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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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22 mai 2009


Je vous propose, en troisième partie de la découverte du village de Chalabre la capitale du Quercorb, une série de vieilles photos qui ont du charme et qui sont la "mémoire" du temps qui passe ... et montrent si je puis dire, le chemin parcouru par rapport à aujourd'hui ...


Chalabre, le "Blau" traversant le village photo de 1900

Chalabre, très vieilles demeures au bord du "Blau" photo de 1910
 

Chalabre, très vieux logis au bord du "Blau" datant du XV ème siècle cette photo a été prise en 1950
 

Voici une comparaison intéressante, les bords du "Blau" aujourd'hui, photo de 2008

Chalabre, le "Chalabreil" traverse aussi le village pour se jeter dans l'Hers, photo de 1900


Vieille photo du château médiéval de Chalabre, datant de 1900
 

Chalabre, le Cours National en 1905
 

Chalabre en 1905, entrèe de la ville et le château médiéval à la cime des arbres
 

Chalabre, le Cours Sully en 1900

1900, chalabre, le cours National

 

1910, Chalabre, le Cours National

1900, Chalabre, le cours du Bassin

Chalabre, Bassin et Chapelle Notre-Dame en 1900

Chalabre, toujours en 1900, le cours d'Aguesseau, (vous remarquerez la faute sur la photo), Henri François d'Aguesseau (1668-1751), fils d'Henri d'Aguesseau, maître des requêtes et intendant du Languedoc

Autre photo de la même période, 1900, du cours d'Aguesseau

Chalabre, 1900, le cours Colbert et la pompe Royale à gauche, dont je vous ai parlé dans l'article précédent

Le château médiéval de Chalabre, photo datant de 1900

 

Le château médiéval de Chalabre en 1900
 

Photo de l'intérieur du château médiéval de Chalabre datant de 1905, le vestibule avec la statue du sire de Bruyères, et l'escalier d'honneur ...

Photo de l'intérieur du château médiéval de Chalabre, avec l'escalier d'honneur, celle-ci date de 1955

Voici une vue générale de Chalabre en 1900

 

On remonte dans le temps, Chalabre en 1950 avec le château médiéval à droite
 

Chalabre en 1955
 

La fontaine du centre ville de Chalabre en 1950, on aperçoit une "Dauphine" et une "Dedeuche" à droite

Rmerciement à Mme Liliane Malet de Belcaire qui m'a transmise cette photo de CHALABRE Pont Neuf & Les Silos en 1950

 

Cette vue aérienne du village de Chalabre date des années 1960
 

Le château médiéval des "de Bruyères-le-Châtel" à Chalabre en 1965
 

vue aérienne du village de Chalabre en 1975
 

Ce château qui se nomme "Falgas", est situé à 1 km au nord de Chalabre, cette photo date de 1900, à l'époque c'était une maison de convalescence ou de repos
 

Le château Falgas juste après la seconde guerre mondiale (1948)
 

Le château de Falgas dans les années 1970, Hercule Poirot personnage des romans d'Agatha Christie aurait pu y mener une enquête, ce château me fait pensé aussi à Hergé le père de "Tintin"  ...
 

Photo de 1950 prise du perron du château de Falgas, elle inspire le repos.

 

Ainsi se termine ce troisième reportage, dernier volet de la série,en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
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15 mai 2009
Le village de Chalabre est fondé avant le XII ème siècle et les terres appartiennent à la maison Trencavel. Après la croisade contre les Albigeois, les terres sont léguées aux Pons de Bruyères.
Au XIII ème siècle Chalabre est devenue un lieu stratégique, marquant la frontière entre le royaume de France, le comté de Foix et le royaume d'Aragon. Le roi de France charge alors les habitants de surveiller la frontière en échange de quelques privilèges.
Il a fallu reconstruire la ville après la catastrophe de 1289 quand le "Blau" détruisit une grande partie de Chalabre suite à la rupture du barrage de Puivert (voir ici). Les privilèges royaux permirent à la ville de refaire surface après ce désastre, elle devint une ville riche.
En 1350, les remparts de la ville sont terminés et forment une fortification complète autour du village. Le centre-ville est une bastide du XIII ème siècle. La même année le Kercorb est divisé en deux baronnies, Puivert et Chalabre.
Les intolérances récurrentes de l'histoire ont poussé dans ce coin du Quercorb la population juive de Carcassonne qui fuyait le Baron Noir au XIV ème siècle. L'industrie du textile a ainsi pris son essor à Chalabre.
La bastide ne prendra sa forme architecturale que l'on connaît aujourd'hui qu'au début du XIV ème siècle.
Au début du XXe siècle, l'industrie était très active à Chalabre, en particulier dans la fabrication de chapeaux.
L'effet de mode et la fabrication dans des pays à moindre coût de main d'oeuvre eurent raison de cette activité industrielle ...


 L'église Saint Pierre ...

 

François I de Bruyères Chalabre, seigneur des lieux qui s'illustra à Marignan en 1515, qui épousa le 07 novembre 1516 Françoise de Châteauneuf, décida de faire construire une église, car celle du château s'avérait trop petite et pour cela, il augmenta la "Questa" (denier du culte) obligatoire pour tous les habitants.
Son fils François II se chargea des travaux. L'église Saint Pierre fut terminé en 1530, comme l'atteste le cartouche au bas du clocher. Celui-ci mesure 30 mètres jusqu'à la plate forme et 46 mètres en tout. La flèche abrite 4 cloches, dont 2 classées. La nef et le chœur furent rénovés respectivement en 1830 et 1889. On y trouve une statue en bois de saint Éloi datant du XIVe siècle. On peut également y voir un orgue datant de 1943, construit par Merklin & Kuhn et qui est un don de M. Canat, industriel Chalabrais. L'église Saint Pierre possède une belle tour-porche qui imite celle de la cathédrale de Mirepoix, elle date de la fin de XV ème siècle.

