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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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7 juillet 2015

 

Bonjour à Tous,

Les années précédentes je préparais des reportages afin qu'ils soient programmés et diffusés pendant la période estivale, mais cette année je n'ai pas eu le temps nécessaire pour rédiger et monter des articles pour ces deux mois, j'espère que vous m'en excuserez et que vous serez patient et resterez fidèle à la lecture de mon site. Pour ceux qui le découvrent et vous êtes nombreux chaque jour, vous pouvez vous inscrire sur la newsletter afin d'être informés des prochaines diffusions (voir menu de gauche).

Je me rattraperai au mois de septembre, avec la découverte de la fabuleuse histoire de la ville de Narbonne, car celle-ci fut très importante pour le Languedoc Roussillon. C'est un énorme travail, car les informations historiques sont très nombreuses, de ce fait, le reportage sera composé de plusieurs parties, et comme toujours accompagné de nombreuses photos.

Si vous avez des photos ou des documents concernant la ville de Narbonne, n'hésitez pas à me les envoyer. Je n'en n'ai pas du musée.

Je vous donne rendez-vous en septembre et en attendant je vous souhaite de passer de bonnes vacances dans l'Aude.

 

Bien amicalement, Jean-Pierre.

 

PS : Et n'oubliez-pas que vous pouvez toujours me soumettre des reportages accompagnés de vos photos, je me charge de les mettre en forme et de les diffuser.

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Réalisé par Jean-Pierre - dans Messages
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16 juin 2015

 

Madame Rosillette Maxine ex madame Miesch m'a contacté pour participer à l'élaboration de cet article, car le berceau de son histoire familiale se situe à Belcaire. La généalogique de sa famille Toustou / Bonnail / Delpey / Fourié / Mouchard remonte dans les archives de Belcaire jusqu'en 1666. Et c'est fabuleux, elle a en sa possession des photos très anciennes de ses descendants qu'elle désire partager avec vous et je la remercie de tout cœur. Voici donc l'histoire de cette famille dont les racines sont à Belcaire, accompagnée de photos que je trouve extraordinaires, car certaines ont plus 115 ans ! Quelques photos sont un mystère pour Maxine et attendent des réponses, peut-être les connaissez-vous, alors visionnez ce reportage jusqu'au bout !

 

Le destin de Maxine a fait qu'elle est née en Angleterre, elle est la fille de Marie-Louise Fourié née en 1910 à Londres et de Miesch Jean est né en 1905 à Urmston, Angleterre. Son père (Miesch) avait sa famille originaire d'Albi et de Mulhouse.

Pour la petite histoire, il y avait une petite communauté française à Londres constituée de la famille Bonnail / Fourié originaire du Pays de Sault (Aude), ils s'y étaient installés au début du siècle dernier pour y faire fortune. D'ailleurs, ils ont bien réussi et ont tous fait fortune à divers niveaux.

Maxine c'est surtout intéressée à sa descendance issue du Pays de Sault dont voici quelques informations accompagnées de photos personnelles familiales :

 

La famille Bonnail de Belcaire (lignée maternelle) :

 

Antoine Bonnail né entre 1795 et 1799 épousa avant 1829 Rose Nègre, en 1855 ils étaient domiciliés à Belfort sur Rébenty. Ils eurent un fils qui suit :

 Jean Bonnail fabricant de draps, né le 4 mars 1829 à Mérial, il est domicilié à Belfort sur Rébenty lors de son mariage le 20 juin 1855 à Belcaire avec Jeanne Marie Delpey ménagère née le 20 septembre 1834 à Carcassonne, fille de Pierre Delpey juge de paix et de Sophie Castelan domiciliés à Tuchan lors du mariage de leur fille. Ils eurent un fils :

 Alcide Bonnail (l'arrière-grand-père de Maxine) que l'on retrouve plus loin.

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Jean Marie Delpey garde forestier + le 26 mars 1840 à Niort de Sault époux de Marie Anne Calvet + le 13 mars 1855 à Niort de Sault, ils eurent un fils :

 Jean Delpey huissier né le 24 janvier 1823 à Niort de Sault il épousa le 1er juillet 1856 à Belcaire Marie Pauline Delpey couturière née le 5 mai 1838 à Belcaire, fille naturelle de Marie Delpey couturière née en 1820 à Belcaire. Ils eurent une fille et deux fils :

 Marie Apolonie Delpey née le 8 février 1860 + en 1934 (l'arrière-grand-mère de Maxine) que l'on retrouve ci-après ;

 Jean-Pierre Marie Alphonse né le 21 décembre 1857 ;

 Auguste Charles Hippolyte né le 27 octobre 1862.

 

------------------------------------------------------

Le grand-père maternel de Maxine : Alcide Bonnail né le 23 octobre 1861 à Belfort (Aude) + 6 septembre 1917 à Belcaire, il était médecin à Belcaire, il possédait aussi une scierie à Belcaire. Il a épousé en 1885 Marie Apolonie Delpey née le 8 février 1860 à Belcaire + en 1934.

De ce mariage naîtra 3 filles :

            - Pauline Bonnail née en 1886 + en 1940 environ, elle épousa en 1909 à Belcaire Paul Baptiste Théophile Fourié ;

              - Jeanne Bonnail née en 1888 + en 1920 ;

            - Joséphine Bonnail dite Fifine née en 1898 + en 1945. Elle épousa Séraphin Mouchard originaire de Belfort (Aude) celui-ci faisait partie de cette fameuse communauté partie faire fortune à Londres. Ils eurent une fille : Jeanne dite Nénette enterrée à Belcaire dans le caveau d'Alcide Bonnail (pas d'inscription sur la tombe) ; et un fils Paul (Paulo) qui a plus tard dirigé plusieurs grands hôtels à Nice et est décédé dans des circonstances mystérieuses dans l’arrière-pays niçois dans les années 1990.

 

La famille Fouriè de Belcaire (lignée maternelle) :

 

Jean Raimond Fourié + avant 1797 épousa avant 1772 Marguerite Baille. Ils eurent un fils qui suit :

 Marc Fourié brigadier forestier né le 12 septembre 1772 à Belcaire + 26 septembre 1832, il  épousa le 27 mars 1797 (7 germinal An V) Catherine Bez née le 7 juillet 1772 à Belcaire + 28 septembre 1833, fille de ? Bez boulanger et de Jeanne Fourié.

Ils eurent un fils qui suit :

 Paul Jean Christophe Fourié cultivateur, né le 9 juillet 1811 à Belcaire, il épousa le 6 août 1839 Marie Rose Caussou né le 9 janvier 1815 à Belcaire, fille de Jean Paul Caussou et d'Elisabeth Fourié tous deux cultivateurs.

Ils eurent un fils qui suit :

 Philippe Armand Fourié profession cordonnier, né le 18 avril 1854 à Belcaire épousa le 11 décembre 1882 à Belcaire Marie Louise Rabaute née le 24 juin 1861 à Belcaire, fille d'Antoine Rabaute profession plâtrier né en 1826 et d'Antoinette Fauché née en 1829 tous deux à Belcaire.

Ils eurent deux enfants :

            - Paul Baptiste Théophile Fourié né en 1883 à Belcaire + en 1945, il épousa Pauline Bonnail en 1909 à Belcaire (fille d'Alcide Bonnail).

            - Marie-Louise Fourié née en 1910 à Belcaire + en 2007 (la mère de Maxine); elle épousa Jean Miersch né en 1905 à Urmston, Angleterre.

 

J'ai effectué des recherches dans les archives de Belcaire et j'ai conservé deux photos d'actes de naissance, ceci afin de documenter ce reportage :

Photo de l'acte de naissance de Marie Louise Rabaute née le 24 juin 1861 à Belcaire.

Photo de l'acte de naissance de Philippe Armand Fourié né le 18 avril 1854 à Belcaire.

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Marie-Pauline (née de père inconnu et de Marie Delpey couturière à Belcaire). Elle allait à la messe à Espezel et Jean Delpey s'y rendait également car il était tombé follement amoureux de la jeune fille. Il la demanda en mariage et ils s'installèrent à Belcaire dans la maison de sa mère.

Jean Delpey est né le 24 janvier 1823 à Niort de Sault, il était huissier à Belcaire.

L'huissier a installé son étude dans la maison familiale afin d'être près de sa femme car il l'adorait. Ils ont eu 3 enfants en 4 ans :

          - Jean-Pierre Marie Alphonse né le 21 décembre 1857 ;
          - Marie Apolonie Delpey née le 8 février 1860 à Belcaire (mon arrière-grand-mère la photo ci-après) ;

          - Auguste Charles Hippolyte né le 27 octobre 1862.

Lors de l'accouchement du dernier enfant, le médecin est arrivé après avoir soigné un cheval malade, et la jeune maman est morte d'une infection (fièvre purpurale) 9 jours plus tard. Le bébé est décédé à presque 2 ans le 17 août 1864.

Ils ont tous deux été enterrés au cimetière de Belcaire. L'huissier ne s'est jamais remis de la mort de sa femme et ne s'est jamais remarié.

La mère de l'huissier a élevé les deux enfants. Jean-Pierre est allé chez les frères et Marie Apolonie a poursuivi ses études à la maison. Elle s'est mariée avec son cousin germain Alcide Bonnail qui habitait une maison de maître à Belfort (Aude) à l'époque.

Voici la photo de Marie Apolonie Delpey épouse Bonnail, on l'appelait "maman de Belcaire".

