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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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MESSAGE

18 mai 2015

 

Eh oui, ce site internet a vu le jour un 19 mai 2008, c'est donc un anniversaire bien mérité je pense, car il flotte toujours sur les vagues du web. C'est à souligner, car la longévité est essentielle, où tout dans ce bas monde est de plus en plus éphémère et superficiel, même l'amitié n'en n'est pas exclu.

Le mois de mars de cette année, fut frustrant, car le site m'a demandé un énorme travail de remaniement, suite à sa migration vers la nouvelle plateforme d'over-blog. Ce qui a fait qu'il n'y a pas eu de nouveaux reportages pendant cette période.

Fort de ma volonté de vous fournir un site performant et varié, je continue jour après jour à vous proposer des nouveautés historiques accompagnés de superbes photos. Je poursuis ainsi la mission que je me suis fixé, en améliorant la renommé du Pays de Sault et de l'Aude au fur et à mesure des reportages.

Grâce vos mails et commentaires la motivation est toujours présente. J'espère que le site évoluera encore sur le long terme. Vous êtes près de 800 000 internautes à l'avoir parcouru en 7 ans ! Plus d'un million trois cent mille pages ont été visionnées. Je tiens ici par ce petit message, à vous en remercier.

Pour ceux qui hésitent encore à me suivre grâce à la Newsletter du site, voici quelques bonnes raisons de vous inscrire sur celle-ci :

D'abord vous aurez le privilège de découvrir le reportage de votre site préféré dès sa parution, plus d'oubli.

Ensuite, vous pourrez donner votre avis, réagir sur les reportages en laissant un commentaire en bas de chacun d'eux. Et de toute façon, sans avoir la grosse tête, quoiqu'on en dise mon site est différent des autres, les textes intéressants sont accompagnés de très nombreuses photos grands formats, c'est quand même plus agréable à visionner plutôt que des vignettes illisibles. J'essaye d'être positif et constructif pour la promotion de cette belle région, les polémiques et cancans de clochers, je laisse cela à d'autres qui s'en délectent.

Vos commentaires en bas des articles sont les bienvenus ainsi que vos idées de chroniques, de rubriques.

N'hésitez pas si vous avez un reportage ou des photos à me proposer, écrivez moi.

Merci à tous de votre confiance et de votre fidélité au fur et à mesure de ces années ... à bientôt, l'aventure continue grâce à vous.

Je le redis, faite de la pub pour www.belcaire-pyrenees.com et inscrivez-vous sur la Newsletter, croyez moi, c'est très réconfortant d'avoir des milliers d'abonnés qui vous soutiennent !

Jean-Pierre

 

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Réalisé par Jean-Pierre - dans ARTICLES DIVERS
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15 mai 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la seconde partie du reportage consacré au village de Joucou et ces châteaux. Je vous souhaite une bonne découverte, laissez un commentaire si vous le désirez à la fin.

 

LE DÉFILÉ DE JOUCOU OU GORGES DE JOUCOU

En 1867, construction de trois tunnels de 40, 60 et 20 mètres de longueur, sous l'administration de monsieur Magnien préfet de l'Aude et sous la direction de messieurs Malric agent-voyer chef du département de l'Aude, Louis Fages agent-voyer de l'arrondissement de Limoux et Vacquier agent-voyer conducteur. Ce percement a rendu de grands services à la population, permettant ainsi à la route de continuer à suivre la vallée du Rébenty.

   

Le défilé de Joucou ou gorges de Rébenty comme si vous y étiez !

Plaque commémorative fixée sur la roche à l'entrée du premier tunnel du défilé.

Voici une succession de photos du passage réalisé dans la roche en 1867, ce qui a grandement favorisé les échanges et les déplacements entre le Pays de Sault et le Sud évitant ainsi un long détour.

 

 

 

Trois tunnels étroits se succèdent dans le défilé de Joucou.

 

Tunnel de Joucou

Une vue aérienne juste au-dessus du défilé de Joucou avec le piton rocheux à droite protégeant les ruines du château d'Able.

Une vue aérienne du village de Joucou jusqu'aux gorges du Rébenty que l'on voit au fond avec le plateau de Sault.

Une vue aérienne en regardant vers l'Ouest, en direction du défilé de Joucou, le village se trouvant en bas de la photo.

Le Rébenty traverse le village de Joucou

   

Le Rébenty après sa sortie des gorges il traverse le village de Joucou.

Une vue du village de Joucou en regardant vers l'Est, au fond se dresse le roc de Taffine

La D107 sortant du village de Joucou en direction de Marsa, à droite le roc de Taffine.

Le roc de Taffine (771m), à droite, on aperçoit les toits du hameau de Taffine, juste derrière se trouve les ruines du château de Castelpor.

Voici un extrait de carte IGN vous situant les trois châteaux autour du village de Joucou dont il est question ci-après.

Extrait de la carte du diocèse d'Alet les Bains datant de 1781, situant le château d'Able, le moulin à scie en face, et le château de Castelpor.

En arrivant par le défilé de Joucou, le village se trouve devant vous, et sur votre droite vous apercevez un pan de mur, c'est ce qui reste des ruines du château de Joucou.

Sur ce promontoire, situé à l'Ouest du village de Joucou, se dresse les derniers vestiges du château de Joucou.

   

A gauche, calvaire se trouvant face à l'ex colonie de vacances "le Soula". A droite, calvaire se trouvant derrière l'église le long du chemin menant aux ruines du château de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DE JOUCOU

Le château de Joucou appartenait à la seigneurie ecclésiastique. L'abbé de Joucou était également seigneur d'Aniort, Campagna, Fontanès et d'une partie de Rodome et Galinagues. Les vestiges d'un donjon-tour rectangulaire juché sur une hauteur dominant le village au lieu dit "Le Casteillas" sont les seuls témoins de son existence. Il communiquait à vue avec les châteaux d'Able et de Castelpor. Malheureusement j'ai très peu d'informations concernant ce château, si vous possédez des éléments historiques qui peuvent compléter ce reportage, envoyez moi vos infos je les rajouterai volontier.

Un pan de mur se dresse au loin, vestige des ruines du château de Joucou vu du village.

Ce pan de mur isolé est le dernier témoin de l'existence d'un château à Joucou.

Le château de Joucou, vu côté Rébenty, des traces de murs dessinent plusieurs salles au sol.

Comme à Montaillou il ne reste pas grand chose du château de Joucou.

Je ne sais pas,  si des fouilles ont déjà eu lieu autour de ces vestiges du château de Joucou.

Pour combien de temps encore se dressera cet ultime témoin du passé.

Ruines du château du Joucou, plateforme du donjon.

Le mur vu côté Sud, des ruines du château de Joucou, permet d'observer l'appareillage de celui-ci.

Des vestiges de murs éparses délimitent partiellement l'enceinte du château de Joucou.

Pan de mur important encore debout du château de Joucou.

Ruines du château du Joucou, terrasse côté montagne.

Ruines du château du Joucou, des appareillages de soubassement de murs sont encore bien visibles.

 

Une vue aérienne des ruines du château d'able sur son éperon rocheux, difficile d'accès.

La route en direction des ruines du château d'Able, l'entrée du défilé de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DU RÉBENTY ou D'ABLE

Juché à 846 mètres d'altitude à l'extrémité de la crête du "Soula", le château communiquait à vue avec ceux de Belvis et de Joucou. C'est vraisemblablement pour défendre le passage stratégique entre la vallée du Rébenty et le plateau de Sault qui conduisait au Donnezan que fut construit le château.