 





L'autel de la chapelle du Château Chalabre ...

 

Au milieu du XVIII ème siècle, le seigneur de la ville, Jean Aymeric de Bruyères avait fait couvrir la place du marché pour abriter les mesures en pierre, dont il était le propriétaire. En 1824, Jean Louis Félécité de Bruyères accepta de vendre ce lieu à la commune, dont il était le maire. Elle fut détruite par le maire Henri Rascol en 1913 et reconstruite en 1920 par le maire Jean Amiel. D'abord "Place de la République", ce lieu porte aujourd'hui le nom de "Place Espérance Folchet" en l'honneur d'un résistant habitant le quartier qui fut tué dans une opération du maquis en 1944.

 

La halle aux grains du XVIII ème siècle, est  maintenant un marché couvert ...
 

Autre vue de la halle aux grains, ces architectures sont des bijoux pour nos villages qu'il faut absolument préserver ...
 

Chalabre vu du Calvaire ...

L'église Sainte-Marie :

Une autre église, l'église Sainte-Marie appelée par les gens d'ici église de la Ville. Elle fut construite en 1558 sous la houlette d'Anne de Joyeuse, épouse de François II de Bruyères seigneur de Chalabre. Les pierres qui servirent à sa construction, provenaient de la colline de Roquefère. Il y a environ 100 ans, on l'appelait "église de la Commodité" ou "Notre-Dame de la Consolation". En 1891, le 31 août, la municipalité dirigée par Tournié, fit réduire une partie de l'église (chapelle Saint Blaise) pour permettre le passage des véhicules dans cette petite rue.


Évolution démographique à Chalabre :
 1999 - 1172 habitants
 1990 - 1262 hab.
 1982 - 1441 hab.
 1975 - 1583 hab.
 1968 - 1838 hab.
 1962 - 1771 hab.

 

Très belle enseigne médiévale non loin du marché de Chalabre ...

Festivale des rues à Chalabre ...

La fontaine sur la place du village de Chalabre ...

Ce monument ou plutôt cette fontaine est en réalité, une pompe royale élevée au-dessus d'un puit creusé pour fêter la naissance du Duc de Berry héritier du trône de France en 1821 ...

Le petit matin sur l'église Saint Pierre de Chalabre ... il ne manque plus que le son de cloches ...

Ces maisons le long du "Blau" sont très très anciennes ...c'est une photo typique de Chalabre qui a du charme ...

Le "Blau " en hiver est moins tranquille ... gardez bien en mémoire cette photo je vous proposerai un troisième article, pour vous montrer Chalabre rétro, avec une photo prise du même lieu en 1900 !

Les façades ont gardé les couleurs qui rapellent la période médiévale ...

Maisons aux colombages, enseignes au style médiéval, façades pittoresques font le charme de Chalabre ...

Très belle devanture d'une pharmacie herboristerie de Chalabre ...

Sculpture de Paul Manaut né à Lavelanet le 20 mars 1882. En 1959, il meurt terrassé par une crise cardiaque à Chalabre où il vivait, à quelques kilomètres de sa ville natale ariégeoise ...

Le lac de Chalabre au tout début du printemps ...

Au printemps au bord du lac de Chalabre moment de détente au sein même du village ...

Le "Chalabreil" qui alimente le lac de Chalabre, la passerelle très appréciée des habitants leur évitant un détour ...

Vue générale de la capitale du Quercorb : CHALABRE

Chalabre en Quercorb

Les toits paisibles du village de Chalabre ...

Passerelle sur le "Blau", des visites guidées de la ville sont organisées ...

Le vieux pont de l'ancienne ligne de chemin de fer Bram-Lavelanet a laissé place à la circulation automobile ...

L'étroit pont était réservé autrefois à la ligne de chemin de fer Bram-Lavelanet ...

Chalabre et la chaîne pyrénéenne, à droite, le pic Saint-Barthélemy altitude 2348 m, devant vous sur l'horizon s'étendent les magnifiques forêts du Pays de Sault ...

10 heures du matin, la ville tranquille de Chalabre s'éveille !

Une autre photo du "Blau" serpentant dans la ville de Chalabre, le ciel est à l'orage !

 

A l'Ouest de Chalabre à signaler, le site exceptionnel du lac de Montbel en Ariège et sa vaste superficie (570 hectares) sont des atouts pour la détente aquatique, le nautisme, la randonnée familiale ou sportive, la pêche, l’ornithologie.

Je vous laisse apprécier l'étendue du site ...

Le lac de Montbel est situé dans le département de l'Ariège au Pays d'Olmes. De l'autre côté du lac, dans l'axe, c'est Lavelanet, et au fond le pic Saint Barthélemy ...

De l'autre côté de la rive, les forêts de la région de Bélesta, toutes aussi magnifiques que celles du Pays de sault ...

 

Fin d'après-midi sur le lac ...
La pêche, la baignade et la voile sont pratiquées sur le lac Montbel.


Si vous avez des précisions à apporter sur les articles, je serai ravi de recevoir vos commentaires, afin d'effectuer une mise à jour.