Voici une photo très ancienne datant de 1897 prise à Belcaire, avec l'arrière-grand-père Alcide Bonnail et ces côtés sa femme Marie Apolonie (nom de jeune fille Delpey).

Assise, l'arrière arrière-grand-mère Jeanne Marie Delpey (la mère d'Alcide Bonnail). La fille Pauline Bonnail de 11 ans à gauche, (c'est la grand-mère de Maxine), la jeune fille à droite c'est sa soeur Joséphine Bonnail 9 ans et sur les genoux de Jeanne Marie Delpey c'est la troisième soeur Jeanne Bonnail 1 an.

Voici la mère d'Alcide Bonnail Jeanne Marie Delpey née Toustou qui date de 1895. On l'appelait "Bonne Maman de Limoux". C'était un véritable dragon, paraît-il (!). Elle a eu un fils, Jean Delpey né le 24 janvier 1823 à Niort. Il était huissier, domicilié à Belcaire. Il a épousé Marie-Pauline Delpey (née de père inconnu et de Marie Delpey couturière à Belcaire).

Photo d'Alcide Bonnail revenant de la chasse vers 1883.

Portrait d'Alcide Bonnail datant de 1891.

C'est Alcide, médecin à Belcaire, et forte tête, qui a fait mettre l'électricité dans le village, faisant de Belcaire un des premiers villages de France à avoir l'électricité. Il possédait aussi une scierie à Belcaire.

Quand mon arrière-grand-père est mort, Alcide Bonnail, il avait une scierie.  Il a pris froid à la chasse et le médecin n'a su le soigner.  Il est mort d'une pneumonie quelques jours plus tard laissant mon arrière-grand-mère seule, désemparée.  Une de ses filles, Joséphine Bonnail, a voulu reprendre la scierie, mais toute seule, elle n'y serait pas arrivée. La famille Martre a racheté la scierie.

Joséphine s'est mariée avec Séraphin Mouchard et des années plus tard, sont partis en Angleterre rejoindre les autres membres de la famille dans la communauté française à Londres, emmenant avec eux Marie-Apolonie Bonnail.  Elle ne s'est jamais habituée à l'Angleterre, ne parlait pas la langue, et se languissait de Belcaire qu'elle ne devait plus jamais revoir.

Photo datée de 1912 d'Alcide Bonnail avec sa femme Marie Apolonie et leur petite fille Marie-Louise née en 1910.

Une tenture a été tendue sur le mur derrière eux pour faire plus joli !

Maxine a retrouvé le portrait d'un couple qui avait un lien avec Alcide Bonnail, mais lequel ?

Qui sont-ils ? Si vous connaissez la réponse contactez-moi.

Photo datée de 1914 à Belcaire, Marie-Louise Fourié 4 ans (la mère de Maxine) tenant un fusil de chasse avec un petit garçon dont elle ignore le nom.

Chasseurs, Alcide Bonnail est le 4 ème à droite, photo datant entre 1914 et 1918.

Portrait d'un homme inconnu, Maxine pense qu'il faisait partie de la famille côté Bonnail, qui est-ce ?

Paul Théophile Fourié parti chercher fortune en Angleterre en tant que cuisinier, il avait environ 30 ans, la photo doit dater de 1913.

   

Photo de gauche, Paul Théophile Fouriè avec sa fille Marie-Louise en 1912. Photo de droite, Pauline Bonnail épouse Fouriè avec sa fille Marie-Louise à Londres vers 1912.

Paul Théophile Fourié pendant la deuxième guerre mondiale il avait ouvert un restaurant "La Maison de France" à Londres avec Séraphin Mouchard de Belfort (Aude). La photo date de 1940, il avait préparé un gâteau avec une croix de Lorraine pour la visite du Général de Gaulle.

Carte de voeux envoyée d'Angleterre par Théophile Fourié à sa famille restée en France, elle n'est pas datée (document de Simon Felmore).

Maison de la famille Bonnail autrefois, elle est située sur la droite place de la mairie dans le quartier de la Coume à Belcaire, la photo datant de 2002.

A gauche Mr Maury de Belcaire avec sa soeur ou nièce, à droite, Mr Perpère qui a racheté la maison des Bonnail à Belcaire.

Place de la mairie à Belcaire fête du 14 juillet 1920.

Zoom sur la photo précédente, peut être reconnaîtrez-vous un de vos ancêtres.

Photo de la place de la mairie de Belcaire en 1905.

École de Belcaire vers 1916 si vous reconnaissez des enfants contactez moi afin de mettre leur nom sous cette photo.

Au premier rang sur le banc, en partant de la gauche : 4ème Marie-Louise Fourié ; ....?

Une photo de mariage à Belcaire vers 1920, si vous avez des infos concernant cette photo ou si vous reconnaissez des personnes, contactez-moi afin de faire figurer leurs noms sous cette photo, cela serait sympa.

 

C'est le seul site web qui parle de votre région et qui tente de la mettre en valeur, sachez que j'ai toujours besoin de photos pour documenter les reportages, pensez-y ! 

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AVIS ! Je recherche des photos de classe de l'année 1940 et des années entre 1963 et 1970 prises à Belcaire. C'est pour satisfaire une demande de belcairois. Si vous en possédez contactez- moi, vous ferez des heureux !

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez-moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Jean-Pierre - dans ARTICLES DIVERS
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30 mai 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Aujourd'hui pour varier un peu, on va changer de secteur, je vous emmène au pied de la montagne d'Alaric, à Douzens exactement. Douzens est très réputé, car il fut non seulement le haut lieu d'une commanderie templière, mais surtout à cause des archives importantes qui sont arrivées jusqu'à nous, retraçant son histoire. Je ne prétends pas tout vous dévoiler dans ce reportage, mais simplement soulever encore une nouvelle page d'histoire de l'Aude.

Mes remerciements aux internautes pour leur générosité, en offrant leurs photos pour documenter ces reportages et qui ont compris le message que je désire faire passer via ce site web. N'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez, mobilisez-vous oh peuchère !. Je vous souhaite une bonne découverte ...

 

 

Comme vous pouvez le voir le village de Douzens se situe à 21 km de Carcassonne, 37 km de Narbonne, 115 km de Toulouse, 70 km de Béziers, 129 km de Montpellier et 95 km de Perpignan.

Depuis des lustres, Douzens, se trouve sur une route d'échanges importants entre la Méditerranée, Toulouse, et Bordeaux.

Zoom sur un extrait de carte IGN, qui donne des informations intéressantes, comme la position d'anciens moulins.

Blason de la ville de Douzens

Une vue aérienne de Douzens, avec en haut dans le cercle blanc, la position du château et de l'église Saint Vincent.

Douzens, zoom sur la vue aérienne, le château se trouvant proche de l'église.

  

Panneau d'entrée du village de Douzens suivant les saisons.

Une vue aérienne du village de Douzens, prise côté Est, en direction de Carcassonne.

Douzens, avec son château à gauche, proche de l'église à droite.

 

Le village de Douzens, comptait en 2012, 706 habitants. En 1793 il y avait 753 âmes, l'apogée fut atteint en 1931 avec 1006 habitants, qui sont appelés les Douzenois.

La commune est située au pied de la Montagne d'Alaric sur le vignoble de la Montagne d'Alaric qui fait partie du vignoble des Corbières.

D'où vient le nom Douzens, deux théories s'affrontent, la première :

Le nom viendrait d'une ancienne appellation Doding, formée du patronyme Dodo et du suffixe germanique -ing indiquant une propriété. Le domaine "Dodo" ou "Docius" donc. Un manuscrit de 1259 mentionne l'existence de Dozincho.

Pourquoi ce suffixe germanique ? Au IIIème et VIème siècle, des barbares d'origine germanique étaient encouragés par les gouverneurs romains à émigrer vers leurs territoires afin de défricher et d'exploiter de nouvelles terres. Et ensuite, du VIIème au Xème siècle, les Gallo-romains eux-mêmes ont pris des noms germaniques comme le voulait la mode à l'époque

La seconde théorie : Douzens semble venir étymologiquement du mot Adducere qui signifie : conduire, amener.

Car, d'après les chartes les plus anciennes décryptées par le chanoine Sabarthès, sa première forme fut "Douzencs" ; et dans la langue d'oc, "Adouco, Douzil, Adouzillar", etc. Tous termes s'appliquent à une adduction, une conduite de liquide quelconque.

Ce vocable "Douzéncs" aurait-il été choisi à cause de quelque aqueduc passant dans le village et amenant l'eau de quelque source du pied de l'Alaric, vers l'antique cité romaine Liviana dont les vestiges ont été retrouvés près de Douzens ?

Le village de Douzens vu depuis la montagne d'Alaric toute proche.

 

DOUZENS ÉPOQUE ROMAINE

La Via Aquitania (ou Via Aquitana) était une voie romaine sans doute construite à partir de 14 après J.-C. pour relier Narbonne, capitale de la Gaule narbonnaise à Toulouse et Bordeaux. On connaît le tracé de cette voie grâce à la Table de Peutinger, connue aussi sous le nom de "Carte des étapes de Castorius" ou de "Table Théodosienne", qui est une copie réalisée vers 1265 par des moines de Colmar, d'une carte romaine réalisée vers 350.

Voici un extrait du tracé de la voie romaine allant de Narbonne à Toulouse d'après la table de Peutinger.