Le château d'Able ou de Saint Jacques d'Able perché sur un haut rocher de la rive gauche du Rébenty, protégeait la communauté de Joucou et son monastère. Ce rocher surplombe d'une hauteur de 300 mètres les trois tunnels, la route et le ravin des gorges de Joucou.

Fédié disait que le château d'Able était une ancienne tour wisigothe. Ce château avait, avait comme celui de Belvis, la forme d'un rectangle tracé sur la crête d'un roc. Les aménagements de défense consistaient dans le chemin d'accès avec deux ou trois portes fortifiées, du côté de l'Ouest. Avec ce qui restait des murs dans les années 1940 on pouvait encore suivre le plan. Il y a 75 ans, d'après le témoignage de l'abbé Moulis, on pouvait discerner son plan rectangulaire mesurant six mètres sur douze et trois murs parallèles formant un accès en chicane.

Le village de Joucou vu des ruines du château d'Able

Au sommet de ce piton rocheux, les ruines du château d'Able, dont on distingue quelques vestiges de pans de murs.

Ruines du château d'Able

La forteresse d'Able ou Aples située sur le territoire de la commune de Joucou, est vraisemblablement d'origine wisigothe V ème - VII ème siècle. Le château d'Able ou de Rébenty comme on l'appelait au X ème siècle, faisait partie du fief des comtes du Razès. Jusqu'au X ème siècle donc, il était désigné sous le nom de Rébenty, inféodé par un seigneur du même nom dont les traces sont conservées dans deux actes l'un de 1124 où figure Guillaume de Rébenti (Guillelmus de Rebentino) il était parmi les nobles qui se soulevèrent en 1124 contre Bernard Aton, l'autre de 1183 où est signalé Pierre Bernard de Rébenti comme témoin dans un acte consenti par Roger comte de Razès.

Les ruines du château d'Able au sommet de ce piton rocheux (flèche rouge).

Zoom sur ce piton rocheux avec au sommet le château d'Able

On aperçoit au sommet les ruines du château d'Able

Les ruines du château d'Able apparaissent derrière les arbres

   

A gauche, on aperçoit à travers la végétation, les pans de murs du château d'Able. A droite, apparaît un des soubassements de ces murs.

Appareillage d'un des murs du château d'Able

   

Vestiges de murs d'enceinte du château d'Able envahies par la végétation

La plateforme à l'intérieur de l'enceinte du château d'Able.

Le terrain très abrupt, les ruines sont justes au-dessus de nous.

Au début du XIII ème siècle, pendant la croisade contre les Albigeois, les lieutenants de Simon de Montfort investirent le château. Ses terres et son moulin furent compris dans l'apanage de Lambert de Thury. Able, forteresse royale, résista aux incursions espagnoles lors des luttes entre Louis XI et l'Aragon.

A dater du XIV ème siècle, le château de Rébenti fut appelé le château d'Able. Il appartenait, deux cents ans plus tard, à un seigneur du nom de Nègre d'Able.

Ce château succomba en 1572 devant les attaques des calvinistes et fut détruit.

Le défilé de Joucou menant au château d'Able

Le premier tunnel des gorges de Joucou en direction du château d'Able.

Quatre tunnels se succèdent dans les gorges de Joucou, route étroite longeant le Rébenty.

Les tunnels des gorges de Joucou.

La famille de Nègre l'acheta aux commissaires du roi dont la descendance conserva le titre de sieurs d'Able (Archives du château de Niort).

Jean de Nègre est investi de la charge de bailli de Sault en 1594 et en 1608. Cet office, exercé par son aïeul Antoine de Nègre et son fils Pierre, était héréditaire dans la famille et se conserva dans la branche aîné de Jean, sieur d'Able.

En 1600, Jean de Nègre acheta aux commissaires du roi délégués à l'aliénation des petits domaines, le château ruiné d'Able et ses dépendances, dans le consulat de Belvis, ainsi que la montagne de Lacam ou Pénicas au consulat de Niort. C'est comme cela, par suite de cet achat, que les titres de sieur d'Able et de Lacam passèrent dans sa famille.

 

Jean de Nègre épousa Marie Serda de Chalabre ils eurent 4 enfants :

                - Pierre de Nègre, sieur d'Able, bailli lui aussi de 1590 à 1675, qui suit ;

                - Antoine de Nègre, prêtre, précenteur à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillèdes ;

                - Jean François, prêtre, curé de Belcaire de 1639 à 1671 ;

                - Françoise, épousa Jean Jacques de Couderc, sieur de Cazelles.

On pense, que Paule de Nègre mariée à Philippe de Niort, ainsi que Charles et Louis de Nègre habitant Caudiès, sont des enfants de Jean.

Pierre de Nègre, bailli, fut marié deux fois. De son premier mariage il eut cinq enfants, dont César de Nègre, chevalier d'Able. De son second mariage avec Marguerite du Bousquet, il eut cinq autres enfants.

La seigneurie d'Able tomba dans l'escarcelle de Jean Thimoléon de Nègre premier fils du premier mariage de Pierre de Nègre.

Jean Thimoléon de Nègre né en 1629 mourut en 1703. Il avait épousé en 1665 Marie Anne de Corneille ou Cornille fille du notaire Jean Corneille d'Aunat. Elle décèdera en 1692. De ce mariage naquît douze enfants, dont François de Nègre qui épousa en 1704 Toinette Gaichier de Roquefeuil, il mourut en 1721. Elle décèdera en 1724. De ce mariage naquît seulement une fille en 1713 : Marie de Nègre d'Able.

Les biens de cette famille de Nègre d'Able seront par la suite transmis par testaments à diverses nièces et ce fut l'extinction de cette branche de Nègre.

Il ne reste de ses ruines aucun élément architectural caractéristique. Le château d'Able protégeait une communauté blottie sous ses murs près de la rivière et dont les ruines sont encore visibles. Les murs de deux maisons qui la composaient ont encore 2 à 3 mètres de haut. La dernière famille qui l'occupa disparut en 1914. Il est probable que le village fut reconstruit au pied du rocher près de l'eau après avoir subi le même sort que celui du château au XVI ème siècle.

Sur la rive opposée, subsistent encore les ruines d'un moulin farinier mentionné dès le X ème siècle transformé en "moulin à scie" au XVIII ème siècle et celles d'une église placée sous le vocable de Saint-Thomas en 873.

Certaines forteresses furent rasées pendant les guerres dé religion, et d'autres lors des incursions espagnoles des XV ème et XVII ème siècles. Si le plus souvent, les communautés rurales ont subsisté à proximité de l'ancienne forteresse, certaines ont été complètement abandonnées comme Able, Gesse (voir le reportage sur Bessède de sault), Dournes, et Castelpor.

 

Une vue aérienne des ruines du château de Castelpor

Extrait de carte IGN vous situant les ruines du château de Castelpor par rapport au village de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DE CASTELPOR

La forteresse de Castelpor ou Castelpore, Castelport est, elle aussi située sur le territoire de la commune de Joucou.

Castelpor (Castrum Porti, château de passage), ce château d'origine wisigothe, fut inféodé aux comtes du Razès, vers 845. Castrum-por ou Castrum porrum est cité du IX ème au XVII ème siècle dans les archives communales de Belvis.