Je tiens à remercier Mr Sébastien Erpelding de l'Office du Tourisme du Quercorb, ainsi que Mr Gilles Roméro, président de l'association "Château Chalabre, Parc à thème Médiéval" pour leur aide dans la réalisation de ces articles.
Vous trouverez des infos complémentaires sur leur site internet :

 

www.quercorb.com   et   www.chateau-chalabre.com


 

 

Ainsi se termine ce second reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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7 mai 2009

Chalabre en Quercorb ? Eh ! Non, Chalabre n'est pas un nom d'une région celtique.
Le Quercorb ou Kercorb les deux graphies étant admises, faisait partie du comté de Toulouse au moyen âge.
Vous en aviez déjà entendu parler, du Quercorb ? C'est comme le Pays de Sault ! Beaucoup ignore que ce sont des petites régions du Sud de la France faisant partie du département de l'Aude.

Mais avant de parler de la capitale du Quercorb, CHALABRE, il serait peut être temps de vous dire deux mots sur ce département de l'Aude dont il est souvent question sur ce site. Car je vous cite des pays de l'Aude, et vous avez certainement du mal à vous y retrouver ! Un peu de géographie cela vous dit ?
Alors voici une carte où figure chaque région naturelle composant le département de l'Aude faisant partie du Languedoc Roussillon. Elles sont au nombre de 10 :

- le Lauragais
- la Montagne noire
- le Cabardès
- le Carcassonnais
- le Razès
- le Quercorb
- le Pays de Sault
- le Minervois
- les Corbières
- le Narbonnais


 


Après avoir composé un article sur PUIVERT et son château au pays du Quercorb ( c'est ici ) , pays voisin de pays de Sault, je ne pouvais pas passé sous silence la capitale du Quercorb : la ville de CHALABRE (altitude 380 mètres), Eissalabra en occitan. Les habitants s'appellent des Chalabrois 

Chalabre est à : 20 km de Mirepoix, 25 km de Limoux, 21 km de Lavelanet, 8 km de Puivert, 48 km de Foix, 50 km de Carcassonne et à 31 km de Belcaire.
 


Cette ancienne bastide aux maisons à colombages et aux rues étroites, est située au confluent de trois rivières : l'Hers, le Chalabreil qui semble avoir donné son nom à la ville et le Blau qui passe également à Puivert. Au moyen âge "Eissalabra" ancien nom de Chalabre trouvé sur certains actes de l'époque faisait partie des 14 communautés composant alors le "Kercorb".

Le destin de ce village est étroitement lié à l’histoire de son château.
Le château de Chalabre est composé de trois parties (du XIIe, XVe et XVIIIe siècles).
Signalé en 1032 dans les possessions du comte Roger I er de Carcassonne, il est un important enjeu des débuts de la croisade en 1209 puisqu'il contrôle l'accès au domaine du comté de Foix.
Le puissant chevalier Pons 1er de Bruyères, le personnage le plus célèbre de la famille de Bruyères est Thomas III dit Pons 1er qui vécut au XIIIe siècle. Il fut un vaillant chevalier, lieutenant de Simon de Montfort pendant la croisade contre les Albigeois.
Sous l'impulsion de Guy, abbé des Vaux de Cernay, Simon IV de Montfort s'engage dans la croisade contre les Albigeois, suivi par plusieurs barons voisins de l'Île-de-France dont Guy de Lévis, Bouchard de Marly, Robert Mauvoisin et Thomas de Bruyères III. Après la prise des villes de Béziers et de Carcassonne au cœur de l'été 1209, Simon de Montfort ordonna à Thomas de Bruyères III dit "Pons de Bruyères", en qualité de lieutenant, de prendre avec un corps de six mille hommes les châteaux du Quercorb, pour s'arrêter à Puivert.
En 1210, Thomas dit "Pons de Bruyères" s'empare du château de Puivert, et du Quercorb et s'installe dans sa capitale Chalabre. Ce nouveau châtelain a marqué l'histoire par sa tolérance. Il défend un territoire, délimité au nord par Mirepoix et au sud par Puivert mais constamment convoité par les comtes de Foix, de Toulouse ainsi que par les Trencavel, seigneurs de Carcassonne.
C'est ainsi que le château de Chalabre fut donné en récompense pour services rendus, au Baron Thomas Pons de Bruyères le Châtel en 1210.
En 1283, son fils, Jean de Bruyères lui succèdera, il se rend en Aragon auprès du roi Philippe le Hardi. Il obtient de celui-ci le titre de chambellan et se voit comblé de déférences.
Le roi lui accorde de nombreux privilèges et en 1319 une lettre patente de Philippe le Bel étendra toutes les immunités de cette famille.

Le château de Chalabre a traversé les siècles et les périodes agitées de l’histoire sans avoir subi la moindre dégradation: ainsi la légende populaire dit que les révolutionnaires de 1789 qui marchaient sur Chalabre ont été détournés vers le château de Lagarde qu’ils ont saccagé.

Je vous livre ici, une partie de la généalogie impressionnante des "de Bruyères" qui vont se succéder au château de Chalabre.
Après Jean il y a eu en 1310 Thomas de Bruyères qui épousa Isabelle de Melun il décèdera en 1360. Philippe 1er de Bruyères succédera à Thomas, puis Jean II de Bruyères qui épousa Béatrix de Mauléon en 1434 il mourut en 1442. Le suivant, Roger Antoine de Bruyères qui décédera en 1474 avait épousé Constance de Peyrepertuse son fils Jean III de Bruyères lui succédera il épousera le 8 juillet 1489 Cécile de Voisins et décèdera en 1515. Il y eut ensuite deux François de Bruyères qui se succéderont, le premier épousa en 1516 Françoise de Châteauneuf et le second épousa en 1529 Anne de Joyeuse. Vint ensuite un autre François de Bruyères qui épousa en 1570 Isabeau de Barthélémy de Grammont il mourut en 1595. Lui succédera Jean-Antoine de Bruyères il épousa en 1606 Béatrix de Poitiers-la-Thérasse il fut gouverneur pour le roi du Pays de Sault en 1613. Jean-Pierre et Jean-Aymeric se succéderont au château et vers 1698 François dit "l'aîné" prendra la suite…
Ce château est resté dans cette famille jusqu’à nos jours puisqu’il appartient encore aujourd’hui à une descendante des "de Bruyères".