 

On sait qu'une cité fut construite entre Carcassonne et Narbonne, au 1er siècle de l'ère chrétienne, sur cette voie romaine,. Elle portait le nom de Liviana, en l'honneur de Livie, femme d'Auguste (50. à 60 ans après J.C.). Ce devait être une assez grande ville et une forteresse, puisque les Wisigoths plus tard y enfermaient leurs prisonniers. Elle existait encore au V ème siècle, puisque Euric, roi des Wisigoths, y retint captif, vers l'an 475, le poète Sidoine Apollinaire pendant près d'une année. Plus de cent ans après, cite Alexandre du Mège, il est fait mention de Livia, bourg voisin de Carcassonne.

La position de Livia ou Liviana fut fixée tantôt à Capendu, tantôt à Marseillette, ou à Lézignan. Aucun de ces lieux n'occupe-la place indiquée par la Table Théodosienne et le calcul des distances porte plus tôt vers Douzens. L'estimation de la principale situation de Liviana se trouvait à 200 mètres à l'Est du cimetière de Douzens, dans un champ au lieu-dit "le Viala". C'est à cet endroit que des découvertes importantes furent faites à la fin du XIXème et au début du XXème siècle.

En 1934 on pouvait voir, autour de l'éminence sur laquelle on distinguait très bien les vétustés fondations de deux tours ruinées, un puits profond, des vestiges de canalisation, des débris de briques, de poteries, des objets d'art et de décoration attestent de façon évidente qu'une agglomération importante se trouvait là.

 

QU'ELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE TEMPLIER ET HOSPITALIER ?

Ces deux ordres, sont des ordres religieux militaires dont les membres combattaient les armes à la main les ennemis de l'Église. Leur origine remonte aux croisades.

Le plus ancien ordre est celui des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem (ou hospitaliers). Ils étaient à la base responsable d'un hôpital pour les pèlerins fondé au XIème siècle à Jérusalem bien avant les croisades. Il a à ses débuts des activités uniquement hospitalières, d'où son nom. Après la prise de la ville de Jérusalem par les croisés en 1099, ils demandèrent la reconnaissance de leur ordre au Pape en 1113, puis ils devinrent un ordre militaire chargé de protéger les pèlerins, tout en gardant une fonction caritative.

Après l'éviction des Croisés en 1291, l'ordre s'installe à Chypre puis à Rhodes ; expulsé de Rhodes par la conquête turque (début XVIème siècle), l'ordre s'installe à Malte et devient une puissance maritime souveraine. Il est expulsé de Malte en 1798 par Bonaparte et se place sous la protection de Paul Ier de Russie.

Puis avec l'abdication du grand-maître Ferdinand de Hompesch en 1799 et la mort de Paul Ier en 1801, s'ouvre pour l'ordre une période noire qui ira jusqu'à son éclatement en ordres concurrents.

 Il existe encore de nos jours sous le nom d'ordre de Malte, qui se consacre à des actions humanitaires.

Voici différentes formes des croix templières

 

Quant aux templiers, leur ordre a été fondé en 1120 par un chevalier champenois, Hugues de Payns, qui voulait assurer la protection des pèlerins se rendant en Terre sainte prier sur le tombeau du Christ. Les templiers sont les chevaliers du temple, ils étaient donc à la base une "milice du christ" qui avait pour mission de protéger le saint-sépulcre, devenu un ordre pour protéger les pèlerins et les possessions de l’Église. Ils sont appelés templiers, car le roi Baudouin II leur octroya une partie de son palais de Jérusalem qui était appelée à tort à l'époque "temple de Salomon".

Cet ordre religieux est reconnu par le pape en 1129. Après la perte définitive de la Terre sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d'Acre de 1291, l'ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Après sa suppression en 1312 par le pape Clément V, suite au procès en hérésie et aux attaques lancées par le roi de France Philippe IV le Bel, ses possessions sont remises à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

 

Les chevaliers de ces ordres devaient faire vœux de pauvreté et de chasteté.

Les activités de ces deux ordres sont semblables et leur organisation proche, ont fait, que très souvent on a tendance à les confondre. La plupart des maisons fortes templières sont devenues hospitalières après l'an 1312.

Le château de Douzens, vu du Nord Ouest.

 

DOUZENS ÉPOQUE MOYEN-ÂGE

L'étude de l'histoire de l'Aude se heurte très souvent à la croix pattée à huit pointes.

La ville de Douzens devint une commanderie templière dès le XIIème siècle. Les Templiers eurent, dès les premières années de leur installation en France, de nombreuses possessions dans la partie du Bas-Languedoc, située aux environs de la ville de Carcassonne. De cet ensemble de possessions, ils en formèrent une commanderie, dont la ville de Douzens fut le chef-lieu. Le jour des calendes d'avril de l'année 1132, les trois frères Roger de Béziers, Raymond Trencavel et Bernard Athon, avec l'assentiment et le conseil de la comtesse Cécile leur mère, donnèrent à l'Ordre du Temple un mas situé aux pieds des murs de Carcassonne avec ses habitants.

En 1132, Roger de Villery donne aux Templiers, la ville de Brucafel avec toutes ses dépendances, plus une terre située aux faubourgs de Carcassonne, sous la porte Tolosane.

Le 3 ème jour des Ides d'avril de l'année 1133, une autre donation fut faite par Bernard de Canet, Aymeric de Barbayrac et autres seigneurs, à l'Ordre du Temple de la ville de Douzens et de son territoire. La même année, le vicomte Roger de Béziers, fils aîné de Bernard-Aton, cède au Temple sa villa de Brucafel et tout ce qu'il y possède en hommes, femmes, terres, vignes, et manses.

En 1136, le Temple acquiert la villa de Sainte-Marie de Cours, aujourd'hui disparue, qui était située dans l'actuelle commune de Fajac-en-Val, dans les Corbières, au sud-ouest du mont Alaric.

En 1138, une donation par Raymond et Arnaud de Gaure de tous les fiefs et droits qu'ils possédaient dans la ville de Gaure, et la juridiction de Pomas.

En 1139, une donation par Guillaume Amiel, aux Templiers, de fiefs dans le territoire de Montredon.

Les richesses de la commanderie templière de Douzens ne cessent de s'accumuler. Voici quelques autres donations qui furent faites après 1140, pour vous montrer l'étendue des territoires en leur possession.

En 1147, Roger, vicomte de Béziers fait la donation à l'ordre du Temple de la ville de Campagne.

En 1151, Bernard Raymond fait la donation de tout ce qu'il possédait dans le comté de Carcassonne et de la seigneurie du lieu de Cabriac.

En 1153, B. de Canet et Aymeric de Barbayrac font la donation de l'église de Saint-Jean-de-Carriére.

Raymond de Rieux donne, en 1167, une femme et sa fille avec leur descendance, tandis que Pons de Mollière fait don de Guillaume, berger, et de ses neveux.

Toujours en 1167, une terre est concédée aux frères Bels pour y implanter de la vigne ; mais l'acte précise, que si le rapport est insuffisant, la terre sera reconvertie en labour.

En 1171, Raymond de Cabanac, cède tous ses droits sur la ville et le territoire de Molières.

Le château et l'église de Douzens vus en arrivant du village de Blomac au Nord.

Les donations portent essentiellement sur des terres, des revenus de celles-ci, des rentes et des droits sur la terre.

Les donations affluent durant tout le XIIème siècle si bien que les possessions foncières de la Milice s'étendent le long de la vallée de l'Aude sans pour autant porter ombrage à celles de l'abbaye de Lagrasse.

 

1250, les archives révèlent des lettres du Pape Innocent IV adressées au comte de Poitiers, pour le prier de faire restituer aux Templiers certaines terres dont ils avaient été dépouillés par le sénéchal de Carcassonne.

 

En 1261, les transactions continuent, Bernard de Clermont et Cécile sa femme vendent aux Templiers les territoires de La Calin, d'Escande et de Cabrits, situés dans la juridiction de Cours.

 

En 1325, une sauvegarde royale est accordée à la commanderie templière de Douzens et à ses membres.

 

Après la guerre des Albigeois, la partie principale de la seigneurie de Peyriac fut concédée au sieur de Carmaing, qui, à son tour, la donna, en 1331, à l'ordre de Saint Jean de Jérusalem, contre la seigneurie de Montricoux, laquelle dépendait de la Commanderie de Vaour. Des lors, le membre de Peyriac fut rattaché à la Commanderie de Douzens.

 

En 1364, des lettres patentes du gouverneur du Languedoc, indiquent que le château et la ville de Peyriac, ayant été usurpés par les ennemis, furent recouvrés par le maréchal d'Audenham, qui les remit aux chevaliers de Saint-Jean.

 

1366, un accord entre le commandeur et les habitants de Douzens stipule que les fortifications de la ville devront être construites à frais communs ; les habitants devront élire pour leur forteresse un capitaine qui prêtera serment au commandeur ; ils garderont les clés de la ville fortifiée, à la condition qu'à l'avènement de chaque commandeur, ils les lui présenteront et reconnaîtront qu'ils les tiennent de lui.

Le commandeur avait la seigneurie temporelle, foncière et directe, avec toute juridiction, des villes de Douzens, de Cabriac, de Fajac en Val, de Saint-Jean-de-Molières, de Magrie, de Campagne, de Peyriac, la seigneurie spirituelle de Salles en Razès, de Notre-Dame-de-Vaux, de Cours, des fiefs et des rentes à Limoux et à Montredon ; son revenu net, en 1751, était de 6.055 livres.

La façade principale Sud du château de Douzens.

Le Commandeur de Douzens y joue toujours le premier rôle ; il y exerce le droit de justice et de police, il choisit sur une liste les trois consuls annuels, il perçoit les droits afférents à sa seigneurie, et notamment un droit de leude.