Situé sur la rive droite du Rébenty en face du village de Marsa il gardait le défilé, comme son nom l'indique.

 

Ce riche fief comprenait alors : Marsa, Quirbajou, le village d'Altozoul aujourd'hui simple métairie et une grande partie de la forêt de Fanges. En 994 Bernard Odon de Niort donne ce château à sa femme (Inventaire Roques), ainsi que celui d'Aniort et de Belfort.

Castelpor était bâti à mi chemin entre les villages de Joucou et de Marsa, sur un rocher se détachant de la vallée, lui aussi défendait un passage traversant la vallée pour aller de la plaine de Sault au Donnezan par Aunat.

Vers 1080, hommage des châteaux d'Aniort et de Castelpor, rendu par Guillaume, fils de Névié, à Ermengarde, vicomtesse femme de Raymond Bernard de Trencavel.

En 1152 le seigneur de ce fief n'était autre qu'un des membres de la famille d'Aniort qui prêta serment de fidélité à Raymond de Trencavel, comte du Razès, fils de la princesse Cécile de Provence.

Ce serment de fidélité fut renouvelé quelques années plus tard quand le fils de Raymond Trencavel eut à lutter contre le comte du Roussillon et de Barcelone qui avait envahi le pays de Fenouillèdes et qui voulait s'emparer du pays de Rhedez.

 

En décembre 1175, Roger, vicomte de Béziers reçoit l'hommage des seigneurs d'Aniort, Belfort et Castelpor.

Autre hommage rendu à Raymond de Trencavel en mars 1177, par Raymond d'Aniort, d'Othon d'Aniort son fils, de Pierre d'Aldedune et de Guillaume d'Aniort fils d'Ermecens.

En 1240, Gerault d'Aniort l'offre en gage au roi, mais il ne lui sera pas rendu. Vers 1244 le roi y fit tenir garnison : Bernard d'Erali la commandait avec trois sergents d'armes (Histoire Général du Languedoc, Tome 8, col. 1452).

En 1159, le seigneur feudataire de Castelpor prêta serment de fidélité pour le château, à Raymond de Trencavel, son suzerain. Il était de la famille d'Aniort, au moment de la croisade albigeoise, le château fut assiégé par les armées de Simon de Montfort. Le roi, après sa soumission, en reçut livraison des mains de son seigneur et la forteresse, devenue place royale, eut une garnison de trois sergents d'armes (Servientes) après 1256.

 

En 1342, Bernard de Castelpor, damoiseau et son frère, prêtèrent leur concours au roi de France pour combattre les Anglais. En 1370, Pierre de Castelpor fut fait capitaine à Narbonne par le vicomte Aymery.

Au cours du XIV ème siècle Castelpor résista aux attaques espagnoles mais pas à celles de la deuxième invasion. Lors des luttes entre Charles VIII et Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, il fut détruit en 1496 par les armées espagnoles qui ravagèrent le pays de Sault. Ne subsistent aujourd'hui que quelques restes de murs.

 

Si nous remontons à 1594, nous trouvons dans les recherches du diocèse d'Alet un sieur de Plaigne, seigneur de toute juridiction de Marsa et Quirbajou. Son héritière, Anne de Plaigne, en 1667 (acte notarié à Belcaire), s'intitule seigneuresse de Marsa, Quirbajou et Castelpor. Anne de Plaigne était mariée à Guy de Fau, comte de Pibrac, et la seigneurie de Castelpor passa dans cette famille ; elle dut la garder jusqu'à son extinction. En 1748 (acte notarié à Aunat), on y trouve François de Durfort, comte de Pibrac.

Voici quelques photos du village de Joucou :

Photo prise de l'église, la montée.

Le village vu depuis l'oratoire Notre Dame du Rébenty.

Le pont sur le Rébenty permettant l'accès au centre du village de Joucou.

Le pont sur le Rébenty permettant l'accès au centre du village de Joucou.

Joucou, les berges du Rébenty.

La mairie du village de Joucou.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

   

A gauche, Joucou vu des ruines du château. A droite, la rue étroite du cloître.

Joucou, vu des ruines du château.

Joucou, place du cordonnier.

Joucou, porte du parc ou de l'abbatiale ?

Joucou, rue de la mairie.

Joucou, la rue du cloître, on aperçoit les ruines de l'abbatiale derrière.

L'église de Joucou.

Place devant l'église de Joucou, sur la droite de l'église, la route menant aux ruines du château.

Joucou, le long de la D107 en direction de Marsa avec au fond le Roc de Taffine (771m).

Comme à l'accoutumée, voici quelques photos anciennes :

Le village de Joucou en 1900

Zoom sur la photo ci-dessus, le village de Joucou en 1900

Sortie du village de Joucou en direction du défilé en 1900

Le village de Joucou en 1950

Le village de Joucou en 1900, le pont sur le Rébenty, l'école et la mairie.

Le village de Joucou en 1900

Les gorges de Joucou en 1900, en allant vers Niort de Sault.

  

Deux photos des tunnels des gorges de Joucou  en 1900, l'une d'elle est animée.

Les gorges de Joucou, le même endroit que la photo ci-dessus mais en 1965.

Les gorges de Joucou en 1900 en remontant vers Belfort sur Rébenty.

Les gorges de Joucou en 1900

Les deux tunnels des gorges de Joucou en 1900

Les tunnels des gorges de Joucou en 1900

   

Le premier tunnel des gorges de Joucou en 1900

   

A gauche, une vue générale des gorges de Joucou en 1900. A droite, le bâtiment de la colonie de vacances "Le Soula" se trouvant à l'entrée du village de Joucou, ici en 1950.

   

Le premier tunnel des gorges de Joucou, la photo de gauche en noir et blanc date de 1950 et celle en couleur de 1960.

   

Les gorges de Joucou, la photo de gauche date de 1960 et celle de droite de 1970.

 

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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30 avril 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !

Le site a subi des dérangements importants lors de son transfert sur la nouvelle plateforme kiwi d'over-blog qui ont demandé beaucoup de temps afin de rétablir les choses. J'ai remanié l'ensemble du site, le cours normal des diffusions va pouvoir enfin reprendre. Il a fallu que je m'habitue à une nouvelle procédure qu'il faut dire alambiquée, pas très pratique malgré cette soit disant nouveauté, pour réaliser un reportage avec photos, mais c'est chose faite, voici donc le premier article conçu sous "kiwi" !

Je continue donc cette série "Présentations et Découvertes des villages du Pays de Sault", et aujourd'hui, je vais vous présenter le village de Joucou qui fut un lieu très important autrefois, je parlerai aussi des châteaux d'Able et de Castelpor, voisins de Joucou.

Vu le nombre de photos, environ deux cents, le reportage sera réalisé en deux parties pour une question de confort d'affichage, laissez le temps aux photos de s'afficher, car la nouvelle plateforme kiwi d'over-blog me semble un peu lente par rapport à l'ancienne version V2 .

Mes remerciements aux internautes pour leur générosité, en offrant leurs photos pour documenter ces reportages et qui ont compris le message que je désire faire passer via ce site web. Sans votre aide et participation ces articles ne peuvent voir le jour, donc n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez, mobilisez vous oh peuchère !

D'autres reportages verront le jour bientôt ... J'ai aussi le projet d'en faire un sur Narbonne.

Je vous souhaite une bonne découverte, laissez un commentaire si vous le désirez à la fin.