 

  Magnifique vue du château médiéval qui domine le village de Chalabre.

  En voici une autre, qui respire le bon vivre à Chalabre en Pays du Quercorb. 

Vue de la façade Est du château médiéval, avec sa partie la plus ancienne.

La partie la plus ancienne est certainement antérieure au XIIIe siècle.
En effet, les vestiges d’une tour de proportions plus modestes que celles de l’actuel donjon, effondrée en 1952, permettent de le penser. Par contre les créneaux du donjon sont des réalisations plus récentes (18e siècle) et ne constituent en aucun cas un élément défensif mais plutôt décoratif.
L’ensemble s’organise en balcons et échauguettes permettant de passer du donjon à l’ancienne tour aujourd’hui disparue.
Le fossé, qui les ceinturait et formait certainement les douves de ce premier château médiéval, a lui aussi été comblé au XVe siècle, période où le château a commencé à s’agrandir vers le village de Chalabre, en contre bas.

Enfin notons que l’escalier en pierres bouchardées (piquetées) ou sculptées au ciseau tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et qu’il est suffisamment large, contrairement aux escaliers des autres châteaux cathares de la région, pour permettre à deux chevaliers de monter de front.

La construction d’un corps de bâtiment qui part de la tour du donjon et va en s’arrondissant date du XVe siècle. Un escalier à vis dont on peut voir encore actuellement l’emplacement, permettait de passer d’un étage à l’autre.
Enfin la partie XVIIIe est marquée par le goût de l’évêque Pons de Bruyères, évêque de Saint Pons avant la Révolution et prélat éclairé très versé dans les arts: il fait construire un hall d’entrée monumental avec des arcades décorées, on lui doit également le bâtiment sur quatre niveaux plus combles où il avait installé ses appartements, les balcons de raccordement à la structure XVe siècle ainsi qu’une chapelle en trompe l’œil dédiée à la vierge Marie.
Le donjon encore visible, est du XII ème siècle, même s'il a été agrandi entre 1444 et 1472. Une aile a été ajoutée à la veille de la Révolution, mais l'ensemble a subi d'importants travaux au cours du XIX ème siècle.
Dans le deuxième étage du donjon, découvrez une collection de costumes.
Ce qui frappe au premier abord de la forteresse, c'est son adaptation dans le temps. De la partie défensive du XIIIe siècle, se distinguent nettement les habitations plus cossues du XVIIIe. Les tours crénelées n'avaient plus d'utilité à l'heure où les canons pouvaient détruire les forteresses médiévales.

 

  La partie la plus récente du château, exposition Sud.   

 La jonction entre la partie du XIII ème siècle à droite et celle du XVIII ème siècle à gauche, façades Sud.

  Vue d'ensemble du château, où l'on distingue très bien les différentes époques de construction.  

  J'ai regroupé ici, plusieurs clichés du château : la statue de sire Bruyères ornant le vestibule du château, la salle d'armes, la façade Est du château la partie la plus ancienne, le haut du donjon, et l'escalier d'honneur.

 

 Le village de Chalabre sous les remparts du château

 

LE PARC HISTORIQUE MÉDIÉVAL DU CHÂTEAU DE CHALABRE


Le Château de Chalabre, longtemps resté à l’abandon vit désormais depuis 2002, au rythme de ses visiteurs. Après plusieurs mois de travail intense, le rêve de redonner vie à ce lieu se réalise enfin.
C’est Gilles Roméro porteur du projet et président del'association "Les Chevaliers du Kercorb" qui lui a offert cette seconde vie en créant un concept unique en France : un parc de tourisme participatif sur le thème du Moyen Age. C'est une demeure de 2500 m² sur 25 hectares de parc. L'association est locataire des lieux (bail emphytéotique) elle doit aussi réhabiliter, entretenir et rénover le château, la propriétaire étant madame de Villette.
Le parc historique du château, offre un nouveau concept de tourisme participatif. Dans les parcs à thèmes classiques, on sollicite le touriste uniquement pour l’inviter à consommer tandis qu’au château de Chalabre, il est l’acteur de ses loisirs, il peut s’initier, à son rythme, à de nombreuses techniques médiévales: combats de chevalerie, école de chevalerie, artisans d'art, restauration, tout les ingrédients sont présents pour vous faire passer des moments inoubliables au sein de ce parc médiéval qualifié très justement de participatif. Ainsi, vous pourrez rêver de seigneurs et gentes dames, lors des tournois organisés dans la cour arrière du château. Vous pourrez aussi vous initier à la calligraphie ou à l'aquarelle, rendre hommage aux différents artistes qui exposent leurs oeuvres personnellement et qui sauront vous faire découvrir et apprécier leur art. Enluminures, icônes contemporaines, aquarelles, pastels, sculptures, gravures, vous donneront une approche vivante de ce que peut être l'art lorsqu'il se place au niveau du public.
L'association "Les Chevaliers du Kercorb" propose 10 ateliers participatifs qui vous permettent, si vous le désirez, d’entrer dans l’histoire en devenant, dans la mesure de vos capacités et de vos goûts, un acteur de la vie du château.
Prenez le temps d'essayer diverses techniques telles que la calligraphie, la forge, le tir à l'arc, l'héraldique, l'iconographie (peinture à l’œuf), la fabrication de cottes de maille, la danse médiévale, les contes médiévaux pour jeunes enfants, les costumes historiques .... Par ailleurs, la Chevalerie présente, au travers de son spectacle équestre, un savoir-faire et un savoir être ancestral. Ici on peut parler de sa passion et la faire partager.


