte fortifiée sont pillés et incendiés. Le 11 novembre 1355 il rebrousse chemin vers Carcassonne.

 

Voici toute une série de photos de la cathédrale Saint Just, d'autres clichés vous seront présentés dans la seconde partie avec l'histoire de ce monument le plus emblématique du Sud de la France. Elle possède un vaste choeur gothique rayonnant construit de 1272 à 1332. Elle a le plus haut choeur gothique du Sud de la France.

Narbonne, la cathédrale Saint Just. Il existe en France trois grandes églises bâties pendant le XIV ème siècle, ce sont les cathédrales de Limoges, Clermont-Ferrand et Narbonne. Ces trois édifices sont l'œuvre d'un seul homme, ou au moins d'une école particulière.

Narbonne, la cathédrale Saint Just avec ses arcs-boutants qui sont combinés avec un grand art et une connaissance approfondie des poussées des voûtes.

Narbonne, la cathédrale Saint Just.

 

A gauche, la cathédrale Saint Just vue depuis la place Salengro. A droite, photo prise des jardins des archevêques qui jouxtent la cathédrale et le cloître.

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue depuis la place Salengro.

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue depuis la rue A. Gauthier.

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue depuis la rue A. Gauthier. Les arcs-boutants sont construits en pierre de Sainte-Lucie, qui est un calcaire très résistant.

 

A gauche, la cathédrale Saint Just vue depuis le cloître. A droite, photo prise depuis le musée archéologique.

Narbonne, la cathédrale Saint Just, photo prise des jardins des archevêques qui jouxtent la cathédrale et le cloître.

Narbonne, la cathédrale Saint Just, photo prise des jardins des archevêques qui jouxtent la cathédrale et le cloître.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue du cloître.

En 1366, lors de l'invasion des anglais en Languedoc qui avaient l'intention de ravager le pays de Foix et les environs de Toulouse, furent repoussé jusqu'à Montauban, mais dans les combats plusieurs sénéchaux et vicomtes perdirent la vie dont celui de Narbonne d'autres furent fait prisonniers.

En 1389, le roi Charles VI a donné un édit à Narbonne indiquant qu'à l'avenir, les Capitouls de Toulouse (Les capitouls étaient, depuis le Moyen Âge, les habitants élus par les différents quartiers de Toulouse pour constituer le conseil municipal de la ville), et les Consuls de toutes les autres villes du Languedoc seraient fixés au nombre de quatre, ce nombre passa à huit deux années plus tard, en 1401 le nombre était de douze pour être réduit à huit en 1438 jusqu'en 1759.

Richard II roi d'Angleterre fit une trêve avec la France en 1394 qui dura vingt-huit ans, cette trêve fut scellée par le mariage de ce roi en 1395 avec Isabelle fille de Charles VI, de ce fait celui-ci fut suivi de la paix dans le Languedoc.

En 1399, les guerres reprirent de plus belles avec les anglais, puis une autre s'alluma au sein même de la France le 23 novembre 1407, par le meurtre du duc d'Orléans, dont le duc de Bourgogne était l'auteur.

 

Narbonne s'appauvrit en 1415, puisqu'on trouve dans les annales, que Charles VI, informé que, dans Narbonne, il n'y avait que 70 feux, à cause de la mortalité et de la misère du temps, ordonna, par lettres-patentes, que cette ville ne paierait que vingt sous tournois par feu , pour aider à subvenir aux frais de la guerre contre le roi d'Angleterre, Henri V. En 154o, le roi de France, Henri II, voyant qu'elle se dépeuplait tous les jours, accorda une exemption de tailles ordinaires, droit d'équivalent, etc.

Narbonne fut encore très renommé jusque vers le milieu du XIVème siècle.

Des années 1560 à 1596, les guerres de religion ravagent l'Aude. Les narbonnais chassent les quelques religieux protestants en 1561-1562 présents en ville et restent résolument catholiques.

À la Renaissance, les protestants furent chassés de la ville de Narbonne en 1562. Charles IX fut reçu en grande pompe dans la ville lors de son tour de France royal entre 1564 et 1566, il était accompagné de sa Cour et des Grands du royaume, parmi eux, son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.

 

Henri IV n'était pas encore réconcilié avec le pape en 1595, chacun songea à faire la paix, Narbonne et Carcassonne furent les premières villes du Languedoc à ce détaché de l'union de la Ligue du duc de Joyeuse.