 

Le village de Joucou se situe à 147 km de Toulouse, 74 km de Carcassonne, 62 km de Foix, 130 km de Narbonne, 160 km de Béziers, 80 km de Perpignan et à 824 km de Paris.

Extrait de carte IGN, Joucou se situe à l'Est du plateau de Sault sur la D107 qui vous mène à Axat. J'ai cerclé en rouge la position du défilé de Joucou avec ses trois tunnels successifs taillés dans la roche.

Extrait de carte IGN, vous montrant la position des trois châteaux proches du village de Joucou, dont il sera question dans la seconde partie du reportage.

Vue aérienne du village de Joucou

  

A gauche, le blason de Joucou tiré du document officiel "L'armorial général de France réalisé par Charles d'Hozier 1696". Et à droite, le blason actuel qui est inchangé.

Le village de Joucou en vue, en venant de Belfort par la D107

En arrivant par la D107 de Belfort sur Rébenty, et après avoir franchi le défilé, le village de Joucou apparaît.

Joucou, la rue principale remontant vers l'église.

La partie Ouest du village de Joucou.

Entrée du village de Joucou en arrivant de Marsa, à droite le bâtiment de l'ancienne colonie du Soula (dans la seconde partie il y aura une photo des années cinquante).

Les toits du village de Joucou vus de la D107.

Le côté Est du village de Joucou

Le village de Joucou dans une région authentique relativement préservée,  avec ses gorges au fond et tout en haut on aperçoit le plateau de Sault, photo prise de Serre Capis (1080m) situé au Sud-Est du village.

Une vue aérienne côté Est du village de Joucou entouré de végétation dense. Dans le coin haut gauche, se trouvent les ruines du château de Joucou. 

Une vue aérienne, zoom sur le Rébenty traversant le village de Joucou, avec son parcours à truites farios.

Ici, nous sommes au nord du village, sur le plateau au lieu dit "le Pas de Joucou" (altitude environ 900m), on aperçoit le village de Belvis au fond.

L'arrière de l'église de Joucou

Le clocher de l'église de Joucou émergeant de la végétation endormie.

Joucou vu de la route en venant de Belfort par la D107

Joucou au mois de mars

Petit village sur la rive droite du Rébenty, torrent qui se jette dans l’Aude en amont de Saint-Martin-Lys, compte 36 habitants appelés les Joucounais. Sur le bord du Rébenty, au sein du village subsistent les vestiges de l'église abbatiale Saint-Jacques de Joucou, dont l'existence est attestée dès 768 (voir plus loin la photo de l'inscription trouvée dans les ruines de l'abbatiale), à la mort de Pépin le Bref.

Le village de Joucou vu de la D107 qui surplombe celui-ci.

Zoom sur l'église du village de Joucou

Le charmant petit village de Joucou avec sa petite église

 

Joucou vu de la D107

Joucou, Jocou (jucundus qui veut dire l'agréable). Dans un document de 1019, le village est cité sous le nom de Jocono. D'après ce que j'ai pu lire, le nom Joucou serait dérivé du mot latin jugum . Celui-ci désignait, à l'origine, le joug des bœufs mais, par métaphore, il devint progressivement synonyme de "butte à sommet" les sinuosités du joug étant comparées à de petites collines. Le village original se serait donc édifié au sommet d'une petite colline. Effectivement, Joucou se trouve sur un éperon.

On trouve l'abbé de Joucou, dès 850 sous le règne du roi Lothaire, lorsque le village de Campagna est cité dans une donation, quand l'alleu de Campagna et son église dédiée à Saint-Jean-Baptiste (éclésio de Campanhano, 1347, archives du Vatican) sont donnés à l'abbé de Joucou par le chevalier Myron.

Le 17 septembre 873, une charte par laquelle l’archevêque de Narbonne, Sigebadus consacrant l’église de Formiguères, mentionne le clerc Bartholomé de Joucou. L'abbaye de Joucou est nommée ainsi : Monasterium Sancti Jocabl de Jocundo.

En 884, Charles III le Simple mit un moine, nommé Salomon, à la tête de l'abbaye, il y resta de 884 à 894.

Dans les archives du chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet, en 906, on trouve une donation, par le roi Charles III dit le Simple (879-929), à l'abbaye de Joucou, de la forêt de Notre-Dame de Gesse et autres biens dans le pays de Sault.

En 983, une donation par Miro, chevalier, et Aldiart, son épouse, du village de Campagne, aux religieux de Joucou.

Le village vu des ruines du château de Joucou que vous verrez plus en détail dans la seconde partie.

En 1253, l'abbé de Joucou avait fait un échange avec l'archevêque de Narbonne et lui avait baillé l'église de Cabirac et tous les droits généralement qu'il avait dans toute l'étendue des lieux de Belvianes, Brenac, et Quillan.

Dans le testament du grand archidiacre de Narbonne Pierre VII, datant du 5 mars 1255, est indiquée sa présence à l'élection d'Ermengald abbé de Saint-Jacques de Joucou en 1253.

Lors de la croisade Albigeoise au XIII ème siècle, le Pays de Sault fut une région de repli pour les parfaits et les chevaliers dépossédés de leurs terres qui vinrent nombreux s'y réfugier. Mais Joucou et de nombreux villages avaient pour seigneurs des autorités ecclésiastiques comme l'abbé de Joucou, et le chapitre de St-Paul-de-Fenouillet, ce qui fait que l'adhésion au catharisme fut un phénomène minoritaire, voire marginal, dans ces contrées.

Après la Croisade des Albigeois en 1269, l'abbé de Joucou assista à l'Assemblée des trois états de la sénéchaussée, à Carcassonne, avec les abbés d'AIet, de Saint-Hilaire, et de Saint-Polycarpe.

   

A gauche, la rue de la mairie de Joucou. A droite, une porte surmontée d'une sculpture rue du cloître.

Les religieuses de Prouille qui avaient acquis des droits sur le village de Galinagues proche de Joucou en 1276 les cédèrent en 1278 à l'archevêché de Narbonne qui se partagea alors la seigneurie de Galinagues avec le roi et l'abbé de Joucou.

L'abbaye bénédictine de Joucou a été sous la règle de Saint Benoît jusqu'à l'an 1317 après que le pape Jean XXII l'unit à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillet.

En mars 1318, elle fut rattachée au diocèse d'Alet et ne dépend donc plus de Narbonne.

L'abbé de Joucou était seigneur de Fontanès, cité en 1320 dans l'ordonnance de Philippe V le Long.

Dans un écrit de 1347, l'abbé du monastère est appelé Abbas Jocundensis.

La seigneurie de Rodome était partagée entre l'archevêque de Narbonne, le roi et l'abbé de Joucou. Rodome fut détruit en 1573 par les calvinistes conduits par Jean de Levis.

Au XIV ème siècle c'est l'abbé de Joucou qui est aussi seigneur d'Honacum (village d'Aunat).

La route quittant le village de Joucou en direction des gorges et ruines du château d'Able.

C'est Jean XXII qui avait délimité le nouveau diocèse d'Alet en y incluant entre autres le Razès comme il était à l'époque carolingienne, dans une bulle datant du 1er mars 1318 qui fixait ses frontières. Des quatre abbayes que le territoire de ce nouveau diocèse avait vues fleurir jadis, il ne subsistait, au XIV ème siècle, que celle de Saint-Jacques de Joucou. Les trois autres, Saint-Paul-de-Fenouillet, Saint-Pierre-de-Fenouillet, Saint-Martin-Lys, n'existaient plus qu'à l'état de prieurés ou d'églises paroissiales, ou même à l'état de ruines.