 

Les commanderies hospitalières de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont des possessions terriennes destinées à procurer des fonds pour soutenir l'action des Hospitaliers en Terre sainte. Une commanderie est un ensemble de bâtiments pour l'essentiel, à destiné agricoles. Dans l'organisation des Hospitaliers il y a trois statuts différents :

 1- Les commanderies sont sous la responsabilité et dirigées par un commandeur et relevant d'un prieur ;

 2- Les baillies sont sous la responsabilité d'un bailli et relevant directement du supérieur de l'ordre ;

 3- Les prieurés sont sous la responsabilité d'un prieur chargé des commanderies relevant de son prieuré et relevant directement du supérieur de l'Ordre.

 

Commanderies, baillies et prieurés ont souvent comme origine une donation d'un seigneur local pour satisfaire à la religion ou de nouveaux chevaliers qui lèguent leurs biens à l'Ordre. Dans le département de l'Aude il y a six commanderies connues : Brucafel , Campagne-sur-Aude, Carcassonne, Cours sur le territoire du village de Fajac en Val, Douzens, et Narbonne.

La mairie et la poste de Douzens. Vous verrez plus loin sur une photo ancienne de 1920, la poste se situait à gauche du bâtiment et à droite autrefois c'était une école de garçons.

Douzens, groupe scolaire et monuments aux morts des grandes guerres.

Ce groupe scolaire existait déjà en 1910, voir photo ancienne plus loin.

Groupe scolaire et monuments aux morts de Douzens.

L'avenue des Corbières à Douzens.

 

LE CARTULAIRE DES TEMPLIERS DE DOUZENS

Le cartulaire de la commanderie templière de Douzens conservé aux Archives départementales de la Haute-Garonne nous renseigne entre autres, sur ces donations, il comprend soixante-dix-huit actes d'achat et d'échange, dont l'intérêt est grand dans la politique de remembrement du patrimoine templier. Il renferme en tout 207 documents datés de 1110 à 1183. Ce cartulaire de Douzens contient aussi trente-cinq actes couvrant la période de 1141 à 1182, ils mentionnent des informations concernant l'aménagement hydraulique de l'Aude et de ses affluents, la construction de moulins terriers à roue. Les documents de ce cartulaire sont mis sous scellés en 1793, le fonds de l'ordre de Malte (qui avait recueilli les archives des Hospitaliers, administrateurs de la commanderie de Douzens depuis 1313) ne fut transféré que vingt ans plus tard aux archives de la Haute-Garonne. Les documents ont subis des déménagements et l'usure du temps, ont fait que les manuscrits ne nous sont pas parvenus intacts. Puis ils ont disparu dans les années 1920, puis retrouvé en 1946 suite à un inventaire. Depuis, de nombreux scribes rédacteurs ont traduit les actes originaux de ce cartulaire. Une édition rassemblant toutes ces informations a été publiée en 1965.

Voici un exemple de page de ce cartulaire de Douzens

 

LISTE DES COMMANDEURS DE DOUZENS

Joseph Montlaur maire de Douzens dans les années 1935 a établi une liste et armorial des commandeurs de Douzens de 1313 et1791. Les blasons dans l'édition n'ont pas de couleur, après recherches j'ai retrouvé certains armoriaux colorés que je mettrais ci-après. Il faut savoir qu'au blason d'origine de ces chevaliers, une croix blanche sur fond rouge fut rajoutée en haut de leur écu à partir du moment où ils entraient dans l'ordre.

 

Les premiers étaient des templiers jusqu'en 1298 :

        1132 - 1133 Hugues de Rigaud.

        1138 Armand de Bedous.

        1152 Pierre de Sainte-Suzanne.

        1165 Jean de Selve.

        1173 - 1178 Bertrand de Mayrac.

        1182 - 1184 Izarn de Molières.

        1210 Guillaume de Moissac.

        1244 Guillaume Othon.

        1248 - 1251 Pons de Castelnau.

        1274 Hugues de Santhès.

        1289 - 1291 Bernard de Combret.

        1298 Ithier de Rochefort, il sera torturé en 1308 par les hommes de Philippe le Bel pour qu'il avoue son idolâtrie.

 

Puis vint les commandeurs Hospitaliers :

        1313 Aymery de Thurey ou Thury. Le 22 novembre 1321, le Grand Prieuré de Saint-Gilles lui fut conféré par le Grand-Maître Elion de Villeneuve. Aymery de Thurey est un descendant de Lambert de Thury ou Thurey, chevalier français qui, en 1209, vint en Languedoc avec l'armée des Croisés pour exterminer les hérétiques albigeois. Il devint l'un des lieutenants de Simon de Montfort.

Blason d'Aymery de Thurey

        1322 - 1327 Jean de Bogie ou Bogia.

        1323 Raymond de Monstier.

        1331 Jean de Villeneuve.

        1334 Bernard Olit.

        1358 Bertrand de Puget. Devint le 25 Décembre 1365, Grand - Commandeur de Naples, Manosque et Beaulieu.

        1366 Hugues de Puget. Succéda à son frère à la Commanderie de Douzens. Mourut en 1381 (suivant une Bulle du 1er Février 1381). Les Commandeurs de Puget étaient fils de Guillaume V de Puget, seigneur de Saint-Alban, Puget-Thénier, Auvarre, Massoin, Flayose, chevalier, Viguier de Marseille, chambellan de S. M. la reine Jeanne de Naples et de Béatrix d'Esparron. Il a les mêmes armes (blason) que Bertrand de Puget, son frère.

        1375 Bernard de Gaujac.

        1380 Bernard de Montaut.

        1383 Pierre de Boysson ou Boyssonnis.

        1390 Pierre de Boysson, Prieur de Rhodes.

Blason de Pierre de Boysson

        1407 Pierre de la Balme ou Balma.

        1421 - 1427 Gaillard de Capdenac.

        1435 Arnaud Mercader ou Mercadier.

Blason d'Arnaud Mercader

        1439 Arnaud de Marsan.

        1446 Jean de Castelnau.

        1476 - 1477 Bernard Tabolh ou Tabula.

        1478 - 1490 Jacques de Pins. Il prit part à la défense de Rhodes le 23 Mai 1480.

Blason de Jacques de Pins

       1511 Bernard de Montilio.

      1525 - 1528 François de Latour de Provence. Son frère Gabriel de Pomeroles de Provence, fut grand - prieur de Saint-Gilles, tué au siège de Rhodes, en l'an 1522, il a les armes (blason) semblables à celles de François de Lafour de Provence.

     1538 - 1545 Foulques de Caritat. Il était le fils de Guy de Caritat écuyer, citoyen de la ville d'Oran et de Philippine de Cordière. Devint, le 9 Février 1540 Grand-Commandeur.

       1545 - 1552 Martial de Corneilhan.

Blason de Martial de Corneilhan

        1564 Lucien de Cays. Il était fils de Louis Cays, écuyer de la ville de Nice, et de Jeanne de Castellane d'Aluis.

        1567 Octavien de Baschi. Fils de Louis de Baschi, seigneur de Saint-Estève et Thouars et de Melchionne de Matheron. La Maison de Baschi est originaire d'Italie, alliée aux Médicis, aux Borromée, aux Piccolomini.

        1582 - 1598 Jean de Villeneuve-Chastuel.

        1611 Jules de Montmorency (bâtard).

        1620 Jean d'Escalles.

        1623 - 1626 Christophe de Saytre-Gaumont. Il était fils de Louis de Saytres, seigneur de Gaumont, au Comté-Venaissin et de Marguerite de Berton de Crillon. En 1624, il devint Commandeur d'Argentein et devint la même année bailly de Manosque.

        1644 - 1652 Honoré de Grasse-Montaurion. Berceau de la famille au château du Bar près de Grasse (Alpes Maritimes).

        1663 Jean d'Arpajon. Il était fils de Jean, Baron d'Arpajon et de Sévérac en Rouergue et de Jacquette de Castelnau de Clermont-Lodève. En 1644, frère Jean d'Arpajon devint Grand-Commandeur et le14 Juillet de la même année, fut nommé Grand-Prieur de Saint Gilles. D'Arpajon mourut à Millau, le 10 août 1677, des suites d'un accident. La maison d'Arpajon est issue de la première race des comtés de Rodez. Le frère aîné du Commandeur, Louis, devint maréchal de camps puis lieutenant-général des armées du roi en 1641, il fut fait duc et pair en 1650 et ministre d'Etat en 1653. Les biens des d'Arpajon passèrent par alliance aux de Gontaut duc et maréchal de Biron, et, après la Révolution, à un neveu de Béthune-Chârost.

        1666 Joseph de Panisse d'Oiselet. Il était fils de Jean-François de Panisse, baron de Montfaucon et seigneur d'Oiselet, en Languedoc et d'Antoinette d'Urre Molans. En 1676, à là mort du bailly André de Clémans, Joseph Panisse d'Oiselet, Commandeur de Douzens, devint Bailly de Manosque.

        1676 - 1679 Thomas de Villages. Il était fils de Thomas de Villages, écuyer citoyen de Marseille, et de Marguerite Decouvet de Trets.Il fut Commandeur de Trinquetaille, et le 22 Janvier 1684, devint Grand-Commandeur et Lieutenant en Provence. Il mourut à Malte, le 29 Janvier 1689.

        1657 - 1691 Cosme d'Astouard Velleron.

        1693 - 1705 Gaspard de Vente de Penes. Cette maison est venue de Gênes.