 

Il faut savoir que lors de l'assemblée des États de la Province du Languedoc au XVIème siècle se rassemblait à normalement à Toulouse, mais lorsque l'assemblée se réunissait dans un autre diocèse, on a souvent confié à l'archevêque de Narbonne le droit de présider. Cette assemblée était composée de trois archevêques, vingt évêques qui sont les députés de leur diocèse, voilà pour le clergé. En ce qui concerne la noblesse, il y avait un Comte, un Vicomte et vingt et un Barons. Puis il y avait trente-sept députés des villes pour le tiers état ; vingt-huit députés des diocèses ; trois syndics généraux de la Province ; deux secrétaires et greffiers des états ; un trésorier de la bourse et un huissier.

Mais depuis le règne de Charles VII, en conformité des délibérations des États, la présidence à toujours appartenu à l'archevêque de Narbonne ou à son défaut, successivement à l'archevêque de Toulouse et à l'archevêque d'Albi.

Un extrait de la carte générale du Languedoc datant de 1648.

Le 13 juin 1642, le marquis de Cinq-Mars, alors complotant contre Louis XIII et le cardinal de Richelieu, est arrêté à Narbonne, avec son ami François-Auguste de Thou, conseiller au Parlement, et tout aussi ennemi du cardinal.

La conspiration de Cinq-Mars, du nom de son instigateur, est une conspiration qui eut lieu en 1642 en France en pleine guerre de Trente Ans, et fut dirigée directement contre le cardinal de Richelieu, premier ministre de Louis XIII, et indirectement contre ce dernier, qui soutenait son ministre.

Dirigée par Henri Coiffier de Ruzé d'Effiat, qui n'est autre que le marquis de Cinq-Mars, elle fut démasquée. Ils sont condamnés à mort pour crime de lèse-majesté, et décapités le 12 septembre 1642 sur la place des Terreaux située dans le 1er arrondissement de Lyon, sur la presqu'île entre le Rhône et la Saône, au pied de la colline de la Croix-Rousse. La mère d’Henri de Cinq-Mars, la maréchale d’Effiat, est exilée en Touraine. Son frère est privé de ses bénéfices d’abbé, et le château de famille rasé à hauteur d’infamie. Ce sera la dernière conspiration active contre Richelieu, qui décède à la fin de l'année 1642.

 

Comme je l'indiquais ci-avant, une inscription fut trouvée dans les fondements des vieilles murailles de Narbonne, en l'année 1566. Le marbre sur lequel elle est gravée en beaux caractères romains a deux faces, et servait probablement à un angle de l'autel. L'inscription est en deux parties, dont l'une contient le vœu des Narbonnais, et l'autre la dédicace de l'autel consacré à Auguste.

 

Après la Révolution, privée du siège épiscopal, le dernier archevêque fut monseigneur Arthur Richard Dillon en 1801, la commune ne devint plus par la suite, qu'une sous-préfecture rurale.

 

A la fin du XVIème siècle, à Narbonne, 90% des ouvriers agricoles ne savent pas signer leur nom et se content d'une marque.

XVIII ème siècle, un extrait de la carte de Cassini datant de 1747.

Zoom sur Narbonne, extrait issu de la carte de Cassini datant de 1747 ci-dessus.

Concernant l'éducation, il y avait le collège de Narbonne datant du commencement du XVIème siècle ; il était, comme ceux des autres villes de ce département, dirigé par les pères de la doctrine chrétienne, sous la surveillance de l'archevêque de Narbonne et des magistrats de cette ville, qu'on nommait consuls. Les doctrinaires y entretenaient trois professeurs de grammaire, un professeur de belles-lettres, un professeur de rhétorique, un professeur de logique, métaphysique et morale, un professeur de physique, deux professeurs de théologie, un directeur des études, et un supérieur chargé de veiller au maintien du bon ordre. Le nombre des élèves était annuellement de 120 à 140.

Hospices de Narbonne, il y eut d'abord de hôpitaux champêtres ; l'un, particulier aux lépreux ; un autre pour les maladies non contagieuses ; un troisième pour les pauvres mendiants, donné, en 1156, à deux frères qui le servaient, par Ermengarde, vicomtesse de Narbonne; et un quatrième, dit de Saint-Jean-de-Jérusalem. On ne connaît de ces établissements ni leur fondation, ni leurs revenus, ni leur régime. Ils étaient tous situés hors de la ville.

Postérieurement, il y eut dans l'enceinte de ses murs quatre autres hôpitaux, dits de la Croix, de Saint-Paul, de Saint-Jacques, et de l'Aumône.