L'historien du comté de Besalu, don Francisco Monsalvatje (de Gerona), a reconstitué la liste des abbés de Joucou, de 873 à 1459. L'abbaye compta dix-neuf abbés de 873 à 1433. L'abbé Moulis en donne aussi la liste complète page 33 de son livre.

Le patrimoine foncier de l'abbaye de Joucou était considérable, le monastère a rayonné pendant plus de sept siècles sur le Pays de Sault, de nombreuses églises et abbayes y étaient rattachées, certaines en Donezan ou Capcir comme Sainte-Marie de Formiguères, Saint-Sauveur des Angles étaient à des distances géographiques importantes. Parmi les possessions sous la tutelle de l'abbaye il y avait les villages de la vallée du Rébenty et du petit plateau du Pays de Sault : Marsa, Rodome, Mazuby, Niort, Galinagues, La Fajolle, Mérial, Campagna, Fontanès, Aunat, Bessède, Le Clat, Gébets, Barrancou et Nentillas.

 

La fin de l’abbaye est marquée par la nomination de Jean de Lévis en 1459, comme administrateur perpétuel, par une bulle du pape Pie II.

Après la construction de l'église paroissiale dans le village de Joucou, l’ancienne abbatiale fut abandonnée et annexée au presbytère ; l’ancien jardin de ce presbytère correspondant à la nef demeura la propriété de la commune tandis que l’abside fut vendue à un particulier.

A partir de 1600, la maison de Nègre, baillis de Sault, possédèrent le château et la seigneurie de Joucou jusqu'à la Révolution. Ils habitaient le manoir seigneurial qui s'élevait sur la rive droite du Rébenty et dont on peut encore reconnaître les vestiges.

 

Une vue d'ensemble des ruines du chevet de l'abbatiale de Joucou.

Ce qu'il reste du chevet de l'abbatiale de Joucou.

 

DESCRIPTION DES VESTIGES DES RUINES DE L'ÉGLISE ABBATIALE DE JOUCOU

A la fin de l'ancien régime c'est à dire fin de 1789, de l'ancienne abbaye de Joucou, il ne restait plus de trace.

La revue "Catalane" datant de 1914 écrit ceci "de cette abbaye nous n'en voyons plus, là aussi, que des ruines; des pans de murs épais, construits avec de larges pierres plates, servant maintenant de greniers à foin".

Dans les années 1940, l'abbé Moulis décrivait le site ainsi : "Au fond du jardin du presbytère, on voit encore les restes de l'ancienne église Saint-Jacques, l'église de l'abbaye. Elle occupait tout le jardin. On en voit encore l'abside du chœur avec deux morceaux des chapelles latérales, le tout en style roman. Les dimensions de cet édifice nous démontrent l'importance de l'abbaye : il mesurait 16 mètres de largeur. L'abbaye elle-même était en dessous de l'église du côté  de la rivière. Elle communiquait avec celle-ci par une porte romane existant encore et donnant accès à ce que l'on appelle encore le cloître".

Voici un plan descriptif des éléments visibles aujourd'hui des ruines de l'abbatiale de Joucou.

  

A gauche, ce qui reste de l'abside centrale de l'abbatiale de Joucou. A droite, une plaque commémorative gravée retrouvée dans les ruines de l'abbatiale avec cette inscription :

In honorem S. Jacobi apostoli  an 768

L'architecture de l'église abbatiale de Joucou a certainement eu une influence directe sur la construction de certaines églises de l'Aude notamment à Caunes. Par son architecture rustique et la manière assez maladroite de couvrir les petites niches de l'abside ainsi que le plan du chevet. Il n'est pas impossible que le dispositif des niches empâtées à l'intérieur de l'abside, se soit répandu dans l'Aude, par l'intermédiaire de cette abbaye de Joucou, en relation, par ses possessions, avec le Capcir et la Catalogne.

Certes ruinée, mais c'est l'une des plus vieilles absides de France encore debout.

L'extérieur Sud du chevet de l'abbatiale de Joucou.

Le terrain où devait se trouver le choeur, le transept et la nef de l'abbatiale de Joucou autrefois.

Des soubassements de murs des ruines de l'abbatiale de Joucou.

Réfection du mur de soutènement en 2012 (photo du journal La Dépêche)

Les vestiges de l'église présentent une abside centrale à trois absidioles incluses ou empâtées et mesurait d'après les traces et estimations, seize mètres de large. Caractéristiques de ce style d'architecture, on peut voir encore aujourd'hui, des lésènes qui sont des petits contreforts plats encore visibles dans le mur extérieur Nord-Est.

On pense que l'église a été détruite au XVI ème siècle, soit par une guerre de religion, soit par une catastrophe naturelle, car en effet, un glissement de terrain a fait disparaître la moitié du village à cette époque.

 

LE VILLAGE AU FIL DES SIÈCLES

Au XVIII ème siècle le village de Joucou connut deux fortes inondations, par le Rébenty et par un torrent qui descend de la montagne de Pradels. Il y a eu de gros dégâts et des pertes humaines.

En 1594 le village comptait en tout 60 maisons.

Une épidémie de choléra en 1854 et 1856 toucha le Pays de Sault, à Joucou il y eut 46 décès au total.

Joucou atteint son apogée démographique en 1807 avec 250 habitants. Mais Joucou ne fait pas exception en Pays de Sault, les XIX ème et surtout XX ème siècles sont marqués par le dépeuplement rural, principalement dû à l'exode. En 1954, il n'y avait plus que 79 habitants au village.

Savez-vous qu'autrefois, jusque dans les années 60,  Joucou produisait son vin connu sous le nom "d'esquissa bragueta", il est vrai qu'il n'avait pas un degré très élevé. On trouvait jusqu'à 8 hectares de vigne sur les coteaux bien exposés.

Autrefois il y avait un moulin à Joucou qui appartenait au chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet ainsi que ceux de Gesse et de Campagna.

 

Les berges du Rébenty à Joucou.

Les berges du Rébenty à Joucou.

Sur le versant Sud /Est par rapport au village de Joucou, serpente un chemin reliant le village au col ou roc de Taffine, ce chemin est une ancienne route médiévale, attestée dans des documents dès le X ème siècle, elle passe à proximité des ruines du château de Castelpor (voir l'extrait de carte IGN).

Autrefois Joucou était entouré de jardins potagers avec des arbres fruitiers avec quelques parcelles de vignes sur le versant le mieux exposé, et aussi des prairies de fauche. Après le grand défrichement, la désertification est passée par là, aujourd'hui on ne devine aucune trace de champs, la forêt a repris ses droits comme sans doute au IX ème siècle quand les moines s'y installèrent.

 

   

Diverses photos de l'église de Joucou.

La façade Nord et le porche de l'église de Joucou.

 

L'ÉGLISE DE JOUCOU

L'église de Joucou domine le village, elle est située à deux cents mètres des ruines de l'église abbatiale de l'ancien monastère Saint-Jacques de Joucou. Sa construction doit très certainement datée du XV ème siècle, époque à partir de laquelle l'abbaye de Joucou a disparu. Dès sa construction, l'église a pu être administrée par la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillet, puis entre 1700 et 1789, c'est la cathédrale Saint-Just de Narbonne qui était collateur pour Joucou.