Au château de Chalabre, les petits comme les grands plongent pour une demi-journée, dans un espace temps différent ponctués de rencontres authentiques.
Le Château travaille toute l’année en relation avec l’éducation nationale et accueille des scolaires (4500 par an), venant de tous les départements limitrophes, de Perpignan à Narbonne, en passant par Foix jusqu’à la Bretagne (dans le cadre de séjours IDD).
Pendant les vacances scolaires et la période estivale, il est ouvert autant aux adultes qu’aux enfants et les activités sont adaptées à tous les âges.
Il y a des nouveautés chaque année, par exemple on propose deux nouvelles animations : le jardin médiéval et la vie des femmes au Moyen Age… en attendant de pouvoir faire des travaux d’aménagement et de consolidation dans les catacombes et le souterrain qui mène au village.
11000 à 13000 visiteurs par an, sont accueillis pour visiter le château de Chalabre.

 

Des reconstitutions de joutes médiévales ont lieu chaque jour au pied du château.
Tournoi médiéval avec la présentation des chevaliers du moyen âge. Ces compétitions étaient le spectacle le plus apprécié du public durant tout le Moyen Âge.

Pour l'histoire, le dernier tournois eu lieu en 1559, c'est au cours d'un double mariage que se produisit un spectacle de bien funeste mémoire. Pour clôturer les festivités, un tournoi eu lieu à Paris. Le roi de France Henri II décida alors d'y participer pour affronter le comte de Montgomery, l'une des plus fines lames de l'époque. La fatalité fit qu'au cours de la troisième passe, la lance de Montgomery, déviée par l'écu d'Henri pénétra sous la visière du casque de celui-ci et lui traversa l'œil. Le roi agonisa dix jours, puis mourut. La reine Catherine de Médicis interdit alors les tournois et les joutes sur le sol français.


Les spectateurs toujours plus nombreux, assistent aux tournois et combats dans la plus pure tradition médiévale, dans un cadre historique superbe.
Exhibitions montrant le maniement de l'épée au moyen âge.
Tournoi de valeureux chevaliers du moyen âge.

 Les spectateurs participent s'ils le désirent aux reconstitutions, cela fait toujours plaisir aux enfants. 

 Chevalier montrant son adresse lors d'un exercice.

Les combats en armure ne sont pas chose facile.
 

Un chevalier à l'entraînement lors d'un exercice d'une joute médiévale.
Le château ici, est vu de l'Ouest. Chalabre est un beau village dans un cadre de verdure comme tous les villages de l'Aude.

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans HISTOIRE
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1 mai 2009

Vendredi 3 avril 2009 ... Rendez-vous 19h30 ... Paris 20 ème ... rue de Belleville ... resto "le Lao Siam" ...
Gonaria était à Paris en même temps que Lynda, c'était l'occasion d'improviser "au pied levé" une rencontre sympathique entre amis (es) et de se faire un petit resto asiatique, histoire de resserrer des liens et de faire connaissance avec Lina et Djamel qui ont bien voulu se joindre à nous pour la soirée ... je vous propose quelques photos pour que tous les amis (es) en profitent. On leur passe à Toutes et à Tous le bonjour.


Lynda et Djamel ...
Lina la soeur de Gonaria ...
Lynda et Djamel ...
Mon ami Simon, Sim pour les intimes ....
Gona et Jean-Pierre ...
Lina et Gona ...   Lynda et Djamel ...
< Lina, Gona, Lynda , Simon et Jean-Pierre ...
 
Encore une bonne soirée amicale à notre actif, rien que pour se faire plaisir, que du bonheur, le temps passe tellement vite ... 
Lynda  me disait qu'elle avait lu un article qui traitait justement de retrouvailles et "pour celui ou celle qui cherche des amis (es) du passé, c'est une façon pour lui ou elle d'arrêter le temps qui passe" ... je sais que la fuite des heures est inexorable, ce qu'il faut simplement retenir, c'est qu'il y a trente quatre ans maintenant, nous avons vécu de superbes moments ensemble et qu'aujourd'hui nous en vivons d'autres avec toujours des valeurs d'amitiés sincères sans préjugé ! Et aujourd'hui nous avons d'autres moyens qu'à l'époque pour communiquer et rester en contact ! Un petit "coucou" par courriel cela fait toujours plaisir !

J-P Chegala a dit un jour :
"Ne perdez jamais de vue que vous êtes sur cette terre pour un instant "T" inconnu ... il faut donc, savourer chaque bon moment ..."

 
L'aventure continue ... !
 

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans Le début de l'aventure
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30 avril 2009

Après avoir visité la villa Béthania, en sortant face à vous, vous apercevez la Tour Magdala au travers du feuillage des arbres ...



La tour Magdala, vue des jardins du domaine de l'abbé Bérenger Saunière. Le parc devait être mieux entretenu à l'époque, d'après ce que j'ai pu lire, mais il est très ombragé, c'est très agréable lors de fortes chaleurs.

Vous avez traversé le parc pour accéder au belvédère par ces escaliers, le dessous de cette terrasse avait été aménagée en cave à vin, il y avait des citernes récupérant l'eau de pluie par un ingénieux système, des réserves et une cuisine d'été. Pour créer les jardins, l'abbé fit tout remblayer avec des tonnes de terre meuble, car il n'y avait que caillasse, roches et vestiges d'une vieille citadelle à cet endroit, un travail énorme fut accompli.
Arrivé en haut de l'escalier, à gauche vous avez la tour Magdala et à droite la serre-orangerie (reportez-vous au plan de la 2ème partie).