        1711 - 1715 Jean Georges de Caulet. Au XVIIIème siècle, Tristan de Caulet est marquis de Gramont.

Blason de Jean Georges de Caulet

           1716 - 1718 Charles de Sade ou de Fabre de Mazan.

      1725 Jean Hyacinthe de Laignes de Junius. Originaire du Lauraguais (Seigneur de Saint-Rome). Le Commandeur Jean Hyacinthe de Laignes de Junius présenta en justice copie d'un contrat de 1331, portant échange des terres de Montricoux et de Peyriac et mentionnant le droit de leude au profit du seigneur, ensemble quatre baux du droit de péage, de 1620, 1643, 1666 et 1714.

     1731 - 1738 Bernard de Roquette Buisson. Il devint bailli de Manosque. Les Roquette - Buisson possédèrent du XIVème siècle jusqu'en 1789, la seigneurie de Baraigne.

         1746 François de Raymond d'Eaulx.

•        1750 - 1753 Jean Sébastien de Varaigne de Bélesta de Gardouch. Il était le fils de noble Charles de Varaigne et de Marie de Roquefort de Marquein. Il était le neveu de Charles de Roquefort, Grand Prieur de Toulouse.

        1771 - 1776 Anne Etienne Gaspard de Lezay de Marnésia.

       1777 Jean Antoine Joseph Charles Elzear Riquetti de Mirabeau. Né le 8 Octobre 1712. Commandeur de la Grand-Croix de Saint-Jean de Jérusalem. Oncle du grand tribun de la Révolution. Dernier Commandeur de Douzens. La même famille avait donné l'illustre créateur du Canal du Languedoc.

L'entrée principale au Sud du château de Douzens, avec ses deux tours carrées.

 

LE CHÂTEAU DE DOUZENS

L'ordre religieux des hospitaliers de saint Jean de Jérusalem recueillit la seigneurie de Douzens dans la succession des chevaliers du Temple. Il la posséda jusqu'à la confiscation de 1790. Le seigneur commandeur de Malte avait la justice haute, moyenne et basse.

Le château a été complètement restauré au début du XXème siècle et ne possède rien d'ancien. Ce château est privé et ne se visite pas.

On remarque seulement au-dessus d'une porte sur la terrasse, un blason incrusté dans le mur. Il est en relief et de forme elliptique. C'est un écu fretté, chaque partie chargée d'un écu, au chef chargé d'une croix, d'après la science du blason de Magny, les écus indiqueraient un ordre militaire, on en conclut que ce blason pourrait être celui d'un chevalier de la Commanderie de Dou zens. Mais ce n'est pas le blason d'un simple chevalier, mais bien celui du Grand Maître Helion de Villeneuve, élu Grand Maître de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem en 1319 et mort en 1346. Mais il y a une remarque qui fut faite sur ce blason indiquant que le blason des de Villeneuve était bien antérieurement au Grand Maître Hélion, en possession de la famille provençale de ce nom.

Blason gravé dans la pierre et incrusté dans le mur du château de Douzens.

La façade Nord du château de Douzens avec ses deux tours rondes, alors qu'au Sud elles sont carrées.

Autre photo de l'entrée principale du château de Douzens.

Façade Nord du château de Douzens, photo prise du chemin de ronde.

On constate selon l'étude héraldique de ce blason, que les hachures conventionnelles des couleurs sont naturellement absentes de cette pierre armoriée par ce que les hachures sont venues très postérieurement à cette époque. Cette œuvre ayant été réalisée vraisemblablement par un tailleur de pierres local, elle ne traduit pas la forme exacte des lances, car il aurait été bien difficile de donner un fretté sur pierre, pour l'enlacement héraldique de bandes et de barres que cette figure comporte.

Dans les années 1920, cette pierre historique était incrustée dans un mur vulgaire, longeant la voie ferrée et exposée ainsi à toutes les intempéries, c'est M. Joseph Montlaur qui lors de la restauration de son château entre 1920 et 1930, a restitué à cette vénérable pierre, à peu près la place qu'elle occupait à l'origine, car ce blason d'un grand maître, devait surmonter l'entrée principale du château.

On suppose qu'Hélion de Villeneuve est le constructeur du château et de l'église de Douzens, primitivement chapelle du château.

Cette famille eut une branche : les de Villeneuve-Bargemont, dont il y avait encore de la survivance à Paris et à Avignon dans les années 1930. C'est l'auteur de cette branche qui obtint en 1506 du roi de France Louis XII d'ajouter en cœur du blason ancestral, un écusson d'azur, chargé d'une fleur de lis d'or. C'est une concession octroyée après la bataille de Marignan.

L'entrée principale du château et à droite, l'église Saint Vincent de Douzens.

Le grand maître Hélion a-t-il habité le château de Douzens qu'apparemment il avait fait construire ? On ne peut, sur ce point, que rester dans le domaine des hypothèses, mais on ne serait pas surpris que notre personnage eût fait sa résidence à ce siège de Commanderie, du moins momentanément. Hélion, élu en 1319, ne rejoignit l'Ile de Rhodes qu'en 1336. Dans cet intervalle, de 17 ans, il resta en Provence ou en Languedoc, soit à cause de son état de santé, soit à cause de l'arrangement des affaires de l'Ordre qui, à ce moment-là, par suite des dernières guerres avec les Turcs, n'étaient pas financièrement brillantes.

Dans cet intervalle aussi, il tint un chapitre général à Montpellier.

Il est à remarquer que la Commanderie de Douzens était particulièrement affectionnée de l'Ordre puisque, en 1567, nous voyons un allié de la famille de Villeneuve : Octavien de Baschi, commandeur de Douzens.

Hélion de Villeneuve naquit vers l'an 1270, d'Arnaud de Villeneuve, dit le Grand, et d'Aigline de Sabran, tante de Saint-Elzéar. Aigline était apparemment la seconde femme d'Arnaud.

Hélion avait une sœur de sept ans plus âgée que lui et dont la mère, Sibille d'Uzès, était de la Maison de Sabran. Cette sœur d'Hélion se nommait Rossoline ou Roseline. Elle mourut en 1329. L'Eglise l'a placée sur les autels sous le nom de sainte Roseline. On lui attribue durant sa vie d'être intervenue plusieurs fois pour faire cesser l'hérésie des Albigeois.

L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, héritier de celui des Templiers, possédait des biens immenses comme on a pu le voir ci-avant.

L'entrée principale du château et à droite, l'église Saint Vincent de Douzens.

Dans la base Mérimée je n'ai pas trouvé ce château classé au titre des monuments historiques. La famille Montlaur possédait le château au début du XXème siècle, Joseph Montlaur maire de Douzens en 1937 en était le propriétaire à l'époque, je ne sais pas si ce château est resté dans cette famille de nos jours. Peut-être recevrais-je des infos, suite à la publication de ce reportage. N'hésitez pas à me contacter pour partager vos éléments historiques afin de compléter cet article.

L'église Saint Vincent à Douzens.

 

L'ÉGLISE DE DOUZENS

L'église de Douzens est dédiée à saint Vincent. La cure était occupée autrefois par un vicaire perpétuel, dont la congrue était payée par les chevaliers de Malte. L'évêque de Carcassonne nommait à la cure et percevait le tiers de la dîme; les deux autres tiers appartenaient aux chanoines réguliers de Sainte-Geneviève de Cassan au diocèse de Béziers. Par décret du 11 prairial an XII, l'église fut érigée en succursale dépendant du doyenné de Trèbes et comprenant Comigne de 1807 à 1854.

L'église Saint Vincent avec sa petite placette devant, à Douzens.

L'église de Douzens, orientée régulièrement de l'Est à l'Ouest, comprend une large nef de quatre travées précédée d'une abside polygonale à sept pans. Cet édifice, bien qu'entièrement remanié, offre cependant quelques vestiges des parties anciennes. Ces parties anciennes de l'église de Douzens, étaient primitivement celles de la chapelle du Château, elles ne sont pas antérieures au XIVème siècle, il est permis de supposer que sa construction date de la même époque du grand maître dont le blason décore aujourd'hui une porte d'entrée du château et dont il est parlé plus haut.

La longueur totale de l'église est de vingt-trois mètres. Le sanctuaire a une largeur de huit mètres soixante-quinze. La nef mesure seize mètres dix sur neuf mètres trente-cinq de largeur. La voûte a une hauteur de neuf mètres cinquante.

La nef possède une voûte récente en briques sur croisées de pierres. Seuls les doubleaux sont peut-être anciens. L'abside paraît avoir des ogives anciennes. Celles-ci retombent sur des chapiteaux polygonaux dont quelques-uns sont à deux rangs de feuillage. Cinq longues fenêtres très simples, éclairent le chevet.

La nef est bordée par quatre chapelles du côté de l'évangile, et par trois du côté de l'épître ; la deuxième travée étant occupée par la porte. Ces chapelles datent de différentes époques. Les plus anciennes sont celles qui touchent le sanctuaire.

L'église Saint Vincent à Douzens.

Dans la quatrième chapelle de droite, une clef de voûte porte l'agneau détourné. Dans la troisième, deux consoles sculptées : une du côté du sanctuaire des anges agenouillés portant un blason orné de la croix de Malte ; et une du côté du fond de l'église, on peut voir un animal fabuleux, sorte de taureau dévorant un homme, en face de l'animal, un guerrier tenant un bouclier, semble le combattre pour délivrer son compagnon. La présence de cette sculpture dans l'église de Douzens, présente un très grand intérêt et constitue une date indiscutable. La scène représente un épisode qui eut un retentissement universel et qui se produisit sous la maîtrise du grand maître Hélion de Villeneuve, c'est-à-dire de 1319 à 1346.