La façade Nord de l'église de Joucou.

Vitraux caractéristiques, à l'extérieur la croix patée est utilisée pour localiser un site chrétien, la croix rouge sur fond blanc fut également l'emblème des chevaliers templiers.

On retrouve ces mêmes vitraux sur l'ensemble de l'édifice comme ici sur le haut du chevet.

La façade Sud de l'église de Joucou.

Le clocher s'élève au Sud Ouest de l'édifice.

La façade Sud de l'église, côté chevet orienté vers l'Est.

Zoom sur le clocher de l'église de Joucou.

   

A gauche, le clocher avec sa couverture en ardoise. A droite, l'intérieur très rustique du clocher.

L'unique cloche de l'église de Joucou dont la sonnerie est automatisée.

   

A gauche, le porche couvert de l'église. A droite, le bénitier porte sur le côté, la date gravée de 1729.

Près de l'entrée, se trouve un bénitier portant la date de 1729. Sous la voûte néo-gothique, la nef est flanquée de deux chapelles latérales, celle de gauche est dédiée à la Vierge et abrite deux statues de Marie, nouvelle Ève terrassant sous ses pieds le serpent tentateur ; celle de droite, est consacrée à Joseph, elle renferme une vasque de marbre servant les fonds baptismaux.

Une chaire de bois sculpté dont l'escalier s'intègre dans le mur gauche de la nef. La nef et les chapelles présentent  des têtes sculptées à la base des arêtes d'ogive. Sept oculus ornés de vitraux au style naïf éclairent le sanctuaire.

Nef centrale avec sa chaire en bois sculpté à gauche et le choeur de l'église de Joucou.

Le choeur de l'église de Joucou.

   

A gauche, l'autel de marbre de l'église et à droite, le tabernacle lui aussi en marbre se trouvant sur l'autel, surmonté de la statue du sacré Cœur de Jésus.

La nef centrale de l'église de Joucou.

L'autel en marbre veiné vert de l'église de Joucou.

La nef centrale de l'église avec sa tribune balcon au fond et les deux chapelles latérales. 

Dans le chœur, au-dessus de l'autel, il y a une statue du sacré Cœur de Jésus et sur la gauche, un beau siège en bois à haut dossier. Au fond de l'église une statue du Saint Patron veille sur la paroisse, sous la tribune balcon on peut voir trois statues, celles de Sainte Jeanne d'Arc, de Saint Antoine de Padoue et de Sainte Thérèse de Lisieux.

La chapelle dédiée à la Vierge, se trouvant à gauche du choeur.

   

A gauche, l'autel de la chapelle dédiée à la Vierge. A droite, statue dorée de Marie terrassant sous ses pieds le serpent tentateur.

   

A gauche, l'autel de la chapelle dédiée à Joseph, elle renferme une vasque de marbre servant les fonds baptismaux. A droite, l'autel de cette chapelle, avec la statue de Joseph et à ses côtés, celle de saint Jean l'évangéliste avec à ses pieds, un aigle noir, qui selon les Pères de l'Église lui ont attribué ce symbole de l'aigle en référence
aux  " quatre êtres vivants " de la vision d'Ézéchiel et de l'Apocalypse de Jean.

   

A gauche, la vasque de marbre servant les fonds baptismaux dans le chapelle dédiée à Joseph, ainsi que la statue de la Vierge de Lourdes, ici à droite.

   

A gauche, statue de la Vierge Marie, reconnaissance faite en janvier 1923. A droite, statue de sainte Thérèse de l'enfant Jésus.

   

A gauche, la statue de saint Joseph et à droite, celle de saint Antoine de Padoue, toutes les deux sont sous le balcon de l'église.

  

A gauche, la statue de Jeanne d'Arc se trouvant au balcon de l'église. A droite, la statue du sacré Cœur de Jésus.

   

A gauche, vitrail de la chapelle saint Joseph. A droite, le balcon de l'église avec la statue de Jeanne d'Arc et de saint Thomas au sol.

   

A gauche, la statue de saint Thomas posée sur le plancher du balcon. A droite, une vue prise du balcon de l'église de Joucou.

Photo prise du balcon de l'église de Joucou.

Photo prise du balcon de l'église de Joucou.

   

A gauche, photo prise de la chapelle dédiée à la Vierge, en face la chapelle saint Joseph. A droite, plaque commémorative à la mémoire des enfants de Joucou morts pour la France lors des deux dernières grandes guerres 1914-1918 et 1939-1945.

Dans une lettre des habitants de Joucou du 31 mars 1854 il est indiqué que le village compte 212 âmes plus 27 personnes au hameau de Taffine et 26 au hameau de Marsol, soit 265 paroissiens se rendant à l'église de Joucou.

L'église étant en très mauvais état en 1854, que des grands travaux furent entrepris au milieu du XIX ème siècle, avant 1863. Nouvelles réparations en 1903. A signaler aussi, qu'en 1911 le cimetière fut transféré sur un terrain communal au "Soula" moins humide que l'existant. Nouvelles réparations dans l'urgence en 1922.

Le 8 décembre 1942 c'est la toiture de la nef centrale qui doit être refaite entièrement.

Le dernier curé qui était à demeure à Joucou quitta le village en 1946 car le nombre de paroissiens était descendu à moins de cent. Le presbytère fut vendu à un particulier le 12 juillet 1964.

En bordure de la route longeant le Rébenty on peut voir un petit oratoire datant de 1960, Notre-Dame-du-Rébenty qui abrite une Vierge ainsi qu'une petite statue.

   

Petit oratoire Notre Dame du Rébenty se trouvant le long de la rivière, abritant une statue de la Vierge.

 Oratoire Notre Dame du Rébenty

De belles peintures murales ornent l'intérieur de cet oratoire, ici le mur de droite.

Peinture murale sur le mur de gauche de l'oratoire de Notre Dame du Rébenty.

Le village vu depuis Notre Dame de Rébenty.

La mairie de Joucou en contrebas à droite.

 A l'entrée du village sur la D107, en venant de Marsa, ce bâtiment est l'ancienne colonie de vacances "Le Soula".

Ancien lavoir fontaine du village, dont l'intérieur a été décoré d'une fresque réalisée par les jeunes de l'ALSEA et de Joucou. L'ALSEA est une association basée à Limoges (87) qui a pour but la sauvegarde de l'enfant, de l'adolescent et des l'adultes.

Voici une seconde fontaine lavoir du village de Joucou adossée à celle couverte ci-dessus.

   

A gauche, plaque commémorative construction de la fontaine projet du conseil de municipal entre 1930 et 1931. A droite, la montée de l'église.

Panneau d'information sur le parcours de pêche à la mouche no-kill de Joucou.

C'est un parcours de 600 m aménagé, classé en 1ère catégorie et en réserve.

Le village de Joucou le long du Rébenty.

Le village de Joucou vu du plateau où se situent les ruines de son château.

La partie Nord du village de Joucou, entre la D107 et le Rébenty.

A suivre …  Attention, il y a en tout 2 reportages consacrés à Joucou, ne ratez pas la suite !

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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29 mars 2015

Bonjour à Tous

Ouf, aujourd'hui 29 mars, après 1 mois de travail, les rectifications au niveau programmation en CSS et HTML du design sont terminées, tous les reportages ont été remaniés, remis en forme, et les légendes des photos recentrées et j'en ai profité aussi pour faire du ménage, en supprimant des flashs info et des articles obsolètes, (en tout 88 articles ont été supprimés) suite à cela les 3 sommaires ont été actualisés.