En 1789, il existait à Narbonne,

- L'Hôtel-Dieu, appelé l'hôpital Saint-Paul, hospice à la fois civil et militaire ;

- L'Hôpital général ou de la Charité, où sont traités les pauvres valides des deux sexes ;

- L'hospice de la Miséricorde, administré par des sœurs de Saint-Vincent-de-Paule, avec des dames laïques de la ville.

Il existait, en outre, un hospice de la mendicité, que des citoyens de Narbonne fondèrent, en 1786, afin de faire cesser ce fléau toujours réprimé, et toujours: renaissant.

Narbonne, le canal de la Robine.

Narbonne, le canal de la Robine, le pont des Marchands. Reliant le Bourg à la Cité, le Pont des Marchands franchit le canal de la Robine, classé par l’UNESCO au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Ce pont bâti, rare en Europe, était constitué de 7 arches et accueillait le passage de la Via Domitia.

 

A gauche, Narbonne, le pont des Marchands, reflets sur l'eau. A droite, l'ancien moulin à eau sur le canal de la Robine.

Narbonne, canal de la Robine, écluse près du pont Voltaire au fond.

La construction du canal du Midi entre 1666 et 1681, joua un rôle important dans l'économie locale. Narbonne ne bénéficiant pas du passage du canal fut desservie par le canal de la Robine. Selon quelques écrivains, la confection du canal des Deux-Mers fut une des causes qui achevèrent la destruction du commerce de Narbonne, parce que ce superbe projet transporta tout le négoce de l'Océan Atlantique vers les ports d'Agde et de Sète (Voir le superbe reportage sur le canal du Midi en quatre parties dont la première débute ICI).

Carte du canal de la Robine de Narbonne depuis le canal Royal jusqu' à la Méditerranée, datant de 1789.

Narbonne, canal de la Robine de nuit.

Canal de la Robine le bief de Narbonne, passerelle du Moulin du Gua.

 

Deux photos de la passerelle du Gua enjambant le canal de la Robine à Narbonne, (cliquez sur les photos pour agrandir).

Canal de la Robine le bief de Narbonne.

L'écluse de Narbonne sur le canal de la Robine.

L'écluse de Narbonne sur le canal de la Robine, et l'ancien moulin à eau, le bâtiment  à gauche, qui abrite aujourd'hui l'office du Tourisme.

Narbonne, le pont des Marchands, vu du côté Est du canal de la Robine.

 

A gauche, Narbonne, le pont des Marchands, vu du côté Ouest du canal de la Robine. A droite, le cour Mirabeau le long du canal, (cliquez sur les photos pour agrandir).

Le  canal de la Robine de nuit.

Le  canal de la Robine de nuit, à proximité du pont des Marchands.

Le  canal de la Robine de nuit.

Narbonne, la passerelle des Barques, le pont des Marchands juste derrière, on aperçoit à droite, le Donjon, le palais des archevêques et la cathédrale saint Just.

Narbonne, le canal de la Robine et l'Office du Tourisme au fond à droite dans l'ancien moulin à eau.

Narbonne, le canal de la Robine et le dessous du pont des Marchands.

Narbonne, le canal de la Robine et le pont de la Liberté au fond.

Narbonne, le canal de la Robine et le pont des Marchands.

Narbonne, le canal de la Robine et la passerelle Victor Hugo.

Narbonne, le canal de la Robine et le quai Victor Hugo.

Narbonne, le canal de la Robine et le pont de l'Avenir.

Narbonne, l'écluse des trois ponts sur le canal de la Robine.

Narbonne, la promenade des Barques et le cours de la République le long du canal de la Robine.

Narbonne, la promenade des Barques et le cours de la République le long du canal de la Robine, vus du donjon.

Narbonne vue du donjon vers le Nord-Est.

La ville de Narbonne vue du donjon vers le Sud-Ouest.

Narbonne, les halles, avec sa façade côté cours Mirabeau.

Narbonne, les halles, avec sa façade côté cours Mirabeau.

En 1800, le concordat transféra l'évêché de Narbonne à Carcassonne, Narbonne avait perdu toutes ses prérogatives ; la création sous l'Empire de l'administration préfectorale permit une réorganisation du département.

 

En 1814, la ville de Narbonne était devenue le quartier-général du maréchal duc d'Albuféra et de son armée. Après la bataille de Toulouse, livrée le 10 avril 1814, qui opposa les troupes de l'armée impériale commandée par le maréchal Soult aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise.

 

A signaler aussi, la crise viticole qui éclata en 1907, l'agitation commença à Argeliers, des meetings rassemblent en mai 1907 une foule de plus de 60000 personnes à Narbonne. J'ai d'ailleurs écris un reportage sur le sujet avec de nombreuses photos de l'époque de ces troubles, si cela vous intéresse, voir l'article détaillé ICI.