A cette époque, l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, n'était pas dans l'île de Malte, mais dans celle de Rhodes. Un monstre énorme et dont on ne connaissait pas encore la nature, ravageait l'île de Rhodes, bêtes et gens en étaient les victimes et les chevaliers qui s'essayaient de le combattre, ne reparaissaient plus. Finalement, le grand maître interdit dorénavant à ses chevaliers, de poursuivre la lutte avec le monstre. Cependant un des chevaliers, originaire de Provence, Dieudonné de Gozon, ne craignit pas d'enfreindre la consigne et d'attaquer le monstre en usant d'un stratagème auquel nul avant lui, n'avait songé. On avait remarqué en effet que le monstre couvert d'écailles très grandes et très épaisses ne pouvait pas être atteint par lances, épieux, épées, etc. Si l'on pouvait l'amener à se coucher sur le dos et à présenter ainsi la partie du corps privé d'écailles, il y aurait une chance à le transpercer. Gozon imagina donc de faire intervenir de gros chiens formés dans ce but et la manœuvre réussie, le monstre présenta son ventre et Gozon s'empressa de le transpercer. Le monstre n'était qu'un crocodile énorme. L'île de Rhodes en fut pour toujours délivrée. Mais Hélion de Villeneuve, inflexible sur les principes déclara que pour un chevalier, l'observation de la règle, l'obéissance aux ordres du supérieur, étaient plus précieuses que la vie humaine et Gozon dut quitter l'ordre.

Mais le grand maître revint quelque temps après sur son intransigeance, de Gozon rentra dans la milice et à la mort d'Hélion de Villeneuve, survenue, en 1346, les chevaliers éliront pour leur grand maître : Dieudonné de Gozon qui gouverna l'ordre de 1346 à 1353.

Cette famille noble n'est pas étrangère à notre région et même à la Cité de Carcassonne. Par suite de son alliance avec la Maison de Montcalm, nous avons eu comme dernière abbesse de Rieunette, Louise de Montcalm-Gozon et au XVIIIème siècle, nous voyons en compagnie du chevalier de Lévis et d'un de Rigaud de Vaudreuil, un de Montcalm-Gozon, dans les derniers défenseurs du Canada.

Les chapelles du côté gauche offrent peu d'intérêt. Signalons seulement deux consoles à tête humaine dans la troisième.

  

Le porche de l'église Saint Vincent à Douzens.

La porte qui s'ouvre dans l'axe de la deuxième travée est surmontée de quatre voussures retombant, l'externe sur des modillons en forme de têtes, les trois autres sur des chapiteaux très simples, gros tore sur une corbeille cylindrique. Les colonnes sont également cylindriques. Au-dessus de la porte, on remarque deux corbeaux qui semblent avoir soutenu un toit protégeant rentrée.

Un clocher arcade à deux baies couronne le mur du fond ; il possède deux cloches.

La petite cloche d'un diamètre de 0,85m portant l'inscription suivante en capitales gothiques, les mots séparés par des triples points :

+ XPS : VI\CIT : XPS : REGNAT : XPS : IMPKRAT : XPS : ABOMNIM : ALO : ; + NOS : DKFÉNDAT .

Pas de nom de fondeur. En ce qui concerne l'ornement on peut voir quatre fois la représentation de saint Vincent, tenant dans la main droite un livre et dans la main gauche une palme de martyr.

La grosse cloche d'un diamètre de 1 mètre datant seulement de 1889, fondue par Monet de Lyon. Elle porte l'inscription suivante : "Je m'appelle Marie Louise Vincent".

Détails sur les voussures du porche de l'église Saint Vincent à Douzens.

Modillons en forme de têtes ornant les voussures retombant, restaurés récemment.

Modillons en forme de têtes ornant les voussures retombant, restaurés récemment.

En 1774, frère Antoine-Joseph Elzéar de Riquetti-Mirabeau, de la même famille provençale qui avait donné l'ingénieur Paul Riquet et qui donnait le fameux tribun révolutionnaire Mirabeau, était commandeur de Douzens.

Lors d'une visite d'inventaire effectuée par les Commissaires de l'Ordre sur les Commanderies et de leurs possessions, un rapport relatif à l'église de Douzens, mentionne ceci : "que le Commandeur en est le curé primitif, et que dans le sanctuaire se trouve le banc du seigneur qui est à dossier et à accoudoir et qui a sur le milieu, la croix de l'Ordre à huit pointes, sculptée et peinte en blanc, sur fond de gueules".

 

LES MOULINS A GRAINS ET LES MOULINS DRAPIERS A DOUZENS

A Douzens, plusieurs documents désignent des moulins à grains construits avant 1133. Il y a à cette époque au moins trois moulins constituant cette meunerie qui sont de véritables usines destinées à moudre les céréales. La première minoterie n'appartient pas à la Milice, elle a été construite bien avant leur arrivée, le Temple décidera de l'acheter en 1152.

Vestige d'un moulin situé au Sud-Ouest du village de Douzens au lieu-dit "Moulinasse".

Il y avait aussi des moulins drapiers sur le territoire de Douzens, à un endroit bien précis portant le toponyme d'Arrapesac ("Rapasacs ou ad Arrapasacos ou Rapa Sax"). Le nom de cet endroit implanté sur la rive droite de l'Aude n'est pas parvenu jusqu'à nous.

C'est le 8 octobre 1152 que l'on trouve la première mention de ceux-ci, car les templiers acquièrent des droits sur une rive de l'Aude afin d'y installer un grand bief destiné à la digue de leurs moulins.

Autre photo des ruines du moulin situé au Sud-Ouest du village de Douzens.

Une photo du tombeau d'Henry Bataille situé à Moux, proche du village de Douzens à l'Est.

Henry Bataille est un dramaturge et poète français, né à Nîmes le 4 avril 1872 et mort le 2 mars 1922 à Rueil-Malmaison, dans sa propriété du « Vieux Phare ».

Son tombeau à Moux (Aude) est une fontaine de marbre Renaissance sur laquelle se trouve une reproduction du Transi de René de Chalon réalisée par le sculpteur animalier François Pompon. Il est placé devant la crypte familiale, derrière un enclos où sont placés différents poèmes de Bataille.

 

Suivant la tradition de ce site, voici quelques photos anciennes de Douzens :

Douzens, la route Nationale en 1910.

Douzens, le grand Boulevard en 1905.

Douzens, le grand Boulevard en 1910.

Douzens, la rue des Poilus en 1910.

Le village de Moux proche de Douzens.

Douzens, l'avenue de Carcassonne en 1910, à gauche le poids public.

Le même endroit que la photo ci-dessus et les suivantes, Douzens, l'avenue de Carcassonne de nos jours.

Douzens, l'avenue de Carcassonne en 1910.

Douzens, route Nationale ou l'avenue de Carcassonne en 1910, avec la rue du Barry à gauche.

Douzens, la gare en 1910.

Douzens, l'avenue de la gare en 1910.

Douzens, l'avenue de la gare, la même photo que ci-dessus mais colorisée, en 1910.

Douzens, le groupe scolaire en 1910, il existe encore de nos jours.

Douzens, le château de M. Montlaur en 1910, la façade Nord.

Douzens, le château la façade principale au Sud, en 1905.

Douzens, le château de M. Montlaur en 1910, la façade Nord.

Douzens, le château la façade principale au Sud, en 1905.

Douzens, la poste, la mairie, et école de garçons en 1920.

Douzens, une vue générale en 1950.

Douzens, l'église Saint Vincent en 1950. 

Douzens, la rue du Barry en 1950.

N'oubliez pas que l'Histoire continue à exister, même lorsque la dernière page d'un reportage est tournée ...

 

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, Cartulaires des Templiers de Douzens, Histoire du grand prieuré de Toulouse, publications du SESA, mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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18 mai 2015

 

Eh oui, ce site internet a vu le jour un 19 mai 2008, c'est donc un anniversaire bien mérité je pense, car il flotte toujours sur les vagues du web. C'est à souligner, car la longévité est essentielle, où tout dans ce bas monde est de plus en plus éphémère et superficiel, même l'amitié n'en n'est pas exclu.

Le mois de mars de cette année, fut frustrant, car le site m'a demandé un énorme travail de remaniement, suite à sa migration vers la nouvelle plateforme d'over-blog. Ce qui a fait qu'il n'y a pas eu de nouveaux reportages pendant cette période.

Fort de ma volonté de vous fournir un site performant et varié, je continue jour après jour à vous proposer des nouveautés historiques accompagnés de superbes photos. Je poursuis ainsi la mission que je me suis fixé, en améliorant la renommé du Pays de Sault et de l'Aude au fur et à mesure des reportages.

Grâce vos mails et commentaires la motivation est toujours présente. J'espère que le site évoluera encore sur le long terme. Vous êtes près de 800 000 internautes à l'avoir parcouru en 7 ans ! Plus d'un million trois cent mille pages ont été visionnées. Je tiens ici par ce petit message, à vous en remercier.

Pour ceux qui hésitent encore à me suivre grâce à la Newsletter du site, voici quelques bonnes raisons de vous inscrire sur celle-ci :

D'abord vous aurez le privilège de découvrir le reportage de votre site préféré dès sa parution, plus d'oubli.