Le site compte actuellement 277 reportages au total.

Les dimensions du Menu et de la Page Articles ont été augmentées. J'ai aussi changé la bannière du haut du site.

Le côté positif de ce transfert, cela permet maintenant une meilleure visibilité du site sur les tablettes et les smartphones, testez, pour le constater.

Possibilité en bas des reportages de partager ceux-ci sur différents et principaux réseaux sociaux.

J'espère que ce relooking vous plaira, si vous voyez des défauts comme des photos non centrées ou des légendes en petits caractères, vous pouvez me le signaler, car des choses ont pu m'échapper. Normalement tous les liens fonctionnent.

Certains reportages comportent beaucoup de photos il faut donc laisser le temps à votre navigateur de les télécharger pour qu'elles s'affichent à l'écran.

J'ai rajouté aussi du deezer comme ici pour les fans de la bonne époque Woodstock allez voir en bas de ce reportage :

http://www.belcaire-pyrenees.com/article-31523594.html

Je tenais aussi à remercier tous ceux qui s'inscrivent sur la Newsletter du site, faites-en de la pub autour de vous, j'ai besoin de votre soutien.

 

Si vous avez des idées d'aménagement du site à me soumettre n'hésitez pas, je verrai si je peux les concrétiser.

 

Je me devais de corriger tous ces soucis occassionnés par le transfert pour tous ceux qui ont participé jusqu'à aujourd'hui à cette aventure.

 

Merci pour votre soutien et fidélité,

Jean-Pierre

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Réalisé par Jean-Pierre - dans Actualité
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1 mars 2015
bandeau les villages du Pays de SaultBessède de Sault TITRE

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la suite du reportage consacré au village de Bessède de Sault et au hameau de Gesse, avec encore de belles photos qui parlent d'elles mêmes, à vous de juger.

Pour info, suite à la migration de mon site par Over-blog vers leur nouvelle plateforme kiwi, de nombreux reportages n'ont plus leur mise en forme initiale, il faut que je les reprenne tous un par un, cela va demander du temps, j'espère que vous serez indulgent et que vous resterez fidèle à mes publications.

Je vous souhaite une excellente découverte de cette seconde partie, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin et à faire de la pub pour mon site, plus il y aura d'adhérents à la newsletter plus fort sera celui-ci. Vous êtes actuellement 753 fidèles internautes inscrits !!

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Bessède de Sault 06 panoramique

Panorama en quittant le village de Bessède en direction d'Aunat par la D20.

Bessède de Sault 063L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault carte 04Extrait de carte IGN pour vous montrer où se situe L'oratoire Notre-Dame de Bessède en bordure de la D20 à l'Ouest du village (indiqué : Chlle N-Dame)

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La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 02

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault en descendant vers le village.

 

L'ORATOIRE NOTRE-DAME DE BESSÈDE

Situé à l'ouest du village de Bessède à un kilomètre, en bordure de la D20, route menant au village d'Aunat, an haut de la côte (950m) débouchant sur le plateau, se trouve une petite chapelle dont on ignore son origine et sa date de construction. Elle a été restaurée par un fidèle paroissien il y a quelques années. A l'intérieur, une statue de la sainte Vierge couronnée trône sur un petit autel, vêtue d'une ample robe brodée et d'une grande cape. La population du village s'y rendait autrefois en procession. Cet oratoire est émouvant et le lieu offre aussi un joli point de vue sur la campagne environnante et sur le village de Bessède. Si vous possédez des informations concernant cette chapelle, de quand date cette construction, écrivez- moi, je pourrais compléter cet article.

Bessède de Sault 030 chapelle notre dame

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 03  Bessède de Sault 031 chapelle notre dame

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 032 chapelle notre dame  Bessède de Sault 04

L'intérieur de la chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 034 chapelle notre dame

Zoom sur la plaque apposée sous la statue de Notre-Dame de Bessède.

Bessède de Sault 035 chapelle notre dame

Détail peint sur les murs de la chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 011

Croix en fer forgé que l'on peut voir autour du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0150  Bessède de Sault 047 croix sur le haut du village

Croix en fer forgé que l'on peut voir autour du village de Bessède de Sault. 

 

CROIX EN FER FORGÉ QUE L'ON PEUT VOIR DANS NOS CAMPAGNES

Croix diverses en fer forgé disséminées dans la nature, à quoi correspondent-elles ? Ces symboles religieux, se sont des Rogations (Rougachous), venant du latin "Rogare" qui signifie prier, demander quelque chose, c'est un vieux rite agraire remontant au Néolithique. Autrefois dans les villages du Pays de Sault, ces Rogations qui sont en fait des "stations" ont longtemps été célébrées 3 jours durant au mois de mai, les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique catholique, les trois jours précédant immédiatement l'Ascension. Un cortège partait en procession de l'église en direction de ces croix, avec à la tête un enfant de chœur brandissant la bannière du Sacré Cœur et de la Sainte Vierge, suivi du curé. A chaque station le prêtre bénissait la campagne environnante et les fidèles et disait la prière pour la bénédiction des fruits de la terre. Les Rogations constituaient un grand divertissement social et populaire, autant qu'un rite religieux. Ces croix en fer scellées sur une grosse pierre semblent aussi rappeler la mort d'une personne suite à un accident.

Rogations

 

Bessède de Sault + Gesse carte 05

Extrait de carte IGN pour vous situer le hameau de Gesse le long de l'Aude et faisant parti de la commune de Bessède de Sault que l'on voit au Nord/Ouest.

La position des ruines du château de Gesse est indiquée aussi sur cette carte.

Gesse 02 vallée de l'aude et GesseLa vallée de l'Aude, on aperçoit un toit du hameau de Gesse

LE HAMEAU DE GESSE ET SON CHÂTEAU

Le hameau de Gesse qui fait parti de la commune de Bessède, ont un passé historique commun. Gesse avait au Moyen Âge son église d'architecture romane dédiée à sainte Marie attestée en l'an 873 sous ce vocable et faisant partie des possessions de l'abbaye de Joucou. Notre-Dame de Gesse, prieuré uni au chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet "Sancta Maria de Gessa" an 768-814. On sait très peu de chose sur ce hameau en grande partie disparu qui se situe en dessous et en aval du château qui sur son éperon rocheux surplombait l'endroit et dresse encore ses impressionnantes ruines. Les habitations du hameau qui ont disparues, ont laissées très peu de ruines visibles du fait d'aménagements successifs le long du Rébenty. Le château féodal de Gesse fut construit au VII ème siècle par les rois wisigoths puis devint la possession au IX ème siècle des comtes de Rhedez vers 845. Le château de Gesse est aujourd'hui réduit à quelques pans de murs accrochés au rocher ainsi que des vestiges de tours qui se dressent sur un point culminant à pic surplombant la route D118 et la rivière de l'Aude, pas très éloigné du village de Bessède. Gesse avait la même destinée que les deux autres forteresses que sont les châteaux d'Aniort et de Castelpor. Ce château quant à lui, était chargé de défendre le col de Castel, passage, qui des bords de l'Aude conduit sur les hauts plateaux du Pays de Sault. Quand survint la croisade contre les Albigeois, le château de Gesse ainsi que les deux autres, tomba au pouvoir des lieutenants de Simon de Montfort. Devenu par la suite forteresse royale gardée par une petite garnison, on présume que celle-ci fut détruite par les armées espagnoles qui ravagèrent le Pays de Sault en 1496.