Vous êtes sur la terrasse, l'entrée de la tour Magdala tel qu'elle se présente à vous du haut de l'escalier ...

On s'approche de l'entrée, (photo prise un autre jour, le temps est maussade),  je vous la montre car elle est symbolique en quelque sorte, c'est en effet ici, sur le pas de cette porte que Marie Dénarnaud a retrouvé l'abbé Saunière inanimé, victime d'une attaque d'apoplexie le 17 janvier 1917 ...

Photo opposée à la précédente, comme vous le voyez, la terrasse belvédère est assez impressionnante de par sa longueur, on peut apercevoir la région à plus de 270 degrés ...

Cette terrasse l'abbé l'avait faite protégée contre le vent de Nord-Ouest par des verrières à l'époque.

Vous êtes entré dans la tour Magdala par la porte à gauche sur cette photo, tout l'ameublement a été réalisé sur mesure avec des bois précieux, admirez le carrelage d'époque ...

Dans cette salle, l'abbé avait installé son cabinet de travail, il y avait son bureau et un magnifique fauteuil en cuir. Il était entouré de milliers d'ouvrages qui composaient sa bibliothèque. Il avait aménagé un petit nid très confortable avec une cheminée pour chauffer l'ensemble.

Dans la bibliothèque, il y avait la collection que l'abbé avait fait relié du "Petit Journal" ainsi que son recueil de sermons, il collectionnait les cartes postales il en possédait plus d'un millier ainsi que les photographies. Il acheta aussi une collection de 100 000 timbres. Nous ne connaissons pas , malheureusement en détail les ouvrages que contenait cette bibliothèque. Tous les livres ont été vendus après la mort de l'abbé.

C'est un menuisier d'Alet nommé Vila qui a réalisé toute la menuiserie de la tour Magdala, il lui a fallu toute une demi-journée pour décharger la bibliothèque à la gare de Couiza ...

Voici une anecdote concernant cette bibliothèque : Mr. Vila avait chargé ce meuble volumineux sur un chariot tiré par deux boeufs, mais le poids était trop lourd. Il décida d'atteler un cheval devant les boeufs. Ne perdez pas de vu, qu'à cette époque la route qui montait à Rennes le Château était très mauvaise. Mais on ne sait pourquoi, les bovins effrayés par les mouvements du cheval, lui administraire un coup de corne, qui blessa gravement le cheval. On dut l'abattre. L'abbé dédommagea Mr. Vila de ce triste accident.

L'escalier à vis qui vous mène en haut de la tour Magdala munie de créneaux, débouche dans cette échauguette. La vue y est superbe !

Autre photo de l'échauguette ...

Gaby et Jean-Pierre contemplant de la terrasse de la tour Magdala, point le plus haut du domaine, l'ampleur du travail accompli et le panorama sur l'ensemble de la région qui est magnifique ...

Voici le panorama vu du belvédère, sur cette photo le temps est brumeux sur la chaîne Pyrénéenne, mais sur la suivante, le spectacle est superbe ...

Droit devant, en direction de la forteresse de Puilaurens, la chaîne Pyrénéenne ...

Un vaste horizon s'offre à vous, prenez le temps de contempler, vous avez devant vous tout le charme du Razès ! Pensez à vous munir de jumelles, s'il fait beau le spectacle en vaut la peine.

Un ciel bleu et une terre d'ocre rouge, les gorges où coule le "ruiseau de Couleurs", toutes ces photos sont prises du belvédère, je vous disais, vous avez une vue à 270 degrés !

Que dire de plus, sinon : admirez !

On ne se lasse pas de la vue ...

Cette terre ocre rouge qui apparaît par endroit, c'est une terre argileuse ferrugineuse chargée en oxyde de fer qui présente des contrastes surprenant comme sur une toile de maître ...

Panorama sur la vallée de l'Aude, on aperçoit Quillan et Campagne -sur-Aude, ce jour là, la visibilité est mauvaise sur la chaîne Pyrénéenne ...

Angle de vue direction "le Bézu", c'est  non loin de ces gorges que passe le fameux sentier Cathare que j'aimerai faire un jour sur toute sa longueur ... beau projet à mettre en oeuvre, les amis préparez-vous !

A l'autre bout de la terrasse belvédère, à l'Ouest se trouve la serre-orangerie et sa tour de verre ...

Vous entrez dans la serre, et par un escalier à vis, vous accédez dans une salle située sous la terrasse et qui débouche dans les jardins ...

La serre - orangerie et sa tour de verre vue du pied des remparts du domaine ...

La serre - orangerie et sa tour de verre, vue côté jardins, non loin de là se trouve la tombe de l'abbé Saunière ...


Entre la serre - orangerie et le mur d'enceinte du cimetière, adossé au mur Ouest du domaine se trouve la tombe de l'abbé Bérenger Saunière décédé le 22 janvier 1917, il avait 65 ans ...

Le corps de l'abbé Saunière a été transféré à cet endroit le 14 septembre 2004, auparavant, il reposait dans le cimetière près de Marie Dénarnaud décédée le 29 janvier 1953, elle avait 85 ans.

Le cimetière est fermé au public pour cause de vols et dégradations.