 

Léon Blum détiendra un siège de député dans l'arrondissement de Narbonne, en 1928, 1932 et 1936.

 

A la fin de ces quatre parties de reportages consacrées à la ville de Narbonne, je vous propose quelques photos anciennes intéressantes que de nombreux internautes apprécient :

Cette photo date de 1900, entrée Nord de la ville de Narbonne, la rue Jean Jaurès longeant le canal de la Robine avec les trois ponts, le pont de l'Escoute au premier plan, puis le pont de la Concorde, traversé par le boulevard du Maréchal Joffre, au fond c'est le pont Voltaire.

Narbonne, pont de la Concorde, la rue Jean Jaurès longeant le canal de la Robine et le lavoir municipal en 1955.

Narbonne, la promenade de Barques en 1905.

Narbonne, promenade de la Gare, le kiosque à musique avec la Lyre Narbonnaise en 1902.

Narbonne, promenade de la Gare, le kiosque à musique avec la Lyre Narbonnaise en 1902.

Narbonne, boulevard Montmorency, passage des voitures participant à la première coupe des Pyrénées en 1905. C'était une rallye touristique organisé en 1905 par le journal La Dépêche du Midi, le parcours partait et arrivait de Toulouse sur une durée d'une semaine. Ce rallye passait par les villes de Carcassonne, Narbonne, Perpignan, Luchon, Cauterets, Pau, Bayonne entre autres.

Narbonne, le quai Valière en 1905.

Narbonne, le pont des Marchands en 1905.

  

A gauche, la cathédrale saint Just en 1905. A droite, la maison des trois Nourrices en 1905.

Narbonne, le monument Gambetta en 1905. Cette statue a une histoire :
Elle a été offerte par un entrepreneur, Antoine Rossignol en 1903, elle a été érigée près de chez lui quai Victor-Hugo. En 1942, la statue en bronze est fondue sous le régime de Vichy. Le socle a été retiré en 1970.

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville avec le palais des archevêques en 1910.

Narbonne, les quais du canal de la Robine en 1910, la passerelle du Gua au fond.

Photo identique à la précédente mais colorisée.

Narbonne, la rue de la République en 1905.

Narbonne, entrée de la ville, pont de la Concorde et la rue Jean Jaurès longeant le canal de la Robine en 1910.

Narbonne, les Halles se trouvant boulevard du docteur Ferroul, en 1905.

Narbonne, promenade des Barques cours de la République en 1910.

Narbonne, le canal de la Robine le long de la promenade des Barques et le pont de la Liberté en 1910.

Narbonne, canal de la Robine, le bâtiment à gauche abrite le moulin à eau avec à ses pieds le bateau lavoir, et à droite l'écluse, en 1905.

Narbonne, la promenade des Barques et le cours de la République en 1950.

 

Ami(e)s internautes, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

 

ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en 5 parties donc :

Ainsi se termine cette première partie de reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir pour la suite !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez-moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact :

  jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez-moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez-vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

--------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  

Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans HISTOIRE
commenter cet article
7 juillet 2015

 

Bonjour à Tous,

Les années précédentes je préparais des reportages afin qu'ils soient programmés et diffusés pendant la période estivale, mais cette année je n'ai pas eu le temps nécessaire pour rédiger et monter des articles pour ces deux mois, j'espère que vous m'en excuserez et que vous serez patient et resterez fidèle à la lecture de mon site. Pour ceux qui le découvrent et vous êtes nombreux chaque jour, vous pouvez vous inscrire sur la newsletter afin d'être informés des prochaines diffusions (voir menu de gauche).

Je me rattraperai au mois de septembre, avec la découverte de la fabuleuse histoire de la ville de Narbonne, car celle-ci fut très importante pour le Languedoc Roussillon. C'est un énorme travail, car les informations historiques sont très nombreuses, de ce fait, le reportage sera composé de plusieurs parties, et comme toujours accompagné de nombreuses photos.

Si vous avez des photos ou des documents concernant la ville de Narbonne, n'hésitez pas à me les envoyer. Je n'en n'ai pas du musée.

Je vous donne rendez-vous en septembre et en attendant je vous souhaite de passer de bonnes vacances dans l'Aude.

 

Bien amicalement, Jean-Pierre.

 

PS : Et n'oubliez-pas que vous pouvez toujours me soumettre des reportages accompagnés de vos photos, je me charge de les mettre en forme et de les diffuser.

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre - dans Messages
commenter cet article