Gesse 06 la D118 Pic ruines du chateau de GesseLa D118 à la sortie du hameau de Gesse le long de l'Aude, on aperçoit le piton rocheux avec à son sommet les ruines du château de Gesse.

Gesse 03 Pic ruines du chateau de GesseL'aiguille de Gesse, piton rocheux avec les ruines au sommet, du château de Gesse.

Gesse 07 Pic des ruines du chateau de Gesse vu du col du CaPar la D20 au col du Castel on aperçoit le sommet du piton rocheux avec les ruines du château de Gesse.

Gesse 08 vu de la D118Le hameau de Gesse le long de la D118 et la rivière l'Aude à gauche.

Gesse ancien 03 en 1905Cette photo de 1905 a été prise au même endroit que la photo ci-dessus.

Gesse 01 Aiguille de Gesse

L'aiguille de Gesse.

Le hameau et le château de Gesse  ont donné leur nom à la forêt. Gesse était baronnie ; la forêt qui a été longtemps divisée en deux séries, Gesse domaine et Gesse clergé, contient aussi un canton appelé el Barou ; c'est le bois du baron. Le territoire de Gesse, qui offre beaucoup de précipices et quelques terres cultivables, a été de tout temps un lieu d'élection pour la culture des lentilles, celles-ci ont donné leur nom à un hameau situé dans les rochers de la rive gauche de l'Aude, appelé le bourg de Lentilhas. Autrefois, la lentille s'appelait gesse d'Espagne. Il paraît probable que la forêt a reçu le nom du village et que le village lui-même avait pris celui de la plante, un lathyrus, genre tout à fait voisin des ervum et des lens, dont la culture était caractéristique du lieu considéré. Dans cette même forêt, comme du reste sur les hauts pâturages de la montagne de Madrés, les botanistes recueillent plusieurs variétés de lis, toutes charmantes : le martagon, dont les nuances carmin et amarante semblent plus vives et les mouchetures plus intenses et plus nettes qu'en d'autres stations ; le pumilum et l'autumnale, aux corolles éclatantes, dont les six lobes se relèvent pour s'infléchir en courbes gracieuses rappelant le galbe d'une couronne impériale. Aussi ces ravissantes fleurs ont-elles donné leur nom au soula de Lilhées, versant situé à l'extrême occident de la forêt de Gesse, en face la forêt communale d'Escouloubre. Au sommet de Gesse est le tailla de la bedo, la coupe de belle vue.

Du Soula de Lilhées on sort de la forêt de Gesse par la palanque du ruisseau de Laguzou ; on nomme palanque, dans le pays, une passerelle formée de deux ou trois planches jetées en travers du torrent.

 

Retour au village de Bessède de Sault, j'ai encore quelques belles photos à vous proposer que voici :

Bessède de Sault 0163 vu de la D620aLe village de Bessède de Sault vu de la D620a.

Bessède de Sault 0157Bessède de Sault en hiver.

Bessède de Sault 065

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 064

L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault, côté Sud/Ouest.

Bessède de Sault 066Zoom sur l'abside de l'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 016

Le village de Bessède de Sault vu du Picoul de la Gardie.

Bessède de Sault 0159

Le village de Bessède de Sault vu de la chapelle Notre-Dame.

Bessède de Sault 0158

L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault, côté Sud/Ouest.

Bessède de Sault 0155

Le village de Bessède de Sault vu du Nord/Ouest.

Bessède de Sault 0156

Le village de Bessède de Sault, photo prise du chemin de randonnée faisait le tour jusqu'au village Le Clat.

Bessède de Sault 050 depuis le haut du villageBessède de Sault depuis le haut du village.

Bessède de Sault 0152

Photo prise du pic d'Aguillos (1331m) route du Clat. Au premier plan, le village de Bessède, plus loin, celui de Rodome avec le pic de Saint Barthélemy (2348m) à l'horizon.

Bessède de Sault 0146La forêt environnante à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0135 forêt de la DevéseBessède de Sault la forêt de la Devèze à l'Est du village.

Bessède de Sault 0136 le pas de l'ours vu du col du CastelLe Pas de l'Ours culminant à 1197m vu du col du Castel (D20).

Le Pas de l'Ours c'est trois sites montagneux répondant aux noms poétiques : Couillade de Camzas ; rocher de Trois Trous et rocher du Pas d'en Toulouse.

Bessède de Sault 0139 vue de la GardieLe village de Bessède de Sault vu du Picoul de la Gardie.

Bessède de Sault 0134 du PlanalBessède de Sault vu du Planal.

Bessède de Sault 0133En direction de la vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0149 Chapelle Notre Dame sur la D20  Bessède de Sault 048 depuis la chapelle notre dame

A gauche, la chapelle Notre-Dame de Bessède. A droite, le point de vue depuis la chapelle. 

Bessède de Sault 0132

La vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0131

La vallée de l'Aude proche du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0130La vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0116

Retour au village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 010Passage couvert à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0127Cadran solaire sur la maison du passage couvert à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 09

Le monument aux morts de la Grande Guerre du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 075  Bessède de Sault 076

Le monument aux morts de la Grande Guerre du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 078

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 079

Place de la fontaine du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 077 FOUN DES 4 CANTOUS  Bessède de Sault 083

A gauche, fontaine où il est gravé : "FOUN DES IV CANTOUS". A droite, rue du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 082

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 081

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 08

L'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault, façade Nord/Ouest.

Bessède de Sault 080  Bessède de Sault 086

Maisons du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 085

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 087

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 088

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 089

Photo prise de l'église du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 090

Photo prise de l'église du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0126 vestige de four dans un mur  Bessède de Sault 084

A gauche, vestige d'un four ancien découvert, lors de la démolition d'un mur. A droite, rue du village de Bessède de Sault.

 

Voici quelques photos aériennes du village de Bessède de Sault prisent par mon ami Henri Toustou.

Bessède de Sault 021

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 022

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 023

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 024

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 025

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 026

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 027Le village de Bessède de Sault.

Voici à présent quelques photos anciennes de Bessède de Sault et du hameau de Gesse :

Bessède de Sault ancien 01 en 1975Bessède de Sault en 1975.

Gesse ancien 02 en 1905

Gesse, le relai des omnibus route de Carcanières en 1905.

Gesse ancien 02 colorié en 1905

Gesse, le relai des omnibus route de Carcanières en 1915 (photo identique à celle ci-dessus, mais coloriée).

Gesse 05 la D118 carrefour direction BessèdeVoici la maison de nos jours, que vous avez vu sur la photo de 1905 ci-avant.

Elle est située au carrefour de la D118 et D20 le panneau indiquant la direction de Bessède.

Gesse ancien 03 en 1905

Gesse et au centre le piton rocheux avec les ruines du château au sommet en 1905.

Gesse ancien 05 en 1905

Route de la haute vallée de l'Aude proche de Gesse en 1905.

Gesse ancien 04 en 1905

Gesse, le barrage sur l'Aude pour l'usine électrique en 1905.

Gesse ancien 06 Barrage électrique en 1910Gesse, le barrage sur l'Aude pour l'usine électrique en 1910.

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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