 

Le village de Rennes le Château :
L'abbé lui-même s'intéressait à l'antique Rhedae et à son passé fabuleux. Le village de Rennes le Château a des origines antiques et représente un patrimoine archéologique important.
A l'époque de Charlemagne il existait trois citées d'importance dans la région : Narbonne, Carcassonne et Rhedae. Cette dernière fut détruite au XIV ème siècle et ce n'est que vers 1880 qu'un érudit local, Louis Fédié, proposa son identification avec le village de Rennes le Château. Les vestiges archéologiques de Rennes le Château méritent une investigation plus approfondie pour la connaissance de l'histoire de la région. Savez vous que proche de Rennes le Château on a découvert des œufs fossilisés de dinosaures.
L'église, le presbytère, la villa Béthania, les jardins, la tour Magdala et le petit musée où sont exposés beaucoup de documents et de pièces à conviction concernant cette affaire, se visite et c'est très intéressant.
 

Un dernier regard à la tour Magdala, en attendant une prochaine visite ...
 
Gaby, Dame de Roquefeuil et Jean-Pierre au restaurant "Amarante" de Rennes le Château.
Un bon repas, avant la visite du château d'Arques tout proche, que vous pouvez visitez ici.


Avant de conclure, j'aimerai vous conter en quelques mots, une autre histoire ayant des similitudes étranges avec celle de l'abbé Saunière . C'est celle du père Coma (1822 - 1911), prêtre jésuite qui construisit dans les années 1860 un domaine impressionnant, avec un financement mytérieux. Le domaine de Carol est situé en Ariège prés de Crampagna entre Pamiers et Foix. Du domaine, il ne reste pratiquement plus rien, car l'évêché de Pamiers ordonna en 1956 la destruction du site à la dynamite. Cette histoire serait-elle venue aux oreilles de l'abbé Saunière, et l'aurait-elle inspirée ?

L'abbé Bérenger Saunière avec une ingéniosité d'esprit a su transformer ce purgatoire en paradis !
La magie du lieu a un tel succès populaire sur l'imagination, laissons nos rêves vagabonder. Ce minuscule village de Rennes le Château entouré de panoramas magnifiques et au passé prestigieux a gardé son secret ainsi que le plus somptueux trésor qui soit, le rêve !
L'énigme demeure.
A bientôt pour de nouvelles aventures ...

Sur l'ensemble des 6 articles consacrés à Rennes le Château, je vous ai présenté plus de 140 photographies pratiquement toutes légendées. Au travers de cette histoire fabuleuse, je serai flâté que cela vous ai donné l'envie de venir visiter la région qui a un potentiel historique et touristique très important. A votre retour venez mettre un commentaire sur le site !

 


 

 

6 Août 2011, voici une réflexion que m'a envoyé Claude Marsol à ce sujet et suite à nos échanges (voir les commentaires laissés en bas à droite de l'article) :

" Jean Pierre,

Pour fabuler, il faut de l'imagination. Elle comble les vides, et en histoire c'est très ENNUYEUX. Cette imagination a permis à trop d'auteurs de fabriquer de faux trésors, à travers des ouvrages commercialisables et qui encombrent nos librairies.

On ne peut parler du trésor de Rennes le Château qu'à travers les documents. L'abbé Saunière est arrivé pauvre à Rennes le Château. Il a fini sa vie riche et opulente, donnant tous ses biens à sa servante.

Selon certains auteurs (NON HISTORIEN) il aurait trouvé un trésor. Sans preuve on a rêvé, fantasmé, fabulé, créé des mythes (mythe et histoire ne sont pas des vases communiquant). Effectivement " on " a trouvé des papiers. L'imagination des uns et des autres ont transformé ces papiers en pièces d'or (ces papiers auraient été même négociés à Paris !!!).  Pour augmenter leurs revenus, les prêtres demandaient à l'évéché des "honoraires de messes" refusé à l'abbé Saunière.

 Il décida de demander à des congrégations religieuses en France et ailleurs des honoraires de messe. Il le fit dans des REVUES SPECIALISEES. Il reçu des sommes considérables. La lecture de ses CARNETS en témoigne. Il faisait donc du trafic de Messes ! Plus tard, sa servante ne pouvant entretenir les biens dont elle hérita, trouva un mécène à qui elle promis (pour la garder) de lui donner avant de mourir l'endroit où le trésor était caché.

Elle décède sans rien dire......................

A la mort de l'abbé tout le monde connaissait l'origine de sa richesse. Pourquoi des analyses fantasques sont nées ??

Claude Marsol "

 


Albert Fagioli a lu ce reportage, il m'a contacté et transmis deux articles le concernant, publiés dans les journaux LE MIDI LIBRE du 2 août 2013 et LA DEPÊCHE du 4 août 2013 que voici :

article du journal le Midi Libre du 2 août 2013 :

Rennes-le-Château :

Albert Fagioli se présente comme un chercheur extra-sensoriel. Il confirme que trois cryptes, six galeries et un depôt monétaire sont situés sous l'église de Rennes-le-Château. 

"Je confirme, il y a bien trois cryptes : deux sous la nef et une autre sous l’autel. J’ai également détecté six petits tronçons de souterrain convergeant vers l’église et j’ajoute que dans l’une des cryptes, il doit y avoir un dépôt monétaire. Ça peut être n’importe quoi : de l’or, des pièces d’argent, des objets sacerdotaux, etc. Bien sûr il n’est pas question de trésor".

Albert Fagioli tient dans ses mains un "dowser". Sans entrer dans les détails techniques, il s’agit d’un détecteur de métaux et de cavités. Selon les spécialistes, seules les personnes dotées de qualités extrasensorielles peuvent l’utiliser. L’appareil s’apparente un peu au pendule ou à la baguette des sourciers. Quand on lui demande sa fonction exacte, Albert Fagioli se présente donc comme étant "un chercheur extrasensoriel".