Ensuite, vous pourrez donner votre avis, réagir sur les reportages en laissant un commentaire en bas de chacun d'eux. Et de toute façon, sans avoir la grosse tête, quoiqu'on en dise mon site est différent des autres, les textes intéressants sont accompagnés de très nombreuses photos grands formats, c'est quand même plus agréable à visionner plutôt que des vignettes illisibles. J'essaye d'être positif et constructif pour la promotion de cette belle région, les polémiques et cancans de clochers, je laisse cela à d'autres qui s'en délectent.

Vos commentaires en bas des articles sont les bienvenus ainsi que vos idées de chroniques, de rubriques.

N'hésitez pas si vous avez un reportage ou des photos à me proposer, écrivez moi.

Merci à tous de votre confiance et de votre fidélité au fur et à mesure de ces années ... à bientôt, l'aventure continue grâce à vous.

Je le redis, faite de la pub pour www.belcaire-pyrenees.com et inscrivez-vous sur la Newsletter, croyez moi, c'est très réconfortant d'avoir des milliers d'abonnés qui vous soutiennent !

Jean-Pierre

 

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Réalisé par Jean-Pierre - dans ARTICLES DIVERS
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15 mai 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la seconde partie du reportage consacré au village de Joucou et ces châteaux. Je vous souhaite une bonne découverte, laissez un commentaire si vous le désirez à la fin.

 

LE DÉFILÉ DE JOUCOU OU GORGES DE JOUCOU

En 1867, construction de trois tunnels de 40, 60 et 20 mètres de longueur, sous l'administration de monsieur Magnien préfet de l'Aude et sous la direction de messieurs Malric agent-voyer chef du département de l'Aude, Louis Fages agent-voyer de l'arrondissement de Limoux et Vacquier agent-voyer conducteur. Ce percement a rendu de grands services à la population, permettant ainsi à la route de continuer à suivre la vallée du Rébenty.

   

Le défilé de Joucou ou gorges de Rébenty comme si vous y étiez !

Plaque commémorative fixée sur la roche à l'entrée du premier tunnel du défilé.

Voici une succession de photos du passage réalisé dans la roche en 1867, ce qui a grandement favorisé les échanges et les déplacements entre le Pays de Sault et le Sud évitant ainsi un long détour.

 

 

 

Trois tunnels étroits se succèdent dans le défilé de Joucou.

 

Tunnel de Joucou

Une vue aérienne juste au-dessus du défilé de Joucou avec le piton rocheux à droite protégeant les ruines du château d'Able.

Une vue aérienne du village de Joucou jusqu'aux gorges du Rébenty que l'on voit au fond avec le plateau de Sault.

Une vue aérienne en regardant vers l'Ouest, en direction du défilé de Joucou, le village se trouvant en bas de la photo.

Le Rébenty traverse le village de Joucou

   

Le Rébenty après sa sortie des gorges il traverse le village de Joucou.

Une vue du village de Joucou en regardant vers l'Est, au fond se dresse le roc de Taffine

La D107 sortant du village de Joucou en direction de Marsa, à droite le roc de Taffine.

Le roc de Taffine (771m), à droite, on aperçoit les toits du hameau de Taffine, juste derrière se trouve les ruines du château de Castelpor.

Voici un extrait de carte IGN vous situant les trois châteaux autour du village de Joucou dont il est question ci-après.

Extrait de la carte du diocèse d'Alet les Bains datant de 1781, situant le château d'Able, le moulin à scie en face, et le château de Castelpor.

En arrivant par le défilé de Joucou, le village se trouve devant vous, et sur votre droite vous apercevez un pan de mur, c'est ce qui reste des ruines du château de Joucou.

Sur ce promontoire, situé à l'Ouest du village de Joucou, se dresse les derniers vestiges du château de Joucou.

   

A gauche, calvaire se trouvant face à l'ex colonie de vacances "le Soula". A droite, calvaire se trouvant derrière l'église le long du chemin menant aux ruines du château de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DE JOUCOU

Le château de Joucou appartenait à la seigneurie ecclésiastique. L'abbé de Joucou était également seigneur d'Aniort, Campagna, Fontanès et d'une partie de Rodome et Galinagues. Les vestiges d'un donjon-tour rectangulaire juché sur une hauteur dominant le village au lieu dit "Le Casteillas" sont les seuls témoins de son existence. Il communiquait à vue avec les châteaux d'Able et de Castelpor. Malheureusement j'ai très peu d'informations concernant ce château, si vous possédez des éléments historiques qui peuvent compléter ce reportage, envoyez moi vos infos je les rajouterai volontier.

Un pan de mur se dresse au loin, vestige des ruines du château de Joucou vu du village.

Ce pan de mur isolé est le dernier témoin de l'existence d'un château à Joucou.

Le château de Joucou, vu côté Rébenty, des traces de murs dessinent plusieurs salles au sol.

Comme à Montaillou il ne reste pas grand chose du château de Joucou.

Je ne sais pas,  si des fouilles ont déjà eu lieu autour de ces vestiges du château de Joucou.

Pour combien de temps encore se dressera cet ultime témoin du passé.

Ruines du château du Joucou, plateforme du donjon.

Le mur vu côté Sud, des ruines du château de Joucou, permet d'observer l'appareillage de celui-ci.

Des vestiges de murs éparses délimitent partiellement l'enceinte du château de Joucou.

Pan de mur important encore debout du château de Joucou.

Ruines du château du Joucou, terrasse côté montagne.

Ruines du château du Joucou, des appareillages de soubassement de murs sont encore bien visibles.

 

Une vue aérienne des ruines du château d'able sur son éperon rocheux, difficile d'accès.

La route en direction des ruines du château d'Able, l'entrée du défilé de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DU RÉBENTY ou D'ABLE

Juché à 846 mètres d'altitude à l'extrémité de la crête du "Soula", le château communiquait à vue avec ceux de Belvis et de Joucou. C'est vraisemblablement pour défendre le passage stratégique entre la vallée du Rébenty et le plateau de Sault qui conduisait au Donnezan que fut construit le château.

Le château d'Able ou de Saint Jacques d'Able perché sur un haut rocher de la rive gauche du Rébenty, protégeait la communauté de Joucou et son monastère. Ce rocher surplombe d'une hauteur de 300 mètres les trois tunnels, la route et le ravin des gorges de Joucou.

Fédié disait que le château d'Able était une ancienne tour wisigothe. Ce château avait, avait comme celui de Belvis, la forme d'un rectangle tracé sur la crête d'un roc. Les aménagements de défense consistaient dans le chemin d'accès avec deux ou trois portes fortifiées, du côté de l'Ouest. Avec ce qui restait des murs dans les années 1940 on pouvait encore suivre le plan. Il y a 75 ans, d'après le témoignage de l'abbé Moulis, on pouvait discerner son plan rectangulaire mesurant six mètres sur douze et trois murs parallèles formant un accès en chicane.

Le village de Joucou vu des ruines du château d'Able

Au sommet de ce piton rocheux, les ruines du château d'Able, dont on distingue quelques vestiges de pans de murs.

Ruines du château d'Able

La forteresse d'Able ou Aples située sur le territoire de la commune de Joucou, est vraisemblablement d'origine wisigothe V ème - VII ème siècle. Le château d'Able ou de Rébenty comme on l'appelait au X ème siècle, faisait partie du fief des comtes du Razès. Jusqu'au X ème siècle donc, il était désigné sous le nom de Rébenty, inféodé par un seigneur du même nom dont les traces sont conservées dans deux actes l'un de 1124 où figure Guillaume de Rébenti (Guillelmus de Rebentino) il était parmi les nobles qui se soulevèrent en 1124 contre Bernard Aton, l'autre de 1183 où est signalé Pierre Bernard de Rébenti comme témoin dans un acte consenti par Roger comte de Razès.

Les ruines du château d'Able au sommet de ce piton rocheux (flèche rouge).

Zoom sur ce piton rocheux avec au sommet le château d'Able

On aperçoit au sommet les ruines du château d'Able

Les ruines du château d'Able apparaissent derrière les arbres

   

A gauche, on aperçoit à travers la végétation, les pans de murs du château d'Able. A droite, apparaît un des soubassements de ces murs.

Appareillage d'un des murs du château d'Able

   

Vestiges de murs d'enceinte du château d'Able envahies par la végétation

La plateforme à l'intérieur de l'enceinte du château d'Able.

Le terrain très abrupt, les ruines sont justes au-dessus de nous.

Au début du XIII ème siècle, pendant la croisade contre les Albigeois, les lieutenants de Simon de Montfort investirent le château. Ses terres et son moulin furent compris dans l'apanage de Lambert de Thury. Able, forteresse royale, résista aux incursions espagnoles lors des luttes entre Louis XI et l'Aragon.

A dater du XIV ème siècle, le château de Rébenti fut appelé le château d'Able. Il appartenait, deux cents ans plus tard, à un seigneur du nom de Nègre d'Able.

Ce château succomba en 1572 devant les attaques des calvinistes et fut détruit.

Le défilé de Joucou menant au château d'Able

Le premier tunnel des gorges de Joucou en direction du château d'Able.

Quatre tunnels se succèdent dans les gorges de Joucou, route étroite longeant le Rébenty.

Les tunnels des gorges de Joucou.

La famille de Nègre l'acheta aux commissaires du roi dont la descendance conserva le titre de sieurs d'Able (Archives du château de Niort).