Le trésor de l'abbé Saunière

Jeudi après-midi, il maniait son "dowser" dans l’allée centrale de l’église de Rennes-le-Château, lieu de tant de fantasmes ! Elle est devenue célèbre à cause d’un trésor aussi excitant qu’introuvable qu’aurait soi-disant découvert l’abbé Béranger Saunière, le desservant du village à la fin du XIXe  siècle.

En fait, le fameux trésor repose surtout dans les cavités neuronales des amateurs de mystères. Des imaginatifs que rien n’arrête. Ou plutôt que rien n’arrêtait, jusqu’à cet arrêté municipal pris en 1965 interdisant qu’on creuse des trous dans le sol de ce bourg dominant la Salz, la rivière qui coule en contrebas.

Des explorateurs pas vraiment patentés, mais armés de pioche, n’hésitaient pas à "creuser" le sujet pour mettre au jour l’hypothétique butin. A force, ils auraient fini par mettre en péril les fondations des maisons.

Passionné mais pas rêveur

Jeudi, Alexandre Painco, le maire de Rennes-le-Château, et Philippe Hui, son premier adjoint, sont venus accueillir Albert Fagioli tout droit débarqué de Charly-Oradour, en Moselle, près de Metz, là où il réside.

L’affaire de Rennes-le-Château le passionne depuis des lustres. Mais l’homme n’est pas un rêveur. Il reste dans les limites du rationnel. André Galaup, notre ex confrère de Midi Libre, spécialiste et démyhtificateur du trésor, confirme : "M. Fagioli est sérieux et s’intéresse à Rennes sous l’angle historique. Et c’est vrai qu’il a découvert d’autres sites, notamment un site templier, en Moselle".

En lisant le registre paroissial de Rennes, on peut lire que des gens sont bel et bien enterrés sous l’église, et rien d’autre. Mais le chercheur venu de Lorraine, lui, a découvert trois cryptes, des souterrains et ce qu’il nomme un "dépôt monétaire".

"Si la DRAC (NDLR : direction régionale des affaires culturelles) ne veut pas creuser, ce n’est pas un problème", confie Philippe Hui : "Il suffit d’insérer une fibre optique dans le sol et on verra ce qui se trouve là-dessous".

Albert Fagioli ajoute : "L’abbé Saunière ne savait pas qu’il y avait sous ses pieds un dépôt monétaire. Certes, il a sans doute lu le registre paroissial. Mais ce registre parle uniquement d’un tombeau des seigneurs, et non pas des deux cryptes". Rennes étant une ancienne place forte, la présence de ces cavités n’a rien d’étonnant : "Il n’y a pas de trésor mais dans l’Aude, un village avec autant de souterrains, c’est rare".
photo de l'article du journal Le Midi Libre du 2 aout 2013
Albert Fagioli avec, dans ses mains, un "dowser". (Photo Guillaume)

article du journal la Dépêche du 4 août 2013 :

Rennes-le-Château :

Le mystère de l’abbé Saunière reste à ce jour intact. Albert Fagioli, a sa technique et tente lui aussi de décrypter la vérité… Nous l’avons suivi dans sa quête.

Mais que fait cet homme avec sa baguette de sourcier ? Dans la pénombre de l’église de Rennes-le-Château, sous l’œil inquisiteur du célèbre diable… il cherche ! Dehors il fait chaud. Très chaud. Les nombreux touristes, venus se réfugier dans ce havre de fraîcheur, auront d’abord cru que le soleil leur était tombé sur la tête. Une hallucination ? Les yeux grands ouverts, un demi-sourire accroché aux lèvres, certains se prendront ensuite au jeu de cette recherche un peu folle. Tout au moins inhabituelle.

Albert Fagioli, ainsi se nomme-t-il, est un passionné. Ça, c’est certain. Tout droit débarqué de Metz, son lieu de résidence, il est venu percer divers mystères. Cherche-t-il de l’eau ? Certes non. De l’or ? Pourquoi pas. «Il y a quelque chose de caché dans le village. Dans une crypte, en contrebas. On y arrive par le cimetière». Mais quoi donc ? Albert Fagioli parle d’un dépôt monétaire. Le visage réfléchi, il pose «la» question qui hante bien des esprits tourmentés : «L’abbé Saunière y a-t-il eu accès ?» Pour le moment, l’homme est concentré sur l’église. Il répertorie les souterrains : «A, B, C, D, E, F. Il y en a six». Auquel on ajoute deux cryptes. Abandonnée la baguette de sourcier, muni de son «dowser», il déambule, sûr de lui, dans la travée principale, jusqu’à l’autel. Tel un professeur, fort d’une argumentation étayée, Albert Fagioli explique sa technique : «C’est de la radiesthésie. Vous avez l’outil entre les mains, vous êtes le récepteur. Je demande, y a-t-il un trou sous mes pieds ? Regardez. Je ne bouge pas le poignet. Le dowser tourne !» Et, en effet, le doser a tourné ! Tour de passe-passe ou vérité vraie… à chacun sa croyance. André Gallaup étudie le mystère Rennes-le-Chateau depuis bien des années. Sans trop se dévoiler, il semble approuver la méthode de son camarade. «Avant dans la région, des tas de gens trouvaient de l’or, de l’eau, simplement avec un V de figuier».

André Gallaup est formel : «Une chose est certaine, près de l’autel, il y a un tombeau où les seigneurs sont enterrés. C’est historique !». Il reste cependant une question : «Qui dit tombeau dit crypte. Un passage qui irait plus loin…» Le mystère reste entier.

photo de l'article du journal La Depeche du 4 aout 2013

Voir aussi l'article du journal L'INDÉPENDANT qui parlent de son intervention à ALET-LES-BAINS le 20 août 2013, c'est ICI  à la fin du reportage


 

Ainsi se termine ce sixième reportage, dernier volet de la série, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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