Jean de Nègre est investi de la charge de bailli de Sault en 1594 et en 1608. Cet office, exercé par son aïeul Antoine de Nègre et son fils Pierre, était héréditaire dans la famille et se conserva dans la branche aîné de Jean, sieur d'Able.

En 1600, Jean de Nègre acheta aux commissaires du roi délégués à l'aliénation des petits domaines, le château ruiné d'Able et ses dépendances, dans le consulat de Belvis, ainsi que la montagne de Lacam ou Pénicas au consulat de Niort. C'est comme cela, par suite de cet achat, que les titres de sieur d'Able et de Lacam passèrent dans sa famille.

 

Jean de Nègre épousa Marie Serda de Chalabre ils eurent 4 enfants :

                - Pierre de Nègre, sieur d'Able, bailli lui aussi de 1590 à 1675, qui suit ;

                - Antoine de Nègre, prêtre, précenteur à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillèdes ;

                - Jean François, prêtre, curé de Belcaire de 1639 à 1671 ;

                - Françoise, épousa Jean Jacques de Couderc, sieur de Cazelles.

On pense, que Paule de Nègre mariée à Philippe de Niort, ainsi que Charles et Louis de Nègre habitant Caudiès, sont des enfants de Jean.

Pierre de Nègre, bailli, fut marié deux fois. De son premier mariage il eut cinq enfants, dont César de Nègre, chevalier d'Able. De son second mariage avec Marguerite du Bousquet, il eut cinq autres enfants.

La seigneurie d'Able tomba dans l'escarcelle de Jean Thimoléon de Nègre premier fils du premier mariage de Pierre de Nègre.

Jean Thimoléon de Nègre né en 1629 mourut en 1703. Il avait épousé en 1665 Marie Anne de Corneille ou Cornille fille du notaire Jean Corneille d'Aunat. Elle décèdera en 1692. De ce mariage naquît douze enfants, dont François de Nègre qui épousa en 1704 Toinette Gaichier de Roquefeuil, il mourut en 1721. Elle décèdera en 1724. De ce mariage naquît seulement une fille en 1713 : Marie de Nègre d'Able.

Les biens de cette famille de Nègre d'Able seront par la suite transmis par testaments à diverses nièces et ce fut l'extinction de cette branche de Nègre.

Il ne reste de ses ruines aucun élément architectural caractéristique. Le château d'Able protégeait une communauté blottie sous ses murs près de la rivière et dont les ruines sont encore visibles. Les murs de deux maisons qui la composaient ont encore 2 à 3 mètres de haut. La dernière famille qui l'occupa disparut en 1914. Il est probable que le village fut reconstruit au pied du rocher près de l'eau après avoir subi le même sort que celui du château au XVI ème siècle.

Sur la rive opposée, subsistent encore les ruines d'un moulin farinier mentionné dès le X ème siècle transformé en "moulin à scie" au XVIII ème siècle et celles d'une église placée sous le vocable de Saint-Thomas en 873.

Certaines forteresses furent rasées pendant les guerres dé religion, et d'autres lors des incursions espagnoles des XV ème et XVII ème siècles. Si le plus souvent, les communautés rurales ont subsisté à proximité de l'ancienne forteresse, certaines ont été complètement abandonnées comme Able, Gesse (voir le reportage sur Bessède de sault), Dournes, et Castelpor.

 

 

Une vue aérienne des ruines du château de Castelpor

Extrait de carte IGN vous situant les ruines du château de Castelpor par rapport au village de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DE CASTELPOR

La forteresse de Castelpor ou Castelpore, Castelport est, elle aussi située sur le territoire de la commune de Joucou.

Castelpor (Castrum Porti, château de passage), ce château d'origine wisigothe, fut inféodé aux comtes du Razès, vers 845. Castrum-por ou Castrum porrum est cité du IX ème au XVII ème siècle dans les archives communales de Belvis.

Situé sur la rive droite du Rébenty en face du village de Marsa il gardait le défilé, comme son nom l'indique.

 

Ce riche fief comprenait alors : Marsa, Quirbajou, le village d'Altozoul aujourd'hui simple métairie et une grande partie de la forêt de Fanges. En 994 Bernard Odon de Niort donne ce château à sa femme (Inventaire Roques), ainsi que celui d'Aniort et de Belfort.

Castelpor était bâti à mi chemin entre les villages de Joucou et de Marsa, sur un rocher se détachant de la vallée, lui aussi défendait un passage traversant la vallée pour aller de la plaine de Sault au Donnezan par Aunat.

Vers 1080, hommage des châteaux d'Aniort et de Castelpor, rendu par Guillaume, fils de Névié, à Ermengarde, vicomtesse femme de Raymond Bernard de Trencavel.

En 1152 le seigneur de ce fief n'était autre qu'un des membres de la famille d'Aniort qui prêta serment de fidélité à Raymond de Trencavel, comte du Razès, fils de la princesse Cécile de Provence.

Ce serment de fidélité fut renouvelé quelques années plus tard quand le fils de Raymond Trencavel eut à lutter contre le comte du Roussillon et de Barcelone qui avait envahi le pays de Fenouillèdes et qui voulait s'emparer du pays de Rhedez.

 

En décembre 1175, Roger, vicomte de Béziers reçoit l'hommage des seigneurs d'Aniort, Belfort et Castelpor.

Autre hommage rendu à Raymond de Trencavel en mars 1177, par Raymond d'Aniort, d'Othon d'Aniort son fils, de Pierre d'Aldedune et de Guillaume d'Aniort fils d'Ermecens.

En 1240, Gerault d'Aniort l'offre en gage au roi, mais il ne lui sera pas rendu. Vers 1244 le roi y fit tenir garnison : Bernard d'Erali la commandait avec trois sergents d'armes (Histoire Général du Languedoc, Tome 8, col. 1452).

En 1159, le seigneur feudataire de Castelpor prêta serment de fidélité pour le château, à Raymond de Trencavel, son suzerain. Il était de la famille d'Aniort, au moment de la croisade albigeoise, le château fut assiégé par les armées de Simon de Montfort. Le roi, après sa soumission, en reçut livraison des mains de son seigneur et la forteresse, devenue place royale, eut une garnison de trois sergents d'armes (Servientes) après 1256.

 

En 1342, Bernard de Castelpor, damoiseau et son frère, prêtèrent leur concours au roi de France pour combattre les Anglais. En 1370, Pierre de Castelpor fut fait capitaine à Narbonne par le vicomte Aymery.

Au cours du XIV ème siècle Castelpor résista aux attaques espagnoles mais pas à celles de la deuxième invasion. Lors des luttes entre Charles VIII et Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, il fut détruit en 1496 par les armées espagnoles qui ravagèrent le pays de Sault. Ne subsistent aujourd'hui que quelques restes de murs.

 

Si nous remontons à 1594, nous trouvons dans les recherches du diocèse d'Alet un sieur de Plaigne, seigneur de toute juridiction de Marsa et Quirbajou. Son héritière, Anne de Plaigne, en 1667 (acte notarié à Belcaire), s'intitule seigneuresse de Marsa, Quirbajou et Castelpor. Anne de Plaigne était mariée à Guy de Fau, comte de Pibrac, et la seigneurie de Castelpor passa dans cette famille ; elle dut la garder jusqu'à son extinction. En 1748 (acte notarié à Aunat), on y trouve François de Durfort, comte de Pibrac.

Voici quelques photos du village de Joucou :

Photo prise de l'église, la montée.

Le village vu depuis l'oratoire Notre Dame du Rébenty.

Le pont sur le Rébenty permettant l'accès au centre du village de Joucou.

Le pont sur le Rébenty permettant l'accès au centre du village de Joucou.

Joucou, les berges du Rébenty.

La mairie du village de Joucou.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

   

A gauche, Joucou vu des ruines du château. A droite, la rue étroite du cloître.

Joucou, vu des ruines du château.

Joucou, place du cordonnier.

Joucou, porte du parc ou de l'abbatiale ?

Joucou, rue de la mairie.

Joucou, la rue du cloître, on aperçoit les ruines de l'abbatiale derrière.

L'église de Joucou.

Place devant l'église de Joucou, sur la droite de l'église, la route menant aux ruines du château.

Joucou, le long de la D107 en direction de Marsa avec au fond le Roc de Taffine (771m).

 

Comme à l'accoutumée, voici quelques photos anciennes :

Le village de Joucou en 1900

Zoom sur la photo ci-dessus, le village de Joucou en 1900

Sortie du village de Joucou en direction du défilé en 1900

Le village de Joucou en 1950

Le village de Joucou en 1900, le pont sur le Rébenty, l'école et la mairie.

Le village de Joucou en 1900

Les gorges de Joucou en 1900, en allant vers Niort de Sault.

  

Deux photos des tunnels des gorges de Joucou  en 1900, l'une d'elle est animée.

Les gorges de Joucou, le même endroit que la photo ci-dessus mais en 1965.

Les gorges de Joucou en 1900 en remontant vers Belfort sur Rébenty.

Les gorges de Joucou en 1900

Les deux tunnels des gorges de Joucou en 1900

Les tunnels des gorges de Joucou en 1900

   

Le premier tunnel des gorges de Joucou en 1900

   

A gauche, une vue générale des gorges de Joucou en 1900. A droite, le bâtiment de la colonie de vacances "Le Soula" se trouvant à l'entrée du village de Joucou, ici en 1950.

   

Le premier tunnel des gorges de Joucou, la photo de gauche en noir et blanc date de 1950 et celle en couleur de 1960.

   

Les gorges de Joucou, la photo de gauche date de 1960 et celle de droite de 1970.

 

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

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